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6.juillet.20196.7.2019 // Les Crises

L’Iran en ligne de mire. Par Francis Boyle

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Source : Consortium News, Francis Boyle,

Pour Francis Boyle, la politique « à la hache » à l’égard de l’Iran est dans la droite ligne de la catastrophique saga impérialiste des États-Unis.

L’auteur a prononcé ce discours au Perdana Global Peace Forum 2006 à Kuala Lumpur, en Malaisie, le 22 juin 2006. Cette année-là, les États-Unis avaient déployé des porte-avions dans le golfe Persique et la situation était tendue, tout comme aujourd’hui.

Il y a eu peu de changements dans les tendances impérialistes de la politique étrangère américaine depuis la fondation des États-Unis d’Amérique en 1789. Les États-Unis naissants ont ouvert le XIXe siècle en dépossédant les Indiens du continent nord-américain, tout en procédant à un nettoyage ethnique, puis en déportant les quelques malheureux rescapés lors de marches de la mort (à la Bataan), vers des Bantoustan [Territoires attribués à des populations noires en Afrique du Sud, pendant l’Apartheid NdT] que nous avons appelés réserves. Autant d’exemples de la « destinée manifeste » des États-Unis à régner sur le monde [La Destinée manifeste – ou Destin manifeste – est une idéologie des années 1840 selon laquelle la nation américaine avait pour mission divine l’expansion de la « civilisation » vers l’Ouest, NdT].

Le gouvernement impérial des États-Unis a ensuite ouvert le XXe siècle en volant à l’Espagne son empire colonial – à Cuba, à Porto Rico, à Guam et aux Philippines, puis en infligeant une guerre quasi génocidaire au peuple Philippin. Tout en prétendant annexer le royaume d’Hawaï et soumettre le peuple hawaïen à des conditions quasi génocidaires dont il souffre encore aujourd’hui. Tout cela au nom de la protection de la soi-disant « place au soleil » de l’Amérique.

Et aujourd’hui, à l’aube du XXIe siècle, le monde assiste aux manœuvres du pouvoir impérial des États-Unis d’Amérique pour piller l’empire des hydrocarbures aux États et aux peuples musulmans d’Asie centrale et du golfe Persique sous couvert de guerre au terrorisme international, d’élimination d’armes de destruction massive ou de promotion de la démocratie, qui est totalement absurde.

La politique étrangère impérialiste des États-Unis d’Amérique, depuis leur origine, repose sur le racisme, l’agression, le nettoyage ethnique, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le génocide pur et simple. A l’aube du troisième millénaire d’existence précaire du genre humain, rien n’a changé dans la dynamique opérationnelle de la politique impériale américaine. Et c’est ce que nous voyons aujourd’hui en Afghanistan, en Irak, en Palestine et dans ce qui ressemble à une agression illégale contre l’Iran.

Aujourd’hui, le sujet de l’ordre du jour est « L’agenda du Moyen-Orient : Pétrole, hégémonie du dollar et Islam ». Je vais donc limiter mes observations à ce sujet. Nous devons commencer l’histoire avec l’embargo pétrolier décrété par les pays arabes en 1973.

Comme vous le savez, en 1967, Israël a lancé une guerre d’agression illégale contre les États arabes voisins, s’est emparé de leurs territoires et a procédé à un nettoyage ethnique. L’Égypte a fini par proposer à Israël un accord de paix. Israël a refusé, et les Égyptiens et les États arabes ont alors décidé d’employer la force pour reconquérir leurs territoires [la guerre du Kippour, NdT]. Israël a failli s’effondrer, les États-Unis et l’Europe sont venus à son secours en fournissant des armes et, en réaction, les États arabes ont imposé un embargo pétrolier aux États-Unis et à l’Europe et mis leur économie à genoux.

Sur ces entrefaites, le secrétaire d’État américain Henry Kissinger les a menacés et a dit : « Cela ne se reproduira plus jamais, et si vous recommencez, nous vous en empêcherons ». Et ce n’était pas une menace en l’air. Le gouvernement des États-Unis avait, à l’époque, planifié, préparé et conspiré pour s’emparer du pétrole du golfe Persique. A l’époque, il n’avait pas la capacité militaire de mettre à exécution la menace de Kissinger, menace qui a par la suite été répétée par l’administration Ford, puis sous l’administration Carter avec [le secrétaire à la Défense] Harold Brown et [le conseiller à la Sécurité nationale] Zbigniew Brzezinski.

La création du « U.S. Central Command » [Commandement central des États-Unis, NdT]

Ils ont donc mis sur pied une force d’intervention, conçue expressément pour s’emparer des gisements pétroliers arabes, qu’ils ont appelée la Force de déploiement rapide (Rapid Deployment Force). Il a fallu dix ans d’entraînement, de préparation, de repérage et de logistique pour constituer une force d’intervention ayant cette capacité. Elle a finalement été baptisée « Commandement central des États-Unis ».

Son objectif est de piller, de contrôler et de dominer les ressources pétrolières et gazières du golfe Persique et d’Asie centrale. Et c’est exactement ce que le Commandement central des États-Unis a entrepris de faire lors de la guerre de Bush père contre l’Irak, leur première expédition militaire.

Et comme nous le savons, cette guerre a vraisemblablement coûté la vie à 200 000 Irakiens, dont la moitié de civils innocents. Tout simplement éradiqués par une campagne de bombardement et une offensive militaire d’une dimension sans précédent. Mais n’oubliez pas qu’il a fallu 15 ans au Pentagone et trois administrations différentes, à la fois républicaines et démocrates, pour atteindre cette capacité opérationnelle. Et puis, quand ce génocide – ou ce conflit – a pris fin, que s’est-il passé ?

Les États-Unis ont découpé l’Irak en trois au moyen de leur force aérienne, les zones dites « d’interdiction de vol », une pour les Kurdes au nord, une pour les Chiites au sud et une pour les Sunnites au centre. Pourquoi ? Pour détruire l’Irak en tant qu’État effectivement viable.

Dans son livre, « Le choc des civilisations », Samuel Huntington, de l’Université de Harvard qui conseillait le Pentagone et le Département d’État, signalait que le seul État arabe capable de diriger le monde arabe et de défier les États-Unis et Israël était l’Irak. Il fallait donc détruire l’Irak pour maintenir la domination des États-Unis et de son mandataire, Israël. Et n’oubliez pas que depuis 1973, quel qu’ait été son passé, Israël n’est rien de plus qu’un faux-nez des États-Unis. Ils font ce que l’Amérique leur dit de faire ! Sinon, Israël ne serait rien de plus qu’un État en déliquescence.

En plus de détruire l’Irak en tant qu’État en le découpant en trois, la décision a été prise d’affaiblir et de détruire le peuple irakien. Les USA ont donc poursuivi les sanctions économiques génocidaires contre le peuple irakien, auxquelles mes collègues Denis Halliday et Hans Von Sponeck ont courageusement tenté de s’opposer. Ils ont fini par démissionner des Nations Unies pour des raisons de principe, en donnant à ces sanctions leur véritable nom : celui de génocide. De manière insidieuse, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont commis un crime en imposant des sanctions génocidaires à la population de l’Irak, qui ont tué environ 1,5 million d’Irakiens, tous des civils innocents.

Albright au sujet de la mort de 500 000 enfants : « Ça en valait la peine ».

Interrogée au sujet des 500 000 enfants morts, l’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Madeleine Albright (qui deviendra plus tard secrétaire d’État), a déclaré qu’elle pensait que c’était le prix à payer. Cela dit, j’aurais pu soumettre cette déclaration à la Cour Pénale Internationale, à charge contre les États-Unis, comme preuve d’une intention génocidaire contre le peuple irakien, en violation de la convention de 1948 sur le génocide. D’ailleurs, c’est ce que j’ai proposé au président irakien de l’époque, mais, pour quelque raison que ce soit, il n’a pas voulu le faire.

Ainsi, 1,5 million d’Irakiens sont morts des suites de ces sanctions génocidaires. Puis vint le 11 septembre. Et nous savons pertinemment que la seconde administration Bush savait qu’une attaque terroriste majeure allait être lancée contre les États-Unis. Et ils ont laissé faire à dessein. Pourquoi ? Ils voulaient un prétexte pour la guerre. Pas seulement pour une guerre, mais pour la longue guerre dont ils nous parlent aujourd’hui.

L’invasion de l’Afghanistan était préparée en secret depuis 1997

En effet, mes recherches indiquent que les plans du Pentagone pour attaquer l’Afghanistan ont été élaborés dès 1997. Des moyens militaires colossaux déployés par ce même Commandement central des États-Unis étaient déjà déployés dans les régions du golfe Persique et de l’océan Indien avant le 11 septembre. Cette guerre contre l’Afghanistan était programmée depuis longtemps. Tout était prêt en matières d’armement, d’équipement, de ravitaillement, d’entraînement au combat. Il ne leur manquait qu’un prétexte et ce fut le 11 septembre. Pourquoi ? Les États-Unis voulaient avoir accès au pétrole et au gaz naturel de l’Asie centrale.

C’était un objectif du Pentagone avant même la chute du bloc soviétique en 1991. Et les attentats du 11 septembre ont servi de prétexte pour s’emparer de façon décisive du pétrole et du gaz de l’Asie centrale. Et les États-Unis sont présents aujourd’hui avec leurs bases militaires et leurs troupes dans les pays d’Asie centrale. Il n’y a même pas d’estimation du nombre de musulmans qui ont été tués en Afghanistan par les bombardements aériens : 20 000 ou 25 000, peut-être plus. Et des dizaines de milliers d’autres sont morts de faim et souffrent encore aujourd’hui.

Mais cela, comme nous le savons d’après toutes les archives, n’était que la première étape du processus. Ils voulaient finir le travail en Irak. Ainsi, immédiatement après le 11 septembre, Bush a ordonné au [Secrétaire de la Défense, Donald] Rumsfeld de mettre à jour et de rendre opérationnels les plans pour attaquer et envahir l’Irak. Cela n’avait rien à voir avec les armes de destruction massive. C’est ce que nous, au sein du mouvement pacifiste américain, disions depuis le début. Les Nations Unies ont établi qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak. C’étaient des mensonges destinés à effrayer le peuple et le Congrès américains pour qu’ils soutiennent une guerre d’agression illégale, un crime contre la paix selon les termes de Nuremberg, un crime contre l’Irak. Et ils ont raconté tous les mensonges et enfreint toutes les règles internationales pour attaquer l’Irak.

Et aujourd’hui, à nouveau, nous n’avons pas de certitude, mais on estime que ce sont environ 200 000 personnes qui ont été tuées en Irak par les États-Unis et leur allié britannique sur place. Et de nouveau en majorité des civils.

De toute évidence, si l’on fait la somme de ce que le gouvernement des États-Unis a fait à l’Irak depuis août 1990, lorsqu’il a imposé l’embargo économique génocidaire, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont perpétré un génocide direct contre les irakiens, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, mais qui sont surtout musulmans comme chacun sait.

Maîtriser le pétrole et le gaz du golfe Persique

Voici maintenant la troisième étape du plan pré-établi du Pentagone pour contrôler et à maîtriser les ressources pétrolières et gazières du golfe Persique et de l’Asie centrale. Cela ressemble un peu au plan qu’Hitler et les Nazis avaient dans les années 1930. N’est-ce pas le cas ? D’abord l’Autriche, puis la Tchécoslovaquie, puis la Pologne. D’abord l’Afghanistan, puis l’Irak, et maintenant l’Iran. L’Iran sera la prochaine victime de ces criminels purs et simples, à moins que vous et moi ne puissions les arrêter.

À l’heure actuelle [en 2006], il y a trois flottes militaires avec porte-avions dans le golfe Persique. Or, à chaque fois que [par le passé les États-Unis] ont déployé trois porte-avions, c’était pour préparer une offensive. Selon Seymour Hersh, le journaliste reconnu, ce sera probablement un bombardement aérien, à l’instar de ce qui s’est passé en Yougoslavie en 1999.

Comme vous vous en souvenez, 78 jours de bombardements aériens par les États-Unis et l’OTAN sans aucune autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU. Manifestement illégaux. Causant la mort – là encore nous ne connaissons pas le chiffre exact – de quatre à cinq mille civils innocents. Et ayant visé dans les grandes largeurs l’infrastructure civile, ce dont souffre encore la population aujourd’hui. On sait aujourd’hui que des munitions à uranium appauvri ont été employées et suivies d’une recrudescence des cancers.

C’est donc ça le plan qui se trame en ce moment même, une attaque contre l’Iran. En utilisant des avions de combat, des bombardiers, à partir de ces trois porte-avions, et des missiles de croisière depuis des sous-marins. Bien sûr, Israël sera impliqué et aura un rôle à jouer, en faisant exactement ce que les Américains lui disent de faire. De plus, il semble que s’ils attaquent l’Iran, ils attaqueront aussi la Syrie. Hier, si vous avez entendu la conférence de presse du président Bush à Vienne, il a menacé la Syrie, non ? Il n’y a pas d’autre mot. Il a menacé la Syrie.

Prendre la Syrie : une faveur à Israël

Ces néoconservateurs veulent faire disparaître la Syrie pour faire une faveur à Israël. Souvenez-vous, beaucoup d’entre eux sont proches, personnellement et professionnellement, du Likhoud israélien et d’Ariel Sharon, le Boucher de Beyrouth, l’homme qui a exterminé 20 000 arabes au Liban, dont la plupart étaient musulmans. Et qui en outre, a massacré 2 000 femmes, enfants et vieillards palestiniens absolument innocents à Sabra et Shatila.

Ariel Sharon, l’homme qui s’est rendu à Haram Al-Sharif – le troisième lieu saint de l’Islam, où le prophète Mahomet (la paix soit avec Lui) est monté au ciel – et a profané le Haram le 28 septembre 2000, provoquant volontairement le déclenchement de la seconde Intifada, et a semé la mort et la destruction du peuple palestinien depuis. Près de 3 700 Palestiniens ont été tués depuis lors… la plupart d’entre eux abattus comme des chiens dans la rue, et qu’a fait le monde musulman à ce sujet ?

Mes amis palestiniens me disent qu’ils craignent que le gouvernement malaisien ne reconnaisse Israël et n’établisse des relations diplomatiques avec Israël. J’espère sincèrement que ce n’est pas le cas. Nous devons traiter le régime d’apartheid criminel en Israël de la même façon que le monde a traité le régime d’apartheid criminel en Afrique du Sud.

Si les États-Unis attaquent l’Iran, ils attaqueront probablement la Syrie, avec l’aviation israélienne, puis ils attaqueront le Liban pour éliminer le Hezbollah, mouvement de résistance islamique au Sud-Liban qui défend les droits légitimes du Liban et de son peuple et qui a chassé l’armée d’invasion israélienne après 20 ans d’occupation et le plein soutien du gouvernement américain.

Ils pourraient donc lancer une offensive contre l’Iran, la Syrie et le Sud-Liban et infliger une nouvelle vague de nettoyage ethnique dont la victime serait le peuple palestinien déjà en souffrance. Il faut garder en tête que pour Sharon et le Likhoud, les Palestiniens ont déjà un pays : la Jordanie. Ils veulent expulser un maximum de Palestiniens de leurs foyers vers la Jordanie.

Donc, si les États-Unis attaquent l’Iran, comme le rapportent Hersh ainsi que d’autres sources dignes de foi, nous pourrions voir éclater une guerre qui s’étendrait depuis l’Égypte jusqu’à la frontière avec l’Inde. Toute cette zone déchirée par la guerre. Et qui seront les premières victimes de cette guerre ? Des musulmans.

Mépris pour la vie des musulmans

Les États-Unis ne font aucun cas des vies musulmanes. Nous avons sous les yeux une diabolisation et une persécution des musulmans infligées par les États-Unis et leur suppléant, Israël. Regardez Guantanamo, où 600 hommes musulmans ont été traités comme des chiens dans un chenil. A peu près comme les Nazis traitaient les Juifs. Regardez Abu Ghraib et le sadisme, l’exploitation sexuelle et la perversion des musulmans par leurs ravisseurs américains. Et on a fait la même chose à Baghran, en Afghanistan.

Et lorsque le professeur Sharif Bassiouni, rapporteur spécial de l’ONU, a déposé le rapport auprès du Conseil de sécurité contre les pratiques américaines en Afghanistan, les Américains l’ont fait renvoyer par Kofi Annan [alors secrétaire général des Nations unies]. Tout comme ils lui ont fait congédier Mary Robinson, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, lorsqu’elle a protesté contre ce qui se passait à Guantanamo.

Les États-Unis ne font aucun cas des vies musulmanes. Il en va de même pour le régime génocidaire de l’apartheid en Israël. Ils seraient heureux d’utiliser des armes nucléaires contre l’Iran. Ils seraient heureux de briser le tabou d’Hiroshima et de Nagasaki contre les musulmans en Iran. Cela ne leur poserait aucun problème.

En fait, je suis allé à l’école avec ces néoconservateurs à l’Université de Chicago. Wolfowitz était là, Chalabi, Khalilzad, Shulsky et tous les autres. J’ai suivi exactement le même programme. Leur mentor était le professeur Leo Strauss. Et qui était son professeur en Allemagne et son parrain ? Le professeur Carl Schmitt, qui est devenu le professeur de droit nazi le plus célèbre de son époque, justifiant chacune des atrocités que les nazis ont infligées à tous.

Nous devons comprendre que ces néoconservateurs sont en fait des néonazis. Ils ont épousé la doctrine nazie de Schmitt et de Strauss et de Machiavelli et de Nietzsche, celle du « surhomme ». Ils sont les surhommes, et les musulmans sont les rebuts de l’humanité.

Armes nucléaires tactiques

Maintenant, je ne crois pas que les États-Unis vont commencer par bombarder l’Iran avec des armes nucléaires. Mais s’ils perdent le contrôle, ils sont tout à fait prêts à utiliser des armes nucléaires tactiques. Ici, dans nos archives, vous avez la publication conjointe 3-12 du Pentagone du 15 mars 2005, que vous pouvez obtenir sur Internet… Faites une recherche sur Google et de lisez-là. Et vous y verrez que les armes nucléaires classiques et tactiques [c’est-à-dire de forte et de moyenne puissance, NdT] ont été pleinement incorporées aux forces conventionnelles des États-Unis.

Donc, si l’Iran devait se défendre, disons en envoyant des combattants au front, ils seront heureux de répliquer avec des armes nucléaires tactiques. Rappelez-vous, ces néo-nazis, ces néoconservateurs veulent briser le tabou d’Hiroshima et de Nagasaki. Ils veulent utiliser des armes nucléaires tactiques, pour pouvoir dire au reste du monde, vous faites ce que nous vous disons de faire ou sinon… regardez ce que nous avons fait aux Iraniens !

Cette situation est très préoccupante et elle est susceptible de déraper. Souvenez-vous qu’avant l’invasion de l’Irak par Bush, le président russe Vladimir Poutine avait averti [son homologue américain] que s’il envahissait l’Irak, il risquait de déclencher la troisième guerre mondiale. J’ai interprété ça comme une menace implicite. Même le célèbre journaliste américain Walter Cronkite a dit que si Bush envahissait l’Irak, il pourrait déclencher la troisième guerre mondiale. Il y a deux semaines, nous avons eu la réunion de l’Organisation de coopération de Shanghai qui regroupe la Chine, la Russie et l’Iran. Donc, encore une fois, si Bush attaquait l’Iran, il pourrait très bien déclencher une troisième guerre mondiale, une guerre nucléaire.

Francis Boyle est professeur de droit international à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign. Auteur de nombreux ouvrages, il a écrit « Destroying World Order » [La destruction de l’ordre mondial, NdT].

Source : Consortium News, Francis Boyle, 15-05-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

RGT // 06.07.2019 à 08h53

Ne mettez pas tous les chrétiens dans le même panier s’il vous plaît.

Les USA sont des agresseurs ÉVANGÉLISTES, ce qui n’a rien à voir.

Il existe de nombreux courants chrétiens, et nous en avons eu la preuve à maintes reprises dans le passé.
Souvenez-vous déjà, avant les croisades, les catholiques avaient tenté d’aller exterminer les orthodoxes (et se sont pris branlée sur branlée), puis il y a eu les croisades auxquelles les mêmes orthodoxes n’avaient pas participé mais ont été victimes de rapines de la part des cathos, ce qui les a mis à genoux et a permis aux turcs de pénétrer en Europe.

L’église catholique a calmé ses ambitions mais a été remplacée par les SECTES protestantes qui avaient été expulsées du Royaume Désuni parce qu’elles foutaient le bordel et pratiquaient un prosélytisme ravageur.

Les descendants de de ces fouteurs de merde ont prospéré et ont encore plus perverti les discours de la chrétienté “originelle” dans laquelle il fallait aider les plus démunis (discours seulement, les “élites” n’en avaient rien à battre).
Désormais chaque évangéliste est con-vaincu que “Dieu” lui demande personnellement d’aller exploser son voisin pour en retirer de “divins profits”.

Si de plus le voisin n’est pas évangéliste, c’est considéré comme un djihad et son auteur ira directement au paradis quelque soient ses actions passées.

Avec une telle mentalité, comment voulez-vous que ce peuple ne commette pas des atrocités à faire pâlir Moloch-Baal en personne ?

La religion est la pire calamité qui ait pu s’abattre sur l’humanité.

30 réactions et commentaires

  • Shock // 06.07.2019 à 08h08

    “Les États-Unis ne font aucun cas des vies musulmanes.”

    (((Ils))) ne font aucun cas de TOUTES les vies qui ne sont pas (((eux))).

    En Syrie, à part le président syrien et ses alliés, qui a fait cas des vies chrétiennes?

      +22

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    • Shock // 06.07.2019 à 08h11

      “si Bush attaquait l’Iran,”

      Si Trump attaquait l’Iran…

        +1

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    • Océan de sagesse // 06.07.2019 à 08h14

      Les USA sont des AGRESSEURS CHRETIENS christianistes d ‘amour et de paix , inutile de pinailler et de comploter !!!

        +3

      Alerter
      • RGT // 06.07.2019 à 08h53

        Ne mettez pas tous les chrétiens dans le même panier s’il vous plaît.

        Les USA sont des agresseurs ÉVANGÉLISTES, ce qui n’a rien à voir.

        Il existe de nombreux courants chrétiens, et nous en avons eu la preuve à maintes reprises dans le passé.
        Souvenez-vous déjà, avant les croisades, les catholiques avaient tenté d’aller exterminer les orthodoxes (et se sont pris branlée sur branlée), puis il y a eu les croisades auxquelles les mêmes orthodoxes n’avaient pas participé mais ont été victimes de rapines de la part des cathos, ce qui les a mis à genoux et a permis aux turcs de pénétrer en Europe.

        L’église catholique a calmé ses ambitions mais a été remplacée par les SECTES protestantes qui avaient été expulsées du Royaume Désuni parce qu’elles foutaient le bordel et pratiquaient un prosélytisme ravageur.

        Les descendants de de ces fouteurs de merde ont prospéré et ont encore plus perverti les discours de la chrétienté “originelle” dans laquelle il fallait aider les plus démunis (discours seulement, les “élites” n’en avaient rien à battre).
        Désormais chaque évangéliste est con-vaincu que “Dieu” lui demande personnellement d’aller exploser son voisin pour en retirer de “divins profits”.

        Si de plus le voisin n’est pas évangéliste, c’est considéré comme un djihad et son auteur ira directement au paradis quelque soient ses actions passées.

        Avec une telle mentalité, comment voulez-vous que ce peuple ne commette pas des atrocités à faire pâlir Moloch-Baal en personne ?

        La religion est la pire calamité qui ait pu s’abattre sur l’humanité.

          +36

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    • douarn // 06.07.2019 à 11h06

      Absolument Schock
      J’ajouterais que “US” veut dire “nous” en anglais. Cela permet une imprégnation idéologique dès le plus jeune âge des étatsuniens. Un “nous” qui s’oppose aux autres, au reste du monde restant à conquérir, mais aussi un “nous” qui s’oppose aux peuples conquis ravalés au rang de 2nd classe. C’est un “nous” qui autorise l’impérialité par la supériorité subjective qu’il confère et qu’aime à rappeler les oligarques US. Les US sont un empire. Dans d’autres empire, les autres c’étaient les “barbares”, les “nègres”, …, ces peuples conquis servant le plus souvent d’esclaves. Il n’y a aucune raison pour qu’il n’en soit pas de même concernant l’empire US.

      https://www.les-crises.fr/nous-sommes-exceptionnels-pas-la-russie-pompeo-adopte-la-ligne-dure-dans-son-discours-au-senat/

        +7

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  • weilan // 06.07.2019 à 08h16

    Que voila un réquisitoire sinon implacable, au moins assez sévère !
    Les menaces de 3ème guerre mondiale agitées par l’auteur sont quelque peu exagérées et les derniers événements autour de l’Iran datent déjà.

    Finalement, ce qui est remarquable dans cette diatribe anti US, c’est que le sieur Francis Boyle ait pu l’écrire sans perdre son poste de professeur dans une université américaine. Imaginez un seul instant ce qui lui serait arrivé si, au lieu d’un professorat dans l’Illinois, F. Boyle avait une chaire dans une université française. Voila belle lurette que dans notre brillante démocratie “droit-de-l’hommiste” il aurait été éjecté de son poste et devrait faire face à l’implacable justice bien de chez nous.

      +19

    Alerter
    • Shock // 06.07.2019 à 09h23

      “Les menaces de 3ème guerre mondiale agitées par l’auteur sont quelque peu exagérées et les derniers événements autour de l’Iran datent déjà.”

      Je garde précieusement cette propositions en mémoire. Au cas où. Car face aux constantes provocations US, il faut des nerfs d’acier aux Iraniens pour ne pas réagir. Hier encore l’espace territorial iranien a été violé. La cible était les deux îles iraniennes dans le Golfe Persique.

        +11

      Alerter
    • septique // 06.07.2019 à 16h02

      Citez-nous UN seul cas ou ceci est arrivé. Que je sache les universitaires et intellectuels français publient en permanence des éditos contre la guerre en Syrie, contre la politique de Israël, pour le boycott de Israël, etc..

      Votre admiration pour le système américain avec ce professeur ne saurait faire oublier que l’auteur du livre – The Holocaust Industry: Reflections on the Exploitation of Jewish Suffering – un livre qui est tout sauf une réfutation de la Shoah, mais qui montre l’utilisation de ce fait dans les medias américains, le gouvernement, etc, le professeur Finkelstein a ensuite perdu sa chaire universitaire…Les 2 parents de l’auteur sont des survivants des camps.

      Je vois que vous admirez la liberté universitaire aux USA, c’est bien.

        +4

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  • Océan de sagesse // 06.07.2019 à 08h20

    Il existe encore deux camps de concentration , tous deux pour musulmans , Gantanamo et la bande de Gaza !!

      +26

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  • aleksandar // 06.07.2019 à 08h40

    La traduction de ” US Central Command ” est complétement erronée.
    Les centres de commandement des impérialistes sont divisés en zone géographiques.
    L’US Central Command ” est responsable des opérations militaires des États-Unis au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Asie du Sud.
    Rien a voir avec un ” Commandement central des États-Unis.”
    L’US Central Command a été dirigé d mars 2016 a mars 2019 par le général Votel, un affidé des neocon responsable entre autres choses de massacre de soldats syriens qui luttaient contre Daesh à Deir Ez Zor le 17 septembre 2016

      +10

    Alerter
  • max // 06.07.2019 à 09h51

    Une petite remarque, un camp de concentration n’est pas forcément un camp d’extermination même si les taux de mortalités peuvent y être important.
    Cela dit, les USA et Israël sont dans l’impasse, le conflit dure depuis plus de 70 ans et la colère est depuis longtemps remplacé par la haine et cette haine touche toute la région.
    Le dernier plan présenté par Israël/Arabie/USA a échoué.
    Le conflit n’est plus seulement entre les palestiniens et les israéliens, il touche toute la région dans un rayon d’au moins 2.000KM autour d’Israël.
    Israël est potentiellement dans la situation de Constantinople : https://www.larousse.fr/encyclopedie/ville/Constantinople/114504

      +3

    Alerter
    • septique // 06.07.2019 à 16h29

      Constantinople ne possédait pas 800 ogives nucléaires (estimation généralement acceptée de l’arsenal nucléaire d’Israël) des sous-marin d’origine allemande modifiés pour lancer des missiles de croisières porteur d’ogives nucléaires..sinon Constantinope serait toujours Constantinople…

      A très long terme, plus d’une centaine d’années et si Israël ne peut plus bénéficier de l’aide américaine, peut-être et encore….

      La Russie s’intéresse particulièrement à la sécurité d’Israël parce qu’un peu moins de deux millions de “compatriotes” vivent ici, a déclaré dimanche Nikolai Patrushev, le chef du Conseil de sécurité nationale russe, avant de rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahou le 25 Juin 2019.

      “Nous accordons une attention particulière à la sécurité d’Israël “, a-t-il dit.

      M. Patrushev est arrivé lundi pour participer à une réunion trilatérale avec le conseiller américain pour la sécurité nationale, John Bolton, arrivé samedi, et son homologue israélien, Meir Ben-Shabbat.

        +0

      Alerter
  • LA ROQUE // 06.07.2019 à 10h04

    Comment se fait t’il que l’Union Européenne qui est sensible aux valeurs des droits de l’homme ,de paix de justice n’ait pas voté un embargo sur les produits Américains .
    N’est ce pas là encore une démonstration de cette mascarade qu’est l’UE
    Elle s’empresse de condamner la Russie et de boycotter ses produits et ne fait absolument rien contre l’impérialisme Américains qui provoque des dizaines de milliers de morts, s’affranchit des règles, et déstabilise la planète avec un risque grandissant de guerre majeure.
    ” Et n’oubliez pas que depuis 1973, quel qu’ait été son passé, Israël n’est rien de plus qu’un faux-nez des États-Unis”
    Si on remplace Israël par UE cette phrase garde tout son sens…

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    • septique // 06.07.2019 à 16h21

      Un embargo sur les produits us…Vous n’allez pas vendre beaucoup d’avions Airbus dont les réacteurs sont fait en commun avec GE…un exemple au hasard.

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  • weilan // 06.07.2019 à 10h27
  • christian gedeon // 06.07.2019 à 11h10

    Allons bon! L’utilisation de l’arme nucléaire et la guerre mondiale,rien que çà. Contre…l’Iran?! sérieusement? Nous savons tous ce qu’il faut penser de la deuxième guerre contre l’Irak,une monstrueuse connerie qui a mis le feu aux poudres dans toute la région. Heureusement,la France s’y était clairement opposée,encore une chance. Le scénarion d’une guerre contre l’Iran est il plausible? je ne le crois pas. Une contrainte de plus en plus forte,oui,une guerre,non. Quant à l’entrée en guerre de la Russie et/ou de la Chine, et à moins que leurs dirigeants ne soient devenus complètement fous,c’est une blague,n’est ce pas?mention spéciale à la présentation risible des méchants chrétiens qui massacrent les gentils musulmans.Depuis le 7 ème siècle,çà s’est plutôt passé en sens inverse. Mais c’est de l’Histoire et nous n’y pouvons rien changer. La question est “que fait on maintenant”.Parce que même si le conflit actuel du proche et moyen orient est instrumentalisé,oh combien, il a quand même lieu sur une base “religieuse ” chauffée à blanc entre sunnites et chiites et entre sunnites eux même.

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    • septique // 06.07.2019 à 16h41

      La Chine tentera de survivre sans carburants, la Russie gagnera beaucoup d’argent avec l’explosion du prix du baril (comme les USA), la Russie fournira des armes et ca va s’arrêter la…

      Quand la guerre de l’Irak se met en route les usa et leurs alliés ont positionnés 120.000 hommes, des tonnes de matériel, 6 mois de préparation, rien de ceci. Maintenant des effets de manche, promener un porte-avion, ajout de quelques bombardiers. Je ne crois même pas à la déclaration de Trump sur son appel pour arrêter l’attaque américaine, c’est de l’intox.

      Dans cette partie du monde il y a des puissance étrangères et des sunnites et des chiites, avec des amis comme ca pas besoin d’ennemis, aucune démocratie, des dictateurs partout, des partis uniques ou pas de partis poloitiques..

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      • weilan // 06.07.2019 à 23h11

        “La Chine tentera de survivre sans carburant”
        Ne vous faite pas trop de mouron pour les importations chinoises de produits pétroliers qui sont traditionnellement très diversifiées. En 2018, la part du pétrole iranien n’entrait que pour moins de 12% dans le total. No panic…

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      • aleksandar // 07.07.2019 à 08h36

        Y a même un etat officiellement raciste et colonialiste.

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      • aleksandar // 07.07.2019 à 08h44

        Les USA gagneront beaucoup d’argent avec l’explosion du prix du baril.
        Ben non.
        Le pétrole US est très ” léger” et il doit dans la plupart des raffineries être me langé avec du ” lourd ”
        Lequel est essentiellement produit par le Venezuela et la Russie.
        Suite a la tentative de coup d’état au Venezuela, justement pour voler le pétrole lourd , cette source d’approvisionnement est fermée.
        Il faut donc que les USA achètent du pétrole aux……….russes.
        Cela a déjà commencé depuis début 2019 avec un augmentation de 200% des importations de pétrole russe par les USA.
        En cas de conflit, les russes vont gagner beaucoup d’argent et les USA en perdre beaucoup.
        Si bien sur les russes continuent d’accepter d’être payés en monnaie de singe verte.

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    • Jean-Do // 08.07.2019 à 17h29

      “En sens inverse” depuis le 7e Siècle !? C’est de l’humour ? Les chrétiens n’ont pas le monopole de la violence mais le fait est que les pays militairement les plus développés et les plus expansionnistes depuis plusieurs siècles se situent en Europe et en Amérique du Nord. Les autres sont au mieux des outsiders et le plus souvent des victimes, musulmans ou pas.

      Les Croisades furent des invasions meurtrières répétées, la Reconquista espagnole élimina toute la population musulmane (et juive qui fut très partiellement accueillie par les Turcs, musulmans), le colonialisme par les pays chrétiens puis les révolutions nationales pour les expulser, sans même parler des “dommages” à payer aux anciens pays colonisateurs, ont coûté lourd à tous les pays concernés, musulmans inclus.

      Plus proches de nous, les multiples guerres impériales dans les régions pétrolières ont fait des millions de victimes (1,5 Mls au moins pour le seul Irak). La guerre en Syrie est le fait de “fous de Dieu” financés par l’Arabie Saoudite mais celle-ci est téléguidée par les USA qui fournissent plus ou moins gratuitement les armes qui y font des ravages. Et l’occupation US (chrétienne fondamentaliste) n’y est pas une illusion.

      Et en Irak comme en Syrie, l’opposition Chiites vs Sunnites est principalement une création des puissances occupantes, divisant pour régner, ou d’invasion. Ces pays vivaient mélangés et raisonnablement en paix jusqu’alors.

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      • ue // 09.07.2019 à 18h41

        Merci pour ces rectifications historiques nécessaires.

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  • Philippe // 06.07.2019 à 20h20

    Bonsoir,
    Une guerre contre l’Iran ç’est un peu plus compliqué à gagner que contre la Grenade ou même contre l’Irak.

    Voici, en résumé, ce que pense d’une attaque US de l’Iran avec invasion terrestre (seule possibilité jugée réaliste pour mettre à bas le système nucléaire iranien) une étude d’universitaires travaillant avec le National War College (école de guerre US):
    “il faudrait une force d’un million à 1,2 millions de combattants US, impliquant une masse telle avec le soutien logistique qu’une mobilisation massive serait nécessaire, sans doute avec un retour à la conscription, et des hypothèses de délais minimums selon les objectifs et les conditions (parfaites, normales, etc.) de 12-18 mois à deux-trois années de préparation logistique aux USA au-delà du niveau actuel, avant d’envisager seulement les préparatifs logistiques de l’invasion elle-même.”
    Alors les 2 ou 3 porte avions et quelques bombardiers actuellement déployés, c’est du comique troupier.

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    • Jean-Do // 07.07.2019 à 07h51

      Une guerre de bombardement ne demande pas beaucoup de soldats au sol en Iran. Le modèle est la Serbie où les bombardements ont effectivement provoqué un changement de régime et ont ouvert la voie à l’annexion du Kosovo pour installer une base militaire USA.

      Le souci est que l’Iran a des alliés militaire que la Serbie n’avait pas et que le risque d’embrasement de la région est réel. Mais là encore, cela touchera peu les USA qui sont exportateurs net d’énergie pour le moment. Par contre, l’Europe et surtout la Chine vont souffrir et c’est un but secondaire (ou primaire) d’un conflit au Moyen-Orient pétrolier.

      Autre bénéfice secondaire, cet embrasement apportera aussi les prétextes nécessaires au gouvernement israelien pour étendre son territoire et sa zone d’influence. Tout cela au prix de nouvelles souffrances pour le monde arabe et iranien, au prix de nouvelles vagues d’immigration vers l’Europe, au prix d’un renouveau “terroriste”/de la résistance à l’impérialisme qui justifiera encore plus de lois liberticides nécessaires pour l’imposition du néo-libéralisme sur les classes travailleuses.

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      • weilan // 07.07.2019 à 08h49

        D’accord avec votre point de vue, sauf que je ne vois pas quels sont “les alliés militaires” de Téhéran.
        Ni la Russie ni la Chine ne voleront au secours de l’Iran, faute d’y voir un intérêt clair et direct.
        Comme je l’ai déjà écrit plus haut, un éventuel bombardement stratégique de l’Iran ne mènera pas à une 3ème G.M.

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        • aleksandar // 07.07.2019 à 08h59

          L’intérêt direct de la Russie c’est que l’Iran est juste de l’autre coté de la mer Caspienne ou les russes ne veulent certainement pas voir un gouvernement a la solde des impérialistes US.

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        • Jean-Do // 08.07.2019 à 16h51

          La 3e G.M. est très improbable, en effet. Ni la Chine ni la Russie ne vont se mouiller pour l’Iran.

          Les alliés militaires de l’Iran sont tous ceux que celui-ci supporte à grand frais: le Hezbollah contre Israël qui est à l’origine des problèmes, le Hamas peut-être aussi, les milices chiites en Irak contre les bases militaires US dans ce même pays. Les Houtis au Yemen ne vont sûrement pas se calmer à l’égard de l’Arabie Saoudite.

          La Syrie est peu probable vu ses propres soucis. En même temps, les actes terroristes continuels de Tsahal (bombardements contre un pays sans déclaration de guerre) exaspère tout le monde. Si Tsahal doit se concentrer vers le Hezbollah, cela peut suffisamment diminuer la pression contre l’armée syrienne et alors, qui sait .

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      • aleksandar // 07.07.2019 à 08h57

        Le problème n’est pas seulement que l’Iran a des alliés mais aussi le fait que l’Iran a une industrie d’armement et des cerveaux.
        Ses défenses AA sont bien plus au point que celles de la Serbie a l’époque.
        Sans compter ses capacités en matière de missiles.
        L’Iran en a assez pour raser la Barbarie Saoudite et c’est pas les batteries de Patriot US qui fonctionnent de temps en temps qui pourront l’empêcher.
        En Serbie on a bombardé des chars fictifs en bois.Imaginez ce que peut avoir prévu l’Iran qui se prépare a l’agression US depuis 30 ans.
        Quand a Israel, face au 100 000 missiles du Hezb, tout aventurisme se solderait par le retour d’israel au moyen age.
        100 000 missiles ( estimation basse ) d’un coté, 13 centrales électriques de l’autre.
        Dans la guerre moderne il n’est plus nécessaire de cibler les forces militaires.
        Des frappes sur des infrastructures civiles vitales, qui en plus on l’avantage de ne pas avoir comme dommages collatéraux la mort de milliers de civils, sont suffisantes.

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  • aladin0248 // 08.07.2019 à 07h45

    Si le taux de dirigeants avec un QI supérieur à celui d’un enfant de 12 ans dépasse 90% on a encore des chances de ne pas voir ces horreurs.

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  • Julien // 08.07.2019 à 10h34

    Attaquer l’Iran fait partie d’un agenda. Avant même la guerre en lybie j’entendais dire qu’après ce serait la Syrie et ensuite l’Iran. les USA ne vivent qu’à travers cela mais ne jamais oublier le rôle fondamental du petit état qui se trouve au milieu de cette poudrière (qui un jour va lui Peter à la tronche) soyons honnête le gvt israélien adorerai que les terres autour de lui soit vidées de leurs habitants (guerre et immigration massive organisée) afin de pouvoir étendre ses frontières. Comme c’est inscrit dans leur constitution, Israël n’a aucune frontière. mais ça seul les courageux en parlent, le projet du grand Israël est dans la droite ligne de ce qui se passe en ce moment. Mais aucun journaliste n’ose en parler.

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