Nous allons aujourd’hui entamer une série sur l’évolution – récente comme historique – du PIB de plusieurs PIB.
Je reviendrai dans le futur sur cette notion de PIB, pour en critiquer en profondeur la notion.
Mais en attendant, comme il reste un indicateur phare de nos économies, je me contenterai pour l’instant d’en rester aux chiffres.
Je rappellerai toutefois brièvement quelques notions en introduction :
- le PIB, dont on nous parle tant, est le Produit Intérieur Brut ;
- c’est un agrégat calculé par la Comptabilité Nationale de chaque pays depuis les années 1950 ;
- son évolution annuelle en volume (donc hors inflation) définit la fameuse “croissance” ;
- il additionne toutes les “richesses” créées dans le pays, au sens de la valeur de la production des biens et services (correspondant à la valeur ajoutée).
On peut le calculer de trois manières, que je schématise ici :
- par la somme de toutes les valeurs ajoutées du pays ;
- par la somme de tous les revenus du pays ;
- par la somme de toutes les dépenses du pays, méthode que nous utiliserons plus loin. Celle correspond donc à la somme :
- de la consommation ;
- de l’investissement ;
- du solde du commerce extérieur (= exportations – importations) ;
- des variations de stock.
Je souligne enfin 2 gros problèmes du PIB :
- il ne tient compte que des échanges marchands. Par exemple, vous faites le ménage, ce n’est pas dans le PIB, vous prenez une femme de ménage, cela y rentre. Cela a fait dire à Alfred Sauvy : “Épousez votre femme de ménage et vous ferez baisser le PIB” ;
- ce n’est pas un indicateur de la création de richesse, car il ne tient pas compte de la destruction du stock de ressources non renouvelables utilisées dans la production (utilisation de pétrole, de métaux, déforestation), ni de la pollution générée (CO2 généré, pollution de l’eau…). Bref, pour simplifier, cet indicateur revient à gérer une entreprise en essayant à tout prix d’augmenter le Chiffre d’Affaires, sans jamais s’intéresser au Résultat de l’activité – or la nôtre étant “déficitaire” (nous consommons actuellement ce que peut offrir 1, 5 planète…), ce n’est pas une bonne stratégie du tout…
Ceci étant posé, passons aux chiffres !
Observons l’évolution du PIB depuis les années 1950 :
On calcule en fait souvent le PIB en euros constants, c’est à dire en supprimant l’effet de l’inflation. On observe qu’un sérieux coup d’arrêt a été mis en 2008.
On observe à quel point la récession de 2009 a été majeure… On observe également le lent “atterrissage” du taux de croissance par décennie, qui semble viser le 0% à terme…
Donc quand vous entendrez prochainement votre politique favori(e) vous chanter que grâce à lui (elle), la croissance va vite revenir et que les lendemains vont chanter, méfiance – la décennie du pic pétrolier risque de ne pas être de tout repos en terme de croissance (et du reste)…
Observons maintenant l’évolution des composantes du PIB :
(NB. le total semble dépasser 100 % en raison du déficit de la balance commerciale, qui est donc négatif ; mais la somme des 4 éléments fait bien toujours 100%).
On observe plusieurs périodes pour la composition du PIB :
- 1950-1975 : la part de la consommation baisse, puisque le pays s’équipe et se modernise, investissement et dépenses publiques augmentent ;
- 1975-1985 : la crise passe par là, et casse la dynamique d’investissement, qui passe par son pic historique puis chute ; les dépenses publiques soutiennent l’économie ;
- 1985-1995 : le commerce extérieur se retourne, et devient significativement positif : le pays devient efficace à l’exportation ; l’investissement diminue toujours, et touche son minimum historique ;
- depuis 1995 : le commerce extérieur s’est retourné, et pèse désormais négativement sur la croissance ; l’investissement s’est retourné, et atteint un niveau moyen. La consommation des ménages et les dépenses publiques sont restées inchangées.
Observons alors l’impact des secteurs :
On observe que :
- la consommation des ménages est moins forte que dans les années 1980, tout comme l’investissement ;
- que de petits cycles semblent apparaître, avec des chutes de croissance de 2 à 4 ans tous les 2 à 4 ans ;
- que la chute de 2009 est du essentiellement à une chute de l’investissement.
Rappelons que sur ce graphique, la variation des stocks (en rose pale) n’est pas véritablement significative sur une année (même si elle impacte cette année là), car elle est en moyenne proche de zéro sur quelques années.
On peut également observer les composantes du PIB avec une approche par les revenus plutôt que par les dépenses :
La chute des bénéfices en 2009 est frappante…
Toutefois, il convient de mener une seconde analyse, car la notion de PIB seule peut être grandement faussée par la démographie. Il est donc toujours intéressant, pour comparer 2 pays ou une période très longue, de revenir au PIB par habitant :
Comme la France dispose d’une démographie toujours vigoureuse, on conçoit qu’en fait notre démographie “handicape” évidemment la notion de PIB (sans jugement positif ou négatif en l’espèce sur l’impact réel, bien entendu).
Si on veut d’ailleurs être puriste, on peut créer une troisième notion, puisqu’après tout la production est réalisée par les actifs : observer le PIB par actif (une brusque poussée démographique entraîne une hausse de la consommation immédiate, mais il n’y a pas plus d’actifs pour produire) :
Là encore, cette notion “handicape” le PIB, cela signifie donc qu’en fait la croissance nette réelle est très faible depuis de nombreuses années.
Cette synthèse montre le plongeon vertigineux de la croissance, qui semble se diriger de façon irrépressible vers, non pas la décroissance, mais simplement la stabilité.
En conclusion, je dirais simplement “Attention à la démagogie”, et qu’il conviendrait de bâtir par prudence tout programme politique sur une hypothèse de croissance nulle (surtout vu l’horizon sombre sur plusieurs critères), sans croire aux rodomontades du style j’irai chercher la croissance avec les dents” (pathologie largement partagée à gauche comme à droite).
Cela évitera de se retrouver avec des déficits calamiteux qui entraîneront le pays au défaut. Et puis si nos “cadors politique”s arrivent à créer une croissance de 4 % (rêvons un peu…), et bien tant mieux, cela fera des excédents bienvenus…













Interessant.
Une autre analyse objective de l’economie de la France me semble aussi tres importante:
Le rapport entre le prive, qui fait au quotidien les rentrees d’argent, et tous ceux qui vivent sur le budget de l’etat.
Il y a dans ce pays environ 1 Francais qui travaille et qui fait vivre 4 personnes, mais une analyse plus detaillee serait passionnante, combien de temps ce pays pourra-t-il tenir avec un tel ratio ?, pas longtemps.
Autre sujet que j’aimerais voir developpe sur ce blog: La pauvre si gentille demoiselle abusee et salie a vie lachement par le si mechant DSK, ce serait passionnant aussi, merci d’avance.
bonjour
j’ai prévu
je précise que je ne suis pas soviétophile, mais bon, 1€ de salaire privé se transforme en 1€ d’impôt se transforme en 1 € du salaire d’un fonctionnaire, mais celui ci-se retrouve en 1€ de consommation qui va financer 1 € de salaire privé…
Bref, chaque fonctionnaire (qui travaille, si si, en majorité) fait aussi vivre les salariés du privé. L’économie est une grande roue…
Aux USA, il y a moins de fonctionnaires, vous trouvez le bilan vraiment reluisant ?
Bon après, je vous rejoints, la question est : peut-on améliorer la productivité, quelle est la bonne frontière, comment limiter les gaspillages, etc.
Sauf qu’en caricaturant un peu, 1€ de salaire du privé produit au passage plus des 1€ de produits ou services alors que 1€ de salaire de fonctionnaire produit à la place 1 kg de paperasse diverses. Au final, on vit en consommant des produits, pas du papier et de la procédure administrative au petit oignons …
Donc, pour prendre un exemple, les 920 000 enseignants du pays ne produisent que de la paperasse ?
N’avez-vous pas profité de l’éducation nationale ?
@ factsory Le 21 janvier 2013 à 09h37
L’éducation, qu’elle soit nationale, ou autre, implante de la connaissance dans des cerveaux. Elle réalise donc un investissement dont la valeur dépend de ce qu’il a coûté en dépenses et de ce qu’il permettra de produire en richesses marchandes, notamment exportables au niveau international, qui de fait, constitue de nos jours, le meilleur indicateur de valeur.
En France, l’éducation est loin d’être efficace. Il y a encore une trentaine d’années on apprenait à lire en 2 trimestres alors que maintenant il faut compter 2ans.
Les enseignants, à l’immédiat après guerre étaient, de niveau Bac +2 et parfois moins. Aujourd’hui ils ont le niveau Bac +5 et se plaignent de ne pas être formés. Donc pour réaliser un investissement en primaire, il faut en avoir réalisé au préalable un autre qui a coûté entre 3 et 5 ans de plus qu’il y a une trentaine d’années. C’est la marque manifeste d’une perte d’efficacité.
De plus l’éducation en France est sur administrée, c’est-à-dire inutilement coûteuse.
link to lefigaro.fr
Ensuite, l’éducation en France, est souvent inefficace lorsqu’on voit par exemple des hôtesses de caisses pourvues d’un Bac+++++ alors que cela n’est pas nécessaire.
De tout cela, la plupart des enseignants en sont inconscients. D’une part, ils n’ont acquis aucune base en économie et d’autre part, ils ne sont pas amenés à être confrontés à l’alimentation des caisses du pays parce qu’ils vivent dans un autre monde, un monde protégé.
Ils croient qu’il suffit d’augmenter les impôts pour qu’ils vivent en étant de moins en moins efficaces. Ils pensent que c’est aux autres de se battre et d’être compétitifs pour exporter, afin de pouvoir importer ce que le pays n’a pas, notamment l’énergie et les métaux. Mais le coût du travail inefficace des fonctionnaires se retrouve dans le coût de nos exportations. Ça, ils ne l’imaginent pas.
Quand donc éduquera-t-on à l’économie, les enseignants et les autres agents des diverses administrations ?
PS: J’ai passé la moitié de ma carrière professionnelle en tant que fonctionnaire, et l’autre en tant que cadre dans une entreprise privée soumise à concurrence internationale
“ce qu’il permettra de produire en richesses marchandes, notamment exportables au niveau international, qui de fait, constitue de nos jours, le meilleur indicateur de valeur.” Pauvre monde…
“Ensuite, l’éducation en France, est souvent inefficace lorsqu’on voit par exemple des hôtesses de caisses pourvues d’un Bac+++++ alors que cela n’est pas nécessaire. ” Vous ne pouvez pas optimiser une formation en ciblant un débouché potentiel, et se plaindre en même temps de l’absence de souplesse du marché français. C’est une erreur historique, déjà comise à l’époque (années 50/60 de mémoire chez les “diplomés peugeot”). Très efficace comme formation, mais sortant de là le salarié était inapte à faire un autre métier et donc inapte à toute pression salariale. Au changement industriel des années 80/90 et à la relative désindustrialisation de notre automobile, cela à fait des très bon clients à long terme pour les anpe.
Enfin si on propose du boulot de caissières à du BAC +++ c’est pas un problème d’école mais bien de stupidité du tissus industriel français totalement inapte à exploiter les talents. J’ai dans mes connaissances des chercheurs en physique des plasmas. Un secteur à grand potentiel dans le public et le privé. Le public les a employé comme il sait le faire (ie en CDD au lance pierre) et le privé a systématiquement refusé pour cause de surqualification. Bilan ils travaillent aux states… Il est toujours facile de mettre se genre d’échecs sur le dos de l’école, les boucs émissaires, c’est toujours commode.
Que les profs ne soient pas bien conscients des réalités du marché du travail est souvent un fait, mais là aussi, n’y a t’il pas des parents ou même des jeunes adultes sensés savoir ce qui est bon pour eux ? On doit aussi macher ce travail ? Vous vous plaigner des “assistés”, et pourtant c’est exactement ce que vous réclamez. Je n’ai jamais demandé à mon prof ce que je devais faire plus tard pour ramener ma pitance à la maison. J’ai branché le cerveau et cherché une branche pro qui avait de l’avenir. Trop dur !
C’est assez décourageant de voir tous ces gens qui ch**** quotidiennement sur les fonctionnaires.
C’est même affligeant!!!!!
Je les engage à aller vivre au USA ou en Mordovie.
Car il faut vraiment arrêter de voir dans tous les fonctionnaires des gens assis à leur bureau à regarder l’horloge tourner.
Sachez que la majorité travaille beaucoup et seule une minorité sont “planqués”.
D’ailleurs, les “baisses” de personnelle les impactent durement!
Enfin, n’oubliez que beaucoup de fonctionnaires sont des personnes reconnus socialement : infirmières, policiers, pompiers, armées, professeurs…
Mais c’est sûr, les gens du privée valent bien mieux et bossent beaucoup +.
Car travaillant dans le privée, je peux vous assurer que dans les grandes sociétés, les “planqués” sont surement bien + nombreux que dans le public.
J’ai travaillé dans les deux (privé et public) simultanément. Et je n’ai pas constaté dans mon domaine des différences de compétitivité. Il m’est même arrivé de penser que j’étais bien plus productif que mes collègues du privé, car je travaillais en tant que consultant extérieur, donc j’ignorais le temps perdu en réunions et bavardages multiples autour de la machine à café.
Je crois qu’il faut clairement différencier deux chose les Fonctionnaires qui sont des travailleurs comme les autres quoique bénéficiant dans certains cas ( plus ou moins généralisé ) d’avantages spécifiques, comme la stabilité de l’emploi, un avantage énorme par les temps qui courent ou les primes familiales qui s’ajoutent aux allocations. Ces avantages à l’époque avaient été donnés pour compenser une faiblesse relative des salaires et retraites. Actuellement la différence entre les salaires privés et publiques s’est réduite, pour les bas salaires.; et la Fonction Publique que j’appelle comme beaucoup le ” Mille-Feuille ” qui compte-tenu de l’incapacité de nos politiques de supprimer des structures périmées ( parce que ne tenant pas compte de l’évolution notable des transports, de la communication et de l’informatique ) , alors qu’ils ont un talent indéniable à en rajouter, je dis parfois que la seule suppression notable depuis la révolution a été celle des octrois. Nous sommes en 2013 plus en 1789, qui aura le courage de le voir ?
En conclusion, à titre personnel, je n’attaque jamais les Fonctionnaires, mais je tire à boulets rouges ( des boulets chauffés ) sur ce que j’appelle le Tyrannosaure de la Fonction Publique . Le millions de fonctionnaires supplémentaires de Mitterrand, est l’une des causes de l’endettement de la France et de l’actuel chômage ; au delà d’un certain seuil ( variable selon les pays ) la courbe d’évolution du chômage et parallèle à la courbe du nombre de fonctionnaires multipliée par 3 ( ce n’est pas un hasard ).
Il est vrai que la période Mitterrand a vu un accroissement considérable du nombre de fonctionnaires. Mais c’est aussi la période qui a vu leurs salaires baisser. Plus précisément la baisse de la valeur (en € constants) du point d’indice débute en 1984, elle n’a jamais cessé depuis. Elle atteint aujourd’hui -23% par rapport au maximum de début 1984. Comme cela concerne la salaire brut, et que les prélèvements ont augmenté depuis, la baisse en salaire net dépasse les 25%. Cela signifie qu’un fonctionnaire d’aujourd’hui gagne 25% de moins que son homologue en 1984, à grade et ancienneté équivalents. Il y a des exceptions, comme les instituteurs qui sont devenus “professeurs des écoles” avec une nouvelle grille, sans cela les salaires de départ seraient nettement au dessous du SMIC.
Par exemple le salaire d’embauche des maitres de conférence des universités est passé de 2,6 fois le SMIC (39h) en 1984 à 1,4 fois aujourd’hui…
Mais oui, mais oui… Toujours la même rengaine…
La “minorité” dont vous parlez…. représente tout de même 1 million de personnes (comparativement avec l’Allemagne).
Une paille !
Débordés les fonctionnaires français, débordés….
@Pierre Vard
n’inversez pas le sens de l’histoire, c’est parce qu’il fallait lutter contre la hausse vertigineuse du chomage que “Mitterrand” a augmenté le nombre de fonctionnaires.
A choisir vous preferez que l’argent soit depensé pour faire travailler des fonctionnaires ou pour remunerer des chomeurs qui doivent attendre que l’economie aille mieux?
Comme beaucoup de politiques, il a sacrifier les jeunes et l’avenir, à un intérêt immédiat ( sa réélection peut-être ), nous subissons actuellement les effets néfastes de ce type d’attitude et ce n’est pas près de finir.
Bon, apres une 1ere contreverité, une 2e encore, réécriture de l’histoire…
Réécoutez le debat presidentiel de 81 giscard/miterrand, cela vous rafraichira les idees.
Vous noterez qu’on parle deja des moyens de lutter contre un chomage qui explose, et qui touchait bien sur les jeunes d’abord…
Désolé de vous déplaire, il n’y a aucune contre-vérité dans mes affirmations, de plus une affirmation dans un débat télévisé entre politiques est tout sauf une vérité économique.
Vous qui n’avez-pas ma mémoire courte, prenons un exemple récent présent dans toutes les mémoires, monsieur François ( encore un ) Hollande n’a cesser d’affirmer pendant sa campagne électorale que la crise n’existait pas ( c’était sans doute une manipulation de Sarkozy ? ) maintenant qu’il a obtenu le pouvoir par ses mensonges il se demande si la crise ne serait pas réelle. et sa n’est pas une contre-vérité.
Je ne suis pas encarté, je ne suis pas sectaire, pour moi tout n’est pas blanc ou noir, même pas toujours gris, mais la solution du tout-État pratiqué par la Gauche, comme par la Droite depuis plus de 40 ans a échouée. Tout n’est pas à jeter au chiens, mais qui aura le courage de réformer vraiment ce pays très conservateur. Au risque de baisser dans les sacro-saints sondages et surtout de ne pas être réélus, malheureusement ambition première de beaucoup de nos élus de tout bord.
à pisser de rire , quand on à travaillé en meme temps dans un hopital et dans une clinique privée on connait la différence considérable de temps de travail et de rendement, il n’est que de voir la difficulté de recrutement du privé , la jeune génération l’a bien compris et à voté RTT
@Pierre VARD
je n’ai pas dit que c’était une vérité économique, je vous signalais que Mitterrand pour ce cas précis des fonctionnaires, agissait conformément à ses promesses de l’époque de lutter contre le chômage!
Pour le reste, j’ai la désagréable impression que vous changez de sujet pour continuer l’amalgame, donc pour moi la discussion est close.
@Deres
soit vous êtes juste un troll (avec l’intelligence qui va avec) soit vous ne savez pas ce qu’est un service public et quel est le périmètre de son action. Sans service public vous seriez mort de froid et de deshydratation sans pouvoir sortir de votre petite propriété privée.
Après on peut toujours raler sur le “trop de papier”. La loi ce sont les politiques qui les font, or vous les élisez (comme tout le monde) et si elles sont imbouffables, commencez par être plus exigeant avec le personnel qui vous représente.
Toujours la même erreur grossière concernant les USA…
Dites nous Olivier… quel est le niveau des impôts aux USA, hum ?
Comparé à la France…. ? QCFD.
Les USA ont une marge de manoeuvre (via une hausse des impôts), alors qu’en France… cette marge de manoeuvre n’existe plus.
Bilan : qui est le mieux placé ?
“Les USA ont une marge de Les USA ont une marge de manoeuvre (via une hausse des impôts), alors qu’en France”manoeuvre (via une hausse des impôts), alors qu’en France
Faux pour 2 raisons :
1/ une bonne partie de l’écart vient de la protection sociale, privée aux USA, publique en France. L’argent “économisé” en impôts aux USA est dépensé dans le privé. Il n’est donc pas plus possible d’augmenter facilement les impôts
2/ sur le principe de hausse d’impôts aux USA, il n’y a qu’à regarder depuis 4 ans comme c’est facile à faire – et efficace… Dans la vie, il y a la théorie et puis la pratique…
Il y a quelques semaines j’avais lu les inquiétudes d’un bloggeur US qui tremblait en voyant que la somme des impôts et des dépenses de santé chez lui atteignait 62% (de mémoire, je n’ai pas été revérifier). Ce qui m’a bizarrement rassuré. Il semble qu’au final les chiffres sont très comparables, mais aux US tout le monde ne peut pas se faire soigner.
Je travaille aux Etats-Unis dans une entreprise privee. Je ne peux laisser dire de telles inepties et contre-verites sur le niveau d’imposition ici. Mon profil : jeune actif fiscalement celibataire sans enfants. Je ne rentre pas dans le detail des ”brackets” d’imposition.
Je gagne annuellement 46 000 dollars contractuels. Je paye au titre de cette annee fiscale 9280 dollars d’impots sur le revenus. Une rapide estimation sur le site de l’administration fiscale m’apprend qu’avec des revenus egaux (soit environ 34 000 euros) je payerai environ 3700 euros soit 5000 dollars…La classe moyenne aux US est LOURDEMENT imposee contrairement aux idees recues, surtout pour ne beneficier de rien, pas plus de la sante que de la retraite. Ma societe paye en plus pour moi 700 dollars par MOIS d’assurance sante. Et j’y suis de ma poche quand meme (20 dollars chez le generaliste, beaucoup plus pour des vrais soins…).
De grace, renseignez vous avant de voir les US comme un pays de cocagne au niveau fiscale. Je vous accorde que les grosses fortunes ou les entreprises sont moins imposees. Mais pas le travailleur.
Ce hochet de la dépense publique inutile et inefficace est totalement paralysant pour la réflexion.
Comme le dit M.Berruyer l’économie est une grande roue.
Là ou M.Deres se trompe dans son calcul c’est que si le salaire privé produit, peut être, plus de valeur ajoutée qu’un salaire de fonctionnaire, cette valeur ajoutée est captée dans son intégralité par l’économie financière.
Car l’opposition est bien là : l’économie réelle et l’économie financière, cette dernière sapant, a travers des exigences de rendement démentes (15-17% / an ) l’intégralité des richesses produites.
Nous sommes face a une société triple qui, aveuglée par l’opposition de façade public/privée continue de se penser dualle.
Imaginons un plan social où les syndicats, le patron et l’actionnaire soient physiquement autours de la table, et constatent que les exigences de rendement a court terme poussent l’entreprise a la fermeture.
vous me direz c’est pas grave on vend tout et on maintient notre 15% encore un an, hein…
Aux USA moins d’impôts ? Pas sûr du tout ! Il n’y a pas moins de 19 millions
de fonctionnaires des Etats et des collectivités locales. Plus les 7-8 millions
au moins de l’état fédéral. Au moins 25 millions au total. Rapporté à la France
(exactement 5 fois moins d’habitants) cela fait quand même plus de
5 millions ! En France, Etat + collectivités + hôpitaux font dans les
4,5 millions. Il faudrait une étude soignée pour “départager” les deux pays
(certaine choses sont privées aux USA et publiques en France, comme
une partie des hôpitaux, et inversement pour d’autres, comme l’eau et certaines
activités d’armement). Grosso modo, il y a au moins autant de fonctionnaires aux USA,
par tête d’habitant. Il y a des idées reçues qui ont la peau dure !
DSK lors de son passage au FMI, a impose dans les pays en difficulte actuelle, un serieux reserrement de fonction publique.
La GB est en train de serrer serieusement la fonction publique.
L’Allemagne est tres prudente sur la fonction publique.
La Suede qui a connu un passage difficile, a serieusement diminue sa fonction publique.
L’Italie qui est dans le gouffre, a une fonction publique superieure a la notre.
Le Canada il y a 10 ans a fait le menage dans la fonction publique, et tient le choc face a la crise.
Votre reponse n’arrive donc pas a me convaincre, l’un des cancers de la France est sa fonction publique, mais ce n’est pas le seul, l’accumulation de “politicards” de tous poils grassement remuneres, ne pas oublier que leur salaire n’est qu’une fraction de leur cout, en est un autre, et il y en a encore bien d’autres, tout ca paye par les seuls qui fabriquent l’argent du pays, c.a.d le prive.
Que les fonctionnaires fassent vivre le prive, bien sur, mais a quel prix pour le pays. Pourquoi ne pas enbaucher 3 millions de fonctionnaires de plus, il n’y aura plus de chomeurs, mais qui va les payer???, c’est ce qu’a fait le PS a une epoque, 1million de fonctionnaires embauches durant leur temps de gloire, et ils continuent dans toutes les regions, qui les paient ?, => nos impots, en payant mes impots je ne peux pas faire vivre le commerce, donc les entreprises, donc plus de chomeurs etc., mais ce sont les fonctionnaires qui consomment a ma place, on se mord la queue.
La fonction publique a un tel niveau est une catastrophe, vous n’arriverez jamais a me convaincre. L’etat est oblige d’emprunter chaque mois pour les payer dans un pays surimpose et surcharge sur les salaires, cela prouve bien que ca ne marche pas, ils sont a l’origine d’une grande partie de la dette.
La France est le pays le plus “charge” du monde sur les salaires, impots multiples etc., mais allons y continuont puisque les fonctionnaires font vivre le prive mettont le paquet, et on va vite aller au defaut au moins quand on y sera on n’aura plus peur d’y aller.
Nous ssommes dans l’hiver de Kondratieff, et il dit que tout doit s’ecrouler pour nettoyer le passe et repartir sur de nouvelles bases, alors embauchons 3millions de fonctionnaires et dans 1 an on aura tout casse et on repartira sur de nouvelles bases, mais il y aura beaucoup de degats collateraux durant cette periode et meme apres.
“Pourquoi ne pas enbaucher 3 millions de fonctionnaires de plus, il n’y aura plus de chomeurs, mais qui va les payer???, ”
ben les salariés du privé, vu qu’ils n’auraient plus à payer lesdits chomeurs
Bon, je vous taquine un peu
Je suis juste modéré sur ce point, rien n’est blanc, rien n’est noir…
Petite précision, le Canada a dit qu’il faisait le ménage dans la fonction publique mais dans la réalité le nombres de fonctionnaires était le même après qu’avant. Vérifiez donc…
N’oubliez pas que si l’état arrêtait de finançer le privé, les 200 plus grosses cie du monde ferait faillite.
Comme Dassault et son Rafale, Bouygue et les PPP du Ministère de la Justice et de la Défense, Peugeot, Vinci et Notre Dame des Landes ou encore les péages d’autoroute ou encore les banques…
Et arrêter donc de colporter ces inepties “la France est le pays le plus chargé au monde…”, la Suède est bien plus taxée que la Fance…
“Petite précision, le Canada a dit qu’il faisait le ménage dans la fonction publique mais dans la réalité le nombres de fonctionnaires était le même après qu’avant.”
source? Merci d’avance.
“la Suède est bien plus taxée que la Fance…”
source? Merci d’avance.
Oui M. Alain Bernard, sources SVP!
Au Québec (où je vis depuis 3 ans), il y a eu un vrai ménage avec un retour à l’équilibre budgétaire. Je n’étais pas là, je n’ai pas les chiffres, mais je constate:
- la plupart des administrations auxquels j’ai à faire sont très efficaces (immigration en particulier, mais aussi impôts, permis de conduire, etc) A noter que la baisse des fonctionnaires dans les administrations s’est accompagnée d’une vraie modernisation (dématérialisation des dossiers en particulier)
- le système de santé publique est en sur-capacité chronique (anecdotes en vrac: 14 heures d’attentes aux urgences pour une gastro d’un bébé d’un an; plus d’un an d’attente pour une opération des ligaments croisées)
Je rejoins beaucoup de voix ici pour dire: il y a fonctionnaires et fonctionnaires. Un faible partie fait de l’administration et donc de la paperasse – inutile en soit, mais permet de faire tourner l’état, collecter l’impôt, re-distribuer les subventions, etc)
Pourrais-t-on gagner en productivité et obtenir le même service avec moins de fonctionnaires disons, aux impôts? Probablement,si on l’accompagne d’une vraie modernisation (prélèvement à la source, harmonisation)
Ensuite il y a vaste majorité qui est tout simplement incompressible: profs, flics, médecins, etc. etc. Pour ceux là c’est facile: moins de fonctionnaires = un moins bon service
Ah, c’est drôle, car j’ai passé une année en cotutelle de thèse en 2007 au Québec, et ça a été un vrai bordel. Autant à l’université qu’aux services d’immigration ou pour avoir un NAS, c’était la galère, personne ne pouvait rien pour moi (ma situation était compliquée, étant belge faisant une cotutelle entre la France et le Québec), et in fine j’ai perdu bcp de temps pour pas grand chose. Alors tant mieux si ça s’est amélioré !
J’ai du me faire arracher une dent de sagesse au Québec, ça m’a coûté 600$. C’est au Québec que ça m’a coûté le plus cher, pour la 2e en France je n’ai rien payé, et c’est en Belgique pour la 3e que j’ai eu le moins mal (mais ça m’a coûté ~40€) !
(la 4e je l’ai toujours).
Ce commentaire est de la politique politicienne de bas étage, un refrain bien connu typiquement français contre les fonctionnaires pléthoriques qui mangeraient le pain produit par les courageux travailleurs du privé. Il faut rappeler que les fonctionnaires de l’Etat, au nombre de 2,2 millions, militaires compris, ne coûtent que la moitié du budget de l’Etat,
soit 7-8 % du PNB. L’autre moitié des dépenses va directement au privé (achats, entretien, sous-traitances nombreuses). En y ajoutant les collectivités locales et les hôpitaux
publics, on arrive péniblement à un coût pour tout ces “fonctionnaires” (certains ont un statut beaucoup plus précaire) de l’ordre de 15 % du PNB. L’activité privée représente quand même 85 % du PNB du pays ! Mettre la responsabilité de tous nos malheurs sur
le dos de ces 15 % de l’activité économique, supposée mal organisée et inefficace, est peu
réaliste. Le “privé” ferait bien de balayer devant sa porte. Si l’économie française est
inefficace c’est probablement du côté des 85 % qu’il faut chercher plutôt que
du côté des “fonctionnaires” qui sont que 15 %. Mais en France, c’est l’un des sports nationaux de vilipender les fonctionnaires, qui quand on compare leur nombre avec ceux d’autres pays, ne sont pas si nombreux que ça. Combien de français savent par exemple qu’aux USA il y a plus de fonctionnaires qu’en France par tête d’habitant ? (entre 25 et 30
millions selon les décomptes, contre entre 4,5 et 5 en France, pour des populations dans un rapport 5). Quand à l’Angleterre par exemple, même nourrie aux préjugés anti-fonctionnaires de Tatcher pendant longtemps, j’ai déjà vu le chiffre de 6 millions de fonctionnaires ! 1 million de plus au moins, pour la même population que la France !
Question1: comment comparer le PIB de pays dont la part de l’économie non marchande peut être très différente.
En effet en France l’éducation, la santé sont quasiment gratuite ( au moins comparé d’autre pays), il y a quantité d’associations animés par des bénévoles qui fournissent des services non marchands , et le coût des charges fait que le travail au noir est relativement répandu ( plus ou moins que les autres pays? ).
Question2: n’est il pas trop facile de sous-estimer l’inflation pour sur-estimer la croissance?
1. éducation et santé ne sont en rien gratuits ! Ils sont gratuits pour le consommateurs, mais payés par le contribuable ! Nous sommes un des 5 pays dépensant (en € de PIB donc) le plus pour la santé par exemple.
2. parfaitement exact…
cher olivier,
oui le fonctionnaire dépense sa paye, MAIS IL NE PRODUIT RIEN en contrepartie. (idem pour le chomeur ou l’assisté). ces deux derniers d’ailleurs, eux, au moins, n’entravent pas le travail des autres.
le salarié du privé dépense sa paye, ET CREE DE LA VALEUR.
comment voyez vous cet aspect de la situation?
merci.
Euh, je comprends mal :
1/ qui éduque les enfants ?
2/ qui assure votre sécurité en ce moment même, policière et militaire ?
3/ qui assure la justice ?
4/ qui soignera votre cancer ?
Ce n’est pas de la production de service tout ceci ? Ce n’est pas de la production de valeur ?
Moi, entre ça et produire des Ipods, je choisis vite quoi supprimer…
Quand aux “assistés”, ma foi, 90 % ne demandent qu’à travailler…
Si vous parlez des chômeurs, je vous rappelle qu’ils bénéficient de l’assurance privée qu’ils ont contractée et à laquelle ils ont cotisée, les assedics…
La société qui gérait les centrales nucléaires au Japon, elle était pas un peu privée sur les bords ? Les banques américaines qui ont prêtées des subprimes, elles n’étaient pas aussi privées ?
On a vu le résultat.
Il va falloir un jour qu’on sorte du débat public/privé ! Il n’a conceptuellement aucun sens. Qu’on arrête de dire que le public ça ne marche pas, c’est FAUX ! Qu’on arrête de dire que le privé ça marche c’est aussi FAUX !
Il y a des cas où il vaut mieux une gestion publique, comme tout ce qui concerne les monopoles ‘naturels’ et d’autres cas où la gestion privée est plus performante, en parituclier tout les cas où une concurrence non faussée (j’insiste sur ce terme) peut avoir lieu.
tellement vrai… Merci
Bref : du pragmatisme, et pas d’idéologie, voire de théologie…
Tout d’abord très bon site, je peux expliquer quelques choses à ma compagne grâce a vos graphiques (les longs articles de Lordon ou Jorion ont du mal à passer…).
Je me permet étant fonctionnaire de rajouter quelques lignes à votre liste et quelques précisions histoire de tuer les marottes de l’extrême droite :
-Qui entretient les routes,espaces verts, réseau d’eau potable (hors délégation)?
-Qui permet aux revenus sociaux d’être redistribués (RMI…) et ainsi éviter le chaos de millions de SDF dans nos rues ?
- Qui gère l’état civil (recensement,élections,passeports,mariage décès) et permet tout simplement des élections libres ?
- Qui valorise le patrimoine historique français, c’est à dire la première raison de visiter notre pays(et payer les emplois privés liés au tourisme) ?
- Qui s’assure du respect des règles sanitaires élémentaires (restaurants,maison de retraites,commerces…). Qui a votre avis a permis de diagnostiquer les infections alimentaires récentes et y remédier. Qui il y a quelques temps permit de fermer tout un ensemble de maison de retraites dans la région de toulouse qui ligotaient les pensionnaires sur leur lit et les y laissaient pisser dessus ?
Sans service public (et fonctionnaires) vous aurez la jungle et aucun contrat social, ce qui veut dire une criminalité délirante et une corruption à tous les étages. Si vous pesez plusieurs millions vous pouvez honnêtement vouloir cet état de fait car vous vous paierez votre milice, sinon vous aurez tout à perdre.
Au fait :
- Les jours de grèves des fonctionnaires sont toujours retirés des feuilles de paye.
- SNCF,EDF,notaires,FT,poste ne sont pas fonctionnaires (ou plus depuis longtemps), ce sont donc des contrats de droits privés. Le problème de ces ENTREPRISES n’est donc pas le statut de fonctionnaire de leurs agents mais leur monopole sur le marché (ça évite de chercher à évoluer).
- Le salaire moyen du fonctionnaire n’est pas supérieur à celui du privé. Une part non négligeable du salaire étant constitué de primes,elles ne comptent que marginalement dans nos futures retraites. A titre personnel,ingénieur, ma retraite sera dans les 2000 euros.
- Un fonctionnaire paye des impôts ! Exactement comme quelqu’un du privé. C’est hallucinant le nombre de gens qui s’imaginent l’inverse.
Tout n’est pas idéal dans la fonction publique. J’ai travaillé plusieurs années dans le privé puis dans le public, en terme de rentabilité il y a pas mal de monde qui bossent plus dans le public que dans le privé (car servir l’intérêt général, c’est motivant). Si il y a quelque chose de pourri dans le public c’est les emplois de complaisance (le copain d’un politique qui se fait pantoufler ou qui place son fils). Ca fait des boulets et on ne peut pas les dénoncer sinon…”devoir de réserve”.
Mais est-ce réellement un problème qui concerne le service public ou le clientélisme en politique ?
Merci pour ce témoignage si juste et si touchant…
Pas de copyright vous pouvez copier/coller en réponse aux nerveux
Merci Step, moi même ne suis pas fonctionnaire mais souhaite exprimer tout mon soutien face aux derniers commentaires affligeants de naïveté et teintés de petite haine ordinaire.
Ce mouvement de pensée désolant nous a privé dernierement (Sarkozy…) de la scolarisation des enfants de 2 ans au profit du système inefficace et injuste des crèches
Le problème n’est pas là. la grande différence entre le privé et le public vient du fait que le privé est directement confronté à la problématique de rentabilité. A cause de la concurrence, il doit en permanence s’adapter pour diminuer ses coûts, améliorer ses produits et service et répondre aux demandes des clients. D’ailleurs, quand la concurrence disparaît et que des monopoles apparaissent, les entreprises privés ont exactement les mêmes travers que les services publics. Un service public bien géré, c’est à dire managé en vertu de son efficacité qui serait un rapport entre son coût et son utilité serait parfait. Toute organisation humaine partage les mêmes travers, qu’elle soit public ou privé. La concurrence au sein des entreprises privés limite naturellement les dérives (mais n’évite pas tous les gaspillages et abus d’ailleurs). En France, malheureusement, les services publics ont peu de garde fous. On voit bien que la cour des comptes prêchent dans le désert alors qu’elle est l’unique rempart face aux abus …
Les libéraux se trompent souvent en vouant un culte à l’entreprise privée. Ce serait trop simple. Il faut voué un culte à un Etat qui garantit l’existence d’une concurrence saine dans tous les domaines. On le voit bien avec certains processus de privatisation raté aux USA ou en URSS. le capitalisme triomphant aux USA, ce n’est pas les entreprises “Too big too fail” actuelles mais les lois anti-trust au début du siècle … Même un monopole naturel peut faire l’objet d’une saine concurrence.
Au final, ne devrait se retrouver en service publique des activités dont l’utilité est importante est vraiment impossible à chiffrer, les aspects de solidarité essentiel à la nation et les activités contenant de la violence légale. Et encore cela peut prêter à débat. Bref, on retrouve les activités régaliennes habituelles. Mais même une partie d’entre elles peuvent être confié au privé sans problème, l’Etat ne se conservant alors que la partie financement et évaluation de l’efficacité.
N’oubliez pas que les fonctionnaires, par solidarité imposée, cotisent pour le chômage.
On n’en parle jamais.
Y.
Le lobbying pour le “moins d’état” n’a pour seule ambition que d’étendre le domaine ou notre ami le 1% pourra capter encore plus efficacement les richesses produites.
Le fonctionnaire ne produit rien ???? Et si tu sais lire et écrire c’est rien ça ? Et si tu es encore en vie, surtout si tu as un certain âge c’est rien ? (il y a 100 ans, une personne sur deux mourrait avant 40 ans). OK, le fonctionnaire ne produit en général rien de matériel, en bon acier ou plastique. Mais c’est le lot commun d’une grande partie de l’activité économique d’aujourd’hui. Même dans le privé, la production de biens matériels est aujourd’hui minoritaire, pour ne pas dire marginale.
Les tours de la Défense par exemple sont remplies de gratte-papiers des grandes entreprises
qui ne produisent rien de matériel, leurs usines, pour celles qui en ont, sont ailleurs et
n’occupent plus beaucoup de monde. Le paradoxe est d’ailleurs qu’aujourd’hui, il y a une proportion plus faible de gens qui “ne produisent rien” dans l’administration que dans le privé. Deux gros bataillons de l’administration sont par exemple les enseignants (900 000) et les personnels des hôpitaux, qui eux produisent effectivement des services bien palpables
(instruction dans un cas, passage de l’espérance de vie de moins de 40 ans à plus de 80). Dans le privé, il y a des armées d’administratifs, de commerciaux, de financiers, souvent bien plus nombreux que ceux qui sont réellement productifs (personnels d’usine, d’étude, ..). Dans la société moderne il y plus de “fonctionnaires” (administratifs divers, tous ceux qui ne contribuent pas directement à la production de biens ou services) dans le privé que dans l’administration.
Mais il ne faut pas être pessimiste, c’est du au progrès technique, l’augmentation phénoménale
de la productivité dans l’agriculture puis l’industrie font qu’on a aujourd’hui plus besoin
de beaucoup de temps pour produire les biens matériels dont on a besoin (on ne peux pas faire
12 repas par jour ni conduire trois voitures en même temps !). On peut donc passer la plus grande partie de notre temps de travail à fournir des services (éducation, soins dans l’administratif, services en tous genres du privé), et à distribuer et répartir les biens produits (commerces, transports, publicité, services administratifs des collectivités locales, …). Tant mieux, nos ancêtres n’avaient pas cette chance, il devaient trimer 70 % de leur temps de travail rien que pour obtenir leur (maigre) pitance.
Mr Berruyer j’ai une question:
L’acte d’accusation du STL -tribunal israelien et américain sans aucune crédibilité- vient d’être déposé contre le Hezbollah. Faute de preuves, et sans fondemements -je vous renvoie au site de Voltairenet.org-, les autorités libannaises ne vont pas collaborées c’est sûr. Il va justifier vraissemblablement le début des hostilités entre Israèl, les USA d’une part et le Hezbollah, la Syrie, l’Iran d’autre part. Dans un premier temps la guerre comprendra les USA, et Israèl, puis dans un second temps toute l’hémisphère occidentale. Et je pense la France, etant donné la nature de Sarkoszy -plus israèlien qu’aucun ne l’aa jamais été, depuis que la France existe- n’a rien de français.
Ma question est toute simple Mr Berruyer :
Pensez vous que les USA ont les moyens économiques d’une nouvelle guerre, au vu des graphiques et de la qualité des exposés ?
Ils n’avaient déjà pas les moyens de la guerre d’Irak…
Après, tout est une question de confiance : jusqu’à quand les prêteurs vont ils prêter leur argent aux USA – surtout à un taux quasi nul ?
“surtout à un taux quasi nul ?”
et avant inflation…
Les imprimeries Bernanke vous saluent
Merci pour votre trés rapide réponse
Moi je pense que si guerre il y a, le but sera de redefinir les cartes du Moyen Orient en fracturant chaque pays musulmans en une mosaique de micros etats comme c’est le cas pour les petro-monarchies. Le but etant de refaire du dollar une monnaie incontournable. Le butin que leur a rapporté la guerre d’Irak, est sans aucune mesure par rapport à leurs petites pertes dérisoires.
Le STL n’avait pour but initialement que de justifier une attaque israèlienne et américaine de grande ampleur. On sait que le gouvernement US aprés QE2 a besoin d’un refinancement de capitaux etrangers de l’ordre de 120 milliards $/mois. Où peuvent ils maintenant trouver cet argent ? Seule la guerre du dollar remettrait la machine économique en route.
Bien à vous.
3 000 Md$ : “pertes dérisoires” ?
link to contre-feux.com
Je parlais du nombre de soldats tués durant les combats, 6600 -enfin ce qui nous est dit trés offielement, bien entendu sujet à caution-.
Sinon l’article Dedefensa
link to dedefensa.org
parle de $3.700 millards à $4.400 milliards -plus que la seconde guerre mondiale-, et Stiglitz -sujet à caution
-évoque même de plus de 6.000 milliards.
[...] en train de se dérouler, sous nos propres yeux. Il suffit de regarder le graphique ci-dessous de Olivier Berruyer pour s’en convaincre : l’économie est aujourd’hui en phase d’atterrissage, [...]
Puis je apporter un témoignage !!
J’ai travaillé et exercé le même travail en public ‘ salarié et privé ( a mon compte )
Si mon affaire personnelle avait été gérée selon les conditions ou je travaillais dans le public , je déposais le bilan au bout d’un an !!
Le problème est que les règles disons de marché ne sont pas les mêmes entre le public et le privé
Statut a type de rente de garantie d’emploi à vie plus retraite plus que favorable , ce qui n’est pas le cas du salarié du privé
L’environnement socio-economique variant de plus en plus , conséquence des aspirations des citoyens et des progrès technologiques , il est très difficile voir impossible
dans le public d’adapter rapidement l’offre à la demande
Bref on a des secteurs entiers qui sont structurellement en déficit et ceci explique en partie que notre pays soit obligé d’emprunter pour payer ses fonctionnaires et creuser un peu plus le trou de la Dette publique ou de la Secu !!
Notez que si le public était géré comme une banque privée, il déposerait le bilan encore plus vite que vous
Cher Monsieur
Je decouvre votre site , que je croyais serieux .. mais vu votre prose
“ Notez que si le public était géré comme une banque privée, il déposerait le bilan encore plus vite que vous” mon opinion est faite !!
Le problème des banques vient du fait que les etats y compris la France ( je ne parle pas de la Grece !!) vivent au dessus le leurs moyens et a credit
La banque c’est notre , votre argent dont ils sont depositaires et qu’ils prêtent a d’autres pour financer des investissements etc .. des logements etc ..
Si l’emprunteur est défaillant , qu’il ne puisse rembourser votre FRIC ou BLE s’est evaporé !!
Si les etats sont défaillants c’est qu’ils ont trop de dépenses (dont la masse salariale de ses agents , retraites etc ) par rapport à leur recettes .
Budget en deficit chronique et progressif , comme vous le montrez sur votre site , est synonyme de perte de confiance des preteurs
Je n’ai pas fait L’ENA mais comme la plupart des citoyens de notre pays je ne pense pas que creer plus de fonctionnaires ou emplois subventionnés va nous sortir de la crise
je n’ai pas dit le contraire
Il fallait voire le coté ironique, j’ai une position équilibrée ni tout privé ni tout public
Ok et bonjour … mais de nature sérieux , je n’avais pas vu votre approche du sujet !!
Ayant découvert votre Blog , permettez moi de saluer votre travail . Il est une mine d’informations qui j’imagine sont fiables car si on se base sur des émissions comme “ Mots croisés de CALVI” on est plutôt perdu !!
La banque ne prête pas les dépôts !!!
C’est une vue bien limitée du système financier et bancaire.
Bonjour Olivier,
A la fin de votre démonstration, vous concluez que le PIB ne se dirige pas vers la décroissance mais plutôt vers une stagnation (le fameux état stationnaire?).
Vous avez également évoqué la décennie du pic de production de pétrole (on pourrait préciser 2005 – 2015).
On ne peut pas générer de croissance sans augmentation de la consommation d’énergie (l’efficacité des systèmes énergétique ne joue que marginalement à cause du bon vieil effet rebond).
Par conséquent, la stagnation du PIB ne serait-elle pas temporaire durant le plateau de production du pétrole, qui je le rappel représente près de 40% de la consommation d’énergie primaire en France, avant de décliner suite à un déclin lent mais certain des extractions d’or noir à partir de la deuxième moitié de la décennie ?
Merci beaucoup
une stagnation en moyenne décennale………..ca ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de décroissance mais elle sera conjoncturelle, pas structurelle.
[...] Voici deux graphiques proposés par Olivier Berruyer. [...]
Bonjour,
La tendance de la croissance du PIB à tendre vers 0 était pointée il y a dix ans par Pierre Larroutourou. Je me souviens de son simple tableau qui montrait conjointement cette évolution sur les dernière décennies avec l’évolution de l’endettement public. Le diagnostic était là, évident. Tout cela ne pouvait qu’aller à terme dans le mur ; les faits lui ont évidemment donné raison.
Partant de cet état de fait, sa question était comment limiter l’endettement avec une croissance très faible voire nulle ? En cassant la vraie cause de cet endettement, le chômage. D’où son idée de la réduction drastique du temps de travail, pour partager de façon organisée le “gâteau” travail, qui ne fera de toute manière que diminuer (voir les temps de travail effectifs dans les pays occidentaux, bien inférieurs aux 35h tant décriés) (données disponibles sur le site de l’OCDE). Vaste sujet dont il faudrait débattre sans préjugés ni mauvaise foi, mais à partir d’un bon diagnostic.
Merci infiniment pour vos graphiques éclairants.
Plutot idée tarte !! Idée reprise par Martine Aubry !!!
On a vu le résultat .. en particulier dans les hôpitaux !!
Les causes du chômage sont en particulier technologiques avec l’apparition de l’informatique ( machines numériques ) et de l’industrie des automates ( voir les chaines de fabrication des voitures etc ..)
Les hypermarches remplacent les caissiéres par des caisses automatiques ou le client fait son boulot .. gratuitement
Idem sur les postes à essence , les halls de gare pour le compostage des billets , l’achat etc . Idem Air France etc
Si on ajoute a cela la délocalisation de pans entiers de notre industrie vers les pays à bas cout de main d’oeuvre le chomage a de beaux potentiels de croissance !!
Jean-François a raison, structurellement le temps de travail est appelé à baisser, (re)lisez Schumpeter si Keynes vous rebute.
Faire baisser le chomage doit être la priorité numéro 1 et la seule solution est de baisse ce temps de travail à condition que les entreprises embauchent et n’augmentent pas leur marge parce-que malgré tout ce qu’on peut dire ici ou là regardez le graphique c’est la consommation des ménages qui soutient la croissance en France, pas les investissements donc il est plus important d’embaucher des chômeurs que de payer des actionnaires, voire même d’augmenter les hauts salaires pour le moment………….On voit bien que le chômage est le cancer de notre économie depuis 40 ans……..(crise de 1972)
Des gains de productivité plus importants que l’inflation favorisent l’investissement et la baisse du temps de travail, c’est un phénomène séculaire, qu’il faut modérer toutefois selon les cas avec la compétitivité des pays à bas couts…
Les 35h ont créé de 350 000 à 700 000 emplois (cf DARES d’après mes souvenirs, et surtout Fillon qui a signé ce bilan en 2004!!)
celimen
Vous avez raison, les 35h ont bien crée des emplois (dans un premier temps).
Le problème est que le coût du travail s’en est trouvé augmenté de 10% (35 payés 39h). Le coût du travail est aujourd’hui l’un des plus élevé d’Europe.
link to coe-rexecode.fr
Il vous faut prendre en considération :
1) Public: ce surcoût de 10% à un impact sur le déficit du budget, il conduira à une augmentation des impôts d’un montant équivalent.
2) Privé: quel est l’impact de ce surcoût sur le renchérissement de nos produits, la baisse des investissements en France et l’accélération des délocalisations?
Au bout du compte les emplois crées dans un premier temps auront été largement détruits dans un second temps.
Je pense que la solution aurait plutôt consisté à réduire le temps de travail en même temps que la rémunération: 35h payés 35, voire 32h payé 32.
Bonjour Nobody,
je pense qu’il faut plutot regarder l’évolution en base 100 depuis les 35h des salaires réels (donc deflatés par l’inflation) des pays de l’OCDE, surtout pas un “niveau” de salaires nominaux.
Vous verriez que l’évolution est correcte malgré les 35h (on oublie l’allemagne et l’espagne qui sont un peu particulier, le 1er ayant mis en oeuvre une veritable politique de deflation salariale…)
encore mieux:
tenir aussi compte de la productivité…(pas le temps de verifier…)
et pour le chomage il faut regarder la demographie des jeunes actifs defavorable pour la France…
Nous avons aussi un problème de competitivité sur le bas-moyen gamme, vous ne reglerez pas grand chose en faisant baisser les salaires face aux chinois…
Autre chose: COE-Rexecode se sont décrédibilisés dernierement sur l’évaluation du cout du travail, je ne sais pas si c’est corrigé, et attention à leurs conclusions, c’est une émanation du patronat…
Mais je vous accorde que les 35h ne sont pas la panacée telles qu’elles ont été imposées aux petites moyennes entreprises et hopitaux; un accord par branches comme le souhaitait Rocard en son temps aurait été plus adéquat, dommage mitterrand l’a éjecté avant qu’il ne devienne trop populaire semble t-il…
il faudrait surtout que la rémunération ne soit pas fonction du temps de travail. Car au final on arrivera à 1h payé 1h ?
Pas tout à fait d’ accord avec la baisse tendanciel du temps de travail qui est essentiellement du à l’utilisation d’énergie fossile de plus en plus efficace (du bois au charbon puis au pétrole, l’essence, Kérosène et puis le nucléaire) qui à permis le développement de la connaissance et de la technique.
Comme le dit très bien olivier au sujet du calcule du Pib, les ressource non renouvelable ne sont pas pris en compte. Le jour ou on a plus d’énergie et plus de ressource à transformer, non seulement on a plus de croissance, mais on a plus le temps, de se revendre des objets et services : de s’occuper les un des autres (éducation, santé taxi et autres en pagaille), car on est tous entrain de transpirer à la place de nos machines aujourd’hui.
En fait, se chercher de bouc émissaire sur des échelles bipolaires, droite et gauche, fonctionnaire et privée, travailleur et chômeur, est le symptôme d’un mal plus profond qui nous empêche de voir, par un mécanisme simple appelé déni (conscient: c’est la mauvaise foi et ou inconscient: c’est l’ignorance), et de fédérer l’ensemble des ressource de la nation, des nations, pour s’adapter au pic des énergies fossiles qui est déjà là…
Le partage d’information permet de lever l’ignorance, par contre pour agir contre la mauvaise foi, il nous faut lutter, et l’initiative d’olivier diacrisis, en est un bel exemple.
@Fredocool
la connaissance, la technique, une meilleure utilisation de l’énergie, ne sont pas autre chose que les déterminants d’une meilleure productivité, non?
A moins que vous ne cherchiez à “placer” votre théorie en faisait mine de contester, pourtant ce n’est pas la place qui manque ici
En fait je pense l’efficience energetique couplé au recyclage ne permetront pas a terme d’augmenté la procuctivité, c ‘est adire qu’on ne poura pas toujours produir plus d’objet et de service.
Le Pib n’augmentera pas et les dettes ne pouront pas etre remboursé, ce qui va nous amener a changer de model de société, tout comme le petrol et le progres nous ont permis de changer de société depuis 200 ans…
Vulcano, c’est bête, vous y êtes presque mais vous faites un blocage idéologique. Réfléchissez encore un peu…
Pas besoin de réfléchir . devant une évidence aussi criante
Aïe !
Il n’est jamais inutile de réfléchir, ne serait-ce que pour l’entretien de ses méninges
Quant aux évidences…
il fut une époque où l’évidence était que chercher à faire voler un engin plus lourd que l’air serait une perte de temps, selon les propos d’un certain Rayleigh (?) Prix Nobel de physique en 1904 !
Bonjour Vulcano,
Je rejoint la réponse de Jean-François. La réduction du temps de travail n’est pas le problème de la réforme des 35H.
Le problème réside dans l’implémentation des 35H.
Je vous propose de regarder cette présentation de Pierre Larrouturou pour vous faire un avis sur ce point :
“http://www.youtube.com/watch?v=AxaHidNSNXk”
Pour faire simple :
- Le chomage de masse provient du refus de modification du contrat social dans un monde ou la productivité augmente massivement (Industrialisation des campagnes, automatisation des usines et processus de production, …) et plus rapidement que la capacité de l’économie à créer de nouveaux emplois.
- La réduction du temps de travail à pour objectif de créer des emplois mais doit être implémentée de façon intelligente et non pas systématique (voir l’exemple de Mami Nova sur les 32H), ce qui n’à pas été fait pour la réforme des 35H.
Effectivement, voir la présentation de Pierre Larrouturou sur link to youtube.com , très interessante !!
(personnellement j’émettrais juste quelques réserves sur les banques qui se financent à 1% pour preter à 6% aux états, mais sinon c’est du très bon !)
Mais enfin, l’Etat n’emprunte pour payer ses fonctionnaires, cessez de raconter n’importe quoi, s’il ne s’agissait que de ca il n’y aurait aucun souci.
L’Etat emprunte de plus en plus tous les ans pour une seule raison qui est la cause de nos soucis : rembourser les intérêts de la dette empruntée les années précédentes.
Tant que vous ne comprendrez pas ça, vous ne comprendrez rien à l’économie actuelle.
Des retraites dans des conditions plutôt meilleures : vous en savez quoi ? Vous êtes fonctionnaire ? Puisque près du 1/3 des traitements de certains fonctionnaires est payée sous forme de primes, ils cotisent dessus mais leur retraite est calculée HORS ces primes. Donc si vous gagnez 3000€, vous cotisez sur ces 3 000€ mais votre retraite n’est calculée que sur 2 000€. Est-ce si compliqué à comprendre ? Alors même si vous gagnez bien votre vie, l’Etat a plutôt intérêt à ce que les fonctionnaires partent tôt à la retraite : ils leur coûtent moins cher…………mais politiquement c’est intenable pour un gouvernement de droite de se l’avouer. Le problème est que les retraites du privé sont à payer et que si on augmente la durée de cotisations pour le privé, on doit aussi le faire pour le public même si ça coûte plus cher. Renseignez-vous : les caisses de sécu du public sont créditrices, elles……..tout simplement parce-que les cotisations du public suffisent amplement à payer les retraites, les arrêts maladie et tutti quanti des fonctionnaires………Mais ca on ne l’entend jamais.
Merci M.Berruyer pour vos articles vivants et qui visent plutôt juste, je trouve.
Votre raisonnement ne tient la route que si le fonctionnaire partant à la retraite n’est pas remplacé.
S’il l’est, son départ à la retraite coûte réellement 3000€ (remplaçant de même niveau d’expérience) + 2000€ (retraite)
Les retraités fonctionnaires coûtent donc plus cher à l’état, à moins d’accepter que le service rendu par l’état soit réduit des deux tiers (l’économie de 3 retraites permet de payer un fonctionnaire actif) pendant toute la retraite du fonctionnaire.
Hélas l’État n’emprunte pas seulement pour payer ses dettes et leurs intérêts. Si c’était le cas son budget dégagerait un solde primaire, les revenus couvrant toutes les dépenses hors service de la dette.
ce n’est pas le cas en France; mais j’ai lu que l’Italie y parvenait.
Plutôt que de se fixer un objectif de déficit en terme de part de PIB, il serait plus important de viser cet équilibre primaire
Olivier,
Pour en remettre une couche sur la croissance, as tu eu connaissance du rapport Meadows?
Il serait intéressant de remettre sa longue étude et ces conclusion en ligne sur ton blog je pense.
Un bon résumé est dispo ici:
link to storage.canalblog.com
Cela rejoint aussi le catastrophisme d’Orlov mais en montrant la marche à suivre vis-à-vis de ce qui nous attend.
bien entendu
j’en parlerai un jour…
Je suis très content que mon résumé du livre de 1972 circule; il s’agit du document link to societal.org
J’ai refait le même travail pour le second livre de Meadows sorti en 2002 (qui a ma connaissance n’a pas été traduit en français, C’est sur link to societal.org
Si, il a été traduit : link to evene.fr
Tant mieux, je ne savais pas qu’il avait été traduit en 2012 ( mon article date de mai 2011)
]
[ils auraient pu garder la même couverture
Il serait intéressant de réduire les même études à l’analyse du P.I.B. hors État, et en francs/Euros constants
les chiffres actuelles de celui-ci sont faussés par la part toujours croissante des prélèvements obligatoires.
% des prélèvements obligatoires sur le PIB : 1975 = 35,90% ; 2002 = 44,2% ; 2012/2013 57%. alors qu’une partie seulement de ceux-ci sont “productifs” et que l’autre partie est “improductif”, pour ne pas dire “nuisible” on dope l’évaluation du P.I.B en augmentant les impôts et les taxes ?????
En fait ce qui nous manque ,ce sont des politiques ayant une vision (qui dépasse leur intérêt personnel ) de l’avenir.
Aucun politique ne dégage une vision dénuée d’idéologie ,une vision pragmatique et juste serait tellement la bienvenue ….
D’accord avec Olivier Berruyer que la croissance ne reviendra pas, tout au plus pourrons-nous la stabiliser entre 0,5 et 1% avec le modèle actuel.
Il faut absolument trouver d’autres modèles et le plus apte me semble celui du néo chartalisme mâtiné de 100% monnaie…
Avec une facture énergétique qui impacte de plus en plus fortement notre budget, un budget qui n’a plus d’équilibre depuis 40 ans et une dette en ébullition, estimer notre croissance future à 0,5 – 1% c’est déjà faire preuve de beaucoup d’optimisme.
@André-Jacques,
“Il faut absolument trouver d’autres modèles et le plus apte me semble celui du néo chartalisme mâtiné de 100% monnaie”
le néo-chartalisme n’est pas un autre modèle économique alternatif, c’est juste une description du système monétaire des monnaies fiduciaires flottantes. Le problème avec ça c’est que les recommandations qui sont faites par les adeptes de la MMT dérivent de la finance fonctionnelle développée par Abba Lerner (auquel on doit entre autres l’idée délirante qu’est le socialisme de marché).
A en croire ses adeptes, on peut toujours résoudre un problème de sur-endettement avec encore plus de dettes
Le 100% monnaie, je suis d’accord, c’est la seule manière de sécuriser durablement le système de paiement et de le séparer définitivement du système de financement. C’est à mon avis une voie beaucoup plus intéressante que la scission bancaire (banque de dépôts / affaires) qui ne sécurisera absolument pas le système de paiement (la monnaie sous ses formes diverses et variées) en cas de faillite systémique du système bancaire.
Je pense qu’Olivier devrait vraiment regarder de plus près le 100% monnaie qui a eu pour défenseurs des économistes aussi illustres et variés que Irving Fischer, Maurice Allais, Milton Friedman et Murray Rothbard.
Pourtant c’est une solution très intéressante à l’instabilité monétaire et financière actuelle qui mériterait beaucoup plus qu’on lui prête attention qu’il n’est fait sur les blogs francophones aujourd’hui.
C’est définitivement une alternative au système monétaire et bancaire actuel.
J’ai regardé, c’est (souvent) juste une forme d’imposition déguisée – cela se saurait si on créait de la richesse à partir de rien…
J’attends aussi de voir les mécanismes en cas de décroissance et donc de baisse de la masse monétaire…
La socialisation du système bancaire avec un contingentement du crédit me semblerait par exemple plus efficace et à tout le moins, beaucoup plus réaliste au niveau de sa mise en oeuvre…
La scission sécurise le système de paiement en cas de faillite du système financier, c’est déjà un bon début – on verra pour les risques beaucoup moins probables plus tard…
“J’ai regardé, c’est (souvent) juste une forme d’imposition déguisée – cela se saurait si on créait de la richesse à partir de rien…”
le 100% monnaie une forme d’imposition déguisée? T’as pas dû bien regarder alors! Et franchement, avec des économistes comme Allais et Rothbard (qui ne sont pourtant pas du tout du même bord politique, un libéral socialiste et un libertarien) qui se sont fait les avocats du 100% monnaie comme étant la seule solution capable de sécuriser le système de paiement, je trouve que tu y va un peu vite en besogne en tirant d’un trait cette proposition.
Un libertarien de l’école autrichienne comme Rothbard qui proposerait une forme d’impôt déguisé?
“La scission sécurise le système de paiement en cas de faillite du système financier”
absolument pas, on a déjà eu cette discussion l’autre jour, d’ailleurs j’ai répondu à tes questions voir le billet bernard essambert 2 , ma réponse le 17 janvier 2013 à 16h24 : l’as tu vue?
C’est bien ce qu’avait compris Irving Fischer (celui qui a développé le full reserve banking), Allais, Friedman, Rothbard, qui sont pourtant pas nés de la dernière pluie, le seul moyen de véritablement sécuriser le système de paiement en cas de faillite systémique c’est le 100% monnaie. C’est même spécifiquement dans cette optique que Fischer l’a développé.
“J’attends aussi de voir les mécanismes en cas de décroissance et donc de baisse de la masse monétaire”
c’est exactement dans le cadre d’une dépression déflationniste que Fischer se place!
Et celle qui nous vient droit devant est bien pire que celle des années 30.
“La socialisation du système bancaire avec un contingentement du crédit me semblerait par exemple plus efficace et à tout le moins, beaucoup plus réaliste au niveau de sa mise en oeuvre…”
mais bien sûr, c’est l’Etat qui va résoudre tous les problèmes! Lui qui peut faire défaut à tout moment.
Je suis très étonné que tu considère la socialisation du crédit comme étant plus réaliste que le 100% monnaie.
Le système de paiement doit appartenir directement aux citoyens, pas à l’Etat, car sinon ils n’ont aucun moyen de contrôler ce que fait l’Etat. Un Etat qui essaye de doper la croissance en distribuant du crédit à tout va, c’est vrai que ça ne s’est jamais vu, n’est ce pas?. Et c’est lui qui va réaliser le contingentement du crédit??? Fais moi rire.
Il nous faut un système de paiement 100% sécurisé dans son architecture même. Pas un qui est garanti par l’Etat qui peut faire défaut à tout moment ou qui imprime une monnaie de singe de manière accélérée pour tenter de résorber les faillites systèmiques.
C’est pour cela qu’il nous faut le “full reserve banking”.
Connais tu le site positivemoney.org?
link to positivemoney.org
Le système de paiement doit appartenir aux citoyens, une monnaie sans inflation et qui ne doit JAMAIS faire défaut. Pas comme un Etat qui peut faire défaut à tout moment.
“Un Etat qui essaye de doper la croissance en distribuant du crédit à tout va, c’est vrai que ça ne s’est jamais vu, n’est ce pas?. Et c’est lui qui va réaliser le contingentement du crédit??? Fais moi rire.”
et si la responsabilité de ceux qui votent un budget au niveau national pouvait être engagée devant la justice; vous ne pensez pas que “l’état” ferait plus gaffe?
Pq tout vouloir changer pour une nouvelle idée magique dont on découvrira les affres dans 30 ans?
C’est de responsabilisation dont on a besoin, pas de réinventer une économie qui dans tout les cas dépendra avant tout du facteur humain…
@bizbee,
“Pq tout vouloir changer pour une nouvelle idée magique dont on découvrira les affres dans 30 ans?”
ce n’est pas une nouvelle idée magique, c’est un système monétaire différent. On a changé 3 fois le système monétaire le siècle dernier, il est temps que nous abandonnions le système actuel (celui mis en place à partir de 71 et formalisé lors des accords de la Jamaïque, celui des monnaies de réserve fiduciaires flottantes) avant qu’il n’explose. Car si on continue avec le système actuel, il finira par exploser, c’est à dire que l’instabilité du système qui est maintenant explicite depuis 2008 ne fera que s’amplifier de manière exponentielle dans les années qui viennent.
Il est clair qu’ils préfèreront changer le système monétaire, rétablir une contre-partie physique plutôt que de risquer une explosion du système monétaire et le blocage du système de paiement. Car nos sociétés n’y survivraient pas.
En ce qui concerne la responsabilisation, le meilleur moyen d’y arriver c’est tout simplement que l’Etat ne puisse pas intervenir pour sauver de la faillite des entreprises, ménages,banques ou investisseurs privés. Il faut cesser cette ineptie qu’est la privatisation des profits et socialisation des pertes.
C’est pour cela que je suis pour la socialisation et non pas la nationalisation
@Olivier,
concrètement, quelle est la différence entre la socialisation du crédit et sa nationalisation?
@Chris
Je pense simplement que lorsque l’activité privée décroit, c’est à l’activité publique à prendre le relai par injection monétaire et projets d’investissements. Je pense qu’il faut agir d’une manière contra cyclique, contrairement à ce que font tous les pays européens actuellement; en celà il me semble que Lerner a raison et il n’est bien sur pas question d’engager des millions de “fonctionnaires”
Mais néanmoins je pense aussi qu’on a un autre problème à intégrer; c’est l’augmentation du coût prévisible de l’énergie et des matières premières si l’activité mondiale repart…
Mais comment l’activité publique peut-elle prendre le relais en période de crise ? S’il y a crise, l’économie dans son ensemble dégage moins de ressources. Si l’Etat veut lancer des projets d’investissements publics, quelle que soit la méthode de financement, il faudra bien qu’il prélève les ressources réelles quelque part. Toute ressource réelle prélevée par l’Etat pour ses projets est une ressource en moins de disponible pour le secteur privé, donc pour que l’opération soit efficace, il faut que l’investissement public soit AU MOINS aussi productif que l’investissement privé qu’il a empêché. A-t-on beaucoup d’exemples où cette évaluation a été réalisée ?
“Mais comment l’activité publique peut-elle prendre le relais en période de crise ?”
[
sarcasm on]
ben avec les économies réalisées en période de vaches grasses…
mince alors, les admin. publiques n’en n’ont pas fait et ont plutôt accumulé les déficits pendant 40 ans? alors, il nous faut toujours plus de dettes. Et avec quoi on finance ça? Pas de problèmes, on a une imprimante à billets qui ne nous coûte rien, on peut la faire tourner autant qu’on veut.
C’est génial, non, le néo-keynesianisme,… tu trouve pas?
|sarcasm off]
On dirait que vous n’avez jamais entendu parler de la possibilité pour un État de créer de la monnaie (je sais bien que nous nous le sommes auto interdit depuis Maastricht) ?
@AJH
C’est pour ça que je parle de ressources, pas de monnaie.
Si l’Etat finance sa politique de relance par la planche à billets, tant mieux pour lui. Mais la quantité de richesses réelles n’a toujours pas augmenté pour autant. Quand l’Etat achètera les ressources nécessaires à ses investissements (capital+force de travail à nourrir et former), ces ressources ne pourront plus être achetée par le secteur privé, le partage se faisant par l’inflation des prix.
Donc toute politique de relance repose sur un transfert de ressources réelles initial. Ca n’est intéressant que si les investissements publics réalisés par le transfert sont plus productifs que les investissements privés qui ont été empêchés par le transfert.
@chris
Hélas…
@AJH
“Je pense simplement que lorsque l’activité privée décroit, c’est à l’activité publique à prendre le relai par injection monétaire et projets d’investissements. ”
quelle différence avec la politique néo-keynesienne suivie par la FED?
Et, au passage une petite question : qu’est ce qui va faire que l’activité privée se remette à croître? T’as l’intention de monétiser les dettes publiques (et tous les actifs privés toxiques qui auront été soigneusement transféré aux bilans publics) advitam eternam?
Ah ça c’estune question à laquelle j’aimerais bien avoir une réponse!
C’est marrant que vous ne compreniez pas cela, tous les néo-keynesiens en herbe, le seul moyen de permettre à l’activité privée de croître à nouveau c’est tout d’abord de purger le système de tous les mauvais investissements et de tous les actifs toxiques qui ont résulté de la période de croissance inflationniste des 40 dernières années. La déflation, c’est à dire les défauts publics et privés de tous les actifs qui ne peuvent être remboursé et ne seront donc pas remboursé, est la seule issue réellement possible. L’autre c’est l’explosion du système monétaire à quoi conduira cette politique néo-keynesienne de lutte contre la déflation suivie par la FED.
“Je pense qu’il faut agir d’une manière contra cyclique”
agir de manière contra-cyclique aurait voulu dire faire des économies en période de vaches grasses pour les dépenser en période de vaches maigres. Il est un peu tard pour suivre une politique contra-cyclique, ne penses tu pas!
Bonjour,
Vous oubliez la production non-marchande dans le PIB
Le PIB additionne la production annuelle sur le territoire de tous les bien et services donnant lieu à activité rémunérée et pas seulement marchande (link to toileses.org)
MG
rémunérée = marchande, non?
les fonctionnaires travaillent dans le non marchand et ils sont rémunérés !
marchand = but lucratif (plus compliqué pour les entreprises mutuelles et coopératives)
non marchand = but non lucratif : école, police, justice, santé… qui produisent des richesses non marchandes (des services) qui sont comptabilisées dans le PIB aux coûts de production cad principalement les salaires des fonctionnaires et autres non titulaires… (voir aussi les associations qui ne travaillent pas qu’avec des bénévoles).
Bonjour Olivier,
Un commentaire et une question.
Le commentaire: vous commencez par dire “nous consommons actuellement ce que peut offrir 1, 5 planète”; ce qui est faux. Notre consommation actuelle de pétrole et de charbon nous met à environ 1 million de planètes.
Et la question qui me taraude depuis longtemps. Vous nous montrez un PIB par habitant de 30K€. Cela fait un revenu de ménage de 3 personnes à 100K€/an. Mais quasiment personne touche cela. Est-ce la preuve d’un vol manifeste (les 99% se faisant plumer par les 1%), ou est-ce que ce genre de comparaison est erronée (et pourquoi alors)?
Au plaisir de vous lire.
il faut distinguer la notion de PIB de celle de revenu…
Mais pourquoi? Olivier commence par dire que le PIB peut être défini comme la somme de tous les revenus du pays (ou la somme de toutes les valeurs ajoutées). Donc si le ‘pays’ gagne 30K€ par habitant, mais pas les habitants concernés, elle va où la différence?
Dans la VA vous avez les salaires; une fois les salaires déduis il vous reste l’excédent brut d’exploitation.
A payer le système de soin, les retraites etc… via les charges sociales.
Avec un salaire net de 3000 euros / mois vous produisez en réalité 6000€ / mois (vraie valeur de votre salaire)
tout d’abord il faut passer du pib au revenu national net (RNN), pour cela il faut ajouter au pib les revenus nets en provenance de l’étranger (revenus reçus moins revenus versés) et enlever du pib les coûts de la dépréciation du capital (pour produire des biens et services il faut réparer, remplacer, rénover le capital usagé).
Le revenu national net n’est que de 1680 Milliards c’est à dire près de 300 milliards de moins que le pib.
Ensuite, si on divise le RNN par le nombre d’adultes, on obtient le revenu moyen par adulte de 33 300 euros, c’est à dire 2 800 euros par mois brut, avant impôts et cotisations sociales (environ 40%), qui donne un revenu net moyen par adulte de 1680 euros par mois.
Qd tu dis “adultes”, c’est que tu comptes aussi les “non-productifs” (au sens du calcul du PIB) ; cad les retraités, chômeurs, invalides,…
si on regarde seulement les “productifs”, ça doit pas mal augmenter, ce revenu net moyen, non?
oui, adulte
pourquoi regarder que les productifs? Les retraités, les chômeurs, les gens au RSA ont bien un revenu, non?
C’est le revenu net moyen par adulte. Il est à peu de choses près le même pour les actifs et les retraités (ce qui est une situation unique dans l’histoire de ce pays).
Bien entendu, ce n’est qu’une moyenne. Comme il n’y a pas de borne max mais qu’il y a une borne min, le revenu médian est inférieur au revenu moyen. Je crois me souvenir qu’il est aux alentours de 1500 euro net par adulte;
Mais bon, c’est sûr qu’avec les prix des logements qu’on a en France, c’est pas facile de vivre avec mins de 1500 euros par mois .
Comme je le répète souvent sur ce blog, la déflation du prix des actifs (immobilier, baux commerciaux, etc…) va nous donner un sacré gain de pouvoir d’achat : quand les loyers ou les prix des maisons auront été divisé par 2, même si le revenu médian diminue un peu (mettons 10%), les français vivront nettement mieux qu’aujourd’hui.
Mais ça, il y a beaucoup de gens qui n’arrivent pas à le comprendre, puisqu’ils ont souvent subi le lavage de cerveau de nos politiciens inflationnistas qui disent qu’il y a rien de pire que la déflation.
Chris,
en pratique; comment on organise cette déflation, en particulier lorsqu’on est dans l’euroland?
quand je parlais précedemment d’effacement de la dette “partiel et ciblé”, est-ce que c’est pour toi différent de ce que tu appelles déflation?
Encore un idée reçu.
Le logement n’est pas chère en France.
Il est chère que dans certains endroits ou il y a trop de personnes qui veulent habiter au mêmes endroits. C’est du à un phénomène de centralisation à l’extrême des emplois en pôles de compétitivité centrés sur les grandes métropoles où Paris est la caricature. Ces pôles cumulent tous les avantages (sécurité, santé, éducation, culture, transport, etc..) et donc les gens veulent y vivre et sont prêt pour cela à faire des sacrifices sur beaucoup d’autres choses. Pour que ce type d’immobilier dévissent il faudrait que les classes moyennes/supérieurs (qui représente les 10% qui sont les gagnant dans la compétition mondiale) aient de graves problèmes de revenus. Que je sache ce n’est pas le cas.
Pour la petite histoire aux USA seul New York n’a pas vu ses prix de l’immobilier baisser (toujours ces mêmes 10% qui achètent..).
@bizbee,
tout défaut, qu’il soit partiel ou complet, public ou privé, est déflationniste puisqu’il entraîne une destruction de la quantité de monnaie correspondante.
Mais aussi tout défaut peut intervenir soit à l’initiative du créancier (qui ne veut plus renouveler un prêt), soit celle du débiteur (qui ne peut plus rembourser).
Il n’y a pas à organiser la déflation, c’est elle qui se produit naturellement quand on a passé le pic de sur-endettement (c’est à dire le “moment de Minsky” quand la somme totale des dettes publiques et privées atteignent un maximum) comme c’est le cas depuis 2008, qui correspond au moment de Minsky pour l’ensemble des dettes publiques et privées des pays émetteurs des monnaie de réserve (USA, Europe, Japon).
Sauf bien entendu quand on a des banques centrales et des gouvernements qui prennent un malin plaisir à mettre à leurs bilan tous les actifs toxiques qui auraient dû faire défaut durant le processus normal de la déflation et à monétiser ces actifs toxiques.
C’est ce qui se passe actuellement, c’est bail out après bail out et les actifs toxiques ne disparaissent pas car les banques centrales interviennent pour éviter leur défaut : c’est cette lutte contre la déflation que je condamne. Il faut au contraire laisser faire le processus normal de création destructrice qu’est la déflation et que tous les mauvais investissements réalisés durant la période de vaches grasses fassent défaut.
La conséquence de la déflation monétaire sera que le prix des actifs chutera pour revenir à un niveau au moins 50% inférieur par rapport aux revenus des gens car la masse monétaire chutera suite aux défauts publics et privés. D’où un gain de pouvoir d’achat.
@fabricel pissis,
“Encore un idée reçue
Le logement n’est pas cher en France.”
La France est le pays de l’OCDE qui a le niveau de prix moyen des logements rapporté au revenu moyen le plus élevé au monde.
Je vous conseille de regarder ce graphique avant de continuer à propager vos idées reçues:
link to prix-immobilier.info
Une moyenne cela ne veut rien dire quant il existe des prix extrêmes qui tirent cette moyenne vers le haut.
Mes parent ont actuellement une maison, a vende à Nérac bien placée en centre ville, 70 000 euros, c’est chère ?
Ma soeur loue une maison du coté de flumel moins de 400 euros par mois, c’est chère ? Et je ne parle pas de la Creuse ou du Limousin…
Du moment que l’on s’éloigne des pôles d’attractions économiques ou touristiques, je maintiens que le logement n’est pas chère.
En revanche plus on concentre la richesse vers des pôles centraux alors là plus le logement est chère, c’est donc un histoire de concentration de richesses aux mêmes endroits donc de répartition de cette richesse.
Plus vous donnez aux riches plus cette concentration s’accentue plus le logement sera chère. La caricature est Paris, les stations de ski et balnéaires. La concentration des revenus vers les 10% ne rendent pas ces personnes plus riches mais le logement plus chère….
@chris
J’ai aussi pensé que l’effondrement de la bulle immobilière apporterait un gain de pouvoir d’achat aux ménages, mais maintenant je commence à me dire que quand le coût du logement aura baissé de 30 à 50%, certes les ménages auront beaucoup plus d’argent à consacrer à d’autres dépenses… mais il risque fort d’y avoir un regain d’inflation à court terme sur les produits de consommation courante, dont la quantité n’aura pas augmenté subitement en parallèle.
Cela dit, le dégonflement de la bulle immobilière reste une très bonne chose, ça signifiera que l’immobilier cessera de parasiter le reste de l’économie et de drainer l’épargne inutilement, et donc à moyen terme les ménages gagneront quand même en pouvoir d’achat.
@fabricel Pissis
Effectivement, dès qu’on s’éloigne des centres d’attractivité économique, le prix de l’immobilier décroît fortement. Malheureusement, là où les gens trouvent du travail et ont besoin d’habiter, en particulier les jeunes, c’est généralement… les centres d’attractivité économique.
@fabricel,
“Mes parent ont actuellement une maison, a vende à Nérac bien placée en centre ville, 70 000 euros, c’est chère ?
Ma soeur loue une maison du coté de flumel moins de 400 euros par mois, c’est chère ? Et je ne parle pas de la Creuse ou du Limousin…”
savez vous quel est le % de la population française qui vit dans ces zones rurales? 20%
Et 80% dans les zones urbaines et semi urbaine dont la majorité est justement concentrée autour des pôles d’attraction économiques c’est à dire les dix plus grandes zone urbaines.
Alors oui, c’est une moyenne, mais comme toute moyenne elle tient compte de l’ensemble de la distribution, et c’est la même chose pour d’autres pays comme l’Allemagne, l’Espagne, les Etats Unis ou la moyenne des prix rapporté au revenu moyen est nettement plus basse qu’en France
Mais si vous ne vous basez que sur les zones rurales pour dire que la France a des logements pas cher, c’est un peu fort de café sachant que la grande majorité de la population n’y vit pas.
En ce qui concerne la croissance (l’augmentation du PIB) il faudrait la pondérer par un coefficient de pertinence (croissance saine ou pas). Par exemple on pourrait très bien avoir deux exemples (imaginaires bien sûr) de croissance:
– celle obtenue par un pays qui investit et développe son industrie.
– celle obtenue par le développement d’une bulle immobilière gigantesque.
Ayant vu la passe d’arme public/privé au début du fil de commentaires, je ne peux que vous citer Eric Verhaeghe :
“Je suis arrivé dans ce monde avec l’ingénuité du fonctionnaire qui souscrivait sans réserve aux discours de la pensée unique sur l’inefficacité de l’Etat. Je m’imaginais l’entreprise comme un espace de rationalité où tous, comme un seul homme, cherchaient à améliorer les processus de production pour garantir une meilleure efficacité et une productivité optimale. J’avais intériorisé l’idée selon laquelle l’entreprise réussissait tout ce que l’Etat était incapable de faire.
Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre combien tout cela était une vue de l’esprit. En réalité, les femmes et les hommes dans les entreprises ont la même nature et la même façon de penser que dans l’administration. Dans le privé comme dans le public, il existe dans des proportions identiques des gens de bonne volonté et des mauvais coucheurs, des gens motivés et des flemmards, des compétents et des incompétents, des caractériels et des gentils, des gens sincères et des imposteurs. A taille égale, les problématiques sont les mêmes. Une grande entreprise a les mêmes difficultés de circulation d’information et de délégation de responsabilité qu’une grande administration. Une petite entreprise a les mêmes difficultés de mobilité de ses personnels qu’une petite administration.”
Conclusion : Il y a des organigrammes à rallonge à élaguer des deux côtés.
link to eric-verhaeghe.fr
Je pense que c’est un argument valide. Même nature de personne dans les deux mondes (privé/public).
Il faut tout de même le modérer, qui est attiré par la sécurité du public? Cela je crois entraine un effet de concentration qui déséquilibre les profils qui se seraient sinon répartis de façon équilibrée.
Il y a d’autres facteurs qui font qu’une personne est attirée par le public ou le privé et donc je ne crois pas que ces populations soient équivalentes. (je ne porte pas de jugement d’ailleurs).
J’aime bien aussi le critère de taille : “mêmes difficultés à tailles équivalentes”.
La par contre vous ne prêchez pas pour le public. A-t-on vu une entreprise privé de 1millions de salariés?
Très clairement les grandes administrations sont BCP trop grosses.
De plus, le secteur privé est majoritairement composé de petites entreprises. A ma connaissance ce n’est absolument pas le cas de l’administration. Chaque administration est un mastodonte comparée à la taille moyenne des entreprises privées.
J’ajouterais un autre défaut à la notion de PIB : elle masque la notion de biens intermédiaires. Dans le calcul du PIB façon “somme des factures”, ne sont considérés que les produits finis vendus durant l’année écoulée.
Les produits intermédiaires, ceux qui ne sont pas destinés à la consommation finale, mais qui servent à fabriquer d’autres produits (la farine pour le pain par exemple), n’apparaissent pas dans le PIB annuel si le produit fini concerné n’a pas été produit dans l’année. Leur valeur n’apparaîtra que dans les années suivantes, quand le produit fini concerné sera produit et vendu.
C’est un détail important, car une part significative de l’investissement productif passe par des processus dépassant une année. Cela signifie qu’une politique économique visant à décourager l’investissement à long terme au profit de la consommation immédiate, aboutit à un dopage du PIB à court terme, et à une stagnation économique à long terme, ce qui est politiquement rentable mais très malsain.
A l’inverse, une politique favorisant l’investissement génèrera une chute du PIB à court terme et une augmentation à long terme, ce qui est nettement plus sain, mais politiquement risqué…
“A l’inverse, une politique favorisant l’investissement génèrera une chute du PIB à court terme et une augmentation à long terme, ce qui est nettement plus sain, mais politiquement risqué…”
c’est là que la culture et la morale prend le dessus sur la “logique” économique; si on est dans du laissez-faire, sans responsabilisation, et en ayant rien à foutre ni de nos descendant ni de nos compatriotes; on est dans du court-termisme individuel: on en voit bien les effets aujourd’hui.
Malheureusement les principaux pourvoyeurs de court-termisme depuis quelques décennies ce sont les politiques, acoquinés à quelques élites corporatistes.
si seulement leurs actes et leurs fausses promesses pouvaient être amenés devant une cour…
En 2010, Michel Aglietta a présenté un graphique sur l’évolution de la croissance en Europe des 4 principaux pays depuis 1 demi-siècle: il montre une érosion importante de toutes ces économies (Zone Euro 1965/1974= 4.5% en moyenne annuelle, 2005/2009= 0.8%!).
Affaiblissement de l’innovation sur le long terme?
Affaiblissement de la co-opération et de la “mise en commun des ressources humaines et technologies”?
Un outil commun: la taxe carbone?
Relance par les économies plus équilibrées en terme de dette publique et privée (multiplicateur extérieur)
Toutes les consolidation des économies scandinaves, citées souvent en exemple se sont réalisées par …….la dévaluation de leur monnaie en parallèle.
de quelle dévaluation parlez vous?
La couronne suédoise est pratiquement au même niveau qu’elle était par rapport à l’euro il y a 10 ans:
link to xe.com
Même chose pour la couronne norvégienne :
link to xe.com
Ces deux monnaies sont actuellement à leur niveau moyen de la décennie par rapport à l’euro!
Quand à la couronne danoise, elle est restée pratiquement fixée à l’euro aux alentours de 7, 45 depuis l’existence de l’euro:
link to xe.com
alors, de quelle dévaluation des monnaies scandinaves parlez vous?
Crise de 91/92 pour l’ensemble des monnaies par rapport à la livre sterling et la Suéde par exemple dévaluait à , je crois deux reprises. Ce ne fut bien entendu pas les seules mesures mais ce simple levier a été important pour accompagner les réformes de l’etat en particulier.
oui mais ça à peu près tout le monde l’a fait, et continue encore (cf le Japon récemment). C’est d’ailleurs là où est le problème, comment avoir confiance dans des monnaies qui sont aussi facilement manipulables et où les banques centrales jouent les dévaluations pour gagner un avantage compétitif sur les autres ce qui évite aux politiciens de faire les réformes structurelles qui s’imposent?
N’empêche que les véritables réformes structurelles que la Suède a mis en place durant les dernières dix années sont celles qui ont fonctionné, et ils n’ont pas joué la dévaluation compétitive durant cette période.
Oui cela fait parti des outils entre les mains des politiques économiques des Etats.
Le 19 novembre 1992, la Banque centrale de Suède sort du SME. La monnaie suédoise se déprécie de nouveau et très fortement (20 % en termes réels par rapport aux monnaies qui constitueront la zone euro). Sachant que l’économie suédoise est très ouverte, ces dévaluations par rapport aux monnaies européennes ont indéniablement amélioré la compétitivité-prix des
produits suédois sur les marchés internationaux. En ce sens, elles ont pu contribuer à accroître les débouchés de l’économie suédoise, ce qui peut expliquer en partie le dynamisme remarquable des exportations suédoises observé depuis vingt ans, un effet sur l’emploi etc…: macro économiquement parlant cela a fortement aidé aux réformes du marché du travail, des politiques publiques, de la fiscalité, des retraites etc…. Actuellement “l’euro fort renforce les forts et affaiblit les faibles ou les moyennement faibles”. Ce levier manque cruellement: l’effet d’une dévaluation à 1€.20 pour 1$ aurait un impact plus important que le pacte de compétitivité.
Le Canada a lui-même réformé en dévaluant pour que cet ensemble de restructurations soit une réussite à moyen terme (10 ans minimum). La convergence des politiques européennes (austérité) est une erreur: la même monnaie devrait entraîner les pays en équilibre à relancer pour permettre aux pays déficitaires de la zone de profiter d’un multiplicateur d’exportation, pour leur permettre d’accompagner leurs propres réformes internes.
@Pythéas13,
“Oui cela fait parti des outils entre les mains des politiques économiques des Etats.”
et quand ce sont tous les Etats émetteurs des principales monnaies de réserve (USA, Europe Japon) qui sont surendettés et utilisent cet outil conjointement pour gagner un avantage compétitif sur les autres sans avoir à restructurer, ça donne quoi?
c’est celui qui peut dévaluer le plus rapidement qui gagne?
ou cet outil stupide dans les mains des Etats nous mène t’il?
Au passage, je ferais remarquer qu’on nous avait dit que les banques centrales étaient supposées être indépendantes des gouvernements des Etats et que cet “outil” ne puisse pas être utilisé par eux.
Je vois qu’en réalité, cette histoire d’indépendance des banques centrales n’était juste qu’un conte merveilleux qu’on raconte aux enfants pour les endormir…
Un vieux proverbe chinois ou d’ailleurs à méditer ****
” celui qui a l’argent est celui .. qui commande !!”
Le pouvoir où est -il ? les gouverneurs des banques centrales ? le FMI ? ou les états qui s’ils sont démocratiques ont une légitimité difficilement contestable !!
Les dévaluations consistent à payer ses dettes avec de la monnaie de singe … et à spolier les citoyens nationaux tant salariés que rentiers pour subventionner de fait les exportations et mettre sous assistance le secteur de l’emploi .
L’autre méthode est de travailler plus ( gain de productivité ) moins cher ( en réduisant les prélèvements et charges dite d’assistanat social ) et innover en terme de qualité afin d’être compétitifs dans un monde mondialisé qui s’appelle LE MARCHE
Nos voisins allemands savent faire !! il suffit de passer le Rhin !!
Bonjour Vulcano,
“Nos voisins allemands savent faire !! il suffit de passer le Rhin !!”
Les allemands n’ont pas augmenté le temps de travail, ils l’ont baissé. Ils ont également réduit les coûts de production (Salaires versé + appel au chômage partiel payé par l’état fédéral) et le temps de travail (le fameux « Kurtz Arbeit ») afin de lutter contre la hausse du chômage.
Dans le contexte actuel (Récession/Stagnation), toute augmentation du temps de travail revient à augmenter le chômage. Puisqu’il n’y a pas/peu de croissance, être plus productif signifie que moins d’actifs sont nécessaires pour produire la même quantité de produits/services.
Si de plus, les charges sociales sont réduites, alors la capacité de redistribution de l’état diminue. Cette situation implique donc soit une augmentation de la dette de l’état, soit une diminution des reversements aux chômeurs/retraités/autres qui consommeront donc moins.
Pour rappel, la consommation des ménages contribue à hauteur de ~55% du PIB en France.
Si le PIB (La consommation) baisse, alors on augmente encore le chômage et ainsi de suite…. (L’effet boule de neige).
>>>Dans le contexte actuel (Récession/Stagnation), toute augmentation du temps de travail revient à augmenter le chômage. <<<
FAUX il suffit de voir ce que donne la suppression des exonérations de charges sur les heures supplémentaires … Amputation du pouvoir d'achat des salariés et donc baisse de leur consommation
Baisse de production de valeur ajoutée pour les employeurs , surtout des petites entreprises , qui ne vont pas embaucher en CDI un postulant de pôle emploi !!! vu la faible visibilité de leur charge d'activité
La courbe du chômage continue a grimper ..!!
Pas tout à fait.
La suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires correspond à une augmentation du coût de production sur ces mêmes heures car les entreprises doivent payer les cotisations.
Mais, du coup, pour produire la même quantité de travail, les entreprises ont désormais le choix suivant :
- Faire appel aux heures supplémentaires
OU
- Embaucher de nouveaux employés (CDD ou CDI)
Le coût est donc désormais le même dans ces deux cas.
Ceci implique donc bien une réduction du chômage si l’entreprise ne choisi plus les heures supplémentaires (J’ai pu constater ce cas pour ma belle sœur, perte de ses heures supplémentaires et de celles de ses collègues de plateaux, mais embauche d’un nouveau salarié).
« Amputation du pouvoir d’achat des salariés et donc baisse de leur consommation »
Cette affirmation est tout à fait exacte pour un salarié donné si l’entreprise décide de ne plus faire appel aux heures supplémentaires, mais si elle veut conserver son niveau de production, elle doit donc embaucher (CDD, CDI), et le pouvoir d’achat moyen des français revient donc au même niveau puisque le manque à gagner pour l’un est transféré à l’autre.
Le PIB est donc conservé, seule l’entreprise est perdante dans cette situation car elle doit payer plus pour une même production. (Perte de compétitivité).
Bonjour à tous,
Quel beau post, Olivier ! Merci.
J’ai toujours des doutes qui me taraudent la nuit venue quand j’ai lu le jour quelque chose sur le PIB, pouvez-vous m’aider en prévision de ma future nuit tourmentée ?
Comment sont répartis les éléments des produits financiers dans l’agrégation du PIB ? Par exemple : une titrisation, un produit dérivé ou un simple prêt, une simple assurance ? Les descriptions du PIB se veulent souvent “concrètes” et virent à l’incompréhensible dès qu’on sort du produit manufacturier.
Une autre, qui me tourmente encore plus : quand on investit dans une entreprise étrangère, cela se retrouve où dans les graphiques qui ventilent le PIB en consommation, investissement, solde extérieur ?
Un grand merci, de toutes façons.
Par exemple, quand dans l’interview de Bernard Esambert, on lit que les banques ont gonflé leurs bilans par ces techniques financières, cela doit se voir dans le PIB, n’est-ce pas ?
Est-ce qu’en fait l’évolution du PIB est déjà fortement négative du fait de la croissance forte des organismes financiers ?
J’ai trouvé passionnante cette joute sur le public/privé dans les premiers commentaires, même si elle révèle une fois de plus des fractures caricaturales répandues. Olivier a bien entendu raison quand il dit que rien n’est noir ni blanc. L’entreprise privé n’est certainement pas un modèle de rationalité et l’Etat n’est certainement pas une structure économe. Simplement quelques remarques :
1. Olivier as eu raison de rappeler que l’argent n’est pas un gâteau que les individus luttent pour se partager. L’argent c’est un fluide, et l’essentiel est qu’il circule. L’impôt n’est donc pas “volé” au salarié du privé pour payer le fonctionnaire car il lui revient directement. Pourquoi pas diminuer le nombre de fonctionnaires, mais il faudra alors qu’ils trouvent une utilité dans le privé pour produire des biens ou des services marchands. Chose difficile en ses temps de surproduction!
2. Les salariés du privé n’ont financièrement rien à gagner d’exiger moins d’Etat! Si l’État ne s’occupe plus d’éducation, ou de sécurité, de santé ou des routes, ce que le contribuable économisera en impôts, ils le paiera au privé, ou bien il devra s’en passer, ce qui correspondra à une baisse de son niveau de vie.
Du point de vue comptable, il n’y a rien à y gagner. Je dirais même qu’il y aurait à y perdre, étant donné qu’un privé ne peut se permettre de s’endetter au niveau duquel l’est l’Etat. Quinquagénaire ennemis des impôts, estimez-vous heureux : les prestations de l’État ont coûté moins cher qu’elles n’auraient dû car il s’est autorisé à l’endettement. Nous on rigole moins maintenant, mais j’espère que vous en avez bien profité!
Par contre, du point de vue de la liberté de disposer de son argent comme bon nous semble, c’est défendable. Cela réclame néanmoins une maturité et une conscience et un connaissance pointue du système que le peuple n’a pas (pour l’instant). Nul doute qu’un peuple correctement éduqué ne confierait plus son argent à la SocGen ou BNP depuis longtemps, n’achèterait pas un iPad/Pod/Phone produit dans des conditions sociales et environnementales désastreuses et dont le durée de vie est de 6 mois etc…
Bref, l’État doit sérieusement se préoccuper d’éducation, même si l’aboutissement d’un peuple éduqué c’est un peuple souverain qui n’a plus besoin d’autant d’État. Franchement, moi qui ai épuisé le système éducatif de A à Z jusqu’au doctorat, j’aurais préféré apprendre le fonctionnement de la monnaie plutôt que de savoir calculer l’équation d’un espace vectoriel.
Oui…
Mes revenus sont vos dépenses, mes dépenses sont vos revenus (Krugman ?)
Plus exactement:
mes revenus sont vos dépenses + l’accroissement de vos dettes
“Franchement, moi qui ai épuisé le système éducatif de A à Z jusqu’au doctorat, j’aurais préféré apprendre le fonctionnement de la monnaie plutôt que de savoir calculer l’équation d’un espace vectoriel.”
Ce n’est pas trop tard et c”est beaucoup plus simple…
En fait si, le privée peut enormement s’endetter, en royaume unis la dette totale est de 500% du PIB dont la mojorité entreprise et entreprise. En france la dette totale est de plus de 250% du PIB, vous connaisez la part de l’état… Par ailleur la notion de dette sur PIB est un peut etrange d’aprés Jorion qui lui prefere Dette/recette.
A ce sujet les concepteur anglais de la securité social d’apres guerre avait bien posée comme socle que le systeme devait toujours etre a l’équilibre.
Produire plus de biens est de services consommes forcement plus de ressource et comme celle si est limité: on a en ce moment une crise de la demande, ce qui entraine necessairement des capacité de surproduction, puisque la logic des flux tendu evite l’accumulation de stock.
En fait dans nos economie si la monnaie est un flux, sa contrepartie en bien et service l’est aussi. Dire qu’il n’y a pas de croissance,pas d’inflation, pas de production et d’investissement revient à peu prés au meme.
Dans ce cadre le débat public privée, à qui la faute, est bien le symptome d’un malaise plus profond de savoire vivre ensemble dans un contexte moin fluide de partage des ressource.
+1 pour la débilité de rapporter l’endettement de l’État au PIB. Alors comparer l’endettement des entreprises au PIB ça n’a pas plus de sens.
Je pense quand même que les entreprise qui ont des budget à 20+% déficitaire tombent très très vite en cessation de paiement disparaissent. A la limite, si on veut comparer ce qui est comparable, il serait intéressant à titre de comparaison de savoir quel est le niveau moyen d’endettement des entreprises relativement à leur chiffre d’affaire annuel. Une prise au pif, Vinci (link to vinci.com) c’est 13,6 G€ d’endettement pour 26,9 G€ de CA… ça fait du 50% grosso-modo. C’est vrai que c’est beaucoup.
link to alternatives-economiques.fr
Merci pour le lien, ça fait du bien d’avoir des chifres concrets
“en royaume unis la dette totale est de 500% du PIB dont la mojorité entreprise et entreprise. En france la dette totale est de plus de 250% du PIB”
source?
Je pense que vous incluez les dettes financières pour le Royaume Uni et pas pour la France.
Si on veut comparer le niveau d’endettement de divers pays il faut prendre :
dette totale = dette des admin. publiques + ménages + entreprises du secteur non financier,
somme que l’on peut rapporter au pib puisque les recettes de ces trois groupes sont égales au pib (somme des revenus des différents secteurs).
Vous avez raison, mais pas trouver d’information sur la dette financière française… Mais en faite mon propos n’était pas forcement de faire des comparaisons:
C était juste pour dire qu’il n’y a pas seulement la dette de l’ETAT qui est à prendre en compte, mais le niveau de dette général, et qu’il me semble qu’à ces niveaux là, l’ensemble du système est bien fragile, qui vas aidée qui dans sa chute. Et qu’au final l’ensemble des corps du système sont unis par le même lien incestueux: alors se jeter la faute l’un l’autre quand tout le monde use de la même stratégie, c’est plutôt malsain et pas encouragent pour trouver des solutions.
Plus d’impôt part là pour désendetter par là bas et ensuite dans un autre sens, alors qu’autour de nous les ressources non renouvelable (pas pris en compte dans le PIB) devrait être utilisé pour préparer le monde d’après…
“C était juste pour dire qu’il n’y a pas seulement la dette de l’ETAT qui est à prendre en compte, mais le niveau de dette général,”
bien d’accord avec vous.
Surtout quand l’Etat a la fâcheuse tendance a transférer à son bilan tous les actifs toxiques (dettes privées) qui auraient, sans cela, fait défaut.
Pour les chiffres de dettes publiques + privées vous les trouverez ici, en termes historiques et récents :
link to economist.com
Pour le Royaume Uni on a :
dettes totales :
admin.publiques + ménages + secteur non fiinancier : 300% du pib
secteur financier : 200% du pib
pour la France on a:
dettes totales :
admin.publiques + ménages + secteur non fiinancier : 250% du pib
secteur financier : 100% du pib
“2. Les salariés du privé n’ont financièrement rien à gagner d’exiger moins d’Etat! Si l’État ne s’occupe plus d’éducation, ou de sécurité, de santé ou des routes, ce que le contribuable économisera en impôts, ils le paiera au privé, ou bien il devra s’en passer, ce qui correspondra à une baisse de son niveau de vie.”
c’est pratique parce qu’avec ce genre de raisonnement on peut toujours justifier plus d’Etat.
Quelle est la limite à partir de laquelle vous considérez qu’on est en droit d’exiger moins d’Etat?
Personnellement, je suis d’accord pour conserver le périmètre actuel des admin. publiques (régalien, sécurité sociale, éducation, etc…) mais je pense que nous sommes en droit d’exiger que ces dépenses soient plus efficaces.
Ce que je veux dire par là c’est que par exemple un pays comme la Suède, qui a un secteur public comparable en taille à celui de la France (56% du pib en dépenses) réussi mieux, notamment grâce à un secteur public plus efficace: :
1. un système éducatif plus performant, par exemple mesuré par les scores PISA
2. un taux de chômage bien inférieur
3. des dépenses en recherche et développement plus élevé en % du pib
etc…
Sur la plupart des indicateurs objectifs la Suède réussi mieux que la France, leur dépenses publiques sont comparables aux nôtres mais sont plus efficaces.
Il faut dire qu’ils ont converti durant les quinze dernières années un grand nombre d’employés du secteur public du statut de fonctionnaires à des contrats de droit privé.
Je suis le premier à reconnaitre qu’un bien ou service rendu doivent être bien fait et efficace, que ce soit payé par l’impôt ou en direct, service public ou privée.
Dans les deux cas, du moment qu’on fait dans sa vie du traitement de l’information (création, programmation, innovation etc) et ou qu’on prend soin les uns des autres (éducation, santé, police etc), c’est que ailleurs des machines utilisent des ressources et de l’énergie, pour les transformer en quelque chose, qu’on va transporter et vendre pour être utiliser.
Sans ressource et sans énergie, tout ça n’existera pas, alors autant trouver des vrais solutions et laisser les querelles partisanes à plus tard, à jamais…
hé bien la progression vis à vis des poncifs de bar du commerce vers la fin du fil de discussion, fait plaisir à voir. (nb, je ne parle pas de toi chris).
Une seule remarque sur la “non-optimisation” du secteur publique
1) s’imaginer que les fonctionnaires se complaisent dans la non-rentabilité est une errreur. comme tout le monde, il aiment bien vite faire, bien faire.
2) L’organisateur de la fonction publique n’est pas la fonction publique. Les politiques ont un rôle à jouer dans l”organisation/désorganisation de cette dernière. Or les politiques, c’est plus ou moins nous.
3) J’ai toujours dit qu’un contrat de droit privé pour le public n’est pas une hérésie, avec la réserve que nous ne sommes pas des employés de nos patrons (ie nous sommes payés par l’état et non les politiques). C’est une question d’indépendance indispensable au moment des alternances.
Y a des éléments quand même assez faux dans ce que vous dites.
1) Olivier se trompe, il oublie un peu qu’on est dans une économie mondiale notamment en matière de dépense des administrations.
Donc non, quand l’administration achète des FORD pour équiper la police nationale nous transférons l’argent du contribuable français dans les poches d’une entreprise étrangère qui ne laissera rien ou presque revenir dans les poches des contribuables.
C’est juste un exemple et il y en a des milliers et de plus en plus. Prenons l’exemple de la prime auto pour soutenir le secteur. Expliquez moi pourquoi le contribuable français payerais pour protéger la production automobile Américaine?
Et je ne parle même pas de ces entreprises “françaises” dont le sport national est d’évader la valeur ajoutée à l’étranger et vers d’autres acteurs que les salariés.
2) Là aussi c’est un peu idéaliste, comme si les dépenses de l’état étaient toutes efficientes? Au contraire les contribuables doivent exiger une dépense efficiente de LEUR argent. Entre un état qui fabrique des ronds points, des ponts à des endroits inutiles et un autre état qui investis dans des sources d’énergies renouvelables. Pensez vous que ce soit réellement équivalent? Désolé mais moi je préfère payer mes impôts au second. Et si l’état ne me prenait pas cet argent mal investis je pourrais moi même décider de la façon dont je veux le dépenser.
Olivier,
Je suis un peu perplexe face aux graphiques sur les composantes du PIB.
J’aurais attendu une rupture dans la part des dépenses publiques a partit du debut des années 80 vu que c’est à partir de là que l’etat à commencer à “subventionner la croissance” à coup de déficit publique. or ta courbe est constament croissante… Comment cela s’explique-t-il ?
Merci pour ces statistiques interessantes.
Si on les considère sur l’ensemble de la période, grosso modo les 60 ans, on constate une augmentation de la composante “dépenses publiques” au détriment de toutes les autres composantes.
Le taux de croissance tend vers zéro: cause à effet entre les deux constatations?
considrez la diminution de la croissance du PIB comme le bonhomme qui saute du 60eme etages, l’important n’est pas la chute, mais l’attérissage.
En valeur nominal, tout a augmenté jusqu’à recemment.
Franchement, qui peut predire comment nous allons reagir quand en valeur nominal, tout va commencer à diminuer!