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31.octobre.201731.10.2017 // Les Crises

La propagande au sujet de la propagande russe, par Adrian Chen

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Source : Adrian Chen, 01-12-2016

Un rapport émis par le groupe PropOrNot a accusé des centaines de sites web de diffuser de la propagande russe. Mais leur méthode est un gâchis.
Photographie par Denis Sinyakov / AFP / Getty

Fin Octobre j’ai reçu un e-mail de « l’équipe de PropOrNot », qui se décrivait elle-même comme une « équipe nouvellement formée et indépendante d’ingénieurs informatiques, statisticiens, professionnels de la sécurité nationale, journalistes et activistes politiques, qui se consacre à identifier la propagande, particulièrement la propagande russe visant le public américain ». PropOrNot a indiqué avoir identifié deux cents sites web pouvant être qualifiés « d’organes de la propagande russe ». L’audience de ces sites était importante – ils sont lus par au moins quinze millions d’Américains. PropOrNot a indiqué avoir « transféré un rapport préliminaire à ce sujet au bureau du sénateur Ron Wyden (D-OR), et après avoir vu notre rapport, ils nous ont contacté et poussé à prendre contact avec vous pour en raconter l’histoire. »

Lorsqu’on écrit sur les phénomènes d’internet, on apprend à se méfier des groupes anonymes qui offrent gratuitement le fruit de leurs recherches. J’ai dit à PropOrNot que j’étais trop occupé pour écrire un sujet, mais j’ai demandé à voir le rapport. En réponse, PropOrNot m’a demandé de mettre le groupe en relation avec des « gens du New York Times, du Washington Post, du Wall Street Journal ou de n’importe quel autre qui serait intéressé ». Étant en plein milieu d’un autre projet, je n’ai jamais donné suite.

PropOrNot s’est débrouillé pour contacter le Washington Post par eux-même. La semaine dernière, le Post a publié une histoire basée en partie sur les recherches du groupe PropOrNot. Intitulé « l’effort de propagande Russe a aidé à la diffusion de ’’fausses informations’’ durant les élections, selon des experts », le rapport soutenait que plusieurs chercheurs avaient découvert une « campagne sophistiquée de propagande Russe » qui diffusait des articles manipulés sur internet avec pour objectif d’affaiblir Hillary Clinton et d’aider Donald Trump. Les recherches de PropOrNot étaient mises bien en évidence. L’histoire a atteint la première place des articles les plus lus du Post, et a été largement partagée par des journalistes très en vue et des politiciens sur Twitter. Le précédent conseiller à la Maison-Blanche Dan Pfeiffer a twitté : « Pourquoi n’est ce pas la plus grosse nouvelle mondiale en ce moment ? »

L’affinité de Vladimir Poutine et de l’état Russe pour Trump a été assez largement rapportée. Durant la campagne, d’innombrables histoires ont spéculé sur les connexions entre Trump et Poutine, et affirmé que la Russie avait contribué à l’élection de Trump en usant de propagande et autres subterfuges. Clinton en a fait une de ses principales lignes d’attaque. Mais l’histoire du Post avait la force d’une révélation, en grande partie grâce à l’apparente caution scientifique du travail de PropOrNot : le groupe a publié un rapport de 32 pages détaillant sa méthodologie, et nommant expressément deux-cents organes d’information suspects. L’anonymat de l’organisation, qu’un porte parole a affirmé être due à la crainte de hackers russes, ajoutant encore une aura mystérieuse.

Mais une observation détaillée du rapport à montré qu’il s’agissait d’un travail inorganisé. « Pour être honnête cela a l’air d’un travail d’amateur », m’a indiqué Eliot Higgins, un chercheur respecté qui a enquêté pendant des années sur les fausses informations russes sur son site Bellingcat. « Je pense qu’il n’y aurait jamais dû y avoir le moindre article à ce sujet ».

Le problème le plus frappant est l’utilisation de critères trop vagues pour identifier quels sites ont diffusé la propagande. Selon le rappel de PropOrNot concernant sa méthodologie, la troisième étape consiste à vérifier si un site dans le passé « a fait écho à la propagande Russe », y compris faire l’éloge de Poutine, Trump, Bachar El-Assad, la Syrie, l’Iran, la Chine, et des « partis politiques radicaux aux États-Unis et en Europe ». S’il n’y a pas d’éloges , la propagande Russe inclut la critique des États-Unis, de Barack Obama, Clinton, de l’Union Européenne, d’Angela Merkel, de l’OTAN, l’Ukraine, « les Juifs », les alliés des États-Unis, les médias mainstream, les démocrates et le « centre-droit ou centre-gauche », et des modérés en tous genres.

Ces critères, bien sûr, pourraient inclure non seulement les médias contrôlés par l’état russe, comme Russia Today, mais pratiquement tous les médias d’information dans le monde, en incluant le Post lui-même. Pourtant PropOrNot affirme ne pas être intéressé à faire la différence entre les organisations qui sont explicitement des outils de l’état russe et les soit-disant « idiots utiles » qui répètent la propagande Russe sur la base d’opinions sincères. « Nous nous concentrons sur le comportement, pas les motivations », ont ils écrit.

Pour PropOrNot, le simple fait d’exprimer un ensemble de convictions hors du courant politique dominant est suffisant pour risquer d’être qualifié de « propagandiste russe ». En fait, la liste des médias de propagande inclut des média sympathisants de gauche respectés tels CounterPunch et TruthDig, ainsi que le monstre sacré de droite Drudge Report. La liste est si large qu’elle ne révèle rien sur la structure ou l’omniprésence de la propagande russe. « Ça tire dans toutes les directions », m’a dit Higgins. Si vous avez publié une seule fois un commentaire pro-russe sur votre site, c’en est fait, vous êtes un propagandiste russe. Dans un démontage cinglant sur The Intercept, Glenn Greenwald et Ben Norton ont écrit que PropOrNot « incarne la nature toxique de Joseph Mc Carthy, sans avoir le courage de nommer les individus sur sa liste noire ».

En donnant trop d’importance à la campagne de désinformation russe, le rapport joue le jeu des propagandistes russes qu’il souhaite combattre. « Pensez aux buts de Russia Today et Sputnik, à la manière dont ils rendent compte de leur succès à Poutine » m’a dit Vasily Gatov, un analyste des média russes et chercheur invité à l’école de communication et de journalisme Annenberg dépendant de l’université de Californie du Sud. « Leur succès vient de ce qu’ils ont percé leurs intentions, qu’ils sont devenus un problème pour l’Occident. Et c’est ce qui s’est passé exactement ». (Kristine Coratti Kelly, porte-parole du Post, a dit : « Le Post a rapporté le travail de quatre groupes de chercheurs différents. PropOrNot était l’un d’eux. Le Post a vérifié ses informations et nous avons obtenu des réponses satisfaisantes au cours de nombreux entretiens. »)

Lors d’un entretien téléphonique, un porte-parole de PropOrNot a balayé les critiques : « S’il y a sur la durée un modèle d’activité, surtout s’il est combiné avec du bavardage technique sous-jacent, alors oui, nous allons le révéler ». Il affirme que la désinformation russe est un énorme problème qui appelle une confrontation direct. « Il apparaît clairement que depuis un moment, la Russie est un petit peu plus courageuse, plus agressive, plus désireuse de pousser les limites de ce qui était auparavant acceptable ». Il dit que pour éviter de décrire les publications de manière trop grossière, le groupe emploie une analyse sophistiquée qui ne s’appuie pas sur un unique critère isolé.

Cependant, quand on lui demande plus de détails sur les modèles techniques qui ont amené PropOrNot à classer Drudge Report en tant que propagande russe, il n’a pu mentionner qu’une sensation générale de biais dans le contenu du rapport. « Ils agissent comme des répéteurs, sur une grande échelle, en renvoyant leur audience sur des sortes de trucs russes », dit-il. « Il n’y a a priori aucune raison, avec du recul, pour qu’un site d’information conservateur se fie à tant de sources d’information russes. Qu’est ce que cela veut dire ? » J’ai demandé à voir les données brutes que PropOrNot avait utilisé pour déterminer que Drudge Report faisait de la propagande russe. Le porte-parole a dit que le groupe finirait par les rendre public, mais ne pouvait pas les partager pour l’instant. « Cela demande beaucoup de travail et nous sommes une équipe basée sur le volontariat ». À la place, il me pressa de lire Drudge Report par moi-même, suggérant que sa nature serait évidente.

Sur son compte Twitter, PropOrNot, pour soutenir ses recherches, cite un article que j’ai écrit pour le Times Magazine en 2015, à propos d’une opération de propagande en ligne, en Russie. Cependant, mon investigation était concentrée sur une organisation concrète qui diffusait directement de la désinformation. J’avais été en mesure de suivre les liens des comptes Twitter et des sites web, jusqu’à un immeuble à Saint Petersbourg où des centaines de jeunes russes travaillaient à fabriquer la propagande. Malgré les diagrammes et les chiffres à l’air impressionnant du rapport, les découvertes de PropOrNot reposent en grande partie sur des insinuations et une pensée conspirationniste.

Un autre problème majeur avec PropOrNot est que ses membres insistent sur l’anonymat. Si l’on veut abattre une campagne de désinformation, la transparence est primordiale. Sinon vous alimentez encore plus la paranoïa. Le journaliste russe Alexey Kovalev, qui démystifie la propagande du Kremlin sur son site, Noodleremover, a émis la possibilité que PropOrNot était Ukrainien menant une campagne de désinformation contre la Russie. Le porte-parole de PropOrNot ne me parlait que sous la condition de l’anonymat et ne révélait que des détails biographiques insignifiants de second plan. « Connaissez-vous bien l’assassinat de Jo Cox ? » demanda-t-il, quand je lui ai demandé pourquoi son groupe restait dans l’ombre, se référant au député britannique assassiné par un extrémiste de droite. « Eh bien, c’est une chose très importante pour nous. Essentiellement, la Russie emploie des fous pour tuer ses ennemis. »

Je peux signaler que le porte-parole était un Américain, probablement dans la trentaine ou la quarantaine, qui était bien versé dans la culture d’Internet et jurait avec enthousiasme. Il a dit que le groupe comptait une quarantaine de personnes. « Je peux dire que nous avons des gens qui travaillent pour les grandes entreprises de technologie et des gens qui ont travaillé pour le gouvernement à différents égards, mais nous agissons tous à titre privé », a-t-il dit. « Une chose sur laquelle nous sommes tous d’accord, c’est que la Russie ne devrait pas pouvoir foutre le bordel dans le peuple américain. Ce n’est pas cool ». Le porte-parole a déclaré que le groupe a commencé avec moins d’une douzaine de membres, qui se sont réunis tout en suivant l’invasion par la Russie de l’Ukraine orientale. La crise a été accompagnée par un flot de désinformation visant à embarrasser l’Ukraine et ses alliés. « C’était un grand réveil pour nous. C’est comme, attendez un instant, la Russie est en train de créer cette propagande de fausses informations très efficaces en conjonction avec leurs opérations militaires sur le terrain », a déclaré le porte-parole. « Mon Dieu, s’ils peuvent le faire là, pourquoi ne peuvent-ils pas le faire ici ? » PropOrNot a dit que le groupe inclut des Ukrainien-Américains, bien que le porte-parole a ri de la suggestion qu’ils étaient des agents ukrainiens. PropOrNot a revendiqué une indépendance financière et éditoriale totale.

Étant donnée la nature nébuleuse et le pauvre travail de PropOrNot, j’ai été étonné par l’affirmation du groupe d’avoir collaboré avec le bureau du Sénateur Ron Wyden. Dans un e-mail, Keith Chu, un porte-parole de Wyden, m’a appris que l’équipe de PropOrNot a contacté son bureau fin octobre. Deux membre du groupe, un ex-employé du Département d’État ainsi qu’un chercheur en informatique décrivirent leur recherche. Chu écrit : « Cela paraissait intéressant, et suivi par des rapports sur les efforts de la propagande russes ». Après quelques échanges téléphoniques avec les membres, il est devenu évident que le bureau du Sénateur Wyden ne pouvait pas valider les découvertes de ce groupe. Chu conseilla le groupe sur la stratégie à adopter avec la presse et suggéra les noms de certains reporters qu’ils pourraient aussi contacter. « Je leur ai dit que s’ils faisaient des découvertes, quelque document que ce soit qu’ils puissent partager avec des reporters, ce serait utile », me dit-il. Chu dit que le bureau de Wyden n’a joué aucun rôle dans la création du rapport et qu’il n’approuvait pas les révélations. Néanmoins, ajouta-t-il, « Depuis quelques temps maintenant, il existe un intérêt dans les deux partis envers ce type d’actions de la Russie, dont les interférences lors des élections, y compris de la part du Sénateur Wyden ». Cette semaine, Wyden et six autres sénateurs ont envoyé une lettre à la Maison Blanche, demandant de déclassifier les informations « concernant le gouvernement russe et les élections états-uniennes ».

L’histoire de PropOrNot devrait servir de conte moral à ceux qui s’obstinent a voir les influences numériques maléfiques comme une des principales raisons à l’élection stupéfiante de Trump. L’histoire combine en un ensemble fascinant, deux des « méchants » technologiques les plus populaires des analyses post-électorales — désinformation et subterfuge russe —. Comme la propagande russe la plus efficace, le rapport a tricoté ensemble, vérité et désinformation.

Les articles de Bogus, qui étaient outrageusement favorable à Trump, ont bel et bien inondé les média sociaux durant toute la campagne électorale, et il est possible que le piratage des courriels de John Podesta, directeur de campagne de Clinton, soit l’œuvre des services secrets russes. Mais, aussi néfastes que ces faits puisse être, la perspective que de légitimes voix discordantes soient qualifiées de désinformation ou de propagande russe, par un groupe mystérieux d’ex-employés du gouvernement, avec l’aide d’un journal national, est encore plus effrayante. Vasily Gatov m’a dit, « accuser des agents extérieurs pour des effets sociaux intérieurs est très Poutinien ».

Adrian Chen a rejoint The New Yorker comme rédacteur en 2016.

Source : Adrian Chen 01-12-2016

Commentaire recommandé

Dizalch // 31.10.2017 à 07h34

Ce qui est “stupéfiant” ce sont vos propos atanguy… PropOrNot a été débuncké de A à Z, y compris par le respectable G. Greenwald. C’est un immense tissu d’âneries orchestrés par les mêmes “mauvais perdants”… EN parlant de clown, les HRC et ses partisans en font des beaux à maintenir de tels propos.

D’ailleurs, cette dernière va être inquiété par la justice US pour ses relations avec la Russie justement, lorsqu’elle était en fonction et le deal sur l’Uranium… ainsi que sur l’affaire du “dossier”, que le DNC a “commandé” et dont elle était la candidate; Même les ex responsables du DNC la lâche actuellement…

Bref, le doigt, la lune, tout ça…

77 réactions et commentaires

  • atanguy // 31.10.2017 à 06h55

    Ce qui est “stupéfiant” c’est de ne pas admettre qu’il y a eu une intervention du pouvoir russe pour déstabiliser les états unis en faisant élire un clown a la maison blanche. A ce point,pourquoi ne pas le reconnaître et féliciter les “hackers” russes pour leurs exploits. Maintenant la question est de savoir si le clown ne va pas mettre le feu au cirque…

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    • Dizalch // 31.10.2017 à 07h34

      Ce qui est “stupéfiant” ce sont vos propos atanguy… PropOrNot a été débuncké de A à Z, y compris par le respectable G. Greenwald. C’est un immense tissu d’âneries orchestrés par les mêmes “mauvais perdants”… EN parlant de clown, les HRC et ses partisans en font des beaux à maintenir de tels propos.

      D’ailleurs, cette dernière va être inquiété par la justice US pour ses relations avec la Russie justement, lorsqu’elle était en fonction et le deal sur l’Uranium… ainsi que sur l’affaire du “dossier”, que le DNC a “commandé” et dont elle était la candidate; Même les ex responsables du DNC la lâche actuellement…

      Bref, le doigt, la lune, tout ça…

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      • Dizalch // 31.10.2017 à 11h50

        Petit billet de C. Gave pour étayer mes propos, où il revient sur les évènements en détail (avec sa plume croustillante comme d’habitude^^)

        http://institutdeslibertes.org/les-casseroles-de-madame-clinton-suite-mais-certainement-pas-fin/

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        • atanguy // 31.10.2017 à 21h19

          Attaquer les pitreries de Trump,ce n’est pas justifier les memes d’ H.Clinton!

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        • fanfan // 01.11.2017 à 14h07

          “L’effondrement à venir du parti démocrate dont tout le monde va savoir que ses élus étaient corrompus jusqu’à l’os est en train d’entrainer un effondrement parallèle de la presse et des media bien pensants ainsi que du magistère moral exercé par les soit disant intellectuels car tous ces gens là SAVAIENT tout du long que les Clinton étaient des criminels, et donc ils ont vraiment commis le pire des péchés, celui contre l’esprit, le seul impardonnable selon le Christ : Ils ont menti en sachant qu’ils mentaient et ils se sont acharnés sur les innocents tout en couvrant d’éloges des crapules.

          Pour résumer : les démocrates et les media accusent le président Trump de collusion avec les Russes depuis l’élection. La réalité est que ce sont eux qui ont été acheté et que le candidat de Poutine était Madame Clinton.

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      • atanguy // 31.10.2017 à 18h44

        “l’élection stupéfiante de Trump”.
        J’ai repris l’adjectif de la traduction,pas très bonne, de l’article original.
        A noter que cet article date de 2016,pour ceux qui suivent un peu la politique aux US, vous devez savoir que l’idée de l’ingérence russe dans l’election présidentielle US a depuis été confortée par de multiples faits qui ont conduit Lundi a la poursuite judiciaire de l’ex directeur de campagne de Trump,de son employé et aussi d’un intermédiaire US/Russie. D’autres événements liés a l’enquête indépendante de Robert Mueller (un républicain) vont sans doute suivent rapidement. On peut toujours nier les evidences,il ne s’agit pas la de condamner les Russes,qui dans l’affaire ont suivi la règle du jeux, mais de trouver la vérité et de punir ceux des américains qui ont accepté de trahir leur pays, souvent pour de l’argent et des places dans l’administration trump. Правда pour mes amis russes…

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        • Manuel // 31.10.2017 à 20h33

          “a depuis été confortée par de multiples faits”

          Pouvez-vous partager des sources solides ?

          Toutes sources mainstream type : lefigaro, lemonde, Fox News, CNN, n’auront aucun poids.

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          • atanguy // 31.10.2017 à 21h08

            Hey Manuel! Je ne suis pas un journaliste d’investigation, je fais une confiance critique – a des sources qui m’ont montré dans le passé – Guerre d’Irak par exemple – qu’elles étaient fiables: The Guardian,The Independent en GB, En France L’Huma, le Canard,Mediapart,le Diplo, par exemple, dépendant du journaliste.
            Ceci dit on peut toujours avoir de l’information dans les medias que tu cites a condition de garder les yeux ouverts. Oui,meme FoxNews,il faut lire ou écouter et parfois entendre ce qui n’est pas dit …

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            • Manuel // 31.10.2017 à 21h46

              Donc pas de sources disponibles. C’est noté.

              Lire ou écouter FoxNews, CNN, The Guardian, The Independent, Lefigaro ou LeMonde est une perte de temps. En fait, lire, écouter ou regarder la presse quotidienne ou l’info en continu est une perte de temps.

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            • Thierry // 01.11.2017 à 11h41

              Rappel: Mueller n’est pas journaliste, il est procureur. Il doit donc présenter des éléments tangibles, non pour alimenter des journaux mais pour établir la justice. Et c’est ce qu’il commence à faire.

              ‘Les sources” existent donc. Il suffit pour vérifier d’aller se renseigner sur le site de la justice américaine.
              Par exemple:
              https://www.justice.gov/file/1007341/download
              https://www.documentcloud.org/documents/4164108-100517-USA-vs-Papadopoulos-Plea.html

              Ce n’est que le début…

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            • Manuel // 01.11.2017 à 14h38

              @Thierry : Merci pour vos liens très intéressants.

              Est-ce que le gouvernement russe s’est impliqué dans les élections américaines ? Le contraire serait étonnant.

              Y a-t-il eu ingérence ? Si Trump a accepté l’aide de Poutine, je ne comprends pas pourquoi on parle d’ingérence.

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            • Manuel // 01.11.2017 à 14h50

              Après lecture des documents, je ne vois aucun fait qui conforte clairement une ingérence de la Russie pendant les élections de Trump.

              Maintenant, je ne suis ni juge, ni avocat, ni procureur et je ne connais pas grand chose du Droit américain.

              Je me suis bien incapable de prendre quelqueconque avis sur la question.

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          • Thierry // 02.11.2017 à 09h30

            Bonjour Emmanuel,

            Les documents parlent d’un ex-directeur de campagne de Trump et de son employé qui ont eu des relations avec des Russes, qui ont menti au FBI, et qui maintenant coopèrent avec lui. Ça ne prouve effectivement pas une ingérence.

            Mais ce que je veux montrer, c’est qu’on est à un autre stade qu’une enquête de journalistes. C’est la justice américaine qui est maintenant à la manœuvre, et les journaux ‘mainstream’ comme le Guardian (d’où j’ai tiré les liens) font globalement bien leur boulot. Les lire n’est à mon avis pas une perte de temps, pour qui s’intéresse à la politique.

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        • Fritz // 31.10.2017 à 21h06

          Dites-nous tout, @atanguy : comment les Russes et leurs complices américains ont dégommé Sanders, puis Clinton, comment ils ont embobiné les électeurs, comment ils ont trafiqué les urnes, comment ils ont falsifié le décompte des voix. Dites-nous tout, tout, tout.

          Dites-nous aussi le bénéfice que les Russes ont tiré de leur ingérence : la fin des sanctions américaines contre leur pays, le démantèlement du bouclier anti-missile

          Vous me rappelez ce correspondant d’Europe 1 à Washington, Xavier Yvon : dans le journal de la mi-journée du vendredi 16 décembre 2016, il dissertait sur l’ingérence russe à propos des courriels qui avaient “perturbé” la campagne d’Hillary Clinton, sans dire en quoi ces courriels étaient perturbants, et sans même nommer Wikileaks.

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          • Fritz // 31.10.2017 à 21h18

            (suite) le démantèlement du bouclier anti-missile en Pologne et Roumanie, la dissolution de l’OTAN, bref, tous les faits dûment constatés depuis l’élection de leur marionnette Donald Trump, “notre homme à la Maison Blanche”.

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          • atanguy // 31.10.2017 à 21h28

            “le bénéfice que les Russes ont tiré de leur ingérence”
            Une simple revanche des Russes sans doute: Cette idiote de Clinton ayant comparé Poutine a Hitler au début de la guerre d’Ukraine notamment.

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        • Fritz // 31.10.2017 à 21h11

          Vous me rappelez ce correspondant d’Europe 1 à Washington, Xavier Yvon : dans le journal de la mi-journée le vendredi 16 décembre 2016, il dissertait sur l’ingérence russe à propos des courriels qui avaient “perturbé” la campagne d’Hillary Clinton, sans dire en quoi ces courriels étaient perturbants, et sans même nommer Wikileaks.

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    • toub // 31.10.2017 à 08h30

      Pour le moment je n’ai vu aucune preuve de cette intervention du pouvoir russe. Ce que j’ai vu ce sont des informations non prouvées, venant d’institutions douteuses style NSA/CIA, des calomnies non prouvées par exemple sur les golden shower de Trump avec des prostituées russes publiées dans des médias ayant pris massivement parti pour Clinton…
      Le but selon moi étant en plombant Trump de masquer que depuis des années ces institutions promeuvent les politiques ayant lamentablement échouées et amenées Trump au pouvoir.
      Le jour où de vraies preuves sortiront, je les lirai en tentant d’être honnête et de faire abstraction de mes biais idéologiques. D’ici là je vous invite à faire de même !

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      • Thierry // 01.11.2017 à 11h50

        Les informations viennent de la justice américaine, qui enquête via un procureur spécial et un ‘grand jury’.
        C’est une ‘institution douteuse’ d’après vous?

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        • Tepavac // 01.11.2017 à 23h36

          L’enquête en question est axée sur la découverte pour le moins étrange, l’ex-dir de campagne de Trump possédant 3 passeports, dont l’un semble t- il, serait sous un faux nom.
          Et qu’ il aurait eut des relations directs avec l’ex-président Ukrainien.

          Bref pour l’instant cela ressemble aux matrioshka…

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    • christian gedeon // 31.10.2017 à 09h25

      Ah çà,vous êtes bien informé;vous.Donc ce sont les russes,ces coquins,qui grâce à la révélation d’une turpitude et demi de dame Clinton ont fait élire un clown…mazette.Pas les conneries meurtrières de l’administration Obama en politique étrangère(avec quand même à son actif la Lybie,Daech,El Nosra,Boko Haram,,la Syrie et j’en passe). pas le mépris de classe ouvertement affiché par l’administration Obama pour tout ce qui n’était pas hipster des côtes Est et Ouest,bien sûr.Ce sont les russes nous dit on,les russes.Sacrés russes,on se demande bien comment ils ont fait pour perdre la guerre froide.J’en ris encore,dis donc!

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    • PaleFace // 31.10.2017 à 13h07

      Bof, que dire des 2 coups de téléphones ULTRA-médiatisés de Barack Obama à Macron, en pleine campagne présidentielle.

      Si ça ce n’est pas de l’ingérence de la part d’une puissance étrangère, avec pour objectif de faire le buz pour influencer les électeurs que nous sommes, je ne m’y connais pas…

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      • Madudu // 31.10.2017 à 13h43

        Quand les amerloques font de l’ingérence c’est normal, c’est pour le bien de l’humanité. Même s’il faut mentir pour le faire on comprend, c’est pour la bonne cause.

        Des fois il faut aussi tuer, mais bon c’est comme ça le monde est imparfait on fait avec.

        Par contre les russes sont très méchants, ils veulent le mal. Du coup s’ils font de l’ingérence c’est mal, même si c’est en révélant des choses vraies qui révoltent le petit peuple qui n’y comprend rien aux réalités du terrain dans la guerre contre le Mal.

        Et puis s’ils tuent c’est parce qu’ils aiment ça, c’est pour le plaisir, entre le fromage et le café. C’est normal pour eux, ils ne se rendent pas compte (rendez-vous compte).

        (comme quoi, même si c’était vrai cette histoire d’ingérence russe, ça ne changerait pas grand chose)

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        • jacqurocant // 31.10.2017 à 16h57

          Dites ça à B.Guetta qui ce matin a fait de cette affaire son casse croûte préféré. Dans les deux cas Trump est foutu d’après lui. S’il n’y a pas de preuve qu’il est mêlé personnellement à cette affaire le doute persistera et il aura perdu toute crédibilité et s’il n’a rien vu venir de la part de son directeur de campagne c’est qu’il n’est pas à la hauteur du Job de président. Je ne vois qu’une solution qu’il bombarde la Russie et B. Getta est prêt a revoir son analyse.

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          • Mamimytch // 01.11.2017 à 05h31

            D’après B. Guetta, Assad était fichu en 2012 , alors la pertinence de son avis…
            A part rassurer les braves gens et désigner les bons et les méchants, ce Mr ne sert à rien.

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            • Christian Gedeon // 01.11.2017 à 20h12

              Ah,Guetta l’homme qui chevrotte des énormités et des courbettes tous les matins sur France(sic!) Inter…bien à sa place dans l’équipe première de radio bobo…

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      • s // 31.10.2017 à 16h14

        Et au printemps 2016, le voyage en Europe d’Obama et ses exhortations à « bien voter » en direction des Britanniques.

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      • lvzor // 02.11.2017 à 17h31

        Ce n’est pas de l’ingérence, c’est délivrer ses instructions à un peuple vassal.

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    • geedorah // 31.10.2017 à 15h25

      les russes (médias, mais c’est tout comme 😉 ) ont peu être tenté d’influencer la campagne électorale us (la mise en avant sur twitter de leurs posts, proposée par twitter d’apres rt ou bien sur fb)
      mais sérieusement, c’est pas les qq dizaines de milliers de dollars qu’ont craché rt et sputnik qui vont concurrencer les millions (par centaines) des poulains demo et rep

      pour les hack, pas de preuves juste des dires… mais bcp faut avouer (répétez un mensonge 1000 fois blah blah blah)

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    • Jacques F. // 31.10.2017 à 16h48

      Il n’y a pas eu “d’intervention du pouvoir Russe”.

      Les médias Russes ont sorti des dossiers sur HRC.
      Ils n’ont pas dit “votez pour Trump” ou “Trump est génial”, il ont dit “regardez comment est HRC en vrai”.

      Si Sanders avait été le candidat Democrat, il y avait beaucoup moins de dossiers sur lui et Trump n’aurait très probablement pas été élu.

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    • David D // 01.11.2017 à 20h39

      Il y a un problème logique de base. Pour influencer une élection où des gens vont voter, abstraction faite des faux bulletins de vote et trucages informatiques ou autres (ce qui ne regarde pas les russes), il faut donc une masse de messages qui tombent sur les gens sans qu’ils n’aient rien demandé de façon à espérer orienter la décision du (relatif) pourcentage pour lequel c’est jouable. Il faut encore que les gens se souviennent de ces messages, qu’ils soient quelque part conservés (puisque les USA conservent tout) et il faut clairement que les gens ne se plaignent pas d’avoir reçu un message pro-Trump parce qu’ils naviguaient sur le web avec le mot clé “Trump”. On répliquera : des “fake news” circulaient, mais les attaques fusaient de chaque côté et la quantité hostile était à l’avantage de HC. Bref…

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  • Fritz // 31.10.2017 à 07h14

    N’oublions pas que cet article est paru en 2016, trois semaines après l’élection de Trump. Il révèle une genèse, celle de la prétendue “ingérence russe” qui fait l’actualité aujourd’hui. Et il éclaire la naissance du maccarthysme en ligne, importé en notre protectorat par le Décodex et par Conspiracy Watch. Ce blog en a fait les frais.

    “Pour PropOrNot, le simple fait d’exprimer un ensemble de convictions hors du courant politique dominant est suffisant pour risquer d’être qualifié de « propagandiste russe ».” Voilà pourquoi les épigones de PropOrNot sur Wikipédia rejettent RT, mais aussi CounterPunch ou Investig’Action comme des sources “non fiables”, “non admissibles”. Voilà comment une officine de propagande pervertit l’information du grand public, sur le plan médiatique mais aussi sur le plan encyclopédique.

    Notons que Rudy Reichstadt n’a pas de notice Wikipédia, ce qui permettrait de donner une image équilibrée de ce personnage. Cette absence d’article rend Reichstadt INTOUCHABLE : je peux en témoigner, quiconque ose mettre en cause ses méthodes sur les pages de discussion de Wikipédia se fait incendier.

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  • gracques // 31.10.2017 à 07h31

    Atangy , Après autant qu’enquêtes pouvez vous m’indiquer comment concrètement les votes des citoyens ont été ‘modifies’ ?
    Quels sont concrètement les ‘coups fourres’ et les éléments de désinformation qui ont déterminés des votes ‘aberants’ ?
    Parce-que révéler les turpitudes du parti démocrate , c’est de l’information , penser ‘conspiration’ quand des collaborateurs d’un candidat prennent contact avec des représentants d’un pays étranger , c’est ahurissant .
    Enfin croire que le ‘pizza gate’ ait eu une influence notoire c’est penser que vraiment ces amer loques …. des enfants qui ne devraient pas s’occuper de désigner leurs dirigeants.
    La Russie fait de la propagande….. comme tous les états , aux journalistes de démêler le vrai du faut et aux citoyens de se faire une opinion plus ou moins éclairée.

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    • moshedayan // 31.10.2017 à 08h49

      Merci Gracques pour votre réaction à l’avis d’Atanguy.
      Même la France fait de la propagande à tout-va dans le monde, et en Afrique en premier (comme sa marque de fabrique paraît parfois l’autosatisfaction, cela hélas entretient l’idée de “l’arrogance française” dans le regard des étrangers, mais passons).
      Que n’aurait-on pas dit si Poutine mi-sérieux (pince sans-rire) avait dit qu’il souhaitait de tout coeur la victoire d’Hillary Clinton ou qu’il appréciait ses charmes ! (C’est vrai que cette dernière n’avait pas facilité la chose en comparant Poutine à Hitler…)

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  • Raphaël // 31.10.2017 à 07h51

    “PropOrNot s’est débrouillé pour contacter le Washington Post par eux-même” : à la machine à café ?

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    • patrick // 31.10.2017 à 08h22

      ces gars-là ont réussi le tour de force de contacter un grand journal !!
      c’est bien la preuve de leurs compétences pour dénicher les fausses informations 🙂

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  • Georges Clounaud // 31.10.2017 à 07h53

    L’objectif des néo-cons, de l’état profond, du clan Clinton (barrez la mention inutile, mais plusieurs réponses sont possibles) est de faire porter le chapeau de la débâcle des présidentielles à la Russie et du même coup débarquer Trump pour le motif juridique le plus grave qui soit conspiration contre les États-Unis et haute trahison.
    Ce premier objectif atteint, ils pourront reprendre leur funeste dessein : annihiler tout État contestant la domination États-unienne.
    Dans ce contexte, la Russie sera bien entendu l’objectif numéro un, le motif d’agression étant “établi” : L’ignoble Poutine a truqué les élections présidentielles de la plus grande démocratie du monde, de la Nation Indispensable, il devra rendre gorge.
    Ces extrémistes ne peuvent pas laisser passer un tel “affront” quel que soit le prix à payer…

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    • Chris // 31.10.2017 à 13h09

      Je pense que la préoccupation essentielle des néocons Démocrates comme Républicains, est de mettre en place toutes les conditions d’une nouvelle guerre froide, CMI et WS obligent, d’autant plus que Trump avait annoncé un repli américain dès le départ : America first et moindre ingérence (comprenez guerres ruineuses).
      Sauf que depuis l’époque McCarthy où tout le monde accusait tout le monde, l’eau a coulé sous les ponts. Bien que gosse, je m’en souviens car mon milieu familial avait oreille et regard sur les milieux du spectacle, littéraire et sportif : des gens en vue aux idées plutôt socialistes, eux-mêmes étant des gens du peuple qui avaient réussi, lesquels étaient particulièrement visés.
      Et que l’on connait les ficelles éculées de nos Zamis US…
      Les effets de la mondialisation/Internet font que quiconque VEUT s’informer (recouper les infos) le peut et à échelle planétaire.
      Je doute qu’un PropOrNot, Décodex, et autre Oxford-Google Jigsaw parviennent à leurs fins :
      https://resistance71.wordpress.com/2017/10/29/resistance-politique-veterans-today-contre-google-jigsaw-et-oxford-qui-est-vt/

        +3

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    • lvzor // 02.11.2017 à 17h43

      “la Russie sera bien entendu l’objectif numéro un…”

      …et ce sera la dernière agression des US 🙂

        +0

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  • aladin0248 // 31.10.2017 à 07h57

    Ce qui est stupéfiant, c’est qu’on ne parle jamais du rôle des officines US dans la manipulation des élections russes ou autres, manipulations qui sont pourtant bien établies. Toujours le même scénario avec les USA : faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais.

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  • WASTERLAIN // 31.10.2017 à 08h28

    Il est assez cocasse pour qui connaît les activités de la National Endowment for Democracy (NED) financée et dirigée par l’état US de voir les américains se plaindre de la propagande russe et prendre des mesures liberticides contre les médias russes qui publient aux USA et qui demandent (exigent ?) de ses alliés comme l’UE d’en faire autant. Que ne dirait-on sur nos ondes, dans nos journaux et sur la toile si la Russie et le Venezuela par exemple prenaient le quart de ces mesures envers les organisations financées par la NED qui opèrent sur leur territoire, notamment celles qui « informent » les citoyens russes et vénézuéliens !
    Voilà en fait l’exemple parfait du comportement d’un empire qui s’arroge seul certains droits et prérogatives et qui réprime les états qui veulent (voudraient) ou qui croit qu’ils en usent !
    Un exemple, un tout petit exemple des activités de la NED :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Endowment_for_Democracy

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  • DUGUESCLIN // 31.10.2017 à 08h37

    Cette prétendue ingérence russe dans les élections est destinée aux médias et à une supposée opinion mondiale, mais en fait c’est bien Trump qui est visé. Le but est sa destitution et cela n’a rien à voir avec la Russie.
    La diplomatie russe sait très bien qui gouverne dans l’ombre aux Etats-Unis et que le président n’a qu’un pouvoir très limité. Un président ou un autre ne change rien à la politique internationale des Etats-Unis d’Amérique. L’ingérence n’a aucun intérêt. D’autant plus que la candidate Clinton était soutenue par 65% des médias fidèles aux néo-cons. Alors qu’elle aurait pu être l’influence russe dans de telle condition? La diplomatie russe jusqu’à présent ne fait pas dans la mesquinerie et l’inutile, elle évite de se ridiculiser dans toutes ces allégations de bas niveau, typiquement interne aux américains. Elle se contente de souligner le ridicule d’affirmations stupides et comme d’habitude sans preuves.

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    • V_Parlier // 31.10.2017 à 11h41

      Après les quelques mois qui ont suivi l’arrivée de Trump nous avons eu en effet la preuve que le changement de président n’a aucun effet sur la politique étrangère des USA. Seul le verbiage change: Trump est plus cash, son prédécesseur et sa concurrente étaient plus hypocrites. Le seul point positif de l’élection de Trump est qu’il crée des tensions entre les USA et l’UE. Ca nous donnera peut-être un peu d’air…

        +10

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      • Chris // 31.10.2017 à 13h18

        Perso, je compte particulièrement sur le style “éléphant dans un magasin de porcelaine” de Trump et ses détracteurs hystériques pour activer l’effondrement de l’Empire.
        Il semble que nous soyons en bon chemin, car chaque gesticulation consolide un peu plus la solidification collaborative en Eurasie y compris le Moyen-Orient : c’est jouissif.

          +10

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  • lecrabe // 31.10.2017 à 08h58

    C’est quand même fort de s’appuyer sur Bellingcat pour dénoncer l’impartialité et l’amateurisme de PropOrNot. La concurrence est rude chez les propagandistes atlantistes appointés.

      +27

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  • Ardéchoix // 31.10.2017 à 09h47

    A quand une enquête sur l’ingérence ” politique, économique, sociale, culturelle ” des US lors des élections Françaises ?

      +24

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    • lvzor // 02.11.2017 à 17h55

      “A quand une enquête sur l’ingérence ” politique, économique, sociale, culturelle ” des US lors des élections Françaises ?”

      Pas besoin, tous les candidats ayant des chances d’être élus étant des produits de la French American Foundation. Les vassaux disciplinés ingérent d’eux-mêmes 😀

        +0

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  • Alfred // 31.10.2017 à 10h06

    Vu la date de l’article je trouve que c’est quand même du bon travail. On ne peut pas faire la fine bouche sur tout non plus. C’est déjà pas mal.
    En particulier le mécanisme de pouvoir insidieux de prop or Not est assez bien démonté et les principaux problèmes posés sont soulevés.
    Merci pour cette lecture donc.

      +6

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  • Arcousan09 // 31.10.2017 à 10h17

    Heureusement qu’ils sont là les russes sinon il faudrait les inventer …
    Ils sont tellement utiles à nos “dirigeants” si géniaux et si inspirés qu’ils mettent leur pays dans des situations critiques … dès que ça tourne mal: LES RUSSES ….. et tout est expliqué: c’est de la faute aux russes ….. ;D)

    @Ardechoix …. j’attends avec une impatience non dissimulée …

      +12

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  • Louis Robert // 31.10.2017 à 10h35

    La « discorde » qui sévit dans le Parti unique de Davos, au cœur même de l’Empire, accélère la désintégration, sous nos yeux, des institutions politiques et sociales impériales, sous un Régime devenu manifestement dysfonctionnel.

    « Stupéfiant »? Amusant plutôt de voir l’Empire déployer un si grand effort afin de « prouver » que c’est bien la Russie et le président Vladimir Poutine qui sont responsables de cet effondrement spectaculaire. Qui eut cru qu’un jour l’Empire insisterait tant et tant pour avouer, devant le monde entier, avoir été vaincu par la Russie?

    Mais… non mais… Ce n’est pas du tout « La fin de l’Histoire » (Fukuyama) par lui annoncée! — « Fake news all the way! » (Fausse nouvelle jusqu’au bout!)

      +10

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  • Ardéchoix // 31.10.2017 à 10h35

    @Arcousan09
    Aujourd’hui, dès que ça tourne mal: LES RUSSES
    Histoire 39.45, dés que ça tourne bien, les Russes et ben y sont plus là, (23 millions de morts militaires et civils) oubliés .

      +16

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  • Jean // 31.10.2017 à 16h33

    L’étendue de la propagande Russe sur Twitter et Facebook :

    Avec 0,74%(Twitter) et 0,004%(Facebook) du contenu, Twitter et Facebook révèlent l’étendue de la supposée «ingérence russe».

    Source : https://francais.rt.com/international/45152-074-contenu-twitter-0004-pour-facebook-supposees-ingerences-russes-flop

      +9

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  • Nicolas // 31.10.2017 à 16h53

    Il manque le lien vers le texte original https://www.newyorker.com/news/news-desk/the-propaganda-about-russian-propaganda.
    En outre, problème de traduction dès la première ligne:
    “a mess”, c’est un bordel, un foutoir, un bazar, un désordre, une pagaille… mais pas “un gachis”.

      +1

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    • s // 31.10.2017 à 18h56

      Le Robert et Collins n’est pas d’accord cf 2:
      mess
      (ˈmɛs )
      noun

      1. (= untidiness) “désordre m”
      ” ⇒ Sorry about the mess!” “Désolé pour le désordre!”
      ” ⇒ I hate mess.” “Je déteste le désordre.”
      what a mess! (in house, room) “quel désordre!”
      to be in a mess [house, room] “être en désordre”
      ” ⇒ My bedroom’s usually in a mess.” “Ma chambre est le plus souvent en désordre.”
      ” ⇒ Her hair was in a terrible mess.” “Ses cheveux étaient dans un désordre épouvantable.”
      to be a mess [house, room] “être un fouillis”
      (= bad situation) “gâchis m”
      2. to be a mess [life, situation] “être un gâchis”
      ⇒ My life is such a mess.” “Ma vie est un tel gâchis.” …

        +1

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    • Pierre Tavernier // 01.11.2017 à 01h36

      Tout à fait d’accord avec S.
      [Modéré]
      Si mess c’est d’abord en sens premier, ce que vous citez, cela peut très bien se traduire par gâchis ( avec un accent circonflexe sur le a, merci)
      Même Google translate fournit cette traduction. Tout est encore une fois une question de traduction dans le contexte.

        +2

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  • Catherine // 31.10.2017 à 17h12

    La clique des démocrates ne digère pas sa défaite.

    Il n’en sont pas responsables et il leur faut trouver un coupable pour se déculpabiliser de leur défaite.

    L’objectif étant alors de déboulonner le vainqueur, il a fallu lui trouver une sorte d’ acte de forfaiture, une collusion avec la Russie.

    Mais ce qui m’insupporte le plus c’est le mépris qu’ils ont pour leurs compatriotes qui auraient été assez stupides pour se laisser impressionner par une prétendue propagande dont ils ont un mal fou à démontrer la moindre substance.

    Oui, hystérie (provoquée) est bien le mot.
    Souhaitons-leur un prompt rétablissement.

      +5

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  • larmec // 31.10.2017 à 19h20

    Bonsoir, le pays qui à commit le plus d’ actes d’ ingérence, en soutenant des coups d’état, en truquant des élections ou en assassinant des chefs d’état, tente de rendre la Russie coupable. Coupable de quoi? Mais de rien,de tout se n’importe quoi.
    L’important, c’ est que le gang de l’industrie d’armement US cherche de nouvelles débouchées. Et les pontes de la clique militaire veulent essayer leurs joujou.
    Pour ça, il faut un ennemi et la Russie c’est top, l’Europe est entre eux et nous quel aubaine.

      +5

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    • Catherine // 31.10.2017 à 19h37

      Sauf qu’ils ne sont pas hors de portée de l’armement nucléaire Russe.

        +1

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  • RV // 31.10.2017 à 20h34

    en écho à cet article !

    L’intervention des États-Unis dans la vie politique internationale Coups d’État, assassinats politiques, financement de l’opposition, chantage, corruption, propagande: les USA ont usé de tous les stratagèmes ou presque pour s’ingérer dans la vie politique de différents pays du monde depuis la Seconde Guerre mondiale. On a notamment recensé près de 50 cas d’intervention directe de Washington dans les élections d’États étrangers. Sputnik revient sur les faits les plus marquants d’ingérence américaine dans la politique et le processus électoral d’autres pays.

    https://fr.sputniknews.com/infographies/201701311029875048-etats-unis-intervention-vie-politique-mondiale/

      +10

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    • Fritz // 31.10.2017 à 21h26

      Merci, @RV. C’est clair et net, comme une poutre dans l’œil de l’Oncle Sam.

        +3

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      • RV // 01.11.2017 à 18h23

        Les gouvernements des EUA savent donc de quoi ils parlent, on peut au moins leur accorder ça, mais ça ne veut nullement dire qu’ils soient les seuls à avoir ce genre de pratiques.
        La noirceur de votre ennemi ne vous fait pas blanc . . .

          +0

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  • Jean-François91 // 01.11.2017 à 23h31

    J’ai du mal à comprendre.
    Des comploteurs ont-ils tenu la main des électeurs américains au moment du vote ?
    Des comploteurs ont-ils menacé les électeurs au moment du vote ?
    Des comploteurs ont-ils trafiqué les urnes et autres ordinateurs électoraux (dont on connaît la légendaire fiabilité depuis l’élection d’un certain Bush) ?
    Des comploteurs ont-ils trafiqué le système électoral américain (dont on connaît la légendaire fiabilité depuis l’élection d’un certain Bush, avec le frère qui traficote dans son État et la Cour Suprême qui dit sans honte : “on arrête les recomptages”) ?
    Des comploteurs ont-ils trafiqué la constitution américaine (qui permet depuis toujours l’élection d’un minoritaire en voix) ?
    Des comploteurs ont-ils affirmé des choses diffamatoires sur tel(le) ou tel(le) candidat ?
    Les documents fuités étaient-ils inventés ?

    A toutes ces questions la réponse semble bien être “NON”. En conséquence on a le plus grand mal à imaginer en quoi aurait consisté une “manipulation” du vote.
    Avant même que d’avoir à assumer la ‘charge de la preuve’, les accusateurs n’ont jusqu’ici jamais apporté la moindre description le ladite “manipulation”.

      +2

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  • Krystyna Hawrot // 02.11.2017 à 14h40

    Effectivement toutes ces accusations des Russes faisant la pluie et le beau temps aux Etats Unis seraient drôle si elles n’alimentaient une inquiétante logique de chaos et de guerre… Alors que les fondations américaines et allemandes ont carrément crée de toutes pièces des partis politiques en Europe de l’Est, dans les Balkans, en Ukraine depuis 25 ans, que ne dirait on si Mélenchon ou le PCF touchait de l’argent de la Fondation pour la Paix russe ou du gouvernement du Vénézuela! Au contraire, le PCF refuse même de parler au Parti Communiste Russe aujourd’hui et de participer aux festivités de commémoration de la Révolution d’Octobre qui se tiennent ce week end à Moscou! Dans de nombreux pays du Sud les citoyens non alignés se plaignent que la Russie ne fait pas assez de soft power, qu’elle ne fait même plus d’influence culturelle alors que les discours de Poutine cartonnent sur internet notamment en Afrique!

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  • ruthessemen // 03.11.2017 à 10h47

    Pour répondre à certains commentaires, les américains ont peur de 2 choses: les microbes et les communistes.( aucun rapport entre les 2).
    Les russes sont bien mal aimés aux States.( ils ne sont pas les seuls…….)
    Sans negliger les services russes, comment , au nom d’un bons sens qui se perd, penser que les américains aient pu voter pour ce triste personnage:Trump.
    Ils vivent un désastre économique et moral ( pensons au film “interstellar”….), une désindustrilisation etc. Pensons au relative succès de Sanders.
    ….et ce serait dû principalement aux russes….
    Pendant la campagne électorale, la très mal aimée Clinton faisait rage…
    C’est toujours plus facile d’accuser autrui de se propres déboires.
    La sainte Amérique votant Trump a été très bien expliquée par Todd comme le brexit( sans les russes aux dernières nouvelles….c’est la faute aux pauvres qui ” ne comprennent pas”.)

    Je ne crois pas ces fadaises russes.

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