Nicolas Doze m’a invité à son émission Les Experts le 7 décembre à 9h00, sur BFM Business (la radio filmée, pas BFM TV).

Voici la vidéo :


Prochain rv : le 7 janvier.

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N’hésitez pas à réagir en direct par mail sur cette émission via ce lien – Nicolas Doze consulte bien les mails en direct, et est très demandeur 😉 :

http://www.bfmtv.com/emission/les-experts/

(cliquez sur Lui écrire à droite)

50 réponses à [Intervention média] BFM Business, Les Experts – 7 décembre

  1. La phrase déshabillée Le 10 décembre 2012 à 08h37
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    Quand l’animateur disait “ils savent que…”, il parlait des ordinateurs?! Bonne interview même si l’animateur semble encore défendre l’idée d’un marché efficient. Merci aussi d’avoir souligner le mythe de l’actionnaire propriétaire veillant sagement sur son investissement. J’ai bien l’impression que l’actionnaire ne sert plus que de caution morale au versement de rémunération délirantes à certains PDG, en échange de copieux dividendes. Une forme de corruption morale..


    • WhereIsMyMind Le 10 décembre 2012 à 10h43
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      100% d’accord sur ce point.
      Il a d’ailleurs été bien souligné ici que les actionnaires à l’heure actuelle, ce sont en bonne partie des caisses d’assurances pension ou du même genre. Or ce type de boite de gestion de produit financier n’a pas de vision long terme du tout. On a une exigence de rendement annuel. Peut importe les conséquences industrielles ou sociales.


  2. BA Le 10 décembre 2012 à 09h43
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    Lundi 10 décembre 2012 :

    Italie/crise politique : la Bourse de Milan chute de plus 2% à l’ouverture.

    La Bourse de Milan chutait de plus de 2% lundi dès l’ouverture après l’annonce au cours du week-end d’une prochaine démission du président du conseil Mario Monti, considéré par les marchés comme un gage de stabilité pour le pays.

    A 08H20 GMT, soit vingt minutes après l’ouverture, l’indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, reculait de 2,36% à 15.329 points.

    Les banques étaient particulièrement touchées et leurs titres chutaient tous de 4% à 5%, les opérateurs redoutant qu’elles ne soient pénalisées par un probable regain de tension sur le marché obligataire dans le sillage de cette nouvelle crise politique, dont l’issue paraît incertaine.

    http://www.romandie.com/news/n/_Italiecrise_politique_la_Bourse_de_Milan_chute_de_plus_2_a_l_ouverture31101220120932.asp


  3. Clive Le 10 décembre 2012 à 10h19
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    J’aime beaucoup la façon dont le mot “exproprier” est une horreur absolue façon Corée du Nord si c’est une décision politique dans ce qu’il pense être de l’interêt général, mais n’est même pas prononcé si c’est pour permettre à Vinci de construire et exploiter un aéroport…


    • WhereIsMyMind Le 10 décembre 2012 à 10h45
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      Il est vrai que pour le bien commun (autoroute, chemin de fer,…), on accepte d’exproprier les petits… et c’est normale. Par contre oser évoquer cela contre les riches, c’est un crime!


      • LeTaulier Le 10 décembre 2012 à 10h53
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        C’est pas un problème de petits ou de gros contrairement à ce que tu dis. La différence est dans les objectifs.

        Notre-Dame-des-Landes c’est un projet d’intérêt général ; un aéroport alors que l’expropriation de Florange c’est le niveau zéro de la politique économique. C’est pas en prenant possession de ce site que la demande mondiale d’acier va remonter ou que le coût pour faire venir les minerais d’un port vont diminuer.


        • step Le 10 décembre 2012 à 11h04
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          parce qu’un aeroport supplémentaire en période de réduction du traffic aérien et de hausse du cout pétrolier, c’est pas aussi le niveau 0 de la politique économique ?


          • LeTaulier Le 10 décembre 2012 à 11h25
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            C’est pas un aéroport supplémentaire puisque l’ancien sera fermé. Et puis le trafic aérien pour l’Ouest de la France est en hausse. A moins de penser que tout doit passer par Paris.


          • Stéphane Grimier Le 10 décembre 2012 à 12h31
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            Blablabla, ce taulier est vraiment indécrottable.

            Ca va à l’encontre de ce qu’on doit faire.

            – Se tourner plus vers le national, l’économie locale, et pas plus vers l’international.
            – Réduire le gaspillage de carburant, et l’avion c’est du gaspillage dans 90% des cas.
            – Construire un truc nouveau qui existe déjà mais qui lui sera fermé parce que refaire ce qui existe fait tourner la machine, à vide.
            – Bétonner des terres pour y construire un tarmac n’apparait pas être une évolution de progrès souhaitable en 2012, au vu de l’avenir pétrolier.
            – Dépenser encore quand on a plus un flèche en caisse, et compter sur les marchés privés pour faire tourner la boutique, on a déjà vu, c’est du vent sauf si évidement, faire des nouvelles dettes enrichies toujours les mêmes parasites, au détriment de toujours les mêmes pigeons, vous savez : LES NIAIS.

            En gros, tout ça c’est du vent, comme d’habitude.

            Quant à Florange cher monsieur, il s’agit d’un outil stratégique majeur pour la France, mais ça, évidement, ca ne vous parle pas, puisque votre outil majeur c’est le l’ultra-libéralisme décérébré et exacerbé. En somme, le parasite veut imposer sa loi comme étant LA loi.


          • step Le 10 décembre 2012 à 12h33
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            ah je n’avais pas l’information que l’ancien s’arrêtait, voir plutôt le contraire….

            Débats sur le projet[modifier]

            Arguments en faveur du projet[modifier]

            Ce projet s’ajouterait à l’aéroport de Rennes – Saint-Jacques qui n’est pas un aéroport à vocation internationale45 comme Nantes Atlantique, l’un des treize aéroports en France métropolitaine conservés par l’État46 et non transférés aux collectivités locales dans le cadre des lois aéroportuaires de 2004 et 200547. Le nouvel aéroport viserait à transférer les vols commerciaux de l’aéroport Nantes Atlantique qui, a accueilli en 2011 3 246 226 passagers48 et qui peut en accueillir jusqu’à 3,5 millions49 (ce qui donne un coefficient d’activité passagers de 92 % pour l’année 2011).

            effectivement c’est chargé sur nantes, mais il faudrait voir qu’elles sont les perspective après cette embellie… pas sur qu’elle soit comme le reste de l’économie, rayonnante, ni que l’on puisse augmenter légèrement l’existant.


          • LeTaulier Le 10 décembre 2012 à 14h01
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            Stéphane,

            “Réduire le gaspillage de carburant, et l’avion c’est du gaspillage dans 90% des cas.”

            Tu devrais être content si Florange ferme cela fera moins de pollution.
            Je te ferait remarqué que l’avion c’est pas que du “gaspillage” c’est aussi des voyages d’affaires que des commerciaux utilisent pour vendre des produits made in France et des visiteurs qui font tourner le commerce local.


          • Hervé Le 11 décembre 2012 à 22h24
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            Pourtant, il n’est pas du tout prévu de fermer l’ancien aéroport. Il faut rappeler que l’usine Airbus est juste à côté …


  4. Blogdenico Le 10 décembre 2012 à 10h34
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    Discussion intéressante sur les marchés (la tête de Thesmard quand tu as dit que le marché avait le QI d’une huitre valait le détour) et sur l’industrie versus les services. Ce dernier sujet mériterait vraiment d’ailleurs de vrais débats de fonds : quelle stratégie industrielle nous nous donnons, quelle est la prochaine révolution industrielle dans laquelle s’engager (pour moi elle a forcément à voir avec l’environnement et l’économie décarbonée), quelle protection éventuelle pendant un certain temps, quelle politique incitative plus largement de la part de l’Etat, quelles industries aujourd’hui délocalisées souhaite t-on relocaliser, etc…Aujourd’hui l’Etat s’émeut de la désindustrialisation, fait du cas par cas au gré des plans sociaux, mais dans le fond se résigne à cette désindustrialisation parce que je pense que la plupart des économistes des cabinets et de Bercy pensent comme Thesmard que l’on fera des services et qu’on s’en sortira comme ça. Je pense qu’il s’agit d’un mythe, celui d’une économie qui pourrait se passer d’industrie, et ne vivre que de tourisme, d’hopitaux, de restauration, etc…D’ailleurs Thesmard est bien incapable d’expliquer comment on va trouver du boulôt pour 20 millions de personnes en faisant des services, et comment on va trouver l’argent pour importer matières premières + biens industriels, surtout avec des coûts de transport qui exploseront un jour ou l’autre.
    Sur le sujet, je recommande vraiment les bouquins de Ha Joon Chang, économiste hétérodoxe coréen, qui a écrit des choses passionnantes sur ces sujets. Dans son dernier (2 ou 3 choses que l’on ne vous dit jamais sur la capitalisme), il critique notamment ce mythe de l’économie post-industrielle, et contrairement à ce que dit Thesmard, il est persuadé qu’il ne faut surtout pas imaginer que le marché seul saura faire les bons choix pour orienter notre politique industrielle, au contraire, l’Etat doit très clairement intervenir.
    Petit extrait d’une interview de Chang sur ce sujet : “I argued that we shouldn’t reduce the debate to some kind of simplistic dichotomy between “manufacturing good, services bad. It is a very complex picture, and we need to be willing to revise our positions according to changing trends, but, in many different ways, I showed that manufacturing still matters. Unless you are a very small economy like Monaco or the Seychelles, you cannot just rely on services to have a high standard of living.”
    http://www.makingitmagazine.net/?p=4820


    • Porteu caroline Le 10 décembre 2012 à 11h31
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      @blogdenico
      Quand on aura compris que par définition , un banquier ne peut avoir de stratégie industrielle car il raisonne dans un espace temps différent et qu’il faut donc écarter la finance des décisions stratégiques industrielles, on aura fait un grand pas en avant sur le retour à l’indépendance et à une véritable stratégie industrielle.

      Encore une fois l’exemple Arcelor est parfait . Non seulement la stratégie actuelle de Lakshmi Mital est une stratégie de désindustrialisation de la France pour opérer des transferts qui vont améliorer sa rentabilité immédiate , mais elle a appauvri l’entreprise elle même en faisant exploser son endettement , car on ne peut pas dire au vu des comptes que la situation financière actuelle de Lashmi Mital soit parfaite .

      Il peut toujours faire des promesses , elles n’engagent que lui et n’importe qui regardant ses comptes se rendra compte qu’il n’a aucun moyen de les tenir puisque ses émissions obligataires sont désormais à 9% dans un endettement déjà intenable .

      La construction elle même du modèle de Laskhmi Mital qui lui a permis de faire main basse sur un certain nombre de sites , construction purement financière établie par Goldman Sachs ,est en train de conduire le groupe à la catastrophe ..

      Ils ont raisonné dans des espaces temps différents et en faisant un contresens sur un élément fondamental : l’humain n’est pas une variable d’ajustement contrairement à ce qu’ils pensent .. et l’investissement sur le savoir est encore plus long à rentabiliser que l’investissement sur des équipements.

      Il suffit de regarder l’évolution de la concurrence, en particulier en Europe , pour le comprendre . Thyssen Krupp fait juste l’inverse .. et çà lui réussit beaucoup mieux qu’a Mital , même en termes d’EBITDA et de marge ..

      Olivier a raison quand il dit que le marché a un QI d’huitre .. Je dirais personnellement qu’il n’a pas vraiment de QI , il n’a que celui de ceux qui le manipulent .. et ceux là sont prêts à tout sacrifier pour un taux de rendement immédiat à deux chiffres .


  5. BA Le 10 décembre 2012 à 10h55
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    Lundi 10 décembre 2012 :

    Italie : Mario Monti quitte le pouvoir, et il laisse derrière lui une Italie en ruines.

    Italie : recul de 1,1% de la production industrielle en octobre sur un mois, recul de 6,2% sur un an.

    La production industrielle a reculé de 1,1% en octobre par rapport à septembre en Italie, selon des chiffres diffusés lundi par l’Institut de statistiques Istat dans un communiqué.

    Sur un an, la production industrielle est en recul de 6,2%, selon le communiqué.

    Les analystes de la banque Intesa Sanpaolo s’attendaient à une baisse de 0,5% et vu les résultats du trimestre précédent, ils s’attendent à ce que le dernier de l’année finisse également dans le rouge.

    La baisse mensuelle de l’indice se retrouve dans tous les secteurs, notamment les biens intermédiaires (-8%), les biens de consommation (-5,5%) et l’énergie (-4,4%).

    Sur les dix premiers mois de l’année, la production industrielle a baissé de 6,5% par rapport à la même période en 2011.


    • step Le 10 décembre 2012 à 11h07
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      le problème BA, c’est que derrière c’est probablement le retour du cavalièré, ces chiffres risque d’être bons…par rapport à ce qui les attend avec ce guignol….


      • Patrick Luder Le 10 décembre 2012 à 14h55
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        Il est possible que Super-Mario démissionne de son poste intérimaire pour se présenter avec une élection officielle, manoeuvre pour ne pas laisser Berlusconi augmenter ses avantages … Avec une politique à l’Italienne, il faut s’attendre à tout !


  6. Porteu caroline Le 10 décembre 2012 à 11h01
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    La dépendance et la compétitivité .. sont d’abord des décisions politiques avant d’être des coûts !!!

    Florange est un exemple parfait de la disparition de notion de puissance publique qui démissionne de son rôle pour devenir moins qu’une puissance contractante ..

    Déjà il est extraordinaire que personne n’évoque le rapport sur la filière Acier commandé et reçu par Arnaud Montebourg en Juillet 2012 !!!
    Merci à Incognitoto ..

    La filière de l’acier en France : le cas Florange

    Le mode de gestion :

    La comparaison avec Thyssen Krupp est immédiate pour la cogestion
    “L’actionnariat du groupe est marqué par la présence de la fondation Alfred Krupp, détenant 25% du capital et nommant à ce titre 3 des 10 membres du conseil de surveillance désignés par les actionnaires. Les 75% restant du capital sont la propriété d’investisseurs financiers et d’actionnaires individuels, qui peuvent donc nommer 7 représentants12. De manière classique dans une entreprise industrielle allemande, 10 autres représentants au conseil de surveillance sont nommés par les salariés.
    Mais en dehors du mode de gestion , ce rapport fait apparaitre bien d’autres facteurs qui sont des facteurs clefs dans la compétitivité d’une industrie comme celle de l’acier :
    – le développement et le dynamisme industriel de la “région” (page 53)

    et surtout : l’expertise des salariés .
    Je crois que nous avions entendu Lakshmi Mittal expliquer un jour que le coût humain était une variable d’ajustement comme une autre . Il n’a pas dû assez lire Jean Bodin “Il n’est de richesses que d’hommes” . Des projets innovants, des partenariats avec des centres de recherches,

    et :
    une accumulation exceptionnelle de compétences et de savoir-faire, touchant à l’ensemble des métiers de la sidérurgie. Ce patrimoine de compétences est aujourd’hui menacé, d’une part par une moindre transmission de l’expérience du fait de la diminution des recrutements et, d’autre part, par des départs, soit vers d’autres sites du groupe, soit à l’extérieur du groupe, de certains personnels qualifiés inquiets sur les perspectives d’avenir, après les mises à l’arrêt temporaires successives de certaines parties de l’activité.
    Paradoxalement, c’est grâce à la compétence et au savoir-faire des personnels que, dans le cadre de l’ajustement de la production à la baisse de la demande, l’activité des hauts- fourneaux a pu être réduite à des niveaux exceptionnellement bas sans compromettre la pérennité de l’outil, avant que l’arrêt temporaire ne soit finalement décidé.
    Le maintien sur place des compétences est un facteur-clé de l’avenir du site intégré. (page 57)

    Tout ce que Lakshmi Mittal est en train de détruire : la compétitivité de l’entreprise qu’il a lui même achetée .. pour sacrifier à des vues court termistes de rentabilité immédiate .
    Le cas Florange Arcelor est un exemple du “comment on peut détruire la compétitivité là ou elle existe, et comment rendre la France dépendante là ou elle est encore indépendante.

    Arcelor Mittal avait réalisé avant 2006 un modèle exceptionnel d’intégration (modèle de Knowledge management). modèle qui lui a permis de devenir ce qu’il était avant le rachat . Ces modèles permettent d’améliorer la compétitivité d’une société , de reproduire des schémas de production .Lakshmi Mital a effectivement tranféré le savoir faire . Mais ce sont des modèles dynamiques par essence . Si ils ne sont pas suivis, entretenus , maintenus, ils s’étiolent et ne sont plus adaptés aux nouveaux contextes . Ils deviennent obsolètes .

    Ces modèles nécessitent un haut niveau de qualification de la part de ceux qui les concoivent, mais également de la part de ceux qui les entretiennent et de ceux qui les exécutent . Et c’est bien ce que le rapport souligne . Cet exceptionnel niveau de compétence est en train de voler en éclats à cause de la fragmentation humaine résultant de la politique de Lakshmi Mittal . Cela lui a peut-etre permis d’améliorer son EBIDTA dans l’immédiat, mais à terme il est perdant par définition .

    L’industrie sidérurgique nécessite AUSSI des qualifications de très haut niveau ..


    • step Le 10 décembre 2012 à 11h19
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      c’est selon moi, la vrai bonne raison de la nécessité de passer par la main publique cette entreprise. L’oter de la main d’un dirigeant nuisible à l’intérêt (au choix, de la filère, du pays) pour la filer à quelqu’un dont l’objectif est de produire de l’acier pour les marchés exigeants, pas de faire briller son EBIDTA…

      Après comme l’irresponsabilité et la nuisance en économie n’est jamais payée par ceux qui la pratiquent, nous aurons droit à un exemple supplémentaire, de “l’efficience” des marchés qui vont duement rémunérer ce “patron” (les guillemets sont inspirés par le respect que j’ai pour les vrais patrons) et mettre en l’air quelques milliers de famille pour son plus grand profit.

      La reculade pitoyable pour moi du gouvernement est liée probablement au fait que ces derniers n’ont plus d’argent et viennent de s’en rendre compte. 5 ans après nous, c’est … un peu long de la cafetière, surtout au prix ou on les paye…
      Nb: quand je dis pas d’argent, je dis pas d’argent pour autre chose qu’accepter ce que demandent ce qui en ont, de l’argent…


  7. LeTaulier Le 10 décembre 2012 à 11h01
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    J’ai trouvé le débat intéressant. D’abord le niveau général des intervenants est élevé et puis surtout c’est un vrai débat avec des opinions contradictoires.

    C’est vrai que Thesmard a une tête à claque mais au moins il représente les idées qui ont dominé dans les années 90-200: L’industrie c’est pas bien (je caricature).


  8. BA Le 10 décembre 2012 à 11h55
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  9. Cyrille Le 10 décembre 2012 à 11h57
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    Gemalto et Hologramme industrie deviennent la tarte à la crème de BFM Business. Doze n’a que ces deux noms dans la bouche, et Stéphane Soumier idem (voir l’émission ASi à laquelle vous avez participé)


    • LeTaulier Le 10 décembre 2012 à 12h13
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      Vielle technique qui consiste à glorifier un succès dont on est en rien responsable pour en tirer quelques miettes de gloire.


    • Porteu caroline Le 10 décembre 2012 à 12h22
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      Dossier dans lequel l’Etat pour une fois a joué son rôle pour éviter les transferts de brevets à l’étranger .

      En 2009, la Caisse des Dépôts et Consignations via le Fonds Stratégique d’Investissement rachète 8,43% de Gemalto et bloquant ainsi les rachats de la part des Fonds US soupçonnés d’avoir des relations très proches avec la CIA .

      La compétitivité c’est d’abord une question de volonté politique .. Gemalto en est aussi un exemple .

      Remember :
      Pour Marc Lassus et plusieurs de ses alliés au conseil d’administration : si Gemplus traverse aujourd’hui cette crise, c’est d’abord à cause de TPG. Selon eux, Bonderman aurait d’abord cherché à affaiblir l’entreprise, pour ensuite la transférer aux Etats-Unis dans le but de mieux la revendre à un groupe américain. Et quand, en août dernier, les salariés de Gemplus découvrent, ahuris, que leur nouveau patron, Alex Mandl, a été administrateur d’In-Q-Tel, un fonds d’investissement de la CIA, les hypothèses les plus folles circulent. Et si TPG travaillait, en sous-main, pour des intérêts secrets américains, appâtés par la technologie française ?
      http://www.liberation.fr/economie/0101432932-gemplus-l-espion-qui-n-en-est-pas-un

      Le parallèlle avec le pacte d’actionnaires signé entre PSA et GM , pacte au nom duquel PSA s’est vu interdire toute exportation en Iran ressemble furieusement à l’article de Libé sur le parcours de Gemplus


  10. Adrien Le 10 décembre 2012 à 12h07
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    Je tiens à réagir à l’affirmation de Thesmard selon laquelle la crise actuelle est une crise bancaire.

    Pour commencer, je ne comprends pas pourquoi aujourd’hui est véhiculée à ce point l’image que le bilan de l’activité bancaire est opaque. Tout citoyen français est en mesure de se rendre soit sur le site de l’Autorité de Contrôle Prudentiel, soit directement sur le site des banques concernées, pour y lire les chiffres de l’activité des banques et des assurances.
    Or, qu’apprenons-nous à la lecture de ces documents : que l’ensemble des établissements de crédits a réalisé à un résultat net de plus de 20 milliards d’euros en 2009 et de plus de 25 milliards en 2010 après impôt et versement des salaires (je n’ai pas les chiffres de 2011 sous les yeux, mais ils sont consultables). Les banques font des profits, et même de gros profits si l’on rapport ce chiffre à la somme des fonds propres de l’ensemble des établissements de crédit : 560 milliards en 2009 et plus de 580 en 2010. L’ensemble des banques françaises détient en capitaux propres et en provisions le quart du PIB français. Dès lors, je n’ai de cesse de m’étonner devant ceux qui décrivent cette crise comme une crise de solvabilité bancaire…

    Les accords de Bâle 3 sont particulièrement néfastes en ce sens. En augmentant les ratios de fonds propres, on arrive de mon point de vue au résultat inverse de celui encouru : l’augmentation du risque bancaire. En effet, si une banque voit ses fonds propres augmenter, pour maintenir ses profits, elle ne dispose que de trois solutions : augmenter ses prises de risques, se désengager (ce qui présente des risques de contraction du crédit) ou alors faire payer la facture au client c’est-à-dire augmenter le coût de l’intermédiation bancaire !

    Je vais prendre un autre exemple. Pour l’année en cours, BNP Paribas a estimé à 120 millions d’euros le coût de la dette grecque dans son activité. Rapportée aux quelques milliards qu’elle affiche en résultat, cela laisse songeur sur ce qui se trame du côté de l’UE sur la future restructuration de la dette grecque…

    Les banques françaises sont en réalité particulièrement robustes et solvables et d’un autre côté très profitable et performante. La crise actuelle est de moins de point de vue une crise du marché monétaire qui relève du fonctionnement des marchés (fortement instables en raison du rôle de la psychologie sur ceux-ci) et non du fonctionnement des banques. Les banques créent de la liquidité et sont particulièrement utiles à toute l’économie en ce sens : non seulement elles permettent l’échange et la production à travers les fonctions de la monnaie mais encore elles rendent les marchandises plus liquides (elles leur permettent de circuler plus rapidement). Ceux qui souhaitent séparer les activités bancaires pour en minimiser les risques se trompent à la fois dans l’identification des causes de la crise et sur les conséquences qu’aurait une telle mesure sur l’économie réelle de mon point de vue. La spéculation est utile à l’économie dans son ensemble car elle permet une meilleure circulation marchande (et donc un plus haut volume de production et d’emploi).


    • Porteu caroline Le 10 décembre 2012 à 16h13
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      Adrien
      Juste un petit chiffre : 67 000 Milliards de shadow banking dans le collimateur de Conseil de stabilité Financière
      http://www.financialstabilityboard.org/publications/r_121118.pdf

      Si vous voulez vous référer aux déclarations du Directeur général d’Euronext sur l’activité bancaire , il dit exactement la même chose :
      “Lutter contre l’opacité financière et la fragmentation deux fléaux des marchés de capitaux” par Dominique Cerutti ..

      Et enfin , un truc du nom de toxiques non provisionnés , vous avez entendu parler ?

      Je serais vous, je changerais de source d’informations . Il faut arrêter d’écouter ce que racontent les banquiers : ils mentent .. Par contre votre naiveté pour ne pas parler d’ignorance montre que nous faisons des dépenses totalement inefficaces avec nos structures de contrôle puisqu’elles ne font qu’autoriser et couvrir les mensonges en question au lieu de les combattre comme l’autorité de contrôle prudentiel .

      Il parait que l’heure est aux économies , quand quelque chose est aussi inefficace , soit on le réforme , soit on le supprime .


      • Adrien Le 10 décembre 2012 à 18h15
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        Bonjour Caroline,

        Si à votre connaissance, les banquiers mentent, à la mienne non. Oui, la corruption bancaire existe, en revanche les comptes bancaires publiés sur le site de l’Autorité de Contrôle Prudentiel sont parfaitement transparents. Si vous disposez d’éléments vous permettant d’affirmer le contraire, je serai très intéressé de les connaître.

        Vous mentionnez le shadow banking. Mais, les opérations hors bilan ne sont pas nécessairement des opérations risquées, et je pense en particulier au SWAP de taux qui sont généralement couverts et représentent des montants tout à fait astronomiques mais sans risques.

        Il est par ailleurs tout à fait normal que les banques soient un porte-feuille prêteur, c’est leur fonction économique que de créer de la liquidité à partir d’un volume de réserves monétaires : la monnaie est une dette. Les systèmes alternatifs de Currency Board, ont, me semble-t-il, montré historiquement leurs limites. Ce n’est pas un problème que les banques prêtent plus que leurs fonds propres, c’est la logique même de leur activité.


        • Porteu caroline Le 10 décembre 2012 à 19h19
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          @Adrien
          Puisque vous prenez l’exemple des swaps de taux .. Ces opérations spécifiques ont fait perdre 600 Millions d’euros à Dexia .. ou plus exactement la fraude effectuée sur le LIBOR a fait perdre 600 millions sur les swaps de couverture pris par dexia .

          http://www.lecho.be/actualite/entreprises_finance/Dexia_victime_de_la_manipulation_du_Libor.9214845-3027.art?ckc=1

          Les pertes de “La Baleine” se sont également faites sur des produits de couverture , même si ce ne sont pas des banques françaises qui ont eu à en subir les effets .

          D’ailleurs le rapport de l’OCDE à partir des données du SIFIs est tout à fait clair :

          Most of the derivatives are provided in the opaque OTC market, where pricing is difficult to monitor, due to the tailored nature of the products. While transparency will improve somewhat with better reporting and more clearing required of some products in the reform process, it is clear that oligopolistic concentration is conducive to wide bid-ask spreads and lack of price competition.

          Price discovery in financial markets where counterparties are concerned depends on opposite sides of the trade having different views. The fewer players there are the less divergent views on security prices there are likely to be. As already noted at the outset, the financial crisis was caused in part by the mispricing of risk. The increasingly concentrated nature of the derivatives market raises the chances of mispricing assets due to the lack of competition in bid-ask spreads.

          Les opérations hors bilan réalisées en shadow banking ne sont pas toutes à risque ni générant des pertes , je vous le concède , mais une chose est certaine , elles facilitent la fragmentation, la corruption , la fraude et en particulier les conflits d’intérêts ainsi que la notion de juges et parties . En sous évaluant les risques qu’elles recouvrent on a amplifié les crises .

          A titre d’exemple je vous rappelle que ce sont également ces swaps de taux qui ont permis de truquer les comptes Italiens lorsque Draghi était directeur du Trésor (rapport Gustavo Piga) et que dans la suite logique , ce furent également les techniques utilisées pour les comptes Grecs lors de sa rentrée dans l’euro .

          Pour les bilans bancaires , il suffit de prendre à nouveau l’exemple Dexia et le superbe rapport semestriel (premier trimestre 2012) sorti en Juillet dernier .. N’importe quel chef d’entreprise non financière aurait eu quelques petits problèmes pour en justifier la teneur à la barre d’un tribunal deux mois plus tard .
          Ou si vous préférez les externalisations des toxiques ou bien leur non provisionnement .

          Quelles parties des participations préférentielles ont elles été provisionnées par la BNP qui s’est fait condamner en Juillet 2012 par le Tribunal de Valence à les rembourser à une cliente qui avait porté plainte ? BNP a été la deuxième banque a être condamnée pour vente abusive en Espagne après Novagalicia.

          Comment l’allemagne a-t-elle résolu ses problèmes en 2008 ? En externalisant les toxiques trop importants dans des filiales créées pour ce faire , dont elle a refusé de communiquer l’état des lieux à Eurostats (Lire Pascal Ordonneau dans le Cercle des Echos) .

          D’ailleurs , actuellement les rumeurs les plus folles courent sur la Deutsche Bank et ses comptes :
          Vous pouvez lire mon billet : http://fipcarolinep.xooit.fr/t13-Deutsche-Bank-Un-gros-besoin-de-transparence.htm
          tout est sourcé .

          Enfin pour information , aujourd’hui même selon le wall street journal :
          Euribor: la Commission européenne sur le point de mettre des banques en cause
          42 banques Européennes contribuent à sa fixation . Et même si Monsieur Almunia a refusé de donner les noms des banques concernées , il suffit d’aller chercher dans les informations de régulation suisses pour savoir qui en France est concerné … Et cela m’étonnerait qu’ils aient provisionné … (Sur le LIBOR , la mise en cause de la Comco est bien antérieure à l’explosion du scandale barclays) .

          Les banques émettrices de dérivés sont d’autant plus concernées que ces manipulations ont fortement impacté les prix de ces dérivés …

          Transparence et certification disions-nous ??? et ma liste est loin d’être exhaustive .

          Cela dit , le manque de confiance a désormais atteint un tel niveau que la FDIC vient de se mettre d’accord avec Tucker (BOE) pour présenter des mesures conjointes assez drastiques pour faire supporter les conséquences des pertes des To Big Too Fail aux créanciers et aux actionnaires et non au contribuable , comme il semble que ce soit devenu l’habitude .

          Ou plutôt le prix de leur fantaisie ???
          Vous trouverez les informations dans le Market Watch d’aujourd’hui sur cette opération conjointe FDIC / BOE

          Il risque d’y avoir quelques hurlements dans les chaumières financières .. Ou bien , ces mesures seront vidées de leur contenu et non appliquées comme c’est déjà le cas pour le
          Dodd-Frank Act . Donc surtout ne pas se réjouir trop tôt, attendons le passage à l’acte: en matière financière, les promesses comme les comptes n’engagent même pas ceux qui les font ou qui les présentent puisqu’ils ne sont jamais ni condamnés, ni sanctionnés.


          • Surya Le 10 décembre 2012 à 19h37
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            La baleine c’était du CDS et non du swap de taux.

            Enfin bon dire que les banques françaises sont solides alors que tous leurs ratios d’endettement sont au mieux mauvais; au pire catastrophiques (leverage, gearing; dettes fi / EBE; charges fin / REx…)


        • Porteu caroline Le 10 décembre 2012 à 23h14
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          @Adrien
          Il y a dans ces domaines un véritable problème de vision d’ensemble .
          Vous pouvez ergoter indéfiniment sur la fiabilité des normes IFRS , sur le fait que la baleine concernait les CDS et non les swaps de taux (en fait c’était surya) , si vous refusez de regarder la situation économique française et européenne avec une vision globale .. vous êtes sûr une fois de plus de ne soigner que des symptômes et en aucun cas l’origine de la maladie

          Et l’origine de la maladie c’est la financiarisation de l’économie et le pouvoir laissé aux banques .. Alors on peut discutailler indéfiniment sur une norme comptable bancaire .. cela ne changera rien au schmilblick .

          La seule chose qui provoquera un vrai changement c’est le rétablissement de la justice ..
          Les types qui fraudent : on déclare des enquêtes et on les suspend d’activité .
          Si la justice les condamne , on fait en sorte qu’il y ait SANCTION ET REPARATION et qu’ils soient condamnés comme le serait n’importe quel voleur à la tire, y compris sur leurs biens propres .
          C’est vrai pour les trucages des comptes grecs , comme pour les toxiques non provisionnés ou les fraudes sur le LIBOR ou l’EURIBOR ,

          Comment voulez vous faire respecter la loi , le civisme par une population , si au plus haut niveau de tels exemples d’impunité totale passent leur vie à faire la une des médias . Nos gouvernements ont choisi de faire taire les médias .. mais cacher la vérité n’est JAMAIS la solution ..

          Il n’y a même pas de clivage politique à respecter sur ces sujets .. Ils sont juste humains et concernent ce qui se nomme l’honneteté intellectuelle .. comme l’a dit Olivier dans un récent interview BFM : quelques concepts humanistes qui ont entrainé la déclaration du 4 AOUT 1789 avec un très beau texte qui est l’article 1 de notre déclaration des Droits de l’homme et du citoyen :
          Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit !!!

          Y COMPRIS LES BANQUIERS


    • Surya Le 10 décembre 2012 à 16h18
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      Vous trouvez normal que les banques mettent des profits en réserves (voire pire; distribués en dividendes) lorsque ceux-ci viennent du mark-to-market quand leur dette se décote sur le marché secondaire ???


  11. Guillaume81 Le 10 décembre 2012 à 12h51
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    J’ai bondi en entendant une bêtise sur laquelle tous les intervenants de l’émission (y compris vous Olivier) donnaient l’impression de s’accorder : le métier de métallo serait “non qualifié”…! Cette opinion commune (qui assimile “vieille industrie” et emploi non qualifié) est profondément fausse ; c’est méconnaître totalement les réalités industrielles et c’est faire preuve, de surcroît, d’un mépris sans nom pour les ouvriers métallurgistes. Le métier de métallo est autrement plus qualifié qu’un métier d’OS sur une chaîne d’assemblage !!! Nous sommes aujourd’hui tellement coupés de notre histoire que nous avons oublié une évidence : l’industrie et les transports ont leur “aristocratie”. Exemples : les roulants par rapport aux autres cheminots ; les ouvriers du métal par rapport aux ouvriers assembleurs, etc..


    • Jacques Payen Le 10 décembre 2012 à 15h24
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      Votre propos est cruel et vrai : nous sommes coupés de notre histoire. De notre histoire industrielle particulièrement.


  12. Porteu caroline Le 10 décembre 2012 à 13h12
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    Pour ceux que cela intéresse, je me suis amusée à faire un petit comparatif sur les dossiers Florange et Gemalto ..

    Gemalto Arcelor .. la compétitivité est d’abord une décision politique
    http://fipcarolinep.xooit.fr/t133-Gemalto-Arcelor-la-competitivite-est-d-abord-une-decision-politique.htm


  13. Casquette Le 10 décembre 2012 à 13h18
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    David Thesmard parle des emplois peu qualifiés non délocalisables ,le tourisme , la restauration , soins à la personne…il compte vraiment réduire notre balance commerciale avec les coups de ciseau du coiffeur ?
    Les obsédés du secteur tertiaire ont une vision de la répartition des taches tellement caricaturale :
    Aux pays émergents la fabrication des biens matériels , aux diplômés occidentaux l’élaboration des biens immatériels et aux non diplômés la hotline et le SAV…
    Ils pensent vraiment que les centaines de milliers d’ingénieurs Indiens et Chinois formés chaque année resteront indéfiniment à la traine ?
    ps : Apple relocalise une partie de sa production d’Imac , il en pense quoi D.Thesmard ?
    http://www.itespresso.fr/apple-veut-mac-made-usa-59637.html


  14. BA Le 10 décembre 2012 à 13h46
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    Je recopie Wikipedia, article “Mario Monti” :

    Avant sa nomination comme président du Conseil, Mario Monti était président de l’université Bocconi de Milan, membre du præsidium de Friends of Europe un think tank influent basé à Bruxelles, et un responsable de Bruegel, un think tank européen fondé en 2005.

    Dès 2005, il est « International Advisor » pour Goldman Sachs.

    Le 13 novembre 2011, au lendemain de la démission de Silvio Berlusconi, Mario Monti est chargé par Giorgio Napolitano, le chef de l’État italien, de former le nouveau gouvernement.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Monti

    En décembre 2012, Mario Monti quitte le pouvoir, et il laisse derrière lui une Italie en ruines.

    Deuxième trimestre 2012 : la dette publique de l’Italie atteint 1982,239 milliards d’euros, soit 126,1 % du PIB.

    Selon les calculs du FMI, la dette publique de l’Italie sera de 127,8 % du PIB en 2013.

    Lundi 10 décembre 2012 :

    Italie : recul de 1,1% de la production industrielle en octobre sur un mois, recul de 6,2% sur un an.

    La production industrielle a reculé de 1,1% en octobre par rapport à septembre en Italie, selon des chiffres diffusés lundi par l’Institut de statistiques Istat dans un communiqué.

    Sur un an, la production industrielle est en recul de 6,2%, selon le communiqué.


  15. Toto Le 10 décembre 2012 à 16h39
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    HAHAHA, qu’est ce que j’ai rigolé sur le moment où le présentateur complimente la clairvoyance de la Bourse pour avoir virer Alcatel et Eurotunnel.
    Ca aurait dû être fait depuis des années.

    Et c’est bien malheureux Olivier, de ne pas avoir rebondi sur le cas Alcatel-Lucent, tellement en avance en France sur ce que doit être une entreprise : l’introduction dans l’hexagone du concept de ”L’entreprise sans usines”. (ce Mr Tchuruk quel génie!! Et quel beau parachute doré après ça, la France a besoin d’homme comme ça).
    L’externalisation, c’est bon, mangez en. Une entreprise virtuelle!!
    Le problème avec ce concept, c’est que vous perdez votre savoir faire dans des tas de domaines, et que votre plus value dans le processus de création d’un produit disparait.
    Alors vous vous faites dépasser.

    Pour en savoir plus sur Alcatel-Lucent, un cas d’école d’une entreprise néolibérale française :
    http://www.marianne.net/Symbole-de-la-faillite-neoliberale-la-descente-aux-enfers-d-Alcatel_a194361.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Tchuruk#Pol.C3.A9mique_sur_le_.C2.AB.C2.A0parachute_dor.C3.A9.C2.A0.C2.BB


    • Surya Le 10 décembre 2012 à 22h17
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      à la base l’externalisation et le concept d’entreprise sans usine ne sont pas stupides; cela relève d’une vision strictement financière (que j’avais déjà expliquée en partie ici) – que je ne cautionne pas – ; à savoir :

      – pour l’externalisation : flexibilité des flux de trésorerie et maximisation du taux de marge EBE/VA
      – pour l’entreprise sans usine, maximisation de la liquidité de l’actif en réduisant les immos corporelles au profit de l’actif circulant dans le ratio circulant / actif total

      le financiarisme c’est le bien !

      Ok je sors 😉


  16. Incognitototo Le 10 décembre 2012 à 19h30
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    Pour une fois, comparativement à d’autres émissions, tous les intervenants étaient “calmes”, même Doze… La machine à café était en panne ? ;o)))

    J’ai vraiment apprécié ton rappel à l’ordre sur la “vision stratégique”, face à la vision bisounours. Un vrai “gros mot” pour tes camarades, d’ailleurs ça les a scotchés…

    J’ai remarqué le petit “flottement” de Doze, au moment de la question sur ton positionnement idéologique… on sent bien que ça titille tout le monde de pouvoir te “classer”…
    Ha lala, c’est difficile de comprendre pour beaucoup qu’apporter des solutions n’est pas une question idéologique, mais de valeurs et de constats de réalité…

    Il faut que tu fasses attention à ta “communication”… Tu as souvent un ton “sceptique” ou “interrogatif”, ça minimise la force de tes affirmations. Tu n’as pas à t’excuser de penser ce que tu penses.

    Bien amicalement.

    P.-S. : je trouve que ce type d’émission atteint vite ses limites… Il faudrait pouvoir arrêter de Belo et Thesmar, à chaque fois qu’ils disent des bêtises (on a eu droit à un festival) et expliquer longuement, et c’est impossible dans ce cadre-là. Ce qui t’oblige d’ailleurs, à apporter des réponses cinglantes… et je ne suis pas sûr qu’à la vitesse de ces échanges, les gens s’y retrouvent.


  17. Rouget Le 10 décembre 2012 à 22h08
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    On dirait que vous ne connaissez pas (encore) Jérôme Cazes !

    http://michelvolle.blogspot.fr/2012/12/jerome-cazes-555-jeudi-rouge-editions.html


  18. odeur_de_sapin Le 10 décembre 2012 à 23h08
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    « La crise de la zone euro est derrière nous « selon Mr Hollande

    Là franchement, c’est plus possible, j’essaye juste de déchiffrer la situation :

     Il nous prend vraiment pour des cons, à un point …
     Il se croit encore en période électorale
     Il consomme des substances euphorisantes
     Il est pas bien informé (je blague … un peu)
     C’est bientôt Noel, il veut pas nous faire de peine
     Il est déjà en 2022

    Toute tentative d’explication serait bienvenue


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