Selon l’ancien économiste en chef de la BCE, qui a démissionné en septembre 2011, celle-ci s’est inclinée face à la pression extérieure. Dans cette interview à Die Presse, il pointe du doigt lors d’une conférence de presse un fort risque d’inflation et qualifie le débat sur les mesures d’austérité de tromperie sémantique. Merci à Etienne pour la traduction pour le blog www.les-crises.fr.

Die Presse : Vous avez démissionné de la tête de la BCE il y a un peu moins d’un an car vous vouliez notamment tirer la sonnette d’alarme auprès des dirigeants de la zone euro. On ne peut pas dire que cela ait été un succès, n’est ce pas ?

 Jürgen Stark: Je ne voudrais tout de même pas me surestimer. En démissionnant, je souhaitais faire parvenir à la banque centrale européenne et aux politiques le message suivant: vous faites fausse route! En l’espace de quelques heures, on a mis de côté un important fondement contractuel de l’économie – et de l’union monétaire : la clause de “no bail-out” (non renflouement) (l’interdiction des pays de l’Euro de porter secours à un état membre, NDR). On peut aujourd’hui se poser la question de savoir si octroyer des crédits à un autre État constitue un renflouement. D’après la loi, non. Mais dans la pratique, c’est très probable.

Dans quel cas cela peut-il constituer un renflouement ?

Dans le cas où la Grèce se retrouverait à nouveau en défaut partiel de paiement. Le secteur public serait alors touché et à partir de là, les mécanismes de transferts entreraient en jeux. Il s’agirait d’un renflouement, sans aucun doute.

Votre démission n’a pas changé grand chose à la politique monétaire. Au contraire: début septembre, la BCE a annoncé qu’elle rachèterait sans limite les obligations des États en crise. Dispose-t-elle d’un mandat pour cela ?

Le plus frappant, c’est de se voir expliquer aussi bien par les banquiers centraux que par les politiques, que ce qu’envisage de faire la banque centrale entre bien dans le cadre de son mandat. Ils ne parviennent pourtant pas à justifier cette affirmation. Ce serait en effet très dur à expliquer. À mon avis, avec cette décision prise au début du mois (NDT : rachat sans limite des obligations des États en crise), la BCE agit en dehors de son mandat.

Pourquoi le fait-elle quand même, alors ?

La banque centrale subit une pression énorme. Son mandat ne joue ici aucun rôle, car en Politique, charité bien ordonnée commence par soi-même. On renvoie la responsabilité à la banque centrale et on dit: “Ils peuvent très bien faire ça, ils peuvent imprimer de la monnaie”. Il est clair qu’on ne résout ainsi pas les problèmes de l’économie réelle. Au contraire, en inondant les marchés mondiaux, on met sur pieds les conditions qui peuvent mener à de nouveaux excès.

Vous voulez dire de nouvelles bulles spéculatives permises par l’argent bon marché ?

Regardez ce que les annonces de Mario Draghi et de Ben Bernanke (rachat illimité d’obligation et de dettes par la Fed, NDR) ont produit : les cours mondiaux de la Bourse ont grimpé de huit pour cent. Peut-on justifier cela par les chiffres de l’économie réelle?

La BCE peut-elle retourner sur le droit chemin ?

Avec les autres banques centrales, la BCE est en train d’inonder les marchés, ce qui pose non seulement la question de savoir comment elle va récupérer cet argent, mais aussi comment cet excès de liquidités créé va pouvoir être absorbé au niveau mondial. On ne résoudra pas cela en appuyant sur un bouton. Même si l’économie mondiale était amenée à se stabiliser, le potentiel d’inflation a lui crû énormément.

De nombreux économistes craignent plutôt une déflation.

Surtout ceux qui veulent accentuer la pression sur la BCE pour qu’elle continue à inonder les marchés avec de l’argent pas cher. Les banques centrales font partie de notre système monétaire de “Fiat-money” (NDR : monnaie fiduciaire), celui-ci est fragile, mais il constitue le seul garant de la stabilité des prix. La BCE agit par décret : celui-ci est l’argent. La crédibilité de cet argent dépend d’une institution : la banque centrale. Elle ne peut donc en aucun cas se retrouvée à nouveau dépassée.

La BCE affirme elle aussi que les craintes inflationnistes sont totalement infondées.

La BCE dit aussi que les rachats d’obligations d’État peuvent être stérilisés. C’est à dire que l’argent frais est retiré du marché pour être placé ailleurs. Cela marchera-t-il? C’est une autre histoire. Je ne peux pas simplement aller voir les marchés et dire : mardi prochain, nous voulons retirer 80 milliard d’Euros. Il faut aussi que les acteurs du marché jouent le jeux. Car s’il préfèrent stocker ces liquidités, elles resteront dans les banques.

Tant que l’argent circule entre les banques et la BCE, il n’y a pas vraiment de problème.

C’est vrai, les liquidités n’entrent alors pas dans les circuits économiques. Mais l’inflation peut se développer aussi par un changement des prévisions en matière d’inflation. La question est aussi de savoir ce à quoi le public s’attend.

Selon un sondage récent, la plus grande peur des citoyens autrichiens serait l’augmentation du coût de la vie.

Il s’agit là de la question de l’insécurité, qui est intimement liée à celle de la confiance en la banque centrale. Mario Draghi a affirmé qu’il ferait tout pour sauver l’Euro. Mais il ne s’agit pas du sauvetage de l’Euro. On a là affaire à des problèmes d’états isolés. Et si l’un d’eux doit sortir, cela ne signifie pas la fin de l’Euro.

Au moment de l’introduction de l’Euro, n’était il pas évident aux yeux des décideurs que certains des états membres pourraient se retrouver en faillite ?

Si, mais il existait cet a priori implicite que cela n’arriverait pas. Car on ne voulait accepter dans l’union monétaire que des pays qui s’étaient qualifiés pour cela. Ceci passait par une politique responsable visant à vérifier que le pays en question ne ferait pas face à des difficultés financières. Nous avons – je l’affirme – mis en place l’union monétaire avec beaucoup trop de pays.

A-t-on fait preuve de naïveté, ou bien en a-t-on simplement trop demandé aux États ?

Le 31 décembre 1998, les ministres des finances européens se réunissaient pour célébrer les débuts de l’Euro. Le 1er Janvier 1999, ils sont rentrés chez eux et ont continué à mener les mêmes politiques, comme si rien n’avait changé. Pourtant, quelque chose avait changé: il existait désormais une institution à Francfort qui s’occupait de gérer la monnaie. Et cela signifiait en clair que les erreurs en matière de politique budgétaire ne pourraient plus être corrigées en dévaluant simplement les monnaies nationales.

L’union monétaire va-t-elle éclater en raison de ce malentendu ?

Cette panique selon laquelle l’union monétaire pourrait éclater n’a absolument aucun sens. Les gouvernements ont reconnu que le retour à la discipline budgétaire est indispensable. Les marchés veillent bien plus attentivement à savoir si les Etats pourront encore servir leur dette dans 5 ans. Pour les pays ne disposant pas d’un économie solide, cela coutera d’autant plus cher. En ce qui concerne la consolidation, il n’y a pas d’alternative. Cela ne passera que par des réformes structurelles. C’est douloureux, mais c’est comme ça.

C’est précisément ce que mettent en doute de nombreux hommes politiques et économistes. Ils affirment que la réduction des dépenses étouffe une croissance déjà faible.

Mais on ne réduit aucunement les dépenses! Il s’agit d’une tromperie sémantique. L’endettement net augmente. Moins qu’avant, mais il augmente.

L’union monétaire telle qu’elle est pensée est-elle vouée à l’échec ?

Cela dépend de ce que vous entendez par là. L’union monétaire dans sa forme originelle n’a jamais été réellement mise en place. Un concept peut-il être considéré comme un échec bien qu’il n’ait jamais été appliqué? Les critères de Maastricht sont ils un échec, alors qu’ils ne sont jamais respectés?

On pourrait aussi considérer comme un échec le fait que le peuple n’aie jamais obtenu cet Euro qu’on lui avait promis.

Je suis désolé, mais l’Euro qu’on avait promis au peuple, on y est parvenu. Un taux d’inflation de deux pour cent dans les dix premières années, c’est plutôt remarquable. Et on ne parle pas ici que de périodes prospères. Tous les chocs ont été d’ailleurs bien amortis.

Mais ?

Mais je marquerait une rupture pour l’année 2010. Jusque là, tout s’est bien passé. Puis la BCE a commencé à s’attribuer un nouveau rôle – elle a cédé à la panique. Elle s’est inclinée face à la pression extérieure. En particulier ceux qui affirmaient: “Vous les Européens, vous devez prendre une décision pendant ce deuxième week-end de Mai et vous devez mettre beaucoup d’argent sur la table (afin de sauver la Grèce de la faillite par un plan d’aide financière “exceptionnel”, NDR)”. Et ceci a fait école.

Quand vous dîtes “Pression extérieure”, vous voulez dire celle des Etats-unis ?

Je veux dire la pression venant d’en dehors de l’Europe.

Une forte pression s’exerce aussi désormais au sein de la BCE. Les décisions qui y sont votées dernièrement sont unanimement opposées à l’Allemagne.

Je crois qu’il ne faut pas prendre à la légère les arguments mis en avant par Jens Weidmann (NDR. : Le président de la Bundesbank). La façon dont on commente dans les médias sa prise de position contre la conduite de la BCE a dépassé les limites du fair-play. La BCE court le risque de ne plus prendre au sérieux une grande partie du public européen.

Combien de temps l’Allemagne peut-elle encore se permettre de marquer son opposition ?

Le tribunal constitutionnel fédéral a affirmé dans une note que le rachat d’obligations d’état faisait entorse à l’interdiction de financer un État par sa banque centrale. Cela amène la Bundesbank face à un conflit. Il s’agit d’une situation très difficile.

Comment ça? En matière de violation du Droit on commence pourtant à avoir l’habitude.

Cette idée est contestée par beaucoup de spécialistes du droit Européen, mais il existe un autre groupe de juristes en droit constitutionnel qui parlent de violation collective et à répétition du Droit. Et je verrais cela aussi comme tel en tant que non juriste : il y a violation collective et à répétition du Droit.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

118 réponses à [Traduction exclusive] La BCE agit hors de son mandat, par Jürgen Stark

  1. Patrick Luder Le 09 décembre 2012 à 07h18
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    Le tour de force consiste à créer un excès de liquidité sur les marchés …marchés donc qui ne savent plus ou investir leurs liquidités excessives => un tour de force qui a permis au système de ne pas s’effondrer à maintes reprises par une rupture de confiance !!!
    Car OUI, la confiance n’est plus de mise, et depuis déjà de longues années.
    Un montage financier infernal qui tiens tout seul et par lui-même,
    un montage financier qui ne tiens que par de l’endettement,
    un montage financier qui s’effondrerait en une fraction de seconde,
    dès l’instant ou il ne serait plus soutenu par de l’accroissement de dette.
    C’est donc un montage financier en faillite qui essaie de continuer sa route,
    car tout remboursement de dette est non seulement devenu impossible,
    mais même le service de la dette est devenu irréaliste !!!

    L’EURO est en faillite => et les pays de l’EUROPE sont aussi en faillite.

    C’est folie que de continuer à endetter un système en faillite,
    mais il n’y a pas d’autres solutions que de continuer à endetter ce système en faillite.

    La folie continuera donc jusqu’à la vraie crise des énergies fossiles,
    et c’est bien ce qui me fait peur pour le climat et la nature,
    c’est l’irresponsabilité de l’humain face à des choix influençant son destin,
    l’humain est capable de pire choix face à son destin,
    soit choisir le comfort du court terme
    en lieu et place de la survie à long terme.


    • dadone Le 09 décembre 2012 à 09h33
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      Plutôt que de pester sur la folie “de continuer à endetter un système en faillite,”
      On devrait se poser la question comment en est t’on arrivé là ?
      Et la question subsidiaire si on avait pas recouru à l’endettement que ce serait’il passé ?
      Et bien la situation serait pire aujourd’hui !
      Toute l’Euroland aurait décroché dans la compétition économique, on se serait tiers mondisé.
      Le problème n’est donc pas l’endettement qui est une nécessité absolue dans une guerre économique pour continuer à rester leader, le problème est le système compétitif !
      Tant que les personnes n’auront pas compris cela ils confondront la cause et l’effet !


      • toutouadi Le 09 décembre 2012 à 10h02
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        “Le problème n’est donc pas l’endettement qui est une nécessité absolue dans une guerre économique pour continuer à rester leader, le problème est le système compétitif !
        Tant que les personnes n’auront pas compris cela ils confondront la cause et l’effet !”

        Intéressant … Tu peux développer?


        • dadone Le 09 décembre 2012 à 11h06
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          Une guerre économique (comme une guerre tout court) nécessite toujours plus d’investissement (R&D , publicité, marketing, …) afin de rivaliser avec ses concurrents. Si un acteur A pour faire cet effort s’endette alors son concurrent B est obligé de faire de même car sinon le risque est grand qu’il soit distancé et risque d’être laminé par son concurrent.
          C’est donc une course où l’endettement sert à avoir du cash exactement comme dans une guerre où les emprunts sont une nécessité pour pouvoir poursuivre le combat en achetant des armes.
          On estime que sans le recours à l’emprunt la première guerre mondiale aurait durée trois mois le temps de vider les caisses des Etats !
          Bien sur les conséquences de ces emprunts a été la dévalorisation totale des monnaies, c’est ce qui nous arrivera quant les dettes ne pourront plus être remboursées.
          Donc la cause de l’endettement est bien la guerre économique.
          Celui qui ne peut plus emprunter a irrémédiablement perdu la guerre …. et il ne lui reste plus qu’une économie asphyxiée par une montagne de dettes…


          • toutouadi Le 09 décembre 2012 à 11h17
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            Pertinente démonstration des effets délétères de la compétition… Merci.


          • Patrick Luder Le 09 décembre 2012 à 18h53
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            N’importe quoi … des entreprises qui s’endetteraient en permanence ne sont juste pas possible. Une entreprise qui ne dégage pas de cash est vouée à la faillite à court terme et disparaît ! Un emprunt peut être fait pour un investissement d’avenir mais doit être remboursable plus ou moins rapidement. Et les Etats ne s’endettent pas pour se développer (dommage) ce qui pourrait encore être acceptable …


          • dadone Le 09 décembre 2012 à 20h57
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            @Patrick Luider
            Etonnant de balayer d’un “n’importe quoi” ce qui fait le fondement de la théorie Marxiste…c’est à dire la baisse tendancielle des profits…
            Et elle due à quoi cette baisse ?
            Aux sur investissement pour ne pas se laisser distancer par la concurrence.
            Et j’ai écrit quoi dans mon premier post ?
            Que si les Etats ne s’étaient pas endettés, la situation serait pire aujourd’hui…
            Et pour qu’elles raisons ?
            Tout simplement pour éviter justement cette baisse tendancielle des profits les Etats ont depuis plus de trente ans réduit les charges qui pèsent sur les entreprises, les ont aidées par une myriade de niches fiscales, ont pris des mesures directs de soutiens (prime à l’installation, zone franches, prime à la casse, exonération en tout genres,….) nationalisation temporaires, etc..
            C’EST pour ce types de raisons que
            1 de nombreuses entreprises ont effectivement pu tenir
            2. que les Etats se sont endettés
            A ces deux facteurs il faut ajouter que les entreprises ont, pour tenir, investi souvent leur cash dans la finance, finance qui est tenu par une pyramide d’endettement de ponzi…le serpent se mord la queue, jusqu’à l’effondrement finale…

            Ainsi donc tout ce que j’ai posté est une analyse rigoureusement exacte de la situation concernant mode de fonctionnent économique et c’est de ne pas le comprendre qui est la source de votre incompréhension de l’économie…
            Et vous êtes pas le seul car ce blog est porté par de nombreuses propositions (comme la séparation banques) qui en aucun cas ne peuvent résoudre les dysfonctionnements de l’économie actuelle car ses dysfonctionnements sont structurellement liés à la concurrence et sans remise en cause de la concurrence pas de salut..


          • Patrick Luder Le 10 décembre 2012 à 00h22
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            En économie d’entreprise comme dans la vie, seule la sélection naturelle permet une amélioration durable. Soutenir les malades et les faibles ne conduit qu’à la catastrophe. Le rôle des Etats devrait se cantonner à donner un cadre favorable, tout autre aide s’avère désastreuse à long terme.


          • toutouadi Le 10 décembre 2012 à 07h00
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            “car ses dysfonctionnements sont structurellement liés à la concurrence et sans remise en cause de la concurrence pas de salut..”

            100 % d’accord.

            ” Soutenir les malades et les faibles ne conduit qu’à la catastrophe.”

            Malthusianisme, Darwinisme social (Détournement idéologique et instrumentalisation du darwinisme), barbarisme civilisationnel, négation de l’humanité, et le pire de tout… connerie et méconnaissance !!


        • toutouadi Le 10 décembre 2012 à 07h17
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          Patrick…

          Quand les faibles auront été liquidés il ne restera alors que les forts mais les moins forts aussi.
          Les moins fort deviendrons les plus faibles et il faudra les liquider aussi…

          Quand les faibles auront été liquidés il ne restera alors que les forts mais les moins forts aussi.
          Les moins fort deviendrons les plus faibles et il faudra les liquider aussi…

          etc ..

          Comprends tu le concept de structure sociale ?
          Comprends tu le concept de justice (la chose juste et équitable)?


          • Patrick Luder Le 10 décembre 2012 à 15h09
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            En économie, la disparition d’un truc que ne marche pas (et qui coût horriblement cher à entretenir) ne fait que laisser la place à de nouvelles opportunités … cela n’a rien à voir avec une quelconque protection sociale. Ce ne sont pas forcément des forts et des gros qui reprennent l’opportunité, dans certains cas la disparition d’un gros peut aussi permettre à de multiples petits de reprendre leurs affaires !!!!!

            Remarque que les trop fréquentes grèves et manifestations ne servent souvent à rien … vois le site de Renault (et tant d’autres) ils ferment malgré tout comme ils veulent !!!


          • Deres Le 12 décembre 2012 à 15h52
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            Tout de suite, vous montez sur vos grand chevaux moralisateurs.
            Une banque ne prête pas à une personne sur son lit de mort, ni à un clochard SDF, et cela ne choque personne.
            Il ne faut pas confondre la charité, la solidarité et la fraternité avec l’économie. Un investissement se doit d’avoir une rentabilité sinon les richesses disparaîtront bientôt, cf la poule aux oeufs d’or. Le fait que l’Etat s’appuie sur un endettement public de plus en plus grand pour détourner les richesses vers de moins ne moins d’investissement productif finit par aboutir sur un appauvrissement général et donc in fine à l’objectif inverse.


          • toutouadi Le 12 décembre 2012 à 16h28
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            @deres

            “Un investissement se doit d’avoir une rentabilité sinon les richesses disparaîtront bientôt, cf la poule aux oeufs d’or.”

            Par quelle magie un investissement peut-il être rentable sans client?


  2. BA Le 09 décembre 2012 à 09h06
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    Patrick Luder écrit les phrases suivantes :

    “L’EURO est en faillite => et les pays de l’EUROPE sont aussi en faillite. C’est folie que de continuer à endetter un système en faillite, mais il n’y a pas d’autres solutions que de continuer à endetter ce système en faillite.”

    Très intéressantes, ces phrases.

    Je trouve que ces phrases résument bien notre situation actuelle.

    Et ces phrases nous ramènent au problème qu’on avait oublié : la faillite de l’Irlande.

    Samedi 8 décembre 2012 :

    Un article très important sur l’Irlande :

    L’Irlande “a besoin de plus de temps” pour rembourser l’argent utilisé pour renflouer ses banques, a réclamé samedi dans la presse allemande le gouverneur de la Banque centrale d’Irlande, Patrick Honohan.

    Interrogé sur le délai supplémentaire nécessaire pour rembourser, le gouverneur de la Banque centrale d’Irlande a plaidé pour la recherche d’une “solution durable”, qui n’aurait pas à être de nouveau modifiée par la suite.

    “En conséquence, le délai de remboursement devrait être considérablement allongé”, a-t-il ajouté, sans donner aucune autre précision.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-irlande-a-besoin-de-plus-de-temps-pour-rembourser-d6283fc6783fb9654f3eab584245a0d8


  3. freemaure Le 09 décembre 2012 à 09h17
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    j’ai l’impression que ce n’est qu’un économiste très orthodoxe qui ne voit pas plus loin que l’inflation en excluant tous les autres problèmes, bref avec lui aux commandes l’opération sera très réussie mais le malade sera mort.


    • Letaulier Le 09 décembre 2012 à 12h59
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      Jürgen Stark vise pas seulement l’inflation mais il fait aussi allusion en un formidable transfert de richesse entre le pays du Nord (dont la France fait partie) vers les pays du sud.


    • Mathieu Le 10 décembre 2012 à 13h41
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      Il faudra un jour expliquer comment faire marcher une union monétaire sans transferts financiers massifs entre les pays qui la compose. Cela n’a jamais existé dans l’histoire.

      On a deux solutions. Ou bien on crée un vrai budget européen (genre au moins 10% du PIB) qui inclut des transferts sociaux entre les pays. Ou bien on arrête l’euro et on revient aux monnaies nationales. Je ne pense pas qu’il y ait un intermédiaire viable. Et le choix entre l’une ou l’autre solution sera (enfin!) un vrai choix politique.


      • Deres Le 12 décembre 2012 à 16h00
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        Ou bien les pays du sud apurent leur dettes et se mettent à gérer leurs finances en bon père de famille, c’est à dire dans l’esprit et non la lettre des critères de Maastricht. C’est à dire AU PIRE 3% de déficit et 60% de dettes. L’interprétation fantaisiste qui en a été fait était 3% de déficit objectif qu’elle que soit la conjoncture avec des prévisions de croissance über-optimiste et les truquages financiers et 60% de déficit permanence plus tout ce qui a été caché sous le tapis chaque année. Dans ces conditions là, tu pourras faire tous les transferts intra-européens que tu veux, le problème ne sera pas résolu. Des transferts importants ne permettraient qu’au pays du Sud de claquer encore plus dans la joie et l’allégresse. C’est bien le sujet des négociations européennes … Les pays du sud disent en coeur : “Au secours, on se noie, aidez nous maintenant et on verra pour organiser cela plus tard”. Les pays du Nord disent : “On vous sauve uniquement si vous jurez de ne plus sauter à l’eau”.


        • toutouadi Le 12 décembre 2012 à 16h55
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          C’est vrai que ces salauds d’pauvres du sud n’ont pas beaucoup de compassion envers nos banques systémiques du nord !!

          Faites le “bien” et voyez comment on est remercié !!
          Le monde serait bien meilleur si les pauvres étaient plus solidaires des riches.

          Sans parler de coup du ruissellement de la richesse ou du gâteau que l’on doit agrandir plutôt que de le partager.


          • Deres Le 17 décembre 2012 à 18h56
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            “Sans parler de coup du ruissellement de la richesse ou du gâteau que l’on doit agrandir plutôt que de le partager.”

            Votre manque d’argument est caractéristique d’un esprit étroit incapable de débat.


  4. BA Le 09 décembre 2012 à 09h47
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    Zone euro : chiffres du deuxième trimestre 2012 :

    1- Médaille d’or : dette publique de la Grèce : 300,807 milliards d’euros, soit 150,3 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : dette publique de l’Italie : 1982,239 milliards d’euros, soit 126,1 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : dette publique du Portugal : 198,136 milliards d’euros, soit 117,5 % du PIB.

    4- Dette publique de l’Irlande : 179,718 milliards d’euros, soit 111,5 % du PIB.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-irlande-a-besoin-de-plus-de-temps-pour-rembourser-d6283fc6783fb9654f3eab584245a0d8

    Depuis le 27 novembre 2012, nous savions que les soi-disant “plans de sauvetage” de la Grèce étaient UN ECHEC TOTAL.

    Nous savions que les soi-disant “plans de sauvetage” de la Grèce allaient coûter des milliards d’euros aux contribuables français.

    Et aujourd’hui, nous venons d’apprendre que le soi-disant “plan de sauvetage” de l’Irlande est lui-aussi UN ECHEC TOTAL.

    L’Irlande est en faillite. L’Irlande est incapable de rembourser quoi que ce soit.

    La question est donc :

    Combien de milliards d’euros le deuxième défaut de paiement de l’Irlande va-t-il coûter aux contribuables français ?


    • Letaulier Le 09 décembre 2012 à 11h56
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      Arrête ton baratin. L’Irlande n’est pas en faillite. Ils essaient simplement de profiter de la porte ouverte qu’a été l’accord d’allongement du délai de remboursement des aides européennes accordé à la Grèce.

      Ce que je trouve pas normal avec Dublin c’est qu’au lieu de demander aux grosses entreprises étrangères installées sur leur sol de contribuer au budget de l’Etat, ils préfèrent se retourner vers le contribuable allemand, français, etc..et le pire c’est que nos dirigeants acceptent cela sans broncher.


      • wuwei Le 09 décembre 2012 à 12h11
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        Comment ça “pas normal” ? Dans le monde capitaliste dont vous nous faites l’apologie à chaque intervention il s’agit toujours de privatiser les bénéfices et de socialiser les pertes. Dans l’Eden du marché libre et non-faussé, depuis son entrée dans une U.E battit sur le modèle néolibéral du tous contre tous, l’Irlande se comporte “normalement” comme n’importe lequel des dizaines de paradis fiscaux de notre planète. Deviendriez-vous bolchevique devant le désastre annoncé de votre idéal ?


        • Letaulier Le 09 décembre 2012 à 12h25
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          Je suis en total cohérence avec mes opinions libérales. Je ne vois pas pour quelle raison, en tant que contribuable d’un pays je devrais assumer les déficits publics d’un autre Etat qui refuse de prélever l’impôt sur ses propres entreprises.


          • Fabrice Le 09 décembre 2012 à 15h02
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            oui enfin Le Taulier votre doctrine s’approche plus de l’anarcho capitalisme :

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Anarcho-capitalisme


          • Porteu caroline Le 10 décembre 2012 à 11h13
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            Le fait d’assumer les pertes des banques , comme ce fut le cas pour l’Irlande ou aujourd’hui l’Espagne ne vous dérange pas ?
            Vous n’êtes pas cohérent Letaulier


          • Stéphane Grimier Le 10 décembre 2012 à 12h54
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            C’est sans compter avec la bonne dose de méthode coué.

            Ils disent quoi ? There is no alternative….

            … enfin oui, c’est vrai pour des bœufs, pas pour des êtres vivants soit disant dotés d’intelligence. Mais tant que le bœuf se prend pour un être intelligent, difficile de le contredire sans se faire traiter de NIAIS.


      • BA Le 09 décembre 2012 à 12h17
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        Dette publique de l’Irlande : 111,5 % du PIB.

        L’Irlande est incapable de sauver seule son système bancaire.

        L’Irlande est incapable de retourner sur les marchés pour emprunter.

        L’Irlande ne survit que grâce aux 85 milliards d’euros du “plan de sauvetage”.

        L’Irlande vient juste d’annoncer que, de toute façon, elle ne remboursera pas les 85 milliards d’euros comme c’était prévu.

        L’Irlande vient juste d’annoncer, EN CLAIR, que les contribuables des autres Etats de la zone euro allaient devoir payer des milliards d’euros supplémentaires à cause du défaut de paiement de l’Irlande.

        L’Irlande était soi-disant “le Tigre Celtique” , selon les neuneus.

        En réalité, ce n’est qu’un pauvre chat de gouttière, squelettique, qui fait les poubelles et qui crève de faim.


        • Letaulier Le 09 décembre 2012 à 12h23
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          “Dette publique de l’Irlande : 111,5 % du PIB.”

          Et alors? La dette publique de la France est de 86%, Est-ce que cela fait une grosse différence?


          • BA Le 09 décembre 2012 à 12h27
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            86 % = 111,5 %.

            C’est les nouvelles mathématiques modernes.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 décembre 2012 à 13h16
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            @ BA

            il est toujours plus intéressant de regarder la variation plutôt que le pourcentage en lui même

            pour l’autre phrase que vous exprimez “l’euro est en faillite”=> les pays de l’Europe sont en faillites
            elle n’est pas logique
            mieux vaut faire une phrase


          • BA Le 09 décembre 2012 à 13h31
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            Non, ce n’est pas moi.

            C’est Patrick Luder qui écrit “L’EURO est en faillite”

            Je pense que Patrick Luder veut dire que l’euro ne marche pas.

            Au moment de la naissance de l’euro, on nous expliquait que l’euro allait créer des convergences.

            Or, justement, la réalité a montré que c’était le contraire.

            Depuis la naissance de l’euro, il y a eu de plus en plus de divergences entre les pays membres de la zone euro.

            Ces divergences sont les suivantes :

            le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne, Chypre, Malte, la Slovénie, sont en train de faire naufrage.

            Or, les autres pays ne leur donnent pas d’argent.

            Les autres pays refusent de leur donner de l’argent.

            La crise a eu un seul coté positif : la crise a montré au monde entier que la soi-disant “solidarité européenne”, c’était du pipeau.

            Dans les paroles, tout le monde dit que la “solidarité européenne” existe, mais au moment de passer aux actes concrets, il n’y a plus personne.

            Au moment de donner de l’argent, il n’y a plus personne.

            Conséquence :

            Les pays européens périphériques sont en train de faire naufrage, et ils entrainent les autres pays européens vers le fond de l’océan.

            L’euro, c’est un mécanisme perdant-perdant.

            L’euro, c’est un naufrage collectif.

            Et nous sommes tous en train de faire naufrage, lentement, mais surement.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 décembre 2012 à 14h01
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            je ne suis plutôt d’accord avec l’affirmation suivante

            l’euro n’est plus viable.

            Attendre ne sert à rien car au final à ce stade, nous ne conserverons pas l’euro.

            Et pour ma part je distingue bien l’euro de l’Europe.

            Cordialement.


          • Patrick Luder Le 09 décembre 2012 à 19h11
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            Faillite vient du verbe faillir => ne pas arriver à réaliser un but désigné, soit pas défaut technique, soit par défaut financier, soit par défaut de personnes. // Le rôle de l’EURO est en défaut. // La pluspart des Etats sont en perte permanente.

            L’europe est en faillite dans ses finances, dans son système financier mais aussi et surtout dans son système politique, dans sa société et dans sa vison d’avenir.

            SVP citez quelques réussites Européennes durables ???


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 décembre 2012 à 19h58
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            La pêche responsable, durable et la protection de l’environnement maritime

            L’union européenne représente le plus grand territoire maritime mondial et la plus grande flotte marchande. 90 % du commerce extérieur et 40 % du commerce intérieur de l’Union transitent par la mer.

            C’est le premier importateur mondial de poissons, fruits de mer et produits aquaculture.


          • BA Le 09 décembre 2012 à 21h05
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            Ah bon ?

            Quand l’Union Européenne importe de Chine des poissons, fruits de mer et produits aquaculture, vous trouvez que c’est “responsable” et “durable” ?

            Ah bon ?


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 décembre 2012 à 21h41
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            Conditions d’importation des produits de la pêche dans l’Union européenne
            http://ec.europa.eu/food/international/trade/im_cond_fish_fr.pdf
            Les importations ne sont autorisées que si elles proviennent de navires et
            d’établissements agréés (ateliers de transformation, navires congélateurs ou naviresusines, entrepôts frigorifiques), répondant, après inspection par l’autorité compétente
            du pays exportateur, aux exigences communautaires. L’autorité fournit les garanties
            nécessaires et est tenue d’effectuer des contrôles réguliers; lorsque cela est
            nécessaire, elle doit prendre des mesures correctives. La liste des établissements
            agréés est mise à jour par la Commission européenne et publiée sur son site internet.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 décembre 2012 à 21h44
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            La politique commune de la pêche en chiffres 2012
            http://ec.europa.eu/fisheries/documentation/publications/pcp_fr.pdf
            États membres Pays en voie d’adhésion
            Pays candidats
            BE Belgique
            BG Bulgarie
            CZ République tchèque
            DK Danemark
            DE Allemagne
            EE Estonie
            IE Irlande
            EL Grèce
            ES Espagne
            FR France
            IT Italie
            CY Chypre
            LV Lettonie
            LT Lituanie
            LU Luxembourg
            HU Hongrie
            MT Malte
            NL Pays-Bas
            AT Autriche
            PL Pologne
            PT Portugal
            RO Roumanie
            SI Slovénie
            SK Slovaquie
            FI Finlande
            SE Suède
            UK Royaume-Uni
            HR Croatie
            ME Monténégro
            IS Islande
            MK* Ancienne République yougoslave de Macédoine
            TR Turquie


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 décembre 2012 à 21h52
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            http://ec.europa.eu/fisheries/documentation/publications/pcp_fr.pdf
            Principaux fournisseurs
            de l’Union européenne
            Norvège 3 678 819 22%
            Chine 1 521 839 9%
            Islande 913 653 6%
            Viêt Nam 859 350 5%
            Maroc 813 925 5%
            Thailande 809 298 5%
            États-Unis 772 599 5%
            Équateur 683 120 4%
            Argentine 615 628 4%
            Inde 537 747 3%
            Pérou 463 958 3%
            Autres4 888 222 30%


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 décembre 2012 à 21h55
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            http://ec.europa.eu/fisheries/documentation/publications/pcp_fr.pdf
            Principaux clients de l’Union européenne
            États-Unis 305 930 11%
            Suisse 251 355 9%
            Russie 227 651 8%
            Norvège 224 404 8%
            Chine 212 649 8%
            Japon 180 316 7%
            Nigéria 148 964 5%
            Égypte 111 187 4%
            Maroc 106 010 4%
            Hong Kong 81 221 3%
            Ukraine 59 412 2%
            Autres862 918 31%


          • BA Le 09 décembre 2012 à 22h10
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            Oui, c’est bien ce que je dis :

            L’Union Européenne importe des poissons, fruits de mer, etc, de Chine et d’autres pays d’Asie, l’Union Européenne est le premier importateur mondial, … alors que c’est exactement le contraire qu’il faut faire.

            C’est exactement le contraire qu’il faut faire.

            Il faut limiter au maximum les importations de Chine et des autres pays d’Asie.

            Il faut privilégier au maximum les circuits courts.

            Il faut produire le plus près possible des endroits de consommation, et non pas faire venir les poissons et fruits de mer depuis l’autre coté de la planète.

            Bref, il faut faire exactement le contraire de ce que fait l’Union Européenne.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 décembre 2012 à 22h22
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            9% fournisseur Chine
            8% client Chine

            Notre principal fournisseur est la Norvège: 22 %


          • BA Le 09 décembre 2012 à 22h38
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            Poissons, fruits de mer, etc.

            De quels pays l’Union Européenne importe-t-elle le plus ?

            Norvège 3 678 819 22%
            Chine 1 521 839 9%
            Islande 913 653 6%
            Viêt Nam 859 350 5%
            Maroc 813 925 5%
            Thailande 809 298 5%
            États-Unis 772 599 5%
            Équateur 683 120 4%
            Argentine 615 628 4%
            Inde 537 747 3%
            Pérou 463 958 3%
            Autres 4 888 222 30%

            Mais c’est exactement le contraire qu’il faut faire.

            Importer de Chine, du Viet Nam, de Thailande, des Etats-Unis, de l’Equateur, de l’Argentine, de l’Inde, du Pérou, … c’est ce qu’il NE faut PAS faire.

            L’Union Européenne, c’est le fonctionnement du monde d’avant.

            L’Union Européenne, c’est importer depuis l’autre coté de la planète.

            L’Union Européenne, c’est l’idéologie du monde d’avant.

            Mais ce monde est mort.

            L’Union Européenne fait partie d’un monde mort.

            Le monde vivant, c’est importer le moins possible depuis l’autre coté de la planète.

            Le monde vivant, c’est privilégier au maximum les circuits courts.

            Le monde vivant, c’est produire le plus près possible des endroits de consommation.

            Le monde vivant, c’est NE PAS importer en brulant des tonnes de combustible fossile pour faire venir des bateaux chargés de poissons, des avions chargés de poissons, etc, etc. sur des milliers de kilomètres.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 09 décembre 2012 à 23h02
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            dans ma région le poisson est pêché le matin, achat direct au port tout frais
            sinon ma fille a son permis de pêche, cool


          • Téji Le 10 décembre 2012 à 09h55
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            notre principal fournisseur n’est pas la Norvège, c’est ‘Autres’ !
            plus sérieusement, le cumul pour les pays lointains est de 43%, auquels il faudrait rajouter une part de ces ‘Autres’, donc probablement de l’ordre de 50%
            pas reluisant pour l’UE, 1er territoire maritime mondial…
            Maintenir certaines de nos pêcheries en réduisant les quotas, diminuerait les exportations : que faut-il donc privilégier : la balance commerciale ou le long terme ? la pêche fraîche ou les poissons congelés ?


          • Deres Le 12 décembre 2012 à 16h09
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            Oui, cela fait une grosse différence car la dette roule et est soumis à des taux d’intérêt. Avec une dette de 50% et 2% de taux d’intérêt, une croissance de 1% suffit à maintenir la dette à niveau du PIB, hors nouveaux déficit. Avec plus de 100% de dette, il faut au minimum faire plus de croissance que le taux d’intérêt pour éviter que la dette ne croit d’elle même hors déficit. Avec 150 % de dette, il faudrait que la croissance grecque soit au moins de 50% supérieur à son taux d’intérêt pour que l’endettement se maintienne tout seul. Avec une dette importante, on se retrouve dans un mécanisme infernal où la dette augmente d’elle même même en ayant un budget à l’équilibre voir largement en bénéfice !!!


      • Charles A Le 09 décembre 2012 à 17h17
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        Quand la France reproche à l’Irlande son dumping fiscal, avec son taux IS de 12,5%,
        elle répond fort justement que la France fait encore mieux,
        mais réservé aux plus gros compétiteurs, avec environ 8% de fait pour les entreprises du CAC 40…
        Imparable leçon:
        ce dont il faut sortir, c’est de la préhistoire, fondée sur la concurrence,
        pour inaugurer une nouvelle civilisation, fondée sur la démocratie réelle et la coopération.


  5. Poiron Sebastien Le 09 décembre 2012 à 11h08
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    “Il n’y a pas d’autre solution que de continuer à endetter ce systeme en faillite”
    Nos dirigeants Européens demandent surtout à la BCE une solution quitte à transgresser son statut.

    Et ceci parce que nos dirigeants en question ne recherche pas de solution par manque de vision, de courage politique et de guerre économique cachée entre les pays. L’Europe de façade solidaire masque la guerre économique entre les pays. On a créer l’Europe sans créer de cadre politique,social, économique, fiscale et bancaire. On a le contenu, pas le contenant et cela ne tient pas. Et on demande à la monnaie d’assurer toutes ces fonctions par l’intermédiaire de la BCE.
    Il y a effectivement d’autres solutions qui malgré tout seront difficiles. Ce blog tous les jours en fait part.

    Il ne faut pas demander à la BCE d’imprimer des billets, de faire des LTRO. Ce n’est pas son role.
    Il faut que nos dirigeant fasse de la POLITIQUE, trouver par leurs propres moyens les capacités de financement et trouver cet argent là ou il est.

    S’attaquer par exemple à la rente qui augmente les inégalités, pille les entreprises et l’économie réelle.
    Le défaut concerté (manière plus brève et radicale que le pourrissement recessif et l’inflation), l’interdiction stricte de l’évasion fiscale avec prise totale du capital si transgression( évasion évaluée à 30-45 milliards selon les organismes), interdiction des dividendes (37,5 milliards redistribués par les entreprises du CAC 40 en 2011), augmenter fortement les impots (c’est inévitable), réguler la finance …

    Pour l’Europe, Il faudrait aussi qu’elle s’engage dans une politique de compensation des déficits commerciaux des pays. Les pays ne peuvent dévaluer les un par rapport aux autres, OK mais alors compensons…
    Si au sein de l’Europe il y avait concensus sur l’emploi la régulation de la finance, la lutte pour une meilleure répartition des richesses (s’attaquer à la rente), l’union politique, fiscale et sociale, bancaire, on pourrait peut-etre avoir l’amorce d’une autre voie.

    Bref, Il y a beaucoup d’autres solutions à l’endettement fuite en avant (je ne connais rien d’autre, je manque de courage alors je continue ce que je sais faire).
    C’est un peu utopiste mais on ne peut pas dire qu’il y a rien à faire…


    • Letaulier Le 09 décembre 2012 à 12h16
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      Est-ce que tu comprends ce que tu écris?

      T’es en train de nous proposer une usine à gaz où les travailleurs (au sens large cela veut dire ouvrier, employé, cadre, patron, profession libérale) français, allemands, suédois etc…vont, en plus d’assurer le financement de leur Etat respectifs, être appelés à renflouer la Grèce, l’Espagne, l’Irlande etc Ad vitam æternam.

      La Grèce peut s’en sortir si elle accepte des ´reformes essentielles comme par exemple demander aux armateurs et à l’église de payer sa juste contribution ou si elle arrête de financer une armée surdimensionnée.


      • Jacques Coeur Le 09 décembre 2012 à 23h32
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        L’armée surdimensionnée est aussi le fait de ses partenaires européens, France et Allemagne en tête, qui ont assujetis les premières aides à l’achat de leur armement.

        « Nous allons lever des sommes pour vous aider, mais vous devez continuer à payer les contrats d’armements que nous avons signés avec le gouvernement Caramanlis »
        François Fillon à Georges Papandréou en février 2010.

        Ce qui est extraordinaire c’est que la fable justifie cette armée par la possibilité de conflit entre Grèce et Turquie ; entre deux pays membres de l’OTAN.

        Sinon en 2010, la part du budget consacré à la défense était de 2,6% du PIB, soit dans la moyenne mondiale.


    • Woiry Le 11 décembre 2012 à 02h11
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      Je suis un artisanat et je me paye avec mes dividendes, cela me permet de ne pas toucher à ma trésorerie jusqu.au bilan complet pour me verset exactement ni trop ni moins ce que je mérite de mon travail et vous voulez interdire les dividendes ?


  6. Pierre Le 09 décembre 2012 à 12h58
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    C’est complètement fou. Ce n’est qu’en 2011 que cet homme découvre le danger d’avoir laisser se constituer des marchés financiers et leur dérivés qui atteignent plusieurs fois le PIB mondial? Mais le danger de tout cet argent répandu par milliers de milliards ne date pas de 2011 ou même 2010. Et on en voit le résultat aujourd’hui : au premier ralentissement, il est demandé à l’économie non financière de contribuer aux pertes avec un effet de levier tel qu’il faille leur transférer l’argent de la protection sociale, via les fameuse réformes de structure, ou même les clés de la BCE. Tant que les marchés se contentaient de piocher dans l’argent social et d’exiger de la productivité, ce monsieur ne disait rien, mais qu’on touche à la BCE et là il se réveille. Un peu facile de démissionner pour ne pas à avoir assumer ses responsabilités et pour essayer de passer pour un rebelle. Les racines de cette crise sont profondes. Oui tout ceci n’a mené à rien. Les économies se contractent et la charge de la dette augmente quand même. La fin semble encore plus proche que l’on peut le craindre et certains quittent déjà le navire : http://laphrasedeshabillee.blogspot.fr/2012/11/la-fin-est-proche.html#more
    Je suis scandalisé par cette interview.


  7. cording Le 09 décembre 2012 à 12h59
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    Comme le dit Emmanuel Todd c’est “un gros lourdaud” d’allemand qui ne comprend pas que la BCE sert tout de même bien les intérêts allemands en violant les traités puisque seule l’Allemagne a intérêt au maintien de l’euro parce qu’il lui permet de réaliser les excédents commerciaux sur le dos de ses partenaires. Si la BCE n’avait pas agi ainsi comme la Fed la zone euro aurait déjà implosé en raison de ses contradictions internes, les intérêts divergents des pays qui résultent de la conception de l’euro censé faire converger les économies des pays ayant adopté cette monnaie. Or il apparaît que dix ans après son introduction les économies sont toujours très divergentes et que si l’Allemagne en est la grande bénéficiaire c’est que l’euro a été conçu selon le modèle du DM fort, ce qui convient à un pays ne peut pas forcément convenir aux autres pays qui fonctionnent bien différemment en raison d’une histoire politique, économique, sociale et culturelle, des mentalités qui restent si différentes que seule des siècles d’histoire commune pourrait faire converger, mais on n’est pas près d’y arriver!
    En conséquence il faut repartir des réalités comme disait le Général De Gaulle et organiser un démontage concerté de la zone euro, comme le propose l’économiste Jacques Sapir, plutôt que de subir une explosion désordonnée qui sera préjudiciable à tous et à toute idée européenne. Déjà la haine historique des Grecs envers les allemands, coupables au sortir de la seconde guerre mondiale, d’avoir emporté tout l’or de la Banque nationale de Grèce en 1944-1945, eux qui ont envoyé en Grèce des “commissaires” des hauts fonctionnaires pour dicter aux dirigeants élus une gestion du pays qui trahit les intérêts du peuple avec la complicité de tous les “Pétains” locaux depuis 3 ans!


    • Letaulier Le 09 décembre 2012 à 13h09
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      Personne ne veut sortir de l’Euro, ni les dirigeants, ni les milieux économiques, ni la population. Les problèmes de la Grèce ne datent pas de l’Euro mais sont bien antérieurs. L’Euro n’a fait que donner un peu de temps à une crise de la dette qui était inéluctable.

      Par ailleurs si l’Euro a été conçu comme le DM c’est tout simplement le choix de tous les pays qui y participent. Est-ce que la France ou la Belgique auraient accepté une monnaie unique construite sur le modèle de la lire italienne? Surement pas.


      • Bouddha Vert Le 09 décembre 2012 à 16h36
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        Bonjour et merci pour l’interview de M Jürgen Stark,

        Je pense que seule l’Allemagne a aujourd’hui intérêt à conserver l’Europe telle qu’elle est configurée, car à très court terme sa productivité va continuer de bousiller le peut d’industrie européenne qu’il nous reste et ça c’est bon pour l’avenir Allemand, en revanche que restera t il aux autres?

        Évidemment quelques libéraux européens voudraient que l’on conserve le cadre qui organise ce naufrage parce que, dans un cadre libéral, la situation ne peut plus durer et donc il faut que cela craque, c’est logique!

        Que nos représentants politiques aient rêvaient d’une Europe qui leur aurait donné une puissance sans équivalent est certainement la raison qui leur a fait imaginer une monnaie unique pour arriver à leur fin, aujourd’hui on est certain que cela ne s’organise pas comme cela.

        Pour finir, je ne vois pas du tout quelle population demande à ce que l’on continue un traitement politique de plus en plus subordonné aux appétits des prêteurs sur les marchés!

        J’entends plutôt une population qui désir voir une Europe fraternelle, solidaire, à même de gérer les asymétries sociales en son sein et prête à mettre en place des barrières douanières salutaires pour l’Europe et respectueuses de la terre qui nous porte.

        On vit dans le même pays, mais c’est comme si on était sur une planète différente, paradoxal!


        • Deres Le 12 décembre 2012 à 16h18
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          C’est certain que le premier de la classe à tort. Il faut l’obliger à être aussi mauvais que les autres et supprimer les notes. C’est horrible de stigmatiser les pays du sud si gentils.

          Les règles du jeu étaient clairs et acceptés par tous. Certains pays se sont crus plus intelligents que leurs voisins en ne les respectant pas et en trichant. On a les politiques pour lesquels on vote. c’est cela aussi la démocratie. Chacun participe au système et donc donc en assumer les merdages. Les banques ne sont certes pas roses dans cette histoire mais nous n’avons jamais sanctionner nos politiciens acquoquiner avec elles. En démocratie, qui ne dit rien consent …


      • cording Le 10 décembre 2012 à 11h02
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        Personne ne veut sortir de l’euro mais il faut distinguer comme depuis 2005 les peuples dont la volonté profonde est méprisée par les élites politico-économiques et leurs chiens de garde médiatiques.Les Grecs ne font pas encore le lien et la torture sociale à laquelle ils sont soumis pour sauver à tout prix cette monnaie et surtout les banques d’abord. Elle leur a permis des taux intérêts bien trop faibles par rapport à l’état réel de leur économie, des taux allemands, ce qui leur a permis de faire des erreurs de gestion politique, économique et social. En Espagne cela a permis une spéculation immobilière effrénée dont les banques sont responsables et qui les coulent.
        Quant à l’euro conçu selon le DM cela résulte comme le dit Emmanuel Todd d’une névrose de nos élites comme celle des autres pays et de l’illusion que tout le monde peut fonctionner comme l’Allemagne que les autres peuples : les grecs, espagnols, portugais, irlandais, italiens et même français paient au prix fort mais à des degrés divers.
        Je persiste dans mon analyse, celle de Jacques Sapir, des bienfaits d’un démontage concerté de l’euro avant l’explosion de la dite zone euro.


      • Woiry Le 11 décembre 2012 à 02h23
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        Dans son histoire, Combien de fois la Grèce a t’elle fait faillite ? On ose même plus compter tellement c’est devenue une habitude à croire qu’ils sont amnésique ou bien c’est dans leur nature.


    • Vale Le 09 décembre 2012 à 14h04
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      D’accord avec vous, mais il n’y a plus de Général de Gaulle pour repartir des réalités. S’il l’euro se défait ce sera dans la douleur de contraintes extérieures que le gouvernement allemeand anticipe probablement mieux que le notre.


    • Benjamin Franklin Le 09 décembre 2012 à 22h13
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      Petite correction : Todd est un “gros lourdaud” de français, qui ne comprend pas ce qu’est un excédent commercial, et ne comprend pas non plus que l’excédent commercial allemand, ça veut dire que les allemands fournissent des biens réels en échange de bouts de papiers sans aucune valeur garantis par la BCE, c’et à dire du vent.
      L’Allemagne a intérêt à l’éradication de la BCE pour garder ses richesses chez elle.


      • Surya Le 09 décembre 2012 à 22h42
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        Non.


        • Benjamin Franklin Le 10 décembre 2012 à 10h12
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          Donc vous pensez que les soldes target2 ont une valeur réelle ? que les épargnants allemands les récupèreront quand ils voudront les solder ?


          • Surya Le 10 décembre 2012 à 11h27
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            Les soldes target 2 ne sont que la contrepartie des excédents commerciaux et la conséquence du blocage du marché interbancaire.

            Sinon en fait c’est cette phrase là qui m’a fait réagir :

            “L’Allemagne a intérêt à l’éradication de la BCE pour garder ses richesses chez elle.”

            Les allemands n’ont que peu de consommation intérieure; l’allemagne a besoin de la BCE pour continuer à exporter ses biens/services en Europe avec une monnaie artificiellement sous évaluée (ce que fait l’allemagne avec l’€ n’est pas très différent de ce que fait la Chine avec le Yuan)


          • Benjamin Franklin Le 10 décembre 2012 à 11h44
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            @Surya
            Oui, parfaitement, les exportateurs allemands ont besoin que la BCE continue de garantir les soldes target2 pour continuer d’exporter, parce que sinon les banques allemandes refusent les créances que le Sud apporte en paiement.

            La question est : est-ce une bonne idée d’exporter des produits quand ils sont vendus contre des soldes target2, donc du vent ?

            Si on supprime la BCE, l’Allemagne rééquilibrera de fait son économie vers son marché intérieur, puisque l’étranger n’est plus en mesure de la payer. Si la BCE n’avait pas existé, elle aurait commencé à le faire dès 2010. La balance commerciale étant égale à la balance des paiements, ça voudra dire aussi que l’Allemagne conservera son épargne chez elle. Un excédent commercial n’est pas une bonne chose en soi (ni un déficit d’ailleurs). Comme je l’ai déjà dit souvent, la richesse ce sont les biens, pas la monnaie.


          • Benjamin Franklin Le 10 décembre 2012 à 13h04
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            @Olivier
            Donc l’excédent commercial allemand n’est garanti qu’à hauteur de l’actif de la BCE, finalement. Combien d’années d’excédent commercial allemand cet actif est-il en mesure de couvrir ? Et surtout, qu’est-ce qui assure les allemands que cet actif sera utilisé en priorité pour couvrir leurs créances ?

            Finalement, dans cette approche, l’Allemagne n’a intérêt à maintenir la BCE que jusqu’à ce que ses soldes target2 atteignent l’actif de la BCE, pas au-delà. C’est quand même politiquement et économiquement risqué.

            Mais peut être Merkel a-t-elle voulu utiliser ce délai pour donner à l’Allemagne le temps de la reconversion de son économie vers son marché intérieur et/ou des clients plus solvables.


          • Benjamin Franklin Le 10 décembre 2012 à 17h19
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            D’accord, je me suis mal exprimé… je parlais plutôt des fonds propres de la BCE. Parce que la dette en solde target2 des pays du Sud est-elle réellement couverte par quelque chose de valable ?
            Après tout, si les banques allemandes refusent les créances des GIPSI depuis deux ans, c’est que les actifs bancaires de ces pays doivent être assez douteux…

            On revient au même problème que pour les banques en général : le jour où les allemands viendront solder leurs comptes à la BCE (et ils le feront assez rapidement, il faudra bien financer les retraites de leurs vieux), que va sortir la BCE comme actifs valables pour les rembourser ?


          • Benjamin Franklin Le 11 décembre 2012 à 10h41
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            Si les banques allemandes elles-mêmes (je ne parle même pas du citoyen lambda) refusaient déjà les collatéraux genre créance bankia il y a deux ans, je me permets de douter que l’opinion publique allemande, ou l’épargnant moyen, y trouve son compte.

            Il y a bien une raison pour laquelle le marché interbancaire eurozone s’est asséché depuis deux ans, non ?

            Peut être que les élites allemandes ne veulent pas voir la BCE et/ou l’euro péter maintenant, parce qu’ils reçoivent tous les jours des coups de fil d’Essen ou Wolfsburg, mais le citoyen allemand lui s’en porterait mieux.

            Exactement comme pour le soutien du taux de change franc suisse/euro orchestré par la BNS : Nestlé accuserait le coup s’il cessait, mais la Suisse s’en porterait mieux.


          • Deres Le 12 décembre 2012 à 16h24
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            Si on revenait aux monnaies nationales, il est probable que ce seraient des dettes entre banques centrales qui seraient conservés. Du moins c’est ce qui est logique et c’est ce que demanderait les allemands. Après, comme elle seraient exprimés en monnaie nationales avant dévaluation de la monnaie locale et réévaluation du mark, cela les amoindrirait nettement, mais ne les supprimerait pas. Cela veut dire qu’au lieu d’une dette, les allemands feraient une orgie d’actif des pays du sud en en rachetant pour des centaines de milliards d’euros.


      • cording Le 10 décembre 2012 à 11h13
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        Pourquoi alors l’Allemagne fait donc tout pour sauver la zone euro? Si ce n’est parce qu’elle correspond à ses intérêts.
        Contrairement à vous, gros lourdaud, Emmanuel Todd sait très bien que l’Allemagne réalise l’essentiel de ses excédents commerciaux, dont elle a besoin pour financer son déclin démographique, sur le dos de ses partenaires! C’est ainsi qu’elle est solidaire de ses partenaires en les affaiblissant ! En ayant réalisé la déflation salariale au détriment de ses partenaires, décidant de sortir du nucléaire de façon unilatérale! L’effet boomerang arrive : en exigeant une politique de déflation des ses partenaires elle s’affaiblit elle-même en affaiblissant ses partenaires.
        Vous semblez bien partager la névrose allemande de nos élites!


        • Benjamin Franklin Le 10 décembre 2012 à 11h37
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          Définition d’un excédent commercial : pays qui a fourni plus de biens et services à ses voisins que ses voisins ne lui en ont fourni. La différence est comblée par des créances que l’excédentaire a sur les déficitaires.

          Si les créances en question ne valent rien ou sont effacées par un défaut, l’excédentaire se fait enfumer. C’est ce qui est en train de se passer.

          En temps normal, les déséquilibres commerciaux sont comblés par des créances que les banques du pays déficitaire fournissent au pays excédentaire.
          Quand les banques allemandes considèrent que les créances fournies par les banques du Sud ne valent rien, elles arrêtent de les accepter en paiement.
          Les pays du Sud n’ayant plus rien à fournir en paiement, le déséquilibre commercial se résorbe puisque l’échange n’a pas lieu.

          Il vaut mieux pour un vendeur garder son bien que de le donner en échange d’une reconnaissance de dette sans aucune valeur.

          Or depuis deux ans, les banques allemandes n’acceptent plus les créances du Sud. Pour que l’échange se fasse quand même, c’est la BCE qui s’est mis à garantir les créances, parce que les banques allemandes lui font (encore) confiance. Olivier l’a parfaitement expliqué cet été.

          Mais nous savons tous que la garantie de la BCE c’est du vent, et que ses pertes seront ultimement portées par le contribuable européen, essentiellement allemand.

          Donc si les industries exportatrices allemandes, une poignée d’élites ploutocratiques donc, ont intérêt à la garantie de la BCE, c’est au détriment du contribuable allemand, qui perdra à la fois son bien exporté, et le remboursement des créances du Sud à BMW, Thyssen et autres. On est en plein corporatisme antilibéral.

          Je maintiens : le peuple allemand, l’Allemagne, a intérêt à ce que la BCE soit éradiquée, pour conserver ses biens chez lui, plutôt que de continuer à les donner au Sud en échange de papier sans valeur.

          Todd est un mercantiliste qui ne comprend pas que la richesse, ce sont les biens, pas la monnaie.

          Je vous retourne donc le compliment.


          • cording Le 10 décembre 2012 à 18h36
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            Vous opposez artificiellement monnaie et biens! Pour le reste vous pouvez garder vos leçons pour vous mêmes!
            Les banques allemandes ne sont pas en si bonne situation qu’on veut bien faire paraître sinon Madame Merkel n’aurait pas obtenu qu’elles soient exemptées de cette Union bancaire virtuelle notamment les banques régionales “landesbanken”.
            Une partie de votre analyse est datée dans la mesure où c’est maintenant la BCE qui détient l’essentiel des créances douteuses grecques et quand la Grèce fera défaut la BCE devra soit être recapitalisée soit pratiquer le quantitative easing comme la FED et la Banque d’Angleterre.
            Tous les Allemands quels qu’ils soient sont favorable au maintien de l’euro et de la BCE tant que cela leur profite ou leur coûte le moins cher possible. On ne peut leur en vouloir parce quand le système euro explosera ils seront les grands perdants puisque tous leurs partenaires non seulement vont faire défaut et dévaluer leurs nouvelles monnaies nationales et que le nouveau DM sera réévalué!
            L’aveuglement des élites à sauver à tout prix un système euro mal conçu ne conduise à des sorties désordonnées donc à la pire des situations. Je crains que votre parti pris pro euro ne vous aveugle! A moins que cela ne soit aussi un parti pris pro-allemand comme toutes nos élites névrosées.


          • Benjamin Franklin Le 10 décembre 2012 à 18h51
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            Où ai-je dit que les banques allemandes étaient en bonne santé ?

            La BCE détient l’essentiel des créances PUBLIQUES de la SEULE Grèce. C’est une paille comparée à l’endettement public ET privé de l’ensemble des GIPSI, largement détenu par les banques allemandes (et françaises).

            “Tous les Allemands quels qu’ils soient sont favorable au maintien de l’euro et de la BCE tant que cela leur profite ou leur coûte le moins cher possible.”

            Ah bon ?
            http://www.les-crises.fr/les-allemands-pour-les-nuls/

            Les allemands sont parfaitement conscients que le maintien de l’euro et de la BCE pour tous leur coûte une fortune.
            Renflouer les passagers clandestins pour maintenir l’euro coûte au moins aussi cher à l’Allemagne que de les virer et voir les créances allemandes être dévaluées.

            Les allemands savent DEJA que leurs partenaires feront défaut. C’est une perte acquise, ils en tiennent compte. Toute méthode destinée à retarder le défaut leur coûte une fortune EN PLUS.

            Ceux qui souffriront le plus de la sortie de l’euro ce seront les GIPSI précisément parce qu’ils ne pourront plus rien importer, et vu leur déficit commercial actuel, le sevrage sera brutal.

            Je me fous complètement de l’euro. Je suis partisan des monnaies privées, sans banques centrales.


      • tchoo Le 10 décembre 2012 à 17h57
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        et vendre à qui?
        que je sache l’Allemagne ne vit en autarcie


        • Benjamin Franklin Le 10 décembre 2012 à 18h34
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          Lisez ce que j’ai écris dans les autres commentaires.

          Les GIPSI sont trop pauvres pour continuer à acheter des produits allemands. Les banques allemandes n’ont plus confiance dans la dette des banques gipsies.

          En situation libérale normale, l’Allemagne devrait alors soit développer son marché intérieur, soit s’orienter vers les pays émergeants.

          Mais la BCE donne une garantie sur l’endettement des GIPSI. Parce qu’elle existe, les GIPSI continuent d’acheter les produits allemands, et les allemands sont payés en soldes target2.

          Or ces soldes target2 ne sont garantis par rien du tout, à part l’argent du contribuable européen, c’est à dire surtout… allemand. Il a fallu les faire croître précisément parce que les GIPSI n’avaient plus rien de valable pour payer.

          Donc la BCE retarde la reconversion économique de l’Allemagne, et lui fait croire que son excédent commercial est payé en monnaie solide, alors que c’est de la monnaie de singe.

          La BCE est une calamité pour l’Allemagne.


          • Deres Le 12 décembre 2012 à 16h31
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            Les allemands pourraient aussi acheter des actifs des pays du sud en échange de leurs biens de consommation puisque les biens produits par ceux-ci ne les intéresse pas. Grosso modo, en étant payé dans une monnaie national faible, il vaut souvent mieux se servir de l’argent sur place.


          • Benjamin Franklin Le 12 décembre 2012 à 16h54
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            Mais c’est déjà ce qu’ils font en fait.
            Dans un excédent commercial, l’excédentaire vend plus de produits qu’il n’en achète au déficitaire, mais ces produits, il faut bien les payer quand même. Le déficit commercial est donc réglé par un transfert d’actifs des banques des acheteurs du pays déficitaire vers les banques des vendeurs du pays excédentaire.

            Ce qui se passe depuis 2010, c’est que les banques allemandes n’acceptent plus les actifs fournis par le Sud en paiement, parce qu’elles estiment qu’ils ne valent plus grand-chose. Donc logiquement le déséquilibre commercial aurait dû se résorber puisque les échanges cessent.

            Mais la BCE est intervenue pour mettre de la “liquidité interbancaire”. En clair, au lieu d’avoir des banques allemandes qui ont des créances sur des banques espagnoles, les banques allemandes ont des créances sur la BCE (les soldes target2 positifs), qui a des créances sur les banques espagnoles (les soldes négatifs).

            La BCE se porte garante du déficit commercial espagnol, en fait. C’est économiquement désastreux, pour les deux pays, puisque le collatéral fourni par les banques du Sud à la BCE ne vaut bien sûr pas les montants que la BCE doit à l’Allemagne (les allemands n’acceptaient déjà plus ces actifs), et il faudra un jour faire un défaut violent ou faire payer le contribuable européen, ce qui dans les deux cas lèse violemment les allemands.


  8. Anon Le 09 décembre 2012 à 13h29
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    “il n’y a pas d’alternative”

    Il a bien fait de démissionner…


  9. fabien775 Le 09 décembre 2012 à 13h31
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    Il y a plusieurs responsables en cause dans cette immense arnaque. En premier lieu, l’ OMC qui a laissée entrer la chine dans des conditions inacceptables. La création de l’ Euro en tant que monnaie unique et non commune qui a surtout favorisé un pays comme l’Allemagne qui avait déjà un tissu économique solide.Un euro beaucoup trop fort qui rend le continent européen à la ramasse face aux autres qui manipulent leurs monnaies sans vergogne. Le plus important étant l’adoration du fric pour le fric en croyant que c’est une finalité, ce qui entraine partout la malhonnêteté, le cynisme, la corruption, le mensonge, la lâcheté, la bassesse, l’hypocrisie ( j’ai du en oublier… ).


    • Letaulier Le 09 décembre 2012 à 16h03
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      1/ Si la Chine est entrée dans l’OMC c’est que la France et d’autres ont donné leur accord, donc un peu facile de taper sur une machine qui n’a qu’un rôle de secrétariat.

      2/ Les principaux avantages et les inconvénients de l’adhésion à l’euro étaient connu d’avance. Personne n’a forcé la France, l’Italie ou le Portugal a y adhéré (contrairement aux derniers entrant dans l’UE qui ont obligation à terme de nous rejoindre). Si autant de pays y ont adhéré c’est qu’ils pensaient que les avantages l’emporteraient sur les inconvénients.

      3/ ” l’adoration du fric pour le fric “. tu crois peut-être qu’une loi votée par Bruxelles va changer la nature humaine? Même au bon vieux temps de l’URSS il y avait de la corruption, des viols, des vols, etc.et surement plus d’inégalité qu’à l’Ouest.


      • Bouddha Vert Le 09 décembre 2012 à 16h42
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        Il n’est pas question de changer la nature humaine, juste de changer le cadre législatif, et ça, ça change tout!


        • Letaulier Le 09 décembre 2012 à 17h13
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          Cela a déjà été fait. On a introduit des critères de convergence avec Maastricht mais sans sanctions automatiques.


          • toutouadi Le 09 décembre 2012 à 17h57
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            Je crois pas que bouddha voulait parler de ce genre de législation !!


  10. La phrase déshabillée Le 09 décembre 2012 à 20h19
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    On le savait mais c’est encore mieux quand c’est dit par l’un des responsable : tout l’argent versé aux banques pour “sauver” l’économie ne quitte pas la sphère financière entre banques et BCE. Et c’est présenté comme une bonne nouvelle! Il n’y a donc pas de limite au cynisme?


  11. Jeanba Ba Le 09 décembre 2012 à 20h52
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    Jürgen Stark est un gros ringard. Pathétique.


  12. Jacques Coeur Le 09 décembre 2012 à 23h36
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    Quand vous dîtes “Pression extérieure”, vous voulez dire celle des Etats-unis ?

    Je veux dire la pression venant d’en dehors de l’Europe.

    ———

    Question du profane aux professionnels, il s’agit bien des EUA, non, alors pourquoi il ne le dit pas clairement ?


    • Letaulier Le 10 décembre 2012 à 05h48
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      Parce que la pression ne venait pas seulement des USA mais aussi du Royaune-uni, de la Chine, du FMI etc..


  13. Téji Le 10 décembre 2012 à 10h13
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    Les pays ‘du nord’ ne veulent pas payer pour les pays ‘du sud’…
    sauf que…
    quand les pays ‘du sud’, par pressions de la rue, pour éviter la guerre civile, cesseront de payer, ils feront défaut. La BCE en ayant pris plein les poches, ses plus gros contributeurs vont être sollicités. In fine, ce sont donc les pays ‘du nord’ qui paieront la note, et ladite notre sera présentée aux contribuables…
    pour autant que ces pays ‘du nord’ ne soient pas eux-mêmes dans la même condition que les pays ‘du sud’ à un décalage temporaire près !
    l’Euro est malade mais ses politiques/politiciens/technocrates préfèrent la bobologie au remède de cheval 🙁
    l’Europe, elle, est de moins en moins démocratique, ce que les européens ont bien compris 🙁
    Ce n’est pas pour autant qu’ils ne veulent pas d’Europe, ce n’est simplement pas celle-là qu’ils attendent !
    aïe, aïe, aïe, quel gâchis !


    • LeTaulier Le 10 décembre 2012 à 10h47
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      Et quelle Europe les Européens attendent-ils d’après toi? Faut arrêter de tout mettre sur le dos des politiques. Certes ils ont leur par de responsabilité mais les citoyens européens aussi sont coupables.

      les Européens du Sud veulent une Europe des transferts (sous entendu des pays du Nord vers eux pas vers l’Afrique) et les Européens du Nord ne veulent plus payer pour ceux le Club med.

      Le problème est simple, les deux désirs sont inconciliables.


      • Téji Le 10 décembre 2012 à 15h33
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        D’après moi, autre chose que ce ‘merdier’ : un projet qui soit porteur d’une vision à long terme, plus respectueuse des aspirations du plus grand nombre, et non une chape règlementaire qui met en avant les intérêts d’une minorité. Mais le projet auquel j’adhère va bien au-delà…
        Toutefois ça me rassure, que vous disiez que les politiques ont une part de responsabilité 😀
        Juger en même temps que les citoyens sont [i]coupables[/i], c’est un peu fort de café, sauf à dire que leur culpabilité vient de leur manque de jugement critique ou de participation démocratique. A ce dernier titre, après que les politiques des ‘partis de pouvoir’ se sont ainsi foutu de leur avis pour le ‘NON’ à Maastricht, il ne faut pas s’étonner des conséquences !
        Quand aux désirs inconciliables, comme je le disais au-dessus, les faits vont les réconcilier, je le crains…
        Pour le mot ClubMed, c’est un jugement à l’emporte-pièce qu’Olivier a déjà démonté !
        Pour autant, je ne dis pas que les Grecs sont des modèles à suivre, et les Allemands des jean-foutres…


      • tchoo Le 10 décembre 2012 à 18h00
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        P……
        c’est vrai, au nord les besogneux, franc, honnête et tout
        au sud, les feignasses, toujours prompt a à se prélasser au soleil en sirotant un verre de rosé

        c’est pourtant simple le monde, les cigales et les fourmis


  14. cording Le 11 décembre 2012 à 12h22
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    @ Benjamin Franklin
    Où donc vous ai-je attribué l’idée que les banques allemandes allaient bien?
    Depuis le début de la crise en 2007 les créanciers privés sont toujours très fort pour s’en remettre et être sauvés de leurs errements comme les banques au secteur publics et actuellement on constate que les Etats sauvent les banques (privées) par de l’argent public ce qui n’ a contribué qu’aggraver les endettements publics et maintenant elles mordent cruellement la main de leur sauveteur. La Grèce n’est que l’avant-garde, la partie émergée de l’iceberg des dettes bancaires privées et de l’endettement public. Tout est fait depuis 3 ans pour que ce maillon faible ne craque pas mais c’est toujours trop peu ou trop tard et au prix d’une misère toujours plus forte chez les peuples.
    Je pense que pour sortir de la crise il faudrait s’inspirer de l’exemple argentin qui a préféré le peuple aux banques et ce n’est pas un hasard si l’ancien conseiller économique du MEDEF Jean Luc Gréau souhaite qu’on organise la faillite des banques pour remettre à plat le système avant qu’il n’explose de façon désordonnée comme la zone euro risque aussi de le faire.
    Les banques centrales ne devraient jamais être indépendantes du pouvoir politique parce qu’elles n’ont qu’une logique purement bancaire et non politique. Les monnaies privées c’est ce qui est en train de se produire en Grèce comme il y a 10 ans en Argentine quand les peuples n’ont plis confiance dans la monnaie qui leur est imposée, en attendant le retour en un système fiduciaire crédible donc reposant sur la confiance des citoyens en elle. Autrement c’est une vue purement idéologique des gens hostiles aux états et aux nations!


    • Benjamin Franklin Le 11 décembre 2012 à 13h01
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      En tant que libéral, et cela en parfaite cohérence avec cette école de pensée, j’estime :
      -qu’il ne devrait jamais y avoir aucun sauvetage d’aucune institution privée avec l’argent du contribuable. Jamais. Ca devrait être dans la constitution
      -qu’il ne devrait y avoir aucune garantie publique d’aucune sorte sur une institution privée. Il ne devrait pas y avoir de garantie publique des dépôts bancaires
      -que la faillite et le défaut font partie du fonctionnement normal et sain du capitalisme libéral. A charge au créancier de s’assurer de la solvabilité du débiteur, à charge à l’épargnant de vérifier la solvabilité de sa banque, à charge à l’Etat de faire respecter les contrats, pas plus et pas moins.
      -qu’il ne devrait pas y avoir de banques centrales, indépendantes ou pas, parce qu’aucune administration n’est en mesure de connaître le taux idéal d’intérêt. Les monnaies privées reposent précisément sur la confiance des citoyens, au lieu de reposer sur la violence d’un Etat prédateur (et souvent vendu aux ploutocrates). Des pays hautement civilisés et développés s’en sont passés pour leur plus grand profit jusqu’à récemment (à l’échelle de l’histoire économique)

      Et donc, s’il y avait eu un euro mais sans BCE :
      -il n’y aurait pas eu d’unification forcée des taux d’intérêts bancaires de l’eurozone via le taux directeur de la BCE
      -donc il n’y aura pas eu surabondance de crédit dans les GIPSI, et gaspillage monumental dans l’immobilier
      -il n’y aurait pas eu assèchement du crédit en Allemagne, et les allemands ne se seraient pas tournés vers l’export uniquement
      -s’il n’y avait rien eu pour continuer à garantir la liquidité interbancaire depuis 2010, les déséquilibres commerciaux européens se seraient résorbés spontanément, faute de paiement par les GIPSI

      S’il n’y avait pas eu de bailout des banques depuis 2008, le secteur bancaire aurait été assaini de force à coups de faillites comme en Islande, et les ploutocrates auraient été ruinés au passage.

      Mais bon, comme c’est bien connu que “l’idéologie libérale” est au pouvoir en Occident, on n’a rien vu de tout ça.


      • Alex Hanin Le 11 décembre 2012 à 13h43
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        L’idéologie n’est pas “libérale”, mais “néolibérale”, ce qui est en effet très différent.

        Le libéralisme pur n’est qu’une utopie simpliste qui consiste à mettre systématiquement et de manière plus ou moins arbitraire tous les maux de la terre sur le dos de l’Etat (sous toutes ses formes, comme vous le faites avec la BCE) ; dans le monde réel, il ne sert tout au plus que de prétexte ou de slogan à l’attention des crédules.


        • Benjamin Franklin Le 11 décembre 2012 à 15h13
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          Et qu’est ce qui fonctionne dans le monde réel alors, dites moi ?

          Parce que, dans votre deuxième phrase, on peut remplacer “libéralisme” par “socialisme” et “Etat” par “capitalisme”, ça marche très bien aussi.


          • Alex Hanin Le 11 décembre 2012 à 15h38
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            Le fait que vous considériez les non-ultralibéraux comme des “socialistes” en dit long sur votre vision du monde. Opposer “Etat” et “capitalisme” est également révélateur ; les deux étant évidemment liés.


          • Benjamin Franklin Le 11 décembre 2012 à 17h46
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            vous ne répondez pas à la question.

            Ma remarque rhétorique consistait à montrer qu’avec le genre de formule “de toutes façons c’est une utopie”, on peut rejeter à peu près tout.

            L’économie mixte est une utopie simpliste, qui consiste à croire que le public et le privé peuvent faire bon ménage et à rejeter comme extrémistes les systèmes 100% l’un ou l’autre alors que ce sont les seuls cohérents.

            Keynes disait qu’au delà de 25% du PIB de secteur public la société perdait définitivement en efficacité.
            Giscard disait qu’au delà de 40% un pays devenait socialiste.
            Les pays communistes ont beau insister, ils n’arrivent pas à aller au delà de 80%.

            Donc allez-y, dites nous ce qui marche.


      • Surya Le 11 décembre 2012 à 17h18
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        “- qu’il ne devrait y avoir aucune garantie publique d’aucune sorte sur une institution privée. ”

        Pensez-vous qu’il faille supprimer le fonds de garantie des salaires ?

        “Il ne devrait pas y avoir de garantie publique des dépôts bancaires”

        ça tombe il n’y en a pas; le fonds de garantie des dépôts est une personne morale de droit privé 😉

        “à charge à l’épargnant de vérifier la solvabilité de sa banque”

        Faut-il rendre la compta et l’analyse des ratios obligatoires à l’école ?


        • Benjamin Franklin Le 11 décembre 2012 à 17h52
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          Oui, je pense qu’il faut supprimer le fonds de garantie des salaires. Les entreprises et/ou les syndicats peuvent monter eux-mêmes leurs fonds.

          Les CPAM aussi sont de droit privé. Je n’oserai pas dire que la sécu est privée, pourtant.
          Le fonds de garantie des dépôts est une structure à adhésion obligatoire, fortement réglementée. C’est un aléa moral. D’ailleurs bizarrement en 2008 il n’a pas servi, on a sauvé les banques à coût de prêts publics.

          Je pense que tout le monde arrive à comprendre la phrase “j’ai 20% de vos dépôts en caisse sous forme d’or. J’ai prêté le reste.”
          Ca marchait très bien en Nouvelle-Angleterre jusque 1913, et pourtant les gens étaient moins éduqués.


          • Surya Le 11 décembre 2012 à 17h57
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            Vous trouvez que le fonds de garantie des salaires crée un aléa moral ? Je pense que vous n’avez jamais travaillé dans une entreprise ayant déposé son bilan 😉


          • Benjamin Franklin Le 12 décembre 2012 à 08h51
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            S’il est utile, qu’est-ce qui empêche les entreprises d’en monter un (ou plusieurs) toutes seules comme des grandes ? et les syndicats ? A-t-on besoin que ce soit spécifié dans le code du travail ? Laisser le choix aux entreprises d’y adhérer ou non permettrait de faire un tri rapide entre celles saines et les arnaqueuses potentielles conçues dès le départ pour faire faillite par surprise.


          • Surya Le 12 décembre 2012 à 09h04
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            Bizarrement quand il n’y en avait pas (avant 1974); les entreprises n’ont pas pensé à en faire un !


          • Benjamin Franklin Le 12 décembre 2012 à 10h59
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            A quoi servent donc les syndicats français alors ?


      • cording Le 13 décembre 2012 à 12h33
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        Ce que vous dites est intéressant mais ne relève que de la théorie économique libérale voire néolibérale mais moi je préfère raisonner en praticien. Entre la théorie et la pratique il y a toujours un gouffre que vous ne voulez pas voir, c’est toute notre différence. Même aux US, pays réputé le plus libéral, il y a toujours eu une intervention publique parce que c’est une démocratie donc c’est le peuple qui gouverne par des représentants élus, donc il y a un gouvernement qui se soucie des citoyens et non pas seulement de théories économiques.
        Il n’ y a pas de monnaie sans une banque publique ou privée qui l’institue avec le concours plus ou moins prononcé de l’Etat. Comme vous faites bien le lien la monnaie c’est de la violence donc elle doit être canalisée par des institutions de préférence publique parce qu’elle a la plus forte légitimité pour le faire. Il n’y a de monnaies privées que lorsque l’Etat ou les institutions représentatives du peuple sont faibles ou discréditées. Plusieurs cas se sont présentés dans l’histoire récente c’est la dislocation de l’URSS et de la monnaie unique le rouble, celle de la Tchécoslovaquie, l’effondrement du système bancaire argentin ( ce qui a donné lieu temporairement à des monnaies privées) au cours duquel les autorités publiques élues ont préféré sauver le peuple plutôt que le système bancaire, et le cas plus récent islandais du à la spéculation effrénée.
        Avec ou sans euro l’Allemagne a toujours été un grand pays exportateur qu’une monnaie forte n’a pas dérangé du moins encore et pour le moment. Le refus de l’Allemagne de voir ses banques contrôlées par l’Union bancaire est l’expression du nationalisme allemand mais peut laisser présager un état réel de ses banques peu brillant notamment ses “landesbanken”.
        Vous avez l’illusion que seule la monnaie privée n’exerce pas une violence pire que celle de la monnaie publique, une vision théorique mais la réalité est toujours tout autre, la monnaie privée appelle la violence privée fondée sur des rapports de forces sociaux impitoyables aux plus faibles mais de cela semble le cadet de vous soucis, vous être indifférents comme à tous les idéologues!
        Etudiez donc la réalité des cas soviétiques et argentin, islandais!


        • Benjamin Franklin Le 18 décembre 2012 à 11h35
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          Ce que je dit a été pratiqué couramment par les Etats-Unis pendant le premier siècle de leur histoire et un peu plus, ainsi que par le Commonwealth britannique pendant longtemps.

          Une monnaie n’a besoin de l’Etat que pour faire respecter les contrats libellés dans cette monnaie, pas plus. Dans un régime démocratique sain où l’Etat garantit la sécurité des biens et des personnes et le respect des contrats, il n’y a aucune raison pour que l’Etat fasse autre chose que garantir ces contrats. Des systèmes bancaires privés c’est parfaitement possible, ça a existé souvent, et ça précède même les systèmes bancaires à monopole public. L’or, c’est une monnaie privée.

          La réalité, c’est que l’Islande a fait exactement ce que préconisait le libéralisme : mettre ses banques pourries en faillite.


  15. Alex Hanin Le 11 décembre 2012 à 13h19
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    Halalà, l’inflation nous guette, pour changer. Déjà, les déficits devaient causer une terrible inflation, le Japon allait à coup sûr être victime d’une hyperinflation mortelle. Quand les USA et la GB se sont lancés dans les QE (qui ne servent d’ailleurs à rien), l’inflation allait tout emporter. On attend toujours. L’inflation (et l’envolée des taux d’intérêt), c’est comme la parousie : si c’est pas pour demain, ce sera pour après-demain, et sinon pour le jour d’après.

    Les problèmes de l’euro ne proviennent ni de l’achat de titres par la BCE, ni de dettes publiques soi-disant excessives (regardez le Japon ; ah, mais le Japon est au bord du gouffre… depuis 1992, c’est vrai), mais de l’absence de recyclage des surplus des uns pour compenser les déficits des autres et de l’austérité imposée en dépit du bon sens.

    Stark affirme de manière complètement stupide qu’il n’y a pas vraiment d’austérité, puisque les déficits se maintiennent, comme si l’histoire n’enseignant pas que lors de crises comparables, l’austérité plombe tellement l’économie qu’elle empêche les déficits de se réduire. En 97 et 01, les tentatives d’austérité japonaises se sont même soldées par une augmentation des déficits. Mais peut-être M. Stark, ex-économiste en chef de la BCE, n’a-t-il jamais entendu parler de la crise japonaise, ni de la Grande Dépression, d’ailleurs ? L’hyperinflation à la Weimar et les assignats monopolisent probablement ses capacités cognitives.

    Et il faudra se réjouir du succès de l’euro, avec ses 2 % d’inflation sur 10 ans. Magnifique ! Mais de quoi se plaint la populace ? Qu’elle serre la ceinture (c’est la seule solution, c’est “démontré”) et dise merci, ce serait bien la moindre des choses. Les chômeurs bénéficient d’une inflation très réduite, les petits veinards !


    • Jeanba Ba Le 11 décembre 2012 à 19h16
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      Bravo Alex, vous au moins vous avez tout compris.


    • Surya Le 11 décembre 2012 à 19h47
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      Y a pas d’inflation ? Avec des prix de l’immobilier multipliés par 2,5 je ne sais pas ce qu’il vous faut… Idem pour la bouffe…


  16. Jeanba Ba Le 11 décembre 2012 à 21h34
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    Stark craint l’inflation, mais comme l’explique bien Alex Hanin, c’est bien de la déflation dont il faut avoir peur. Cela est la simple conséquence d’une exacerbation des inégalités , ces trente dernières années. C’est de consommation dont nous manquons. Si la BCE, comme le font la Bank of England ou la FED, et bientôt La bBanque du Japon,achète des dettes publiques, que se passera-t-il? Rien. Et si les états du Sud, comme va continuer à le faire la Grèce font défaut et ne rembourseront pas ces dettes , que se passera-t-il? Rien non plus, à condition que l’on oblige pas les citoyens des autres pays de rembourser. Personne ne rembourse, et ainsi la dette sera monétisée. Et qu’observera-t-on? toujours rien, toujours pas d’inflation. Pourquoi? Parce que nous sommes malades de notre consommation.Le travailleur-consommateur n’a pas assez d’argent dans son portefeuille, la demande n’est pas prête à provoquer de l’inflation
    La “politique de lutte contre l’inflation ” n’a fait que défendre les intérêts à courte vue des créanciers,des rentiers. Trichet, au nom de la lutte contre l’inflation n’avait-il pas affirmé “la dernière chose à faire, c’est d’augmenter les salaires”!
    Quant aux statuts de la BCE, ils sont d’une bêtise de compétition. C’est un honneur de les enfreindre.Et lorsque le chômage atteindra 40% dans la zone euro,que son économie sera en lambeaux, mais que les prix resteront stables, que pourront déclarer les dirigeants de la BCE? “Youpi! Mission accomplie.”?


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