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26.avril.201326.4.2013 // Les Crises

0644 PIB trimestriel de l’Irlande

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“Le processus de transformation que [l’Irlande] a commencé il y a plus de quatre décennies est devenu un modèle pour les millions de nouveaux citoyens de l’Union européenne. Les nouveaux États membres de l’UE ont eu à affronter des défis économiques dont l’ampleur et l’importance à long terme sont similaires à ceux auxquels l’Irlande faisait face lorsque vous avez commencé votre travail. Merci à la réussite économique de l’Irlande, à laquelle vous avez consacré votre vie, nous pouvons être confiants dans le fait que la réforme économique est efficace.” [Jean-Claude Trichet, président de la BCE, discours à la Banque Centrale d’Irlande, 31 mai 2004, via ContreInfo]

Analysons la situation du PIB de l’Irlande qui vient de prendre la Présidence de l’Union ce semestre (vous trouverez pour mémoire dans ce billet une introduction au PIB, et dans cette série, la situation des autres pays) :

Évolution PIB Irlande

À partir d’une base 100 au 1er trimestre 2005, on observe une croissance irrégulière durant 3 ans, avant la forte chute de 2008. Le PIB de l’Irlande a stagne désormais…

Évolution PIB Irlande

On observe les impressionnants pics de la croissance de l’Irlande avant la Crise (le “tigre celtique”), la forte chute de 2008, et la très modeste “reprise” qui a suivi.

Analysons plus en détail pour comprendre :

Contributions évolution PIB Irlande

On observe ici qu’en fait la situation est apocalyptique, avec une consommation qui recule toujours et un investissement faiblard, empêchant toute réelle reprise ! Ceci entraîne des phénomènes de yoyos sur le commerce extérieur, avec des chutes puis reprises des importations. Actuellement la “reprise” constatée n’est due qu’au commerce extérieur – donc très fragile aux importations du reste du monde.

L’Irlande est en fait toujours malade – comme on le voit…

Évolution PIB Irlande

On observe bien sur le graphique précédent l’incroyable effondrement de la croissance en 2009, avec plus de -8 % en 2008/2009, qui a été parmi les plus fortes au monde…

Le pays semble à peine redémarrer.

Terminons par une vision du PIB par habitant, pour bien voir l’effet de la vive démographie irlandaise :

Évolution PIB par habitant Irlande

L’Irlande, ayant une démographie très dynamique, est “pénalisée” par l’effet démographie.

Elle est en fait revenue à son niveau de PIB par habitant de début 2002

La croissance et ainsi bien plus faiblarde :

Évolution PIB par habitant Irlande

 


Prenons pour terminer un peu plus de recul sur le pays :

Évolution PIB  Irlande

On note bien l’impact majeur de la Crise de 2008, avec l’incroyable record de 3 années de suite en récession ! Vous trouverez d’ailleurs ici un bon billet du Monde Diplomatique sur la situation de l’Irlande.

On note aussi le très fort rebond de la croissance de l’Irlande dans la décennie 1990, qui a contredit sa tendance historique et celle mondiale.

Mais tout ceci n’était pas durable, et la facture arrive…


Cartoon Dessin Crise Irlande

Cartoon Dessin Crise Irlande

Cartoon Dessin Crise Irlande

Cartoon Dessin Crise Irlande

102 réactions et commentaires

  • BA // 26.04.2013 à 05h46

    A propos de l’Irlande :

    Irlande : dette publique de 192,461 milliards d’euros, soit 117,6 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22042013-AP/FR/2-22042013-AP-FR.PDF

    En zone euro, il n’y a pas que les pays du sud qui sont en faillite.

    La crise a des conséquences dramatiques sur la vie quotidienne des Irlandais.

    Irlande : les trois quarts des ménages incapables de chauffer leurs maisons.

    Three quarters of households unable to heat homes.

    http://www.independent.ie/business/personal-finance/latest-news/three-quarters-of-households-unable-to-heat-homes-29095871.html

    Pendant des années, les neuneus nous ont expliqué que l’Irlande, c’était “le tigre celtique”

    Pendant des années, les neuneus nous ont expliqué que la France devait prendre exemple sur “le tigre celtique”

    Dans la presse papier, j’ai lu des dizaines de reportages sur “le tigre celtique” , qui était soi-disant un modèle sur lequel la France devait s’aligner.

    Et puis, comme d’habitude, le fameux modèle à suivre n’en était pas un.

    Et puis, comme d’habitude, on s’est rendu compte que le fameux modèle à suivre, “le tigre celtique” n’était qu’un chat de gouttière squelettique, qui fait les poubelles pour ne pas crever de faim.

    Il est beau, aujourd’hui, “le tigre celtique” !

    En France, les neuneus ont changé de modèle.

    En France, les neuneus ont trouvé un autre modèle étranger, sur lequel la France devait s’aligner, après “le dragon japonais”, après “le miracle espagnol”, après “le tigre celtique”, etc.

    Aujourd’hui, la mode médiatique, c’et le modèle allemand.

    Mentalité d’esclave.

    Mentalité de collabo.

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    • jducac // 26.04.2013 à 08h00

      @ BA Le 26 avril 2013 à 05h46

      Aujourd’hui, la mode médiatique, c’et le modèle allemand.
      Mentalité d’esclave.
      Mentalité de collabo.

      La mode est une question de nouveauté et les médias gagnent leur vie en vendant la description de nouveautés. La nouveauté, n’est-ce pas ce qui attire les hommes (et aussi beaucoup les femmes) ? Cela anime, excite, stimule l’esprit de leurs clients qui mentalement, se projettent ainsi vers un futur imaginé, rêvé comme possiblement plus satisfaisant (sentiment allemand), ou parfois moins enthousiasmant, (sentiment français)

      Se projeter vers le futur n’est-ce pas l’un des grands intérêts de la vie humaine, un de ses principaux moteurs, initié par l’innovation et, lorsqu’on dispose des ressources nécessaires, rendu concret grâce à l’investissement ?
      Suivre la mode s’est se tenir à l’avant-garde du nouveau, lequel peut-être le début d’une nouvelle ère porteuse d’une évolution naissante susceptible d’ouvrir la voie à de nouveaux modes de vie mieux adaptés à l’évolution de l’environnement.

      Hélas, toutes les nouveautés ne sont pas porteuses d’un grand avenir. Certaines tournent court parce que ce que ce qu’elles apportent de nouveau ne se révèle pas aussi intéressant qu’imaginé initialement. Mais même lorsqu’elles sont sans lendemain, la venue de nouveautés est utile à l’humanité. Ces tentatives sont autant de faits expérimentaux susceptibles d’être analysés au niveau des processus d’enchaînement entre leurs causes et leurs effets, ce qui conduit à faire croître les connaissances et leur vulgarisation dans l’opinion. Cela profite à l’humanité entière pour peu que l’on procède à des analyses rationnelles de tous les cas, considérés à la fois individuellement et dans leur globalité

      Ainsi, les expériences enregistrées comme malheureuses, en Espagne, en Irlande, en Islande, en Grèce à Chypre et ailleurs sont autant de faits permettant à l’humanité entière de connaître certaines erreurs à ne pas commettre.

      Quant à L’Allemagne, c’est la première nation en Europe qui, pour mieux assurer son avenir, a opté pour la modération salariale afin de pouvoir mieux capter sur les flux d’échanges commerciaux, l’énergie qui lui est nécessaire pour vivre sans manger son capital.

      La France, pour continuer à bien vivre, à fait l’inverse et y a laissé son capital industriel. Elle l’a mangé.
      Pensez-vous que c’est plus intelligeant ? Avons-nous les ressources pour reconstituer le capital industriel que nous avons n’avons plus ?

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      • BA // 26.04.2013 à 10h02

        Chacun est libre de suivre la mode.

        Ou pas.

        Et, comme d’habitude, le modèle qui est à la mode aujourd’hui s’effondrera dans quelques années.

        Et ensuite, comme d’habitude, les lemmings français chercheront ailleurs un nouveau troupeau vers lequel ils se dirigeront.

        Et, comme d’habitude, les lemmings français diront : “Cette fois-ci, c’est le bon ! Regardez ce pays étranger ! C’est celui-ci, le bon modèle à suivre !”

        Et tout recommencera.

        Le lemming cherche toujours un troupeau.

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        • Sylvain // 26.04.2013 à 10h25

          BA,

          vos propos ne sont pas pertinents. PERSONNE n’incite la France à suivre UN modèle… Il y a peut-être quelques journalistes et politiques qui pointent les manques d’un système par rapport à un autre. Est-ce interdit de faire des comparaisons et de chercher des solutions ???

          Vous semblez plutôt vouloir monter les pays les uns contre les autres… Et si vous n’étiez pas autant francocentré, vous verriez peut-être que le modèle francais du “On attend que ca se passe et la croissance reviendra” est bien le plus mauvais de tous les modèles.

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          • BA // 26.04.2013 à 10h33

            Sylvain écrit :

            ” Et si vous n’étiez pas autant francocentré, vous verriez peut-être que le modèle francais du “On attend que ca se passe et la croissance reviendra” est bien le plus mauvais de tous les modèles.”

            Sylvain n’a rien compris.

            Je ne suis pas francocentré.

            C’est clair ?

            Je dis simplement que, par exemple, la France et l’Allemagne N’ont PAS la même démographie.

            Et je dis simplement que la France et l’Allemagne N’ont PAS la même priorité.

            Par exemple, l’Allemagne veut une politique monétaire adaptée à la démographie de l’Allemagne, et elle a raison.

            C’est clair ?

            L’Allemagne veut une politique monétaire adaptée à l’Allemagne, et c’est légitime.

            Quant à votre soi-disant “modèle français”, qui consisterait à un soi-disant slogan : “On attend que ca se passe et la croissance reviendra” , il n’y a que les débiles mentaux qui pourraient avoir ce slogan.

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          • Sylvain // 26.04.2013 à 10h41

            BA: “Quant à votre soi-disant “modèle français”, qui consisterait à un soi-disant slogan : “On attend que ca se passe et la croissance reviendra” , il n’y a que les débiles mentaux qui pourraient avoir ce slogan.”

            Ce n’est certes pas le slogan affiché mais c’est bien la réalité depuis (au moins) Jacques Chirac !

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          • BA // 26.04.2013 à 10h56

            Faux.

            Depuis mai 1974, il y a eu des réformes gigantesques en France.

            Depuis mai 1974, tous les présidents de la République ont fait des réformes d’une ampleur historique.

            Ces réformes sont tellement nombreuses que je citerai seulement les plus marquantes :

            – décentralisation : lois Defferre en 1982, poursuivies par les lois Raffarin de 2002 et 2003, poursuivies par la loi Ayrault en préparation pour 2013

            – l’Etat a transféré plusieurs de ses pouvoirs vers les collectivités locales

            – réintégration dans le commandement intégré de l’OTAN

            – l’Etat a transféré plusieurs de ses décisions militaires à Washington

            – l’Etat a transféré plusieurs de ses pouvoirs vers l’Union Européenne

            – l’Etat a supprimé le contrôle de ses frontières nationales

            – l’Etat a supprimé le contrôle de sa monnaie nationale : la France a détruit sa monnaie nationale, le franc, pour rejoindre une monnaie unique, l’euro

            – l’Etat a transféré plusieurs de ses pouvoirs législatifs à l’Union Européenne : le parlement français est devenu une machine à transposer dans le droit français des directives européennes

            – l’Etat a privatisé des dizaines et des dizaines d’entreprises publiques

            – l’Etat a supprimé ses taxes douanières

            – l’Etat a signé des traités européens qui gravent dans le marbre le libre-échange mondial généralisé :

            « Par l’établissement d’une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l’Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres. »

            http://consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655.fr08.pdf

            Etc, etc.

            Toutes ces réformes, ce n’est pas du tout : “On attend que ca se passe et la croissance reviendra”

            Toutes ces réformes, c’est suivre UNE politique.

            Toutes ces réformes, c’est affaiblir la France.

            Toutes ces réformes, c’est dissoudre la France.

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        • jducac // 26.04.2013 à 11h41

          @ BA Le 26 avril 2013 à 10h02

          Et, comme d’habitude, les lemmings français diront : “Cette fois-ci, c’est le bon ! Regardez ce pays étranger ! C’est celui-ci, le bon modèle à suivre !”
          Et tout recommencera.
          Le lemming cherche toujours un troupeau.

          C’est toujours ainsi que cela se passe quand un pays n’est plus dans le groupe des leaders et se trouve largué. Il n’a plus qu’à analyser ce que les autres ont fait afin de rester dans le groupe de tête et de tenter de recoller au peloton en imitant au mieux les nouvelles techniques mises en œuvre par ceux qui sont restés à l’avant.

          Certaines techniques économiques, bien que nouvelles ne se révèlent pas toujours satisfaisantes. Ce fut le cas des techniques économiques socialo communistes issues des théories marxistes visant à condamner le capital et les capitalistes, qui ont eu cours en ex URSS, dans les pays d’Europe de l’Est, en Chine avant le début des années 90 et ailleurs. Elles se sont révélées pénalisantes en générant des prises de retard que les populations n’ont plus supportées en Europe de l’Est et en Russie.

          Les dirigeants chinois pourtant un temps propagateurs de ces doctrines « d’égalité des classes » ont pragmatiquement adopté les méthodes qu’ils combattaient antérieurement afin d’éviter que leur pays reste trop à la traîne du reste du monde alors qu’il possédait tous les atouts d’un leader. Il a fini par devenir leader de façon éclatante, seulement 20 ans après avoir adopté les principes du capitalisme et de la libéralisation économique.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_populaire_de_Chine#Lib.C3.A9ralisation_de_l.27.C3.A9conomie

          On devient forcément lemming et souvent suiveur des plus performants du moment quand on opère une sélection parmi les solutions de rattrapage possibles. Il faut pour cela se désengager des idéologies souvent sclérosantes dans lesquelles s’enferment certains, sans vouloir en démordre, générant ainsi des prises de retard pénalisantes, voire même fatales pour leur communauté.

          On retrouve cela dans certains courants obstinés, encore présents dans des pays d’Europe du Sud, notamment en France avec le gouvernement actuel.

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          • BA // 26.04.2013 à 12h03

            jducac écrit à propos de la Chine :

            ” La Chine a fini par devenir leader de façon éclatante, seulement 20 ans après avoir adopté les principes du capitalisme et de la libéralisation économique. On devient forcément lemming et souvent suiveur des plus performants du moment quand on opère une sélection parmi les solutions de rattrapage possibles.”

            Donc la Chine aujourd’hui est le leader ?

            Dons la Chine aujourd’hui est le leader à suivre ?

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      • Stéphane Grimier // 26.04.2013 à 10h05

        Les ressources, elles sont la depuis le début.
        On les fout au chômage, et on les méprise, et on prend soin de leur donner tous les moyens de n’avoir aucune fierté, d’etre des soumis. Depuis Pompidou, le capital -industriel ou non- de la France est vendu, cédé contre monnaie de singe par précisément les traitres qui se font élire sur base des mensonges des médias aux mains de leur commanditaires…. Ces nases se passent la balle, c’est une partie de subutéo.

        Excusez-moi, mais régulièrement, vous nous servez un bon paquet de blabla qui vise à noyer un poisson mort. De la bonne diahrée néo-libérale pour adulescent, bloubi-boulga idéologique. Je ne sais pas qui ça trompe, ca aurait pu prendre il y a 20 ans, mais aujourd’hui, deux claques et au lit, il est tard.

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        • balthazar // 26.04.2013 à 10h47

          Juste par curiosité, vous répondiez à qui ?

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          • Stéphane Grimier // 26.04.2013 à 16h43

            Il s’agit de jducac.

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        • fc // 26.04.2013 à 10h58

          Bien vu, mais les 2 claques, ouai, si vous voulez, mais même au nerf de boeuf, vous ne le mettrez pas au lit ….

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        • jducac // 26.04.2013 à 12h09

          @ Stéphane Grimier Le 26 avril 2013 à 10h05

          Les ressources, elles sont là depuis le début.
          On les fout au chômage, et on les méprise, et on prend soin de leur donner tous les moyens de n’avoir aucune fierté, d’être des soumis.

          Ne pensez-vous pas qu’un peuple qui n’a plus ni capital moral, ni capital industriel à niveau et qui le ponctionne à qui mieux-mieux parce que c’était le seul moyen pour le pouvoir en place de se faire élire, est très mal en point, surtout quand en plus, il traîne une dette colossale ?

          Que peut on faire d’un capital humain assez ignorant en économie, sans capital matériel à lui faire exploiter, et sans réserves (autres que négatives) pour lui permettre de redémarrer ? Lui trouver de nouveaux maîtres capables d’investir à l’aide des réserves qu’ils se sont constituées en produisant plus que ce qu’ils consomment ou en puisant dans les richesses héritées dans leur sous sol et qu’ils n’ont pas consommées ?

          Alors il faut rechercher des acheteurs potentiels, en Chine, en Russie, dans les pays du Golfe, de nouveaux maîtres en quête d’esclaves ?

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    • Julian // 26.04.2013 à 10h27

      [Modéré]
      Et l’affaire ne date pas d’aujourd’hui. (On peut remonter aux Armagnacs et aux Bourguignons, et même à Jeanne la Pucelle !)

      Je crois me souvenir que c’est le cher Jacques Ellul qui déclarait dans les années 60 (de mémoire) :

      “Il y a chez les français une sourde aspiration à la servitude”.

      Cette aspiration est permanente chez les “zélites” qui ne cessent de se chercher maitres et modèles.

      Mentalité d’esclaves et de collabos. Et si nous pointions là le cœur du Mal français ?

      Cordialement. J.

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      • Gbalou // 26.04.2013 à 10h45

        Avril 2012: François Hollande, diplômé d’HEC et de l’ENA : “La France n’est pas le problème mais la solution !”. Je suis capable aussi de citer Nicolas Sarkozy !

        Enfin heureusement que nous ne sommes pas en guerre !

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      • Sylvain // 26.04.2013 à 10h52

        BA et Julian,

        Que ce doit être triste pour vous deux de vivre dans ce pauvre pays malsain peuplé de deumeurés masochistes… Je vous plains.

        Mais paut-être… Oui… Peut-être… je me prends à rêver… Peut-être nous montrerez-vous le chemin à suivre ! De grâce, aidez.nous !

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        • BA // 26.04.2013 à 11h01

          D’abord, virer tous les politiciens qui ont été ministres depuis mai 1974 jusqu’à aujourd’hui.

          Tous.

          Sans exception.

          Ensuite, commencer à reconstruire la France.

          Sortir de l’Union Européenne, sortir de l’OTAN, sortir de l’OMC.

          Retour au contrôle des frontières nationales, retour au contrôle de la monnaie nationale.

          D’abord, les premières mesures à prendre en urgence seront les suivantes :

          Sur le plan économique :

          l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

          une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

          l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

          le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

          le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

          le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

          http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

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          • Gbalou // 26.04.2013 à 11h29

            Sur le dernier point : le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

            Callaghan à Thatcher en 1979 : ” Il y a toujours des ouvriers dans les mines mais il n’y a plus de charbon !” Thatcher : “Et vous n’avez rien fait !”.

            Il faut effectivement donner aux ouvriers ou fils d’ouvriers les plus méritants accès aux grandes écoles pour éviter de dire n’importe quoi !…

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          • Baratribord // 28.04.2013 à 23h43

            Rejoindre l’upr en résumé ?

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    • chris06 // 26.04.2013 à 14h51

      Mentalité d’esclave.

      Mentalité de collabo.

      Admettons.

      Questions : esclave de qui? Collabo avec qui?

      Qui est cette puissance dominante qui nous maintient en esclavage, cet ennemi qui nous a envahi contre notre grès avec lequel nous collaborons?

      L’Allemagne? Les USA? La Chine? “Le monde de la finance”? Les zélites du système au pouvoir? Les terroristes? Ou alors, il n’y en a pas vraiment mais c’est cela qui nous déprime et c’est pour cela qu’il faut vite qu’on se trouve un ennemi? Ou alors, comme Krugman disait, il nous faudrait croire en une menace sérieuse, une invasion d’extraterrestres, pour qu’on sorte de cette dépression? Ou est ce l’humanité elle même qui est son propre ennemi? En fait il y a plein de réponses possibles, non?

      Si, vraiment, la France a cette mentalité d’esclave et de collabo, qui va être le nouveau De Gaulle qui va changer cela et avec quels alliés (parce que De Gaulle sans les rosbifs et les amerloques, je sais pas trop ce que cela aurait donné)?

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      • BA // 26.04.2013 à 16h00

        L’Allemagne.

        L’Allemagne impose une politique adaptée à l’Allemagne.

        Par exemple, l’Allemagne impose une politique monétaire adaptée à la démographie de l’Allemagne.

        Et les dirigeants français acceptent.

        Et les dirigeants français acceptent de subir cette politique adaptée à l’Allemagne.

        Entendons-nous bien : je ne critique pas l’Allemagne. L’Allemagne privilégie l’intérêt national de l’Allemagne. L’Allemagne joue son jeu. Et c’est légitime.

        Non, le problème, c’est que les dirigeants français croient que ce qui est bon pour l’Allemagne est bon pour la France.

        Le problème, c’est que les dirigeants français croient que la politique monétaire qui est parfaitement adaptée à l’Allemagne est parfaitement adaptée à la France.

        Et ça, c’est une erreur historique majeure.

        En clair :

        l’Allemagne et la France ne peuvent pas avoir la même monnaie.

        C’est ce que les années qui viennent vont nous montrer.

        Violemment.

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        • chris06 // 26.04.2013 à 16h42

          @BA,

          je sais pas, tu as peut être raison.

          Mais je pense quand même qu’il y a un point qu’il ne faut pas sous estimer c’est la complémentarité entre la France et l’Allemagne sur de nombreux aspects, ainsi qu’une certaine “vision du monde”, des valeurs, qui sont assez proches, ce qui nous donne une force indéniable quand on arrive a se mettre d’accord

          Mais bon, je sais pas s’il y a beaucoup de français qui se sentent esclaves de l’Allemagne. Ou collabos..

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          • BA // 26.04.2013 à 16h51

            Mais le problème ne se limite pas à l’alignement de la France sur l’Allemagne.

            L’Allemagne ne peut pas avoir la même monnaie que la Grèce non plus.

            Et l’Allemagne ne peut pas avoir la même monnaie que Chypre.

            Et l’Allemagne ne peut pas avoir la même monnaie que le Portugal.

            Etc, etc.

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          • Stéphane Grimier // 26.04.2013 à 17h14

            BA++

            Dire les choses telles qu’elles sont ne fait pas plaisir à ceux qui se croient vivre au dessus de la réalité, et pour eux, la terre est basse, très basse et ils vont avoir mal.

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          • balthazar // 26.04.2013 à 18h33

            Moi, ce qui me sidère, c’est quand je lis dans les journaux les politiques francais nous expliquer que notre situation, c’est la faute à l’allemagne. Alors maintenant, faut qu’elle paye ! Qu’elle augmente les salaires de ses travailleurs, que ceux ci achètent français, et vite, pour relancer notre économie.
            Question : comment peut on avoir un tel raisonnement ? on va forcer les allemands à rouler en renault clio fabriquée en turquie, au maroc ?? Ou en sandero fabriquée en roumanie ?
            C’est ça, la vision française d’une plus grande intégration européenne ? Mettre l’allemagne au pas. Leur dicter notre modèle économique. Bref plus d’europe, mais juste pour soumettre nos voisins. Le retour de Napoléon, quoi.
            Faut vraiment un coup de torchon pour avoir un peu d’air frais.

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      • Gbalou // 26.04.2013 à 16h51

        Réponses : Les petits hommes verts en provenance…d’Irlande, je crois, je ne suis pas sûr, désolé ! …

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  • Gbalou // 26.04.2013 à 07h35

    Bonjour,

    La France a un déficit commercial de 26 milliards vis-à-vis de la Chine. Elle a négocié hier avec la Chine, pour un rééquilibrage de sa balance commerciale. Elle ouvre son marché aux investissements chinois abandonnant toute forme de normes sociales comme environnementales.

    Dans le secteur du photovoltaïque alors que la recherche française est à la pointe, le premier producteur et exportateur est la Chine copiant notre technologie. Les PME françaises, allemandes et européennes n’ont pas su s’entendre et faire des économies d’échelle, dans une stratégie de conquête du marché chinois. Le marché de libre échange de la zone euro n’impose aucune normes sociales, environnementales et encore moins fiscales.

    A l’heure de la transition énergétique en Europe, la Chine a une place prépondérante sur le marché européen du photovoltaïque, un secteur d’avenir.

    Les “neuneus” européens comme il est dit souvent, doivent savoir que si l’euro disparait, la compétition entre les nations qui se diluaient en Europe risquent de s’intensifier. Faut-il comme l’Irlande baisser la fiscalité des entreprises pour attirer des capitaux ? Faudra-t-il un retour des barrières douanières pour que notre commerce soit plus intense ?

    Pour rappel, le nationalisme en Europe dans les années 30 a mené à la guerre…L’Europe a une histoire. A chacun d’entre nous d’avoir une histoire européenne et mondiale mais sommes-nous capables ? Manifestement, tout indique que non !…

    Merci.

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    • Gribouille // 26.04.2013 à 08h33

      L’Euro dilue la compétition entre nations !
      Fallait oser. L’Euro est un catalyseur de dumping fiscal et social. La monnaie unique incite les Etats à baisser ses taxes et ses salaires pour prendre des parts de marché à ses partenaires. En retour les membres de la zone Euro ne peuvent répondre par une dévaluation de la monnaie pour neutraliser la politique agressive de son voisin. C’est un cas typique de la théorie des jeux qu’on appelle, le dilemme du prisonnier, dont l’équilibre conduit à la pire des situations pour tous les acteurs. Ici le dumping fiscal, social, la déflation des salaires, et au final une croissance anémique avec du chômage de masse.
      C’est vrai, l’Europe c’est la paix !
      On rappellera qu’au 19e siècle on disait aux nations qui exigeaient leur indépendance qu’il fallait qu’ils choisissent entre la paix et la liberté. C’est à dire la paix sous la domination d’un grand empire, ou la guerre. En gros, soumets toi si tu veux vivre paisiblement.

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      • Tikehau // 26.04.2013 à 09h41

        L’Europe est en plus mal barrée par la politique de la BCE dont l’objectif majeur reste la lutte contre l’inflation afin de protéger la rente.

        Le chômage de masse, son pendant mécanique voulu, la contre-partie qui contient l’augmentation de la masse monétaire.

        Mais c’est oublier que les personnes sans emploi ne peuvent plus solliciter de crédits à la consommation alors que c’est ce crédit qui remplit les carnets de commandes des entreprises et fait la croissance.

        Un lien de 2010 qui développe mon post :
        http://www.actuchomage.org/Les-dossiers/la-lutte-contre-le-chomage-une-escroquerie-intellectuelle.html

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      • Gbalou // 26.04.2013 à 10h04

        Excusez-moi mais l’Europe dilue le sentiment nationaliste non la compétition économique qui est un facteur d’accroissement des richesses telle que la théorie des jeux dont vous faites mention le démontre.

        Cette même théorie des jeux, concernant le cas particulier de l’Irlande, montre clairement que sans une fiscalité favorable, l’Irlande ne peut pas faire LOYALEMENT concurrence avec des pays comme la France et l’Allemagne compte tenu de ses capacités de production.

        Le cas d’école le mieux expliqué dans ce cadre de la théorie des jeux est celui du secteur textile. Le plus grand concurrent de l’Irlande dans ce secteur est le Portugal ! Mais l’un et l’autre ne peuvent rivaliser avec la France ou l’Allemagne !!! Conclusion sur ce point : Le business du secteur textile à profiter à tous en Europe.

        Avant même la création de l’Euro des dispositifs par des pays comme l’Irlande et le Portugal permettaient de faire jouer la concurrence. Pour faciliter leurs échanges avec le marché unique, ces pays ont souhaité l’EURO !!!

        Il n’en reste pas moins qu’il y a des problèmes sur le niveau des salaires, de la fiscalité, sur les budgets…mais cher Gribouille, j’abonde dans votre sens; à ce rythme là de défiance contre les élites, la zone euro va éclater, l’une des raisons d’un manque démocratique. Vous et les peuples du “NON à l’EURO”peuvent se trompés !…Et demain le risque de guerre ne sera pas apparent ! Il faudra peut être 30 à 40 ans pour que les tensions se ravivent entre les pays dans une zone sans euro, pulvérisés par la concurrence des pays continents émergents !

        Si la zone euro est bancale, il faut la corriger et là est tout le problème, qui vient de refuser une Europe fédérale ? La France, pourquoi ? Le peuple français, gribouille, n’en veut pas ! [Modéré : Point Goodwin]

        .

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        • BA // 26.04.2013 à 10h18

          [Modéré]

          Moi, mon parti politique, il n’existe pas.

          Mon parti politique, c’est l’indépendance de la France.

          Et après, ET SEULEMENT APRES, on pourra reconstruire la France que les collabos ont détruite depuis 39 ans.

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          • Gbalou // 26.04.2013 à 10h28

            1 Nous ne sommes pas en guerre en Europe.

            2 Vous n’avez pas le monopole de désigner qui est ou pas “collabo” ! Qui êtes-vous pour juger ? Avez-vous fait la guerre de 40 ? (Si vous voulez, moi je suis le Pape !)

            3 La prospérité en France n’a jamais été aussi éclatante jusqu’à la crise de 2008.

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          • Julian // 26.04.2013 à 10h30

            BA, Nous serons au moins deux.
            Je vous suis complètement.

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          • BA // 26.04.2013 à 10h37

            Le 14 décembre 1965, lors d’un entretien avec Michel Droit, entre les deux tours de l’élection présidentielle, le général de Gaulle déclare :

            “Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant : “l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !” mais cela n’aboutit à rien, et cela ne signifie rien.”

            Une dernière citation :

            Le gaulliste Michel Debré raconte sa soirée du 27 avril 1969.

            Michel Debré apprend les résultats du référendum vers dix-neuf heures. Les Français ont voté « non » au référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat.

            Michel Debré sait que de Gaulle va démissionner de la présidence de la République. Il lui téléphone pour lui témoigner son soutien. Les deux vieux guerriers font le bilan. Les deux vieux résistants font le bilan. A la fin de leur dialogue, de Gaulle lui dit ces phrases :

            « Eh bien voilà, nous avons battu les Allemands ; nous avons écrasé Vichy ; nous avons empêché les communistes de prendre le pouvoir et l’O.A.S. de détruire la République. Nous n’avons pas pu apprendre à la bourgeoisie le sens national. »

            (Michel Debré, Entretiens avec le général de Gaulle, édition Albin Michel, page 207)

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          • BA // 26.04.2013 à 11h17

            Petit rappel historique :

            Nous vivons sous le régime de la Vème République.

            Or, le régime de la Vème République est apparu … grâce à un putsch militaire.

            Son nom de code : “Résurrection”.

            Sylvain, lisez le livre “Résurrection” , de Christophe Nick, édition Fayard, 835 pages.

            http://www.amazon.fr/R%C3%A9surrection-Naissance-R%C3%A9publique-dEtat-d%C3%A9mocratique/dp/2213601259/ref=la_B001K7NHHK_1_1?ie=UTF8&qid=1366967770&sr=1-1

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          • Baratribord // 28.04.2013 à 23h48

            Si, il existe, vous devez le savoir, c’est l’upr de F. Asselineau.

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        • dadone // 26.04.2013 à 10h53

          Excusez-moi mais l’Europe dilue le sentiment nationaliste non la compétition économique qui est un facteur d’accroissement des richesses telle que la théorie des jeux dont vous faites mention le démontre.

          C’est la plus grande escroquerie intellectuelle de tous les temps.
          Non la compétition n’est un facteur pas d’enrichissement oui la compétition est un facteur d’appauvrissement
          La compétition est fondamentalement Darwinienne, détruire l’autre pour s’accaparer des richesses de l’écosystème.
          Ce n’est ni plus moins qu’un nazisme “light”, nazisme qui était fondé sur la notion “d’espace vital” qui devait par la force, être accaparé par les peuples de “races supérieures”.
          La compétition économique est la pire des idéologies actuelle et elle se résume en une phrase
          Prolétaires de tous les pays, concurrencez-vous !

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          • Gbalou // 26.04.2013 à 11h13

            Allez à Mumbay et vous vous apercevrez que la misère décroit ! …Allez à Florange et vous verrez le chômage augmenter !…Comment donner du boulot à tous ?

            En multipliant les échanges…Il y a de quoi faire pour mettre en oeuvre un système de distribution de l’eau éfficient en Inde encore faut-il pouvoir en discuter et non rejeter des solutions innovantes tant sur le plan social, économique et écologique !…

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          • Macarel // 26.04.2013 à 23h17

            “Prolétaires de tous les pays, concurrencez-vous !” pour le plus grand profit de ceux qui vous exploitent.
            Car la compétition des canassons de base, génère de très beaux profits au sommet.
            Tout le monde n’est pas perdant, loin de là.

            Cela me rappelle ce poème de Victor Hugo:

            http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/depuis_six_mille_ans_la_guerre.html

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      • Stéphane Grimier // 26.04.2013 à 17h25

        L’europe a empeché les nations de se défendre contre le viol des profiteurs, des parasites, c’est tout.
        Viol il y a toujours, et plus que jamais d’ailleurs vu l’impunité des criminels.

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    • toutouadi // 26.04.2013 à 08h40

      Ce qui me dérange avec l’Europe c’est qu’au nom de la paix on justifie une guerre économique et sociale, comme hier on justifiait les guerres impérialistes au nom de la démocratie et avant-hier le colonialisme au nom de valeurs universelles. A croire que les infamies se camouflent toujours derrière de “bonnes raisons”.

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      • dadone // 26.04.2013 à 10h07

        Rien d’anormal à cela.
        Un général sans guerre et un général peu connu peu reconnu et le plus souvent oisif
        Transposé au monde économique un “capitaine d’industrie” sans guerre économique ne pourrait jamais prétendre aux émoluments pharaoniques que lui verse les multinationales, ceci explique cela…
        Une guerre économique a besoin de “champions” comme autrefois dans le monde Romain les généraux victorieux était porté en triomphe et devenait même parfois “Imperator”

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      • Macarel // 26.04.2013 à 22h46

        Le projet libéral basé sur une concurrence généralisée à la planète, a tué toute possibilité de constitution d’une Europe forte et solidaire.
        Le projet libéral se nourrit de la guerre de tous contre tous, et en particulier de la guerre économique de tous les 27 pays européens entre eux.
        De Maastricht au Traité de Lisbonne les libéraux ont fait en sorte que toute possibilité d’émergence d’une Europe forte, parce que solidaire soit rendue impossible.
        La menterie des socialistes sur la véritable nature du projet européen qui
        éclate aujourd’hui aux yeux de tous, est impardonnable.

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    • Adri // 27.04.2013 à 12h08

      @GBalou
      La lecture du blog de Jacques Sapir vous apportera beaucoup
      http://russeurope.hypotheses.org/

      En ce qui concerne les années 1930 et la guerre qui a suivi, lisez Karl Polanyi, La grande transformation, vous verrez que le système concurrentiel international y a énormément contribué.

      Ce qui est mobile met en concurrence ce qui ne l’est pas. C’est une fameuse propriété du commerce international. Les stratégies néomercantilistes pratiquées au niveau des pays aujourd’hui en excédent ne créent pas de richesse, elles en modifient la répartition, et sont à l’origine d’un effet dépressif sur l’économie mondiale.

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  • fabien775 // 26.04.2013 à 08h57

    Nous sommes dans le règne du chacun pour soi. La compétition est devenue la norme universelle avec en parallèle la paupérisation de plus en plus grande des peuples. Par quel miracle cette tendance pourrait s’inverser tant que les donneurs d’ordre ne sont pas impactés, bien au contraire. Les leçons du passé n’ont pas été retenues et le pire reste possible. Il y a peut-être des pourris bien installés dans leur bunker qui pourrait y trouver un intérêt en sachant parfaitement que ce modèle est arrivé au bout et que l’ inacceptable va commencer à se profiler.

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    • Letaulier // 26.04.2013 à 09h23

      “Nous sommes dans le règne du chacun pour soi”!

      C’est faux. Quand l’Irlande a rencontré des difficultés 27 pas sont venu à son secours alors que ce pays nous chie dans les bottes avec une concurrence fiscale déloyale?.
      Est-ce que tu connais une autre région du monde ou une autre époque où ce genre de solidarité a eu lieu?

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      • dadone // 26.04.2013 à 10h01

        C’est faux. C’est le système bancaire qui a été sauvé pas le pays qui aurait du faire défaut comme l’Islande.
        En effet, la mise en place d’un plan élaboré par l’Euroland, le FMI et trois pays non membres de la zone euros mais probablement très concernés par la faillite du système bancaire Irlandais : La Grande Bretagne , la Suède et le Danemark.
        Alors que la Grande Bretagne est peu concernée, voir hostile à l’euro, le gouvernement britannique “estime de notre intérêt national que l’économie de l’Irlande aille bien et que son système bancaire soit stable”, en raison des liens étroits entre les deux pays.

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        • ben // 26.04.2013 à 10h39

          Irlande – Islande, ça ne vous fait jamais réfléchir cette similitude syntaxique ?

          ça mérite une étude comparative pendant quelques années…. 😉

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      • Frank // 26.04.2013 à 10h13

        “Chacun pour soi” et “venu a son secours” sont des concepts trop vagues pour analyser la situation.
        Les plans de sauvetage ont ete decide par qui et ont beneficie a qui?

        On a sauve son secteur bancaire vérolé pour pas qu’il saute et maintenant on pressure le pays a mort parce que le tas de c*ns qui nous sert de dirigeant ne veut pas abandonner l’Euro et l’UE, point barre.

        Solidarite, mon oeil.

        Quant a la concurrence fiscale, il n’y avait qu’a pas les laisser rentrer dans une organisation tellement mal foutue (dont les peuples ne veulent plus) qu’il est impossible de s’entendre pour en faire quelque chose qui marche et empecher un de ses membres d’appliquer une politique pareille.

        A ce compte la mechants Allemands avec leur strategie de deflation salariale, mechants grecs qui ont truque leurs comptes , mechants Anglais et Luxembourgeois avec leurs places financieres demesurees, mechants pays latins qui font rien qu’a faire du deficit, bla bla bla…

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      • Fabrice // 26.04.2013 à 14h08

        encore une fois une affirmation non étayée le taulier, moi je dirais que c’est l’irlande qui s’est sabordé pour sauver certaines banques européennes, voici un reportage qui étaye mes propos :

        http://youtu.be/IhKxXc4mSuM

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        • fc // 26.04.2013 à 15h09

          Cool Fabrice,deja vu (pour mouaioi!!) et super reportage…pour le-taulier , j’ai cela

          http://www.youtube.com/watch?v=40-8wOTzQis

          il devrait comprendre, enfin j’espere pour lui.

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        • toutouadi // 26.04.2013 à 15h37

          Ha bin non !! Les affreux à l’hygiène douteuse et le couteau entre les dents… c’est nous !!! V’la t’y pas que les cravatés tellement propres sur eux veulent nous concurrencer !! Raaahhh Maudite soit la crise !! 😉

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        • BOURDEAUX // 26.04.2013 à 23h19

          Merci fabrice pour ce reportage bien foutu. Toutefois, vers la minute 32, Mr GURDGIEV tient des propos de collégien en prétendant que la dette de la BCE sur l’irlande pourrait être effacée sans conséquences, et que dans cette hypothèse, “personne ne doit prendre en charge les pertes de la BCE, l’argent a déjà été mis en circulation sans provoquer d’inflation, et en réduisant notre dette envers la BCE, nous n’allons pas faire marcher la planche à billets”.
          Mr GURDGIEV néglige un petit détail, c’est que 30 mds de pertes de créances pour la BCE, c’est plus du tiers de ses fonds propres, ça ferait désordre… Mais je trouve le reste du film bon.

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          • Fabrice // 27.04.2013 à 11h06

            Le reportage n’est pas parfait mais je l’apprécie car un reporter allemand (qui pourrait faire dans le facilité des stéréotypes) démontre que les pays sacrifient leur population à la sauvegarde du monde bancaire.

            Alors que tant d’autres occultes ce fait pour traiter les habitants de parasites, fainéants qui profitent du système en oubliant de recadrer la réalité des faits et de la vrai source de la situation.

            Après on peu dire beaucoup de choses sur l’attitude de compétition outrancière et fiscale mais on peut voir que, à part la France (?), tous les pays ont joué cette carte contre les pays voisins plus naïfs (?).

            On voit un jeu du “je te tiens tu me tiens” qui est complètement fou qui va nous plonger dans l’endettement alimenté par tous les acteurs économiques, dénoncer les citoyens c’est faire oublier les autres responsabilités pour maintenir un système qui ne se réforme pas.

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  • medomai // 26.04.2013 à 10h10

    Olivier, extra le premier dessin : Roar !

    Moi je me rappelle encore d’une émission TV type “Capital” où on vous vantait le “modèle espagnol”, super croissance, plein d’investissements immobiliers à super rendements, pensez donc tous ces retraités hyper riches qui vont venir finir leurs jours dans notre nouvelle californie etc etc. Je me souviens d’avoir pensé de façon quasi conditionnée : ben dis donc, y a vraiment que la France en queue de peloton…

    Dommage que je ne me souvienne plus l’année…

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  • Gbalou // 26.04.2013 à 10h54

    Allez expliquer à des gens que nous devons travailler en Chine ou en Irlande pour développer nos entreprises en France résume assez bien les difficultés en France et en Europe !…

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  • Macarel // 26.04.2013 à 12h52

    Pompidou l’avait rêvé, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, l’ont fait.

    http://www.youtube.com/watch?v=GNqHt1XWCX8

    http://www.dailymotion.com/video/xlct6z_g-pompidou-l-americanisation-de-la-france_news

    En 1967, Pompidou disait au français cela fait 50 ans que vous vivez à l’abri de vos frontières en pères peinards: mes chers amis c’est fini. Peinards ? Avec deux guerres mondiales à la clé ?
    Mais il est vrai c’était dû à notre nationalisme chauvin et à notre manque d’ouverture au doux commerce.

    Cela fait maintenant 45 ans que nous vivons dans une économie ouverte aux grands vents du large. Et que de douceurs, dues au libre échange! C’est la paix perpétuelle chère à Kant.

    Bilan: nous ne sommes pas assez compétitifs et 1000 chômeurs s’inscrivent au chômage chaque jour.

    Faut donc nous ramener au niveau de vie des émergents, c’est ce à quoi s’emploie l’Europe merkellienne. Merkel qui a dit l’Europe 8% de la population mondiale, 25% du PIB, 50% de dépenses sociales. La messe est dite, c’est dans le gras social qu’il faut taper pour que nous devenions compétitifs avec les BRICs…
    Finalement le mode de vie frugal, bon pour la planète, nous allons l’avoir grâce au libéralisme et à la globalisation: trop de gens dans la classe moyenne en Europe. Mais c’est en train de changer heureusement !
    L’Europe, la mondialisation c’est pour en finir avec la fainéantise légendaire du populo, dont la pente naturelle est de se vautrer dans l’assistanat, au lieu d’entreprendre.
    Tel est en tout cas le point de vue des élites qui nous gouvernent.

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    • BA // 26.04.2013 à 13h33

      L’idéologie du président Pompidou est écrite dans les traités européens.

      Le traité de Lisbonne est libre-échangiste.

      L’article 206 grave dans le marbre le libre-échange mondial :

      « Par l’établissement d’une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l’Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres. »

      http://consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655.fr08.pdf

      Cet article était présent, mot pour mot, dans le Traité établissant une constitution pour l’Europe de 2005.

      Mais quel est le résultat, 40 ans après ?

      Quel est le résultat de la suppression des taxes douanières ?

      Quel est le résultat de cette idéologie du libre-échange mondial ?

      Mettre en concurrence directe l’ouvrier français et l’ouvrier chinois : quel est le résultat, aujourd’hui, 40 ans après cette déclaration de Pompidou ?

      Quel est le résultat concret, pour l’ouvrier français ?

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      • Macarel // 26.04.2013 à 23h27

        Résultat concret pour l’ouvrier français, on le voit tous les jours avec les usines qui ferment. Ou les lois comme l’ANI passé en procédure accélérée par le gouvernement de gauche, ou encore le refus de l’amnistie sociale pour ceux qui ont manifesté de façon certes un peu véhémente, mais pour que soient sauvegardés leurs emplois.

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    • dadone // 26.04.2013 à 13h55

      @Macarel
      Alors là bravo, cette vidéo est un véritable collector.
      Un hymne à la concurrence, le tous contre tous, prolétaire de tous les pays concurrencez vous !
      Les hommes “doivent vivre désormais dans la préoccupation permanente”
      il s’agit de dire “qu’il seront toujours menacé par la concurrence”
      C’est la loi de la concurrence !
      Nous serons donc en risque permanent !
      Cela à au moins le mérite d’être claire et sans langue de bois.
      Pompidou n’avait pas du voir venir la concurrence de la Chine pour sortir de telles âneries qui sont malheureusement toujours d’actualités
      Plus personne n’oserait dire une chose pareille, cela est remplacé par il faut :
      “être plus compétitif”,
      “L’innovation doit être cœur de notre stratégie économique”
      “Il faut flexibiliser le travail”

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      • chris06 // 26.04.2013 à 16h25

        @Dadone,

        “être plus compétitif”

        Si les USA, la Chine, la Russie, l’Inde, l’Allemagne, le Royaume Uni, le Japon disent tous il nous faut être plus compétitifs tandis que la France dit il nous faut être moins compétitifs, ça nous mène où?

        Je veux bien qu’on se dise tous qu’il faut être plus coopératifs et cela serait sans doute mieux mais je vois pas trop comment faire vu les écarts de consommation de ressources par capita entre toutes ces nations?

        Vous savez bien ce que les chinois ou les indiens vous répondront si vous leur demandez d’arrêter la course aux ressources? D’accord, mais qu’une fois qu’on vous aura rattrapé!

        La compétition entre nations (ou tribus il y a plus longtemps) existe bel et bien, elle est celle pour avoir la plus grande part possible du gâteau. On peut le déplorer mais ça fait longtemps que ça dure, depuis qu’on s’est sédentarisé et qu’on a colonisé la planète et crû la population de manière exponentielle.

        Si la taille du gâteau va en diminuant, on peut croire que la la compétition va s’arrêter (ça m’étonnerait) ou qu’au contraire elle deviendra encore plus féroce.

        De toutes façons, il faudra bien qu’on colonise l’espace, qu’on apprenne a mieux recycler et exploiter les ressources du système solaire car sinon on se fera coloniser et exterminer un jour, soit par nous mêmes, soit par une autre espèce intelligente et colonisatrice venue d’ailleurs.

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        • toutouadi // 26.04.2013 à 17h10

          “Si les USA, la Chine, la Russie, l’Inde, l’Allemagne, le Royaume Uni, le Japon disent tous il nous faut être plus compétitifs tandis que la France dit il nous faut être moins compétitifs, ça nous mène où?”

          D’ou la nécessité d’une régulation (constitution) supra-nationale et d’une autonomie de financement (crédits socialisés) qui ne seront possibles qu’avec l’effondrement de la propriété privée (rentiers finançeurs de l’économie globale) et de tout le système monétaire.

          Utopie ? Surement pas… Dans cette âpre lutte pour la dignité humaine nos principaux alliés sont la cupidité et les banques… (bin oui !! Faut bien reconnaître que coté forces sociales c’est pas vraiment la grande forme)

          Moi aussi j’aime mon banquier et de plus en plus !! 🙂

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        • dadone // 26.04.2013 à 17h25

          Si les USA, la Chine, la Russie, l’Inde, l’Allemagne, le Royaume Uni, le Japon disent tous il nous faut être plus compétitifs tandis que la France dit il nous faut être moins compétitifs, ça nous mène où?

          Nul part, j’en conviens.
          Le système va s’effondrer, il sera alors temps de le repenser en terme de collaboration au moins au niveau continental, sinon les mêmes causes reproduiront les mêmes effets.
          Je rappelle que le système c’est effondré par trois fois, première guerre mondiale, crise de 29, seconde guerre mondiale. Ce sera la quatrième, cela commence à faire beaucoup…

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        • dadone // 26.04.2013 à 17h42

          De toutes façons, il faudra bien qu’on colonise l’espace, qu’on apprenne a mieux recycler et exploiter les ressources du système solaire car sinon on se fera coloniser et exterminer un jour, soit par nous mêmes, soit par une autre espèce intelligente et colonisatrice venue d’ailleurs.

          La où vous plaisantez ou vous êtes dans le délire…

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          • Macarel // 26.04.2013 à 19h24

            Ce doit être un libéral, fan des NBICs

            http://reflets.info/transhumanisme-nbic-un-monde-sans-humains/

            Le genre de délire que propageait Madelin il n’y a pas si longtemps.
            Du genre avec les NBICs, l’homme de 1000 ans est à la portée, les parents pourront se faire garantir leurs bébés améliorés pour 300 ans, etc …
            Nous allons terraformer Mars, coloniser l’espace. l’hyper croissance à partir de 2020 !!!

            http://www.youtube.com/watch?v=sJBG5lOspMI (vers la minute 8)

            En tout cas, j’espère que nous ne tomberons pas sur une espèce prédatrice dans notre genre et technologiquement plus avancée, car on passerait un mauvais quart d’heure. 🙁

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          • step // 27.04.2013 à 12h04

            logiquement si la société extraterrestre hypothétique est socialement plus harmonieuse, elle évitera tout contact avec nous, nous jugeant bien trop violents. De plus comme c’est eux qui nous auront trouvé, ils n’ont rien à apprendre de nous scientifiquement.
            Si contact il y a entre nous et des extraterrestres, il est peu probable qu’elle soit pacifique et bien intentionnée, ou alors ce serait l’effet d’un double contact (un invasif qui nous tombe sur le dos, et un déjà en conflit contre lui qui envisage de se servir de nous pour taper sur le premier).

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        • raloul // 29.04.2013 à 08h15

          Bonjour!

          Je n’adhère pas à la théorie qui veut que la compétition et l’élimination de l’advesaire soient érigées en forces primordiales qui animeraient l’homme “à partir de la sédentarisation”, selon vos termes.

          Comment pensez-vous que les premières cités, les civilisations antiques et préhistoriques aient pu être érigées sur un tel axiome? N’y a-t-il vraiment pas une force plus grande qui anime l’homme, sans vouloir entrer forcément dans le domaine spirituel ou religieux?

          Quant à l’idée d’une race extraterrestre qui aurait les mêmes tares que l’humanité actuelle, il s’agit d’une projection de très mauvais goût et peu réfléchie selon moi. En effet, la supposition d’une race extraterrestre capable de venir jusqu’ici implique que les préoccupations guerrières que vous prêtez à la nature humaine auront été dépassées et maîtrisées, gérées ou oubliées par cette race depuis longtemps (vu les durées impliquées par le voyage spatial), sans aucun doute possible à mon avis.

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    • toutouadi // 26.04.2013 à 14h37

      Tout un courant de pensé qui aujourd’hui s’avère être totalement mortifère…

      – Exacerbation de la compétition et son cortège de chômage et de dumping social.
      – Abandon du financement souverain socialisé au profit d’un financement souverain privatisé et son cortège d’endettement.

      Bref un hymne convulsif à la propriété privée.

      Propriété privée tellement grasse et obèse, aujourd’hui, qu’elle en est à se noyer dans ses propre étrons (étrons libres, bien sûr… 😉 )

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      • dadone // 26.04.2013 à 15h34

        Un hymne surtout à la prédation individuelle au détriment du collectif.

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    • Gbalou // 26.04.2013 à 14h50

      Pompidou : “Le rôle du gouvernement n’est pas d’inviter les gens à la paresse”. Qui paye les retraites aujourd’hui ?

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      • toutouadi // 26.04.2013 à 15h56

        Etant donné que la somme des 11 patrimoines les plus importants de France est équivalent au patrimoine des 20 000 000 des plus démunis … Cette question de payement de retraite et de paresse des salariés (Houla la !! Surtout pas celles des rentiers) est plutôt incongrue !!

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        • chris06 // 26.04.2013 à 17h38

          @toutouadi,

          ce qui compte pour l’avenir ce n’est pas la valeur des patrimoines mais la quantité de ressources consommées.

          Les 11 plus fortunés de France ne consomment pas autant de ressources que les 20 millions les plus pauvres, dieu soit loué! Je sais pas combien Bernard Arnault consomme de pétrole, eau, sols fertiles, minéraux, bouffe, etc… mettons 1000 fois plus que ce que consomme en moyenne l’un des ces 20 millions, il est clair que si vous répartissiez la consommation de ressources de 11 B.Arnault c’est à dire l’équivallent de 11 000 personnes entre les 20 millions plus pauvres, ces 20 millions n’en auront pas beaucoup plus pour vivre.

          Vous faites des erreurs de raisonnement car vous attribuez à l’argent, aux patrimoines des grandes fortunes, une correspondance physique, or ce n’est pas du tout le cas.

          Je veux bien qu’on parle d’une répartition plus équitable mais de grâce, parlons de la répartition qui compte vraiment, celle des ressources essentielles à la survie, pas des zéros sur un compte en banque ou en actions de telle ou telle société ou je ne sais quelle valeur patrimoniale qui ne correspond à rien dans le monde physique.

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          • dadone // 26.04.2013 à 17h46

            Oui, mais les intérêts payés à ces personnes eux sont réels,et asphyxie de jour en jour l’économie pour finalement arriver à un système où seules les riches font tourner l’économie, c’est the rich and the rest

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          • BOURDEAUX // 26.04.2013 à 23h05

            d’accord avec vous sur le fond, chris 06. Je dévie un peu, mais je soumets toutefois à votre examen cette perle pêchée dans les eaux éditoriales du point cette semaine, sous la plume de pierre-antoine DELHOMMAIS :
            « …personne n’a prêté attention à cette annonce faite début Avril par le patron de la banque mondiale, Jim yong kim. En 1990 , 43% des habitants de la planète vivaient avec moins de 1.25 dollar par jour, en 2010 ils n’étaient plus que 21 %. En 20 ans le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est tombé de 1.9 md à 1.3 md alors que la population mondiale bondissait dans le même temps de 5.3 à 6.9 mds.” ( attention, là ça devient burlesque 🙂 “Bien sûr on peut toujours faire la fine bouche. Signaler par exemple qu’en prenant un seuil à 2 dollars par jour on compte toujours près de 2.5 milliards de personnes absolument pauvres, soit 43 % de la population de la planète. Souligner aussi que la baisse de la pauvreté est en trompe l’œil puisqu’elle est surtout le fait de l’asie du sud et en particulier de la chine… »
            et un peu plus loin dans l’article, bien sûr le plaidoyer pour « accroître la libéralisation des échanges » envers laquelle, c’est certain, les crevards à 2 dollars par jours tremblent de gratitude pour cette colossale augmentation de leur pouvoir d’achat…
            Oui c’est vrai qu’on va pas faire la fine bouche si les 43 % de crevards le sont restés mais qu’en bossant à l’usine ils crèvent un peu moins vite

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      • Macarel // 26.04.2013 à 23h38

        Dans tous les systèmes – répartition ou capitalisation- ce sont les actifs qui payent les retraites.
        Différence dans le système par répartition ce sont les actifs nationaux, dans le système par capitalisation ce sont les actifs d’un peu partout qui payent pour les retraités américains en Floride par exemple.
        Mais vous aurez beau faire, beau dire ce sont toujours des jeunes qui payent pour des vieux.
        Mais comme dans le libéralisme, le “droit à la paresse” n’est pas autorisé, supprimons les retraites. c’est d’ailleurs à cela que s’emploie les libéraux depuis quelques décennies.
        Mourir au travail, il n’y a pas de sort plus enviable, n’est-ce pas ?

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      • step // 27.04.2013 à 12h37

        c’est bien vrai, que des faignants tous ces retraités, ces chômeurs, ces gamins de moins de 15 ans qu’on peut même pas mettre en esclavage a aligner des briques, et pire qu’on doit livrer pieds et poings liés à des faignants d’instituteur gauchistes qui leur apprennent en plus des trucs inutiles comme l’histoire, la littérature et la philosophie…

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  • Gbalou // 26.04.2013 à 14h28

    L’Irlande tient à conforter sa réputation de bon élève des pays sous assistance financière. Dublin a en effet réduit son déficit public plus fortement que prévu l’an dernier à 7,6% du PIB contre 13,4% en 2011, selon des statistiques publiées par l’Office central des statistiques (CSO) irlandais. Cette annonce est une bonne nouvelle pour le pays qui veut retrouver son autonomie financière en sortant du plan d’aide accordé fin 2010 par l’Union Européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds Monétaire International.

    “Je suis ravi d’annoncer qu’aujourd’hui l’Irlande est parvenue à une conclusion dans ses discussions avec la Banque centrale européenne, qui honore notre engagement de mettre en place un arrangement plus juste et viable”, a déclaré le Premier ministre Enda Kenny devant les députés. C’est une “étape historique sur le chemin du redressement économique” qui “sécurise la situation financière future de l’Etat, tout en réduisant le fardeau pour les contribuables irlandais”, a poursuivi M. Kenny.

    Est-ce que l’Irlande a profité du marché européen ? Voir le graphique “Evolution du PIB déflaté entre 1960 et 2012 Olivier Berruyer. Mais pour répondre précisément à la question, l’évolution du PIB par habitant (Parité en pouvoir d’achat en $ constant) qui n’a pas été publié ici, nous indique clairement que les irlandais se sont enrichis depuis leur entrée dans l’union Européenne en 1973.

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  • dadone // 26.04.2013 à 15h42

    L’Irlande c’est :
    « C’est l’Europe du dumping fiscal où l’on aide un pays comme l’Irlande en faillite totale en le laissant continuer à avoir comme « business model » de faire payer le moins d’impôts possibles aux entreprises qui évidemment installent leurs sièges sociaux là-bas, font leur bénéfices partout, font de « l’optimisation » fiscale en volant tous les autres peuples. Les peuples d’Europe paient pour que l’Irlande ne fasse pas payer d’impôt aux entreprises ».
    Charles Sannat dans le Contrarien Matin n°181 du 13 mars 2013.

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    • Gbalou // 26.04.2013 à 16h38

      Alors si vous êtes pénible, embêtant, irritant, ou agaçant, si vous avez un esprit chagrin, si vous êtes sceptique ET que vous ne gobez pas le prêt-à-penser alors, vous êtes un «Contrarien». Moi, comme Descartes :”Je pense donc je suis !”.

      Sans le “…ET que vous ne gobez pas le prêt-à-penser” chez les «Contrarien» que reste-t-il ?

      A Dublin, en ce moment, les irlandais recommencent à faire la fête !…

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      • Calz // 26.04.2013 à 17h53

        Ils font la fête jusqu’à la prochaine gueule de bois. Santé !

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  • kertugal // 26.04.2013 à 17h22

    Michael D Higgins est irlandais. Michael D Higgins est sociologue et poète. Il est aussi de longue date impliqué dans la politique de son pays, plutôt à gauche d’ailleurs. Aujourd’hui, Michael D Higgins est le Président de la République d’Irlande. A la tête de la présidence tournante de l’UE, l’Irlande a présenté devant le parlement européen sa vision de l’évolution des institutions européennes en la personne de Michael D Higgins. Aucun sujet n’y est éludé, la gouvernance et les modèles économiques erratiques, l’indigence des politiques européennes et même les plus sensible en termes de fiscalité et d’investissements étrangers en Irlande :

    http://youtu.be/-PFu1Vj2_GY (par soucis de concision vous pouvez démarrer à 19’45”)

    http://www.irishtimes.com/news/politics/the-president-has-momentously-said-the-unsayable-about-our-economy-1.1364716

    Un nouveau plan d’action imposé par la troika au gouvernement irlandais le 18 avril dernier prévoit la mise sous observation des détenteurs de compte dans le rouge par l’entremise des banques avec les conséquences suivantes (le those ci-dessous concerne aussi ben un individu qu’un ménage avec enfants) :

    “That could force those in mortgage trouble to give up their cars, private health insurance and holidays and feed themselves on 8 euros (£6.80) a day.”

    http://www.bbc.co.uk/news/business-22200429

    Le bout du tunnel n’est toujours pas en vue cependant que les langues se délient…

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  • juni palacio // 26.04.2013 à 18h05

    Il serait quand même temps de rappeler quelques vérités toutes simples. Jamais la France de toute son histoire n’a été aussi prospère qu’aujourd’hui. Revenons quand même aux années 50, on était 4 fois plus pauvre mais on était si bien.
    Est-ce la faute de l’Irlande si le chômage de masse perdure en France depuis 40 ans ?
    Est-ce la faute de l’Irlande si nous maltraitons nos universités en leur consacrant des budgets ridicules depuis toujours ?
    Est-ce la faute de l’Irlande si nous sommes incapables de gérer correctement notre assurance maladie en déficit chronique depuis des décennies alors que nous sommes le 3ème pays au monde à y consacrer autant d’argent ?
    Est-ce la faute de l’Irlande si nous avons une organisation administrative ridiculement complexe et coûteuse ?
    Est-ce la faute de l’irlande si nos écoles éduquent si mal nos élèves et avec autant de pognon dépensé ?
    Est-ce la faute de l’Irlande si nous avons un patronat aussi stupide et des syndicats aussi dogmatiques ou l’inverse, le tout donnant un dialogue social degré 0?
    Est-ce la faute de l’Irlande si les 35 caisses de retraite obligatoire coûtent 6 milliards d’euros par an en frais de fonctionnement
    Est-ce la faute de l’Irlande si l’immobilier atteint des prix déments dans notre pays avec la complicité active d’une partie de la population contre l’autre..

    J’en ai des pages à votre service et de la même veine..

    Les grands discours ‘mondialisation” “nation” et autres blabla ne remplaceront jamais une analyse claire et lucide de notre situation actuelle.

    De l’humilité, de la bonne foi, du dialogue, le sens des réalités voilà ce qui nous manque !

    Pour finir, ont collaboré beaucoup qu’on n’attendait pas et inversement….

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    • jducac // 26.04.2013 à 20h31

      @ juni palacio Le 26 avril 2013 à 18h05

      Il serait quand même temps de rappeler quelques vérités toutes simples. Jamais la France de toute son histoire n’a été aussi prospère qu’aujourd’hui.

      Quel sens donnez-vous donc au mot « prospère » ?

      http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/prosperer/

      Quand seuls le chômage et l’appauvrissement prospèrent, je me demande comment le pays peut prospérer autrement que dans le désespoir.

      Revenons quand même aux années 50, on était 4 fois plus pauvre mais on était si bien.

      Par contre, je veux bien vous suivre dans votre appréciation des années 50. J’avais 20 ans et vivais heureux comme la plupart des gens à cette époque alors que pourtant nous travaillions 40 heures par semaine, parfois 45 avec les heures sup. Il fallait 20 mois de salaire d’ouvrier débutant avec un CAP pour acheter une bonne 4CV Renault d’occasion. A l’époque, le recours à l’endettement bancaire n’était pas la norme, ni pour les individus ni pour l’Etat.

      On restreignait ses dépenses, donc sa consommation, pendant des mois et des années pour pouvoir s’offrir ce dont on rêvait. On travaillait beaucoup et on consommait peu. Il n’y avait pas de TV, pas de téléphone, pas d’internet, pas de vacances sauf pour aller garder les chèvres chez les grands parents, pas de resto, 2 ans de service militaire pratiquement sans rémunération etc…etc…

      En effet, on savait à l’époque, que pour prospérer et s’enrichir, ce qui alors n’était pas honteux, il s’agissait d’être plus actif dans le travail que dans la consommation. Nos dirigeants politiques actuels n’ont jamais du apprendre cela.

      On savait jouir de la vie en sachant se retenir, ce que 68 a mis à bas avec des slogans ravageurs tels que « jouissons sans entrave » (pas seulement adopté au plan sexuel) ou encore « il est interdit d’interdire » ce qui a ouvert la porte aux dérives les plus irresponsables, dont il faut solder les comptes aujourd’hui.

      Alors comme on ne s’interdit plus rien, cela ne gène pas certains personnages politiques d’annoncer hier encore « les dettes on ne les remboursera pas…… ». Heureusement on prévoit, après les avoir abandonnées depuis 40 ans, de réintroduire des leçons de morale laïque à l’école primaire….

      Quelle morale doit-on tirer de l’histoire des 40 dernières années de la France (1968-2008) ?

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  • dadone // 26.04.2013 à 18h22

    Revenons quand même aux années 50, on était 4 fois plus pauvre mais on était si bien

    Vous délirez ou quoi ?
    Les années cinquante je le rappelle c’est 5 à 15 ans après l’effondrement complet d’un continent : plus d’usines, plus de ponts, plus de routes , plus rien,…
    Alors à comparer ce qui n’est pas comparable, on frise le ridicule absolu.
    Maintenant comparons, la situation actuelle avec celle des années 1970.
    Endettement de l’état faible vs aujourd’hui astronomique
    Accession à la propriété : possible pour la grande majorité, aujourd’hui impossible dans les centres villes économiquement dynamique (la où il y a du travail) pour les primo accédants
    Chômage faible vs chômage très élevé.
    Taux de pauvreté faible vs élevé
    Inégalité des revenus faibles vs élevé
    Il est OU le progrès ?

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    • juni palacio // 26.04.2013 à 19h59

      @dadone

      Vous faites bien de parler des années 70. décennie du commencement de tous nos problèmes. c’est aussi là que la France a commencé à être gérée à la petite semaine.

      Commençons par les erreurs factuels (c’est joli de crier au “ridicule” mais il faut appuyer ses dires sinon on risque de passer soi-même pour ridicule :

      – 2/3 des logements manquaient du confort élémentaire dans les années 70 contre moins de 5 % aujourd’hui
      – « Taux de pauvreté faible vs élevé »
      La pauvreté a baissé des années 1970 au milieu des années 1990. Elle est ensuite restée plutôt stable jusqu’au début des années 2000. http://www.inegalites.fr/spip.php?article270

      – « Inégalité des revenus faibles vs élevé »
      les inégalités de revenus en France sont globalement stables depuis 30 ans et largement en baisse par rapport aux années 1970 http://www.les-crises.fr/inegalites-revenus-france-4/

      – La part des propriétaires occupants dans l’ensemble des résidences principales n’a jamais cessé d’augmenter depuis 1970. elle est passée de 45 à 56%.

      – Pour ce qui est du chômage. La plus longue progression du chômage que l’on ait connu a commencé au milieu des années 70 pour ne s’inverser qu’une douzaine d’années plus tard.

      – idem pour l’endettement public , le processus cumulatif de la dette publique a commencé à la même période.

      Pour revenir au fond, mon propos était simplement qu’on devait s’occuper d’abord de régler les innombrables problèmes franco-français avant d’accuser le reste du monde de nos malheurs..

      Cela dit, je ne nie absolument pas les dimensions internationales de nos problèmes. mais si nous commencions par mettre de l’ordre dans notre maison, notre voix ne serait que plus audible et crédible à l’extérieur

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    • Macarel // 26.04.2013 à 23h23

      Le progrès il est dans l’augmentation des inégalités…
      Dans l’explosion de la richesse de quelques uns, aux détriment de tous les autres.

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  • dadone // 26.04.2013 à 20h43

    Pour revenir au fond, mon propos était simplement qu’on devait s’occuper d’abord de régler les innombrables problèmes franco-français avant d’accuser le reste du monde de nos malheurs..

    Il n’y a pas de problèmes franco français, il y a une guerre économique qui demandera toujours plus d’efforts jusqu’à épuisement complet des nations. D’ailleurs on y arrive en Grèce, en Espagne, au Portugal…
    C’est le principe même de la guerre.
    Donnez moi une seule réforme que vous préconisez pour la France et je vous dirais la réaction immédiate de vos concurrents pour, soit faire de même, soit faire encore plus…le processus est sans fin
    Si vous ne comprenez pas cela je ne peux rien pour vous…

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    • juni palacio // 26.04.2013 à 21h23

      La réforme de l’enseignement par exemple vers plus de qualité . Il est à craindre en effet que les autres pays ne nous emboîtent le pas. Quel drame cela serait !
      Une matière en particulier pour combler les lacune de certains : Le raisonnement logique

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    • Gbalou // 26.04.2013 à 22h25

      L’économie se veut être une science. Son existence nécessite une démarche scientifique. Si l’Europe du Sud est synonyme d’austérité, elle n’en reste pas moins un projet. Il y a des doutes pour le réussir. L’Euro est un combat difficile. Marseille, capitale européenne de la culture doit comme en 1945 être reconstruite: le climat des années 2030 est déjà prévisible…et l’Inde vise à devenir la première puissance mondiale devant la Chine d’ici la fin du siècle.

      Un nouveau monde se construit. La France ne peut pas être claquemurée dans ses frontières. Les jeunes français aujourd’hui en capacité d’entreprendre ou qui cherchent du travail ne peuvent se résoudre à l’espace limité que voudraient leur imposer une minorité…de retraités payés par leurs charges et leurs impôts.

      Avoir une démarche scientifique n’est pas de dire que l’ouvrier est en partie responsable du dérèglement climatique parce qu’il a travaillé dans une mine en Lorraine !…

      Le débat économique n’a que pour objectif d’améliorer le sort de chacun, de vouloir le bonheur de tous. Les enjeux économiques sont mondiaux. Rien ne se fait ici sans avoir des conséquences là.

      La zone euro est en construction. Le peuple français aujourd’hui demande un nouveau De Gaulle ou Churchill sachant si besoin est, parler en allemand !!!

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  • Marcus // 26.04.2013 à 21h59

    Je suis vos conversations intéressantes.
    Il faut bien faire attention à ce que l’on entend dans le mot “progrès”.
    Bien sûr en 2 siècles il y a eu sur le plan matériel des progrès considérables avec parfois des reculs, mais globalement on a un confort inégalé dans l’histoire de l’humanité.

    Par contre, si l’on parle de progrès de l’humain, de sa “bonté”, de ce qu’on appelle aujourd’hui du “vivre ensemble”, je ne sais pas s’il y a eu le moindre progrès …
    Est-on plus heureux aujourd’hui qu’il y a 2 siècles ? On vit plus vieux, c’est indéniable, mais pour le reste, ce qui fait l’essentiel de la vie … je suis dubitatif.

    Bon WE à tous et à toutes.
    Marc

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  • Macarel // 26.04.2013 à 22h27

    Je reviens sur le texte de l’interview de Pompidou de juin 1967:

    Le problème de la concurrence à l’intérieur du marché commun est un problème sérieux, est un problème grave.
    Seulement ce que je souhaiterais aujourd’hui, c’est que ceux qui s’adressent comme vous-même, qui s’adressent aux industriels, aux commerçants, à ceux qui dirigent l’économie, au lieu de leur dire ça va mal, et c’est la faute au gouvernement, leur disent: “vous avez pendant 50 ans vécus à l’abri de protections inadmissibles. Pendant 50 ans vous étiez tranquilles, chacun produisait sa petite affaire sans savoir à quel prix de revient, et la vendait tranquillement avec son petit bénéfice. Il y avait de bonnes frontières douanières. Il n’y avait aucune concurrence, et le client français était traité comme un client qui était obligé de payer ce qu’on lui donnait au prix que l’on demandait.
    Nous vivrons, et l’économie française, et les industriels, et les commerçants français, doivent vivre désormais dans la préoccupation permanente.
    Il s’agit de se dire qu’ils sont toujours menacés, qu’il faut toujours qu’ils fassent mieux, qu’il faut toujours qu’ils produisent à meilleurs coût, qu’ils vendent la meilleure marchandise à meilleur prix. C’est ça la loi de la concurrence et la seule raison d’être du libéralisme. Si ce n’est pas ça je ne vois pas pourquoi on se livrerait à ce genre de spéculation, on prendrait tous ces risques et tous ces dangers. Nous serons donc en risque permanent, et le gouvernement en est parfaitement conscient, son rôle est de diminuer ces risques parfois, mais son rôle n’est certainement pas d’inviter les gens à la paresse en leur créant de nouvelles protections.

    Ce petit texte est court, mais il contient toute la “philosophie” des libéraux. La concurrence est l’élément central, elle doit vous empêcher d’être tranquille, vous faire vivre dans le risque permanent, dans la préoccupation permanente, aucune protection n’est admissible, vous devez produire à moindre coût. Mais à l’époque la concurrence se faisait dans le cadre d’un marché commun comprenant la RFA, le Benelux, la France et l’Italie: non vingt sept pays aux niveaux de vie très hétérogènes, et encore moins avec tous les pays de la planète, comme c’est le cas aujourd’hui.
    Au moins, ce n’est pas de la langue de bois. le projet libéral des élites est de plonger tout le monde dans l’inquiétude, l’insécurité la plus totale. La guerre entre Etats qui existait au temps où “l’on était tranquille derrière de bonnes frontières”, a été remplacée par la guerre de tous contre tous: c’est excellent pour les affaires. Certes on constate après plus de quarante cinq ans de cette médecine que les gens sont de plus en plus stressé, souffrent de maladies dues au surmenage, que la moitié des couples divorcent (ironie de l’histoire une société déboussolée en vient à une quasi guerre civile entre les pour et les contre le “mariage pour tous”). Mais cela aussi est excellent pour le système, excellent pour l’industrie pharmaceutique qui n’a jamais vendu autant d’antidépresseurs, pour les avocats, les agents immobiliers, et autres praticiens et conseils. Sauf qu’à force d’être sommé d’être toujours plus compétitif, le prolétaire n’a plus d’argent à dépenser parce que les salaires deviennent étiques, ou qu’il se retrouve carrément chômeur. Le client français se voit contraint d’acheter des produits chinois low cost, contribuant ainsi à la désindustrialisation de son pays, au développement du chômage et à l’explosion subséquente des déficits en tout genre.
    Mais comme “toute protection est inadmissible” cette spirale déflationniste ne peut que se prolonger jusqu’au terme final qui sera la banqueroute du pays. .

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    • Gbalou // 26.04.2013 à 22h42

      Dans une course de 100 mètres, il y a toujours un vainqueur ! La course est encadrée et respecte des règles. C’est le jeu de la concurrence !

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      • Macarel // 26.04.2013 à 22h59

        La concurrence entre des pays aux fiscalités très hétérogènes, aux systèmes sociaux non moins hétérogènes, bref aux niveaux de vie sans commune mesure ne peut être loyale.
        Une telle concurrence ne peut que provoquer le chaos dans les sociétés dans lesquelles elle provoque un violent nivellement par le bas et une explosion du chômage. Le libéraux dogmatiques, sont des apprentis sorciers, qui devront rendre des comptes devant l’histoire.
        Les dés sont pipés, lorsque certains courent avec des semelles de plomb, et les autres sans.
        Dans ce cas les règles ne veulent rien dire.
        Dans de telles conditions le “jeu” de la concurrence prétendument libre et non faussée est un jeu de cons, sauf pour ceux qui spéculent sur l’ordre d’arrivé des canassons.

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        • Gbalou // 26.04.2013 à 23h27

          Tout le monde savait que le marché n’était pas éfficient lors de la création de l’Euro. Les taux d’intérêts entre 2000 et 2008 étaient faibles pour permettre à chaque pays de s’adapter. Les dépenses en France, pendant cette période, ont augmenté pour financer la santé ou encore les retraites. L’Euro n’est pas responsable de l’augmentation des dépenses. Qui paye ? Quel est le salaire médian d’un retraité en comparaison avec celui d’un salarié ?

          En outre, il est loin d’être sûr que Pompidou soit le meilleur défenseur du libéralisme. Les années 70 marquent la fin d’une période de forte croissance. Pour relancer cette croissance, une politique monétaire dérugulée (sans règles) a donné la possibilité au de créer de la croissance mais il est évident qu’elle était artificielle !…

          Il faut créer des effets d’échelle pour être compétitif face à la concurrence chinoise ou indienne d’ou la nécessité de créer l’Europe. Les effets d’échelle sont parties prenantes de la théorie libérale !J’ajoute qu’aujourd’hui que la théorie libérale telle qu’elle est enseignée dans les écoles de commerce donne une large place à la composante sociale et écologique !!!

          Les années 70, c’est fini !

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  • Marcus // 26.04.2013 à 22h57
  • Marcus // 26.04.2013 à 23h18
  • Deres // 27.04.2013 à 02h30

    Pour moi, ce qui pose un problème, c’est la croissance folle du début des années 2000. Cette croissance était basée sur du sable, c’est à dire l’endettement des Etats et les subprimes, via des taux d’intérêts faussement bas car minimisant l’existence de risque. Je ne pense pas que la crise actuelle a permis de solder l’ensemble des actifs sur-évalués de l’économie, en particulier dans le reste de l’Europe. En effet, si les subprimes ont bien sauté, les banques européennes restent dans des postures fâcheuses avec des bilans catastrophiques, les Etats européens restent sur-endettés et la plupart des pays du sud n’ont pas vraiment réformés leur pays qui reste déficitaire et non compétitifs. En conséquence, la croisance ne peut pas repartir sur des bases saines au rythme raisonnable d’avant le boom.

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  • Jean-Pierre Olmos // 27.04.2013 à 13h35

    La situation de l’Eire vue sous l’angle de paradis fiscal et de pompe à fric des multinationales mérite d’être également soulignée.
    L’Eire ou République d’Irlande est un centre de dumping fiscal au détriment de ses partenaires européens. Elle accumule les marges taxables concernant les ventes de biens et services au reste de l’Europe (Dell, Microsoft, Google, etc.), n’exige qu’un impôt sur les sociétés symbolique et reverse les profits très peu taxés aux multinationales qu’elle hébérge sous forme de filiales (plus de 1000).
    Le solde des échanges de revenus de l’Irlande avec le Reste du Monde est très fortement marqué
    par les des profits rapatriés sous d’autres cieux par les multinationales. Chaque année, c’est environ 20% de son PIB “miraculeux” qui quitte la Verte Erin pour des îles bien plus petites mais plus riches en flore tropicale et en comptes anonymes. 20 % c’est proprement phénoménal pour un pays européen !

    Pour ces bons et loyaux service, la BCE (et, indirecetement, nous derrière elle) viens une nouvelle fois de sauver ce gentil partenaire Bisounours d’une faillite bancaire. http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130207trib000747514/comment-l-irlande-a-liquide-son-fardeau-bancaire-en-une-nuit.html

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  • BA // 27.04.2013 à 14h21

    La France est en faillite, l’Italie est en faillite, l’Espagne est en faillite, mais au moins l’Espagne, elle, elle a le mérite de truquer ses chiffres !

    Le problème, c’est que tout le monde sait que l’Espagne truque ses chiffres !

    Samedi 27 avril 2013 :

    Espagne : les chiffres officiels mis en doute.

    Peut-on encore croire les chiffres donnés par l’Espagne ? Le gouvernement espagnol a revu à la baisse ses objectifs de déficit et ses prévisions de croissance pour les trois prochaines années lors du conseil des ministres du vendredi 26 avril. Pour reprendre les termes de la numéro deux du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, le gouvernement a “réordonné ses chiffres”.

    Mais pour certaines données, comme le déficit prévu en 2014, (5,5 % selon Madrid), le gouvernement reste encore très au-dessous des prévisions de Bruxelles ou du Fonds monétaire international (FMI), qui l’estiment respectivement à 7,2 % et 6,9 % du PIB.

    Or l’expérience passée impose la méfiance. Les chiffres du déficit de 2011 ont été revus à la hausse à trois reprises l’an dernier. Le dérapage de trois régions et l’ajout de factures non payées avaient finalement porté le déficit de 8,5 % prévu initialement à 9,4 %…

    Pour 2012, il semble déjà que l’histoire se répète. Les chiffres que le gouvernement a publiés en février ont été contredits par Eurostat un mois plus tard : estimé à 6,7 % du PIB selon Madrid, le déficit serait en fait selon l’institut de statistiques européen de 7 %.

    L’opposition soutient qu’il n’est pas impossible que ce chiffre soit encore inférieur à la réalité. En mars, le porte-parole économique du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Saura, avait accusé le gouvernement de “maquiller les comptes” en gonflant de 10 milliards d’euros les revenus publics perçus en 2012. Selon lui, le gouvernement aurait notamment retardé les remboursements des trop-perçus d’impôts afin qu’ils soient comptabilisés sur 2013 au lieu de 2012.

    Ces accusations s’ajoutent aux doutes exprimés par certains économistes. La Fondation des études d’économie appliquée (Fedea) a relevé certaines données inexplicables, “bizarres” même, lors de la présentation du dernier rapport de l’observatoire fiscal des régions autonomes, le 18 avril.

    L’économiste Juan Rubio-Ramirez, professeur à l’université de Duke, s’est étonné que les dépenses courantes en biens et services aient chuté de 38 % en Cantabrie et de 26 % en Castille-La Manche et aux Baléares. Selon lui, pour parvenir à une telle réduction des dépenses, ces régions auraient dû fermer une grande partie de leurs établissements scolaires et hôpitaux, ce qui n’a pas été le cas.

    Les régions dans leur ensemble sont parvenues à baisser leur déficit de 3,31 % à 1,73 % en 2012, selon le gouvernement.

    Plus étonnant est l’effort qu’aurait réalisé la Castille-La Manche, baissant son déficit de 7,8 % à 1,5 % en un an…

    Faute d’explications détaillées par le gouvernement, difficile de savoir si ces résultats sont bien réels, s’ils sont erronés ou si ce sont les résultats des années précédentes qui ont été gonflés.

    Quoi qu’il en soit, les doutes sont là, comme en témoigne l’avertissement de l’agence de notation Moody’s. Le 9 avril, elle a maintenu la note de l’Espagne, Baa3, avec une perspective négative, en avertissant que “les révisions répétées des chiffres, ajoutées au manquement répété aux objectifs fixés, détériorent clairement la crédibilité du plan de rigueur espagnol.”

    Vendredi, le ministre de l’économie, Luis de Guindos, a insisté sur la fiabilité des nouvelles prévisions macro-économiques, qu’il a qualifiées de “très conservatrices”. Pourtant certaines données n’ont pas manqué d’étonner la presse.

    C’est le cas du taux de chômage prévu en 2013 : 27,1 %, un taux que le pays a déjà atteint au premier trimestre, selon l’Institut national de statistiques. Or si la récession est effectivement de 1,3 % du PIB cette année, comme l’affirme le gouvernement, il semble peu probable que le chômage n’augmente pas encore.

    “La chute de la croissance, le chômage qui ne cesse d’augmenter, tout cela témoigne que ce dont souffre l’Espagne n’est pas une récession mais une dépression, souligne l’économiste en chef d’Intermoney, José Carlos Diez. Le gouvernement devrait le reconnaître pour défendre auprès de ses partenaires européens la mise en place d’une politique de croissance.”

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/27/espagne-les-chiffres-officiels-mis-en-doute_3167715_3234.html

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