Nicolas Doze m’a invité à son émission Les Experts le 26 avril, sur BFM Business (la radio filmée, pas BFM TV).

Voici la vidéo :

Prochain rv : le 3 juin.

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N’hésitez pas à réagir en direct par mail sur cette émission via ce lien – Nicolas Doze consulte bien les mails en direct, et est très demandeur 😉 :

http://www.bfmtv.com/emission/les-experts/

(cliquez sur Lui écrire à droite)

110 réponses à [Média] BFM Business, Les Experts – 26 avril

  1. alain maronani Le 27 avril 2013 à 05h01
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    Bien aimé votre sortie sur les actionnaires qui se goinfrent…en ce qui co9ncerne les couinements de Dassault Systems cette boite n’existerait pas si ce n’avait été tous les plans d’armements depuis 1958……


    • jacqueline Le 27 avril 2013 à 10h08
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      Dassault Systemes, c’est une de nos plus belles boites. Elle est le leader mondial des logiciels de CAO ( talonné depuis peu par Siemens ). Logiciels utilisés dans divers métiers ( et pas seulement dans l’aviation ), et vendus dans le monde entier. Plus de 2 milliards de chiffre d’affaire, 300 millions de résultat net et cours de l’action multiplié par 4 depuis 2008. Un effectif de 9500 personnes.

      Sans logiciel de CAO on ne peut plus faire de conception aujourd’hui, ni de simulation.

      Le musée Guggenheim de Bilbao a été conçu avec Catia.

      Même la Sagrada Familia est passée en CAO avec Catia, enfin ça avance ! la taille des pierres est réalisée avec de nouvelles machines pilotées par ordinateur. http://www.edubourse.com/finance/actualites.php?actu=17746

      Le pionnier de la CAO est un français Pierre Bézier ( inventeur des courbes qui portent son nom et qu ‘on a tous dans nos ordinateurs ). Son employeur Renault n’y croyait pas dans les années 60 : “Si la CAO servait à qq chose , il y a longtemps que les ricains l’auraient inventée.” ( Ils ont essayé, mais on loupé qq chose ).

      Voilà une réaction bien franchouillarde ! Du camembert à la place du cerveau chez nos grands patrons.

      Dégoutté par le peu d’entrain de sa direction pour la CAO, Pierre Bézier s’est consacré à l’enseignement.

      Pierre Bézier a sorti le premier logiciel de CAO : Unisurf vers 1980 , puis il y a eu Euclid avec Matra et, Catia avec Dassault Systems à partir de 1980 , heureusement “Marcel” avait un cerveau de visionnaire.

      Dassault Systems , c’est aussi un autre logiciel de CAO pour les PME : Solidworks, dont le développement continue à grand pas.

      Si on avait confié le développement de logiciels de CAO pour la France au CNRS, je doute qu ‘on ait qq chose qui soit opérationnel.


      • Louis Le 27 avril 2013 à 10h31
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        Oui Dassault Systemes c’est SolidWorks pour la CAO. (http://www.3ds.com/fr/) se vends effectivement dans le monde entier, dans tous les domaines de conception. Tres beau soft.
        Donc dans ce cas la, DS ne vit pas des avions et des commandes de l’etat


      • Jean-Luc Le 27 avril 2013 à 13h36
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        “Sans logiciel de CAO on ne peut plus faire de conception aujourd’hui.
        Le musée Guggenheim de Bilbao a été conçu avec Catia.”

        Dire que l’on ne peut plus faire de conception sans logiciels de CAO est bien entendu faux.
        Le terme CAO est trompeur. Les logiciels ne font pas de conception il permettent, comme dans le cas du Guggenheim, de construire ce qui a été imaginé par l’architecte (Gehry). Après, il faut la puissance et la malléabilité de Catia pour transcrire en termes mathématiques ou structurels une idée.

        Les cathédrales ont été conçues par des hommes qui n’avaient aucun logiciels à disposition et elles sont beaucoup plus complexes que la plupart des constructions contemporaines.


        • jacqueline Le 27 avril 2013 à 16h30
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          “Dire que l’on ne peut plus faire de conception sans logiciels de CAO est bien entendu faux.”

          C’est dépassé 😉


        • Fab78 Le 28 avril 2013 à 18h18
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          Oui on peut faire un produit sans CAO,
          mais il ressemblera à un prototype :
          Prix de production mal optimisé (trop cher face à la concurrence) , trop solide, trop lourd, trop fragile, non standard etc …
          Et le pire : impossible à sous-traiter (pour une communication à distance, un schémas mathématisé est tout de même mieux qu’une esquise design).
          Ou alors on est dans d’autres domaines que la production de masse (voire la série limitée) , C’est à dire :
          – soit dans l’exemplaire unique (machine-outil de production, ou architecture somptuaire) ,
          – soit dans l’artisanat à l’ancienne.
          En bref, on peut le faire en perdant de l’argent …


    • celimen Le 27 avril 2013 à 12h46
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      Gonflés de dire qu’ils ont pas embauché 400 ingénieur prévus depuis les mesures prises en octobre 2012…Heyer fait bien de rappeler que les carnets de commande sont surtout vides!

      Pour ne pas dire que Dassault (dans son ensemble) pour le coup c’est bien une entreprise et une famille clairement militants UMP


      • Arnould Le 27 avril 2013 à 13h01
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        Ailleurs sur internet un “insider” indique récemment que Dassault Système c’est surtout une pompe à phynance pour Bernard Charlet (~10 millions par an de revenus), le même qui pense à s’exiler (qu’il parte!!!). Que le produit CATIA n’aurait jamais eu le succès qu’il a eu si IBM n’avait pas décidé de le diffuser dans le monde, autrement dit sa qualité intrinsèque n’aurait pas suffi…. Mais que ce produit est devenu bien trop cher pour ce qu’il fait (en comptant la maintenance et les mises à jour _obligatoires_). Et que l’année dernière Daimler et BMW auraient décidés de s’en passer, ce qui signifie bien évidemment que tous les équipementiers allemands doivent faire de même. D’ou les carnets de commande de DS vide? Et les embauches prévues annullées? Qq’un pourrait confirmer?


      • jacqueline Le 27 avril 2013 à 16h32
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        “Pour ne pas dire que Dassault (dans son ensemble) pour le coup c’est bien une entreprise et une famille clairement militants UMP”

        J’ai bien compris que c’était ça le problème.


  2. I.letourneur Le 27 avril 2013 à 05h28
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    Quand vous dites que la Grèce n’a pas eu à vendre ses actifs, est-ce totalement vrai ? Je dis ça dans le sens où il me semble que notamment le port du Pirée avait été vendu aux chinois en échange d’une rallonge financière.

    N’est-ce pas finalement le but cachés de ces endettement entre états, de pouvoir faire pression jusqu’à récupérer les actifs ? On imagine mal les prêteurs éparpillés avoir la force de coercition suffisante pour forcer un état à vendre ses biens stratégiques nationaux mais un état mastodonte comme la Chine c’est différent.

    Je pense qu’il faut bien séparer ce qui relève de l’épargne courante des interventions plus massives des fonds souverains et à ce niveau là on sait que l’information est difficile à obtenir.

    Parce-que quand viendra le fameux défaut de payement le rapports aux uns et aux autre ne sera pas du tout le même.


    • yvan Le 27 avril 2013 à 20h15
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      Bien vu, l.Letourneur.

      Sauf que ce but n’est même plus caché car TOUT est en train de se faire racheter par les “fonds souverains” et les plus riches.
      Voir notamment le cas d’école en GB où les principaux bâtiments, les infrastructures rentables, ou plus généralement TOUT ce qui n’appartient pas à la famille royale (propriétaire foncier énorme chez eux), est cédé ou éventuellement sponsorisé contre de la pub…
      A quand la Tour Eiffel renommée Tour Quatar… Chez eux, ça ne pose aucun problème.

      Et là, nous retrouvons avec joie le principe libéral qui OBLIGE à affaiblir l’état pour le mettre à genoux (soit, le peuple) ET AUSSI le peuple afin de le dominer.

      Et comme vous notiez, au premier défaut de paiement, interdit par le FMI, le système s’effondre.
      Pourquoi..??
      Parce que : plus ou moins à court terme : “investisseurs” n’ayant plus confiance en LEUR avenir (comme les banques à l’heure actuelle), les peuples n’ont plus à bouffer et se révolutionnent (et non des petites révoltes de printemps arabiques contrôlées par les ricains) et TOUS les “investissements” se font renationnalisés d’une façon générale, ce qui ‘gène’ toujours les rentiers de tout poil…

      Mais bon, en même temps, c’est quand-même eux qui ont vendu la corde pour les pendre, non..??


  3. Vénus-Etoile du Berger Le 27 avril 2013 à 06h46
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    Débat intéressant. Bonne intervention d’Olivier. Bravo.

    En Allemagne, ils vont être obligés d’augmenter leur salaire au cours du temps.


  4. elgringo Le 27 avril 2013 à 07h08
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    Alors là bravo Olivier !
    Toujours aussi pertinent sur le fond, vous gagnez en solidité sur la forme, et surtout vous avez perdu ce coté jeune étudiant des débuts, à mon sens, votre message devrait porter de plus en plus loin à l’avenir.
    bonne continuation…


  5. amorgos Le 27 avril 2013 à 08h41
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    Vos propos et points de vues , Olivier, sont pragmatiques et effectivement, à écouter les vieilles recettes étriquées de vos interlocuteurs avec leurs solutions j’ai l’impression d’écouter notre vieille “droite” ou “gauche” des années 80. Tout celà est assez poussiéreux et mortifère, à toujours vouloir choisir de rétrécir le gâteau !


  6. Gbalou Le 27 avril 2013 à 09h29
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    Bonjour,

    1 Le chômage :
    Il y a plusieurs études montrant que l’indemnisation élevée du chômage dans sa durée ne permet pas de le diminuer. Le chômage en Angleterre est plus faible qu’en France. Qui manifestaient contre un SMIC jeune ? Principalement des diplômés !…Des dispositifs existent en Allemagne permettant à des jeunes dès l’âge de 14 ans de pouvoir entrer en entreprise !

    2 L’austérité ou la relance :
    L’économie évolue dans un cadre précis qui ne va pas changer : L’Euro et le libre échange. Il y a un juste milieu à determiner. Si faire un musée dans une région qui en compte déjà trois, il n’y a aucun intérêt à cinq ans. Des études montrent que le pouvoir d’achat des français a faiblement baissé pendant la crise : Les salaires des CDI ne baissent pas au contraire. Facteur aggravant : accroître la demande d’achat bénéficie aux entreprises étrangères, qui, elles, peuvent baisser ou augmenter les salaires. La chômage en France est aussi un choix.

    3 Conclusion :
    Le niveau de chômage en Espagne ou en Grèce est tel que peut être, doivent-ils sortir de la zone euro pour pouvoir faire de la dévaluation compétitive. Rappelons qu’entre 2000 et 2007, le professeur grec à l’Université qui aujoud’hui gagne 900 euros avait la possibilité facilement de s’acheter des montres de type ROLLEX ce qui n’était pas le cas en France ! Faire de la relance par de la dette au niveau européen suscite au minimum des questions !…

    Eclater la zone euro est un scénario envisageable mais à plus ou moins long terme, compte tenu de nos capacités de production, de la concurrence des émergents, il faudra baisser la fiscalité des entreprises bref revoir notre modèle social et même s’aligner sur le moins social comme en Irlande.

    Il n’y a pas de choix : Une gouvernance européenne et abandonner le rôle de l’Etat Nation avec comme perspective de créer un marché protégé en Europe.


    • gégé52 Le 27 avril 2013 à 10h02
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      “Il n’y a pas de choix” : c’est le fameux TINA de Reagan et Thatcher (There Is No Alternative : en dehors du néolibéralisme à outrance point de salut sinon c’est l’enfer socialo-communiste stalinien). Il a mené à 2008 “la plus grande crise de tous les temps, pire que 1929” dixit les experts économistes. Un marché protégé oui mais pour qui ?

      “compte tenu de nos capacités de production, de la concurrence des émergents, il faudra baisser la fiscalité des entreprises bref revoir notre modèle social et même s’aligner sur le moins social comme en Irlande.” C’est clair, à terme les Européens doivent aligner leur niveau de vie sur celui de la Chine. Moi j’appelle cela le nivellement par le bas : c’est la marche arrière du progrès social.

      “La chômage en France est aussi un choix.” Un chômage de masse permet de faire pression sur les salariés en toute quiétude. Il arrange pas mal de ploutocrates, vous savez ceux qui pensent/disent que la mondialisation va permettre d’en finir avec la fainéantise légendaire du populo, dont la pente naturelle est de se vautrer dans l’assistanat, au lieu d’entreprendre. Comme dit le proverbe italien seul les voleurs pensent comme des voleurs. En France on dit prendre son cas pour une généralité.

      “Il y a plusieurs études montrant que l’indemnisation élevée du chômage dans sa durée ne permet pas de le diminuer” L’indemnisation du chômage n’a pas pour but de diminuer le taux de chômage. Il est censé permettre de conserver un niveau de vie satisfaisant malgré la perte d’emploi.

      “Le chômage en Angleterre est plus faible qu’en France” On retrouve la mentalité “collabo” dénoncée hier : c’est mieux ailleurs donc faisons comme ailleurs. Le gouvernement britannique est un champion du trucage de chiffres : quand la réalité ne plaît pas on change les méthodes de calcul. Dans des villes ou des régions entière la moitié des gens n’ont pas d’emploi, ce qui voudrait dire que le Sud-Est de l’Angleterre aurait un taux de chômage largement négatif. De toutes les manières l’Angleterre a remplacé les chômeurs par des travailleurs pauvres : niveau compétitivé dixneuvièmiste c’est efficace, mais les conditions de vie en pâtissent fortement. L’Angleterre à au moins 3 points de pauvreté en plus que la France : c’est peut-être pour cela qu’ils sont la 6e puissance mondiale et nous le 5e ? (source : FMI) Quand au modèle allemand, il y a aussi plus de pauvres et de pauvreté qu’en France qu’on se le dise.

      Les chiffres on peut leur faire dire n’importe quoi, y compris la vérité.


      • Gbalou Le 27 avril 2013 à 10h14
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        Qui crée les emplois ? Les entreprises. L’Europe doit se protéger du dumping social ou écologique. Commercer avec la Chine implique des accords préalables entre l’Allemagne et la France à savoir sur le montant des droits de douane et la valeur de l’Euro sur le Yuan.

        Afin de faciliter le retour à l’emploi, les chômeurs doivent pouvoir bénéficier de transports gratuits, bénéficier de la formation (langue…) adaptée aux postes vacants par exemple en Allemagne. En calir, si vous n’avez plus de boulot à Lyon, allez à Munich !


        • step Le 27 avril 2013 à 10h30
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          ou la vision de l’humain comme pion du système économique. Figurez vous que les gens qui n’ont pas de travail à lyon ont souvent une famille à lyon. Mais bon c’est vrai que ces limites de malléabilité est vraiment gênante pour la pravda libérale. Vivement de remplacer l’humanité par des robots, pas de salaire, pas de sentiment, pas de famille, pas de valeurs, le paradis quoi…


          • Gbalou Le 27 avril 2013 à 11h18
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            Le paradis est sur Terre. Il ne s’agit pas d’interdire une personne de vivre dans un endroit désertique…en emploi ! La question de fond en Europe est de savoir comment mettre en oeuvre une harmonisation sociale et fiscale.

            Les discussions, les négociations sont complexes. Chypre est un excellent exemple de démonstration de la difficulté à faire des choix. Une entente entre l’Allemagne et la France est envisageable.

            Le coût du travail d’un ouvrier à PSA est quasiment égal à celui d’un ouvrier chez BMW. Il y en a un qui est débordé et qui réclame une augmentation de salaire tandis que le deuxième est au chomage partiel par manque de commandes. Il y a la fête de la bière à Munich et le café du commerce a fermé à Aulnay…


        • Arnould Le 27 avril 2013 à 13h15
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          Justement non, ce ne sont pas les entreprises qui créent les emplois, c’est la consommation finale. Pour ma part j’ai mis télé et bagnole à la casse, je fais mon pain moi-même, et je ne voyage plus. Comment voulez vous que les entreprises créent des emplois si tout le monde fait comme moi? Grâce à la consommation des 1% et le supposé effet de “ruissellement” sur les “pauvres” (perso je préfère l’image des miettes qui tombent de leurs tables)? Bien sûr que non, ceux-là mettent leur argent dans les bulles financières, tant il est vrai qu’ils ne peuvent pas consommer pour les 99 autres pourcents!


          • Gbalou Le 27 avril 2013 à 13h53
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            Un entrepreneur n’est pas un financier m^me s’il a des compétences dans le domaine. Puisque vous possedez un ordinateur, fabriqué par “salariés”, je vous invite à regarder les chiffres des entreprises familiales qui pendant la crise ne licencient pas ce qui n’est pas sans soulever des questions d’éthique !

            En outre, si vous ne mangez pas de viande ou de fruits, je vous conseille de vendre votre pain pour en obtenir. Je ne souhaite pas payer des cotisations supplémentaires pour votre bonne santé.


        • odeur_de_sapin Le 27 avril 2013 à 21h43
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          Mon cher Gbalou, quitter le chômage à Lyon pour aller travailler à Munich, …vous n’y pensez pas, encore un adepte du libéralisme je suppose.

          Vous devriez savoir que le respect d’un éventuel salarié devrait conduire un patron à amener le boulot de Munich à Lyon, voyons.
          Le futur salarié Lyonnais a ses petites habitudes qu’il convient de respecter.

          Madame a ses copines dans le quartier, l’école des enfants est au coin de la rue et Monsieur a l’habitude du footing dominical au parc de la tête d’or avec les mêmes potes depuis 3 ans.

          Donc c’est un boulot à moins de 30 minutes de la maison ou rien du tout.

          Non, mais ! On n’est pas des pions tout de même, déménager pour un boulot, on aura tout vu.


          • Surya Le 27 avril 2013 à 23h12
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            Aussi incroyable que cela puisse paraître, quand son conjoint a son job dans la région et que les enfants son scolarisés, changer de région est compliqué.

            Savez-vous à quoi sert une clause de mobilité dans un contrat de travail ? A virer les gens. Technique surtout utilisée par les sociétés de service. “Ho tu vis à paris, t’as des enfants ? J’ai une super mission de 18 mois à Dunkerque. Ha tu veux pas ? Ben faute grave…”

            Welcome back to reality.


          • odeur_de_sapin Le 28 avril 2013 à 07h39
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            @Surya

            C’est vrai, vous avez bien raison, d’ailleurs les gens à Dunkerque ne travaillent pas, tellement c’est vilain là-bas, … on veut tous pour pouvoir donner le meilleur de nous même, vue sur la mer baignée par le champ des cigales, pin parasol et câlinothérapie remboursé par la sécu.

            Et puis comme chacun sait, Dunkerque est sur une île, à 3 heures d’hélico du littoral, mise à part la dépose en hélico, aucune possibilité même pour quelques mois d’y accèder à la semaine et de revenir le week-end sur Paris.

            Pas de route, pas de train, pas de TGV, …pppfffff effectivement, …. Les femmes africaines parfois marchent 10 km dans la brousse pour arriver à un point d’eau, les veinardes ! elles connaissent pas la difficulté insurmontable d’aller de Paris à Dunkerque en 2013 ….

            Tiens SNCF.fr me dit .. 2Heures en TGV … de PAris à Dunkerque …franchement faut pas déconner ! cela doit être une erreur.

            Sans compter que Sud-Rail pourrait aller bloquer les voies dans le Nord … l’enfer je vous dis. Not’ salarié potentiellement en activité à Dunkerque a bien raison de rester réellement inactif à Paris


          • Surya Le 28 avril 2013 à 08h13
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            Sur le premier paragraphe de votre réponse, je ne vois pas trop le rapport.

            Avez-vous la capacité de comprendre que certains n’aient pas envie de se taper plus de 4 heures de transport par jour pour conserver un semblant de vie sociale ? Manifestement non.

            D’ailleurs les boites de service elles ne s’y trompent pas 😉


          • odeur_de_sapin Le 28 avril 2013 à 11h26
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            @Surya
            Allons, allons, bien sur qu’il y a un rapport, …c’est vous qui avez cité Dunkerque, qui dans l’imaginaire collectif est forcément associé à un endroit pas très joli, joli, … vous auriez pu citer d’autres villes plus séduisantes.

            Ensuite, si vous considérez que de ne rentrer que le week-end pendant quelques mois , sans compter les 35H et les congés payés et les ponts … et pourquoi pas un arrêt maladie … si c’est vraiment pas possible … faut se mettre en retraite de suite.

            Qui vous a dit de faire l’A/R tous les jours, personne.

            La vie sociale … il paraît qu’un français passe 2 heures par jour devant la télé … comme il y a environ une télé dans 90% des foyers.

            La vie sociale, … pppffff des excuses on peut s’en trouver des tonnes.

            Et les personnes qui travaillent la nuit, et les chauffeurs routiers, et les conducteurs de train, et et et … en effet leur vie sociale n’est peut-être pas idéale,

            Si un jour, vous avez une urgence en pleine nuit dans un coin paumé, avec un médecin Roumain qui est venu en France parce que les médecins Français veulent et de la vie sociale et des bons salaires et et et donc désertent Dunkerque … comment allez vous faire pour rester cohérente ? Si cela se trouve le médecin roumain en question a sa vie sociale en Roumanie ?


          • Surya Le 28 avril 2013 à 11h42
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            Je ne faisais qu’expliquer les pratiques usuelles des boites de service, quand on veut virer un type en intercontrat, on lui propose une mission à l’autre bout de la France (mission qui en général n’existe pas). Comme il y a de grandes chances qu’il refuse (surtout si l’employé a des enfants) on le vire pour faute grave.

            Si jamais il accepte, là la mission a subitement été perdue, et on vous en propose une autre encore plus loin (mission qui évidement n’existe toujours pas), au bout de quelques acceptations de missions fantômes; en général l’employeur part soit au licenciement sans motif (donc suivi d’un litige prud’homal), soit à la transaction.

            Pour revenir dans le sujet, la mobilité en UE peut être compliquée (je ne parle pas un mot d’allemand, je me vois mal aller bosser à Munich) et même en France pour des raisons assez évidentes de coût du logement (bulle immobilière) et de rigidité du marché locatif (essayez de louer un logement alors que vous n’avez pas commencé votre nouveau boulot ou que vous êtes toujours en période d’essai,juste pour rire; et en freelance il faut présenter bilans+compte de résultat sur 3 ans d’activité minimum).

            La mobilité des travailleurs c’est un mythe.

            Après on peut effectivement tenir votre discours : “yakafokon, les-chomeurs-c’est-des-faineants-qui-veulent-pas-bouger”


          • odeur_de_sapin Le 28 avril 2013 à 12h14
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            @Surya

            Bien, bien, …j’essaye de suivre votre argumentaire … donc en fait, sans que je le sache au départ, vous me parliez d’ »un type qu’une boite de services veut virer », et que donc la mission à Dunkerque n’existe pas réellement et que tout cela n’était qu’un prétexte …je vois .. je vois …

            Moi, qui croyait que vous me parliez bêtement d’une mission temporaire à Dunkerque pour effectuer un job là-bas, ce serait donc un coup monté assez systématiquement pour se débarrasser des employés. Ah Oui, là franchement, …mais juste une question.

            Admettons que l’employé en question n’a pas votre expérience de ces pratiques scandaleuses des sociétés de service, il est un peu naïf admettons, et qu’il se rende à Dunkerque …il arrive sur place …et là, il constate que le job n’existe pas, je sais pas moi …les contacts qu’on lui a donné sont faux, il a pas de bureau ou bien les outils nécessaires ne sont pas disponibles …bref la mission n’existe pas comme vous disiez …

            mais que fait alors cet employé désemparé qui pensait devoir sacrifier sa vie sociale ? Il est content alors de pouvoir rentrer à Paris non ?

            De toute manière, il est payé pendant ce temps là, cela lui laisse le temps de chercher un autre job à Paris (on a bien compris que si sa boite lui propose ailleurs, c’est un coup monté). Donc finalement tout va bien ?


          • Surya Le 28 avril 2013 à 13h29
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            Vous croyez qu’on laisse un intercontrat sans rien faire ? Vous vivez dans le monde des bisounours ? Dans le monde réel on pousse les gens à la faute ou à la démission (vous devriez discuter avec des avocats en droit social qui vous parleront de l’explosion des licenciements pour faute imaginaire depuis 2008, alors que cela ne faisait plus depuis des années)

            Pourquoi on pousse les gens à la faute ou à la démission plutôt que de les laisser en inactivité :

            – ça coute cher
            – le licenciement économique c’est long et compliqué, surtout dans les sociétés de plus de 50 salariés (présentation des livres 2 et 3 devant le CE, avis de l’expert comptable avec des délais légaux incompressibles)
            – laisser un salarié en inactivité relève d’une modification unilatérale du contrat de travail par l’employeur (et si ça dure vraiment longtemps, dans des conditions difficiles, cela peut relever du harcèlement) ouvrant la voie à une demande en résiliation judiciaire ou à une requalification d’une prise d’acte de rupture en licenciement sans cause réelle et sérieuse.


          • odeur_de_sapin Le 28 avril 2013 à 14h03
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            @Surya
            Commentez doit rester un minimum ludique, …pppfffff …effectivement votre « monde réel » (l’image que vous vous en faites) n’est pas très drôle, il est enkysté, manque d’audace, de culot, d’imagination.

            Toutes les situations que vous évoquez je les ai vécu, pas de quoi en faire un flan, je n’ai pas vu cela comme des situations uniquement bloquantes.
            Finalement il s’est toujours avéré que ce que je trouvais un peu inconfortable au départ s’est révélé souvent comme des possibilités d’évoluer, de découvrir.

            Une autre ville, un autre pays, un autre job, un autre statut ect ect ect

            A vous lire, on aurait presque envie de se précipiter sur sa boite de Valium ou de tomber en dépression. Bon Courage tout de même.


          • odeur_de_sapin Le 28 avril 2013 à 15h16
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            @Surya
            Ce que je peux suggérer c’est une assise en silence matin et soir, 30 minutes par exemple (un peu moins de télé …ou de vie sociale …:-) ), « vous « regardez simplement ce qui défile (pensées, sensations, émotions,) surtout sans rien vouloir changer, imaginer, améliorer, juste une observation, observez, rien que cela. On peut au départ, utiliser le souffle comme support pour calmer ou une photo d’une fleur, d’un bouddha, ect ect ect.
            Au bout d’un certain temps …(patience), vous réaliserez que tout « ce qui arrive » arrive dans un certain plan de la vie et que … vous êtes bien plus que ce « qui vous arrive », donc ce qui arrive devient beaucoup plus léger, même si cela ne colle pas à nos souhaits. En plus, avec le temps on aura moins besoin de Valium. Bon Courage.


          • Fab78 Le 28 avril 2013 à 20h29
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            Pour les 2 heures de transport :

            Absolument pas d’accord, car les franciliens n’habitent pas tous à 15 mn de la gare du nord.
            Et donc:
            De la banlieu à gare du nord = 45 mn.
            Dans les couloirs = 15 mn.
            Dans le train (TGV) = 120 mn.
            Bus, correspondance et/ou marche à piéd à Dunkerque = 30 minutes.
            Sous-total = 210 mn (3 heures 30 mn).

            Pareil le soir.
            Donc au total = 7 H ( sept heures ) dans les transports qui s’ajoutent à 8 heures de boulot quotidien.
            .
            Allo chéri. T’es gare du nord ? Les enfants vont bien, ils sont déjà couchés.
            Dis, en passant, tu prendras du pain ?
            .
            Je reprends l’exemple de Dunkerque, mais ça serait pareil pour Vesoul, St-Malo, ou Clermont-Fd.


  7. toutouadi Le 27 avril 2013 à 09h39
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    – Arrogance du système économique.
    – Dépravation du système financier et bancaire.
    – Gains énormes de productivités. (Taylorisme)
    – Dumping salarial.
    – Accaparement des gains de productivité par les épargnants.
    – Sous-consommation sociale.

    Prémices de la crise de 2007/2008 ?
    Non… Prémices de la crise de 1929 !!


    • Raphaël Le 27 avril 2013 à 10h01
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      Non, prémices de la crise de 1873, La Longue Dépression !
      Ajouter aussi la bulle immobilière.


  8. Galuel Le 27 avril 2013 à 09h39
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    Le Revenu de Base n’a pas été traité suffisamment en profondeur.

    Chaque individu n’est pas qu’un consommateur, c’est aussi un entrepreneur – producteur.

    Dès lors quand on parle “des” entreprises en ne pensant qu’à l’existant et en oubliant qu’un flux ininterrompu de jeunes remplacent les morts, on n’a rien compris, rien expliqué, rien dit.

    Depuis 2008, 5 ans, les jeunes qui avaient entre 18 ans et 23 ans ont désormais entre 23 ans et 28 ans et en regard ça parlote, SUR LES ONDES PUBLIQUE, entre mourants…

    Où est le dividende de ces jeunes sur l’exploitation des ressources originelles par les mourants ?

    http://www.creationmonetaire.info/2011/05/le-flux-lhomme-la-monnaie.html


    • Gbalou Le 27 avril 2013 à 09h44
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      Il faut donc faire “sauter” le CDI !…


      • toutouadi Le 27 avril 2013 à 09h54
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        Travail obligatoire et non rémunéré… Soyons radical.
        Cette fois-ci, c’est nous qui allons bouffer les boches.
        🙂


        • Gbalou Le 27 avril 2013 à 09h57
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          Des salaires en fonction des profits !…


          • toutouadi Le 27 avril 2013 à 10h06
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            Surtout pas !! Malheureux petit bourgeois… Les profits chez les épargnants afin qu’ils puissent investir !! Tsss !! Pas de demi-mesures !! Tu veux la gagner cette guerre ? oui ou non ?


          • Louis Le 27 avril 2013 à 13h45
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            Les profits avant ou apres impots?
            ah..et quand les actionnaires vident les caisses pour se payer en dividende il reste 0 de profit, ou une filiale qui donne l’argent a sa maison mere pour ne pas payer d’IS dans son pays, etc, donc on bosse gratuit? Autant remettre l’esclavage officielement, on gagnera du temps


          • step Le 28 avril 2013 à 10h50
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            @glabalou: de la justification de l’esclavagisme…. C’est vrai tout ces noirs qui vivent dans le dénuement, il faut les amener sur des lieux de croissance, c’est pour leur plus grand bien ! Et puis cela leur apprend à faire quelque chose d’utile (pour qui ?) au lieu de les laisser errer dans la brousse !

            J’aime les libéraux tellement transparents qu’ils démontrent eux même le monde qu’ils souhaitent. Visiblement votre formatage économique a oblitéré toute notion de droit de l’homme. Belle performance, que j’ai déjà constaté dans d’autres “issus” d’écoles d’économies, où le gros de ‘l’apprentissage’ dispensé est de désinhiber afin de mieux palper l’argent, quelque soit son origine.

            C’est vrai, que serait un gestionnaire de fond interlope qui se demanderait si l’argent qu’il brasse n’est pas issu de l’exploitation sexuelle de mineures (forcément plus “matures”) ou de l’embrigadement d’enfants soldats afin de mieux piller les ressources naturelles de tel ou tel pays fantoche (lui aussi a bien progressé question maturité, mais je vous conseille pas de le côtoyer trop longtemps, il pourrait se rendre compter qu’il pourrait “jouer” avec vous) .


    • Stéphane Grimier Le 27 avril 2013 à 10h57
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      Pauvre Galuel, vous prêchez dans le désert.
      Tout le monde se gargarise de l’égalité à toutes les sauces, une égalité hypocrite, surjouée, mais l’égalité que vous prônez, une au combien plus authentique, plus vraie, et surtout plus efficace, ils s’en contrefichent, et préfèrent vous snober, ne vous prenant carrément pas au sérieux.
      Bon courage, mais la terre est longtemps restée plate malgré les évidences.


      • toutouadi Le 27 avril 2013 à 11h43
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        Bien sûr Galuel a raison en interpellant sur les revenus d’existence et la réalité de la précarisation actuelle.

        Mais les écolos aussi ont raison en interpellant la capacité de survie de plus en plus aléatoire de l’espèce humaine suite à la destruction de son environnement.

        Et les libertaires aussi ont raison en interpellant les rapports de dominations et la réalité de nos institutions démocratiques.

        Olivier aussi a raison en interpellant sur la déliquescence du système bancaire et financier.

        Mais tout ne restera qu’illusion tant qu’on se heurtera au mur de la propriété privée.


    • jducac Le 27 avril 2013 à 14h40
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      @ Galuel Le 27 avril 2013 à 09h39

      Le Revenu de Base n’a pas été traité suffisamment en profondeur.
      Chaque individu n’est pas qu’un consommateur, c’est aussi un entrepreneur – producteur.

      Bravo ! Vous faite œuvre utile en ouvrant avec les flux, un autre champ d’analyse et de réflexion. C’est un moyen d’aider à trouver, par une multiplication et une critique objective et contradictoire d’ approches diverses, le ou les moyens de surmonter les difficultés auxquelles nous sommes aujourd’hui confrontés.

      Hélas, le lien que vous donnez renvoie à une réflexion sur les flux monétaires, lesquels traitent d’une « matière », la finance, qui n’est qu’une vue de l’esprit. Cette « matière » ne vaut que par l’idée que l’on s’en fait. L’idée que le système financier veut faire croire au plus grand nombre et qui ne tient que parce que le plus grand nombre y croit. Mais pour combien de temps encore ?

      C’est une sorte de religion, une croyance qui a eu un rôle dans le développement des humains, comme en ont eu toutes les religions tant qu’elles n’ont pas été confrontées à la rationalité et à l’objectivité d’un raisonnement scientifique, validé expérimentalement et contradictoirement.

      C’est ainsi qu’après avoir longtemps été plate, la terre est devenue ronde en entamant du même coup la crédibilité de tenants de cette croyance ancienne. Mais cela n’a pas empêchés ces grands prêtres d’en tirer leur moyens de vivre encore pendant des siècles en propageant et promouvant d’autres croyances auxquels la plupart des hommes, c’est leur point faible, ont besoin de se raccrocher tant qu’ils ne se sont pas libérés de leur ignorance. « La liberté commence là où l’ignorance finit » a si justement dit Victor Hugo.

      Certes la croyance en la monnaie et en la mystification financière, comme toutes les croyances installées dans l’esprit des plus fragiles, parce que les moins critiques, présentent leur utilité dans le domaine des échanges, mais elles sont surtout utiles à ceux qui les font naître et les propagent.

      Ce sont eux qui en tirent le plus de profit, au détriment des autres, les plus nombreux, les peuples, lesquels ont délégué leur pouvoir souverain à leurs représentants élus qui, aidés de la caste des hauts fonctionnaires d’Etat, en ont donné la gestion technique à la caste des créateurs de monnaie ex nihilo, les banques.

      De grâce cher Galuel, évitez de vous laisser enfariner ou enfumer dans les flux monétaires et, si les questions de flux vous semblent utiles à approfondir et à exploiter, intéressez vous plutôt aux flux d’énergie. L’énergie est la grandeur physique fondamentale. La seule permettant d’alimenter et d’entretenir notre vie d’humains, ainsi que celle de tous nos auxiliaires, mécaniques, électriques ou autres, sans lesquels, vu notre stade d’évolution, il nous est difficile de survivre.

      L’être vivant, avant d’être entrepreneur-producteur, est consommateur. Il constitue, lorsqu’il est jeune un investissement pour le futur, à condition qu’il dispose de suffisamment d’énergie pour se transformer et s’adapter à l’évolution de son environnement.

      Notre environnement est marqué aujourd’hui par l’épuisement des énergies non renouvelables, lesquelles ont grandement contribué à faire évoluer nos modes de vie.

      Voila notre vrai problème, bien plus que les questions monétaires. Elles nous masquent l’essentiel, parce que ceux qui en vivent bien, y ont intérêt. Ils craignent de perdre le privilège qu’ils ont habilement subtilisé aux peuples souverains.

      Mais la diffusion des connaissances et la réflexion collective qui se manifestent grâce à internet et aux blogs, dont le formidable blog « Les-crises » excellemment animé par Olivier, font évoluer les choses favorablement.


      • elgringos777 Le 27 avril 2013 à 23h04
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        Bonjour, laissez le bon Dieu tranquille avec votre raisonnement Hégélien ou plutôt de Feueurbach, on voit bien à l’heure actuelle que les sciences et votre positivisme apporte un bonheur exceptionnel et solutionne tous les désirs de l’homme.
        Je vous pose quelques questions: qu’est ce que la Vérité? Est-ce que le matérialisme est une voie de salut?


        • jducac Le 28 avril 2013 à 07h31
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          @ elgringos777 Le 27 avril 2013 à 23h04

          Est-ce que le matérialisme est une voie de salut?

          La matière est essentielle au vivant, même si sans preuve scientifiquement établie, certains pensent que la vie existe après la vie que nous connaissons.

          http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2012/11/23/01006-20121123ARTFIG00584-la-vie-apres-la-vie.php?cmtpage=0

          Le matérialisme n’empêche pas de se conduire en homme sensible et droit et de marcher vers un au-delà salutaire, s’il en existe.


          • elgringos777 Le 28 avril 2013 à 09h55
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            merci pour votre réponse et le lien (je connaissais et je sais que tous ces phénomènes existent).
            Effectivement, le “matériel” est nécessaire et bon; Toutefois pour marcher de manière sensible et droit, on ne peut pas ne pas se poser les questions suivantes: d’où je viens, où je vais et comment j’y vais? Sans cela, chacun “invente” sa sensibilité et sa droiture” et l’on tend vers l’anarchie ou plutôt vers les désirs purement individualistes (à la fin, on peut arriver à penser que le bien commun ou la solidarité n’ont aucun sens).
            Il y a en nous un désir profond de Vérité et de Justice.


          • odeur_de_sapin Le 28 avril 2013 à 15h48
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            Bonjour Jducac, je me permet de rebondir sur l’une de vos idées de votre commentaire qui m’interpelle.

            « ..certains pensent qu’il existe une vie après la vie … », ultimement on pourrait même s’arrêter à « …certains pensent que … » (l’Euro va mourir … ?).

            Ce que je voudrais souligner c’est que nous sommes tous archi-drogués à ce que notre mental projette sur le futur (on pourrait tenir le même raisonnement sur le passé), le monde, la vie.

            La notion de temporalité est inhérente à notre mécanique de pensées, mais pour avoir « une idée » (j’appellerais cela plutôt une expérience) de la vie après la vie … Il faut plonger au plus profond de l’ici et maintenant.

            L’ici et maintenant, on peut y accéder lorsque l’on rentre chez Soi, c’est un état toujours présent qui est en arrière plan de notre mental et que décrivent les éveillés, les sages, Jésus, Bouddha et quelques autres, chacun à leur manière.

            Le jour ou vous vous rencontrez vous même, votre véritable nature … aucune parole ne pourra décrire cela. Vous saurez que vous ne pourrait jamais mourir puisque vous êtes la Vie même. Se connaître soi-même … et tu connaîtras Dieu et les hommes disaient les Grecs anciens.

            Vous parlerez aux arbres, aux étoiles, à l’herbe sans émettre un son, vous êtes UN avec l’Univers, vous êtes l’Univers, les arbres, les étoiles, l’herbe et puis vous pleurez (de joie) des journées entières …et les autres vous regardent sans comprendre, il vous prenne pour un fou. Et puis cela s’estompe, revient, repart.

            L’ego voudrait s’accaparer le divin, alors qu’il faut mourir à soi-même avant de mourir (le corps physique).

            Et bien sur vous pourrez mené une vie tout à fait ordinaire, la danse cosmique fera de vous businessman, ermite, guru, SDF, yogi, retraité, économiste, syndicaliste tout est possible.

            Le paradis est dans l’ici et maintenant.

            Alors est ce que l’euro va disparaître … ? et si plutôt l’on consentait à laisser se dissoudre toutes les pensées pour s’installer dans l’infini, l’intemporel, au delà de la question de l’euro ou de la vie après la vie ou de l’avenir économique de la France …

            Si vous êtes titillé par la question de la vie après la vie, (tant que l’éveil n’est pas atteint donc), je peux vous conseiller le livre de Sogyal Rinpoché « Le livre tibétain de la Vie et de la Mort », le périple est relativement bien décrit.

            Imaginez la surprise …que dans notre prochaine vie, l’Euro ait supplanté le dollar ? 🙂


            • elgringos777 Le 29 avril 2013 à 16h05
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              “Le jour ou vous vous rencontrez vous même, votre véritable nature … aucune parole ne pourra décrire cela. Vous saurez que vous ne pourrait jamais mourir puisque vous êtes la Vie même. Se connaître soi-même … et tu connaîtras Dieu et les hommes disaient les Grecs anciens.”

              Intéressant votre système et d’ailleurs très séduisant (pas de contraintes, tout tourne autour de soi, harmonie avec le monde,…)
              Quelques objections:
              Malheureusement, nous ne sommes pas la Vie. Nous ne sommes pas notre propre principe. Est-ce que vous croyez vraiment que vous êtes votre propre source? Scientifiquement même ce n’est pas tenable. Qu’on se retrouve intérieurement, oui, mais ce ne sera pas pour trouver notre “ego”.
              Conséquence de tout cela, l’harmonie que vous décrivez et bien difficile à réaliser. Nous voyons bien que nous ne sommes pas la source de toute bonté ou de toute vie. Que faire de nos mauvais penchants, du mal qui habite en nous, du mal que nous faisons sans vouloir le faire? On peut ne pas le voir mais il est bien présent.
              “Vous parlerez aux arbres, aux étoiles, à l’herbe sans émettre un son, vous êtes UN avec l’Univers, vous êtes l’Univers, les arbres, les étoiles, l’herbe et puis vous pleurez (de joie) des journées entières …et les autres vous regardent sans comprendre, il vous prenne pour un fou. Et puis cela s’estompe, revient, repart.”
              Aussi, nous sentons bien que nous ne sommes pas de l’énergie divine qui va se fondre dans le cosmos (comme cela on évite de penser au mal et on évite la souffrance), nous le savons (mêmes par les sciences) que nous sommes profondément unique, qu’il y a une personnalité distincte des autres. Nous ne sommes pas de la matière spirituelle, nous sommes bien plus…..
              Nous sommes appelés à vivre encore plus fortement ce que vous nous présentez mais avec un Autre qui est bien plus grand et lui, source de toutes bontés et amour.


      • Renaud Le 29 avril 2013 à 02h15
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        jducac écrit:
        “”intéressez vous plutôt aux flux d’énergie. L’énergie est la grandeur physique fondamentale. La seule permettant d’alimenter et d’entretenir notre vie d’humains, ainsi que celle de tous nos auxiliaires, mécaniques, électriques ou autres, sans lesquels, vu notre stade d’évolution, il nous est difficile de survivre.
        L’être vivant, avant d’être entrepreneur-producteur, est consommateur””

        Effectivement, vous ne pouvez pas si bien dire. En plus, depuis Einstein, et jusqu’à plus ample informé, l’on sait que la masse n’est que de l’énergie. C’est pourquoi, d’ailleurs sans rien perdre des connaissances passées, l’on doit raisonner en termes d’énergie, c’est là le meilleur modèle naturel connu à ce jour, car il nous conduit à générer le moins d’entropie possible.
        Quand je vois les pratiques monétaires, bancaires et financières, de telles pratiques et attitudes appliquées au domaine de l’énergie, donc celui de la Vie elle-même, nous auraient fait sauter le caisson depuis bien longtemps! L’argent est un symbole et un signe permettant d’acheter, il n’y a pas de danger physique avec l’argent, mais il y a un danger d’entropie accélérée dans les domaines sociaux, dans les domaines environnementaux et leurs ressources, tous atteints exagérément par notre attitude vis à vis de l’argent et ses “enchantements” au sens magique et fétichiste du terme, chose impossible si l’on prenait les lois de la thermodynamique comme modèle pour traiter l’argent et l’économie: avec l’énergie, pas de tricherie possible!
        Je voudrais juste citer ce passage de Jean-Charles Pichon, dans son Histoire des Mythes
        (éd. Payot,1971) tant il contient de vérité relativement à loi de l’énergie, laquelle, jusqu’à nouvel ordre, surpasse toutes les autres lois, ou les concentre:
        “”Clausius découvrit, innocemmment, par l’étude de la thermodynamique, la faille de tout le sytème rationaliste: l’entropie. Le monde que j’observe, dit-il, crée du travail, mais il ne peut créer de l’énergie; il ne peut même la conserver. Dans toute réaction mécanique, fût-ce la plus simple : la mise en larche d’un moteur, il se perd une force : la chaleur, qui n’est jamais récupérée. Par la suite, la même observation serait faite en électricité (effet joule), puis en chimie, puis sur tout le parcours électromagnétique : le technicien peut produire, mais ce n’est pas sans détruire, et le caractère irréversible de cette destruction fait qu’à brève ou longue échéance, notre civilisation ne mène qu’au désert. De deux voies, l’une : ou bien le Progrès est une chimère; ou bien il ne peut se fonder sur la seule Production — autre face de la Destruction — mais sur le Rendement, c’est à dire sur l’écart, statistiquement constaté, entre la dépense de matière (capital et main d’œuvre) et la jouissance obtenue.””


  9. step Le 27 avril 2013 à 10h25
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    tiens pour une fois le monde ne fait pas que communiquer sur de la communication. Quelques analyses de chiffres à voir ici :

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/04/26/seniors-plans-sociaux-radiations-les-chiffres-du-chomage-a-la-loupe_3167445_3224.html#ens_id=1115932&xtor=RSS-3208


  10. Gbalou Le 27 avril 2013 à 10h58
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    Pour trouver un travail en CDI, en résumé, il faut être handicapé, une femme, d’origine maghrébine, avoir bac + 2 et faire un travail de niveau bac…moins de 50 ans et réclamer un salaire inférieur à 2000 euros.

    Il n’y a pas de marché du travail.


    • step Le 28 avril 2013 à 10h54
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      on peut faire plus simple. Il suffit de s’exporter en inde, se laisser enfermer dans un bâtiment, et produire pour pas un rond en attendant que la construction illégale vous tombe dessus. Économiquement, on a jamais fait mieux. (pas de maladie, pas de retraite, pas de salaire, pas de vie sociale).


  11. Balthazar Le 27 avril 2013 à 11h05
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    Bizarre, pas de vidéo , avec l’Ipad.


  12. Gribouille Le 27 avril 2013 à 13h44
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    J’aurais une critique à faire sur la fin entre le choix du défaut de paiement et l’inflation. Je ne sais pas si ce sont mes tendances “pseudo” keynésiennes mais j’aurais plus un a priori favorable à faire de l’inflation (même si ça ne se décrète pas) et payer en monnaie de singe, plutôt que le défaut.
    1) D’un coté, 3, 4% d’inflation par an, ça permet de faire fondre l’édifice de dettes en valeur réelle et resolvabiliser les emprunteurs
    2) D’un autre coté, un défaut aurait pour conséquence d’entraîner un processus de faillites en chaîne, du genre destruction destructrice qui peut aller très loin en dépassant le cadres des Etats pour s’étendre aux banques, aux entreprises et aux ménages. Les défauts en chaîne sur l’économie serait à mon avis bien plus catastrophiques qu’une poussée de l’inflation. Mais on a tellement pris l’habitude de faire de la monnaie, l’étalon ultime auquel toute chose doit être valorisée que nous avons un biais défavorable à l’inflation sans voir les effets déflationnistes que cela suppose. Malheureusement dans la solution du défaut, on impose une baisse des prix de tous les actifs qu’il faut liquider pour trouver du cash, et implicitement une augmentation du niveau de la dette réelle portée par l’ensemble de l’économie. En clair, les choc successifs des défauts, au lieu de d’estomper vont s’amplifier dans un processus infini.
    L’exemple de Chypre, où on prend aux déposants directement sur leurs comptes est un premier signal qui pourrait se répéter à une échelle plus large. Personnellement, j’éviterais ce genre de méthode. Il y a d’abord un coté ultra-inégalitaire, avec les personnes informées qui retirent leur argent avant les autres. Ensuite, ça rappelle l’erreur de 29, où devant l’affolement des marchés financiers, certains préconisaient de tout liquider, et qu’au final, dans le tumulte, dieu reconnaîtrait les siens. On sait, ce qui arriva, une crise économique majeure.


    • Gbalou Le 27 avril 2013 à 14h05
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      Ce n’est pas du Pompidou !…Je plaisante.


    • TZYACK Le 27 avril 2013 à 14h39
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      « Avec l’inflation, on réduit mécaniquement l’encours des dettes publiques. Les taux d’intérêt bas réduisent le poids du service de la dette, tandis que des taux d’intérêt réels négatifs permettent d’éliminer une partie de son principal. »


    • step Le 28 avril 2013 à 10h58
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      le problème n’est pas l’inflation, mais son contrôle. On a jamais bien réussi à borner une inflation dans ce que l’on souhaitait. Et quand elle échappe à ce à quoi on la désignait, on arrive à du weihmar, ce qui n’est pas économiquement très bon non plus. Mais bon, l’humain à toujours la certitude chevillée au corps qu’il est plus malin que le précédent.


  13. Macarel Le 27 avril 2013 à 14h09
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    Le FG dénonce dans un clip les menteries de Hollande en campagne électorale :

    http://www.dailymotion.com/video/xzae7f_la-5e-hollande-et-les-mensonges-du-president_news#.UXut0Up2Z6I

    Et appelle à manifester le 5 mai 2013 pour une VIième république.

    Sapir dit que Mélenchon se trompe de cible, que ce n’est pas le passage à une VIème république qui est au coeur de la crise politique actuelle en France, mais la question de l’euro, et de l’avenir de l’eurozone:

    http://russeurope.hypotheses.org/1149

    http://russeurope.hypotheses.org/1182

    Pour ne pas avoir compris cette situation, pour ne pas avoir fait une analyse par catégorie sociale et par groupe ayant une représentativité symbolique importante, un Jean-Luc Mélenchon tient des discours insensés où il prétend, contre toutes les évidences, que l’Allemagne « veut » sortir de l’Euro les pays qui sont ses principaux clients…Ce que l’Allemagne veut avant tout éviter c’est d’avoir à contribuer massivement à l’économie de la zone Euro.

    Personnellement, je suis d’accord avec Sapir:

    On voit que la seule solution raisonnable est celle d’une dissolution ordonnée de la zone Euro, laissant subsister des mécanismes de concertation monétaire entre les pays, mas leur redonnant toute la flexibilité monétaire voulue. Ce n’est autre que la solution que j’ai défendue en juillet dernier dans un document de travail[6]. Désormais, on y vient, poussé par la nécessité.

    L’option fédéraliste est impossible car l’Allemagne devrait contribuer à hauteur d’un prix que la société allemande n’est pas prête à payer, de l’ordre de 240 à 250 milliard d’euros sur au moins 10 ans, soit 8 à 9% de son PIB !!!


    • Gbalou Le 27 avril 2013 à 14h20
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      Il existe d’autres scénarios et de modèles évitant à l’Allemagne de payer en maintenant l’Euro.


      • Macarel Le 27 avril 2013 à 16h38
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        Quels sont-ils ???


        • BA Le 27 avril 2013 à 18h34
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          Oui, ce serait intéressant d’avoir la réponse !

          Quels sont-ils ?


          • step Le 28 avril 2013 à 11h01
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            voyons, quelle question, tous accepter une régression de nos salaires d’environ 10% en autres joyeusetés, pour être plus compétitif que l’Allemagne et nous réindustrialiser à ses dépends !
            (En attendant, la contrattaque allemande pour 2 bols de riz par jour).


    • Macarel Le 27 avril 2013 à 19h26
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      “de l’ordre de 240 à 250 milliard d’euros par an sur au moins 10 ans”


      • BA Le 27 avril 2013 à 19h32
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        Gbalou écrit : “Il existe d’autres scénarios et de modèles évitant à l’Allemagne de payer en maintenant l’Euro.”

        Et quels sont ces scénarios ?


  14. Bastien Le 27 avril 2013 à 15h52
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    BRAVO Mr Berruyer !!

    J’aime entendre les problèmes d’inflation que nous donnerais la planche à billets de la BCE.

    Aussi Heureux que d’entendre Mr Delamarche ou Mr Béchade

    Bon Week end !


  15. Macarel Le 27 avril 2013 à 16h20
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    L’histoire nous enseigne que toutes les utopies ayant voulu en finir avec les nations, ont toujours abouti à ce que ces dernières reviennent en force sur le devant de la scène.
    Il en a été ainsi de l’utopie communiste, il en est ainsi, aujourd’hui, de l’utopie néolibérale.
    Les libéraux de droite et de gauche se sont pris du rêve insensé de diluer les nations dans un marché où la concurrence est libre et non faussée, les communistes dans un collectivisme internationaliste qui a connu le destin que l’on sait.
    Les libéraux de droite et de gauche sont issus des classes bourgeoises, les internationalistes prolétariens des classes moyennes. Mais ces deux populations plus ou moins nomades ont un problème avec la Nation et les frontières. Certes pas pour les mêmes raisons, les uns voulant l’abolition des frontières dans l’intérêt de leurs affaires, les autres pour assouvir leur fantasme d’une lutte des classes opposant le prolétariat mondial à ses exploiteurs.
    Mais ce faisant les classes populaires plus sédentaires exposées de plein fouet aux effets négatifs de la mondialisation, classes autrefois qualifiées de “dangereuses”, se tournent de plus en plus vers le vote FN. Seul parti à ne pas hésiter, dans le discours à tout le moins, à transgresser les tabous des libéraux et à parler de protectionnisme, de frontière, de nation.
    Dans les années d’après guerre ces classes votaient pour un PCF, qui n’avait pas peur de mettre avant la Nation, et obtenait 25% des suffrages. Score qu’atteindra sans doute bientôt un FN qui seul parle de protection à ces classes.
    L’on comprend ainsi mieux pourquoi les libéraux de droite et de gauche tiennent tant à la Vième République qui a été créée pour rendre la France gouvernable, mais il est vrai au détriment d’une représentation fidèle du peuple français à la Chambre des Députés.
    Par exemple:
    Consultations voix pour élire un gaulliste voix pour élire un communiste
    novembre 1958 18387 388220
    novembre 1962 25570 97640
    mars 1967 44468 69980
    juin 1968 34282 134380
    mars 1973 32857 69659
    Mais l’on comprend moins bien, pourquoi Mélenchon et le FG veulent d’une VIième République qui en réintroduisant le scrutin proportionnel ferait sans doute, dans les circonstances actuelles, le jeu du FN. Car en étant inhibé sur les sujets de l’Europe et de l’euro pour cause d’internationalisme prolétarien, le FG ne fera pas vraiment recette auprès des électeurs des “classes dangereuses” en demande de protection vis à vis des vents glacés de la mondialisation.


    • Marcus Le 27 avril 2013 à 22h20
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      Ne pas oublier que le vote Mélenchon à la Présidentielle n’a pas recueilli l’approbation des classes populaires ou alors dans des communes bien tenues par le PCF. Ce sont surtout les bobos qui ont voté pour lui.

      ça représente d’ailleurs un drame pour les soutiens de Mélenchon et le Front de Gauche, car derrière tout ça c’est le PCF qui se trouve toujours aussi faible.
      Et c’est pourtant les militants du PCF qui ont fait la campagne de Mélenchon, puisque les militants du FG n’existent quasiment pas, ce sont les militants communistes qui ont collé les affiches et tout le reste.


      • step Le 28 avril 2013 à 11h05
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        distinguer la classe bobo et la classe prolétaire c’est un peu faussé. Les 2 sont des prolétaires, les 2 en phase de paupérisation. La seule différence c’est le point de départ de cet appauvrissement (donc le temps avant explosion).


  16. François78 Le 27 avril 2013 à 17h44
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    Hors sujet, mais de circonstance, pris chez H16

    ” Le printemps est là, et grâce à un réchauffement climatique débridé, il fait moche et un peu froid. ”

    C’est un blague bien sûr. H16 est climatosceptique, mais vos excellents articles sur le climat (entre autres) donnent des informations incontournables.


  17. Dan Le 27 avril 2013 à 19h37
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    La France comme d’autres pays européens a cédé sa souveraineé aux institutions européennes
    donc notre président c’est un pot de fleurs qui a eu certes eu l’indélicatesse de mentir aux français d’en bas qui sont très mal informés sur les modifications politiques , économiques, financières , sociales etc ….. que les politiques ont accepté de plein gré depuis plusieurs décennie au nom de la construction europénne en promettrant une grande prospérité et une puissance économique moderne face aux autres nations……..le résultat n’est pas au rendez-vous , c’est un fiasco !
    Nos responsables n’ont aucun projet de sortie de crise……à part de spolier les citoyens et
    de créer un chômage de masse , et de détruire la societé bâtie depuis 1789 en établissant un système faciste en Europe: c’est la la Construction Européenne ;;;; quelle honte !


    • Marcus Le 27 avril 2013 à 23h15
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      Entièrement d’accord. Nos politiques ont une vision à la semaine, rien d’autre … ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ! ou de leur réélection …

      Je crains qu’en France on passe par la case guerre civile pour terminer par un régime autoritaire.


  18. JT Le 27 avril 2013 à 21h48
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    Bonsoir,

    je vous laisse le lien de cet article qui mérite d’être lu. Apparemment, les petits génies de la finance ont encore frappé :

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130422trib000760997/la-bce-aurait-elle-perdu-le-controle-de-la-creation-monetaire-en-zone-euro-.html


  19. Macarel Le 27 avril 2013 à 22h12
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    En terme de transfert de souveraineté, je vous invite à vous intéresser aux négociations en cours pour l’instauration d’un grand marché transatlantique à horizon 2015!!!

    http://fr.wikipedia.org/wiki/March%C3%A9_transatlantique

    http://www.theorie-du-tout.fr/search/label/Chroniques%20Europ%C3%A9ennes

    La crise de l’euro va se terminer par sa fusion avec le dollar en une monnaie unique transatlantique.
    Voilà un autre scénario…

    Et Hollande, qu’est-ce qu’il en dit ? Lui qui va devenir simple gouverneur d’un Etat satellite de l’Empire US.


    • Marcus Le 27 avril 2013 à 22h41
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      Pardon, “que tu aies raison” ……


      • Gbalou Le 27 avril 2013 à 23h23
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        Ce n’est pas grave !…


    • Macarel Le 27 avril 2013 à 23h19
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      Bien entendu ce projet de grand marché transatlantique va de pair avec un plus grand contrôle des populations. Car plus le marché est grand, plus les moyens de contrôle doivent être à la hauteur.


  20. Marcus Le 27 avril 2013 à 22h48
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    Hommage à Jean Ferrat le 19 juin 2010 au 35ème Congrès du Parti Communiste Français, par

    Roland Leroy :

    http://josefort.over-blog.com/article-hommage-a-jean-ferrat-par-roland-leroy-52644163.htm

    Bon dimanche à toutes et à tous.
    Marc


  21. emmanuel L Le 27 avril 2013 à 23h03
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    Question subsidiaire : Comment BFM recrute-t-elle ses présentateurs pour qu’ils soient tous si caricaturaux ?!


    • Surya Le 27 avril 2013 à 23h18
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      Nicolas Doze est de loin le plus modéré et ouvert.


      • Wilmotte Karim Le 29 avril 2013 à 19h58
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        Cqfd.


  22. samuel Le 28 avril 2013 à 10h01
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    C’est marrant, on veut relancer la production, mais qui laisse parler les ingénieurs, le seul moyen qu’ils aient un statut correspondant à leurs diplômes c’est de faire de marketing ou du management, s’ils ont l’idée bizarre de faire de la production, alors c’est la guerre ouverte entre le service qualité (les inspecteurs des travaux finis), la comptabilité qui veut tout soustraiter pour lisser les charges et les actionnaires qui sont contre tout nouveau projet (et donc financement).
    En général tout le monde parle d’Apple comme un vecteur d’innovation, mais on rappelle) rarement que Jobs a travaillé gratuitement pour pixar (de mémoire) et que lorsqu’il est revenu à Apple, l’action était catastrophique, s’il n’avait eût que le marché y aurait pas eût d’Iphone (je passe le coté prêtre laïque de Jobs).
    ( le marché qui n’apporte de la liquidité que quand une boite n’en a pas besoin et l’enlève des quels en a besoin, c’est encore plus rapide et lâche qu’une banque, déjà qu’une banque n’offre un parapluie que par beau temps et vous l’enlève quand il pleut, au fond le marché c’est un peu le bal des incompétents, pas de besoin d’être ingénieur gagner de l’argent sur une voiture il suffit de revendre une action en fonction des annonces)


    • Fab78 Le 28 avril 2013 à 22h55
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      Entièrement d’accord, sauf que je suis encore plus méchant avec le service qualité (les inspecteurs des travaux finis).

      Un jour le mec de la qualité t’avoue à demi-mots quel est son rôle réel : il ne travaille pas pour la qualité du produit, mais pour la qualité de la production.
      Tu pressens que la différence est importante mais tu ne comprends pas tout de suite …

      Production = marge = bénéfice = tout les ratios comptables + les indicateurs actionnariaux, c’est à dire les indicateurs qui feront monter l’action en bourse lors de leur annonce.

      Parmi ces indicateur : faire beaucoup d’argent sans aucun fond propre, d’ou l’absence d’investissement matériel comme humain, et le recours systématique à la sous-traitance.
      Cout des composants : si ça tient au-delà de la garantie, c’est trop cher.

      Voila ce qui se cache sous la figure avenante du mot “qualité”.
      Qualité de la production = Qualité pour l’actionnaire.
      On est bien loin de la qualité du produit.


  23. Beny Le 28 avril 2013 à 10h25
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    Scénario de Jacques Sapir sur une sortie de la zone euro et les conséquences d’une dévaluation sur le chômage :

    http://russeurope.hypotheses.org/1168


  24. Suzanne Le 28 avril 2013 à 14h24
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    Excellentes vidéos, merci beaucoup !
    C’est une idée de ma part, ou je sens, sous-jacente, quelque chose de nouveau que je ne voyais pas avant, une peur latente des émeutes, des protestations du peuple, d’une révolte sociale généralisée?


  25. jeff Le 28 avril 2013 à 14h34
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    j aimais l explication sur le capital et l actionnariat .Je suis tout à fait d accord sur le recul que vous avez mis par rapport au mesure que l ont ecoute tout les jours sur les medias.

    jean luc melenchon a fait le constat similaire ,jeudi sur france 2.

    Mais ,supprimés ou réduire des droits ou allocations ne fera qu à empirér la crise .

    Comme , vous l avez dit cela a étè fait aux us et ça n a pas marcher .

    Et comme ,dit olivier delamarche (vous pouvez baisser votre cout du travail tant que vous voudrez si personne n achetent en face cela ne c est a rien.)

    Toutes ces solutions ,sont des faux problèmes ,sauf à faire de plus en plus de bénefices pour les entreprises qui les reversent aux actionnaires.

    Si , l ont veut revenir à l esclavage ,qu on le disent de suite , et l ont verra si les peuples sont d accord.

    Tout ça , et fait pour retarder le moment , ou il faudra restructurer ou annuler les dettes pays par pays
    on ne fait que gagner du temps.


  26. ploi Le 28 avril 2013 à 17h20
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    Y a quelqu’un qui pourrait confirmer le chiffre donné à 6min 45s de la 2ème partie où Olivier dit que d’après des chiffres allemands, l’excédent de l’Allemagne sur la France est de 40 Milliards d’euros??

    Parce que j’ai trouvé ça : http://www.commerce-exterieur.gouv.fr/files/dp-commerce-exterieur-2012.pdf#page=66

    où on voit qu’il est plutôt de 18 milliards.

    Merci.


  27. Dami1 Le 29 avril 2013 à 22h51
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    Belle intervention comme d habitude.
    Je confirme pour l actionnariat qui plombe les entreprises à long terme avec des décisions court-termiste en totale collaboration avec les grands patrons sans aucun souci des salariés. Du vécu…
    On a vu les limites du libre échange au Bangladesh…On est content de consommer du moins cher fabriqué par des salariés exploités quitte à leur faire risquer leur vie pour nos T shirt. Et en plus ça ‘tue’ notre économie.
    Par contre il y a des partis qui remettent en cause le libre échange et le financiarisme mais ils ne font ni recette chez les médias ni chez les citoyens..
    En tout cas merci et bonne continuation.


    • Dami1 Le 29 avril 2013 à 23h01
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      D’ailleurs certains ont des conseils pour mieux consommer en toute transparence? Pas toujours évident d être en phase avec ses convictions quand on va faire ses courses…


      • Dami1 Le 29 avril 2013 à 23h23
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        Genre si je veux trouver un congélateur fabriqué dans des conditions de travail et fiscales similaires à la France, comment je fais? Est ce que ça existe…Apparemment made in France ça n existe pas.


  28. hervé Le 30 avril 2013 à 00h55
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    De 16’45 à 18’55: 130 secondes de pur bonheur !
    Merci Olivier pour votre prise de recul, votre mise en perspective, votre mise en abîme et votre remise en cause de l’enfumage simpliste permanent…
    Tout est dit !
    C’est décidé, j’adhère à l’assoc… 😉

    PS: Je suis heureux de voir votre maturation en terme de prise de parole. Pour vous avoir suivi depuis le début du blog, vous semblez de plus en plus serein, avec plus de recul.


  29. william Le 30 avril 2013 à 11h35
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    Bonjour à tous !

    Je rejoins Hervé. Jeu, set et match.
    Il y a comme une méthode d’homme politique d’expérience derrière l’intervention d’Olivier.
    Reste que parler, au bout d’une année, sans effet. Cela doit fatiguer et être loin du niveau d’exigence qu’il m’a semblé ressentir chez Olivier.
    Cela tourne un peu en rond ces discussions. C’est juste dommage.
    Enfin, il se peut qu’il n’y ait pas de vraies solutions autre que celle de suivre le train et d’espérer qu’il aille plus vite.
    Une seule critique d’ensemble : il était évident que l’austérité créerait des problèmes. C’est un peu tard pour s’en étonner. Il est évident que partager un gâteau de production mondiale pour 2 milliards vers 5 à 6 milliards d’individus réduit la part de chacun. Et ce, encore pour longtemps. Je ne vois pas comment on peut rêver à ce que l’essentiel de la population humaine arrive à notre niveau sans penser que notre niveau va forcément baisser pour intégrer la montée des autres.
    Pour terminer. Je ne vois pas pourquoi l’Allemagne resterait dans l’euro. Pour moi, à la fin du mandat d’Angela Merkel, elle prendra la décision de sortir. Tout cela est une intuition. On verra.


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