Nouveau magazine France 3, «Le Monde d’après» est un espace de réflexion et d’échange, qui se donne pour objectif de décrypter les grands problèmes d’aujourd’hui, en France et dans le monde. Pour le premier numéro, Franz-Olivier Giesbert s’interroge sur le véritable rôle des banques dans la crise économique, qui ébranle le monde depuis quelques années.

Excellent exemple de crétinerie généralisé, avec une mention spéciale à la fin pour Pierre Moscovici (à partir de 1’49’00): “je pense que si on sépare, on risque de fragiliser les deux activités” a-t-il déclaré. “Le modèle français de banque universelle a été plutôt plus résistant pendant la crise que d’autres. (…) Il y a autre chose que j’ai en tête, c’est que la banque, c’est une industrie ; une industrie qui emploie, en France, 400.000 personnes” et de rappeler que le total des crédits en cours accordés aux entreprises atteignait 800 milliards d’euros. Pour le ministre, donc, “il faut réguler, pas affaiblir“.

Bref, tout est décidé, sans débat…

88 réponses à [Vidéo] Les banques vont-elles nous ruiner ? [Le Monde d’Après]

  1. Erstam Le 03 décembre 2012 à 04h29
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    Ca m’aurait étonné que France 3 fasse autre chose que de la télépropagande pour le système néo-libéral. Au fond, c’est la chaîne de télévision d’un gouvernement qui entretient de très bons contacts avec les banques…


  2. Achille Tendon Le 03 décembre 2012 à 05h53
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    C’est une très bonne question, mais la poser c’est déjà reconnaître que le mal est fait et il faut être naïf de se la poser seulement maintenant.
    A ce sujet, lisez ce blog qui saura poser un nouvel éclairage sur le sujet:

    http://tatanka.blog.tdg.ch/archive/2012/01/18/les-banques-meurtrieres-des-etats-nations1.html

    Bonne lecture et bon…réveil !!!


  3. Letaulier Le 03 décembre 2012 à 05h59
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    Moi je suis plutôt d’accord avec ce qu’il dit, les banques qui ont eu le plus de problèmes étaient des banques spécialisées (Banques d’affaire Vear stearn ou Lehman Brother) ou universelles mais leurs problème ne venait pas de leur activités de marchés mais de problèmes immobilier (Northern Rock, Bankia ou les banques irlandaises).
    L’argument des 400.000 emplois dans le secteur bancaire est pitoyable car la plupart de ces salariés ne bossent pas dans les activités de marchés et en plus c’est pas parce que Fessenheim emploi 300 personnes qu’il faut la garder mais parce qu’elle est sûr (ou pas).

    Je ne crois pas que ce soit le résultat du lobbying des banques mais juste un atterrissage sur terre.

    Ce qui me scandalise c’est que pendant toute la durée de la campagne le PS a dit qu’il scinderait en deux les banques. On peut promettre des choses et reporter leurs applications ou les appliquer un peu différemment mais on ne pas pas faire le total contraire de ce qu’on a promis.


    • Sylvie Le 03 décembre 2012 à 08h00
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      Le problème n’est pas que le statut de banque universelle augmente le nombre d’accidents, mais qu’en cas d’accident elle entraine l’Etat et les contribuables avec elle…séparer les banques est l’équivalent d’imposer la ceinture de sécurité aux conducteurs, on ne réduit pas le nombre d’accidents mais on réduit les conséquences d’un accident. Par ailleurs, le fait de bénéficier de la garantie d’intervention de l’Etat procure une rente inadmissible aux banques d’investissement accolées à une banque de dépôt puisqu’elles sont mieux notées et se refinancent moins cher que les banques d’investissement pures, pour leurs activités de casino. D’après certaines études (http://blogdenico.fr/entretien-avec-gael-giraud-23-la-necessaire-reglementation-financiere-et-bancaire/), anglaises notamment, cette rente est de l’ordre de 5 à 15 milliards par an pour les plus grandes banques !


      • LeTaulier Le 03 décembre 2012 à 09h14
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        Le problème est que si on fait cela il faut que tout le monde le fasse en même temps. Si part exemple l’Irlande refuse de le faire en cas de faillite d’une banque irlandaise l’Etat français sera obligé de se porté au secours de cette banque.


        • Jaggy Le 04 décembre 2012 à 00h38
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          Bien sur que non.
          On n’est absolument pas obligé de se porter au secours des banques du monde entier.
          C’est avec cet argument “il faut que tout le monde le fasse en même temps”, que vous allez vers toujours plus de dérégulation, sans limite ni contrôle. C’est le pipeau des banquiers qui nous toujours empêche d’agir. 😀
          Alors que c’est pourtant simple :
          – on fait en sorte d’avoir un système bancaire sain pour nos dépôts, séparé, avec interdiction de jouer en bourse ou ailleurs, de telle sorte que nos économies soient à l’abri de la spéculation.
          – pour les banques qui veulent jouer au casino, ben on les laisse jouer. Mais à la première crise, on les regarde faire faillite sans rien faire. Qu’elles disparaissent et basta. Ça calmera les autres. L’idéal serait même que quasiment toutes disparaissent. On n’a pas besoin de ces parasites, qui font monter artificiellement les cours des matières premières, des actions des entreprises, etc.


          • A-J Holbecq Le 04 décembre 2012 à 07h20
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            On peut très bien laisser les banques faire faillite, les nationaliser à 1 € et que l’Etat (la collectivité) garantisse les dépôts : rappelez vous c’est une dette des banques.
            Il ne se passera rien sauf pour les actionnaires et les salariés inutiles en dehors de la gestion des comptes et toute la monnaie (dépôts à vue et dépôts à terme) sera garantie par l’Etat qui récupérera, en fin de cycle (circulation de la monnaie), les remboursements à l’échéance des crédits ayant généré ces dépôts.


          • Surya Le 04 décembre 2012 à 11h31
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            L’Etat est incapable de garantir les dépôts (je rappelle qu’il faut attendre la première adjudication du mois pour payer fonctionnaires et retraites; comment voulez-vous que l’Etat garantisse des centaines de milliards de dépôts); vus les montants en jeu la seule institution capable de le faire est la banque centrale.


  4. Jean-Luc Le 03 décembre 2012 à 08h28
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    Je pense que la question est mal posée, les banques nous ont déjà ruiné, il suffit de regarder la dette de la France.
    Séparer leurs activités limiterait leurs possibilités de spéculation, mais n’enlèverait pas le fonds du problème.
    Enfin un gouvernement en faillite a besoin d’argent, dont le monopole a été donné (ou pris) par les banques, donc ceux qui gouvernent ce sont ceux qui tiennent les cordons de la bourse, les élus ne font que le sale boulot (celui de taxer).
    Quant à France 3 c’est une télévision publique donc contrôlée par le gouvernement, il serait étonnant qu’ils disent la vérité….


    • LeTaulier Le 03 décembre 2012 à 09h17
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      Les banques franaises n’ont quasiement rien coûté á la France faut arrêter avec cette propagande. Le seul problème qu’on a sur les bras c’est Dexia qui est en plus Franco-belgo-luxembourgeoise et où le principal actionnaire est belge.


      • tikehau Le 03 décembre 2012 à 09h52
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        Faut quant même pas pousser le bouchon trop loin !

        Selon Michel Barnier, (député UMP) Commissaire au Marché Intérieur, “entre octobre 2008 et octobre 2011, la Commission européenne a approuvé environ 4500 milliards d’euros d’aides d’État en faveur des établissements financiers, ce qui équivaut à 37% du PIB de l’UE
        http://europa.eu/rapid/press-release_IP-12-570_fr.htm?locale=fr

        La France contribuant à hauteur de près de 20 % au budget européen, le renflouement des banques, banques françaises y compris, n’a en effet coûté qu’une paille au contribuable français !

        Oublié le “sauvetage” de la Grèce, ou devrions nous plutôt dire le sauvetage des engagements bancaires de nos chères banques ! 5 milliards versés en 2011…


        • LeTaulier Le 03 décembre 2012 à 10h30
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          Tu additionnes des carottes et des beignets.

          Les Etats Irlandais et Espagnols entre autres ont perdu de l’argent mais pas nous. Les banques françaises ont toutes remboursées les prêts qu’on leur a accordé. Donc non seulement cela n’a rien coûté au contribuable français mais cela a rapporté.

          Le budget européen n’a pas servi à renflouer les banques en difficultés tout simplement car c’est pas son job et de toutes les manières les Anglais s’y seraient opposés (heureusement qu’ils sont là soit dit en passant) .

          La France participe au sauvetage des Etats et pas des banque directement. Donc l’argent prêté à l’Irlande pour sauver son système bancaire est prêté à l’Etat Irlandais et pas directement à l’Anglo-Irish bank par exemple. Et cela fait une grosse différence.


          • Aldroc Le 03 décembre 2012 à 11h03
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            “les banques ont toutes remboursées les prêts qu’on leur a accordés”.

            Tout à fait. Mais une banque, c’est pas comme mon voisin Robert qui m’a rendu les 15€ que je lui avais prêtés; la banque a une place spéciale dans l’économie.

            Donc, certes, stricto sensu, les banques ont remboursées leurs dettes. Mais elles ne paient pas le prix des conséquences de leurs actes, du fait qu’elles n’ont pas assuré leur rôle économique; credit crunch et crise de l’économie réelle, qui par ricochet impacte le budget de l’état.

            C’est un peu comme si une compagnie pétrolière remboursait les frais des secouristes venus sauver les marins d’un pétrolier en naufrage, mais ne se sentait pas concernée par la marée noire et le nettoyage des côtes… (et même, vilipendait l’Etat pour le coût du nettoyage: “quelle gabegie, quelle mauvaise gestion! privatisez les plages!”)


          • LeTaulier Le 03 décembre 2012 à 11h22
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            @Aldroc
            “Mais elles ne paient pas le prix des conséquences de leurs actes…”

            Tu crois peut-être que la gauche qui a voté les 35 heures et plantées royalement le pays devrait aussi payer les conséquences de ces actes? Ou que Chirac qui fût un non-président devrait payer la paralysie dans laquelle la France s’est enfermée?


          • Surya Le 03 décembre 2012 à 11h23
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            Comme on leur a prêté des centaines de milliards qu’on avait pas il a fallu lever de la nouvelle dette.

            Sinon elles ne coutent rien mais y a 1,1 trillion de créances de “banques qui vont très biens” dont presque 200 Milliards pour les banques françaises “qui vont très biens”

            On se demande pourquoi on les arrose de centaines de milliards si elles vont si biens d’ailleurs.

            D’ailleurs leurs niveaux de levier montrent qu’elles vont aussi très très bien !


          • wuwei Le 03 décembre 2012 à 11h55
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            Un petit bol d’air :

            ”…Dans le même temps, la gauche populiste canalise l’indignation en des manifestations dont le caractère spectaculaire dispense de tout véritable projet subversif. Le nec plus ultra du radicalisme consiste à brûler les banques et à organiser des combats de gladiateurs entre flics et casseurs comme si ce combat dans l’arène pouvait ébranler la solidité du système d’escroquerie bancaire et les États qui, unanimement, en assument les basses œuvres.”

            Un souffle d’air frais :

            ”…Dans le même temps, la gauche populiste canalise l’indignation en des manifestations dont le caractère spectaculaire dispense de tout véritable projet subversif. Le nec plus ultra du radicalisme consiste à brûler les banques et à organiser des combats de gladiateurs entre flics et casseurs comme si ce combat dans l’arène pouvait ébranler la solidité du système d’escroquerie bancaire et les États qui, unanimement, en assument les basses œuvres.”

            http://www.limpossible.fr/actualite…


          • tikehau Le 03 décembre 2012 à 12h08
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            Je vais m’expliquer autrement.
            Le déficit de la France est passé entre 2008 et 2012 de 1 000 milliards à plus de 1 800 milliards d’euros. Dans l’opération le soldat “banque” too big to fail a été sauvé.
            Illustration du propos que tu défends :
            Pour reconstituer ses fonds propres, une banque (qui n’est pas en difficulté ça se saurait) doit emprunter 200 000 euros. Elle a sous la main un couillon qui s’engage à payer les intérêts d’un capital qu’il empruntera lui même à 4 % et qui lui rétrocèdera le capital SANS CONDITIONS à 0,5 % l’an.
            Il fait quoi le banquier ? Il profite de l’aubaine et s’empresse de spéculer avec les fonds mis si gratieusement à sa disposition car c’est ce qu’il sait faire de plus profitable.
            Qui paie la facture ?
            Sur 20 ans le couillon va payer 45 435 euros d’intérêts à 4 %.
            Le banquier, lui ne rembourse à l’état que peanuts ! Tu fais remarquer qu’il rembourse rapidement c’est donc bien qu’il n’avait pas un besoin vital de se recapitaliser. Entre nous Bâle III est un débat sans objet dans cette affirmation à l’emporte pièce.
            Et c’est le cocotier en bois du Japon pour le banquier : avec un effet levier fonds propres sur crédits il prêtera 10 euros au prix du marché pour 1 euro détenu … aux états doublement emprunteurs.
            Affirmer “Les banques françaises n’ont quasiment rien coûté à la France” c’est chez les bisounours peut-être mais pas en ce bas monde.


          • Stéphane Grimier Le 03 décembre 2012 à 15h57
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            Le Taulier, livré avec œillères intégrées.
            Cherchez pas, si ca marche pas, c’est de la faute de ceux qui ralent.
            Pas de ceux qui palpent.

            Le Taulier participe à la propagande à papa US, celle qui sans aucun doute est d’une efficacité hors paire, pour mettre tout le monde a genou.


          • burgf Le 03 décembre 2012 à 20h16
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            LeTaulier risque d’avoir des réveils douloureux, avec sa vision très “conforme”!
            Bon. quelques tuyaux pour comprendre…
            interview de Jean François Gayraud, qui reste très gentil avec la FED:
            http://www.youtube.com/watch?v=XtRT3NGBK_g
            ( la FED banque privée, montée en 1913; lire par exemple Antony Sutton)
            La technique de la servitude pour dette:
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Servitude_pour_dettes
            +la vraie raison d’ètre de l’Euro:
            http://www.youtube.com/watch?v=yUef9Xk34Ck
            Pour ce qui est du côut des banques, simplement considérer que la loi de 1973 a entrainé un surcout désormais 52 milliards d’Euros/an (chiffres de 2011) en versement des intérets..
            Elle est pas belle la vie?


      • Jean-Louis Le 03 décembre 2012 à 14h49
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        Ouh que c’est lamentable le coup de “Dexia banque franco-belge” avec comme sous-entendu que les méchants ne seraient pas les français dans l’affaire..
        Alors un peu d’histoire.
        Le crédit communal belge était non pas une mais LA banque de dépôt belge, celle du petit épargnant, des communes et collectivités. A la création de Dexia, l’utilisation de ces dépôts a été grandement utilisé par le management à la tête duquel on retrouvait Pierre Richard, pas le comique, quoique..
        C’est principalement cette dérive financière, et la folie des grandeurs habituelle dans ce monde qui a entrainé la dégringolade que l’on sait.
        La faiblesse des politiques belges,qui se sont régulièrement fait rouler dans la farine par leurs homologues français ces dernières années (Electrabel – EDF, Fortis – Générale de banque), résulte en une répartition complètement disproportionnée des garanties pour la bad bank qu’est maintenant Dexia entre nos 2 états.


        • Letaulier Le 03 décembre 2012 à 20h36
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          Tu te méprend Jean-Louis. Je considère d’ailleurs qu’on (nous les Francais) vous a baisé deux fois.
          La première fois avec la fusion organisée par Pierre Richard
          La seconde avec la nomination de Mariani qui a été placé à ce poste pour défendre les intérêts de la France même au détriment de la Belgique.

          Dans les deux cas vous vous êtes fait mettre à sec avec la complicité de vos politiques. Donc c’est votre responsabilité si vous choisissez des charlots.

          J’ai même écrit un papier sur le sujet:
          http://la-main-invisible.fr/dexia-arrogance-francaise-et-rancoeurs-belges/


          • Jean-Louis Le 04 décembre 2012 à 14h15
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            Bien ton papier sur Dexia…

            Quant au fait que les belges choisissent de charlots, je dirais simplement que je ne me suis jamais senti le moins du monde représenté par Didier Reynders, qui fut ministre des finances pendant ces opérations, et encore moins par Yves Leterme, premier ministre d’un niveau si pitoyable qu’il fut récompensé par un poste de dirigeant à l’OCDE :-).
            Du reste, je ne doute pas que Reynders recevra sous peu une récompense sous forme de nomination à la banque mondiale, au FMI, à la commission, ou à tout autre machin néocon pour bons services rendus à ceux de sa caste contre ses concitoyens.


      • Jean-Luc Le 03 décembre 2012 à 23h27
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        Vous qui êtes capitaliste, pourquoi ne pas avoir laissé les banques faire faillite en 2008?
        Sauver les banques avec l’argent du contribuable, ça s’apparente plus au communisme qu’au capitalisme…
        Enfin lorsque je parle de ruine, je parle du système fractionnaire et de l’usure qui permet aux banques de ponctionner des intérêts sur les états, les entreprises et les particuliers…


  5. Jean-Luc Le 03 décembre 2012 à 08h34
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    haha énorme la propagande: le banquier censé être un partenaire de vie…


  6. Patrick Luder Le 03 décembre 2012 à 08h40
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    Dans ce monde dénaturé,
    ou absolument tout est monayé,
    l’argent est vu comme tout-puissant,
    et la richesse crée le pouvoir …

    Croire en autre chose que la richesse pécuniaire,
    c’est déjà vivre le monde autrement !


    • Patrick Juignet Le 03 décembre 2012 à 17h48
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      “Croire en autre chose que la richesse pécuniaire, c’est déjà vivre le monde autrement !”

      OUI, j’ai toujours fait ça ; mais ça a ses limites : celles des autres qui font autrement. Alors, je fais aussi comme les autres …


  7. Le 03 décembre 2012 à 08h47
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    Un NOUVEAU magazine avec FOG en animateur vedette?!
    Vous avez énormément de temps à perdre…
    Je ne vois pas bien ce qui peut sortir de nouveau pour le siècle qui vient d’une telle émission menée par un tel bonhomme.


    • Jacques Payen Le 03 décembre 2012 à 10h15
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      Je vous approuve.
      Ce personnage est le prototype du mondain qui prend le vent dominant.


    • Alain34 Le 03 décembre 2012 à 11h14
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      Tout à fait.
      Des que je voie le nom de Franz-Olivier Giesbert, je fuit.
      Ce mec est un nuisible.
      Sa tirade a la fin du 2eme Des paroles et des actes de la campagne électorale était tout simplement a vomir.
      J’arrive même pas a comprendre comment on peut laisser une émission a ce gars.


  8. Epsilon Le 03 décembre 2012 à 08h54
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    En lisant le titre je me suis réjoui, mais en découvrant le nom de l’animateur j’ai vite déchanté.


  9. celimen Le 03 décembre 2012 à 09h13
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    C’est vrai que les pseudo-magazines d’informations ou documentaires qu’on nous sert à la TV sont particulièrement agaçants de parti-pris; le jour où ils respecteront le format (certes scolaire, mais seul à atteindre le “vrai”) thèse-antithèse-synthèse je crois qu’on sera tous morts…
    Reste les débats TV, mais les contraintes de temps empechent d’aller en profondeur…bref on est cuit, il nous reste la lecture qui reste digne d’interet.


  10. cording Le 03 décembre 2012 à 09h15
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    Dans le film documentaire “les nouveaux chiens de garde” Franz-Olivier Giesbert occupe une bonne place comme relai médiatique de l’oligarchie néolibérale et européiste


  11. matlac Le 03 décembre 2012 à 09h34
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    voilà une émission avec de bonnes questions mais avec des réponses incomplète.
    A la question sur les fonds de garantie bancaire, personne pour répondre sur le montant de cette garantie (pourtant l’avocate l’avais fait sur une vidéo youtube). 1.5 milliards d’euros, pas grand chose au vu des centaine des milliards d’économie des Français placé dans nos banques.
    On touche là un un problème FONDAMENTALE tout le monde se refuse à en parler. LE fond de garantie des banques est sous dimensionné en cas de risque systémique. Mais l’état dans se cas viendra à la rescousse me direz-vous. La belle affaire, lever l’impôt ou imprimer de la monnaie, n’est pas sens conséquence sur nos économies.


    • Surya Le 03 décembre 2012 à 09h57
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      Le niveau de liquidité du fonds de garantie des dépôts (pour 989 millions d’€ de fonds propres) est insuffisant pour comprendre la situation; à savoir qu’il est un créancier privilégié et qu’il passe juste derrière l’AGS et les frais de justice de la procédure collective dans la procédure éventuelle de liquidation.


  12. Surya Le 03 décembre 2012 à 09h56
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    Y a des choses intéressantes pour le néophyte quand même; dommage que cela vire à certains moments à des moments de lèche pour Moscivici, Oudéa et Trichet.


    • Jacques Payen Le 03 décembre 2012 à 10h20
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      N’était-ce pas un peu le but du jeu… de la part du très malin Giesbert ?


  13. BA Le 03 décembre 2012 à 10h35
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    Vendredi 30 novembre 2012 :

    Espagne, Portugal, Grèce, Italie : ces quatre Etats foncent vers le défaut de paiement. Pour la Grèce, ce sera le deuxième défaut de paiement en seulement quelques mois.

    Lisez cet article :

    Que se passe-t-il quand un pays insolvable s’endette encore ?

    La solvabilité budgétaire de l’Espagne, du Portugal, de la Grèce et même de l’Italie n’est pas assurée aujourd’hui : il faudrait un excédent budgétaire primaire énorme, compte tenu des niveaux de taux d’intérêt et de taux de croissance prévus pour 2013 et 2014, pour stabiliser le taux d’endettement public. Cependant, le déficit extérieur disparaît, mais la demande des épargnants domestiques pour la dette publique est insuffisante, d’où le niveau élevé des taux d’intérêt.

    Pourtant ces quatre pays continuent à s’endetter, soit sur les marchés financiers (Espagne, Italie), soit en partie sur les marchés financiers et en partie auprès de l’Europe (EFSF, ESM, BCE, UE), soit dans le futur auprès de la BCE (OMT).

    Si leur solvabilité budgétaire n’est pas rétablie (on ne voit pas comment elle le serait même en 2015 en Espagne et en Grèce compte tenu de la taille prévisible de l’écart taux d’intérêt – taux de croissance), cette accumulation de nouvelle dette ne peut que conduire à une situation catastrophique (défaut).

    Conclusion :

    Endetter davantage, soit sur les marchés financiers, soit auprès de prêteurs publics des pays qui n’assurent pas leur solvabilité budgétaire ne peut que conduire à une catastrophe (défaut à un niveau très élevé de dette publique).

    Dans les conditions présentes de taux d’intérêt et de taux de croissance, l’Espagne, l’Italie, la Grèce et le Portugal ne sont pas solvables. Si on fait, pour la période qui commence en 2015, des hypothèses optimistes portant sur le taux d’intérêt apparent sur la dette et sur la croissance de long terme, l’Espagne et la Grèce restent insolvables, ce qui jette bien sûr un doute sur la stratégie d’accumulation de nouvelle dette par ces pays.

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=67248


  14. Garry Le 03 décembre 2012 à 11h27
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    A 1h11, un monsieur vient nous expliquer qu’il va falloir changer l’Islam pour l’adapter à la banque… Incroyable.
    On notera aussi l’insistance de JC Trichet à monsieur Oudéa sur le fait qu’il faille fortifier le système bancaire, ce qui confirme l’argument de Cantona. Tout le système et les conséquences néfastes sur la population fonde sa puissance sur la banque.
    C’est un excellent document.


  15. Incognitototo Le 03 décembre 2012 à 14h07
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    Il semble que ce soit “l’époque” qui veut ça :
    – plus personne ne comprend ce que la notion de “conflit d’intérêts” recouvre ;
    – et personne n’a jamais vraiment intégré ce que les problèmes de double contrainte imposent pour s’en prémunir…

    Étonnant (et presque incompréhensible) que ces responsables politiques continuent à cautionner et à défendre des systèmes qui les privent de tout pouvoir ; étonnant qu’ils acceptent de vivre sous le chantage permanent des groupes financiers, qui ont parfaitement compris qu’en tenant par les c… les salariés et les entreprises, ils ont l’assurance que jamais l’État ne les laissera tomber, malgré tous leurs abus… Les politiques, seraient-ils tous atteints du syndrome de Stockholm ?
    C’est vraiment terrifiant et désespérant, de n’avoir plus que des “partis de gouvernement” qui confondent realpolitik et politique dictée par la réalité…


    • Porteu caroline Le 03 décembre 2012 à 17h05
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      Non pas le syndrome de Stockholm ..

      Juste un manque total d’honneteté intellectuelle .
      Vous imaginez un homme politique dire : les élections n’ont servi à rien , je n’ai pas les pouvoirs de gouverner et encore moins de tenir les promesses que je vous ai faites …

      Mon poste est totalement inutile ..

      Le pire est que pour certains , ils s’en sont peut-être rendu compte APRES leur élection .. Mais çà , ils n’osent pas le dire .


    • Porteu caroline Le 03 décembre 2012 à 17h07
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      @incognitoto
      Non pas le syndrome de Stockholm ..

      Juste un manque total d’honneteté intellectuelle .
      Vous imaginez un homme politique dire : les élections n’ont servi à rien , je n’ai pas les pouvoirs de gouverner et encore moins de tenir les promesses que je vous ai faites …

      Mon poste est totalement inutile ..

      Le pire est que pour certains , ils s’en sont peut-être rendu compte APRES leur élection .. Mais çà , ils n’osent pas le dire .

      D’ailleurs la réflexion que vous faites sur la notion de conflits d’intérêts est symptomatique . Il suffit de regarder les organisations des institutions françaises pour se rendre compte de niveau de Juges et parties à tous les niveaux , ce qui rend toute décision qui serait juste prise en fonction de l’intérêt général, impossible à prendre par celui qui aurait la vague idée d’essayer de le faire.


      • Incognitototo Le 03 décembre 2012 à 17h37
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        @ Caroline Porteu,

        C’est pas incompatible qu’ils soient atteints, et du syndrome de Stockholm, et malhonnêtes, et prêts à tout pour garder leur place (selon les concepts développés par la “lutte des places”), et …

        Cependant dans la lutte avec les “puissants”, j’ai eu l’occasion de vérifier à de multiples reprises que même parmi les “politiques honnêtes” (il en reste quelques-uns, si, si ;o))), ils finissent invariablement par avouer leur impuissance face à des enjeux qui dépassent leur pouvoir, tout cela au nom de la fameuse “realpolitik”.

        D’ailleurs, imaginons un instant que ce gouvernement s’attaque, par exemple (ce n’est qu’un exemple ;o))), à la pieuvre BNP (avec ses 189 filiales dans des paradis fiscaux opaques), on comprend très vite que pour cette entreprise tout est prêt pour faire échec à n’importe quelle mesure que pourrait prendre un gouvernement… Donc malhonnêteté et/ou manque de courage de nos politiques ? Sans oublier la totale absence d’une vision pour contrecarrer les épées de Damoclès que tous les puissants ne se privent pas de brandir ?… J’en viendrais presque à regretter que les militaires ne fassent plus de politique en France ; au moins, eux portaient dans leur façon d’appréhender le monde qu’un combat n’est pas perdu tant qu’il n’a pas été mené à son terme…


  16. Porteu caroline Le 03 décembre 2012 à 15h26
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    Les banques se sont totalement coupées du monde réel le jour ou elles ont choisi l’irresponsabilité ..
    Cela se nomme la structure juridique . Avant une banque de confiance était une banque de personnes , avec des formes juridiques comme la SNC .. (société en nom collectif) structure dans laquelle les actionnaires sont responsables du passif .

    Depuis les changements en sociétés de capitaux , l’irresponsabilité est devenue la norme et la démesure dans l’irresponsabilité également . Cette émission le montre assez bien dans les premières minutes : la banque continue à gagner de l’argent même si le client en a perdu . Malheureusement , cette synthèse n’existe pas dans le documentaire (que je n’ai pas vu dans son intégralité) alors qu’elle est évidente . La confiance ne se mérite que si les responsabilités sont partagées.

    Je suis contente de voir que l’émission cite JF Gayraud à plusieurs reprises car il me parait être un des rares esprits français à avoir une vision globale , juridique et morale , de la crise des banques actuelles . Je ne peux que recommander son livre : “la crise est une fraude criminelle. ” Il faut rappeler que JF Gayraud est docteur en droit et commissaire divisionnaire . C’est donc un sujet qu’il connaît bien . C’est d’ailleurs à lui que je dois le titre de mon forum :” Finances : sortir de la boîte, penser autrement”

    Je regrette la formule des Videos qui sont beaucoup moins riches et beaucoup plus gourmandes en temps
    que des textes . C’est l’apparence médiatique (avoir l’air de s’occuper d’un sujet) qui a cédé la place à l’analyse réelle .

    L’émission met en valeur la prestation de Quinson qui remet les pendules à l’heure .. même si Oudea essaie de minimiser la portée de ses propos.


    • Incognitototo Le 03 décembre 2012 à 15h41
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      Bonjour Caroline,

      Si tu veux étayer tes thèses juridiques (que je partage totalement) sur la façon dont on devrait gérer les responsabilités, il y a ça pour aller plus loin : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-d-islande-les-suites-de-leur-revolution-ou-les-debats-que-nous-evitons-en-france-72155523-comments.html


      • Porteu caroline Le 03 décembre 2012 à 17h50
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        bonjour incongnitoto
        Je vous connais et j’ai même souvent cité votre blog que j’en tenais un sur Mediapart .
        Merci de m’avoir rappelé cet article passionnant .


      • Porteu caroline Le 03 décembre 2012 à 17h52
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        bonjour incognitoto
        Je vous connais et j’ai même souvent cité votre blog que j’en tenais un sur Mediapart .
        Merci de m’avoir rappelé cet article passionnant .


        • Incognitototo Le 04 décembre 2012 à 02h51
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          De rien, on continue ailleurs… ;o)


  17. A-J Holbecq Le 03 décembre 2012 à 17h23
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    Tout le système est vérolé et l’a été à partir du moment où le “souverain” (l’Etat) a laissé les orfèvres créer de la monnaie c’est à dire de leur dette (la monnaie est un élément du passif des banques, donc une dette), en contrepartie de simples reconnaissances de dettes qu’ils ont porté à l’actif de leur bilan.

    Nous irons au crash qui se terminera soit par une nationalisation de toutes les banques et donc du système de crédit, soit par un système plus libéral comme le 100% monnaie ou SMART ( http://ecosocietal.wordpress.com/2012/10/02/smart/ ) qui, par sa structure même, interdit au privé/commercial de créer de la “monnaie”.


    • Incognitototo Le 03 décembre 2012 à 17h43
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      Intéressant au niveau conceptuel ce “SMART” ; sauf que ça ne peut fonctionner qu’en système “fermé”… Je vois mal un seul pays prendre de telles mesures pendant que le système global continuera à autoriser tout ce que ces mesures interdiront… Une utopie de plus ?…


      • A-J Holbecq Le 03 décembre 2012 à 18h12
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        Il n’y a aucune objection à ce qu’un pays souverain (sur sa monnaie) ne puisse seul mettre en oeuvre le 100% monnaie. Les banques étrangères présentes sur le territoire seront tenues à la même organisation. Bien sur la France seule dans le cadre de l’euro ne pourrait mettre en place cette technique.
        Les deux économistes du FMI (Jaromir Benes and Michael Kumhof) ayant pondu l’article “The Chicago plan revisited” ne parlent pas de ce genre de difficulté, si ma mémoire est bonne (à lire ou à survoler 😉 : http://www.imf.org/external/pubs/ft/wp/2012/wp12202.pdf )


        • Incognitototo Le 03 décembre 2012 à 19h37
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          @ A-J Holbecq,

          Dommage, je ne lis pas l’anglais, mais merci quand même…

          J’aime beaucoup la “pensée magique” (j’avais oublié que vous faites partie des thuriféraires de la sortie de l’euro et que c’est la condition préalable à toutes vos propositions), mais ce n’est pas avec elle qu’on pourra changer nos quotidiens…

          Pourquoi se concentrer sur des solutions inapplicables par un seul pays et pour lesquelles il n’y aura jamais consensus international, alors qu’il y a tant de solutions locales et nationales qui pourraient tout changer de suite ?…


          • A-J Holbecq Le 03 décembre 2012 à 19h54
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            @Incognitototo
            Je me suis “spécialisé” (un bien grand mot) sur la monnaie et sur la dette et je fais donc des propositions sur ce sujet; je ne crois pas qu’elles soient inapplicable mais qu’il manque la volonté politique de les appliquer.
            Il m’arrive assez souvent de lire votre blog, celui d’un praticien de l’économie . Dois-je avouer que je suis souvent d’accord avec vous ? 😉


          • Incognitototo Le 04 décembre 2012 à 02h45
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            @ A-J Holbecq,

            Oui, je sais que nous sommes d’accord sur beaucoup de sujets… Reste qu’en terme de stratégie politique de changement, j’ai une toute autre approche que vous… Je ne réfléchis pas dans “l’idéal”, mais en fonction des objectifs à atteindre.

            Bien évidemment que votre proposition “SMART” est intéressante, au même titre que le Bancor et bien d’autres propositions de re-modélisation du système monétaire et financier international ; sauf que toutes ces propositions sont inapplicables et partent de prémisses qui ne sont pas la réalité et ne tiennent aucun compte du contexte international ; et même si un pays avait le courage et la volonté de dire, “moi, je fais”, il serait soumis à de telles contraintes que “l’utopie” deviendrait pire que le mal…

            On a suffisamment de recul historique sur les expériences politiques et économiques, pour savoir que tant qu’un pays a besoin de vendre ailleurs ce qu’il sait produire et acheter ailleurs ce dont il manque, dans le contexte mondial actuel, on ne peut maitriser aucun système monétaire, que celui-ci est toujours une conséquence multifactorielle, jamais une cause… Même l’ex-URSS (qui maîtrisait tous les leviers de son espace économique) n’a pas pu créer l’autarcie dont elle rêvait pour se préserver du capitalisme… Tout système d’échange “externe” implique une soumission à l’évaluation “d’un autre”, qui ne pense pas comme vous par rapport aux valeurs que vous vous attribuez, ceci d’autant plus facilement que “l’offre” est pléthorique aujourd’hui… à tous niveaux… Toutes les propositions “magiques” sont donc vouées à l’échec…
            C’est pourquoi, personnellement, je me concentre plutôt sur ce qu’on peut faire tout de suite sans attendre que l’Europe et le “monde entier” soient d’accord… et qui aurait les mêmes effets systémiques que les “grandes utopies”… du moins à un niveau national…

            Reste que c’est assez étonnant qu’il y ait tant de gens qui partagent les mêmes analyses sur les problèmes, les mêmes objectifs, et même qu’ils n’en peuvent plus de ces “partis de gouvernement” qui s’obstinent à vouloir gérer ce qui ne peut pas l’être… sauf que dès qu’il s’agit de savoir “comment on fait ?”, de se mettre d’accord sur les moyens pour atteindre les objectifs, la plupart des débats débouchent rapidement sur des points de vue irréconciliables… c’est notre cas, pour ce qui concerne la monnaie…

            Personne n’a réussi à fédérer tous les “penseurs autrement” ; c’est bien, ça prouve au moins qu’ils pensent réellement autrement, mais c’est également une catastrophe qui autorise nos “politiques institutionnels ” à faire toujours plus de la même chose… Cependant, je persiste à penser qu’on arrivera plus facilement, plus rapidement et plus réellement à changer les choses, en proposant des choix “qui n’engagent que nous”, plutôt que des options qui nécessitent d’avoir des comptes à rendre aux autres pays, ce qui est le cas de toutes les propositions qui voudraient s’affranchir du contexte international…


  18. Patrick Juignet Le 03 décembre 2012 à 18h04
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    Sur les rétrocessions aux conseillers, je peux vous dire, car j’en connais, que c’est parfaitement exact. Et il n’y a pas que cela. En plus de la carotte, il y a le bâton : une pression, des remontrances et des menaces pour les “mauvais”, qui ne vendent pas bien les “produits”.


    • Porteu caroline Le 03 décembre 2012 à 18h43
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      @Patrick Juignet
      De quoi vivrait la profession qui se nomme CGP (Conseillers en gestion de patrimoine) si il n’y avait pas rétrocession .


      • Patrick Juignet Le 03 décembre 2012 à 19h20
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        Les conseiller des banques sont des employés (des commerciaux) rémunérés par un salaire. Je peux témoigner qu’ils subissent des pressions très fortes et totalement immorales.
        Quant aux conseiller en gestion de patrimoine indépendants, je ne sais pas. Je veux bien connaître votre témoignage.


        • Surya Le 03 décembre 2012 à 20h30
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          J’ai pas trop compris le débat sur les rétrocessions (aussi appelées commissions occultes LOL); c’est juste un plan de commissions pour commercial ou une prime d’apporteur d’affaire pour un externe.


        • Porteu caroline Le 03 décembre 2012 à 22h41
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          Je ne suis pas moi même CGP , mais je sais à peu près la manière dont ils fonctionnent .
          En fait en dehors des “incitations” , la seule réponse une fois de plus est l’honneteté vis à vis du client et la réflexion Moyen ou LT .
          Si les incitations spécifiques ne rendent pas le produit attrayant pour le client (et çà devient une question de compétence et d’appréciation personnelle de la part du CGP ) il ne les proposera pas à son client .

          Si par contre , il a une vision CT , sans analyse .. il se laissera tenter par le chant des sirènes et le client en question sentira le “chant des sirènes” passer .

          Malheureusement, désormais, la vision CT est plutôt majoritaire et la compétence de plus en plus rare . Depuis cinq ans , les CGP qui ont conseillé à leurs clients d’investir sur l’or physique ont gagné la confiance des clients en question , mais pas un d’entre eux n’aurait eu de quoi vivre ni assumer ses propres frais si les clients en question avaient tous suivi ce conseil .
          Ce n’est qu’un exemple , mais il illustre assez bien le problème :
          Pour info le cours de l’or est passé en 5 ans de 15 000 euros début 2007 à 42 000 euros aujourd’hui .

          Durant la même période , l’indice CAC puisqu’on parle de conseil d’investissements est passé de 6 000 à 3 500 .. Donc tous les produits dans lesquels on retrouve une part d’indiciel français ont sous- performé par définition .

          Faut-il s’étendre plus sur le sujet ?


  19. Lozere Le 03 décembre 2012 à 21h06
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    Est-ce les banques ou les politiques qui nous ruinent ?

    S’il n’y avait pas de politiques, les banques en faillite ne ruineraient que leurs épargnants, ce qui serait bien normal.

    Pourquoi devrions-nous être obligés de passer par une banque pour recevoir les fruits de notre travail ? c’est le premier problème ! L’état nous y oblige car c’est un excellent moyen pour nous contrôler… et surtout nous ponctionner.


    • Letaulier Le 03 décembre 2012 à 22h26
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      Tu veux être payé en nature? Personnellement vu la gueule de mon patron je ne préfère pas.


  20. Philippe Le 04 décembre 2012 à 00h19
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    On peut faire ses courses avec de l or physique dans toutes les villes de Turquie. Les cartes de 1 g, 5 g, 10g, et plus s achetent et se revendent en bijouterie et meme en kiosque avec une modique comission, dans toutes les zones marchandes. Je ne serais pas surpris que la Grece fasse rapidement pareil.


  21. Holbecq Le 04 décembre 2012 à 14h07
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    @surya
    L état est propriétaire de la BDF


  22. Renaud Le 06 décembre 2012 à 20h09
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    Cela touche un des principaux et implicites débats récurrents concernant le libéralisme tout comme, et surtout, l’ultra libéralisme. J’ai lu quelque part ceci:
    “Tant que le libéralisme ne pourra pas réellement s’instaurer (qu’est-ce qu’il leur faut !!) l’ultralibéralisme a de beau jours devant lui “.
    Ce n’est pas tout à fait faux.

    Ainsi, le domaine financier et monétaire est particulièrement concerné par cette problématique dont il est le principal vecteur. Et l’on est ici devant des attitudes difficilement maîtrisables plus l’on monte dans l’échelle de la mondialisation. Le capitalisme, déjà mondialisé et se mondialisant depuis la deuxième moitié du XIXème siècle, avait fait faire cette remarque au Pape Pie XI durant les années 30, stigmatisant ce type de capitalisme: “Là où est l’intérêt, là est la patrie ”

    Les nations ont servi souvent de “faire valoir” à moult intérêts économiques, politiques, idéologies, influences, etc, mais l’on en, a fait le plus souvent des poubelles ou des déversoirs historiques. On pourrait retrouver le nom du banquier (Paul Warburg ? Mais c’est à vérifier) qui déclara: “le vérrou qui doit sauter, c’est la nation “. C’est clair.

    L’essentiel des projets mondialistes vont dans ce sens. Mais comme le “mondialisme” capitalistique se considère comme un universalisme, il n’y a jamais de place pour deux ou plusieurs prétentions universalistes à la fois. Il y a eu un certain nombre d’universalismes, le christianisme, d’ailleurs s’étant divisé en deux universalismes opposés, maintenant il y a l’islam. L’universalisme matérialiste marxiste, le socialisme, le communisme, et dans le même temps, le capitalisme ultra débridé d’avant 1914 avec la naissance des multinationales (dès la décennie 1890 à partir des États-Unis, puis l’Europe) était finalement à prétention universaliste comme l’est aujourd’hui la mondialisation financière. Plus matérialiste ? Tu crèves ! L’un des bras exécutifs de cet universalisme de la mondialisation financière, c’est à dire l’ “Europe”, dite “Union européenne” donne les très beaux résultats que l’on constate tous les jours!!.. Comme le disait en substance Arnold Toynbee, les grandes unifications mondiales, l’unification mondiale, sont annonciatrices d’un effondrement universel. Telle est la loi implacable des rapports de l’homogène et de l’hétérogène. Ces deux extrêmes sont invivables. Il faut savoir que la Vie balance entre ces deux-là. Mais notre mental ne s’en aperçoit pas. C’est comme ça que l’entropie s’accélère dans de multiples domaines et nous ne nous rendons pas compte que l’entropie n’est pas rattrapable.
    Alors autant ne pas en rajouter !
    Enfin je termine en disant qu’effectivement il faut tenter quelque chose, quelques choses, même en plein dans ce contexte d’incertitude maximum d’aujourd’hui.
    Il y a un futur qui commence et qui est déjà là, en prémices, par exemple dans les tatonnements et développement d’énergétiques nouvelles et non domageables à l’environnement et, bien entendu, nombre de montages financiers (y compris, bien sûr, dans le domaine des monnaies alternatives) à étudier, et plus encore à imaginer et expérimenter.
    Pour ma part j’y suis engagé malgré des moyens indigents.

    En attendant, voici, lien ci-dessous, ce que l’avais écrit en février 2009, sorte de court éssai de réponse anticipée à “incognitototo” (aujourd’hui le site Contreinfo est, hélas, paralysé pour raison de santé de son animateur, c’est bien regrettable!)

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2556

    Renaud


    • Porteu caroline Le 06 décembre 2012 à 20h57
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      Renaud
      Je crois que nous sommes sur la même longueur d’ondes
      Pour ma part je pense aussi que la disparition d’Etat nation et de la puissance publique pour faire de l’état une partie contractante comme une autre (termes actuels des traités Européens) est en route .

      Mais je la fais remonter à la création de la société du Mont Pélerin et à l’influence de Hayek pour ma part .

      http://fipcarolinep.xooit.fr/t111-ARGENTINE-FLORANGE-m-me-combat.htm


      • Fabrice Le 06 décembre 2012 à 21h19
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        hélas je crains que ce ne soit déjà le cas en France le fond a déjà sévi sur la maison du héros argentin José San Martin à Boulogne sur Mer :

        “M. Timerman a reconnu qu’au cours des dernières années, les fonds vautours avaient réussi à confisquer temporairement 28 biens appartenant à l’Etat argentin. Parmi eux, l’avion présidentiel, les résidences d’ambassadeurs argentins aux Etats-Unis, des comptes bancaires à New York et jusqu’à la maison, en France, où a vécu et où est mort le libérateur José de San Martin, à Boulogne Sur Mer.”

        http://www.ilpiccolomondodipippo.com/?p=5936

        en arriver à confisquer un monument historique ! un jour ne nous étonnons pas qu’un créancier démonte la tour Eiffel (Mittal pour la revendre au poids ?) si on est arrivé si bas.


        • Letaulier Le 06 décembre 2012 à 21h26
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          Quand un particulier a une dette envers lui, l’Etat n’hésite pas à faire appel aux huissiers. je ne voit pas pourquoi ce ne pourrais pas être l’inverse. Est-ce que les Etats sont au-dessus des lois?


          • Fabrice Le 06 décembre 2012 à 21h36
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            vous êtes désespérant Le Taulier vous croyez vraiment que tout même l’identité d’un pays peut être à vendre ?

            Franchement je commence à comprendre l’incompréhension des amérindiens quand on les escroquaient l’île de Manhattan contre des verroteries vous êtes de la droite lignée de ces marchands Hollandais. (traduction que dire quand deux notions de morales se rencontrent et que l’un tente de duper l’autre pour accepter des valeurs qui n’existent pas dans la morale de l’autre)


          • Porteu caroline Le 06 décembre 2012 à 21h42
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            @Fabrice Pour le Taulier
            La puissance publique est devenue une puissance contractante comme une autre .
            Il a totalement perdu , éludé , fait disparaitre la notion d’Etat , d’intérêt général et de service régalien ..
            Notions parties en fumée sous l’inexorable contrainte de la “dette” imposée par les parties contractantes privées qui l’ont ravalé au même rang qu’elles , le meilleur moyen pour elles de lui imposer leur point de vue .


          • Fabrice Le 06 décembre 2012 à 21h48
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            Porteu Caroline oui je le crains en oubliant au passage que les taux demandés lors de la contractualisation sont justement là pour compenser le risque pris de non remboursement.

            Finalement il faudrait revenir à la solution de Philippe le Bel avec les templiers, cela simplifierait le problème je pense.


          • Letaulier Le 06 décembre 2012 à 21h51
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            @Fabrice

            Je ne savais pas qu’un compte bancaire à New York faisait partie de “l’identité d’un pays”!


      • Fabrice Le 06 décembre 2012 à 22h00
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        le Taulier relisez mon intervention avant de dire n’importe quoi, une pirouette ne vous sauvera pas de votre attitude jusqu’au boutiste irréfléchis.


    • Incognitototo Le 06 décembre 2012 à 21h34
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      @ Renaud,

      ??? une réponse à quoi ?… Je ne vois pas, d’autant que j’ai une mémoire de poisson…


      • Renaud Le 07 décembre 2012 à 12h00
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        C’est un échantillon de réponse d’un ami argentin qui a eu une fonction déterminante de -ministre des finances- de la Province de Tucumán, Argentine, le Dr. Osvaldo Cirnigliaro.

        Voici un extrait de l’intervention qu’il fit, de passage au Canada en 2009, lors d’une session d’étude du Crédit Social.
        (pour le Crédit Social, on peut consulter ce site, mais c’est en anglais: http://douglassocialcredit.com une précision, on indique ici et là que le Crédit Social est une “idéologie”, c’est complètement faux, c’est une découverte expérimentale)

        Extrait ci-dessous de l’intervention du Dr. Osvaldo Cirnigliaro :
        (….)
        Maintenant, nous allons mettre à découvert là où se trouve le piège des usuriers. L’argent étant un bien intermédiaire, il ne devrait pas avoir de valeur en lui-même. C’est une condition essentielle que le pain qui coûte 5 dollars et le lait 2 dollars conservent cette valeur. Je le répète, c’est une condition essentielle que l’argent n’ait pas de prix. Quant à l’argent qui a un prix, pour beaucoup, c’est le taux d’intérêt. Nous subissons donc directement de la part de ceux qui manipulent les fluctuations du prix de l’argent, la manipulation directe de la valeur de tous les biens produits au monde.

        Je ne vais pas m’arrêter sur l’endettement de tous les pays par l’usure internationale alors que j’ai le droit de le faire, parce que quand j’exerçais la fonction de ministre de l’économie de Tucumán, je pus diminuer la dette publique externe de cet État-là de 35% en seulement dix huit mois de fonction. Si, en tant que ministre de l’économie, j’aurais cédé aux pressions usuraires et que j’aurais pratiqué l’endettement de l’État comme action permanente de gouvernement ainsi que le firent tous mes autres collègues, je dis bien TOUS, je ne serais pas ici en face de vous en train de vous en parler.

        Cela est la raison par laquelle, dans mon pays, pour le développement et la mise en pratique de ces idées, je fus un politique poursuivi par la dernière dictature militaire et par l’actuelle narcodémocratie en vigueur.

        Je vous précise que j’assumai le Ministère des Finances dans des moments où l’on s’endettait jusqu’à cinq mois de salaire du personnel de l’État de la Province de Tucumán, où les besoins de financement exédaient les possibilités et il pleuvait alors des offres des banques du pays et de l’étranger avec des taux d’intérêts exagérés, mais avec de bonnes commisions… Alors j’ai procédé à la création d’argent, ce qui était impensable dans un État provincial. Et si en plus cet État-là était libéral, créer de l’argent sans la permission des maîtres, des patrons de l’économie, c’était une cause d’excommunication. Bon, depuis lors, je suis excommunié de l’église de Lucifer.

        Je m’en tiens à expiquer le fonctionnement de cet argent. J’émis dix millions de pesos. Je payais les salaires le 30 du mois et ces bons-là pouvaient être présentés à la banque qui était une banque d’État, à partir du 18, jusqu’au 28 du mois suivant.

        La presse du système nous attaqua furieusement et le peuple acceptait, méfiant, ces papiers signés par le Gouverneur et par moi-même. Quand arriva le jour du 18, une multitude se rua sur la banque et le premier jour les gens changèrent 80% de ces bons pour de l’argent liquide, mais ils commencèrent à croire que ce mécanisme là fonctionnait. Les banques et le gouvernement national, qui restaient au service de l’usure et de l’endettement, me harcelaient. Le 18 du mois suivant, le premier jour donc d’échange, l’on changea seulement 40% du montant émis. Deux mois après, tout était déjà mélangé, l’argent national et les bons. Nous avions prouvé que le bon était un instrument de crédit populaire avec un taux d’intérêt égal à 0.

        Durant le temps de ma fonction, le peuple de la Province de Tucumán épargna l’équivalent de 1.750.000 dollars (un million sept cent cinquante mille dollars) qui autrement auraient été dans les mains des usuriers. Quel a donc été la base de cette réussite? LA CONFIANCE, comme l’est la base de la réussite par le Crédit-Social que je suis venu apprendre.
        (….)
        Fin de l’extrait.

        On peut, à différentes échelles, tenter, contre l’inertie et les politiques de l’autruche, ce genre de redressement fécond pour tout le monde. Certes, rien n’est garanti au départ, mais si la confiance s’installe au final et parvient à réduire décisivement la gène matérielle des plus nombreux, alors le sens de la Vie peut enfin revenir pour le soulagement et la créativité de tous.

        Renaud


        • Incognitototo Le 07 décembre 2012 à 14h37
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          Merci Renaud, mais je ne vois toujours pas à quoi vous faites référence en me citant et en écrivant : “sorte de court essai de réponse anticipée à “incognitototo””…

          Bah, pas grave…


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