Je partage avec vous aujourd’hui la vision du “GlobalEurope Anticipation Bulletin”, qui est pour moi de loin une des meilleures sources d’information sur la Crise.

Toujours une tonalité très “europtimiste” – je pense pour ma part qu’on va sacrément attendre les avancées sur le projet politique… Mais bon, il est indispensable en ces temps troublés de lire des visions très différentes pour s’aiguiser l’esprit…

Commentaire de dernière minute !

Depuis le bouclage du contenu de ce numéro du GEAB avant-hier soir, notre équipe observe de près l’inhabituelle coïncidence de l’effondrement de tous les indicateurs : bourses européennes, américaines et asiatiques, matières premières… et même et surtout or. Nous n’avons malheureusement pas le temps de nous étendre sur ce phénomène. Nous l’interprétons de toutes manières dans la droite ligne de tout ce que nous décrivons dans le présent numéro. Mais là où ce numéro décrit les choses encore assez calmement, comme encore à venir, nous nous demandons si ces prémisses ne sont pas celles de l’effondrement que nous anticipions pour la période de mars à juin 2013. L’austérité occidentale (séquestre américain + cure d’austérité européenne) dont la croissance chinoise finit par se ressentir avec ces mauvais chiffres annoncés aujourd’hui provoque un effondrement du prix des matières premières et des bourses qui entraîne une chute des actifs bancaires, obligeant les banques à liquider en urgence leurs positions pour obtenir des liquidités. L’or-papier est bradé et se retrouve menant la danse. Le phénomène est d’autant plus remarquable que, si nous étions dans un processus spéculatif normal, les baisses d’un marché profiteraient à un autre. Nous sommes peut-être au début d’un mouvement de panique dans lequel toutes les positions spéculatives sont abandonnées. Si un effondrement du type de celui de 2008 est bien en train de se mettre en place, la question est : d’où viendront les milliers de milliards qui ont rattrapé in-extremis le système financier en 2009 ?

Selon la méthode d’anticipation politique, la datation des ruptures s’effectue en identifiant les périodes à haut risque lors desquelles la moindre étincelle vient mettre le feu aux poudres. La période actuelle en est un exemple typique où se conjuguent un nombre impressionnant de facteurs explosifs : nouvelles bulles financières gonflées par les injections massives d’argent public, instabilité géopolitique mondiale, guerre des monnaies, début de guerre politique contre le « terrorisme financier », crise politique en Europe, chômage de masse et économie réelle dégradée, sans compter bien sûr l’endettement public qui atteint des sommets. C’est une telle coïncidence de facteurs qu’il relève du miracle que cette situation perdure. Nous en avions analysé les raisons dans le GEAB n°71, notamment l’intérêt commun à garder les États-Unis sous respiration artificielle et la générosité démesurée des banques centrales. Ce dernier aspect a franchi un nouveau stade avec la politique de la Banque du Japon qui cette fois, loin de réduire le niveau de risque, l’amplifie au contraire comme nous l’expliquons ci-dessous, et est exemplaire de la fuite en avant qui sert aujourd’hui de politique à certains pays démunis de solutions et que les lecteurs du GEAB connaissent bien : Japon, Royaume-Uni et États-Unis.

Notre équipe estime ainsi qu’un nouveau pas dans l’instabilité du système a été franchi. Quelques notes discordantes viennent en outre percer le silence assourdissant imposé jalousement par le monde financier sur la situation réelle, comme la soudaine dégradation « surprise » de tous les indicateurs macro-économiques censés pourtant refléter la « reprise » : emploi aux États-Unis (1), au Canada (2) et en Australie (3), indices de confiance (4), ventes d’ordinateurs (5) et de téléphones mobiles (6), exportations chinoises (7), ventes de voitures dans les BRICS (8), etc.

Volume des ventes d'essence au détail aux États-Unis. Source : EIA

Volume des ventes d’essence au détail aux États-Unis. Source : EIA

La crise chypriote est également une bonne piqûre de rappel. Les remous générés par cette île minuscule, pourtant hors du cœur financier mondial qu’est la zone dollar, laissent augurer ce qu’il adviendra quand lâchera un nœud central du système. Car tandis que petit à petit l’Europe panse laborieusement ses plaies, au contraire la « zone US » s’enferre toujours plus dans les méthodes responsables de la crise, comme si choisir un plongeoir plus élevé au-dessus d’une piscine sans eau allait rendre le choc moins douloureux.Dans ce numéro, nous présentons les deux premiers des 6 points de l’analyse complète :

 

LA CRISE AU CARRÉ OU LA FUITE EN AVANT COMME « POLITIQUE »

« Bâtir une nouvelle crise sur la crise existante » semble être le but des politiques au Japon, au Royaume-Uni et aux États-Unis. À l’image de ces produits financiers qui ont explosé en vol en 2008, les « CDO au carré » (9) qui sont des constructions complexes sur des constructions complexes (CDO sur des CDO) visant à diluer le risque mais qui en réalité l’exacerbent, la fuite en avant menée dans ces pays construit une sorte de « crise au carré », une nouvelle crise sur la crise de 2008. Ils prétendent éteindre l’incendie en l’arrosant, sans s’apercevoir que ce n’est pas de l’eau qu’ils utilisent mais de l’essence.

Taux des bons du trésor japonais à 5 ans. Source : ZeroHedge / Bloomberg

Taux des bons du trésor japonais à 5 ans. Source : ZeroHedge / Bloomberg

Ainsi de la Banque du Japon qui dévoile son plan de rachat de dette japonaise (10) à faire pâlir de jalousie Ben Bernanke et son QE (11). Si ce n’était le Japon qui a connu un passé douloureux sur la question, nous dirions que l’arme atomique a été dégainée et que les risques de dérapage sont immenses, avec des conséquences à la hauteur de la puissance de feu. En effet, l’énorme dette japonaise était jusqu’à présent soutenable car les intérêts des bons du trésor étaient très faibles, de l’ordre de 0,5%. Les investisseurs, principalement les institutions nationales, acceptaient ces rendements médiocres car l’inflation était négative, de l’ordre de -0,5%, faisant donc monter le rendement réel à 1% environ. Mais déjà des tensions se faisaient jour, comme le plus gros fonds de pension japonais et mondial menaçant de sortir des bons du trésor japonais3. Or avec un objectif d’inflation maintenant à 2% et une banque centrale déterminée à le réaliser en doublant la quantité de monnaie en circulation (12) (!), le taux des bons du trésor devra monter aux alentours de 3% pour laisser aux investisseurs un rendement réel de 1%. Sur une dette dépassant 200% du PIB, ce taux est insoutenable car le service de la dette représente déjà 40% des recettes publiques au taux actuel (13). Le marché en a bien conscience comme en témoignent les quatre suspensions temporaires, en quatre jours, du marché des bons du trésor japonais à cause de trop fortes fluctuations (14). C’est un avertissement clair du risque de dévissage incontrôlé.Le Japon est donc dans une impasse : continuer cette injection massive de liquidités pour créer de l’inflation et aller soit à un défaut sur sa dette à cause de taux d’intérêt insoutenables (avec des conséquences dramatiques sur les entreprises et les fonds de pension), soit à une spirale incontrôlable où la BoJ serait le seul acteur sur le marché des bons du trésor quand tous les autres vendraient ; ou bien arrêter le plan en cours et laisser l’économie dépérir. Sans compter que, patriotisme ou non, la tentation doit être forte pour les entreprises japonaises d’investir à l’étranger pour se protéger de la chute libre du yen qui flirte maintenant avec le cours de 100 yens pour un dollar.

 

BULLES À TOUS LES ÉTAGES

Mais, dans une moindre ampleur, la même stratégie est expérimentée depuis le début de la crise par les États-Unis. Ce maintien au forceps de l’illusion d’une économie réelle bien portante alimente des bulles un peu partout. Que ce soit la bulle des prêts étudiants, celle des prêts automobiles, bien sûr la bulle des bons du trésor, ou encore une nouvelle bulle de type subprimes en formation à la demande d’Obama qui incite maintenant les banques à prêter aux ménages les moins sûrs (15) afin de relancer l’immobilier, tous ces pans de l’économie ne tiennent que grâce à la Fed et sont déconnectés de la réalité comme nous l’avons vu au GEAB n°73. Mais, en paraphrasant une réplique de film (16), l’important ce n’est pas la bulle, c’est l’atterrissage.
Production et consommation aux États-Unis - En rouge, production par les États-Unis de « produits exportables » (grosso-modo tous les produits manufacturés mais peu de services). En bleu clair consommation privée aux États- Unis, en bleu foncé consommation du gouvernement. En billions de dollars de 2011. Source : Tullet Prebon

Production et consommation aux États-Unis – En rouge, production par les États-Unis de « produits exportables » (grosso-modo tous les produits manufacturés mais peu de services). En bleu clair consommation privée aux États- Unis, en bleu foncé consommation du gouvernement. En billions de dollars de 2011. Source : Tullet Prebon

Or ce problème ne se contente pas de rester à l’intérieur des frontières US. Il a contribué en effet à nourrir également une « bulle des émergents » (17) (cf. figure ci-dessous) qui a fait long feu et commence à se réduire (18), empêchant d’espérer que l’économie mondiale soit réellement tirée par les pays émergents en 2013. Le Canada est bien mal en point lui aussi avec une énorme bulle immobilière (cf. GEAB n°69), des statistiques de l’emploi qui déçoivent, etc.

Immobilier en Chine et au Brésil - À gauche, indice des prix immobiliers à Shanghai, à droite à Sao Paulo. Source : Global Property Guide

Immobilier en Chine et au Brésil - À gauche, indice des prix immobiliers à Shanghai, à droite à Sao Paulo. Source : Global Property Guide

Immobilier en Chine et au Brésil – À gauche, indice des prix immobiliers à Shanghai, à droite à Sao Paulo. Source : Global Property Guide

Mais en réalité, la bulle ultime c’est le dollar. Toute la suprématie des États-Unis repose sur la domination du dollar, et toute leur politique étrangère a pour but de préserver à tout prix cette domination. Or ils n’en ont plus la possibilité. Le rôle du dollar s’amenuise de toutes parts : à coup d’accords de swap ou de commerce hors dollar (19) ; à coup de perte de confiance y compris aux États-Unis où la politique inflationniste de la Fed a conduit plusieurs États à autoriser l’or comme monnaie ou du moins à l’envisager (20) ; à coup de sortie progressive de la Chine du marché des bons du trésor US (21) (ne serait-ce que parce que ses faramineux excédents commerciaux ont disparu), etc. La bulle du Bitcoin (22) illustre encore cette défiance dans le dollar comme nous l’avions anticipé au GEAB n°71 : « Les expériences de monnaies alternatives […] sont à l’ordre du jour en 2013. […] Deux logiques différentes poussent à ces expérimentations. [La première est] la perte de confiance dans la monnaie officielle ».Une zone dollar qui se réduit comme peau de chagrin et une Fed qui au contraire imprime de plus en plus de monnaie entraînent une surabondance de dollars dont la conséquence est l’éclatement de la bulle dollar. En comparaison, les autres économies ne dépendent pas du statut international de leur monnaie, et au contraire celle-ci ne peuvent que prendre de l’importance si elle s’internationalise.

Afin de prolonger la suprématie du dollar, outre leurs moyens habituels de moins en moins efficaces utilisant le pétrole et leur puissance militaire, les États-Unis cherchent à créer à tout va des zones de libre-échange. Ce thème des zones de libre-échange est bel et bien au menu de 2013 ainsi que nous l’écrivions au GEAB n°71. Nous anticipions cependant que la plupart échoueraient ou resteraient des coquilles vides permettant de déguiser un nouveau protectionnisme : c’est exactement ce qui se passe avec les négociations entre l’Europe et les États-Unis qui cristallisent le mécontentement populaire (23) et n’aboutiront pas tout simplement car les Européens ne veulent pas des produits américains (et inversement).

Seules de rares négociations pour des zones de libre-échange peuvent encore espérer aboutir comme celles entre l’Europe et l’Inde parce qu’il s’agit de deux régions amenées à se rapprocher pour jouer un plus grand rôle international, mais là encore la pilule passe mal car les Indiens se voient imposer des contraintes de plus en plus difficile à accepter (24). L’objectif des grandes régions du monde est pour l’instant de se renforcer et non de s’ouvrir. Ne pouvant aller à l’encontre de cette tendance de fond des logiques régionales, la conséquence de ces traités de libre-échange en cascade est d’accentuer la guerre des monnaies, moyen le plus commode de continuer une forme de protectionnisme lorsque les barrières douanières sont interdites.

Bref, le salut du dollar ne viendra pas du côté des traités de libre-échange.

———–

Notes:1 Lire Quit Blaming Europe for Bad Jobs News in the U.S., Bloomberg (09/04/2013).

2 Source : CBC News, 05/04/2013.

3 Source : The Telegraph, 11/04/2013.

4 Voir entre autres Dallas News, 09/04/2013.

5 Source : Le Monde, 12/04/2013.

6 Source : L’Expansion, 13/02/2013.

7 Source : The Wall Street Journal, 10/04/2013.

8 Source : Le Monde, 11/04/2013.

9 Pour une explication simple du principe des CDO et CDO squared, voir la vidéo sur Information Processing (17/10/2008). Voir aussi Wikipédia.

10 Source : The Guardian, 08/04/2013.

11 Source : Bloomberg, 03/02/2013.

12 Source : The Guardian, 04/04/2013.

13 Source : Wikipédia.

14 Source : ZeroHedge, 10/04/2013.

15 Source : Washington Post, 02/04/2013.

16 La Haine de Mathieu Kassovitz.

17 Voir par exemple The bubble bubble.

18 Source : Caixin (03/04/2013), excellent article à lire.

19 Derniers épisodes en date, les accords de swap entre la Chine et l’Australie et entre la Chine et le Brésil. Sources : The Australian (30/03/2013) et BBC News (27/03/2013).

20 Source : Bloomberg, 08/04/2013.

21 Source : ZeroHedge, 11/04/2013.

22 Voir par exemple Le Monde (09/04/2013) et Le Monde (12/04/2013).

23 Source : Der Spiegel, 26/02/2013.

24 Source : DNA, 13/04/2013.

Source : GEAB


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102 réponses à GEAB N°74 : La guerre est déclarée entre le monde économico-politique et la sphère financiaro-bancaire

  1. Achille Tendon Le 25 avril 2013 à 06h35
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    Avec le temps, il apparait de plus en plus clairement qu’un grand nettoyage des écuries d’Augias devra se faire, de gré ou de force, dans le secteur banque et financier comme nous le disions dans notre blog qui date de plus d’une année et qui ne s’en trouve que renforcé:

    http://tinyurl.com/dxxu88c

    Tout en précisant que le chemin sera long jusqu’à retrouver des vraies banques et une éthique qui aille de pair avec !!!


  2. Ankou78 Le 25 avril 2013 à 07h54
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    +1 bien entendu!

    “comme nous le disions dans notre blog qui date de plus d’une année”

    De mon coté, ça fait plus de 30 ans que je le serine à longueur de journée à qui veut bien l’entendre.

    A cette époque le blog, c’était le bouche à oreille, beaucoup moins efficace!

    Et je n’étais pas le seul!

    Alors, oui, le chemin sera long, et les castes en place vont faire en sorte de l’allonger au maximum.


  3. fabien775 Le 25 avril 2013 à 08h30
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    Il n’est pas si sûr que le chemin sera long. Nous sommes arrivés à un stade ou une petite étincelle peut tout faire exploser en vol. Une crise pratiquement mondiale dans un monde globale ne pourra pas se terminer pacifiquement et dans la sérénité.


    • jducac Le 25 avril 2013 à 11h09
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      @ fabien775 Le 25 avril 2013 à 08h30

      Nous sommes arrivés à un stade ou une petite étincelle peut tout faire exploser en vol.

      Je partage votre avis. D’ailleurs, plus ou moins consciemment, certains qui ne se sont pas nécessairement fait un schéma clair, objectif et rationnel du traitement de la situation, s’emploient à activer les différences de sensibilité et d’intérêt dans le seul espoir que les choses bougent et leur soient en définitive favorables.

      C’est dramatique, mais c’est hélas ce vers quoi poussent ceux qui se trouvent dans l’incapacité de produire ou de participer à des analyses et réflexions menées contradictoirement dans un esprit de concertation, c’est-à-dire dans une démarche scientifique visant à accéder à la vérité, bien plus qu’à faire triompher telle ou telle idéologie politique, philosophique ou religieuse.

      Une crise pratiquement mondiale dans un monde global ne pourra pas se terminer pacifiquement et dans la sérénité.

      Par contre je ne vous suis plus lorsque vous vous exprimez ainsi.

      En effet, vous semblez partir du principe qu’il n’y a pas d’autre issue que de passer par le chao, ce qui témoigne d’un esprit d’abandon, de fatalisme, de renoncement face à l’aveuglement. Ce serait à mon avis indigne du stade d’évolution auquel est arrivée l’humanité moderne. Je pense, personnellement que les humains les plus évolués scientifiquement, ceux qui s’appuient sur les sciences dures telles la physique et la biophysique, ont acquis la capacité à découvrir les voies et moyens nécessaires pour surmonter les défis auxquels nous sommes collectivement confrontés.

      L’avenir de notre espèce est en jeu et ça n’est pas le moment de sombrer dans le laisser aller en permettant aux pulsions les plus primaires et les plus irréfléchies de s’exprimer dans la violence. C’est ce qui permet aux tenants des sciences dites humaines, sociales, politiques, religieuses, philosophiques, et financières, toutes sciences « molles » surtout aptes à manipuler et tromper les esprits des plus fragiles, de présenter des solutions simplistes susceptibles de plaire au plus grand nombre, mais en réalité, avant tout destinées à ne servir que quelques uns, les plus malins, les plus fourbes et les plus cyniques.

      Il faut et il suffit que les humains se libèrent de leurs croyances trompeuses et s’en remettent à la science pour prendre conscience, grâce aux possibilités offertes par internet, et grâce à une pédagogie épurée de tout relent idéologique, des conditions de leur survie.

      Les blogs tels que celui d’Olivier peuvent y contribuer grandement. Ils peuvent et doivent nous donner des raisons d’espérer en nous guidant sur le chemin de la raison tout en nous éloignant des voies qui nous conduiraient aux pires solutions auxquelles malheureusement, l’humanité à eu trop souvent recours.


  4. Macarel Le 25 avril 2013 à 08h48
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    Malgré Tchernobyl, malgré Fukushima, malgré la mer poubelle remplie de déchets radioactifs.
    Notre président, EDF, Areva, Alsthom au nom de la logique économique s’en vont “vendre” de la technologie nucléaire en Chine.
    Un exemple parmi d’autre du conflit d’intérêt qu’il y a entre la logique économique et la préservation d’une planète vivable pour nos descendants.
    Ce conflit d’intérêt, qui n’existe pas que dans l’industrie nucléaire, est le plus grave auquel soit confronté l’humanité, car au nom de l’intérêt à court terme, il hypothèque l’avenir de nos enfants et de leurs descendants.
    La logique économique nous rends cons !!!
    Alors qu’il faudrait sans tarder se lancer dans le développement des énergies alternatives renouvelables, et la transition vers des modes de vie rendant notre empreinte écologique compatible avec le pourvoir de régénération de la biosphère.
    Gauche ou droite même comportement irresponsable.


    • dadone Le 25 avril 2013 à 09h05
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      Alors qu’il faudrait sans tarder se lancer dans le développement des énergies alternatives renouvelables, et la transition vers des modes de vie rendant notre empreinte écologique compatible avec le pourvoir de régénération de la biosphère.

      Impossible à faire si on est en compétition économique car par essence une compétition (ou une guerre) c’est une vision court-termiste.


      • jducac Le 25 avril 2013 à 11h57
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        @ dadone Le 25 avril 2013 à 09h05

        Impossible à faire si on est en compétition économique car par essence une compétition (ou une guerre) c’est une vision court-termiste.

        Pensez-vous que dans notre monde globalisé soumis à concurrence, tous les pays ont une vision à court terme ?
        Est-ce bien le cas de la Chine, de l’Inde et de tous les pays émergents ?

        Est-ce bien le cas de L’Allemagne ? Pourquoi pensez-vous que depuis une dizaine d’années, elle a limité la progression des salaires, si ce n’est pour limiter la consommation de ses richesses, de son capital qu’elle préserve.

        Si la France avait eu une vision à long terme, elle n’aurait pas mangé son capital en le laissant se déprécier dans le domaine industriel, dans le domaine des grands hôtels, dans celui des grands domaines viticoles et autres. Ils seront dorénavant managés et exploités par des non nationaux. Les postes subalternes étant laissés à des nationaux rémunérés aux tarifs qui deviendront internationaux, parce qu’interchangeables, ce qui n’est pas toujours le cas du capital, parfois attaché à un lieu.

        Il faut prendre plus de recul et plus de hauteur pour voir loin. Au lieu de se laisser aller à manger le capital pour continuer à bien vivre, il faut songer à le maintenir au top. Cela ne va pas dans le sens de l’idéologie marxiste visant à toujours privilégier le travailleur face au capital, ce qui peut conduire à l’élimination du capital et du travail et à l’extermination du travailleur.

        Les Chinois, bien que communistes, s’en sont bien vite rendu compte en renforçant leur capital au lieu de donner trop de possibilités de consommer à leurs travailleurs. Ils ont fait le choix de la compétitivité, parce qu’ils ont eu une vision à long terme. Cette vision est depuis toujours celle des capitalistes, qui veillent à consommer moins que ce qu’ils accumulent.


        • Macarel Le 25 avril 2013 à 12h14
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          Le seul capital qu’il faille préserver, c’est notre unique planète abritant une vie, qui à ce jour n’existe nulle part ailleurs. Notre “planète miracle”, perdue dans un cosmos inhospitalier.
          Or l’économie capitaliste, qu’elle soit étatique ou privée, détruit cette planète et la vie.
          Là est la vrai démence d’une espèce prédatrice, aveuglée par le profit à court terme.


          • dadone Le 25 avril 2013 à 12h21
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            Là est la vrai démence d’une espèce prédatrice, aveuglée par le profit à court terme.

            Vous avez raison mais cela a toujours été ainsi..
            Mais le problème c’est que les moyens dont disposent les hommes pour détruire la planète sont désormais infiniment plus performants…
            Seul les aveugles ne le comprennent pas…


          • Macarel Le 25 avril 2013 à 12h43
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            @dadone

            Le combat pour rendre la vue aux aveugles est peut-être perdu d’avance.

            Mais si on ne le mène même pas, il sera à coup sûr perdu.

            Les causes désespérées sont les plus nobles…

            “Il en a toujours été ainsi”, mais cela doit-il nous rendre définitivement fatalistes ???

            Peut-être que vous avez raison notre espèce ne mérite pas d’être sauvée, laissons là courir à sa perte à grandes enjambées, si tel est son destin….

            Le Cosmos ne s’en portera pas plus mal, après tout.


          • Albert Le 25 avril 2013 à 12h46
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            Si vous avez la possibilite d’avoir ete eduque, de pas etre mort a la naissance, de ne pas etre entrain d’essayer de chasser ou vous proteger de la pluie c’est grace au capitalisme et aux energies fossiles (du concentre d’energie du soleil accumule sur des millions d’annees et qu’on utilise intensivement depuis 200ans) qui ont permis cette poche de prosperite dans laquelle nous nous trouvons qui est unique par son ampleur dans l’histoire (connu) de l’homme et qui nous permet de developper les arts, les opinions sans que tout le monde aie a se preoccuper de subvenir a ses besoins primaires de subsistence.


          • dadone Le 25 avril 2013 à 12h58
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            @Macarel
            La voie du bon sens du Rapport Meadow n’ayant pas, en son temps, été écouté, le chaos devient en effet inévitable.
            Suite à ce chaos on peut imaginer reconstruire un autre monde du moins en Europe…


          • Macarel Le 25 avril 2013 à 15h00
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            @Albert

            Bien sûr nos générations, seraient bien malvenues de cracher dans la soupe, puisque qu’elles ont été les principales bénéficiaires de cette époque que l’on peut appeler l’Oléocène.

            Par contre, celles qui viendront après nous, risquent d’avoir de bonnes raisons de maudire notre égoïsme vu l’état de la planète que nous leur laisserons, si nous ne nous lançons pas dès à présent à corps perdu dans la transition vers un mode de vie plus soutenable en matière de respect des hommes et de l’environnement.

            C’est tout le sens de mes interventions, et croyez moi je ne prône pas pour autant le retour à la caverne; mais l’utilisation des sciences et technologies pour le bien-être de tous, et non au profit d’une minorité de rapaces, qui ont moins de cervelles que les tyrannosaures, et autres vélociraptors.

            L’esprit critique dérange, mais il peut aussi contribuer à remettre d’aplomb un monde qui est de plus en plus cul par dessus tête.

            “Si vous avez la possibilite d’avoir ete eduque, de pas etre mort a la naissance, de ne pas etre entrain d’essayer de chasser ou vous proteger de la pluie c’est grace au capitalisme et aux energies fossiles”

            Il me semble que nous ne devons pas vraiment l’école laïque et républicaine aux seules “vertus” du capitalisme, pas plus que la couverture sociale généralisée. C’est même l’inverse, ces acquis sont le fruits de mouvements sociaux qui ont arraché aux forces de l’argent, ces concessions. Concessions qu’elles n’ont de cesse que de vouloir reprendre dès que l’occasion s’en présente comme avec la crise actuelle.
            Pour ce qui est des chasseurs cueilleurs, certes leur espérance de vie était incomparable avec la notre, mais lorsqu’ils avaient tué assez de gibier pour se nourrir correctement, ils ne continuaient pas frénétiquement à vouloir accumuler des trophées de chasse. Ce qui leur laissait un peu de temps pour développer des activités artistiques et métaphysiques: les peintures rupestres en sont la preuve, ainsi que le fait qu’ils se sont mis à ensevelir leurs morts.
            L’homme n’a pas attendu le capitalisme pour libérer son potentiel mental et intellectuel, heureusement d’ailleurs. Et il me semble qu’il a appris à se construire des abris pour se protéger de la pluie, ainsi que toute sortes d’outils, bien avant l’apparition du capitalisme.
            Quant au feu, une chose est sûre nous n’en devons pas la domestication au capitalisme.
            Idolâtrez ce système, adorez le “Veau d’or” si vous le voulez, mais souffrez que l’on puisse en montrer les aspects les plus nuisibles.
            Et ne lui attribuez pas des mérites qui ne lui reviennent pas vraiment.


          • Téji Le 25 avril 2013 à 21h13
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            à Albert (12h46) disant “…qui ont permis cette poche de prosperite dans laquelle nous nous trouvons qui est unique par son ampleur dans l’histoire (connu) de l’homme et qui nous permet de developper les arts, les opinions…”

            Poche… d’autres diraient bulle, vouée à l’éclatement 😀
            Heureusement que les arts, techniques, idées n’ont pas attendu les XIX et XXème pour nous éclairer : l’astronomie en Perse ou Egypte il y a 3000 ans, les arts et la démocratie (au sens originel du terme !) des Grecs il y a 2000 ans…


        • dadone Le 25 avril 2013 à 12h18
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          Pensez-vous que dans notre monde globalisé soumis à concurrence, tous les pays ont une vision à court terme ?
          Est-ce bien le cas de la Chine, de l’Inde et de tous les pays émergents ?

          Absolument, et la conséquence sera le chaos généralisé et tout ces pays soit disant émergents seront emporté dans le chaos.


          • jducac Le 25 avril 2013 à 17h16
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            @ Macarel Le 25 avril 2013 à 12h14

            Le seul capital qu’il faille préserver, c’est notre unique planète abritant une vie, qui à ce jour n’existe nulle part ailleurs. Notre “planète miracle”, perdue dans un cosmos inhospitalier.
            Or l’économie capitaliste, qu’elle soit étatique ou privée, détruit cette planète et la vie.
            Là est la vrai démence d’une espèce prédatrice, aveuglée par le profit à court terme.

            Bien évidemment que notre planète est notre capital commun à préserver. C’est le substrat duquel nous tirons nos moyens de vivre. Renouvelons ce substrat, qu’il soit agricole ou industriel et nous aurons accompli notre devoir vis-à-vis des générations futures, pour autant que nous soyons attentifs à ne pas laisser trop croître les populations.

            Cependant, on a tout lieu de penser qu’en mettant systématiquement en cause « l’économie capitaliste » beaucoup ne font que répondre à un réflexe conditionné. Ils ne font que répéter ce qu’on a installé dans leur esprit, à leur insu, c’est-à-dire avant que leur sens critique, d’analyse et de réflexion n’ait été suffisamment aiguisé pour opérer un filtrage des informations à l’entrée, avant de les stocker dans leur mémoire, et de les restituer sans davantage réfléchir.

            A la réflexion, c’est la consommation qui détruit la planète. Ça n’est pas le fait d’extraire de notre environnement ce qui s’y trouve qui la détruit, au contraire, cela contribue souvent à la valoriser, c’est-à-dire à constituer une ressource pour l’avenir de notre espèce. Que vaudraient les terres agricoles si elles n’avaient, au préalable, été défrichées et transformées en capital ?

            En effet, accumuler ce qui a été extrait de l’environnement, ou mettre en valeur un territoire afin de pouvoir l’utiliser pour les besoins du futur, c’est se livrer à une typique œuvre de capitaliste. Pourquoi serait-ce condamnable ?

            Lorsque les agriculteurs gaulois stockaient dans leurs silos jusqu’à 5 années de subsistance afin de faire face aux mauvaises récoltes ou aux razzias liées aux guerres, ils se comportaient en capitalistes et en responsables éclairés. En quoi étaient-ils plus répréhensibles que les agriculteurs contemporains qui vendent leur récolte bien avant de l’avoir menée à terme ?

            Ce qui semble bien plus condamnable, c’est le fait de trop vivre en avance de phase sur l’exécution de sa mission. C’est de s’offrir une consommation avant d’avoir effectué le travail qui lui correspond. C’est de vivre sans se soucier de ce que l’on laisse aux successeurs comme capital afin qu’ils puissent faire face à leurs besoins de demain, de sorte à pouvoir assurer la perpétuation de l’espèce.

            C’est l’attitude des anticapitalistes, les propagateurs des théories de Marx visant à condamner l’accumulation capitaliste et à ne vivre que pour consommer en laissant aux autres le soin de capitaliser et d’investir, qui a fini par décourager les investisseurs d’accumuler pour pouvoir investir. En final, cela a privé les travailleurs de travail, donc de moyens de vivre.

            Faut être aveugle pour ne pas le voir.

            Les dirigeants des pays socialo communistes, par pragmatisme et objectivité, en ex URSS, dans les pays d’Europe de l’Est, en Chine et ailleurs ont fini par le reconnaître. Il n’y aurait donc que dans les pays d’Europe du Sud que subsiste de telles façons de voir qui témoignent d’un retard de compréhension économique et poussent sur une voie suicidaire ?

            Il faut espérer qu’ils se convertiront à temps. A moins qu’ils préfèrent, en mauvais perdants, entraîner tout le monde dans unsuicide collectif.


          • Macarel Le 26 avril 2013 à 00h14
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            @jducac

            Lorsque les agriculteurs gaulois stockaient dans leurs silos jusqu’à 5 années de subsistance afin de faire face aux mauvaises récoltes ou aux razzias liées aux guerres, ils se comportaient en capitalistes et en responsables éclairés.

            Personnellement j’ai du mal à mettre sur un même plan le comportement “capitaliste” des agriculteurs gaulois, et ceux d’une firme comme Monsanto.

            Autant dans un cas la capitalisation est bénéfique, autant dans l’autre elle est nuisible.


        • Irribarria Fernandez Le 25 avril 2013 à 13h06
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          Bonjour judac,

          Est-ce bien le cas de L’Allemagne ? Pourquoi pensez-vous que depuis une dizaine d’années, elle a limité la progression des salaires, si ce n’est pour limiter la consommation de ses richesses, de son capital qu’elle préserve

          Vous vous moquez de qui là ?

          Si schreuder “qui aujourd’hui bosse pour Gazprom” a réformer la droit du travail

          Allemand, c’est uniquement pour que l’Allemagne et son grand patronat, puisse

          Siphonner l’Europe et exploser ses bénéfices, pour les classes dominante allemande.

          Ce n’est en aucun cas pour anticiper Quoi que ce soit.

          Ne penser vous pas que le système allemand de cotisation par capitalisation pour

          financer les Retraite, et leur industries qui se positionne sur le haut de gamme,

          Sont en totale divergence avec nos système de financement des retraites, et ceux

          Qui nous reste d’industrie, hors le secteur de haut de gamme et du luxe.

          Un Euro fort profite au allemand mais est catastrophique pour notre économie.

          Mais il est vrais que seul le libéralisme peut nous faire avancer et être source de

          progrès.

          Vous devriez aller en parler avec les chypriote, les espagnols, les portugais, les italiens,

          et dans très peu de temps les français, lorsque nos taux d’intérêt vont se mettront à

          monter, sans aucune raison, si ce n’est nous asservir et peux plus, ou je direz même

          Nous asservir totalement.

          Maintenant le seul espoir est que ce système s’effondre, que l’ont ne laisse pas ce qui

          l’ont mît en place recommencer, et réinventer une nouvelle façon de commercer.

          Une approche respectueuse de la nature qui nous nourris et étanche notre soif, et des

          tous les humains qui habite notre petit terre, mais surtout que notre motivation

          Soit l’avenir de nos enfants et de leurs enfants, et n’ont pas le fric.

          Voici une petite vidéo résumant merveilleusement bien le capitalise libérale.

          http://www.dailymotion.com/video/xr9aji_zambie-a-qui-profite-le-cuivre-developpement-durable_news#.UXkN6MsaySM

          Personnellement, ce modèle économique là, j’en veux pas.

          Cordialement

          Franck


        • Irribarria Fernandez Le 25 avril 2013 à 13h46
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          Pour terminer cher judac, les marxistes ne sont plus au pouvoir de un bon moment déjà,

          Voyons un peu qui nous à mît dans cette situation

          Les dirigeants politiques vienne tous du libéralisme, info venant d’agoraphobie vox

          Des ex fonctionnaires ? Décidément ,dans ce pays, le fonctionnaire est une panacée de la complainte.

          La moitié de l’ancien gouvernement doit être issu de cabinets d’avocats libéraux ou de la finance…Sarkozy avocat, Lagarde finance, Woerth finance/audit, borloo avocat, Bachelot, industrie pharmaceutique, etc.
          Sans même parler des conseillers : Pébereau, conseilller personnel de Sarkozy en économie est aussi président non exécutif de BNP Paribas. Pérol, ancien diretceur de cabinet de sarkozy, vient au gouvernement faire voter des lois pour ses ex et anciens employeurs…
          Bref, on a plutôt l’impression que c’est leur ancien métier dans le privé qui leur dicte les lois. ils ne se gênent d’ailleurs pas pour y retourner pantoufler une fois les lois votées…

          Puis pour finir une petite vidéo vraiment sympa

          http://www.dailymotion.com/video/xr9ml3_rothschild-le-vrai-visage-du-p-s_news#.UWEfmssaySP

          Cordialement

          Franck


          • jducac Le 25 avril 2013 à 20h54
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            @ Irribarria Fernandez Le 25 avril 2013 à 13h06 & Le 25 avril 2013 à 13h46

            Vous vous moquez de qui là ?

            Pourquoi voudriez-vous que je me moque de quelqu’un ?. Mon seul objectif est d’être utile aux autres en faisant part de ce que la vie m’a permis de comprendre, non en adoptant et en restituant des façons de penser propagées par tel ou tel, mais à partir de mes propres réflexions. L’observation de faits, l’analyse fonctionnelle de leurs causes et conséquences permet d’identifier et d’expliquer les processus en œuvre et de se faire ainsi une bonne idée du fonctionnement du monde, notamment de l’économie. Surtout cela permet de pouvoir argumenter et justifier le bien fondé des mécanismes en cause qui, tels des machines, ne sont mus et ne fonctionnent, selon moi, qu’à condition d’être alimentés en énergie. Certes, on dit souvent que c’est l’argent ou la finance, qui est « le nerf de la guerre » mais ce n’est qu’un intermédiaire permettant d’accéder à l’énergie laquelle est la seule grandeur universelle permettant d’agir et donc d’accompagner ou de provoquer l’inévitable évolution du monde, y compris celle du monde vivant.

            Bonne réflexion !


    • yt75 Le 25 avril 2013 à 15h14
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      “Alors qu’il faudrait sans tarder se lancer dans le développement des énergies alternatives renouvelables, et la transition vers des modes de vie rendant notre empreinte écologique compatible avec le pourvoir de régénération de la biosphère.”

      Si vous poussiez vraiment votre raisonnement jusqu’au bout, au lieu d’invoquer des “solutions” techniques qui n’existent souvent pas ou sont tout autant consommatrice de ressources, vous demanderiez un fort rééquilibrage entre taxer le travail et les ressources naturelles, carburants fossiles en particulier.


    • BIGGLOP Le 25 avril 2013 à 15h41
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      Le gouvernement et AREVA se Moxent de nous et de l’humanité.
      Une nouvelle livraison de ce poison est en cours :
      http://presse.greenpeace.fr/energie-climat/envoi-de-mox-la-france-et-areva-pretes-a-tout-pour-presser-le-japon-a-redemarrer-ses-reacteurs-3260-16042013


    • UnKnown Le 11 mai 2013 à 12h45
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      Allez faire un tour dans les mines d’Yttrium, d’Indium, d’Europium et autres terres rares (80% de gisements exploités en Chine), et vous verrez bien qu’est-ce qui est le plus sale entre du Nucléaire et des panneaux solaires/éoliennes. Je ne dit pas que le nucléaire est propre, je dit juste qu’on fait des mauvais choix technologiques dans les deux cas. A la limite la technologie de réacteur à sels fondus pourrait être prometteuse…


  5. Blackisto Le 25 avril 2013 à 08h55
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    Très bon article aujourd’hui.

    Je suis en général plutôt frustré par le coté auto-satisfait de ce journal (c.f.: “comme nous l’avions prévu blablabla”) alors que les faits qu’ils anticipent tardent à se manifester. Mais là, on a un bon article qui se base sur des faits.
    Il n’y aura pas d’effondrement entre Mars et Juin 2013; preuve en est qu’il est incroyablement difficile de bien “timer” ses prévisions.
    Ceci dit, il est clair que les problèmes sont systématiquement repoussés à plus tard et, qu’en zone Euro et ailleurs nous aurons; au mieux; un forte inflation à terme (en passant, peut être, par une dépression déflationniste avant, qui sait)…
    Ca c’est “au mieux”. Le pire étant toujours possible.


  6. Gbalou Le 25 avril 2013 à 09h12
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    Fallait-il en 2008 exploser le systême financier ? Qui pouvait prendre cette responsabilité ? BUSH ! Enfin aujourd’hui, nous sommes conscients de ces problèmes de CDO au carré…L’Euro a la possibilité historique de se substituer au dollar mais à la condition que les peuples de sa zone abandonnent une partie des fonctionnalités de l’Etat Providence.

    Et là, rien est moins sûr comme la pâte de dentifrice qui se dilue dans le systême financier, la fausse monnaie, les uns et les autres pleurent : “Nous voulons de l’Etat !…” Français, portugais, grec, irlandais…: “Nationalisez nos entreprises, nos banques !…” “Patrons voyous !…” “Sauvez PSA !…”. Au passage, les ouvriers PSA qui ne travaillent quasiment plus, votent-ils le FN ?

    Contrairement aux USA, l’Europe tente en vain de gérer la crise. Merkel ne veut pas de liquidités sur le marché financier compte tenu de l’Histoire du nazisme !

    Il est clair cependant que nous arrivons dans l’histoire européenne à un seuil. Les peuples semblent incapables de se dépasser : le moins d’Etat National au profit d’un Etat Européen.

    Il faut expliquer et doter d’outils démocratiques l’Europe même si le risque est grand de décricoter l’Europe, une région dans le monde qui reçu le Prix Nobel de la Paix, laisse entendre cet article…

    Merci.


  7. BA Le 25 avril 2013 à 09h46
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    Le LEAP écrit :

    “Car tandis que petit à petit l’Europe panse laborieusement ses plaies, au contraire la « zone US » s’enferre toujours plus dans les méthodes responsables de la crise”

    C’est tout ?

    C’est tout ce que le LEAP a à dire sur l’Europe ?

    L’Europe panse laborieusement ses plaies ?

    Mais dans le monde réel, les plaies de l’Europe deviennent de plus en plus béantes.

    Dans le monde réel, les plaies de l’Europe continuent à s’élargir.

    Dans le monde réel, il y a de moins en moins de solidarité entre les pays européens riches et les pays européens pauvres.

    Mais ça, les bisounours fédéralistes du LEAP ne le voient pas.

    Ou alors …

    Ou alors les bisounours fédéralistes du LEAP font semblant de ne pas le voir.

    Les bisounours fédéralistes du LEAP font semblant de ne pas voir le monde réel quand ce qui se passe dans le monde réel détruit les rêves du LEAP.

    C’est de l’aveuglement volontaire.

    Dans le prochain bulletin du LEAP, est-ce que le LEAP va parler de ça, par exemple :

    Union Européenne/Budget 2014-2020 : huit pays riches renâclent à solder les impayés de 2012.

    Huit pays riches de l’UE ont émis lundi de sérieuses réserves sur la rallonge de 11,2 milliards d’euros demandée pour solder les impayés de 2012, au risque d’hypothéquer les chances d’accord avec le Parlement européen sur le budget pour la période 2014-2020.

    Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a averti qu’aucune négociation sur le budget pluriannuel 2014-2020 ne serait engagée avec les Etats tant que les remboursements dus au titre de 2012 n’auront pas été soldés.

    “Nous ne sommes pas les seuls à penser que la somme de 11,2 milliards d’euros est trop élevée”, a lancé le ministre britannique des Affaires européennes David Lidington au cours d’un débat avec ses homologues de l’UE à Luxembourg.

    “Je suis tout à fait d’accord. Nous ne sommes pas du tout convaincus que nous ayons besoin de 11,2 milliards”, a renchéri son homologue néerlandais.

    “Ce montant doit être vérifié et étayé par des preuves”, a insisté le chef de la diplomatie allemande Guido Westervelle.

    Une position partagée par la Finlande, l’Autriche, la Suède, le Danemark et la France. Ces huit pays sont tous contributeurs nets au budget européen.

    http://www.romandie.com/news/n/UEBudget_2014_2020_huit_pays_riches_renaclent_a_solder_les_impayes_de_201267220420131259.asp


    • burgf Le 25 avril 2013 à 12h36
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      Je rejoins ce qu’écrit BA, concernant l’omerta intellectuelle du LEAP vis à vis de l’EU.
      Abonné de la première heure, j’ai de plus en plus de mal à lire leurs bulletins, essentiellement à cause de leur posture s’interdisant de critiquer – d’analyser froidement – l’EU et l’Euro.. au point que je m’interroge sur le fait de prolonger mon abonnement!
      Franck Biancheri – paix à son ame – semblait apporter au GEAB l’étincelle de l’intelligence à ce propos. Il faut lire d’ailleurs son bouquin, qui tient encore la route.


      • Achille Tendon Le 25 avril 2013 à 16h49
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        Il me semble que c’est devenu un peu la Pravda: dérangeant, n’est-ce-pas ???


  8. celimen Le 25 avril 2013 à 09h55
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    “le taux des bons du trésor devra monter aux alentours de 3% pour laisser aux investisseurs un rendement réel de 1%”

    J’ai l’impression que le GEAB prend ses désirs pour des réalités: et si, justement, on ne laissait pas aux investisseurs un rendement réel de 1% !!

    Après tout, c’est déjà arrivé plusieurs fois d’euthanasier les rentiers avec des rendements réels négatifs…une forme de défaut tranquillement “douce”.

    Le Japon commence avant tout le monde la grande répression financière qui se profile?

    Reste à protéger les retraités et les salariés par une bonne vieille indexation qui contribuera à relancer positivement l’inflation,
    Mais quid des importations, vitales, qui vont couter beaucoup plus chères?


    • jacqueline Le 25 avril 2013 à 10h25
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      “J’ai l’impression que le GEAB prend ses désirs pour des réalités”

      Je partage totalement cette impression depuis 2010.


  9. Bastien Le 25 avril 2013 à 10h02
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    Bonjour,

    J’ai beau comprendre que nous sommes face à des dangers imminents j’ai du mal à comprendre quelles en seraient les conséquences exactement pour nous les citoyens lambda (la famine? la guerre? la perte d’argent?…).

    Si quelqu’un veut bien me répondre je lui en serais très reconnaissant (sachant que je ne suis pas un crack en économie…)

    Merci d’avance
    Cordialement
    Bonne Journée !


    • Inox Le 25 avril 2013 à 10h14
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    • dadone Le 25 avril 2013 à 10h25
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      J’ai beau comprendre que nous sommes face à des dangers imminents j’ai du mal à comprendre quelles en seraient les conséquences exactement pour nous les citoyens lambda (la famine? la guerre? la perte d’argent?…).

      Si quelqu’un avait une réponse…
      On ne peut émettre que des hypothèses…

      1 –> C’est la BCE qui prend ses pertes, la BCE doit annuler les dettes par une véritable création monétaire donc non stérilisée. Cette solution implique que c’est l’ensemble des citoyens qui vont rembourser les dettes aux profits des plus riches. C’est donc accentuer les déséquilibres qui sont à l’origine des dysfonctionnements. L’économie s’enfonce ans un système “the rich and the rest” avant effondrement complet.

      2–> Un pays sort de la zone euro et dénonce ses dettes, effondrement économique de la zone puis mondiale.

      3 –> Spoliation des plus riches sur l’ensemble de la zone euro par nationalisation des systèmes bancaires et d’assurances.

      4 –> Changement de monnaie , abandon de l’euro au profit d’un nouvel étalon sur l’ensemble de la zone ce qui permet de spolier l’épargne de tous les riches y comprit l’épargne située dans le paradis fiscaux. C’est la meilleure solution mais la moins probable. Cette solution ressemble a ce qui a été fait lors de la seconde guerre mondiale pour l’Allemagne avec succès.

      5–> L’Allemagne sort de la zone euro, reprend donc sa monnaie qui se réévalue instantanément provoquant deux catastrophes de contrepartie. Les avoirs allemands à l’étranger se dévaluent fortement entraînant des pertes de contrepartie importante sur son système financier tandis que sa compétitivité ne va pas pouvoir résister bien longtemps à une guerre des monnaies généralisée qui a déjà commencée. Les allemands devront pour survivre à leur tour monétiser jusqu’à la perte totale confiance dans les monnaies. De plus, les pays qui resteront dans l’euro seront toujours dans l’incapacité d’honorer leurs dettes, et sans l’orthodoxie allemande la fuite en avant monétaire ne fera que précipiter le désastre en conduisant à l’hyper inflation.

      A noter que “effondrement”, ne veut pas dire guerre mais un arrêt quasi complet de l’économie marchande tel que nous la connaissons, un scénario à l’Argentine avec une paupérisation massive de la population.
      En France pas de famine à prévoir mais un chômage de masse (> 25%), des aides alimentaires de masses, tickets de rationnement, émeutes probables, un peu comme à la fin d’une guerre…

      Et bien entendu pour tous ces scénarios FIN de la seconde mondialisation…


      • Tikehau Le 26 avril 2013 à 10h24
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        J’opte pour le point 4, le changement de monnaie sans états d’âmes.

        Une monnaie non thésaurisable dont le seul “propriétaire” ne pourrait être qu’un organisme indépendant émetteur. Une monnaie qui se déprécierait à la conservation au-delà d’une certaine durée de vie. Une monnaie qui n’aurait comme seule vocation que de servir de “monnaie d’échange” de la valeur travail, d’assurer aux indigents les moyens de subsistance que la société leur doit, de permettre l’accès au crédit “à la consommation” et non pas à la capitalisation financière. Usure prohibée mais contrôle d’accès rigoureux à la monnaie.

        Et surtout pas une monnaie adossée à de l’or car 5 000 mille ans de règne ne peuvent justifier de l’esclavage des peuples à une monnaie dont la rareté est volontairement entretenue par les banquiers depuis des siècles.

        Utopique ? à l’ère de l’informatique et de la monétique créer cette monnaie virtuelle à laquelle tout être humain devrait avoir accès de droit pour assurer ses besoins vitaux un “non” progrès ?

        L'”effondrement” total est souhaitable pour changer de paradigme économique.

        Toutes les scenarii sont possibles mais le point 4 illustre l’ultime évolution d’un système économique au bout du bout dans la perversion.


    • Gbalou Le 25 avril 2013 à 11h55
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      Pour faire synthétique et je l’espère simple : Le dollar comme d’autres monnaies mais pas encore l’Euro perd de sa valeur pour ainsi mieux dynamiser le commerce. Une diminution du commerce allemand en Asie pousserait à vouloir baisser l’Euro.

      Le problème est que malgré ces mesures, l’activité commerciale mondiale décroit et en particulier dans les zones ou ces mesures sont plus intense; preuve d’une déconnection de la sphère financière et de la sphère économique et surtout d’un manque de confiance sur l’avenir des affaires. Traduction, les gouvernements, américain, japonais, anglais…européens (cela se discute) ont créé une bulle financière sur la dette. Rien n’a quasiment changé depuis la bulle des « subprimes » en 2008.

      Si demain la valeur du dollar tend vers zéro donc vers une valeur nulle par exemple, la dette américaine devient nulle et ses détenteurs, parmi eux les entreprises mais aussi l’Etat, sont ruinés !
      Résultat : Le lambda ou américain moyen au chômage achètera un “big mac” à 10 millions de dollars qu’il paiera avec sa carte de crédit si elle est acceptée…

      Ce scénario catastrophe est malheureusement crédible mais l’objectif de ces apports en liquidités sur le marché financier est de dynamiser l’activité des entreprises. Ne l’oublions pas ! Si les entreprises font des profits, elles embauchent et il est possible par l’impôt de diminuer la dette : le pari de la FED ou de la BOJ.

      Alors que faire ? De l’austérité (euro fort ou moins fort) pour réduire la dette ou plus de dette (dollar faible…) pour faire de la croissance ? Les chinois ont des dollars. Peuvent-ils s’en débarrasser pour du Yuan ? De l’euro ? L’euro peut-il se substituer au dollar comme nouvel étalon ou valeur refuge ?


    • Brice Goe Le 25 avril 2013 à 16h29
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      @Bastien

      L’économie n’étant pas une science exacte, il est impossible de prédire ce qui va se passer.
      C’est d’ailleurs ce qui est dramatiquement excitant !
      De surcroît, l’économie évolue au gré du comportement des agents. Qui peut prédire le comportement d’untel ou tel autre face à telle situation ?

      Ce qui est amusant, c’est qu’entre un Delamarche et un Jean-Baptiste B (cf plus bas), c’est le grand écart absolu. Pourtant, aucun des deux n’a l’air idiot.


      • dadone Le 25 avril 2013 à 17h00
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        L’économie n’est pas une science exact

        Mais démêler le faux du vrai est possible.
        En l’occurrence entre Jean-Baptiste et Delamarche à moins de ne vraiment rien comprendre, il n’y a pas photo…

        il est impossible de prédire ce qui va se passer.

        Oui, mais rien n’empêche d’élaborer des scénarios, comme cela on peut se préparer à chacun d’entre eux.


  10. jacqueline Le 25 avril 2013 à 11h18
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    Question naïve sur les dettes :

    Tout le monde doit de l’argent à tout le monde, or j’ai l’impression qu ‘on ajoute les dettes individuelles de chacun, ce qui fait des sommes colossales.

    Exemple le plus simple : A ( entité américaine ) doit 50 M€ à B ( investisseur français )
    et C entité française doit 60 M€ à D ( investisseur américain ), ainsi on compterait 110 M€ de dettes.

    Alors qu ‘en fait entre pays il n’y a que 10 M€ de dette pour la France ( C – B) envers les USA une fois qu ‘on a tout posé sur la table.

    On nationalise B et C , ainsi la perte n’est que de 10 M€ pour cette nouvelle entité.

    Autre schéma : A doit 100 M€ à B , qui doit 100 M€ à C, qui doit 100 M€ à E, qui doit 100 M€ à E, qui doit 100 M€ à A.

    Ainsi on arrive à 500 M€ de dettes, alors qu’en fait elle est nulle pour l’ensemble, mais ils vont essayer d’essorer les contribuables de 500 M€


    • TZYACK Le 26 avril 2013 à 09h39
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      La plus grande escroquerie financière du siècle a commencé en 2008 avec le Cartel bancaire international qui, sur la base d’écritures comptables – désormais enregistrées en « juste valeur » (IFRS) – erronées car non consolidées des engagements donnés et reçus (Hors bilans), a obligé certains Etats, pour soutenir et éviter une soi-disant faillite de leur système national bancaire, à s’endetter excessivement et irréversiblement afin de mieux les asservir à sa volonté de domination Mondiale. Il a choisi de tester d’abord cette méthode aux USA, puis à quelques petits pays en périphérie de l’Europe, et maintenant, au vu de son efficacité démontrée, de l’appliquer à de plus grands pays.


  11. Macarel Le 25 avril 2013 à 11h34
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    Après bientôt trente ans, le sarcophage de Tchernobyl menace de s’effondrer, qu’à cela ne tienne l’on demande à une multinationale du bâtiment d’en construire un nouveau, dans le cadre d’un projet pharaonique, mais lucratif.
    L’activité productiviste frénétique de notre système capitaliste, induit un réchauffement climatique qui risque de bouleverser la vie de millions (milliards ?) de gens, qu’à cela ne tienne les cartons sont pleins de projets d’ingénierie. L’on pourra par exemple mettre des écrans dans l’espace pour arrêter les rayons ardents de l’astre solaire.
    La mer morte s’assèche à vue d’oeil, parce que les eaux du Jourdain ne s’y écoulent plus, par suite de leur détournement en amont pour faire pousser des bananes dans le désert, qu’à cela ne tienne l’on a un projet de créer un méga canal reliant la mer rouge à la mer morte, pour refaire le plein d’eau.
    On pourrait parler de la disparition des abeilles, et de bien d’autres choses…
    Le propre de la logique économique du système capitaliste, c’est de profiter de tous les dégâts occasionnés par l’activité productiviste, pour rebondir en proposant des solutions d’ingénierie pour palier à ces mêmes dégâts. La destruction des équilibres séculaires, alimente ainsi une fuite en avant au motif qu’il n’est pas de problème -fruit empoisonné de nos activités-, que la science et la technique ne puisse résoudre. Cette logique peut aller jusqu’à vouloir modifier l’être humain en le bricolant: c’est le tanshumanisme, qui est tout le contraire de ce que nous appelons l’humanisme.
    Dorénavant, le clivage fondamental pertinent sera de moins entre droite et gauche, même si les problèmes de répartition de la richesse sont loin de diminuer, qu’entre ceux qui pensent qu’il faut mettre la priorité à modifier nos modes de vie pour les réinsérer dans les flux d’énergie renouvelable (l’énergie prodiguée par le soleil), et ceux qui veulent à tout prix continuer dans la voie d’un système capitaliste prédateur, qui profite de chaque destruction des équilibres séculaires pour générer un nouveau business, et qui appellent cela le progrès.
    Le clivage sera de plus en plus entre ceux qui pensent selon l’expression d’Albert Camus qu’un “homme ça s’empêche”, et ceux qui pensent qu’au nom d’un progrès, qui n’est que le faux nez de la prédation capitaliste de quelques uns, tout est permis pour faire du profit. Le clivage sera entre ceux que je nommerais les peaux vertes (en hommage aux indiens d’Amérique) et les colons (en référence aux colons européens qui ont colonisé l’Amérique).
    Le combat est très inégal, vu les forces en présence. D’autant plus inégal que les colons n’ont jamais hésité à massacrer tous ceux qui se mettaient en travers de leur chemin, et du progrès tel qu’ils le conçoivent. Les colons sont prêts à pousser leur logique d’exploitation jusqu’à rendre notre planète impropre à abriter la vie. Ils pensent en effet dans leur démence colonisatrice qu’avant d’en arriver là, ils auront trouvé le moyen d’aller “terraformer” Mars, ou que la science leur permettra d’aller coloniser d’ autres “Terres”. Les peaux vertes, pensent que la sagesse voudrait que nous préservions notre biosphère, car notre planète est une oasis unique et quasi-miraculeuse dans un environnement proche où il n’existe aucune planète hospitalière. Quant au voyage interstellaire il n’est pas à portée de l’humanité pour encore très longtemps, si jamais il devait le devenir un jour.
    La course est engagé entre ces deux “humanités”, celle colonisatrice, prédatrice, possédée par “l’hubris”, et celle qui est consciente que si continuons dans la direction actuelle nous fonçons dans un mur.
    Le problème des peaux vertes, c’est que les colons assurent leur suprématie par la force brute et brutale, et que la sagesse est moins naturelle à l’être humain, que l’orgueil prométhéen, et les dérivent faustiennes.
    C’est l’avenir de notre espèce et de la vie sur Terre qui est en jeu. Formidable enjeu, car à ce jour nous n’avons aucune preuve que la vie existe ailleurs que sur notre “planète miracle”.


    • Gbalou Le 25 avril 2013 à 12h13
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      “La sagesse est moins naturelle à l’être humain, que l’orgueil prométhéen, et les dérivent faustiennes.” !…

      A défaut de vous comprendre, il existe des “SOCIAL ENTREPRENEURS” pour réduire la misère pour vous rassurer. Et puis, il y a du pétrole sur certains satellites de Saturne qui n’est pas très loin !

      Courage !


      • Macarel Le 25 avril 2013 à 12h28
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        Ce n’est pourtant pas si compliqué: ne pas exploiter la planète au delà de ses capacités de régénération. Car lorsqu’elle sera devenue comme l’île de Pâques, il n’y aura plus rien à partager entre riches et pauvres. L’égalité se réalisera dans la pénurie…
        Vous devez sans doute faire partie de ceux qui pense qu’il n’y a aucune limite à l’expansion de notre espèce colonisatrice et prédatrice.
        Il est vrai que économie capitaliste et notion de limite sont incompatibles, puisque tout notre système est fondé sur la croyance en une croissance matérielle infinie dans le temps et illimitée dans l’espace. Ce qui me paraît à moi une pensée magique, et tout à fait hors sol.
        Actuellement, pour que tous les terriens vivent comme des américains (les colons, pas les peaux-rouges), il faudrait l’équivalent de 5,2 planètes Terres (en terme d’empreinte écologique), comme des européens, il faudrait 2,7 planètes Terre.
        Si vous les avez, alors je ne dis plus rien, mais il me semble qu’à moins d’avoir “fumé la moquette”, nous ne les avons pas !!!


  12. luci2/29 Le 25 avril 2013 à 12h08
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    @ankou78*

    Resterait UNE alternative pour les régions …que dis-je : les clans…Bref les “familles” avec cousines et cousins.
    30 ans de “lutte” pour plus d’intégrité ?
    Bravo !
    J’ay ai participé à cette lutte, de 19 ans à aujourd’hui…!!
    Et TOUT l’essentiel reste à faire …
    Ou plutôt à refaire.
    Besoin de Berruyer ,de vous,de Tous.
    Les milliards de Croyants(très divers,dont les “athées” ) ont commencé petitement
    -12 apôtres pour les chrétiens
    -Un prophéte pour l’Islam
    -Moïse après Abraham chez les israëlites.
    sans parler de fondateurs du confucianisme,de l’hindouisme,du boudddhisme….
    des penseurs du siècle des lumières etc…
    Aujourd’hui,pour participer à ce renversement des pouvoirs indus de quelques 6 à 8000 possédants : on continue ,ici,et partout où chacun s’active.
    In fine ,dans tous les cas,l'”affaire” est entendue….
    “…et alors …Tout viendra à LA Lumière…” (extrait du Livre )


  13. Vénus-Etoile du Berger Le 25 avril 2013 à 13h14
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    Le jeudi 25 avril 2013

    1-François Hollande deux jours de visite en Chine pour faire du lobbying économique

    2-La Chine signe un accord d’intention pour l’achat de 60 Airbus

    Cet accord intervient au premier jour de la visite officielle en Chine de François Hollande alors que la France accuse un déficit commercial de 26 milliards d’euros avec l’empire du Milieu.

    La Chine et la France ont signé jeudi 25 avril à Pékin un accord d’intention pour l’achat de 60 Airbus, à l’occasion de la visite du président français François Hollande à Pékin, a-t-on annoncé lors de la cérémonie de signature avec le président chinois Xi Jinping.
    Les détails de l’accord n’ont pas encore été révélés. Une source industrielle précise qu’une part importante de ces Airbus devrait être fabriquée en Chine, dans l’usine Airbus de Tianjin, à 150 km à l’est de Pékin.

    Selon elle, l’accord porterait sur une nouvelle commande ferme pour une quarantaine d’A320, qui représenterait un an de travail pour l’usine de Tianjin.

    Le reste de l’accord concernerait 18 des 45 commandes d’A330 gelées l’an dernier par Pékin en réponse à l’imposition de la “taxe carbone” par l’Union européenne.

    http://www.challenges.fr/transports-et-defense/20130425.CHA8819/la-chine-signe-un-accord-d-intention-pour-l-achat-de-60-airbus.html


  14. Vénus-Etoile du Berger Le 25 avril 2013 à 13h23
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    Fermeture de la « maison de France » en Allemagne
    jeudi 25 avril 2013
    La France va fermer sa “maison” à Berlin

    L’immeuble abritant l’Institut français mais aussi le cinéma “Paris” doit être vendu d’ici 2015. Le personnel sera rapatrié dans l’ambassade de France en Allemagne.

    L’information fait la une de la presse locale. “C’est un bout de France qui disparaît” titre notamment le site de la Berliner Zeitung. La “maison de France”, le principal lieu de rendez-vous des défenseurs de la francophonie à Berlin, va changer de propriétaire et, dans la foulée, d’affectation. L’Etat français, qui occupe depuis 1950 cet immeuble situé sur le Kurfürstendamm, l’une des artères les plus huppées de Berlin, a décidé de le céder d’ici à 2015.

    Le personnel de l’Institut français, principal occupant des lieux, en a été officiellement informé lundi 22 avril par son autorité de tutelle, l’ambassade de France. Il leur a été expliqué que cette vente visait à faire des économies mais que les cours de langue ainsi que toutes les autres activités culturelles (expositions, concerts…) destinées à promouvoir l’image de la France dans la capitale allemande seraient préservés. Ils seront, d’ici 2015, logés dans l’ambassade qui se trouve à deux pas de la porte de Brandebourg.

    Une “mauvaise idée” s’insurge le maire du quartier concerné

    Questionnés sur la somme que pourrait rapporter la vente de cet immeuble racheté en 1991, les responsables de cette décision ont répondu qu’ils n’en savaient rien, se contentant d’assurer que cet argent servirait à financer des travaux en déshérence dans l’ambassade. L’avenir du cinéma “Paris” exploité par une société privée -le seul de la ville diffusant en permanence des films en français- n’a pas été abordé. A la presse allemande, il a été sommairement expliqué que cette mesure n’était pas propre à Berlin : “Dans les grandes villes, la France veut concentrer sa présence diplomatique et culturelle en un seul lieu” a fait savoir un porte-parole.
    L’ambassadeur de France en Allemagne devrait prochainement s’expliquer plus amplement sur cette décision qui a semé l’émoi parmi les édiles de la ville. A commencer par le maire du quartier concerné par cette fermeture. C’est une “mauvaise idée” a expliqué, en français dans le texte, le social-démocrate Reinhard Naumann (SPD) avant de souligner qu’il n’imaginait pas un instant que l’Allemagne ferme son institut Goethe à Paris.

    http://www.challenges.fr/economie/20130423.CHA8654/la-france-va-fermer-sa-maison-a-berlin.html


    • Julian Le 25 avril 2013 à 19h08
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      Cause :

      Réduction des crédits du Ministère des Affaires étrangères (phénomène continu, constaté depuis près de 10 ans)…

      Et pendant ce temps…l’Union Européenne, avec pour partie notre financement de contributeur net, met en œuvre des bureaux de la PESC dans de très nombreuses capitales hors Union… alors qu’il n’y a aucune politique étrangère commune… l’actualité le démontre tous les jours !

      Insensé, non ?

      Nous laisserons notre chemise dans cette affaire démente.


      • Vénus-Etoile du Berger Le 25 avril 2013 à 20h43
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        oui, c’est triste, nous laisserons notre chemise (comme vous l’exprimez) et également notre culture (sans être conservatrice, il est important de la faire évoluer comme il se doit, cependant, elle s’évapore).

        Nos petits-enfants parleront le chinois en langue maternelle…

        Bien cordialement.


  15. Philippe Schneider Le 25 avril 2013 à 14h13
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    Pas compris LEAP que le monde politique et le monde financier ne faisaient qu’UN! Par ailleurs absence totale d’anticipation sur les politiques ultralibérales mises en place ds l’Eurozone croyant encore à une sortie possible par le fédéralisme et les eurobonds!!! Enfin aucune anticipation de la politique d’Hollande alors même qu’il a appliqué les mêmes fausses solutions que Zapatero ou le PASOK! Bref croyant toujours que les USA sont le pire de ce qui peut advenir autrement dit une analyse….un peu limitée….


  16. Jean-Baptiste B Le 25 avril 2013 à 14h51
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    Une fois de plus, les prophètes de la fin du monde exagèrent gravement les difficultés et les nourrissent par là-même. Comme le billet d’Olivier est long, et que de longs commentaires ne font souvent que perdre les lecteurs en chemin, je me limiterai à la réfutation d’un seul point.

    la Banque du Japon qui dévoile son plan de rachat de dette japonaise […] l’arme atomique a été dégainée et les risques de dérapage sont immenses, avec des conséquences à la hauteur de la puissance de feu. […] Le marché en a bien conscience comme en témoignent les quatre suspensions temporaires, en quatre jours, du marché des bons du trésor japonais à cause de trop fortes fluctuations (14). C’est un avertissement clair du risque de dévissage incontrôlé.Le Japon est donc dans une impasse […] Sans compter que, patriotisme ou non, la tentation doit être forte pour les entreprises japonaises d’investir à l’étranger pour se protéger de la chute libre du yen qui flirte maintenant avec le cours de 100 yens pour un dollar.

    Comme le montre le premier graphique de ce billet, les taux de la dette publique sont maîtrisés par l’État japonais, les taux à court terme parfaitement, et les taux à long terme avec de l’inertie et de manière plus erratique mais ils sont maîtrisés aussi. La banque du Japon fixe le taux plancher auquel elle emprunte à court terme et en dessous duquel personne ne descend (qui voudrait perdre une opportunité de profit ?) et elle définit le taux plafond auquel elle prête à court terme aussi et que personne ne franchit non plus (qui voudrait payer plus cher la même chose ?).
    C’est la technique d’arbitrage la plus élémentaire (connue en finance depuis des siècles) consistant à aligner les prix de divers marchés d’un même bien en achetant là où c’est le moins cher pour revendre là où c’est le plus cher qui communique ces taux directeurs à tous les acteurs monétaires de premier plan (tout particulièrement le trésor public), comme le montre ledit graphique. Il est vrai en revanche que les taux à long terme sont nettement moins efficacement encadrés. C’est dû au fait que les taux à long terme sont un mélange du taux à court terme actuel et des futurs taux à courts termes tels qu’anticipés. Il peut alors se greffer dessus des logiques spéculatives, une hystérie du marché. Mais le Trésor public pouvant toujours se financer à court terme au taux directeur, il tend à aligner le taux à long terme sur celui à court terme (cf graphique).

    Il est extrêmement ironique que les prophètes de malheur récusent la sécurité des taux en invoquant une poignée de journées spéculatives comme représentatives de la réelle rationalité du marché, et ignorent méthodiquement les résultats donnés par le marché le reste du temps. Le marché ne serait raisonnable que lorsqu’il est extrêmement volatile et hystérique. Bien raisonné. ma prédiction de néochartaliste : comme d’habitude, passée la fièvre spéculative, les taux reprendront leur laborieux alignement sur les taux à court terme. Et ça a d’ailleurs déjà commencé : le taux à cinq ans est passé de 0,27 % a commencé sa décrue jusqu’à 0,24 % en très peu de temps. La spéculation finira par s’assagir, malgré tous les Berruyer/Delamarche du monde qui les vitupèrent depuis 1997 au moins…


    • Gbalou Le 25 avril 2013 à 15h19
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      Merci du message, on dirait de l’autre bout du monde. Il n’en reste pas moins que la situation de la dette telle que nous l’expose Delamarche est un problème. Depuis 1997, le Japon par exemple n’a pas de croissance. Injecter des liquidités devrait avoir une limite ! Laquelle précisément (ça se calcule)? Même question pour les US ? Et comment dessérer les taux pour les pays de l’Europe du Sud ?

      Delamarche comme d’autres s’interrogent uniquement sur la baisse voire de la suppression de notre dette. Le prix de l’or ne cesse d’augmenter. Voici un indicateur clair sur l’état de nos affaires. Expliquez-vous car le monde économique a besoin de trésorerie, de financements et non de produits toxiques ! Qui ne se pose pas la question sur nos dépenses (crêches, université, santé, chômage…) ?

      Ma banque n’est pas l’investisseur de ma boîte ! Trouvez-vous cela normal ?

      Cordialement – Merci


      • Jean-Baptiste B Le 25 avril 2013 à 15h39
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        Le Japon peine à avoir de la croissance parce qu’il a décidé qu’aussitôt la croissance revenue, aussitôt l’austérité revenue (cf le reste du billet lié sur le japon).


        • dadone Le 25 avril 2013 à 16h05
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          @Jean-Baptiste
          Je pense sincèrement que lorsque le système ce sera écroulé, il va falloir que vous fassiez un aggiornamento douloureux, très douloureux, car j’ai rarement lu des propos ayant moins de sens que les vôtres…


          • Jean-Baptiste B Le 25 avril 2013 à 17h27
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            Je prends les paris. Pour moi, seul l’euro s’effondrera, parce qu’il est trop mal fichu. Un conseil toutefois : ne retenez pas votre souffle, rien que pour le Japon, la faillite est prédite depuis au moins 1997, et on attends toujours plafond sur plafond d’endettement et plancher sur plancher d’intérêt sur la dette publique, sans inflation ni défaut de paiement. Alors qui est l’insensé ? Celui qui contredit tous les maniaques de l’austérité ou ceux qui se trompent dans toutes leurs prédictions ?


          • dadone Le 25 avril 2013 à 17h38
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            @Jean Baptiste
            Paris tenu, d’autant qu’ en prédisant que l’euro va s’effondrer, honnêtement je ne vois pas comment l’économie mondiale pourra y survivre, l’UE est tout de même la première économie du monde…et sur l’euro sont adossés des milliers de milliards d’unités monétaires de produits dérivés qui le jour de l’effondrement n’auront plus de contrepartie… provoquant l’arrêt complet du système financier et d’assurance.
            Enfin comprenne qui pourra dans vos raisonnements…


        • Gbalou Le 25 avril 2013 à 16h54
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          Merci pour l’adresse de votre blog. Je vais donc me lancer dans la lecture du néochartalisme.


        • Dan Le 12 mai 2013 à 01h52
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          Merci Jean-Baptiste,

          Merci pour votre clairvoyance et vos commentaires bien vus.

          Je saute sur l’occasion pour dénoncer l’action de JM Jancovici à l’assemblée, sur la “crise de croissance” :
          http://www.youtube.com/watch?v=xxbjx6K4xNw

          chercher “Audition sur le changement climatique de Jean-Marc Jancovici” sur youtube, du 06 février 2013

          Ceux qui auront le courage d’aller jusqu’au bout (certains aspects sont d’ailleurs tout à fait intéressants, je parle des aspects techniques) verront qu’aucun député ne se rend compte de l’arnaque (ou faut-il comprendre qu’ils soient tous complices ?!!!) : M. Jancovici voudrait faire croire que la croissance suit… la disponibilité de l’énergie. On croit rêver !

          Il reste en effet relativement aisé de comprendre que la croissance, qui découle plutôt d’une problématique budgétaire, va effectivement nécessiter de l’énergie pour se réaliser.

          Je me demande de quelle crise on parle…


          • yt75 Le 12 mai 2013 à 09h33
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            “M. Jancovici voudrait faire croire que la croissance suit… la disponibilité de l’énergie. On croit rêver !

            Il reste en effet relativement aisé de comprendre que la croissance, qui découle plutôt d’une problématique budgétaire, va effectivement nécessiter de l’énergie pour se réaliser.”

            C’est pourtant ce que montrent les chiffres historiques, et Jancovici n’est pas non plus le premier à le mentionner. Mettriez vous en doute l’égalité ci dessous :
            PIB = (PIB/Energie)* Energie
            ?
            http://www.manicore.com/documentation/energie.html

            Mais il y a quand même la composante efficacité énergétique (PIB/Energie ci dessus), qui compte tenu du fait que la crise actuelle est –AUSSI– énergétique, ci ce n’est avant tout, veut dire que le “quoi” dans ce qui constitue le PIB devrait avoir ou reprendre toute sont importance.(isolation au lieu de construire au moins chers, véhicules moins lourds moins puissants, etc).

            Et on pourrait dire que la crise actuelle est *doublement* énergétique :

            1) D’un point de vue simplement flux ou opex, cout du pétrole en particulier. Les crises des seventies étaient qualifiées de “chocs pétroliers”, par quel miracle la crise actuelle, avec un baril en $ constant plus cher qu’au plus haut du deuxième choc, ne serait pas *aussi* un choc pétrolier ?
            http://iiscn.files.wordpress.com/2013/05/bp-oil-price.jpg
            Avec comme d’habitude sur ces graphiques, la légende “premier choc pétrolier= embargo Arabe”, alors qu’il s’agissait surtout de la conséquence du pic de production US en 1970, voir résumé en fin de post :
            http://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/

            2) Du fait que les montagnes de dettes, qui constituent une autre composante majeure de la crise actuelle, ont précisément été “enclenchées” suite aux deux premiers chocs, pour retrouver (ou tenter de retrouver) une croissance similaire à celle d’avant ces chocs.


            • Dan Le 12 mai 2013 à 10h56
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              ainsi donc il vous arrive, fréquemment je suppose vu la crise actuelle de croissance, d’attendre l’essence à la pompe, ou parfois d’avoir même peut-être des délestages électrique qui vous forcent à restez dans le noir plusieurs jours d’affilé ?!

              C’est bien ce que nous devons comprendre ?

              La formule est mathématiquement correcte, mais il faut la lire à l’envers : plus le PIB est important et plus il nécessite de l’énergie (et non l’inverse). A ce que je sache personne n’attend qu’on lui livre de l’énergie pour réaliser ses projets, en France pour le moins.

              Enfin, merci de ne pas citer par Jancovici pour donner raison à Jancovici !


          • yt75 Le 12 mai 2013 à 11h57
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            “ainsi donc il vous arrive, fréquemment je suppose vu la crise actuelle de croissance, d’attendre l’essence à la pompe, ou parfois d’avoir même peut-être des délestages électrique qui vous forcent à restez dans le noir plusieurs jours d’affilé ?!”

            Non je crois surtout que vous refusez de considérer la notion de prix en économie, et évolution relatives de ces prix.

            http://iiscn.files.wordpress.com/2013/05/bp-oil-price.jpg

            Ou autrement dit vous refusez de prendre en compte une notion économique de base (si ce n’est la première ou principale), et ses effets, et donc je ne sais pas de quoi vous parlez, mais il ne s’agit certainement pas d’économie.


            • Dan Le 12 mai 2013 à 12h09
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              Pas du tout, JM Jancovici affirme à plusieurs reprises qu’il ne s’agit pas de prix, mais de quantité. C’est précisément la raison qui justifie mon post.

              (il affirme par ailleurs que le coût de l’énergie dans le budget des français aurait baissé)

              Avez-vous vu la video ?


          • Dan Le 12 mai 2013 à 12h23
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            http://www.senat.fr/rap/r11-667-2/r11-667-210.html

            chercher la phrase : “Ce n’est pas une question de prix de l’énergie, c’est une question de quantité disponible”

            NB : je ne remet nullement en cause le lien très fort entre PIB et énergie, cela me parait évident, mais le sens de la causalité de ce lien


          • yt75 Le 12 mai 2013 à 12h25
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            Oui j’ai vu cette video, et je sais bien que Jancovici aime insister sur le côté volume, ce qui est aussi une méthode pour provoquer ou rappeler les aspects “purements physiques” de l’économie, avec les aspects prix et monnaies plus comme système de signalisation ou d’information au dessus, mais ne changeant pas fondamentalement le possible.

            Mais justement, en ce qui concerne le marché mondial, le prix du baril est précisément AVANT TOUT une fonction du débit disponible (ou autrement dit volume par jour ou mois, etc), aucune contradiction là dedans.

            Ou si vous préférez, pour un pays importateur net (ou même extrêmement net comme la France) , la facture pétrolière (journalière mensuelle annuelle suivant période choisie) est précisément egale à : (volume consommé sur la période)*(prix moyen du baril sur la période).
            Facture pétrolière (enfin d’hydrocarbures) qui représentait pour 2011 88% du dédicit commercial, certainement encore plus actuellement.

            A lire par exemple au sujet du prix du pétrole actuel :
            http://iiscn.files.wordpress.com/2012/01/murray12oil.pdf


          • yt75 Le 12 mai 2013 à 12h44
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            “chercher la phrase : “Ce n’est pas une question de prix de l’énergie, c’est une question de quantité disponible”

            Et alors ? Encore une fois, si vous croyez un tant soit peu à la loi de l’offre et la demande (autre base économique), il se trouve que le prix mondial du baril est précisément avant tout fonction du VOLUME disponible (par jour mois année etc).

            Vous comprenez ?

            Quand à la “causalité de ce lien”, c’est un peu comme si vous vous demandiez si :
            “je suis en vie donc je peux manger,” ou “je peux manger donc je suis en vie”

            Autrement dit une relation permanente (équation), évoluant aussi en fonction du prix pour ce qui est de la comptabilité, mais aucun “sens de causalité” à chercher là dedans.(vous pouvez choisir celui que vous préférez)


            • Dan Le 12 mai 2013 à 17h34
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              @ yt75

              Non, M. Jancovici dit clairement – et insiste lourdement – sur la première partie de l’assertion “ce n’est pas une question de prix”. Ce qu’il veut dire par là c’est que le prix pourrait être multiplié par 100 et ça n’aurait aucune influence sur le PIB.

              S’il avait seulement lâché cette petite phrase au détour d’une conversation je comprendrai qu’il faille ne pas lui en tenir rigueur, mais il en fait une théorie.

              Je vous suggère de mieux vous renseigner sur ce monsieur et peut-être comprendrez vous mieux l’étendue de la signification de ce qu’il sous-entend.

              Bien à vous


          • yt75 Le 12 mai 2013 à 18h08
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            “Ce qu’il veut dire par là c’est que le prix pourrait être multiplié par 100 et ça n’aurait aucune influence sur le PIB.”

            lol, vous me fatiguez, demandez lui donc si c’est ce qu’il pense (quand il passe aussi son temps à rappeler l’importance de l’aspect “signal/prix”, ou taxe).

            Après peut être qu’il pourrait aussi adapter un peu son discours.


            • Dan Le 12 mai 2013 à 18h52
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              Désolée vraiment d’avoir insisté, mais c’est à la hauteur des enjeux qui se profilent !


          • yt75 Le 12 mai 2013 à 19h15
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            Vous pouvez avoir le dernier mot si vous voulez, il n’en reste pas moins que vous n’avez pas (ou mal) compris ce que dit Jancovici.


            • Dan Le 13 mai 2013 à 01h20
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              Je serai beaucoup plus heureuse de vous savoir sincèrement convaincu que d’abandonner la partie par dépit !

              Ce comportement (celui de notre cher JMJ) n’est pas anodin. Le message est là : vous n’avez pas de croissance bicauze vous n’avez pas d’énergie

              Ce n’est pas entièrement faux, certes, mais c’est tellement loin de la vérité
              Mais surtout, le plus grave est que personne ne relève la partie erronée du raisonnement. On est quand même devant le parlement, on pourrait espérer un peu de répondant ! Si c’était vrai, les pays producteurs de pétrole auraient des croissances crevant le plafond, tout le monde sait que ça ne se vérifie donc pas.

              Je vis dans un pays où l’accès à l’énergie est bien moindre qu’en France, il n’y a pas non plus de nucléaire, lol. Pourtant on affiche régulièrement une croissance qui dépasse les 5%, (exceptionnellement prévue à 4.5% pour 2013).

              Vous pouvez parfaitement rester assis sur une mer de pétrole et ne rien en faire. La disponibilité de l’énergie n’est qu’un paramètre parmi d’autres dans l’obtention de croissance, mais elle est très loin d’en être la cause. La consommation de l’énergie en est par contre une conséquence directe, ça oui, on peut le mesurer (même en nombre d’esclaves si vous préférez)


          • Dan Le 28 mai 2013 à 00h20
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            Que pense JM Jancovici de DESERTEC ?

            http://www.youtube.com/watch?v=kqbtQx4MfZw


    • Ardéchoix Le 25 avril 2013 à 17h13
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      Bonjour, vous dites “La spéculation finira par s’assagir” et ben cool , on va attendre mais qu’en est-il de ceux qui n’ont plus la possibilité d’être patient (pôle emplois) ?


    • BOURDEAUX Le 25 avril 2013 à 21h55
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      Rassurez-moi, jean-baptiste, vous n’êtes pas optimiste au point de penser que le japon est solvable, quand même ?! Parce que je veux bien écouter, et même lire les discours savants comme le vôtre (c’est toujours distrayant) mais avec un peu de bon sens et des bases de calcul élémentaire on a du mal à voir autre chose qu’un défaut au bout de tout cela !


    • Gbalou Le 25 avril 2013 à 23h29
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      Bonsoir,

      J’ai eu l’occasion de lire un certain nombre de points pour ne pas dire de “bases” sur votre blog. BRAVO ET MERCI POUR VOTRE TRAVAIL ! Une note négative ; J’aurais aimé en savoir plus sur votre profil. Mais bon, j’ai suivi les liens hypertextes de votre blog et je suis donc tombé le profil de chercheurs américains défenseurs de la MMT ce qui m’a enthousiasmé.

      Quelques remarques ou réflexions rapides:

      Défenseur d’une dette créative de richesses, malgré le deficit que cela engendre est favoriser une transition énergétique, favorable pour le développement économique. Une telle transition ne peut se faire que sur un plan entre 10 et 20 ans.

      Diminuer le montant de la dette pour obtenir sur le marché des taux faibles est par conséquent indispensable. Le coût d’une transformation de notre mode de production et de consommation est élevé. Les taux d’emprunt doivent être faibles.

      La demande n’est pas toujours satisfaite. L’exemple le plus criant est le manque de taxi à Paris; Il est anormal de payer en conséquence un prix élevé de la course. A l’heure ou le chômage augmente, il est ridicule de devoir payer une somme astronomique pour une licence et exercer le métier de taxi. Dans le rapport Attali, vous trouverez de nombreux exemples ou en fait l’Etat joue un rôle négatif. A ce sujet, l’exemple du RU et de son désendettement est particulièrement éclairant : le chomage est plus faible la-bas qu’ici en France.

      Il faut baisser les charges de l’entreprise. La crise n’est pas celle de la demande mais de l’offre.

      A une autre échelle, compte tenu de votre commentaire sur l’euro, il n’est pas admissible d’avoir un système politique aussi important sur tout le territoire en comparaison avec les Etats des USA par exemple. Moins d’Etat national dans la zone euro permettrait d’en avoir un au niveau européen. La France aujourd’hui refuse un Etat fédéral européen contrairement à l’Allemagne. Est-ce pour des raisons fiscales ? sociales ? Que faut-il faire pour vendre du photovoltaïque aux chinois ? Comment créer un rapport de force européen face aux chinois ?

      Qui crée la richesse dans un pays ? Nos PME ou l’Etat ?

      Conclusion : Il y a des équilibres à trouver entre l’offre et la demande.

      Merci.


      • Amsterdammer Le 26 avril 2013 à 21h43
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        Pour ce qui est des taxis : si vous pensez que la libéralisation du marché des taxis fera baisser les tarifs et améliorer le service, l’expérience néerlandaise prouve le contraire.
        Alors que jusque-là le métier de taxiste était conditionné par le payement d’une licence très coûteuse, la loi de 2002 [de mémoire] ouvrait le métier à tout un chacun.
        Résultat : des chauffeurs maîtrisant parfois à peine la langue du pays, ne connaissant pas bien les rues, multipliant les détours pour alourdir la course, refusant les courses brèves, conduisant comme des brutes…

        La dérégulation dans toute sa beauté…

        C’est une REGLE GENERALE, vérifiée aussi bien dans les transports, que dans l’énergie, la santé, l’eau potable ou tout autre service public. On vous promet, grâce à la sacro-sainte concurrence et à la divine dérégulation, des tarifs plus bas et une meilleure prestation de service, blablabla, et l’on obtient à l’arrivée moins de service pour plus de pèze.
        En fait, seuls les actionnaires privés et le management profitent de ces politiques, au détriment des employés et des usagers. Mais les idéologues du marché sont sourds et aveugles, insensibles au démenti par les faits, et continuent à vouloir faire entrer une réalité carrée dans leur théorie ronde ou inversement.


  17. Macarel Le 25 avril 2013 à 17h18
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    La guerre est déclarée contre les salariés, le chômage a passé les 6 millions en Espagne:

    http://elpais.com/elpais/2013/04/25/media/1366878313_750528.html


    • dadone Le 25 avril 2013 à 17h33
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      La guerre n’est pas déclarée aux salariées, elle est simplement perdu pour l’Espagne et autres.
      Le chômage n’est que la conséquence de cette défaite…
      Les espagnols diplômés n’ont plus que le choix d’aller travailler pour les vainqueurs…les autres n’ont plus d’espoir…
      Une page en espagnol du site Internet de l’ambassade d’Allemagne à Madrid confirme que “le 27 janvier 2011 a débuté la collaboration entre les services publics d’emploi d’Espagne et d’Allemagne, au moyen du réseau EURES (réseau officiel de l’Union européenne pour la mobilité de l’emploi), sur un projet destiné au recrutement de personnel qualifié espagnol pour travailler en Allemagne dans les secteurs de la santé, de l’ingénierie, de l’enseignement, de l’hôtellerie et du tourisme”.


      • Macarel Le 25 avril 2013 à 18h47
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        Il ne faut pas oublier que jusqu’en 2008, l’Espagne était donnée comme élève
        modèle de la classe européenne: les critères maastrichiens étaient rigoureusement
        respectés par le gouvernement socialiste de Zapatero.
        C’est l’éclatement de la bulle immobilière qui a fait exploser la dette de l’Etat
        et les déficits budgétaires, provoqué la mise en place des politiques d’austérité et l’explosion du chômage.
        Jusqu’en 2008, les banques françaises et allemandes étaient bien contentes d’alimenter la
        spéculation immobilière en Espagne.
        Cela devrait faire réfléchir de ce côté des Pyrénées…


  18. medomai Le 25 avril 2013 à 18h08
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    Bonjour Olivier,

    Des éléments de discussion concernant l’euro en Allemagne :

    http://www.spiegel.de/international/business/economists-say-parallel-currencies-in-euro-zone-would-fail-a-895731.html


    • Gbalou Le 25 avril 2013 à 19h21
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      Des éléments d’informations pour que l’Europe du Sud quitte l’Euro voire adopte un Euro du Sud dont la France serait le leader; en effet pour pousser plus loin le raisonnement…

      Il y a tout de même des pbs juridiques pour aboutir à cette configuration. Il faut faire simple en France : maintenir la rigueur et baisser les dépenses. Pour les ouvriers espagnols avant gardistes des modes de consommation respectant les ressources de la planète et architectes du bâtiment post modernistes… quitter l’euro est faire faillite !!!


  19. luci2/29 Le 25 avril 2013 à 18h25
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    Il faut de tout pour faire un “monde” et donc il faut,aussi ,GEAB LEAP ,Diacrisis,Jorion,Duflot,J B Baptiste,LIESI…ump et le FG ,le PC, et pourquoi pas le PS ..
    Les ex- Lefebvristes ,Brigide Farjot,
    Fillon Dati et Copé….Takkiedine..Chavez et ses émules…Le bolivarisme et SS le Saint Père ,Pape François…
    Là bas ,on rit ,mais on rit jaune…
    Ici ?
    Out.
    Kaput disaient nos Grands Mères.
    C’est fini.

    Il faut donc commencer une AUTRE Histoire,Tous ensemble


  20. Marcus Le 25 avril 2013 à 19h27
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    Le chômage ça ne s’arrange pas … le cirque continue …

    http://www.unmondeencrise.com/category/non-classe/

    Bonne soirée à tous et à toutes.
    Marc


  21. medomai Le 25 avril 2013 à 21h50
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    Olivier, quelques remarques sur le titre de votre blog.

    Saviez-vous que “crise” vient du grec ancien krinein (substantif krisis) qui signifie aussi bien trier et séparer -le bon grain de l’ivraie-, que, par extension, choisir -un vainqueur-, trancher -une décision-, juger -un cas- ? Hippocrate voyait la krisis comme le tournant d’une maladie, l’entrée dans sa phase décisive (moment critique naturel ou bien provoqué par le thérapeute : fièvres, délire, etc) ; la krisis débouche sur la rémission plus ou moins longue ou la mort : “c’est une exacerbation ou un affaiblissement, ou une autre affection ou la fin” écrit il.

    Quand à l’attitude du médecin plutôt en retrait, elle doit être gouvernée par les cinq formules ” O bios brakus, è dé teknè macrè, o dé kaïros odzus, è dé peïra sphalérès, è de krisis kalépè ” : la vie est brève, l’art long, l’occasion fugace, l’expérience trompeuse, le jugement difficile…” Difficile de discriminer ce vient du mal et ce qui vient du la saine réaction du corps… Tout est affaire de sagesse et de nombres…

    Mais les crises ont de toute façon le mérite de précipiter ce qui était trouble, dénouant le noué et éclairant l’obscur ou le discret : “l’esprit qui se configure mûrit lentement et en silence jusqu’à sa nouvelle configuration, désintègre fragment par fragment l’édifice de son monde précédent, pendant que l’ébranlement de ce monde se trahit seulement à des symptômes sporadiques : l’insouciance et l’ennui qui pénètrent ce qui en subsiste encore, le pressentiment vague d’un inconnu, y sont les signes avant coureurs de quelque chose d’autre qui se prépare ” (…) “cet insensible émiettement, qui n’altérait pas jusqu’alors la physionomie du tout, est brusquement interrompu par le lever du jour qui, en un éclair, établit d’un coup la configuration du nouveau monde. ” (Hegel, Phénoménologie de l’esprit, I, 3).

    Vu le nombre de rubriques “crise x ou y “de votre blog,ne croyez vous pas que nous vivons une crise de civilisation, et pas seulement de l’humanité européenne comme le croyait Husserl ? A quoi pourrait ressembler la rémission ? Et le nouveau monde d’après ?

    Je vote pour la création sur votre blog d’un rubrique : “utopie/dystopi”! voire “science fiction” (bibliothèque des scénarios) !
    Et même une autre baptisée “solutiothèque” (bibliothèque de toutes les solutions possibles, évaluées avec leur conséquences possibles négatives ou positives) ! 🙂 🙂 🙂

    Qu’en dites-vous ?


  22. juni palacio Le 25 avril 2013 à 22h03
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    Depuis le temps que le GEAB et autres prophètes de l’apocalypse nous prédisent l’effondrement du système, celui-ci prouve tous les jours son étonnante résilience. On peut imaginer qu’il perdure contre vents et marées une décennie voire bien davantage. Ce n’est pas une hypothèse à exclure.
    Mais cela ne pourrait se produire qu’au prix d’infinies misères et injustices.


    • TZYACK Le 26 avril 2013 à 11h40
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      La roue de la Fortune tourne inexorablement : A notre tour de connaître misère et injustices des pays sous-développés que nous avons ignorés dédaigneusement pendant des décennies.
      Nous nous en sortirons seulement quand nous aurons suffisamment soufferts et compris cette leçon universelle de la vie : Manger ou être mangés !


      • Amsterdammer Le 26 avril 2013 à 23h25
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        Sauf qu’on peut aussi instaurer d’autres règles que celles du capitalisme. Comme si les sociétés humaines étaient immuables et ‘animales’… Il a existé, et existe encore, des types de sociétés basées sur la solidarité et la coopération plutôt que sur la concurrence de tous contre tous.
        Mais il faudra très probablement en passer par l’effondrement et la barbarie avant de redécouvrir ces valeurs-là.


  23. atanguy Le 25 avril 2013 à 23h37
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    Un graphique m’a étonné:
    Le Volume des ventes d’essence au détail aux États-Unis.
    Aurait dramatiquement diminué de plus de moitie depuis 2002. Comment l’expliquer?
    Baisse de l’activité industrielle? Baisse de consommation d’essence des automobiles? Quid?


    • yt75 Le 26 avril 2013 à 08h20
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      A ce sujet une analyse de Gail Tverberg :

      http://ourfiniteworld.com/2013/01/31/why-is-us-oil-consumption-lower-better-gasoline-mileage/
      Qui conclus que l’efficacité des véhicules y a une part assez faible (7%)


      • Vince Le 26 avril 2013 à 10h43
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        Quand même … quand la majeure partie du parc automobile de V6 ou V8 qui bouffaient 30 litres au cent, est remplacée en moins de 10 ans par des véhicules comme des Toyota Avalon, Camry ou Prius…
        que les 4×4 genre F250 sont remplacés par des Highlander ou Tundra ….
        (sans vouloir de faire de pub à Toyota mais uniquement parce que tous ces modèles sont très nombreux aux USA)
        Je pense quand même que ça doit jouer un peu plus que pour juste 7% !!??


        • yt75 Le 26 avril 2013 à 11h54
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          Ben il faut lire son post, et je ne serais pas du tout étonné que la crise (plus ou moins masquée) ait un rôle bien plus important dans la diminution de conso.

          Et des f250 ou même 350 il s’en vend encore beaucoup (cela dépend beaucoup des régions aussi)


          • Vince Le 27 avril 2013 à 08h35
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            Pas vraiment non …
            plus de 65% de la production automobile US (toute confondue), est achetée par des agences gouvernementales ou l’armée … (ceci explique en très grande partie le maintien des ventes de voitures aux USA).
            L’autre explication étant justement que les américains sont en train de “larguer en masse” tous les monstres restants pour acheter des petites cylindrées, des hybrides…

            Effectivement, ces agences achètent essentiellement des grosses cylindrées (notamment des Suburban) mais malgré tout, ça reste une très petite fraction du parc automobile US.
            A part ça, il n’existe qu’un seul endroit aux USA où la “culture automobile US” perdure : le Texas….mais le Texas c’est le Texas, pas les USA …un Texan est un Texan avant d’être un américain…et là encore, ça ne représente pas une part significative du parc automobile global.

            Partout ailleurs, le parc automobile est maintenant quasiment identique au parc européen ou en passe de l’être : des voitures familiales, des hybrides (plus qu’en europe), des petites cylindrées …
            Il existe quand même encore une différence : Les américains aiment le “gros” et le “bling-bling” …alors des marques, notamment japonaises, proposent des modèles “imposants” mais avec des motorisations très normales, identiques aux modèles européens plus ” conventionnels” !


  24. Vince Le 26 avril 2013 à 08h10
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    Jusqu’au début des années 2000, aux USA on croisait encore une majorité de voitures, 4×4, Suburban…. avec des moteurs V6, V8 voire V12 quelquefois avec des cylindrées de 8 litres ou plus. On croisait même encore des trucks ou des bus équipés de moteurs essence !

    De plus, l’industrie automobile US a très peu évoluée depuis les années 70/80 en terme de recherche. Les moteurs qui équipaient les voitures des années 90/2000 étaient quasiment les mêmes que ceux des années 80. Idem des boites de vitesses etc…

    Depuis 2005 / 2007, la TRES grande majorité des véhicules sont des modèles japonais, coréens ou européens, beaucoup plus modernes et surtout rarement de plus de 2 litres de cylindrées.

    A ça, il faut ajouter que maintenant les familles US n’ont plus que un ou deux véhicules alors que jusque dans les années 90/2000, il n’était pas rare (c’était même pratiquement la norme au moins dans la classe moyenne) que dès 16 ans, les enfants avaient leur propre voiture.

    Enfin, depuis le milieu des années 2000, les prix des carburants ont doublé, triplé voire quadruplé (suivant les endroits, états…) alors que le niveau de vie global s’effondrait !


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