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2.novembre.20132.11.2013 // Les Crises

[S1E3] La mondialisation, le chômage et les impératifs de l’humanisme, par Maurice Allais (2000)

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Suite de notre série sur les grands textes de Maurice Allais… Ici un texte de 2000

Où le libéral Allais rejoints la vision de Keynes sur le protectionnisme, comme nous l’avons vu dans ce billet. Comme quoi, il doit bien y avoir du vrai là-dedans… 🙂

Durant ces cinquante dernières années, toutes les recherches que j’ai pu faire, toutes les réflexions que m’ont suggérées les événements, toute l’expérience que j’ai pu acquérir, ont renforcé sans cesse en moi cette conviction qu’une société fondée sur la décentralisation des décisions, sur l’économie de marchés et sur la propriété privée est non pas la forme de société la meilleure dont on pourrait rêver sur le plan purement abstrait dans un monde idéal, mais celle qui, sur le plan concret des réalités, se révèle, aussi bien du point de vue de l’analyse économique que de l’expérience historique, comme la seule forme de société susceptible de répondre au mieux aux questions fondamentales de notre temps.

Mais si la conviction de l’immense supériorité d’une société économiquement libérale et humaniste n’a cessé de se renforcer en moi au cours des années, une autre conviction, tout aussi forte, n’a cessé également de se renforcer, c’est qu’aujourd’hui notre société est menacée, tout particulièrement en raison de la méconnaissance des principes fondamentaux qu’implique la réalisation d’une société libérale et humaniste. En fait, vivre ensemble implique pour toute société un consensus profond sur ce qui est essentiel. Si ce consensus n’existe pas, la réalisation d’une société humaniste s’en trouve par là même compromise.

En dernière analyse, l’organisation économique de la vie en société soulève cinq questions fondamentales. Comment assurer tout à la fois l’efficacité de l’économie et une répartition des revenus communément acceptable ? Comment assurer à chacun des conditions favorables à un libre épanouissement de sa personnalité et comment permettre à tous les échelons une promotion efficace des plus capables, quel que soit leur milieu d’origine ? Comment rendre socialement et humainement supportables les changements impliqués par le fonctionnement de l’économie ? Comment mettre l’économie à l’abri de toutes les perturbations extérieures quelles qu’elles soient ? Comment définir un cadre institutionnel réellement approprié sur le plan national et sur le plan international pour réaliser ces objectifs ?

L’instauration d’une société humaniste est gravement compromise si le fonctionnement de l’économie génère trop de revenus indus et engendre du chômage, si la promotion sociale est insuffisante et si des conditions défavorables s’opposent à l’épanouissement des individualités, si l’environnement économique est par trop instable, et enfin si le cadre institutionnel de l’économie est inapproprié.

La question majeure d’aujourd’hui, c’est de toute évidence le sous-emploi massif qui se constate (de l’ordre de six millions en France, compte tenu du traitement social de plus en plus étendu du chômage). Ce sous-emploi massif fausse complètement la répartition des revenus et il aggrave considérablement la mobilité sociale et la promotion sociale. Il crée une insécurité insupportable, non seulement pour ceux qui sont privés d’un emploi régulier, mais également contre des millions d’autres dont l’emploi est dangereusement menacé. Il désagrège peu à peu le tissus social.

Cette situation est économiquement, socialement et éthiquement inadmissible à tous égards. Ce chômage s’accompagne partout du développement d’une criminalité agressive, violente et sauvage et l’Etat n’apparaît plus capable d’assurer la sécurité, non seulement des biens mais également celle des personnes, une de ses obligations majeures.

mondialisation

Le Chômage

De plus une immigration extra communautaire excessive sape les fondements mêmes de la cohésion du corps social, condition majeure d’un fonctionnement efficace et équitable de l’économie des marchés. Dans son ensemble, cette situation suscite partout de profonds mécontentements et elle génère toutes les conditions pour qu’un jour ou l’autre, l’ordre public soit gravement compromis, et que soit mise en cause la survie même de notre société. La situation d’aujourd’hui est certainement potentiellement bien plus grave que celle qui se constatait en 1968 en France alors que le chômage, inférieur à 600.000, était pratiquement inexistant et que cependant l’ordre public a failli s’effondrer.

Le chômage est un phénomène très complexe qui trouve son origine dans différentes causes et dont l’analyse peut se ramener, pour l’essentiel, à celle de cinq facteurs fondamentaux : 1) le chômage chronique induit dans le cadre national, indépendamment du commerce extérieur, par des modalités de protection sociale; 2) le chômage induit par le libre-échange mondialiste et un système monétaire international générateur de déséquilibres; 3) le chômage induit par l’immigration extra communautaire; 4) le chômage technologique; 5) le chômage conjoncturel.

En fait, la cause majeure du chômage que l’on constate aujourd’hui est la libéralisation mondiale des échanges dans un monde caractérisé par de considérables disparités de salaires réels. Ces effets pervers en sont aggravés par le système des taux de change flottants, la déréglementation totale des mouvements de capitaux, et le “dumping monétaire” d’un grand nombre de pays par suite de la sous-évaluation de leurs monnaies.

Ce chômage n’a pu naturellement prendre place qu’en raison de l’existence de minima de salaires et d’une insuffisante flexibilité du marché du travail. Mais pour neutraliser les effets sur le chômage du libre-échange mondialiste et des facteurs qui lui sont associés, c’est à une diminution considérable des rémunérations globales des salariés les moins qualifiés qu’il faudrait consentir. Les effets du libre échange mondialiste ne se sont pas bornés seulement à un développement massif du chômage. Ils se sont traduits également par un accroissement des inégalités, par une destruction progressive du tissu industriel et par un abaissement considérable de la progression des niveaux de vie.

Tous les facteurs économiques qui compromettent aujourd’hui la survie de notre société ne résultent que des politiques erronées poursuivies depuis vingt-cinq ans dans un cadre communautaire institutionnel inapproprié par les gouvernements successifs de toutes tendances qui se sont succédés. La politique commerciale de l’Union Européenne a peu à peu dérivé vers une politique mondialiste libre-échangiste, contradictoire avec l’idée même de la constitution d’une véritable Communauté Européenne. Au regard des disparités considérables des salaires réels des différents pays, cette politique mondialiste, associée au système des taux de change flottants et à la déréglementation totale des mouvements de capitaux, n’a fait qu’engendrer partout instabilité et chômage.

La politique de plus en plus mondialiste de l’Union Européenne a peut-être contribué momentanément au développement de certains pays, mais elle a eu pour effet d’exporter nos emplois et d’importer leur sous-emploi. Ce mouvement a été renforcé par l’influence grandissante de tous ceux qu’enrichit la mondialisation forcenée de l’économie, et des puissants moyens d’information qu’ils contrôlent.

En fait, la libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’est possible et n’est souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux, groupant des pays économiquement et politiquement associés, de développement économique et social comparable, tout en assurant un marché suffisamment large pour que la concurrence puisse s’y développer de façon efficace et bénéfique. Chaque organisation régionale doit pouvoir mettre en place dans un cadre institutionnel, politique et éthique approprié une protection raisonnable vis-à-vis de l’extérieur.

Cette protection doit avoir un double objectif : 1) éviter les distorsions indues de concurrence et les effets pervers des perturbations extérieures; 2) rendre impossibles des spécialisations indésirables et inutilement génératrices de déséquilibres et de chômage, tout à fait contraires à la réalisation d’une situation d’efficacité maximale à l’échelle mondiale associée à une répartition internationale des revenus communément acceptable dans un cadre libéral et humaniste.

Allais enfant

Une mondialisation forcenée et anarchique

Dès que l’on transgresse ces principes, une mondialisation forcenée et anarchique devient un fléau destructeur partout où elle se propage. Correctement formulées, les théories de l’efficacité maximale et des coûts comparés constituent des instruments irremplaçables pour l’action, mais, mal comprises et mal appliquées, elles ne peuvent conduire qu’au désastre.

Suivant une opinion actuellement dominante, le chômage dans les économies occidentales résulterait essentiellement de salaires réels trop élevés et de leur insuffisante flexibilité, du progrès technologique accéléré qui se constate dans les secteurs de l’information et des transports, et d’une politique monétaire jugée indûment restrictive. Pour toutes les grandes organisations internationales, le chômage qui se constate dans les pays développés serait dû essentiellement à leur incapacité de s’adapter aux nouvelles conditions qui seraient inéluctablement imposées par la mondialisation. Cette adaptation exigerait que les coûts salariaux y soient abaissés, et tout particulièrement les rémunérations des salariés les moins qualifiés. Pour toutes ces organisations, le libre-échange ne peut être que créateur d’emplois et d’accroissement des niveaux de vie, la concurrence des pays à bas salaires ne saurait être retenue comme cause du développement du chômage et l’avenir de tous les pays est conditionné par le développement mondialiste d’un libre-échange généralisé.

En fait, ces affirmations n’ont cessé d’être infirmées aussi bien par l’analyse économique que par les données de l’observation. La réalité, c’est que la mondialisation est la cause majeure du chômage massif et des inégalités qui ne cessent de se développer dans la plupart des pays.

Toute la construction européenne et tous les traités relatifs à l’économie internationale, comme l’Accord Général sur les Tarifs douaniers et le Commerce de 1947 et comme la Convention du 14 décembre 1960 relative à l’Organisation de Coopération et de Développement Economique, ont été viciés à leur base par une proposition enseignée et admise sans discussion dans toutes les universités américaines et à leur suite dans toutes les universités du monde entier : “Le fonctionnement libre et spontané du marché conduit à une allocation optimale des ressources”. C’est là l’origine et le fondement de toute la doctrine libre-échangiste dont l’application aveugle et sans réserve à l’échelle mondiale n’a fait qu’engendrer partout désordres et misères de toutes sortes.

Or, cette proposition, admise sans discussion, est totalement erronée et elle ne fait que traduire une totale ignorance de la théorie économique chez tous ceux qui l’ont enseignée en la présentant comme une acquisition fondamentale et définitivement établie de la science économique. Cette proposition repose essentiellement sur la confusion de deux concepts entièrement différents : le concept d’efficacité maximale de l’économie et le concept d’une répartition optimale des revenus.

En fait, il n’y a pas une situation d’efficacité maximale, mais une infinité de telles situations. La théorie économique permet de définir sans ambiguïté les conditions d’une efficacité maximale, c’est-à-dire d’une situation sur la frontière entre les situations possibles et les situations impossibles. Par contre et par elle-même, elle ne permet en aucune façon de définir parmi toutes les situations d’efficacité maximale celle qui doit être considérée comme préférable.

Ce choix ne peut être effectué qu’en fonction de considérations éthiques et politiques relatives à la répartition des revenus et à l’organisation de la société. De plus, il n’est même pas démontré qu’à partir d’une situation initiale donnée le fonctionnement libre des marchés puisse mener le monde à une situation d’efficacité maximale. Jamais des erreurs théoriques n’auront eu autant de conséquences aussi perverses.

Devant le développement du chômage massif que l’on constate aujourd’hui et en l’absence de tout diagnostic réellement fondé, les pseudo remèdes ne cessent de proliférer :

On dit par exemple qu’il suffit de réduire le temps de travail pour combattre le chômage, mais, outre que les hommes ne sont pas parfaitement substituables les uns aux autres, une telle solution néglige totalement le fait indiscutable que trop de besoins, souvent très pressants, restent insatisfaits. Ce n’est pas en travaillant moins qu’on pourra réellement y faire face. Réduire le temps de travail impliquerait en tout cas pour les salariés des baisses de revenus qu’il faudrait compenser par des ressources obtenues par des impôts accrus.

On soutient encore que ce sont les taux d’intérêts réels trop élevés qui expliquent la crise de l’économie et le chômage massif que nous subissons, mais ce que l’on constate, c’est que la baisse considérable observée ces dernières années des taux d’intérêts réels n’a entraîné aucun redressement significatif. En fait, qu’il s’agisse du chômage dû au libre-échange mondialiste ou du chômage dû à l’immigration extra communautaire, on ne peut y remédier par l’inflation. Lutter par exemple contre les effets du libre-échangisme mondialiste par une expansion monétaire relève d’une pure illusion et d’une méconnaissance profonde des causes réelles de la situation actuelle.

On nous dit aussi que tout est très simple. Si l’on veut supprimer le chômage, il suffit d’abaisser les salaires, mais personne ne nous dit quelle devrait être l’ampleur de cette baisse, ni si elle serait effectivement réalisable sans mettre en cause la paix sociale, ni quelles seraient ses implications de toutes sortes dans les processus de production.

On soutient encore que la Chine, pays à bas salaires, va se spécialiser dans des activités à faible valeur ajoutée, alors que les pays développés, comme la France, vont se spécialiser de plus en plus dans les hautes technologies. Mais, c’est là méconnaître totalement les capacités de travail et d’intelligence du peuple chinois. A continuer ainsi à soutenir des absurdités, nous allons au désastre.

Comment expliquer de telles positions ? En fait, et pour l’essentiel, elles s’expliquent par la domination et la répétition incessante de “vérités établies”, de tabous indiscutés, de préjugés erronés, admis sans discussion, dont les effets pervers se sont multipliés et renforcés au cours des années.

Personne ne veut reconnaître cette évidence : si toutes les politiques mises en œuvre depuis vingt-cinq ans ont échoué, c’est que l’on a constamment refusé de s’attaquer à la racine du mal, la libéralisation mondiale excessive des échanges et la déréglementation totale des mouvements de capitaux.

Certains soutiennent qu’on peut fonder un nouvel ordre mondial sur une totale libération des mouvements de marchandises, des capitaux et, à la limite, des personnes. On soutient qu’un fonctionnement libre de tous les marchés entraînerait nécessairement la prospérité pour chaque pays dans un monde libéré de ses frontières économiques. A vrai dire, l’ordre nouveau qui nous est ainsi proposé est dépourvu de toute régulation réelle; en substance, il n’est que laissez-fairisme.

Cette évolution s’est accompagnée d’une multiplication de sociétés multinationales ayant chacune des centaines de filiales, échappant à tout contrôle, et elle ne dégénère que trop souvent dans le développement d’un capitalisme sauvage et malsain.

Au nom d’un pseudo libéralisme et par la multiplication des déréglementations, s’est installée peu à peu une espèce de chienlit mondialiste laissez-fairiste. Mais c’est là oublier que l’économie de marchés n’est pas qu’un instrument et qu’elle ne saurait être dissociée de son contexte institutionnel, politique et éthique. Il ne saurait être d’économie de marchés efficace si elle ne prend pas place dans un cadre institutionnel, politique et éthique approprié, et une société libérale n’est pas et ne saurait être une société anarchique.

On ne nous présente que trop souvent les conditions éthiques comme incompatibles avec la recherche économique d’une efficacité maximale. Mais en réalité il n’en est rien. En fait, l’objectif fondamental de toute société libérale et humaniste est de faire vivre ensemble des hommes dans des conditions assurant leur respect mutuel et des conditions de vie aussi bonnes que possible. Il n’y a rien qui soit là incompatible avec la recherche d’une efficacité maximale de l’économie.

Le libéralisme ne saurait se réduire au laissez-faire économique : c’est avant tout une doctrine politique, et l’économie n’est qu’un moyen permettant à cette doctrine politique de s’appliquer efficacement. Originellement, d’ailleurs, il n’y avait aucune contradiction entre les aspirations du socialisme et celles du libéralisme. La confusion actuelle du libéralisme et du laissez-fairisme constitue un des plus grands dangers de notre temps.

Allais1933

La mondialisation de l’économie est certainement très profitable pour quelques groupes de privilégiés. Mais les intérêts de ces groupes ne sauraient s’identifier avec ceux de l’humanité tout entière. Une mondialisation précipitée et anarchique ne peut qu’entraîner partout chômage, injustices, désordres et instabilité, et elle ne peut que se révéler finalement désavantageuse pour tous les peuples dans leur ensemble. Elle n’est ni inévitable, ni nécessaire, ni souhaitable. Elle ne serait concevable que si elle était précédée par une union politique mondiale, un développement comparable des différentes économies et l’instauration d’un cadre institutionnel et éthique mondial approprié, conditions qui, de toute évidence, ne sont pas et ne peuvent être actuellement satisfaites.

Depuis deux décennies, une nouvelle doctrine s’était peu à peu imposée, la doctrine du libre-échangisme mondialiste impliquant la disparition de tout obstacle aux libres mouvements des marchandises, des services et des capitaux.

Suivant cette doctrine, la disparition de tous les obstacles à ces mouvements était une condition à la fois nécessaire et suffisante d’une allocation optimale des ressources à l’échelle mondiale. Tous les pays et dans chaque pays tous les groupes sociaux devaient voir leur situation améliorée.

Pour tous les pays en voie de développement, leur ouverture totale vis-à-vis de l’extérieur était une condition nécessaire de leur progrès et la preuve en était donnée, disait-on, par les progrès extrêmement rapides des pays émergents du Sud-Est asiatique.

Pour les pays développés, la suppression de toutes les barrière tarifaires ou autres était considérée comme une condition de leur croissance, comme le montraient décisivement les succès incontestables des tigres asiatiques, et, répétait-on encore, l’Occident n’avait qu’à suivre leur exemple pour connaître une croissance sans précédent et un plein emploi. Tout particulièrement la Russie et les pays ex-communistes de l’Est, les pays asiatiques, la Chine en premier lieu, constituaient des pôles de croissance majeurs qui offraient à l’Occident des possibilités sans précédent de développement et de richesse.

Telle était fondamentalement la doctrine de portée universelle qui s’était peu à peu imposée au monde et qui était considérée comme ouvrant un nouvel âge d’or à l’aube du XXIème siècle. Cette doctrine a constitué le credo indiscuté de toutes les grandes organisations internationales ces deux dernières décennies. Toutes ces certitudes ont fini par être balayées par la crise profonde qui s’est développée à partir de 1997 dans l’Asie du Sud-Est, puis dans l’Amérique latine, pour culminer en Russie en août 1998, et mettre en cause les établissements bancaires et les bourses américaines et européennes en septembre 1998.

Deux facteurs majeurs ont joué un rôle décisif dans cette crise mondiale d’une ampleur sans précédent après la crise de 1929 : l’instabilité potentielle du système financier et monétaire mondial et la mondialisation de l’économie à la fois sur le plan monétaire et sur le plan réel. Ce qui doit arriver arrive : l’économie mondiale, qui était dépourvue de tout système réel de régulation et qui s’était développée dans un cadre anarchique, ne pouvait qu’aboutir tôt ou tard à des difficultés majeures. La nouvelle doctrine s’est effondrée, et elle ne pouvait que s’effondrer. L’évidence des faits l’a emporté finalement sur les incantations doctrinales.

L’hostilité dominante aujourd’hui contre toute forme de protectionnisme se fonde sur une interprétation erronée des causes fondamentales de la Grande Dépression. En fait, la Grande Dépression de 1929-1934, qui à partir des Etats-Unis s’est étendue au monde entier, a eu une origine purement monétaire et elle a résulté de la structure et des excès du mécanisme du crédit. Le protectionnisme en chaîne des années trente n’a été qu’une conséquence et non une cause de la Grande Dépression. Il n’a constitué partout que des tentatives des économies nationales pour se protéger des conséquences déstabilisatrices de la Grande Dépression.

Les adversaires obstinés de tout protectionnisme, quel qu’il soit, commettent une seconde erreur : ne pas voir qu’une économie de marchés ne peut fonctionner correctement que dans un cadre institutionnel, politique et éthique qui en assure la stabilité et la régulation. Comme l’économie mondiale est actuellement dépourvue de tout système réel de régulation, qu’elle se développe dans un cadre anarchique, qu’elle ne tient aucun compte des coûts externes de toutes sortes qu’elle génère, l’ouverture mondialiste à tous vents des économies nationales ou des associations régionales est non seulement dépourvue de toute justification réelle, mais elle ne peut que les conduire à des difficultés majeures, sinon insurmontables.

Le véritable fondement du protectionnisme, sa justification majeure et sa nécessité, c’est la protection indispensable contre les désordres et les difficultés de toutes sortes engendrées par l’absence de toute véritable régulation à l’échelle mondiale. En réalité, le choix réel n’est pas entre l’absence de toute protection et un protectionnisme isolant totalement chaque économie nationale de l’extérieur. Il est dans la recherche d’un système qui puisse permettre à chaque économie régionale de bénéficier d’une concurrence effective et des avantages de nombreux échanges avec l’extérieur, mais qui puisse également la protéger contre tous les désordres et les dysfonctionnements qui caractérisent chaque jour l’économie mondiale.

Incontestablement, la politique de libre-échange mondialiste que met en œuvre l’Union Européenne est la cause majeure, de loin la plus importante, du sous-emploi massif d’aujourd’hui qui s’y constate. Pour y remédier, la construction européenne doit se fonder sur une préférence communautaire, condition véritable de l’expansion, de l’emploi et de la prospérité. Ce principe a d’ailleurs une validité universelle pour tous les pays ou groupes de pays. Pour toute économie régionale, un objectif raisonnable serait que, par des mesures appropriées et pour chaque produit ou groupe de produits, un pourcentage minimal de la consommation communautaire soit assuré par la production communautaire, à l’exclusion de toute délocalisation. La valeur moyenne de ce pourcentage pourrait être de l’ordre de 80 %.

C’est là, au regard de la situation actuelle, une disposition fondamentalement libérale qui permettrait un fonctionnement efficace de toute économie communautaire à l’abri de tous les désordres extérieurs tout en assurant des liens étendus et avantageux avec tous les pays tiers. C’est là une condition majeure du développement des pays développés, mais c’est là surtout une condition majeure du développement des pays sous-développés.

L’ouverture à tous vents de l’économie européenne dans un cadre mondial fondamentalement instable, perverti par des disparités considérables de salaires aux cours des changes, par le système des taux de change flottants et par l’absence de toute préoccupation sociale et éthique, est la cause essentielle de la crise profonde qui ne cesse de s’aggraver. Les faits, tout comme la théorie, permettent d’affirmer que si la présente politique mondialiste de l’Union Européenne est poursuivie, elle ne pourra qu’échouer. La crise d’aujourd’hui, c’est avant tout une crise de l’intelligence. La situation présente ne peut durer. Il est dérisoire de ne remédier qu’aux effets&nbsp: c’est aux causes qu’il faut s’attaquer.

Sans aucune contestation possible, la question majeure d’aujourd’hui est celle du sous-emploi qui, depuis des années, a dépassé un seuil insupportable et intolérable, dont les causes fondamentales restent plus ou moins volontairement occultées, sinon méconnues, et qui mène inéluctablement à une explosion sociale mettant en cause la survie même de notre société. En dernière analyse, dans le cadre d’une société libérale et humaniste, c’est l’homme et non l’Etat qui constitue l’objectif final et la préoccupation essentielle. C’est à cet objectif que tout doit être subordonné. Une société libérale et humaniste ne saurait s’identifier à une société laxiste, laissez-fairiste, pervertie, manipulée, ou aveugle.

Quant à la construction de l’Europe, il n’est pas conforme aux idéaux du libéralisme et de l’humanisme de substituer aux besoins des citoyens tels qu’ils les ressentent eux-mêmes, suivant leur propre échelle de valeur, “leurs prétendus besoins” appréciés par d’autres, hommes politiques, technocrates ou dirigeants économiques, quels qu’ils puissent être.

En réalité, l’économie mondialiste, qu’on nous présente comme une panacée, ne connaît qu’un seul critère : “l’argent”. Elle n’a qu’un seul culte : “l’argent”. Dépourvue de toute considération éthique, elle ne peut que se détruire par elle-même. Le passé ne nous offre que trop d’exemples de sociétés qui se sont effondrées pour n’avoir su ni concevoir, ni réaliser les conditions de leur survie. Les perversions du socialisme ont entraîné l’effondrement des sociétés de l’Est. Mais les perversions laissez-fairistes d’un prétendu libéralisme nous mènent à l’effondrement de notre société. »

Maurice Allais (2000)

Source : apophtegme.com

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99 réactions et commentaires

  • Patrick Luder // 02.11.2013 à 03h15

    Maurice Allais avait 100% raison sur le fond,
    mais ses textes sont trop lourds, trop redondants.

    Quel dommage de gaspiller autant de clairvoyance,
    par un obscurcissement de la présentation …

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    • Paul Pote // 02.11.2013 à 10h54

      Bonjour Patrick,
      c’est hors sujet, mais bien en rapport avec la thématique du site. Je viens, parce qu’on en parle peu dans les infos ici, d’apprendre le contenu de la votation du 24 novembre qui limiterait à un facteur 12 l’échelle des salaires au sein d’une entreprise. Alors le point de vue d’un helvète serait le bienvenu. Merci.

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      • Surya // 02.11.2013 à 11h40

        http://www.admin.ch/ch/f/pore/vi/vis375t.html

        Même si ce serait très facile à contourner (holding animatrice ou société externe facturant des prestations de management)

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        • Sapirperade // 02.11.2013 à 12h11

          Et la Suisse va très démocratiquement prouver au monde que l’on ne doit pas toucher aux salariés à plus de 40 000 $ bruts mensuels…

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          • Surya // 02.11.2013 à 12h17

            Le débat a au moins le mérite d’être ouvert là bas (j’ai même vu quelques drapeaux “1:12” aux fenêtres la semaine dernière sur Genève)

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          • Sapirperade // 02.11.2013 à 14h31

            Le débat est ouvert partout sur ce sujet, implicitement si ce n’est explicitement. La Suisse, réactionnaire comme à l’habitude, va grandement contribuer à le trancher. Comme elle l’a fait contre les semaines de congé supplémentaires et à 3 contre 1 l’an dernier.
            De la même façon qu’il ne fallait pas demander 2 semaines supplémentaires l’an passé mais une, il ne fallait pas demander un max de 12 mais de, par exemple 40 ou 50. Là c’est l’échec garanti, comme espère évidemment.

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      • Patrick Luder // 02.11.2013 à 21h18

        Je voterai pour la limitation 1/12e
        même si je sais que cela ne changera rien à la base.
        Gagner 10 x plus que ses employés est indécent,
        foi d’ancien petit patron …

        Finalement il faudra, comme toujours, se rallier à la majorité des votants,
        le peuple reste souverain et c’est très bien ainsi ;o)

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      • Paul Pote // 03.11.2013 à 10h14

        Même si on peut attendre des résultats biaisés et une loi facilement contournée si elle était votée, le débat existe au moins. entre ça et rien, je choisirais quand même ça.

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    • Ankou // 03.11.2013 à 09h05

      Comme quoi les visions de l’Homme sont différentes!
      Je trouve ce texte clair, compréhensible, facilement assimilable par le quidam moyen.
      Contrairement à certaines de ses démonstrations ……..

      Je ne comprendrais jamais pourquoi il a été peu écouté, et jamais entendu.
      La chute est proche, on en reparlera.

      D’accord sur la redondance, qui n’a malheureusement pas payé ………

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  • BA // 02.11.2013 à 05h06

    Le traité de Lisbonne est libre-échangiste.

    L’article 206 grave dans le marbre le libre-échange mondial généralisé :

    « Par l’établissement d’une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l’Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres. »

    http://consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655.fr08.pdf

    Cet article était présent, mot pour mot, dans le Traité établissant une constitution pour l’Europe de 2005.

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    • cro-mignionne // 03.11.2013 à 22h08

      Et dans le traité de Maastricht articles 109 et 110, si je me rappelle bien:

      Quelque chose comme:

      – L’harmonie sociale se fera par les marchés.

      et

      Il est interdit de légiférer par le haut, concernant cette même harmonie sociale.

      D’où la nécessité de dénoncer encore et encore ce traité qui nous a été imposé.

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  • Christophe Vieren // 02.11.2013 à 07h35

    Oui en effet. Trop long pour un blog.
    J’ai pas lu jusqu’au bout,
    Une question cependant : j’aurais aimé que Maurice développe son hypothèse qu’une immigration extra communautaire a un impact sur le chômage, sous entendu que l’immigration intracommunautaire n’aurait pas d’impact sur le chômage ? Du coup, Maurice perd un peu de crédibilité à mes yeux. Allez Patrick, retourne chez toi ! 😉

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    • MJ // 03.11.2013 à 23h23

      c’est simple le texte date de 2000 et l’entrée des PECO de 2003.
      l’estonien par ex est un migrant extra communautaire à date de rédaction.

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      • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 11h29

        Ca c’est la définition de intracomuntaire, cela ne dit rien sur la différence en terme d’impact sur le chômage. En quoi le fait de venir de Mars, de Bishkek ou de Riga change-t-il quelque chose par rapport à Madrid, Athènes ou Oslo ?

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        • MJ // 04.11.2013 à 23h45

          @ C Vieren,

          Mon commentaire visait juste à exonérer la pensée d’ Allais de considértion de couleurs de peau.
          pour l’explication lire voir les textes d’Allais.

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        • caribou // 06.11.2013 à 12h11

          La monnaie et la frontière douanière communes, bien sûr.

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  • Jean-Luc Mercier // 02.11.2013 à 08h03

    Allais dit : … « une société fondée sur la décentralisation des décisions, sur l’économie de marchés et sur la propriété privée est non pas la forme de société la meilleure dont on pourrait rêver sur le plan purement abstrait dans un monde idéal, mais celle qui, sur le plan concret des réalités, se révèle, aussi bien du point de vue de l’analyse économique que de l’expérience historique, comme la seule forme de société susceptible de répondre au mieux aux questions fondamentales de notre temps. »

    Mais le reste de son texte montre que cela n’est possible que dans un monde vertueux, alors qu’on constate une dérive malsaine vers le veau d’or. Sa croyance en un libéralisme humanitaire possible apparaît vaine.

    Décentralisation peut-être, mais aussi conscience planétaire. Libre marché peut-être, mais fortement régulé. Propriété privée peut-être, mais fortement limitée. Un changement RADICAL de système s’impose donc qui arrivera par la bonne volonté de l’humanité (espérons-le). Ou dans la douleur et le sang (évitons-le).

    1• Craquements. 2• Effondrement. 3• Chaos. Et 4• lumière ?

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    • Christophe Vieren // 02.11.2013 à 09h25

      3. Hiver nucléaire ? et 4. Fin de la partie pour l’Humanité.

      ” L’homme est devenu trop puissant pour se permettre de jouer avec le mal. L’excès de sa force le condamne à la vertu “, Jean Rostand, Inquiétude d’un biologiste, 1967.

      Une des raisons qui nous commande d’abandonner l’arme nucléaire et autres armes de destructions massives si l’on veut laisser quelqu’espoir à l’Humanité après le chaos.

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      • Patrick Luder // 02.11.2013 à 21h22

        Allez Christophe, la France n’est pas si mal en point,
        même si les pieds restent juchés sur un tas de fumier,
        le principale est de chanter et d’y prendre plaisir 😉

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        • Christophe Vieren // 03.11.2013 à 15h40

          Non en effet, Patrick, la France n’est pas si mal en point que cela pour toi et moi. Je partage ton avis. Hélas ce n’est pas l’avis de nombre de nos concitoyens qui voient en une certaine MLP une solution à leurs problèmes.
          33 => 39, combien d’années pour une Allemagne qui n’allait pas si mal que cela ? Et l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce ? Révolu le temps des dictatures, des totalitarismes et des coups d’états ?

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  • Jourdon // 02.11.2013 à 10h25

    Bonjour Mr. BERRUYER,

    Depuis quelques jours vous nous soumettez à une telle avalanche de textes de Maurice ALLAIS – qui sont bienvenus, bien entendu -, que je n’ai même pas le temps d’utiliser – comme il est préférable dans un blog – un « pseudo » neutre et dois m’appeler de façon – qui peut paraître je le reconnais prétentieuse – « Jourdon ».

    Sur le texte d’aujourd’hui, je ne peux pas ne pas intervenir, pour la raison suivante :
    – sur les cinq critères au départ listés par M. ALLAIS, je suis d’accord… sauf sur le cinquième :
    « Comment définir un cadre institutionnel réellement approprié sur le plan national et sur le plan international pour réaliser ces objectifs ? »
    Plus exactement, je suis d’accord sur ce cinquième objectif aussi ; mais à mon sens, sur ce cinquième objectif en particulier, M. ALLAIS n’a pas – à ma connaissance – proposé de solutions satisfaisantes.
    Au fond, on peut lui reconnaître une immense honnêteté intellectuelle, et de multiples autres qualités qui ont fait de lui un très grand économiste, mais il semble souvent prisonnier d’une « lourdeur » et de formes de « rigidités »…
    A l’occasion d’un article précédent, je disais qu’il n’avait « pas compris la nature juridique de la révolution de la titrisation immobilière ». Il s’agissait d’une critique sur le plan d’aspects juridiques concernant des dossiers de l’économie du secteur privé – la titrisation immobilière a été créée par des banques privées américaines, puis relayée par toutes les banques privées du monde : y compris les principales banques françaises privées…
    Ici, ma critique porte aussi sur des aspects juridiques, en lien cette fois avec la sphère publique.

    Critiquant le « Maître », je vais donc être prétentieux encore un peu plus longtemps et énoncer les réflexions suivantes :
    M. ALLAIS a raisonné de façon impeccable comme un homme du XXS.
    Nous sommes au XXIS.
    Quels sont les critères à prendre en compte au XXIS ?
    tout d’abord le fait que nous sommes à un siècle de « Renaissance Mondiale » ;
    J.-B. DUROSELLE, dans « Histoire de l’Europe par ses peuples », montre que tous les sept siècles, on observe des phénomènes de « Renaissance » : ainsi la Renaissance Carolingienne à l’époque de CHARLEMAGNE, puis la Renaissance italienne diffusée ensuite en France et dans les autres pays européens ;
    Aujourd’hui une autre Renaissance ; il faut la Noosphère (cf. Michel LAMBOTTE…] et le Dialogue des Civilisations ;
    Comme à toutes les périodes de Renaissance, il y aura une richesse culturelle, accompagnée d’une pauvreté économique. Il faut à nouveau « voir le monde », il faudrait peut-être bien revenir à une forme matricielle de compréhension de l’économie, avant de pouvoir repartir de l’avant de façon assez coordonnée pour être vraiment efficace.
    Cela, M. ALLAIS n’en parle pas vraiment…
    Sa gloire est aussi la source de sa faiblesse.
    Avec M. BOITEUX, il a été un Grand Economiste d’après-guerre du service public et de la tarification publique.
    Mais J.-J. LAFFONT notamment, a une génération après construit une Economie Publique sur de tous autres prémices que ceux de ALLAIS et BOITEUX : une économie d’incitations, construisant des contrats d’assurance apte à révéler les informations.
    Sur le fonds mathématique, ALLAIS avait raison de vouloir mathématiser « l’économie comme l’astrophysique »… cela reste à faire.
    Sur l’ensemble de sa pensée et sa réflexion, tout reste solide, sain, « humaniste ».
    Seulement nous sommes au XXIS, à la dernière phase d’une suite de Révolutions Technologiques QUI ONT COMMENCE EN EUROPE A L’EPOQUE DES LUMIERES… toutes en fait basées sur la gestion et le traitement de l’information… et les idées d’ALLAIS fixent un horizon éthique et humaniste qui me convient, mais dont les recommandations induites en pratique me paraissent plutôt inapplicables, car la Révolution actuelle de l’Information et de la Communication va très vite, trop vite pour savoir que faire concrètement des propositions de M. ALLAIS telles qu’elles apparaissent dans ce texte. Et donc en pratique c’est inapplicable, alors que cela devrait inspirer profondément notre réflexion, et que nous devrions toujours y revenir.
    Voilà en gros ma première réflexion, qui sera probablement suivie d’une seconde dès que j’aurais des réactions…
    Salut.

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  • Vénus-Etoile du Berger // 02.11.2013 à 11h26

    ♪ Le Chômage

    « De plus une immigration extra communautaire excessive sape les fondements mêmes de la cohésion du corps social, condition majeure d’un fonctionnement efficace et équitable de l’économie des marchés. Dans son ensemble, cette situation suscite partout de profonds mécontentements et elle génère toutes les conditions pour qu’un jour ou l’autre, l’ordre public soit gravement compromis, et que soit mise en cause la survie même de notre société. »

    Au sujet de L’immigration des espagnols vers l’Allemagne
    « A propos d’un passage d’un débat où un monsieur est heureux que des espagnols apprennent l’allemand.»

    Pour ma part, Quel choc culturel loin d’être anodin.

    Petite réflexion :

    L’espagnol est issue du latin.

    L’allemand découle d’une mutation phonétique (la loi de Grimm et la loi de Verner).

    Ces lois ont permis de définir des équivalences symétriques entre la plus petite unité distincte (ainsi cette epsilon unité donne la possibilité de distinguer les mots entre eux) d’une langue indo-européenne.

    En partant des locuteurs natifs, l’espagnol est la deuxième langue mondiale (première: le chinois mandarin).

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    • Vénus-Etoile du Berger // 04.11.2013 à 11h02

      ♪ je complète pour préciser, j’aborde bien de l’immigration extra-communautaire

      Il faut souligner que:
      L’espagnol est la deuxième langue la plus utilisée aux États-Unis.
      Le chinois mandarin est la troisième langue la plus utilisée aux États-Unis.

      Je suis stupéfaite que lorsqu’on aborde de l’immigration extra-communautaire on pointe du doigt l’Afrique et l’Afrique de l’est.
      (ma remarque suivante ne fait pas référence à Maurice Allais c’est à dire le “on” ne représente pas Maurice Allais).

      Le somali n’est pas la première langue mondiale.

      l’Afrique est encore pointée du doigt, elle a bon dos l’Afrique.

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      • P.Jourdon // 04.11.2013 à 13h20

        Oui, en effet, l’Afrique a bon dos.

        Ainsi la démocratie délibérative a été inventée au Mali il y a plus de cinq cents ans – je n’ai pas le lien wikipedia en parlant ici ; je promets d’effectuer les recherches et, si je le retrouve, le poster demain. Comme cela n’a pas fait l’objet de document écrit, nous n’en avons guère tenu compte dans la tradition occidentale du récit historique, aujourd’hui…
        Aussi l’amharique parlée dans la région du rift et vers l’Ethiopie, est considérée par beaucoup de linguistes comme la première langue parlée autrefois par l’Humanité. CHRONO -LOGIQUE-MENT…

        Ceci étant, je suis aussi conscient des drames actuels…

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        • Jourdon // 26.11.2013 à 14h38

          Le document dont je parlais – certains sur ce blog sans doute le connaissent; d’autres sans doute non; il me semble utile donc de le rappeler – est la Charte du Manden au XIIIème siècle au Royaume du Mali, un des premiers documents de cette importance dans l’Histoire Moderne c’est-à-dire depuis l’époque de la dynastie Song en Chine: au sujet des droits humains fondamentaux.

          C’est de la même époque que la Magna Carta chez nos voisins septentrionaux les plus directs…

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_du_Manden

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  • maxbos // 02.11.2013 à 11h28

    même si je ne le suis pas toujours, le discours de Allais est toujours intéressant.

    Sur un autre sujet (quoique…) quelqu’un peut-il nous éclairer sur la crise du cochon, et la “jacquerie” des bretons.

    Les échanges médiatiques de part et d’autres me semblent particulièrement confus: ras-le-bol fiscal ? fin de l’élevage productiviste ? procès de l’Etat central ? un peu tout çà ?

    bonne journée

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    • Tatare // 02.11.2013 à 13h38

      Dans C dans l’air, un intervenant estimait que ce qui arrive aux Bretons est largement de leur faute, ils sont restés sur leurs lauriers passés, en ignorant les progrès de nos voisins du nord.

      Je suis assez d’accord avec ce point de vue. Des sommes considérables ont été utilisées en Bretagne dans des projets pilotes d’épuration ou de méthanisation qui sont restés sans suite concrète.

      Ajoutons la lâcheté ordinaire des politiques qui font payer la collectivité pour évacuer les algues des plages sans oser désigner les responsables.

      Il faut aussi parler du dumping social des Allemands qui utilisent de la main d’oeuvre bon marché des pays de l’est. J’ai entendu dire que Gad embauchait aussi cette main d’oeuvre plutôt que des locaux.

      Quand à la fin de l’élevage productiviste, ce n’est pas du tout d’actualité !
      Nos voisins du Nord ont des élevages industriels autrement plus grands qu’en Bretagne, et qui n’ont aucun rejet dans l’environnement. Nos Bretons devraient y jeter un œil plutôt que de tout casser.

      Pour l’éco taxe, c’est un sujet qui devrait être débattu au niveau européen puisque plusieurs pays en ont une, mais évidemment aucun politique n’y a songé.

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      • Sapirperade // 02.11.2013 à 15h23

        Tout à fait Tatare, le “miracle” agricole breton est au bout do bout de son chemin. Faut changer le logiciel. Un bail que la Conf et d’autres le disent. S’ils sont encore bretons je m’inquiète pas pour eux, vont y arriver, mais sans les grosses rasades de subventions bruxelloises ce coup ci et en bouffant des cailloux pendant quelques temps…
        Le modèle agricole danois, hyper intensif mais encore familial, qu’ils avaient adapté a disparu aujourd’hui, faut en inventer un autre.

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      • maxbos // 02.11.2013 à 15h25

        vu, merci

        je crois savoir par ailleurs que des banques, notamment le crédit Agricole, ont joué un rôle non négligeable en poussant les agriculteurs/ éleveurs à s’endetter ++, en faisant miroiter des profits assurés à moyen terme.

        L’Etat, via les décisions préfectorales d’autorisation d’extension des élevages (le seuil a été relevé récemment), loin de freiner le mouvement, l’a au contraire accompagné.

        Ce qui me frappe c’est que les médias évoquent peu le contexte international de compétition favorisé par le libre échange, ni l’aspect communautaire (PAC) de cette “crise”.

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        • maxbos // 02.11.2013 à 16h56

          je me soigne en venant ici !

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          • Christophe Vieren // 03.11.2013 à 16h10

            Oui en effet, on ne doit pas consulter les mêmes média : Alternatives économiques, Politis, Mediapart, Le Monde Diplo, Asselineau, le FdG, Attac…. en parle de manière récurrente. Mais tout dépend ce que l’on entend par medias ! Si ils s’agit de ces entités dét”nus par le complexe militaroindustriel (Bouygues, Lagardère, Bolloré, Dassault, …), rien d’étonnant à mon sens. es chiens de garde tiennent le rôle que leurs maîtres exigent d’eux.

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    • dupontg // 02.11.2013 à 16h22

      bonjour,
      regardez ici….https://fr.wikipedia.org/wiki/Cochonou
      et vous verrez qui utilise la Roumanie comme base de production ultra moderne pour envahir l’europe……..pas des allemands à bas salaire comme on aime à le repeter…mais des US à pas de salaires du tout..Smithfield

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      • Sapirperade // 02.11.2013 à 16h49

        Pas us Justin Bridou et cie, dupontg, mais chinois (Shuanghui pour 7,5 mds $) depuis six mois…

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  • fabien775 // 02.11.2013 à 12h22

    Maurice Allais avait tout compris il y a déjà 13 ans. Son constat mène à la réalité que nous connaissons aujourd’hui. Il est à se demander si il n’y a peu eu de conspiration de la part d’autres économistes pour qu’il soit si peu entendu. Une vérité qui dérange…

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    • Christophe Vieren // 03.11.2013 à 16h44

      Pas besoins de conspiration : un économiste qui veut se faire mousser (= passer à la TV) doit aller dans le sens du vent, c’est à dire celui prôné les medias et l’UMPS qui doit servir ces derniers. Et à kikizpartiennent les medias ? Aux employeurs et employés qui ne peuvent délocaliser, ni accéder aux grands marchés publics (artisans, TPME, petits commerçants, …) ou aux transnationales et entreprises quasi monopolistique (Total, Vivendi, Eiffage, Vinci, Dalkia, Dassault, Bouygues, Dell, Siemens, …) ?

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  • Paul Pote // 02.11.2013 à 12h28

    “Le fonctionnement libre et spontané du marché conduit à une allocation optimale des ressources”.
    Optimale en effet… il suffit de regarder le résultat avec le problème des marchands de glace http://fr.wikipedia.org/wiki/Probl%C3%A8me_des_marchands_de_glaces

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    • casper // 02.11.2013 à 13h56

      Chaque année Halloween et son cortège de citrouilles en plastiques produites et transportées avec du pétrole qui va forcement nous manquer un jour pour chauffer des maisons en est un bon contre exemple.

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      • Patrick Luder // 02.11.2013 à 21h30

        le seul chauffage des maisons, depuis des millénaires, était le foyer de la cuisine … le manque de pétrole ne sera que passager, le mode de vie s’adaptera aux disponibilités du moment …

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        • casper // 03.11.2013 à 02h05

          Ca bien sur. On saura faire sans comme on a su faire. Néanmoins il est sur qu’avant cela, les facilites offertes par le pétrole nous manqueront et qu’on aura de gros regrets de l’avoir dépensé pour avoir des citrouilles et des pères noël a suspendre sur les perrons. Comme une grosse grosse gueule de bois planétaire..

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  • Paul Pote // 02.11.2013 à 12h37

    Et Maurice Allais n’avait encore rien vu: on va maintenant nous faire avaler un (probablement très indigeste) Grand Marché Transatlantique, histoire de nous laisser vampiriser par un demi-continent en déclin qui grâce à nous pourra prolonger son “mode de vie non négociable”; avec bien sûr la bénédiction de nos “représentants” européens.

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  • Vénus-Etoile du Berger // 02.11.2013 à 12h53

    un peu d’humour gentil, le chômage vu par les guignols de l’info
    http://www.youtube.com/watch?v=Z5NyIjiG-Go

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  • Fonzzz // 02.11.2013 à 13h59

    Pour ceux qui se plaignent que ce texte serait trop long pour un blog, je dirais que tant que c’est intelligible et intéressant, et ce malgré les quelques répétitions dans ce texte, je ne vois pas où est le problème. Maurice Allais est très accessible sur la forme et sur le fond ; comme quoi on peut être prix Nobel et se faire comprendre. Je n’en dirais pas autant de Lordon (que j’apprécie au demeurant) qui est incapable de se séparer de son jargon universitaire source de bien de maux de crâne (car je le lis quand même :o)).

    Sur le fond, Maurice Allais commence très fort :

    >De plus une immigration extra communautaire excessive sape les fondements mêmes de la cohésion du corps social, condition majeure d’un fonctionnement efficace et équitable de l’économie des marchés.

    Direct sous le titre Chômage ! Il est fou! Il n’a pas envie de passer à la télé celui-là ou quoi ;o) Rien que cette phrase est explosive, car non seulement il dénonce une immigration excessive comme source de chômage, (ce qui est évident pour tout ceux qui sont un tant soit peu honnête intellectuellement) mais il qualifie cette immigration d’extra communautaire, ce qui serait un facteur aggravant selon lui. Une immigration excessive de polonais serait également une source de chômage, c’est clair, mais moins grave du fait que la cohésion du corps social qui serait préservé et donc sans handicap ou coûts supplémentaires pour l’économie. C’est tellement vrai qu’on n’est pas prêt de l’entendre dans nos média. Même Marine le Pen n’oserait pas….(bon allez, je me lance)… «stigmatiser» (beurp!) les extra communautaires comme le fait Maurice Allais ici. Le dérapage finirait alors par des tonneaux virevoltants colporté et amplifié par des chiens de garde qui n’attendent que ça pour faire pour faire le sale boulot : faire le procès d’intention de ceux qui relèvent les problématiques d’une immigration massive africaine, en les affublant du jolie sobriquet de raciste, ectoplasme soit disant source des heures les plus sombres de notre histoire. Bref on n’est pas sortie de l’auberge.
    La mal est la globalisation, le libre échange, la concurrence internationale dont la seule unité de mesure est l’argent, on est d’accord. L’alternative serait une coopération internationale en lieu et place de cette concurrence mortifère. La charte de la Havane en 1948 nous avait déjà ouvert la voie. Je commence juste à m’y intéressé. Olivier un petit billet sur La charte de la Havane pour avoir ton avis serait le bienvenu ;o)
    Autre chose importante à mettre au crédit de Maurice Allais : il remet la vérité historique à l’endroit:
    1. Non l’hyperinflation des années 23-24 en Allemagne n’est pas la cause de l’arrivée au pourvoir d’Hitler, mais la déflation.
    2. Non le protectionnisme n’a été la cause de la crise de 29, mais une conséquence. La crise de 29 étant avant tout une crise monétaire.

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    • Christophe Vieren // 03.11.2013 à 16h28

      Sinon, Fonzz, tu aurais des arguments pour démontrer que
      1) l’immigration est excessive (ce qui est évident pour toi ne l’est pas pour moi mais probablement je dois-je pas être “un tant soit peu honnête intellectuellement”) ;
      2) Que “cette immigration extra communautaire serait un facteur aggravant car plus grave que l’immigration communautaire du fait que la cohésion du corps social qui serait préservée et donc sans handicap ou coûts supplémentaires pour l’économie.”;

      Quelques éléments factuels sur l’immigration française et communautaire ICI et là Préjugés sur l’islamisation de la France (hypothèse implicite que la religion est, selon certains (Allais ? Fonzzz ?), ce qui différencie l’immigration communautaire de l’immigration extra communautaire. A moins que ce ne soit la couleur de peau ? Sinon, quoi d’autres ?).

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      • MJ // 03.11.2013 à 23h45

        @ C Vieren
        le texte d’Allais a été publié en 2000 et ecrit un peu avant.
        a l’époque EU c’etait 15 pays globalement cohérents.
        l’immigration intra communautaire en 2000 ç’est de l’Allemand, du Belge, du Luxembourgeois, de l’Espagnol. Pas de quoi “casser” les salaires.
        Pour Allais extra communautaire inclut les pays de l’est et l’Afrique et le reste du monde.
        apparemment parler d’immigration te fait bondir et semble réduire ta pensée à la couleur de peau. alors ça va être difficile d’aborder le sujet sans que tu ne t’agace. Mais j’essaye.
        on a actuellement 3,5 millions de chômeurs en France. Doit on poursuivre une immigration de travail qui ne soit choisie pour uniquement combler des manques que l’on ne saurait combler (autrement dit des hyper spécialistes) ?

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        • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 11h44

          Non, non, cela ne m’agace pas, cela m’irrite lorsque ce n’est pas justifié.
          Le PIB par habitant est en effet un critère objectif qui ne stigmatise pas une origine géographique. Et en effet l(‘Union Européenne présente à ce niveau là des écarts insoutenables (l’écart de revenus a été multiplié d’un facteur 10 entre l’union à 6 (1960-1973) et l’union à 27 (2007-2012). Il est aujourd’hui d’environ 18 comme l’illustre ce graphique extrait de Les promesses déçues de l’Europe-marché

          Mais ce qui est gênant, n’est pas qu’un Roumain vienne travailler en France puisque s’y appliquera le Smic, et même si il sera peut-être moins exigeant quant au respect de ses droits de salarié. Nous avons en effet eu des immigrations massives de Belges, de Polonais, d’Italiens, d’Espagnols, de Portugais, puis d’Algérien, de Marocain, mais c’était au temps où l’on manquait de main d’oeuvre non qualifiée.
          Maintenant, si le postulat est que l’UE est un espace où la liberté de circuler des hommes est totale, alors en effet il faut donner une autre définition d’immigration et considérer qu’un Danois qui vient en France n’est plus un immigré au sens européen du terme. Pourquoi pas cette définition. Cependant l’impact sur le chômage sera le même que si c’est un “extra communautaire” qui immigre.
          En résumé : une union européenne qui fait un nivellement par le bas est le problème, l’immigration, communautaire ou non, est secondaire, voire tertiaire.
          Remarque en passant : l’immigration française est essentiellement composée d’étudiants – qu’on oublie de décompter du solde lorsqu’ils repartent – et du regroupement familial. Dont 40% sont d’origine européenne (au sens large).

          Chiffres toujours bon à rappeler lorsque l’on entend certains et surtout certaines parler d’immigration massive !

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        • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 11h53

          @MJ pour répondre à ta question “Doit on poursuivre une immigration de travail qui ne soit choisie pour uniquement combler des manques que l’on ne saurait combler (autrement dit des hyper spécialistes) ?”. Faudrait regarder de plus près mais à voir la couleur des jeunes salariés dans certains secteurs (hôtellerie, restauration, travaux publics), je ne suis pas sûr que ce soit des hyperspécialistes dont on a besoin. A moins que ce ne soit des anciens immigrés ou que de par l’origine socioprofessionnelles de leurs parents, ils ne puissent profiter de l’ascenseur social désormais très favorables aux enfants d’enseignant et cadres supérieurs (cf. composition sociale dans le supérieur) et CSP+. Réponse donc à approfondir par manque de données chiffrées de ma part. Mais globalement, oui en effet, on ne peut plus avoir une immigration aussi importante que celle que l’on l’a connue jusqu’au début des années 70. Ca tombe bien, c’est le cas depuis.

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          • Fonzzz // 04.11.2013 à 12h56

            Salut Christophe.

            J’ai pris le temps d’aller voir vos liens et votre blog. Et malgré tout, cette argumentation pro immigration me laisse dubitatif : on peut toujours trouver des contre études ou des statistiques qui contrediraient les vôtres, cela ne sert donc à rien. Revenons donc à la base : est-ce que l’immigration est excessive ? Pour pouvoir répondre à cette question, un constat : depuis les années 80 la France est endettée, la sécurité sociale est déficitaire, la croissance est atone, le chômage augmente, les logements manquent et les classes sont surchargées. Mettons de côté la religion, l’origine des immigrés, etc. Pourquoi autoriser des populations à s’installer en France alors que le pays est en difficulté?!? Quelle est la motivation, le moteur de cette politique ? Les populations qui arrivent sont pauvres, c’est d’ailleurs pour cela qu’elles émigrent. Elles doivent par conséquent être soutenues par la collectivité notamment pour leur accès aux logements sociaux et à l’aide sociale. Tout cela a un coût. Le regroupement familial décuplant les coûts puisque les enfants sont une charge supplémentaire pour l’état. Ces enfants auxquels il faudra également trouver un travail et auxquels il faudra payer une retraite, le tout sans croissance depuis 30 ans!!!

            Concernant l’origine des immigrants, il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que certaines populations engendrent plus que problèmes que d’autres, notamment les populations d’origines magrébine et africaines : 80% de la petite et moyenne délinquance est d’origine magrébine et subsaharienne, il n’y a qu’à porter le regard vers la population carcérale. Est-ce du à des conditions sociales et au chômage massif dans ces populations ? C’est fort possible, les derniers arrivés étants toujours les plus mal lotis ; mais alors pourquoi continuer à autoriser des populations pauvres à immigrer en France alors qu’on n’arrive déjà pas à assumer ceux qui sont déjà là ? Ce constat ayant déjà été fait il y a 30 ans, comment se fait-il que nos «élites » aient persévéré dans cette voie ?!? L’immigration vietnamienne, elle, est invisible : même pauvreté, même histoire coloniale que les africains, couleurs de peau reconnaissable et pourtant, cette communauté est devenu riche et fait désormais partie de l’élite française. Bon il est vrai qu’elle est beaucoup moins nombreuse (300.000) que la population magrébine ou noire africaine, mais bon, les roms ne sont pas nombreux (ils sont 10 fois moins nombreux en France que les vietnamiens) et pourtant, on n’entend parler que d’eux.

            Bien au-delà de leur couleur de peau, quand l’on constate que, dans leur comportement, ces populations ont de gros problèmes à passer « inaperçu » (car c’est surtout cela le problème), cela aurait du mettre fin à l’immigration massive depuis bien longtemps.
            Vous contestez également sur votre blog l’idée selon laquelle c’est le patronat qui serait demandeur d’immigration afin avoir accès à de la main d’œuvre bon marché. Pour vous ces populations arrivent en France un peu par hasard et il faudrait leur donner des papiers sur le champ par solidarité afin qu’ils ne soient plus exploités par ce même patronat. Pourquoi pas, mais on s’arrête où ? La France naturalise 150.000 personnes par an. Où est votre limite ? 300.000, 500.000, 750.000 par an?!? Georges Marchais évoquait déjà toutes ces problématiques en 81 !!! Balavoine le disait très bien à l’époque : le chômage, ce n’est pas de la faute des immigrés, mais du patronat qui a organisé avec les gouvernements successifs l’immigration de masse légale : https://www.youtube.com/watch?v=Dd4qNh4STgU

            Ce n’est pas parce que les immigrés ne sont pas responsables directement de la situation politique et économique actuelle en France qu’il faut pour autant continuer à les accueillir sans discernement.

            Après 30 ans de politique irresponsable, il y a de toute évidence un remplacement de population qui se met en place. Le fait que ces populations soient de couleur de peau différente ne le rend que plus évident, il suffit de sortir de chez soi.
            Vous vous sentez certainement très à l’aise avec cette situation (si vous l’admettez évidemment, ce qui n’est pas le cas de tout le monde à gauche) et je respecte votre avis, mais je m’oppose personnellement à cette situation en demandant l’arrêt immédiat de l’immigration, pour toutes les raisons que je vous ai citées précédemment. Les français d’origine immigrés devraient d’ailleurs faire sienne cette demande, car c’est eux qui en souffrent le plus finalement.

            Alors pour finir et répondre à votre question : quels éléments factuels différencient l’immigration communautaire de l’immigration extra communautaire ? C’est avant tout une question de comportement en société: est-ce que les gens se reconnaissent entre eux ? Les italiens émigrés aux Etats-Unis ont été une source majeure de délinquance, ils étaient blancs et pourtant la majorité de la population américaine rejetait leur manière de « vivre ensemble ». Les populations d’origine africaines engendrent de gros problèmes sociaux c’est un fait; leur couleur de peau n’indiquant qu’une origine géographique et sociétale, pas un déterminisme génétique à la délinquance. Le temps arrangera les choses probablement, alors commençons aujourd’hui: coupons les flux d’immigration et occupons nous de ceux qui sont déjà là.

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            • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 15h30

              @Fonzz : vous réfutez “mes” chiffres mais vous basez votre raisonnement sur “les vôtres”. Un peu facile non ? Je maintiens que les flux migratoires français actuel sont très acceptables. Et vous non. Un de vos arguments : ca se voit lorsque l’on sort de chez soi. En effet, il y a 40 ans, vous n’auriez pu distinguer un français d’un immigré belge, espagnol, portuguais, polonais et encore moins leur descendance. Aujourd’hui, pas de chance pour eux, la couleur de peu se transmet de générations en générations, même si cela se dilue par les nombreux couples mixtes qui se créent, et quand bien même seraient-il français depuis plusieurs générations. Et c’est parce qu’elle se voit, qu’elle soit passé ou présente, qu’on la trouve plus nombreuse. C’est bien triste alors que les chiffres montrent qu’elle n’a jamais été aussi faible (à part une légère remontée depuis une dizaine d’année). Quant à la relation immigration africaine et délinquance, il serait tout de même un peu plus sérieux que d’isoler le paramètre origine géographique du paramètre niveau de qualification et accès au marché de l’emploi. Sans même parler de l’immigration clandestine qui fatalement est plus africaine (= pauvreté) qu’asiatique ou océanienne. Et j’aimerais vos sources sur “Les italiens émigrés aux Etats-Unis ont été une source majeure de délinquance” en précisant ce que signifie “majeur” pour vous (pour moi c’est plus de 50%).

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          • Fonzzz // 04.11.2013 à 17h46

            Mes chiffres?!? Mais de quels chiffres parlez-vous: des 300.000 vietnamiens en France ou des 150.000 naturalisations?! Je n’ai pas basé mon raisonnement sur les chiffres mais sur la situation économique et sociale en France.

            >vous n’auriez pu distinguer un français d’un immigré belge, espagnol, portuguais, polonais et encore moins leur descendance.
            C’est surtout car, dès la seconde génération, il n’y avait plus de differences de comportement ou de revendications avec les français; vu qu’ils avaient quasiment tous des prénoms français (ce qui est loin d’être le cas avec les africains), seul le nom de famille pouvait éventuellement trahir l’origine d’une personne.

            L’immigration magrébine et africaine en France est un echec. Avez-vous vraiment besoin de statistiques ou d’études pour le voir? Et quand bien meme vous liriez une étude allant dans ce sens, vous la prendriez pour de la propagande; alors arrêtez cette course ridicule aux chiffres et soyez enfin honnète avec vous meme. Répondez plutôt aux questions que je vous ai pose, je vois qu’elles vous embarassent car pas une seule n’a eu de réponse.

            > Quant à la relation immigration africaine et délinquance, il serait tout de même un peu plus sérieux que d’isoler le paramètre origine géographique du paramètre niveau de qualification et accès au marché de l’emploi
            Désolé, pas compris.

            > Sans même parler de l’immigration clandestine qui fatalement est plus africaine (= pauvreté) qu’asiatique ou océanienne
            Ben c’est surtout plus près.

            > Et j’aimerais vos sources sur “Les italiens…
            Là vous m’avez eu: je n’ai que le Parrain à vous propose. Mais il n’y a pas assez de chiffres à vôtre gout j’imagine.

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            • Christophe Vieren // 05.11.2013 à 07h15

              Maurice Allais a écrit sous la tête de chapitre “Le Chômage”, ceci “De plus une immigration extra communautaire excessive sape les fondements mêmes de la cohésion du corps social, condition majeure d’un fonctionnement efficace et équitable de l’économie des marchés. Dans son ensemble, cette situation suscite partout de profonds mécontentements et elle génère toutes les conditions pour qu’un jour ou l’autre, l’ordre public soit gravement compromis, et que soit mise en cause la survie même de notre société. “

              Mais c’est hors sujet ! Surprenant. Le débat sur l’immigration serait-il tabou sur ce blog même quand les billets y font explicitement référence ? Politiquement incorrect ? Laissons donc M. Allais relayer cette pensée nauséabonde sans réagir, sans combattre. Vous me décevez, M. Berruyer. Beaucoup.

              “Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je ferais tout pour que vous puissiez vous exprimer”, Voltaire.

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          • Vénus-Etoile du Berger // 10.11.2013 à 09h18

            Je vous trouve bien dur Christophe Vieren avec Olivier Berruyer.
            Il suffit de reprendre tous les billets de ce blog pour observer que vous vous exprimez très largement et sans tabou sur ce blog.

            Vous ne vous rendez pas bien compte de l’énorme travail que représente la gestion des commentaires en plus de la création des billets.

            Je vous trouve très dur de faire un procès d’intention à Olivier Berruyer.

            Cordialement.

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          • Christophe Vieren // 10.11.2013 à 11h15

            Désolé vénus mais je suis plutôt quelqu’un d’entier.
            Et ce n’est pas parce que je peux m’exprimer longuement sur certains sujets sur ce blog que je vais subir sans m’exprimer une censurenon pertinente sur un sujet IMPORTANT (cf. succès actuel du FHaine) qui plus est évoqué EXPLICITEMENT par le billet. Voilou !
            Cela étant, je respecte la décision ou plutôt le souhait du tenancier. Non pas que j’ai peur qu’il me censure à l’avenir mais parce que demandé poliment même si je trouve le motif injustifié.

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  • Jourdon // 02.11.2013 à 14h06

    on arrive gentiment à l’après-midi et je n’ai pas reçu de réponse à mon commentaire ce matin;
    d’après la règle relative des interactions que j’ai moi-même défini(e…] ce matin dans ledit message, je ne devrais pas à nouveau “pointer le nez”!
    … qu’à cela ne tienne!
    à défaut de m’en tenir à une règle relative, j’applique alors une règle absolue:
    mon message étant déjà prêt, je le livre ainsi en deuxième demi-journée… espérant qu’il vous fasse plaisir de le lire:

    « Ce principe a d’ailleurs une validité universelle pour tous les pays ou groupes de pays. Pour toute économie régionale, un objectif raisonnable serait que, par des mesures appropriées et pour chaque produit ou groupe de produits, un pourcentage minimal de la consommation communautaire soit assuré par la production communautaire, à l’exclusion de toute délocalisation. La valeur moyenne de ce pourcentage pourrait être de l’ordre de 80 %. »
    C’est évidemment inapplicable.
    M. ALLAIS est un très grand économiste.
    En revanche, il ne pouvait agir sur les systèmes de contrôle de gestion des Entreprises Multinationales, pas plus que sur les Entreprises Transnationales, etc.
    Dire que 80% de la production d’une grande région doit être faite dans la grande région elle-même est une « vue de l’esprit », qui ne correspond à aucun élément concret. On est en général incapable de déterminer la part des composantes d’une voiture produite dans tel ou tel pays – surtout si on affecte au calcul des coûts les services logistiques liés, que ce soit la conception, l’assurance, la maintenance, le financement, « l’organisation », etc.
    Comme il y a une « sociologie du génie », on constate ici que ALLAIS comme beaucoup de génies, se montre à la fois « génial et obtus ».

    En fait, pour ma part, j’avais au moment de sa parution remarqué ce texte, et voilà la réflexion que j’en avais tiré :
    réflexion primaire : ALLAIS dit que l’économie doit être au service de l’homme, et non l’homme au service de l’économie ; voilà une idée géniale
    réflexion secondaire : si on considère que l’économie d’aujourd’hui – et depuis 1945, ou 1953… – est organisée structurellement en s’enroulant autour de l’évasion fiscale à l’échelle mondiale, et pour toujours la camoufler ; alors la façon de ALLAIS de présenter les choses est géniale ; il faut reconstruire toute l’économie autour de l’Etre Humain, afin par exemple – c’est un exemple – de pouvoir discuter l’intérêt ici ou là d’un « circuit court »… ou d’un « CIRCUIT PLUS OU MOINS LONG »
    réflexion tertiaire : il reste à le faire ; ALLAIS ne nous dit en rien comment y parvenir
    commentaire méchant au passage : la « lâcheté » avec laquelle nos responsables politiques abordent par exemple la question de la réforme des retraites en dit long et ce n’est pas sans rapport avec ce sujet ; officiellement ils disent être « contre la retraite par capitalisation », alors qu’en France elle a d’abord été mise en place justement dans le service public afin de servir les agents du service public en premier, il s’agit du « PREFONDS » un fonds de capitalisation visant à servir les retraites des agents du service public français ; le rapport avec le sujet d’aujourd’hui est qu’il s’agit en fait une fois de plus d’une façon de masquer l’évasion fiscale à laquelle l’Etat a toujours été partie prenante – afin de défendre le système – depuis cinquante ou soixante-dix ans… Cherchez-l_erreur… En allongeant de ce fait le circuit du système financier (passant par les marchés financiers internationaux ) servant à financer les retraites et en masquant au passage la manipulation – Y COMPRIS LEGALE – ainsi induite : on protège en fait le système qu’on prétend officiellement dénoncer, et on empêche que l’économie soit construite « autour de l’homme » comme nous y invitait fort justement – et avec beaucoup de courage je trouve… – M. ALLAIS…
    Salut.

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    • Sapirperade // 02.11.2013 à 16h04

      Soyons sérieux Jourdon, le PREFON fondé par les syndicats de fonctionnaires dans les années cinquante fonctionne bien par capitalisation mais ne pèse qu’une dizaine de milliards, que dalle en fait. Les fonds de pension français tout le monde les connaît, ils pèsent 150 fois plus que votre PREFON; ce sont les assurance-vie.

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      • Jourdon // 03.11.2013 à 13h54

        @Sapirperade,

        bien entendu,

        si l’on considère que les lignes et les colonnes d’un tableau word sont équivalents: ok!

        maintenant adoptons l’approche empirique:
        cas pratique =assurance-vie=
        on peut la considérer comme vous le faites comme une retraite par capitalisation
        (approche fiscale don-c en collones…] $$
        mais on peut aussi la considérer comme une assurance
        cad les gens savent que si tout le monde part en retraite à 60A – ou même 62 kif-kif
        il est impossible de financer les retraites
        et donc c’est une assurance “je fais comme tout le monde car ne veux pas être source de trouble, mais AU-CAS-OU”

        donc en trois (je mors sur anticipation
        au cas ou je pourrais avoir cumul retraite emploi
        pour ça il faut du fric – comme pour tout

        ensuite position 4 épargne cadre
        “le ver est dans le fruit” avec le PREFON

        Salut.

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  • Aikos // 02.11.2013 à 14h51

    A mon sens, il faudrait ouvert le débat sur le protectionnisme même si je suis personnellement assez sceptique.

    Il faut bien comprendre qu’il faut vraiment que l’Etat est à coeur l’intérêt général de l’économie et ne se soumette pas aux lobbys pour qu’il protège vraiment, condition qui est loin d’être réunie en France.

    La vrai priorité doit d’abord être la sortie de l’euro.

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    • Lisztfr // 02.11.2013 à 15h55

      Trop dangereux de sortir. Amha on va trouver un moyen pour sauver les banques grecques qui elles pourront à nouveau sauver l’Etat grec, etc, parce que le reste est vraiment casse-gueule.

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      • Aikos // 02.11.2013 à 17h19

        C’est faux.

        L’essentiel de notre dette pourrait être reconvertie dans une nouvelle devise.

        On risque une augmentation de 4,5% de la dette, maximum, ce qui serait largement contrebalancé par les effets positifs sur le commerce extérieur.

        Je vous invite à lire les études de J. Sapir ou d’autres sur le sujet plutôt que d’écouter ce genre d’argument qui relève du terrorisme intellectuel. Les pro-européens n’ont plus que les discours abscons et qui visent à faire peu à tenir, pour justifier l’existence de l’UE qui est une catastrophe économique – et pas seulement économique mais passons.

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        • Lisztfr // 02.11.2013 à 18h46

          L’Europe est un empire abstrait, sans figure qui l’incarne et sans autorité définissable, c’est bien le premier du genre et sans doute un avantage dont les cabinets ministériels ne voudront pas se priver. Il faut penser au coup d’après, si vous supprimez non seulement cette source de pouvoir externe, éloignée, et le mythe de la construction en mouvement, cela laissera un vide et donc une instabilité, une inquiétude politique qu’on préférera s’épargner. Il est absolument impossible de faire marche arrière, pour des raisons politiques.

          Il faut toujours voir vers quoi l’on s’engage, ébrécher l’Europe crée un précédent dont il est difficile de prévoir la suite, on va préférer l’éviter. Les calculs de Sapir manquent de psychologie….

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        • Lisztfr // 02.11.2013 à 19h04

          http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f0b29654-f885-11dd-92d8-fec09178b248/Darwin_un_naturaliste_n%C3%A9#.UnU9ivIyzrw

          Jean Claude Ameisen, sur Darwin : L’implication émotionnelle, les révoltes de sa jeunesse disparaissent avec l’âge. «Il a l’impression que son cerveau est devenu une machine à moudre des faits pour en faire des lois générales, et qu’il a perdu la capacité d’être ému par de la musique ou de la poésie. Et il pense que c’est délétère pour le sens moral.»

          Ne devenons pas des machine à moudre des faits ou des chiffre 🙂

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    • Christophe Vieren // 03.11.2013 à 16h16

      Le vraie priorité est celle de la démocratie (qui inclut la liberté de la presse et de la TV le nouveau médias de masse). Vite une constituante pour une VIe république. La sortie de l’Euro ne se fera pas dans le cadre de la Ve république. Sont déjà pas prêts à abandonner le cumul des mandats et leurs privilèges (voir comment l’initiative des 10 députés de tous bords pour réduire leurs indemnités de 10% a été rapidement étouffée, voire ridiculisée) nos zélus, zélotes zélés du grand capital et des banksters (cf. loi de non-séparation bancaire récentes). Alors se discréditer en prônant la sortie de l’Euro, c’est un peu comme le nucléaire, l’UMPS l’a tant vanté qu’il est difficile pour eux de dire qu’ils se sont trompés. Sans compter qu’après la sortie, il y aura inévitablement des remous durant quelques années avant de retrouver la prospérité.

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      • Ankou // 03.11.2013 à 16h51

        “Le vraie priorité est celle de la démocratie”

        Ceux qui pensent que nous sommes en Démocratie sont de doux rêveurs!

        Nous avons franchi depuis longtemps le seuil de l’Oligarchie.

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        • Paul Pote // 03.11.2013 à 20h38

          Mais nous reste l’arme du bulletin de vote

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          • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 09h31

            Nous reste le bulletin de vote et bien sûr il FAUT s’en servir. Seraient trop content de pouvoir être élus par leurs seuls copains sans aucune opposition exprimée voire élue.

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          • step // 04.11.2013 à 11h51

            aucune importance si le choix est sous controle.

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            • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 16h15

              AH ben non quand même. Enter un Besancenot et une Le Pen, un NPA ou un FHaine, quel que soit l’once d’influence ou de pouvoir qu’ils peuvent détenir, pour moi y a pas photos. Pourquoi y a-t-il une droitisation des discours depuis 2002, et plus particulièrement un certain avril 2002 ? Le PS occupe aujourd’hui la place qu’occupait l’UMP* en 2002. Un hasard ?

              ______________
              * à part sur quelques problèmes sociétaux mineurs tel le mariage pour tous.

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      • Wilmotte Karim // 03.11.2013 à 20h45

        Est-ce que la France n’est pas entrée dans la 6-em république avec le quinquennat?
        Avant cela, les partis aux pouvoirs devaient plus régulièrement (et sans nécessairement détenir l’autre partie du pouvoir) en référer au peuple.

        Maintenant, il y a une élection principale tout les 5 ans. Le reste du temps, de quoi “divertir” le peuple (bon, ces élections sont aussi importantes, même si c’est d’une autre façon).

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        • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 09h30

          Si avoir réduit le mandat de 7 à 5 ans est une bonne chose, l’avoir synchronisée et placée devant les législatives est une très mauvaise chose. Outre qu’il n’y a pas la proportionnelle et que le Pdt est élu au suffrage direct, il me semble que c’est aussi une quasi spécificité française, à ne pas mettre dans une prochaine constitution écrite obligatoirement par une constituante.

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  • Sapirperade // 02.11.2013 à 15h53

    Le moment Lehman chinois est inévitable… 4 signes l’annoncent :
    http://qz.com/139733

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    • Wilmotte Karim // 02.11.2013 à 16h32

      Sauf que cette fois-ci, vu l’inaction des gouvernements lors des sauvetage de 2008, il va être difficile politiquement de sauver les banques. Et comme les banques ce sont mises devant nous… nous sommes juste derrière.

      En Belgique, en 2008… TOUTES les banques d’importances avaient nécessité un sauvetage d’un gouvernement ou l’autre. Et les banques étaient loin d’être les seuls sociétés financières au bord du gouffre.

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      • Sapirperade // 02.11.2013 à 17h04

        Non Karim, un moment Lehman chinois serait essentiellement sino-chinois, d’un point de vue strictement bancaire en tous cas. HK, Singapour & co seraient impactés bien sûr, et le reste avec, mais les liens directs entre banques occidentales et banques chinoises sont sans commune mesure avec les liens transatlantiques en 2007. N’empêche que les réserves en devises chinoises trouveraient un usage “opportun”…
        Qui n’en veut des succursales à Shanghai ? 🙂

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        • Wilmotte Karim // 02.11.2013 à 17h41

          Espérons.
          Et espérons que le choc retour ne déclenche pas non plus un retour de 2008.

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  • jducac // 02.11.2013 à 18h36

    Certains soutiennent qu’on peut fonder un nouvel ordre mondial sur une totale libération des mouvements de marchandises, des capitaux et, à la limite, des personnes. On soutient qu’un fonctionnement libre de tous les marchés entraînerait nécessairement la prospérité pour chaque pays dans un monde libéré de ses frontières économiques. A vrai dire, l’ordre nouveau qui nous est ainsi proposé est dépourvu de toute régulation réelle; en substance, il n’est que laissez-fairisme.

    M.Allais n’est pas favorable au laisser faire mais quand on se dit humaniste, pourquoi l’introduction de barrières, de contrôles, et de régulations, surtout quand on sent arriver la limitation des ressources disponibles sur la planète, serait il plus juste ?

    Si le chômage apparaît en certains endroits, est-ce que cela ne révèle pas le fait qu’à cet endroit, le travail réalisé, à produit fourni ou service réalisé identiques, y a moins de valeur qu’ailleurs, parce que son coût d’obtention y est plus élevé ?

    L’analyse des composantes du coût de production et de distribution devrait permettre de voir d’où viennent les écarts pénalisant, voire même excluant, toute possibilité de production à cet endroit à moins d’agir sur les postes qui montrent les plus grands écarts avec ceux de la concurrence.

    Si en achetant un chou fleur allemand en Normandie, à deux pas des lieux de production des choux fleurs bretons il y a une différence de prix de 25% qui fait préférer au consommateur, la production allemande à la production française, ne faut-il pas s’interroger sur l’origine de l’écart ?

    L’introduction d’une écotaxe sur le transport suffira-t-elle à changer la donne ? Où ne faudra-t-il pas aussi s’interroger sur les autres coûts, notamment ceux des impôts et taxes qui pèsent sur tous les salaires perçus de la production à la distribution. Cela doit être assez facile à faire, et en tous cas coûter bien moins cher que la mise à bas des portiques d’écotaxe.

    De plus en plus, on a l’impression que beaucoup de Français, y compris au niveau gouvernemental, découvrent ce qu’est l’économie et la concurrence. C’était certainement mieux connu en 67.

    https://www.youtube.com/watch?v=GNqHt1XWCX8

    Il est vrai que 68 avec ses slogans ravageurs, est passé par là :
    « jouissons sans entrave » « il est interdit d’interdire » « je ne veux pas perdre ma vie à la gagner » « l’imagination au pouvoir » « prenons nos désirs pour des réalités » « soyons réalistes, demandons l’impossible »……..

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    • Lisztfr // 02.11.2013 à 19h53

      Vous avec vos slogans et théories, vous nous avez mis dans le pétrin dans lequel nous sommes. Inutile de continuer à prêcher ce que l’expérience condamne.

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      • jducac // 02.11.2013 à 20h45

        @ Lisztfr Le 02 novembre 2013 à 19h53

        Quel âge aviez-vous donc en 68, et où étiez-vous ?

        Moi j’avais 33 ans. Depuis l’âge de 17 ans j’avais un métier et étais autonome, économiquement. Je n’étais ni à la Sorbonne, ni sur les barricades du quartier latin pour y lancer des slogans qui nous ont amenés où nous sommes.

        Je travaillais déjà sur un projet qui allait se transformer en une grande coopération européenne. Elle tient toujours la route et occupe une place de leader dans un domaine en compétition, au niveau mondial.

        Quant à l’expérience, à près de 80 ans, je commence à en avoir. Cela me met en devoir d’en faire part.

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        • michel lambotte // 02.11.2013 à 21h03

          Vous avez profité comme beaucoup de la particularité des 30 glorieuses avec une croissance exponentielle de l’approvisionnement pétrolier. Ceci dit c’était ma jeunesse et j’en ai profité aussi; dans deux mois c’est la retraite que je veux consacré à ce changement de paradigme (voir mon message ci-dessous) pas pour moi, mais pour mes petits enfants.

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          • jducac // 03.11.2013 à 11h43

            @ michel lambotte Le 02 novembre 2013 à 21h03

            Dans deux mois c’est la retraite que je veux consacrer à ce changement de paradigme (voir mon message ci-dessous) pas pour moi, mais pour mes petits enfants.

            Je vous souhaite une longue et excellente retraite dans la réflexion, la méditation et la transmission.

            Vous aviez donc à peu près 20 ans en 68 et étiez en âge de clamer les slogans du type « il est interdit d’interdit » et « jouissons sans entrave » ! Et vous voudriez qu’on interdise aujourd’hui, au plombier polonais de venir vendre son travail en Belgique et en France pour mieux jouir de la vie, en mettant ainsi au chômage ses collègues d’Occident ?

            Ne voyez-vous pas là, une incohérence manifeste ?

            Certains, comme moi, et peut-être aussi vos parents, qui n’avions appris la philosophie et l’économie qu’en primaire, notamment grâce à La Fontaine et sans même aborder Marx, sont alors tentés de dire à tous ceux qui ont entonné ou repris ces slogans : « Vous chantiez, j’en suis fort aise, et bien réfléchissez maintenant ». …..

            Bien cordialement.

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            • Christophe Vieren // 03.11.2013 à 15h30

              @Jducac qui écrit “vous aviez 20 ans en 68 donc vous avez scandé « il est interdit d’interdit » et « jouissons sans entrave ».

              Non Jducac, une cuillère dans une bouteille de champagne ne l’empèche pas de s’éventer
              Non Jducac, il n’y a pas plus de naissance les soirs de pleines, lunes.
              Non Jducac, ceux qui ont fait mai 68 n’ont pas tous, LOIN DE LA, scandé “il est interdit d’interdire” et “jouissons sans entrave”. Peux-tu m’extraire des accords de Grenelle ce qui irait dans ce sens ? Et me dire si cela suffit pour en dédurie que les manifestants voulait interdire d’interdire et jouir sans entrave. D’ailleurs, quels fût le résultats des élections qui s’en sont suivies ?
              Essaie d’être un peu plus nuancé dans tes propos (amalgames fréquents) et de ne pas reprendre des légendes urbaines sans en vérifier un minimum les fondements. Avec la magie des moteurs de recherches c’est très simple. Tiens, je ne l’ai pas fais mais essaye “il est interdit d’interdire” dans ton moteur de recherche préféré (mais bien les “” pour avoir la locution dans son ensemble).

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          • michel lambotte // 03.11.2013 à 18h20

            @ jducac
            En 68 je n’ai jamais scander ces slogans, ce n’est que bien plus tard que j’ai appris leur existence.
            D’autre part, le plombier polonais est le bien venu, si vous aviez lu mon commentaire plus bas vous sauriez ce que je pense du problème de l’emploi et du chômage.
            Le problème de l’immigration est ailleurs, tout simplement dans la misère du tiers monde entretenue par le système capitalisme.
            Depuis la première heure où je me suis éveillé à la conscience je n’ai jamais cessé de réfléchir.
            Comme vous le savez je suis allergique à l’autorité et je n’ai besoin de personne pour savoir ce que je dois penser, mais j”ai besoin de tous pour construire ma pensée.

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        • Paul Pote // 03.11.2013 à 20h51

          “Je travaillais déjà sur un projet blabla domaine en compétition blabla.”
          Les jeunes, je veux dire ceux qui n’ont pas papa-maman pour leur mettre le pied à l’étrier, n’ont pas plus d’estime pour les 68ards que pour ceux qui comme vous les ont précédés: paroles distinctes, objectifs aujourd’hui identiques. La coopération, qui sait?, mais en tout cas ils sont saturés de ces discours sur la compétition qui ferait avancer le monde, et dont ils sont les dindons de la farce. Même les théories de l’évolution mettent aujourd’hui un bémol à ces bienfaits et à la réalité du “progrès” qui en découle (v. par exemple L’éventail du vivant de Stephen Jay Gould)

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    • Christophe Vieren // 03.11.2013 à 16h03

      @JDucac : euréka, j’ai trouvé. Tu es frustré de ne pas avoir participé à ce grand mouvement de mai 68. Et c’est pourquoi, pour mieux le caricaturer, tu le réduis à quelques slogans scandés par quelques individus (au fait tu as oublié “CRS-S-S !”) et qui n’ont jamais été des mots d’ordres ou revendications.
      Parlons réalité maintenant au sujet de Mai 68 (qui semble t’obséder): l’augmentation du SMIC de 35% n’était pas un slogan mais une réalité. Est-ce ce Smic qui ferait partie des conséquences ravageuses de mai 68 ? Le Smic n’existe-t-il pas dans d’autres pays et est-il si éloigné des salaires médians ou moyens respectifs de ces pays.
      Ensuite ? Du concret JDucac, du concret, pas des impressions ou des psitacisme. A 80 ans, je pense que tu es encore capable de te forger des opinions personnelles. A moins que tu préfères t’enttere dans tes certitudes, tellement c’est plus confortable.

      Aides-toi, gougueul t’aidera !

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      • jducac // 03.11.2013 à 18h49

        @ Christophe Vieren Le 03 novembre 2013 à 15h30 et à 16h03

        Pour les slogans de 68, je me réfère à un site qui me semble ni de droite ni d’extrême droite et que, de ce fait, vous ne devriez pas mettre en doute : http://www.toupie.org/index.html
        De plus il me semble plutôt anticapitaliste, ce qui ne devrait pas vous déplaire.

        Je n’ai pas repris « CRS SS » parce qu’il n’est pas cité sur ce site, et aussi parce qu’il ne me semblait pas en rapport avec le thème du billet.

        Pour ce qui concerne mon mode d’expression, il traduit ma façon de voir, avec des mots qui défrisent parfois, mais que je veille à rendre le plus possible courtois et francs.
        Pour tout vous dire sur le sujet de l’expression, je trouve votre façon d’utiliser le tutoiement plutôt déplacée du fait que nous n’avons jamais « gardé les vaches ensemble » et que vous n’ignorez pas mon âge.

        http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-11009.php

        Quant au Smic, il ne vous aura pas échappé qu’il n’y en a pas en Allemagne, pourtant patrie de Marx, et que c’est en Europe, le pays où il y a le moins de chômeurs. C’est de plus, celui qui semble le moins malade au plan économique.

        Du concret JDucac, du concret, pas des impressions ou des psitacisme.

        C’est tout à fait concret et logique.

        En surévaluant les salaires d’un pays situé dans une zone à monnaie unique, on maintient leur pouvoir d’achat sur les productions nationales et on augmente leur pouvoir d’achat sur les produits étrangers ce qui entraîne le chômage tout en augmentant le déséquilibre de la balance commerciale, et l’endettement.

        On perd ainsi sur toute la ligne et on conduit les gens qui ne comprennent rien à l’économie à demander l’abandon de la monnaie unique, ce qui ne ferait qu’accroître le coût de nos approvisionnements hors zone Euros, notamment pour l’énergie et les métaux.

        Quand donc nos politiques et nos syndicats comprendront-ils cela, comme ont su le faire les syndicats allemands et le chancelier Schröder il y a une dizaine d’années ?

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        • Paul Pote // 03.11.2013 à 21h06

          En ce qui concerne le pays “qui semble le moins malade au plan économique”, Olivier a amplement expliqué une partie des raisons de ce succès acquis aux dépens des partenaires.
          Et concernant la “surévaluation” des salaires, la différence avec l’Allemagne tient essentiellement au bas de l’échelle, ce pays ayant multiplié les artifices pour rendre tout plancher inopérant.
          P… de Smic!

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        • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 10h04

          @JDucac : ce n’est pas parce qu’un site est anticapitaliste, qu’il dit la vérité. Je me fritte régulièrement avec des militants du NPA(nticapicaliste) par exemple. Donc essayez* de recoupez vos sources d’information pour trouver, ce que ces slogans représentaient en 1968.
          Sinon, si il n’y a pas un SMIC (I= interprofessionnel) en Allemagne, il y a plusieurs “smic”, négociés branche par branche. Et d’ailleurs ils vont probablement en créer un dans la branche qui englobe les abattoirs. Les allemands commençent à en avoir un peu marre de la concurrence des travailleurs “à 1 €” venus de l’Est.
          Quant au succès de l’Allemagne, rira bien qui rira le dernier. Combien leur croissance cette année ? Et le poids de leur démographie vieillissante dans 10 ans ? . . . Je vous conseille la lecture cet ouvrage de Guillaume Duval : Made in Germany. Le modèle allemand au-delà des mythes .

          Extrait de la présentation : Que ne lit-on et n’entend-on pas en France sur le modèle allemand ? On fait en particulier très régulièrement l’éloge de la rigueur budgétaire allemande, et de la capacité de nos voisins à accepter de lourds sacrifices pour restaurer la compétitivité de leur industrie.

          Or, explique Guillaume Duval, ce ne sont pas là les véritables raisons des succès actuels de l’économie allemande. Cette réussite est due surtout aux points forts traditionnels du pays : un système de relations sociales très structuré, un monde du travail où le diplôme ne fait pas tout, un pays où l’entreprise n’appartient pas aux actionnaires, une forte spécialisation dans les biens d’équipement et les technologies vertes, une longue tradition de décentralisation qui permet de disposer partout d’un capital financier, culturel, social, humain suffisant pour innover et entreprendre, etc. Au cours de la dernière décennie, le boom des pays émergents a permis à l’industrie allemande de profiter pleinement de ces atouts.

          ———————————-
          *OK. vous ne voulez pas être tutoyé, je ne vais pas aller contre. Sachez tout de même que dans de nombreux pays, la dualité tutoiement/vouvoiement n’existe pas et je ne crois pourtant pas que leurs habitants on “gardé les vaches ensemble”. Je tutoie d’autant plus facilement que dans mon établissement tout le monde se tutoie, du bas jusqu’au haut de la hiérarchie, Directeur et Président compris. En outre, le tutoiement est très courant en Belgique où j’ai résidé 10 ans.

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          • jducac // 04.11.2013 à 12h05

            @ Christophe Vieren Le 04 novembre 2013 à 10h04

            Merci d’avoir changé de ton. Cela devrait permettre de rendre nos échanges plus positifs, c’est-à-dire plus productifs, plus efficaces, et si le mot ne vous choque pas, plus enrichissants.

            Or, explique Guillaume Duval, ce ne sont pas là les véritables raisons des succès actuels de l’économie allemande. Cette réussite est due surtout aux points forts traditionnels du pays : un système de relations sociales très structuré, un monde du travail où le diplôme ne fait pas tout, un pays où l’entreprise n’appartient pas aux actionnaires, une forte spécialisation dans les biens d’équipement et les technologies vertes, une longue tradition de décentralisation qui permet de disposer partout d’un capital financier, culturel, social, humain suffisant pour innover et entreprendre, etc. Au cours de la dernière décennie, le boom des pays émergents a permis à l’industrie allemande de profiter pleinement de ces atouts.

            Valeurs actuelles et ceux qui y publient leurs analyses, ne me semblent pas d’une objectivité à toute épreuve. Je trouve leur parti pris systématiquement de gauche, un peu douteux. Mais je partage les raisons citées ci-dessus, pour expliquer les succès actuels de l’économie allemande. Il n’y en qu’une qui me surprend « un pays où l’entreprise n’appartient pas aux actionnaires ».

            Comme partout, les entreprises en Allemagne appartiennent à leurs propriétaires en possession de parts ou d’actions. Ces propriétaires, qu’ils soient grands ou petits, sont à ranger, selon la terminologie marxiste, dans la catégorie des capitalistes, puisqu’ils possèdent les moyens de production.

            Quand les employés et ouvriers d’entreprises allemandes, au titre de primes d’intéressement ou autres et de placements en fonds de pension, deviennent en partie propriétaires d’entreprises, ils deviennent capitalistes et ne sont pas stigmatisés comme c’est le cas en France par les syndicats de personnels qui, depuis toujours, sont opposés à toute idée de retraite par capitalisation.

            Quant à notre actuel gouvernement en France, qui selon moi, n’a rien compris à l’économie, il n’a rien trouvé de mieux récemment, que d’inciter à la vente des parts salariales. Il n’a pas compris que relancer la consommation en consommant le capital, c’est le plus sûr moyen de ruiner un pays. Il préfère en bon gouvernement socialo communiste, que l’on consomme plutôt que d’investir.

            Cela ne peut que faire entrer le pays dans un cycle infernal qui rend encore plus coûteux le travail de ceux qui ont encore un emploi. Par l’intermédiaire des impôts et taxes, ils ont en charge de supporter davantage les indemnités de chômeurs et de jeunes dans les diverses catégories d’emplois subventionnés.

            Pauvre France !
            http://www.lefigaro.fr/placement/2013/07/01/05006-20130701ARTFIG00280-jour-j-pour-le-deblocage-exceptionnel-de-l-epargne-salariale.php

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            • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 16h11

              @Jducac : ce n’est pas parce que tu n’es pas d’accord avec Alternatives économiques (et non pas, comme tu l’écris Valeurs actuelles (lapsus révélateur ?), revue que je classerais volontiers à l’extrême droite) qu’il n’est pas objectif.
              La subjectivité, cela se démonte argument par argument. Or donc débattons argument par argument et pas en jetant l’oppobre sur ceux-ci car issu de source non subjective. Comme pour les slogans de mai 68, tu peux diversifier ts sources et trouver des contrargumentaires à ceux défendus dans Alter Eco.

              Concernant ta, oh pardon vieux ( 😉 ) ! , votre phrase “Quand les employés et ouvriers d’entreprises allemandes, au titre de primes d’intéressement ou autres et de placements en fonds de pension, deviennent en partie propriétaires d’entreprises ils deviennent capitalistes et ne sont pas stigmatisés comme c’est le cas en France par les syndicats de personnels qui, depuis toujours, sont opposés à toute idée de retraite par capitalisation.”

              Je crois que tu ignores la particularité allemande de la codétermination (appelé à tort cogestion en France) : alors qu’en France on vient tout juste d’accpeter la présence d’un représentant des salariés au CA de grandes entreprises, en Allemagne, cela fait des décennies qu’ils sont largement représentés (la moitié du CA dans les entreprises de plus de 2.000 salariés si ma mémoire est bonne). C’est probablement ce qui fait dire à Guillaume Duval “un pays où l’entreprise n’appartient pas aux actionnaires”. En effet lorsque les salariés doivent choisir entre leur emploi de demain et le cours de leurs (petites) actions d’aujourd’hui, ils ont vite fait le choix. Pas besoin d’avoir fait HEC pour comprendre cela.

              Enfin je ne vois pas le rapport avec la question retraite par capitalisation/par répartition. En Allemagne la retraite est essentiellement par répartition, système qui assure la solidarité intergénérationnelle si elle est bien menée (voir réforme Suédoise où le montant des pensions est indexé sur la richesse produite et donc à partager ente actifs et pensionnés).
              ___________
              ps : je ne sais si je lirais l’article du Figaro, mais je préfère la subjectivité d’Alternatives Economiques, SCIC, autrement dit coopérative, à celle du Figaro, dont l’actionnaire principal est la Socpress qui appartient au groupe . . . Dassault. Tu vois Dassault, Serge de son prénom, le fils au génial Marcel (sans ironie), qui essaie de fourguer sa camelote par le biais des marchés publics. Celui qui a réussi à déclencher une grève des journalistes au Figaro en censurant un dossier sur les ventes d’armes dans le monde juste après en avoir fait l’acquisition via la SocPress. Celui qui sur France-Inter en 2004 disait “il faut arrêter de diffuser les idées malsaines, c’est à dire les idées de gauche”. Celui qui vient d’être accusé de corruption électorale, …. . C’est marrant mais j’ai plutôt tendance à penser que si ces deux journaux ne sont pas objectif (qui l’est ?), j’ai plus confiance en une Scic (même si infiltrée de 68tard gauchistes égalitaristes, qu’à un groupe de presse appartenant à un vendeur d’arme, fils a papa qui ne sait même pas exporter ses produits semeuses de mort et qui est pourri jusqu’à la moëlle.

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          • P.Jourdon // 04.11.2013 à 13h26

            Cher ami !

            J’apprécie pour ma part le terme « ami » qui souvent désigna, dans les services secrets : un informateur…

            Voilà ce que je disais il y a vingt ans et que je dis toujours aujourd’hui :
            dans le processus de globalisation actuelle, capitalisme comme système et socialisme comme système s’appuient et se soutiennent mutuellement ; l’idéologie capitaliste permet de créer de nouveaux marchés en externe… la gestion sociale-démocrate aide en interne à défendre les acquis sociaux…
            peut-on changer cet ordre des choses ?
            si on tient compte des inégalités dans le monde, on voit que leur évolution dans le monde corroborre plutôt mon diagnostic : la mondialisation produit des inégalités ; mais de toutes façons faire « table rase » avec une révolution de type marxiste paraît difficilement faisable alors qu’un ou deux pays dans le monde restent authentiquement gouvernés de manière « communiste » (le cas de la Chine est à part…] ; MARX à l’horizon devient levain de réformiste… et par la voie inattendue il y a peu de temps de l’analyse de la monnaie ;
            je crains plus que cette froide analyse, le climat plus « tempéré » – voire, plus chaud… – des débats politiques. Pourquoi en sommes-nous arrivés là, et avons-nous du mal à en sortir ? Parce que le ver est dans le fruit : l’évasion fiscale est un processus qui à lui seul explique largement cette poussée du « système » à aller voir à l’extérieur… pour ce qu’ils appellent leurs « investissements-financiers »

            Et pourtant je garde espoir :
            en France nous avons de grandes entreprises, notamment de réseaux ; évidemment elles se développent d’avantage dans des marchés à fort potentiel de croissance, qu’en France…
            ces entreprises détiennent la clef du problème de la sortie du tunnel en Europe… mais restent prisonnières elles aussi de débats passés datant de presque cent ans… notamment entre économistes russes et ukrainiens d’un côté, français et américains de l’autre…

            Conséquences de ce qui vient d’être dit sur la crise sociale, économique et institutionnelle en Europe :
            le Traité de MAASTRICHT à mon avis n’est pas à blâmer ; il gravait dans le marbre la croyance fondée, à l’époque, que c’est l’économie des réseaux qui pourrait nous permettre de nous en sortir ; mais ceci à condition que le Réseau fonctionne correctement avec l’Institution ; or ce n’est pas le cas ; « upside down » est le slogan implicite sous-tendant la théorie économique desdits réseaux ;
            le PROCESSUS 2 LISBONNE, dix ans plus tard, est beaucoup plus coupable ; il signalait un processus de fin « l’économie européenne en 2010 l’économie de la connaissance la plus compétitive dans le monde », là où ce processus ne pourrait dans le meilleur des cas que commencer chronologiquement ; et puis il demande élargissement des marchés, flexibilisation des salaires et du marché du travail… oubliant tout-à-fait l’importance des « forces de rappel institutionnel-les »… et de la légitimité politique avant, pendant et après…

            Oui en France nous avons de nombreux entrepreneurs mais qui peinent à peine à accéder au crédit ; et sans doute espèrent dans l’objectif de la simplification administrative.
            Oui en France nous avons des entreprises de taille mondiale.
            Oui la réputation dans le monde des gestionnaires français n’est plus à faire.

            Probablement manque-t-on – relativement à l’Angleterre – de « managers » – le profil psychologique intermédiaire entre le gestionnaire et l’entrepreneur…

            Mais nous avons surtout une « montagne » à affronter :
            en effet, la remarque que j’ai faite sur l’économie des réseaux – mériterait à elle seule force explications dans une Campagne Présidentielle, un quart du volume de la CAM – PAGNE !!!
            mais… je pourrais faire aussi la remarque sur la Réforme Fiscale : il faudrait commencer par expliquer aux gens – qui tous ne le savent pas – que le système de comptabilité privée en France ne prévoyant quasiment pas comment faire des comptes consolidés dits aussi « comptes de groupes », les grandes entreprises françaises doivent faire leur comptabilité générale – pour calculer leur résultat d’exploitation – avec le Plan Général Comptable et l’Assistance de leurs Experts Comptables et Responsables de la Comptabilité, mais pour calculer et déclarer leur résultat consolidé elles doivent utiliser les principes de la comptabilité anglo-saxonne.

            Enfin pour terminer : revenir au plein emploi… un beau rêve !

            Il me semble qu’il y a quarante ans on parlait de l’objectif d’atteindre le plein emploi.
            Puis il y a vingt ans on a commencé à mesurer la complexité des sous-jacents juridiques de nombre de situations et a communiqué avec talent le plus souvent sur la pleine activité.
            Aujourd’hui le but n’est-il pas tout naturellement de raccorder progressivement tout le monde au R é s e a u ?

            Cela n’épuise pas le débat j’en conviens !!! !!!!!!! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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            • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 15h10

              @JDucac : Rien à rajouter. J’acquiesce à 98%.

              Juste que je ne comprends pas trop ce que vous (;-) ) entendez par économie de réseaux. S’apparente-elle plutôt à l’économie sociale et solidaire ou à l’économie de marché. Ou est-ce un aspect transversal qui peut s’appliquer au deux.

              Ensuite : faire de la connaissance une économie me parait être le comble de la marchandisation du Monde. Le capitalisme poussé à son paroxisme : faute de croissance dans les secteurs marchands traditionnels, il s’attaque à tout ce qui peut être source de profit.
              En faisant de la connaissance un marché, l’on va couper l’herbe sous le pied de la connaissance fondamentale. Déjà que depuis que le bloc soviétique, qui avait une recherche fondamentale, et donc avec des retombée à long terme, s’est effondrée, elle a pris un sacré coup dans l’aile (déjà que la fuite, inévitable, des cerveaux soviétiques – attirés par l’appat du gain – vers l’occident l’avait plombée).
              Et sans connaissance fondamentale, on améliorera la bougie mais on n’inventera pas le laser !

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  • michel lambotte // 02.11.2013 à 20h54

    Pour beaucoup de personnes de sa génération (celle de mes parents), le non travail était considéré comme une catastrophe et c’est encore le cas aujourd’hui.
    A mes yeux, la mondialisation n’est qu’un problème secondaire. Quand on pense à la quantité faramineuse de richesses qu’il faudrait produire pour créer le plein emploi, on n’en reste pantois.
    Je suis persuadé que l’inactivité des humains et pas seulement qu’en Europe ne se résoudra pas par la relance de l’emploi, il faudra inventer autre chose.
    Avec 4% de croissance qui pourrait amener le plein emploi on double la quantité de richesses tous les 23 ans (au doigt mouillé), imaginez-vous aujourd’hui avec le double de voitures, sans compter les progrès constants de la productivité.
    On en vient bien naturellement à la question de l’épuisement des ressources planétaires qui manque cruellement dans ce billet et qui par conséquent rend sa démonstration caduque.
    Pour moi le plein emploi n’est plus une priorité et ne devrait plus faire partie d’un discours sérieux.
    Par contre la pleine employabilité des compétences de chacun devrait être à l’ordre du jour de toutes les décisions.
    Le changement est en marche en marge, il n’est encore qu’embryonnaire, mais ceux qui le portent sont bien décider à en découdre avec ce système capitaliste industriel agonisant.
    Pour en savoir plus, cliquez sur mon nom et étudiez le site ainsi que tous les liens qui y sont cités, vous en aurez pour plusieurs jours voir plusieurs semaines.

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    • jducac // 03.11.2013 à 20h27

      @ michel lambotte Le 02 novembre 2013 à 20h54 et Le 03 novembre 2013 à 18h20

      En 68 je n’ai jamais scander ces slogans,

      D’accord, j’ai seulement dit que vous étiez en âge de clamer…. C’est C.Vieren qui a extrapolé.

      La misère du tiers monde entretenue par le système capitalisme.

      Je ne partage pas votre avis sur ce plan. Pour moi, cette misère est due au sous développement lié au fait que les élites de ces pays n’ont pas su appliquer le processus du capitalisme pour faire prospérer leur pays en investissant et en le faisant travailler afin de le faire s’enrichir et évoluer.

      Ces élites ont surtout cherché à enrichir leurs clans et à s’enrichir personnellement quitte à vendre le capital matériel (minerais et autres matières premières) et humain (commerce d’esclaves) de leur pays, plutôt que de le faire travailler à leur propre développement.

      Le fait que beaucoup de pays dont le processus de décolonisation se soit fait à l’époque sous une bannière plus ou moins socialo communiste, donc anticapitaliste, les a plutôt handicapés. Beaucoup n’ont pas encore, totalement viré leur cuti.

      Quand on pense à la quantité faramineuse de richesses qu’il faudrait produire pour créer le plein emploi, on n’en reste pantois.
      Je suis persuadé que l’inactivité des humains et pas seulement qu’en Europe ne se résoudra pas par la relance de l’emploi, il faudra inventer autre chose.

      Tout dépend de ce que vous mettez derrière les mots richesse et emploi. Si, comme moi, vous considérez que, pour une espèce vivante, la vraie richesse c’est la vie, alors il suffit de pouvoir l’alimenter et la perpétuer.

      C’est notre condition humaine, qui nous fait naître sous développés comparativement à beaucoup d’autres espèces vivantes et qui a amené notre longue lignée d’ancêtres à travailler beaucoup plus que les autres espèces pour combler nos handicaps. Du coup cela nous à conduit à développer bien plus que d’autres espèces, nos capacités d’analyse, de réflexion et d’imagination, pour les utiliser à modifier la matière autour de nous.

      Mais il existe aussi de la matière en nous et même une matière noble qui s’élabore sous forme d’idées dans nos cerveaux. C’est un champ immense qui, pour être mis en valeur, a besoin d’être défriché, stimulé, éclairé, amené à la prise de conscience et à la connaissance des phénomènes qui expliquent la vie et la marche du monde. Quel formidable gisement d’emplois!

      Au lieu de faire vivre les gens en les amenant à consommer trop de matières non renouvelables, pourquoi ne serait il pas possible de les amener à vivre le plaisir et la joie des découvertes scientifiques loin des croyances, politiques ou religieuses, dans lesquelles nos civilisations se sont trop souvent fourvoyées?

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      • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 09h37

        @JDucac : je ne crois pas qu’il y ait une grande différence de réussite entre les décolonisés sous influence “socialistes” et ceux sous influence “capitalistes”. Exemple d’un pays que je connais un peu mieux que les autres pour y avoir vécu 21 mois : le Maroc avec Notre ami le Roi (titre de l’ouvrage de Gilles Perrault) , ce cher Hassan II chez qui nos Présidents aimaient à passer leurs vacances. Et la Françafrique est du même acabit. Extrait de “mamadou m’a dit de F. Béranger

        Les colons sont partis
        Ils ont mis à leur place
        Une nouvelle élite
        Des noirs bien blanchis
        Le monde blanc rigole
        Les nouveaux c’est bizarre
        Sont pires que les anciens
        C’est sûrement un hasard.

        Pour la fin de votre commentaire, tout à fait d’accord. Sauf que c’est incompatible avec le capitalisme dont le profit ne peut se faire que sur le commerce de biens et services. D’où le poids du marketing et de la publicité, d’où la main mise du complexe militaroindustriel sur les medias de masse.
        Ce que vous proposez, c’est ce qu’on tenté les expériences dites socialistes avec un mauvais outil : le totalitarisme via la constitutionnelle dictature du prolétariat.
        Nous reste à créer la même chose mais via la démocratie, la vraie. Pas le croupion actuel. Iol nous faut impérativement une VIe république

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        • jducac // 04.11.2013 à 13h23

          @ Christophe Vieren Le 04 novembre 2013 à 09h37

          Ce que vous proposez, c’est ce qu’ont tenté les expériences dites socialistes avec un mauvais outil : le totalitarisme via la constitutionnelle dictature du prolétariat.
          Nous reste à créer la même chose mais via la démocratie, la vraie. Pas le croupion actuel. Il nous faut impérativement une VIe république

          En France, probablement plus qu’ailleurs, ce n’est pas une question d’absence de démocratie, c’est surtout une perte de sens critique, une perte de bon sens, de pragmatisme et de réalisme qui responsable du naufrage dont nous faisons l’objet. Quand on voit des dirigeants politiques aussi nuls en économie portés au pouvoir, c’est bien la preuve que ceux qui les élisent sont aussi nuls.

          Demander le changement de république, c’est prôner le grand chamboule tout dont rêvent les extrémistes, parce qu’ils pensent que cela leur donnera davantage de chance d’accéder au pouvoir en remplaçant une oligarchie par une autre.

          Je souhaite pour ma part que mon pays opte plus pour une évolution que pour une révolution.

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          • Christophe Vieren // 04.11.2013 à 15h18

            Je crains qu’une évolution ne soit plus possible en dehors d’une révolution. Encore faudrait-il s’entendre sur ce terme. Une VIe république serait en effet une révolution : interdiction du cumul des mandats, dans le temps et l’espace, suppression de l’échelle départementale, augmentation du nombre d’intercommunalités, stochocratie, proportionnelle, réferenduem, consensus des citoyens, internet, … autant d’outils qui permettraient de rendre la politique plus attrayante et inciterait un maximum de nos concitoyens à s’y intéresser car pouvant faire valoir leurs idées ailleurs qu’en échangeant de manière très chronophage sur un blog (c’est déjà un début) sans déboucher sur des décisions. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à approfondir tous ces outils et en particulier la stochocratie telle qu’elle fonctionna à Athènes (durant 200 ans je crois).

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          • jducac // 04.11.2013 à 20h21

            @ Christophe Vieren Le 04 novembre 2013 à 15h18

            Je crains qu’une évolution ne soit plus possible en dehors d’une révolution.

            A mon avis vous ne prenez pas suffisamment conscience de ce que nos sociétés modernes sont des structures devenues excessivement complexes, dont le fonctionnement est très facile à enrayer même avec des évolutions que l’on imagine mineures. Les interactions sont multiples et sont réalisées pratiquement partout sans aucune marge de manœuvre, par ce que tout est réalisé en tension, tout est réglé au plus juste.

            Voyez, pour un simple changement dans les rythmes scolaires, la cascade de difficultés que cela engendre. Idem pour l’écotaxe.

            Voyez ce qui s’est passé avec les révolutions arabes. Cela vous attire d’entrer en révolution ?

            Qu’est-ce qui vous gêne dans les évolutions. Le mot vous semble trop posé, trop pacifique, il vous émoustille moins que la Bastille ? Cela me semble immature, puéril, irresponsable.

            http://www.slate.fr/story/51673/melenchon-bastille-revolutionnaire

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            • Christophe Vieren // 05.11.2013 à 06h41

              @JDucac : je ne compte pas épiloguer sur la différence entre évolution et révolution. Peu importe le mot que vous souhaitez mettre derrière l’ensemble des “évolutions” que je propose. J’utilisai le mot révolution pour évoquer l’ampleur de ces réformes à mettre le plus rapidement possible en place; ampleur sans commune mesure à ce qu’on pu faire les gouvernements précédent, à l’exception peut-être de la mise en oeuvre du programme commun (1981) (nationalisation de tout le secteur bancaire et industriel stratégique) et plus avant le CNR (1945). Autrement dit : mettre ‘économie au service de l’Homme et on l’inverse.

              Tout cela doit prendre une dizaine d’années de réflexion, de concertation, enfin bref de véritable démocratie dans le cadre d’un programme global ou personne (ou presque à part le Top 1-5%) n’y perd. A commencer par une révolution fiscale, telle que l’appelle de ses voeux T. Piketty (chercheur spécialiste de cette question) et tant d’autres. A l’instar des suédois qui ont mis 10 ans pour mettre au point leur réforme des retraites, réussie selon moi. Mais pour nous, il faut commencer par mettre en place les outils démocratiques qui permettent de le faire. Autrement dit, une évolution révolutionnaire 😉 !
              Allez, accordons nous sur le néologisme <b<(r)évolution.

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      • michel lambotte // 04.11.2013 à 21h17

        Bonsoir,

        Je manque de temps pour participer à ce débat très intéressant.
        Comme Christophe, je suis d’accord avec votre dernier paragraphe mais alors il faut éliminer toutes les religions communiste comme capitaliste avec pour l’une comme pour l’autre la religion du marché.

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  • Lisztfr // 02.11.2013 à 21h48

    Le libéralisme est un conservatisme : Après un regard à la ronde, on estime, pour un tas de raisons, qu’il faut garder les choses en l’état et se débrouiller dans ce monde, cette organisation qui va cahin-caha. Donc il faut bien voir que ce regard n’est pas neutre, il est d’emblée motivé par la situation, la place existentielle et le ressenti de l’économiste.

    Seul Keynes est dans le vrai, parce qu’un enfant de 8 ans peut regarder le livre de compte d’une entreprise et constater qu’on ne redistribue pas en revenu ce qu’on a vendu comme production pour la simple raison qu’on épargne. A partir de là ça ne va pas ! Donc être libéral et prétendre que la marchandise va trouver acquéreur, c’est se fourvoyer dés le début sur l’essentiel. Tout cela s’aggrave au fur et à mesure que la productivité augmente, ce qui ne veut pas dire qu’il ne peut y avoir de gagnants, comme Jducac mais globalement, et l’économie est une interaction globale, l’épargne est toxique pour la demande et la tue a petit feu. Supprimer l’épargne revient à tuer la monnaie entre autre.

    On peut proroger le système comme il est actuellement sur le mode du modèle Japonais en créant l’argent qu’on n’a pas voulu créer au cours des décennies passées, et la dette tendra vers l’infini mais il suffit de réclamer un intérêt de zéro, et monter le seuil de la dette indéfiniment.

    Donc malheureusement on en a encore pour pas mal d’années de cette stagnation mortifère.

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  • Vénus-Etoile du Berger // 03.11.2013 à 12h10

    Albert Einstein a affirmé « On ne règle pas un problème en utilisant le système de pensée qui l’a engendré. »

    Einstein n’en a pas été capable en effet.

    C’est un mathématicien qui a utilisé le système de pensée qui l’a engendré pour résoudre le problème posé.

    Ainsi Einstein après avoir été corrigé par un mathématicien a pu aboutir à finaliser la résolution de son problème.

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  • Jourdon // 03.11.2013 à 13h56

    Probablement la politique en France au XXIS

    sera très comparable à la politique en Italie au XXS

    Salut.

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