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11.janvier.201311.1.2013 // Les Crises

[Intervention média] France 24, la semaine de l’éco, 21 décembre 2012

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J’étais avant les fêtes chez France 24 où Stéphanie Antoine m’a invité dans son émission La semaine de l’éco, avec entre autres, Marie-Noelle Lienemann.

Il y a des questions qui resteront semble-t-il sans réponse – comme demander à un député UMP quelle était sa vision propective quand il a voté 1 000 Md€ de dettes… Tssss, je ne suis décidément pas très poli…

Je mets l’extrait seul, c’était “drôle”…

Bonne vision !

P.S. : j’ai besoin d’un petit coup de main rapide et urgent d’un étudiant ou professeur en économie / finance en région parisienne… Contactez-moi pour en savoir plus, svp, c’est vraiment important…

177 réactions et commentaires

  • Incognitototo // 11.01.2013 à 05h42

    Vraiment excellent, l’échange avec Fourgous !!! Je pense que tu t’es fait un ennemi (de plus) à vie, tant sa gêne était palpable…
    J’ai beaucoup apprécié sa réponse : “c’est pas ma faute, c’est les autres”… C’est déjà, un argument spécieux en soit, quand on a voté 14 budgets en déficit, mais quand on met en face le fait que le chômage est au-dessus de 7 % des actifs depuis 30 ans, on se demande bien ce que ça aurait changé que les gens de plus de 60 ans bossent… à faire plus de chômeurs ?

    Garde cet argument-là au chaud, pour la prochaine fois… ;o)))

    Je regarderai la suite demain…

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    • norbix // 11.01.2013 à 08h28

      Même remarque. Ne suis pas d’accord avec vous Olivier sur ce point là.

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      • Incognitototo // 11.01.2013 à 15h00

        Ha, oui, je n’avais pas encore entendu qu”Olivier, avait donné son assentiment sur le fait que la retraite à 60 ans était une bêtise…

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    • ouvrierencolere // 11.01.2013 à 12h57

      fourgous est surtout malhonnête

      les chiffres donnés sont faux. reprocher la retraite à 60 ans est à vomir

      ce type est une insulte à l’intelligence

      les 35 h ont entrainé des rentrées fiscales supplémentaires

      bravo monsieur berruyer

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      • Twicedd // 11.01.2013 à 14h28

        Malhonnête est très juste. J’ajouterais dogmatique et qui cherche à diviser (le sujet était la scission des activités bancaires, lui glisse tranquillement vers la dette publique et en profite pour déverser toute sa haine).

        Les preuves dans mon commentaire plus bas : http://www.les-crises.fr/france-24-3/#comment-63413

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    • Bilbo // 11.01.2013 à 13h29

      Oui, plus de chomeurs qui vont donc moins cotiser durant cette période pour la retraite et vont donc moins toucher à la retraite ; ainsi globalement l’Etat déboursera moins au final …

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      • Incognitototo // 11.01.2013 à 15h04

        Vous pouvez préciser ? Parce que je ne comprends pas comment vous comptez…

        Ça cotise un chômeur ? Le traitement social d’un chômeur est inférieur à celui d’un retraité ?

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        • Bilbo // 12.01.2013 à 00h47

          Simplement un chomeur touchera moins lorsqu’il sera à la retraite puisqu’il aura moins cotisé durant sa période d'”actif”…

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          • Incognitototo // 12.01.2013 à 01h03

            Ha… Oui, c’est vrai pour les complémentaires, mais ça ne l’est pas pour la vieillesse de la sécu… et donc pour le coût social complété par État, c’est du kif-kif…

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  • odeur_de_sapin // 11.01.2013 à 07h25

    Je ne connais pas ce Monsieur Fourgous, en tout cas, vous avez posez LES bonnes questions.

    Lui et ses collègues sont en partie responsables de l’Etat des comptes publics de la France.

    Je ne connais pas précisément ses responsabilités à lui, toujours est-il que son petit sourire en coin à un moment donné est très grave et révélateur je trouve.

    Depuis 40 ans, c’est la politique du « On pare au plus pressé, on fait de la démagogie, on verra bien plus tard … ».

    Plus tard … on y arrive.

    Sa réponse du genre « C’est pas moi, c’est l’autre » (utilisé par tous bien sur, à droite ET à gauche) …je ne ferais aucun commentaire, en tout cas si c’est pas lui, mais l’autre, et bien qu’il rende à l’Etat ses rémunérations de l’époque « c’est pas moi, c’est l’autre ».

    Et qu’a-t-il fait au juste pour arranger les comptes publics ?

    Je propose de virer tous les types au gouvernement qui sorte ce genre de réplique ….On s’en fout, ce qu’on veut savoir, c’est qu’a-t-il fait lui de concret pour arranger la situation.

    Des faits, des chiffres, des résultats ! ! !

    Il est vrai que Tonton a impulsé une certaine frénésie dépensière, que les suivants se sont empressé de reprendre. Le dernier budget en équilibre date de 1974 je crois.

    Donc TOUS responsables, à des degrés divers et il serait intéressant de calculer pour chaque gouvernement la responsabilité en terme de pourcentage d’endettement, avec peut-être un coefficient pondérateur lié au climat économique de chaque période.

    Il me semble que seul Mr Thierry Breton avait insufflé quelques élans vertueux et concrets durant toutes ces années ?

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    • fabrice pissis // 11.01.2013 à 09h35

      Depuis 40 ans, c’est la politique du « On pare au plus pressé, on fait de la démagogie, on verra bien plus tard … ».
      Cela s’appelle la baisse tendancielle des profits et l’Etat est directement concerné par ce mécanisme. A vouloir toujours être de plus en plus compétitif, on appauvrit inexorablement les pays. L’Allemagne en ait le parfait exemple, elle a retrouvé sa compétitivité en baissant les salaires et en ayant aucun salaire minimal. nous avons qu’à faire pareille et ainsi de suite…

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    • Bernique // 11.01.2013 à 09h55

      C’est celui du “transfert Fourgous” pour les Assurances-vies :
      – Les assurances-vies tout euro peuvent être transformées, selon conditions, en ;
      a) 80% en fonds euros nouveaux en principe mieux rémunérés (alors que les “vieux” fonds euros étaient assis sur des OAT à 5-8% et donc aurait dû garder une bonne rémunération).
      b) 20 % en Unités de Compte (des titres divers et variés).

      Le but étant pour les assurances d’orienter vers les fonds “risqués” et pour les épargnants de “réactiver” les contrats dormant en euro qui étalent à peine l’inflation.

      avec en plus probablement des particularités fiscales qui ne sont pas perdues pour tous le monde mais trop subtiles pour le contribuable ordinaire.

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    • jducac // 11.01.2013 à 12h15

      @ odeur_de_sapin Le 11 janvier 2013 à 07h25

      Depuis 40 ans, c’est la politique du « On pare au plus pressé, on fait de la démagogie, on verra bien plus tard … ».

      Permettez moi quelques commentaires à votre post du 11 janvier 2013 à 07h25 avec lequel je me sens grosso modo assez en phase. On peut penser que depuis l’après dernière guerre nous nous sommes tous installés dans un état d’inconscience assez généralisée, tant chez les politiques de tous bords qu’au sein de la population qui les a portés au pouvoir démocratiquement, ce qui rend tout le monde responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons maintenant.

      Cette inconscience s’est affichée sans complexe en France en 68 où des slogans ravageurs, même s’ils choquaient les vieux et certains moins vieux (j’avais la trentaine) étaient la marque d’une certaine libération dans pratiquement tous les domaines de la vie. A partir de ce moment là, on s’est cru tout permis en s’appuyant sur des slogans célèbres qui ont fini par être à terme, très ravageurs.

      « Il est interdit d’interdir », « Jouissons sans entrave », pas seulement dans le domaine sexuel, et bien d’autres déclarations du type « CRS SS » visant à décrédibiliser les organes chargés de faire respecter l’ordre et la discipline républicaine, n’ont pas été pour rien dans l’installation d’une mentalité générale visant à s’affranchir de toute contrainte.

      Les anciens qui ont laissé faire, tout autant que les jeunes babys boomers et ensuite leurs enfants devenus adultes qui ont été les promoteurs de ce courant libérateur, tous portent la responsabilité de ne pas avoir vu où ce débridage généralisé allait nous conduire, notamment au plan économique.

      Maintenant il nous faut payer les conséquences d’un demi-siècle d’inconscience généralisée. Tout le monde en a profité, y compris les plus jeunes générations qui ont été initiées à la vie dans la facilité et l’irréalisme généralisés. Elles vont devoir s’atteler à une colossale tâche de redressement, tout comme d’autres, chez leurs ancêtres plus lointains ont été amenés à le faire dans des conditions certes biens moins difficiles, parce qu’elles n’avaient pas à faire face, en sus, comme maintenant, à une reconversion du mode de consommation. Après avoir vécu en prélevant sur des stocks, il va falloir se contenter de prélever sur les flux, ce qui demande plus de travail et plus de temps.

      Il reste malgré tout à s’interroger sur la responsabilité particulière des spécialistes qui ont été formés au management des structures du pays et maintenus à des postes confortables dans nos administrations. Leur tâche n’était-elle pas d’administrer, de prévoir, d’émettre des avis d’experts à l’attention des divers gouvernements élus ? Ces grands prêtres de l’économie, ceux qui nous ont dit qu’il fallait travailler moins que nos concurrents et moins longtemps que tous les autres dans une vie, nous qui n’avons pratiquement plus de ressources fossiles et minérales, qu’ont-ils à dire pour leur défense ?

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  • Valérie // 11.01.2013 à 08h56

    Oui, il faudrait profiter de ces interventions médias pour se faire des soutiens, oui il faudrait rester poli et éduqué en toutes circonstances, oui Olivier vous êtes très méchant et très impertinent avec ce M. Fourgous qui n’est pas responsable de tout,
    mais bon, une fois de temps en temps,
    comme ça fait du bien !!!

    Et en fait, non : je pense vraiment que c’est en posant ce type de questions “impertinentes” que l’on va secouer le cocotier, pas seulement auprès des politiques mais aussi auprès des gens qui écoutent ces émissions : ne pas augmenter les impôts, ok, vieille promesse de campagne toujours rabachée, mais sinon comment on fait ?

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    • step // 11.01.2013 à 14h28

      le soutien d’un politique ne vaut en général pas grand chose quand il s’agit d’être très courageux.

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  • celimen // 11.01.2013 à 09h06

    Interventions également très solides de madame Liennenman, elle ne démérite pas sa place au Sénat si je puis me permettre…

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    • Patrick-Louis Vincent // 11.01.2013 à 09h56

      Mme Lienemann a fait beaucoup de progrès depuis 1981. Cela montre qu’elle est intelligente et qu’elle est sortie du sectarisme marxiste dans lequel elle était enfermée à cette époque.

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      • celimen // 11.01.2013 à 10h03

        Effectivement, il me semblait vaguement qu’elle était beaucoup moins profonde par le passé 😉
        Cela change des personnages invariablement obtus (cela me fait penser à Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur de Edgar Morin, écrits pour l’Unesco, passionnant…)

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    • Ardéchoix // 11.01.2013 à 09h59

      Le sénat ou Palais du Luxembourg 🙂

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  • Fabrice // 11.01.2013 à 09h33

    Si je comprends bien ses propos on peut continuer à dépenser puisque l’immobilier c’est 10 000 milliards mais bon une fois le patrimoine financier de 3 500 milliards taxés, mais dans ce cas qui va acheter l’immobilier ? que tous le monde (ayant un travail, un capital) travaille juste à rembourser la dette (que personne ne se nourris plus, ne créé plus d’entreprise), c’est un résumé de après nous le déluge !

    Franchement c’est inquiétant ils voient les chiffres mais ne cherchent plus à savoir les conséquences de leurs actes, et quand on voit la sénatrice socialiste, qui est contre le projet de loi sur les banques du gouvernement de Hollande, qui pense que le projet de loi va être remanié je crains fort pour elle (et surtout pour nous), qu’elle va devoir avaler pas mal de couleuvres. 🙁

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    • step // 11.01.2013 à 14h30

      surtout que les 10 000 M d’immobilier c’est sa valeur bullesque. Enlevons environ 35% et cela risque d’être probablement plus prêt d’une valeur plancher, sans compter de toute façon l’absence d’acheteur non domestique pour nos petits pavillons.

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  • duck // 11.01.2013 à 09h42

    En tout cas gardez cette ligne d’attaque lors de vos interventions: court, précis, incisif.

    Ça vous démarque énormément lors de ce genre de “débat”, au cours des agitations frénétiques, discours vides et énervements des autres participants.

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  • Bernique // 11.01.2013 à 10h08

    Mr Berruyer, vous qui êtes bien informé, cette histoire franco-allemande du nombre de fonctionnaires me parait suspecte.
    Je soupçonne que la différence vienne du mode de calcul avec sous-estimation et sur-estimation du genre :
    – Le personnel de santé allemand est il compté comme le français ?
    – Quel est le taux de personnel dans (l’éducation nationale ou autre) par rapport à la mission remplie?
    – Quel est le taux des missions publiques externalisées dans le domaine privé …
    – Comment sont comptés les personnels des Länder…
    ETC

    Tout élément de réponse est bienvenu et j’en ai déjà deux :
    – La politique familiale française (les crèches par exemple)
    – Le plus faible nombres d’élèves dans le système scolaire allemand

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    • odeur_de_sapin // 11.01.2013 à 10h46

      Bonjour Bernique,

      … Ce que je peux dire toutefois, puisque j’ai vécu et travaillé en tant qu’entrepreneur individuel en Allemagne pendant plusieurs années, l’efficacité et la qualité Allemande, ce n’est pas un mythe. Le sens du collectif et l’honnêteté non plus (bon y a toujours des brebis galeuses partout bien sur).

      J’ai également eu affaire en tant qu’entrepreneur et simple citoyen à l’administration française et certains autres pays.

      Pour aller directement à ma conclusion, je ne suis absolument pas étonné, que les Allemands auraient besoin de moins de fonctionnaires que nous pour 20 millions de populations en plus.

      Le respect de règles intelligentes des citoyens conduit à moins de déperdition également.

      J’ai des anecdotes professionnelles et privées à foison assez incroyables pour un Français, j’ai été drôlement surpris et pourtant je pensais connaître les Allemands.

      Vous mettez N individus ensemble de capacités équivalentes, en Allemagne le résultat collectif sera toujours meilleur qu’en France, c’est un constat que j’ai pu faire pendant des années. Cela parait un peu abrupte, mais c’est mon expérience en tout cas.

      Travailler en Allemagne est beaucoup moins stressant qu’en France ou en tout cas, à niveau de stress équivalent, le cadre de travail et d’organisation permet d’être plus efficace personnellement. En France, je n’aurais pas pu réaliser ce que j’ai réalisé là-bas. C’est juste une comparaison à titre personnel, comme je vous dirais que la mer est plus chaude à Montpellier qu’à Hambourg.

      OK, ils ont peut-être moins de fantaisies que nous et la Vie au quotidien manque parfois d’espièglerie. Mes traits d’humour ont parfois été mal interprété.

      J’ai toujours trouvé que la collaboration franco-allemande pourrait être extrêmement complémentaire en fait.

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      • fabien775 // 11.01.2013 à 13h51

        C’est vraiment super en Allemagne, sauf que, comme en Angleterre, la proportion de bas salaire horaire se monte à respectivement à 21,1% et 22,2% de la masse salariale contre 6,1% en France. C’est une statistique Eurostat publiée vers 20 décembre 2012. Qui en parle? C’est encore un véritable dumping social. Le modèle Allemand est vraiment le seul à prendre en exemple…http://quoi.info/actualite-economie/2013/01/10/dumping-social-allemagne-et-royaume-uni-nouveaux-chiffres-1158945/.

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        • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 14h50

          Sauf que si le salaire médian allemand ou britannique est plus élevé que chez nous, le seuil du “bas salaire” est peut-être AUSSI plus élevé que chez nous. Et pensons à corriger la parité du pouvoir d’achat (+15% de pouvoir d’achat d’un euro allemand par rapport à chez nous).

          Une société peut parfaitement conjuguer inégalités relatives élevées et niveau de vie des plus pauvres …élevé aussi… cf USA.

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          • step // 11.01.2013 à 15h14

            USA : on verra le niveau de vie une fois la purge de la dette en cours. Car le niveau de vie de la classe moyenne est surévalué par l’endettement de l’état.

            15% on en a discuté, c’est moins que cela. 15% c’est le gain / immobilier (pour l’allemagne), or tout ce qui est garde d’enfant/aide domicile est largement plus cher, et la “consommation courante est à peu près identique. En réalité, on est plus proche des 10% du cout de la vie moins cher en allemagne (mais le salaire minimum y est aussi plus faible (voir plus bas). Pour l’angleterre on est sur un cout de la vie plus important qu’en france.

            Non le bas salaire minimum réel est plus bas en allemagne et en angleterre qu’en france. Je ne connais pas personnellement de pays à grand gini qui traite bien ses pauvres (ou alors par de la dette, ce qui est juste repousser en l’amplifiant la torture à venir).

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Salaire_minimum
            Au Royaume-Uni, bien qu’ayant été créé en 1999, le salaire minimum a crû très rapidement pour atteindre en 2004 un niveau élevé, parmi les plus hauts au monde. Ce niveau est relativisé par un niveau également très élevé du salaire moyen et du coût de la vie au Royaume-Uni. Par ailleurs, l’existence de décotes de 15 % pour les jeunes de 18 à 22 ans, et de 40 % pour les mineurs de plus de 16 ans, limitent les effets d’un salaire minimum élevé.(Toujours sympa les jeunes esclaves).

            http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/11/14/04016-20111114ARTFIG00566-l-allemagne-reflechit-a-des-salaires-minimum.php
            C’est le paradoxe de la réussite allemande: la première puissance économique européenne est ressortie renforcée de la crise de 2008, mais le nombre d’emplois très mal payés a fortement augmenté ces dernières années. La flexibilité et la productivité ont été assurées par le recours au travail partiel et au «mini-job», ces emplois peu qualifiés qui sont parfois payés 4 euros de l’heure. Selon une étude, 6,5 millions de personnes, soit 20% de la population active, sont des travailleurs pauvres qui touchent moins de 10 euros bruts de l’heure. (en plus je suis pas aller chercher chez des “gauchistes” les infos hein). (Pour info notre smic est à 9,43 E/h brut, et concerne 17% de notre population). Donc rien d’extraordinaire qui permette de justifier la “réussite” allemande. En tous cas ses salariés modestes ne voient pas la couleur de cette réussite, les bénéfices sont donc bien absorbés ailleurs.

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          • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 15h59

            @step
            Ah, je n’ai jamais nié que l’Allemagne (et le RU aussi) n’avait pas ses problèmes. D’une manière générale, c’est la classe ouvrière allemande qui s’est serrée la ceinture pour absorber le choc des 10 années de taux d’intérêts bancaires trop élevés imposé par la création de la BCE.

            J’avais surtout l’intention de montrer qu’un indicateur de pauvreté relatif est une arnaque, parce que dans une société massivement plus pauvre, un tel indicateur serait meilleur que dans une société plus riche y compris pour les plus démunis. cf le Gini chinois qui augmente depuis 79.

            Et il se trouve qu’aux USA, le sort des 20% les plus pauvres est meilleur qu’en France, même si les inégalités relatives y sont plus fortes : http://www.contrepoints.org/2012/12/04/106736-pauvrete-et-comparaisons-grossieres-le-cas-franceetats-unis

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          • step // 11.01.2013 à 23h50

            @benj : on est bien d’accord, je ne nie pas le statut des 20% les plus pauvres américains, sauf que ce statut repose selon moi en partie sur le statut du dollar et sa propension a nous faire payer sa dette, système en fin de vie. Que sera ce statut sans cette béquille monétaire… suspense.

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        • odeur_de_sapin // 11.01.2013 à 15h29

          Bonjour Fabien, je vous réponds un peu rapidement.Sorry. je n’avais pas évoqué l’aspect des salaires. Comparer des salaires pays par pays n’a pas beaucoup de sens.

          Il faut comparer les salaires ET le cout de la Vie.

          En Allemagne avec 1000 euros et en France 1000 euros, c’est bien différent, votre pouvoir d’achat est en moyenne 20 à 25% (parfois bien plus) plus élevé qu’en France. je le remarque “sur le terrain” si je puis dire.
          Mise à part l’Internet, je n’ai rien trouvé qui soit plus cher en Allemagne à qualité équivalente. Ce sont juste des constats, c’est tout.

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          • Damien D. // 11.01.2013 à 19h08

            Il me semble que les services dans leur ensemble (internet, téléphone portable, électricité, transport) sont nettement plus chers en Allemagne. Notons que la France est hyper-compétitive dans ces domaines.
            Pour les biens de consommation il me semble que c’est proche, je ne vois pas ce qui justifierait de différence vu que la TVA est quasi identique (peut-être les salaires de manutention plus bas et moins de charges? Plus d’efficacité dans les entrepôts?)

            Le gain majeur et qui fait toute la différence étant bien l’immobilier, qui se répercute d’ailleurs sur les commerces et particulier la restauration, bars, etc. pour lesquels les différences sont en effet considérables.
            Ca ne coûte pas plus cher pour un parisien de prendre un easyjet pour sortir à Berlin (resto – bar – boite) que de faire la même chose à Paris.

            L’Allemagne a fait le choix de la compétitivité: baisse des salaires non qualifiés (personnes faciles à remplacer) et maintient pour les emplois qualifiés (afin de conserver le savoir-faire et la valeur ajoutée) Oui c’est du dumping salarial, c’est con mais ca marche.
            L’Irlande a fait le choix du dumping fiscal, ca marche quand tout va bien mais moins bien quand ca va mal.
            Ce qui manque c’est un minimum de cohésion européenne pour faire que tous ces pays différents fonctionnent avec la même monnaie.

            En France on a un choix: statut quo. Débat sur la retraite impossible car hyper-polarisé, et ce depuis 15 ans! (pourtant il y a bel et bien plus de retraités et moins d’actifs), faux débats sur l’assurance maladie (comme le dit Olivier les coûts sont portés dans le privés ailleurs et souvent plus élevés). On protège les champions nationaux (EDF, Areva, Carrefour, PSA, etc – et surtout les banques), on ne froisse personne, on gesticule (“Produire français”) et ca s’arrête là.

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          • step // 11.01.2013 à 23h52

            garde d’enfant,scolarité,aide à domicile, internet, téléphonie, énergie,transport…

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          • jducac // 12.01.2013 à 10h57

            @ odeur_de_sapin Le 11 janvier 2013 à 15h29 & Damien D. Le 11 janvier 2013 à 19h08

            En Allemagne avec 1000 euros et en France 1000 euros, c’est bien différent, votre pouvoir d’achat est en moyenne 20 à 25% (parfois bien plus) plus élevé qu’en France. je le remarque “sur le terrain” si je puis dire.
            Mise à part l’Internet, je n’ai rien trouvé qui soit plus cher en Allemagne à qualité équivalente. Ce sont juste des constats, c’est tout.

            L’explication est simple. Cela provient de l’insuffisance de concurrence interne en France, dans l’ensemble des activités du secteur tertiaire (hormis la téléphonie) lesquelles vivent sur un marché intérieur captif et en tirent un profit maximum. Les services de l’Etat sont également concernés au premier chef, dans les diverses administrations nationales et territoriales qui vivent en pompant trop le sang de la bête. Ils l’épuisent. Là, les profiteurs, c’est maintenant évident, sont ceux qui en tirent des avantages lors des élections, et qui en retour, octroient des emplois et autres faveurs de façon à entretenir un vivier d’électeurs favorables.

            Tour cela se répercute sur le coût de la vie et les coûts de production des autres secteurs, notamment de ceux qui, de ce fait, ne deviennent plus compétitifs à l’exportation et disparaissent, notamment dans le secteur industriel. C’est pourtant évident à comprendre.

            Voila d’où vient le déclin du pays. Il se vide et se consume de l’intérieur, incapable d’aller chercher à l’extérieur de son territoire les ressources qui lui manquent pour maintenir son niveau de vie.

            Les recommandations de Georges Pompidou, c’est vrai vielles de près un demi-siècle, mériteraient d’être rééditées et même enseignées, dès l’école primaire. Hélas, quelles sont les élites politiques ou autres, suffisamment au fait des bases de l’économie, qui ont repris ce type de discours ?

            Je n’en connais pas. Sont-elles seulement capables de comprendre pourquoi c’est là que se situe le problème français ? Les Allemands ont su l’éviter grâce à Schröder, il y a maintenant plus de 10 ans.

            http://www.dailymotion.com/video/x7hahj_georges-pompidou-1er-ministre-19670_news

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      • jducac // 11.01.2013 à 14h38

        @ odeur_de_sapin Le 11 janvier 2013 à 10h46
        Pour aller dans votre sens, voila ce que j’écrivais sur un autre blog le 30 septembre 2012

        « Pour avoir animé des équipes où il y avait à la fois des ingénieurs, des techniciens et contremaîtres Allemands (issu de la base d’essais de Peenemüde) et des Français, j’ai trouvé une très nette différence de comportement entre les deux types d’hommes, les uns étant nettement plus faciles et agréables à encadrer que les autres.

        Au Sud les gens sont plus sanguins, s’enflamment vite, sont plus impulsifs et nettement moins réfléchis qu’au Nord. Les gens du Sud sont plus râleurs, plus contestataires, ont tendance à se surestimer et à croire que leurs points faibles comportementaux sont des qualités.

        Au Nord on est plus responsable, on se défile moins, on est très respectueux des structures en place. On est plus sérieux, plus fiable, moins chicaneur et roublard au Nord quitte à être moins brillant et moins enthousiaste. En termes de qualité et d’atteinte du résultat dans les délais on est mieux servi avec les gens du Nord.

        Bien sûr, ce ne sont que des tendances générales observées. Elles n’interdisent pas des exceptions inverses”

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        • odeur_de_sapin // 11.01.2013 à 19h04

          Je ne suis donc pas le seul et unique à avoir fait ces observations. J’ai toujours plaisir à découvrir d’autres pays et forcément on est amené à constater des différences. Faire un constat ne signifie pas qu’il y a de l’animosité dans un sens ou l’autre.

          Je me sens européen, j’ai la chance d’avoir des amis de divers pays européens (et pas seulement nordiques) que j’apprécie beaucoup. Je préfère voir les qualités des uns et des autres. Et j’espère que l’Europe se fera, le moins douloureusement possible. On oublie un peu trop souvent que la genèse de notre pays ne s’est pas fait que dans la douceur et la tranquillité.

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      • Damien D. // 11.01.2013 à 17h23

        En effet l’humour est la toute dernière chose qu’on apprend / comprend dans une langue étrangère.
        Je me rappelle avoir crié “Ausländer raus” (étrangers dehors) en rentrant de bar un soir, mes collègues me regarder avec des yeux ébahis “ca ne se dit pas!” Eh les gars, j’en suis un de Ausländer, c’est second degré.
        Je ne nie pas que c’était de très mauvais goût.

        Comme disent eux-mêmes les allemands:
        Quel est le paradis sur terre? La bouffe française, l’humour anglais et la technologie (Technik) allemande.
        Quel est l’enfer sur terre? La bouffe anglaise, l’humour allemand et la technologie française.

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        • guyomette // 11.01.2013 à 21h57

          Genau ! (trop drôle, l’anecdote, totalement typique).

          Suite de la blague : le paradis : des amants italiens, le tout organisé par les Suisses.

          l’enfer : des amants suisses, le tout organisé par les Italiens.

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        • step // 11.01.2013 à 23h56

          très bon ça, et assez vrai

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    • jducac // 11.01.2013 à 14h18

      @ Bernique Le 11 janvier 2013 à 10h08
      Pour répondre à certaines de vos questions :
      « En Allemagne, la moitié des dépenses d’éducation est consacrée à la masse salariale, l’autre à tous les autres coûts liés à l’école. En France, c’est 30% pour les salaires, 70% pour les infrastructures et les papiers administratifs. »

      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/09/03/20002-20120903ARTFIG00494-l-education-coute-moins-cher-a-l-allemagne-qu-a-la-france.php

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  • Patrick-Louis Vincent // 11.01.2013 à 10h10

    Concernant la scission des activités bancaires, je partage totalement le point de vue d’Olivier, tant il apparaît comme relevant du bon sens. M. Fourgous est d’ailleurs très mal à l’aise sur cettequestion.

    Concernant le remboursement de 1000 milliards de dettes par les riches, là je ne peux souscrire pour plusieurs raisons :
    1 – les riches vont ficher le camp
    2 – même en les taxant à 100% cela ne représenterait qu’une goutte d’eau dans l’océan des dettes.
    3 – cela signifie que ce sont les classes moyennes, celles qui ne peuvent s’exiler, qui payeront avant de disparaître, cad avant de rejoindre la cohorte des pauvres.
    4 – c’est en contradiction avec la mesure préconisée, par ailleurs, par Olivier, à savoir qu’il faut faire défaut sur la dette

    Voiloir faire payer la dette par telle ou telle catégorie sociale de notre pays, c’est :
    1 – dresser des cotoyens contre d’autres citoyens, ce qui ne peut conduire qu’à la guerre civile
    2 – favoriser, in fine, les banques au détriment du citoyens

    Le défaut, oui, la guerre fiscale entre citoyens, non !

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    • step // 11.01.2013 à 10h41

      olivier a toujours été clair sur le sujet. Le remboursement est un repoussoir, jamais aucun gouvernement dans l’histoire n’a levé suffisament d’argent pour ne pas faire défaut un jour ou l’autre. Par contre c’est souvent très éclairant afin de savoir quel sont les intérêts servis par l’interlocuteur.

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      • guyomette // 11.01.2013 à 22h03

        Ceux qui disent que le défaut est impossible sont les prêteurs forcément non ?

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        • step // 11.01.2013 à 23h58

          ben c’est pas une bonne nouvelle pour eux,c’est sur. Après ce n’est pas un chemin pavé de rose pour les autres, ceci dit, au stade actuel, il n’y a pas de chemin pavé de rose disponible en stock

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    • chris06 // 11.01.2013 à 10h41

      qui va payer le défaut? Les épargnants, petits et grands. Cela ne va pas dresser des citoyens (les épargnants) contre d’autres (ceux qui n’ont pas d’épargne)?

      Sans parler du fait qu’un défaut de la France (et des autres pays) entraînera une faillite systémique de l’ensemble du système bancaire.

      “ce qui ne peut conduire qu’à la guerre civile”

      ditto

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      • bizbee // 11.01.2013 à 12h03

        1) le défaut il peut être; soit décidé par l’état (en annonçant à l’avance ne pas payer, ou bien en changeant la nature de sa dette par exemple), soit subit (les marchés se retirant lors de la levée de fond)

        2) il peut être; soit partiel et ciblé (ce qui a été fait en Grèce, après consensus avec le privé), soit complet en mode débâcle ; avec aucun contrôle des conséquences

        3) les conséquences d’un défaut partiel et ciblé, c’est d’abord la faillite des banque avant d’être la faillite des épargnants:
         on peut très bien imaginer, suite à un défaut, une nationalisation provisoires de banques pour protéger les épargnants (c’est dans la constitution de protéger l’épargne…) avec une protection de l’épargne individuelle jusqu’à un montant fixé par exemple, 100 000 €

        A l’inverse, rembourser nos dettes avec la Ri-Lance (monétisation + austérité) ; c’est l’idée de provoquer une fonte de l’épargne par inflation progressive et d’un nettoyage « structurel » du système (fonctionnaires improductifs, niches en tout genre, rentiers du système…).
        Bref, ça à l’air sympa, ça semble nécessaire, et c’est l’option qui est le plus souvent évoquée, avec comme argument massue de « préserver la stabilité » dans la durée, en évitant les secousses du marché.

        Sauf que :
        1) cette inflation ne se contente pas de faire » fondre » l’épargne, elle a surtout comme effet de rendre le cout de la vie insupportable pour les plus pauvres

        2) la Ri-lance ne change rien in fine aux inégalités et donc les gros épargnants vont continuer à épargner (mm si celle-ci fond) quand les non-épargnant verront de plus en plus de biens et services devenir inaccessibles. Quant à la classe moyenne, elle risque fort d’exploser, et de rejoindre en majorité la « classe » des non-épargnants

        3) cette stabilité voulue profite principalement aux classes aisées (réflexe bourgeois ?) à ceux qui sont en hauts de la pyramide, ceux-là même qui ont profité de la largesse des budgets successifs en déséquilibre

        4) Cette stabilité, c’est aussi un bon moyen de ne pas avoir à faire d’efforts pour préparer l’avenir ; de ne pas avoir à se remettre en question en profondeur quant aux mécanismes économiques actuels. Et lorsque l’on est conscient des défis énergétiques, écologiques et démographiques qui nous attendent si on veut éviter une fin à la Meadows (prévisions de -30 à -50% de la population mondiale d’ici 2100 selon les scénarios http://www.manicore.com/documentation/club_rome.html), se contenter de cette « stabilité » par la Ri-lance ; c’est un CRIME POLITIQUE.

        Et j’espère qu’un jour, notre système « démocratique » intégrera un moyen de les juger ces crimes politiques que nos représentants font depuis 40 ans…

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        • chris06 // 11.01.2013 à 12h45

          je n’ai jamais proposé la Rilance (monétisation + austérité) et je ne dis pas non plus qu’il n’y aura pas défaut, simplement que les conséquences ne seront pas forcément “heureuses”

          Aussi, si on fait défaut, comment fait on pour continuer à garantir l’épargne individuelle?.

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          • bizbee // 11.01.2013 à 18h00

            “simplement que les conséquences ne seront pas forcément “heureuses” ”

            évidemment.
            mais il y a-t-il encore une solution heureuse lorsqu’on a 1800MM de dettes à rembourser?

            je vous le demande?

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        • celimen // 11.01.2013 à 13h01

          Vous sous-entendez donc qu’il vaut mieux faire défaut que la Ri-lance? Et/ou appliquer peu ou prou ce que dit P-L Vincent?
          En gros on annule tout et on recommence comme en 40…

          Rien ne dit que:
          vos points 1) “inflation” 2) correction des inégalités 3) clientèle profitant des largesses du deficit et 4) “bon moyen de ne pas avoir à faire d’efforts pour préparer l’avenir” apres “sauf que”,
          seront resolus comme par magie avec l’option du defaut, bien au contraire…
          par contre le defaut ou la Ri-lance n’empechent pas de se battre contre ces “défectuosités”
          donc à choisir, plutot que de tout détruire et recommencer…

          Et on a encore (un peu) de marge tout de même avant d’être les nouveaux grecs!

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          • step // 11.01.2013 à 14h35

            eux aussi pensaient qu’ils avaient de la marge… Le montant moyen sur livret A c’est quelques milliers d’euros. de la marge ?

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          • bizbee // 11.01.2013 à 14h57

            @celimen, chris06

            qui parle de tout détruire?

            détruire de la fausse épargne, oui
            détruire de la fausse croissance oui

            c’est ça qui s’entasse depuis 40 ans dans les assurances vie… (entre autre); cette épargne, elle ne correspond que trop peu à de la vraie richesse réellement créée (vous savez, le “fruit de la sueur”), elle correspond au gonflement des différentes bulles de la rente, alimentés par de la création monétaire (pas forcément en france d’ailleurs).

            Un défaut PARTIEL ET CIBLé, par exemple, et je me répète:
            –> on peut très bien imaginer, suite à un défaut PARTIEL, une nationalisation provisoires de banques pour protéger les épargnants (c’est dans la constitution de protéger l’épargne…) avec une protection (=GARANTIE) de l’épargne individuelle jusqu’à un montant fixé par exemple, 100 000 €

            Cette épargne doit être (EN PARTIE) effacée plutôt que de vouloir la faire payer aux générations suivante; c’est tout ce que je dis.

            Sinon, s’il faut que ma génération paye pour la précédente, OK; mais à 1 condition: que puissent être jugé les actions et fausses promesses de nos représentants depuis 40ans.
            Mais comme je conçois qu’en pratique cette proposition populiste est inapplicable (quoique Mandela l’a bien réussi), je me résoud à la nécessité du défaut, aussi douloureux qu’il sera, et qu’il doit être, pour que les choses changent.

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          • bizbee // 11.01.2013 à 15h04

            @celimen

            “seront resolus comme par magie avec l’option du defaut”

            un défaut a cet avantage, qu’il serait suffisemment douloureux pour la classe dirigeant pour qu’elle remette en question le système en profondeur.

            à l’inverse, une Rilance fera surtt du mal à la classe non-épargnante: et là la “remise en question” qd elle arrivera, car elle arrivera; sera bcp bcp plus douloureuse… perso, refaire tourner la guillotine, c’est pas mon truc, ; je ne suis pas pour tout détruire et recommencer si vous voyez la nuance.

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        • guyomette // 11.01.2013 à 22h13

          Cette analyse sur le cocktail monétisation-austérité est très intéressante, cela fait longtemps que le coup de l’inflation salvatrice me laisse un peu perplexe, les très gros épargnants sont protégés, c’est évidemment les livrets a et autres pécadilles qui vont morfler (excusez, çavveut dire quoi Ri-lance, ça sort d’où ?).
          D’un autre côté, je doute qu’on nous laisse “faire défaut gentiment”, sans rien nous demander, si j’ai bien compris l’Argentine a encore des hedgefunds aux trousses.

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          • step // 12.01.2013 à 00h01

            ri-lance c’est du largarde je crois.

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      • Patrick-Louis Vincent // 11.01.2013 à 12h16

        J’entends bien ! c’est pourquoi je reviens sur les propositions que je faisais dans le débat précédant :

        1 – faire la scission des banques de dépôts et des banques d’affaires
        2 – ne plus payer l’intérêt sur la dette
        3 – utiliser l’économie faite sur la dette pour rembourser les banques, annuellement à la hauteur des intérêts non versés
        4 – quitter la zone euro
        5 – dévaluer la monnaie de 30%
        6 – supprimer la loi Pompidou/Rotschild pour les emprunts futurs

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        • chris06 // 11.01.2013 à 12h52

          “2 – ne plus payer l’intérêt sur la dette”

          qui va prêter de l’argent si on paie plus d’intérêts dessus?

          Je rappelle qu’on doit emprunter cette année près de 150 milliards rien que pour rouler la dette existante….

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          • bizbee // 11.01.2013 à 15h14

            150M, c’est peanuts, et les mafrchés continueront à prêter…

            pourquoi?

            parce qu’ils ont des billes à placer, et qu’il prefereront toujours les placements les moins risqués; et avec les déboirs qui se profils aux US; la France ne fait pas encore partie des placement les + à risques:
            la preuve: la baisse des taux français alors qu’on perd notre triple A. L’important n’est pas la valeur qu’on a, c’est le différentiel avec nos voisins.
            Donc ils prêteront.

            Par contre, lorsque ça sera 1000M avec lequels on va se torcher, alors là, ils commenceront à perdre leurs billes à prêter; et là on aura intérêt à être en équilibre primaire…

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          • chris06 // 12.01.2013 à 09h51

            @bizbee,

            ah bon, “les marchés” continueront à prêter à 0%?

            Qui va prêter de l’argent à l’Etat à 0% pour se le voir rembourser dans dix ans dans une monnaie dévaluée de l’inflation? Ou pire, remboursé en Francs (voir le point 4. de PLV)?

            Et puis, “placement sans risques”, qui garantit que c’est sans risques? Un Etat qui peut faire défaut à tout moment?

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        • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 15h07

          @Patrick-Louis Vincent
          De 1 à 5 oui, c’est en gros ce qu’à fait la Suède pour sortir du trou.
          Le 6 par contre ça revient à une légalisation de la planche à billets étatique, ce serait une assez mauvaise idée…

          @chris06
          Malheureusement, on n’en est plus à chercher une solution heureuse, mais plutôt la moins catastrophique, à l’heure actuelle…
          En taillant dans les dépenses, on peut revenir à un déficit primaire nul (il faudra bien un jour, mais l’Italie l’a fait, la Grèce n’en est pas loin, c’est faisable).
          Pour le roulement de la dette, le défaut peut (devra?) prendre la forme d’un gel des versements d’intérêts et d’un étalement du calendrier des maturités.
          On ne passera pas non plus à côté de défauts et faillites massifs dans le privé, et ils sont souhaitables d’ailleurs, pour dégonfler les bulles spéculatives.

          Mais bon évidemment pour tout ça il faudrait purger notre classe politique et la remplacer par des islandais couillus, on est là pour rêver…

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          • bizbee // 11.01.2013 à 18h02

            ben je vois que tu n’as toujours pas besoin de LaFayette, BenFranklin 😉
            bon weekend

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          • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 18h32

            Ah ben si on retrouvait un La Fayette de nos jours ce serait une bonne nouvelle ! Encore faudrait il qu’on le laisse agir…

            Bon we !

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          • chris06 // 12.01.2013 à 10h01

            @BF,

            “De 1 à 5 oui, c’est en gros ce qu’à fait la Suède pour sortir du trou.”

            ah bon, quand la Suède a t’elle arrêté de payer les intérêts sur sa dette? Quand a t’elle “quitté la zone euro” ou changé de monnaie?

            “Pour le roulement de la dette, le défaut peut (devra?) prendre la forme d’un gel des versements d’intérêts et d’un étalement du calendrier des maturités.”

            même question qu’à Bizbee plus haut, qui va prêter de l’argent à l’Etat à 0%. Je te rappelle que “rouler la dette” veut dire emprunter pour rembourser les prêteurs existants.

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          • Benjamin Franklin // 13.01.2013 à 13h51

            @chris
            J’ai quand même indiqué “en gros” ! La couronne a dévissé de 20% par rapport au DM en 1992-93, ce qui correspond à défaut partiel sur la dette extérieure. Elle n’a certes pas “quitté la zone euro” qui n’existait pas, mais elle a quitté de fait le SME de l’époque. Si elle avait fait partie d’une zone euro à l’époque c’eût été impossible.

            Le problème de la zone euro n’est évidemment pas la monnaie unique (l’Occident a fonctionné avec des grammes d’or comme “monnaie unique” pendant des millénaires), mais la banque centrale unique (et même la banque centrale tout court, d’ailleurs, mais c’est une autre discussion).

            La dévaluation de 1992 a favorisé un afflux de capitaux en Suède, qui a dopé temporairement l’inflation et soulagé d’autant à court terme le paiement des intérêts de la dette.

            Personne ne prêtera plus à l’Etat après le défaut, c’est évident ! Donc on étale le calendrier des maturités en disant qu’on ne remboursera pas les prêteurs existants à la date prévue, mais aux calendes grecques, ou plus élégamment on rallonge les maturités de 15 à 20 ans le temps de dégager des excédents budgétaires, comme l’a fait la Suède.

            Après évidemment pour compléter la liste de PLV, il convient d’ajouter :
            7 – tailler à la hache dans les dépenses publiques pour dégager un excédent structurel
            8 – privatiser massivement les participations d’Etat et les attribuer au remboursement de la dette

            Les suédois ont évidemment lourdement insisté sur ces deux points ! Mais eux pouvaient encore laisser leur monnaie se dévaluer en parallèle, nous on ne peut pas. Donc il faudra compléter avec du 2) et du 3)

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    • celimen // 11.01.2013 à 11h02

      Attention le défaut c’est un fusil à 1 coup, n’espérez pas et n’ayez pas besoin de lever de la dette facilement après…
      en attendant, donnons quelques gages aux marchés financiers pour continuer à nous financer pas cher 😉

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      • Max // 11.01.2013 à 11h17

        Au contraire Celimen, voir l’interview de Roberto Lavagna (ancien ministre argentin de l’économie) par Olivier:
        http://www.les-crises.fr/interview-roberto-lavagna/

        Après le défaut argentin les marchés étaient justement intéressés par le fait que le ratio dette/PIB était très faible!

        Cordialement

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        • chris06 // 11.01.2013 à 12h19

          oui mais le défaut de l’Argentine c’était $70 milliards, une paille comparé aux dettes publiques actuelles (rien que 9000 milliards d’euros dans la zone euro).

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      • toutouadi // 11.01.2013 à 11h39

        Pas un fusil … une bombe H… qui impliquera enfin un financement public… exit l’épargne privée mère de toutes les iniquités.

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        • celimen // 11.01.2013 à 11h56

          je ne comprends pas, vous voulez plutôt dire “enfin un financement de l’Etat par l’épargne domestique”?

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 12h00

            Non !! enfin un financement public (mutualiste) en lieu et place d’un financement privé (épargne et banque privé)

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          • celimen // 11.01.2013 à 12h07

            il vient d’où votre financement public?

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          • bizbee // 11.01.2013 à 12h14

            “il vient d’où votre financement public?”

            dans son raisonnement, le financement publiq vient alors de la planche à billet… ce n’est pas non plus une solution, puisqu’on n’efface pas les dettes par la planche à billet, on les diminue, doucettement, sans rien changer in fine au système…

            cf mon commentaire plus haut

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          • chris06 // 11.01.2013 à 12h14

            @toutouadi,

            on peut savoir où l’Etat trouve t’il l’argent pour financer l’économie si ce n’est auprès des ménages? Ah oui, je sais, il l’imprime, n’est ce pas?

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 12h20

            @celimen

            “il vient d’où votre financement public?”

            Quasiment le même qu’aujourd’hui mais uniquement avec un système bancaire public et sans faire appel à l’épargne, mais uniquement à la mutualisation des dépôts.

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          • chris06 // 11.01.2013 à 12h30

            @toutouadi,

            “sans faire appel à l’épargne, mais uniquement à la mutualisation des dépôts”

            c’est quoi “les dépôts”, si ce n’est de l’épargne privée, celle des ménages?

            On fait appel aux dépôts mais pas à l’épargne privée, trop drôle.

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        • chris06 // 11.01.2013 à 11h57

          on peut savoir en quoi un défaut public entraîne t’il la fin de l’épargne privée?

          C’est bizarre parce qu’il y a eu je ne sais combien de défauts publics dans l’histoire et pourtant cela n’a jamais signifié “l’exit de l’épargne privée”…

          Et puis “l’épargne privée mère de toutes les iniquités” ça demande quand même explication, non? L’épargne privée est aussi la mère de tout investissement, ne vous en déplaise….

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 12h05

            Un vrai défaut systémique, un défaut bien moustachu et viril qui déglinguerait tout le système financier mondial… Pour l’instant y’a jamais eu …. Vive la globalisation 🙂

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          • bizbee // 11.01.2013 à 12h09

            @Chris06
            la Ri-lance que tu souhaites (monétisation + austérité), pour préserver la stabilité de l’ensemble, c’est surtt un bon moyen de ne rien avoir à changer dans nos modes de fonctionnement, et à ne plus pouvoir éviter l’option Meadows.
            cf. mon commentaire plus haut

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 12h13

            ” L’épargne privée est aussi la mère de tout investissement, ne vous en déplaise….”

            Oui et non !!!

            Oui, dans la logique actuelle, celle des financements de l’économie par la propriété privée (épargne)

            Non car les même investissements pourraient être assurés par les banques publiques (F. Lordon) et cela éviterait les concentrations patrimoniales.

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          • bizbee // 11.01.2013 à 12h20

            “Non car les même investissements pourraient être assurés par les banques publiques (F. Lordon) ”

            “et qui nous protège de la police?”…

            donnez un tel pouvoir (sans contreparties puisque non soumis au marché…) à des dirigeants de banques publiques, c’est un bon moyen pour:
            1) créer encore une caste de rentiers clientélistes improductifs (ils sont payer quoiqu’ils fassent)
            2) s’attendre à voir exploser les pots de vin pour ceux qui voudront un financement
            3) et au final tuer la production et in fine l’économie,

            vous devriez discutez un peu aux habitants des pays de l’ex-URSS en europe de l’est, pour voir ce qu’ils en pensent…

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 12h21

            Faudra bien sûr une constitution à ce système bancaire public.

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 15h13

            @bizbee

            “1) créer encore une caste de rentiers clientélistes improductifs (ils sont payer quoiqu’ils fassent)
            2) s’attendre à voir exploser les pots de vin pour ceux qui voudront un financement
            3) et au final tuer la production et in fine l’économie,”

            Description parfaite de la crise actuelle !!

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          • bizbee // 11.01.2013 à 15h29

            ” Description parfaite de la crise actuelle !! ”

            en partie vrai, mais ce n’est que partiel… ou alors certains facteurs vous échappent…

            et pour 1) 2) et 3), je vous assure, ça peut et ça a été déjà bien bien pire !

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        • toutouadi // 11.01.2013 à 14h26

          @chris, celimen, bizbee

          Pour obtenir une crédit il n’y a que 2 méthodes (à priori?)

          -Emprunter l’épargne de quelqu’un.
          -Faire un emprunt bancaire.

          Le crédit bancaire passe par un jeux d’écriture comptable et de facto par la monétisation d’une reconnaissance de dette garantie par les dépôts de cette même banque, la monétisation totale des créances peut se monter à plusieurs fois le montant total des dépôts (coefficient multiplicateur calculé suivant les besoins en liquidités, besoins en espèces et les réserves obligatoires en BC, etc …)

          Dans un cadre privé cette magnifique ingénierie bancaire peut s’appeler :
          Argent dettes, création monétaire privée, grande spoliation des déposants (il sont à l’origine du montage élaborant le crédit mais perçoivent aucun intérêts)

          Dans un cadre public (les intérêts retournant à la collectivité par le biais de la BC, du budget de l’état ou par la rémunération des dépôts) cette même ingénierie s’appelle:
          Crédit mutualisé.

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          • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 15h44

            Dans un cadre privé, les détenteurs de biens réels (y compris les travailleurs, propriétaires de leur force de travail) ont toujours la possibilité de refuser la monnaie du crédit bancaire en paiement. C’est eux qui fixent la valeur du crédit bancaire.
            C’est l’Etat et l’Etat seul qui pervertit le système en imposant le cours forcé de la monnaie centrale, et en offrant aux banques un “taux de change” privilégié entre la monnaie centrale et le crédit bancaire.

            Et rappelons que la majeure partie des intérêts sur les crédits servent à rémunérer les dépôts. Les banques ne récupèrent que la différence intérêts touchés sur les crédits (et seulement crédits qui n’ont pas fait défaut ou faillite, nuance importante) – intérêts versés aux dépôts.

            Les entreprises mutualistes n’ont absolument pas besoin de l’Etat pour exister, elles sont de droit privé, et peuvent parfaitement fonctionner (ou se planter, comme les caisses d’épargnes espagnoles que chris a déjà évoquées) dans le cadre du crédit bancaire privé.

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 16h08

            “Et rappelons que la majeure partie des intérêts sur les crédits servent à rémunérer les dépôts. Les banques ne récupèrent que la différence intérêts touchés sur les crédits (et seulement crédits qui n’ont pas fait défaut ou faillite, nuance importante) – intérêts versés aux dépôts.”

            !!! Sources ???

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          • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 16h24
          • toutouadi // 11.01.2013 à 16h53

            Tu a déjà touché une rémunération sur un DAV ??? Cela m’intéresse furieusement !! c’est quelle banque? j’y go de suite.

            Investir dans le capital d’une banque (dixit yoananda) cela s’appelle épargner !!

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          • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 17h09

            1) Les DAV ne représentent qu’une fraction des dépôts. La majorité des dépôts doivent être rémunérés à des taux significatifs.
            2) Un DAV ça coûte cher niveau gestion à une banque (faut immobiliser des actifs très liquides). Le simple fait que tu ne paies qu’une somme forfaitaire pour en avoir un, ça veut déjà dire qu’il est rémunéré.
            3) Dans la majorité des pays européens, les DAV sont rémunérés. Pas beaucoup (0.2, 0.3%) mais quand même. C’est vrai qu’en France c’était illégal jusqu’en 2004.
            4) Oui, un dépôt qui n’est pas à vue, c’est de l’épargne. C’est un scoop ?
            5) Donc d’après toi, tous les chiffres présentés par l’article sont pipeautés ?

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 17h19

            “2) Un DAV ça coûte cher niveau gestion à une banque (faut immobiliser des actifs très liquides). Le simple fait que tu ne paies qu’une somme forfaitaire pour en avoir un, ça veut déjà dire qu’il est rémunéré.”

            Rassure moi !! c’est de l’humour? mais j’arrive pas a saisir à quel degrés !!
            j’hésite entre entre le 66 eme et 67 eme degrés !!
            Dois-je prévoir une tite piécette pour mon banquier ?

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          • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 17h33

            Rappels économiques de base :
            Si tu as un dépôt à vue, ça veut dire qu’à tout moment tu peux venir et exiger la contrepartie en cash de tout ton dépôt.
            DONC la banque doit garder des encaisses en cash, ou en actifs très liquides immédiatement convertibles en cash.
            Le cash, la banque le loue à la banque centrale, au tarif du taux directeur.
            Les actifs très liquides (à une époque c’était typiquement de l’or), la banque doit les acheter puis les stocker, en plus des frais des opérations bancaires (transferts aux autres banques, etc).
            Le gardiennage, quel que soit le bien gardé, ça se paie.
            Donc un dépôt à vue, c’est un coût pour la banque.

            C’est SEULEMENT si tu as un dépôt à long terme que la banque n’a pas ton pognon en caisse, et récupère de l’argent sur les intérêts du crédit accordé équivalent. Et ces intérêts, elle doit en utiliser une bonne partie pour rémunérer ton dépôt à long terme.

            Quand une banque “crée” de la monnaie en émettant un crédit, les gens qui vont accepter ce pognon en échange de leurs produits, ce sont eux qui constituent des dépôts. Et ces dépôts, ce seront soit des dépôts à vue, donc avec une encaisse coûteuse à garder pour la banque, soit des dépôts à long terme, donc à rémunérer.

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 17h50

            “Quand une banque “crée” de la monnaie en émettant un crédit, les gens qui vont accepter ce pognon en échange de leurs produits, ce sont eux qui constituent des dépôts. Et ces dépôts, ce seront soit des dépôts à vue, donc avec une encaisse coûteuse à garder pour la banque, soit des dépôts à long terme, donc à rémunérer.”

            Bref .. Plus une banque accorde de crédits plus ça lui revient chère !!

            Effectivement je n’y avais pas pensé (Ma mère aurait-elle raison !! serais-je un monstre d’ingratitude et d’égoïsme ?)

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          • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 18h06

            Encore perdu.
            Une banque ne gagne de l’argent quand elle émet un crédit que si le coût des dépôts générés (encaisse pour les DAV, intérêts pour les dépôts à long terme) est inférieur à ce que rapporte les intérêts du crédit.
            Donc si les déposants réclament plus d’intérêts, ou si le loyer du cash est augmenté par la banque centrale, ou encore si les clients ne veulent plus emprunter, en tous cas pas à des taux trop élevés, ou bien même si les clients font faillite et ne peuvent plus payer les intérêts prévus, la banque restreint forcément son offre de crédit.

            La grosse nuisance de la banque centrale (contrôlée en pratique par l’Etat), c’est qu’elle peut fournir plein de cash à prix cassé aux banques. En son absence, les banques seraient obligées d’acheter des encaisses en or au prix fort pour couvrir les DAV. C’est la banque centrale qui permet aux banques de se faire du pognon facile en rendant rentables pour elles des émission de crédits qui ne l’auraient pas été en situation normale.

            Dans tous les cas, ce que montrent les chiffres de yoananda, c’est que globalement, ce que les crédits rapportent aux banques françaises est à peine plus important que ce que leur coûtent les dépôts.

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 18h17

            “Dans tous les cas, ce que montrent les chiffres de yoananda, c’est que globalement, ce que les crédits rapportent aux banques françaises est à peine plus important que ce que leur coûtent les dépôts.”

            Dois-je comprendre que les DAV serviraient d’amortisseur aux aléas de l’épargne ??

            Ho!! Tsss !! Pas raisonnable ça !!

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 18h31

            “encore perdu”

            Quand j’étais p’tit, j’avais le choix entre bûcheron et banquier.
            J’ai choisi bûcheron !! Vu la misère des banques que tu me fais entrevoir … Là j’ai bien fais !! j’ai gagné… hein ?? dit moi !!

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          • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 18h49

            Les DAV servent d’amortisseurs aux aléas de l’épargne ça c’est évident ! Les banques devraient avoir la contrepartie des DAV en encaisses mais en pratique elles n’en ont qu’une partie, ce qui revient à considérer la majorité des DAV comme des dépôts à long terme quasiment pas rémunérés, au prix d’un gros risque en cas de bank run.

            Mais cette magouille hautement nuisible, due au manque de courage juridique de l’administration, ne suffit pas à assurer aux banques de juteux bénéfices.

            Tu ne saisis pas la nuance : le top management des banques s’en met plein les fouilles, oui. Pas les banques elles-mêmes. Ils fixent eux-mêmes leur rémunération, puisque l’Etat fait obstruction entre le conseil d’administration et l’assemblée des actionnaires. Mais le top management ce ne sont pas les propriétaires. Les banques (en tous cas françaises) en tant qu’entreprises ne sont pas très rentables pour leurs propriétaires.

            Si les banques ont généré énormément de crédit facile depuis des décennies, c’est précisément parce que :
            1)leur rentabilité baisse
            2)les banques centrales distribuent du cash bon marché
            3)le cash bon marché a rendu solvable beaucoup de crédits qui ne l’auraient jamais été sur un marché sain (typiquement des crédits immobiliers)
            4)les banques ont massivement émis ces crédits pour compenser leur baisse de rentabilité par du volume

            S’il n’y avait pas eu le 2), les banques auraient fait ce que doivent faire toutes les entreprises en difficulté en authentique capitalisme libéral : virer du monde, virer les dirigeants, se restructurer, repenser ses produits

            Mais non : on vit dans un capitalisme de copinage. Merci l’Etat, merci la banque centrale.

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 19h11

            Pour résumer…

            Ce qui a foutu le bordel c’est l’épargne… Et ses éventuelles profits compensant une croissance en berne, alors que la structure des dépôts/crédits était une merveille d’ingénierie …

            C’est ce que je dis depuis le début…

            Tsss !!! Marx et Engels en ont rêvés, Thatcher et Reagan en dérégulant l’ont fait ….

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          • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 20h20

            Non, toujours pas. L’épargne en soit n’est absolument pas un problème.

            Ce qui a foutu le bordel c’est la politique monétaire laxiste des banques centrales, qui a poussé à la création de monceaux de crédit facile qui ont gonflé des bulles spéculatives.

            Marx et Engels ont rêvé de quoi ? L’effondrement du capitalisme ? Il a l’air de s’effondrer, tiens : http://minarchiste.wordpress.com/2013/01/04/les-choses-vont-elles-si-mal-a-laube-de-2013/

            Parce que le système que tu proposes pour l’instant, il n’y a que les dictatures soviétiques qui l’ont testé jusqu’à présent, ça ne leur a pas trop porté chance.

            Et qu’est ce que Reagan vient faire là dedans ?
            http://analyseeconomique.wordpress.com/2011/06/08/reaganisme-et-thatcherisme-entre-legende-et-realite/
            http://minarchiste.wordpress.com/2012/01/30/les-reaganomics-deboulonnes/

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 21h16

            Tu m’inquiètes ben!!
            Tu croit que je pourrais être co.. co co enfin comu… ou bien mar.. marx….

            Quel horreur !! mais c’est dégoûtant… sale .. dégueulasse !!!

            Me fait pas peur… Non non chuis pas comme ça…

            Rassures toi moi aussi je veux appauvrir les pauvres, enrichir les riches et pourrir notre planète.

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          • Benjamin Franklin // 11.01.2013 à 22h01

            Tu me rassures.

            Un moment j’ai cru que toi aussi tu voulais exterminer des peuples, envoyer des gens au goulag, faire crever de faim les enfants, déporter les mendiants, construire des barrages pourris un peu partout pour assécher les fleuves, couler des stocks d’armes chimiques en mer et construire des usines qui ne respectent aucune norme de sécurité occidentale.

            Mais je suis bête, aucun communiste ne viendrait jamais sur ce site, ça les obligerait à utiliser des ordinateurs fabriqués en Chine par des esclaves et à consommer des lignes de cuivre extraites dans des conditions environnementales catastrophiques.

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          • toutouadi // 11.01.2013 à 23h29

            Bah !!! Pour être honnête j’y ai bien pensé …

            Mais tu sais comment sont les gens… conformistes, médisants et si prompts aux jugements…

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      • ouvrierencolere // 11.01.2013 à 12h59

        faux

        de nombreux pays ont fait défaut ce qui n’a pas empeché par la suite d’emprunter

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        • celimen // 11.01.2013 à 14h43

          Bonjour, je n’ai pas dit impossible mais difficile…
          quels pays et à quels taux?
          avec quel déficit public?

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          • bizbee // 11.01.2013 à 17h25

            “avec quel déficit public?”

            c’est le déficit primaire qu’il faut regarder en cas de défaut.

            en france, on s’en sort pas mal d’ailleurs; bcp bcp bcp mieux que les US et le RU…

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    • celimen // 11.01.2013 à 11h12

      En plus moralement le défaut cela reste quand même du vol 🙁
      …m’empechera pas de dormir si c’est Bettancourt la victime, mais si c’est le retraité moyen européen voire américain, c’est autre chose

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      • toutouadi // 11.01.2013 à 11h57

        En partie vrai… à mettre en parallèle avec l’abus de position dominante de la propriété privée ce qui est assimilable à du rackette.

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        • chris06 // 11.01.2013 à 12h02

          “l’abus de position dominante de la propriété privée qui est assimilable à du rackette”

          qu’est ce que ça veut dire?

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        • celimen // 11.01.2013 à 12h13

          D’accord avec chris06, qu’est-ce que vous racontez??
          Si votre but c’est juste d’éructer des cris de guerre, il y’a le forum du figaro…

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          • bizbee // 11.01.2013 à 12h25

            “il y’a le forum du figaro…”

            dans son cas, c’est plutôt le forum du canard enchainé, non?

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      • Lozere // 11.01.2013 à 12h21

        Ce qui serait honteux et injuste ce serait au contraire de prendre l’argent de personnes qui n’ont pas d’obligations françaises !

        Si c’est Mme Michu qui a des obligations via les assurances vie et pas Bettencourt c’est à Mme Michu d’en supporter les conséquences.

        On vit vraiment dans un monde honteux où la dictature de la majorité amène au sacrifice d’une autre partie de la population.

        On le voit d’ailleurs fort bien avec cette histoire de dette contractée par les politiques pour chouchouter leur électorat… et vous voulez encore qu’on préserve ces personnes ? qu’on taxe encore plus les actifs pour les inactifs ?

        Quelle honte…

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        • toutouadi // 11.01.2013 à 14h55

          “On vit vraiment dans un monde honteux où la dictature de la majorité amène au sacrifice d’une autre partie de la population.”

          Et le diktat d’une minorité financière sur une majorité !! tu appelle ça comment?

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    • Upwind // 13.01.2013 à 13h29

      Depuis 1990 les dépenses sociales exprimées en % du PIB diminuent.

      http://regulation.revues.org/1507?&id=1507#tocto3n1

      Est-ce que cette économie a permis de diminuer la dette afférentes au déficit concernant cette charge ?

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  • Fabrice // 11.01.2013 à 10h14

    je pense qu’il y a nuance entre fonctionnaire et agent de l’état en allemagne avec les employés des landers qui sont réllement de petits états dans l’états mais d’après ce pdf :

    http://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/IMG/Allemagne_.pdf

    les agents publics sont de 4.9 millions et environs 5.2 millions (agent public et fonctionnaire pareil) en France.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_publique_fran%C3%A7aise

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    • odeur_de_sapin // 11.01.2013 à 10h59

      Pour une population de 82 millions d’habitants en Allemagne, en France nous sommes 65 millions.

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      • step // 11.01.2013 à 14h40

        effectivement surement des petits gains à faire, par contre la france a une population plus jeune, donc plus de besoin en éducation…

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    • chris06 // 11.01.2013 à 11h31

      De toutes façons, vu que les dépenses publiques sont près de 10% de pib plus élevées en France (mais aussi le périmètre des services publics) qu’en Allemagne, il semble logique qu’il y ait proportionnellement plus d’agents publics en France qu’en Allemagne.

      Par contre, on est en droit de se demander, si c’est vrai, pourquoi la France a augmenté le nombre de fonctionnaires de 1,5 million tandis que l’Allemagne le diminuait de 2 millions? C’était là l’affirmation de M. Fourgous, c’est à dire la variation et non pas le nombre absolu.

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      • Fabrice // 11.01.2013 à 13h41

        personnellement je pense que c’est l’augmentation des fonctionnaires des collectivités territoriales qui agit au niveau des fonctionnaires d’état eux ont diminués en quantité, quand on voit les doublons provoqués par les syndicats de communes (nouvelles embauches au lieu de mutualiser les emplois déjà existants).

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        • step // 11.01.2013 à 14h41

          oui probable.

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  • Lozere // 11.01.2013 à 10h17

    C’est vraiment bien que quelqu’un mette enfin l’accent sur l’origine des problèmes, qui est que la démagogie politique nous a mis là où nous sommes aujourd’hui.

    Le pire c’est qu’au lieu de remettre les choses à plat, on continue à creuser le trou. C’est absolument dingue… mais c’est compréhensible puisque beaucoup de français n’ont pas conscience que leurs privilèges sont financés sur la vie de leurs enfants.

    Le plus juste serait qu’il y ait une remise à plat du système obligeant les personnes âgées à consommer leur capital, mais comme l’électeur moyen est un retraité on fait l’inverse: on taxe de plus en plus le travail et donc les plus jeunes.

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    • Philippe // 11.01.2013 à 14h18

      En abaissant le plafond du montant des retraites par exemple.

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    • pasdefil // 11.01.2013 à 16h11

      @ Lozere

      “L’électeur moyen est un retraité ” : puis-je savoir d’où vous tenez cette information ? Merci

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    • Damien D. // 11.01.2013 à 18h23

      L’électeur moyen n’est pas retraité, mais il est un “client” car le retraité vote plus que l’étudiant, ainsi que les fonctionnaires, les profs (sous-catégorie), les patrons de PME, les professions libérales, les ouvriers, les chômeurs, les homos, les cathos, etc.

      Autant de catégories que chaque parti drague plus ou moins à coup d’annonces, de réformes ad hoc, de niches… et surtout de promesses!

      La réduction de 3c sur l’essence étant un bel exemple de ce genre de démagogie (le client étant cette fois “les conducteurs” – on ratisse large!) Les ouvriers de l’automobile un autre, aides pour Peugeot et co (ouvrier en sidérurgie? Pas de chance ça ne fait pas assez de votes)

      Notre système démocratique et médiatique favorise malheureusement ce fonctionnement. Imaginons un candidat qui dit “je vais faire un budget équilibré, les impôts vont augmenter de X, les prestations sociales baisser de Y”, en face “je vais baisser les impôts, augmenter le smic et les retraites, il y aura un peu plus de déficit”, qui gagne? (et a gagné depuis 40 ans)

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  • Clive // 11.01.2013 à 10h47

    Si votre question était autant inhabituelle que bienvenue, je ne pense pas que M. Fourgous aie été embarrassé plus que cela, tant l’idéologie est “teintée dans la masse” et sa responsabilité hors de question…
    Mais puisque j’ai le micro j’aimerais bien bien que soit posée une question aux vrp des banques qui abondent sur les plateaux:
    Si je me souviens bien (c’est si loin, pensez…, 5 ans…), la “crise” était due à l’irresponsabilité des banques et de la finance en général, dont les résultats étaient plombés par les fameux “emprunts toxiques” et autres produits financiers foireux qui s’avéraient n’être plus d’aucune valeur et avaient rendu tout ce petit monde insolvable…
    Ma question: ou sont-ils aujourd’hui?
    Ou sont les stars de 2008?
    Si les banques les détiennent toujours alors le problème subsiste et elles sont insolvables, mais si elles sont parvenues à les refourguer (suivez mon regard), il pourrait être intéressant de confronter les indignés de la dette publique…

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  • BA // 11.01.2013 à 11h07

    Vendredi 11 janvier 2013 :

    Moins neuf crans en dix mois pour la note de Chypre. L’île n’en fini pas de voir sa note baisser.

    L’agence de notation Moody’s a annoncé jeudi soir qu’elle révisait la note de la dette de Chypre, de “B3” à “Caa3”, l’enfonçant encore un peu plus en catégorie spéculative. Elle conserve en outre une perspective négative sur cette notation, qui pourrait donc être de nouveau réduite dans les prochains mois.

    Le vendredi 21 décembre, c’était Standard & Poor’s qui abaissait les notes à long et court termes de Chypre, de B/B à CCC+/C, tout en leur assignant une perspective négative.

    “Le principal facteur ayant conduit Moody’s à abaisser de trois crans la note des emprunts du gouvernement chypriote est le soutien accru que les banques chypriotes vont vraisemblablement lui demander” dans l’année qui vient, indique l’agence de notation dans un communiqué.

    Selon Moody’s, la situation du pays “pourrait se détériorer nettement au cours des 12 à 18 prochains mois” et le risque que le gouvernement chypriote se retrouve en défaut de paiement “a augmenté de façon significative”, notamment en raison des difficultés du secteur bancaire.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130111trib000741960/l-europe-peine-a-s-accorder-sur-une-aide-a-chypre-fragilisee-par-ses-banques.-moody-s-sanctionne.html

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  • Fredocool // 11.01.2013 à 12h31

    Pour faire un peut technique dans le domaine des retraites, sous dossier pénibilité, Puis sous dossier handicap, on retrouve les troubles muculosquelettique. Dans ce cas particulier l’augmentation de la productivité par la cadence sur la répétition des mêmes gestes entraine des handicaps lourds.
    La plus value générer et distribuer (Cadre dirigeant, dividende, impôt) pendant de nombreuse années se fait aux détriments des salariées future (via impôt, dettes, remboursement des intérêts de la dette) qui vont prendre en charge collectivement ces handicap laissé en héritage.

    Pour revenir au dossier racine :
    La richesse qui crée le capital qui permet la rente dans le futur n’est quasiment possible que par la mutualisation des pertes et fracas dans le futur, qui devra aussi payer des intérêts à ces mêmes rentiers.
    Il y a la je pense tout comme pour l’énergie, l’écologie, la finance, une double contrainte imposée par le passé sur le présent.
    Le prix du produit qui initialement permet de produire la plus value est biaisé à son origine car elle ne prend pas en compte l’ensemble des éléments qui la constitue, essentiellement ces conséquences dans le futur.
    Ce faux prix de marché est la conséquence d’un consensus social de la privatisation des profits (petite assiette) et la mutualisation de la perte (grande assiette qui permet bien une dilution des problèmes, qui les rendent moins perceptible).
    De manière pernicieuse ce consensus sociale ce fait d’une génération à l’autre, des parent sur les enfants, dans une imitation qui se perpétue sans que l’on essaye d’élaborer les sources du problème. A ce niveau, c’est le dénie qui intervient, poussé par la promesse que les enfants hériterons bien du patrimoine des parents (patrimoine qui tend diminue pour tendre vers zéro lorsque l’on descend sur l’échelle des classe sociale).
    Ce qu’il ya de malsain, donc dysfonctionnel dans cette histoire, ces que la rente crée une contrainte supplémentaire sur la génération future : On lège des problèmes plus des intérêts a ce qui ont déjà profité des problèmes générer par eux même, et en plus il faut s’atteler a régler les nouveaux problèmes, on pourra dire aussi défis, qui se présente.
    Sauf que aujourd’hui la mécanique est dans une phase de rupture, la mécanique ne peut plus être alimenté en carburant, puisque ne pouvons plus nous payée de l’énergie à bon marché (pétrole, gaz, nucléaire), ni être beaucoup plus productifs.
    Là dedans, tomber dans la chasse à la sorcière, faute aux banques ou banquier, l’Etat, les chalumeurs, les patrons, les vieux, les RMIste, n’est pas vraiment le sujet, mais les symptômes d’une inefficience des marché à fixer un juste prix, car le prix est fixer a minima dans une perspective court termiste qui n’néglige les facteurs temporelle et spatial dans lesquelles elle évolue.
    On vit bien tout ensembles sur une planète avec des ressources limité, et nos descendant vivront bien tous ensemble sur cette même planète avec les ressources et le capitale qu’on va leur laissé.
    C’est mon sentiment du moment que je veux partager sur ce blog que je trouve passionnant, avec de nombreux point de vue, et vive la contradiction et les contre argument.

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    • bizbee // 11.01.2013 à 23h33

      Une des tres bonnes analyses des racines de la crises que j’ai lu.
      Il y manque peut etre des facteurs importants (plus proches des sciences humaines): une demographie en mutation (en chine bientot un actif pour un retraite), la psychologie sociale, les differences culturelles face a la mondialisations…

      Mais, bon, on atteint de tels degres de complexite…

      Enfin, y a plus qu’a reflechir aux portes de sorties 😉
      Merci

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  • Lozere // 11.01.2013 à 12h36

    Pour ceux qui sont contre le défaut, il faudrait donc que les actifs :

    – continuent à travailler pour payer une dette contractée par leurs aînés
    – continuent à travailler pour financer les privilèges sociaux de leurs aînés (retraite, sécurité sociale, prise en charge de la dépendance etc…)
    – continuent à travailler pour financer l’accroissement du capital de leurs aînés (via l’immobilier et les assurances vie)

    C’est l’esclavage à la mode socialiste.

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    • bizbee // 11.01.2013 à 12h43

      C’est l’esclavage à la mode socialiste.

      Normal, leurs clientèle serait la première touchée…

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      • Fredocool // 11.01.2013 à 13h15

        Un exemple sur le débat autour de la fexsécurité du travail:
        La flexibilité va éliminer une rente individuelle et sociétale (Cdi, crédit, consommation), donc ses rentiers le protègent (salariée, états, entrepreneur). Ce système qui est un consensus social protège un ensemble d’acteur (de la population) au détriment des autres. Le fragile équilibre ne peut plus être maintenu, le système tend à se rompre. C’est la période de trouble que nous vivons en ce moment, on ne peut plus feindre les évidences, et il nous faut retrousser doublement nos manches
        Il va bien falloir crée un nouveau consensus, plus stable et plus juste.
        Je n’ais pas la solution, mais opposer un faux capitalisme de droite et un faux socialisme de gauche est une démarche dogmatique qui cache bien un rapport de domination qui recouvre peu ou prou la même réalité.
        La rente de toute nature, le capitalisme actuel en est un (thésaurisation à outrance) est profondément antilibéral, car elle retient les flux qui permettent de fixer les prix.
        Ne pas estimer le plus correctement le prix d’un produit (objet, dette, monnaie, énergie, salaire, risque retraite) entraine nécessairement des vagues dans le système (spéculation au niveau de l’écume ou pas) dont la stabilisation ne permettra pas forcement le maintien du system dans lequel les prix ont été élaboré.

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      • Fabrice // 11.01.2013 à 13h45

        personnellement je pense que cette fois droite et gauche sont à mettre dos à dos car la droite sait que majoritairement au delà d’un certain âge on vote plus à droite et qu’il n’est pas bon de se mettre son fond de commerce à dos (voir le discours “anti-jeune” avant les élections) mais bon il faut être vigilant car après la lutte des classes, il ne faudrait pas non plus passer à la lutte des tranches d’âge.

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        • Macarel // 12.01.2013 à 00h02

          Mais si ! Mais si ! Les libéraux, qu’ils soient sociaux ou pas, abhorrent la lutte des classes, par contre ils adorent les conflits entre générations, entre sexes, entre communautés, entre corps de métiers.
          Pourquoi ? Tout simplement parce que plus les gens dépensent leur énergie dans des luttes intestines et des conflits privés, moins il leur vient à l’idée que leurs vrais ennemis ne sont pas vraiment ceux qu’ils croient.
          Ceux qui soufflent sur leur imbécilité, sont leurs vrais ennemis.
          Cela me rappelle un poème de Victor Hugo: http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/depuis_six_mille_ans_la_guerre.html

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      • step // 11.01.2013 à 14h44

        retraités qui votent majoritairement à droite notez bien…

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    • fx // 11.01.2013 à 13h53

      dans un pays à la mode socialiste, on n’aurait pas laissé partir un traité comme Maastricht avec plus du tout de contrôles des capitaux, monnaie unique sans politique économique et sociale autre que le libre-échange (tu parles d’une politique !). etc.

      donc ce n’est pas l’esclavage à la mode socialiste, c’est l’esclavage à la mode néo-libérale. Que ce soit le fait de gouvernements (avec un s) socialistes, c’est peut-être qu’une erreur d’intitulé de parti politique non ?

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      • step // 11.01.2013 à 14h45

        erreur d’intitulé…très bon et très vrai ça, je garde

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      • bizbee // 11.01.2013 à 16h09

        “Que ce soit le fait de gouvernements (avec un s) socialistes, c’est peut-être qu’une erreur d’intitulé de parti politique non ? ”

        et la clientèle qui soutient et elit ce parti, elle aussi elle devrait changer “d’intitulé”, en passant de “gauchistes” à “néo-libérale” ???

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  • vincentr // 11.01.2013 à 13h46

    J’aime quand les représentants de l’UMP parlent (bon là ex UMP si j’ai bien suivi, mais l’oiseau est pas tombé bien loin du nid), tu sais très vite pour qui ils roulent.
    Là c’est flagrant dès les premières secondes de l’intervention de M. Fourgous, il y aurait un chèque sur son front de la part de BNP Paribas que ce serait pas plus clair.

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  • fabien775 // 11.01.2013 à 14h01

    Je vais vous donner une petite idée de la ségrégation à cause de l’âge. Sarko qui approche de la soixantaine a rétablit la recherche d’emploi obligatoire au-delà de 57 ans. Il se trouve certainement encore très jeune, sauf que pour les entreprises, vous êtes un vieux qui n’a plus sa place dans le monde du travail.
    La grande hypocrisie est le nouveau mode de fonctionnement dans ce pays, comme dans les autres d’ailleurs. Il est vrai qu’en politique, 60 ans c’est encore très très jeune….

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  • Twicedd // 11.01.2013 à 14h07

    Non mais … ce J.M. Fourgous est une vraie blague à lui tout seul ! Sa mauvaise foi est incroyable !

    5’29” « Je pense qu’en France il faut arrêter de stigmatiser, d’opposer, de chercher des responsables comme cela … »
    14’08” « Il faut arrêter de stigmatiser les entreprises, les investisseurs, les banquiers »
    15’08” « C’est une culture publique Dexia. Vous auriez mis des vrais chefs d’entreprise, des gens compétents … » (quel argumentaire, pas dogmatique pour un sou)

    Ah oui ça c’est sûr, lui ne stigmatise pas du tout. Surtout il ne désigne pas le Public comme source de tous les maux. D’ailleurs, apothéose :

    15’27” « On en a marre du public »

    Allez et un petit dernier pour la route :

    20’22 « Laurence Parisot, qui est quand même modérée, parle de guerre civile » (à propos de mesures contre l’exil fiscal)

    Là je n’ai qu’une seule chose à dire : LOL. Parisot, patronne des patrons du CAC40, personne modérée ! Ben voyons !

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    • celimen // 11.01.2013 à 14h48

      Bonjour,
      je suis en adéquation avec votre commentaire: ce Fourtou est … LOL 😉
      (désolé maintenant c’est mon tout tour de faire du commentaire Figaro ou Canard Echevelé, y ‘ a pas de raison…)

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      • bizbee // 11.01.2013 à 15h35

        “c’est mon tout tour de faire du commentaire Figaro”

        bah, ça fait du bien aussi de temps en temps, faut trop culpabiliser… 😉

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    • Twicedd // 11.01.2013 à 15h35

      Remarquez ça ne doit pas être facile pour lui de se supporter : il en a marre du Public qui est mauvais chef d’entreprise et incompétent. Bien pour un élu de la République.

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  • fabien775 // 11.01.2013 à 14h10

    Une info que je viens de trouver sur le site Quoi.info, sur le dumping social de l’ Angleterre et de l’ Allemagne. C’est éclairant.
    http://quoi.info/actualite-economie/2013/01/10/dumping-social-allemagne-et-royaume-uni-nouveaux-chiffres-1158945/

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  • Philippe // 11.01.2013 à 14h14

    Avec HSBC aux Etats Unis, on a franchi un pas supplémentaire, on est passé du TBTF (Too big to Fail) au TBTP (Too big to Prosecute).

    Jon Stewart le dit de manière amusante ici:
    http://www.thedailyshow.com/full-episodes/wed-january-9-2013-jeff-bridges

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  • FLAGE // 11.01.2013 à 14h53

    je vous aime bien Olivier,mais soyons honêtes : c’est le bi partisme droite /gauche qui a toujours empêché la droite de faire preuve de courage en matière d’économie de structure .
    La gauche, elle n’a pas d”état d’âme , elle dépense. puisque son électorat, peu éduqué en économie, croit toujours qu’il y a de l’argent ( “là, où il est” )

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    • jducac // 11.01.2013 à 17h53

      @ FLAGE Le 11 janvier 2013 à 14h53

      La gauche, elle n’a pas d”état d’âme , elle dépense. puisque son électorat, peu éduqué en économie, croit toujours qu’il y a de l’argent ( “là, où il est” )

      Au point où nous en sommes arrivés, il faut certainement dépasser le clivage droite gauche et admettre que depuis le début des années 70, la France s’est peu à peu appauvrie au point d’en arriver maintenant à un décrochage. Elle n’a plus de richesses dans son sous sol, détient 1800 milliards de dettes, dispose d’un capital industriel très déprécié, associé à un capital humain peu compétitif à cause des charges (impôts, taxes, cotisations) qui pèsent sur les salaires les rendant non concurrentiels, d’autant que nos durées d’activité sont réduites (35h et retraite à 60 ans) par rapport à la concurrence qui est en général plus active.

      Si nous voulons remonter la pente, nous n’échapperons pas à devoir travailler beaucoup plus pour beaucoup moins cher afin d’être plus compétitifs et de reconstituer une richesse nationale que nous avons dilapidée depuis 40 ans, en nous laissant vivre au dessus de nos moyens.

      L’éducation de tous, en matière d’économie de base, doit être remise à niveau, comme c’était le cas encore à l’après dernière guerre mondiale, dès l’école primaire. Cette remise à niveau éducative de base devrait être faite sans y introduire de biais partisan anticapitaliste, puisqu’il faut bien le reconnaître, tous les pays et tous les régimes du monde, se sont aujourd’hui convertis à l’économie de marché de type capitaliste.

      Plus on tardera à se mettre courageusement à l’ouvrage, plus notre pays se condamnera à ne jamais pouvoir reconquérir le statut qu’il avait antérieurement.

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    • Incognitototo // 11.01.2013 à 18h08

      @ FLAGE,

      C’est fou ce que les a priori et les croyances ont la vie dure…

      Pour votre information qui sont ceux qui ont fait le plus de dettes en France parmi nos gouvernements : http://a388.idata.over-blog.com/0/44/51/81/Retraites/Graph-augmentation-actualisee-dette-publique.jpg

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    • ouvrierencolere // 11.01.2013 à 20h16

      sarkozy : + 600mds de dettes

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  • Moi-même // 11.01.2013 à 14h53

    Pouvez-vous en faire un résumé…Tout le monde n’a pas le temps de tout voir et tout écouter. Merci.

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  • Fredocool // 11.01.2013 à 15h01

    Encore une fois, Lorsqu’on parle d’esclavage (un rapport de domination très asymétrique), Nos ancêtre européen et américain en usé et abusé Pendant plus de deux siècle. Cette domination rendu possible par des avantages théoriques et techniques ont permis de démultiplier les sources d’énergies pour transformer les ressources naturelles (les colonies : matière première et esclave) en richesse.
    Cette richesse se transforme bien en capital qui peut être ensuite investie pour augmenter les connaissances théorique et technique, qui permette de garder les positions de domination au niveau mondial (on est à ce titre les architectes de la mondialisation, qui n’est pas nouveauté de notre temps) et au niveau des sociétés en créant différentes strates sociaux (luttes des classes).
    Au passage un esclave à un cout d’achat (investissement), et un cout d’entretien (nourriture, logement même médiocre, soin pour ne ruiner l’investissement initial). De ce fait le passage au salariat (venue des campagnes vers les villes), très nettement exploiter lors de l’industrialisation, combiner à l’utilisation des énergies fossiles très bon marché (trop bon marché) qui démultiplie la puissance énergétique pour transformer son environnement ( produire des objets et des infrastructure) est une aubaine pour les entrepreneur et les détenteur de capitaux. Et ceci d’autant plus avec le développement des technique de production.
    En gros il faut que au début les hommes transforme des ressources grâce a du travail (de l’énergie et des connaissances) pour produire de la valeur ajouter (la transformation de l’environnement en objet et infrastructure qui apporte une amélioration par rapport à l’étant antérieur du système). La partie de valeur ajouté qui devient du capital (instrument de la domination s’il en est) est donc un sous produit du processus du développement économique, c’est bien le produit excédentaire provenant d’un travail antérieur. C’est boucle de rétroaction du système et n’est en aucun cas une source du monde économique.
    Or c’est bien la source du problème de l’idéologie du système capitaliste, et non pas libéral dont il se distingue. La partie de la plus valu captée par le capital est anormal en comparaison de l’apport des énergies fossiles et de la connaissance (les deux étant le fruit d’une accumulation du travail du passé de la nature et des humains).
    C’est l’ignorance et l’arrogance des détenteurs de capitaux, qui aveuglé par leur volonté de domination, entrainent une formations des prix erroné et profondément antilibéral (c’est bien sur beaucoup plus facile de le dire maintenant).

    En ce qui concerne le présent, nous devrions prendre plus en compte la nature de la richesse, en définissant un vrai prix de l’énergie et nous préoccuper a 100% d’alternative crédible et viable pour l’avenir (pour l’instant le photovoltaïque et l’éolien sont très peux efficace). Et en ce qui concerne sa redistribution, elle doit être planétaire, ce n’est pas un combat entre français ou entre européen.

    Puisque les marches sont biaisée par des facteurs externe non prix en compte (et des facteurs internes que sont la confiance : quel est le prix de la confiance ? et la liquidité : quel est le prix de la liquidité ?), les états, la société, donc en quelque sorte les marché aussi devon leur et don nous imposer des contraintes (qui reste à inventer ou à améliorer comme la taxe Carbone) sur les prix (il y’a la une vrai limite au système libéral).
    Pour la redistribution de la richesse, absolument nécessaire pour rectifié les inégalités à l’échelle de la planète en terme de pauvreté, de concurrence commercial, de la dette des états, la balance des payements, le tout dans un contexte de raréfaction du pétrole, je ne sais pas vous, mais ça me donne un peu le vertige…

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  • Fredocool // 11.01.2013 à 15h16

    Encore une fois, Lorsqu’on parle d’esclavage (un rapport de domination très asymétrique), nos ancêtre européen et américain en ont usé et abusé pendant plus de deux siècles. Cette domination rendu possible par des avantages théoriques et techniques ont permis de démultiplier les sources d’énergies pour transformer les ressources naturelles (les colonies : matière premières et esclaves) en richesse. Cette richesse se transforme bien en capital qui peut être ensuite investie pour augmenter les connaissances théorique et technique, qui permettent de garder les positions de domination au niveau mondial (on est à ce titre les architectes de la mondialisation, qui n’est pas nouveauté de notre temps) et au niveau des sociétés en créant différentes strates sociaux (luttes des classes).
    Au passage un esclave à un cout d’achat (investissement), et un cout d’entretien (nourriture, logement même médiocre, et des soins pour ne ruiner l’investissement initial). De ce fait le passage au salariat (venue des campagnes vers les villes), très nettement exploité lors de l’industrialisation, combiner à l’utilisation des énergies fossiles très bon marché (trop bon marché) qui démultiplie la puissance énergétique pour transformer son environnement ( produire des objets et des infrastructure) est une aubaine pour les entrepreneurs et les détenteur de capitaux. Et ceci d’autant plus avec le développement des technique de production et donc de l’augmentation de la productivité.
    En gros il faut qu’au début les hommes transforme des ressources grâce a du travail (de l’énergie et des connaissances) pour produire de la valeur ajouter (la transformation de l’environnement en objet et infrastructure qui apporte une amélioration par rapport à l’étant antérieur du système). La partie de valeur ajouté qui devient du capital (instrument de la domination s’il en est) est donc un sous produit du processus du développement économique, c’est bien le produit excédentaire provenant d’un travail antérieur. C’est une boucle de rétroaction du system et n’est en aucun cas une source du monde économique.
    Or c’est bien la source du problème de l’idéologie du système capitaliste, et non pas libéral dont il se distingue. La partie de la plus value captée par le capital est anormal en comparaison de l’apport des énergies fossiles et de la connaissance (les deux étant le fruit d’une accumulation du travail du passé de la nature et des humains) dans le processus de production.
    C’est l’ignorance et l’arrogance des détenteurs de capitaux, qui aveuglé par leur volonté de domination, entrainent une formations des prix erroné et profondément antilibéral (c’est bien sur beaucoup plus facile de le dire maintenant).

    En ce qui concerne le présent, nous devrions prendre plus en compte la nature de la richesse, en définissant un vrai prix de l’énergie et nous préoccuper a 100% d’alternative crédible et viable pour l’avenir (pour l’instant le photovoltaïque et l’éolien sont très peux efficace). Et en ce qui concerne sa redistribution, elle doit être planétaire, ce n’est pas un combat entre français ou entre européen.

    Puisque les marches sont biaisée par des facteurs externe non prix en compte (et des facteurs internes que sont la confiance : quel est le prix de la confiance ? et la liquidité : quel est le prix de la liquidité ?), les états et la société, donc en quelque sorte nous tous, devons leur imposer des contraintes (qui reste à inventer ou à améliorer comme la taxe Carbonne) sur les prix (il ya la une vrai limite au système libéral).

    Pour la redistribution de la richesse, absolument nécessaire pour rectifié les inégalités à l’échelle de la planète en terme de pauvreté, de concurrence commercial, de la dette des états, la balance des payements, le tout dans un contexte de raréfaction du pétrole, je ne sais pas vous, mais ça me donne un peu le vertige…

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  • Incognitototo // 11.01.2013 à 15h18

    @ tous ceux qui glosent sur la dette, le défaut et autres scénarios…

    Et si on saisissait les fonds “anonymes”, ceux qui constituent les 21 000 Md$ planqués dans des paradis fiscaux opaques ?

    D’autres scénarios sont possibles : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-c-les-dettes-publiques-dans-la-serie-on-ne-vous-dit-pas-tout-et-c-est-quoi-la-pensee-virtue-93342838-comments.html

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    • bizbee // 11.01.2013 à 15h44

      sans faire offense au fait que j’ai pas lu votre article;

      en 3 points comment vous “saisissez” ces fonds “anonyme” et “opaques” ?

      Ne seraient-ils pas les premiers touchés ces fonds, en cas de défauts des états, puisqu’il correspondent justement à l’amoncellement d’actifs fictifs qu’à produit la financiarisation?

      c’est une question, je n’ai pas la réponse…

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      • Incognitototo // 11.01.2013 à 16h03

        Il “suffit” de modifier très légèrement l’article 119 bis et 1649 A du CGI, ainsi que de dénoncer les conventions fiscales qui ne respectent pas une réelle réciprocité d’information fiscale…

        En gros, notre droit actuel (et depuis longtemps) nous permet déjà d’exiger 100% (non déductible en plus) des montants de toute distribution, dont on ne peut nommément identifier les destinataires ou si elle ne constitue pas une rémunération en contrepartie d’un service réel. Pourquoi ne l’appliquons-nous pas ?
        Il suffit de nettoyer le CGI de ce qui empêche l’application de ce droit dans toute sa rigueur et tout à coup, tous les fonds dont on ne peut nommément identifier les propriétaires deviennent saisissables…

        Ces fonds ne sont pas que le produit de la financiarisation, ils sont surtout le résultat de l’évasion fiscale et de la dérèglementation permises par la mondialisation…

        Pour plus de renseignements techniques : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-le-faux-debat-sur-l-evasion-fiscale-et-les-paradis-fiscaux-39754086-comments.html

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        • bizbee // 11.01.2013 à 16h14

          merci, pour tes réponses, toujours pertinentes avec bcp de travail de recherche derrière.

          donc, si on applique la loi, on devrait connaître le nom des propriétaires de ces fonds? c’est énorme!
          alors comme vous dites;

          Pourquoi ne l’appliquons-nous pas ?

          et c’est là que mon instinct révolutionnaire reprend le dessus sur mon instinct bourgeois…

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          • Incognitototo // 11.01.2013 à 17h01

            J’ai pas beaucoup de mérite… j’ai été pendant 30 ans, expert-comptable, CAC et chef d’entreprise… ;o)))

            Oui, notre droit nous permet déjà ça et depuis plus de 30 ans… puisque les premières lois répressives concernant le versement de rémunérations à des anonymes datent de 1979…

            La dichotomie qui existe entre nos lois et la façon dont elles (ne) sont (pas) appliquées, est un vaste sujet… En fonction de sa culture politique, on pourra même y voir le résultat de la “lutte des classes”…

            Personnellement, j’ai des réponses plus terre-à-terre qui concernent la difficulté de prendre des décisions, quand on est en situation de pouvoir et soumis à un système qui impose sa propre logique…

            La rupture dans la combativité de la classe politique date de 1982 et si on analyse le contexte de l’époque, on comprend que ceux qui gouvernaient alors, se sont posés les choix entre “isolationnisme” et “ouverture”, en acceptant pour chacun de ces termes toutes les conséquences qui y étaient liées… et comme on le sait, ils ont choisi (pour nous) “l’ouverture”, en faisant toujours plus de la même chose et sans mesurer les impasses auxquelles cela nous a conduits… jusqu’à rendre notre droit complètement “schizophrène”…

            Bizarrement, il n’est jamais arrivé jusqu’à l’esprit de nos gouvernants, comme ça a pu être le cas dans les pays scandinaves et d’autres comme la Nouvelle-Zélande, qu’on pouvait faire de l’ouverture et de la protection en même temps… ça, ça reste vraiment un mystère…

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          • bizbee // 11.01.2013 à 17h16

            “Bizarrement, il n’est jamais arrivé jusqu’à l’esprit de nos gouvernants, comme ça a pu être le cas dans les pays scandinaves et d’autres comme la Nouvelle-Zélande, qu’on pouvait faire de l’ouverture et de la protection en même temps… ça, ça reste vraiment un mystère…”

            peut-être parce qu’en France 68 a aussi été une rupture psychologique forte, avec des effets que l’on ressent encore. “Il est interdit d’interdire”, à entendre leurs enfants le répeter, ils ont ptètre finit par croire eux aussi, aux bénéfice de la dérégulation…
            N’est-ce pas dans cette période que les taux de divorces ont commencé à monter ?

            Pour moi, la mutation économique est avant tout liée à une mutation de société.
            Et je ne leur jettent pas la pierre, mais je regrette qu’il n’existe plus de moyens efficaces d’évaluer et de juger, le cas échéant, les actions et fausses promesses de nos représentants.
            C’est une déresponsabilisation à tous les niveaux qu’on a connu.

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            • Incognitototo // 11.01.2013 à 17h33

              Oui, sûrement pour l’impact idéologique, mais je ne suis pas sûr que ça suffise à expliquer les trahisons de toute une classe politique européenne (aussi bien de droite que de gauche, et parce qu’il n’y a pas que la France qui vit cette dichotomie), qui ont conduit à se plier aux diktats US sur le “libre-échange”, eux-mêmes consécutifs à 1971… Il est vrai que la “menace soviétique” était encore présente et que les USA ont toujours posé les problèmes en “tout ou rien”… mais quand même, est-ce que ça obligeait l’Europe à “tout lâcher” ? Tandis que d’autres pays ont su faire les deux s’ouvrir et se protéger…

              Des questions qui resteront sûrement sans réponses…

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  • Incognitototo // 11.01.2013 à 15h21

    Je suis impatient de voir comment Lienemann va faire valoir sa “différence” sur la réforme bancaire…

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  • fabien775 // 11.01.2013 à 15h22

    Au tout début, la bourse à été crée pour définir la valeur des produits et des matières premières. Le système a été perverti par une clique de profiteurs avec l’ aval des gouvernements. Que peut-on faire maintenant que ce système est totalement gangréné?

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    • Fredocool // 11.01.2013 à 15h36

      Juste pour resituer nous somme aussi des profiteurs, un peux moins que ceux qui sont aux dessus de nous et beaucoup plus que la majorité des gens sur cette planète. Du coup si on se pose les bonne question pour maintenant et l’avenir surtout, c ‘est comment nous allons partager la richesse a l’échelle de la planète: on ne peut vouloir de l’équité pour soi et par pour les autres. En d’autre terme on ne peux rejeté la domination qu’on subi et vouloir la dominer les autres.
      En ce qui concerne les inégalité de distribution de la richesse du passé qui engendre une partie des problèmes que nous rencontrons, que soit par l’impôt ou l’annulation ou la dévaluation, les conséquences ne seront pas très agréable car de toute façon nous faisons partie d’une manière ou d’une autre de cette société qui arrive en bout de cours.
      Ne nous laissons pas aveuglé par ses fausse dettes ( que nous devons régler d’une manière ou d’une autre et le plus vites possibles) que nous ne rembourseront pas et gardons en têtes, le défis des énergie renouvelable et de redistribution des richesse a venir.

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  • NiFuNiFa // 11.01.2013 à 15h48

    Non mais c’est pas possible, mais il sort d’où ce Mr Fourgous ?
    A 6 minutes 20 ça m’a fait bondir, “France Profonde” avec une pointe de mépris.
    Donc si je comprends bien, cette fameuse réforme bancaire, si on est pour la séparation ou autre mesure proposée, c’est nécessairement qu’on est un bouseux et que par conséquent qu’on est tellement CON qu’on serait incapable d’évaluer la question par nous même avec réflexion.
    Et bien voyez-vous Mr Fourgous, je vous rends bien votre ‘mépris de classe’, et je serais où caser ma pique en premier si on devait les ressortir !

    @fabien775
    Je ne suis pas du tout expert sur la bourse mais je pense que le système est parti en vrille à partir du moment ou le ‘risque’ n’est plus un risque. Normalement il doit y avoir un équilibre entre les gagnants et les perdants, de telle sorte qu’une espèce de principe de précaution s’installe chez les joueurs du casino et les empêche de tout claquer dans le casino car ils ont conscience du ‘risque’. Je pense que c’est une des caractéristiques du capitalisme financiarisé d’aujourd’hui, tout le monde veut prendre les gains mais personne ne veut prendre les pertes (avec l’aide des institutions effectivement, y’a bon la liquidité et les QE illimité !), et tant que les pertes ne seront pas prises, le système ne pourra pas se purger et la bourse ne pourra pas retrouver un comportement un peu plus ‘normal’, c’est à dire ou tous les acteurs ont conscience du ‘risque’, ce qui empêche des ‘flambées’. Je trouve que le meilleur exemple est l’ex PDG d’AIG qui porte plainte après le sauvetage car les actionnaires auraient été ‘floués’ par l’Etat. Sur la forme, que AIG ai servi d’exemple, pourquoi pas, maintenant sur le fond, personne encore ne veut prendre les pertes.

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  • Dan // 11.01.2013 à 17h31

    La conclusion de ce débat , est que des parlementaires comme Mr Fourgous n’ont pas leur leur place à l’assemblée nationale car effectivement ces gens la sont des pots fleurs qui défendent leurs intérëts uniquement et n’apporte rien au pays. De plus une réforme fiscal en profondeur s’impose pour épurer toutes les niches fiscales qui sont des poisons économiques . De plus il faut réduire le poids de la fonction publique sachant que la création d’un fonctionnaire détruit deux emplois dans le privée.Mais comment éponger 1800 milliards de dettes publiques ,avec un poids d’intérëts de 54 milliards à payer , sur ce sujet nous n’entendons plus nos politiciens proposés des solutions , de plus ils se sentent pas ni responsable ni coupable……. alors à quoi servent-ils ?

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    • rem4s // 11.01.2013 à 21h18

      <>

      Premiere fois qu’un commentaire anti-fonctionnaire en fait l’éloge:
      un fonctionnaire est donc selon vous deux fois plus productif qu’un employé du privé 😉

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  • fabien775 // 11.01.2013 à 18h53

    Je suis d’accord concernant cet individu Fourgous. Ce personnage est dangereux pour la démocratie car il ne représente qui lui, même s’il a été mal élu. La députation ne représente pas le peuple. Ce ne sont que des professionnels de la politique qui bénéficient d’une rente de situation. Ils ne sont pas concernés par la pauvreté qui s’installe en France et ils ne seront jamais en galère pour vivre à peu près correctement.

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  • Macarel // 11.01.2013 à 21h07

    Maxime libérale:

    “Mieux vaut un consommateur qui rampe, qu’un citoyen debout!”

    http://www.wat.tv/video/ruee-soldes-en-images-5i7i5_2exyh_.html

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  • Macarel // 11.01.2013 à 22h33

    Ah qu’ils étaient heureux nos ancêtres du moyen-âge ! A l’époque où sévissait la grande peste: ils n’avaient pas de problèmes de financement des retraites.
    Finalement, le progrès nous crée plus de problèmes qu’il n’en résout. 🙁

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    • Celimen // 11.01.2013 à 22h47

      C etait meme tres pratique au moyen age, il suffisait de traiter vos templiers preteurs de sodomites et jop au bucher, plus de probleme de dette…
      Comme disait Marx, l histoire ne se repete pas, elle begaie…

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  • Bilbo // 12.01.2013 à 00h54

    Pourquoi vouloir absolument baisser les salaires (d’après certains intervenants qui ne proposent pas bien sur de baisser le leur …) ?
    The Economist a récemment dressé le Rapport mondial sur les salaires – et les résultats sont assez mauvais :
    Plusieurs pays ont affiché des pertes salariales importantes depuis 1997. La Roumanie en particulier.
    Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est la façon dont le modèle linéaire du salaire et de la productivité se comporte.
    Lorsque les salaires ont baissé, la productivité a généralement baissé au même rythme.
    (vu sur le site http://www.quiperdgagne.fr/ )…

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