Petit appel à l’entraide ce jour, en 1er commentaire…

Nicolas Doze m’a invité à son émission Les Experts le 27 septembre, sur BFM Business (la radio filmée, pas BFM TV).

Avec Christian Parisot, chef économiste d’Aurel BGC et Alexandre Saubot, directeur général de Haulotte Groupe.

Voici la vidéo :

Partie 1 :

Partie 2 :

Pour les pressés, News360x a sélectionné mes interventions :

Triste époque, où on se lamente que des touristes chinois qui visitent Paris ne puissent acheter de parfum à 23h00 – il y a pourtant mieux à faire à Paris à cette heure là.

Mais peut-être que le but est que ces touristes chinois se sentent à l’aise en retrouvant ici les mêmes conditions de travail que chez eux…

Prochain rv : le 18 octobre.

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N’hésitez pas à réagir en direct par mail sur cette émission via ce lien – Nicolas Doze consulte bien les mails en direct, et est très demandeur 😉 :

http://www.bfmtv.com/emission/les-experts/

(cliquez sur Lui écrire à droite)

91 réponses à [Média] BFM Business, Les Experts – 27 septembre

  1. bobo Le 30 septembre 2013 à 06h45
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    bravo


  2. Caroline Porteu Le 30 septembre 2013 à 08h41
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    Bonjour Olivier ,
    Je vous ai écouté Vendredi ..
    La Crise politique Européenne a l’air de s’amplifier en Europe , même l’Allemagne qui n’arrive pas à créer sa majorité semble désormais touchée, je ne parle bien entendu pas de l’Italie .

    L’Euro est condamné dans sa forme actuelle puisqu’il détruit plutôt qu’il ne soutient les économies de la zone . Même Konrad le reconnait .

    Donc il faut le faire évoluer .. et là les modalités peuvent diverger suivant que l’on écoute Lordon , Sapir ou Konrad , ou même le Vice Président de la BCE , Vitor Constancio en Mai dernier !! Effectivement son discours n’a pas été vraiment relayé par la presse et Draghi n’a pas dû apprécier car quelque part c’est sa compétence qui est remise en cause :

    Voici ce que disait Vitor Constancio :

    Ces déséquilibres économiques ont été provoqués et agravés par l’intégration financière européenne, qui a complètement libéralisé les mouvements de capitaux et rendu ces bulles incontrôlables.
    L’euro a placé les pays de la périphérie en position de vulnérabilité financièrecomparable à des pays du Tiers-Monde, notamment à cause de la fuite massive des capitaux et l’incapacité de s’auto-garantir par la banque centrale.

    Ce n’est pas parce que la presse ne s’est pas donnée le mal de consacrer une ligne à cette déclaration qu’elle n’a pas existé.

    Quand au Dollar, d’ici un an plus de la moitié de la planète l’aura abandonné comme monnaie de transaction internationale . Les Chinois sont en train de mettre en place une zone de convertibilité financière pour que le Yuan devienne aussi monnaie de réserve, ainsi qu’un fond d’assistance financière aux Brics .. Ce qui va également diminuer le pouvoir de la planète dollar et en particulier les possibilités de déstabilisation économique provoquées par les attaques sur monnaies telles que récemment : Roupie , Real Brésilien , Rouble .

    L’Union européenne et la zone euro ne sont rien d’autre que la société du mensonge , mensonges aidés par les médias mais ces mensonges commencent à se voir .

    Et la vraie raison pour laquelle la zone euro est condamnée , c’est qu’il n’est rien d’autre que la variable d’ajustement du dollar, construite dans cet unique objectif , sous l’influence des actionnaires de la FED , et que ce mensonge là .. est sur le point d’être découvert , avec la mort annoncée de la planète dollar . La fin de cette hégémonie signant par définition , la fin des zones monétaires qui lui servaient de variable d’ajustement .

    Plus les mensonges sont gros plus on y croit , mais quand ils sont tellement nombreux qu’ils en deviennent contradictoires , là “la raison” reprend le pas sur le mensonge qui ne sait faire son lit que dans l’émotion irrationnelle ..

    Le dernier article de Sapir sur l’Euro est remarquable une fois de plus .. Documenté , technique , avec des tableaux de comparaison des différents chiffres de croissance des pays de la zone ..

    L’euro et la croissance
    http://russeurope.hypotheses.org/1566
    Et en introduction de cet article , Sapir cite Goebbels :
    « Plus un mensonge est gros et plus on le croit »


    • yoananda Le 30 septembre 2013 à 14h18
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      S’il continue comme ça il va se retrouver au FN avec Chauprade le père Sapir ! lol

      Sinon oui, l’Euro sous sa forme actuelle est condamné. Va-t-il évoluer en monnaie commune ? se scinder ? exploser ? les pays vont quitter la zone un par un par le sud ? L’allemagne va dire “tchao patin” ? pour l’instant c’est difficile à dire, aucune tendance ne semble émerger vraiment.

      Quel sera le déclencheur ? la faillite du crédit patate ? la monté du FN ? l’Italie qui sombre ? l’instabilité politique ? une nouvelle crise de la dette amenant a se servir dans les dépôts (des ménages et entreprises) ? la encore difficile à dire …. mais quelque chose finira par se produire.

      Il y a trop de battement d’ailes de papillons en ce moment pour que tout ça ne finisse pas en tempête !
      Sachant que les facteurs sous-jacent de la crise s’amplifient et ne vont faire que la renforcer : pic pétrolier, surpopulation, décadence, robolution et concentration des richesses, le tout sur fond d’exponentielle.


    • Incognitototo Le 30 septembre 2013 à 15h18
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      Bonjour Caroline,

      Je te cite : “Et la vraie raison pour laquelle la zone euro est condamnée, c’est qu’il n’est rien d’autre que la variable d’ajustement du dollar, construite dans cet unique objectif (…)” ; t’es sûre ?
      J’ai une vision moins complotiste de l’histoire… Je pense au contraire que la seule raison de la création de l’euro était de construire un contre-pouvoir à l’hégémonie monétaire des USA, suite au choc qu’a constitué pour l’Europe la fin des accords de Bretton Woods, décidé unilatéralement, et sans concertation, par les USA (1971). Aussi, en aucune façon les USA ne pouvaient voir d’un bon oeil qu’une monnaie vienne lui disputer le leadership mondial.
      En plus, tu oublies que cette création est issue de 20 ans de “bordel monétaire” européen, où chaque pays individuellement et l’UE ont tout tenté pour résister au rouleau compresseur US : serpent monétaire (dès 1972), changes fixes, change flottant autour de cours pivots, écu, dévaluations, franc mou, franc fort, et cetera, et cetera… sans que strictement rien ne fonctionne…
      Aussi, il ne faut pas confondre les effets avec la cause et Sapir reste pour moi un charlatan qui fait, entre autres, fi de l’histoire… mais également des mécanismes de base, économiques et monétaires… et il a bien raison de citer Goebbels en forme d’avertissement, parce que ça s’applique aussi à lui.

      Cela dit, il n’en reste pas moins vrai que l’euro a été créé avec des tares congénitales, où les pays ont voulu garder des prérogatives incompatibles avec une monnaie commune…

      Cependant, pour des raisons que j’ai déjà expliquées, personnellement, je préférerais une réforme profonde du système politique et monétaire européen, plutôt qu’un retour forcé et dans le désordre aux monnaies nationales…
      D’autant plus, que, comme tu le rappelles, des “grandes manoeuvres”, des BRICS sont en cours pour mettre à genou le dollar… J’imagine sans peine ce qui se passerait, si la France devait monétairement lutter seule face à ce nouveau rouleau compresseur…
      Remarque ça pourrait avoir du bon, l’essence (entre autres) deviendrait aussi chère qu’un grand parfum (ce qui nous obligerait à nous déplacer en vélo), nous aurions tous des patrons chinois, et on ne pourrait plus se soigner que par l’acupuncture… aïe… 🙁

      Il faut raison garder, l’équilibre des forces n’est en faveur d’aucun pays européen… même l’Allemagne ne tiendrait pas longtemps face à une nouvelle donne monétaire… nous sommes donc condamnés à nous entendre (y inclus en aggravant la situation des Européens, tant que nous ne dénoncerons pas tous les accords de libre-échange), ou à mourir ensemble. Enfin quand je dis mourir, je veux juste dire à devenir des provinces des BRICS…


      • dadone Le 30 septembre 2013 à 20h57
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        Ce que Sersiron du CADTM appelle avec beaucoup d’intelligence : le nouveau colonialisme dans lequel la dette a remplacé les armées d’invasion . Et il est plus que compétent sur le sujet , c’est le CADTM qui a mis en place la notion de “dette odieuse” ..
        link to rim953.fr

        Je partage en grande partie ce que dit cette vidéo.
        Mais encore une fois en ce qui concerne la dette, la dette EST UNE NÉCESSITE lorsque les pays sont en guerre économique, cet aspect échappe complètement à Nicolas Sersiron.


      • Incognitototo Le 01 octobre 2013 à 01h39
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        Mais non, Caroline, tu continues à confondre les conséquences et les effets, avec les causes ; ce qui aboutit à ce que tu ne retiennes isolément que des avatars qui ne sont que des résultantes d’enchaînements implacables et inévitables ; sans te pencher sur les faits chronologiques, historiques et “logiques” qui font que nous nous sommes de plus en plus enfoncés (et pas que l’Europe), dans la soumission à tous les diktats US…
        Le biais (entre autres) des théories complotistes, c’est qu’elles n’essayent pas de se mettre dans la peau des décideurs qui nous ont conduits au marasme actuel… Confronter à un système de doubles contraintes (et même multiples contraintes) n’importe qui (ou presque) décidera toujours d’être “l’ami” de celui qui lui pointe un flingue sur la nuque.
        Donc quelle soumission ? Quel complot ? Et est-ce que nous avions le choix ? Il ne s’agit pas de les excuser, ni de cautionner les horreurs que tu cites, mais de comprendre ce qui se passe et pourquoi, on en est arrivé là.

        En réalité depuis 1971, tous les pays du monde subissent monétairement le syndrome de Stockholm, et n’ont fait qu’essayer de s’adapter à des systèmes de doubles et multiples contraintes, dont aucune issue ne pouvait être positive (du moins en apparence).

        Exemple, une analyse simple (que je développe en partie dans cet article : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-c-30-exercices-appliques-d-analyse-systemique-sur-la-mondialisation-et-a-propos-de-la-decroissance-67454233-comments.html ) :

        En 1971, tu es un banquier central et une part significative de tes réserves monétaires est en dollar (puisque cette monnaie servait déjà aux échanges internationaux depuis la guerre).
        Les USA décident pour toi que dorénavant tes réserves ne sont plus convertibles en or, et que leur valeur dépendra de “l’offre et de la demande”. Qu’est-ce que tu fais ? Quels sont les choix qui s’offrent à toi et à ton pays ? Et en plus pour substituer quoi à cette valeur de garantie, puisqu’il faut des actifs que d’autres convoitent également pour pouvoir maintenir ta propre valeur monétaire… Alors, voyons donc les choix possibles…

        1 – Tu vends tes réserves en dollar et tu plonges, parce que trop d’offres fait mécaniquement plonger les devises, et en conséquence ta propre monnaie se dévalue. En principe, tu gagnes en compétitivité théorique par rapport à tes concurrents (mais si tout le monde fait pareil, tout le monde s’appauvrit en même temps ; ce qui revient à annihiler les gains espérés). Cependant, à supposé que les autres ne fassent pas pareil (bien qu’en vendant tu les fais mécaniquement plonger aussi), tu dois aussi assumer d’acheter plus cher tout ce dont ton pays a besoin (notamment l’énergie et les matières premières) ; ce qui, quand tu es un pays industrialisé, finit par annihiler également les gains que tu fais par ailleurs ; mais surtout tu dois assumer de dire à ta population dès qu’on aura fini de vendre nos réserves en dollars, vous aurez perdu 10 à 30 % de pouvoir d’achat (je dis ça à la louche)… sans oublier que face à une monnaie qui se dévalue, les capitaux se font la malle ailleurs… et autres “joyeusetés” qu’on a très bien connues à l’époque du Franc à partir de 1971.
        Qui prendrait une telle décision ? Dans un climat de “guerre froide”, où en plus, être contre les USA, c’était être avec l’URSS… et où le bouclier nucléaire américain (installé en Europe) pouvait tout également devenir une menace pour l’Europe elle-même !!!

        2 – Tu ne vends rien, tu bricoles dans ton coin des parités avec tes principaux partenaires commerciaux, qui ne dépendront plus (en théorie) des fluctuations du dollar ; c’est le SME… Individuellement, tu essayes d’optimiser les parités de change pour que les spéculateurs ne fassent pas trop plonger ta valeur monétaire (ce qui a toujours foiré pour la France, même avec sa politique de “Franc fort” initiée en 1986)… Sauf que tu as toujours tes réserves en dollar qui plombent ton bilan dès que cette monnaie a des chaleurs ; tandis que les USA te font payer par leurs taux directeurs et l’inflation qu’elle laisse filer le fait qu’elle utilise la planche à billets comme moyen de continuer à vivre à crédit… En conséquence, tu n’as pas d’autres solutions pour maintenir la valeur de tes réserves, de continuer à soutenir le dollar et à jouer le jeu de fuite en avant que les USA t’ont imposé… y inclus en étendant toujours plus loin l’hégémonie monétaire US qui ayant besoin d’une demande permanente en billets verts, est devenue accro au libre-échange pour capter toujours plus de nouveaux clients (gogos)… Une sorte de chaîne d’addiction, où je pense même que nos dirigeants européens ont fait le pari, en acceptant le libre-échange mondial, qu’il pourrait ainsi faire porter par d’autres les contraintes qu’ils subissaient… et leur refiler une partie du mistigri…

        3 – Il y aurait bien eu une troisième solution, mais il ne fallait pas attendre des technos sans c…, acquis au “libéralisme” US (aussi bien de droite que de gauche, qui ont succédé à de Gaulle) de voir plus loin que les systèmes de contraintes qu’ils subissaient… C’est là où le syndrome de Stockholm devient évident, si tu penses que tu ne peux rien faire, alors le mieux est encore de jouer le jeu de tes bourreaux… quitte à en devenir des défenseurs zélés…

        Dans ce contexte qu’on ait des éléments pour penser que les USA ont soutenu la création de l’Euro, ne change strictement rien aux problèmes de fond. Et où est le complot ? Du point de vue US, qu’est-ce que ça pouvait bien changer à la dépendance de l’UE au dollar que cette dernière créée sa monnaie (même si l’UE y croyait) ? Toujours strictement rien (au contraire, ça consolidait la solidité des réserves européennes en dollar), puisqu’elle avait déjà rendu accro le reste du monde au billet vert et qu’aucun pays ne pouvait raisonnablement dire du jour au lendemain (même pas l’Europe) : bé maintenant je commerce en euros ; compte tenu que sinon il se serait retrouvé avec ses réserves en dollars sur les bras sans savoir quoi en faire (voir point “1”)…
        En ce sens, les accords bilatéraux massifs de SWAP que les BRICS sont en train de passer entre eux est bien la première amorce concrète pour mettre fin à l’hégémonie du dollar… reste que je suis curieux de savoir ce qu’ils vont faire de leurs réserves (notamment la Chine avec ses plus de 3 000 Md€ d’avoir monétaires)…

        Et dans ce contexte actuel, c’est quoi les choix ? Que l’UE se joigne aux BRICS pour achever le dollar ? Franchement, ça serait vraiment ouvrir la boîte de Pandore sans aucune solution de substitution que de changer de maître, et contrairement à Fillon – même si je pense qu’il y a d’autres solutions qui consistent à prendre le système à son propre jeu – si j’avais à choisir entre la peste US et le choléra russe ou chinois, je préférerais la peste US… Je pense que c’est ce que l’UE est tout simplement en train de faire… malheureusement… puisque depuis 71, on n’a pas eu vent que nos dirigeants aient retrouvé les c… qui leur ont toujours manqué…

        Quant à revenir aux monnaies nationales pour s’en sortir, seul face à toutes ces gigas puissances, tu sais ce que j’en pense… Il n’y a absolument aucune raison objective que nous réussissions aujourd’hui, ce que nous n’avons pas su faire pendant 30 ans de soi-disant “indépendance monétaire” après 1971… tout simplement parce que plus que jamais dans notre cadre mondialisé actuel, ça n’existe pas “l’indépendance monétaire”, c’est une totale vue de l’esprit. Ça peut peut-être amuser Sapir de jouer aux apprentis sorciers, mais moi pas du tout, parce que je sais ce que produit concrètement dans le porte-monnaie des gens et pour les entreprises ce genre de “solutions” magiques… et que je détesterais avoir à me mettre au jardinage pour pouvoir encore bouffer des patates…


        • olivier69 Le 01 octobre 2013 à 04h58
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          Bonjour incognitototo,
          L’analyse est excellente. Sauf que les patates, j’ai l’impression que l’on va quand même les manger ! Et là, je pense que c’est la seule donnée que vous préférez ne pas prendre en compte. Je vous comprends malgré tout….Est-ce raisonnable ?
          ps : Nous allons avoir besoin de pédagogues mais aussi plus que jamais de solidarité.


        • jducac Le 01 octobre 2013 à 14h19
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          @ Incognitototo Le 01 octobre 2013 à 01h39

          Mais non, Caroline, tu continues à confondre les conséquences et les effets, avec les causes ; ce qui aboutit à ce que tu ne retiennes isolément que des avatars qui ne sont que des résultantes d’enchaînements implacables et inévitables ; sans te pencher sur les faits chronologiques, historiques et “logiques” qui font que nous nous sommes de plus en plus enfoncés (et pas que l’Europe), dans la soumission à tous les diktats US…

          Pardonnez-moi Incignititoto si je suis amené à vous parodier en modifiant un peu votre appel à Caroline. J’ai ainsi l’espoir de faire voir les choses autrement, et de les faire prendre par le bon bout. Vous qui recommandez l’usage de l’analyse fonctionnelle ici :

          http://solutions-politiques.over-blog.com/article-3966633-6.html

          vous devriez m’approuver ou, si ça n’était pas le cas, vous devriez être en mesure de présenter une solide contre argumentation.

          « Mais non, Caroline, Icognitoto, et presque tous les autres, vous continuez à confondre les conséquences et les effets, avec les causes ; ce qui aboutit à ce que vous ne vous intéressiez qu’à des avatars, des vues de l’esprit, (l’argent, les monnaies, la finance, les dettes….), toutes représentations mentales n’ayant presque rien à voir avec la physique des choses de la vie qui préside à la marche du monde réel. »

          Car ce qui importe, ce qui est essentiel, ce sans quoi il est impossible d’entretenir et de perpétuer la vie, notamment celle de l’espèce humaine, c’est l’énergie. C’est l’élément le plus critique, donc celui auquel il convient de s’attaquer en priorité. Tout le reste n’est qu’accessoire, perte de temps, gaspillage d’énergie, donc perte de vie.

          J’ai une formation fondamentalement scientifique et seuls les résultats m’intéressent. Je suis un adepte des cycles action, réaction, évaluation, réévaluation et action.

          Lorsque vous dites cela, il me semble que vous oubliez une fonction, celle d’accumulation préalable d’une quantité d’énergie potentielle au moins suffisante pour vaincre, par une action de travail, les forces de réaction, ces résistances qui s’opposent aux changements, aux transformations et au final à l’évolution du monde.

          De plus, cette accumulation initiale doit être majorée car, il faut qu’à l’issue d’un cycle accumulation+action, l’entité vivante dispose aussi d’une quantité au moins égale à ce qui lui est nécessaire pour vivre un certain temps dans l’inaction, laquelle consomme néanmoins de l’énergie. De la sorte, après une pose, elle sera en mesure d’ entamer un nouveau cycle accumulation, prenant en charge ce qu’impliquent les périodes non productives que sont la jeunesse, grosse consommatrice d’énergie et de la retraite, qui l’est tout autant, dès lors qu’elle commence tôt et que les progrès de la médecine conduisent à la prolonger.

          Les travaux de Dennis Meadows qu’Olivier nous a rappelés il y a quelques jours, en leur consacrant un billet, n’ont pas nécessité une démarche aussi analytique, mais ils ont résulté d’évaluations globales, partant des réserves d’énergie accessibles dans des conditions d’efficacité positive, sur toute la planète, compte tenu de la consommation globale d’énergie par la population et en tenant comte de son évolution prévisible.

          C’est ce travail qui a été poursuivi par Paul Chefurka.

          http://www.countercurrents.org/chefurka201109.htm

          On peut être surpris de ce que tous analystes financiers, économiques, politiques, géostratégiques et autres qui parlent et s’expriment un peu partout, ne s’emploient pas à démonter et à mettre à bas ce qu’ont avancé ces personnes. Elles se sont comportées en responsables, même si ce qu’elles annoncent n’est pas réjouissant.

          Qu’en pensez-vous ? Personnellement, je pense que devant les efforts à consentir pour sauver leur peau, et celle de leurs descendants, la plupart des gens donnent l’impression de préférer parler d’autre chose en amenant tout le monde à jouer à l’autruche.

          Au lieu d’égarer les gens en les faisant élucubrer sur des sujets secondaires, ne pensez-vous pas qu’il vaudrait mieux les ramener sans relâche vers le sujet de fond, celui d’amener le plus vite possible chaque cellule consommatrice d’énergie (qu’elle soit individuelle, familiale, régionale, nationale ou mondiale) à ne pas consommer plus d’énergie que ce qu’elle est en mesure de produire à partir de sources renouvelables ?


          • Incognitototo Le 01 octobre 2013 à 15h35
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            @ Jdujac,

            Désolé, mais (comme souvent), je ne vois pas du tout le rapport avec l’échange que j’ai avec Caroline ; surtout en allant extraire de mon blog des citations qui tombent comme des cheveux dans la soupe ; et d’autant que je crois savoir que vous avez déjà eu ce genre de débat (interminable) sur les sujets que vous évoquez.

            Donc, permettez-moi de ne pas vous répondre, ça serait hors sujets…


        • jducac Le 01 octobre 2013 à 17h11
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          @ Incognitototo Le 01 octobre 2013 à 15h35

          Merci pour cette non réponse très éclairante.


        • Caroline Porteu Le 01 octobre 2013 à 17h29
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          @Incognitoto
          Comment font les Suisses ?.. et pourtant ils survivent très bien sans se laisser envahir par le choléra américain .. Ils ont même le courage politique de rejeter les lois comme la lex Usa qui leur paraissent non conformes avec leurs propres fondements démocratiques . Ils vont plus loin : ils interdisent désormais leurs hopitaux (Zurich) aux américains ne voulant pas se retrouver en butte à des procès sans fins que la Loi américaine autorise à tous ses ressortissants, même si les motifs sont en contradiction totale avec la loi du pays en question .
          Les Suisses se protègent . Ils ne sont pas victimes du syndrôme de Stockholm. Je pense que nous pouvons faire aussi bien ..

          Il ne s’agit pas de se joindre aux Brics pour achever le dollar , il s’agit de retrouver un minimum d’indépendance et de souveraineté qui ne pourra se faire sous l’égide d’une monnaie totalement pilotée par la FED et ses actionnaires.

          Il s’agit de protéger nos industries, nos services , du mensonge , et de la cupidité des américains qui détruisent tout ce qu’ils touchent par les méthodes qu’ils utilisent et par la financiarisation de l’économie qui sacrifie le moyen terme au profit court terme , le tout en plus grâce à un système totalement maffieux qui ne repose que sur la fraude, la manipulation et le mensonge et qui a remplacé l’économie par de l’escroquerie pure .. Combien d’incarcérations et de réparations de préjudices pour les différents scandales qui ont émaillé l’histoire financière américaine depuis 8 ans ?? Que les USA soient une république totalement bananière n’est plus un secret pour personne, nous ne sommes pas obligés de nous laisser contaminer et de sacrifier nos démocraties.

          Tiens laisses moi te citer un dernier exemple tout récent . Après avoir mis Peugeot au tapis avec l’interdiction d’exportation en Iran , ils sont en train de faire la même chose avec Renault .. Et pendant ce temps là , eux mêmes se réouvrent les possibilités de rompre ce blocus …

          On ne peut pas travailler avec des gens aussi malhonnêtes ..

          Les Russes sont plus cohérents et contrairement aux américains, leur politique est tournée vers l’intérêt général de leur population et non pas vers l’intérêt exclusif d’une caste de financiers totalement maffieux qui en plus ont perverti les nôtres .. Leur capitalisme d’état, comme celui des Chinois leur permet d’éviter les dérives des privatisations dont nous sommes les victimes , sachant de plus que les dividendes de ces privatisations sont totalement exonérés d’impôts pour peu qu’ils soient perçus par des financiers américains .. Ce qui est absolument démentiel compte tenu du déficit français ..

          Relis Allais sur les effets pervers de la mondalisation, surtout avec une monnaie étalon émise par de faux monnayeurs qui permet de tout manipuler et de tout déstabiliser. Les Chinois ont décidé de mettre fin à l’hégémonie du dollar, il est temps de retrouver également notre indépendance , et vu la construction de la zone euro , nous nous protégerons d’autant mieux que nous ne serons plus soumis aux délires des actionnaires de la FED ..

          TIens , dernier exemple , les crédits à l’économie se sont totalement contractés mais les aides de la BCE à la spéculation destructrice ne cessent d’augmenter ..
          Le dernier article du blog de Chevalier est assez éclairant sur le sujet .
          1 OCTOBRE 2013

          Les Marioles de la BCE à la dérive !
          Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques : Banques Européennes
          Les banques de la BCE ont encore emprunté 767 milliards d’euros à la BCE au 27 septembre car elles ne peuvent pas le faire sur les marchés à court terme du fait que les dirigeants des banques n’ont plus confiance entre eux,

          http://chevallier.biz/2013/10/les-marioles-de-la-bce-a-la-derive/

          Il est juste temps de dire STOP .. tant qu’il reste encore quelque chose à sauver.
          Et tu seras peut être moins rapidement obligé de te mettre au jardinage pour pouvoir bouffer des patates si nous sortons de ce cercle infernal que si nous y restons . Car une chose est sûre , il détruit tout ce qu’il touche , le but étant la colonisation par la dette qui a désormais remplacé les armées d’invasion comme le démontre très bien Sersiron .


          • Incognitototo Le 01 octobre 2013 à 18h07
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            @ Caroline,

            Ha non, tu ne vas pas me citer les Suisses en exemple… qu’ils aient une démocratie plus avancée que la nôtre ne fait aucun doute, cependant, d’où tirent-ils leur pouvoir de dire, non ? De la captation de tous les fonds occultes qui se sont réfugiés chez eux et du fait qu’ils sauront très bien contourner les sanctions US qui leur pendent au nez. De plus, c’est eux qui ont le flingue (financier) en main, avec un pouvoir de nuisance (compte tenu de ce qu’ils savent sur les opérations tordues des États) que même les USA craignent, donc c’est pas très dur de dire non… Bref, mafieux contre mafieux ne constituent pas pour moi un exemple à suivre…

            De même, préférer le capitalisme d’État russe ou chinois au nôtre, il y a une ligne que je ne suis pas prêt à franchir non plus… d’autant plus qu’il n’empêche ni la corruption, ni l’exploitation outrancière des populations…

            Pour le reste, notamment sur la rapacité US ou les effets pervers de la mondialisation, tu sais bien que ce n’est pas moi qu’il faut convaincre… La seule chose que je voulais que tu comprennes, c’est qu’il n’est pas utile, ni productif, ni même politiquement efficace, de voir des complots, là où il n’y a que des hommes soumis à des contraintes paradoxales, apparemment insolubles… pour eux…

            Cela dit, si je suis d’accord sur le fait qu’il faut dire, non, encore faudrait-il savoir comment on va le faire et ce qu’on propose à la place… et tu remarqueras quand même que là-dessus il y a autant de propositions différentes (et incompatibles entre elles) que de gens qui font les mêmes analyses. Et tant que ça sera comme ça, les menteurs qui nous gouvernent auront beau jeu de continuer à faire toujours plus de la même chose…


  3. fabien775 Le 30 septembre 2013 à 08h49
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    @Caroline Porteu
    Pour aller plus loin dans la réflexion sur le dollar avec Myret Zaki.
    http://www.marc-candelier.com/article-myret-zaki-la-fin-du-dollar-120304767.html


  4. BA Le 30 septembre 2013 à 09h18
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    Lundi 30 septembre 2013 :

    Italie/Dette : tension sur le taux à 10 ans après le coup d’éclat de Berlusconi.

    Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Italie augmentait lundi matin sur le marché obligataire en zone euro après l’ouverture d’une nouvelle crise politique dans le pays provoquée par Silvio Berlusconi.

    A 08H24 (06H24 GMT), le taux à 10 ans du pays s’inscrivait à 4,598%, contre 4,416% vendredi à la clôture du marché secondaire où s’échange la dette déjà émise.

    Une énième crise gouvernementale a éclaté samedi dans le pays avec la démission des cinq ministres membres du Peuple de la Liberté (PLD, centre droit), décision inspirée par Silvio Berlusconi. Face à cette crise, le chef du gouvernement italien Enrico Letta a décidé de poser la question de confiance mercredi devant le parlement.

    L’impact de ces rebondissements « spécifiquement sur les obligations italiennes et sur la périphérie en général sera clairement négatif », anticipaient dans une note les économistes de Crédit Agricole CIB.

    ALERTE – Italie/crise politique : la Bourse de Milan ouvre en baisse de plus de 2%.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Italiecrise_politique_la_Bourse_de_Milan_ouvre_en_baisse_de_plus_de_294300920130908.asp


    • Caroline Porteu Le 30 septembre 2013 à 16h07
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      En Français , l’annonce que vient de sortir Reuters sur l’Italie pourrait presque se nommer coup d’état non ?
      L’Italie n’a visiblement plus le droit à une souveraineté … Puisque la Troika non élue prendrait le pouvoir .

      C’est insensé …
      (Reuters) – Italian unions and employers voiced concern on Monday that the political crisis in Rome could lead to Italy being placed under special administration by European authorities and the International Monetary Fund.

      Italy risked following Greece in being placed under special oversight by the European Commission, European Central Bank and International Monetary Fund “troika”.

      http://www.reuters.com/article/2013/09/30/italy-politics-business-idUSL6N0HQ1ZO20130930?feedType=RSS&feedName=marketsNews


  5. Lutfalla Alex Le 30 septembre 2013 à 10h32
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    Message à Olivier :

    Pourriez vous à nouveau nous mettre des liens en miscéllané sur les prestations d’Olivier Delamarche ou J. Sapir. ?

    Au delà de certaines postures qui font rire, ils restent toujours aussi graves sur le fond.


  6. dadone Le 30 septembre 2013 à 11h22
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    Et la vraie raison pour laquelle la zone euro est condamnée , c’est qu’il n’est rien d’autre que la variable d’ajustement du dollar, construite dans cet unique objectif

    C’est thèse est en contradiction total avec les faits que corrobore la dernière analyse du LEAP2020. Comme dit le bulletin, l’Euro est une alternative au $ et donc son concurrent le plus direct. Le but est que le monde sorte du $ est l’euro peut l’y aider.
    Sans l’euro le $ pourrait avoir, au contraire, encore de beaux jours devant lui..


    • Caroline Porteu Le 30 septembre 2013 à 11h39
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      @dadone

      Leap a toujours refusé d’aborder les choses sous l’angle du pouvoir régalien de création monétaire .. C’est à mon avis leur plus grosse erreur , car sans ce prisme , le diagnostic est impossible .
      C’est une des raisons pour lesquelles je n’ai pas poursuivi mon abonnement chez eux .

      Et c’est d’autant plus dommage qu’ils comptent des analystes exceptionnels dans leur équipe .

      Mais refuser ce prisme c’est s’auto censurer et ne pas se donner les moyens d’analyser la politique chinoise , ou encore celle des Brics en général .

      Je le regrette d’autant plus que le bouquin de Biancheri est remarquable , mais il a éludé cet aspect qui est essentiel .


      • dadone Le 30 septembre 2013 à 12h07
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        Leap a toujours refusé d’aborder les choses sous l’angle du pouvoir régalien de création monétaire

        LEAP20 sont parmi les rares a dire, ce que je partage, que la crise actuelle est essentiellement monétaire du au tombereau de $ déversés par les USA.


    • Caroline Porteu Le 30 septembre 2013 à 11h43
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      Et pour compléter ma réponse sur le Leap , je préfère les analyses de Sapir sur la zone euro , sur la politique économique Russe , et les bulletins de l’ambassade de France sur la Chine .
      Là ils osent toucher au débat de fond …


      • dadone Le 30 septembre 2013 à 11h46
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        Source argumentée comme quoi l’euro est :

        la variable d’ajustement du dollar, construite dans cet unique objectif

        ?????


  7. dadone Le 30 septembre 2013 à 11h39
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    A nouveau, l’actualité de la guerre des monnaie montre qu’il s’agissait d’une idée visionnaire, une zone monétaire stabilisatrice qui devait en outre créer une alternative au tout puissant dollar.

    LEAP2020 septembre 2013, bulletin payant.


    • Caroline Porteu Le 30 septembre 2013 à 11h45
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      @dadone
      C’est à mon avis leur principale erreur d’analyse .. et c’est d’autant plus dommage qu’ils sont remarquables .
      Ils ne sont pas remontés assez haut dans le diagnostic ..


      • dadone Le 30 septembre 2013 à 11h49
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        L’euro a été mise en place pour éviter la chaos monétaire suite à la fin des accords de Breton Wood et les USA n’ont joué aucun rôle dans le processus si ce n’est d’essayer de le torpiller pour que le $ n’est jamais de concurrent….
        Cela c’est cohérent.
        Maintenant que l’euro soit condamné c’est probable mais ce sera la faute des européens pas des USA…


        • Caroline Porteu Le 30 septembre 2013 à 12h14
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          La mise en place de la zone euro est une très longue histoire qui remonte en fait à la seconde guerre mondiale et qui a été quelque peu bloquée par un dirigeant Français du nom de charles de Gaulle qui avait des vues un peu plus indépendantes que les gouvernants qui lui ont succédé .

          Relisez l’histoire , relisez ce que Roosevelt voulait imposer à De Gaulle au moment de la libération , vous comprendrez .

          Zone euro et dérégulation bancaire se sont faites à peu près simultanément dans tous les pays ayant transféré ce pouvoir régalien . Et si vous regardez la structure même de la zone euro , vous verrez que tout a été fait pour que son évolution ainsi que le fonctionnement de la BCE soient totalement dépendants des décisions de la FED et du FMI qui est totalement inféodé à la FED ..

          Les comptes Italiens ont été truqués en 1997 par JP MORGAN avec des swaps de devises et de taux , alors que Draghi était directeur du Trésor (Rapport Gustavo Piga) . Cela a permis à l’Italie de rentrer dans la zone . Idem pour la Grèce quelques années plus tard .. Chypre , je n’en parle même pas .
          Lisez le contenu du pacte germano américain signé en 2004 entre Schroeder et Bush, vous comprendrez l’ampleur du mensonge ..

          Regardez l’évolution de l’Eur/$ passé d’un plus bas de 0,82 en 2000 à 1,60 au plus haut en 2006 , ce qui réduit en miette toute compétitivité Européenne (en dehors de celle de l’allemagne dont la plupart des exportations se faisaient en zone euro) .

          Regardez l’article 123 du traité de Lisbonne , l’article 104 du Traité de Maastricht .. le texte du MES et du TSCG … Ecoutez le remarquable discours d’un Nicolas Sersiron du CADTM du 25 Septembre dernier ..

          Regardez l’influence de l’Isda sur les restructurations des dettes zone euro .

          L’EURO n’a jamais été rien d’autre que la variable d’ajustement du dollar .. Mais pour le comprendre , il est impossible de faire abstraction du pouvoir régalien ..

          Et comme le dit Sapir dans son dernier article en citant Goebbels
          Plus un mensonge est gros plus il a des chances d’être cru ..

          L’indépendance de l’euro en est la démonstration absolue . Je regrette que le Leap se soit laissé prendre à ce mensonge là .. A leur décharge , je n’ai pris conscience de ce mensonge que récemment …et il a fallu pour cela me replonger dans toute l’histoire européenne et américaine de la seconde moitié du XXème siècle . La cohérence est totale ..

          La zone euro est devenue avec l’Union transatlantique surlaquelle on a même osé nous refuser tout débat , le 51 ème état des Etats unis d’Amérique


          • dadone Le 30 septembre 2013 à 13h38
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            Zone euro et dérégulation bancaire se sont faites à peu près simultanément dans tous les pays ayant transféré ce pouvoir régalien . Et si vous regardez la structure même de la zone euro , vous verrez que tout a été fait pour que son évolution ainsi que le fonctionnement de la BCE soient totalement dépendants des décisions de la FED et du FMI qui est totalement inféodé à la FED

            C’est faux.
            La fin des accords de Bretton Wood est du à l’initiative de la RFA, qui très sensible en matière d’inflation, demande par l’intermédiaire de sa banque centrale la conversion des dollars accumulés en or. La réponse négative de l’administration US à cette demande marquera la fin de la convertibilité du dollar en 1971. C’en est terminé avec les accords de Brettons Wood, le dollar est dévalué par rapport à l’or, une nouvelle une ère d’instabilité monétaire mondiale arrive.

            Et vous pensez que l’euro qui est une copie du mark est inféodé à la FED ?

            Ce ne rien comprendre à la politique monétaire allemande qui a imposé son modèle à l’Europe et qui ne laissera jamais personne dicter sa politique monétaire…


          • Caroline Porteu Le 30 septembre 2013 à 15h24
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            @dadone
            L’allemagne ayant été le faux nez des USA depuis cette période, cela n’a au contraire rien de très étonnant .

            Encore une fois , remontez dans les décennies , l’histoire de l’Europe et en particulier la reconstruction allemande …

            Si vous éludez l’histoire , il vous manque par définition un prisme d’analyse .
            Une référence parmi d’autre :
            L’intégration européenne de la France : La tutelle de l’Allemagne et des Etats-Unis de Annie Lacroix-Riz (1 octobre 2007)

            Une remarquable synthèse. Une lecture complémentaire indispensable.


          • Stéphane Grimier Le 30 septembre 2013 à 16h06
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            Caroline, merci de le dire si clairement et de garder votre calme et votre sérénité face aux coups de butoir des coupeurs de cheveux en 4.


        • Jacques Coeur Le 30 septembre 2013 à 12h20
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          “L’euro a été mise en place pour éviter la chaos monétaire suite à la fin des accords de Breton Wood et les USA n’ont joué aucun rôle dans le processus”

          Des documents déclassifiés et publiés par le Daily Telegraph prouvent le contraire.

          “Une note émanant de la direction Europe du département d’État américain du 11 juin 1965 conseille même au vice-président de la CEE Robert Marjolin de poursuivre de façon subreptice l’objectif d’une union monétaire en recommandant d’empêcher tout débat sur le sujet, jusqu’au moment où l’adoption de telles propositions deviendrait virtuellement inévitable.”

          http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html


          • dadone Le 30 septembre 2013 à 13h23
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            Il ne faut pas confondre union monétaire et monnaie unique.
            C’est très différent.


          • olivier69 Le 30 septembre 2013 à 15h02
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            Bonjour,
            je rajouterai le rôle de Mr Soros.
            “George Soros a écrit plusieurs livres, dont l’avant-dernier, « The Bubble of American Supremacy », est une critique virulente contre le gouvernement de George Bush. Il a aussi investi 12 millions de dollars pour s’opposer à la réélection de George Bush, ce qui peut étonner, sachant que c’est lui qui a sauvé George Bush Junior de la faillite en 1990 [réf. nécessaire], et qu’il fait partie des très nombreux investisseurs du Groupe Carlyle de George Bush père. Ce groupe gère le portefeuille de la famille Bush, et est le 11e fournisseur du Pentagone.” Surprenant, non !
            On l’accuse de spéculer sur l’Euro comme il l’avait fait avec la Livre Sterling. On le soupçonne donc d’être en partie à l’origine des crises financières Européennes actuelles, ceci afin de prêter par la suite de l’argent à l’Europe à des taux d’intérêt très élevés.
            Le SME n’était qu’une étape dans la préparation d’un marché unique régit par une monnaie unique.
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_mon%C3%A9taire_europ%C3%A9en


          • dadone Le 30 septembre 2013 à 15h15
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            Les spéculateurs ne jouent aucun rôle dans l’effondrement des monnaies ils ne font qu’acter un processus largement entamer.
            Si des tombereau de $ sont émis ce n’est pas de la faute des spéculateurs qui utilisent effectivement ces tombereaux pour jouer sur les monnaies.
            Ne pas confondre les causes et les conséquences….
            Si les spéculateurs peuvent vendre une monnaie c’est que les gouvernements ont émis cette monnaie.
            CQFD


          • Jacques Coeur Le 30 septembre 2013 à 15h50
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            Dadone, l’UE a été voulue par les EUA et les témoignages ne manquent pas :

            “Rien ne pourrait nous être plus agréable que d’apprendre que les états d’Europe occidentale ont décidé d’unir dans une ville d’Europe, disons à Luxembourg, des délégués responsables avec le mandat de rédiger le règlement constitutionnel de l’Europe, de désigner la capitale et qu’à partir du 1er janvier l’Europe occidentale fonctionnera comme fédération.? Aucune autre décision ne pourrait mieux nous aider dans la tâche que nous poursuivons !

            Eisenhower à Paris-Match le 27 octobre 1951

            Commandant suprême des forces alliées en Europe (OTAN) de 1951 à 1952,
            puis président des EUA,
            on peut dire que le bonhomme était un petit peu au courant de ce qui se tramait.

            Si vous voulez d’autres indices, n’hésitez pas à en demander j’en ai plusieurs camions.

            Donc, quand des documents déclassifiés stipulent que le Département d’état US veut imposer l’union monétaire dans l’UE, il me parait que c’est couper les cheveux en 4 que de vouloir différencier union monétaire et monnaie unique.

            Les EUA ont imposés l’UE telle que nous la voyons et continuent à la soutenir.


          • dadone Le 30 septembre 2013 à 16h41
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            l’UE a été voulue par les EUA

            Oui et alors, cela ne veut absolument pas dire qu’ils étaient pour une monnaie qui allait concurrencer le $.
            Lire le post d’incognito qui exprime la même argumentation.
            Il y a déjà suffisamment d’entourloupes de la part des USA (le marché transatlantiques en est une, réelle) pour ne pas en ajouter sorti de nulle part.
            Aucun médias sérieux, y comprit le monde diplo qui est le premier à torpiller tout ce qui vient des US n’a jamais relaté les faits que relate Caroline.
            Alors restons sur terre.
            Plus grave est beaucoup plus fondé est l’information que les USA achètent de l’or en catimini afin de pourvoir continuer à commercer dans new dollar de nouveau relié à l’or une fois l’explosion du système monétaire actuelle acté.


          • olivier69 Le 30 septembre 2013 à 16h42
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            Bonjour Dadone,
            Je vois que cela vous gêne lorsque je parle des spéculateurs. Vous faites de tels raccourcis ! A vous entendre, les gouvernements sont les uniques responsables mais il me semble que vous êtes pour le libre-échange à outrance. Vous ne voyez rien de paradoxal ? Peut-être que je me trompe….
            Depuis quand les gouvernements ont le pouvoir de création monétaire ? Même la politique budgétaire est aujourd’hui soumise au marché extérieur (tx obligataire). La FED a des actionnaires….Qui est également derrière la BCE et pire, qui est derrière la BRI ?
            Pourquoi vous décrétez (cqfd ?) mais vous n’argumentez pas ? Dois-je vous croire sur parole ?


          • olivier69 Le 30 septembre 2013 à 16h51
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            La cartellisation de la création monétaire n’est-elle pas une forme de la spéculation ? Notamment sur le moyen d’échange ! Ce n’est qu’une simple question mais la réponse risque d’être plus spéculative que prévue. 🙂


          • dadone Le 30 septembre 2013 à 17h05
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            A vous entendre, les gouvernements sont les uniques responsables

            Absolument !
            Si voulez ouvrez la porte du poulailler c’est de votre faute pas celle du renard…
            Les gouvernement ont tout fait pour favoriser une croissance impossible, tout les prédateurs se sont engouffrés dans la brèche ainsi ouverte…

            Depuis quand les gouvernements ont le pouvoir de création monétaire ?

            La récupération de leur souveraineté monétaire est de leur responsabilité, le laissé faire également.


          • dadone Le 30 septembre 2013 à 17h20
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            Pourquoi vous décrétez (cqfd ?) mais vous n’argumentez pas ?

            Si j’ai argumenté mais vous ne n’avez pas compris l’argumentation.
            Comment faites-vous pour attaquer une monnaie qui n’est pas émise inconsidérément par les pays ?
            C’est tout simplement impossible, c’est mathématiques.


          • olivier69 Le 30 septembre 2013 à 17h21
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            Je suis d’accord avec vous sur le poulailler. Vous n’avez pas non plus compris ma question (c’est philosophique). La vraie question serait :
            Nos dirigeants (les gouvernements respectifs) ne sont-ils pas des spéculateurs ?
            Et oui, autant il est pratiquement impossible de lutter contre un comportement spéculatif, qu’il est possible de rétablir des lois qui contrôlent ou limitent celui-ci.
            Pour le problème monétaire, je conseillerai plusieurs monnaies. En effet, communes mais pas unique !


          • dadone Le 30 septembre 2013 à 17h28
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            Nos dirigeants (les gouvernements respectifs) ne sont-ils pas des spéculateurs ?

            Je ne partage pas cette thèse tout du moins en Europe.
            Non, nos gouvernements ont cru qu’ils pouvaient favoriser la croissance en dérégulant à tout va. Après le tous contre tous prend le dessus pour le plus malheur des peuples.
            C’est leur erreur profonde


          • Jacques Coeur Le 30 septembre 2013 à 21h28
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            @dadone

            J’ai un petit peu de mal à suivre votre logique.

            1.
            Nous sommes d’accord pour dire que les EUA ont poussé à la construction de l’UE.

            2.
            Nous sommes d’accord pour dire qu’ils voulaient l’union monétaire au sein de l’UE.

            3.
            Nous sommes d’accord pour dire que nous allons vers le marché transatlantique.

            Alors pourquoi, sur des rails si bien posés, les EUA seraient contre l’euro alors que nous suivons la direction qu’ils ont voulue ?


          • dadone Le 30 septembre 2013 à 22h45
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            Nous sommes d’accord pour dire que les EUA ont poussé à la construction de l’UE.

            Oui, essentiellement pour contrecarrer l’URSS

            Nous sommes d’accord pour dire qu’ils voulaient l’union monétaire au sein de l’UE.

            Oui, cela facilite les échanges, les USA étaient à l’époque ultra dominant

            Nous sommes d’accord pour dire que nous allons vers le marché transatlantique.

            Je n ‘y crois pas, l’effondrement arrivera avant la réalisation d’un tel projet

            Alors pourquoi, sur des rails si bien posés, les EUA seraient contre l’euro alors que nous suivons la direction qu’ils ont voulue ?

            Une union monétaire ce n’est pas une monnaie unique, cela n’a pas du tout le même poids.
            Et de nos jours toute remise en question du $ sera une catastrophe pour un pays qui ne survit que grâce à cette monnaie.
            De nos jours les USA jouent plutôt contre l’euro et non pas pour l’euro.
            Et que l’on m’explique, techniquement parlant, ce que cela veut dire :

            l’euro est une variable d’ajustement du $


          • Jacques Coeur Le 01 octobre 2013 à 01h16
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            Points 1 et 2 nous sommes d’accord.

            3. Vers le marché transatlantique.
            “Je n ‘y crois pas, l’effondrement arrivera avant la réalisation d’un tel projet”
            L’effondrement est possible en effet, mais ça n’enlève rien à l’intention d’y arriver. Et nous pouvons constater que tout a été plannifié pour que l’UE intègre l’économie US.

            “Une union monétaire ce n’est pas une monnaie unique, cela n’a pas du tout le même poids.”
            Pourquoi pas, mais cette remarque n’a guère de sens dans notre discussion. Si nous admettons que les EUA ont poussé à l’UE et organisé le marché transatlantique alors faire le distingo entre union monétaire et monnaie unique c’est couper les cheveux en 4.

            “Et de nos jours toute remise en question du $ sera une catastrophe pour un pays qui ne survit que grâce à cette monnaie.”
            Nous sommes d’accord.

            “De nos jours les USA jouent plutôt contre l’euro et non pas pour l’euro.”
            Nous sommes d’accord aussi.


    • Caroline Porteu Le 30 septembre 2013 à 11h52
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      Si on aborde pas le sujet sous le prisme monétisation de la dette et pouvoir de création, la zone franche de Shangai et la convertibilité du yuan sont incompréhensibles et impossibles à analyser

      Vous avez deux articles dessus ce week end , un dans le Figaro qui décrit la nouvelle zone franche .. et un autre chez Mauldin qui va beaucoup plus loin .
      qui s’intitule :
      The Renminbi: Soon to Be a Reserve Currency?

      http://www.mauldineconomics.com/frontlinethoughts/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=frontline


  8. pitoun Le 30 septembre 2013 à 12h20
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    d’accord avec vous sur le travail du dimanche. Delamarche dit que on a pas les moyens de faire du social mais bon, le travail du dimanche c’est d’abord une question de structure sociétale, il faut négocier mais bon On va pas sacrifier une structure sociétale juste pour gagner o,2 points de PIB.


    • jacqueline Le 30 septembre 2013 à 13h30
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      Quelle structure sociétale ? Enfin pour ce qu’il en reste. C ‘est chacun pour sa gueule !

      Parce que des gens qui gagnent assez de fric, soucieux de préserver leur dimanche, il faudrait interdire à ceux qui n’ont que cette solution de travailler le dimanche ou le soir, et qui se moquent bien de l’effet de cette mesure sur le PIB et de la structure sociétale.

      Heureusement que des gens travaillent le dimanche, et la nuit; sinon pas de train, pas de métro, pas d’électricité, pas d’hôpitaux, pas de pompiers, pas de restaus, pas d’hôtels, pas de musées, pas de ski l’hiver, pas de piscines, etc…

      Bref ça ne dérange que ceux qui ne sont pas concernés et ne réalisent pas que d’autres travaillent pour leur assurer leurs loisirs.


      • tchoo Le 01 octobre 2013 à 09h59
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        et savez vous pourquoi il y autant de volontaires pour travailler le dimanche?

        cela ne réjouit personne de travailler les jours de repos de sa famille, ses amis, le temps des loisirs de la culture
        si il y a des volontaires, c’est juste pour le coté pécunier et uniquement, augmentez les salaires et les volontaires disparaitrons


        • Christophe Vieren Le 01 octobre 2013 à 11h42
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          Le problème c’est qu’il n’y a aucune certitude que ce sont des volontaires. Vu la pression dans nombre d’entreprises où le rapport de force ne permet même pas d’envisager un syndicat, je crains qu’il n’y ait aussi des volontaires désignés d’office, ceux qui refusent en voyant pas leur CDD renouvelé, ou étant les premiers mis à la porte en cas de besoin de licenciements !
          Renoncer au repos dominical, jour certes choisi initialement pour des raisons religieuses, c’est un retour d’a minima 107 ans (loi de 1906). Qui dit mieux ?
          Je rappelle que le travail du dimanche concernait déjà près de 30% des salariés en 2011 et que ce nombre ne cesse de croître ! A quand une réautorisation aux camions de rouler le dimanche au nom d’une présumée liberté de travail ?


        • jacqueline Le 01 octobre 2013 à 11h52
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          Bien évidemment !

          A l’exception de certaines professions car le travail le dimanche ou la nuit ça fait partie intégrante du boulot ( hôpitaux, SNCF, etc… la restauration, les métiers autour des loisirs ), et si on ne l’accepte pas il faut choisir un autre job.

          Ce ne serait donc pas un choix de travailler le dimanche, mais ces gens n’ont pas choisi d’être dans une situation précaire, contrairement à ceux qui préfèrent vivoter avec le RMI et quelques allocs , plutôt que d’aller bosser pour gagner 200 € de plus ( qui souvent partent dans les trajets ).

          Comment leur reprocher de vouloir gagner de l’argent, vous connaissez le sort des étudiants ? A part quelques mauvais employeurs qui ne majorent pas les heures de nuit ou du dimanche ( ameublement parait-il ? ), il y a une compensation.

          C ‘est un comble que de voir des types qui font carrière dans le syndicalisme et défendent leurs acquis interdire à d’autres de travailler, surtout dans une période de crise..


          • Christophe Vieren Le 01 octobre 2013 à 14h38
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            Eh bien précisons que ces jobs ne peuvent être réservés qu’à des étudiants qui la semaine en effet ont des études à faire. Mais permettez moi de douter fortement que les grandes enseignes (pour commencer) soit des philanthropes souhaitant aider les pauvres étudiants.
            D’un point de vue macroéconomique, cela ne créera AUCUN emploi. Ceux qui seront créés le dimanche seront détruits les autres jours de la semaine. Et, si tant est que cela puisse rendre élastique le pouvoir d’achat, inciter à la consommation est totalement contreproductif.

            Et puis tant qu’on y est, au nom de la prétendue liberté individuelle de travailler, autorisons le travail de nuit, supprimons le SMIC, supprimons la durée maximal hebdomadaire de travail, supprimons les huit semaines de congés maternité obligatoires, supprimons les conventions collectives, le droit du travail, …. Laissons les salariés négocier de gré à gré leur contrat de travail avec l’employeur. D’ailleurs supprimons les syndicats, puisque tout se négocie entre chaque employeur et chaque employé. Je ne sais pas quel est votre profession Jacqueline, mais je doute que vous soyez salarié.

            Et puis laissons aussi les locataires négocier librement leur bail avec leur loueur, …..
            Les clients avec leurs distributeurs,
            Les patients avec leurs soignants,
            Les victimes avec les responsables de leur préjudice,
            J’en passe et des meilleures !
            ….
            Youpi, vive la liberté individuelle, vive l’anarchie !


    • Christophe Vieren Le 30 septembre 2013 à 14h44
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      Il y a déjà 180 possibilités de dérogations au travail du dimanche. Cela fait près de 29% des salariés concernés en 2011 contre 20% en 1990. Source, AlterEco, Déc 2012 : Travail le dimanche : plus d’un salarié sur quatre concerné

      Et personne ne remet en cause les activités citées par Jacqueline “pas de train, pas de métro, pas d’électricité, pas d’hôpitaux, pas de pompiers, pas de restaus, pas d’hôtels, pas de musées, pas de ski l’hiver, pas de piscines, etc…”.

      Ces activités n’ont jamais été concernées par le repos dominical depuis qu’il existe à quelques exception près . . . peut-être ! Ce sont des activités nécessaire à la santé, la sécurité, les loisirs et la convivialité. Enfin bref, tout ce qui peut ne pas être considéré comme de la consommation.

      Et quand les grandes surface de bricolage et d’alimentation seront ouverts les dimanche, on pourra dire adieu à ce qu’il reste de magasins de proximité, y compris de bricolage, et le lien social qu’ils créent, sans même parler d’une empreinte écologique bien moindre que cette gabegie énergétique que représentent les temples de la consommation (rapport 1 à 10 entre supermarché de proximité et hypermarché de périphérie en terme de CO2, Ademe, 2006).


      • jacqueline Le 30 septembre 2013 à 16h08
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        “Et quand les grandes surface de bricolage et d’alimentation seront ouverts les dimanche, on pourra dire adieu à ce qu’il reste de magasins de proximité, y compris de bricolage, et le lien social qu’ils créent, sans même parler d’une empreinte écologique bien moindre que cette gabegie énergétique que représentent les temples de la consommation(rapport 1 à 10 entre supermarché de proximité et hypermarchés de périphérie, Ademe, 2006)”

        Bien sûr Christophe.

        Tu rejoins la position du FN, qui défend le petit commerce , contre les grandes surfaces extérieures et les markets installés en ville et s’oppose à leur ouverture le dimanche qui finira d’ achever ceux qui restent..

        Dans une rue près de chez moi trois traiteurs ont fermé la même année avec l’ouverture d’un Franprix dans le quartier. Et bientôt la maison de la presse à cause d’ Amazone et Internet.

        Sauf que ce n’est pas l’ouverture le dimanche des chaines de magasins de bricolage et des jardineries, ni des magasins de meubles qui a tué les commerces de proximité. Ca date de leur implantation , il y à déjà 30 ans.

        Il y a un pays qui fait exception, l’ Espagne : pour eux ce n’est pas concevable de faire 10 bornes en voiture pour aller chercher deux vis et un piton ou une tringle a rideaux, un matelas, une télé, ou faire couper un panneau de contre plaqué, une vitre ou un miroir. Donc on avait tout ça à portée, à un prix correct et on te le livrait. Plus un marché dans chaque quartier.

        Un autre exemple inverse, aux Pays-Bas ( chez moi ça fermait le samedi à 17h, pas de magasins de bouche : seulement des supermarchés qui fermaient plus tard ), dans une petite ville à coté, proche de la frontière belge : pas de super marchés ni de centres commerciaux, que des boutiques ( principalement de déco et de vêtements ) ouvertes le dimanche et des bars restaurants. Que des rues piétonnes, il fallait se garer sur de vastes parkings à l’entrée. Le dimanche c ‘était bondé, on se serait crus au Mont St Michel, dur d’avoir une place en terrasse, et surtout ça attirait la moitié de la Belgique qui terminait par un dîner au restau.

        Dans ce cas, les clients du dimanche ne reviendraient flâner pas en semaine. Clients perdus.

        Le shopping ce n’est pas ma tasse de thé, mais pour ceux dont c’est le métier et le moyen de gagner sa vie, patrons et employés, c’est un sacré jackpot.

        En France , en province, dans les villes avec des centres commerciaux ouverts le dimanche, les clients c’est surtout la campagne autour, qui n’a pas le temps d’aller en ville le soir après le boulot. Le dimanche il y a moins de bouchons que le vendredi soir ou le samedi.


        • Christophe Vieren Le 30 septembre 2013 à 19h47
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          Euh, Jacqueline, scuses moi mais j’ai pas compris où tu voulais en venir, ce qui était censé militer pour une ouverture des grandes surfaces le dimanche. Car c’est bien de cela dont il s’agit : il n’est interdit à aucun employeur de travailler le dimanche, il n’a juste pas le droit d’employer des salariés sauf … à faire valoir une des 180 dérogations à la loi !!!


          • jacqueline Le 01 octobre 2013 à 11h58
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            Et si les salariés sont d’accord parece qu’ils y trouvent leur compte que ce soit financier ou leur emploi du temps , leur organisation ?

            On ne va tout de même pas les empêcher de travailler, d’autant plus qu’ils font rentrer des cotisations sociales pour que ceux qui branlent rien puissent continuer.


          • Christophe Vieren Le 01 octobre 2013 à 14h50
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            Je crains Jacqueline, que vous n’ayez quelques lacunes dans l’histoire du salariat. Aussi je vous propose ces quelques vidéos et questionnaires associés, pour un premier dégrossissage : L’histoire du salariat. Cela fait partie du programme de bac SES.


  9. Totor Le 30 septembre 2013 à 12h40
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    Tel qu’il est fait aujourd’hui, l’euro est devenu une machine à aligner la compétitivité des pays d’Europe du Sud sur celle de l’Allemagne. Comme c’est impossible par gains de productivité, cela se fait par déflation salariale et baisses d’acquis sociaux. Autrement dit on est en train de déformer la part de richesses allant au salaires et aux transferts sociaux, au profit des des détenteurs de capitaux (car ils restent libellés dans une monnaie forte). C’est juste scandaleux.
    Après, il est clair que disposer d’une monnaie forte est confortable (coût de l’énergie, produits chinois et Mercedes à pas cher etc…) , seulement il faut pouvoir se le permettre sans mettre 30% de sa population au chômage.
    En l’état, une dévaluation ferait le boulot en faisant peser l’effort sur toute la population et pas seulement sur les salariés (ex: avoir son salaire et son loyer à payer dans une monnaie dévaluée de 20% c’est pas tout à fait pareil que d’avoir son salaire diminuer de 30% avec loyer qui reste identique… Les ordres de grandeur sont ceux de J. Sapir).
    Après on peut imaginer une multitude de solutions plus ou moins réalistes pour corriger ces différentiels de compétitivité (transferts entre pays, droits de douane à l’intérieur de la zone, monnaie commune avec parités revisitables etc, etc…), mais en l’état, l’euro est condamné et le plus vite sera le mieux.


  10. Lisztfr Le 30 septembre 2013 à 12h48
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    Eh oui vous vous rendez compte du degré de mensonge, lorsqu’on parle de officiellement croissance, on n’est même pas capable de faire le lien avec l’endettement ! Personne ne dénonce cette fiction (sauf Berruyer), c’est vraiment l’idéologie au pouvoir.


    • yoananda Le 30 septembre 2013 à 14h21
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      Tout à fait, il faudrait s’amuser a grapher la croissance du PIB vs la croissance de la dette … on aurait des belles courbes divergentes, et ça remettrait un peu les pendules à l’heure.
      Après, avec des taux 0 … ca permet de tenir un peu plus longtemps il est vrai, peut-être qu’il faudrait plutôt grapher la croissance marginale du PIB (ou bien des prélèvements fiscaux) avec la croissance du service de la dette, si on voulait être plus rigoureux.


  11. BA Le 30 septembre 2013 à 13h08
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    Dette publique de l’Italie (source : Eurostat) :

    2007 : dette publique de 103,3 % du PIB.
    2008 : dette publique de 106,1 % du PIB.
    2009 : 116,4 % du PIB.
    2010 : 119,3 % du PIB.
    2011 : 120,8 % du PIB.
    2012 : 127 % du PIB.
    2013 : 132,9 % du PIB.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE98J02G20130920


  12. dadone Le 30 septembre 2013 à 13h28
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    Rappel sur les vrais raisons de la création de l’euro :

    Pour comprendre la construction de l’Euroland il faut encore une fois revenir à la fin des accords de Brettons Wood en 1971. L’instabilité monétaire qui en résulte est très préjudiciable à l’économie puisque le mécanisme auto régulateur d’un système monétaire basé sur l’or n’existe plus. Les monnaies de tous les pays sont à la merci d’attaques spéculatives qui déstabilisent les économies et les contraignent à des dévaluations ou des réévaluations incessantes. Pour éviter ce chaos monétaire, les pays de l’Europe de l’Ouest décident de limiter la fluctuation des changes entre leurs monnaies en décidant que celles-ci ne pourraient pas différer entre-elles de plus de plus ou moins 2,5%. Ce mécanisme, instauré en 1972, est connu sous le nom du Serpent Monétaire Européen (SME). Il ne donnera pas les résultats escomptés car les années 1970 sont caractérisées par d’importants bouleversements économiques, inflation, chômage, politiques économiques divergentes, rendant impossible la stabilité des monnaies au sein du SME. C’est ainsi que le franc français sortira deux fois du SME en 1974 et 1976, la livre Britannique également en 1972 et 1976, la lire italienne sortira en 1973. Le SME ne remplit plus du tout son rôle de stabilisateur des monnaies et en 1978 les pays européens décident de faire un pas de plus vers une union monétaire en créant le Système Monétaire Européen (SME seconde version) en 1979. Le principe de SME est qu’il existe désormais une référence commune à toutes les monnaies européennes qui y participent, l’ECU (European Currency Unit). La valorisation de l’ECU se fait par rapport à un panier de devises composé des monnaies en fonction de leur poids économique au sein de l’union monétaire. Il ne s’agit pas à proprement parlé d’une monnaie commune mais bien d’un cours pivot de référence autour duquel les monnaies nationales peuvent fluctuer de plus ou moins 6%. Toutefois à l’initiative des français l’ECU servira également d’unité de paiement entre les banques centrales. Le SME seconde génération ne sera guère plus convainquant que le Serpent monétaire et n’enrayera pas les dévaluations des monnaies même si celles-ci seront moins nombreuses compte tenu de la convergence des économies européennes avec l’abandon généralisé des politiques keynésiennes. Le SME prendra fin en 1993 lorsque la politique allemande a voulu coûte que coûte défendre sa monnaie alors qu’elle devait assumer les coûts de la réunification.
    Cependant une année avant la fin du SME, les pays européens avaient décidé de poursuivre leur intégration économique en créant une monnaie unique dont les modalités ont été décrites dans le traité de Maastricht. Afin d’éviter que des politiques économiques par trop divergentes puissent mettre en péril la future monnaie unique, chaque pays souhaitant rejoindre la future union monétaire devra s’engager, entre autres, à ce que son déficit budgétaire ne dépasse pas 3% de son PIB, que le taux d’inflation ne puisse être supérieur de plus 1,5% de celui des trois pays membres ayant les plus faibles taux d’inflation et de faire en sorte que son endettement public reste en deçà de 60% du PIB.
    Source : http://lois-economiques.fr/index.php

    Ce processus est logique, on en comprend parfaitement les raisons et les motivations, inutile d’aller chercher ailleurs des scénarios de politiques fiction dénués de tout fondement


    • Mano Le 30 septembre 2013 à 18h01
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      @Dadone,

      Puisqu’on vous dit que la création de l’euro est une invention américaine, pourquoi continuez-vous à nier l’evidence?

      Ah oui, aussi, c’est le Père Noël qui était aux manettes, tout le monde sait bien que le père Noël est une création des américains.

      Et puis il y a aussi les extraterrestres qui chapotent le tout, eux aussi ils se sont écrasés à Roswel et ont pris les commandes du pays.

      Et si en plus le père Noël est un extraterrestre, alors ça explique beaucoup de choses, en plus de la création de l’euro.


    • olivier69 Le 01 octobre 2013 à 04h22
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      Dadone,
      Nous n’avons malheureusement pas la même définition de la monnaie (dimension individuelle). Nous ne pourrons pas voir les mêmes causes et conséquences. Le gré à gré n’est pas une monnaie pour vous car elle n’est pas techniquement institutionnalisée ? Pourtant en qualité de moyen d’échange et de réserve de valeur conjoncturelle, je ne sais pas trop comment vous l’interprétez… Même chose pour un produit financier ou un crédit !
      La Grèce et l’Italie sont rentrées dans l’Europe par quel artifice prémédité ? Lorsque je vous disais qu’ils étaient des spéculateurs… Pratiquement tous les politiques et financiers connaissaient cette supercherie. Je ne crois donc pas vos propos sur les croyances politiciennes concernant un avenir prometteur pour l’euro. Je pense que vous focalisez également trop sur la liquidité ou la monnaie centrale. Le mode de financement uniquement par endettement vous induit certainement en erreur, bien que…. Le principe même de la monnaie repose sur une dette quelque soit le support (une promesse d’achat), c’est la valeur faciale pour la liquidité par exemple. Pourquoi personne ne s’attaque à la fluidité et à la mobilité de la monnaie d’après vous ? Parce que l’on croit sérieusement au développement de l’économie ? Mais laquelle ?
      Alors à moins que l’on décide de changer les règles de financement et que l’on intègre conjointement un mode par autofinancement (épargne/investissement), je ne vois pas comment éviter les crises de solvabilité à cause de la spéculation (fluidité et mobilité vers les placements) et les effondrements monétaires dans le temps. Certes, avec une politique monétaire conventionnelle, les tx d’intérêt pouvaient éventuellement empêcher la surchauffe et les politiques budgétaires pouvaient soutenir temporairement l’économie. Le fameux « stop and go » mais il est devenu d’une efficacité limitée avec la mondialisation !
      Le véritable enjeu économique est qu’il faut dissocier la monnaie destinée à l’investissement (épargne) de celle de la production (conso) en empêchant au maximum les substitutions sauvages d’un segment à l’autre (la destination). Le reste, c’est de la broderie ! La fonction de réserve de valeur (et de moyen d’échange) est la meilleure garantie qui permet la confiance dans un système monétaire (le fidus). Une écriture électronique pourra-t-elle indéfiniment remplir ce rôle ? Non ! C’est pourquoi, je m’oppose d’ailleurs à toute monnaie unique (notamment électronique) et préconise un ensemble de monnaies communes. Nos politiques et financiers continuent pourtant leur marche forcée afin d’établir in fine cet unique type de monnaie (le règlement) sans résoudre les problèmes liés aux fonctionnalités de la monnaie. Vous allez me dire à nouveau qu’ils y croient et dans 10 ans qu’ils y ont cru ! La meilleure preuve de leur bonne volonté serait déjà de reprendre courageusement le contrôle de la création monétaire, n’est-ce pas….


  13. Magyare Le 30 septembre 2013 à 14h17
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    @Mme Porteu
    Bonjour,
    Je viens régulièrement sur ce site, j’essaye de comprendre ce qu’il se passe et je remercie Dadone, ainsi qu’Olivier et d’autres de toujours donner la signification des abréviations, en effet, je crois que ce blog est conçu afin que tout un chacun ait des éléments de réflexion.
    Mme Porteu, il est clair que vous avez des informations importantes à communiquer mais de grâce, voudriez-vous être plus claire en faisant comme Olivier et Dadone?Voudriez-vous s’il-vous-plaît, écrire les noms en entier et pas seulement en lettres d’imprimerie?Si réflexion il doit y avoir, il me semble qu’elle se doit d’être accessible au plus grand nombre, et pas seulement aux spécialistes. De la même manière, serait-il possible d’avoir les textes en Français car je suis sûre que votre intention est qu’il y ait un vrai débat.
    Je vous en serai bien reconnaissante.
    Catalina.


    • Caroline Porteu Le 30 septembre 2013 à 18h58
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      Bonjour Magyare
      En général , j’essaie de le faire , mais il m’arrive d’oublier ..
      J’ai un peu relu mes différents commentaires d’aujourd’hui .
      Je n’ai vu que trois abréviations pouvant vous poser problème :

      CADTM : Comité d’action contre la dette du tiers monde . C’est l’organisme qui a toujours lutté pour que soient annulées les dettes dites “odieuses” .. l’une des dernières annulations ayant concerné l’Irak en 2005 , alors que l’Irak était occupé par les USA ..(pardon libéré) .. et que les créanciers qui ont tiré la plus grosse croix sur cette créance étaient la France et la Russie .

      Cet organisme a réclamé à plusieurs reprises un audit de la dette Grecque . Sa demande n’a jamais été entendue et il paraitrait même que les documents qui auraient pu servir à cet audit ont très curieusement disparu .

      MES : Mécanisme Européen de Stabilité (voté par l’assemblée nationale juste après l’élection de François Hollande )
      TSCG : Traité sur la stabilité la coordination et la gouvernance au sein de l’union économique et monétaire .

      L’ISDA : – International Swaps and Derivatives Association, Inc. est un organisme qui n’a rien d’Européen puisque de mémoire sur la Vingtaine de banques qui y figurent , il n’y en a pas plus de 3 Ou 4 qui sont Européennes . Et curieusement , l’avis de cet organisme est TOUJOURS demandé dans les modalités de restructuration des dettes des pays Européens , sauf pour l’Irlande , dans la nuit du 7 Février 2013 , ou Draghi a signé avec l’Etat Irlandais un accord , sans consulter qui que ce soit et rien demander à personne ..

      Je mets toujours les titres d’articles en Anglais pour une raison très simple .. Le site d’Olivier refuse plusieurs liens hyper textes , ce qui fait partir les commentaires dans les limbes de la modération .
      Donc je suis obligée d’en choisir un .. Par contre pour permettre aux gens de retrouver facilement l’article évoqué , je mets son titre de telle manière qu’il soit possible de le retrouver facilement sur google ou sur un autre moteur de recherche ..

      Beaucoup d’articles en langue anglaise , particulièrement en provenance de la presse britannique ne sont ni traduits ni relayés par nos medias dont le niveau de désinformation est en train de battre des records . .. La plupart du temps , si il n’y a que le titre , google traduction vous donnera une idée assez précise de la signification .

      Pour l’article de Reuters que je viens de signaler : cela indique simplement que la Troika composée du FMI et de la Commission Européenne vient de déclarer vouloir mettre l’Italie sous tutelle .. compte tenu de l’actuelle crise politique .

      La notion de souveraineté nationale parait bien être le dernier des soucis des technocrates européens .. Dans ce contexte , on ne peut que se demander si les élections des Députés sont encore d’une quelconque utilité . Puisqu’il parait que l’heure est aux économies , celle là serait de taille !!!! ..

      Mais qu’on ne parle plus de démocratie .. Ce serait moins hypocrite et moins mensonger.


      • Magyare Le 30 septembre 2013 à 22h28
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        @Mme Porteu,
        Je vous remercie infiniment pour votre diligence à éclairer ma lanterne.Je n’ai guère eu le temps ces dernières années d’étendre ma culture mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.
        J’apprécie énormément ce site et les interventions qui sont souvent de belle qualité.Les vôtres m’intéressent particulièrement parce que peu de femmes s’expriment ici, merci encore.
        Très cordialement,
        Catalina.


  14. La Roque Le 30 septembre 2013 à 15h19
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    Bravo olivier

    Il faut arrêter de prendre les gens pour des enfants.


  15. Plim Le 30 septembre 2013 à 15h40
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    Bonsoir Olivier,

    Une remarque concernant le discours que tu tiens sur le refus de baisser les salaires en France pour toutes les raisons que tu cites, et qui sont logiques. Pour autant, tu mets également le focus sur les déséquilibres de ce monde : inégalités de revenus et de patrimoine par pays et dans le monde.

    La question : comment peut on garder des salaires “hauts” en France et prôner la réduction les déséquilibres dans le monde. (Avec la productivité comme variable d’ajustement, ça n’explique pas tout. cf l’Allemagne, cf la Chine, l’Indonésie). Il y a comme une contradiction, non ?


  16. G.B Le 30 septembre 2013 à 16h03
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    Bonjour
    En regardant cette émission (ainsi que les autres également) avec vous OLIVIER ,et ce journaliste de tres Gande Qualité !!!!
    Je retrouvre des discours >> INDISPENSABLE << à l'éducation de chaque citoyen.
    Merci a BFM ! merci a vous tous !
    Nous avons Besoin de " VOUS "
    l'éducation, l'analyse, l'anticipation et la vérité de l'information ,est un des chemins pour nous
    conduire vers la tolérance et la liberté.
    Trés Cordialement


  17. Dan Le 30 septembre 2013 à 17h57
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    Caroline Porteu écrit une vérité absolue :

    L’Union européenne et la zone euro ne sont rien d’autre que la société du mensonge , mensonges aidés par les médias mais ces mensonges commencent à se voir .

    Et la vraie raison pour laquelle la zone euro est condamnée , c’est qu’il n’est rien d’autre que la variable d’ajustement du dollar, construite dans cet unique objectif , sous l’influence des actionnaires de la FED , et que ce mensonge là .. est sur le point d’être découvert , avec la mort annoncée de la planète dollar . La fin de cette hégémonie signant par définition , la fin des zones monétaires qui lui servaient de variable d’ajustement .

    Plus les mensonges sont gros plus on y croit , mais quand ils sont tellement nombreux qu’ils en deviennent contradictoires , là “la raison” reprend le pas sur le mensonge qui ne sait faire son lit que dans l’émotion irrationnelle ..

    Par contre , je suis très inquiet pour la sécurité de Caroline Porteu, car à la vue de ce qui se passe en Grèce par l’instauration d’un régime totalitaire orchestrant l’arrestation arbitraire d’hommes politiques opposés à l’euro et à LEurope de la faillite , je crains que demain , nous vivrons en France comme durant la dernière guerre : les arrestations , les déportations, les exécutions etc…..
    L’Europe vire au fascisme …… bel avenir !


    • Caroline Porteu Le 30 septembre 2013 à 19h15
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      Merci Dan pour votre inquiétude .

      J’ai du mal à ne pas faire le lien entre les récentes arrestations en Grèce et les rumeurs de Coup d’Etat par les militaires qui avaient eu lieu quelques jours plus tôt (information diffusée par Atlantico: http://www.atlantico.fr/decryptage/bruits-bottes-athenes-armee-envisage-t-elle-vraiment-opa-democratie-grecque-joelle-dalegre-854772.html).

      Quand au facisme .. si la Troika refuse aux Italiens le droit de décider de leur propre avenir en les mettant sous tutelle car cela pourrait mettre en suspens les modalités de remboursement de la dette .. il deviendrait peut-être plus pertinent de dire que l’Europe a déjà viré au totalitarisme , et que ce coup d’état là qui est la prise de contrôle des Etats par des technocrates non élus , s’est bien fait grâce à nos politiques ..

      L’Europe actuelle qui est en train d’abolir la séparation des pouvoirs puisqu’elle concentre l’exécutif et le législatif dans les mêmes mains de non élus , et dont la justice se caractérise par le fait d’être aux abonnés absents dès que le terme finance pourrait figurer dans l’acte d’accusation, me parait avoir déjà franchi de nombreuses étapes vers ce que l’on nomme: un régime totalitaire et non démocratique .

      Le mépris des votes et des résultats des référendums (2005) , les omertas médiatiques , le refus d’informer , ou encore le refus de débattre , comme ce fut le cas sur l’Union Transatlantique n’étant que des signes supplémentaires qui montrent ce “délitement” et de l’état avancé de la décomposition du système.


    • TLG Le 30 septembre 2013 à 22h04
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      La meilleure preuve de la sujétion de l’euro au dollar c’est le mimétisme de la BCE et de la FED quant au mécanisme de la planche à billets. Si la BCE n’avait pas emboîté le pas de la FED, le dollar se serait totalement effondré face à l’euro qui serait devenu alors la monnaie internationale de référence. Les attaques spéculatives contre les dettes des Etats européens et l’arrivée de M. Draghi, ancien de Goldman & Sachs, à la tête de la BCE font partie intégrante de ce plan. Au final, les gagnants seront la Chine et la Russie.


      • Surya Le 01 octobre 2013 à 00h01
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        – La BCE n’a pas fait tourner de planche à billets
        – Il n’y a pas eu d’attaque spéculative d’envergure contre les dettes des états dits périphériques de la zone €.


  18. Dan Le 30 septembre 2013 à 18h40
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    La continuité de la création massive de monnaie de la part de la FED et l’augmentation du plafond de la dette et donc le déficit budgétaire dans le même temps n’a aucun sens économique. En tout cas, cela ne changera rien et prouve bien à quel point l’économie américaine ne peut se passer d’argent gratuit. Or si la FED arrête sa création de fausse monnaie, pour remplacer tout cela par des vraies dettes de l’État fédéral… alors avec plus de 16 500 milliards de dollars de dettes cumulées, les États-Unis d’Amérique iront directement vers l’insolvabilité et le défaut de paiement
    C’est ce que nous souhaitons tous au final , cela mettra un point final à leur hégémonie mondiale !


    • TZYACK Le 30 septembre 2013 à 21h02
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      On n’apprend pas aux vieux singes à faire la grimace ! C’est avec leur monnaie de singes qu’ils ont pu se payer la terre entière et même la lune. Qui seront les dindons de cette farce planétaire ?


  19. PIERRE Le 30 septembre 2013 à 19h52
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    Félicitations pour vos interventions! Continuez! L’Histoire vous donnera raison!


  20. Gibbus Le 30 septembre 2013 à 20h43
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    Bonsoir,
    Juste un petit message pour Olivier en écho avec bobo: Bravo!!
    J’ai personnellement adoré le moment où après avoir remis les choses en perspective au début de la seconde partie (insolvabilité, pas de solution sans douleur, etc), Doze et ses acolytes se sont regardés avec comme tout avait été dis, comme une sentence, un point final !!! J’ai cru percevoir un court instant de flottement !!!


  21. JPS1827 Le 30 septembre 2013 à 21h40
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    Merci a Olivier pour sa clarté et merci aux commentateurs pour ce débat que j ai trouvé très intéressant.


  22. Marcus Le 30 septembre 2013 à 22h39
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    Les chiffres du chômage au mois d’août étaient faux … on rêve … on est sur un bateau ivre dans la plupart des domaines … en plus les hommes politiques nous font du théâtre : Valls qui veut récupérer des voix du FN et qui se voit peut-être déjà au 2ème tour de la Présidentielle face à Marine Le Pen … et Cécile Duflot qui nous fait de l’humanitaire alors qu’elle continue à tout diriger dans son parti …

    Voyez la suite … copier-coller de l’article du Figaro :

    La baisse de 50.000 du nombre de chômeurs a été amplifiée par un dysfonctionnement de SFR. L’opérateur téléphonique n’a pas envoyé les SMS de relance aux demandeurs d’emploi pour qu’ils actualisent leurs droits.

    Pôle emploi vient de faire savoir que les chiffres du chômage pour le mois d’août étaient faux. Ce ne sont pas 50.000 chômeurs de moins qu’il fallait comptabiliser mais moitié moins ( entre 21.000 et 28.000 selon un nouveau communiqué).

    «On peut estimer que l’impact à la baisse de ce dysfonctionnement sur le nombre d’inscrits en catégories ABC est compris dans une fourchette de 32.000 à 41.000, dont 21.000 à 28.000 en catégorie A. Ainsi, en l’absence de ce dysfonctionnement, on peut estimer que le nombre de demandeurs d’emploi en catégories ABC aurait connu en août 2013 une diminution comprise entre 22.000 et 31.000 (soit entre -0,4 % et -0,6%) ; pour la catégorie A, la diminution aurait été comprise entre 22.000 et 29.000 (soit entre -0,7 % et -0,9%)» explique le communiqué paru ce jour.

    Tant chez SRF que chez Pôle emploi on se renvoit la faute. dans le communiqué de Pôle emploi, il est expliqué que l’opérateur a été victime «d’une grave défaillance dans l’acheminement d’une partie des messages de relance (SMS et messages vocaux) aux demandeurs d’emploi lors de la campagne d’actualisation du mois d’août».

    Bonne nuit !
    Marc


  23. Incognitototo Le 01 octobre 2013 à 15h18
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    De mieux en mieux tes interventions, Olivier ! J’ai beaucoup apprécié (entre autres) le rappel du ratio : investir 82 Md pour obtenir 20… 😉

    À propos du travail du dimanche, la prochaine fois que le sujet reviendra sur le tapis, je te suggère de ne pas rentrer dans des problèmes idéologiques (liberté pas liberté, et toute cette poudre aux yeux) et de traiter cela de façon factuelle…

    En matière économique que l’on ouvre ou pas le dimanche ce sont, au final, des jeux à somme nulle, y inclus pour l’emploi !!!… Parce que la seule chose que fait un magasin qui ouvre le dimanche, c’est de piquer des parts de marché à ceux qui ne sont pas ouverts… et si tous les magasins ouvraient le dimanche personne ne gagnerait sur personne… par contre chacun aurait un surplus de charges qu’il ne pourrait plus couvrir par les parts de marché piquées aux autres… et ce ne sont pas les touristes, fussent-ils japonais, qui y changeraient quoi que ce soit…

    Ces magasins sont donc de parfaite mauvaise foi quand ils disent qu’on attente à leur liberté et qu’on les empêche de gagner de l’argent… oui, de gagner de l’argent au détriment de la concurrence…

    J’attends qu’un journaliste aille demander à tous ces patrons pleureurs qu’est-ce qu’ils penseraient si l’État, pour tout simplement respecter la concurrence loyale et non faussée, légiférait sur le fait que tous les magasins doivent rester ouverts le dimanche et même disons jusqu’à 01 h du matin… Je pense qu’ils feraient vite le calcul que du coup, ils ne pourraient plus piquer à personne quoi que ce soit et qu’ils seraient vite mal en point avec les surcoûts salariaux induits…
    D’ailleurs, même si concomitamment, on supprimait les majorations salariales (normal, puisque l’exceptionnel deviendrait la règle), je reste persuadé qu’ils seraient contre… et a fortiori les salariés aussi…

    Bref, les lois c’est pour les autres et les privilèges pour soi-même, sans oublier une bonne dose de mauvaise foi et d’enfumage idéologique pour faire passer ça, des constantes pénibles de plus en plus présentes dans notre société… en plus, avec des salariés manipulés qui défendent leurs “bourreaux”, c’est vraiment gerbant…


    • Christophe Vieren Le 01 octobre 2013 à 15h30
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      Bien dit Incognitototo. A en croire ce “cybersondage” sur le site du nouvel obs, il semble que beaucoup de gens (pas Olivier bien sûr) ont séché leur cours d’histoire du salariat : 34% POUR le travail dominical.

      Comme proposé à Jacqueline sur cette même page, quelques rappels en quelques courtes vidéos destinées aux lycéens SES : L’histoire du salariat expliquant bien pourquoi la liberté de choix n’existant pas avec le contrat de louage, la classe ouvrière s’est battu pour obtenir le contrat de travail dans le cadre d’un CODE du TRAVAIL.


      • Incognitototo Le 01 octobre 2013 à 16h00
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        Oui, la “subordination” est la pierre angulaire qui définit le statut de salarié… À partir de là, tous les débats idéologiques portant sur la liberté de négociation qui aurait pour objet d’accepter des règles hors la loi, se heurtent à des fondamentaux indépassables…
        Ce n’est pas très loin du sujet que j’évoquais avec Caroline… C’est tout simplement pervers, de parler encore de liberté de choix, quand on a un flingue sur la tempe… que ce soit celui que tient le patron, ou celui qui s’impose par le contexte personnel du salarié (précarité et autre)…
        D’ailleurs, on sait bien toi et moi, que la précarisation de l’emploi et le chômage de masse, sont les armes absolues qui sont en train d’annihiler toute perspective de “société différente” et qui rendent les salariés “idiots”…


        • Christophe Vieren Le 01 octobre 2013 à 16h43
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          Les rentiers ont rêvé le NAIRU, le libéralisme a fait beaucoup mieux : la précarisation, le temps partiel et la pauvreté qui induit – entre autres maux – la nécessité de travailler le Dimanche !


        • Caroline Porteu Le 01 octobre 2013 à 18h12
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          Vu la position du Secrétaire de la CGT l’autre jour sur le sujet . Ce qu’il disait ne manquait pas de fond .
          Dans un système de plein emploi , le volontariat sur le travail dominical ou nocturne se défend . Dans un système de chômage de masse , il contribue au dumping salarial , les salariés étant prêts à n’importe quelle concession pour avoir un emploi .

          Pourquoi ne pas proposer dans ce contexte des taux horaires obligatoires majorés ??? Un smic du Dimanche … par exemple .


          • Christophe Vieren Le 01 octobre 2013 à 20h24
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            Même majoré, la question reste : peut-on garantir que ce soit sur la base du volontariat ? La réponse est, je le crains : NON ! Il en est de même pour le refus des heures supplémentaires, dont le tarif est majorée. En période de chômage, massif qui plus est, même les heures supplémentaires devraient être fortement contraintes, même si l’on envisager le temps de travail avec certains garde-fous (=> convention collective). D’un point de vue macroéconomique, ce qui n’est ps produit par les heures supplémentaires d’une entreprise, le sera par les heures normales d’une entreprise concurrente. Cela reste bien sûr valable tant que l’on n’est pas dans une économie trop ouverte dans laquelle c’est le concurrent étranger qui joue le dumping qui emportera la mise. Conclusion : refermons raisonnablement l’économie. On aura peut-être plus de tee shorts à 1 €, on ne vendra peut-être plus de TGV ou EPR à la chine, et alors ? Ne serions-nous pas capables de fabriquer ce que nous importations de Chine ? Ne vaut-il pas mieux le plein emploi que le plein caddy discount ?


      • Christophe Vieren Le 02 octobre 2013 à 12h27
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        Le bon lien est le suivant Histoire du salariat avec donc des petites vidéos sympas sous le questionnaire (niveau bac SES).


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