Nous allons aujourd’hui entamer une série sur l’évolution – récente comme historique – du PIB de plusieurs PIB.
Je reviendrai dans le futur sur cette notion de PIB, pour en critiquer en profondeur la notion.
Mais en attendant, comme il reste un indicateur phare de nos économies, je me contenterai pour l’instant d’en rester aux chiffres.
Je rappellerai toutefois brièvement quelques notions en introduction :
- le PIB, dont on nous parle tant, est le Produit Intérieur Brut ;
- c’est un agrégat calculé par la Comptabilité Nationale de chaque pays depuis les années 1950 ;
- son évolution annuelle en volume (donc hors inflation) définit la fameuse “croissance” ;
- il additionne toutes les “richesses” créées dans le pays, au sens de la valeur de la production des biens et services (correspondant à la valeur ajoutée).
On peut le calculer de trois manières, que je schématise ici :
- par la somme de toutes les valeurs ajoutées du pays ;
- par la somme de tous les revenus du pays ;
- par la somme de toutes les dépenses du pays, méthode que nous utiliserons plus loin. Celle correspond donc à la somme :
- de la consommation ;
- de l’investissement ;
- du solde du commerce extérieur (= exportations – importations) ;
- des variations de stock.
Je souligne enfin 2 gros problèmes du PIB :
- il ne tient compte que des échanges marchands. Par exemple, vous faites le ménage, ce n’est pas dans le PIB, vous prenez une femme de ménage, cela y rentre. Cela a fait dire à Alfred Sauvy : “Épousez votre femme de ménage et vous ferez baisser le PIB” ;
- ce n’est pas un indicateur de la création de richesse, car il ne tient pas compte de la destruction du stock de ressources non renouvelables utilisées dans la production (utilisation de pétrole, de métaux, déforestation), ni de la pollution générée (CO2 généré, pollution de l’eau…). Bref, pour simplifier, cet indicateur revient à gérer une entreprise en essayant à tout prix d’augmenter le Chiffre d’Affaires, sans jamais s’intéresser au Résultat de l’activité – or la nôtre étant “déficitaire” (nous consommons actuellement ce que peut offrir 1, 5 planète…), ce n’est pas une bonne stratégie du tout…
Ceci étant posé, passons aux chiffres !
Observons l’évolution du PIB depuis les années 1950 :
On calcule en fait souvent le PIB en euros constants, c’est à dire en supprimant l’effet de l’inflation. On observe qu’un sérieux coup d’arrêt a été mis en 2008.
On observe à quel point la récession de 2009 a été majeure… On observe également le lent “atterrissage” du taux de croissance par décennie, qui semble viser le 0% à terme…
Donc quand vous entendrez prochainement votre politique favori(e) vous chanter que grâce à lui (elle), la croissance va vite revenir et que les lendemains vont chanter, méfiance – la décennie du pic pétrolier risque de ne pas être de tout repos en terme de croissance (et du reste)…
Observons maintenant l’évolution des composantes du PIB :
(NB. le total semble dépasser 100 % en raison du déficit de la balance commerciale, qui est donc négatif ; mais la somme des 4 éléments fait bien toujours 100%).
On observe plusieurs périodes pour la composition du PIB :
- 1950-1975 : la part de la consommation baisse, puisque le pays s’équipe et se modernise, investissement et dépenses publiques augmentent ;
- 1975-1985 : la crise passe par là, et casse la dynamique d’investissement, qui passe par son pic historique puis chute ; les dépenses publiques soutiennent l’économie ;
- 1985-1995 : le commerce extérieur se retourne, et devient significativement positif : le pays devient efficace à l’exportation ; l’investissement diminue toujours, et touche son minimum historique ;
- depuis 1995 : le commerce extérieur s’est retourné, et pèse désormais négativement sur la croissance ; l’investissement s’est retourné, et atteint un niveau moyen. La consommation des ménages et les dépenses publiques sont restées inchangées.
Observons alors l’impact des secteurs :
On observe que :
- la consommation des ménages est moins forte que dans les années 1980, tout comme l’investissement ;
- que de petits cycles semblent apparaître, avec des chutes de croissance de 2 à 4 ans tous les 2 à 4 ans ;
- que la chute de 2009 est du essentiellement à une chute de l’investissement.
Rappelons que sur ce graphique, la variation des stocks (en rose pale) n’est pas véritablement significative sur une année (même si elle impacte cette année là), car elle est en moyenne proche de zéro sur quelques années.
On peut également observer les composantes du PIB avec une approche par les revenus plutôt que par les dépenses :
La chute des bénéfices en 2009 est frappante…
Toutefois, il convient de mener une seconde analyse, car la notion de PIB seule peut être grandement faussée par la démographie. Il est donc toujours intéressant, pour comparer 2 pays ou une période très longue, de revenir au PIB par habitant :
Comme la France dispose d’une démographie toujours vigoureuse, on conçoit qu’en fait notre démographie “handicape” évidemment la notion de PIB (sans jugement positif ou négatif en l’espèce sur l’impact réel, bien entendu).
Si on veut d’ailleurs être puriste, on peut créer une troisième notion, puisqu’après tout la production est réalisée par les actifs : observer le PIB par actif (une brusque poussée démographique entraîne une hausse de la consommation immédiate, mais il n’y a pas plus d’actifs pour produire) :
Là encore, cette notion “handicape” le PIB, cela signifie donc qu’en fait la croissance nette réelle est très faible depuis de nombreuses années.
Cette synthèse montre le plongeon vertigineux de la croissance, qui semble se diriger de façon irrépressible vers, non pas la décroissance, mais simplement la stabilité.
En conclusion, je dirais simplement “Attention à la démagogie”, et qu’il conviendrait de bâtir par prudence tout programme politique sur une hypothèse de croissance nulle (surtout vu l’horizon sombre sur plusieurs critères), sans croire aux rodomontades du style j’irai chercher la croissance avec les dents” (pathologie largement partagée à gauche comme à droite).
Cela évitera de se retrouver avec des déficits calamiteux qui entraîneront le pays au défaut. Et puis si nos “cadors politique”s arrivent à créer une croissance de 4 % (rêvons un peu…), et bien tant mieux, cela fera des excédents bienvenus…
Tags: Croissance, PIB





















Interessant.
Une autre analyse objective de l’economie de la France me semble aussi tres importante:
Le rapport entre le prive, qui fait au quotidien les rentrees d’argent, et tous ceux qui vivent sur le budget de l’etat.
Il y a dans ce pays environ 1 Francais qui travaille et qui fait vivre 4 personnes, mais une analyse plus detaillee serait passionnante, combien de temps ce pays pourra-t-il tenir avec un tel ratio ?, pas longtemps.
Autre sujet que j’aimerais voir developpe sur ce blog: La pauvre si gentille demoiselle abusee et salie a vie lachement par le si mechant DSK, ce serait passionnant aussi, merci d’avance.
bonjour
j’ai prévu
je précise que je ne suis pas soviétophile, mais bon, 1€ de salaire privé se transforme en 1€ d’impôt se transforme en 1 € du salaire d’un fonctionnaire, mais celui ci-se retrouve en 1€ de consommation qui va financer 1 € de salaire privé…
Bref, chaque fonctionnaire (qui travaille, si si, en majorité) fait aussi vivre les salariés du privé. L’économie est une grande roue…
Aux USA, il y a moins de fonctionnaires, vous trouvez le bilan vraiment reluisant ?
Bon après, je vous rejoints, la question est : peut-on améliorer la productivité, quelle est la bonne frontière, comment limiter les gaspillages, etc.
DSK lors de son passage au FMI, a impose dans les pays en difficulte actuelle, un serieux reserrement de fonction publique.
La GB est en train de serrer serieusement la fonction publique.
L’Allemagne est tres prudente sur la fonction publique.
La Suede qui a connu un passage difficile, a serieusement diminue sa fonction publique.
L’Italie qui est dans le gouffre, a une fonction publique superieure a la notre.
Le Canada il y a 10 ans a fait le menage dans la fonction publique, et tient le choc face a la crise.
Votre reponse n’arrive donc pas a me convaincre, l’un des cancers de la France est sa fonction publique, mais ce n’est pas le seul, l’accumulation de “politicards” de tous poils grassement remuneres, ne pas oublier que leur salaire n’est qu’une fraction de leur cout, en est un autre, et il y en a encore bien d’autres, tout ca paye par les seuls qui fabriquent l’argent du pays, c.a.d le prive.
Que les fonctionnaires fassent vivre le prive, bien sur, mais a quel prix pour le pays. Pourquoi ne pas enbaucher 3 millions de fonctionnaires de plus, il n’y aura plus de chomeurs, mais qui va les payer???, c’est ce qu’a fait le PS a une epoque, 1million de fonctionnaires embauches durant leur temps de gloire, et ils continuent dans toutes les regions, qui les paient ?, => nos impots, en payant mes impots je ne peux pas faire vivre le commerce, donc les entreprises, donc plus de chomeurs etc., mais ce sont les fonctionnaires qui consomment a ma place, on se mord la queue.
La fonction publique a un tel niveau est une catastrophe, vous n’arriverez jamais a me convaincre. L’etat est oblige d’emprunter chaque mois pour les payer dans un pays surimpose et surcharge sur les salaires, cela prouve bien que ca ne marche pas, ils sont a l’origine d’une grande partie de la dette.
La France est le pays le plus “charge” du monde sur les salaires, impots multiples etc., mais allons y continuont puisque les fonctionnaires font vivre le prive mettont le paquet, et on va vite aller au defaut au moins quand on y sera on n’aura plus peur d’y aller.
Nous ssommes dans l’hiver de Kondratieff, et il dit que tout doit s’ecrouler pour nettoyer le passe et repartir sur de nouvelles bases, alors embauchons 3millions de fonctionnaires et dans 1 an on aura tout casse et on repartira sur de nouvelles bases, mais il y aura beaucoup de degats collateraux durant cette periode et meme apres.
“Pourquoi ne pas enbaucher 3 millions de fonctionnaires de plus, il n’y aura plus de chomeurs, mais qui va les payer???, ”
ben les salariés du privé, vu qu’ils n’auraient plus à payer lesdits chomeurs
Bon, je vous taquine un peu
Je suis juste modéré sur ce point, rien n’est blanc, rien n’est noir…
Question1: comment comparer le PIB de pays dont la part de l’économie non marchande peut être très différente.
En effet en France l’éducation, la santé sont quasiment gratuite ( au moins comparé d’autre pays), il y a quantité d’associations animés par des bénévoles qui fournissent des services non marchands , et le coût des charges fait que le travail au noir est relativement répandu ( plus ou moins que les autres pays? ).
Question2: n’est il pas trop facile de sous-estimer l’inflation pour sur-estimer la croissance?
1. éducation et santé ne sont en rien gratuits ! Ils sont gratuits pour le consommateurs, mais payés par le contribuable ! Nous sommes un des 5 pays dépensant (en € de PIB donc) le plus pour la santé par exemple.
2. parfaitement exact…
cher olivier,
oui le fonctionnaire dépense sa paye, MAIS IL NE PRODUIT RIEN en contrepartie. (idem pour le chomeur ou l’assisté). ces deux derniers d’ailleurs, eux, au moins, n’entravent pas le travail des autres.
le salarié du privé dépense sa paye, ET CREE DE LA VALEUR.
comment voyez vous cet aspect de la situation?
merci.
Euh, je comprends mal :
1/ qui éduque les enfants ?
2/ qui assure votre sécurité en ce moment même, policière et militaire ?
3/ qui assure la justice ?
4/ qui soignera votre cancer ?
Ce n’est pas de la production de service tout ceci ? Ce n’est pas de la production de valeur ?
Moi, entre ça et produire des Ipods, je choisis vite quoi supprimer…
Quand aux “assistés”, ma foi, 90 % ne demandent qu’à travailler…
Si vous parlez des chômeurs, je vous rappelle qu’ils bénéficient de l’assurance privée qu’ils ont contractée et à laquelle ils ont cotisée, les assedics…
La société qui gérait les centrales nucléaires au Japon, elle était pas un peu privée sur les bords ? Les banques américaines qui ont prêtées des subprimes, elles n’étaient pas aussi privées ?
On a vu le résultat.
Il va falloir un jour qu’on sorte du débat public/privé ! Il n’a conceptuellement aucun sens. Qu’on arrête de dire que le public ça ne marche pas, c’est FAUX ! Qu’on arrête de dire que le privé ça marche c’est aussi FAUX !
Il y a des cas où il vaut mieux une gestion publique, comme tout ce qui concerne les monopoles ‘naturels’ et d’autres cas où la gestion privée est plus performante, en parituclier tout les cas où une concurrence non faussée (j’insiste sur ce terme) peut avoir lieu.
tellement vrai… Merci
Bref : du pragmatisme, et pas d’idéologie, voire de théologie…
Tout d’abord très bon site, je peux expliquer quelques choses à ma compagne grâce a vos graphiques (les longs articles de Lordon ou Jorion ont du mal à passer…).
Je me permet étant fonctionnaire de rajouter quelques lignes à votre liste et quelques précisions histoire de tuer les marottes de l’extrême droite :
-Qui entretient les routes,espaces verts, réseau d’eau potable (hors délégation)?
-Qui permet aux revenus sociaux d’être redistribués (RMI…) et ainsi éviter le chaos de millions de SDF dans nos rues ?
- Qui gère l’état civil (recensement,élections,passeports,mariage décès) et permet tout simplement des élections libres ?
- Qui valorise le patrimoine historique français, c’est à dire la première raison de visiter notre pays(et payer les emplois privés liés au tourisme) ?
- Qui s’assure du respect des règles sanitaires élémentaires (restaurants,maison de retraites,commerces…). Qui a votre avis a permis de diagnostiquer les infections alimentaires récentes et y remédier. Qui il y a quelques temps permit de fermer tout un ensemble de maison de retraites dans la région de toulouse qui ligotaient les pensionnaires sur leur lit et les y laissaient pisser dessus ?
Sans service public (et fonctionnaires) vous aurez la jungle et aucun contrat social, ce qui veut dire une criminalité délirante et une corruption à tous les étages. Si vous pesez plusieurs millions vous pouvez honnêtement vouloir cet état de fait car vous vous paierez votre milice, sinon vous aurez tout à perdre.
Au fait :
- Les jours de grèves des fonctionnaires sont toujours retirés des feuilles de paye.
- SNCF,EDF,notaires,FT,poste ne sont pas fonctionnaires (ou plus depuis longtemps), ce sont donc des contrats de droits privés. Le problème de ces ENTREPRISES n’est donc pas le statut de fonctionnaire de leurs agents mais leur monopole sur le marché (ça évite de chercher à évoluer).
- Le salaire moyen du fonctionnaire n’est pas supérieur à celui du privé. Une part non négligeable du salaire étant constitué de primes,elles ne comptent que marginalement dans nos futures retraites. A titre personnel,ingénieur, ma retraite sera dans les 2000 euros.
- Un fonctionnaire paye des impôts ! Exactement comme quelqu’un du privé. C’est hallucinant le nombre de gens qui s’imaginent l’inverse.
Tout n’est pas idéal dans la fonction publique. J’ai travaillé plusieurs années dans le privé puis dans le public, en terme de rentabilité il y a pas mal de monde qui bossent plus dans le public que dans le privé (car servir l’intérêt général, c’est motivant). Si il y a quelque chose de pourri dans le public c’est les emplois de complaisance (le copain d’un politique qui se fait pantoufler ou qui place son fils). Ca fait des boulets et on ne peut pas les dénoncer sinon…”devoir de réserve”.
Mais est-ce réellement un problème qui concerne le service public ou le clientélisme en politique ?
Merci pour ce témoignage si juste et si touchant…
Pas de copyright vous pouvez copier/coller en réponse aux nerveux
Mr Berruyer j’ai une question:
L’acte d’accusation du STL -tribunal israelien et américain sans aucune crédibilité- vient d’être déposé contre le Hezbollah. Faute de preuves, et sans fondemements -je vous renvoie au site de Voltairenet.org-, les autorités libannaises ne vont pas collaborées c’est sûr. Il va justifier vraissemblablement le début des hostilités entre Israèl, les USA d’une part et le Hezbollah, la Syrie, l’Iran d’autre part. Dans un premier temps la guerre comprendra les USA, et Israèl, puis dans un second temps toute l’hémisphère occidentale. Et je pense la France, etant donné la nature de Sarkoszy -plus israèlien qu’aucun ne l’aa jamais été, depuis que la France existe- n’a rien de français.
Ma question est toute simple Mr Berruyer :
Pensez vous que les USA ont les moyens économiques d’une nouvelle guerre, au vu des graphiques et de la qualité des exposés ?
Ils n’avaient déjà pas les moyens de la guerre d’Irak…
Après, tout est une question de confiance : jusqu’à quand les prêteurs vont ils prêter leur argent aux USA – surtout à un taux quasi nul ?
Merci pour votre trés rapide réponse
Moi je pense que si guerre il y a, le but sera de redefinir les cartes du Moyen Orient en fracturant chaque pays musulmans en une mosaique de micros etats comme c’est le cas pour les petro-monarchies. Le but etant de refaire du dollar une monnaie incontournable. Le butin que leur a rapporté la guerre d’Irak, est sans aucune mesure par rapport à leurs petites pertes dérisoires.
Le STL n’avait pour but initialement que de justifier une attaque israèlienne et américaine de grande ampleur. On sait que le gouvernement US aprés QE2 a besoin d’un refinancement de capitaux etrangers de l’ordre de 120 milliards $/mois. Où peuvent ils maintenant trouver cet argent ? Seule la guerre du dollar remettrait la machine économique en route.
Bien à vous.
3 000 Md$ : “pertes dérisoires” ?
http://www.contre-feux.com/eco.....tuelle.php
Je parlais du nombre de soldats tués durant les combats, 6600 -enfin ce qui nous est dit trés offielement, bien entendu sujet à caution-.
Sinon l’article Dedefensa
http://www.dedefensa.org/artic....._2011.html
parle de $3.700 millards à $4.400 milliards -plus que la seconde guerre mondiale-, et Stiglitz -sujet à caution
-évoque même de plus de 6.000 milliards.
[...] en train de se dérouler, sous nos propres yeux. Il suffit de regarder le graphique ci-dessous de Olivier Berruyer pour s’en convaincre : l’économie est aujourd’hui en phase d’atterrissage, [...]
Puis je apporter un témoignage !!
J’ai travaillé et exercé le même travail en public ‘ salarié et privé ( a mon compte )
Si mon affaire personnelle avait été gérée selon les conditions ou je travaillais dans le public , je déposais le bilan au bout d’un an !!
Le problème est que les règles disons de marché ne sont pas les mêmes entre le public et le privé
Statut a type de rente de garantie d’emploi à vie plus retraite plus que favorable , ce qui n’est pas le cas du salarié du privé
L’environnement socio-economique variant de plus en plus , conséquence des aspirations des citoyens et des progrès technologiques , il est très difficile voir impossible
dans le public d’adapter rapidement l’offre à la demande
Bref on a des secteurs entiers qui sont structurellement en déficit et ceci explique en partie que notre pays soit obligé d’emprunter pour payer ses fonctionnaires et creuser un peu plus le trou de la Dette publique ou de la Secu !!
Notez que si le public était géré comme une banque privée, il déposerait le bilan encore plus vite que vous
Cher Monsieur
Je decouvre votre site , que je croyais serieux .. mais vu votre prose
“ Notez que si le public était géré comme une banque privée, il déposerait le bilan encore plus vite que vous” mon opinion est faite !!
Le problème des banques vient du fait que les etats y compris la France ( je ne parle pas de la Grece !!) vivent au dessus le leurs moyens et a credit
La banque c’est notre , votre argent dont ils sont depositaires et qu’ils prêtent a d’autres pour financer des investissements etc .. des logements etc ..
Si l’emprunteur est défaillant , qu’il ne puisse rembourser votre FRIC ou BLE s’est evaporé !!
Si les etats sont défaillants c’est qu’ils ont trop de dépenses (dont la masse salariale de ses agents , retraites etc ) par rapport à leur recettes .
Budget en deficit chronique et progressif , comme vous le montrez sur votre site , est synonyme de perte de confiance des preteurs
Je n’ai pas fait L’ENA mais comme la plupart des citoyens de notre pays je ne pense pas que creer plus de fonctionnaires ou emplois subventionnés va nous sortir de la crise
je n’ai pas dit le contraire
Il fallait voire le coté ironique, j’ai une position équilibrée ni tout privé ni tout public
Ok et bonjour … mais de nature sérieux , je n’avais pas vu votre approche du sujet !!
Ayant découvert votre Blog , permettez moi de saluer votre travail . Il est une mine d’informations qui j’imagine sont fiables car si on se base sur des émissions comme “ Mots croisés de CALVI” on est plutôt perdu !!
Bonjour Olivier,
A la fin de votre démonstration, vous concluez que le PIB ne se dirige pas vers la décroissance mais plutôt vers une stagnation (le fameux état stationnaire?).
Vous avez également évoqué la décennie du pic de production de pétrole (on pourrait préciser 2005 – 2015).
On ne peut pas générer de croissance sans augmentation de la consommation d’énergie (l’efficacité des systèmes énergétique ne joue que marginalement à cause du bon vieil effet rebond).
Par conséquent, la stagnation du PIB ne serait-elle pas temporaire durant le plateau de production du pétrole, qui je le rappel représente près de 40% de la consommation d’énergie primaire en France, avant de décliner suite à un déclin lent mais certain des extractions d’or noir à partir de la deuxième moitié de la décennie ?
Merci beaucoup
une stagnation en moyenne décennale………..ca ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de décroissance mais elle sera conjoncturelle, pas structurelle.
[...] Voici deux graphiques proposés par Olivier Berruyer. [...]
Bonjour,
La tendance de la croissance du PIB à tendre vers 0 était pointée il y a dix ans par Pierre Larroutourou. Je me souviens de son simple tableau qui montrait conjointement cette évolution sur les dernière décennies avec l’évolution de l’endettement public. Le diagnostic était là, évident. Tout cela ne pouvait qu’aller à terme dans le mur ; les faits lui ont évidemment donné raison.
Partant de cet état de fait, sa question était comment limiter l’endettement avec une croissance très faible voire nulle ? En cassant la vraie cause de cet endettement, le chômage. D’où son idée de la réduction drastique du temps de travail, pour partager de façon organisée le “gâteau” travail, qui ne fera de toute manière que diminuer (voir les temps de travail effectifs dans les pays occidentaux, bien inférieurs aux 35h tant décriés) (données disponibles sur le site de l’OCDE). Vaste sujet dont il faudrait débattre sans préjugés ni mauvaise foi, mais à partir d’un bon diagnostic.
Merci infiniment pour vos graphiques éclairants.
Plutot idée tarte !! Idée reprise par Martine Aubry !!!
On a vu le résultat .. en particulier dans les hôpitaux !!
Les causes du chômage sont en particulier technologiques avec l’apparition de l’informatique ( machines numériques ) et de l’industrie des automates ( voir les chaines de fabrication des voitures etc ..)
Les hypermarches remplacent les caissiéres par des caisses automatiques ou le client fait son boulot .. gratuitement
Idem sur les postes à essence , les halls de gare pour le compostage des billets , l’achat etc . Idem Air France etc
Si on ajoute a cela la délocalisation de pans entiers de notre industrie vers les pays à bas cout de main d’oeuvre le chomage a de beaux potentiels de croissance !!
Jean-François a raison, structurellement le temps de travail est appelé à baisser, (re)lisez Schumpeter si Keynes vous rebute.
Faire baisser le chomage doit être la priorité numéro 1 et la seule solution est de baisse ce temps de travail à condition que les entreprises embauchent et n’augmentent pas leur marge parce-que malgré tout ce qu’on peut dire ici ou là regardez le graphique c’est la consommation des ménages qui soutient la croissance en France, pas les investissements donc il est plus important d’embaucher des chômeurs que de payer des actionnaires, voire même d’augmenter les hauts salaires pour le moment………….On voit bien que le chômage est le cancer de notre économie depuis 40 ans……..(crise de 1972)
Vulcano, c’est bête, vous y êtes presque mais vous faites un blocage idéologique. Réfléchissez encore un peu…
Pas besoin de réfléchir . devant une évidence aussi criante
Mais enfin, l’Etat n’emprunte pour payer ses fonctionnaires, cessez de raconter n’importe quoi, s’il ne s’agissait que de ca il n’y aurait aucun souci.
L’Etat emprunte de plus en plus tous les ans pour une seule raison qui est la cause de nos soucis : rembourser les intérêts de la dette empruntée les années précédentes.
Tant que vous ne comprendrez pas ça, vous ne comprendrez rien à l’économie actuelle.
Des retraites dans des conditions plutôt meilleures : vous en savez quoi ? Vous êtes fonctionnaire ? Puisque près du 1/3 des traitements de certains fonctionnaires est payée sous forme de primes, ils cotisent dessus mais leur retraite est calculée HORS ces primes. Donc si vous gagnez 3000€, vous cotisez sur ces 3 000€ mais votre retraite n’est calculée que sur 2 000€. Est-ce si compliqué à comprendre ? Alors même si vous gagnez bien votre vie, l’Etat a plutôt intérêt à ce que les fonctionnaires partent tôt à la retraite : ils leur coûtent moins cher…………mais politiquement c’est intenable pour un gouvernement de droite de se l’avouer. Le problème est que les retraites du privé sont à payer et que si on augmente la durée de cotisations pour le privé, on doit aussi le faire pour le public même si ça coûte plus cher. Renseignez-vous : les caisses de sécu du public sont créditrices, elles……..tout simplement parce-que les cotisations du public suffisent amplement à payer les retraites, les arrêts maladie et tutti quanti des fonctionnaires………Mais ca on ne l’entend jamais.
Merci M.Berruyer pour vos articles vivants et qui visent plutôt juste, je trouve.
Olivier,
Pour en remettre une couche sur la croissance, as tu eu connaissance du rapport Meadows?
Il serait intéressant de remettre sa longue étude et ces conclusion en ligne sur ton blog je pense.
Un bon résumé est dispo ici:
http://storage.canalblog.com/5.....742826.pdf
Cela rejoint aussi le catastrophisme d’Orlov mais en montrant la marche à suivre vis-à-vis de ce qui nous attend.
bien entendu
j’en parlerai un jour…