Source: Consortiumnews.com, le 08/04/2017

Au moment où le Président Trump lançait ses frappes de missiles contre le territoire syrien, ni le directeur de la CIA Pompeo, ni d’autres officiels du renseignement n’étaient à la table, ce qui suggère qu’ils ont des doutes quant à la culpabilité de Bachar el-Assad.

Par Robert Parry

Un obscur mystère enveloppe la photo publiée par la Maison-Blanche, faisant apparaître le président Trump et une bonne douzaine de ses conseillers, en réunion sur son domaine de Mar-a-Lago après sa décision de lancer des missiles Tomahawk contre la Syrie : Où sont le directeur de la CIA, Mike Pompeo, et les autres hauts représentants des services de renseignement ?

Photographie publiée le 6 avril 2017 par la Maison-Blanche du président Trump rencontrant ses conseillers au sujet de sa décision de lancer des frappes de missiles contre la Syrie.

Avant la publication de cette photo vendredi dernier, une source m’indiquait que Pompeo s’était personnellement entretenu avec Trump, lui exposant que Bachar el-Assad n’était probablement pas responsable de l’incident au gaz mortel survenu au nord de la Syrie deux jours auparavant – et c’est pour cela que Pompeo fut exclu de la réunion plénière au cours de laquelle Trump décida du contraire.

À ce moment-là, j’ai trouvé l’information douteuse car Trump, le secrétaire d’État Rex Tillerson, et d’autres hauts fonctionnaires des États-Unis affirmaient tous de manière assurée qu’Assad était responsable. Au vu de cette confiance apparente, je supposai que Pompeo et la CIA avaient dû le valider et conclure à la culpabilité d’Assad. Je savais déjà que certains analystes du renseignement américains pensaient au contraire soit que l’incident était un épandage accidentel de produits chimiques, soit un leurre fomenté par les rebelles d’al-Qaïda visant à pousser les E-U à attaquer la Syrie.

Aussi étrange qu’ait pu être l’administration Trump lors de ses premiers mois d’existence, je ne pouvais pas croire que Trump aurait pu écouter l’opinion de la CIA puis chasser le directeur de la réunion qui allait décider des actions militaires à suivre contre un pays qui ne menaçait pas l’Amérique.

Après l’envoi contre la Syrie de 59 missiles Tomahawk, dont les officiels syriens déclarent qu’ils ont tué sept personnes dont quatre enfants, Trump a déclaré platement face au peuple américain :

“Mardi dernier, le dictateur syrien Bachar el-Assad lançait une terrible attaque chimique contre des civils innocents. Assad a pris la vie d’hommes, de femmes et d’enfants sans défense au moyen d’un gaz neurotoxique mortel. Pour beaucoup, ce fut une mort lente et cruelle. Cette attaque barbare a même ôté la vie de bébés magnifiques. Aucun enfant de Dieu ne devrait jamais avoir à subir de telles horreurs.”

Quels que soient les gains politiques que puisse récolter Trump à attaquer la Syrie – allant jusqu’à récolter des lauriers de ses critiques les plus fervents – l’idée qu’il ignorerait l’opinion de la communauté du renseignement des États-Unis sur une question de guerre ou de paix était, selon moi, difficile à croire.

Aussi, je commençai par mettre de côté ce que cette source m’avait dit sur cette rencontre Pompeo-Trump de la discorde. Je traitai cette information comme venant de quelqu’un qui n’a pas les informations de source sûre, et qui n’a pas bien perçu la situation.

Après tout, dans quasi toutes les situations similaires que j’ai pu couvrir au cours des dernières dizaines d’années, le directeur de la CIA ou le directeur du renseignement national ont eu un rôle de premier plan à jouer dans le processus de décision dépendant fortement des analyses et actions de la communauté du renseignement.

Le président Barack Obama et son équipe de sécurité nationale supervisent le raid des Opérations Spéciales, qui tua Oussama ben Laden au Pakistan. (photo de la Maison-Blanche par Pete Souza)

Par exemple, sur cette célèbre photo de 2011, où le Président Obama et son équipe attendent les résultats du raid qui tua Oussama ben Laden, le chef d’al-Qaïda, le directeur de la CIA Leon Panetta est au centre des regards de l’assemblée.

Même quand le gouvernement des États-Unis présente des informations fausses, comme en 2003 quand le secrétaire d’État Colin Powell étala des preuves fallacieuses de l’existence d’armes de destruction massive en Irak, le directeur de la CIA – George Tenet – était assis derrière Powell pour étayer ses mensonges.

Autour de la table

Mais sur cette photo de Trump et de ses conseillers, aucun membre des services de renseignement n’apparaît. On y voit Trump, le secrétaire d’État Tillerson, le conseiller à la sécurité nationale H.R. McMaster, le chef de cabinet de la Maison-Blanche Reince Priebus, le conseiller en stratégie Steve Bannon, son beau-fils Jared Kushner et divers autres responsables, dont quelques conseillers économiques qui étaient présents à Mar-a-Lago pour la rencontre avec le président chinois Xi Jinping.

Mais quoi qu’il en soit, on n’y voit ni Pompeo ni Dan Coats, le directeur du renseignement national, ni aucun représentant des services de renseignement. Cette étrangeté a été remarquée jusque par le New York Times, qui a écrit : “Si des conseillers de la CIA ou d’autres services de renseignement avaient été présents, … ils ne sont pas sur la photo.”

Et cela m’a amené à m’interroger : et si ma source originelle avait raison ? Pompeo, directeur de la CIA, aurait pu faire part à Trump en personne de son analyse qu’Assad n’était pour rien dans l’incident, mais – en écartant Pompeo – Trump aurait fait connaître sa propre version du renseignement à son état-major.

En d’autres termes, ma source me disait que la version de Pompeo n’était pas parvenue aux oreilles des autres hauts responsables, mais qu’ils avaient plutôt reçu un compte-rendu de deuxième main du président. Trump aurait-il préféré s’appuyer sur les certitudes suffisantes des émissions de télévision et de la presse nationale, selon lesquelles Assad serait coupable, plutôt que de s’appuyer sur les analyses de ses services de renseignement ?

Après l’attaque, c’est le secrétaire d’État Tillerson, qui ne représente pas l’institution du renseignement et a peu d’expérience avec les finesses du monde du renseignement, qui déclarait que la communauté du renseignement des États-Unis avait conclu avec “un haut degré de confiance” que le gouvernement syrien avait largué une bombe chimique sur des civils dans la province d’Idleb.

Bien que les déclarations de Tillerson s’intègrent parfaitement à la pensée de groupe formée à la hâte par Washington, il est difficile de croire que les analystes de la CIA aient atteint une telle conclusion aussi rapidement, surtout au vu de l’éloignement de l’incident, et au vu du fait que les premières informations à ce sujet provenaient de sources pro rebelles (ou d’al-Qaïda).

Du coup, une grave question est de savoir si le président Trump aurait reçu cette conclusion “d’un haut niveau de confiance” de la part des agences de renseignement, ou s’il aurait écarté Pompeo pour éliminer un obstacle à sa décision de lancer l’attaque de missiles du 6 avril.

Si tel était le cas, une telle supercherie, pire que tout ce qu’on a pu voir au cours de ces deux premiers mois de l’administration Trump, pourrait ouvrir la voie à une destitution – ignorer délibérément les opinions des services de renseignement pour que le président puisse lancer une attaque de missiles politiquement favorable (quoiqu’illégale) qui a tué des syriens.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a produit de nombreux articles sur l’affaire Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source: Consortiumnews.com, le 08/04/2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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19 réponses à Où était Pompeo, le directeur de la CIA, sur la Syrie ? Par Robert Parry

Commentaires recommandés

RGT Le 13 avril 2017 à 08h00

A mon avis, Trump a lancé quelques Tomahawk pour “calmer” ses “opposants” de l’état profond.

Désormais son but est atteint car plus personne ne vient lui chercher des poux.

S’il n’y avait eu aucune victime c’eût été une splendide opération hautement “humanitaire” et je n’aurais rien eu à redire.

Il ne reste qu’à suivre les événements des prochains mois pour connaître le fin mot de l’histoire.

Je ne suis pas dans la tête de Trump et je pense que personne ne l’est. Il ne s’agit que de supputations et attendons la suite pour conclure.

S’il a effectivement prévenu les russes, il ne s’agit alors que d’une simple opération de comm’ qui a “dérapé” avec les 11 victimes malheureuses (mais qui s’en soucie ?) de cet “acte de bravoure” encensé par la “communauté internationale”.

Je trouve par ailleurs que les russes se sont montrés “discrets et modérés” dans la critique de cette opération.

  1. Fritz Le 13 avril 2017 à 07h59
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    Si le directeur de la CIA tient à son honneur, il doit déclarer publiquement pourquoi il n’était pas sur la photo. Même s’il doit perdre son poste (je rêve, mais c’est tout ce qui nous reste).


  2. RGT Le 13 avril 2017 à 08h00
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    A mon avis, Trump a lancé quelques Tomahawk pour “calmer” ses “opposants” de l’état profond.

    Désormais son but est atteint car plus personne ne vient lui chercher des poux.

    S’il n’y avait eu aucune victime c’eût été une splendide opération hautement “humanitaire” et je n’aurais rien eu à redire.

    Il ne reste qu’à suivre les événements des prochains mois pour connaître le fin mot de l’histoire.

    Je ne suis pas dans la tête de Trump et je pense que personne ne l’est. Il ne s’agit que de supputations et attendons la suite pour conclure.

    S’il a effectivement prévenu les russes, il ne s’agit alors que d’une simple opération de comm’ qui a “dérapé” avec les 11 victimes malheureuses (mais qui s’en soucie ?) de cet “acte de bravoure” encensé par la “communauté internationale”.

    Je trouve par ailleurs que les russes se sont montrés “discrets et modérés” dans la critique de cette opération.


    • Julien Le 13 avril 2017 à 09h19
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      Je n aimerai pas être dans la tête des détracteurs primaires de Trump. Ils sont tous en train de se coucher.
      J espère que cette hypothèse se vérifiera… Seul l avenir nous le dira.
      Merci pour le travail de traduction.


    • Raoul Le 13 avril 2017 à 10h20
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      Ce que vous dites est une des thèses permettant d’expliquer ce qui s’est passé, une deuxième étant son abdication devant l’« état profond », mais on peut en trouver d’autres.

      Quelle que soit la raison, comme je l’ai déjà dit, les conséquences sont désastreuses pour lui, pour les États-Unis (qui s’en moquent) et pour la paix mondiale.

      Trump passe désormais pour quelqu’un absolument imprévisible, faisant une chose et son contraire à une ou deux semaines d’intervalle. Il a violé la constitution des États-Unis en agissant sans l’aval du Congrès. Il a violé le droit international en attaquant un pays ce qui constitue le crime suprême pour l’ONU et en fait, désormais, un criminel de guerre.

      Ceux qui pensent qu’il va sortir un lapin de son chapeau pour se tirer de ce bourbier me rappellent un peu les défenseurs inconditionnels de Tsipras qui, face aux actions de plus en plus douteuses de celui-ci, nous expliquaient qu’on allait voir ce qu’on allait voir.

      Pour bien montrer où nous en sommes arrivés, Tillerson a quasiment posé un ultimatum aux russes. En substance, soit avec nous et contre Assad, soit avec Assad et contre nous. Super ! On a bien progressé !


      • Catalina Le 13 avril 2017 à 15h22
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        “En substance, soit avec nous et contre Assad, soit avec Assad et contre nous. Super ! On a bien progressé ! juste une précision d’importance, soit avec nous, al qaida, daesh et ei contre Assad, soit contre nous avec la Russie, l’Iran, et Assad.
        Qu’en pensent les Français ? devons-nous nous associer avec al qaida, ei et daesh ? sont-ils des “associés” fiables ? qui respectent les droits de l’homme ? ( ah mais oui, y en a un qui a dégusté un coeur prélevé sur un gars qu’il venait de tuer, un de nos ” associés”.)


      • Renaud 2 Le 14 avril 2017 à 08h59
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        Vous avez malheureusement raison. J’ai moi aussi cru à la version “Trump fait taire ses opposants”, mais le revirement est définitivement acté : Trump relance l’OTAN (qui n’est donc plus “obsolète”). L’OTAN étant le principal bras armé des impérialistes, il n’y a plus aucune raison de croire à un quelconque espoir de paix entre USA et Russie. C’était une des principales raisons de son élection, mais comme pour Tsipras, il n’a pas fallu très longtemps avant qu’il ne trahisse son peuple.


    • julien mary Le 13 avril 2017 à 18h08
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      Autre interprétation … l’état profond a repris les rennes et Trump est dépassé.

      Voire même, l’état profond peut maintenant le niquer pour non respect du droit international, puisque les agressions sont interdites.

      Le sait-il ? … J’en doute …


    • Dahool Le 13 avril 2017 à 20h56
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      Bonsoir

      Je ne vois pas les choses comme vous.
      Je suppute aussi…

      “Calmer ses opposants”
      En violant le droit international et ainsi tendre le bâton pour se faire battre par ces mêmes opposants qui n’attendent qu’une virgule pour lui voler dans les plumes ? D’ailleurs, ils ne disent rien à ce sujet pour le moment, ça veut peut être dire que Trump est aussi un néocon et qu’il s’est bien moqué du monde. Une marionnette comme les autres présidents.

      Les US ont informé les russes qui ont informé les syriens, pourquoi y a t’il des morts ? Qui/quoi le prouve ? Ça vaut pour le nombre de victimes de l’attaque chimique.
      Pas la peine de chercher ou sont les missiles perdus, interceptés… ils n’ont pas été tirés, seulement 23 pas 58. Ça voudrais dire que le but n’était pas une attaque sérieuse mais plus un avertissement.

      Les russes sont discrets et modérés devant tant de bêtise, ils sont, un peu comme tout le monde, sur le cul.

      Le pouvoir US veut la guerre et Trump nous a trompé.
      Sinon, comment expliquer cet esprit béliqueux ?

      Je sais, ce n’est pas très optimiste mais rien ne se prête à ce qu’on le soit.


  3. jessim Le 13 avril 2017 à 10h09
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    Vu ce qui se passe en Corée du Nord, Trump aura tous le loisir de faire joujou avec ses engins militaires sauf que le problème est qu’il y a potentiellement des millions de morts en jeu et un conflit mondial en suspens.

    Trump aura soit bien dupé les américains soit tombé devant un état profond qui lui a fait corrigé le tir. Cependant je ne crois pas trop à cette histoire d’état profond car Obama y a eu affaire aussi et il avait bien tenu face à eux alors même qu’ils étaient nombreux à son gouvernement et qu’il a fait face aux mêmes problématiques.

    Par ailleurs, si cet article est vrai cela démontre bien une chose c’est qu’il est un véritable impérialiste dans la pure lignée des Bush…


      • RGT Le 13 avril 2017 à 19h07
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        Je ne connais pas la Corée du nord et je n’y ai jamais mis les pieds.

        Par contre, j’ai le fort sentiment que ce pays sert d’idiot utile pour certaines ambitions géopolitiques et que la chute de ce régime ne ferait pas du tout les affaires de certains “Défenseurs de la Liberté”.

        Plus de Corée du nord, plus besoin de bases pour “protéger” ses voisins de ses “agressions sanguinaires”.

        Du coup, comment feraient certains pays pour pouvoir intervenir très rapidement afin de “rétablir la Démocratie” dans le sud-est asiatique ?

        Que les coréens du nord soient heureux ou pas n’a pas une grande importance pour ces “grands humanistes”. L’important consiste surtout à bien agiter la muleta (bien rouge dans ce cas) devant les bovins apeurés.

        Tout ce qui est dit sur ce pays est fortement sujet à caution, que ce soit dans le “camp du Bien” ou dans celui des “complotistes”.


      • RGT Le 13 avril 2017 à 19h15
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        Mes parents ont été parmi les premiers occidentaux à se rendre officiellement au Vietnam à la fin des années 70 pour un congrès médical…

        Ils ont été littéralement interpellés par la différence entre l’image que était véhiculée sur ce pays et la réalité qu’ils ont vu.

        Et quand le gouvernement de ce pays les a de nouveau invités ils sont repartis sans se faire prier.

        Ils pouvaient se promener et discuter librement avec les habitants (de très nombreux vietnamiens parlaient encore français à l’époque) et les habitants semblaient heureux et surtout en très bonne santé (sauf les victimes des bombardements “humanitaires”).

        Pour tous les pays “polémiques” il est préférable de se rendre sur place et constater de visu la condition réelle de la population.

        Mais comme ces pays sont ostracisés par la “communauté internationale” ils sont sur la défensive et il est très difficile d’y aller pour se faire une opinion totalement objective.


        • julien mary Le 14 avril 2017 à 19h37
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          J’ai une amie qui se rend régulièrement en Corée du Nord pour Business. C’est une Française de 70ans qui vit en Chine … Ce qu’elle dit va dans le sens de vos propos. Les gens sont adorables … C’est pas l’opulence bien sûr, mais c’est pas non plus le cauchemar véhiculé.

          D’ailleurs si Olivier Berruyer veut le contact de cette personne, je peux le passer.
          Franchement, on vit une guerre non déclarée, par une pseudo-élite qui fabrique le consentement pour faire les trucs les pires qui soient … Et bien ils vont perdre … Pas sans causer de dommages .. mais ils perdront.


          • Narm Le 16 avril 2017 à 23h19
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            ça ressemble beaucoup au discours “officiel” sur l’ Iran et la réalité du pays, plusieurs fois montrée dans des reportages

            sur la coree du nord, ça fait un moment que je me demande comment est vraiment ce pays.
            les liens fournis plus haut me conforte dans cette idée

            rappelez vous ces news où paris était présenté comme bagdad


  4. Lysbeth Levy Le 13 avril 2017 à 11h38
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    Pendant les “crises syriennes” sous Obama, Trump voulait éviter de déclencher la troisième guerre mondiale et c’est bien ce pour quoi il a été élu en grande partie face à Hillary Clinton :
    https://mic.com/articles/173471/trump-world-war-iii-attacking-syria-wwiii-ww3#.XWE0U2tLf
    Alors Mr Trump comment passez vous d’une extrême à une autre ? cela commence à faire peur du côté des citoyens américains qui préfèrent du travail et du pain, des soins de qualités au lieu de ces guerres perpétuelles contre des pays riches en gaz ou pétrole. Des manifestations pour la Paix et Non à la guerre contre la Syrie ont lieu dans tout le pays.


  5. Caliban Le 13 avril 2017 à 12h14
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    C’est reparti sur la destitution de Trump… les Américains sont encore dans le choc post-traumatique de son élection.

    Rappelons que l’élection présidentielle a été largement trafiquée ; elles le sont toujours (lobbyisme) mais celle-ci en particulier aurait pu voir la victoire du pacifique Bernie Sanders, empêché par les tripatouillages démocrates. C’est de cela que les Américains devraient avoir honte, pas du Président élu.

    Et destituer Trump ne changera pas les règles du jeu. Changer de Président permettrait juste aux Américains de bombarder avec “style et élégance”, dans une “cool attitude” façon Obama.


  6. 5cents Le 13 avril 2017 à 15h08
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    Trump à promis de relancer l’industrie Américaine. Hors en raison de la situation du US $ comme monnaie d’échange internationale, les USA sont condamnés à avoir une balance commerciale déficitaire (paradoxe de Triffin). Redresser la balance commerciale US c’est comdamner le reste du monde à s’enfoncer encore plus dans la crise donc à les faire réagir ce qui fera perdre le statut du US $ comme monnaie internationale et donc leur privilège exorbitant base de leur succés
    Conserver une égémonie militaire et un contrôle du pétrole vendu en US $ est la seule façon de conserver l’américain way of life. En déclenchant des guerres, il permettra non seulement de relancer l’industrie d’armement extrêmement rentable et créatrice d’emplois, de fournir des emplois non qualifiés (chair à cannon) le tout en conservant le statut du US $ et en assurant probablement sa réélection (en temps de guerre les gens votent généralement pour le commandant en chef ).
    La finance sera ravie car les dépenses militaires ne rapporte rien et crée de la dette qui enchaînent encore plus les peuples.
    En temps de guerre, on ne pense qu’à la survie à court terme et à la victoire, plus de réchauffement climatique, de conservation de l’environnement etc…


  7. Fritz Le 13 avril 2017 à 16h49
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    Puisque ce billet est consacré au renseignement américain…
    Annonce tonitruante d’Europe 1, aujourd’hui : “les écoutes américaines prouvent que c’est bien l’aviation d’Assad qui est à l’origine de l’attaque chimique”.
    http://www.europe1.fr/international/attaque-chimique-en-syrie-des-ecoutes-americaines-prouvent-la-responsabilite-du-regime-3293048

    En fait, le plus intéressant, ce sont les commentaires des lecteurs… Pour l’instant, TOUS sont hostiles à la version USA-Europe 1.

    “On peut tromper tout le monde un certain temps, et certaines personnes tout le temps ; mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps”.


  8. Plocot Le 14 avril 2017 à 10h05
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    Entre les 60 missiles envoyés, la moitié perdus, et cette bombe de 10 tonnes, vu les résultats et les cibles, on est dans une agitation complète. Sa s doute étrange, mais une agitation.
    La même chose sur le palais d’assad ou celui du Kim aurait été autre chose
    Mais la c’est rien


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