Nous allons aujourd’hui entamer une série sur l’évolution – récente comme historique – du PIB de plusieurs PIB.

Je reviendrai dans le futur sur cette notion de PIB, pour en critiquer en profondeur la notion.

Mais en attendant, comme il reste un indicateur phare de nos économies, je me contenterai pour l’instant d’en rester aux chiffres.

Je rappellerai toutefois brièvement quelques notions en introduction :

  • le PIB, dont on nous parle tant, est le Produit Intérieur Brut ;
  • c’est un agrégat calculé par la Comptabilité Nationale de chaque pays depuis les années 1950 ;
  • son évolution annuelle en volume (donc hors inflation) définit la fameuse “croissance” ;
  • il additionne toutes les “richesses” créées dans le pays, au sens de la valeur de la production des biens et services (correspondant à la valeur ajoutée).

On peut le calculer de trois manières, que je schématise ici :

  • par la somme de toutes les valeurs ajoutées du pays ;
  • par la somme de tous les revenus du pays ;
  • par la somme de toutes les dépenses du pays, méthode que nous utiliserons plus loin. Celle correspond donc à la somme :
    • de la consommation ;
    • de l’investissement ;
    • du solde du commerce extérieur (= exportations – importations) ;
    • des variations de stock.

Je souligne enfin 2 gros problèmes du PIB :

  • il ne tient compte que des échanges marchands. Par exemple, vous faites le ménage, ce n’est pas dans le PIB, vous prenez une femme de ménage, cela y rentre. Cela a fait dire à Alfred Sauvy : “Épousez votre femme de ménage et vous ferez baisser le PIB” ;
  • ce n’est pas un indicateur de la création de richesse, car il ne tient pas compte de la destruction du stock de ressources non renouvelables utilisées dans la production (utilisation de pétrole, de métaux, déforestation), ni de la pollution générée (CO2 généré, pollution de l’eau…). Bref, pour simplifier, cet indicateur revient à gérer une entreprise en essayant à tout prix d’augmenter le Chiffre d’Affaires, sans jamais s’intéresser au Résultat de l’activité – or la nôtre étant “déficitaire” (nous consommons actuellement ce que peut offrir 1, 5 planète…), ce n’est pas une bonne stratégie du tout…

Ceci étant posé, passons aux chiffres !


Observons l’évolution du PIB depuis les années 1950 :

Évolution PIB France

On calcule en fait souvent le PIB en euros constants, c’est à dire en supprimant l’effet de l’inflation. On observe qu’un sérieux coup d’arrêt a été mis en 2008.

Évolution PIB France

On observe à quel point la récession de 2009 a été majeure… On observe également le lent “atterrissage” du taux de croissance par décennie, qui semble viser le 0% à terme…

Donc quand vous entendrez prochainement votre politique favori(e) vous chanter que grâce à lui (elle), la croissance va vite revenir et que les lendemains vont chanter, méfiance – la décennie du pic pétrolier risque de ne pas être de tout repos en terme de croissance (et du reste)…

Observons maintenant l’évolution des composantes du PIB :

Évolution PIB France

(NB. le total semble dépasser 100 % en raison du déficit de la balance commerciale, qui est donc négatif ; mais la somme des 4 éléments fait bien toujours 100%).

Évolution PIB France

On observe plusieurs périodes pour la composition du PIB :

  • 1950-1975 : la part de la consommation baisse, puisque le pays s’équipe et se modernise, investissement et dépenses publiques augmentent ;
  • 1975-1985 : la crise passe par là, et casse la dynamique d’investissement, qui passe par son pic historique puis chute ; les dépenses publiques soutiennent l’économie ;
  • 1985-1995 : le commerce extérieur se retourne, et devient significativement positif : le pays devient efficace à l’exportation ; l’investissement diminue toujours, et touche son minimum historique ;
  • depuis 1995 : le commerce extérieur s’est retourné, et pèse désormais négativement sur la croissance ; l’investissement s’est retourné, et atteint un niveau moyen. La consommation des ménages et les dépenses publiques sont restées inchangées.

Observons alors l’impact des secteurs :

Évolution PIB France

On observe que :

  • la consommation des ménages est moins forte que dans les années 1980, tout comme l’investissement ;
  • que de petits cycles semblent apparaître, avec des chutes de croissance de 2 à 4 ans tous les 2 à 4 ans ;
  • que la chute de 2009 est du essentiellement à une chute de l’investissement.

Rappelons que sur ce graphique, la variation des stocks (en rose pale) n’est pas véritablement significative sur une année (même si elle impacte cette année là), car elle est en moyenne proche de zéro sur quelques années.

On peut également observer les composantes du PIB avec une approche par les revenus plutôt que par les dépenses :

Évolution PIB France

La chute des bénéfices en 2009 est frappante…

Toutefois, il convient de mener une seconde analyse, car la notion de PIB seule peut être grandement faussée par la démographie. Il est donc toujours intéressant, pour comparer 2 pays ou une période très longue, de revenir au PIB par habitant :

Évolution PIB France

Évolution PIB France

Évolution PIB France

Évolution PIB France

Comme la France dispose d’une démographie toujours vigoureuse, on conçoit qu’en fait notre démographie “handicape” évidemment la notion de PIB (sans jugement positif ou négatif en l’espèce sur l’impact réel, bien entendu).

Si on veut d’ailleurs être puriste, on peut créer une troisième notion, puisqu’après tout la production est réalisée par les actifs : observer le PIB par actif (une brusque poussée démographique entraîne une hausse de la consommation immédiate, mais il n’y a pas plus d’actifs pour produire) :

Évolution PIB France

Là encore, cette notion “handicape” le PIB, cela signifie donc qu’en fait la croissance nette réelle est très faible depuis de nombreuses années.

Évolution PIB France

Cette synthèse montre le plongeon vertigineux de la croissance, qui semble se diriger de façon irrépressible vers, non pas la décroissance, mais simplement la stabilité.

En conclusion, je dirais simplement “Attention à la démagogie”, et qu’il conviendrait de bâtir par prudence tout programme politique sur une hypothèse de croissance nulle (surtout vu l’horizon sombre sur plusieurs critères), sans croire aux rodomontades du style j’irai chercher la croissance avec les dents” (pathologie largement partagée à gauche comme à droite).

Cela évitera de se retrouver avec des déficits calamiteux qui entraîneront le pays au défaut. Et puis si nos “cadors politique”s arrivent à créer une croissance de 4 % (rêvons un peu…), et bien tant mieux, cela fera des excédents bienvenus…


Cartoon Dessin Croissance

168 réponses à 0622 Historique du PIB de la France

Commentaires recommandés

Jean-Pierre Bérenger Le 03 mai 2013 à 08h55

Le fonctionnaire ne produit rien ???? Et si tu sais lire et écrire c’est rien ça ? Et si tu es encore en vie, surtout si tu as un certain âge c’est rien ? (il y a 100 ans, une personne sur deux mourrait avant 40 ans). OK, le fonctionnaire ne produit en général rien de matériel, en bon acier ou plastique. Mais c’est le lot commun d’une grande partie de l’activité économique d’aujourd’hui. Même dans le privé, la production de biens matériels est aujourd’hui minoritaire, pour ne pas dire marginale.
Les tours de la Défense par exemple sont remplies de gratte-papiers des grandes entreprises
qui ne produisent rien de matériel, leurs usines, pour celles qui en ont, sont ailleurs et
n’occupent plus beaucoup de monde. Le paradoxe est d’ailleurs qu’aujourd’hui, il y a une proportion plus faible de gens qui “ne produisent rien” dans l’administration que dans le privé. Deux gros bataillons de l’administration sont par exemple les enseignants (900 000) et les personnels des hôpitaux, qui eux produisent effectivement des services bien palpables
(instruction dans un cas, passage de l’espérance de vie de moins de 40 ans à plus de 80). Dans le privé, il y a des armées d’administratifs, de commerciaux, de financiers, souvent bien plus nombreux que ceux qui sont réellement productifs (personnels d’usine, d’étude, ..). Dans la société moderne il y plus de “fonctionnaires” (administratifs divers, tous ceux qui ne contribuent pas directement à la production de biens ou services) dans le privé que dans l’administration.
Mais il ne faut pas être pessimiste, c’est du au progrès technique, l’augmentation phénoménale
de la productivité dans l’agriculture puis l’industrie font qu’on a aujourd’hui plus besoin
de beaucoup de temps pour produire les biens matériels dont on a besoin (on ne peux pas faire
12 repas par jour ni conduire trois voitures en même temps !). On peut donc passer la plus grande partie de notre temps de travail à fournir des services (éducation, soins dans l’administratif, services en tous genres du privé), et à distribuer et répartir les biens produits (commerces, transports, publicité, services administratifs des collectivités locales, …). Tant mieux, nos ancêtres n’avaient pas cette chance, il devaient trimer 70 % de leur temps de travail rien que pour obtenir leur (maigre) pitance.

  1. Misskapoo Le 01 juillet 2011 à 07h14
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    Interessant.
    Une autre analyse objective de l’economie de la France me semble aussi tres importante:
    Le rapport entre le prive, qui fait au quotidien les rentrees d’argent, et tous ceux qui vivent sur le budget de l’etat.
    Il y a dans ce pays environ 1 Francais qui travaille et qui fait vivre 4 personnes, mais une analyse plus detaillee serait passionnante, combien de temps ce pays pourra-t-il tenir avec un tel ratio ?, pas longtemps.
    Autre sujet que j’aimerais voir developpe sur ce blog: La pauvre si gentille demoiselle abusee et salie a vie lachement par le si mechant DSK, ce serait passionnant aussi, merci d’avance.


    • theodorum Le 02 mai 2015 à 15h10
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      Commentaire tardif, donc accroché en haut des réponses.
      D’après le 1er tableau sur le PIB je constate qu’entre 1976 et 2010 les dépenses des ménages ont augmenté d’environ 7 % dans le même temps les investissements ont baissé de 3 % et le déficit extérieur augmenté de 3 %.
      Conclusion : Trop de fonctionnaires payés par l’impôt enfoncent notre compétitivité ! C’est logique, et une grosse erreur: moins on est compétitifs et moins il y a à partager, on s’appauvrit !


  2. Misskapoo Le 01 juillet 2011 à 07h55
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    DSK lors de son passage au FMI, a impose dans les pays en difficulte actuelle, un serieux reserrement de fonction publique.
    La GB est en train de serrer serieusement la fonction publique.
    L’Allemagne est tres prudente sur la fonction publique.
    La Suede qui a connu un passage difficile, a serieusement diminue sa fonction publique.
    L’Italie qui est dans le gouffre, a une fonction publique superieure a la notre.
    Le Canada il y a 10 ans a fait le menage dans la fonction publique, et tient le choc face a la crise.
    Votre reponse n’arrive donc pas a me convaincre, l’un des cancers de la France est sa fonction publique, mais ce n’est pas le seul, l’accumulation de “politicards” de tous poils grassement remuneres, ne pas oublier que leur salaire n’est qu’une fraction de leur cout, en est un autre, et il y en a encore bien d’autres, tout ca paye par les seuls qui fabriquent l’argent du pays, c.a.d le prive.
    Que les fonctionnaires fassent vivre le prive, bien sur, mais a quel prix pour le pays. Pourquoi ne pas enbaucher 3 millions de fonctionnaires de plus, il n’y aura plus de chomeurs, mais qui va les payer???, c’est ce qu’a fait le PS a une epoque, 1million de fonctionnaires embauches durant leur temps de gloire, et ils continuent dans toutes les regions, qui les paient ?, => nos impots, en payant mes impots je ne peux pas faire vivre le commerce, donc les entreprises, donc plus de chomeurs etc., mais ce sont les fonctionnaires qui consomment a ma place, on se mord la queue.
    La fonction publique a un tel niveau est une catastrophe, vous n’arriverez jamais a me convaincre. L’etat est oblige d’emprunter chaque mois pour les payer dans un pays surimpose et surcharge sur les salaires, cela prouve bien que ca ne marche pas, ils sont a l’origine d’une grande partie de la dette.
    La France est le pays le plus “charge” du monde sur les salaires, impots multiples etc., mais allons y continuont puisque les fonctionnaires font vivre le prive mettont le paquet, et on va vite aller au defaut au moins quand on y sera on n’aura plus peur d’y aller.
    Nous ssommes dans l’hiver de Kondratieff, et il dit que tout doit s’ecrouler pour nettoyer le passe et repartir sur de nouvelles bases, alors embauchons 3millions de fonctionnaires et dans 1 an on aura tout casse et on repartira sur de nouvelles bases, mais il y aura beaucoup de degats collateraux durant cette periode et meme apres.


    • Alain Bernard Le 21 janvier 2013 à 06h51
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      Petite précision, le Canada a dit qu’il faisait le ménage dans la fonction publique mais dans la réalité le nombres de fonctionnaires était le même après qu’avant. Vérifiez donc…
      N’oubliez pas que si l’état arrêtait de finançer le privé, les 200 plus grosses cie du monde ferait faillite.
      Comme Dassault et son Rafale, Bouygue et les PPP du Ministère de la Justice et de la Défense, Peugeot, Vinci et Notre Dame des Landes ou encore les péages d’autoroute ou encore les banques…
      Et arrêter donc de colporter ces inepties “la France est le pays le plus chargé au monde…”, la Suède est bien plus taxée que la Fance…


      • chris06 Le 21 janvier 2013 à 14h16
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        “Petite précision, le Canada a dit qu’il faisait le ménage dans la fonction publique mais dans la réalité le nombres de fonctionnaires était le même après qu’avant.”

        source? Merci d’avance.

        “la Suède est bien plus taxée que la Fance…”

        source? Merci d’avance.


        • Damien D. Le 21 janvier 2013 à 17h13
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          Oui M. Alain Bernard, sources SVP!

          Au Québec (où je vis depuis 3 ans), il y a eu un vrai ménage avec un retour à l’équilibre budgétaire. Je n’étais pas là, je n’ai pas les chiffres, mais je constate:

          – la plupart des administrations auxquels j’ai à faire sont très efficaces (immigration en particulier, mais aussi impôts, permis de conduire, etc) A noter que la baisse des fonctionnaires dans les administrations s’est accompagnée d’une vraie modernisation (dématérialisation des dossiers en particulier)

          – le système de santé publique est en sur-capacité chronique (anecdotes en vrac: 14 heures d’attentes aux urgences pour une gastro d’un bébé d’un an; plus d’un an d’attente pour une opération des ligaments croisées)

          Je rejoins beaucoup de voix ici pour dire: il y a fonctionnaires et fonctionnaires. Un faible partie fait de l’administration et donc de la paperasse – inutile en soit, mais permet de faire tourner l’état, collecter l’impôt, re-distribuer les subventions, etc)
          Pourrais-t-on gagner en productivité et obtenir le même service avec moins de fonctionnaires disons, aux impôts? Probablement,si on l’accompagne d’une vraie modernisation (prélèvement à la source, harmonisation)

          Ensuite il y a vaste majorité qui est tout simplement incompressible: profs, flics, médecins, etc. etc. Pour ceux là c’est facile: moins de fonctionnaires = un moins bon service


          • Valérie Le 21 janvier 2013 à 18h59
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            Ah, c’est drôle, car j’ai passé une année en cotutelle de thèse en 2007 au Québec, et ça a été un vrai bordel. Autant à l’université qu’aux services d’immigration ou pour avoir un NAS, c’était la galère, personne ne pouvait rien pour moi (ma situation était compliquée, étant belge faisant une cotutelle entre la France et le Québec), et in fine j’ai perdu bcp de temps pour pas grand chose. Alors tant mieux si ça s’est amélioré !

            J’ai du me faire arracher une dent de sagesse au Québec, ça m’a coûté 600$. C’est au Québec que ça m’a coûté le plus cher, pour la 2e en France je n’ai rien payé, et c’est en Belgique pour la 3e que j’ai eu le moins mal (mais ça m’a coûté ~40€) ! 😉 (la 4e je l’ai toujours).


    • Jean-Pierre Bérenger Le 03 mai 2013 à 08h24
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      Ce commentaire est de la politique politicienne de bas étage, un refrain bien connu typiquement français contre les fonctionnaires pléthoriques qui mangeraient le pain produit par les courageux travailleurs du privé. Il faut rappeler que les fonctionnaires de l’Etat, au nombre de 2,2 millions, militaires compris, ne coûtent que la moitié du budget de l’Etat,
      soit 7-8 % du PNB. L’autre moitié des dépenses va directement au privé (achats, entretien, sous-traitances nombreuses). En y ajoutant les collectivités locales et les hôpitaux
      publics, on arrive péniblement à un coût pour tout ces “fonctionnaires” (certains ont un statut beaucoup plus précaire) de l’ordre de 15 % du PNB. L’activité privée représente quand même 85 % du PNB du pays ! Mettre la responsabilité de tous nos malheurs sur
      le dos de ces 15 % de l’activité économique, supposée mal organisée et inefficace, est peu
      réaliste. Le “privé” ferait bien de balayer devant sa porte. Si l’économie française est
      inefficace c’est probablement du côté des 85 % qu’il faut chercher plutôt que
      du côté des “fonctionnaires” qui sont que 15 %. Mais en France, c’est l’un des sports nationaux de vilipender les fonctionnaires, qui quand on compare leur nombre avec ceux d’autres pays, ne sont pas si nombreux que ça. Combien de français savent par exemple qu’aux USA il y a plus de fonctionnaires qu’en France par tête d’habitant ? (entre 25 et 30
      millions selon les décomptes, contre entre 4,5 et 5 en France, pour des populations dans un rapport 5). Quand à l’Angleterre par exemple, même nourrie aux préjugés anti-fonctionnaires de Tatcher pendant longtemps, j’ai déjà vu le chiffre de 6 millions de fonctionnaires ! 1 million de plus au moins, pour la même population que la France !


    • Roland GAGNEVIN Le 26 juillet 2015 à 14h33
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      Je pense que vous êtes partiellement injuste avec – au moins une partie – de la fonction publique Alain, en effet il ne faut pas oublier la face “productive” de notre administration notamment dans sa dimension de Maîtrise d’Ouvrage et / ou de gestionnaire de Grands projets qui vont générer dès les phases chantiers des rentrées fiscales substantielles et ouvrir ensuite des marchés (et je ne parle pas de ceux d’études de faisabilité et de définition en amont …) qui donneront du travail aux entreprises … Enfin ces ouvrages seront ensuite gérés selon un cahier des charges qui pourra ouvrir une collaboration de type public-privé; la France est en effet reconnue comme experte en ce domaine – l'”Economie mixte” – qui malheureusement pose problème au niveau européen en regard de la volonté de la CUE de privatiser l’ensemble des marchés …
      Ceci est un vrai problème pour nous français, car nous détenions un savoir et des savoirs faire en matière d’Economie mixte, y compris que nous avions mis au point des procédures juridiques ad hoc – notamment en matière de passassion de marché, de Maîtrise d ‘Oeuvre et de gestion d’équipement – qui allaient parfois de la maîtrise d’oeuvre à la participation financière initiale à la gestion complète d’équipement .
      Tout cela a été remisé , considéré comme illégal, de la concurrence déloyale même … Quel gâchis ! Je suis de ceux qui pensent que notre Etat n’aurait pas du se laisser faire sur ce point ; cela a été un élément trop important laissé en route car il représentait un de nos savoir faire différenciateur // à nos concurrent en matière de Maîtrise d’Ouvrage et de Gestion de Grands Projets notamment d’infrastructure. Aujourd’hui et demain on nous aurait acheté cette ingénierie à prix d’or partout , même et surtout si elle était estampillé “www.gouv ” !
      Ro’


  3. JB Le 01 juillet 2011 à 08h46
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    Question1: comment comparer le PIB de pays dont la part de l’économie non marchande peut être très différente.
    En effet en France l’éducation, la santé sont quasiment gratuite ( au moins comparé d’autre pays), il y a quantité d’associations animés par des bénévoles qui fournissent des services non marchands , et le coût des charges fait que le travail au noir est relativement répandu ( plus ou moins que les autres pays? ).

    Question2: n’est il pas trop facile de sous-estimer l’inflation pour sur-estimer la croissance?


  4. prime Le 01 juillet 2011 à 10h05
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    cher olivier,
    oui le fonctionnaire dépense sa paye, MAIS IL NE PRODUIT RIEN en contrepartie. (idem pour le chomeur ou l’assisté). ces deux derniers d’ailleurs, eux, au moins, n’entravent pas le travail des autres.
    le salarié du privé dépense sa paye, ET CREE DE LA VALEUR.

    comment voyez vous cet aspect de la situation?

    merci.


    • Jean-Pierre Bérenger Le 03 mai 2013 à 08h55
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      Le fonctionnaire ne produit rien ???? Et si tu sais lire et écrire c’est rien ça ? Et si tu es encore en vie, surtout si tu as un certain âge c’est rien ? (il y a 100 ans, une personne sur deux mourrait avant 40 ans). OK, le fonctionnaire ne produit en général rien de matériel, en bon acier ou plastique. Mais c’est le lot commun d’une grande partie de l’activité économique d’aujourd’hui. Même dans le privé, la production de biens matériels est aujourd’hui minoritaire, pour ne pas dire marginale.
      Les tours de la Défense par exemple sont remplies de gratte-papiers des grandes entreprises
      qui ne produisent rien de matériel, leurs usines, pour celles qui en ont, sont ailleurs et
      n’occupent plus beaucoup de monde. Le paradoxe est d’ailleurs qu’aujourd’hui, il y a une proportion plus faible de gens qui “ne produisent rien” dans l’administration que dans le privé. Deux gros bataillons de l’administration sont par exemple les enseignants (900 000) et les personnels des hôpitaux, qui eux produisent effectivement des services bien palpables
      (instruction dans un cas, passage de l’espérance de vie de moins de 40 ans à plus de 80). Dans le privé, il y a des armées d’administratifs, de commerciaux, de financiers, souvent bien plus nombreux que ceux qui sont réellement productifs (personnels d’usine, d’étude, ..). Dans la société moderne il y plus de “fonctionnaires” (administratifs divers, tous ceux qui ne contribuent pas directement à la production de biens ou services) dans le privé que dans l’administration.
      Mais il ne faut pas être pessimiste, c’est du au progrès technique, l’augmentation phénoménale
      de la productivité dans l’agriculture puis l’industrie font qu’on a aujourd’hui plus besoin
      de beaucoup de temps pour produire les biens matériels dont on a besoin (on ne peux pas faire
      12 repas par jour ni conduire trois voitures en même temps !). On peut donc passer la plus grande partie de notre temps de travail à fournir des services (éducation, soins dans l’administratif, services en tous genres du privé), et à distribuer et répartir les biens produits (commerces, transports, publicité, services administratifs des collectivités locales, …). Tant mieux, nos ancêtres n’avaient pas cette chance, il devaient trimer 70 % de leur temps de travail rien que pour obtenir leur (maigre) pitance.


  5. Dimetrodon Le 01 juillet 2011 à 11h33
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    Merci pour votre trés rapide réponse 🙂

    Moi je pense que si guerre il y a, le but sera de redefinir les cartes du Moyen Orient en fracturant chaque pays musulmans en une mosaique de micros etats comme c’est le cas pour les petro-monarchies. Le but etant de refaire du dollar une monnaie incontournable. Le butin que leur a rapporté la guerre d’Irak, est sans aucune mesure par rapport à leurs petites pertes dérisoires.

    Le STL n’avait pour but initialement que de justifier une attaque israèlienne et américaine de grande ampleur. On sait que le gouvernement US aprés QE2 a besoin d’un refinancement de capitaux etrangers de l’ordre de 120 milliards $/mois. Où peuvent ils maintenant trouver cet argent ? Seule la guerre du dollar remettrait la machine économique en route.

    Bien à vous.


  6. Dimetrodon Le 01 juillet 2011 à 11h56
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    Je parlais du nombre de soldats tués durant les combats, 6600 -enfin ce qui nous est dit trés offielement, bien entendu sujet à caution-.

    Sinon l’article Dedefensa

    http://www.dedefensa.org/article-la_guerre_contre_la_terreur_a_detruit_les_usa_01_07_2011.html

    parle de $3.700 millards à $4.400 milliards -plus que la seconde guerre mondiale-, et Stiglitz -sujet à caution 🙁 -évoque même de plus de 6.000 milliards.


  7. vulcano8 Le 23 octobre 2011 à 16h23
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    Puis je apporter un témoignage !!
    J’ai travaillé et exercé le même travail en public ‘ salarié  et privé ( a mon compte )
    Si mon affaire personnelle avait été gérée  selon les conditions ou je travaillais dans le public , je déposais le bilan au bout d’un an !!
    Le problème est que les règles disons de marché ne sont pas les mêmes entre le public et le privé
     Statut a type de rente de garantie d’emploi à vie plus retraite plus que favorable , ce qui n’est pas le cas du salarié du privé
    L’environnement  socio-economique  variant de plus en plus , conséquence des aspirations des citoyens et des progrès technologiques , il est très difficile voir impossible
    dans le public d’adapter rapidement l’offre à la demande 
    Bref on a des secteurs entiers qui sont structurellement en déficit et  ceci explique en partie que notre pays soit obligé d’emprunter pour payer ses fonctionnaires et creuser un peu plus le trou de la Dette publique ou de la Secu !!


  8. OneDrop Le 05 janvier 2012 à 16h37
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    Bonjour Olivier,
    A la fin de votre démonstration, vous concluez que le PIB ne se dirige pas vers la décroissance mais plutôt vers une stagnation (le fameux état stationnaire?). 
    Vous avez également évoqué la décennie du pic de production de pétrole (on pourrait préciser 2005 – 2015).
    On ne peut pas générer de croissance sans augmentation de la consommation d’énergie (l’efficacité des systèmes énergétique ne joue que marginalement à cause du bon vieil effet rebond).
    Par conséquent, la stagnation du PIB ne serait-elle pas temporaire durant le plateau de production du pétrole, qui je le rappel représente près de 40% de la consommation d’énergie primaire en France, avant de décliner suite à un déclin lent mais certain des extractions d’or noir à partir de la deuxième moitié de la décennie ?

    Merci beaucoup 


    • cyberbeb59 Le 23 janvier 2012 à 17h00
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      une stagnation en moyenne décennale………..ca ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de décroissance mais elle sera conjoncturelle, pas structurelle.


  9. Evolution du taux de croissance du PIB | Les Mauvais Jours Le 07 janvier 2012 à 09h23
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    […] Voici deux  graphiques proposés par Olivier Berruyer. […]


  10. Jean-François Le 08 janvier 2012 à 15h11
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    Bonjour,
    La tendance de la croissance du PIB à tendre vers 0 était pointée il y a dix ans par Pierre Larroutourou. Je me souviens de son simple tableau qui montrait conjointement cette évolution sur les dernière décennies avec l’évolution de l’endettement public. Le diagnostic était là, évident. Tout cela ne pouvait qu’aller à terme dans le mur ; les faits lui ont évidemment donné raison.
    Partant de cet état de fait, sa question était comment limiter l’endettement avec une croissance très faible voire nulle ? En cassant la vraie cause de cet endettement, le chômage. D’où son idée de la réduction drastique du temps de travail, pour partager de façon organisée le “gâteau” travail, qui ne fera de toute manière que diminuer (voir les temps de travail effectifs dans les pays occidentaux, bien inférieurs aux 35h tant décriés) (données disponibles sur le site de l’OCDE). Vaste sujet dont il faudrait débattre sans préjugés ni mauvaise foi, mais à partir d’un bon diagnostic.
    Merci infiniment pour vos graphiques éclairants.


  11. vulcano8 Le 09 janvier 2012 à 13h49
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    D’où son idée de la réduction drastique du temps de travail, pour partager de façon organisée le “gâteau” travail, qui ne fera de toute manière que diminuer (voir les temps de travail effectifs dans les pays occidentaux, bien inférieurs aux 35h tant décriés)

     Plutot idée tarte !! Idée reprise par Martine Aubry  !!!
    On a vu le résultat .. en particulier dans les hôpitaux !!
    Les causes du chômage sont  en particulier technologiques avec l’apparition de l’informatique  ( machines numériques ) et de l’industrie des automates  ( voir les chaines de fabrication des voitures etc ..)
    Les hypermarches remplacent les caissiéres  par des caisses automatiques  ou le client fait son boulot .. gratuitement 
    Idem sur les postes à essence , les halls de gare  pour le compostage des billets , l’achat etc . Idem Air France  etc
    Si on ajoute a cela la délocalisation de pans entiers  de notre industrie vers les pays  à bas cout de main d’oeuvre  le chomage a de beaux potentiels  de croissance !!


    • cyberbeb59 Le 23 janvier 2012 à 17h06
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      Jean-François a raison, structurellement le temps de travail est appelé à baisser, (re)lisez Schumpeter si Keynes vous rebute.
      Faire baisser le chomage doit être la priorité numéro 1 et la seule solution est de baisse ce temps de travail à condition que les entreprises embauchent et n’augmentent pas leur marge parce-que malgré tout ce qu’on peut dire ici ou là regardez le graphique c’est la consommation des ménages qui soutient la croissance en France, pas les investissements donc il est plus important d’embaucher des chômeurs que de payer des actionnaires, voire même d’augmenter les hauts salaires pour le moment………….On voit bien que le chômage est le cancer de notre économie depuis 40 ans……..(crise de 1972)


    • celimen Le 21 janvier 2013 à 07h29
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      Des gains de productivité plus importants que l’inflation favorisent l’investissement et la baisse du temps de travail, c’est un phénomène séculaire, qu’il faut modérer toutefois selon les cas avec la compétitivité des pays à bas couts…

      Les 35h ont créé de 350 000 à 700 000 emplois (cf DARES d’après mes souvenirs, et surtout Fillon qui a signé ce bilan en 2004!!)


      • nobody Le 21 janvier 2013 à 13h48
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        celimen

        Vous avez raison, les 35h ont bien crée des emplois (dans un premier temps).
        Le problème est que le coût du travail s’en est trouvé augmenté de 10% (35 payés 39h). Le coût du travail est aujourd’hui l’un des plus élevé d’Europe.
        http://www.coe-rexecode.fr/public/Indicateurs-et-Graphiques/Indicateurs-du-cout-de-l-heure-de-travail-en-Europe

        Il vous faut prendre en considération :
        1) Public: ce surcoût de 10% à un impact sur le déficit du budget, il conduira à une augmentation des impôts d’un montant équivalent.
        2) Privé: quel est l’impact de ce surcoût sur le renchérissement de nos produits, la baisse des investissements en France et l’accélération des délocalisations?
        Au bout du compte les emplois crées dans un premier temps auront été largement détruits dans un second temps.

        Je pense que la solution aurait plutôt consisté à réduire le temps de travail en même temps que la rémunération: 35h payés 35, voire 32h payé 32.


        • celimen Le 21 janvier 2013 à 14h36
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          Bonjour Nobody,
          je pense qu’il faut plutot regarder l’évolution en base 100 depuis les 35h des salaires réels (donc deflatés par l’inflation) des pays de l’OCDE, surtout pas un “niveau” de salaires nominaux.
          Vous verriez que l’évolution est correcte malgré les 35h (on oublie l’allemagne et l’espagne qui sont un peu particulier, le 1er ayant mis en oeuvre une veritable politique de deflation salariale…)
          encore mieux:
          tenir aussi compte de la productivité…(pas le temps de verifier…)
          et pour le chomage il faut regarder la demographie des jeunes actifs defavorable pour la France…
          Nous avons aussi un problème de competitivité sur le bas-moyen gamme, vous ne reglerez pas grand chose en faisant baisser les salaires face aux chinois…
          Autre chose: COE-Rexecode se sont décrédibilisés dernierement sur l’évaluation du cout du travail, je ne sais pas si c’est corrigé, et attention à leurs conclusions, c’est une émanation du patronat…
          Mais je vous accorde que les 35h ne sont pas la panacée telles qu’elles ont été imposées aux petites moyennes entreprises et hopitaux; un accord par branches comme le souhaitait Rocard en son temps aurait été plus adéquat, dommage mitterrand l’a éjecté avant qu’il ne devienne trop populaire semble t-il…


        • step Le 22 janvier 2013 à 13h15
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          il faudrait surtout que la rémunération ne soit pas fonction du temps de travail. Car au final on arrivera à 1h payé 1h ?


      • Fredocool Le 21 janvier 2013 à 14h19
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        Pas tout à fait d’ accord avec la baisse tendanciel du temps de travail qui est essentiellement du à l’utilisation d’énergie fossile de plus en plus efficace (du bois au charbon puis au pétrole, l’essence, Kérosène et puis le nucléaire) qui à permis le développement de la connaissance et de la technique.
        Comme le dit très bien olivier au sujet du calcule du Pib, les ressource non renouvelable ne sont pas pris en compte. Le jour ou on a plus d’énergie et plus de ressource à transformer, non seulement on a plus de croissance, mais on a plus le temps, de se revendre des objets et services : de s’occuper les un des autres (éducation, santé taxi et autres en pagaille), car on est tous entrain de transpirer à la place de nos machines aujourd’hui.

        En fait, se chercher de bouc émissaire sur des échelles bipolaires, droite et gauche, fonctionnaire et privée, travailleur et chômeur, est le symptôme d’un mal plus profond qui nous empêche de voir, par un mécanisme simple appelé déni (conscient: c’est la mauvaise foi et ou inconscient: c’est l’ignorance), et de fédérer l’ensemble des ressource de la nation, des nations, pour s’adapter au pic des énergies fossiles qui est déjà là…

        Le partage d’information permet de lever l’ignorance, par contre pour agir contre la mauvaise foi, il nous faut lutter, et l’initiative d’olivier diacrisis, en est un bel exemple.


        • celimen Le 21 janvier 2013 à 15h13
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          @Fredocool
          la connaissance, la technique, une meilleure utilisation de l’énergie, ne sont pas autre chose que les déterminants d’une meilleure productivité, non?
          A moins que vous ne cherchiez à “placer” votre théorie en faisait mine de contester, pourtant ce n’est pas la place qui manque ici 😉


          • Fredocool Le 21 janvier 2013 à 16h44
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            En fait je pense l’efficience energetique couplé au recyclage ne permetront pas a terme d’augmenté la procuctivité, c ‘est adire qu’on ne poura pas toujours produir plus d’objet et de service.
            Le Pib n’augmentera pas et les dettes ne pouront pas etre remboursé, ce qui va nous amener a changer de model de société, tout comme le petrol et le progres nous ont permis de changer de société depuis 200 ans…


  12. Jean-François Le 10 janvier 2012 à 09h20
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    Vulcano, c’est bête, vous y êtes presque mais vous faites un blocage idéologique. Réfléchissez encore un peu…


  13. vulcano8 Le 10 janvier 2012 à 13h56
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    Réfléchissez encore un peu…

    Pas besoin de réfléchir . devant une évidence aussi criante


    • Téji Le 21 janvier 2013 à 13h23
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      Aïe !
      Il n’est jamais inutile de réfléchir, ne serait-ce que pour l’entretien de ses méninges 😉

      Quant aux évidences…
      il fut une époque où l’évidence était que chercher à faire voler un engin plus lourd que l’air serait une perte de temps, selon les propos d’un certain Rayleigh (?) Prix Nobel de physique en 1904 !


    • Bibi Roosevelt Le 21 janvier 2013 à 22h07
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      Bonjour Vulcano,

      Je rejoint la réponse de Jean-François. La réduction du temps de travail n’est pas le problème de la réforme des 35H.

      Le problème réside dans l’implémentation des 35H.

      Je vous propose de regarder cette présentation de Pierre Larrouturou pour vous faire un avis sur ce point :
      “http://www.youtube.com/watch?v=AxaHidNSNXk”

      Pour faire simple :
      – Le chomage de masse provient du refus de modification du contrat social dans un monde ou la productivité augmente massivement (Industrialisation des campagnes, automatisation des usines et processus de production, …) et plus rapidement que la capacité de l’économie à créer de nouveaux emplois.
      – La réduction du temps de travail à pour objectif de créer des emplois mais doit être implémentée de façon intelligente et non pas systématique (voir l’exemple de Mami Nova sur les 32H), ce qui n’à pas été fait pour la réforme des 35H.


      • celimen Le 22 janvier 2013 à 13h51
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        Effectivement, voir la présentation de Pierre Larrouturou sur http://www.youtube.com/watch?v=AxaHidNSNXk , très interessante !!

        (personnellement j’émettrais juste quelques réserves sur les banques qui se financent à 1% pour preter à 6% aux états, mais sinon c’est du très bon !)


  14. cyberbeb59 Le 23 janvier 2012 à 16h59
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    Mais enfin, l’Etat n’emprunte pour payer ses fonctionnaires, cessez de raconter n’importe quoi, s’il ne s’agissait que de ca il n’y aurait aucun souci.
    L’Etat emprunte de plus en plus tous les ans pour une seule raison qui est la cause de nos soucis : rembourser les intérêts de la dette empruntée les années précédentes.
    Tant que vous ne comprendrez pas ça, vous ne comprendrez rien à l’économie actuelle. 
    Des retraites dans des conditions plutôt meilleures : vous en savez quoi ? Vous êtes fonctionnaire ? Puisque près du 1/3 des traitements de certains fonctionnaires est payée sous forme de primes, ils cotisent dessus mais leur retraite est calculée HORS ces primes. Donc si vous gagnez 3000€, vous cotisez sur ces 3 000€ mais votre retraite n’est calculée que sur 2 000€. Est-ce si compliqué à comprendre ? Alors même si vous gagnez bien votre vie, l’Etat a plutôt intérêt à ce que les fonctionnaires partent tôt à la retraite : ils leur coûtent moins cher…………mais politiquement c’est intenable pour un gouvernement de droite de se l’avouer. Le problème est que les retraites du privé sont à payer et que si on augmente la durée de cotisations pour le privé, on doit aussi le faire pour le public même si ça coûte plus cher. Renseignez-vous : les caisses de sécu du public sont créditrices, elles……..tout simplement parce-que les cotisations du public suffisent amplement à payer les retraites, les arrêts maladie et tutti quanti des fonctionnaires………Mais ca on ne l’entend jamais.

    Merci M.Berruyer pour vos articles vivants et qui visent plutôt juste, je trouve. 


    • olivier m Le 27 septembre 2012 à 15h15
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      Votre raisonnement ne tient la route que si le fonctionnaire partant à la retraite n’est pas remplacé.

      S’il l’est, son départ à la retraite coûte réellement 3000€ (remplaçant de même niveau d’expérience) + 2000€ (retraite)

      Les retraités fonctionnaires coûtent donc plus cher à l’état, à moins d’accepter que le service rendu par l’état soit réduit des deux tiers (l’économie de 3 retraites permet de payer un fonctionnaire actif) pendant toute la retraite du fonctionnaire.


    • pyrrhogaster Le 21 janvier 2013 à 12h16
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      Hélas l’État n’emprunte pas seulement pour payer ses dettes et leurs intérêts. Si c’était le cas son budget dégagerait un solde primaire, les revenus couvrant toutes les dépenses hors service de la dette.

      ce n’est pas le cas en France; mais j’ai lu que l’Italie y parvenait.

      Plutôt que de se fixer un objectif de déficit en terme de part de PIB, il serait plus important de viser cet équilibre primaire


  15. bizbee Le 22 février 2012 à 10h35
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    Olivier,
    Pour en remettre une couche sur la croissance, as tu eu connaissance du rapport Meadows?
    Il serait intéressant de remettre sa longue étude et ces conclusion en ligne sur ton blog je pense.
    Un bon résumé est dispo ici:
    http://storage.canalblog.com/52/19/338284/34742826.pdf
    Cela rejoint aussi le catastrophisme d’Orlov mais en montrant la marche à suivre vis-à-vis de ce qui nous attend.


  16. Pierre VARD Le 28 décembre 2012 à 13h41
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    Il serait intéressant de réduire les même études à l’analyse du P.I.B. hors État, et en francs/Euros constants
    les chiffres actuelles de celui-ci sont faussés par la part toujours croissante des prélèvements obligatoires.

    % des prélèvements obligatoires sur le PIB : 1975 = 35,90% ; 2002 = 44,2% ; 2012/2013 57%. alors qu’une partie seulement de ceux-ci sont “productifs” et que l’autre partie est “improductif”, pour ne pas dire “nuisible” on dope l’évaluation du P.I.B en augmentant les impôts et les taxes ?????


  17. PETITEMAISON Le 21 janvier 2013 à 08h34
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    En fait ce qui nous manque ,ce sont des politiques ayant une vision (qui dépasse leur intérêt personnel ) de l’avenir.
    Aucun politique ne dégage une vision dénuée d’idéologie ,une vision pragmatique et juste serait tellement la bienvenue ….


  18. A-J Holbecq Le 21 janvier 2013 à 08h36
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    D’accord avec Olivier Berruyer que la croissance ne reviendra pas, tout au plus pourrons-nous la stabiliser entre 0,5 et 1% avec le modèle actuel.
    Il faut absolument trouver d’autres modèles et le plus apte me semble celui du néo chartalisme mâtiné de 100% monnaie…


    • Jacques Coeur Le 21 janvier 2013 à 09h36
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      Avec une facture énergétique qui impacte de plus en plus fortement notre budget, un budget qui n’a plus d’équilibre depuis 40 ans et une dette en ébullition, estimer notre croissance future à 0,5 – 1% c’est déjà faire preuve de beaucoup d’optimisme.


    • chris06 Le 21 janvier 2013 à 14h41
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      @André-Jacques,

      “Il faut absolument trouver d’autres modèles et le plus apte me semble celui du néo chartalisme mâtiné de 100% monnaie”

      le néo-chartalisme n’est pas un autre modèle économique alternatif, c’est juste une description du système monétaire des monnaies fiduciaires flottantes. Le problème avec ça c’est que les recommandations qui sont faites par les adeptes de la MMT dérivent de la finance fonctionnelle développée par Abba Lerner (auquel on doit entre autres l’idée délirante qu’est le socialisme de marché).
      A en croire ses adeptes, on peut toujours résoudre un problème de sur-endettement avec encore plus de dettes

      Le 100% monnaie, je suis d’accord, c’est la seule manière de sécuriser durablement le système de paiement et de le séparer définitivement du système de financement. C’est à mon avis une voie beaucoup plus intéressante que la scission bancaire (banque de dépôts / affaires) qui ne sécurisera absolument pas le système de paiement (la monnaie sous ses formes diverses et variées) en cas de faillite systémique du système bancaire.

      Je pense qu’Olivier devrait vraiment regarder de plus près le 100% monnaie qui a eu pour défenseurs des économistes aussi illustres et variés que Irving Fischer, Maurice Allais, Milton Friedman et Murray Rothbard.

      Pourtant c’est une solution très intéressante à l’instabilité monétaire et financière actuelle qui mériterait beaucoup plus qu’on lui prête attention qu’il n’est fait sur les blogs francophones aujourd’hui.

      C’est définitivement une alternative au système monétaire et bancaire actuel.


      • A-J Holbecq Le 21 janvier 2013 à 16h59
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        @Chris
        Je pense simplement que lorsque l’activité privée décroit, c’est à l’activité publique à prendre le relai par injection monétaire et projets d’investissements. Je pense qu’il faut agir d’une manière contra cyclique, contrairement à ce que font tous les pays européens actuellement; en celà il me semble que Lerner a raison et il n’est bien sur pas question d’engager des millions de “fonctionnaires”
        Mais néanmoins je pense aussi qu’on a un autre problème à intégrer; c’est l’augmentation du coût prévisible de l’énergie et des matières premières si l’activité mondiale repart…


        • Benjamin Franklin Le 21 janvier 2013 à 17h29
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          Mais comment l’activité publique peut-elle prendre le relais en période de crise ? S’il y a crise, l’économie dans son ensemble dégage moins de ressources. Si l’Etat veut lancer des projets d’investissements publics, quelle que soit la méthode de financement, il faudra bien qu’il prélève les ressources réelles quelque part. Toute ressource réelle prélevée par l’Etat pour ses projets est une ressource en moins de disponible pour le secteur privé, donc pour que l’opération soit efficace, il faut que l’investissement public soit AU MOINS aussi productif que l’investissement privé qu’il a empêché. A-t-on beaucoup d’exemples où cette évaluation a été réalisée ?


          • chris06 Le 21 janvier 2013 à 18h10
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            “Mais comment l’activité publique peut-elle prendre le relais en période de crise ?”
            [
            sarcasm on]

            ben avec les économies réalisées en période de vaches grasses…

            mince alors, les admin. publiques n’en n’ont pas fait et ont plutôt accumulé les déficits pendant 40 ans? alors, il nous faut toujours plus de dettes. Et avec quoi on finance ça? Pas de problèmes, on a une imprimante à billets qui ne nous coûte rien, on peut la faire tourner autant qu’on veut.

            C’est génial, non, le néo-keynesianisme,… tu trouve pas?
            |sarcasm off]


          • A-J Holbecq Le 21 janvier 2013 à 18h36
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            On dirait que vous n’avez jamais entendu parler de la possibilité pour un État de créer de la monnaie (je sais bien que nous nous le sommes auto interdit depuis Maastricht) ?


          • Benjamin Franklin Le 21 janvier 2013 à 20h24
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            @AJH
            C’est pour ça que je parle de ressources, pas de monnaie.

            Si l’Etat finance sa politique de relance par la planche à billets, tant mieux pour lui. Mais la quantité de richesses réelles n’a toujours pas augmenté pour autant. Quand l’Etat achètera les ressources nécessaires à ses investissements (capital+force de travail à nourrir et former), ces ressources ne pourront plus être achetée par le secteur privé, le partage se faisant par l’inflation des prix.

            Donc toute politique de relance repose sur un transfert de ressources réelles initial. Ca n’est intéressant que si les investissements publics réalisés par le transfert sont plus productifs que les investissements privés qui ont été empêchés par le transfert.

            @chris
            Hélas…


        • chris06 Le 21 janvier 2013 à 17h50
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          @AJH

          “Je pense simplement que lorsque l’activité privée décroit, c’est à l’activité publique à prendre le relai par injection monétaire et projets d’investissements. ”

          quelle différence avec la politique néo-keynesienne suivie par la FED?

          Et, au passage une petite question : qu’est ce qui va faire que l’activité privée se remette à croître? T’as l’intention de monétiser les dettes publiques (et tous les actifs privés toxiques qui auront été soigneusement transféré aux bilans publics) advitam eternam?

          Ah ça c’estune question à laquelle j’aimerais bien avoir une réponse!

          C’est marrant que vous ne compreniez pas cela, tous les néo-keynesiens en herbe, le seul moyen de permettre à l’activité privée de croître à nouveau c’est tout d’abord de purger le système de tous les mauvais investissements et de tous les actifs toxiques qui ont résulté de la période de croissance inflationniste des 40 dernières années. La déflation, c’est à dire les défauts publics et privés de tous les actifs qui ne peuvent être remboursé et ne seront donc pas remboursé, est la seule issue réellement possible. L’autre c’est l’explosion du système monétaire à quoi conduira cette politique néo-keynesienne de lutte contre la déflation suivie par la FED.

          “Je pense qu’il faut agir d’une manière contra cyclique”

          agir de manière contra-cyclique aurait voulu dire faire des économies en période de vaches grasses pour les dépenser en période de vaches maigres. Il est un peu tard pour suivre une politique contra-cyclique, ne penses tu pas!


  19. Galy Le 21 janvier 2013 à 08h43
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    Bonjour,

    Vous oubliez la production non-marchande dans le PIB
    Le PIB additionne la production annuelle sur le territoire de tous les bien et services donnant lieu à activité rémunérée et pas seulement marchande (http://www.toileses.org/terminale/2012_dossier_ch1.pdf)

    MG


    • fizzzico Le 21 janvier 2013 à 13h32
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      rémunérée = marchande, non?


      • Galy Le 22 janvier 2013 à 10h16
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        les fonctionnaires travaillent dans le non marchand et ils sont rémunérés !
        marchand = but lucratif (plus compliqué pour les entreprises mutuelles et coopératives)
        non marchand = but non lucratif : école, police, justice, santé… qui produisent des richesses non marchandes (des services) qui sont comptabilisées dans le PIB aux coûts de production cad principalement les salaires des fonctionnaires et autres non titulaires… (voir aussi les associations qui ne travaillent pas qu’avec des bénévoles).


  20. toxymoron Le 21 janvier 2013 à 08h56
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    Bonjour Olivier,

    Un commentaire et une question.

    Le commentaire: vous commencez par dire “nous consommons actuellement ce que peut offrir 1, 5 planète”; ce qui est faux. Notre consommation actuelle de pétrole et de charbon nous met à environ 1 million de planètes.

    Et la question qui me taraude depuis longtemps. Vous nous montrez un PIB par habitant de 30K€. Cela fait un revenu de ménage de 3 personnes à 100K€/an. Mais quasiment personne touche cela. Est-ce la preuve d’un vol manifeste (les 99% se faisant plumer par les 1%), ou est-ce que ce genre de comparaison est erronée (et pourquoi alors)?

    Au plaisir de vous lire.


    • bébert Le 21 janvier 2013 à 13h28
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      il faut distinguer la notion de PIB de celle de revenu…


      • toxymoron Le 21 janvier 2013 à 15h19
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        Mais pourquoi? Olivier commence par dire que le PIB peut être défini comme la somme de tous les revenus du pays (ou la somme de toutes les valeurs ajoutées). Donc si le ‘pays’ gagne 30K€ par habitant, mais pas les habitants concernés, elle va où la différence?


        • Surya Le 21 janvier 2013 à 19h01
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          Dans la VA vous avez les salaires; une fois les salaires déduis il vous reste l’excédent brut d’exploitation.


        • Lozere Le 22 janvier 2013 à 00h09
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          A payer le système de soin, les retraites etc… via les charges sociales.

          Avec un salaire net de 3000 euros / mois vous produisez en réalité 6000€ / mois (vraie valeur de votre salaire)


    • chris06 Le 21 janvier 2013 à 15h36
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      tout d’abord il faut passer du pib au revenu national net (RNN), pour cela il faut ajouter au pib les revenus nets en provenance de l’étranger (revenus reçus moins revenus versés) et enlever du pib les coûts de la dépréciation du capital (pour produire des biens et services il faut réparer, remplacer, rénover le capital usagé).

      Le revenu national net n’est que de 1680 Milliards c’est à dire près de 300 milliards de moins que le pib.

      Ensuite, si on divise le RNN par le nombre d’adultes, on obtient le revenu moyen par adulte de 33 300 euros, c’est à dire 2 800 euros par mois brut, avant impôts et cotisations sociales (environ 40%), qui donne un revenu net moyen par adulte de 1680 euros par mois.


      • bizbee Le 21 janvier 2013 à 16h19
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        Qd tu dis “adultes”, c’est que tu comptes aussi les “non-productifs” (au sens du calcul du PIB) ; cad les retraités, chômeurs, invalides,…

        si on regarde seulement les “productifs”, ça doit pas mal augmenter, ce revenu net moyen, non?


        • chris06 Le 21 janvier 2013 à 17h06
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          oui, adulte

          pourquoi regarder que les productifs? Les retraités, les chômeurs, les gens au RSA ont bien un revenu, non?

          C’est le revenu net moyen par adulte. Il est à peu de choses près le même pour les actifs et les retraités (ce qui est une situation unique dans l’histoire de ce pays).

          Bien entendu, ce n’est qu’une moyenne. Comme il n’y a pas de borne max mais qu’il y a une borne min, le revenu médian est inférieur au revenu moyen. Je crois me souvenir qu’il est aux alentours de 1500 euro net par adulte;

          Mais bon, c’est sûr qu’avec les prix des logements qu’on a en France, c’est pas facile de vivre avec mins de 1500 euros par mois .

          Comme je le répète souvent sur ce blog, la déflation du prix des actifs (immobilier, baux commerciaux, etc…) va nous donner un sacré gain de pouvoir d’achat : quand les loyers ou les prix des maisons auront été divisé par 2, même si le revenu médian diminue un peu (mettons 10%), les français vivront nettement mieux qu’aujourd’hui.

          Mais ça, il y a beaucoup de gens qui n’arrivent pas à le comprendre, puisqu’ils ont souvent subi le lavage de cerveau de nos politiciens inflationnistas qui disent qu’il y a rien de pire que la déflation.


          • bizbee Le 21 janvier 2013 à 19h21
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            Chris,

            en pratique; comment on organise cette déflation, en particulier lorsqu’on est dans l’euroland?

            quand je parlais précedemment d’effacement de la dette “partiel et ciblé”, est-ce que c’est pour toi différent de ce que tu appelles déflation?


          • fabricel Pissis Le 21 janvier 2013 à 20h30
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            Encore un idée reçu.
            Le logement n’est pas chère en France.
            Il est chère que dans certains endroits ou il y a trop de personnes qui veulent habiter au mêmes endroits. C’est du à un phénomène de centralisation à l’extrême des emplois en pôles de compétitivité centrés sur les grandes métropoles où Paris est la caricature. Ces pôles cumulent tous les avantages (sécurité, santé, éducation, culture, transport, etc..) et donc les gens veulent y vivre et sont prêt pour cela à faire des sacrifices sur beaucoup d’autres choses. Pour que ce type d’immobilier dévissent il faudrait que les classes moyennes/supérieurs (qui représente les 10% qui sont les gagnant dans la compétition mondiale) aient de graves problèmes de revenus. Que je sache ce n’est pas le cas.
            Pour la petite histoire aux USA seul New York n’a pas vu ses prix de l’immobilier baisser (toujours ces mêmes 10% qui achètent..).


          • chris06 Le 21 janvier 2013 à 21h23
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            @bizbee,

            tout défaut, qu’il soit partiel ou complet, public ou privé, est déflationniste puisqu’il entraîne une destruction de la quantité de monnaie correspondante.

            Mais aussi tout défaut peut intervenir soit à l’initiative du créancier (qui ne veut plus renouveler un prêt), soit celle du débiteur (qui ne peut plus rembourser).

            Il n’y a pas à organiser la déflation, c’est elle qui se produit naturellement quand on a passé le pic de sur-endettement (c’est à dire le “moment de Minsky” quand la somme totale des dettes publiques et privées atteignent un maximum) comme c’est le cas depuis 2008, qui correspond au moment de Minsky pour l’ensemble des dettes publiques et privées des pays émetteurs des monnaie de réserve (USA, Europe, Japon).

            Sauf bien entendu quand on a des banques centrales et des gouvernements qui prennent un malin plaisir à mettre à leurs bilan tous les actifs toxiques qui auraient dû faire défaut durant le processus normal de la déflation et à monétiser ces actifs toxiques.

            C’est ce qui se passe actuellement, c’est bail out après bail out et les actifs toxiques ne disparaissent pas car les banques centrales interviennent pour éviter leur défaut : c’est cette lutte contre la déflation que je condamne. Il faut au contraire laisser faire le processus normal de création destructrice qu’est la déflation et que tous les mauvais investissements réalisés durant la période de vaches grasses fassent défaut.

            La conséquence de la déflation monétaire sera que le prix des actifs chutera pour revenir à un niveau au moins 50% inférieur par rapport aux revenus des gens car la masse monétaire chutera suite aux défauts publics et privés. D’où un gain de pouvoir d’achat.


          • chris06 Le 21 janvier 2013 à 23h35
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            @fabricel pissis,

            “Encore un idée reçue
            Le logement n’est pas cher en France.”

            La France est le pays de l’OCDE qui a le niveau de prix moyen des logements rapporté au revenu moyen le plus élevé au monde.

            Je vous conseille de regarder ce graphique avant de continuer à propager vos idées reçues:
            http://prix-immobilier.info/wordpress/wp-content/uploads/2012/12/dec-2012-baisse-prix.jpg


          • fabricel Pissis Le 22 janvier 2013 à 09h03
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            Une moyenne cela ne veut rien dire quant il existe des prix extrêmes qui tirent cette moyenne vers le haut.
            Mes parent ont actuellement une maison, a vende à Nérac bien placée en centre ville, 70 000 euros, c’est chère ?
            Ma soeur loue une maison du coté de flumel moins de 400 euros par mois, c’est chère ? Et je ne parle pas de la Creuse ou du Limousin…
            Du moment que l’on s’éloigne des pôles d’attractions économiques ou touristiques, je maintiens que le logement n’est pas chère.
            En revanche plus on concentre la richesse vers des pôles centraux alors là plus le logement est chère, c’est donc un histoire de concentration de richesses aux mêmes endroits donc de répartition de cette richesse.
            Plus vous donnez aux riches plus cette concentration s’accentue plus le logement sera chère. La caricature est Paris, les stations de ski et balnéaires. La concentration des revenus vers les 10% ne rendent pas ces personnes plus riches mais le logement plus chère….


          • Benjamin Franklin Le 22 janvier 2013 à 10h21
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            @chris
            J’ai aussi pensé que l’effondrement de la bulle immobilière apporterait un gain de pouvoir d’achat aux ménages, mais maintenant je commence à me dire que quand le coût du logement aura baissé de 30 à 50%, certes les ménages auront beaucoup plus d’argent à consacrer à d’autres dépenses… mais il risque fort d’y avoir un regain d’inflation à court terme sur les produits de consommation courante, dont la quantité n’aura pas augmenté subitement en parallèle.

            Cela dit, le dégonflement de la bulle immobilière reste une très bonne chose, ça signifiera que l’immobilier cessera de parasiter le reste de l’économie et de drainer l’épargne inutilement, et donc à moyen terme les ménages gagneront quand même en pouvoir d’achat.

            @fabricel Pissis
            Effectivement, dès qu’on s’éloigne des centres d’attractivité économique, le prix de l’immobilier décroît fortement. Malheureusement, là où les gens trouvent du travail et ont besoin d’habiter, en particulier les jeunes, c’est généralement… les centres d’attractivité économique.


          • chris06 Le 23 janvier 2013 à 11h32
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            @fabricel,

            “Mes parent ont actuellement une maison, a vende à Nérac bien placée en centre ville, 70 000 euros, c’est chère ?
            Ma soeur loue une maison du coté de flumel moins de 400 euros par mois, c’est chère ? Et je ne parle pas de la Creuse ou du Limousin…”

            savez vous quel est le % de la population française qui vit dans ces zones rurales? 20%
            Et 80% dans les zones urbaines et semi urbaine dont la majorité est justement concentrée autour des pôles d’attraction économiques c’est à dire les dix plus grandes zone urbaines.

            Alors oui, c’est une moyenne, mais comme toute moyenne elle tient compte de l’ensemble de la distribution, et c’est la même chose pour d’autres pays comme l’Allemagne, l’Espagne, les Etats Unis ou la moyenne des prix rapporté au revenu moyen est nettement plus basse qu’en France

            Mais si vous ne vous basez que sur les zones rurales pour dire que la France a des logements pas cher, c’est un peu fort de café sachant que la grande majorité de la population n’y vit pas.


  21. Helios Le 21 janvier 2013 à 10h19
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    En ce qui concerne la croissance (l’augmentation du PIB) il faudrait la pondérer par un coefficient de pertinence (croissance saine ou pas). Par exemple on pourrait très bien avoir deux exemples (imaginaires bien sûr) de croissance:
    — celle obtenue par un pays qui investit et développe son industrie.
    — celle obtenue par le développement d’une bulle immobilière gigantesque.


  22. Benjamin Franklin Le 21 janvier 2013 à 11h14
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    J’ajouterais un autre défaut à la notion de PIB : elle masque la notion de biens intermédiaires. Dans le calcul du PIB façon “somme des factures”, ne sont considérés que les produits finis vendus durant l’année écoulée.
    Les produits intermédiaires, ceux qui ne sont pas destinés à la consommation finale, mais qui servent à fabriquer d’autres produits (la farine pour le pain par exemple), n’apparaissent pas dans le PIB annuel si le produit fini concerné n’a pas été produit dans l’année. Leur valeur n’apparaîtra que dans les années suivantes, quand le produit fini concerné sera produit et vendu.

    C’est un détail important, car une part significative de l’investissement productif passe par des processus dépassant une année. Cela signifie qu’une politique économique visant à décourager l’investissement à long terme au profit de la consommation immédiate, aboutit à un dopage du PIB à court terme, et à une stagnation économique à long terme, ce qui est politiquement rentable mais très malsain.
    A l’inverse, une politique favorisant l’investissement génèrera une chute du PIB à court terme et une augmentation à long terme, ce qui est nettement plus sain, mais politiquement risqué…


    • bizbee Le 21 janvier 2013 à 16h23
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      “A l’inverse, une politique favorisant l’investissement génèrera une chute du PIB à court terme et une augmentation à long terme, ce qui est nettement plus sain, mais politiquement risqué…”

      c’est là que la culture et la morale prend le dessus sur la “logique” économique; si on est dans du laissez-faire, sans responsabilisation, et en ayant rien à foutre ni de nos descendant ni de nos compatriotes; on est dans du court-termisme individuel: on en voit bien les effets aujourd’hui.


      • Benjamin Franklin Le 21 janvier 2013 à 20h28
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        Malheureusement les principaux pourvoyeurs de court-termisme depuis quelques décennies ce sont les politiques, acoquinés à quelques élites corporatistes.


        • bizbee Le 22 janvier 2013 à 09h22
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          si seulement leurs actes et leurs fausses promesses pouvaient être amenés devant une cour…


  23. Pytheas13 Le 21 janvier 2013 à 12h57
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    En 2010, Michel Aglietta a présenté un graphique sur l’évolution de la croissance en Europe des 4 principaux pays depuis 1 demi-siècle: il montre une érosion importante de toutes ces économies (Zone Euro 1965/1974= 4.5% en moyenne annuelle, 2005/2009= 0.8%!).
    Affaiblissement de l’innovation sur le long terme?
    Affaiblissement de la co-opération et de la “mise en commun des ressources humaines et technologies”?
    Un outil commun: la taxe carbone?
    Relance par les économies plus équilibrées en terme de dette publique et privée (multiplicateur extérieur)
    Toutes les consolidation des économies scandinaves, citées souvent en exemple se sont réalisées par …….la dévaluation de leur monnaie en parallèle.


    • chris06 Le 21 janvier 2013 à 15h02
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      de quelle dévaluation parlez vous?

      La couronne suédoise est pratiquement au même niveau qu’elle était par rapport à l’euro il y a 10 ans:
      http://www.xe.com/currencycharts/?from=EUR&to=SEK&view=10Y

      Même chose pour la couronne norvégienne :
      http://www.xe.com/currencycharts/?from=EUR&to=NOK&view=10Y

      Ces deux monnaies sont actuellement à leur niveau moyen de la décennie par rapport à l’euro!

      Quand à la couronne danoise, elle est restée pratiquement fixée à l’euro aux alentours de 7, 45 depuis l’existence de l’euro:
      http://www.xe.com/currencycharts/?from=EUR&to=DKK&view=10Y

      alors, de quelle dévaluation des monnaies scandinaves parlez vous?


      • Pytheas13 Le 22 janvier 2013 à 16h43
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        Crise de 91/92 pour l’ensemble des monnaies par rapport à la livre sterling et la Suéde par exemple dévaluait à , je crois deux reprises. Ce ne fut bien entendu pas les seules mesures mais ce simple levier a été important pour accompagner les réformes de l’etat en particulier.


        • chris06 Le 23 janvier 2013 à 11h05
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          oui mais ça à peu près tout le monde l’a fait, et continue encore (cf le Japon récemment). C’est d’ailleurs là où est le problème, comment avoir confiance dans des monnaies qui sont aussi facilement manipulables et où les banques centrales jouent les dévaluations pour gagner un avantage compétitif sur les autres ce qui évite aux politiciens de faire les réformes structurelles qui s’imposent?

          N’empêche que les véritables réformes structurelles que la Suède a mis en place durant les dernières dix années sont celles qui ont fonctionné, et ils n’ont pas joué la dévaluation compétitive durant cette période.


          • Pytheas13 Le 23 janvier 2013 à 14h40
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            Oui cela fait parti des outils entre les mains des politiques économiques des Etats.
            Le 19 novembre 1992, la Banque centrale de Suède sort du SME. La monnaie suédoise se déprécie de nouveau et très fortement (20 % en termes réels par rapport aux monnaies qui constitueront la zone euro). Sachant que l’économie suédoise est très ouverte, ces dévaluations par rapport aux monnaies européennes ont indéniablement amélioré la compétitivité-prix des
            produits suédois sur les marchés internationaux. En ce sens, elles ont pu contribuer à accroître les débouchés de l’économie suédoise, ce qui peut expliquer en partie le dynamisme remarquable des exportations suédoises observé depuis vingt ans, un effet sur l’emploi etc…: macro économiquement parlant cela a fortement aidé aux réformes du marché du travail, des politiques publiques, de la fiscalité, des retraites etc…. Actuellement “l’euro fort renforce les forts et affaiblit les faibles ou les moyennement faibles”. Ce levier manque cruellement: l’effet d’une dévaluation à 1€.20 pour 1$ aurait un impact plus important que le pacte de compétitivité.
            Le Canada a lui-même réformé en dévaluant pour que cet ensemble de restructurations soit une réussite à moyen terme (10 ans minimum). La convergence des politiques européennes (austérité) est une erreur: la même monnaie devrait entraîner les pays en équilibre à relancer pour permettre aux pays déficitaires de la zone de profiter d’un multiplicateur d’exportation, pour leur permettre d’accompagner leurs propres réformes internes.


          • chris06 Le 23 janvier 2013 à 17h54
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            @Pythéas13,

            “Oui cela fait parti des outils entre les mains des politiques économiques des Etats.”

            et quand ce sont tous les Etats émetteurs des principales monnaies de réserve (USA, Europe Japon) qui sont surendettés et utilisent cet outil conjointement pour gagner un avantage compétitif sur les autres sans avoir à restructurer, ça donne quoi?

            c’est celui qui peut dévaluer le plus rapidement qui gagne?

            ou cet outil stupide dans les mains des Etats nous mène t’il?

            Au passage, je ferais remarquer qu’on nous avait dit que les banques centrales étaient supposées être indépendantes des gouvernements des Etats et que cet “outil” ne puisse pas être utilisé par eux.

            Je vois qu’en réalité, cette histoire d’indépendance des banques centrales n’était juste qu’un conte merveilleux qu’on raconte aux enfants pour les endormir…


            • vulcano8 Le 24 janvier 2013 à 10h46
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              Un vieux proverbe chinois ou d’ailleurs à méditer ****
              ” celui qui a l’argent est celui .. qui commande !!”
              Le pouvoir où est -il ? les gouverneurs des banques centrales ? le FMI ? ou les états qui s’ils sont démocratiques ont une légitimité difficilement contestable !!

              Les dévaluations consistent à payer ses dettes avec de la monnaie de singe … et à spolier les citoyens nationaux tant salariés que rentiers pour subventionner de fait les exportations et mettre sous assistance le secteur de l’emploi .
              L’autre méthode est de travailler plus ( gain de productivité ) moins cher ( en réduisant les prélèvements et charges dite d’assistanat social ) et innover en terme de qualité afin d’être compétitifs dans un monde mondialisé qui s’appelle LE MARCHE
              Nos voisins allemands savent faire !! il suffit de passer le Rhin !!


          • Bibi Roosevelt Le 24 janvier 2013 à 12h34
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            Bonjour Vulcano,

            “Nos voisins allemands savent faire !! il suffit de passer le Rhin !!”

            Les allemands n’ont pas augmenté le temps de travail, ils l’ont baissé. Ils ont également réduit les coûts de production (Salaires versé + appel au chômage partiel payé par l’état fédéral) et le temps de travail (le fameux « Kurtz Arbeit ») afin de lutter contre la hausse du chômage.

            Dans le contexte actuel (Récession/Stagnation), toute augmentation du temps de travail revient à augmenter le chômage. Puisqu’il n’y a pas/peu de croissance, être plus productif signifie que moins d’actifs sont nécessaires pour produire la même quantité de produits/services.

            Si de plus, les charges sociales sont réduites, alors la capacité de redistribution de l’état diminue. Cette situation implique donc soit une augmentation de la dette de l’état, soit une diminution des reversements aux chômeurs/retraités/autres qui consommeront donc moins.

            Pour rappel, la consommation des ménages contribue à hauteur de ~55% du PIB en France.

            Si le PIB (La consommation) baisse, alors on augmente encore le chômage et ainsi de suite…. (L’effet boule de neige).


            • vulcano8 Le 24 janvier 2013 à 14h29
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              >>>Dans le contexte actuel (Récession/Stagnation), toute augmentation du temps de travail revient à augmenter le chômage. <<<

              FAUX il suffit de voir ce que donne la suppression des exonérations de charges sur les heures supplémentaires … Amputation du pouvoir d'achat des salariés et donc baisse de leur consommation
              Baisse de production de valeur ajoutée pour les employeurs , surtout des petites entreprises , qui ne vont pas embaucher en CDI un postulant de pôle emploi !!! vu la faible visibilité de leur charge d'activité
              La courbe du chômage continue a grimper ..!!


          • Bibi Roosevelt Le 24 janvier 2013 à 15h48
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            Pas tout à fait.

            La suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires correspond à une augmentation du coût de production sur ces mêmes heures car les entreprises doivent payer les cotisations.

            Mais, du coup, pour produire la même quantité de travail, les entreprises ont désormais le choix suivant :
            – Faire appel aux heures supplémentaires
            OU
            – Embaucher de nouveaux employés (CDD ou CDI)

            Le coût est donc désormais le même dans ces deux cas.

            Ceci implique donc bien une réduction du chômage si l’entreprise ne choisi plus les heures supplémentaires (J’ai pu constater ce cas pour ma belle sœur, perte de ses heures supplémentaires et de celles de ses collègues de plateaux, mais embauche d’un nouveau salarié).

            « Amputation du pouvoir d’achat des salariés et donc baisse de leur consommation »

            Cette affirmation est tout à fait exacte pour un salarié donné si l’entreprise décide de ne plus faire appel aux heures supplémentaires, mais si elle veut conserver son niveau de production, elle doit donc embaucher (CDD, CDI), et le pouvoir d’achat moyen des français revient donc au même niveau puisque le manque à gagner pour l’un est transféré à l’autre.

            Le PIB est donc conservé, seule l’entreprise est perdante dans cette situation car elle doit payer plus pour une même production. (Perte de compétitivité).


  24. Franck Le 21 janvier 2013 à 13h48
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    Bonjour à tous,

    Quel beau post, Olivier ! Merci.

    J’ai toujours des doutes qui me taraudent la nuit venue quand j’ai lu le jour quelque chose sur le PIB, pouvez-vous m’aider en prévision de ma future nuit tourmentée ?

    Comment sont répartis les éléments des produits financiers dans l’agrégation du PIB ? Par exemple : une titrisation, un produit dérivé ou un simple prêt, une simple assurance ? Les descriptions du PIB se veulent souvent “concrètes” et virent à l’incompréhensible dès qu’on sort du produit manufacturier.

    Une autre, qui me tourmente encore plus : quand on investit dans une entreprise étrangère, cela se retrouve où dans les graphiques qui ventilent le PIB en consommation, investissement, solde extérieur ?

    Un grand merci, de toutes façons.


    • Franck Le 21 janvier 2013 à 15h00
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      Par exemple, quand dans l’interview de Bernard Esambert, on lit que les banques ont gonflé leurs bilans par ces techniques financières, cela doit se voir dans le PIB, n’est-ce pas ?

      Est-ce qu’en fait l’évolution du PIB est déjà fortement négative du fait de la croissance forte des organismes financiers ?


  25. fizzzico Le 21 janvier 2013 à 14h22
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    J’ai trouvé passionnante cette joute sur le public/privé dans les premiers commentaires, même si elle révèle une fois de plus des fractures caricaturales répandues. Olivier a bien entendu raison quand il dit que rien n’est noir ni blanc. L’entreprise privé n’est certainement pas un modèle de rationalité et l’Etat n’est certainement pas une structure économe. Simplement quelques remarques :

    1. Olivier as eu raison de rappeler que l’argent n’est pas un gâteau que les individus luttent pour se partager. L’argent c’est un fluide, et l’essentiel est qu’il circule. L’impôt n’est donc pas “volé” au salarié du privé pour payer le fonctionnaire car il lui revient directement. Pourquoi pas diminuer le nombre de fonctionnaires, mais il faudra alors qu’ils trouvent une utilité dans le privé pour produire des biens ou des services marchands. Chose difficile en ses temps de surproduction!

    2. Les salariés du privé n’ont financièrement rien à gagner d’exiger moins d’Etat! Si l’État ne s’occupe plus d’éducation, ou de sécurité, de santé ou des routes, ce que le contribuable économisera en impôts, ils le paiera au privé, ou bien il devra s’en passer, ce qui correspondra à une baisse de son niveau de vie.

    Du point de vue comptable, il n’y a rien à y gagner. Je dirais même qu’il y aurait à y perdre, étant donné qu’un privé ne peut se permettre de s’endetter au niveau duquel l’est l’Etat. Quinquagénaire ennemis des impôts, estimez-vous heureux : les prestations de l’État ont coûté moins cher qu’elles n’auraient dû car il s’est autorisé à l’endettement. Nous on rigole moins maintenant, mais j’espère que vous en avez bien profité!

    Par contre, du point de vue de la liberté de disposer de son argent comme bon nous semble, c’est défendable. Cela réclame néanmoins une maturité et une conscience et un connaissance pointue du système que le peuple n’a pas (pour l’instant). Nul doute qu’un peuple correctement éduqué ne confierait plus son argent à la SocGen ou BNP depuis longtemps, n’achèterait pas un iPad/Pod/Phone produit dans des conditions sociales et environnementales désastreuses et dont le durée de vie est de 6 mois etc…

    Bref, l’État doit sérieusement se préoccuper d’éducation, même si l’aboutissement d’un peuple éduqué c’est un peuple souverain qui n’a plus besoin d’autant d’État. Franchement, moi qui ai épuisé le système éducatif de A à Z jusqu’au doctorat, j’aurais préféré apprendre le fonctionnement de la monnaie plutôt que de savoir calculer l’équation d’un espace vectoriel.


    • A-J Holbecq Le 21 janvier 2013 à 14h26
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      Oui…
      Mes revenus sont vos dépenses, mes dépenses sont vos revenus (Krugman ?)


      • Flo Le 21 janvier 2013 à 21h46
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        Plus exactement:
        mes revenus sont vos dépenses + l’accroissement de vos dettes


    • fabricel Pissis Le 21 janvier 2013 à 18h09
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      “Franchement, moi qui ai épuisé le système éducatif de A à Z jusqu’au doctorat, j’aurais préféré apprendre le fonctionnement de la monnaie plutôt que de savoir calculer l’équation d’un espace vectoriel.”

      Ce n’est pas trop tard et c”est beaucoup plus simple…


    • Fredocool Le 21 janvier 2013 à 20h46
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      En fait si, le privée peut enormement s’endetter, en royaume unis la dette totale est de 500% du PIB dont la mojorité entreprise et entreprise. En france la dette totale est de plus de 250% du PIB, vous connaisez la part de l’état… Par ailleur la notion de dette sur PIB est un peut etrange d’aprés Jorion qui lui prefere Dette/recette.
      A ce sujet les concepteur anglais de la securité social d’apres guerre avait bien posée comme socle que le systeme devait toujours etre a l’équilibre.
      Produire plus de biens est de services consommes forcement plus de ressource et comme celle si est limité: on a en ce moment une crise de la demande, ce qui entraine necessairement des capacité de surproduction, puisque la logic des flux tendu evite l’accumulation de stock.
      En fait dans nos economie si la monnaie est un flux, sa contrepartie en bien et service l’est aussi. Dire qu’il n’y a pas de croissance,pas d’inflation, pas de production et d’investissement revient à peu prés au meme.
      Dans ce cadre le débat public privée, à qui la faute, est bien le symptome d’un malaise plus profond de savoire vivre ensemble dans un contexte moin fluide de partage des ressource.


      • fizzzico Le 21 janvier 2013 à 22h22
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        +1 pour la débilité de rapporter l’endettement de l’État au PIB. Alors comparer l’endettement des entreprises au PIB ça n’a pas plus de sens.

        Je pense quand même que les entreprise qui ont des budget à 20+% déficitaire tombent très très vite en cessation de paiement disparaissent. A la limite, si on veut comparer ce qui est comparable, il serait intéressant à titre de comparaison de savoir quel est le niveau moyen d’endettement des entreprises relativement à leur chiffre d’affaire annuel. Une prise au pif, Vinci (http://www.vinci.com/vinci.nsf/fr/communiques/pages/20121025-1740.htm) c’est 13,6 G€ d’endettement pour 26,9 G€ de CA… ça fait du 50% grosso-modo. C’est vrai que c’est beaucoup.


      • chris06 Le 21 janvier 2013 à 22h41
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        “en royaume unis la dette totale est de 500% du PIB dont la mojorité entreprise et entreprise. En france la dette totale est de plus de 250% du PIB”

        source?

        Je pense que vous incluez les dettes financières pour le Royaume Uni et pas pour la France.

        Si on veut comparer le niveau d’endettement de divers pays il faut prendre :
        dette totale = dette des admin. publiques + ménages + entreprises du secteur non financier,
        somme que l’on peut rapporter au pib puisque les recettes de ces trois groupes sont égales au pib (somme des revenus des différents secteurs).


        • Fredocool Le 21 janvier 2013 à 23h24
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          Vous avez raison, mais pas trouver d’information sur la dette financière française… Mais en faite mon propos n’était pas forcement de faire des comparaisons:
          C était juste pour dire qu’il n’y a pas seulement la dette de l’ETAT qui est à prendre en compte, mais le niveau de dette général, et qu’il me semble qu’à ces niveaux là, l’ensemble du système est bien fragile, qui vas aidée qui dans sa chute. Et qu’au final l’ensemble des corps du système sont unis par le même lien incestueux: alors se jeter la faute l’un l’autre quand tout le monde use de la même stratégie, c’est plutôt malsain et pas encouragent pour trouver des solutions.
          Plus d’impôt part là pour désendetter par là bas et ensuite dans un autre sens, alors qu’autour de nous les ressources non renouvelable (pas pris en compte dans le PIB) devrait être utilisé pour préparer le monde d’après…


          • chris06 Le 22 janvier 2013 à 00h03
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            “C était juste pour dire qu’il n’y a pas seulement la dette de l’ETAT qui est à prendre en compte, mais le niveau de dette général,”

            bien d’accord avec vous.

            Surtout quand l’Etat a la fâcheuse tendance a transférer à son bilan tous les actifs toxiques (dettes privées) qui auraient, sans cela, fait défaut.

            Pour les chiffres de dettes publiques + privées vous les trouverez ici, en termes historiques et récents :
            http://www.economist.com/blogs/graphicdetail/2012/09/daily-chart-10

            Pour le Royaume Uni on a :

            dettes totales :
            admin.publiques + ménages + secteur non fiinancier : 300% du pib
            secteur financier : 200% du pib

            pour la France on a:
            dettes totales :
            admin.publiques + ménages + secteur non fiinancier : 250% du pib
            secteur financier : 100% du pib


    • chris06 Le 21 janvier 2013 à 23h02
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      “2. Les salariés du privé n’ont financièrement rien à gagner d’exiger moins d’Etat! Si l’État ne s’occupe plus d’éducation, ou de sécurité, de santé ou des routes, ce que le contribuable économisera en impôts, ils le paiera au privé, ou bien il devra s’en passer, ce qui correspondra à une baisse de son niveau de vie.”

      c’est pratique parce qu’avec ce genre de raisonnement on peut toujours justifier plus d’Etat.

      Quelle est la limite à partir de laquelle vous considérez qu’on est en droit d’exiger moins d’Etat?

      Personnellement, je suis d’accord pour conserver le périmètre actuel des admin. publiques (régalien, sécurité sociale, éducation, etc…) mais je pense que nous sommes en droit d’exiger que ces dépenses soient plus efficaces.

      Ce que je veux dire par là c’est que par exemple un pays comme la Suède, qui a un secteur public comparable en taille à celui de la France (56% du pib en dépenses) réussi mieux, notamment grâce à un secteur public plus efficace: :

      1. un système éducatif plus performant, par exemple mesuré par les scores PISA
      2. un taux de chômage bien inférieur
      3. des dépenses en recherche et développement plus élevé en % du pib
      etc…

      Sur la plupart des indicateurs objectifs la Suède réussi mieux que la France, leur dépenses publiques sont comparables aux nôtres mais sont plus efficaces.

      Il faut dire qu’ils ont converti durant les quinze dernières années un grand nombre d’employés du secteur public du statut de fonctionnaires à des contrats de droit privé.


      • Fredocool Le 21 janvier 2013 à 23h36
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        Je suis le premier à reconnaitre qu’un bien ou service rendu doivent être bien fait et efficace, que ce soit payé par l’impôt ou en direct, service public ou privée.
        Dans les deux cas, du moment qu’on fait dans sa vie du traitement de l’information (création, programmation, innovation etc) et ou qu’on prend soin les uns des autres (éducation, santé, police etc), c’est que ailleurs des machines utilisent des ressources et de l’énergie, pour les transformer en quelque chose, qu’on va transporter et vendre pour être utiliser.
        Sans ressource et sans énergie, tout ça n’existera pas, alors autant trouver des vrais solutions et laisser les querelles partisanes à plus tard, à jamais…


      • step Le 22 janvier 2013 à 13h37
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        hé bien la progression vis à vis des poncifs de bar du commerce vers la fin du fil de discussion, fait plaisir à voir. (nb, je ne parle pas de toi chris).

        Une seule remarque sur la “non-optimisation” du secteur publique
        1) s’imaginer que les fonctionnaires se complaisent dans la non-rentabilité est une errreur. comme tout le monde, il aiment bien vite faire, bien faire.
        2) L’organisateur de la fonction publique n’est pas la fonction publique. Les politiques ont un rôle à jouer dans l”organisation/désorganisation de cette dernière. Or les politiques, c’est plus ou moins nous.
        3) J’ai toujours dit qu’un contrat de droit privé pour le public n’est pas une hérésie, avec la réserve que nous ne sommes pas des employés de nos patrons (ie nous sommes payés par l’état et non les politiques). C’est une question d’indépendance indispensable au moment des alternances.


    • Fmar Le 23 janvier 2013 à 11h07
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      Y a des éléments quand même assez faux dans ce que vous dites.

      1) Olivier se trompe, il oublie un peu qu’on est dans une économie mondiale notamment en matière de dépense des administrations.
      Donc non, quand l’administration achète des FORD pour équiper la police nationale nous transférons l’argent du contribuable français dans les poches d’une entreprise étrangère qui ne laissera rien ou presque revenir dans les poches des contribuables.
      C’est juste un exemple et il y en a des milliers et de plus en plus. Prenons l’exemple de la prime auto pour soutenir le secteur. Expliquez moi pourquoi le contribuable français payerais pour protéger la production automobile Américaine?
      Et je ne parle même pas de ces entreprises “françaises” dont le sport national est d’évader la valeur ajoutée à l’étranger et vers d’autres acteurs que les salariés.

      2) Là aussi c’est un peu idéaliste, comme si les dépenses de l’état étaient toutes efficientes? Au contraire les contribuables doivent exiger une dépense efficiente de LEUR argent. Entre un état qui fabrique des ronds points, des ponts à des endroits inutiles et un autre état qui investis dans des sources d’énergies renouvelables. Pensez vous que ce soit réellement équivalent? Désolé mais moi je préfère payer mes impôts au second. Et si l’état ne me prenait pas cet argent mal investis je pourrais moi même décider de la façon dont je veux le dépenser.


  26. Leo Le 21 janvier 2013 à 18h22
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    Olivier,
    Je suis un peu perplexe face aux graphiques sur les composantes du PIB.
    J’aurais attendu une rupture dans la part des dépenses publiques a partit du debut des années 80 vu que c’est à partir de là que l’etat à commencer à “subventionner la croissance” à coup de déficit publique. or ta courbe est constament croissante… Comment cela s’explique-t-il ?


  27. Mario55 Le 21 janvier 2013 à 20h43
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    Merci pour ces statistiques interessantes.
    Si on les considère sur l’ensemble de la période, grosso modo les 60 ans, on constate une augmentation de la composante “dépenses publiques” au détriment de toutes les autres composantes.
    Le taux de croissance tend vers zéro: cause à effet entre les deux constatations?


    • Fredocool Le 21 janvier 2013 à 20h53
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      considrez la diminution de la croissance du PIB comme le bonhomme qui saute du 60eme etages, l’important n’est pas la chute, mais l’attérissage.
      En valeur nominal, tout a augmenté jusqu’à recemment.
      Franchement, qui peut predire comment nous allons reagir quand en valeur nominal, tout va commencer à diminuer!


  28. tchoo Le 21 janvier 2013 à 21h12
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    les graphiques ont beau montrer une fois de plus que les dépenses publiques ont peu varier (comparer entre 1985 et aujourd’hui, dépenses publiques et PIB), il faut qu’il y ait toujours le contingent de ras du bulbe que vous mettent la faute sur ces salauds de fonctionnaires qui ne font jamais qu’emmerder le petit entrepeneur quinencrée de la richesses….
    Bravo, continuez à ne pas réfléchir et à fermer les yeux


    • chris06 Le 21 janvier 2013 à 23h10
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      “les graphiques ont beau montrer une fois de plus que les dépenses publiques ont peu varié ”

      pourtant le graphique montre clairement que les dépenses publiques sont passées en 60 ans de 19% à 28% du pib. Une augmentation quasiment de 50%, rien que cela…

      Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir!


      • tchoo Le 22 janvier 2013 à 18h42
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        de combien a augmenter la population en 60 ans
        la france de 1952 ressemblerait-elle à celle de 2012?
        quel est le montant des dépenses publiques par habitant en 1952 et en 2012?


        • chris06 Le 23 janvier 2013 à 11h14
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          @tchoo,

          “quel est le montant des dépenses publiques par habitant en 1952 et en 2012?”

          (en euros constants)
          1952 : pib/bab 7000 euros, dépenses publiques 19% = 1330 euros /hab
          2012 : pib/hab 33000 euros, dépenses publiques 28% = 9240 euros/hab

          vous trouvez qu’il n’y a pas eu un petit peu d’augmentation des dépenses publiques???

          bah, elles ont juste été multiplié par 7 (en euros constants) en 60 ans. Une paille.


  29. Lisztfr Le 22 janvier 2013 à 00h49
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    Les problèmes économiques ne sont pas très compliqués, il faut surtout dégager l’espace et se poster en observateur au points stratégiques, là où nécessairement passe la liquidité, le capital etc. Or l’un de ces points est l’entreprise, et non la banque, au point que l’on peut imaginer une économie sans banques mais non sans entreprises. En dernière analyse dans une économie en équilibre, tout l’argent passe par l’entreprise, et corollaire, le partage de la demande a lieu à ce niveau. Bref… techniquement, l’épargne détourne une partie de la demande qui aurait dû servir à acheter ce que produit l’entreprise, aucune entreprise ne pouvant de ce fait fonctionner en autarcie – ce qui provoque la crise de surproduction. Donc à toute fins utiles, il faudrait mettre un peu d’avenir de notre côté comme dirait Rosalie (Obaldia). J’ai fait comme toutes les femmes, j’ai mis un peu d’avenir de mon côté…

    Je ne veux pas plomber l’ambiance, juste rappeler que 2013 sera catastrophique.

    Le problème n’est pas de tout comprendre, mais comprendre le noeud du problème. Pour beaucoup ici, cela consisterait surtout à désapprendre, à dégager la vue. Les choses sont simples 1) l’essentiel de l’argent passe par l’entreprise, 2) la valeur de l’argent tient à la question, pourquoi on accepte l’argent. Tout est là, et 3) le paramètre majeur est celui de l’inflation, celui qui seul compte pour la BCE, et l’OCDE et qui permet notamment à cette dernière de prôner la modération salariale.

    Bref, ne pas oublier que l’une des issues possibles de la crise est la destruction du système économique tel qu’il est, dans avenir proche, et non à long terme comme le disait Keynes. Ne pas négliger le danger qui nous menace, et pourtant pour terminer avec Valéry, bref, il faut tenter de vivre, alors que le système valorise chacun de moins en moins aussi au niveau personnel, d’où toutes ces revendications permanentes, cette épidémie.


  30. Yvan Perez Le 23 janvier 2013 à 02h03
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    Très bon billet, merci pour cette analyse (et pour les graphiques).

    => “Épousez votre femme de ménage et vous ferez baisser le PIB”
    Et que penser d’un fonctionnaire qui s’occupe des espace vert pour la commune, comparé au même horticulteur employé dans une entreprise privée. Dans le premier cas, il ne produirait rien, alors que dans le second, il devient soudain producteur de valeur ajoutée ?
    Pourtant, les deux sont salariés (l’un l’est par l’emploi, c’est son poste qui est reconnu comme producteur, et l’autre l’est par la cotisation, via la reconnaissance de sa qualification, non pas de son poste) et les deux reçoivent bien de la monnaie !
    En fait, les deux produisent bien dans le PIB, et le chômeur qui touche une allocation est bien payé pour faire son ménage (ou peu importe ce qu’il fait d’ailleurs, comme un retraité). De ce fait, il produit cette valeur (qu’il reçoit via l’allocation chômage) dans la valeur ajoutée nationale. De même qu’un fonctionnaire produit bien ce qu’il dépense. Mais pour les “réformateurs” (P$, UMP, Medef, CFDT…) le grand mot c’est “dépense publique”. On pourrait pourtant autant parler de “production publique”, puisque cela fait déjà quelques décennies que l’INSEE reconnait bien les administration publiques et la protection sociale dans la production de la valeur ajoutée :
    http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=16&sous_theme=1&nivgeo=0&type=2
    http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=nomenclatures/naf2008/naf2008.htm
    http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=nomenclatures/cpf2008/cpf2008.htm

    => “les dépenses publiques soutiennent l’économie”
    C’est une réalité difficile à renier, en effet ! Creusons encore plus loin la réflexion…
    Si ce n’est pas déjà fait, je vous encourage à étudier quelques travaux sur le sujet :
    http://www.reseau-salariat.info/
    http://www.ies-salariat.org/
    http://pear.ly/bPuGf
    http://ces.univ-paris1.fr/membre/ramaux/

    Et si on continuait à étendre cette cotisation sociale ?
    Si, finalement, on reprenait ce qu’on a abandonné en cours de route ?
    Nous étions à 16% du brut en 1930, le CNR aura poussé cela à 32% en 45, pour arriver en 1995 à près de 65%. Alors continuons de faire gonfler le PIB, surtout si ce n’est pas forcément pour produire de la saloperie (un greffier ou un juge est plus utile et moins polluant qu’un trader… dans le fond). Tout le PIB pour la cotisation, et un revenu inconditionnel et garanti à toutes et tous (puis surtout de l’investissement sain, sans propriété lucrative pour le ponctionner… d’autant plus que près de la moitié de cette ponction sur le PIB part aujourd’hui en fumée, ou presque, ce pourquoi nous sommes en sous-investissement massif).
    Ah c’est sur ! Le capital n’est pas d’accord, et il sait d’ailleurs où mener la bataille : retraites, cotisations, fonction publique… tout ce qui échappe à ses griffes mais qui pourtant produit bien de la valeur, et de la monnaie. Il ne faudrait donc pas qu’on s’en aperçoive massivement demain matin. Mais tout nous prouve qu’on peut se passer de l’accumulation financière (près de 25% du PIB échappe déjà à la sphère capitaliste) pour les salaires comme pour l’investissement, alors pourquoi s’ennuyer avec ces parasites ?
    Combien de temps allons-nous rester aliénés dans cette religion des marchés financiers ?
    Et comment faire comprendre aux gens que les réserves de valeur, ça n’existe pas ?!
    Comme si un retraité était payé via ce qu’il a créé les 40 dernières années. Penser cela, c’est nier le fait qu’on ne peut dépenser que l’aujourd’hui en économie… puisque tout est pris sur le PIB, même la soi-disant valeur que peut représenter un titre financier (qui n’est qu’un droit de ponction sur la valeur ajoutée actuellement produite, un droit de propriété lucrative qui domine ensuite toutes les décisions).
    Mais pardon, je m’égare…

    Cordialement.

    Yvan


    • vulcano8 Le 08 février 2013 à 11h49
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      “”Comme si un retraité était payé via ce qu’il a créé les 40 dernières années.””
      Peut être avec ce qu’il a économisé !!!
      Dans une société si la solidarité inter génération n’est pas reconnue … par les actifs au profit des retraités
      l’avenir est particulièrement inquiétant pour nos ainés et les actifs qui a leur tour seront des ainés !!
      Inversement , quand on voit que nos gouvernements successifs , creusent de plus en plus la dette …. qui sera soldée par qui ??? les générations futures ou qui ne sont pas encore nées ??


  31. Fmar Le 23 janvier 2013 à 10h49
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    Je pense que c’est un argument valide. Même nature de personne dans les deux mondes (privé/public).
    Il faut tout de même le modérer, qui est attiré par la sécurité du public? Cela je crois entraine un effet de concentration qui déséquilibre les profils qui se seraient sinon répartis de façon équilibrée.

    Il y a d’autres facteurs qui font qu’une personne est attirée par le public ou le privé et donc je ne crois pas que ces populations soient équivalentes. (je ne porte pas de jugement d’ailleurs).

    J’aime bien aussi le critère de taille : “mêmes difficultés à tailles équivalentes”.
    La par contre vous ne prêchez pas pour le public. A-t-on vu une entreprise privé de 1millions de salariés?
    Très clairement les grandes administrations sont BCP trop grosses.

    De plus, le secteur privé est majoritairement composé de petites entreprises. A ma connaissance ce n’est absolument pas le cas de l’administration. Chaque administration est un mastodonte comparée à la taille moyenne des entreprises privées.


  32. Irribarria Fernandez Le 28 janvier 2013 à 18h32
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    Bonjour,
    Continuons à opposer les fonctionnaires et les prives et nous n’avancerons jamais. Pendant ce temps ceux qui détruises notre avenir et celui de nos enfants se frottent les mains.
    Unissons nous tous, artisan, fonctionnaire, salarier, patron de petite pme et pmi et exigeront que nos droit d’être humain civilisé soit respecter.
    Il y a trop de politicien, trop de strate décisionnaire (mairie,commune,département,région…parlement sénat..) il faut restructurer tous cela pour le rendre plus efficace en terme de réactivité. Il y a trop d’écart entre les différent acteurs productif de la société, écart de salaire, de temps de travail, de régime de retraite… Il faut tous remettre à plat en étant persuadé que nous devons tous partagé le travail, que la pénibilité doit être pris en compte, et tous devrons faires des efforts, que nous ne pouvons plus accepter que des gens se renumèré plus de 30 fois le smic. La croissance s’est terminé, les ressource natureles s’épuisent nous devons devenir adulte et comprendre que seul le dialogue, le partage et le respect mutuel nous permettra de ne pas aller vers une société qui nous apportera que misère et violence.
    Nous devons tous nous unir, réfléchir et évoluer vers un autre modèle plus adulte et responsable en nous servant de nos erreurs passé, nous devons franchir une nouvelle étape dans notre évolution maintenant.
    Ne laissons pas des gens complètement coupé de notre réalité et sérieusement névrosé détruire l’humanité.
    Unissons nous tous.
    Cordialement
    Franck


  33. GRRR Le 07 février 2013 à 18h52
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  34. Yvan Perez Le 02 avril 2013 à 04h34
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    Je passe partager ce lien, car je me suis permis d’utiliser quelques graphiques de ce billet dans un petit zapping que je viens de réaliser. On y parle justement de “production publique” (ou plus (in)justement de “dépense publique”) :
    http://www.youtube.com/watch?v=LhP8urF19fc

    Ce qui relativisera le sens de cette affirmation, quand vous dites en commentaire (Olivier Berruyer Le 01 juillet 2011 à 09h43) : “Nous sommes un des 5 pays dépensant (en € de PIB donc) le plus pour la santé”. En effet, c’est le cas, mais ne devrait-on pas dire (pour ne pas partager le langage des “réformateurs”) que la France est un des 5 pays PRODUISANT le plus en santé ? Sans parler du fait que, contrairement aux USA qui dépensent près de 50% en plus que nous (18% du PIB je crois) leur système est loin d’être plus efficace et universel que le nôtre. Ils sont dépendant de l’accumulation financière, de la propriété lucrative, là où nous prouvons (chez nous) qu’on peut se passer des marchés financiers (et des fonds de pension) pour investir sur des décennies des sommes aussi importantes que la santé (env. 250 Milliards) ou les retraites (env. 260 Milliards).
    Certes, il y a beaucoup de choses à revoir, et à améliorer/optimiser dans le fonctionnement de nos administrations, des hiérarchies au sein de celles-ci, le clientélisme, etc… mais c’est un problème politique (la refonte de notre constitution pour rendre plus transparentes nos institutions, et plus participatives surtout) et non un vrai problème économique.
    Le chantage à la dette et le chantage à l’emploi sont les deux armes principales de la classe capitaliste (que je dénonce ici au sens très large, mais je sais bien évidemment faire la différence entre le petit chef d’entreprise qui en bave, et ceux qui se gavent sur son dos).
    Ce qu’on nous vend (dans le langage, car il y a une vraie Guerre des mots) aujourd’hui comme de la “dépense” publique qui serait un “coût”, ou une “charge” qui pèserait sur l’emploi… c’est en fait tout le contraire qu’il faut comprendre… car ce n’est pas une “charge”, c’est l’aboutissement de longues luttes, d’une libération (en 45) aussi, et de conquêtes sociales révolutionnaires durement acquises… car l’impôt ou la cotisation n’est pas une “dépense” ou une “charge”, c’est du salaire qui nous libère de l’emploi, du marché du travail… et c’est une expérience massive que nous avons sous les yeux pour démontrer cela, et s’appuyer dessus pour aller plus loin !
    http://www.reseau-salariat.info/3d02042ea4f8daa3b5dda0f837ed0971

    Cela devrait aussi faire réfléchir tous ceux qui affirment, sans connaissances historiques (ni même économiques visiblement) que “ce n’est pas créer plus de fonctionnaires ou d’emplois subventionnés qui va nous sortir de la crise”… Car c’est un contresens même de ce que démontre justement Olivier Berruyer ici : la croissance de ces dernières décennies (avant le gel des taux de cotisation dans les années 90, et le recul de l’impôt plus récemment) est bien issue de l’expansion de la fonction publique, et des prestations sociales (retraites, santé, éducation, tout cela n’apparaît pas forcément dans les mesures choisies par l’auteur ici, car on ne voit que les administrations publiques, mais on peut trouver tous les autres chiffres auprès le l’INSEE également).
    Aussi, nous sommes passés de 67% de la population active qui était dans l’emploi dans les années 60, pour 76% (environ) de nos jours. Nous n’avons jamais été aussi proche du (mythique) “plein emploi”, et c’est bien pour cela que les salaires (du privés, mais aussi les salaires socialisés) en prennent plein la trogne !
    Le salaire est connecté à la qualification depuis un bon moment, ce n’est pas rien comme conquête. Tout comme le salaire minimum est aussi un acquis qu’on n’abandonnera jamais. Alors pourquoi avoir abandonné ce discours (et cette progression historique) de la hausse des taux de cotisation ?… au lieu de troquer ce discours révolutionnaire contre celui de “la sauvegarde de l’emploi” il y a 20 ans !? …car “sauver l’emploi, c’est forcément détruire le salaire”. CQFD !

    Alors que nous avons là du salaire qui paye du travail libéré de la valeur travail (définie par le temps de production dans la sphère capitaliste). Nous avons là de l’investissement massif, sans dépendance aux marchés financiers (enfin, avant qu’ils ne mettent la main dessus) qui permet d’assurer du financement sur des périodes aussi longues que 40 ans (pour les retraites)… alors qu’aucun capitaliste ne sait le faire (au mieux ils investissent sur 20 ou 25 ans quand il y a de la recherche à faire, mais “la norme” c’est plutôt 4 ou 5 ans, et encore).

    Bref, il est temps de nous ré-emparer de ce discours de hausse de la cotisation, et déconstruire la propagande qui nous fait lire comme un problème ce qui est en fait une solution (un moyen déjà largement étendu pour nous libérer du marché du travail, et de la propriété lucrative. Des millions de nos concitoyens en bénéficient déjà, on peut aller plus loin… si on le veut vraiment… mais le veut-on vraiment ? C’est une autre question).

    Encore merci pour ces données très utiles, qui démontrent bien pourquoi nous entrons en récession actuellement : à force de laisser le capitalisme saboter ce qui s’est construit tout au long du siècle passé, à force d’exonérations qui dévalisent notre modèle social, à force de baisse d’impôts qui privilégie toujours les mêmes… on a laissé se faire attaquer tout ce qui nous permet de sortir de ce modèle économique mortifère. Il lui aura fallu plus de 5 siècles pour arriver à prendre la forme qu’il a aujourd’hui, mais nous avons déjà tous les outils qui nous permettent de nous émanciper de cela… Et ces institutions sont attaquées de toutes part, mais voyez combien elles restent solides, et combien nous savons (au fond de nous mêmes) qu’il ne faut pas laisser filer ces acquis sociaux, ces conquêtes autour du salaire (pour imposer un minimum, pour le lier à la qualification et non plus à la tâche réalisée, et enfin pour déconnecter la qualification du poste de travail, pour l’attacher à la personne, avec le salaire irrévocable qui va avec… c’est la fonction publique, ou encore la retraite, etc).

    Mais tant que nous voyons cette émancipation comme un “problème”, comme une “dépense” qu’il faudrait réduire en temps de crise… alors nous forgeons nos propres chaînes.
    Un lien, pour mieux situer ce que devrait être une “classe révolutionnaire” aujourd’hui :
    http://www.youtube.com/watch?v=qhnUYiia-vs
    Et un dernier, pour ne pas oublier… pourquoi se sont battus nos parents :
    http://www.dailymotion.com/video/x39b60


    • A-J Holbecq Le 02 avril 2013 à 09h48
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      @Yvan Perez

      Je plussoie totalement.
      La majorité des analystes oublient que la dépense vient avant la recette: selon l’adage ” vos dépenses sont mes revenus, mes dépenses sont vos revenus”

      J’ajouterais que les “déficits ” de la SS sont simultanément du chiffre d’affaire pour toutes les professions de santé donc du PIB. Le seul truc qui “coûte” c’est le solde négatif de la balance des échanges extérieurs selon l’équilibre: solde financier net des administrations + solde financier net du privé = solde financier net des échanges extérieurs.
      Dis autrement, si nos balances d’échanges extérieures sont équilibrés, toute “dépense” interne ne coûte rien puisqu’elle est équilibrée par des recettes … (bien sur, elle “coûte” du travail pour réaliser la production; mais n’est ce pas ce qu’il faudrait, du travail ?)


      • vulcano8 Le 02 avril 2013 à 15h51
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        Bel exemple de conditionnement intellectuel ,voire de séance d’hypnose idéologique destinée à expliquer que les fonctionnaires sont irremplaçables .!!
        Ils produisent de la croissance ( heures de présence n’est pas forcement création de richesse ou de valeur ajoutée ) comptabilisable dans le PIB
        Un rond de cuir qui fait des cocottes en papier dans un bureau ( payé par les impôts des actifs du privé ) contribuerait au PIB !!
        Un entrepreneur emprunte ou hypothèque ses biens personnels ou ses économies pour se payer un bureau et du papier . Ce qui est sûr c’est qu’il va se bouger et ne pas faire des cocottes en papier
        De plus il est dans un milieu concurrentiel et doit pouvoir vendre son travail et est sanctionné par le marché s’il n’est pas compétitif .
        Une entreprise privée qui a des difficultés de trésorerie et qui ne peut payer ses salariés que fait-elle ? Elle est obligée de licencier sinon elle disparait.
        L’entreprise FRance depuis des décennies , qui ne peut plus payer ses fonctionnaires actifs et surtout ses retraités privilégiés ( calcul de la retraite sur les 6 derniers mois de salaires ) continue à emprunter
        Relisant mes posts de 2012 … mes craintes hélas se vérifient
        60 ooo postes d’enseignants en plus – La dette de la France bat des records ses derniers mois ( source le Figaro économie) et qui va payer ?? les actifs , les classes moyennes etc
        Quand aux inactifs assistés leur nombre ne cesse d’augmenter 90% sont aux RSA
        Des secteurs de services ne trouvent pas de candidats ( restauration – travail nuit ou week end etc .. bâtiment )


        • Yvan Perez Le 04 avril 2013 à 11h20
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          @ vulcano8 :

          – “Bel exemple de conditionnement intellectuel”
          – “(source le Figaro économie)”.

          En voilà une révélation ؟

          – “Une entreprise privée qui a des difficultés de trésorerie et qui ne peut payer ses salariés que fait-elle ? Elle est obligée de licencier sinon elle disparait.”

          C’est ce qui arrive régulièrement oui, sauf à croire que toute entreprise créée doit pouvoir exister ad vitam æternam… quitte à produire des marchandises de plus en plus fragiles ou éphémères pour assurer sa survie comptable au détriment de l’environnement dont elle dépend ?!
          Vous nous feriez presque croire que la seule valeur produite dans le PIB est uniquement celle issue des entreprises privées. Insistez encore un peu, on finira peut-être par croire que les “trente glorieuses” sont le fruit du Capital.
          Sinon, vous pouvez aussi vous désaliéner de cette lecture absurde de la valeur ajoutée, qui vous empêche de voir qu’il existe déjà un autre univers de la production de valeur économique, dans lequel lequel le salaire n’est plus attribué en fonction du temps passé sur un poste de travail qualifié, mais en fonction de la qualification de la personne elle-même.
          Vous estimez que “payer des retraités ou des fonctionnaires c’est un coût pour les entreprises”, mais observez plutôt ce que devient le chiffre d’affaire des entreprises quand on supprime (ou diminue) les retraites ou la fonction publique. Cela entraîne mécaniquement une contraction de l’activité, et inévitablement, un recul du PIB. Dans votre esprit, la retraite ce serait 260 Milliards en plus dans la poche des entreprises, et/ou des salariés (?)… mais c’est une erreur de le croire, car la réalité est que sans les salaires versés aux retraités, le PIB réduirait d’autant, la cotisation vieillesse disparaîtrait, et l’activité économique en serait tout autant réduite. Le privé pourrait enfin prendre cela en charge, c’est Malakof Médéric (et G.Sarkozy) qui seraient ravis.

          Dites nous…
          Qui fait vivre le boulanger d’un village où habitent principalement des retraités ?
          Et pourquoi la santé coûte si chère aux USA ? (18% du PIB, 50% de plus qu’en France) Alors que nous n’avons rien à leur envier, leur système de santé n’étant pas meilleur que le nôtre, bien au contraire même !

          Pour finir, les fonctionnaires sont effectivement irremplaçables, sauf si votre vision du monde est celle d’un Etat sans justice, ni éducation, ni santé publique… un monde où tout serait géré par le privé, de la maternité à la retraite, en passant par l’école.
          En attendant, avec deux fois moins de contrôles alimentaires et sanitaires, faute à la RGPP (devenue MAP) qui saccage la fonction publique, on se surprend à manger du cheval roumain acheté depuis la Suède avec des fonds de pension anglais pour une société en France. Continuons donc de détruire la fonction publique (en rabâchant la propagande du Figaro comme vous le faites si bien) et laissons plutôt le privé créer des emplois pour gérer tout cela. Des contrôleurs Findus pour contrôler la viande Findus, une sécurité privée à la place de l’ordre public, des manuels scolaires offerts par Monsanto ou Areva… voilà qui fait rêver ؟


      • Yvan Perez Le 04 avril 2013 à 09h17
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        @ A-J Holbecq :

        Merci pour cette précision… qui nous rappelle combien est nocive la libre circulation des capitaux (sans harmonisation fiscale et salariale). Le problème n’est bien évidemment pas dans nos “dépenses”, mais dans les recettes… et les intérêts exorbitants que nous payons, suite à l’abandon de la création monétaire aux privés.


  35. iragael Le 14 juin 2013 à 19h00
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    beaucoup de bla-bla enfumé par un conformisme économique affligeant au sein des commentaires!!
    Le site est intéressant mais les commentaires…
    Ceux qui n’ont pas encore compris que l’humanité devra changer radicalement son économie (Car il y a plusieurs théories économiques, messieurs et l’actuelle n’est pas plus de validité que les autres!) Vont avoir quelques surprises face au murs démographiques, sociaux et écologiques qui nous attendent.
    Peut-être aurait-on une chance si tous les acteurs voulaient bien admettre la réalité à venir plutôt que de s’accrocher à une vision périmée du monde: le capitalisme et la société de consommation qu’il promeut.
    Et également, que l’avenir de l’humanité devrait être que chacun puisse vivre plus heureux plutôt que de produire toujours plus de gadgets inutiles qui dilapident nos ressources.
    Je suis fatigué, après 50 ans de vie, d’entendre les mêmes rengaines avec toujours les mêmes résultats: plus de stress pour chacun, chaque jour qui passe (en touts cas, pour ceux qui produisent). Nous sommes des esclaves, et bientôt nous serons tous les esclaves des grandes entreprises parce que nos politiques n’ont jamais eu intérêt personnel à les limiter.
    Bon vent à tous, continuez donc à bêler!
    Iragael


  36. Partnercheap Le 01 juillet 2013 à 19h33
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    Merci pour cet article intéressant.

    1. La croissance est trop souvent confondue avec la productivité. Soyons plus pragmatiques.
    Ce qui pousse à dépenser plus est en fait facteur de croissance. Un accident imprévu par exemple !
    A contrario, des investissements permettant ensuite de réaliser des économies ne sont pas toujours bénéfiques, si le fruit des économies réalisées se transforme en épargne. Tout dépend de l’effet multiplicateur de dépenses exposé par Keynes.

    2. L’état utilise la totalité de ce qu’il récolte. L’impôt peut donc être assimilé à une consommation obligatoire. Par conséquent, une baisse d’impôt ne peut pas augmenter la consommation et ne peut donc que nuire à la croissance. J’admets qu’on puisse détester les impôts mais cela n’empêche pas le constat.

    3. Par ailleurs, j’aimerais savoir quelle part de croissance pourrait provenir de l’augmentation de la masse monétaire. Un graphique comparatif serait bienvenu.


  37. glaas Le 31 juillet 2013 à 13h23
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    Excellente analyse.
    J’aime beaucoup en particulier le tableau ‘contribution des composantes à l’évolution annuelle du PIB déflaté de la France, 1986-2011’ qui montre que la crise résulte essentiellement d’un problème de demandes entre entreprises.


  38. Deres Le 23 août 2013 à 16h34
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    Utiliser des PIB par habitant ou par actif est une bonne idée mais ce concept pourrait encore être raffiné avec les statistiques de la population en âge de travailler (15-64 ans) ou celles des personnes ayant un emploi. On aurait ainsi un PIB par personne qui pourrait produire et un PIB par personne qui produit effectivement dans le pays.


  39. al Le 20 avril 2014 à 10h28
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    J’ai lu récemment une analyse faite par une personne à priori sérieuse dans la Tribune, sur l’impact des vitesses moyennes sur les routes sur le PIB. Ca peut paraître saugrenu, mais le transport c’est ce qui permet les échanges économiques…
    Il trouvait que – 10 km/h de vitesse moyenne entrainerait -1,9 % de PIB. Ce qui paraît fort.

    Il serait intéressant de chercher la corrélation en analysant rétrospectivement les deux séries de données. Ca donnerait une autre idée.

    Si ça se vérifie, nos politiques auront une mesure simple pour booster un peu le PIB.


  40. Deres Le 08 septembre 2014 à 14h40
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    Ce qui me semble évident en regardant les graphiques du PIB en valeur sur le long terme est que son évolution est linéaire. L’augmentation en valeur est grosso modo la même que dans les années 70 … Cela explique une grande partie de la diminution en % de la croissance du PIB ! Si on est 4 fois plus riche, la même croissance en valeur va donner une croissance en % quatre fois plus petite. Cela semble logique car même si l’investissement est beaucoup plus grand, et reste globalement proportionnel à la richesse, son rendement va être plus faible. de ce point de vue l’exemple des routes est une bonne illustration. Le passage d’un chemin de terre à une route est une révolution. Le passage à 2 voie un gros gain. L’ajout de chaussée séparé un plus. La transformation en autoroute ne change plus grand chose.


  41. so Le 02 octobre 2014 à 13h41
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    J’ai commencé à lire les premiers commentaires, enthousiaste, et vite je m’aperçois que ce ne sont que bêtises et sujets polémiques stériles… Alors sur un sujet aussi fondamental que celui du PIB dans notre société et notre quotidien d’actif, ou non d’ailleurs, je trouve cet article pour ma part génial ! Félicitation !


  42. Fred Le 08 mars 2015 à 18h45
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    Bonjour,
    est-il possible d’avoir ces graphiques avec les données de ces dernières années?
    Merci


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