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9.novembre.20139.11.2013 // Les Crises

Maurice Allais appelle à dire « non » au Traité européen [2005]

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Je continue la série sur la pensée de Maurice Allais. Je suis quand même assez épaté que notre pays ayant un vrai génie de l’économie, on ne l’ait pas écouté au moment de construire une union économique et monétaire, et on ait soigneusement tu sa pensée – il est vrai lucide et totalement contraire à la folie en cours…

Cette interview de ce libéral modéré a été réalisée pour… l’Humanité du 26 mai 2005 – et j’aurais rudement bien aimé la lire à l’époque… Et vous ?

Le Prix Nobel appelle à dire « non » au traité. Pour lui, la mondialisation ne profite qu’aux multinationales. « La Constitution n’est pas un rempart contre les excès du libéralisme ».

Partisan de la construction européenne, l’économiste libéral Maurice Allais n’a pas abandonné ses convictions. Il critique toutefois de plus en plus vivement le cours imprimé à cette construction depuis 1974 sous l’emprise de la mondialisation.

« Bien que depuis la Libération je n’ai cessé de combattre pour la construction européenne, publié des dizaines d’articles et de mémoires et six volumes sur cette construction, l’Humanité, tient-il à préciser, est la seule publication qui m’ait demandé une interview… Je laisse aux lecteurs de cet entretien le soin d’en déceler les raisons. » Entretien.

=> Vous avez récemment déclaré que l’argument avancé par les partisans du traité constitutionnel, selon lequel ce texte « représenterait un rempart majeur contre les excès du libéralisme », était dénué de toute justification. Pour quelles raisons ?

Maurice Allais. Suivant les avis les plus autorisés, à gauche comme à droite, le projet de constitution, s’il était adopté, représenterait effectivement un rempart majeur contre « les excès du libéralisme ». Une confusion essentielle résulte ici de la signification attribuée au mot « libéralisme ». En fait, la doctrine libérale est une doctrine politique destinée à assurer les conditions pour vivre ensemble des ressortissants d’une collectivité donnée. En réalité, dans les discussions actuelles, « le libéralisme » a un tout autre sens et correspond par contre à ce qu’il conviendrait plus tôt d’appeler « le laissez– fairisme ». Il convient donc de mettre entre guillemets le mot « libéralisme » tel qu’il est utilisé actuellement par les principaux partis politiques.

En réalité, il y a dans l’assertion ci-dessus une erreur fondamentale. L’article III-314 du projet de constitution stipule : « Par l’établissement d’une union douanière conformément à l’article III-161, l’Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions et aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres. »

Il résulte de cet article que non seulement la constitution envisagée ne protège en aucune façon contre les excès du « libéralisme », mais qu’au contraire la constitution projetée institutionnalise la suppression de toute protection des économies nationales de l’Union européenne.

L’article III-814 du projet de constitution ne fait que reproduire pour l’essentiel les dispositions de l’article 110 du traité de Rome du 25 mars 1957 qui déclare : « En établissant une union douanière entre eux, les États membres entendent contribuer conformément à l’intérêt commun au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et à la – réduction des barrières – douanières. »

En réalité, comme je l’ai démontré dans l’ouvrage que j’ai publié en 1999 (1), l’application inconsidérée à partir de 1974 de cet article 110 du traité de Rome a conduit à un chômage massif sans aucun précédent, à la destruction progressive de l’industrie et de l’agriculture et à une très forte diminution de la croissance. De là il résulte que l’argument, présenté de toutes parts par les partisans du « oui » à droite et à gauche, de la protection que donnerait le projet de constitution à l’encontre des excès du « libéralisme » est en réalité dénué de toute justification réelle. Un tel aveuglement est suicidaire.

En réalité, pour être justifié, l’article 111-514 du projet de constitution devrait être remplacé par l’article suivant : « Pour préserver le développement harmonieux du commerce mondial, une protection communautaire raisonnable doit être assurée à l’encontre des importations des pays tiers dont les niveaux des salaires au cours des changes s’établissent à des niveaux incompatibles avec une suppression de toute protection douanière. »

=> Vous estimez que le cours actuel de la mondialisation est à l’origine des crises de l’emploi et de la croissance que nous connaissons en France et en Europe. Pourquoi ?

Maurice Allais. Les effets de la mondialisation peuvent être décisivement illustrés par le graphique ci-contre indiquant, en échelle logarithmique, le produit national brut réel français de 1950 à 2003 suivant les estimations de l’INSEE. Ce graphique représente les tendances linéaires (calculées en 1994) du produit national brut réel de 1950 à 1974 et de 1974 à 1991.

On constate que les douze points correspondant à la période suivante, de 1992 à 2003, se placent presque exactement sur la tendance linéaire 1974-1991 que nous avions calculée en 1994. Il s’agit donc d’un mouvement de fond très régulier et très significatif. La discontinuité de 1974 est particulièrement marquée. De 1950 à 1974, le taux de croissance du PIB est de 4,9 %. De 1974 à 1991 il n’est plus que 2,3 %, en baisse de 2,6 points. Cette baisse est très forte et la discontinuité est spectaculaire. Si la tendance constatée de 1960 à 1974 s’était maintenue au-delà de 1974, le produit intérieur brut réel en 2003 aurait été 2,26 fois plus élevé qu’il ne l’a été effectivement. Il convient de souligner que cette analyse est purement descriptive, qu’elle ne fait appel à aucune théorie, à aucun modèle, à aucune hypothèse. Elle se limite à la seule considération des faits observés.

En fait, et comme je l’ai démontré dans mon livre, une seule cause peut et doit être considérée comme le facteur majeur et déterminant des différences constatées entre les deux périodes 1950-1974 et 1974-2003 : la politique poursuivie à partir de 1974 de libéralisation mondialiste des échanges extérieurs par l’organisation de Bruxelles. Incontestablement, l’évolution totalement différente de l’économie française à partir de 1974 résulte de la disparition progressive de la protection du Marché communautaire européen et de l’instauration continue d’un libre-échange mondialiste. Au regard de l’ensemble des évolutions constatées de 1974 à 2003, soit pendant vingt-neuf ans, on peut affirmer aujourd’hui que cette évolution se poursuivra si la politique de libre-échange mondialiste de l’organisation de Bruxelles est maintenue.

En fait, toutes les difficultés pratiquement insurmontables dans lesquelles nous nous débattons aujourd’hui résultent de la réduction, de plus de deux à un, du produit national brut réel de 1974 à aujourd’hui. La prospérité de quelques groupes très minoritaires ne doit pas nous masquer une évolution qui ne cesse de nous mener au désastre. L’aveuglement de nos dirigeants politiques, de droite et de gauche, depuis 1974 est entièrement responsable de la situation dramatique où nous nous trouvons aujourd’hui. Comme le soulignait autrefois Jacques Rueff, « ce qui doit arriver arrive ». De ces constatations résultent quatre conclusions tout à fait fondamentales.

1. Une mondialisation généralisée des échanges, entre des pays caractérisés par des niveaux de salaires très différents aux cours des changes, ne peut qu’entraîner finalement partout, dans les pays développés, chômage, réduction de la croissance, inégalités, misères de toutes sortes. Elle n’est ni inévitable, ni nécessaire, ni souhaitable.

2. Une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’est possible, et n’est souhaitable, que dans le cadre d’ensembles régionaux groupant des pays économiquement et politiquement associés et de développement économique et social comparable.

3. Il est nécessaire de réviser sans délai les traités fondateurs de l’Union européenne, tout particulièrement quant à l’instauration indispensable d’une préférence communautaire.

4. Il faut de toute nécessité remettre en question et repenser les principes des politiques mondialistes mises en oeuvre par les institutions internationales, tout particulièrement par l’Organisation mondiale du commerce.

=> Vous avez été partisan de la construction européenne dès son origine. Vous en critiquez le contenu depuis maintenant des années. Êtes-vous devenu anti-européen ?

Maurice Allais. En fait, je suis plus européen que jamais auparavant. Pour avoir perdu mon père dans la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle des millions de braves gens ont été amenés à s’entre-tuer et dont les séquelles ont inévitablement entraîné la Seconde Guerre mondiale, accompagnée de tant d’atrocités, je suis profondément convaincu de la nécessité de la construction européenne, mais je n’en suis pas moins convaincu que les voies dans lesquelles on l’a engagée depuis trente ans sont profondément erronées et qu’elles ne peuvent que la mener inéluctablement à l’échec.

Pour moi, en dernière analyse, dans le cadre d’une société libérale et humaniste, c’est l’homme qui constitue l’objectif final et qui doit constituer la préoccupation essentielle. C’est à cet objectif que tout doit être subordonné. L’Europe doit constituer pour nous un objectif majeur ; mais encore devons-nous ne pas nous tromper sur l’Europe que nous devons construire. Cette Europe doit être confédérale et se fonder sur la préférence communautaire. Ma position personnelle est tout aussi éloignée de celle des partisans aveugles des traités sur l’Europe que de celle des adversaires irréductibles de toute supranationalité.

Certains m’accusent d’être aujourd’hui « protectionniste », alors qu’ils me considéraient autrefois comme « un chantre du libéralisme ». La vérité, c’est que j’ai toujours été et que je reste « un chantre du libéralisme ». Je n’ai pas changé. Mais je n’ai jamais identifié le libéralisme avec le « laissez-fairisme », ni conçu autrement la Communauté européenne que fondée sur une structure politique démocratique et sur la préférence communautaire et la protection appropriée du grand marché communautaire qu’elle implique.

Je n’ai jamais non plus considéré que le refus de toute organisation politique abusivement centralisée devait nécessairement conduire au rejet de toute supranationalité communautaire. Ma conviction, c’est qu’au contraire le maintien intégral du principe de la souveraineté – absolue des États est tout aussi dangereux que son rejet total.

La solution du tout ou rien n’est jamais une bonne solution.

La mondialisation ne peut qu’engendrer partout instabilité, chômage, injustices, désordres et misères de toutes sortes, et elle ne peut que se révéler finalement désavantageuse pour tous les peuples. En fait, une mondialisation généralisée n’est ni inévitable, ni nécessaire, ni souhaitable. La mondialisation, on ne saurait trop le souligner, ne profite qu’aux multinationales. Elles en tirent d’énormes profits. La mondialisation de l’économie est certainement très profitable pour quelques groupes de privilégiés. Mais les intérêts de ces groupes ne sauraient s’identifier avec ceux de l’humanité tout – entière.

La doctrine simpliste du libre-échangisme, et son application brutale, est une des plus funestes erreurs qui ont dominé les politiques des vingt-cinq dernières années. Jamais la constatation de Rabelais n’a eu plus de sens : « L’ignorance est mère de tous les maux. »

C’est cette ignorance qu’il convient de dénoncer et qu’il faut combattre partout où elle s’affirme, dans toutes les universités, dans tous les pays, et dans toutes les organisations internationales.

« Ce qui doit arriver arrive. » La crise d’aujourd’hui, le chômage massif insupportable qui la caractérise et qui nous déshonore, la destruction jour après jour de la société française ne sont que les conséquences des politiques dogmatiques sans cesse mises en oeuvre depuis la grande cassure de 1974 et qui nous mènent au désastre. Il serait criminel de les poursuivre.

La situation présente ne peut pas durer. Elle ne doit pas durer. Elle ne durera pas.

La question majeure d’aujourd’hui n’est pas seulement un sous-emploi massif, c’est également la destruction de notre industrie et la destruction de la croissance de notre économie.

=> Mais l’avenir de la France est bel et bien inscrit aujourd’hui dans une perspective européenne ?

Maurice Allais. Il est bien certain que la France ne peut avoir d’avenir que dans le cadre européen, mais ce cadre ne saurait se réduire ni à la domination illimitée et irresponsable des nouveaux apparatchiks de Bruxelles, ni à une vaste zone de libre-échange mondialiste ouverte à tous les vents, ni à une domination de fait des États-Unis, eux-mêmes dominés par le pouvoir plus ou moins occulte, mais très puissant, des sociétés multinationales américaines.

En aucun cas la participation de la France à la construction européenne ne doit la conduire à se dissoudre dans un ensemble où ses intérêts fondamentaux seraient méconnus, où elle ne pourrait que se détruire, et où finalement elle perdrait son âme.

En fait, la France n’a aucun intérêt à continuer à participer pleinement à une organisation qui ne pourrait que la mener finalement à une situation insupportée et insupportable.

La condition sine qua non fondamentale de notre participation à la construction européenne, c’est ainsi le rétablissement explicite et solennel de la préférence communautaire, c’est-à-dire d’une protection raisonnable et appropriée de la Communauté européenne vis-à-vis de l’extérieur.

Bien que d’une nature tout à fait différente, les forces de désagrégation sociale sont sans doute aujourd’hui bien plus fortes que celles qui se constataient à la veille de la Révolution française, et nul ne sait ce qui pourrait survenir demain si la rue venait à balayer l’ordre public. Comme alors, l’inconscience de certaines féodalités dominantes qui se croient à l’abri et qui profitent, le plus souvent indûment, de situations privilégiées est ici totale.

Les perversions du socialisme ont entraîné l’effondrement des sociétés de l’Est. Mais les perversions laissez-fairistes du prétendu libéralisme de ces trente dernières années nous ont menés au bord de l’effondrement de la société française.

=> Vous alertez les responsables politiques, de droite comme de gauche, sur leur choix européen. Qu’attendez-vous du résultat du référendum ?

Maurice Allais. Que le « oui » ou le « non » l’emporte, le fait essentiel est que dans les deux cas les dispositions de l’article 110 du traité de Rome resteront en vigueur, avec toutes les conséquences dommageables qu’elles entraînent inéluctablement. Dans les deux cas la question fondamentale sera de rétablir la préférence communautaire.

=> Au total, que résulte-t-il de vos analyses ? Faut-il d’après vous voter « oui » ou « non » au référendum du 29 mai 2005 ?

Maurice Allais. Indiscutablement, il résulte de mes analyses qu’il faut voter « non » au référendum, parce que l’article III-314 de ce traité constitutionnel maintient les dispositions de l’article 110 du traité de Rome dont l’application inconsidérée, à partir de 1974, par l’organisation de Bruxelles, a conduit à une destruction de la croissance de l’économie française, à un chômage massif sans précédent, et aux difficultés insurmontables dans lesquelles nous nous débattons aujourd’hui.

(1) Voir la Mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l’évidence empirique, Éditions Clément Juglar, 650 pages, 35 euros.

Éléments de bibliographie :
– L’Europe unie, route de la prospérité, Éditions Calman Lévy, 1959.
– L’Europe face à son avenir : que faire ? Éditions Robert Lafond et Clémént Juglar.
– Erreurs et impasses de la construction européenne, Éditions Clément Juglar.
– Combats pour l’Europe, 1992-1994, Éditions Clément Juglar.
– La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l’évidence empirique, Éditions Clément – Juglar.

– Nouveaux combats pour l’Europe, 1995-2001, Éditions Clément Juglar.

Entretien réalisé par Pierre Laurent

Source : humanite.fr

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81 réactions et commentaires

  • CHRISTIAN PIRE // 09.11.2013 à 06h37

    Bonjour,
    Encore une fois, MERCI.
    Est-il possible d’avoir le graphique évoqué dans l’article ?
    Très bon week-end à toutes et tous
    Christian PIRE

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    • Ankou // 09.11.2013 à 07h06

      Je pense que vous pourrez le trouver ici: http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&id=159&page=graph
      Bonne lecture de mon modèle 🙂

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      • Ankou // 09.11.2013 à 10h19

        Et en analysant le graphique, on pourrait rajouter à l’analyse de MA que nous sommes aujourd’hui sur une croissance nulle, après une décroissance constante entre 1995 et 2008.

        Voire même aujourd’hui une tendance négative.

        Et certainement pour encore de très longues années, malgré tous les pronostics.

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  • Patrick Luder // 09.11.2013 à 06h58

    Il est clair que « l’humanité » était intéressée par la recommandation de vote.
    Il est clair aussi que Maurice Allais était totalement à contre-courant du pouvoir économique.
    Mais je ne sais pas si Maurice Allais à pris les bonnes armes pour son combat.
    Il aurait suffit d’instaurer des taux de change plus réels avec les différentes économies.
    Par exemple un salaire d’ouvrier chinois est de 2500 Yuan contre 1500 Euros pour un Européen.
    Logiquement le taux de change devrait avoisiner 1€ pour 1.67Y ou 1Y pour 0.6€
    or 1€ vaut 7.7Y et 1Y vaut 0.13€ => le taux de change devrait être multiplié par 4.5 …

    Une remise à niveau de tous les taux de change basés sur les salaires ouvriers (avec charges sociales) permettrait de rééquilibré tout le marché international, le pouvoir d’achat des uns et des autres devrait être plus ou moins équivalents. Les distorsions des taux de change sont tels qu’ils révolutionneraient toute l’économie. Pour la France cela signifierait : relocalisation de l’industrie de base et augmentation des énergies fossiles et des matières premières provenant de pays sous-développés.
    Non seulement chaque région retrouverait son train de vie naturel (adapté à son environnement), mais toute l’activité humaine respecterait mieux les ressources terrestres >>> fini les villes artificielles au milieu du désert, seul la vie nomade est adaptée au désert >>> fini le recours massif aux matières premières à l’autre bout du monde à un prix divisé par 5 ou plus >>> fini les multinationales captatrices des richesses et destructrices de l’environnement, seul un marché équilibré subsisterait (produits précieux que l’on ne trouve pas dans sa région). >>> fini les voyages low-cost rapides qui ne servent que le propre ego des voyageurs d’un jours >>> fini tous les excès de la bourse, mais les drogués du jeux pourront toujours jouer au loto 😉

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    • Ankou // 09.11.2013 à 07h13

      « Mais je ne sais pas si Maurice Allais à pris les bonnes armes pour son combat. »

      Un visionnaire utilise les armes qui veut, ou qui peut.

      Son objectif n’était pas de montrer ou démontrer mais de prévoir.

      C’est bien ce qui manque aujourd’hui à nos présidents respectifs depuis le général, ce que les médias appellent cap, qui est en fait une vision claire de l’Avenir.

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    • Theodore // 09.11.2013 à 11h39

      Un rééquilibrage du taux de change oui, une équivalence telle que vous la proposez non. En effet vu les écarts de productivité ce serait condamner d’emblée les pays « en voie de développement » a rester pauvres. Une formule intermédiaire plus favorable devrait être étudiée, basée sur les efforts que ces pays feraient pour une production plus écologique par exemple. (cf l’excellente analyse de Jancovici sur les ressources énergétiques). Ceci aiderait de plus le développement des technologies vertes et les technologies visant à une meilleure efficacité énergétique.
      Ces actions combinées à une redéfinition de l’environnement des multinationales et de la finance, à un partage du travail cohérent avec les gains de productivités accumulés ces 50 dernières années et nous voila partis vers une société moins absurde que celle dans laquelle nous vivons.
      Vous voyez bien que c’est simple ! (je n’ai pas dit facile)

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      • Patrick Luder // 09.11.2013 à 13h41

        Une monnaie plus faible permet certes de mieux vendre
        mais renchérit aussi tout achat extérieur.
        Est-ce que la pauvreté des pays du tiers-monde
        ne provient-elle pas aussi de la sous-estimation de leurs monnaie
        et donc de l’impossibilité pour eux de profiter des progrès d’autres contrées ?
        => Tout déséquilibre avantage un côté et prétérit l’autre …

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      • niethil // 09.11.2013 à 14h38

        « En effet vu les écarts de productivité ce serait condamner d’emblée les pays “en voie de développement” a rester pauvres »

        Absolument pas. Si c’était vrai alors l’économie mondiale dans son ensemble, qui est obligatoirement une économie fermée, serait aussi condamnée à rester pauvre, puisqu’elle n’a pas accès à un marché extérieur plus riche qu’elle.

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        • Onvarire // 09.11.2013 à 18h04

          Mais elle est condamnée à rester pauvre….

          si on fait un partage équitable des richesses.

          C ‘est bien parce que ce partage est inéquitable que quelques pays sont riches et d’autres pauvres.

          Et idem dans chaque pays ou seulement 1 % de la population se partage la plus grande part de richesses.

          Avec un partage équitable on se retrouverait peut être avec 200 € chacun. On ne peut pas appeler ça être riche.

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  • Clémentine // 09.11.2013 à 07h47

    Mais nous avons dit non.
    Ce que Maurice Allais n’avait pas prévu, c’est l’extraordinaire déni de la souveraineté du peuple qui allait s’ensuivre, députés et dirigeants politiques complices.

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    • Ankou // 09.11.2013 à 09h26

      Oui, une des preuves que nous ne sommes plus en Démocratie mais en Oligarchie.

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    • Incognitototo // 09.11.2013 à 13h16

      Absolument ! Et c’est bien ça le fond du problème en réalité… ça fait un moment déjà (je dirais depuis 1982, quand le programme commun a été enterré) que (tous partis confondus) nos élus ne respectent plus ni leurs engagements, ni la démocratie…

      De plus, l’omerta et la collusion informative des médias, très majoritairement acquise au « oui » à l’époque, furent absolument stupéfiantes… on ne s’en est pas remis… D’ailleurs, la France continue à occuper une place infamante (37ième) pour ce qui concerna la liberté de la presse : http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2013,1054.html

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      • Ankou // 09.11.2013 à 13h31

        « nos élus ne respectent plus ni leurs engagements, ni la démocratie…  »
        C’est parfaitement exact!

        Nous ne sommes plus en Démocratie, mais en Oligarchie

        Les Politiques ne respectent aujourd’hui que leur job, les Peuples, ils s’en moquent. Ils ne veulent pas pointer à Pole Emploi

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  • Lisztfr // 09.11.2013 à 09h06

    Oui, eh bien la mondialisation n’est pas responsable de tout !

    Je rappelle que dans le bouquin de Hobsbawm, « l’Age des extrêmes », l’auteur définit un « âge d’or » qui va jusqu’au milieu des années 1970, donc il pose le début du déclin bien avant les excès du libéralisme. Je voudrais juste rappeler qu’il y a eu des crises avant la mondialisation néo-libérale, notamment en 1930 mais même avant, quoique l’économie de 1930 subissait beaucoup moins les effets collatéraux tels que la délocalisation, etc.

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    • Macarel // 09.11.2013 à 10h18

      « Chers » mondialistes, vous confondez le rêve de fraternité entre les peuples: « Si tous les gars du monde pouvaient se donner la main. », avec un projet de mise en coupe réglée des ressources tant « humaines » que physique de la planète, par une classe affairiste minoritaire et agissante .
      Arrêtez de semer la confusion dans les esprits, il y en a déjà assez comme cela !!!

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  • Macarel // 09.11.2013 à 10h02

    A lire aussi: « L’Europe sortie de l’histoire ? » de J-P Chevènement

    http://russeurope.hypotheses.org/1664

    Une incompétence systémique allemande ?

    Il est de bon ton dans certaines élites françaises de vouloir toujours donner l’Allemagne comme modèle. C’est très souvent le cas dans les milieux européistes, et il ne faut jamais oublier que Robert Schuman, l’un des “pères” du projet européen, avait en son temps voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Un fil rouge permet de repérer ceux qui ont su faire confiance dans la France de ceux qui s’en sont toujours méfiés, peut-être justement parce que dans Nation il y a Peuple, et que la révolution française était l’un des aboutissements de la construction nationale multi-séculaire.

    Il faudrait aussi, et tout d’abord, pour que cela soit possible, que la clef du succès allemand soit disponible aux autres pays. Or, et c’est la thèse de Gerschenkron, ce qu’un pays a fait, ses voisins immédiats ne peuvent le refaire. Pour que l’Allemagne soit un modèle, il faudrait d’abord démontrer en quoi ses méthodes sont généralisables. Si tous les pays d’Europe avaient mis en œuvre en même temps les mesures Harz-IV allemandes, que croit-on qu’il serait survenu ? Une immense dépression européenne !

    Et « Le protectionnisme est-il notre avenir ?  » J.M Keynes

    http://russeurope.hypotheses.org/1672

    Keynes voit d’ailleurs dans cette opposition un risque de guerre. Pour lui, ce que nous appellerions aujourd’hui la mondialisation n’est pas vecteur de paix. Celle-ci ne peut être garantie que par un retour sur les cadres nationaux. La multiplication des conflits militaires et interventions armées depuis la fin de la “Guerre Froide” semble lui donner tragiquement raison.

    Mais, il est clair qu’il ne voit pas d’autre avenir que le chaos, la dictature et la guerre dans la poursuite du Libre-Échange. Celui-ci conduit à n’accepter comme valeur que celles de la finance. Son refus du Libre-Échange est aussi le refus d’une tendance visant à tout réduire au statut de marchandise, processus dans lequel il voit la destruction finale de la culture humaniste occidentale.À bien des égards, il apparaît alors comme le Père Spirituel de tous les mouvements contestataires qui aujourd’hui affirment que “le monde n’est pas une marchandise”.

    Politiquement, le Libre-Échange est dangereux. Il est attentatoire à la démocratie et à la liberté de choisir ses institutions sociales et économiques. En favorisant l’affaiblissement des structures étatiques il encourage la montée des communautarismes et des fanatismes trans-frontières. Loin d’être une promesse de Paix, l’internationalisme économique nous conduit à la Guerre.
    Moralement, le Libre-Échange est indéfendable. Il n’a d’autres rivages que celui de la réduction de toute vie sociale à la marchandise. Il établit en valeur morale l’obscénité sociale de la nouvelle “classe de loisir” mondialisée[15]. Si Keynes avait clairement perçu les deux derniers points, nous pouvons aujourd’hui y ajouter le premier.

    Allais aurait été d’accord, sous réserve d’employer « Laisser-faire », en lieu et place de « Libre-échange ».

    Pas de changement politique possible, tant que les esprits seront contaminés par l’idéologie « Laisser-fairiste » dominante, aussi bien à droite, qu’à gauche.

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    • Lisztfr // 09.11.2013 à 10h47

      Le libre échange n’est pas en tant que tel dangereux pour la démocratie, et bien avant cela, il y a le fait qu’engager un Etat dans processus de dette est anticonstitutionnel.

      En effet, la souveraineté de la République n’admet que deux sources légitimes, la volonté générale (suffrage universel) et la Constitution, le Conseil constitutionnel étant chargé de veiller au respect de celle-ci. Engager l’Etat dans une obligation de créances c’est ajouter une troisième source de souveraineté tacite, et on le voit bien avec les agences de notations qui se permettent effrontément de noter les politiques publiques. Cette troisième source de fait n’est PAS prévue comme source de la souveraineté et n’a AUCUNE légitimité, par conséquent ceux qui ont engagé ce processus de le dette ont commis un acte de trahison envers la nation, et ont enfreint les principes les plus élémentaires qui fondent la république constitutionnelle qui était l’organisation politique la plus avancée de l’Occident ! Qu’un despote contracte des dettes, il le fait en son nom. Mais là cet engagement est contraire aux principes fondateurs de la république encore une fois, car on se lie les mains en se reconnaissant débiteur d’un tiers qui n’existe pas au point de vue de la légitimité démocratique, comme source du pouvoir. Donc ça fait longtemps que nous ne sommes pas dans un Etat de droit ! La dette EST anticonstitutionnelle et doit être répudiée, et les gens qui ont engagé cette tragédie doivent rendre des comptes ! L’Etat n’a pas à être endetté, l’Etat gère sa monnaie.

      La dette est anticonstitutionnelle comme on le voit tous les jours, dans la réalité, puisqu’on accorde un droit de regard au sujet de la gestion des deniers publics à des gens qui n’ont aucune légitimité en DROIT, mais qui ne cachent même plus leur pouvoir réel. Il était évident aussi qu’en contractant une dette on reconnaissait un pouvoir moral (et c’est trop) aux créanciers. La prudence, la phroenésis aurait voulu qu’on s’abstienne absolument de cette ignominie car s’en est une.

      Donc 1) Ne pas se focaliser sur la mondialisation car les problèmes commencent bien avant ! Avoir une sensibilité à la profondeur historique, ce n’est pas pour rien que Marx était un grand historien et que l’histoire de France est la plus importante au monde !

      2) Avoir la même sensibilité pour la question fondamentale du Droit.

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  • Macarel // 09.11.2013 à 10h58

    Encore beaucoup de confusion dans tout cela. Les Etats-Unis, à commencer par eux, se sont périlleusement endettés pour financer leur guerre d’indépendance.

    http://learningenglish.voanews.com/content/making-of-a-nation-alexander-hamilton/1653788.html

    La dette, c’est comme le cholestérol, il y a la bonne, et la mauvaise.

    Personnellement, je ne vois pas d’inconvénient à ce que l’on s’endette pour préparer le futur, pour la transition énergétique par exemple.

    Par contre, vous passez, sous silence, le fait que nos hommes politiques depuis plus de trente ans, nous ont mis dans les mains des banques privées pour toute forme d’endettement.

    Les banques centrales n’ayant plus le droit de prêter au trésor, pour au moins financer des investissements d’intérêt général.

    la perte de souveraineté, est le résultat de la privatisation des politiques publiques.

    Le « démos » passe après les intérêts des lobbies privés.

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    • Lisztfr // 09.11.2013 à 12h23

      L’inconvénient c’est qu’on n’a pas le droit de s’endetter, si l’on se réfère aux principes qui fondent la souveraineté de la république : Dans la Constitution il n’y a pas de place pour un pouvoir autre que celui du peuple et de ses représentants, et le pouvoir de facto, moral et réel, accordé à des intérêts autres, privés ou étrangers sur l’entité de droit qu’est l’Etat français n’est pas légitime. Voilà l’inconvénient qui ne saurait être toléré.

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      • Macarel // 09.11.2013 à 13h05

        Je suis d’accord, mais qu’est-ce que l’on fait ?

        On continue dans une politique d’austérité, qui nous amène droit à la déflation.

        Déflation qui fut la cause d’un marasme économique et d’un chômage tel, qu’elle fit le lit du nazisme dans l’Allemagne des années 30, sous le chancelier Heinrich Brüning.

        C’est par décrets-lois qu’il tente alors d’imposer sa politique déflationniste visant à enrayer la crise économique, de plus en plus grave. Mais ses mesures monétaires et politiques échouent, entraînant une recrudescence du chômage et un approfondissement de la crise dans le pays, ce qui contribue à renforcer les partis d’extrême droite (NSDAP) et d’extrême gauche (KPD, parti communiste).

        Je ne suis pas spécialiste du droit constitutionnel, mais les Etats se sont endettés de tout temps, ne serait-ce que pour financer des guerres. La façon « souveraine » de se financer est l’impôt, mais dans le système du « Laissez-faire » actuel, l’impôt est devenu une chose satanique. Donc il ne reste plus aux états qu’à s’endetter, qui plus est vis à vis de créanciers privés, perdant ainsi toute souveraineté.

        C’est de l’osmose entre les hauts-fonctionnaires et les grands dirigeants d’entreprises qu’est né ce problème. Un haut-fonctionnaire ne va pas proposer des lois, qui nuiront à sa carrière, lorsqu’il ira proposer ses services dans le privé. Et vice-versa, un haut dirigeant du privé qui va exercer des fonctions dans l’Etat, ne va pas agir contre les intérêts de ses copains. Il n’y a qu’à voir ce qui est arrivé à la réforme bancaire sous le gouvernement Hollande, ainsi qu’à la réforme fiscale. Vous ne pouvez pas attendre des pyromanes, qu’ils éteignent le feu.

        Ce que l’on a oublié, c’est le principe de séparation des pouvoirs. C’est bien ce qui crée des conflits d’intérêt sans nombre, et qui nuit à la démocratie, ou à la République.

        La chose publique, ne peut pas être laissée aux mains d’intérêts privés.

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    • Lisztfr // 09.11.2013 à 13h59

      Et d’ailleurs cette dette abolit la différence public/privé, puisque même une partie de l’argent public devient privé. Lorsque la dette devient écrasante, il est clair qu’elle sert de levier au pouvoir d’intérêts privés sur l’Etat.

      Les vrais souverainistes doivent se reconnaître dans ces principes, et donc M. Allais, J.P. Chevènement etc, ne le sont que très modérément, et je considère pour ma part qu’ils ne le sont pas suffisamment en négligeant des principes fondamentaux de l’esprit de notre république ! La dette doit être répudiée.

      L’Etat pour le moment est couché dans le caniveau de la lésine.

      Chv sur #onpc ce soir !

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  • dafdesade // 09.11.2013 à 11h00

    Ce n’est pas un délire cataclysmique, c’est un discours apocalyptique. Ce n’est pas la même chose, le discours délirant est en rupture avec la réalité, le discours apocalyptique est une discours qui dévoile (ἀποκάλυψις) la vérité inscrite dans les choses, vérité qui sinon reste voilée, ensevelie, dans les choses, dévoilement qui comme toujours heurte le bon sens ordinaire qui veut croire que demain sera comme aujourd’hui que les principes lorsqu’ils sont bons ne peuvent avoir que des conséquences du même ordre, bref un discours qui rencontre nécessairement l’incrédulité et qui est donc au fond inutile. Seulement comment se taire lorsque l’on voit les aveugles se précipiter à l’abîme ?

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    • Macarel // 09.11.2013 à 13h29

      Une chose est certaine: l’on ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux.

      Alors, l’on dit ce que l’on a à dire, puis si tout le monde s’en fout, qu’y peut-on ?

      Si, les moutons sont assez cons pour sauter en masse dans le vide, l’on ne pourra que constater cet état de fait.

      La démocratie c’est la « dictature » de la majorité, si la majorité décide d’aller dans une direction périlleuse, c’est elle qui a raison.

      Et tous les Cassandres sont au mieux ignorés, au pire lynchés.

      Les phénomènes de masse ne sont pas régis par une rationalité quelconque, mais seulement par ce qu’il plaît aux gens de croire ou d’entendre.

      J’en veux pour exemple le réchauffement climatique, le dernier rapport du GIEC – pourtant très alarmiste -, est passé quasiment inaperçu.

      Pourquoi ? parce qu’il dit des choses que nous ne voulons pas entendre, des choses qui impliqueraient que nous réformions drastiquement nos modes de vie.

      De cela nous ne voulons pas, ce que nous voulons c’est croire que demain sera comme aujourd’hui, ou mieux qu’aujourd’hui. En terme de société de la « Corne d’abondance », bien entendu.

      Au point où nous en sommes, la non prise en compte des informations objectives conditionnant notre avenir en tant qu’espèce sur cette planète, relève plus de la psychologie des masses que de tout autre facteur.

      Il faut dire que le phénomène est amplifié, par le fait que ceux qui bénéficient du système, possèdent tous les canaux de communication qui leur permettent de maintenir ces mêmes masses en état d’hypnose, en les manipulant dans le sens qui leur convient.

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  • medomai // 09.11.2013 à 11h29

    Bonjour Olivier,

    Je ne sais pas si @BA a raison, mais en tout cas ça « chauffe » au parlement européen. Enfin bon, disons plutôt : ça tiédit…

    http://www.europarltv.europa.eu/en/player.aspx?pid=1367d7da-b566-448e-9ee1-a26e0135927e

    Bon week end !

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  • toutouadi // 09.11.2013 à 13h36

    Maurice Allais se trompe, si le libéralisme dérégulé est un fruit pourri, le libéralisme régulé est un fruit possédant un ver.
    La même erreur a été faite pas A. Smith et ce n’est pas un hasard si ceux qui portent aux nues von Mises, Hayek et Friedman se réfèrent aussi à Maurice Allais.

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    • Lisztfr // 09.11.2013 à 15h12

      Le problème c’est que vous aussi êtes trop modéré, et manquez de convictions. Sans être adepte de Hayek, vous êtes réformiste d’ailleurs tout juste préoccupé du sort de l’Europe comme ce qui se fait de mieux dans la pensée française, cf le Thinktank Respublica. Donc exactement comme Keynes vous restez à mi-chemin entre vos illusions économiques et la réalité.

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    • Incognitototo // 09.11.2013 à 15h22

      Oui, ceux qui font ce genre d’amalgame, oublient juste qu’Allais a tapé à bras raccourci sur le « consensus de Washington », émanation directement issue (s’il en est) des Friedman, Stigler et autres Von Mises…
      Mais, il est vrai qu’il suffit que quelqu’un se présente comme « libéral » pour qu’aussitôt il soit assimilé par le « grand maelstrom libéral » comme faisant parti de leur famille… au point que même le FN se réclame d’Allais …
      La capacité des humains à tout confondre m’étonnera toujours…

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    • toutouadi // 09.11.2013 à 15h46

      Je sais que tu es à l’antipode des idéologies ayekiennes & Co et que tu fais preuve d’une absence totale de dogmatisme…. Ce dont on te remercie d’ailleurs.

      Mais le libéralisme a vocation à briser sa régulation, c’est inscrit dans son génome.
      Aucune institution n’est capable de résister à la corruption qu’engendre la concentration patrimoniale. La régulation économique est une nécessité mais elle ne sera possible qu’avec la disparition de la propriété privée, puissant agent de corruption et avec l’autonomie financière du corps social. (crédit socialisé en lieu et place du financement privé)

      Le libéralisme même modéré est à terme voué à l’échec.

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      • Bruno L // 10.11.2013 à 10h59

        Question intéressante (à laquelle il serait intéressant de réfléchir sans anathèmes ou slogans):
        le libéralisme peut-il être régulé?
        Peut être qu’une définition du libéralisme serait intéressante à élaborer.

        Dans un vieux livre (1996), encore disponible sur internet, qui s’appelle « de Karl Marx à Bill Gates: de nouvelles pistes pour les activités humaines », j’ai tenté d’aborder cette question, en avançant la suggestion que « il n’y a pas de liberté(s) sans contrainte ».
        Pour moi, le manque de repères rend fou: alors, oui, je crois que non seulement on peut, mais il faut, encadrer route activité humaine, y compris les échanges économiques, mais toute la difficulté repose sur la mise en place de cet encadrement, ni trop flou, ni trop serré.

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        • Jourdon // 15.11.2013 à 10h11

          [Modéré : hors de propos]

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      • michel lambotte // 10.11.2013 à 17h51

        Non pas de la propriété privée qui peut n’être que d’usage, mais de la rente de la propriété privée qui est mortifère.

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        • toutouadi // 10.11.2013 à 18h42

          Oui, quand je parle de propriété privée je parle bien de propriété rentière.
          Il me semble que Marx lui donnait le même sens.

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        • toutouadi // 10.11.2013 à 19h00

          De mémoire, il me semble que cette définition on l’a trouve dans « la lutte des classes en France 1848 1850 ».

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    • toutouadi // 09.11.2013 à 16h05

      La position de Maurice Allais sur le système bancaire (100% monnaie) est un boulevard pour les ultra-libéraux. Erreur de jeunesse, évolution dans sa réflexion ou dévoiement de sa pensée ??

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      • Lisztfr // 09.11.2013 à 18h31

        http://fr.wikipedia.org/wiki/100_%25_monnaie

         » Le « 100 % monnaie » (100% money) est une proposition initiale de l’économiste américain Irving Fisher de 1935 qui consiste en un transfert de la création monétaire depuis les banques privées vers la banque centrale, en imposant aux banques commerciales des réserves de 100 % des dépôts monétaires  »

        Au moins ce système est compatible avec la Constitution. Bref, oui le libéralisme régulé est encore un danger. Machiavel conseille de couper les têtes qui dépassent, avec raison…

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        • toutouadi // 09.11.2013 à 19h22

          Le 100 % monnaie est une très très fausse bonne idée.
          Il affaiblit le système de crédit bancaire dans sa capacité de financement, système bancaire très facilement socialisable et neutre pour la demande, au bénéfice du système financier (épargne rentière) qui stérilise la demande, n’est pas socialisable et qui a pour vocation, la concentration patrimoniale (enrichir les riches sous prétexte d’investissements).
          La crise actuelle provient d’une insolvabilité de la demande, c’est à dire une crise structurellement économique, engendrée par le système de financement épargnal.
          La très forte disparité des patrimoines a engorgé l’offre et asséché la demande.
          Bien sûr cette vision est totalement nié par les libéraux, modérés ou non.
          Maurice Allais, sur ce coup, a été obnubilé par la sécurisation bancaire et a oublié la sécurisation économique.

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        • Lisztfr // 09.11.2013 à 20h43

          @toutouadi

          Pour que l’épargne rentière soit rentable, il faut qu’elle s’investisse et qu’elle participe au crédit et donc je ne vois pas pourquoi le 100% monnaie serait pire que notre système actuel, qui concentre déjà pas mal le capital…s’il y assèchement du crédit comme vous le supposez alors l’épargne rentière ne serait pas rentable. Et n’oubliez pas le point Constitution, que l’Etat ne soit plus obligé de passer par les banques privées pour accéder au crédit. En fait c’est au niveau des fonds propres n’est-ce pas que ça se joue, puisqu’on oblige les banques à garantir les placements à 100%… c’est peut-être exagéré.

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        • toutouadi // 09.11.2013 à 21h14

          @liszfr

          Confusion entre le crédit (tu payeras plus tard et pour ce service tu y ajouteras des intérêts) et l’emprunt (j’ai du flouze en trop car je suis riche et je te le prête, bien sûr avec intérêt).

          La différence en apparence mineure a pourtant des conséquences dramatiques.
          L’emprunt est inféodé à la propriété privée (le riche prêteur) qui par le biais des intérêts exponentialisera sa rente et son patrimoine ce qui a terme posera des problèmes d’ordre politique (le riche deviendra de fait le vrai décideur), l’emprunt en aval, est élaboré en amont par l’épargne privée.

          L’épargne génère 3 problèmes majeurs:

          – Une concentration patrimoniale par exponentialisation des intérêts.
          – Un assèchement du pouvoir d’achat par extraction de la richesse de l’économie réelle dans celui de l’économie financière (immobilisation du prêt au détriment de la demande)
          – A terme, une amplification de la paupérisation de l’économie réelle par hypertrophie du système spéculatif. (recherche de nouveau débouchés pour une épargne démesurée)

          Le crédit par contre en jouant sur la variation de la masse monétaire n’immobilise pas le « prêt » au détriment de la demande mais le crédit élaboré dans un cadre privé concentrera le patrimoine par le biais des intérêts.
          le crédit socialisé (banque public) quant à lui n’a aucune de ses spécificités mortifères.
          Seules les banques de dépôts et maintenant les banques universelles ont la capacité à faire du crédit.

          Les raisons des crises de 1929 et de 2007/2008 sont incroyablement simples, la concentration patrimoniale a asséché la demande. L’épargne s’est hypertrophié au détriment de la demande et a insolvabilisé celle ci, le problème vient moins de turpitudes monétaires que d’un rapport de force sociale entre la propriété privée et le corps social.

          Rien ne justifie un financement de l’économie par l’épargne car un système bancaire peut y pourvoir d’une manière bien plus efficace (non immobilisation du principal au détriment de la demande et non concentration des intérêts)

          Le problème est le capitalisme dans son essence même qui est un parasitage absolu du corps social et ceci sans aucune contre partie. (sauf les innovations liées aux tensions et obligations d’une fuite en avant perpétuelle provoquée par la rente et la guerre économico-sociale ) (Capitalisme=financement privé dans un cadre dérégulé)

          Le capitalisme est sûrement après l’invention de la religion une des plus énorme escroquerie.

          Et c’est vrai, l’idée que tout homme puisse financer le système économique et être rétribué pour cela peut sembler attrayant, honnête et loyal, surtout si une législation fiscale est censée contrôler le niveau des patrimoines, sauf que l’homme riche, par exemple, en épargnant 90 % de ses revenus et en plaçant les intérêts de son épargne, sera toujours dans une situation ultra dominante et c’est lui qui à terme fera et défera les lois dont celles qui sont censées contrôler son niveau de patrimoine, c’est lui qui financera les campagnes électorales, achètera les groupes de presses, contrôlera par certains biais l’éducation de nos enfants, contrôlera nos désirs par la pub et de moult façons et finalement fera croire à une foule ébahie de reconnaissance que le pauvre vit grâce aux largesses du riche alors que c’est juste l’inverse.

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        • Bruno L // 10.11.2013 à 14h45

          Sur l’opposition entre credit et épargne soulevée par toutouadi

          <>

          Il me semble effectivement important de faire cette différence. A ma connaissance, c’est ce que fait Allais, puisque le 100% monnaie, c’est le fait que de la nouvelle monnaie est créée (elle sera ou non remboursée, dans lae 100% monnaie, elle ne l’est pas) par la banque nationale, alors que l’épargne, elle, est gérée par les banques, devenues de simples entrepôts de monnaie pour la gestion de la monnaie existante, alors que d’autres établissements financiers géreraient l’épargne.

          Les libéraux pourraient penser, comme C. Gomez je crois, qu’il faut créer cette monnaie de façon relativement régulière, les « étatistes » diraient que la création monétaire doit être soumis au contexte économique. Les « néo-chartalanistes » eux, pensent que la création monétaire peut remplacer, pour tout ou partie, les impôts: je ne suis pas loin, pour ma part, de cette idée. Mais c’est un avis très personnel.

          B.L.

          PS. Pour le moratoire ou la répudiation des dettes publics, là encore je pense que tout ou partie de la dette ne sera jamais réellement remboursée. Il y a plusieurs façons de la décréter, ou de faire passer cette pilule, mais la nécessité de cette répudiation partielle me paraît presque évidente, au moins dans le contexte actuel.

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        • Bruno L // 10.11.2013 à 17h32

          A propos du 100 pour cent monnaie, voilà ce que j’écrivais sur ce même blog, le 5 décembre 2011 (à 11h17):

          Dans mes calculs, si nous voulons continuer à faire de la cavalerie, on doit trouver 270 milliards de “principal”, et 60 à 70 milliards de plus pour les intérêts de la dette actuelle.
          Mais la solution à laquelle je travaille (avec d’autres …) ne consiste sûrement pas à demander à la Banque de France ‘renationalisée’ d’émettre 340 milliards pour financer cela. La cavalerie à la Ponzi-Madoff, cela suffit.
          On s’oriente bien plus vers ce que l’on pourrait appeler, à la suite de Fisher et d’Allais, 100%depots, en supprimant toute possibilité aux banques secondaires de créer de l’argent.

          Les dépôts à vue, pondérés d’une certaine façon par les dépôts à terme ou autre disponibilités quasi-monétaires seraient ‘compensés’ d’une certaine façon, par une avance de la Banque Centrale SANS CREATION DE MONNAIE – c’est cela l’important. La masse monétaire ne serait pas modifiée du moindre centime (centime de “franc libéré” ou d’euro ancien, peu importe ici)
          D’après moi, sans mesures d’austérité particulière, mais avec une nationalisation de la monnaie (mais pas des banques, qui auront d’autres fonctions que celle de création monétaire) il faudra une dizaine d’années pour “neutraliser” les 3/4 de la dette publique actuelle.
          En ce qui concerne les marchés financiers, il est évident que nous avons 2 priorités: y avoir recours le moins possible, et diminuer de façon drastique notre déficit commercial (comme dans les attendus de la charte de la Havane) en augmentant nos exportations au moins autant qu’en diminuant nos importations, ce que l’on ne peut faire seulement avec des mesures monétaires, bien sûr – m^me si le statut actuel de l’euro est un carcan supplémentaire.

          Amicalement

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      • Bruno L // 09.11.2013 à 18h57

        Non, je défends pour ma part le 100 pour cent monnaie de Fisher/Allais/Davidson, mais je ne vois vraiment pas pourquoi ce serait un boulevard pour les ultra-libéraux, bien au contraire.

        B.L.

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        • toutouadi // 09.11.2013 à 23h34

          C’est normal que des tordus fasse des lien pour des sites FN ??
          Et que la réponse soit censurée ?

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        • Bruno L // 10.11.2013 à 10h52

          [Modéré : ici on débat d’idées, pas de souci – mais je choisis de ne pas se lancer dans des analyses de programmes entiers de partis politiques, sinon, on ne s’en sort plus, et ce n’est pas l’objet de ce blog. Et on évite le prosélytisme – c’est valable pour tout le monde]

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    • Jourdon // 11.11.2013 à 18h19

      Oui Olivier Berruyer,

      L.Von Mises a écrit « l’action humaine ».
      Pour ma part je pense que la clef pour comprendre la MODERNITE dans sa dimension culturelle est de partir de l’action humaine – et ensuite rayonner vers la discipline souhaitée par exemple l’économie.
      Allais a plus parlé de « l’homme » que de « l’action humaine » – bon courage pour me contredire – et « du courage » il en faut: chante la grande Sophie…
      Sinon aussi sachez que Lachmann un auteur autrichien a écrit que l’école autrichienne des cycles économiques: répond à des situations de « chocs » économiques de très grande intensité – alors que Keynes répond plutôt à des situations de « chocs » économique d’amplitude « normale » où les Institutions – y compris les marchés financiers – existent déjà, et où il faut « améliorer la gestion des marchés financiers ».
      Quant à Friedmann il s’est placé comme tous les monétaristes sur le terrain de la rationalité; et, c’est vrai, tous les économistes pourraient dire en cœur « mais pourquoi tant de haine contre les économistes? »

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  • Inox // 09.11.2013 à 16h36

    Je n’aurai pas dit les choses dans cet ordre, je dirai plutôt:

    1 – Les banques centrales injectent des centaines de milliards de liquidités. Quoi qu’il arrive.

    2 – Les pays sur-endettés ne se déclareront jamais officiellement en défaut de paiement. Grâce aux banques centrales.

    3 – Déni économique et social total, tout va bien. Champagne et caviar au casino pour les VIP.

    4 – Si dieu le veut, on continue vers l’infini et au-delà !

    5 – BA sera peut être encore vivant pour écrire que les Etats sont endettés à 800% de leur PIB. 🙂

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    • Bruno L // 10.11.2013 à 14h48

      Comme je l’ai écrit par ailleurs, à propos d’un moratoire ou de la répudiation des dettes publics, je pense que tout ou partie de la dette ne sera jamais réellement remboursé. Il y a plusieurs façons de décréter cette répudiation, ou de faire passer cette pilule, mais la nécessité d’une répudiation, au moins partielle, me paraît presque évidente, au moins dans le contexte actuel.

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  • FREDDY // 09.11.2013 à 19h22

    Bravo d’avoir exhumé cette interview (réalisée d’ailleurs par le successeur de Marie-George , pas l’épouse de Warren bien sur !) .

    il est évident que nos dirigeants politiques ne citent jamais le seul prix Nobel français d’économie car ils sont soumis au chantage des banquiers et des affairistes mondialistes (d’ailleurs je parlerai meme de « laisser-affairisme » quand M Allais se contente élégamment de « laisser-fairisme » pour décrire le libéralisme dévoyé et corrompu).

    Bien sur que seule une poignée d’individus et les multinationales ont remporté la mise depuis 20 ans avec la mondialisation rapide (comme si la lutte des classes dans notre société avait été gagnée par les plus nantis grace à la globalisation que la chute du mur de Berlin avait accélérée).

    Et comme l’a reconnu Warren Buffet lui-même , la théorie du ruissellement (trickle-down) vantée sans cesse par les ultra-libéraux ne se produit pas dans une société ou la cupidité regne ; seule l’interventionnisme d’un état régulateur et redistributeur peut éviter les eccueils de la mondialisation si bien explicités par le professeur Allais.

    Continuez Mr Berruyer à jouer sérieusement ce role de poil à gratter l’intelligence et la conscience sociale dans les Experts de Nico Doze , car si ce journaliste est ouvert d’esprit , le reste des intervenants et autres journalistes de Bfmbusiness sont tellement biberonnés aux doctrines simplistes du « laisser-fairisme » qu’il y a de quoi se lamenter sur le niveau intellectuel des thèses économiques diffusées dans de tels médias ( ou simples écrans publicitaires financés par des multinationales pour occuper le temps de cerveau reptilien disponible du plus grand nombre ?).

    Salut(ations)

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  • Macarel // 09.11.2013 à 20h03

    Un article très intéressant du juriste Alain Supiot, professeur au collège de France.

    L’Europe gagnée par « L’économie communiste de marché. »

    http://www.journaldumauss.net/spip.php?article283

    Entre autre:

    Ainsi que l’a observé récemment Perry Anderson [8], l’Europe est ainsi en passe de réaliser les projets constitutionnels de l’un des pères du fondamentalisme économique contemporain : Friedrich Hayek. Hayek a longuement développé dans son œuvre le projet d’une « démocratie limitée », dans laquelle la répartition du travail et des richesses, de même que la monnaie, seraient entièrement soustraites à la sphère politique et aux aléas électoraux : « La racine du mal est que dans une démocratie illimitée les détenteurs de pouvoirs discrétionnaires sont obligés de les employer bon gré mal gré pour favoriser les groupes particuliers dont le vote d’appoint leur est indispensable (…).Une fois que nous donnons licence aux politiciens d’intervenir dans l’ordre spontané du marché, ils (…) amorcent le processus cumulatif dont la logique intrinsèque aboutit forcément à une domination sans cesse élargie de la politique sur l’économie » [9]. Selon Hayek, le danger n’est pas la rapacité des individus, mais celle des groupes [10]. Favorable à l’instauration d’un revenu minimum de survie, il vouait une véritable haine au syndicalisme et plus généralement à toutes les institutions fondées sur la solidarité, car il y voyait la résurgence de « l’idée atavique de justice distributive », qui ne peut conduire qu’à la ruine de « l’ordre spontané du marché » fondé sur la vérité des prix et la recherche du gain individuel. Selon lui le peuple, dans les sociétés occidentales, est devenu inapte à comprendre les lois du marché [11]. Il préconisait donc de « détrôner la politique » au moyen de dispositions constitutionnelles qui « interdisent à quiconque de fixer l’échelle de bien-être dans les divers groupes et entre les individus » [12]. Ne croyant pas à « l’acteur rationnel » en économie, il se fiait à la sélection naturelle des règles et pratiques, par la mise en concurrence des droits et des cultures à l’échelle internationale. Selon lui, les adeptes du darwinisme social ont eu le tort de se focaliser sur la sélection des individus congénitalement les plus aptes, processus trop lent pour pouvoir être pris en compte, « alors qu’ils méconnaissaient l’évolution — décisivement importante — par sélection des règles et pratiques » [13]. Cette faveur pour le darwinisme normatif et cette défiance pour les solidarités syndicales se retrouvent à l’évidence dans les arrêts Laval et Viking qui jettent les bases d’une mise en concurrence des droits sociaux des pays membres, sous la seule réserve du respect des dispositions minimales de la directive de 1996.

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    • Macarel // 09.11.2013 à 20h48

      Aussi ce passage:

      Cette « sécession des élites » (selon l’heureuse expression de Christopher Lasch [18]), est conduite par un nouveau type de dirigeants (hauts fonctionnaires ou anciens responsables communistes ou militants maoïstes reconvertis dans les affaires) qui n’ont plus grand chose à voir avec l’entrepreneur capitaliste traditionnel. A l’est comme à l’ouest, nombre de ces dirigeants, formés à l’école du marxisme-léninisme ou du maoïsme, ont épousé avec ferveur les thèses de la déréglementation de l’économie et de la privatisation des biens publics, dont ils ont été les premiers organisateurs et bénéficiaires. En France notamment, où la figure de l’oligarque a pu prospérer à la faveur de la privatisation des entreprises publiques. Leur ligne de conduite a été exprimée il y a peu avec beaucoup de franchise et de clarté par un ancien vice-président du Medef, M. Denis Kessler : il faut « défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance » [19]. En tête de ce programme figuraient « l’établissement de la démocratie la plus large (…) la liberté de la presse et son indépendance à l’égard des puissances d’argent (…) l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie (…) la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ».

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    • Lisztfr // 09.11.2013 à 20h57

      La « sélection naturelle des pratiques » risque de sélectionner le contraire de ce que l’on souhaite notamment lorsqu’on s’appelle Hayek. Si l’on se voue au darwinisme aveugle bien lorsque la roue tourne, comme il n’y a aucun principe supérieur c’est le moment de dégager. Une mauvaise logique fondée sur un nihilisme moral, des idées nauséabondes qui ne sont que le vernis scientifique caricatural jeté sur le droit du plus fort.

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    • jducac // 10.11.2013 à 10h50

      @ Macarel Le 09 novembre 2013 à 20h03

      La racine du mal est que dans une démocratie illimitée les détenteurs de pouvoirs discrétionnaires sont obligés de les employer bon gré mal gré pour favoriser les groupes particuliers dont le vote d’appoint leur est indispensable (…).Une fois que nous donnons licence aux politiciens d’intervenir dans l’ordre spontané du marché, ils (…) amorcent le processus cumulatif dont la logique intrinsèque aboutit forcément à une domination sans cesse élargie de la politique sur l’économie »

      C’est très juste, la politique ne peut-être qu’a la remorque de l’économie.

      L’économie, se fonde sur les sciences dures qui s’appuient sur les dures et implacables lois de la physique et de la biophysique. Ce sont ces lois qui gouvernent la marche du monde depuis l’infiniment petit jusqu’à l’infiniment grand dans l’univers.

      La politique, n’introduit par le biais sciences moles que sont les sciences politiques, humaines et sociales, que des éléments de perturbation aux effets temporaires, exploitant des espaces de liberté provisoires allant en se rétrécissant avec le temps.

      La France et la Bretagne, en constituent un excellent exemple. La force socialo communiste a recueilli, dans cette région, une large majorité de 56,35% des voix lors de la présidentielle il y a même pas 18 mois. Aujourd’hui, c’est là que la révolte gronde parce que le peuple est confronté à la réalité économique, celle qui implacablement gouverne l’évolution de l’espèce humaine qui ne peut vivre et se perpétuer que grâce à l’énergie vraie qu’elle peut extraire de son environnement.

      Si l’assemblée était dissoute aujourd’hui, quel serait le score des socialo communistes en Bretagne et ailleurs ?

      Par contre, les lois de l’économie, de la physique et de la biophysique, resteront éternellement les mêmes. Pour vivre il faut capter au moins autant d’énergie que l’on consomme. Pour faire survivre l’espèce il faut consommer moins d’énergie que celle que l’on capte de sorte à laisser aux générations suivantes un capital de départ leur permettant d’investir afin de s’adapter à l’évolution du monde et poursuivre ainsi l’œuvre de perpétuation de l’espèce.

      Les communautés qui ne comprennent pas cela sont condamnées à être éliminées.

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      • Macarel // 10.11.2013 à 15h04

        @jducac

        Belle tirade en faveur du darwinisme économique et social !!!

        Juste une remarque:

        L’économie, se fonde sur les sciences dures qui s’appuient sur les dures et implacables lois de la physique et de la biophysique.

        L’économie est une pseudo-science, la science -la vrai-, confronte ses hypothèses à l’expérience, au réel. Et les valide ou non selon le résultat de cette confrontation.

        L’économie, je devrais plutôt dire l’économisme, élabore un modèle et veut contraindre le réel, les agents économiques en particulier à se conformer au modèle.

        Tout l’inverse d’une authentique démarche scientifique, la pseudo-science économique est une religion servant l’idéologie d’une minorité d’accapareurs manipulateurs. Et cette religion a ses prêtres qui officient tous les jours dans les grands médias pour dispenser la « bonne parole ».

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        • jducac // 10.11.2013 à 18h14

          @ Macarel Le 10 novembre 2013 à 15h04

          Belle tirade en faveur du darwinisme économique et social !!!

          Pourquoi voulez-vous de toute force mettre du darwinisme là dedans ? Pour vivre il faut de l’énergie et il faut se débrouiller pour en trouver dans son environnement. C’est valable aussi bien pour les bactéries que pour les humains.
          Contrairement à ce que voudraient faire croire les tenants de l’égalitarisme à tous crins, tous les individus ne sont pas égaux ni en terme d’aptitude physique, ni en termes d’aptitude intellectuelle, ni du fait de leur situation différente dans l’espace et dans le temps.
          Alors, en situation de crise et de pénurie, en certains endroits plus qu’ailleurs, des collectivités réussissent mieux que d’autres à s’en sortir. Ceux qui, en Europe ne sont pas nés avant la dernière guerre mondiale n’ont pas eu, physiquement, l’occasion de connaître ce qu’entraîne la pénurie.
          C’est tout à fait comparable à ce qui se passe avec les végétaux dans un sol qui s’appauvrit. Certaines variétés réussissent à survivre là ou d’autres disparaissent du fait de l’évolution naturelle du monde dans lequel elles sont contraintes de survivre.

          Le social, c’est-à-dire le transfert d’énergie (l’argent n’est qu’une pseudo énergie, un moyen d’échange permettant d’atteindre la véritable énergie qui, physiquement, permet de vivre) peut-être fatal pour une collectivité si cela épuise et affaiblit trop le capital matériel et humain en charge d’investir pour s’adapter à l’évolution des moyens et des zones d’extraction d’énergie.

          Avant de redistribuer et de faire du social, il faut songer à assurer la pérennité des sources car sinon on se condamne pour très longtemps à ne pas pouvoir recoller au peloton de ceux qui ont su faire l’effort les premiers.
          Je ne dis pas que l’économie est une science, je dis qu’elle se fonde sur les sciences dures que sont la physique et la biophysique. Vous n’y pouvez rien si pour faire un matériau plus dur que le cuivre il suffit de l’amener à fusionner avec 3 à 35% étain, qui est pourtant un métal plus mou. On est loin du partage égalitaire qui n’est donc pas universel.

          Les organisations politiques et notamment les démocraties, n’ont peut-être pas encore trouvé le partage optimum dans les prises de décision. Il ne se situe pas forcément à l’idéal égalitaire quand on le place à un homme= une voix, lors des prises de décisions ayant une incidence sur les équilibres physiques.

          Si l’on venait à détruire le capital comme le prônent les anticapitalistes, comment fait-on pour investir au profit de l’avenir ?

          Si l’on donnait davantage de poids aux producteurs = extracteurs d’énergie, qu’aux intermédiaires et aux consommateurs, n’aurait-on pas davantage de chance de perpétuer l’espèce ?

          Si l’on donnait d’avantage de poids à ceux qui se sont coltinés avec les réalités physiques (Schröder= ancien ouvrier du bâtiment ; Merkel= ingénieur en physique chimie) n’aurait-on pas affaire à des gens ayant davantage le sens du concret ?

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          • Macarel // 10.11.2013 à 18h34

            @jducac

            Allais était physicien de formation, c’est sans doute pour cela que lorsqu’il faisait de l’économie, il ne perdait pas le contact avec le réel.

            Qu’il y ait un principe de réalité avec lequel l’on doit se coltiner, c’est évident.

            Mais il n’est pas du même ordre dans les sciences dures, où l’on ne peut tricher avec la réalité. Encore qu’il faudrait savoir ce que l’on appelle le réel, avec la physique quantique, cette notion devient floue.

            Mais enfin, soit, dans notre monde macroscopique, lorsque par distraction l’on rentre dans un lampadaire, l’on a mal. Ce pourrait-être une définition très pragmatique de ce qu’est le réel.

            Je disais que dans les sciences dures l’on ne peut tricher avec le réel, alors qu’en économie la tricherie déborde de partout. Même sans parler de tricherie, les hypothèses même de la théorie libérales, sont totalement arbitraires.

            A savoir postuler que l’homme (en fait le concept abstrait « d’homo oeconomicus), est mu par sont seul égoïsme.

            S’il en était ainsi, le monde des humains serait encore bien plus invivable qu’il n’est. S’il n’y avait aucun comportement altruiste ou gratuit, le monde serait un enfer encore pire que ce qu’il est devenu par l’application à des domaines de plus en plus vaste de l’économie marchande.

            Ce qui cloche dans votre approche, c’est que vous ne concevez les relations humaines (par extension entre nations) qu’à l’aune de la concurrence, et in fine de la guerre.

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          • Wilmotte Karim // 10.11.2013 à 20h23

            « Il ne se situe pas forcément à l’idéal égalitaire quand on le place à un homme= une voix, lors des prises de décisions ayant une incidence sur les équilibres physiques.  »

            Bref, une tyrannie des riches.
            Qui modifieront la répartition des richesses (encore plus, toujours plus) à leur seule fin.

            Ils pourront ainsi, soit consommer plus (eux seuls), soit investir plus dans les bulles (le reste de la population étant peu solvable, pas d’utilité d’investir).

            On a connu, c’était le milieu du 19-em en Angleterre.
            Pourquoi diable voulez-vous le retour de l’enfer sur terre (certes, pas pour vous)? Pourquoi faut-il anéantir nos revenus, nos conditions d’existence, faire des humains des bêtes de somme, réduire nos espérances de vie (cfr la diminution de l’espérance de vie des tranches de population les plus faible en Allemagne ou en Grèce).

            Et en plus, vous attendez notre approbation?

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          • michel lambotte // 10.11.2013 à 22h34

            @ jducac
            //// Avant de redistribuer et de faire du social, il faut songer à assurer la pérennité des sources car sinon on se condamne pour très longtemps à ne pas pouvoir recoller au peloton de ceux qui ont su faire l’effort les premiers.////

            Vous considérez à tord que faire du social n’est que le fait de la redistribution, le social est bien plus que cela et vous devriez avoir la bonne idée de ne pas le mépriser car je pense que vous en aurez besoin.

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          • casper // 11.11.2013 à 02h45

            « pour faire un matériau plus dur que le cuivre il suffit de l’amener à fusionner avec 3 à 35% étain, qui est pourtant un métal plus mou. On est loin du partage égalitaire qui n’est donc pas universel. »

            Et donc des propriétés physiques du cuivre et de l’étain, on déduit des conséquences générales sur le suffrage universel… bien bien bien…

            C’était quoi déjà votre formule, cher jducac? “il s’agit là d’un véritable abus de langage qui discrédite de facto celui qui y a recours”, il me semble. ^^

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          • jducac // 11.11.2013 à 07h57

            @ Macarel Le 10 novembre 2013 à 18h34

            Allais était physicien de formation, c’est sans doute pour cela que lorsqu’il faisait de l’économie, il ne perdait pas le contact avec le réel.

            Vous abondez donc dans mon sens.

            Reconnaissez qu’aujourd’hui comme hier et depuis 40 ans, nos dirigeants en France sont de plus en plus souvent des gens qui n’ont vu leur compte chèque alimenté que par les impôts et taxes, prélevés sur les «extracteurs d’énergie » puisée sur le sol national où sur des terres étrangères, grâce aux exportations.
            I

            Ce qui cloche dans votre approche, c’est que vous ne concevez les relations humaines (par extension entre nations) qu’à l’aune de la concurrence, et in fine de la guerre.

            Ça n’est pas une conception, c’est le reflet de la réalité. Les Bretons qui vivent beaucoup de la filière agricole et de la pêche, donc de l’extraction d’énergie, ont voté en donnant la majorité à une équipe dirigeante qui n’a jamais eu à se coltiner directement avec les dures réalités physiques et concrètes.

            Or, quand les ressources s’épuisent pour les hommes comme pour les autres êtres vivants, ce travail d’extraction s’opère dans un cadre de compétition pour la survie. La violence est mise en action en tant qu’ultime ressource.

            Les Bretons qui ont voté F. Hollande, sur la base de discours et de promesses intenables, constatent qu’ils ont été trahis.
            Sans que j’intervienne, ils sont d’eux-mêmes entrés en guerre contre ceux qui ont trahis leur confiance. Cette trahison résulte de l’ignorance et donc de l’incapacité de nos dirigeants à résoudre le problème de fond lié à une insuffisance de compétitivité nationale.
            Peut-être aussi que ces professionnels de la politique, ont simplement pensé, qu’en étant au pouvoir, ils seraient en meilleure situation pour assurer leur propre survie.

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        • jducac // 11.11.2013 à 08h20

          @ Wilmotte Karim Le 10 novembre 2013 à 20h23

          On a connu, c’était le milieu du 19-em en Angleterre.

          La différence essentielle avec cette époque vient du fait qu’on commençait juste à puiser dans nos stocks d’énergie fossile et qu’aujourd’hui au lieu de croître, la consommation de ce type d’énergie va aller en décroissant.
          Les Bretons ont de la peine à survivre parce qu’ils dépendent de ce type d’énergie, bien plus qu’ils ne pouvaient l’imaginer. Comme ils ont été bernés par des inconscients (un peu comme eux) ils témoignent par leur révolte. Ils condamnent ceux qui les ont bernés.

          Et en plus, vous attendez notre approbation?

          Je n’attends rien en retour, j’exprime ma façon de voir les choses et vous la livre en la justifiant au mieux. Je vous livre mon analyse par devoir de vous éclairer de mes petites réflexions.
          Je vous remercie d’y réagir.

          Hélas en ramenant tout sur l’opposition entre riches et pauvres, vous montrez que vous n’avez pas su tirer parti de l’image que j’ai donnée avec le bronze, le cuivre, et l’étain.

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      • michel lambotte // 10.11.2013 à 18h45

        ////La politique, n’introduit par le biais sciences moles que sont les sciences politiques, humaines et sociales, que des éléments de perturbation aux effets temporaires, exploitant des espaces de liberté provisoires allant en se rétrécissant avec le temps.////

        Ce n’est pas tout à fait ce que j’ai vécu lors de l’acte de création du CATL (voir le site sous mon nom) l’économique cohabitait avec le social le politique et l’humain à la recherche de solutions à cette crise qui n’en fini pas de commencer. Ces solutions seront loin d’être temporaires mais risquent même à terme de devenir définitives.

        ////L’économie, se fonde sur les sciences dures qui s’appuient sur les dures et implacables lois de la physique et de la biophysique.////
        L’économie actuelle se fondent sur l’égoïsme de l’homme sans se soucier du lendemain un point c’est tout.

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  • Macarel // 09.11.2013 à 21h12

    L’Europe de la dernière chance. par Roger Godino

    « la création d’une Europe à 6 ou 7 qui comprendrait l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, la Hollande et, dans certaines conditions à vérifier, la Pologne et le Luxembourg. Cet ensemble de pays représente plus des 2/3 du PIB et plus de la moitié de la population de l’ensemble de l’Europe. Cet ensemble est donc significatif en termes de puissance économique, à l’échelle mondiale ».

    Non une Europe Fédérale, mais une Fédération d’ Etats-Nations…

    http://www.journaldumauss.net/spip.php?article1006

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  • Bruno L // 10.11.2013 à 11h14

    Mon commentaire , auquel « incognitototo » a répondu, s’étant perdu dans le cyberespace, je le redonne ici, avec juste une ligne ou deux de plus:
    Serait-il interdit de s’inspirer de plusieurs auteurs,ou penseurs, ou philosophes, ou ne faudrait-il ne se cantonner qu’à une pensée unique: pour ma part certaines de mes idées – bonnes ou mauvaises – sont issues de Proudhon, d’autres de Marx, d’autres de Douglas, d’autres de Gesell, d’autres de Keynes, d’autres enfin d’Allais. Est-ce interdit par tous ceux qui semblent se faire les censeurs – bien abrités derrière leurs pseudos – des pensées hétérodoxes

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    • Incognitototo // 10.11.2013 à 14h37

      Rien n’est interdit au niveau de la pensée… quoi que… Par contre, utiliser des fragments de pensées des autres pour « justifier » ses dires, sans reprendre à son compte l’intégralité des propos qui fonde la cohérence d’un auteur, ça, c’est pour le moins éminemment suspect…
      Exemple, moi aussi je pense que le libre-échange doit être régulé, pour autant je ne prétends pas être un « Allaisien », parce qu’il y a nombre de ses propositions que je ne partage pas, par ailleurs… ça serait malhonnête de ma part de dire, « voyez ce que dit Allais, ce grand penseur reconnu, sur tel point, donc j’ai raison de penser ce que je pense »

      Que Marx ou Proudhon vous inspire, c’est une chose – même si je pense qu’il serait assez « drôle » de savoir en quoi, tant je me demande comment vous pouvez garder un semblant de cohérence entre tous les penseurs qui vous « inspirent », dont certains se sont même âprement combattus – que vous osiez les citer pour justifier votre pensée, c’est une arnaque à la notoriété un peu grossière, non ?

      On a eu le même problème en 2005… une grande majorité de Français (dont je faisais partie) était contre le TCE… sauf que le vrai problème de cette histoire, c’est que ça n’était pas pour les mêmes raisons

      [Modéré]

      Pour les pseudos, outre le fait réel que même en France les contraintes professionnelles font que nous n’avons pas tous la liberté d’exposer nos opinions sans conséquence néfastes, ça a au moins une valeur irremplaçable, c’est que je ne roule pour personne, et même pas pour la satisfaction narcissique de voir mon nom publié ; juste pour des idées.

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      • Bruno L // 10.11.2013 à 16h05

        @Incognitototo qui semble continuer à vouloir faire la police des pensées, voire des arrière pensées, et qui s’interroge ce que je pourrais avoir de commun avec les grands noms que je cite, mais derrière lesquels je ne pense pas me dissimuler:

        Je n’aurais pas le droit, d’après ce monsieur, ou cette dame – ou ce serait immoral- de prendre certaines fractions d’idées, mais pas toute la pensée (hé oui, je ne suis pas un clone, ni de Marx, ni de Proudhon, ni de quiconque: quel intérêt cela aurait-il, d’ailleurs) des auteurs que je cite.

        Sur Proudhon, la banque du peuple et « la propriété c’est du vol » (au moins pour certains moyens de production) peuveznt amener des discussions intéressantes
        Marx est l’un des premiers à avoir pensé dynamique, et avoir soulevé la question, qui me semble encore pertinente, de la baisse tendancielle des taux de profit (en l’absence d’innovation, il ne pouvait pas tout prévoir, le cher homme)
        Maurice Allais, je l’ai déjà dit, a apporté un éclairage intéressant sur la monnaie, la fiscalité et le « laissez fairisme »
        Dois je continuer, et vous résumer 30 ou 40 ans de réflexions plus ou moins intéressantes?

        Par ailleurs, au sujet des « avatars » ou « pseudos » ou autres déguisements: pour ma part, j’ai toujours écrit sous mon nom, depuis 1997 que j’écris sur internet. Courage ou narcissisme,à chacun de voir. Au moins,on peut y voir une certaine honnêteté. Je pense que si on peut assumer ce que l’on écrit, on peut aussi assumer sa propre identité.

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        • Bruno L // 10.11.2013 à 16h39

          Cher Sapirperade

          rejoindre quelque part Maurice Allais serait plus qu’un honneur, mais comme je m’en sais totalement indigne, la question ne se pose pas. Si je pouvais avoir le talent de Joan Robinson, jeune collègue de Keynes, cela me suffirait déjà amplement, elle qui a eu le courage de s’opposer au pape de l’économie néo-classique, à savoir Paul Samuelson.

          Je n’ai pour ma part aucune attirance pour Friedman et pour sa vision de la monnaie que je ne partage absolument pas. Salin est sans doute un excellent professeur d’économie, mais n’étant pour ma part ni néo ni néo-néo-classique, ses positions me laissent relativement indifférent.

          Quant au professeur Rosa, que j’ai croisé lors d’un colloque, nous pourrions nous rejoindre sur certaines idées, mais sans doute pas sur le rôle de l’état.

          Enfin, appartenir à un parti que des petits marquis socialistes ont qualifié de parti social-national serait plutôt un honneur pour moi. J’ai toujours été souverainiste/patriote, et moyennement libéral: si vous voulez m’insulter pour cela, grand bien vous en fasse. Les fondateurs du nazisme, en dehors du fou furieux qui a pris leur tête, à savoir Adolph Hitler, étaient pour la plupart issus de la gauche, et ce fut aussi le cas de nombre de français qui, en 1940, ont rallié le Maréchal Pétain, sans doute à tort, mais certains pour des raisons qu’ils croyaient bonnes.

          Ne refaisons pas l’histoire, et tâchons simplement d’apporter des solutions au marasme dans lequel se débat actuellement notre pays. Les anathèmes n’y contribueront sans doute pas beaucoup.

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          • Bruno L // 10.11.2013 à 21h03

            @sapirperade

            Comme je vous l’ai dit dans un autre message, je ne me suis jamais réellement intéressé à la pensée de Pascal Salin, à tort ou à raison, et qu’il soit, ou non, anarcho-capitaliste ne me préoccupe pas spécialement, m^me si ce mouvement (qui ne doit pas compter beaucoup d’adeptes) est, ou non, d’extrême droite.

            Pour ma part, comme je l’ai déjà écrit à de multiples reprises, je suis résolument contre le capitalisme financier, et contre ce que Allais appelait les « revenus non gagnés ». Pour moi, la véritable compétition, c’est entre le monde financier et le monde réel, entre les « banco-financiers » et les entreprises, entrepreneurs ET salariés.

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          • Incognitototo // 12.11.2013 à 02h58

            Pour faire court, Marx était un internationaliste collectiviste, Proudhon un anarchiste anti-État, Allais un fervent partisan du fédéralisme européen, Étienne est un stochocrate et un vrai humaniste dénonçant tous les fascismes, Sapir est plutôt marqué comme à la gauche de la gauche… mais bien évidemment parce que tous ces gens-là ont une analyse lucide sur les méfaits de la mondialisation, des États, ou même du capitalisme financier, l’extrême droite peut s’en réclamer – comme elle se réclame même de Jaures ou De Gaulle, on croit rêver…

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      • Incognitototo // 10.11.2013 à 16h35

        @ Modérateur,

        Plutôt que de modérer des parties qui donnent du sens, je préfère que vous supprimiez totalement ma réponse ; ça n’est pas cohérent de modérer des parties qui enlèvent du sens et qui expliquent les dire… d’autant qu’il n’y a rien d’insultant à exprimer des convictions fondées…
        Ce d’autant plus que ça permet à monsieur Lemaire d’enchaîner, en se faisant passer pour une victime de la « bien-pensance » (refrain connu) sans avoir eu toute la démonstration et sans jamais s’expliquer sur sa conception de « l’honnêteté intellectuelle », notamment celle qui permet à ce monsieur de trouver Marx intéressant, mais d’avoir des militants qui ne rêvent que d’exterminer la « vermine bolchevique »…

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        • Bruno L // 10.11.2013 à 17h06

          Marx en tant qu’économiste est intéressant, mais je n’éprouve que de l’horreur pour Staline, Lénine, ou Mao (ainsi que pour Hitler, c’est évident, mais cela gagne à être rappelé parfois).
          Quand j’ai passé ma thèse sur Marx, certains de mes interrogateurs auraient effectivement souhaité que j’ai l’oeil humide et une pensée émue pour les réalisations « humanistes » du petit père des peuples, Joseph Staline, ce que j’ai refusé.

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        • Bruno L // 10.11.2013 à 20h55

          @sapirperade qui écrit :
          « Ce que vous “croyez” professeur, c’est bien ce que je pensais oui. Ce que vous voulez croire serait encore plus juste, professeur;  »

          J’aime bien votre dialiectique, cela me rappelle avec un peu de nostalgie certains de mes étudiants, les plus brillants, qui cherchaient à me mettre en difficulté … et qui y arrivaient parfois 😉 moins souvent qu’ils ne l’auraient voulu, mais de temps en temps quand même.

          Je pense cependant, à m on âge, être suffisamment lucide, et ne pas avoir grand chose à prouver: Si je dis que je crois, ce n’est pas que je veux croire.
          Il me semble que Allais et Sapir sont honnêtes, mais, après tout, là n’est pas le plus important. Ce qui est le plus important est la chose suivante: est-ce que ce qu’ils écrivent expliquent, ou noin, correctement les faits. si les faits contredisent leurs théories, c’est qu’ils se sont trompés, sciemment ou non.

          En ce qui concerne Salin, c’est une autre histoire, et un autre niveau, que je juge, à tort ou à raison, inférieur: et je ne me suis jamais réellement intéressé à la pensée de Pascal Salin, à tort ou à raison.

          Je ne sais pas si être anarcho-capitaliste c’est être d’extrême droite. Pour ma part, je suis résolument contre le capitalisme financier, et contre ce que Allais appelait les « revenus non gagnés ». Pour moi, la véritable compétition, c’est entre le monde financier et le monde réel, entre les « banco-financiers » et les entreprises, entrepreneurs ET salariés.

          Je crois que Delamare, Béchade, et peut être Olivier B., sur ce point, ne disent pas autre chose.

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  • Julian // 10.11.2013 à 14h37

    1992 : Maastricht 2005 :Traité Constitutionnel
    Delors
    Mitterrand
    Rocard
    Jospin
    Hollande
    Royal
    Aubry
    DSK
    Ayrault
    Taubira
    Baylet
    Kouchner
    BHL
    Emmanuelli
    Tapie
    Chirac
    Balladur
    Juppé,
    Sarkozy
    Méhaignerie
    Giscard
    Borloo
    Lepage,
    Bayrou
    Morin
    Lagarde
    Voynet
    Cohn Bendit
    Mamère…
    (plus les troisièmes couteaux, la liste n’est pas exhaustive)

    Tous,
    au mieux : coupables d’aveuglement
    au pire : de mensonges publics
    au pire du pire : de viol de la démocratie

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    • sapirperade // 10.11.2013 à 16h07

      Euhhh Julian, Emmanuelli et Taubira, comme Fabius, Montebourg ou Valls, s’étaient engagés contre le TCE…

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      • sapirperade // 10.11.2013 à 18h47

        Et Voynet était contre Mastricht…

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    • Vénus-Etoile du Berger // 10.11.2013 à 16h34

      Cher Julian,

      François Mitterrand n’était plus de ce monde en 2005, il s’est éteint en janvier 1996.

      N’oublions pas les conséquences sur le long terme de la chute du mur de Berlin(1989) sur la construction européenne comme par exemple une extension de l’Union Européenne par l’entrée de nouveaux pays avant la solidification des fondations.

      Cordialement.

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    • Macarel // 10.11.2013 à 19h26

      Un point commun, chez beaucoup de ces gens là: ils ont en horreur l’idée même de nation.

      Pourtant, les USA, qui ont sans doute, servi à beaucoup de source d’inspiration, sont une Nation, fabriquée de toute pièce par Washington, Jefferson, Hamilton et les autres.

      Si vous voulez vous perfectionner en anglo-américain, je vous renvoie à cette série très bien faite:

      « The Making of a Nation. »
      http://learningenglish.voanews.com/content/making-of-a-nation-alexander-hamilton/1653788.html

      Au vu de ce qu’est devenue l’UE l’on est en droit de se poser la question de leur incompétence ou de leur manque de lucidité.

      Car même, s’ils avaient eu le projet de faire les Etats-Unis d’Europe comme le rêvait Victor Hugo, cela aurait été impossible par l’existence même des Nations historiques européennes. Peut-être chez certains, est-ce pour cela qu’ils ont en aversion leur Nation d’origine.

      Dés lors, il n’est pas étonnant que le projet européen se soit perdu dans les sables mouvants d’un grand marché concurrentiel sans âme, ouvert à tous les vents de l’économie mondiale.
      C’est l’Europe du plus petit commun dénominateur, dont les billets en euros ne représentent aucune figure humaine.

      Et c’est sans doute pour toutes ces raisons, que la dernière chance de l’Europe est de voir se constituer en son sein, une Fédération restreinte d ‘Etats-Nations démocratiques (Non un Etat-Fédéral non démocratique à la botte des banques et de la finance, et piloté par d’anciens maoïste ou trotskystes reconvertis au libéralisme le plus débridé), qui se donneront pour priorité d’harmoniser leurs politiques fiscales et sociales, condition sine qua non à une concurrence économique loyale. Fédération qui par ailleurs sera capable de protéger ses ressortissants de la concurrence déloyale du reste de l’Europe et du monde. Pour cela il faudra un vrai embryon d’Europe politique, et si possible plus.
      L’Europe ne pourra jamais être une nation fabriquée de toute pièce comme le sont les USA, parce que par essence elle est constituée d’une mosaïque d’Etats-Nations anciens. Et tous ceux qui s’y sont essayés par le fer et par le feu s’y sont cassés les dents, à commencer par Napoléon.
      La seule façon de sauver le projet européen, c’est de redonner aux nations européennes la place qu’elles n’auraient jamais du perdre. Qu’elles n’ont jamais perdu d’ailleurs, sauf dans des esprits déconnectés de la réalité.

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  • Modérateur // 11.11.2013 à 11h44

    Les intervenants sont priés de s’en tenir au sujet du billet. Dans le cas contraire les commentaires seront supprimés.

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  • Vénus-Etoile du Berger // 11.11.2013 à 14h20

    « En réalité, comme je l’ai démontré dans l’ouvrage que j’ai publié en 1999 (1), l’application inconsidérée à partir de 1974 de cet article 110 du traité de Rome a conduit à un chômage massif sans aucun précédent, à la destruction progressive de l’industrie et de l’agriculture et à une très forte diminution de la croissance. De là il résulte que l’argument, présenté de toutes parts par les partisans du « oui » à droite et à gauche, de la protection que donnerait le projet de constitution à l’encontre des excès du « libéralisme » est en réalité dénué de toute justification réelle. Un tel aveuglement est suicidaire. »

    La France s’est opposée au Royaume-Uni.
    En effet, le Royaume-Uni a refusé la mise en place d’une charte sociale européenne que la France souhaitait mettre en place.

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  • Bruno L // 15.11.2013 à 10h37

    [Modéré]

    Nous sommes bien loin d’un débat sur les idées, protectionnistes ou non, libérales ou non, de Maurice Allais. Et si nous revenions à un véritable débat économique, plutôt que de juger a priori la validité des arguments en fonction de ce que l’on imagine être la couleur politique de son interlocuteur. Partir des faits économiques, et des données concrètes, fournies avec tant d’obligeance – et beaucoup de travail – par Olivier serait aussi un bon début.

    Très cordialement, B.L.

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    • Bruno L // 15.11.2013 à 15h40

      Le débat commence à trouver du fond. Cela m’intéresse.

      Je suis hélas en déplacement pour 2 ou 3 jours, mais je reprendrai vos argumentaires dès que possible.

      Le contexte n’est évidemment plus le m^me qu’entre les 2 guerres, mais on peut considérer que Allais a davantage étudié l’économie des années 1950-2000 que des années 1930.

      Mais je conviens tout à fait qu’il ne faut pas non plus se réfugier derrière des arguments d’autorité. Il y a des « Nobel » qui peuvent dire des bêtises, et des « non experts » qui peuvent dire des choses pleines de bon sens.

      Il s’agit évidemment de mettre les faits en perspective, « la carte n’est pas le territoire », le « modèle n’est pas la réalité », comme vous le savez, si vous m’avez eu comme prof.

      Cordialement, B.L.

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      • Jourdon // 16.11.2013 à 07h12

        Bonjour Olivier BERRUYER,

        « Bah oui, il va falloir que les commentateurs s’habituent au fait que les commentaires sont lus par des milliers de personne par jour, et que tout ne peut être accepté… »

        Je vous sais gré d’avoir écrit « les commentateurs », ce qui montre que je ne suis pas le seul en cause…

        Sur votre blog je n’avais quasiment jamais été censuré pour ma part, et « aujourd’hui » tout d’un coup trois fois de suite.

        Je ne vous en veux pas:
        – pour les raisons « objectives » inutiles de revenir dessus, elles s’imposeront d’elles-mêmes avec le temps;
        – pour d’autres raisons « privées », il est possible que cela soit « dans mon intérêt », car a priori les gens ne savent pas et donc ce serait possiblement choquant parfois;
        mais en fait dans ce cas il faudrait parfois censurer le Président de la République pour ses déclarations à mon propos – contradictoires, un jour tout blanc, le lendemain tout noir; alors que les gens doivent se poser des questions car ne sont pas censés me connaître -; du Premier Ministre qui dit mordicus « Tout le monde sait que Philippe JOURDON est le Messie », propos malheureux car me condamnent quasiment à ne jamais pouvoir trouver de travail ni être payé au moins le SMIC dans mon pays; et enfin des propos diffamatoires récents du Ministre du Redressement Productif que sa compagne venait de quitter et qui a du se dire « sur quel « socialiste » pourrais-je « taper »… bon sang mais c’est bien sûr! »…

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  • Jourdon // 15.11.2013 à 16h41

    Je me permets de vous répondre, ni pour prendre date ni pour déclencher, stimuler ou développer quelque polémique que ce soit.

    Comme vous pouvez le constater, mon dernier message a à nouveau été effacé – donc aujourd’hui pour moi la « pêche » est un message « modéré », deux effacé…

    En fait mon message précédent – que j’ai conservé dans mes archives évidemment – pouvait ne pas être totalement limpide pour des béotiens.

    L’éthique du débat m’oblige à anticiper sur des développements logiques:
    – les débats « pour ou contre libre-échange » et « pour ou contre euro » à mon avis sont deux débats différents;
    – enfin ce n’est pas parce que l’on garde l’euro ni parce que l’on s’en sépare que l’on devrait ou non « répudier nos dettes » – troisième perspective, encore différente…

    Evidemment si vous faites une « lecture en circuit » de ce que j’écris ici compte-tenu de vos compétences d’économiste vous verrez certainement comment je peux prétendre faire avancer le débat; par contre je reconnais que ce que j’ai écrit pourrait paraître sybillin à des béotiens car il y a toujours dans tout système de comptabilité quelque chose qui manque car il faut le réinvestir: c’est en principe le résultat (par exemple entre les deux circuits celui de l’économie réelle et celui de l’économie financière et monétaire…] qui n’est pas à la fin (logique…] car seulement à la fin chronologique de l’exercice annuel; mais il est au milieu logique; pouvait paraître provocateur de ma part dire que les paysans étaient des « rentiers »; mais s’ils ont une terre ils ont toujours plus que ceux qui n’en ont pas du tout;

    afin donc de parler aussi en termes généraux dans ce débat, donc d’une façon pas trop « sèche »… et donc de m’adresser aux béotiens sans oublier ni les macédoniens ni les athéniens: je dirais simplement que je voudrais apporter ma modeste contribution au débat par la demande:
    « s’il vous plaît, je sais que dans notre tradition nationale on avait l’habitude jusqu’à l’euro que la nation la France en l’occurrence gère les questions liées à l’argent; mais dans ce cas l’image que l’on donne de l’argent est si ambiguë que l’on ne peut plus rien en dire… c’est aussi pour cela qu’une Banque Centrale indépendante doit s’en occuper: pas seulement pour abstraire ces questions de questions électorales à court terme et de préférences accordées à des clientèles… c’est aussi la question de l’image qui est donnée à voir… »

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