Je partage avec vous aujourd’hui la vision du “GlobalEurope Anticipation Bulletin”, qui est pour moi de loin une des meilleures sources d’information sur la Crise.

Toujours une tonalité très “europtimiste” – je pense pour ma part qu’on va sacrément attendre les avancées sur le projet politique… Mais bon, il est indispensable en ces temps troublés de lire des visions très différentes pour s’aiguiser l’esprit…

Le soleil de l’été 2013, loin d’avoir apporté l’accalmie que certains espéraient, a continué de chauffer à blanc la finance, l’économie, et surtout la géopolitique mondiale. La pomme de discorde syrienne a montré à quel point la communauté internationale n’en était plus une ; les nouvelles économiques, malgré tous les artifices possibles, refusent obstinément d’annoncer une reprise tant attendue ; la guerre des monnaies a repris de plus belle, touchant de plein fouet les pays émergents ; les taux des obligations souveraines sont maintenant hors de contrôle…L’automne approchant ne calmera malheureusement pas le jeu. La rentrée politique est en effet sous tension à Washington entre discussions sur la Syrie, vote du budget, plafond de la dette, etc. Les dissensions extrêmes entre démocrates et républicains en font la rentrée de tous les dangers. La rentrée financière ne l’est pas moins avec à l’ordre du jour le fameux tapering, c’est-à-dire la diminution progressive du programme d’assouplissement quantitatif de la Fed qui porte pourtant l’économie à bout de bras ; avec les séquelles de la faillite de Détroit ; et avec les grandes banques occidentales qui retirent par nécessité leur soutien au gouvernement américain.

Enfin, la rentrée géopolitique promet elle aussi d’être mouvementée: les pays émergents, échaudés par les opérations spéculatives sur leurs monnaies, ne vont certes pas rester les bras croisés, ce qui promet un beau feu d’artifice sur le marché des changes, et ils souhaiteront en outre profiter de leur victoire au sujet de la Syrie pour accroitre leurs prérogatives.

Plan de l’article complet :
1. Le feuilleton politique reprend à Washington
2. La Fed perd le contrôle
3. La prochaine Chypre sera américaine
4. Les banques ont lâché le trésor
5. Le grand bluff syrien
6. De Charybde en Scylla
7. Perte d’influence US
8. Émergent : suite et fin du processus de découplage des économies occidentales
9. Japon : recentrage régional
10. L’Europe à la croisée des chemins
11. Le bateau ivre de la gouvernance mondiale

Nous présentons dans ce communiqué public les parties 1, 2 et 3.

Le feuilleton politique reprend à Washington

On avait presque oublié les divergences entre démocrates et républicains tant l’actualité internationale est chargée. Mais ceux que les rebondissements de la série « alerte à Washington» intéressent seront tenus en haleine pendant encore de longues semaines (1). Entre des discussions sur la Syrie (dorénavant sans aucun enjeu mais qui témoignent du coup de poker occidental de l’été comme nous le verrons), le budget 2014 et le plafond de la dette, les républicains vont utiliser tout leur pouvoir de blocage pour obtenir un maximum de concessions de la part d’Obama. Et il va sans dire qu’ils sont prêts à en découdre, que ce soit en sacrifiant la réforme du système de santé US ou en sabrant d’autres dépenses sociales (ou, mieux, les deux) (2).Évidemment, devant les dangers que représente l’absence d’un accord sur ces questions (3), nul doute qu’un compromis sera trouvé à la dernière minute, ou plus vraisemblablement quelques heures voire quelques jours après la date limite. Ce compromis accentuera encore la pression sur les millions d’Américains qui dépendent des aides sociales (4). Néanmoins, le spectacle d’États-Unis déchirés qui va s’offrir à nous est un nouveau coup dur porté à la crédibilité du pays, une fébrilité supplémentaire bien inutile sur les marchés, un jeu bien malvenu avec les nerfs des créditeurs étrangers et en premier lieu la Chine. Ce sera la cacophonie de trop qui mettra un terme à la faible confiance accordée à ce qui reste de la première puissance mondiale. Et sans confiance, le pays perd tout ce qui le maintient en vie.

Malheureusement, les lecteurs du GEAB savent que c’est dans la droite ligne de la dégradation inéluctable de l’influence des États-Unis, sur laquelle nous reviendrons car il s’agit d’une grille de lecture indispensable pour comprendre les évolutions mondiales en cours.

En deux mots, la politique américaine des mois qui viennent constitue la première des trois étincelles susceptibles d’allumer la mèche connectée au baril de poudre d’une économie mondiale qui n’a pas encore totalement coupé le cordon ombilical avec l’oncle Sam.

La Fed perd le contrôle

Plus grave, comme nous l’avions annoncé à maintes reprises, les taux des bons du trésor US sont désormais hors de contrôle. Malgré 45 milliards de dollars d’obligations publiques américaines achetées chaque mois par la Fed, malgré une émission réduite de bons du trésor grâce à la diminution du déficit budgétaire de l’administration fédérale, les taux continuent de monter. S’il ne s’agissait que des rumeurs de réduction de QE3, d’une part ils auraient commencé leur hausse après celles-ci, ce qui n’est pas le cas ; d’autre part, qu’une rumeur de réduction de 10% de QE3 provoque une hausse des taux de plus d’un point de pourcentage sur l’obligation à 10 ans augure mal de ce qui se passera lorsque la Fed devra arrêter complètement son soutien.
Taux d’intérêt des bons du trésor US à 10 ans : à gauche, septembre 2012 – septembre 2013, à droite, du 20 avril au 31 mai 2013 (source : MarketWatch/LEAP). Les premières rumeurs de tapering sont apparues le 13 mai et ont été confirmées par Bernanke le 19 juin.

Taux d’intérêt des bons du trésor US à 10 ans : à gauche, septembre 2012 – septembre 2013, à droite, du 20 avril au 31 mai 2013 (source : MarketWatch/LEAP). Les premières rumeurs de tapering sont apparues le 13 mai et ont été confirmées par Bernanke le 19 juin.

On comprend ainsi que la Fed ne maîtrise plus rien et que ses effets d’annonce a posteriori servent seulement à faire croire qu’elle contrôle encore la situation. De toute façon, ce QE3 est complètement inutile pour l’économie réelle puisqu’il ne soutient que la formation d’une bulle sur les marchés financiers et dans l’immobilier (5), c’est pourquoi elle ne rechigne pas trop à le réduire en le déguisant en une conséquence d’une soi- disant consolidation de l’économie. Tout n’est plus qu’une question d’image, la seule chose que la Fed réussisse encore à maintenir pour le moment.En réalité elle n’a pas vraiment le choix : outre son bilan qui croît dangereusement, de l’avis général le remède est maintenant considéré pire que le mal en repoussant sans cesse la confrontation à la réalité et l’éclatement des bulles susmentionnées. Sans parler bien sûr de la pression politique exercée sans doute par la Chine et d’autres pays. En outre, la Fed doit plus que tout préserver le rôle international du dollar, ce qui est vital pour l’économie américaine qui ne sortirait pas indemne d’un changement de monnaie de réserve internationale : cela exige notamment de maintenir sa valeur et pour cela d’augmenter l’attractivité des obligations US. Il est ainsi remarquable de constater que malgré les rumeurs d’un tapering dès septembre (6) qui réduirait la quantité de dollars imprimés chaque mois, malgré les rumeurs de guerre en Syrie qui habituellement auraient provoqué une « fuite vers le dollar », celui-ci n’a pas augmenté face à l’euro, preuve qu’il a vraiment besoin d’un coup de pouce pour éviter une dépréciation brutale extrêmement dommageable. Nous reviendrons sur l’absence de «fuite vers la sécurité» provoquée par le risque d’une attaque en Syrie, signe révélateur d’un changement d’esprit très inquiétant pour les États-Unis.

Cette perte de contrôle des taux est la seconde étincelle proche du baril de poudre, une énorme étincelle celle-là, qui ressemble plutôt à un chalumeau.

La prochaine Chypre sera américaine

Mais il n’y a pas que les obligations fédérales qui sont en chute libre. À la suite de la faillite de Détroit, le marché des Munis (obligations municipales américaines) est lui aussi extrêmement tendu (7) comme on le voit à la figure suivante.

Taux des bons municipaux à 20 ans. Source : Fed de Saint-Louis.

Taux des bons municipaux à 20 ans. Source : Fed de Saint-Louis.

C’est une situation alarmante pour de nombreuses villes américaines qui va inévitablement amener d’autres faillites retentissantes dans les mois qui viennent. À séparer les dettes municipales et nationales, on affiche certes de meilleurs chiffres, mais on dédouble les risques.

Parmi les prochaines victimes sur la liste des marchés semble figurer le Porto Rico qui se débat déjà avec des taux insoutenables (8). Cela n’est pas sans rappeler l’épisode chypriote, sauf que l’île est trois fois plus peuplée. Et que ça ne se passe pas en Europe mais dans la sphère américaine. Parions que cette fois l’île sera considérée comme insignifiante, contrairement à Chypre.———

Notes :

(1) Source : ABC 7 News, 07/09/2013.

(2) Sources : Fox News (27/07/2013), CNN Money (06/09/2013), Huffington Post (10/09/2013).

(3) Lire par exemple Fiscal Times (10/09/2013) sur les conséquences d’un blocage concernant le plafond de la dette.

(4) Lire par exemple New York Times (05/09/2013) sur la diminution des aides versées à un nombre toujours plus grand de personnes dépendant des bons de nourriture.

(5) Pour ne parler que de ses conséquences internes aux États-Unis, les seules qui comptent aux yeux du pays malgré le rôle mondial toujours prépondérant du dollar qui devrait responsabiliser les dirigeants américains sur la scène internationale. Ça n’a jamais été le cas en 40 ans, ce n’est pas lors d’une crise majeure mettant en cause la survie du pays que cela va changer.

(6) Source : CNBC, 28/09/2013.

(7) Lire par exemple The Future Tense, 29/07/2013.

(8) Source : Wall Street Journal, (09/09/2013).


Abonnement : pour ceux qui en ont les moyens, en particulier en entreprise, je ne peux que vous recommander l’abonnement à cette excellente revue de prospective sur la Crise, qui avait annoncé dès 2006 la crise actuelle.

Je rappelle que LEAP ne reçoit aucune subvention ni publique, ni privée, ni européenne, ni nationale et que ses ressources proviennent uniquement des abonnements au GEAB.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

137 réponses à GEAB N°77 : Finance, économie, politique et la situation mondiale fin 2013 : trois étincelles et un baril de poudre

  1. fabien775 Le 01 octobre 2013 à 05h53
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    J’aimerais juste avoir une petite idée du temps qu’il reste avant l’explosion finale qui va bien se produire un jour ou l’autre. L’ histoire se répète je ne ne vois pas au nom de quoi ce ne serait pas le cas cette fois-ci. Il est à craindre que les seuls rescapés pour quelques temps supplémentaires soient justement ceux qui ont provoqué tout ce merdier.


    • dadone Le 01 octobre 2013 à 09h03
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      Il est à craindre que les seuls rescapés pour quelques temps supplémentaires soient justement ceux qui ont provoqué tout ce merdier.

      Assez logique en effet, car ils sont les premiers à avoir pris les précautions qui s’ imposent….


    • Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 10h15
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      La folie n’est que rarement volontaire.
      Le fou déclaré n’est donc pas responsable.
      Chercher la normalité dans la folie à quelque chose d’irrationnel.


      • botul henry levi Le 05 octobre 2013 à 10h11
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        A bon ?
        Et c’est quoi être fou ?
        Comment pouvez vous être sur que le fou c’est l’autre a partir du moment ou il n’est pas délirant ?


    • burgf Le 01 octobre 2013 à 12h09
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      “toujours en mouvement est l’avenir” comme le disait si bien Yoda!
      Il existe néanmoins de bons prospectivistes qui essaient de calculer ça (et certains sont excellents), les spécialistes de l’étude des cycles sont de ceux là, et – hors Igor Panarin qui reste peu divulgué- Martin Armstrong semble ètre un des meilleurs:
      http://armstrongeconomics.com/
      D’après ses calculs, le point de bascule se situerait en 2015,75, soit le 1er octobre 2015. Il appelle ce moment le “big bang des dettes souveraines”
      Pour info, Armstrong avait rédigé un mémo en 1997, décrivant TOUTES les grandes évolutions de 1997 à 2015 justement: TOUT a été vérifié à ce jour!
      Donc prendre ses infos au sérieux.


      • john Le 01 octobre 2013 à 18h08
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        2015 ça semble assez loin tout de même mais comme j’avais lu quelque part : les systèmes économiques peuvent durer beaucoup plus longtemps que la raison le voudrait mais leur effondrement est fulgurant.

        Et quand je vois que Delamarche n’est quasiment plus contredit, je me dit que le crash est proche, et cette fois les états sont à poils….


  2. bertrand Le 01 octobre 2013 à 06h53
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    bien sur que l’euro est manipulé pour augmenter les exports des usa………..à partir de çà………..l’euro est une création des usa.


    • dadone Le 01 octobre 2013 à 08h36
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      Ha bon, ils font comment techniquement les USA pour augmenter leurs exports ?
      Je suis curieux de le savoir.
      Surtout que depuis longtemps les USA ont une balance commerciale fortement déficitaire …alors augmenter leurs exports….


      • Jean Robin Le 01 octobre 2013 à 10h42
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        Est-il plus facile pour les USA d’exporter avec une parité de 1,35$ ? je crois que oui. Il me semble d’ailleurs, que les chinois et les japonais s’acharnent à déprécier leur monnaie, justement pour faciliter leur export. je crois que les USA seraient inquiet de voir la parité à 0,80$ pour 1 euro. Faites le calcul pour un i-phone vendu 500€…


        • dadone Le 01 octobre 2013 à 10h51
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          Les USA sont déficitaires vous comprenez ce que cela signifient ?
          Autrement dit, ils importent plus qu’ils n’exportent.
          Alors si leur monnaie baissent leurs importations coutent plus chère.
          Par conséquent, en quoi leur exportations peuvent les sauver ?
          En vendant des iphones, vous plaisantez ?
          Calculer vos dépenses mensuels et vous verrez que les produits made in USA représente quasiment rien dans votre budget…


          • Fatalerror Le 02 octobre 2013 à 20h54
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            Ceci est relativement difficile à calculer…
            Pour un produit français issus de l’agriculture française, il n’est pas difficile d’imaginer Monsanto derrière un peu partout ( engrais, pesticides, graines…)
            Et ce que les américains exportent le mieux, c’est quand même leur dettes 😉


            • Mano Le 03 octobre 2013 à 11h04
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              Et le suisse Syngenta, il compte pour du beurre?

              Et le français Limagrain, c’est peanuts?

              Et les allemands BASF et Bayer, es ist Katzenurin?


      • bertrand Le 01 octobre 2013 à 11h57
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        un déficit commercial global avec le monde pauvre et en important des prix bas , permets de vendre avec d’importantes marges aux pays développés.
        C’est la manière de faire des USA.
        Ils concoivent des produits avec une potentialité mondiale , les font fabriquer chez les pauvres et les revendent chez les riches avec des marges de 10 à 100 fois.
        Point même besoin de déclarer les recettes aux USA , ils ont un siège dans chaque pays.
        Donc le déficit commercial n’est qu’apparent.


        • Jean Robin Le 02 octobre 2013 à 10h32
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          @Bertrand voilà vous avez tout dit. Et j’ai un dernier exemple concret me concernant : ma guitare (grande marque USA made in china) achetée en 2001 350€, vaut aujourd’hui 300€… En 2001 €/$ 0,91 et 2013 1,35. Pendant que cette firme US encaisse de grosses marges, une bonne marque française, qui fabrique en France, doit s’aligner sur ces prix et réduire ses marges. Voilà les conséquences.


    • Mano Le 01 octobre 2013 à 09h59
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      J’ai déjà dit que l’euro était une création du Père Noël (aidé peut-être par les extra-terrestres qui se sont crashés à Roswel) mais on ne m’écoute pas.


    • Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 10h24
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      Encore une confusion entre maladie et symptômes.
      Les monnaies flottantes sont dénaturées et artificielles,
      les taux de changes n’ont plus rien à voir avec l’économie réelle.

      Dans cette course à la folie sans limite, il ne faut pas s’étonner à ce qu’il y ait des dérapages et des accidents.

      Il y aurait pourtant une solution simple aux taux de change entre les monnaies, c’est la valeur du travail humain. Un Africain à le même droit de vie qu’un Européen ou un Asiatique … et si une partie du monde dégrade fortement le patrimoine mondial (biodiversité, ressources etc.) c’est la planète entière qui trinque => Nous sommes tous dans le même bateau !


      • dadone Le 01 octobre 2013 à 10h33
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        Nous sommes tous dans le même bateau !

        C’est on ne peut plus faux.
        Si certain pays n’ont pas su réguler leur population en quoi ceux qui ont sut le faire en son responsable ?
        L’Europe est viable, probablement pas l’Egypte ou le Bangladesh.


        • Christophe Vieren Le 02 octobre 2013 à 16h05
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          @dadone : “ont su réguler leur population” ou “ont su empêcher les autres pays de se réguler en empêchant (colonisation) leur développement et donc l’émancipation des femmes ?”. En tout état de cause, c’est l’ensemble des humains qui voudra sa part de gâteau. A terme, nous écoperons tous avant de couler. Détention de l’arme nucléaire ou pas !

          Ce serait assez intéressant de voir la corrélation entre ex-pays colonisés et leur démographie.


          • Amstrdammer Le 02 octobre 2013 à 21h19
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            Reste qu’un pays comme l’Egypte a été incapable de freiner sa croissance démographique. Or 95 % du pays est stérile, c’est la partie la plus aride du Sahara; ce qui fait que, mis à part les cas particuliers Honk Kong, Monaco etc, l’Egypte ‘utile’ est aujourd’hui le pays le plus densément peuplé du monde.

            Et la pression démographique s’est faite sur la vallée du Nil, l’expansion urbaine s’est faite aux dépens des terres cultivables, et l’Egypte importe aujourd’hui l’essentiel de son alimentation.

            Avec les troubles, ils ne pourront plus guère compter sur les revenus du tourisme. Et lorsque le pic pétrolier fera pleinement sentir ses effets? La nature rétablira les choses, le choix pour le plus grand nombre sera entre mourir de faim sur place ou partir. Mais comme à ce moment-là, les autres pays seront aussi en lutte pour leur survie, les frontières seront fermées…

            Ce siècle sera sanglant, bien plus sanglant que le XXe S.


      • dadone Le 01 octobre 2013 à 10h40
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        Il y aurait pourtant une solution simple aux taux de change entre les monnaies, c’est la valeur du travail humain

        Cela n’a aucun sens, j’ai paysan avec un tracteur et autre à main nue , ils ont la même valeur travail ?
        Votre proposition est envisageable à l’échelle d’un pays, pas du monde.
        Personne ne sacrifiera son niveau de vie pour une population à l’autre bout du monde à commencer par vous même…car quant il vous faudra sacrifier des soins pour vous où vos proches pour que d’autres que vous ne connaissez pas en bénéficie, on verra alors si vous ne changez pas de discours…


        • Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 10h54
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          OUI, le paysan industriel et le paysan traditionnel doivent les deux faire vivre leurs famille. ET lequel produit le plus à l’hectar de manière durable, c’est à dire qui pourra perpétuer l’agriculture au travers des siècles et continuer à nourrir le monde ?

          L’agro-industriel (on ne peut plus l’appeler un paysan) qui à détruit la vie de sa terre et qui ne l’utilise plus que comme un support à ses innombrables produits chimiques (engrais, insecticides, fongicides), désormais seuls capables à élever sa graine dénaturée est un inconscient et donc un fou. Et toutes les personnes qui le soutienne par leurs achats sont des criminels et des suicidaires. Le suicidaire ne s’en prend qu’à lui même tandis que le criminel s’en prend aux autres. Les clients des supermarchés sont bien des criminels avant d’être des suicidaires …


          • dadone Le 01 octobre 2013 à 11h23
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            Il y a peut être un juste milieu, non ?
            Entre le paysan aidé d’un cheval de trait et celui qui abuse des pesticides…
            Par ce que celui qui a le cheval de trait, il survie, c’est tout, si votre but est de survire pourquoi pas, mais je doute fort que ce soit celui de nos concitoyens…


          • Caliméro martyrisé Le 01 octobre 2013 à 12h02
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            Malheureusement, je pense que vont dorénavant coexister deux types d’agriculture :

            – Les très grosses exploitations
            – Les petites exploitations de proximité, accessoirement en mode bio, forcément en circuit court

            L’exploitation familiale du type dano-hollandais est morte. Même celles qui comptent aujourd’hui 200 ou 300 hectares auront du mal à subsister dans les décennies à venir. Comment pourraient-elles survivre au peak everything ? Le carburant, les engrais industriels et les pesticides de synthèse vont devenir beaucoup trop chers pour ces structures.

            Près de chez moi est en train de s’installer une ferme de plus de 1000 (je dis bien mille) vaches laitières, avec un méthanisateur géant.
            Le propriétaire n’a rien à voir avec l’agriculture, c’est un géant des travaux publics.

            @dadone

            “Celui qui abuse des pesticides”
            Vous savez le prix que ça coûte mon pauvre ami ? Vous croyez vraiment qu’un agriculteur s’amuse à rajouter des pesticides pour le plaisir ?
            Quant au “cheval de trait”, ne riez pas trop …


          • Jacques Coeur Le 01 octobre 2013 à 12h28
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            Petit rappel pour savoir de quoi on cause. Equipement de la paysannerie dans le monde :
            – tracteur = 2%
            – force animale = 18%
            – force des bras = le reste…

            Dadone, vous en concluez quoi ?


          • michel lambotte Le 02 octobre 2013 à 21h04
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            @Caliméro

            Vous avez parfaitement raison, je pense que nous sommes déjà dans cette direction.
            Je vais bientôt faire partie de ce qu’appelle un ingénieur Agronome, “La ceinture Aliment Terre Liégeoise” Liège étant ma ville en Belgique.
            De ce qui l’en adviendra je n’en ai encore aucune idée.

            @ dadone

            Avant de parler d’agriculture et de raconter n’importe quoi examinez d’abord ceci:
            http://agriculture-de-conservation.com/spip.php?page=sommaire
            Et surtout ceci:
            http://agriculture-de-conservation.com/Allan-Savory-paturer-pour-reverdir.html


        • tchoo Le 01 octobre 2013 à 13h04
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          et alors n’est ce pas se qui se passe actuellement?
          on sacrifie bien des avantages acquis en Occident, pour venir nous dire que cela profite aux petits chinois!


  3. BA Le 01 octobre 2013 à 08h07
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    Toujours ce biais anti-étatsunien.

    Toujours cette stratégie de braquer le projecteur sur la faillite des Etats-Unis.

    Toujours ce rêve de bisounours à propos de la construction européenne.

    Toujours ce rêve de bisounours concernant la soi-disant “solidarité européenne”.

    Toujours ce rêve de bisounours qui date de 1526, avec l’humaniste espagnol Luis Vives, qui le premier fit le rêve de “l’Europe unie”.

    Toujours ce refus de comparer les belles promesses que les bisounours pro-européens nous avait fait en 1992 sur l’Union Européenne, la monnaie unique européenne … et ce que nous avons eu dans le monde réel.

    Il n’y a pas que les Etats-Unis qui sont en faillite.

    Dans les années qui viennent, de nombreux Etats vont se déclarer en défaut de paiement.

    Espagne :
    2007 : dette publique de 36,3 % du PIB.
    2008 : dette publique de 40,2 % du PIB.
    2009 : 53,9 % du PIB.
    2010 : 61,5 % du PIB.
    2011 : 69,3 % du PIB.
    2012 : 84,2 % du PIB.
    Juin 2013 : 92,2 % du PIB (chiffre de la Banque d’Espagne).

    Dette publique de l’Italie :

    2007 : dette publique de 103,3 % du PIB.
    2008 : dette publique de 106,1 % du PIB.
    2009 : 116,4 % du PIB.
    2010 : 119,3 % du PIB.
    2011 : 120,8 % du PIB.
    2012 : 127 % du PIB.
    2013 : 132,9 % du PIB selon le gouvernement italien.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE98J02G20130920

    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, Chypre sont en faillite.

    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, Chypre vont se déclarer en défaut de paiement.

    La question est donc :

    « QUAND vont avoir lieu ces défauts de paiement ? »


    • toutouadi Le 01 octobre 2013 à 09h38
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      L’implacable réalité de l’exponentialité de la rente qu’une croissance en berne ne couvre plus.

      L’implacable réalité d’une politique de relance qui se trouvera confrontée aux limites des ressources de la planète ainsi qu’à la réalité des marchés financiers inquiets face à la pérennité de leurs petits pécules.

      L’implacable réalité des politiques d’austérités, désespérantes pour les peuples, qui trouverons refuge dans l’illusoire et scandaleuse ivresse du tafia et du Rom.


    • Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 10h29
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      Mais BA, tu sais très bien que c’est le monde entier qui est en défaut,
      que c’est le monde entier qui vit en dessus de ses moyens.
      Ce monde est passé et doit mourir, c’est tout.

      Alors BA, ne te mines pas avec la mort.
      La mort est un passage obligé et naturel,
      et la vie ne s’arrête pas avec la mort …


      • Jean-Charles Le 01 octobre 2013 à 12h13
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        Ce qui est sûr pour nous humains : le linceul n’a pas de poches.

        Le monde vit et se cherche. Si des pans tombent on les utilise pour construire différemment.

        Peut-être mieux en fonction de certains critères….


      • Wilmotte Karim Le 01 octobre 2013 à 20h30
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        Comment “le monde entier” pourrait-il vivre au dessus de ses moyens puisque n’y est consommé que ce qui y est produit? (si on parle uniquement d'”économie”).


        • Delphin Le 02 octobre 2013 à 14h52
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          Si j’habite une petite île avec un petit bois, où j’abats chaque année, pour ma chaudière à bois, plus d’arbres que sa régénération naturelle annuelle, ma consommation chauffage est au dessus des moyens de ma petite planète-île.

          Amicalement,

          Delphin


          • Wilmotte Karim Le 02 octobre 2013 à 20h48
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            “(si on parle uniquement d’”économie”).”

            Amicalement


          • Delphin Le 05 octobre 2013 à 16h29
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            (A Wilmotte Karim)

            On ne peut parler uniquement d’économie.

            Ma petite île et son petit bois, il s’agit d’énergie et d’économie. Economie de l’énergie.

            Oïkonomania : “gestion de la maison, constitué de oikos, maison, et nomos, gérer, administrer.”

            “Etymologiquement, l’économie est l’art de bien administrer une maison, de gérer les biens d’une personne, puis par extension d’un pays. Plus généralement, l’économie est une science sociale qui étudie la production, la répartition, la distribution et la consommation des richesses d’une société. Le principe général qui sous-tend l’économie, en particulier pour les ressources limitées ou rares, est celui de la rentabilité. Elle consiste à consommer un minimum de moyens en vue de réaliser un maximum de profits.”
            (copie du site “La Toupie”)

            Toujours aussi amicalement,

            Delphin


      • Stéphane Grimier Le 02 octobre 2013 à 12h40
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        Si, la vie s’arrête avec la mort. C’est le principe.
        Il y a des limites à la modification du réel par le blabla.

        A la limite, la vie de certains ne s’arrête pas avec la mort des autres, mais c’est le maximum qu’on puisse dire si on veut rester juste, et non pas se faire juste plaisir.


        • Mano Le 02 octobre 2013 à 14h31
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          Je plussoie, la mort, c’est l’absence de vie, ou plus exactement la fin de la vie (avant la vie ce n’est pas la mort, c’est tout simplement l’absence de toute chose, bref le néant)

          On ne s’égarerait pas par hasard…?


    • Tycer Le 01 octobre 2013 à 22h05
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      Les dettes sont dans les comptes de personnes et d’entreprises.
      Les memes qui dirigent le monde (c’est pour ca que la crise dure au dela de la normal).

      Quand les pays feront defauts, leurs comptes seront à zero.


    • Douglas Mortimer Le 03 octobre 2013 à 18h15
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      Jamais de défaut aux USA !

      Comment ?

      Nyaka demander à la FED d’intégrer le budget de l’état fédéral US dans ses comptes et le tour est joué (c’est dans les faits déjà le cas puisqu’elle émet des dollars pour les prêter juste après à l’état US)

      Elle est pas belle la vie !


  4. Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 08h45
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    “La pomme de discorde syrienne” … Le dossier syrien est pourtant un bon exemple ou chacun à pu exprimer ses idées sa position et ses limites. Un forte discussion avec des avis divergents est un passage obligé avant toute recherche de solution. Traiter de “pomme de discorde” le consensus international syrien s’appelle du sectarisme => ne prendre qu’un partie sortie de son contexte pour détourner l’opinion et faire passer un faux message.


    • step Le 01 octobre 2013 à 09h59
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      “La pomme de discorde syrienne a montré à quel point la communauté internationale n’en était plus une ” : La pomme de discorde syrienne a montré à quel point la communauté internationale n’en était plus le fait d’un seul hégémon.

      a part ça effectivement, quand ils s’abstiennent de sauter à califourchon en criant l’europe, l’europe, ils arrivent à être parfois pertinents.


    • Wilmotte Karim Le 01 octobre 2013 à 20h32
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      Votre consensus repose sur l’incapacité d’une partie d’imposer son avis, contrairement à l’habitude.

      Et il ne s’est pas agit principalement d’un échange d’idée mais d’un rapport de force.


  5. Caroline Porteu Le 01 octobre 2013 à 08h54
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    Panama a fermé ses banques , ses distributeurs de billets Vendredi soir , sans prévenir les clients .
    Raison officielle : mise au point du système .
    La réouverture est théoriquement prévue pour aujourd’hui ..

    http://www.maxkeiser.com/2013/09/breaking-panama-announces-5-day-bank-holiday-bail-in-imminent/#r0hIr7IldXmh3Mzb.99


  6. Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 08h55
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    “les nouvelles économiques, malgré tous les artifices possibles, refusent obstinément d’annoncer une reprise tant attendue”. Ben OUI, le monde doit s’adaper à la raréfaction des ressources, le monde doit trouver une nouvelle manière moins vorace de fonctionner. Eh OUI, la croissance du consumérisme est finie, mais ce n’est pas la faute des politiques ou de la finance, c’est juste une réalité matérielle réelle avec laquelle nous devons apprendre à fonctionner. Le partage ne sera pas évident, batailles et guerres sont déjà là et elles ne font que commencer, mais se battre contre quelque chose qui disparaît ne sert à rien, il faudra composer avec …


    • yoananda Le 01 octobre 2013 à 10h37
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      Oui sauf que l’histoire nous apprends que ce n’est pas ce que fait l’homme. Il consomme encore plus quand il voit la rareté … de peur de manquer ! et ne fait qu’accélérer le processus. C’est plutôt dans cette phase qu’on est (depuis 30 ans) et non pas dans la phase “ralentissement”. La phase qui suit, ce n’est pas l’atterrissage en douceur, c’est beaucoup plus brutal, c’est le décrochage.
      Ensuite, plus tard, avec de la chance, après les gros dégâts, vient le renouveau. Parfois, ca met quelques siècles. La renaissance ne s’appelle pas renaissance pour rien. On a déjà connu des périodes longue post-effondrement …

      La spécificité de notre collapse actuel, c’est probablement sa violence, et son intensité. Mais ce n’est en rien son unicité, au contraire, c’est notre mode de fonctionnement normal.


    • dadone Le 01 octobre 2013 à 10h47
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      le monde doit s’adapter à la raréfaction des ressources,

      Ha bon, comment vous expliquez alors une croissance mondiale continue depuis 1990 qui ne s’arrête pas ?
      Confondez vous pas la croissance des pays développés qui effectivement ralenti pour des raisons structurelles et la croissance mondiale qui se portent bien ?.
      Où est le ralentissement ?


      • yoananda Le 01 octobre 2013 à 17h46
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        @dadone
        bonne remarque qui mérite une réponse.

        Il y a actuellement 2 écoles pour expliquer. La première, c’est celle de la concentration exagérée des richesses, provoquant diminution des salaires (vs le capital), donc de la consommation, créant chômage, qui empêche de rembourser la dette …

        La 2ème, c’est que les ressources se raréfie (pic halieutique, pic pétrole conventionnel, pic terres arables, pic phosphore sont déjà tous derrière nous, et j’en passe), provoquant une perte de rendement, empêchant l’économie de croître, et on retombe sur chômage et dette.

        Difficile à départager si on creuse vraiment chacune des 2 théories, elles ont de nombreux supporter et démonstrations, mais la première est la plus répandue (on serait en train de renflouer les méchants banquiers pour faire court).

        Sauf que cette théorie marxiste pour expliquer la crise souffre de quelques problèmes :
        * si c’était une crise de la demande et non de l’offre, les prix auraient diminués, hors le pétrole est 100$+ depuis 2 ans.
        * le PIB croit en effet, mais a quel prix ? sans les QE1, QE2, QE3 qui tirent la croissance mondiale artificiellement (QE3=1000 milliard de dollar par an, soit 1.4% du PIB mondial) à grand coup de dette.
        D’ailleurs le point d’inflexion des dettes d’état c’est 1979 … ce qui correspond au pic pétrole per capita.

        conclusion ?
        la concentration des richesse existe et est probablement un facteur aggravant, amplifié par la robolution (le capital rapporte plus que le travail grâce aux robots de plus en plus “intelligents”), mais il n’exclue pas pour autant la raréfaction relative des ressources (rapport à l’effort qu’on doit fournir pour se les procurer). D’autre part, il y a des palliatifs temporaires a la raréfaction (comme la diminution de l’intensité énergétique des économies) que nous utilisons pour adoucir les choses.

        MAIS

        comme nous sommes sur des pentes exponentielles, nous sommes déjà en train de connaître les prémices des problèmes de raréfactions. L’overshoot day est en août, nous cramons notre capital et amputons l’avenir de nos enfants. C’est le prix de cette croissance.


        • Wilmotte Karim Le 01 octobre 2013 à 20h41
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          ” si c’était une crise de la demande et non de l’offre, les prix auraient diminués, hors le pétrole est 100$+ depuis 2 ans.”

          Les bénéfices non réinvesti vont gonfler des bulles.
          Dont les matières premières.

          Par ailleurs, il y a eu une “abondance” de liquidité (pour certain).


          • yoananda Le 01 octobre 2013 à 22h05
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            Il y a une bulle dans l’immobilier et dans les actions et les obligations.
            Il n’y a plus de bulle dans les matières premières (il y en a eu une très rapide en 2008), il suffit de voir les courbes pour s’en convaincre. Le pétrole ne reviendra jamais a 20$ (sa constante historique corrigée de l’inflation) tout simplement parce qu’il n’est plus exploitable à ce prix la (y compris pour l’arabie saoudite ! c’est dire).

            Donc cette explication (baisse de la demande) ne tient pas, mais l’objection était pertinente et devait être mentionnée.


        • dadone Le 01 octobre 2013 à 20h54
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          Il y a une troisième thèse et c’est la bonne.
          La croissance n’est tout simplement plus possible (ou contre productive, elle appauvrie au lieu d’enrichir) dès que l’on a atteint un certain stade de développement.
          Comme cela on met tout le monde d’accord, croissance pour les pays qui n’ont pas atteint le seuil de richesse et impossibilité de croître pour les autres…


          • yoananda Le 01 octobre 2013 à 22h01
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            En effet, c’est la thèse de Joseph Tainter et ses rendements décroissants qui au delà d’un certain seul deviennent contre-productifs.
            http://yoananda.wordpress.com/2013/10/01/revue-travaux-de-joseph-tainter-sur-les-effondrements/

            De toute manière, comme je l’ai dit, l’existence d’un facteur n’exclue pas l’autre.

            Mais, ça ne met pas tout le monde d’accord, car les ressources, notamment pétrolières ne sont pas infinies.
            Pour l’instant la production mondiale en baril augmente. Mais la production en énergie utilisable elle diminue !!!
            Et comme on joue a la reine rouge et que l’accélération est exponentielle … pour ma part, je considère que le vrai problème, c’est la raréfaction ! Le reste devient de plus en plus quantité négligeable.

            Par contre, je suis d’accord pour dire que le “peu” de croissance qui reste pour l’instant est “aspiré” par les pays émergents … phénomènes monétaires mis à part, et taxe déguisée par le dollar exclue.


          • Amstrdammer Le 02 octobre 2013 à 21h38
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            @ Dadone

            Reste que les révolutions industrielles successives auraient été impossibles sans le charbon puis le pétrole. Et une économie de chasseurs-cueilleurs n’a guère besoin de sources d’énergie concentrée hormis un peu de bois sec, mais nos économies modernes ont des besoins gigantesques pour pouvoir fonctionner.

            Or ni les renouvelables ni le nucléaire ne sont en mesure de compenser la carence en énergies fossiles qui s’annonce, pour des raisons d’échelle.

            L’énergie disponible n’est peut-être pas une condition suffisante pour la croissance économique, mais elle en est un prérequis, une condition absolument nécessaire.


        • botul henry levi Le 05 octobre 2013 à 10h15
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          Ce ne sont pas deux écoles , mais les 2 causes , vous vous exprimez de manière orientée , vos prémisses sont donc fausses !


    • Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 11h00
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      @ Yoananda et dadone

      Vous n’êtes pas dans la bonne échelle du temps,
      je raisonne en générations et non en heures …

      Pour Dame Nature, un jours est comme mille ans !


      • yoananda Le 01 octobre 2013 à 17h49
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        @Patrick
        si tu veux, pour la nature, que la moitié de l’humanité disparaisse, ça lui fait une belle jambe. C’est juste un petit retard d’un jour ou 2 sur ton calendrier. Mais pour nous, c’est beaucoup moins drôle.

        Donc, non, nous ne sommes pas en train de nous adapter. Même si sur le long terme l’humanité n’est pas en danger, ça ne veut pas dire non plus que ça va passer comme une lettre à la poste (ce qui serait le cas si nous nous adaptions effectivement).


        • toutouadi Le 01 octobre 2013 à 19h55
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          “Même si sur le long terme l’humanité n’est pas en danger…”

          Oups !! Propos très aventureux !!


          • Mano Le 02 octobre 2013 à 09h47
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            @toutouadi

            Ne soyez pas présomptueux au point de penser que les hommes sont capables de mettre fin à l’humanité.

            A part un gros astéroïde s’écrasant sur la planète, et la fin des temps dans quelques milliards d’années, je ne vois pas très bien comment l’homme pourrait s’y prendre pour s’éradiquer.

            Tout ce que l’homme est capable de faire c’est de se rendre la vie plus compliquée.


          • Amstrdammer Le 02 octobre 2013 à 21h43
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            @ Mano

            Vous voulez un exemple?

            Des centrales au mox disséminées un peu partout, si on laisse faire les malades de l’industrie nucléaire. L’une d’entre elles pète complètement – ce qu’on a évité de justesse à Fukushima! – et dissémine du plutonium dans toute l’atmosphère.

            Il suffit d’un kilo de plutonium pour tuer toute l’humanité…


            • Mano Le 03 octobre 2013 à 08h48
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              Mince alors, on serait passé à deux doigts de l’extinction de l’humanité avec Fukushima et on ne nous aurait rien dit!


  7. Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 09h05
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    “Les dissensions extrêmes entre démocrates et républicains en font la rentrée de tous les dangers.” Bof, l’arrêt de administration Américaine n’es que la 17e en liste dans ce pays, c’est de la routine. Et un défaut sur la dette des USA ne sera pas une première non plus, ce n’est que la suite logique de la politique et de l’économie de ses dernières années, ce n’est que la suite logique de la folie du consumérisme et de la raréfaction des ressources, ce n’est qu’un passage obligé entre un mode de fonctionnement et un autre. La folie de l’exploitation outrancière de toutes les ressources doit s’arrêter un jour ou l’autre, je ne dis pas que ce jour est déjà là, mais nous ne pouvons plus dire, désormais, que nous n’en sommes pas conscients. Tout arrêt de folie, comme tout sevrage, est nécessairement douloureux => douloureux mais inévitable et salvateur …


  8. Vénus-Etoile du Berger Le 01 octobre 2013 à 09h13
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    Barack est furieux…
    tentative de sabotage de la loi de réforme du système de santé de Barack Obama.

    Allez courage Barack, tenez bon!

    à lire
    USA : l’Etat fédéral cesse ses activités
    Faute de budget, la Maison-Blanche a ordonné aux agences fédérales de cesser leurs activités.

    La Maison-Blanche a ordonné aux agences fédérales américaines lundi peu avant minuit (04H00 GMT) de cesser leurs activités, le Congrès ayant échoué à voter un budget avant l’heure limite.”Malheureusement, nous n’avons pas d’indication claire que le Congrès agira à temps pour que le président signe une résolution budgétaire avant la fin de la journée de demain, le 1er octobre 2013″, a annoncé Sylvia M. Burwell, directrice du bureau du budget de la Maison Blanche. “Les agences doivent donc exécuter leurs plans pour une cessation ordonnée de leurs activités en l’absence de budget”.

    Plus de 800.000 fonctionnaires fédéraux jugés non essentiels, sur un total de plus de deux millions, devaient se retrouver en congés forcés sans soldes dès mardi matin. Les effectifs des administrations se retrouveront réduits au minimum vital, certaines agences se retrouvant avec à peine 5% de leurs effectifs.

    L’exécutif américain n’a pu que constater l’impasse dans laquelle se trouvait le Congrès lundi soir à l’approche du début de l’exercice budgétaire 2014, qui a commencé mardi à minuit (04H00 GMT), et avant lequel le Congrès devait approuver des crédits pour assurer que l’Etat fédéral puisse fonctionner normalement. Après deux rejets lundi par le Sénat américain de projets de loi de finances élaborés par la Chambre des représentants, les dirigeants républicains avaient annoncé tard lundi qu’ils entendaient voter une nouvelle fois dans la nuit sur un texte, jugé inacceptable par les démocrates, car sabordant la loi de réforme du système de santé de Barack Obama.
    http://www.europe1.fr/International/USA-l-Etat-federal-cesse-ses-activites-1658617/


    • fabrice Le 01 octobre 2013 à 09h25
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      Vénus, si il était réellement furieux, il couperait en premier son salaire, celui des parlementaires et de ceux qui entourent les chambres, certes il s’attireraient leurs foudres mais pourraient justifier par l’exemplarité cette décision, ce qui devrait régler “étrangement” et rapidement le blocage.

      Mais Barack Obama à prouvé qu’il n’avait pas le courage (finance, Guantanamo, …) qui aurait fait le grande homme qu’il aurait pu être, encore une désillusion 🙁


      • Caliméro martyrisé Le 01 octobre 2013 à 11h50
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        Finance et Guantanamo, vous avez bien résumé la situation.
        Obama n’a pas été à la hauteur des espérances qu’il avait suscitées.
        En même temps, fallait-il être crédule pour espérer quoi que ce soit.
        Tiens, ça me fait penser au notre de président !


        • tchoo Le 01 octobre 2013 à 13h09
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          Encore aurait-il fallu croire aux promesses de Flamby 1er
          il y en a eu, certes ,mais ce ne fut pas une majorité
          et ça Flamby l’a vite oublié


    • dany Le 01 octobre 2013 à 12h24
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  9. Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 09h17
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    “avec les grandes banques occidentales qui retirent par nécessité leur soutien au gouvernement américain.” Une banque ne fait affaire que quand elle peut faire du bénéfice, le retrait internationnal des grandes banques n’est qu’une réponse logique à l’évolution du marché.

    Réaction type du GEAB :
    P’tain de v’ture qui n’vance p’us, c’te c’nne à p’us d’jus dans son rés’voir, p’tain f’s ch’er …


  10. Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 09h24
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    “les pays émergents, échaudés par les opérations spéculatives sur leurs monnaies,” … Bon OK, la valeur des monnaies entre elles est totalement faussée et artificielle. Alors si tout le monde est d’accord avec ce fait ??? => tout le monde ne doit dès lors, plus s’étonner aux dérapages qui s’en suivent.

    Si tu veux monter un col enneigé avec des pneus d’été lisses, tu peux t’attendre à rester en panne ou à faire une belle sortie de route, il n’ y a aucune secret la-dessus !


  11. Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 09h28
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    “Le feuilleton politique reprend à Washington” Pffff, il est nul ce feuilleton, Si t’as vu les dix premiers épisodes, ça te sert à rien de regarder les 678 suivants …


  12. Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 09h39
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    “la Fed doit plus que tout préserver le rôle international du dollar,” .
    L’hégémonie du $$$ ne tiens plus qu’à l’envie de continuer encore un peu à faire du fric, tout en sachant bien que le produit est pourris et que les conséquences sont néfastes. Tel le drogué avec sa seringue, quand la dépendance est trop forte, il ne se maîtrise plus et il ne peut plus arrêter ce qu’il sait mortel, si la conscience dit stop, la main dans un geste automatique se fait gonfler les veines et la seringue se pique toute seule. Le monde ploitiquo- financier à besoin d’une aide extérieure pour s’en sortir, non qu’il n’est pas consciente de tout le mal qui est fait, mais juste qu’il ne peut plus faire autrement. Les seules questions restantes sont : QUI pourra intervenir et QUAND ???


  13. yt75 Le 01 octobre 2013 à 09h54
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    Sait-t-on un peu qui se “cache” derrière ce “GEAB” ?


    • Mano Le 01 octobre 2013 à 10h07
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      Sait-t-on un peu qui se “cache” derrière ce “GEAB” ?

      Soit le Père Noël, soit les extra-terrestres, au choix.


    • guillaume Le 01 octobre 2013 à 21h55
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      Sauf erreur de ma part, le fondateur du GEAB (décédé il y a peu) est l’un des fondateurs du programme Erasmus (mobilité étudiante). Pour ce que j’ai pu en voir, il semblait être l’un des continuateurs du “père fondateur” Jean Monnet, au même titre qu’un Delors. C’est à dire ces socialistes qui ont vraiment cru dans la construction d’une “nation européenne” quinoussauveratousamen!


  14. Vénus-Etoile du Berger Le 01 octobre 2013 à 10h03
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    mardi 1 octobre 2013

    -Paralysie budgétaire aux USA
    -La statue de la liberté est fermée au public

    Courage Barack, tenez bon!


  15. Raphael Le 01 octobre 2013 à 10h10
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    “ce n’est que la suite logique de la folie du consumérisme et de la raréfaction des ressources”

    Je suis enclin à croire que la raréfaction des ressources, en particulier le pétrole, pèse sur l’économie mondiale, comme le soutient Jancovici.
    Mais :
    Y a-t-il des études, des données, des études, pour soutenir cette thèse, y a-t-il un peu de quantitatif ?


    • Lisztfr Le 01 octobre 2013 à 11h01
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      C’est pourquoi Hollande lance un projet d’hydroliennes, mais les Robins des bois sont contre… pour d’excellentes raisons : les pales de ces engins sont immense, 10m c’est effrayant, et puis “nous sommes contre l’industrialisation des fonds marins”, et puis il y a un risque de marrée noire, et les pauvres phoques vont être hachés par le menu… surtout il n’y a pas de recul, il n’existe aucun projet comparable nulle part, c’est trop risqué.. Il y avait déjà des verts qui s’alarmaient de la disparition du silicium, à cause des panneaux solaires, le silicium n’étant jamais que du sable.


      • step Le 01 octobre 2013 à 14h30
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        le sable (de construction) est une matière pourtant bien plus difficile à trouver que l’on ne pense.

        Ceci dit à part ce détail, je suis d’accord pour nier le titre d’écologiste à des individus qui veulent bien des energies renouvelables, mais loin de leur ligne d’horizon.


    • dadone Le 01 octobre 2013 à 11h19
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      Je suis enclin à croire que la raréfaction des ressources, en particulier le pétrole, pèse sur l’économie mondiale, comme le soutient Jancovici

      C’est faux, où alors vous occultez le rôle de la monnaie, des inégalités, des sur investissements des bulles spéculatives, des délocalisation, de la baisse tendancielle des profits, de la concurrence, etc… donc ce qui fait une grande partie de l’économie et qui ne compte pas pour du beurre…


    • yt75 Le 01 octobre 2013 à 12h33
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      Un rapport récent de McKinsey sur les matières premières :
      http://www.mckinsey.com/Insights/Energy_Resources_Materials/Resource_revolution_Tracking_global_commodity_markets?cid=other-eml-alt-mgi-mck-oth-1309

      Evoqué là :

      Tout l’or du monde pour un baril de pétrole
      Par Jean-Marc Vittori | 01/10 | 06:00 | mis à jour à 09:55

      Le gaz de schiste est un arbre qui cache la forêt : il devient de plus en plus coûteux de produire des matières premières, montre un rapport du McKinsey Global Institute. La facture ne pourra pas monter jusqu’au ciel.


      http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0203035943106-tout-l-or-du-monde-pour-un-baril-de-petrole-611753.php?xtor=RSS-2007


      • dadone Le 01 octobre 2013 à 13h35
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        Hé bien on se passera du pétrole..
        Il y a plein d’autres sources d’énergie…


        • yt75 Le 01 octobre 2013 à 14h16
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          Bah oui coco


          • dadone Le 01 octobre 2013 à 14h31
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            C’est vrai qu’au XIX siècle, on était encore à la préhistoire, pas de bateau qui traverse l’atlantique, pas de train, pas de télégraphe, et on vivait dans des grottes…


          • Stéphane Grimier Le 01 octobre 2013 à 14h52
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            C’est clair…
            Yaka Focon, explique de quoi ta besoin, on t’explique comment t’en passer….
            T’es là, non je suis là, paf, pas vu, pas pris.
            J’adore dadone.


        • Amstrdammer Le 02 octobre 2013 à 21h49
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          Pour se passer des énergies fossiles, il faudra quasiment revenir au mode de vie qui prévalait jusqu’au XVIIIe S…

          Sauf qu’on est 7 milliard, dans un écosystème ravagé par l’urbanisme tentaculaire, l’agriculture chimique…


  16. Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 10h11
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    “La prochaine Chypre sera américaine”. Le seul point commun entre le problème Chypre et le problème USA est qu’il y a un problème qui doit être résolu, mais on ne peut absolument pas comparer le problème bancaire de Chypre (effondrement d’une folie bancaire privée) avec le problème USA (arrêt d’une endettement étatique disproportionné). Si les deux problèmes sont liés au monde de la finance, les deux problèmes ont des origines différentes et auront des résolutions différentes.

    Le point commun est à trouver ailleurs et est beaucoup plus généralisé qu’on ne le pense. Le point commun est mondial et il est le passage à un mode de fonctionnement à un autre. Le monde à fonctionné dans un mode de consumérisme outancier, grâce à l’exploitation furieuse de toutes les ressources et grâce à la croissance ainsi obtenue qui permettait une folie exponentielle, mais cette folie n’était évidemment pas durable et tout ce que le monde à su faire jusqu’à maintenant, c’était essayer de continuer cette folie en hypothéquant l’avenir. Maintenant que les ressources sont en voie d’épuisement et que l’avenir est déjà entièrement hypothéqué, la seule voie obligatoire sera la décroissance, qu’elle soit volontaire et gérée ou forcée et sauvage.

    Il n’y a pas de drame à devoir passer d’un mode de fonctionnement non viable à mode de fonctionnement viable, historiquement le drame aura été ce moment de folie consuméristeet destructrice et non son arrêt …


    • yt75 Le 01 octobre 2013 à 10h54
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      Hélas personne ne sait ce que ce serait ce “mode de fonctionnement viable” …

      Mais sans doute si plus de monde avait conscience de la situation, ce ne serait pas plus mal, comme par exemple pour le pétrole :
      http://iiscn.files.wordpress.com/2013/05/jlliquidsworld.jpg

      Et la divergence actuelle entre les informations “officielles” (en pointillé ci dessus) et celles “simplement objectives” fait aussi partie de la situation (avec la propagande et gestion de l’information qui va avec)

      Note : graphique issu de la dernière synthèse de Laherrère (ancien patron des techniques d’exploration chez Total, président d’ASPO France) :
      http://aspofrance.viabloga.com/files/JL_veryshort30May2013.pdf


      • Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 11h05
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        Le mode de fonctionnement viable sera celui que le monde aura trouvé demain,
        il n’est pas celui que nous connaissons aujourd’hui
        comme celui d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier.

        Si nous nous donnons la peine de faire ce que nous trouvons à faire de mieux aujourd’hui, cela suffit amplement => A chaque jours suffit sa peine …


        • Amstrdammer Le 02 octobre 2013 à 21h55
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          Vous êtes d’humeur lapalissadienne, aujourd’hui… 😉


    • dadone Le 01 octobre 2013 à 11h13
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      historiquement le drame aura été ce moment de folie consumériste

      Demandez à la population français modeste (une bonne majorité) si elle a l’impression d’être dans “la folie consumériste”, elle qui arrive difficilement à boucler ses fin de mois….
      Ne vous trompez pas de diagnostique.
      On ne consomme pas trop…on travaille trop ce qui est très différent….


    • tchoo Le 01 octobre 2013 à 13h13
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      Déjà que les politiques ne savent même pas envisagé de fonctionner sans croissance, comment voulez-vous qu’ils en arrivent au concept de décroissance?


      • dadone Le 01 octobre 2013 à 13h26
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        Ba si la décroissance enrichie, où est le problème ?
        Suffit de le faire comprendre…et d’anéantir tout les profiteurs qui spolie le système, cela je je le reconnais, ce sera le plus difficile…


        • Stéphane Grimier Le 01 octobre 2013 à 14h55
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          Comprendre : si enrichissement alors pas de probleme…..
          Le dogme du profit au dessus de tout est légèrement surfait.
          Je ne comprends pas pourquoi vous vous sentez obligé de répondre du tac-o-tac à tout intervenant sur ce forum…. Vous faites partie des meubles ?


  17. Patrick Luder Le 01 octobre 2013 à 11h04
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    Le mode de fonctionnement viable sera celui que le monde aura trouvé demain,
    il n’est pas celui que nous connaissons aujourd’hui
    comme celui d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier.

    Si nous nous donnons la peine de faire ce que nous trouvons à faire de mieux aujourd’hui, cela suffit amplement => A chaque jours suffit sa peine …


    • dadone Le 01 octobre 2013 à 11h09
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      @Patrick Luder
      On préférerais des propositions concrètes que des incantations…


  18. Alex Hanin Le 01 octobre 2013 à 12h21
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    Je ne pense pas que le problème des dettes publiques soit un “vrai” problème.

    Les différents États (pas ceux de la ZE, c’est vrai) possèdent le privilège de la création monétaire. Un Etat émet de la dette publique non pas pour trouver l’argent qui lui manque ni pour “stériliser” les déficits, mais par simple convention. Cette convention, qui remonte à la création des premières banques centrales (BoE), liait à l’origine – et lie toujours – l’Etat aux financiers. On peut se demander si, aujourd’hui, l’État est toujours contraint de se faire prêter l’argent créé par ses propres déficits antérieurs. Qu’est-ce qui empêche l’État d’investir et payer des fonctionnaires ou des entreprises privées sans créer de dette ? Des lois, des pressions, des habitudes, d’accord, mais aucune limite intrinsèque.

    On me dira qu’il s’agirait de la voie toute tracée vers l’hyperinflation ; je ne pense pas que ce soit vrai. L’État dispose d’une armée et d’une police, et parfois de l’arme nucléaire. En abuse-t-il forcément ? Non. Des lois et des règles existent pour éviter les dérapages. Je pense qu’il pourrait en aller de même avec la monnaie.

    Cela dit, les problèmes actuels sont beaucoup plus larges. Je suis également convaincu qu’il est préférable d’aller chercher l’argent là où il se trouve, en réduisant au passage le fléau des inégalités, que de créer ce qu’on n’a pas le courage ou le pouvoir de récupérer.

    Il n’empêche que la focalisation sur le faux drame de la dette publique ne fait qu’aggraver la situation : réduction des programmes sociaux essentiels et des investissements utiles, p. ex., mais aussi détournement de l’attention qui devrait être accordée à une question selon moins nettement plus grave : la dette privée. Il est tout de même extraordinaire que les USA cherchent à tout prix à sortir par la dette privée (immobilier) d’une crise créée par la dette privée.

    Enfin, je pense que l’obsession anti-dette publique empêche de la comprendre clairement. La dette publique est infâme, voilà tout. Faut-il vraiment comprendre ce qui est infâme ? Parle-t-on d’ailleurs des côtés positifs du nazisme ? Il faudrait pourtant dire et répéter, par exemple, que Bilan secteur public + Bilan secteur privé + Bilan secteur étranger = 0, dans tous les cas. C’est capital et facile à comprendre, mais personne n’en parle jamais : à quoi bon, puisque l’unique objectif est de “vaincre” la dette ?


    • Christophe Vieren Le 11 octobre 2013 à 10h06
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      Pour abonder dans votre sens, il semble qu’au USA, une loi doit être votée si le gouvernement (ne pas confondre avec l’Etat) souhaite dépasser le plafond de la dette. Et, comme en France, les budgets annuels y sont votés par les représetnants du peuple.
      Donc la dette est bien un choix Politique. Quoi de plus légitime ?
      Si le peuple, n’y est pas favorable, aux électeurs d’élire quelqu’un qui promet de ne pas faire de dette ? Par exemple, Bayrou en 2007 avant l’explosion des dettes publiques sur fond de crise financière ne l’oublions pas, en avait me semble-t-il fait un axe prioritaire de son programme.
      Et la seule solution devient le défaut, tout le monde en pâtira à son niveau (hair cut pour les plus riches, chômage et misère pour les plus pauvres).


  19. Dan Le 01 octobre 2013 à 12h46
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    Le principale problème se situe dans l’inefficacité des solutions actuelles qui ne fonctionnent pas pour résoudre la crise de 2008 et qui s’amplifie d’année en année et qui nous mènera vers l’apocalypse économique .

    Les responsables de la conduite des affaires, banquiers centraux et gouvernements, prétendent, pour justifier leur action, mener des politiques de stimulation. A les entendre, ils stimulent depuis 2009.

    «Simulent» est un terme qui conviendrait mieux! Les politiques menées ne sont que marginalement stimulantes, sauf bouffées spéculatives temporaires qui créent «un climat», un «sentiment» positif éphémère.

    Ces politiques, contrairement à ce que l’on dissimule et donc à ce que l’on croit, sont très efficaces pour… maintenir à flots le système bancaire et tenter de reconstituer les fonds propres disparus dans la crise.

    Les politiques de soi-disant stimulation sont en réalité des cache-sexes qui dissimulent l’obscénité de la manœuvre. Faire payer aux citoyens, ménages, contribuables, épargnants, le prix de la crise que le couple maudit formé par les banques et les gouvernements ont provoquée.

    La propagande des responsables a réussi à faire passer les mesures monétaires qui ont été prises pour des mesures de stimulation. C’est un gros, un très gros mensonge. La Fed n’injecte pas 85 milliards de dollars par mois dans l’économie américaine. Elle achète pour un montant de 85 milliards de titres à long terme, valeurs du Trésor et titres hypothécaires. Cet argent se retrouve dans le système bancaire et non pas dans l’économie. Tout le problème de la gestion de la crise est précisément de résoudre le problème de la transmission de la sphère financière à la sphère de l’économie réelle. Comment faire pour que l’argent qui se trouve dans le système bancaire se transforme en monnaie et vienne alimenter l’économie. A ce jour, personne n’a trouvé la réponse à cette question. L’analyse vaut également pour l’action de la BCE de Draghi.

    Va-t-on encore continuer encore longtemps cette enfumage ?


    • Caroline Porteu Le 01 octobre 2013 à 17h48
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      @Dan
      Cette manoeuvre obscène vient du vol d’un pouvoir régalien : celui de la création monétaire par les banques privées .. 1913 pour la FED , 1973 pour la France .
      Manoeuvre obscène qui rend le système financier tout puissant lui permettant de dicter sa conduite au politique et de s’exonérer du respect des lois qui nous gouvernent .

      J’ai été fascinée par la manière dont les Chinois gèrent leur création monétaire qu’ils n’ont bien sûr pas fait la folie de céder aux financiers : Stérilisation des excédents, obligatoires pour les banques , assortie éventuellement d’augmentation de coefficients de réserves .. Le tout pouvant même se faire au cas par cas et région par région , en fonction des besoins spécifiques . A l’inverse , ils peuvent également piloter des relances sectorielles ou régionales en réouvrant les vannes de manière très précise . Un véritable travail d’orfèvre .

      Les Brésiliens sont moins orfèvres , mais ils ont réussi à se créer leurs réserves en devises grâce cette création , sans trop affecter leur propre monnaie en jouant également sur les coefficient de réserves des banques (je ne parle pas des attaques récentes sur le real brésilien qui sont des manoeuvres politiques) .

      Les injections monétaires faites par la FED ou la BCE dans le système financier , revêtant à tort le nom de stimulus pour l’économie, sont en fait des armes de destruction massive de cette économie puisqu’elles servent avant tout à la spéculation financière qui la détruit inexorablement par les bulles qu’elle crèe , sans parler des fraudes et des manipulations de marchés.

      Et à l’appui de cela, il suffit de regarder la contraction récente des crédits à l’économie et de comparer ce chiffre aux récentes injections de la BCE que Chevallier décrit assez bien :

      1 OCTOBRE 2013

      Les Marioles de la BCE à la dérive !
      Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques : Banques Européennes
      Les banques de la BCE ont encore emprunté 767 milliards d’euros à la BCE au 27 septembre car elles ne peuvent pas le faire sur les marchés à court terme du fait que les dirigeants des banques n’ont plus confiance entre eux,
      http://chevallier.biz/2013/10/les-marioles-de-la-bce-a-la-derive/


  20. dadone Le 01 octobre 2013 à 13h29
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    La propagande des responsables a réussi à faire passer les mesures monétaires qui ont été prises pour des mesures de stimulation. C’est un gros, un très gros mensonge.

    Cela n’a jamais été un mensonge, toute personne un tant soit peu renseigné le sait a commencer par les lecteurs du LEAP.

    Tout le problème de la gestion de la crise est précisément de résoudre le problème de la transmission de la sphère financière à la sphère de l’économie réelle. Comment faire pour que l’argent qui se trouve dans le système bancaire se transforme en monnaie et vienne alimenter l’économie

    C’est impossible car il n’y aucune réserve de croissance ( et depuis au moins 30 ans..)
    Un problème qui n’a pas de solution n’est pas un problème…


    • Alex Hanin Le 01 octobre 2013 à 13h37
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      Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de croissance que la croissance est impossible. Tous ces chômeurs qui ne “produisent” pas se rendraient utiles si seulement on leur en donnait l’occasion.


      • dadone Le 01 octobre 2013 à 13h40
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        Déjà que l’on travaille trop…
        Il semblerait que vous n’avez pas tout compris…
        Passé un certain seuil de développement, le travail appauvri…
        Il faudra un jour que vous le compreniez…


        • Alex Hanin Le 01 octobre 2013 à 13h49
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          Je ne vois pas le rapport avec mon commentaire. Je parlais des chômeurs qui pourraient contribuer à la croissance si on leur en donnait l’occasion. Ça ne veut pas dire qu’il faut allonger les heures de travail en général, évidemment. Je suis un peu scié par votre réaction.


          • dadone Le 01 octobre 2013 à 13h59
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            Je parlais des chômeurs qui pourraient contribuer à la croissance

            Non, ils ne peuvent pas y contribuer.
            La base productive est plus ou moins constante, donc en remettant au travail des chômeurs, vous ne l’augmenterez pas.
            Pas un gramme de croissance en plus.
            Au contraire, il faut moins travailler en supprimant tout les travaux inutiles qui épuise notre système.
            A titre d’exemples : suppression du marketing de la publicité, simplification administrative, suppression des hypertrophies financières et des assurances et des banques, etc, …


          • Alex Hanin Le 01 octobre 2013 à 14h28
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            “La base productive est plus ou moins constante, donc en remettant au travail des chômeurs, vous ne l’augmenterez pas.”

            Je n’ai jamais entendu parler d’une base productive constante. Vous employez des idées trop approximatives pour pouvoir en débattre.


          • dadone Le 01 octobre 2013 à 14h36
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            La base productive c’est ce qu’un pays produit en terme de richesses.
            Cela concerne l’agriculture et l’industrie.
            Tout le reste ce sont des services qui ne produisent rien mais qui utilisent les biens de la base productive.
            Certains sont nécessaires à la base productive, comme l’éducation qui permettra de la faire fonctionner, ou la distribution qui permet de la répartir.
            D’autres sont nuisibles comme l’hypertrophie financière qui pompe la richesse à son profit sans rien donner en contrepartie.
            Notre système doit supprimer le travail nuisible qui nous ruine et ruine la planète.
            J’espère que c’est plus clair comme cela.


          • Alex Hanin Le 01 octobre 2013 à 14h55
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            D’accord, mais je ne vois pas pourquoi cette base serait constante. Je pense aussi que la croissance est inutile et qu’il vaut mieux ralentir avant qu’il soit trop tard, mais je ne crois pas que la croissance soit définitivement terminée.

            Nous sommes peut-être sur le point de bénéficier de percées révolutionnaires dans le domaine des énergies renouvelables ou du traitement de l’eau. Je crois que ce serait de la folie de compter sur ce genre de petits miracles, mais ils sont tout à fait possibles. De manière plus réaliste, l’homme arrive toujours à faire plus avec moins ; en réalité, il arrive à faire monstrueusement plus avec “seulement” nettement plus, mais soit. Par définition, on ne connaît pas encore les révolutions technologiques de demain. Décrétez qu’il n’y a plus de croissance possible ne me semble pas sérieux.


          • dadone Le 01 octobre 2013 à 15h15
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            La croissance est impossible indépendamment de toutes les ressources que vous voulez.
            Par ce que une fois que vous avez basculé majoritairement dans une société de service votre base productive elle peut augmenté tant que vous voulez personne n’en veut…ce sera simplement de la sur production et du gâchis en conséquences…
            La vrai richesse se sont alors les services que l’on vous rend.
            Et la consommation de services est limité car une journée dure un temps limité : 24h…


          • Alex Hanin Le 01 octobre 2013 à 15h28
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            Ce que vous dites est bizarre. Si je me rends chez vous pour préparer votre repas à votre place, je ne dépends en rien de votre “base productive”. Il faut que vous ayez de l’argent dans votre poche pour me payer, mais l’argent est un concept abstrait qui n’est pas limité par l’agriculture ou l’industrie. Avec l’argent gagné, j’engagerai une baby-sitter pour pouvoir aller me promener. Où est le problème ?

            La consommation de services est limitée théoriquement, mais en pratique, des millions de chômeurs seraient prêts à vous en fournir.


          • dadone Le 01 octobre 2013 à 16h29
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            La consommation de services est limitée théoriquement, mais en pratique, des millions de chômeurs seraient prêts à vous en fournir.

            Et je ne serais pas capable de leur fournir la réciprocité.
            Si je consomme un service je dois fournir en retour un service…
            C’est cela une société de services…
            Or si je rends beaucoup de services alors je ne peux pas en consommer beaucoup et réciproquement.
            Donc la solution c’est un équilibre entre les services que l’on consomme et ceux que l’on rend. Et cette équilibre ne peut se faire que par la réduction du temps de travail de manière à ce que tout le monde en consomme et en rende…
            Ce qui revient à partager la base productive.
            Mais ce faisant vous n’avez toujours pas un gramme de croissance supplémentaire…


    • Caroline Porteu Le 01 octobre 2013 à 18h01
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      @dadone
      Auriez vous l’obligeance de nous rappeler le montant des dérivés en circulation , émis en particulier grâce à ces stimulis ??? et leur impact sur la création de bulles ou sur les manipulations et fraudes (enquêtes en cours au sein de la SEC, de la CFTC, concernant entre autre JP MORGAN ) ..

      Vous voulez la liste des fraudes et manipulations ??? Matières premières, taux, dérivés de crédit, swaps de monnaie, indices boursiers, c’est à dire à peu près l’intégralité de ce que l’on nomme à tort les marchés financiers .
      Je tiens les références et les articles de journaux à votre disposition . Par contre on attend toujours les sanctions, incarcérations , réparations de préjudice .. Pour l’instant il n’y a eu que quelques vagues amendes, toujours inférieures aux profits résultant de ces escroqueries .

      Combien coûte à un pays une augmentation de 10% du prix du baril ??
      Il parait même que certains financiers ont réussi à modéliser l’impact de l’augmentation du nombre de contrats sur les marchés à terme sur le prix du baril physique ..

      Voilà à quoi servent ces injections de liquidités : à détruire la production de richesses réelles .. et à piller grâce à une monnaie totalement excédentaire du fait de son impression illimitée, les sociétés des pays .. surtout si ce sont des services publics disposant d’une clientèle captive ..
      Rappelez moi qui sont les actionnaires actuels de Total déjà ??


    • Caroline Porteu Le 01 octobre 2013 à 18h18
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      La relocalisation est une réserve d’emplois sans pour autant générer de croissance .
      La transition énergétique idem ..
      Une diminution des importations énergétiques , remplacées par des solutions autonomes comme la méthanisation ou autre pourrait même faire baisser le PIB tout en générant de l’emploi .
      J’ai même entendu l’autre jour des périgourdins expliquant qu’ils avaient résolu le problème de l’évacuation de la graisse de canard qui bouchait les conduits en la transformant en énergie .. Les boulangers s’en servaient , le chauffage venait en partie de là . C’était ingénieux , écologique .. mais certainement pas source de croissance .

      La croissance du PIB n’est plus un critère pertinent .


      • dadone Le 01 octobre 2013 à 19h25
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        La croissance du PIB n’est plus un critère pertinent .

        J’a n’ai aucune objection aux deux interventions précédentes et je ne comprends pas pour quelles raisons vous m’interpellez…


  21. fabien775 Le 01 octobre 2013 à 13h35
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  22. Lisztfr Le 01 octobre 2013 à 14h08
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    Ne nous affolons pas, cette crise réduit notre empreinte carbone et notre pression sur l’environnement… à quelque chose malheur est bon. Je crains que toute autre voie nous amènerait droit dans le décor, en nous libérant des contraintes économiques qui seraient remplacées par rien d’aussi efficace si ce n’est une dictature.


    • Alex Hanin Le 01 octobre 2013 à 14h34
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      La crise est également un excellent prétexte pour ne pas investir dans les énergies renouvelables (“pas d’argent”, soi-disant), notamment, donc je ne suis pas sûr que ce soit une bonne affaire pour l’environnement.


    • Amstrdammer Le 02 octobre 2013 à 22h07
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      La réduction est dérisoire par rapport à ce qu’il faudrait faire : arrêter la bagnole individuelle et abandonner l’avion, donc re-concentrer les activités, relocaliser les économies, réduire drastiquement la consommation de viande et les multiples activités énergivores…

      On y viendra, certes, mais contraint et forcé, et non sans passer par un grand massacre dans la course aux ressources encore disponibles.


  23. gastu Le 01 octobre 2013 à 14h22
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    Cette histoire de dette, c’est ridicule. ça ne représente rien par rapport à la richesse produite et détenue dans le monde. C’est essentiellement une guerre des super riches, contre le reste du monde. La clef du bien être commun réside dans la diminution des inégalités, or actuellement il se passe tout l’inverse. On est en train de revenir à grand pas aux ordres d’inégalité d’avant la première guerre mondiale. Aux états unis encore plus qu’ailleurs. Globalement dans le monde cela a commencé dans les années 1970-80.
    Pour résoudre le problème il suffirait simplement de bien taxer les hauts revenues de manière globale. L’évasion fiscale participe fortement à la dette.
    Les super riches sont ravis de la dette, ils ont les moyens de prêter leur argent pour se faire rembourser avec des revenus substantiels. Quand le simple particulier place son argent à 2% soit juste l’inflation et encore, eux ils placent leur super revenus dont il ne savent pas quoi faire à des taux de 10%.
    Conclusion on taxe tout les revenus des 1% les plus riches de toute la planète de 2-3% et ça en est fini de la dette.

    Mon raisonnement repose essentiellement sur le livre de thomas piketty qui est je pense réellement extrêmement pertinent. D’ailleurs Olivier utilise beaucoup son travail…


    • Vénus-Etoile du Berger Le 01 octobre 2013 à 15h29
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      Bonjour,

      Pour avoir lu toutes les analyses sur les inégalités USA d’Olivier Berruyer,

      Les analyses d’Olivier Berruyer sont faites indépendamment du travail de Mr Piketty et sont d’ailleurs différentes.

      Sur un ou deux autres billets, OB avait simplement utilisé les données de Mr Piketty en source si je me souviens bien mais je ne crois pas que c’était sur les USA.

      En effet, Olivier Berruyer explique de façon très pertinente qu’il ne faut pas s’intéresser au 1% mais au 0,1%, ce qui diffère de l’approche de Mr Piketty par exemple.

      Voici l’analyse d’Olivier Berruyer sur les inégalités des très hauts revenus aux USA.

      Le top 0,1% américain :

      « On parle beaucoup du Top 1 % (plus de 370 000 $ par an) : mais nous avons vu qu’en fait, ceux qui ont beaucoup profité sont plutôt les 100 000 gagnant plus de 1,5 M$, constituant le Top 0,1%.Analysons donc aujourd’hui plus en détail ce Top 0,1 %, qui s’est tant enrichi depuis 30 ans, et qui influe démesurément la politique du gouvernement américain »

      « Les dirigeants représentent sans surprise la moitié de cet ensemble. »

      http://www.les-crises.fr/0229-le-top-01-americain/

      Cordialement,
      Vénus-Etoile du Berger.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 01 octobre 2013 à 22h58
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      Bonsoir,

      J’ai trouvé deux articles écrit par Mr Piketty.

      Le second article aborde du Top1% USA
      Cordialement.

      Roosevelt n’épargnait pas les riches
      Par Thomas Piketty
      La taxation confiscatoire des revenus exorbitants est non seulement possible économiquement, mais souhaitable. En 1932, quand Roosevelt arrive au pouvoir, le taux de l’impôt fédéral sur le revenu applicable aux plus riches était de 25 % aux Etats-Unis. Le nouveau président décide de le porter immédiatement à 63 %, puis 79 % en 1936, 91 % en 1941, niveau qui s’appliqua jusqu’en 1964, avant d’être réduit à 77 %, puis 70 % en 1970. Pendant près de cinquante ans, des années 30 jusqu’en 1980, jamais le taux supérieur ne descendit au-dessous de 70 %, et il fut en moyenne de plus de 80 %.
      Cela n’a pas tué le capitalisme et n’a pas empêché l’économie américaine de fonctionner. Pour une raison simple : ces taux ne s’appliquaient qu’à des revenus très, très élevés. En 1941, Roosevelt fixe le seuil du taux de 91 % à 200 000 dollars de l’époque, soit 1 million de dollars d’aujourd’hui (770 000 euros). Or à ces niveaux de revenus, ce ne sont pas les compétences ou le dynamisme que l’on rémunère : ce sont la rapacité, le court-termisme et des prises de risque excessives. Il ne s’agissait donc pas de matraquer n’importe quel cadre supérieur ou entrepreneur sortant du lot, ce qui aurait été dévastateur économiquement. En France, comme dans la plupart des pays développés, le taux supérieur atteint 90 % pendant l’entre-deux-guerres, puis se stabilisa autour de 70 % pendant les Trente Glorieuses – ce qui n’a pas empêché des taux de croissance économique de l’ordre de 4 % à 5 % par an tout au long de cette période.
      Puis Reagan et Bush père et fils décidèrent, pour des raisons purement idéologiques, d’abaisser brutalement le taux supérieur à environ 30 %-35 %, soit à peine plus que les niveaux appliqués avant 1932. J’ai acquis la conviction que ce tournant fiscal explique pour une large part l’invraisemblable progression des inégalités observée aux Etats-Unis depuis les années 80, avec pour conséquence un transfert de l’ordre de 15 points de revenu national en direction des 1 % les plus riches et la stagnation du pouvoir d’achat du reste de la population. Les cadres dirigeants des grandes entreprises ont pris le contrôle et se votent à eux-mêmes des revenus exorbitants, sans rapport avec leur productivité. Pour une raison économique simple : pour ces fonctions peu réplicables, les productivités individuelles sont impossibles à mesurer. Dans le secteur financier, ces rémunérations indécentes ont en outre stimulé des comportements insensés en termes de prise de risque et ont clairement contribué à la crise actuelle. Face à une telle dérive, la seule réponse crédible est une taxation accrue des très hauts revenus – solution qui commence à émerger aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et qui finira bien par atteindre la France, si Nicolas Sarkozy parvient à comprendre que le bouclier fiscal est l’erreur de son quinquennat.
      Le bouclier fiscal peut avoir un sens pour des revenus “normaux”, y compris ceux nettement plus élevés que la moyenne (100 000 euros par an, voire d’avantage) – à condition toutefois de pratiquer une vérité fiscale complète, en intégrant la fiscalité indirecte, qui pour les bas revenus représentent plusieurs mois de salaire. Mais appliquer le bouclier fiscal sans aucun plafond n’a aucun sens. Antoine Zacharias, patron de Vinci, a ponctionné 120 millions d’euros de rémunérations à son entreprise. Au nom de quelle folie idéologique devrait-on lui garantir qu’il conservera quoi qu’il arrive 50 % de cette somme ? Même avec un taux d’imposition de 90 %, cela lui laisserait tout de même 10 millions d’euros d’argent de poche…
      Thomas Piketty est directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris.
      http://piketty.pse.ens.fr/files/presse/LIBERATION_090317b.html

      Taxing the 1%: Why the top tax rate could be over 80%
      Thomas Piketty, Emmanuel Saez, Stefanie Stantcheva, 8 December 2011
      The top 1% of US earners now command a far higher share of the country’s income than they did 40 years ago. This column looks at 18 OECD countries and disputes the claim that low taxes on the rich raise productivity and economic growth. It says the optimal top tax rate could be over 80% and no one but the mega rich would lose out.
      http://www.voxeu.org/article/taxing-1-why-top-tax-rate-could-be-over-80


      • gastu Le 02 octobre 2013 à 20h59
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        Et vous n’êtes pas d’accord?
        J’ai lu son dernier livre, ça m’a ouvert les yeux sur pas mal de choses…


  24. dadone Le 01 octobre 2013 à 15h00
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    Cette histoire de dette, c’est ridicule. ça ne représente rien par rapport à la richesse produite et détenue dans le monde.

    Ha bon, vous mesurez ce que vous dites ?
    Savez-vous que la dette totale des USA, c’est 60% du PIB mondiale ?
    Cela représente rien ?

    Pour résoudre le problème il suffirait simplement de bien taxer les hauts revenues de manière globale.

    Il suffit, ben voyons…
    Vous êtes vous posé la question du pourquoi on a laissé monter les inégalités ?
    Savez-vous qu’un système esclavagiste avec une seule personne à sa tête est infiniment plus performant qu’un système avec une classe moyenne….
    Sans compter que ce système n’est pas inflationniste…donc avec un potentiel de croissance bien supérieur…
    Vos réponse sont naïves est très éloignées des réalités.


    • Alex Hanin Le 01 octobre 2013 à 15h06
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      “Savez que la dette totale des USA, c’est 60% du PIB mondiale ?”

      Savez-vous que la Fed peut créer 1 000 milliards de % du PIB mondial en un millième de seconde ?

      “Savez qu’un système esclavagiste avec une seule personne à sa tête est infiniment plus performant qu’un système avec une classe moyenne….”

      Ah bon. L’économie du sud des Etats-Unis était donc largement en avance sur celle du nord, avant l’abolition de l’esclavage ? Quand on possède des esclaves, on leur fait récolter des bananes ou de l’argent, parce que le travail ne coûte rien, au lieu de développer des techniques plus efficaces et rentables.


      • dadone Le 01 octobre 2013 à 15h10
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        Tiens je n’ai pas cette impression quant je vois les chinois…le terme “esclave” (travaillant pour un salaire minimum afin d’assurer ses fonction vitales) étant employé dans l’acceptation de nos jours pas au XIX siècle…
        Et pourquoi alors on essaye en permanence de réduire le coût du travail quitte à délocaliser.
        Que l’on m’explique….


        • Alex Hanin Le 01 octobre 2013 à 15h20
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          Le système chinois ne fonctionne que parce qu’il existe, à l’étranger, des classes moyennes disposant d’un pouvoir d’achat élevé. Par définition, une économie de bas salaires basée sur les exportations ne peut pas être généralisée. Tout exportateur a besoin d’un importateur.


          • Lisztfr Le 01 octobre 2013 à 16h19
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            Bah pensez-vous… ça c’est dans la réalité, mais dans la fiction ? C’est rude à entendre pour un économiste.


          • dadone Le 01 octobre 2013 à 16h22
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            Qui a dit le contraire ?
            Et comme effectivement cela ne peut pas être généralisé tout le monde va s’effondrer….
            Ce qu’a toujours prédit Marx au sujet du système capitaliste…et il a appelé cela la “baisse tendanciel des profits”.


    • gastu Le 01 octobre 2013 à 23h25
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      Et alors pour la dette des usa ça serait même 200% ça ne serait dramatique tant que les autres pays ou les entités privées continuent d’avoir confiance dans le fait que les USA rembourseront la dette.
      La dette elle est publique, et non pas privée, là est toute la différence. Quand un état fait faillite, on ponctionne les privés, comme à Chypre par exemple. Ou alors on fait de l’hyperinflation et on paye la dette comme ça, la France et surtout l’Allemagne l’ont pratiqué par le passé. L’UK a déjà eu 200% de dette et l’a tout de même remboursé en 1siécle en prenant qq points de PIB chaque année avec un budget serré.

      Alors 60% du PIB même mondiale c’est pas le vrai problème, le vrai problème c’est que c’est les petites gens qui payent pour ces dettes qui enrichissent d’autant plus ceux qui ont le plus de ressources.
      La performance serait au contraire d’avoir une dette de prélever de la meilleur manière possible des ressources afin de réguler au mieux les inégalités par des reversements, et que tout le monde soit suffisamment éduqué et respectueux pour laisser à nos enfants une terre saine et une vie qui soit plus agréable que celle que nous auront vécue.

      Après bien évidement ce n’est certainement pas l’optique de ceux qui ont le pouvoir (les vrais avec l’argent surtout ceux qu’on ne voit jamais pas les marionnettes qui sont les représentants) d’en finir avec l’esclavage.
      Car c’est bien de cela qu’il s’agit, la concentration des richesses entraine systématiquement l’esclavage des autres. La seule difficulté est de gérer le stress entre le mécontentement et l’envie du peuple pour pas que ça explose.
      Alors oui c’est mal barré mais on sait pas de quoi demain sera fait alors autant penser à comment mieux faire.


  25. fabien775 Le 01 octobre 2013 à 15h38
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    C’est ce qui se passe actuellement dans le monde, avec la course aux bas salaires, il n’y aura bientôt plus grand monde pour consommer. Le modèle mondial étant basé sur cet élément, combien de temps cela peut-il durer sans chocs violents.


  26. Jean-François Le 01 octobre 2013 à 15h52
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    Depuis le billet du LEAP, les taux des munis se sont détendus :
    http://research.stlouisfed.org/fred2/graph/?chart_type=line&s%5B1%5D%5Bid%5D=WSLB20&s%5B1%5D%5Brange%5D=1yr

    Ils n’ont pas anticipé l’absence d’accord sur le budget fédéral, Ils n’ont pas anticipé non plus le maintien du QE3.

    Les USA sont dans une situation plus que difficile (la fuite en avant de la Fed en est le témoin), mais l’analyse présentée ici est assez légère.

    Globalement, il me semble que depuis la mort de Biancheri, le bulletin du LEAP a pas mal perdu de son intérêt.


    • Alex Hanin Le 01 octobre 2013 à 18h59
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      La méthode du LEAP consiste à sauter sur toutes les courbes montantes et descendantes disponibles en prétendant savoir qu’elles annoncent l’explosion ou l’effondrement, respectivement, de X, Y ou Z. S’ils se trompent, c’est pas grave, ils repoussent l’apocalypse au trimestre suivant avec un air entendu, comme si ce n’est pas justement ce qu’ils avaient déjà fait le trimestre précédent. A la longue, ils finiront bien par avoir raison ; tout vient à point à qui sait attendre.

      Je comprends que certains aiment ce genre de littérature : c’est gai de se faire peur à chaque nouveau numéro.

      Je ne suis pas optimiste non plus, on est mal embarqués, mais de là à croire tout ce que raconte le LEAP…


  27. Alex Hanin Le 01 octobre 2013 à 18h35
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    Il faut noter une chose importante à propos des QE. Lorsque la Fed rachète des titres publics, les intérêts qui finissent normalement dans les poches du secteur privé filent dans celles de la Fed… qui les restituent au Trésor. On peut voir les QE comme un impôt payé par le privé, impôt qui réduit d’autant les déficits publics et donc la création monétaire.


  28. BA Le 01 octobre 2013 à 20h06
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    Italie :

    Entre 1980 et 2012, l’Italie a payé 3101 milliards d’euros pour les intérêts de sa dette publique.

    3101 milliards d’euros pour payer les intérêts de la dette publique, c’est 198 % du PIB de l’Italie.

    En 2013, la dette publique atteindra 2080 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB.

    http://www.rischiocalcolato.it/2013/07/scenarieconomici-litalia-ha-pagato-3-100-miliardi-di-euro-di-interessi-fra-il-1980-e-il-2012.html

    Mardi 1er octobre 2013 :

    Italie : 40,1% des jeunes actifs italiens pointent au chômage.

    667.000 jeunes italiens, âgés de 15 à 24 ans et qui aimeraient travailler, étaient sans emploi au mois d’août selon les premières estimations de l’Institut national des statistiques italien.

    40,1% : voilà le taux de chômage des jeunes italiens pour le mois d’août 2013. L’Istat, l’Institut national des statistiques italien, publie ce mardi une estimation provisoire des chiffres du chômage qui correspond à une hausse de 5,5 points en un an.

    667.000 jeunes actifs de 15 à 24 ans seraient donc sans emploi.

    C’est d’aillleurs le chef du gouvernement italien qui avait demandé début mai que le Conseil européen du mois de juin se concentre sur le chômage des jeunes.

    Ainsi, le 27 juin dernier, les chefs d’Etat des 27 pays membres de l’Union européenne s’étaient mis d’accord sur un Fonds européen pour l’emploi des jeunes : 6 milliards d’euros doivent être débloqué sur deux ans, à partir de ce 1er octobre 2013, pour améliorer l’accompagnement des moins de 25 ans.

    Plus globalement, d’après ces estimations provisoires de l’Istat, 12,2% des actifs italiens étaient au chômage en août, soit une augmentation de 0,1 point comparé au mois précédent et de 1,5 point sur un an.

    Le chômage est revenu au même niveau qu’en mai, un record depuis la création des statistiques mensuelles il y a 9 ans et trimestrielles en 1977.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20131001trib000788159/401-des-jeunes-actifs-italiens-pointent-au-chomage.html


    • dadone Le 01 octobre 2013 à 20h40
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      Remettons les choses au claire :
      L’Italie est un pays riche, des études ont montré que si on fait la différence entre d’une part l’endettement des Etats par habitant et le patrimoine par habitant, on remarque que l’Italie a un solde positif de 130 000 euros par habitant contre par exemple un solde de 120 000 euros pour la Finlande, un pays beaucoup moins endetté que l’Italie. En fait, une des raisons est la suivante : plus un pays est efficient en matière fiscale alors plus ce pays peut contrôler sa dette en imposant toute la population. Celle-ci, en ayant du mal à échapper à l’impôt, aura également plus de difficultés à s’enrichir individuellement. Alors qu’une nation moins efficiente aura du mal à faire rentrer les impôts et de nombreux acteurs économiques profiteront des failles fiscales pour accumuler des richesses au détriment du pays qui voit sa dette gonfler. En Allemagne, le solde est positif de 100 000 euros. Ainsi en patrimoine net allemands et finlandais sont moins riches que les italiens.
      Le problème en Italie est d’ordre fiscal, d’égalité devant l’impôt afin que l’Etat puisse imposer des catégories qui manifestement y échappent en grande partie .
      Lors d’un contrôle-surprise effectué par les inspecteurs du fisc italien qui ont ciblé les conducteurs de berlines de luxes (valeur supérieur à 50 000 €) qui se rendaient à la station huppée de Cortina d’Ampezzo, les résultats ont révélés que 42 personnes avaient déclarés des revenus de 30 000 euros par an. Selon un responsable du fisc, le chiffre d’affaires de certains restaurants chic de la station avaient augmenté de 300% le jour du contrôle, par rapport à la même journée un an auparavant


      • dupontg Le 03 octobre 2013 à 01h55
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        si le patrimoine des habitants suit la meme logique qu’à Detroit,ça risque de vite fondre au soleil…dans une societe qui se desorganise les “richesses” immobilieres deviennent rapidement des tas de cailloux sans valeur et les richesses bancaires s’evaporent avec la fermeture des banques comme en argentine .


  29. Lisztfr Le 01 octobre 2013 à 21h14
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  30. Lisztfr Le 01 octobre 2013 à 23h32
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    http://bibliobs.nouvelobs.com/tranches-de-campagne/20120418.OBS6504/jacques-ranciere-l-election-ce-n-est-pas-la-democratie.html

    Jacques Rancière: «L’élection, ce n’est pas la démocratie»

    La démocratie est fondée sur l’idée d’une compétence égale de tous.

    La représentation, elle, est un principe oligarchique: ceux qui sont ainsi associés au pouvoir représentent non pas une population mais le statut ou la compétence qui fondent leur autorité sur cette population

    L’acte politique fondamental, c’est la manifestation du pouvoir de ceux qui n’ont aucun titre à exercer le pouvoir.


  31. Magyare Le 02 octobre 2013 à 07h59
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    Bonjour,
    J’aimerai pour ma part qu’il existe un blog comme celui d’Olivier(mais peut-être existet_il, je ne l’ai pas trouvé….) où se réuniraient des experts mais non pas de l’économie, des experts de l’environnement et des gens, comme moi, du peuple, où on débattrait des mesures, réponses à donner à notre catastrophe environnementale mondiale.Nous vivons dans des pays où nos modes de vie font qu’il y a du temps à consacrer à cette oeuvre, à contrario de toutes les populations qui comme nous, au Moyen-âge, n’avaient pas véritablement le temps de penser, philosopher parce qu’ils trimaient pour se nourrir.Nous sommes les grands favorisés et il me semble que notre devoir est là, réfléchir, créer une autre manière de vivre qui respecteraient le circuit:je crée quelque chose, je me dois d’anticiper son impact, je me dois de le recycler, si ce que je crée manque à ces critères, je m’abstiens .Certains me verront comme une illuminée, pas grave, de toute manière, on aura bientôt plus le choix.D’une manière très simple, la qualité de l’eau,va nous ramener à l’ordre..J’admire les personnes qui interviennent sur ce blog mais on pourrait comme cela analyser longtemps sans trouver de solution car je lis ce blog mais je n’y trouve pas de solution.Sans vouloir offenser personne, j’ai l’impression que nous sommes les musiciens jouant un opéra pendant que la Terre se meurt.L’économie n’est pas la priorité, elle en fait partie mais ne doit pas ramener à elle toute l’attention.Nous parlons tous de matières premières finies, on est d’accord.Je suis persuadée qu’il y a urgence à se tourner vers une meilleure gestion de notre patrimoine terrestre.Le temps vient où le retour en arrière ne sera plus possible.Il est même peut-être déjà là, bien-sûr, les privilégiés que nous sommes voient les arbres verts, l’eau encore propre, mais il ne faudra maintenant que très peu de temps pour que tout ça disparaisse.Je n’ai pas de solution mais je pense que si nous mettions nos intelligences ensemble, comme nous le faisons ici pour décortiquer les aléas de l’économie, alors, peut-être pourrions-nous en trouver.Et pour finir, je pense qu’il serait plus facile de convaincre les gens du peuple qui ne bénéficient pas de connaissances par manque de temps, d’éducation, de facilités, de réfléchir sur cet enjeu:un I-truc ou un légume.Il me semble que le choix serait vite fait, on a tous besoin de se nourrir.Je me permets ce commentaire parce que je suis persuadée que nous n’avons que très peu de temps pour réagir et que nous ne devons pas le perdre dans cette analyse certes passionnante de l’économie mais à mon sens dépassée par l’urgence.
    Catalina.


  32. Joanna Le 03 octobre 2013 à 18h31
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    Un autre sacré baril de poudre qui relativise singulièrement tout le reste c’est Fushima.
    On peut sérieusement être inquiet et pas très optimiste après avoir écouté Jean-Pierre Petit (scientifique astro-physicien).
    http://www.youtube.com/watch?v=XHqy1MwphpI

    Et ce n’est pas parce qu’on ne nous parle que très peu de cette menace qu’elle n’est pas réelle.


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