Lycéens maltraités, médias de désinformation au pays de l’illiberté, Israël entre génocide et élections, l’IA pas encore partout, mais auront-ils l’Alsace et la Lorraine ? Quelques-uns des thèmes illustrés dans cette revue de presse.
En invités : Emmanuel Todd, Frédéric Lordon et François Sureau.Pour assurer la continuité de ce format, nous avons besoin de nouveaux contributeurs : la solidité d’un réseau dépend de la multitude de ses embranchements. Il s’agit simplement de me faire parvenir régulièrement, idéalement chaque semaine, quelques articles qui ont suscité votre intérêt, via une boîte mail spécifique.
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Emmanuel
ALLEMAGNE
« Un seul État » : des membres de l’AfD rêvent de récupérer... l’Alsace et la Lorraine.
"Lors de la fête de l’Unité allemande du 3 octobre, célèbrant la réunification, Luca Maurice Strauf, un dirigeant de Génération Deutschland, a partagé une carte montrant l’Allemagne englober une partie de l’Italie, de l’Autriche, du Luxembourg, une partie de la Suisse, mais aussi, l’Alsace et une partie de la Lorraine. L’image est accompagnée d’un message affirmant que la réunification de l’Allemagne n’était qu’une « victoire d’étape » avant de réunir « l’ensemble du peuple allemand en un seul État ». Ce n'est ni une erreur, ni une première : le 9 mai déjà, Charlie Hebdo avait repéré une publication similaire d’un autre militant de la jeunesse de l’AfD, Marco Eggebrecht. Il avait publié sur X une photo de lui avec une moue mi-séduite, mi-attentive, accompagnée de la phrase : « Comment je te regarde quand j’entends : l’Alsace-Lorraine doit revenir en possession allemande. »"
Source : L'Est Républicain
DÉMOCRATIE
« Complément d’enquête » sur Rima Hassan : misère du journalisme télé d’investigation
"« En quelques mois, elle s’est fait une armée d’ennemis, mais pour certains, elle est un modèle. » Dès les premiers mots de son reportage, Tristan Waleckx pose une problématique binaire, caricaturale et dépolitisante, centrée sur la personnalité de Rima Hassan : on l’aime ou on la hait. D’ailleurs, « l’étoile montante des Insoumis partage avec Jean-Luc Mélenchon » de nombreuses choses, poursuit le présentateur. Des combats et des valeurs politiques ? Non : « Le goût du clash, de la provoc, et du rapport de forces. » Voilà une enquête de fond qui s’annonce. Son titre donne le ton : « Keffieh, tweets et polémiques : la méthode Rima Hassan ». Le lancement « plateau » du reportage donne d’emblée une information importante, sans toutefois s’y arrêter : « Elle est aujourd’hui la politique la plus poursuivie de France. Rima Hassan n’a jamais été condamnée, mais en deux ans, elle a été visée par 22 procédures judiciaires » – on apprendra plus tard dans le reportage que 16 de ces procédures sont déjà classées. De quoi conduire le présentateur à s’interroger sur le « harcèlement judiciaire et politique » subi par l’eurodéputée, comme l’ont récemment fait 5 rapporteurs indépendants de l’ONU dans un courrier au gouvernement français ? Non : là n’est pas le sujet !"
Source : Acrimed
Les « débats » médiatiques, ou la machine à abrutir
"De CNews à France Inter, en passant par BFMTV et LCI : les médias audiovisuels multiplient d’année en année les cases « débats ». Et ce en expliquant, sûrs d’eux, que ce serait là une des meilleures manières d’informer la population, d’autant plus à l’approche d’une élection présidentielle. Sans jamais admettre la conséquence réelle de ces grotesques mises en scène : installer, toujours davantage, l’extrême droite comme un interlocuteur légitime. Au prix d’un large nivellement intellectuel vers les abysses. Charles Sapin s’est fait couper l’herbe sous le pied. Il débute son message par « Ici la bête du Gévaudan » pour feindre la sidération, avant de laisser place aux lamentations. Il se prétend évidemment la victime de cette histoire : « On exhume le délit d’opinion, on déshumanise, on démonise, on coupe le micro à celui qui perturbe l’entre-soi… » Il constate, aussi : « Il est donc des forces anti-républicaines, jusque dans le temple qu’est France Inter. »"
Source : Blast
Médiatiser les représentants des lycéens : tendre le micro… et confisquer la parole
"Des plateaux télé aux studios de radio, du service public aux médias privés, les interviews de lycéens et de leurs porte-parole se succèdent (un peu) et se ressemblent (beaucoup). À l’instar de leurs soutiens, nombre d’entre eux ont dû affronter les injonctions et la morgue de l’éditocratie, dont la démarche se résume en une formule : interviewer pour mieux faire taire. Début octobre, alors que le mouvement social gagne des centaines d’établissements partout en France, les chefferies éditoriales n’ont d’autre choix que de donner à entendre lycéens et dirigeants syndicaux de jeunesse, toutes et tous mobilisés contre la casse du service public de l’enseignement. Au cours de la semaine précédant la journée d’action du 6 octobre, ces derniers sont invités dans des dispositifs plus exposés que les sous-espaces (et leurs lots de micros-trottoirs) dans lesquels ils étaient jusque-là enfermés."
Source : Acrimed
EUROPE
Datacenters : de l’Europe aux États membres, personne n’impose la transparence
"Malgré les dispositions de la directive relative à l’efficacité énergétique, un consortium de journalistes démontre l’incapacité, voire la mauvaise volonté de la Commission européenne et des États membres à faire la transparence sur les impacts environnementaux des centres de données. Lighthouse Reports se tourne désormais vers la Convention d’Aarhus, qui impose des obligations juridiques de transparence à ses signataires. Quel est l’impact environnemental des centres de données installés en Europe ? La question est répétée, de manière lancinante, auprès des opérateurs européens ou internationaux, auprès des géants numériques qui multiplient les projets, y compris en France : en Alsace, dans le Centre Val-De-Loire, en Seine-et-Marne, auprès des administrations. Et, quand bien même les règlements européens prévoient que les centres de données envoient les données relatives à leur usage en eau, en électricité, leur recours aux énergies renouvelables ou leur réutilisation de chaleur fatale à la Commission européenne, seulement 36 % les transmettent effectivement."
Source : Next
FRANCE
Les lycéens violentés, un bras d’honneur à l’avenir et au vivant
"Cette jeunesse violentée, méprisée et réduite au silence est révélatrice de la logique macroniste qui ne privilégie que les intérêts de quelques-uns. Cette brutalité émane « d’un régime autoritaire aux abois », écrit Vincent Lucchese dans cet éditorial. Comment les médias dominants auraient-ils qualifié les images de la répression policière violente contre des lycéens si elles avaient émané de Russie ou de Chine ? Probablement comme ce qu’elles sont : la brutalité aveugle d’un régime autoritaire aux abois. Les violences policières sont loin d’être une nouveauté en France, les quartiers populaires comme les mouvements écologistes en savent quelque chose. Mais le déchaînement actuellement à l’œuvre contre les lycéens est un moment de bascule. La barbarie des « forces de l’ordre » contre la jeunesse du pays, déployée avec les encouragements du ministre de l’Intérieur, révèle dans toute sa monstruosité la vision du monde de ceux qui nous gouvernent : après eux, le déluge."
Source : Reporterre
GÉOPOLITIQUE
Sanctions américaines contre la CPI : l’ONU dénonce une attaque contre la justice internationale
"Quelques heures à peine après l’attribution du prix Nobel de la paix à une ancienne juge de la Cour pénale internationale (CPI), Washington a imposé vendredi des sanctions sans précédent à l'encontre du tribunal. Une décision qui menace jusqu’au fonctionnement de l’institution et provoque une levée de boucliers aux Nations Unies. Le contraste est saisissant. Vendredi, le comité Nobel norvégien récompensait Navi Pillay, ancienne juge de la CPI, pour son combat en faveur de la justice et du droit international. Quelques heures plus tard, l’administration de Donald Trump annonçait des sanctions contre ce même tribunal, dont elle entend entraver les activités. Deux décisions qui résument, à elles seules, l’affrontement autour de l’avenir de la justice pénale internationale. À New York, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a immédiatement condamné cette décision, y voyant « un coup sérieux porté à notre quête collective de justice pénale internationale ». Dans une déclaration publiée vendredi, il s’est dit profondément alarmé par ses conséquences sur la capacité de la CPI à remplir son mandat, notamment dans les affaires dont elle est saisie par le Conseil de sécurité ou les États parties au Statut de Rome."
Source : ONU Info
Israël-Irlande : il n’aura manqué que le boycott
"Depuis plusieurs mois, la campagne irlandaise “Stop The Game” appelle au boycott de la double confrontation contre Israël en Ligue des Nations, les 27 septembre et 4 octobre. Si elle n’est pas parvenue à faire plier la fédération irlandaise de football (FAI), elle met en lumière une mobilisation d’ampleur contre le génocide à Gaza et sa tentative de normalisation par le sport. En 2025, la FAI avait pourtant adopté une motion demandant la suspension d’Israël des compétitions continentales. Mais face au refus de l’UEFA, elle a finalement choisi de respecter le calendrier et ses obligations, invoquant les conséquences importantes qu’entraînerait un boycott pour le football irlandais. En juillet dernier, une motion validant la participation aux deux rencontres a ainsi été adoptée à 68%. Face aux protestations des supporters, la FAI avait déjà demandé par précaution que le match à domicile soit délocalisé en Serbie, à la TSC Arena de Bačka Topola. Mais jusqu’à la veille du match aller – programmé à Debrecen, en Hongrie, pour raisons de sécurité – la participation des joueurs n’était pas acquise."
Source : Dialektik Football
INTERNATIONAL
Révélations d’Avi Gil sur le 7-Octobre : l’opposition réclame une enquête pénale sur Netanyahu
"La procureure-générale est sommée par les politiciens d’enquêter sur les allégations portant sur la falsification de documents en date du 7 octobre pour dissimuler des défaillances. Les dirigeants de l’opposition ont exigé l’ouverture d’une enquête pénale sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans le sillage d’une interview qui a été accordée jeudi par l’ancien secrétaire militaire du Premier ministre, Avi Gil, qui a affirmé que le cabinet du Premier ministre avait falsifié des documents en lien avec le pogrom qui avait été commis par le Hamas, le 7 octobre 2023. Selon Gil, le chef de cabinet de Netanyahu avait cherché, semble-t-il, à changer l’horaire d’un appel téléphonique qui avait eu lieu entre lui-même et le Premier ministre, le faisant enregistrer à 6 heures 29 – à l’heure même où le massacre avait commencé – alors que les deux hommes avaient échangé, en réalité, à 6 heures 40. De plus, l’ancien secrétaire de Netanyahu a indiqué à la chaîne d’information N12 qu’il était arrivé à plusieurs reprises que le Premier ministre choisisse de préserver son gouvernement plutôt que d’accepter un accord qui aurait permis à des otages conservés en captivité à Gaza de recouvrer la liberté. Certains étaient décédés, par la suite, dans les geôles du Hamas."
Source : Times of Israël
Gaza : comment le génocide se poursuit un an après le « cessez-le-feu »
"Un an après le « cessez-le-feu » du 10 octobre 2025, censé mettre fin à la guerre génocidaire menée par Israël contre la bande de Gaza en échange de la libération des otages israéliens, l’enclave a quitté les radars médiatiques. Comme si la situation y restait « difficile », mais que la « guerre » était terminée. Or témoignages et rapports l’établissent sans ambiguïté : le génocide se poursuit, et Israël continue de rayer de la carte la bande de Gaza et sa population. « [Israël] poursuit son génocide : l’espace dans lequel les populations peuvent vivre se réduit inexorablement, tandis que les conditions nécessaires à leur survie sont systématiquement détruites par la poursuite des violences, le blocus délibéré des approvisionnements essentiels et la destruction des services de santé et des infrastructures vitales » : ainsi s’exprimait Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué publié le 5 octobre, dans lequel l’ONG ajoutait « [qu’]alors qu’Israël confine les Palestiniens dans des zones de plus en plus restreintes, les familles sont contraintes de vivre dans des conditions de surpeuplement et d’insalubrité, sans accès suffisant à l’eau potable, aux services d’assainissement, à des abris ou aux soins de santé. » Des déclarations alarmantes qui viennent confirmer tout ce que les témoins directs, ONG et agences internationales n’ont cessé de documenter."
Source : Blast
Le théâtre total des opérations : la guerre et ses scénarios
"Au risque de passer pour le plus lunaire des naïfs, mon étonnement s’est porté cette semaine sur un article paru dans Le Monde du 1er septembre 2026, intitulé « La Suède, dans la crainte d’une guerre, planifie les funérailles d’une partie de sa population » (toutes les citations qui suivent sont extraites de cet article). Le titre d’emblée ouvre une perspective jusqu’alors inimaginable, mais l’imagination est désormais débordée par une pluralité de rationalités qui la transcende à chaque instant articulant planification et scénario dont l’objet serait la mort de masse durant LA guerre à venir. J’avais déjà observé la prise méthodique du scénario sur des planifications orchestrées par la DATAR – Délégation interministérielle à l’Aménagement du Territoire et à l’Attractivité Régionale, concernant des « Images de la France en 2040 », ou encore « Territoires 2040 »."
Source : Lundi Matin
LIBERTÉS
Examen de la loi « casseurs-payeurs » en procédure accélérée
"En marge des mobilisations lycéennes qui touchent la France depuis deux semaines et de l’appel à la mobilisation nationale le mardi 6 octobre, le gouvernement a annoncé inscrire, à l’ordre du jour du Sénat, dès le mois d’octobre, l’examen du projet de loi dit « casseurs-payeurs ». Ce projet de loi, officiellement intitulé : « projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de violences ou de dégradations commises dans l’espace public et au recouvrement des dommages et intérêts », a été présenté le 16 septembre en Conseil des ministres. Le Conseil d’État avait émis un avis favorable. Ce projet de loi prévoit de rendre tous les participants à des attroupements collectivement responsables des dégradations qui y sont commises, sans qu’il soit nécessaire de prouver qu’ils en sont individuellement les auteurs. L’objectif est de faire payer les dégâts par les personnes ayant pris part aux violences. Le gouvernement a annoncé avoir mis en œuvre la procédure accélérée pour l’adoption de cette loi. Cette procédure permet d’adopter une loi en réduisant le nombre d’étapes de la navette parlementaire."
Source : Le club des juristes
LibreOffice : pas d’IA tant qu’elle ne remplira pas les critères de la Document Foundation
"Dans un billet, The Document Foundation explique que « oui », le fait de n’avoir aucune fonction IA dans LibreOffice est bien une fonctionnalité. C’est la réponse de la fondation à un commentaire narquois laissé sur un billet précédent, qui annonçait la disponibilité de LibreOffice 26.8. Cette version présentait toute une série d’améliorations, notamment sur la typographie avec le Paragraphe Composer qui répartit les espaces sur l’ensemble du paragraphe, les systèmes d’écriture complexes et une meilleure prise en charge du format OOXML. Le billet contenait en outre un chapitre « No artificial intelligence », dans lequel la fondation revendiquait plusieurs points : aucune fonctionnalité d’IA générative, aucun document transmis à un service distant, aucun composant nécessitant l’accès au réseau. Une position délibérée, motivée par la confidentialité des données selon la fondation."
Source : Next
MARCHÉS FINANCIERS
Dette : « Frogs », le nouvel acronyme injurieux des marchés financiers pour parler de la France
"Dans le contexte mondial de montée des taux en raison de la flambée des prix du pétrole, « les pays ayant les finances publiques les plus détériorées sont les plus sanctionnés », explique Lilia Peytavin, analyste de JP Morgan AM. La situation économique de la France est au cœur des préoccupations des marchés internationaux. Si bien qu’un nouvel acronyme moqueur a vu le jour : « Frogs », (« grenouilles » en anglais). Une référence à notre supposé goût pour les cuisses de batraciens, certes. Mais qui signifie surtout « French Oversized Government and Social Security » (« État et Sécurité sociale français surdimensionnés »), et rappelle un autre acronyme péjoratif, celui des « Pigs » désignant les pays du sud de l’Europe pendant la crise financière de 2011-2012.
Source : 20 Minutes
MEDIATHÈQUE
Emmanuel Todd sur la révolte lycéenne, le bellicisme russophobe et la dislocation de l’Occident
"La Dislocation, c’est la dislocation du monde occidental. C’est-à-dire que le précédent livre, La Défaite de l’Occident, traitait beaucoup du rapport de force entre la Russie, le reste du monde et l’Occident. Là, pour moi, la défaite est actée. Ce qui est important, c’est la dislocation des divers pays qui constituent le monde occidental. Donc, bien entendu, il y a la dislocation des États-Unis, puisque c’est la première année Trump. Le bouquin, c’est la folie au pouvoir, quand même. (...) Les entretiens ont commencé avec l’arrivée de Trump. C’est un spectacle de dislocation à lui tout seul, Trump. Mais il y a aussi le basculement de l’Allemagne dans un nouveau type de risque, avec l’arrivée de Merz et du bellicisme, le retour du bellicisme en Allemagne, associé à un phénomène de décomposition interne de l’Allemagne aussi. Il y a un chapitre quand même assez dur sur la France, qui s’appelle « La Chute finale ? », et puis des chapitres sur la guerre avec l’Iran, etc. Je parle beaucoup de l’Iran, de la Chine, du Japon aussi, mais le cœur du livre, c’est le processus d’auto-dislocation du monde occidental vraiment."
Source : Europe1/Taddeï/Marshal
RÉFLEXION
Terminus du néolibéralisme ou terminus de la démocratie
"En avril 2007, Buttonwood, la chronique « marchés » de The Economist, titre : « Signs of the beast ». La Bête, c’est la crise des subprimes, dont il enregistre déjà les prodromes. Mais cette bête-là est à peine un surmulot. À côté de celle qui s’annonce. À ce stade, ça n’est plus une crise — même scélérate. C’est le Grand Alignement : un événement multifactoriel, isotrope (ça vient de tous les côtés), saturant, et surtout coordonné : toutes les dynamiques se potentialisent mutuellement, dans une synchronie de crise hors norme. Un événement d’une magnitude à mettre la perpétuation du capitalisme néolibéral sur la table. On était resté perplexe de ce qu’avec une « évaporation » équivalente aux chocs de 1973, 1979 et 2022 (Ukraine) combinés, les prix du pétrole étaient d’abord restés « raisonnablement » autour des 100 dollars le baril. On découvrit un peu plus tard que la SPR (Strategic Petroleum Reserve) étasunienne avait été intensément mobilisée — moyennant quoi la voilà à son plus bas historique. Et que la Chine avait pris toute sa part de l’ajustement en réduisant massivement ses propres importations de pétrole du Golfe pour faire de la place à ses partenaires régionaux. Deux jolies cartouches, mais sans suite. Maintenant ça va taper."
Source : La Pompe à Phynance (F. Lordon)
"La liberté a déjà disparu"
François Sureau dans deux émissions de France Inter et Culture (+/- 2019...).
Source : Radio France







