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8.décembre.20128.12.2012 // Les Crises

[Reprise] Le prix de l’inégalité, par Joseph Stiglitz

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NEW YORK – Les États-Unis aiment bien se présenter comme une terre de promesses, et beaucoup d’autres voient ce pays du même œil. Il est vrai que nous connaissons tous des exemples d’Américains qui sont arrivés au sommet de leur propre chef, mais ne serait-il pas plus important de connaître le portrait statistique montrant dans quelle mesure les perspectives d’avenir d’une personne dépendent du revenu et du niveau d’éducation de ses parents ?

Nouriel RoubiniAujourd’hui, les données indiquent que le rêve américain est un mythe. Aujourd’hui, l’égalité des chances est moindre aux États-Unis qu’en Europe ou que dans tout pays industriel avancé où ces données existent.

C’est ce qui explique que les États-Unis détiennent le plus haut niveau d’inégalité de tous les pays avancés et que l’écart continue de s’agrandir. Lors de la « relance » de 2009-2010, la frange de 1 % des plus hauts revenus américains comptait pour 93 % de la croissance de revenu. D’autres indicateurs d’inégalité de la richesse, de l’état de santé et de l’espérance de vie sont tout aussi inquiétants ou pis encore. La tendance est nette : une concentration du revenu et de la richesse en haut de l’échelle, une érosion de la classe moyenne et une augmentation des cohortes de démunis au bas de la pyramide.

Il n’y aurait rien à redire si les revenus élevés de l’élite provenaient de sa plus grande contribution à la société. La Grande Récession a cependant démontré l’inverse : même les banquiers qui ont mené au bord du gouffre l’économie mondiale, de même que leur propre établissement, ont continué à recevoir des primes démesurées.

Un examen plus fin de qui trône au sommet révèle un rôle disproportionné d’activités impliquant la capture de rentes : certains ont accumulé leur fortune en exerçant un monopole, d’autres tirent profit des lacunes de gouvernance pour se saisir d’une part excessive des bénéfices des sociétés qu’ils dirigent. D’autres encore font valoir leurs contacts politiques pour profiter de la largesse de l’État ; par des prix excessivement élevés pour les achats de l’État (médicaments) ou par une sous-évaluation flagrante des biens cédés par l’État (droits miniers).

De même, une partie du patrimoine des financiers provient de l’exploitation des plus démunis par le truchement de prêts usuriers et de pratiques abusives du financement des achats par carte de crédit. Dans ces cas, les hauts responsables s’enrichissent aux dépens de ceux qui peinent au bas de l’échelle.

Ce ne serait pas si grave si le concept des retombées économiques était un tant soit peu véridique ; où tous bénéficieraient de l’enrichissement des strates supérieures. Mais la plupart des Américains sont en ce moment moins riches qu’avant ; leurs revenus réels (ajusté à l’inflation) étant inférieurs à ce qu’ils étaient en 1997, il y a quinze ans déjà. Tous les bénéfices de la croissance ont été vers le haut.

Les défenseurs des inégalités aux États-Unis font valoir que les moins fortunés et les membres de la classe moyenne n’ont pas à se plaindre. Ils obtiennent peut-être une moins grande part de la tarte que dans le passé, mais elle s’est tellement agrandie, sous l’égide des riches et des grandes fortunes, que la taille de leur pointe de tarte est en fait plus grande qu’avant. Les données, ici encore, s’inscrivent en faux contre cet argument. En fait, les États-Unis ont connu une croissance plus rapide dans les décennies après la Seconde Guerre mondiale, où la croissance était mieux répartie, qu’après 1980, où elle est devenue l’apanage des riches.

Il n’y a rien là de vraiment surprenant, lorsque l’on sait d’où les inégalités tirent leur source. La chasse aux rentes fausse les calculs économiques. Les forces du marché, évidemment, jouent également un rôle, mais elles sont normalement tributaires de la politique. Or, aux États-Unis, vu la corruption presque systémique du financement des campagnes et les vases communicants entre le gouvernement et le secteur privé, c’est la politique qui est façonnée par l’argent.

Ainsi, il est normal que les banquiers s’enrichissent et qu’un grand nombre de gens au bas de l’échelle s’appauvrissent lorsqu’une loi des faillites fait passer les produits dérivés avant tout le reste, mais ne permettent pas aux étudiants d’effacer leurs dettes, même si l’enseignement qu’ils ont reçu laisse parfois à désirer. Dans un pays où l’argent l’emporte sur la démocratie, un tel type de loi est devenu, il fallait s’y attendre, beaucoup plus fréquent.

Pourtant, la croissance des inégalités n’est pas obligatoire. Il existe des économies de marché qui font mieux, tant sur le plan de la croissance du PIB que de l’amélioration du niveau de vie pour la plupart des citoyens. Certaines d’entre elles parviennent même à réduire les inégalités.

L’Amérique paie un prix élevé pour son insistance à continuer dans la voie opposée. Les inégalités réduisent la croissance et l’efficacité. Le manque de débouchés d’emploi se traduit par une sous utilisation du principal atout du pays : sa population. Bon nombre de gens des classes laborieuses, et même ceux de la classe moyenne, ne réalisent pas leur plein potentiel, car les riches, qui font moins usage de services publics, s’inquiètent des gouvernements qui pourraient redistribuer les revenus et font jouer leur influence politique pour abaisser les impôts et restreindre les dépenses de l’État. Ceci mène tout droit à un sous investissement dans les infrastructures, l’éducation et la technologie, enrayant les engrenages de la croissance.

La « Grande Récession » a exacerbé les inégalités, ayant amené avec elle des compressions dans les dépenses publiques de base dans les services sociaux ainsi qu’un chômage élevé qui exerce une pression à la baisse sur les salaires. Qui plus est, dans son rapport d’enquête des causes de la Grande Récession remis par la Commission d’experts sur les réformes du système financier et monétaire international les Nations unies, tout comme le Fonds monétaire international, ont émis des mises en garde contre les inégalités excessives comme source d’instabilité économique.

Mais plus important encore, les inégalités aux États-Unis minent les valeurs et l’identité de ses citoyens. Les inégalités sont si grandes, qu’il est peu surprenant que des effets se fassent sentir dans toutes les décisions publiques, de la poursuite d’une politique monétaire aux allocations des crédits budgétaires. Les Américains ne vivent plus dans un pays où la « justice est la même pour tous », mais où la balance penche en faveur des riches qui obtiennent justice parce qu’ils ont les moyens de se la payer. À preuve, la crise des saisies immobilières dans laquelle les grandes banques estimaient être trop importantes non seulement pour faire faillite, mais également pour être tenues responsables.

Les États-Unis ne peuvent plus se présenter comme la terre de cocagne qu’elle a déjà été. Cependant, rien n’est inéluctable : il n’est pas trop tard pour remettre le rêve américain sur pied.

Joseph Stiglitz, 5 juin 2012

Traduit de l’anglais par Pierre Castegnier

Source : Project-syndicate.org

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33 réactions et commentaires

  • Patrick Luder // 08.12.2012 à 07h36

    Aussi excellent qu’est Joseph Stiglitz, il ne voit que le côté financier de l’évolution, alors que le côté financier, aussi important soit-il, n’est qu’une part symptomatique des évolutions de notre monde.

    La finance n’est qu’un sous-produit de l’économie réelle … sans économie réelle pas de finance possible // mais sans finance une autre économie serait possible (et souhaitée?).

    Dans le monde réel :

    1° La mondialisation de l’économie à provoqué un court instant de croissance, juste le temps nécessaire pour que chacun puisse acquérir de multiples produits provenant de toute la surface de la terre. De multiples produits souvent inutiles et finalement insatisfaisants, des produits que ne rendent ni heureux ni satisfaits. Ce coup de fouet n’était pas durable, non seulement le monde ne peut pas consommer plus qu’il ne le fait, mais de plus en plus de personnes, dégoutées par ce consumérisme excessif, se tournent vers un mode de vie qui replace les relations sociales au centre des activités humaines, donc un mode de vie vivant ou lieu d’un mode de vie matériel ou (pire) artificiel (informatisé). Même si encore majoritaire, la consommation effrénée est en perte de vitesse dans les pays développés … ce mode de raisonnement ne s’adapte évidemment pas aux pays en voire de développement (un mot à ce sujet en fin de ce post).

    2° Les bientôt épuisées énergies fossiles et minerais rares créent des tensions et des disparités entre ceux qui y ont accès ou qui ce sont accaparés ces biens non renouvelables (dans le sens épuisables) et ceux pour qui ces produits sont de plus en plus inaccessibles. Le bien-être apparent des con-sommateurs asservis à ces produits se transformera en cauchemar dès que ces produits a.b.s.o.l.u.m.e.n.t nécessaire deviendront de plus en plus rares et de plus en plus inaccessibles. Soit encore un grand moyen de levier pour accroître encore le fossé entre les extrêmes riches et la masse du peuple (même sans parler des plus pauvres).

    3° La biodiversité est (déjà) maintenant en extinction massive et extrêmement rapide (en temps géologique), la vie de millions de personnes (bientôt de milliards de personnes) s’en trouve modifiée, une nature en souffrance et souvent mourante qui ne produit plus de bénéfice pour l’homme, et qui (pour parler en terme que les “instruits” comprennent), dans un dernier acte de bonté, rend son capital en remplacement de pouvoir donner son bénéfice devenu inexistant.

    Le monde réel est déjà entré en décroissance … et tous ceux qui ne voient pas encore ces évidences souffriront beaucoup plus que ceux qui s’y préparent maintenant. D’ici quelques générations, les véritables richesses seront détenues par ceux qui auront su préservé leurs capitaux naturels et renouvelables … les gens heureux pourraient bien être ceux que nous considérons maintenant comme non développés …

    Termes encore actuel mais bientôt dépassés, les pays “développés” et les pays “en voie de développement” ou les pays “non développés”.
    Dans notre vision aveugle actuelle, les pays développés sont ceux qui ont accès massivement à l’énergie fossile, aux matières premières (souvent non renouvelables) et à tous les artifices dits “modernes” tels que l’informatique et les médias. On porte aux nues des concepts destinés à mourir et meurtriers.

    Un regret pour finir. L’Europe aurait tous les atouts pour prendre sa destinée en main, repenser et définir les priorités futures et entrer en précurseurs dans un mode de développement durable. Joseph Stiglitz, lui, espère encore une terre de cocagne financière pour les Etats-Unis, mais il se trompe sur le sens même des mots (et de la vie), => une terre de cocagne fait appel au respect d’une nature généreuse et abondante !!!

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  • Bernard Henry Botul // 08.12.2012 à 09h09

    Stigliz libéral-bien pensant ,même pas capable de voir que la croissance c ‘est fini.
    Ce type n ‘est plus que l ‘ombre de ce qu’il a été…

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    • NiFuNiFa // 08.12.2012 à 12h00

      Heu Stiglitz, libéral ? J’ai loupé quelque chose ?
      Stiglitz reste Keynésien même s’il le serait un peu moins : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouveau_keyn%C3%A9sianisme

      @Benjamin : il me semblait que c’était vous qui, dans un commentaire pas si lointain, conceptualisait le concept de Néo-Keynésianisme ?
      https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9okeyn%C3%A9sianisme

      Pour être un Français je constate malheureusement que l’on taxe de libéral un peu tout et n’importe quoi en en faisant l’ ‘ennemi’.
      D’ailleurs la croissance à tout va n’est pas que l’apanage des libéraux, loin de là s’en faut, si l’on s’en réfère aux discours de la présidentielle de nos candidats ‘pseudo keynésien’ (“je fais du déficit même quand tout va bien” -> http://theoreme-du-bien-etre.net/2012/12/07/john-maynard-keynes-contre-le-socialisme/#more-2406) nous promettant une belle croissance allant de 1 à 2,5% !

      Je sors du propos en disant que, contrairement à H16, je penses que les français ne sont pas des marxistes qui s’ignorent mais des ignorants en économie, ce qui permet à nos politiques de leurs faire gober les mêmes bêtises depuis 40 ans en usant des raccourcis et du sentimentalisme les plus éculés.
      Quand on regarde l’esprit entrepreneuriat en France il est vraiment loin d’être mort
      ->
      “De plus, les Français conçoivent, plus que les autres, l’acte d’entreprendre comme une “opportunité” (70%) plutôt que comme une “nécessité” (15%). La vraie exception française, poursuivent les auteurs, ne tient donc pas à une quelconque réticence face à la figure ou à l’acte d’entreprendre, au contraire très valorisée par le corps social français.

      Cette différence se lit plutôt dans le “taux d’activité entrepreneuriale” (TAE) élaboré par les chercheurs du Global Entrepreneurship Monitor, qui distingue, au sein de la population, trois catégories d’entrepreneurs : ceux qui sont engagés dans un projet sans avoir encore créé ; ceux qui ont créé depuis moins de 42 mois ; ceux qui ont créé depuis plus de 42 mois. Or, le TAE des Français est fortement déséquilibré en faveur de la première catégorie, trois fois plus nombreuse que la seconde et six fois plus nombreuse que la troisième. Alors que les trois catégories sont équivalentes en Allemagne (mais trois fois inférieures à celle de la France pour la première catégorie), et beaucoup plus équilibrées au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. Autrement dit, l’aspiration à la création est beaucoup plus forte en France qu’ailleurs, mais les chances de transformer l’essai y sont soit égales (dans le cas de l’Allemagne) soit inférieures (dans le cas anglo-saxon), et les chances de durer y sont très nettement inférieures : le TAE français des entrepreneurs de plus de 42 mois est de 2% en France, 6% en Allemagne, près de 8% au Royaume-Uni et 9% aux Etats-Unis.”
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/10/27/non-les-francais-ne-sont-pas-faches-avec-l-entreprise_1781858_3234.html

      Bon désolé pour ‘l’étalage’ un peu café du commerce, j’ai mon ‘référentiel économique’ en cours de sélection.

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      • Benjamin Franklin // 08.12.2012 à 23h08

        Mon dieu, je ne me risquerais pas à essayer de conceptualiser seul le concept de néo-keynésianisme (si c’est bien à moi que vous faisiez référence).
        D’après la source que vous citez, il est vrai que je devrais plutôt parler de nouvelle école keynésienne, ou de nouveau keynésianisme, pour parler des gens comme Sitiglitz ou Krugman, qui “croient au marché”, mais pensent néanmoins que celui-ci doit être très fortement guidé par la politique monétaire plus ou moins expansionniste, et les dépenses publiques plus ou moins gargantuesques pour lisser les crises de passage…

        Je ne dirais pas non plus que les français sont des marxistes qui n’ignorent, mais plutôt qu’on a une longue tradition française d’un Etat très centralisé, très interventionniste et très autoritaire, qui remonte au couvent des Jacobins et même à Louis XIV.

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        • NiFuNiFa // 09.12.2012 à 00h49

          En ce qui concerne ma digression sur le libéralisme vu de manière un peu franco-française je ne faisait pas référence spécifiquement à votre opinion,je suis désolé que vous ayez pris ma remarque pour vous mais merci de votre réponse 🙂

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  • tikehau // 08.12.2012 à 09h27

    Bien envoyé Patrick !

    Le burn-out imminent de la finance entrouvrira inexorablement la porte vers ce nouveau paradigme salutaire pour l’humanité.

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  • fabien775 // 08.12.2012 à 09h34

    Ce n’est pas avec l’ Europe dominée pas l’ Allemagne que nous verrons un changement dans le bon sens.
    Tant que la bêtise crasse de l’ UE continuera dans la voie de la monnaie unique qui implique une concurrence déloyale entre les pays de la zone euro, les plus modestes n’ont pas fini d’en prendre plein la tête, pour être polie.

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  • Vénus-Etoile du Berger // 08.12.2012 à 11h26

    Bonjour,

    Il serait intéressant de prendre en compte un phénomène de notre société peu abordé.
    L’accroissement des familles monoparentales lié à une féminisation de la pauvreté aux Etats-Unis.

    La famille est considérée comme « femme seule » lorsque l’enfant vit avec sa maman et celle-ci n’a ni mari ni compagnon.

    Le nombre d’enfants vivant avec un seul parent a augmenté de façon significative aux Etats-Unis au cours des trois dernières décennies.

    Cordialement.

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  • BA // 08.12.2012 à 13h49

    Octobre 2007 : il y avait 4 352 000 citoyens étatsuniens non-comptabilisés dans la population active, mais qui étaient demandeurs d’emploi.

    Novembre 2007 : il y avait 4 648 000 citoyens étatsuniens non-comptabilisés dans la population active, mais qui étaient demandeurs d’emploi.

    Novembre 2008 : il y avait 5 438 000 citoyens étatsuniens non-comptabilisés dans la population active, mais qui étaient demandeurs d’emploi.

    Novembre 2012 : il y avait 6 817 000 citoyens étatsuniens non-comptabilisés dans la population active, mais qui étaient demandeurs d’emploi.

    http://www.bls.gov/webapps/legacy/cpsatab1.htm

    Ligne “Persons who currently want a job”, cochez “Seasonally adjusted”, et ensuite descendez tout en bas pour cliquer sur “Retrieve data”.

    Entre octobre 2007 et novembre 2012, il y a 2 465 000 citoyens étatsuniens qui ont disparu des statistiques de la population active, et qui étaient pourtant demandeurs d’emploi.

    Pourquoi ces 2 465 000 demandeurs d’emploi ont-ils disparu ?

    Hein, pourquoi ?

    Ont-ils été capturés par des extra-terrestres ?

    Ont-ils été amenés sur la planète Glamurge ?

    Est-ce que la guerre entre les Etats-Unis et les extra-terrestres va encore durer ?

    Pourquoi Bernard-Henri Lévy ne parle jamais de cette guerre qui a déjà fait 2 465 000 disparus ?

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  • polo // 08.12.2012 à 14h14

    pourquoi avant 1980 la richesse étain mieux répartie que maintenant tout simplement en produit toujour plus vite en moins de temps il sufit de regarder une chaine de montage auto avant et maintenant pour se rendre compte de l’ évolution,un patron qui produit le meme volume avec 3 personnes alors qu’il lui falai 9 dans le temps ne s’enrichit pas de la meme manière

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    • Jeanba Ba // 08.12.2012 à 21h01

      Si la productivité du travail a été multiplié par 3, alors les salaires auraient pu être multipliés par trois.Mais…

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    • guyomette // 08.12.2012 à 21h12

      Les gains de productivité pourraient être redistribués.

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  • BA // 08.12.2012 à 14h26

    Samedi 8 décembre 2012 :

    Un article très important sur l’Irlande :

    L’Irlande “a besoin de plus de temps” pour rembourser l’argent utilisé pour renflouer ses banques, a réclamé samedi dans la presse allemande le gouverneur de la Banque centrale d’Irlande, Patrick Honohan.

    “Le gouvernement essaie de regagner la confiance des marchés financiers et le plan de remboursement actuel complique cela”, a estimé M. Honohan, dans un entretien au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

    L’Irlande, dont les banques avaient été durement frappées par la crise financière, avait dû demander fin 2010 une aide à l’Union européenne, à la Banque centrale européenne (BCE) et au FMI.

    Ce plan de sauvetage prévoyait 85 milliards d’euros d’aides sur trois ans en échange de la mise en oeuvre de douloureuses mesures d’austérité.

    Plus de 30 milliards d’euros ont été prévus pour renflouer les banques en difficultés Anglo Irish Bank et Irish Nationwide Building Society (INBS), nationalisées puis fusionnées.

    “Cet argent sera assurément remboursé, mais cela doit s’opérer sur une période plus longue”, a affirmé M. Honohan.

    Interrogé sur le délai supplémentaire nécessaire pour rembourser, le gouverneur de la Banque centrale d’Irlande a plaidé pour la recherche d’une “solution durable”, qui n’aurait pas à être de nouveau modifiée par la suite.

    “En conséquence, le délai de remboursement devrait être considérablement allongé”, a-t-il ajouté, sans donner aucune autre précision.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-irlande-a-besoin-de-plus-de-temps-pour-rembourser-d6283fc6783fb9654f3eab584245a0d8

    En clair, l’Irlande dit à ses créanciers :

    “Je suis en faillite. Vous m’avez prêté 85 milliards d’euros. Je vous remercie pour ce prêt. Je ne peux pas vous rembourser comme c’était prévu, mais ce n’est pas grave. Je vous rembourserai plus tard. Le délai de remboursement sera considérablement allongé. De toute façon, si vous n’êtes pas contents, c’est pareil.”

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    • dany // 08.12.2012 à 18h57

      Je profite du changement de sujet pour revenir sur BFM les Experts avec Olivier en face de Markus Kerber qui parle de l’intelligence des Allemands, acceptant des baisses de salaire pour aider le pays…Notre ministre Nicole Brick regrette notre 4eme place d’exportateur mondial derrière l’Allemagne dans la filière agroalimentaire.
      “Car ils jouent sur les coûts.Dans l’industrie de la viande, ils utilisent une main-d’œuvre qui leur revient à 9 euros de l’heure(4 à 5€ pour le salarié) quand nous sommes entre 18 et 22€ ( 9 à 11€ pour le salarié ).Mais nous faisons la différence avec notre savoir-faire, notre design, nos innovations et grâce à la marque France, qui est très forte.”

      “Mais je n’accepterai jamais qu’un ouvrier français soit payé 4 € de l’heure, comme ce peut eêre le cas en Allemagne.”

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    • ben // 08.12.2012 à 19h27

      C’est tout à fait normal, en Irlande on met un point d’honneur de rembourser toutes ses dettes,
      donc ils paieront beaucoup plus tard… si le créancier n’a pas trépassé!

      l’Irlande ainsi ne fera jamais défaut!

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  • Bénédicte Kibler // 08.12.2012 à 17h19

    Que peut-on attendre d’autre de la part d’une ploutocratie (le pouvoir par les riches et pour les riches).
    Déjà en 2010, un rapport de l’OCDE pointait l’inégalité des chances aux USA.

    http://benedictekibler.wordpress.com/2010/08/19/le-reve-americain-dissonance-cognitive-et-violence-symbolique/

    Le problème, c’est que les Américains, dans leur ensemble, continuent de croire en cette illusion. Et c’est bien pratique pour les riches.
    En effet, si tout le monde croit qu’en Amérique, si vous travaillez dur, vous pouvez y arriver, le corollaire de cette croyance, c’est que les pauvres sont fainéants et donc responsables de leur situation.
    Voilà une violence symbolique bien pratique pour maintenir et justifier l’ordre établi…

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    • JPS1827 // 08.12.2012 à 19h16

      Bravo pour cette remarque ! La violence symbolique est présente dans de nombreux traits de toutes les sociétés, également, comme le pointait Venus Etoile du Berger, dans le statut des femmes seules avec enfants.
      Il est extrêmement décevant que l’extraordinaire richesse matérielle, intellectuelle et créatrice de nos sociétés se révèle aussi impuissante à les modifier. Cela fait maintenant plusieurs années que ces inégalités croissantes et particulièrement injustes sont de plus en plus dénoncées et cela ne semble pas réellement modifier les choses, une petite oligarchie arrivant toujours à imposer ses règles du jeu envers et contre tout.
      En Europe comme en Amérique, ceux qui ont réussi continuent à penser que c’est lié à leur seul mérite, sans reconnaître les chances qu’ils ont pu avoir dans la vie, la plus importante étant constituée par la famille dans laquelle ils sont nés. A l’opposé, au bas de l’échelle certains n’attribuent leurs déboires qu’à leur seule malchance sans reconnaître les occasions qu’ils ont pu manquer, mais beaucoup ont de grands talents qu’ils n’ont jamais été en mesure d’exploiter, ayant à utiliser toute leur énergie pour lutter contre des violences physiques, psychologiques et symboliques.

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      • guyomette // 08.12.2012 à 21h16

        +10, enfin un post “équilibré”.

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  • jerome // 08.12.2012 à 19h22

    Stiglitz est pour moi le plus grand (macro-) économiste après Keynes.
    J’ai lu ces 3 derniers livres qui permettent de mieux comprendre les rouages du monde économique.
    Son dernier livre “le prix de l’inégalité” est de la même veine : clair, précis et ponctué de multiples exemples. Un must ! (ou un programme qui pourrait inspiré les politiques)

    Une citation de la préface :
    ” Partout dans le monde 3 grandes idées s’expriment : les marchés ne fonctionnent pas comme ils sont censés le faire, puisqu’ils ne sont à l’évidence ni stables, ni efficaces; le système politique ne corrige pas les échecs du marché; et les systèmes économiques et politique sont fondamentalement injustes”
    Voila tout est dit …(ou presque)
    Ce sont les prémisses du monde d’aujourd’hui qu’il faut avoir en tête pour tenter de le changer !

    Enfin je n’aime pas répondre indirectement mais la je ne peux m’en empêcher vu les propos :
    @Bernard Henry Botul : outre le fait que vous représentez l’obscurantisme fait homme (pour rester correct) Stiglitz était a l’origine physicien (donc avec une formation initiale scientifique) puis a occupé les plus grandes responsabilités aux US avant son prix Nobel et sa prise de conscience des “monstruosités” du capitalisme.
    A lire absolument !!!

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  • Hadrien // 08.12.2012 à 21h57

    J’ai toujours trouvé Stiglitz à l’image de la “gauche” aux Etats-Unis: bien intentionné, mais un peu long à la détente !
    Car, enfin, quelle est la vraie signification de taux actuels aussi bas sur les obligations d’Etat, sinon que le capital accumulé ne trouve plus où s’investir pour en préserver un tant soit peu la valeur…?

    Ainsi, l’idéologie de l’eurolibéralisme et de la mondialisation ont conduit, dans cette course folle de la concurrence débridée, à « toujours moins de coût du travail » au bénéfice du capital qui a ruiné les classes moyennes développées par un Fordisme recessif conçu à l’envers:
    Oubliant les leçons de Keynes, et même celles de la crise de 29, les apprentis-économistes au service du néolibéralisme ont applaudi à libre-échangisme globalisé portant à son paroxisme l’offre au détriment de la demande. En reportant massivement ses investissements vers la Chine et ailleurs, le capital a omis de préserver la demande par l’emploi et les acquis sociaux des pays développés, rompant ainsi la boucle vertueuse de la croissance…
    En misant exclusivement sur la plus-value supérieure prélevée en pays émergents où le salariat et la monnaie sont autoritairement maintenus au plancher, on a asséché nos économies sans pour autant créer une demande à la même hauteur dans ces pays.
    Le libéralisme a ainsi conduit à de nouvelles inégalités (quelques très riches chez les émergents, pour beaucoup d’appauvrissement des classes moyennes ailleurs).

    Ce n’est pas une vision partisane… C’est aussi, enfin pourrait-on dire!… celle de Stiglitz dans ce livre, LE PRIX DE L’INÉGALITÉ, où il qualifie au passage l’ère présente de « Grande Recession »:
    «Tant la mondialisation du commerce des biens et des services que la globalisation des marchés des capitaux ont contribué à l’augmentation des inégalités, mais de manière différente…
    La compétition entre les pays pour l’investissement prend de nombreuses formes – pas seulement la baisse des salaires et l’affaiblissement de la protection des travailleurs. C’est une course vers le bas globale qui assure que les règlementations sont faibles et les impôts bas»
    «Dans un monde où les capitaux ne pourraient pas bouger et les travailleurs si, les pays se feraient concurrence pour attirer les travailleurs. Ils promettraient de bonnes écoles and un bon environnement et de faibles taxes sur le travail. Cela serait financé par des taxes importantes sur le capital.
    Avec le capital très mobile – et les droits de douanes bas – les entreprises peuvent simplement dire aux travailleurs que s’ils n’acceptent pas des salaires plus bas et des conditions de travail moins bonnes, l’entreprise ira ailleurs.»
    «La globalisation circonscrit la démocratie à travers la compétition»

    Il aura fallu également beaucoup de temps à Krugman pour parvenir à une analyse proche dans son récent « SORTEZ-NOUS DE CETTE CRISE… MAINTENANT! », virant ainsi sa cuti après avoir pourtant écrit il y a une dizaine d’années « LA MONDIALISATION N’EST PAS COUPABLE »…

    C’est le même écho de la part de Michel Santi, dans son livre « SPLENDEURS ET MISÈRES DU LIBÉRALISME »:

    – La puissance de nos États a ainsi été insidieusement diluée par la mondialisation libérale dans un contexte où nos entreprises sont totalement dépendantes de la globalisation. Le résultat consiste aujourd’hui en une ruine où le politique ne peut pratiquement plus rien car il a été dépouillé de quasiment tous ses leviers…
    – Incohérence enfin de cette communauté financière qui n’a de cesse d’exiger de la part des États la rigueur et l’austérité tandis qu’elle déplore une croissance trop faible pour permettre le remboursement des dettes publiques !

    Sans compter le cas singulier de la zone euro qui s’est enfoncée volontairement dans l’ordolibéralisme, c’est à dire assorti d’une l’orthodoxie monétaire qui vire au cauchemard:

    « Dans le cadre de la mise en place de l’Union européenne, des quotas stricts en matière de dépense publique furent arrêtés tout en éloignant des États membres toute possibilité et toute tentation d’exploiter les vertus de la création monétaire…
    Ce contre-exemple européen est aujourd’hui particulièrement éloquent car on se rend compte que, ce faisant, tous les ingrédients d’une conflagration pire encore que celle de la Grande Dépression furent volontairement mis en place. »

    « les États ont été persuadés par les « experts » qu’ils ne pouvaient strictement plus se permettre de dépenser plus. Pendant que les économies dépérissaient et que les gouvernements européens étaient menottés par leurs déficits, les interventions de la BCE se limitaient donc à leur plus stricte expression contre toute attente et en dépit du bon sens.
    Car une banque centrale n’est restreinte par aucune limite dans sa faculté de création d’argent, quand un gouvernement peut au même moment se retrouver à court de fonds sans être en mesure de sauver son économie. Un État qui refuse de faire appel à sa banque centrale ne peut donc invoquer aucun prétexte légitime le prévenant de redresser son activité économique et de rétablir l’emploi.
    C’est pourquoi il est crucial de comprendre comment ce monopole de création d’argent fonctionne et comment il peut – et doit – être mis au service de l’intérêt général. En l’absence de cette détermination, l’action de l’État est inefficace, ou ne l’est que pour une minorité…
    L’État doit donc mettre l’ensemble de ses ressources et de ses possibilités – y compris monétaires, bien sûr – au service de la nation. »

    Sur cette dernière phrase, bien sûr, nul doute que banquiers et rentiers ne sauraient être d’accord car la monétisation des dettes, par l’inflation qu’elle apporte, rogne leurs capitaux. Mieux vaut encourager, à leurs yeux, l’appel au marché de ces mêmes capitaux… indemnes, mais qui ne trouveront bientôt plus d’emprunteur solvable.
    L’humanité ruinée, mais banquiers et rentiers seuls debout, tel est le grand rêve du néolibéralisme !
    Au fait, la ruine de l’économie par l’accumulation du capital entre les mains d’une minorité, n’était-ce pas une prévision de… Marx ?

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    • Amsterdamois // 08.12.2012 à 22h35

      En effet, Marx…

      Il faut lire les Beiträge zur Kritik der Warengesellschaft du groupe Krisis [à ne pas confondre la revue d’extrême-droite du même nom dirigée par A. de Benoist] : essentiels pour comprendre la troisième grande crise d’accumulation du Capital, et, au delà, pour saisir la nature profonde du capitalisme.

      Pour les non-germanophones, certains textes sont heureusement traduits :
      http://www.krisis.org/2012/sur-limmense-dcharge-du-capital-fictif
      http://www.krisis.org/2009/crash-course-2
      http://www.krisis.org/2010/la-crise-financiere-est-une-crise-du-mode-de-production-capitaliste
      http://www.krisis.org/2007/terreur-du-travail-et-critique-du-travail

      Autre article essentiel, sur la notion de valeur :
      http://perso.numericable.fr/phimate/textes/mav21valeurettemps.htm#_Toc250903779

      NB : l’auteur en est un philosophe, non un économiste. la chose est d’importance, puisqu’il s’avère que la majorité des économistes, le nez sur leur guidon et grassement payés par le système, est infoutue de faire autre chose que de justifier théoriquement le système de domination en place, cf Lordon http://blog.mondediplo.net/2012-11-21-Economistes-institutions-pouvoirs.
      Il faut donc que ce soient des anthropologues ou des philosophes qui nous expliquent ce que c’est, véritablement, l’économie…

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    • TZYACK // 13.12.2012 à 07h38

      Excellente synthèse de votre part avec ce que je propose comme solution mondiale :
      La rareté du travail et les importantes inégalités de revenus ont aussi pour origine la robotisation et l’automatisation des productions dont la part de revenus dans leur Valeur Ajoutée a fortement augmenté en faveur des actionnaires d’Entreprises qui préfèrent investir dans des machines plus compétitives (Econome, disponibles, rapides, efficaces, dociles,..) dont elles sont propriétaires au détriment de salariés qui ne leur apparaissent plus que comme des loueurs de services contractualisés et des variables d’ajustement à la fluctuation de leurs productions.
      Aussi, pour diminuer le chômage et réduire les inégalités sociales, il conviendrait de diminuer la durée légale du temps de travail des salariés – à salaire égal pour en maintenir le pouvoir d’achat – et d’alourdir la fiscalité des revenus du capital pour la redistribuer plus équitablement entre tous les partenaires sociaux.

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  • Benjamin Franklin // 08.12.2012 à 23h12

    Waouh, Stiglitz semble avoir pris conscience de quelque chose !

    “Un examen plus fin de qui trône au sommet révèle un rôle disproportionné d’activités impliquant la capture de rentes : certains ont accumulé leur fortune en exerçant un monopole, d’autres tirent profit des lacunes de gouvernance pour se saisir d’une part excessive des bénéfices des sociétés qu’ils dirigent. D’autres encore font valoir leurs contacts politiques pour profiter de la largesse de l’État ; par des prix excessivement élevés pour les achats de l’État (médicaments) ou par une sous-évaluation flagrante des biens cédés par l’État (droits miniers).”

    Et bien oui, il a découvert que c’est peut-être la captation du régulateur qui est à l’origine de l’enrichissement éhonté des ploutocrates, et peut-être pas le méchant libéralisme apatride et sans visage ?

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    • JPS1827 // 09.12.2012 à 00h09

      Il l’avait dit depuis longtemps quand il parlait de “libéralisme pour les pauvres et de socialisme pour les riches et les banques”. Ce n’est pas le libéralisme qui est “méchant”, c’est sa distorsion éhontée par ceux qui n’en veulent que les avantages.

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      • Benjamin Franklin // 09.12.2012 à 21h58

        Effectivement, il l’avait dit depuis longtemps, malheureusement il n’a pas encore compris que les solutions qu’il propose, essentiellement une politique monétaire encore plus laxiste, ne font que renforcer les profiteurs du système.

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  • Jean-Luc // 08.12.2012 à 23h36

    Avec 45 millions de bénéficiaires de food stamps, les américains se rapprochent du 1/3 monde, sauf pour les 1% proches de wall street.
    C’est comme si 1 français sur 6 allait aux restos du coeur.
    Quant aux inégalités, le système usurier accroit inévitablement les inégalités entre les détenteurs de patrimoine et les autres. Rien de nouveau.

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    • jerome // 09.12.2012 à 15h56

      En parlant “Restos du Coeur” et nombre de repas servis, qui peut expliquer la “vraie” raison de l’arrêt du PEAD (plan europeen d’aide alimentaire) par l’Europe (ou plus précisément par l’Allemagne) ?
      Tout l’idéal Européen est socialement réduit à néant par de telles attitudes !!!
      Et ce n’est pas les “99%” ou “les indignés” qui changeront la donne…

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  • Dan // 09.12.2012 à 14h59

    La crise de l’euro a été voulu et orchestré par la banque Goldmann Sachs qui est le bras qui porte le Glaive pour des desseins géo-politiques situés au moyen orient pour un conflit qui dure depuis 65 ans.Les événements de ces dernières années dans certain pays du moyen orient nous indiquent clairement que nous acheminons vers une guerre de plus grande ampleur. Par conséquent l’affaissement économique de l’Europe est voulu , pour l’asservir et la forcer à participer à cette guerre et en supporter les conséquences.

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  • Macarel // 10.12.2012 à 08h35

    Le PS prend un tannée aux élections partielles de ce week-end !

    Six mois après l’élection de François Hollande, les électeurs de gauche ont choisi de rester chez eux (60% d’abstention).
    Voilà ce qui arrive lorsque l’on se dit de gauche et que l’on fait une politique libérale accomodante avec les marchés.

    En fait les UMPistes auraient tort de trop se réjouir, ce n’est pas tant eux qui ont gagné, que les soi disant socialistes qui ont perdu.

    En fait, avec l’UE telle qu’elle dysfonctionne, la démocratie représentative ne fonctionne plus dans les espaces nationaux. Celui qui « gagne », ne gagne que parce l’autre dégoûte les électeurs.

    Et l’on assiste à une suite de pseudos-alternances qui affaiblissent chaque fois un peu plus la démocratie, le dégoût des citoyens augmentant chaque fois un peu plus.

    Encore une fois jusqu’à quand allons nous pouvoir accepter que la démocratie soit ainsi bafouée, au nom des intérêts financiers et du capital.

    D’ailleurs c’est évidemment la même chose autour de nous, en Italie Monti, le « bien élu » des banques, démissionne et l’on « craint » le retour de Berlusconi, en Espagne Rajoy est depuis longtemps impopulaire, ne parlons pas des « élus » grecs et portugais.

    L’UE ne nous à pas apporté la démocratie à son niveau, mais en plus elle nous la vole au niveau des Etats-Nations historiques. Quelle belle réussite !!!

    Cela mérite assurément un prix nobel de la paix !

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  • G. // 10.12.2012 à 11h19

    On en revient donc toujours au même: les USA et leur libéralisme débridé, leurs inégalités croissantes, sont en train d’exporter ce modèle partout dans le monde. Ce fameux “modèle anglo-saxon” s’est répandu partout… et continuera de le faire tant que ses initiateurs n’auront pas “chuté”. Leur modèle s’exporte car il siphonne les capitaux mondiaux, attire les richesses (libre circulation des capitaux, moins d’impôts), les entreprises (moins-disance sociale), et flatte l’avidité des plus riches (“greed is good”). Il pousse nos propres “élites” à copier le modèle américain: puisque le peuple américain est assez “(insérez ici votre adjectif préféré)” pour y croire, pourquoi les peuples européens n’y croiraient pas aussi?

    La crise de l’Euro, c’est peut-être une lutte déguisée: qui chutera en premier? Les économies sociales européennes, et l’idée même du modèle social de l’économie? Ou les USA et leur laquais de toujours, l’Angleterre? Ces derniers chuteront-ils avant que leur “modèle” n’ait fait trop de dégât à nos économies?

    Bref, rien de très réjouissant à l’horizon. J’espère juste que l’Europe tiendra le coup assez longtemps pour qu’on se rende compte que le Roi outre atlantique est nu…

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  • Sebinho // 10.12.2012 à 20h06

    Entièrement d accord avec toi Patrick!!! Nous sommes en train de vivre un changement profond et la soit disante crise(je dis sois disante car opportunites pour d autres)ne fera qu accélérer le changement. Les gens prennent conscience que nous devons changer(que ça motivé par un facteur écologique ou bien économique). Les plus gros consommateurs d aujourd hui seront probablement les moutons demain. Seul l avenir nous le dira…

    Au plaisir d echanger

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  • Sebinho // 13.12.2012 à 13h11

    Exactement! Comme l’a très bien démontré dans son livre Olivier, et comme tu le rappel également la productivité, diminue le temps de travail(ou peut être que c est la croissance !?, comme elle diminue également depuis des années!?) Bref, je suis tout à fait d accord, on pourrait encore diminuer le temps de travail(j au entendu parler de 32h chez Peugeot il y a peu!) et créer de nouveaux emplois! on profiterais ainsi d avoir plus de temps libre pour prendre le temps de pratiquer plus de loisirs( tous les loisirs le sont pas payants(je dis ça car j en vois déjà venir, oui mais si on travail moins, moins de salaire etc…). Combien de personnes dans notre entourage on entend dire “j ai pas le temps ” de faire ci, pas le temps de faire ça… Enfin ce n est que ma vision des choses mais je pense qu il est temps de mettre les choses à plat et d arrêter cette course au folle qui ne profite REELELEMENT qu à une minorité 😉

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