Il y a à redire, mais cela ouvrira un peu le débat… 🙂

Source : PTB, David Pestieau, 11-12- 2015

Photo Sylke Ibach / Flickr

Pour comprendre les causes profondes de la percée du Front national, nous devons toucher aux politiques appliquées par les partis traditionnels en France et en Europe. Nous devons aussi voir pourquoi l’Union européenne est responsable de la montée du FN et comment la remise en cause fondamentale de la politique de l’UE est aussi la seule manière de contrer le FN.

C’était il y a un an, à la veille du Nouvel An, avant les attentats et la crise des réfugiés. Le célèbre économiste Thomas Piketty signait une tribune « 2015 : quels chocs pour faire bouger l’Europe ? » [1] où il écrivait : « Le plus triste, dans la crise européenne, est l’entêtement des dirigeants en place à présenter leur politique comme la seule possible, et la crainte que leur inspire toute secousse politique susceptible d’altérer cet heureux équilibre. (…) Alors, quels chocs pourraient permettre de faire bouger les lignes en 2015 ? Il y a, en gros, trois possibilités : une nouvelle crise financière ; un choc politique venant de la gauche ; ou bien un choc politique venant de la droite. Les dirigeants européens actuels devraient avoir l’intelligence de reconnaître que la deuxième possibilité est de loin la meilleure : les mouvements politiques qui prospèrent aujourd’hui à la gauche de la gauche, comme Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce, sont fondamentalement internationalistes et proeuropéens. Plutôt que de les rejeter, il faudrait au contraire travailler avec eux pour formuler les contours d’une refondation démocratique de l’UE. Faute de quoi, on risque fort de se retrouver avec un choc autrement plus inquiétant, venu de la droite : compte tenu du mode de scrutin, il est tout à fait possible que le FN emporte des régions lors des régionales de décembre 2015. »

Un diktat grec résonnait comme un avertissement aux autres peuples d’Europe : « ne sortez pas des clous, sinon nous allons vous écraser ».

Un an plus tard, nous connaissons le résultat. L’expérience grecque anti-austérité de gauche a été écrasée avec le diktat du 13 juillet, malgré que le peuple s’était exprimé totalement dans un sens contraire, à la fois lors des élections du 25 janvier et du référendum du 6 juillet. Elle a montré que, dans cette Union européenne, sous la garde de la main de fer de Merkel et des kilos de pactes et de traités qui instituent la politique d’austérité, il n’y a aucune latitude pour plier, ou même adapter prudemment, l’obsession de l’austérité. La volonté des peuples de pouvoir avoir une politique sociale et qui s’attaque aux plus riches pour sortir de la crise a été simplement interdite par l’establishment européen.

De Juncker à Merkel, de Dijsselbloem à Hollande, l’unité a été scellée pour prolonger le calvaire grec en imposant un troisième mémorandum encore plus étouffant. Un diktat qui résonnait aussi comme un gigantesque avertissement aux autres peuples d’Europe : « ne sortez pas des clous, sinon nous allons vous écraser ».

Et, en dépit de leurs cris effarouchés d’aujourd’hui sur la montée du Front national en France, tous ces dirigeants sont responsables du choc venu de la droite annoncé par Piketty. Car, en bouchant la voie de l’alternative à gauche, ils ont créé les conditions pour que les gens cherchent à l’extrême droite une solution à leur désespoir. Pire : la politique de l’Union européenne a créé les conditions pour le renouveau du Front national, ce parti fasciste du 21e siècle.

21 avril 2002 – décembre 2015 : qu’ont-ils fait en 13 ans contre l’austérité ?

La vague d’austérité, de précarisation de l’emploi et de privatisations a déferlé en France comme ailleurs en Europe.

Il y a 13 ans, le 21 avril 2002, la France avait déjà vécu un choc : Jean-Marie Le Pen se qualifiait au second tour des élections présidentielles, écartant le candidat du PS Lionel Jospin. Dans les jours qui ont suivi, des centaines de milliers de jeunes sont descendus dans les rues pour faire barrage à l’extrême droite, dans ce qui a été appelé le « nécessaire grand front républicain ». Et le président de droite Chirac a été élu avec un score de 82 %. Beaucoup de promesses ont été faites. On allait lutter contre le chômage, les banlieues pourraient sortir de leur misère, on allait s’attaquer à la « fracture sociale »… Mais rien de tout ça n’est venu. La vague d’austérité, de précarisation de l’emploi (le fameux CPE) et de privatisations a déferlé en France comme ailleurs en Europe, soutenue par toutes les grandes familles traditionnelles européennes, libérales, sociales-démocrates et conservatrices.

En 2007, Sarkozy s’est hissé au pouvoir en reprenant une grande partie du discours du FN. L’identité nationale, la France garante des valeurs chrétiennes, le nettoyage des banlieues au karcher ont été les leitmotivs de Sarkozy qui s’est vanté, au soir de sa victoire, d’avoir réduit Le Pen père à 8 %. En « oubliant » qu’il avait amplifié, élargi et banalisé le discours du FN, qu’il a contribué à lui faire gagner la bataille des idées, qu’il a œuvré à la « lepénisation des esprits ».

Mais la démagogie de Sarkozy – le « moralisateur du capitalisme » de 2008 – s’est écrasée sur la réalité sociale. À l’issue de son mandat, en 2012, le chômage était passé de 8 à 9,4 %, bien plus encore chez les jeunes. Et ce, en ayant retardé l’âge de départ en retraite, supprimé des centaines de milliers d’emplois dans la fonction publique, travaillé main dans la main avec Angela Merkel pour faire aboutir le traité d’austérité européen TSCG… Le tout, en diminuant les impôts sur les plus riches. Ce qui lui a valu son surnom de « président des riches ».

Hollande : la « dernière chance » qui déçoit

Puis est venu Hollande. Pour faire échec à la montée du Front de gauche en 2012, sa rhétorique a viré toujours plus à gauche. Hollande a été jusqu’à promettre dans sa campagne électorale la révision du Pacte de stabilité. Avec son discours « mon ennemi, c’est la finance », une « dernière chance » a été donnée par beaucoup d’électeurs à la sociale-démocratie pour montrer qu’elle ferait les choses autrement que la droite.

Une droite qui court après l’extrême droite et une sociale-démocratie qui mène une politique de droite, tous les ingrédients sont là pour créer la confusion politique.

Or Hollande n’a pas touché à une virgule du Pacte de stabilité et a appliqué les programmes d’austérité européens, reprenant à Sarkozy son rôle dans le duo avec Merkel. Fin 2014, le Premier ministre Manuel Valls confirmait l’objectif de 50 milliards d’euros d’économies à réaliser « en trois ans ». « Tous les acteurs publics sont concernés, » a-t-il déclaré. De cette manière, Hollande continuait la politique antisociale de Nicolas Sarkozy, tout en continuant à transférer de nouveaux cadeaux fiscaux aux plus grandes entreprises.

Hollande a même fait rentrer au gouvernement, comme ministre de l’Économie, un haut représentant de la finance (celle qu’il prétendait pourtant combattre) : Emmanuel Macron, ex-banquier d’affaires chez Rothschild & cie. Celui-ci a fait passer la fameuse loi Macron, qui prévoit d’élargir le travail du dimanche, le travail de nuit, facilite les licenciements, affaiblit considérablement les syndicats, prépare la privatisation des transports… La loi s’est aussi attaquée aux petits indépendants (grandes surfaces ouvertes le dimanche, fin des protections pour les taxis, coiffeurs…). Ceux du CAC-40 (les 40 plus grandes sociétés de la Bourse de Paris) et le MEDEF (la FEB française) ont applaudi des deux mains les mesures du gouvernement Valls. Résultat : le chômage a passé la barre des 10 %[2] et les inégalités ont continué à exploser. Il y a ainsi eu plus de 700 000 chômeurs supplémentaires en trois ans.

Entre une droite qui court après l’extrême droite et une sociale-démocratie qui se dit de gauche, mais mène une politique de droite, tous les ingrédients sont là pour créer une confusion politique totale. D’abord par une désaffection politique majeure des classes populaires : 50 % n’ont pas voté le 6 décembre, dont 59 % des ouvriers, 65 % des moins de 25 ans et 66 % des inactifs. Ensuite, le FN apparaît, pour beaucoup de ceux qui vont quand même voter, comme la seule alternative qui brise le consensus austéritaire des deux grands partis traditionnels. Cependant, l’analyse doit être plus profonde si on veut aller à la racine des causes du succès du FN.

Le mépris du peuple et la démocratie bafouée

Autre date clé de l’histoire politique française : le 29 mai 2005. Ce soir-là, les résultats du référendum sur la Constitution européenne s’affichent sur les écrans de télévision : 55 % des Français rejettent un traité qui coule dans le marbre l’austérité néo-libérale. Pourtant, la presque totalité des grands partis traditionnels et une grande partie des médias ont milité pour le « oui ». Les commentaires d’après référendum affichent le mépris d’une élite politique envers un peuple qui « n’a pas compris ». Cela ne provoque aucune remise en cause de la politique de l’Union européenne (la Constitution étant aussi rejetée aux Pays-Bas quatre jours plus tard). Au contraire, deux ans plus tard, le texte à peine modifié revient sous le nom de « Traité de Lisbonne » et est adopté sans débat ni référendum. Une gifle aux millions de Français qui avaient fait entendre leur voix en 2005.

L’adoption de la Constitution européenne: une gifle aux millions de Français qui avaient fait entendre leur voix en 2005.

Le cas français n’est d’ailleurs pas unique en Europe. Ainsi, en Irlande, le gouvernement va même faire revoter le peuple trois fois jusqu’au moment où il répond « correctement » à la question posée.

Et en Grèce, le référendum convoqué le 6 juillet dernier sur les mesures imposées par la Troika européenne est sans appel : 61 % des Grecs votent contre. Pourtant, bien que, selon la Constitution grecque, le résultat d’un référendum ait la même valeur qu’une loi adoptée par le Parlement, le Parlement grec se voit obligé, le mercredi 15 juillet, d’accepter l’essentiel de ces mesures sous la menace du diktat de l’Union européenne de Merkel, Hollande et consorts.

Tout cela témoigne de l’autoritarisme d’une Union européenne qui écarte les votes démocratiques qui ne l’arrangent pas, qui prend des décisions essentielles au sein d’organes non élus, comme la Banque centrale européenne ou l’Eurogroupe. La colère latente gronde dans toute l’Europe contre cette Union européenne de l’entre-soi, où la Table ronde des Industriels (regroupant les grandes multinationales) et Business Europe décident en réalité des axes essentiels de la politique. Et, en France, contre les privilégiés du CAC-40, comme les milliardaires Liliane Bettencourt et Bernard Arnault.

Comment ne pas s’étonner, devant cette hypocrisie, qu’une partie de la population ne suive pas les appels à défendre les Hollande et Sarkozy de ce monde et tombe dans les griffes d’une Marine Le Pen qui prétend, elle, incarner le peuple ?

Comme l’écrit The Guardian ce 9 décembre : « La dynamique commune (en Europe) apparaît comme l’interaction de l’insécurité financière et du détachement des élites gouvernementales de leur population. De Paris à Varsovie, les politiciens du centre technocratique professionnel sont perçus comme une caste à part avec ses privilèges, isolée de l’anxiété provoquée dans leur électorat par les turbulences économiques et les changements démographiques. »[3]

La concurrence de l’Union européenne entre les travailleurs, substrat du poison raciste

Deux autres éléments essentiels de la politique de l’Union européenne alimentent le substrat du Front national : la concurrence entre travailleurs érigée en principe cardinal et la politique de guerre et de conquête des grandes puissances européennes.

En dépit des déclarations, l’Union européenne n’est pas dans son essence un projet coopératif entre les peuples. Au contraire : les politiques économiques des traités européens visent à mettre en concurrence les pays de l’Union entre eux dans une spirale vers le bas. Des tableaux socio-économiques comparatifs sont établis pour inciter voire obliger les États à s’en prendre aux « coûts salariaux » trop élevés (avec, du coup, une baisse du pouvoir d’achat), contre « les rigidités du marché du travail » (lisez ultra-flexibilisation et précarisation du travail), contre « l’intervention des États et le non-respect des principes de concurrence » (lisez libéralisation et privatisation des services publics). Durant des mois, les Allemands ont été montés contre « les Grecs paresseux » qui « profitent de l’Union ». Les Belges, Français et Néerlandais ont eux été sommés de rattraper la locomotive allemande en bloquant leurs salaires et en introduisant leurs « mini-jobs ».

D’autre part, avec la directive sur les travailleurs détachés de l’Union européenne, les travailleurs de la construction et du transport routier ici ont vu des travailleurs polonais, roumains et bulgares venir travailler sur les chantiers pour des salaires de misère, sans aucune obligation de leurs patrons de verser des salaires et d’accorder des protections sociales et des conditions de travail égales à celles des travailleurs résidents ici.

En posant le tabou qu’on ne peut pas toucher au 1 % le plus riche et en organisant la concurrence, l’Union européenne alimente le substrat sur lequel le poison du racisme et de la division peut se propager.

Immigration et réfugiés : toujours plus de guerres et de murs

La politique étrangère de grandes puissances européennes comme la France est aussi à remettre en cause. Elle crée toutes les conditions pour alimenter le racisme.

D’une part, les guerres menées par les États-Unis, mais aussi par la France, provoquent « à retardement » la venue de centaines de milliers de réfugiés en Europe (voir notre article « Les réfugiés syriens, irakiens ou afghans sont le miroir à retardement de nos guerres »). Mais l’immigration est aussi provoquée par d’autres décisions de l’Union européenne, comme, par exemple, les politiques climatiques décidées à la COP21 à Paris.

Le refus obstiné d’avoir un programme réellement ambitieux pour le climat, le refus d’adopter comme objectif une limite maximale d’1,5°C pour le réchauffement et celui de ne pas financer à hauteur suffisante les programmes de soutien au Sud (surtout en matière de transfert de technologies) pour réaliser la transition aux énergies renouvelables est aussi à la base de la venue de dizaines de milliers de réfugiés climatiques aujourd’hui, et surtout demain.

D’autre part, l’Union européenne construit des murs toujours plus hauts autour, mais aussi à l’intérieur de l’Europe, comme en Hongrie, Slovénie et même en Autriche, validant en réalité les programmes de l’extrême droite qui désignent l’immigré comme l’ennemi intérieur. Au lieu d’intégrer les populations qui fuient les conséquences des politiques de « nos » gouvernements dans leur pays, les réfugiés sont mis en quarantaine de la société. Dans des camps fermés, voire même dans une « jungle » comme à Calais, où les autorités françaises laissent pourrir une situation inhumaine, au lieu d’offrir un accueil décent à ceux qui fuient une misère indescriptible. Ainsi sont créées les conditions pour des tensions grandissantes avec les habitants voisins.

La politique actuelle de l’Union européenne crée toutes les conditions pour le nationalisme

Comme nous l’avions écrit dans Comment osent-ils ? La crise, l’euro et le grand hold-up (de Peter Mertens), la continuation de la politique actuelle de l’Union européenne ne peut mener qu’à l’autoritarisme (comme on l’a vu en Grèce) ou au nationalisme (comme on le voit aujourd’hui en France). Et nous assistons aujourd’hui aux deux.

On ne peut combattre le nationalisme du Front national de Le Pen en défendant l’autoritarisme de l’Union européenne

Aussi, on ne peut combattre le nationalisme du Front national de Le Pen en défendant l’autoritarisme de l’Union européenne et en ne s’en prenant pas aux racines de sa politique.

Car, si l’on interdit, comme l’Union européenne le fait, des politiques qui touchent les privilèges des plus riches, il ne reste qu’à s’en prendre aux plus faibles. Il n’y a pas de troisième voie. S’il n’y a jamais d’argent pour des nouveaux logements publics, on crée la base pour que ceux d’en bas se battent entre eux pour ceux qui existent. Si l’on coupe dans les budgets de l’enseignement, des services publics et de la vie associative, on crée toutes les conditions pour le repli sur soi et les tensions d’aujourd’hui et de demain.

Remettre en cause la politique antisociale, antidémocratique et guerrière de l’Union européenne est une condition indispensable pour la reconquête des classes populaires.

Une autre est évidemment de dévoiler la nature profonde du Front national derrière sa démagogie sociale. Et on ne peut le faire que si on rejette réellement le néo-libéralisme, qui se cache aussi dans le programme FN.

Le FN : remplacer l’austérité made in Union européenne par une austérité made in France

Car, en effet, le FN reprend en paroles des termes propres aux traditions de gauche. Il critique la mainmise des multinationales sur l’économie, les taxes qui étranglent citoyens et petits entrepreneurs, l’Europe qui impose l’austérité à la France…

Plutôt que de pointer le manque d’emploi, de logement, de places en crèche, etc., le FN veut en priver une partie de la population, et donc justifier la pénurie

Mais, si l’on examine les mesures proposées dans le programme du FN, autant le vague domine le volet social, autant il est précis quand il s’agit de l’immigration. Pour tout ce qui concerne l’emploi et la réindustrialisation de la France, il n’y a que des formules, aucune proposition concrète (et même, il veut réduire le nombre de fonctionnaires, ce qui est loin d’être une mesure créatrice d’emploi).

Par contre, le thème omniprésent est ce que le FN appelle la « priorité nationale ». Celle-ci implique que les citoyens de nationalité française auraient plus droit que les autres à la sécurité sociale et aux services publics, ainsi qu’à l’emploi. Le piège est que, contrairement à l’image que cela veut renvoyer, cette mesure est avant tout une manière de favoriser l’austérité : plutôt que de pointer le manque d’emploi, de logement, de places en crèche, etc., le FN veut en priver une partie de la population, et donc justifier la pénurie. C’est d’autant plus le cas que le FN est très dur vis-à-vis des chômeurs et allocataires sociaux, et compte s’en prendre durement à ceux-ci, Français ou non. D’une part, il fait donc semblant de protéger les « pauvres » français contre les autres, mais, d’autre part, il compte bien traiter tous les défavorisés comme des « parasites » – à l’instar d’un Bart De Wever. Ainsi, dans plusieurs villes dirigées par le FN, les tarifs de cantine scolaire ont explosé pour les familles précaires et les subventions ont diminué – quand elles n’ont pas disparu – pour les associations d’aide aux personnes les plus pauvres.

L’immigré comme cible est un moyen d’épargner les banquiers et grands patrons qui ont profité de la crise pour s’enrichir. Le FN reprend ainsi de nombreuses propositions propres à la droite ultralibérale : on parle d’« alléger le coût du travail », de diminuer le pouvoir des syndicats, de réduire le nombre de logements sociaux, d’offrir des cadeaux fiscaux aux entrepreneurs, etc. Et, quand il semble vouloir s’en prendre aux grandes entreprises, « les 50 plus fortes capitalisations boursières, fleurons des entreprises françaises, devront affecter 15 % de leur résultat net en réserve spéciale de réindustrialisation », c’est en réalité pour la forme, car le programme stipule bien que ce sera « sans incidence sur leur rentabilité » et que les sommes seront « restituées » au terme d’une période de 5 ans.

Malgré des déclarations qui semblent anti-système, le programme du FN est une version nationaliste du libéralisme. Le discours sur « la France d’abord » vise à rallier les travailleurs et petits indépendants français derrière un programme qui servira le 1 %… français.

C’est d’ailleurs dans cette optique que des responsables FN ont mené récemment une opération de séduction vis-à-vis du monde patronal. Ainsi, Christophe Boudot, tête de liste FN en Auvergne-Rhône Alpes, s’est félicité d’une rencontre avec Jean-Dominique Senard, président du groupe Michelin, et a déclaré fièrement que « le FN est l’ami de l’entreprise ».

En ce qui concerne la fiscalité, l’ISF, l’impôt sur la fortune, doit passer à la trappe pour le parti de Marine Le Pen qui veut le « fusionner » avec la taxe foncière. Pas étonnant quand on sait que la famille Le Pen est elle-même soumise à l’ISF. La famille tient sa fortune de l’héritage du magnat du béton Hubert Lambert, que Jean-Marie Le Pen a touché en 1985. Les membres de la famille continuent de bénéficier de ce patrimoine à travers de sociétés civiles immobilières. Comme l’a écrit Jean-Marie Le Pen dans la brochure « Droite et démocratie économique » : « Mieux vaut hériter de bons chromosomes conduisant à la richesse, plutôt que de faibles chromosomes qui vous font perdre le magot légué. »

Finalement, le FN ne peut se présenter comme anti-système que parce qu’il trompe sur la nature du système. Il pointe du doigt les immigrés, l’Europe et les pays étrangers. Mais c’est bien l’élite économique française qui a contribué à la construction de cette Europe, ce sont les grands patrons français qui exercent un lobbying acharné pour des traités ultralibéraux qui précarisent les travailleurs, menacent la sécurité sociale et donnent tout le pouvoir aux multinationales. Mais le 1 % des plus riches Français, c’est le grand absent des discours du FN, ce 1 % qui s’enrichit notamment par l’exploitation des travailleurs sans-papiers, dont certaines entreprises bien françaises, comme le géant de la construction Vinci.

C’est là que se situe la grande ligne de fracture : entre une élite économique qui s’enrichit toujours plus et la majorité de la population qui craint toujours plus pour son avenir. Et, dans cette situation, le FN n’offre qu’un discours qui divise les gens. Et propose en réalité, à la place d’une austérité made in Union européenne, une austérité made in France.

Contre l’Europe de la concurrence et de l’inégalité et contre le FN

Nous savons qu’en ces temps de crise, des gens peuvent devenir de plus en plus aigris. Beaucoup voient que le monde ne tourne pas rond, ce qui peut produire le meilleur, dans la recherche d’alternatives, ou le pire, avec des solutions nationalistes et simplistes.

La gauche authentique doit pouvoir transformer positivement cette colère.

La gauche authentique doit pouvoir transformer positivement cette colère. Pas en cherchant un consensus avec ceux, dans l’Union européenne, qui ont frayé la voie au FN, mais, au contraire, en osant désigner les responsables de la crise sociale dans laquelle l’Union européenne s’enfonce depuis sept ans : le 1 % le plus riche. Celui des Arnault, Bettencourt et Albert Frère de ce monde.

La gauche ne doit pas s’unir pour se mettre à la remorque de politiques de droite, comme le fait le PS d’Hollande et Valls, mais bien pour avoir une vraie politique de gauche, qui combatte pied à pied la politique actuelle de l’Union européenne.

« La concurrence et la chasse au profit sur le libre marché sont la base de l’Union européenne. Elles sont gravées dans les textes de base de l’Union. Elles pourrissent et étouffent tout, écrivions Peter Mertens et moi-même en 2011 dans Comment osent-ils ?. Nous ne devons pas rhabiller de neuf cette construction de la concurrence ni donner une nouvelle couche de peinture aux déséquilibres. Nous avons besoin d’autres fondations. La coopération et la solidarité doivent remplacer la concurrence et l’inégalité. Cela suppose une tout autre Europe. »

Ces mots nous semblent plus actuels que jamais. Dans cette Union européenne, il n’y a pas place pour une politique basée sur la coopération, la solidarité, les investissements équilibrés et le développement régional. Si une Europe répondant aux besoins des gens doit grandir, elle ne peut le faire qu’en remettant en cause les fondements de l’Union européenne. Autrement, soit l’Union s’enfoncera dans l’autoritarisme croissant, soit toute l’Union éclatera et les tensions nationalistes du début du 20e siècle referont leur entrée dans ce jeune 21e siècle.

Comme l’écrivait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. » Faisons en sorte, ensemble, que les monstres soient arrêtés à temps pour aider à construire un nouveau monde.

Source : PTB, David Pestieau, 11-12- 2015

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103 réponses à Union européenne : ceux qui ont écrasé les Grecs ont frayé la voie au FN, par David Pestieau

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 17 décembre 2015 à 06h40

Au lieu de lorgner le “doigt” FN en long en large et en travers, le sage ferait mieux de s’intéresser à la “lune” : l’OPA capitaliste sur les dirigeants de gauche, conséquence de (1) la privatisation de la création monétaire et (2) la mafia financière qui a pris le pouvoir et peut désormais bricoler des montages faisant gagner des trilliards à tous les coups.
Donc on a en France :
– P”S” : OPA > politique de droite
– P”C”/FD”G” : OPA > vendu au PS (de droite, donc), quelque soient les gesticulations de Mélenchon, il rentre vite dans le rang quand le P”C” siffle… alors ils promènent le bétail de temps en temps entre Bastille (“déplie les banderoles, camarade”) et Nation (“replie les banderoles, camarade”)

Une politique 100% de droite capitaliste assurée, un bon retour sur investissement, surtout quand le pognon ne coûte rien (ligne comptable). Pourtant on l’a vu en Grèce, malgré la capitulation de Tsipras, qu’il y a une volonté populaire pour une politique de (vraie) gauche qui permettrait sans doute aux abstentionnistes de sortir voter.

Les journalistes kollabos et les FDGistes vendus feraient bien de réfléchir à l’avenir qu’ils laissent à leurs enfants, en laissant au pouvoir des psychopathes richissimes pour qui 90% de la population mondiale sera bientôt obsolète (robotique) et gênante (pollution).

  1. Beliou Le 17 décembre 2015 à 05h17
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    Je me suis fait un plaisir de voter FN pour la première fois a ces élections régionales et je continuerai a le faire sans vergogne a toutes les prochaines.
    Nos élus se foutent littéralement de nous, ils mentent comme ils respirent et ne vont pas changer d’un pouce leur politique ultra-libérale.
    C’est une lutte a mort entre deux modèles économiques et force est de constater que le FN est le seul a défendre notre modèle économique et de surcroit notre modèle civilisationnel.
    Et je dis aux réfractaires que de toute façon, l’explosion du système financier en 2016-2017 finira d’amener par lui-même ce parti au pouvoir. Il est donc important de le rejoindre des maintenant pour améliorer de l’intérieur ce qui doit l’être pour qu’il soit dans les meilleures conditions possibles le jour de son accession au pouvoir.
    A bon entendeur


    • petiot Le 17 décembre 2015 à 17h55
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      bonjour .
      je tombe comme un cheveux dans la soupe, mais je voudrais faire remarquer
      Nicolas Anton que la majorité des jeunes n’est pas inscrit ou s’abstient. donc une minorité de jeune a voté FN.
      médias quand tu nous tiens.


    • Subotai Le 17 décembre 2015 à 18h01
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      Quand des “basanés”, “gueules de métèque” et autres “chairs à pogrom” comme moi se mettent à voter Marine, si vous croyez que c’est pour le programme du FN vous vous fourrez le doigt dans l’oeil.
      Il y en a qui font jihadistes, d’autres se retirent à la campagne en mode “survival” d’autres encore vote Le Pen; croyez pas, l’objectif est le même: faire sauter le Système. Envoyer toute cette pourriture politique et financière dans la stratosphère et même éventuellement sauter avec.

      Si un soixantenaire comme moi en est à écrire ça, combien de lecteur du Blog plus jeunes sont au bord de l’écœurement, combien sont juste à un cheveu du pétage de plomb.

      Ne vous trompez pas, nous vivons des temps révolutionnaires. Et le déclencheur peut être n’importe quoi.


      • lvzor Le 21 décembre 2015 à 09h49
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        (Ce message se refère à Triari, plus bas…)

        “la trahison de Tsipras lui a fait bien plus de mal que n’importe quel discours de Lepen”

        Probablement.
        Néanmoins il serait bon que les électeurs se rendent compte que le FN fait sur la droite le même boulot que le FDG sur … l’autre droite.


    • philbrasov Le 17 décembre 2015 à 19h09
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      Marine Le Pen arrivera au pouvoir par le seul fait des FAITS….
      La crise de l’euro et de la Grèce reprendra de plus belle.
      La crise des migrants aussi.
      Schengen volera en éclats.
      Et le retour en force des politiques nationales sera validé par les urnes dans de nombreux pays.
      L’épouvantail raciste du F.N. est le cache-sexe, servant à éloigner le bon peuple des vrais problèmes économico-sociaux de la France…
      Serrons les coudes , le fascisme est a nos portes…
      Serrons les coudes pour que RIEN ne change et que tout soit donné sur un plateau au TAFTA, l’OTAN, l’Euro et l’Union Européenne; on y est déjà….


  2. dasilva Le 17 décembre 2015 à 06h04
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    Les stratèges politiques européens et nationaux ont garni leur flanc gauche, craignant d’être débordés par les forces révolutionnaires.Ils ont cru, en bons tacticiens, capter les forces réactionnaires et ramener le troupeau apeuré auprès des bergers tutélaires par leur flanc droit.
    Hélas, ceux-ci ne sont plus crédibles et la masse désorientée se cherche de nouveaux guides.


  3. triari Le 17 décembre 2015 à 06h06
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    Le discours alter-européen de gauche était encore valable au début de l’année. Mais la trahison de Tsipras lui a fait bien plus de mal que n’importe quel discours de Lepen (il suffit de voir la baisse significative de Podemos dans les sondages). Tsipras a envoyé le message qu’un leader “d’extrême-gauche” n’était pas crédible face au monstre austéritaire européiste.

    Et résultat, les lepenistes jugent le dernier échec électoral comme une nouvelle victoire car, pendant que les “modérés” (les vrais extrémistes en fait, il suffit de voir comment ils traitent les grecs ou les libyens) s’épuisent à faire des meetings pour convaincre les gens (malgré le fait qu’entre deux élections ils valident toutes les lois visant à dépouiller le peuple de tout ce qu’il a) les frontistes, eux, économisent leur salive et leur budget de campagne et se contentent d’emmagasiner les arguments. La conjoncture travaille pour eux.

    Quand les banques effectueront un Bail-in et qu’elles prendront ce que les gens ont sur leur compte-épargne pour se renflouer : ce ne seront pas 25 ou 30 % des votants qui choisiront le FN…ce sera 40 ou 50, voir plus. Ils savent cela et ils s’en frottent le mains d’avance. Et quelque part, ils n’ont pas tort. Qui d’autre qu’eux propose quelque chose de sérieux concernant les ploutocrates européistes ? Je ne veux pas être méchant, mais au vu des résultats des dernières élections : Lordon & Pestieau crient dans le désert.


    • Charles Le 17 décembre 2015 à 14h56
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      Tsipras ne s’est jamais réclamé de l'”extrême gauche”. C’était avant la création de Syriza le dirigeant d’une dérive social-démocrate d’aparatchiks communistes…La dérive a atteint sa conclusion avec la trahison du résultat du référendum de Juillet. En France comme en Grèce, les politiciens bourgeois, dit de droite comme dits de gauche, ne respectent que le pouvoir du capital. Ils se moquent bien du peuple.


  4. Kiwixar Le 17 décembre 2015 à 06h40
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    Au lieu de lorgner le “doigt” FN en long en large et en travers, le sage ferait mieux de s’intéresser à la “lune” : l’OPA capitaliste sur les dirigeants de gauche, conséquence de (1) la privatisation de la création monétaire et (2) la mafia financière qui a pris le pouvoir et peut désormais bricoler des montages faisant gagner des trilliards à tous les coups.
    Donc on a en France :
    – P”S” : OPA > politique de droite
    – P”C”/FD”G” : OPA > vendu au PS (de droite, donc), quelque soient les gesticulations de Mélenchon, il rentre vite dans le rang quand le P”C” siffle… alors ils promènent le bétail de temps en temps entre Bastille (“déplie les banderoles, camarade”) et Nation (“replie les banderoles, camarade”)

    Une politique 100% de droite capitaliste assurée, un bon retour sur investissement, surtout quand le pognon ne coûte rien (ligne comptable). Pourtant on l’a vu en Grèce, malgré la capitulation de Tsipras, qu’il y a une volonté populaire pour une politique de (vraie) gauche qui permettrait sans doute aux abstentionnistes de sortir voter.

    Les journalistes kollabos et les FDGistes vendus feraient bien de réfléchir à l’avenir qu’ils laissent à leurs enfants, en laissant au pouvoir des psychopathes richissimes pour qui 90% de la population mondiale sera bientôt obsolète (robotique) et gênante (pollution).


  5. Tof Le 17 décembre 2015 à 06h59
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    Une autre au passage.
    Résultat des élections régionales :
    7 régions pour la droite, 5 régions pour les socialistes , 0 régions pour le FN , “il n’y a pas de gagnant ” dixit le “grand manu”.
    C’était bien la peine de nous bassiner pendant une semaine qu’il fallait faire barrage à l’extrême droite, de forcer des citoyens à voter contre leurs convictions pour leurs annoncer à l’arrivée qu’ils étaient perdants quand même , et au passage ceux qui avaient soutenu la droite perdants eux aussi. Donc, avec ce gouvernement, si on ne vote pas pour eux, on perd. Pile je gagne, face tu perds. Ca s’appelle la démocratie, ça?


  6. Furax Le 17 décembre 2015 à 07h03
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    Il y a beaucoup de constats exacts dans cet article. Mais il comporte aussi un certain nombre d’oublis et de contresens qui aboutissent à une conclusion à mon avis erronée et hors sol.

    Primo, l’idée que la solution aux problèmes économiques du pays passe par une politique plus à gauche Le paraît passer à côté du très gros éléphant siégeant au milieu du salon. L’économie française n’a jamais été aussi socialisée. Les dépenses publiques atteignent désormais 57% du PIB. Et pourtant, le chômage est au sommet.

    Conclusion en économie ouverte, on a bien du mal à fabriquer à un coût attractif des biens et services trop chers. Et si on passait en économie fermée pour éviter les fuites, on n’arriverait toutefois pas à obliger les consommateurs étrangers à acheter ces biens et services trop chers.

    Secundo, si les électeurs mécontents pensaient que la solution à leurs problèmes passait par une politique de gauche, pourquoi donc votent-ils de moins en moins pour des partis de gauche de la gauche marginalisés ?

    Et pourquoi votent-ils donc FN ? Quelle est la singularité du FN par rapport à tous les autres partis ?

    Ce n’est pas l’économie puisque, on l’a vu, la gauche non libérale est dans la panade.

    On se rapproche de la réponse en constatant que DLF, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, a fait une jolie performance électorale : près de 4% avec des moyens indigents. Et ce vote est un vote souverainiste, contre l’UE tel qu’elle s’est construite et qu’elle dysfonctionne. C’est un point commun avec le cœur intangible du programme FN.

    Et enfin, la réponse tellement évidente et rappelée si souvent par les enquêtes d’opinion sérieuses : la réaction au choc identitaire et l’insécurité culturelle résultant de l’échec de 40 ans d’une politique (ou d’une non-politique) migratoire, et vécue par ceux qui votent FN comme la principale menace, de caractère existenciel. Ils ne s’y résolvent pas et ils veulent que cela cesse, voire inverser la tendance.


    • Micmac Le 17 décembre 2015 à 15h20
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      Je ne vois pas bien comment la part du public dans l’économie a pu s’accroître après la baisse importante du nombre de fonctionnaires et les privatisations massives de ces quinze dernières années… et alors que la part de la richesse nationale captée par les très riches, de plus en plus exonérés fiscalement, devient absolument massive dans l’économie de notre pays comme des autres (c’est peut-être ce dernier point qu’il faut surtout masquer, en diffusant de tels chiffres…).

      J’ai plutôt l’impression qu’on ajoute des choux et des navets pour obtenir les chiffres qu’on veut pouvoir diffuser massivement. Par exemple, cette part de 57% du PIB provenant du public ou parapublic est tout à fait normale : lorsque vous avez additionnez l’éducation, la santé, l’énergie (EDF, c’est énorme dans le PIB), forcément, ça pèse lourd. Si vous voulez réduire cette part, vous pouvez bien sûr privatiser la protection sociale (c’est beaucoup aussi), EDF, l’enseignement, réduire massivement les investissements publics, et il me parait alors évident que personne n’a rien à y gagner (à part les très riches qui se seront payés les actions de ces futures très lucratives privatisations…).

      Je pense qu’il est très facile de faire augmenter ce chiffre en y incorporant des choses qu’on y comptait pas avant… Par exemple, si on y inclut ou pas les parts de l’État dans EDF ou de telle ou telle autre entreprise public ou semi publique. Bref, il faudrait détailler précisément ce qu’il y a dans ces 57%, et ce qu’on y comptait avant puisqu’il parait qu’il y aurait une augmentation…

      Dans le même genre, ce chiffre de 57% du PIB est aussi dévoyé par des gens qui prétendent qu’il s’agit de 57% de prélèvements obligatoires sur le PIB (la foldingue ultra libérale Verdier Molinié ne cesse de le clamer à tous les vents). En fait, je pense que certains sont de bonne foi : dans leur logique de prédateurs, cette part du PIB est une part à partir de laquelle il ne peuvent pas faire de profits. Donc, dans leur esprit tordu, il s’agit indirectement de prélèvements. J’insiste sur ce point : il ne s’agit pas de mauvaise foi. Ces gens pensent réellement comme ça (ce qui explique beaucoup de choses…).

      De mémoire, le taux de prélèvements obligatoires en France est autour de 27%, et est comparable à celui de tous les pays développés qui se situent en gros entre 20 et 30%. Les cotisations sociales n’étant, logiquement, pas comprises dans ce chiffre, puisqu’elles servent à payer des services que l’on devrait de toutes façons payer (plus cher) s’ils étaient privés et que ce taux de prélèvements sociaux est variable suivant les pays, mais au final, tout le monde doit bien payer sa santé (par le privé ou/et par le public)…


      • Furax Le 17 décembre 2015 à 16h32
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        Parce que vous ne comptez pas ce qu’il faut.

        Ce n’est pas parce que la SNCF ou EDF sont des entreprises publiques que les achats auprès de ces entreprises sont des dépenses publiques. Sont des dépenses publiques les subventions de service public versées à ces entreprises. On renationaliserait Renault et BNP que cela ne ferait pas augmenter le périmètre des dépenses publiques.

        Pourquoi la part des dépenses publiques a-t-elle augmenté de près de 20 points de PIB depuis 1974 ?

        Principalement à cause de l’envolée des dépenses sociales publiques qui représentent aujourd’hui rien moins qu’un tiers du PIB. Record mondial que nous nous disputons avec le Danemark.

        Et autre cause : la manière dont la decentralisation a été conduite. Outre que l’Etat n’a pas transféré les personnels qui ne voulaient pas l’être et qu’il continue d’intervenir sur des secteurs où les collectivités locales sont par ailleurs compétentes, les collectivités locales sont beaucoup plus dépensières que l’Etat. Même quand l’Etat supprimait des postes de manière significative, les collectivités locales en ont créé nettement plus que l’Etat n’en supprimait.

        Tous ces chiffres sont très précisément expliqués dans divers rapports publics.

        Parler en France de dérive ultra-libérale est donc à cet égard un contresens monumental.


        • step2 Le 18 décembre 2015 à 01h38
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          ce n’est pas sur le même plan. Bien sûr qu’il y a eu des problème de gestions de personnel public, et que la population vieillissante nous entraine vers un dérapage des dépenses sociales, tout ceci se chiffre en centaines de millions mal gérés, mais le néolibéralisme au nom de la libre circulation financière, lui oeuvre pour la possiblité pour les entreprises de ne pas participer à l’assiette de collecte de l’impôt, idem pour les plus riches, pour “relancer notre compétitivité” on balance sans contrôle (ni souvent de contrepartie) des dizaines de milliards d’argent public vers le privé. Idem pour la garantie des banques par l’état, les “too big to fail”. Des centaines de milliards d’argent public pour le coup.

          Ce n’est pas parce que vous ne voyez pas votre interlocuteur que vous cachez derrière votre pousse que votre pousse vous cache aux yeux de votre interlocuteur. et des dérapages sur le bon usage de l’argent public ne masque pas la prédation de ce même argent par des intérêts privés, sur le bon principe néolibéral de la privatisation des profits et de la mise en communauté des pertes. Et les échelles ne se comparent même pas.


        • lvzor Le 21 décembre 2015 à 09h58
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          Vous avez raison sur un point fondamental :
          une politique plus libérale serait certainement plus “sociale”, étant donné que les transferts sociaux opérés par l’Etat, service de la dette en tête, se font plutôt des ménages modestes vers les entreprises et les exonérés fiscaux qui néanmoins utilisent les services et infrasrtuctures.


    • bhhell Le 17 décembre 2015 à 16h29
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      La pression migratoire dans un contexte d’abondance économique ou du moins de partage de la richesse n’aurait évidemment pas le même impact sur les sociétés et les partis extrêmes ne proliféreraient pas. D’autre part, la pression migratoire et le fruit de déséquilibres mondiaux au plan économique et de politiques impériales et coloniales visant à détruire des régions entières pour soutenir l’industrie occidentale (surtout américaine) et assurer des débouchés, contrôler l’approvisionnement énergétique. Les guerres et les déplacements de population ont toujours un motif économique masqué avec plus ou moins d”habileté.


  7. FifiBrind_acier Le 17 décembre 2015 à 07h10
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    Bonjour,
    Je n’ai pas bien compris où se trouve “la Gauche réelle”? Si quelqu’un peut me le dire, je suis preneur…

    Pour ce qui est du FN, l’auteur n’a pas compris que le flou artistique de son programme n’est pas un handicap du tout. Le FN n’a pas été poussé dans les médias par Mitterrand pour gouverner, mais pour tenir des propos répulsifs racistes, diviseurs et xénophobes….
    Tout ce qui révulse la majorité des Français.

    Le scénario se passe en 2 temps:
    – Pendant des semaines et des mois, en violation de l’article 4 de la Constitution, qui impose une égalité des temps de parole pour chaque candidat, le FN est omniprésent dans tous les médias.

    Il est est présenté alors “comme l’opposition anti-système, anti- UMPS”, “le seul qui veuille qui veut sortir de l’ UE”, toussa, toussa… , pour attirer les gogos et les désespérés.

    – Entre les deux tours, changement de pied et de perspective.
    Le FN devient subitement “une menace anti-républicaine, un danger public, qu’il faut combattre par tous les moyens “. Politiques et médias se mettent alors à tirer à boulets rouges sur le FN.
    Et se met en place “le front républicain”, émoi dans la chaumières, il faut aller voter, il “faut faire barrage au FN” ! Il faut “sauver la République”, pas moins … .

    Résultat: adieu veaux , vaches, cochons, couvées, le FN n’a aucune région.
    Caramba, c’est encore raté !

    Avec ces élections Régionales, le FN a permis pour la 40e fois en 31 ans, de faire élire ceux qu’il prétend combattre. Sans le FN pour faire peur, ils seraient depuis longtemps dans les poubelles de l’ histoire, tellement les Français ne les supportent plus, ces deux là…


    • DUGUESCLIN Le 17 décembre 2015 à 12h22
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      J’ai bien compris votre démonstration, mais comment faire pour en finir avec l’européo-atlantisme?
      Si le FN fait un bon score au premier tour, au deuxième tour on reconduit les mêmes.
      On est coincé non?
      Alors quelle est la solution?


      • LBSSO Le 17 décembre 2015 à 20h10
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        Bonsoir Duguesclin,
        je comprends votre remarque mais elle se situe dans le cadre mental d’une démarche qui consiste à vouloir accéder au pouvoir .Une autre solution consiste à faire évoluer les mentalités.Regardez par exemple l’évolution sur les questions écologiques, européennes, financières. sur 10 ou 30 ans…Si les faits finissent par donner raison ,même à une minorité, les politiques quelles que soient leurs orientations sont obligées d’en tenir compte.Autre exemple : l’évolution récente de la position française vis à vis de la Russie (Syrie).
        D’où l’importance de défendre une pluralité et une qualité de l’information (comme sur ce blog).
        Certes, la marée monte rapidement et menace de nous engloutir.Comme toute bataille ,elle n’est jamais gagnée ou perdue d’avance.
        Voilà Duguesclin ,ce commentaire juste pour vous dire que la conquête du pouvoir n’est pas la seule tactique possible.


    • toulousain55 Le 18 décembre 2015 à 12h35
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      Un peu court cher monsieur votre analyse sur le FN.

      Propos racistes, xénophobes du FN? Pas plus, pas moins que j’en entends chez les sympathisants de l’UMPS ou des syndicats. D’ailleurs est-cela définition du racisme ou de la xénophobie de dire que notre pays une histoire, une culture qui s’est forgée au fil des siècles et que oui on souhaite vouloir la préserver? est ce que les presque 7 millions de votants pour le FN sont en attente du retour de Hitler (alors qu’on a déjà Valls)?

      D’ailleurs si on écoute la bien pensance il y a les méchants nationalistes, populistes, xénophobes, fascistes du FN et les sympathiques nationalistes corses (n’est-ce pas Mme Erignac? ou ces nombreux crimes de sang commis sur ce sol depuis des années)

      Vous êtes cher “fifi brin d’acier” l’exemple type du manipulé par les médias et le système que pourtant vous ne soutenez pas.

      La fracture est entre mondialistes / américanophiles / capitalistes financiers pour qui les hommes sont sans racines, sans terre et ne sont que des marchandises et tous ceux qui sont opposés à eux mais qu’adroitement on divise: les souverainistes, la gauche version Onfray ou d’autres et je rajoute le FN et les identitaires.

      Il faut sortir de ces faux débats et se positionner tous sur cette seule vraie ligne de partage.
      D’ailleurs derrière leurs pseudo divisions quelles vraies différences entre Valls, Juppé, Macron, Fillon etc? Tous dans les mêmes sociétés pseudo secrètes: franc-maçonnerie, Le siècle, Bidelberg.

      Ils ont l’argent, le pouvoir et divisent ceux qui s’opposent à eux et si le danger est grand s’allient.
      Si on tient compte des millions de français non inscrits sur les listes électorales, ceux qui votent blanc ou nuls ceux qui ont voté contre eux, ils représentent moins de 25%.


      • sissa Le 22 décembre 2015 à 07h11
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        Le FN est pro-américain. Je n’ai jamais entendu ni Le Pen père ni Le Pen fille émettre la moindre critique sur les USA, sur leur impérialisme culturel, sur la mac-donaldisation de la France( alors qu’ils hurlent contre les kebabs). Bien au contraire, le vieux était un admirateur de Reagan, et la fille s”est précipitée lorsqu’elle était invitée par le magazine time.
        Les identitaires sont des eurpéistes extrémistes qui veulent le démantèlement de la France au profit d’une Europe des régions.


  8. DUGUESCLIN Le 17 décembre 2015 à 07h18
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    “Contre l’Europe de l’inégalité et contre le FN” en même temps.
    C’est comme l’US-OTAN qui veut combattre Daesh et Bachar El Assad en même temps.
    Cela semble difficile désormais, c’est en amont qu’il fallait réagir, ou plutôt agir selon ce que le peuple avait exprimé par référendum. Ceux qui tiennent les clefs du pouvoir européo-atlantiste ne sont pas du tout disposés à faire machine arrière, d’autant plus que leurs “maîtres” sont prêts à mettre en place des manifestations colorées s’il le faut.


    • DUGUESCLIN Le 17 décembre 2015 à 07h29
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      A ce sujet Manuel Valls a été clair,” si vous ne faites pas barrage au FN, ce sera la guerre civile”. C’est une menace ouverte.
      Ce qui revient à dire “reconduisez-nous au pouvoir, (pour continuer la même politique) il n’y a pas d’autres alternatives”.


      • Furax Le 17 décembre 2015 à 08h39
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        C’est même un véritable appel au soulèvement d’une partie de la population pour déclencher cette guerre civile. C’est complètement cohérent avec le scandaleux appel à un vote de haine ethnique lancé par Bartolone aux électeurs d’Ile-de-France issus des minorités visibles.

        Et c’est surtout une manœuvre anti-démocratique qui devrait faire l’objet de poursuites pénales.


        • Bordron Georges Le 17 décembre 2015 à 10h22
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          Pour lutter contre l’hydre l’Européano-anglo-américaine, énorme et puissante qui enserre et étouffe les pays de cette misérable Europe, faut-il renoncer à présenter des idées claires?
          Faut-il ne pas annoncer franchement son programme pour ne pas prendre le risque de disparaître?
          Faut-il renoncer à désigner l’«Establishment», qui à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, a installé des réseaux d’alliance, de compromission, dans tous les domaines de la vie sociale et politique (en premier les media), qui a trahit et trahira encore les populations, qui leur suce le sang jusqu’à les épuiser. Cet «Establishment» a construit un système juricofinancier et diplomatique tellement pourri qu’il menace de s’effondrer et de les entrainer, eux et tous les peuples, dans un gouffre dont ils voient pas le fond.
          Faut-il aller à la pêche aux voix des électeurs imbéciles, sortir, avec les media, des déclarations hypocrites, larmoyantes, pour mieux provoquer la mort de ceux qui n’appartiennent pas et n’appartiendront jamais à l’«Establishment»?
          Faut-il changer le nom d’un parti pour draguer les voix des électeurs qui ne comprendront jamais rien à rien, qui votent (pour rester indulgent et poli), selon la mode et la direction du vent?
          Dès que vous appliquerez leurs moyens et leurs méthodes, dès que vous mentirez, l’«Establishment» pourra installer en votre sein, les membres de ses réseaux.
          Comment rester incorruptible?


          • Gérard Jeannesson Le 17 décembre 2015 à 11h50
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            Le mépris affiché pour les électeurs ne me semble pas favoriser la recherche et la découverte des outils qui permettront de transformer la société.

            Les élections constituent l’un des vecteurs de l’expression des sentiments et de la volonté de la population et des salariés. C’est certes un prisme déformant et tout est fait pour que la pratique du suffrage universel ne conduise pas à remettre en cause le pouvoir des puissants.

            Le peuple utilise cet outil imparfait, au mieux de ses possibilités. Actuellement, c’est de plus en plus souvent en “se réfugiant” dans l’abstention.

            Les résultats électoraux, pour décevants qu’ils soient, ne doivent pas susciter la colère, et encore moins conduire à tourner cette dernière contre les électeurs.Si les élections ne sont pas un facteur décisif,elles sont l’un des outils de l’expression de la volonté populaire , de la sauvegarde et de la transformation dans le sens nécessaire de la société.

            Que se constituent partout des ilots de lucidité et de résistance, qu’ils recherchent et se donnent les moyens de converger , de rassembler, et d’ouvrir d’autres perspectives! Toutes les initiatives, individuelles et collectives , allant dans ce sens sont utiles et préparent les avancées et les victoires de demain.

            L’un des rôles des partis politiques et des associations démocratiques est de favoriser l’explosion de la parole, de fourbir des outils pour nommer correctement la réalité sans être piégé par les entourloupes langagières,pour comprendre, analyser, résister, combattre les puissants.

            Chaque citoyen , si humble qu’il soit, peut contribuer à cette tâche exaltante. L’existence de ce site , et son fonctionnement, montrent que ce n’est pas une vaine lubie.


            • Bordron Georges Le 17 décembre 2015 à 12h29
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              Gérard Jeannesson, votre réaction était parfaitement prévisible, voire justifiée. Mais il faut parfois être suffisamment provoquant pour faire apparaître clairement les choses.
              Ce n’est pas l’outil des élections qui est imparfait, c’est le peuple, c’est nous. La lucidité ne peut plus être l’affaire de quelques ilots.
              Sur les partis politiques et les associations il y a beaucoup trop à dire (corruption et compromissions).
              Le citoyen le plus humble a tous les moyens d’être lucide et non ignorant. Le problème, c’est le temps, c’est chercher, analyser et trouver, y compris en soi-même.


    • sissa Le 22 décembre 2015 à 07h49
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      Sauf que la France n’est pas guerre, et que le FN est justement l’instrument qui permet au système de se maintenir. En captant une partie du vote contestataire, il stérilise le débat politique, et permet de discréditer toute critique de l’UE en l’assimilant à l’extrême droite.
      Le pire, c’est que le FN ne veut pas réellement sortir de l’Europe, sa dirigeante a déjà expliqué qu’elle comptait “rester dans le l’Europe” à condition que celle-ci “rende à la France sa souveraineté”. Il s’agit là évidemment d’une absurdité(le principe de l’UE étant justement que les pays cèdent une part de leur souveraineté) qui vise clairement à préparer un éventuel retournement de veste si elle accède au pouvoir. Bref, ceux qui votent Le Pen en pensant s”opposer à l’UE risquent fort de se faire “syrizer” en beauté.


  9. Morice Le 17 décembre 2015 à 07h27
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    COP21= rempart contre la barbarie.
    Il ne manque que Scooterman tel Moïse guidant les humains perdus vers la nouvelle terre promise climatique.
    J’ai bien rigolé.
    La montée du FN, comment en est on arrivé là? Il n’y a plus que cela. La télé, la radio, internet et maintenant les seuls sites intéressants qui restaient.
    Ce n’est plus de l’analyse politique, c’est de la psychanalyse.

    C’est pourtant simple
    La gauche rouge, rose et verte c’est magouilles à tous les étages et arrangements entre amis
    La droite UMP, UDF,UDI,républicain … peu importe le nom c’est aussi magouilles et arrangements entre amis.
    L’Europe de Progrès tellement géniale qu’elle a été imposée au peuple de France,c’est magouilles à tous les étages et petits arrangements avec les multinationales.

    Le français qui vote FN, c’est juste le dindon de toute cette escroquerie. Il veut juste virer les escrocs qui l’humilie depuis plus de 20ans et reprendre son destin en main.
    Qui pense sérieusement que même si Marine est élue en 2017, elle aura la majorité à l’assemblée pour gouverner?
    Pas moi en tout cas. Par contre le Tsunami créé obligera à repenser toute la politique française. Et se débarrasser de tous ces incapables.

    Dernière remarque, pourquoi le FN et pas la gauche?
    Soyez un petit peu sérieux. La gauche de la gauche en France s’est cramée en faisant allégeance aux socialos à chaque échéance électorale. Ils ne représentent plus rien.


  10. Patrick Luder Le 17 décembre 2015 à 07h44
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    Et personne ne remet en cause le système politique qui remet tous pouvoirs aux mains d’une seule personne sous couvert de ralliement majoritaire à un unique partis gagnant (et qui n’engage à rien) ?

    Personne pour penser que la diversité des minorités à aussi un rôle à jouer ?

    Personne pour remplacer les élections par des votations ou une concertation commune ?

    Tant que ce système pyramidale perdure, il n’y a rien à attendre de quelque partis que ce soit …

    Et c’est bien par ce système pyramidale que le pouvoir des lobbys tous puissants arrivent facilement à leur fin, il suffit de toucher le sommet pour passer par-dessus tout le reste !


  11. Macarel Le 17 décembre 2015 à 07h56
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    France : une démocratie zombie

    Une loi veut supprimer l’égalité de temps de parole des candidats à la présidentielle

    http://www.lefigaro.fr/politique/2015/12/16/01002-20151216ARTFIG00146-une-loi-veut-supprimer-l-egalite-de-temps-de-parole-des-candidats-a-la-presidentielle.php

    Tout se met en place pour favoriser les 3 partis qui dominent “le débat” électoral.

    Et permettre ainsi l’élection automatique au second tour du candidat du P”S” ou des L”R” face au repoussoir Marine Le Pen.

    Ainsi meurent les démocraties, même les plus anciennes.


    • Chris Le 17 décembre 2015 à 14h19
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      Tout se met en place pour copier le système US :
      2010 – La corruption institutionalisée :
      http://www.les-crises.fr/comment-le-parlement-us-vend-desormais-ses-votes/

      Je change de sujet. Pour ceux qui se demandent jusqu’où ira la baisse du baril de pétrole, un article du 29 octobre 2015 :
      http://www.businessbourse.com/2015/10/29/etats-unis-la-consommation-dessence-au-detail-a-chute-de-plus-de-55-depuis-le-debut-de-la-crise/
      “Selon l’Agence d’information sur l’énergie (Energy Information Administration ou EIA), créée par le Congrès des États-Unis en 1977 et qui est l’agence indépendante de la statistique au sein du ministère de l’énergie des États-Unis, le volume des ventes d’essence au détail a chuté de plus de 55 % depuis de la début de la crise.
      En juillet 2015, la consommation d’essence était de 26.304,6 gallons par jour alors qu’en Juillet 2007 date où la crise des subprimes avait éclaté, la consommation d’essence était de 58.806.7 gallons par jour ce qui équivaut à une chute de la consommation de plus de 55 %.

      Et on veut nous faire croire que l’économie US est repartie… alors que tous les indicateurs sont au rouge. Drôle de reprise lorsque l’on sait que 102,525 millions d’américains ( âgés de 16 ans et + ) en âge de travailler sont sans emploi.
      http://www.businessbourse.com/2015/10/25/2-graphiques-qui-montrent-que-les-etats-unis-senfoncent-dans-la-crise/
      Yellen a élevé les taux d’1/4 de point parce que politiquement elle ne pouvait plus différer.


    • José Le 17 décembre 2015 à 19h57
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      Exact. Parce qu’entre-temps la créature a fini par s’y voir, à l’Élysée, et que son baratin a eu le temps d’être peaufiné pour ressembler à l’intérêt du peuple. Les autres ne font même plus semblant, mais c’est la seule différence réelle. Pour le reste, buffet libéral pour tous.


  12. Henri Tanson Le 17 décembre 2015 à 08h05
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    Analyse superficielle….!
    A écouter et lire ces articles qui semblent analyser une situation, on pourrait croire que le paysage politique français est définitivement figé : trois partis, trois idées…
    Quelle vision étroite, quelle légèreté d’analyse…
    Syriza et Podemos sont apparus, venant semble-t-il de nulle part…?
    Pourquoi ne pourrions-nous pas voir émerger de nouvelles idées, de nouveaux partis politiques quand on constate que la moitié des électeurs français ne se reconnaissent dans aucun des choix proposés à chaque élection ?
    Pourquoi ?
    En France, l’information est sous contrôle; les Députés aussi, il semblerait.
    Ils viennent de voter une loi qui empêche qu’un candidat à la présidentielle puisse bénéficier d’un même temps d’accès aux médias…
    Quand je pense qu’avant (…), chaque candidat bénéficiait du même temps….
    Quelle régression démocratique.


    • Chris Le 17 décembre 2015 à 14h23
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      Si j’en crois les complaintes d’UPR, ce temps de parole était tout à fait théorique.
      Peut-être une manoeuvre pour boucler légalement le caquet d’un parti (qui grossit ) plus qu’eurosceptique puisqu’ils militent pour la sortie de l’EU, Euro et OTAN.


    • libertaire Le 17 décembre 2015 à 18h30
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      Le problème Henri, c’est qu’il n’y a pas vraiment de “nouvelles idées”.
      Les ZADistes restent attachés à une idéologie gauchiste-écolo sans véritable projet politique tenant compte des réalités du terrain.
      Il existe éparsément des collectifs animés par la même idéologie, mélange de trotskisme et d’anarcho-ouvriérisme hyper-obsolète, qui se contentent de distribuer des tracts et de tenir des réunions chiantes.
      Les altermondialistes ont vécu, ils sont devenu des babas-cools comme les autres, qui mangent du bio, se déplacent à vélo et émargent dans la Fonction publique territoriale. José Bové leur leader est devenu une icône que l’on ressort de temps en temps comme en souvenir.
      On a eu pendant quelques années l’excellent blogueur Superno qui a essayé de nous proposer l’alternative de la décroissance. Il a jeté l’éponge et n’a pas trouvé de relais.
      A l’opposé on a des libertariens qui expriment sur un site appelé “Contrepoints” leurs idées libertariennes, genre d’ultra-super-hyper-libéralisme débarrassé de l’État où il n’est question que de défis et de conquêtes entrepreneuriales à la Macron. Leur modèle s’appelle Picsou et il y a peu de chances que leur doux babil ait quelque incidence sur la marche du monde franco-français.

      S’il existait un courant comparable à Podemos ou Syriza, croyez bien que cela se saurait, et s’il regroupait assez de monde pour prendre la parole qu’assurément la propagande officielle lui refuserait, il trouverait le moyen de l’exprimer au travers du web et par là, de fédérer des gens, jeunes et vieux, qui se regrouperaient sur le terrain.

      Des idées nous en avons tous chacun dans notre coin, certaines sont pertinentes, d’autres sans doute farfelues. J’en ai aussi. Je ne vous citerai que l’exemple de l’habitat rémunéré, qui permettrait de freiner l’exode rural et par là la fermeture de classes et de services publics dans des villages et petites villes en train de mourir, et la (re)création d’une macro-économie de type autarcique et d’un lien social. Mais comme toutes les idées un peu farfelues qui, si on les creusait, permettraient des avancées vers un nouveau paradigme, celle-ci se heurte à un écueil de taille : le respect de la propriété privée.
      Comme on respecte la propriété privée, les villages et les petites villes allant se désertifiant, voient leurs habitats rester vides et se délabrer, tandis que ferment les classes et que les commerces et les services publics disparaissent.
      C’est un exemple parmi d’autres. On ne pourra pas faire du neuf en conservant un système de valeurs devenu obsolète. Si changement de paradigme il doit y avoir, il sera radical.
      Et cela, nous, vieux pays conservateur, n’y sommes pas prêts.


  13. valles Le 17 décembre 2015 à 08h14
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    La descente du suffrage universel dans les abîmes continue, avec 70% des Français qui sont prêts pour un parti unique, la mise en place (officielle) d’une dictature consentie n’est plus très loin.
    http://www.francesoir.fr/politique-france/coalition-droite-gauche-70-des-francais-sont-pour-sondage
    La politique mitterrandienne a le mérite d’avoir caché l’incompétence des politiciens carriéristes de tous bords derrière le choix indicible de la peste ou du choléra.


  14. LBSSO Le 17 décembre 2015 à 08h24
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    L’UE engendre une insécurité : économique (concurrence mondiale), culturelle (immigration,questions sociétales), politique (nation et démocratie) et même physique (guerre et terrorisme).
    Du point de vue de l’électeur FN : quelle est la question qui permet de réunir à la fois des gaullistes sociaux (Philippot) et des libéraux nationaux (*) (Marion Maréchal Le Pen) ? C’est l’immigration et l’idée nationale. Historiquement, l’immigration est à l’origine de la progression de JM Le Pen et plus récemment du succès aux régionales de sa fille (réfugiés)…
    Elle est non seulement à l’origine de ce parti, de sa progression mais aussi le dénominateur commun entre les différentes tendances au sein du FN. Pour cette raison, malgré sa dédiabolisation ,ce thème n’est pas prêt de disparaître en son sein.
    Ainsi la question de l’immigration, à l’origine des succès électoraux du père et à présent de sa fille, montre à quel point elle est cruciale également pour une partie importante des Français. Le nier constitue une erreur.
    L’idée européenne a été tuée par l’administration bruxelloise. Prenons garde à ce que que la fraternité ne soit pas tuée par les “bons sentiments” de l’internationalisme.
    (Par exemple, pourquoi n’a t on pas eu le “droit” de dire simultanément que si les réfugiés ne sont pas des terroristes, ces derniers peuvent toutefois profiter de ce mouvement pour s’infiltrer. D’un côté le déni, de l’autre l’instrumentalisation. Insupportable course à la posture politicienne…)

    L’auteur de ce billet écrit :”La gauche authentique doit pouvoir transformer positivement cette colère.”
    Non elle ne pourra pas le faire si elle ne traite pas de la question de l’immigration en y apportant des solutions originales qui tiennent compte de l’inquiétude d’un grand nombre de Français, c’est à dire ” du trop d’immigration”. Sans cela, le FN restera l’idiot utile du PS/LR, l’immigré un bouc émissaire et les classes populaires abstentionnistes. Cette démarche est possible pour “la gauche authentique” si elle propose des solutions dont l’objet est de combattre les origines de cette immigration. Dans cet article, malgré quelques pistes, elles sont insuffisamment présentées.

    (*) l ‘auteur écrit : “Le FN reprend ainsi de nombreuses propositions propres à la droite ultralibérale : on parle d’« alléger le coût du travail », de diminuer le pouvoir des syndicats, de réduire le nombre de logements sociaux, d’offrir des cadeaux fiscaux aux entrepreneurs, etc.”
    C’est un parti pris militant qui nie la complexité au sein du FN.


    • Furax Le 17 décembre 2015 à 08h44
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      Philippot gaulliste ? Ce n’est pas parce qu’il a acheté des bibelots en mémoire du Général qu’il est pour autant gaulliste. Philippot est passé par chez Chevènement puis chez Mélenchon avant de rejoindre le F.N. par par pur carriérisme.

      [modéré : merci de ne pas dévier du sujet de l’article]


    • red2 Le 17 décembre 2015 à 09h52
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      “Non elle ne pourra pas le faire si elle ne traite pas de la question de l’immigration”

      Oui bien sûr. Par contre, je pense qu’en plus d’immigration vous pourriez ajouter “libre échange” sur lequel le programme de la gauche est aussi bien plus que rabougri…

      Nos sociétés sont bien plus déstabilisées par le libre échange qui nous met en concurrence avec l’ensemble de la planète que par l’immigration et ses quelques millions de personnes qui s’intégreraient sans problème si on s’en donnait les moyens.

      Comme dirait Coluche : ” Mais il faut quand même savoir que dans le monde, il y a 58 millions de Français, il y a presque 3 milliards d’étrangers!”


      • libertaire Le 17 décembre 2015 à 17h47
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        Très bien gérée, faut voir…
        C’est quoi, d’abord, bien gérer l’immigration ? C’est se contenter, au nom des Droits de l’homme, d’accueillir des personnes et des familles de diverses nationalités et cultures qui cultivent parfois un antagonisme séculaire, de les entasser dans des vieilles cités HLM, de leur fournir des soins quand ils sont malades et les lâcher dans l’arène en permettant aux dames, au nom de la tolérance, de porter le tchador en terre laïque, histoire de les exposer à la stigmatisation des xénos et à l’indignation des adeptes humanistes de la laïcité pour qui le port du tchador est une atteinte aux droits de la femme ? C’est pour leur refiler des minima sociaux faute de boulot histoire d’attiser la rancœur de ceux qui ont encore un job (on paye pour ces gens-là, etc…) et de ceux qui sont aussi fauches qu’eux mais qui sont nés sur la terre d’accueil, et qui ne voient pas trop pourquoi ces nouveaux venus sont logés à la même enseigne qu’eux ? C’est pour voir au bout d’un moment certains de ces natifs de lointains pays de l’Est faire la manche en balbutiant trois ou quatre mots dans notre langue que personne n’a pris la peine de leur apprendre ?
        Est-ce que bien gérer l’immigration c’est rendre service à ceux que l’on accueille en leur offrant un peu moins de galères que dans leur pays d’origine mais pas mal de galères quand même ?
        Je précise que je ne suis pas xéno, que je suis moi-même petit-fils d’immigrés et que je vis dans une petite municipalité de Gauche-socialo-écolo-bobo qui a fait de l’accueil de “l’étranger” son cheval de bataille (aux fins inavouées de maintenir un seuil démographique au regard du nombre conséquent de jeunes et de familles qui chaque année, partent chercher ailleurs le boulot qu’il n’y a plus ici). Je vois chaque mois des barques d’immigrants des pays de l’Est et de Turquie s’ajouter aux barques d’immigrés de longue date venus d’Afrique du Nord, dont fort heureusement les enfants sont pris en charge par le système scolaire, mais dont les populations adultes ne bénéficient d’aucune politique d’alphabétisation. Il n’y a pour ainsi dire pas d’échanges entre ces populations et nous, du fait de la barrière linguistique et malheureusement, des interdits implicites liés à l’Islam. Les femmes sont mal vues de notre vieille population de montagnards, en raison du port du tchador, et les hommes en sont réduits à se livrer à de minables trafics et à faire la manche.
        Quant aux jeunes issus de familles immigrées de plus longue date, faute d’accès à l’emploi et à la formation, ils dérivent à la manière des ados des cités, entre deal et petite criminalité. Bien peu s’en sortent honorablement. Certains arrivent à la trentaine sans jamais avoir travaillé, ils n’ont connu que le RMI puis le RSA et habitent encore chez leurs parents.
        Immigration bien gérée, faut voir…


      • dervan Le 17 décembre 2015 à 18h33
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        je serai curieux de savoir de quel principe libéral il s’ agit, jamais entendu parler.
        Quant à l’ intégration ce n’ est jamais rapide c’ est un processus lent qui suppose aussi un projet ou du moins des valeurs fortes comme point d’ appui et un minimum de travail pour tout le monde car le travail est l’ intégrateur par excellence . Force est de constater que nos grands principes ont été vidés de leurs substance et notamment celui de la laïcité dont tout le monde parle mais dont peu aujourd’ hui peuvent donner de sens précis conforme à l’ idée édictée à l’ origine
        maintenant , je vais déplaire mais je crois qu’ en France le communautarisme est une grande fiction issue d’ une peur ancestrale ( 1791). Ce qui me fera toujours rire, c’ est quand on va au Maroc par exemple, le nombre d’ autochtones sachant parler le français.En France , voyez le nombre d’ anglais trouvant tout à fait normal de ne pas parler français, l’ anglais est une langue internationale Pardi! et quelle joie on se fait alors de les excuser et de s’ essayer à une langue étrangère!! Il y a là un paradoxe que je ne m’ explique pas!!!


        • patrick Le 17 décembre 2015 à 19h46
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          incompatibilité de l’état-providence et immigration:
          http://www.wikiberal.org/wiki/Immigration

          Les marocains parlent français pour des raisons historiques , comme les algériens , les tunisiens et pas mal d’africains.


      • Ari Le 17 décembre 2015 à 18h41
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        Auparavant (ces 40 années dont vous parlez) nous respections à peu près le droit international.
        En l’absence de droit, c’est la loi du plus fort qui s’installe.

        Aussi, quand la Turquie est soupçonnée d’infiltrer des djihadistes dans les réfugiés de guerre et qu’elle est payée pour ne pas le faire, j’appelle cela du racket, et je ne m’en étonne pas, car nous ne respectons absolument plus le droit international.

        Non non, la situation n’est plus la même qu’avant au sujet de l’immigration.


  15. BA Le 17 décembre 2015 à 08h39
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    – Si l’Union Européenne était au service des classes populaires et des classes moyennes, ces classes voteraient de plus en plus pour les partis politiques européistes.

    – Or, depuis la signature du traité de Rome en 1957, l’Union Européenne est au service de la grande bourgeoisie. Du coup, les classes populaires et les classes moyennes votent de moins en moins pour les partis politiques européistes.

    – Les classes populaires et les classes moyennes ont tendance à penser : “Nous avons essayé la gauche européiste et ça a foiré pour nous. Nous avons essayé le centre européiste et ça a foiré pour nous. Nous avons essayé la droite européiste et ça a foiré pour nous. Donc nous allons essayer autre chose.”

    – Depuis sa création, l’Union Européenne mène une politique anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique. Elle provoque donc une réaction du peuple français : le 13 décembre 2015, le Front National a battu son record historique. Il a obtenu 6 820 477 voix.


    • Ananass Romanoff Le 17 décembre 2015 à 18h20
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      “Nous avons essayé la gauche européiste et ça a foiré pour nous. Nous avons essayé le centre européiste et ça a foiré pour nous. Nous avons essayé la droite européiste et ça a foiré pour nous…”
      Oui, oui, mais il est bien possible que la phrase se termine un jour par: “Nous avons essayé l’extrême-droite anti-européiste et ça a foiré pour nous…”


  16. Nerouev Le 17 décembre 2015 à 08h42
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    Quand un Président sortant non réélu affirme que son intention serait de faire du fric, je crois que tout est dit ou presque : chômage, industries, et autres RAB. (Modérateur : RAB = ? Si vous voulez convaincre, il faut être explicite. Merci!).
    Quand un autre, responsable de la sécurité de ses concitoyens, est obligé de se tourner vers la Russie pour agir malgré d’autres langages antérieurs on peut se demander ce qu’il aurait fait si la Russie n’avait rien commencé car nous n’y avions plus d’ambassade.
    Tout a commencé sous VGE à une époque où la Russie nous était cachée derrière son rideau, quand ont été lancés les “young leaders”, mis en place en 81 par Mitterrand. Mais 1991 n’a pas été une victoire sur le communisme et personne n’a rien vu venir ni commencé à apprendre le Russe. Maintenant ils vont tous là-bas y compris Valéry Giscard d’Estaing.
    Alors que reste-t-il ? Le FN.


  17. Homère d'Allore Le 17 décembre 2015 à 08h45
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    Petite erreur factuelle dans l’article. Ce n’est pas en 1985 que Jean-Marie Le Pen a bénéficié de l’héritage Lambert mais en 1977.

    Et on commence à reparler des conditions dans lesquelles s’est déroulé celui-ci.

    http://blog.francetvinfo.fr/derriere-le-front/2015/05/06/lheritage-lambert-une-des-causes-de-la-suspension-de-jean-marie-le-pen.html


  18. Gérard Jeannesson Le 17 décembre 2015 à 10h30
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    David Pestieau dresse ici un tableau , et un bilan cruel, sans concessions, des politiques suivies en France et dans l’Union Européenne au cours des deux dernières décennies.

    Il présente une analyse pertinente des ressorts de la progression du Front National dans notre pays parallèlement à celle des formations du même acabit dans les autres pays de l’UE. Il présente le Front National , ses dirigeants et ceux dont ils défendent les intérêts tels qu’ils sont, pour ce qu’ils sont, démonte l’image mensongère de ces rebelles de pacotille , vendue à longueur d’antenne et étalée ad nauseam dans tous les journaux .

    Cet aspect de la question mérite d’ailleurs d’être décortiqué plus en détail : les mêmes personnages sont drapés tantôt de la panoplie de Dartagnan, tantôt de celle d’un bandit de grand chemin au gré des besoins d’un scénario fantasmagorique qui est là pour pour nous distraire, autrement dit pour nous empêcher de porter notre regard sur les causes réelles des problèmes, sur les vraies solutions et sur les hérauts derrière les bannières desquels le peuple pourrait avoir la tentation de se regrouper. Bref, on convoque et on agite un épouvantail devant les électeurs à chaque scrutin pour les convaincre de maintenir aux commandes du navire les responsables du naufrage programmé.

    Ce texte de David Pestieau est un document précieux , un texte salutaire, un outil bien façonné à utiliser sans modération.

    Pour autant, ce qu’il faut mettre derrière la lutte “contre l’Europe de la concurrence et de l’inégalité et contre le FN” reste à défricher. Tout montre qu’une remise à neuf ou même une refondation de l’UE ne mèneraient nulle part, sinon à de nouvelles catastrophes.

    Les peuples, les nations doivent reprendre les commandes , réaffirmer leur souveraineté le rôle protecteur de l’état contre les vampires et les fauteurs de guerre que sont les grandes sociétés capitalistes multinationales qui pilotent l’Union Européenne, le plus bel outil qu’ils aient inventé pour ôter aux populations et aux salariés toute possibilité et même toute vélléité de résistance.

    La sortie de l’Union Européenne, de l’euro et de l’Otan me semblent être un pré-requis incontournable à toute tentative de redresser le cours des choses.

    On ne peut que déplorer que toutes les autres formations politiques participant à ce scrutin ne proposent que la poursuite de l’aventure européenne, avec ou sans projet de rafistolage… Autrement dit, encore moins de souveraineté, encore plus d’austérité, de concurrence intra-européenne vers toujours plus de moins-disant social, de démantèlements d’entreprises, de délocalisations, de financements des oligarques et des nazis ukrainiens, d’états d’urgence et de suppressions des libertés,de programmes d’armement, d’aventures guerrières et coloniales sous la houlette du maître de la curée qui pilote tout cela depuis Washington.

    Il est également déplorable que, état d’urgence aidant, le traité transatlantique négocié secrètement par la commission européenne, soit passé à la trappe pendant ces élections, désarmant ainsi notre pays et nos concitoyens pour mieux les étrangler après.


  19. Le Rouméliote Le 17 décembre 2015 à 10h41
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    Eh bé ! Il en faut du temps pour s’apercevoir que l’UE est devenue la prison des peuples, à l’instar de l’Autriche-Hongrie d’autrefois ! La Grèce a bel et bien été le laboratoire de la dictature européiste avec la complicité des naïfs qui ont cru le discours débile des “Grecs fraudeurs”.
    Quant à croire que la “gauche” peut nous sortir de là, il y a belle lurette que c’est une illusion. Depuis Maastricht et la trahison mitterrandienne !
    La seule solution est une alliance souverainiste de gauche et de droite. Libérons-nous d’abord et on verra après si on a le temps d’être de gauche ou de droite…


  20. petitjean Le 17 décembre 2015 à 11h53
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    L’approbation par les parlements du projet de constitution européenne fut un coup d’état contre le peuple. Cette trahison signa l’arrêt de mort de la démocratie en France

    la politique ne se juge QUE sur ses résultats. L’auteur de cet article se contorsionne pour nous faire avaler des couleuvres : les faits sont les faits. Le projet européen a totalement échoué, il était totalement à l’opposé de la volonté des peuples

    Encore une preuve que nos oligarques refusent tout principe démocratique, Hollande refuse d’instaurer la proportionnelle aux législatives pour faire barrage au FN

    “François Hollande renonce à la proportionnelle

    Le président de la République estimerait qu’un changement de scrutin risquerait de favoriser le Front national aux législatives de 2017.

    http://www.lepoint.fr/politique/francois-hollande-renonce-a-la-proportionnelle-17-12-2015-2003312_20.php

    C’était une promesse de campagne. À la veille de la présidentielle de 2012, François Hollande s’était engagé à introduire “une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale”. C’était même l’engagement 48 de son projet présidentiel.

    Ce renoncement serait motivé par un froid calcul tactique. Son instauration profiterait surtout au FN. En 2017, “ce ne serait pas les 35 députés Front national des législatives de 1986 que vous auriez, mais bien une centaine d’élus frontistes”, expliquerait le président en privé, selon Europe 1.”

    les patriotes et ceux qui rêvent encore de démocratie doivent être en colère

    Que faire ??…………………..


    • Furax Le 17 décembre 2015 à 13h21
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      On peut reprocher beaucoup de choses à Sarkozy. Mais lui reprocher le traité européen de 2007, je trouve que c’est injuste et incohérent. Sarkozy avait annoncé la couleur pendant sa campagne électorale. Il avait dit que s’il était élu président, il reprendrait la partie du Traité Constitutionnel Européen relative à la réforme des institutions européennes et qu’il ferait un traité simplifié qui serait ratifié par voie parlementaire.

      Il l’a dit. Il l’a fait. Et ceux qui n’en voulaient pas n’avaient qu’à pas voter pour lui.

      Sinon, autant qualifier de déni de démocratie ou de trahison l’abolition de la peine de mort en 1981 puisque les sondages d’opinion disaient que deux tiers des français étaient alors opposés à son abolition.

      Quant à la proportionnelle et à un retour aux petits arrangements de la 4ème république, c’est à mon avis la dernière des choses dont la France a besoin.

      La culture politique des français (celle des professionnels de la politique comme celle des électeurs) est telle que le pays redeviendrait ingouvernable. C’est précisément pour cela que la constitution de la 5ème république a été faite : pour forcer des gens qui ne le sont pas à devenir un minimum vertueux ou les empêcher de paralyser l’Etat.

      Le problème, c’est que ces gens ont fini par contourner les sécurités de la 5ème en ne pensant plus qu’à se faire élire et réélire. Malgré ces sécurités, ils ont réussi à ne plus gouverner le pays et à se faire réélire pour cela.

      Une réforme institutionnelle vers un retour à la 4ème république rebaptisée 6ème république ne réglerait pas le problème mais l’aggraverait. C’est aussi pour cela que les français méprisent autant les politiques et qu’ils votent de plus en plus pour des partis anti-système.


      • BA Le 17 décembre 2015 à 15h54
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        2005 : par référendum, le peuple français vote « NON » au Traité établissant une constitution pour l’Europe.

        2007 : pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy envoie son programme à tous les Français. Il leur explique ceci :

        « J’ai proposé à nos partenaires un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles que nul n’a contestées pendant la campagne référendaire, afin que l’Europe se dote rapidement des moyens de fonctionner efficacement à 27 États membres. »

        https://perso.limsi.fr/pointal/_media/divers:monprojet.pdf

        Nicolas Sarkozy est élu président. Une fois élu, il trahit deux fois son programme :

        1- Première trahison : le traité de Lisbonne N’est PAS un traité simplifié. Il est beaucoup plus long que le Traité établissant une constitution pour l’Europe.

        2- Seconde trahison : le traité de Lisbonne N’est PAS limité aux questions institutionnelles. Bien au contraire, le traité de Lisbonne impose à tous les pays européens une politique économique, et une seule.

        Exemples :

        Le traité de Lisbonne impose une politique de concurrence libre et non faussée :

        « Les Etats membres et l’Union agissent dans le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources, conformément aux principes fixés à l’article 4. »

        Le traité de Lisbonne impose une politique de libre-échange mondial généralisé :

        « Par l’établissement d’une union douanière conformément aux articles 23 à 27, l’Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres. »


      • petitjean Le 17 décembre 2015 à 19h27
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        “On peut reprocher beaucoup de choses à Sarkozy”

        En effet , il a trahi !

        J’ose espérer, si vous voulez parler politique, que vous n’ignorez pas ce discours de Sarkozy prononcé, durant son mandat, à l’Ecole Polytechnique : il a menacé les Français qui refuseraient le métissage !!!!!!

        Ecoutez le bien et faites en profiter vos relations :

        http://www.dailymotion.com/video/xbgm2p_nicolas-sarkozy-objectif-metissage_news

        http://lesobservateurs.ch/2015/09/27/sarkozy-rappel-le-metissage-par-la-contrainte-sil-le-faut/


  21. Gérard Jeannesson Le 17 décembre 2015 à 12h04
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    liberté de parole des climatologues?

    Un responsable du service météo d’une grande radio nationale n’a-t-il pas été “remercié” récemment (licencié) pour avoir publié un livre sur les modifications climatiques en cours, ne concordant pas avec les thèses officielles du pouvoir ?


    • Micmac Le 17 décembre 2015 à 15h46
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      Le gars qui était au service météo de France 2 est climatologue? Vous êtes sûr?

      Il n’aurait pas un petit peu été licencié pour avoir utilisé la notoriété qu’il avait acquise par le service public (avec l’argent de vos impôts), pour diffuser des thèses discutables, en prétendant, justement, à des compétences qu’il n’a pas?


      • lvzor Le 21 décembre 2015 à 10h19
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        “pour diffuser des thèses discutables”
        C’est le propre des thèses d’être discutables. Lorsqu’on est en présence de thèses indiscutables ça s’appelle le socialisme à la française, ou charlisme.
        …et quel intérêt de publier des thèses qui ne seraient pas discutables?


  22. AL21015 Le 17 décembre 2015 à 12h10
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    Rien que le titre de l’article a un petit goût de propagande déjà. Il s’agit comme l’a expliqué très bien plus haut un intervenant de stigmatiser une partie des moutons auprès du reste des autres moutons. “Voyez comme ils votent mal ! Ils sont haineux (et intellectuellement déficients). Ils ne savent pas contenir leur colère. Honte à eux !”. Stigmatisation orchestrée par l’oligarchie en place bien évidemment (les bergers, dont Marine fait partie).

    Non la masse des moutons français ne se bouge pas et ne bougera pas. La plupart des moutons dispose d’un toit et d’un boulot ou est sous perfusion (CAF, RSA etc.) donc ça roule (broute), ils se débrouillent. D’ailleurs l’oligarchie a quelque chose dans ses cartons pour eux au cas où ça chauffe un peu dans la bergerie : les salaires à vie… de quoi maintenir le système pyramidal en place (on supprime le cash mais en contrepartie vous êtes crédités chaque mois pour avoir de quoi bouffer sympa non ?). Et ce jour béni venu, les moutons s’exclameront “Nous sommes sauvés !”. Sauvés face à toutes ces atrocités, toutes ces guerres, tout ce sang de mouton versé.


    • PierreH Le 17 décembre 2015 à 16h08
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      Sans parler du fait que ca finira peut-etre par etre une solution pragmatique à la raréfaction du boulot, non seulement pour raisons d’ultra-libéralisme économique et de mondialisation mais aussi grace aux dernières accélérations technologiques en cours (informatique, robotique…) qui élaguent peu à peu le tertiaire (après que les anciennes révolutions industrielles aient bien élagué le primaire puis le secondaire, et comme je ne connais pas de quaternaire…).
      Merci pour le commentaire en tout cas.


      • libertaire Le 17 décembre 2015 à 17h04
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        C’est d’autant plus inéluctable que cela garantirait tout bêtement le fonctionnement de l’économie. 800 balles ajoutés à un petit salaire (pour ceux qui trouveraient encore un job), ça constitue un début de pouvoir d’achat. Il faut comprendre qu’il y a de plus en plus de monde qui carbure aux minima sociaux sans espoir d’en sortir, et que quand vous carburez aux minima sociaux, tout ce que vous touchez part dans le loyer, la facture énergétique et les besoins basiques. Le reste ? Récupe, travail au noir, troc, mano al mano quand on est malin, mais ces solutions-là sont vite épuisées, et au bout d’un moment, plus de bagnole, conso niveau zéro = mort sociale.
        Dans certaines régions cela contribue à la disparition du commerce. Dans celle où je vis, même les bistrots sont à la vente. Dans ma petite ville, l’ex-rue commerçante ne compte plus que des rideaux baissés et plus d’un millier d’appartements sont laissés vides pour cause de loyers trop élevés ou parce que leurs propriétaires ne veulent plus louer suite à des impayés.
        Le salaire de vie est une arme à double tranchant. Parade contre la précarisation galopante, la disparition des emplois et le rejet dans les marges de populations rendues inemployables par des années de RSA, et pour peu que son montant soit indexé sur l’élévation du coût de la vie, garant d’un semblant d’intégration à la Société.
        Mais il créerait en même temps un ghetto social. Dans une certaine mesure, ce ghetto existe déjà avec les minima sociaux, aggravé par les dispositifs discriminatoires qui réduisent le montant de ces minima lorsque par exemple leur bénéficiaire habite sous le même toit qu’un conjoint qui a un travail, et le flicage exercé sur ces bénéficiaires par les administrations concernées.
        Ce que créerait la mise en application du salaire de vie, c’est qu’il y aurait d’un côté ceux qui ne toucheraient que ça, qui n’auraient que ça pour vivre entre d’improbables petits boulots, et ceux pour qui cela constituerait un “plus” au regard de ce qu’ils ont déjà en tant que revenu, rente, etc.
        Ce revenu de base poserait d’autres problèmes : le distribuerait-on aux natifs ou aussi aux étrangers en situation régulière sur notre territoire ? Serait-il fiscalisé, insaisissable ? Quid des emplois non qualifiés qui deviendraient alors quasi impossibles à pourvoir ?
        Et dans la mesure où, à sa manière, ce revenu de base sonnerait le glas de la “valeur-travail” (même si dans les faits, celle-ci est enterrée depuis l’apparition des contrats précaires… et à l’opposé, de l’actionnariat triomphant !) comment trouverait-il à s’inscrire dans l’idéologie dominante ?
        Simple affaire de formulation ?
        En tout cas, vu ce que coûtent à la collectivité les dispositifs de survie existants en termes de gestion et suivi de dossiers et surtout, de politiques de contrôle, les voir supplantés par un salaire de vie cumulable avec un ponctuel revenu permettrait une économie considérable en même temps que cela garantirait aux plus vulnérables de nos concitoyens une sécurité appréciable.
        L’idée fait son chemin, elle éclorera probablement sous telle ou telle pression qui ne manquera pas de surgir à un moment ou à un autre, et elle sera alors présentée comme une providentielle avancée sociale. Tandis que les conservateurs devront faire le deuil d’un système de valeurs depuis longtemps périmé.


        • Ari Le 17 décembre 2015 à 19h36
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          Le revenu universel : grosse affaire de seuil surtout !
          Oui car il y a un seuil en dessous duquel personne ne peut faire des affaires. Autrement dit dans le monde d’aujourd’hui : avoir une place dans la société.

          Croire que ce seuil sera assez élevé pour permettre un quelconque ascenseur social… Arriver à l’indépendance ? Ce serait là comme faire croire que les ONG seraient là pour aider les peuples en difficulté au lieu d’en faire des esclaves tenus par la dette. Ou alors croire encore aujourd’hui à la théorie du ruissellement !
          Pour moi c’est vraiment… naïf comme vision.

          Non, ce seuil sera juste calculé pour faire croire que vous pourriez… “Ah mais justement, vous aviez les moyens mais vous n’avez pas pu”, contrairement à ceux qui l’auraient (ce seuil) et en plus l’héritage économique, social, éducatif de leurs parents.
          CQFD. Vous êtes un incapable.

          Non, cela ne tient pas une seule seconde la route.


    • AL21015 Le 19 décembre 2015 à 10h34
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      Pour compléter ce point de vue la dernière vidéo de l’excellent Martin Prescott à partir de 10’33 :

      https://youtu.be/lSYSO3cqjwg#t=10m33s

      Il vous explique très clairement la chose.


  23. Alae Le 17 décembre 2015 à 12h13
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    “Union européenne : ceux qui ont écrasé les Grecs ont frayé la voie au FN”
    Si seulement ça pouvait être vrai ! Quelques régions au FN aurait peut-être enfin réveillé les forces de gauche qui, en ce moment, continuent à s’accrocher sur des micro-broutilles, et Lordon qui n’aime pas Michéa, et Onfray que tout d’un coup, ils détestent parce qu’il l’ouvre trop grand, et des Quatremer qui continuent à se croire de gauche, et Mélenchon avec sa jolie cravate rouge (qui est au socialisme ce qu’une casquette Che Guevara sur la tête d’un étudiant de Harvard est à la révolution prolétarienne), et tout le reste à l’avenant. Du rien.
    En Europe, nous avons la gauche la plus anecdotique du monde. Que ce soit la frange gauche du Labour de Jeremy Corbyn, Syriza, Podemos, le FDG, etc, uniquement des partis de salonnards, de bobos gentillets ou d’apparatchiks viscéralement incapables de se coordonner autour de vrais thèmes de combat, à croire qu’ils se sont passés le mot pour être aussi inoffensifs que possible.
    Tout ça n’est pas seulement lamentable, c’est dangereux. En Grèce, face à la même situation et également par tiédeur et peur des extrêmes, le peuple a voté un coup à droite européiste, un coup à gauche européiste, et rebelote, et encore et encore, jusqu’à l’effondrement total du pays. Au moment critique, il a suffi de lâcher une fausse opposition “d’extrême gauche” juste assez crédible pour que des gens désespérés s’imaginent y trouver une bouée de sauvetage, et c’était fini. Moral brisé. Et voilà comment ils ont réglé son sort au pays sans canons ou coups d’État, juste avec la même propagande alarmiste qu’ici et une gauche narcissique, divisée et majoritairement euro-libérale même dans sa composante dite “radicale”.
    En conséquence, j’ai vraiment été déçue que le FN n’ait pas réussi à engranger quelques régions, juste de quoi envoyer un bon baquet d’eau glacée sur le paysage politique. Il n’y a rien à faire : le vote ne marche pas, l’abstention non plus. Ils sont même capables de voter Sarko, c’est dire à quel point ils sont enclins à sacrifier un peu de confort pour garder leur confort, et ce jusqu’à épuisement total du confort.
    Comme les Grecs.
    Pour venir à bout de cet engrenage, soit on crée un vrai parti de gauche marxiste-léniniste (la seule gauche qui leur fiche la frousse, d’où le fait qu’ils se soient acharnés à la détruire) [Modéré], soit on attend gentiment que ça s’effondre tout seul. La deuxième option fera des victimes et des laissés pour compte au passage, mais après tout, tant pis, ils ont voté.
    Comme les Grecs.


    • pol Le 17 décembre 2015 à 18h57
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      malheureusement s’abstenir n’est pas un acte militant, cela fait le bonheur de LRPS et son epouvantail FN, il faut plus qu’une simple abstension, cesser de travailler, de consommer, d’alimenter le Leviathan serait un bon debut. Je suis cette voie, mais je comprend bien que cela ne soit pas possible pour tout le monde.

      POL


  24. SebCbien75 Le 17 décembre 2015 à 13h00
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    Étrange article qui ne parle pas de l’impossibilité d’avoir une autre Europe car l’article 48 du TUE OBLIGE à l’UNANIMITÉ pour changer les traités…

    >qui forcera un luxembourgeois à modifier un traité dans le sens de la transparence et de la disparition des paradis fiscaux ou autres accords fiscaux de dumping fiscal ?

    > qui forcera un anglais à remettre à plat la finance et son fonctionnement… ?

    > qui forcera un allemand à donner des centaines de milliards aux pays du sud de l’Europe pour compenser les effets d’une monnaie au service de son économie ?

    Enfin ce n’est pas le FN qui monte en nombre de voix, mais l’écroulement du PS et des “Républicains”

    En terme d’inscrits le FN comme depuis 30 ans ne franchi pas le plafond de verre d’environ 15 % des inscrits…

    À méditer…


    • Micmac Le 17 décembre 2015 à 15h51
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      En même temps, si on ne respecte pas l’article 48, je ne vois pas ce que la Commission Européenne peut faire d’autre que le rouler en cône et s’asseoir dessus…

      Bien d’accord avec vous : tout le monde hurle, alors que le FN en nombre de voix bouge très peu. C’est l’abstention qui explose. De même, on crie partout que le FN est “le premier parti ouvrier” ou le “premier parti chez les jeunes”, alors que l’abstention est énorme dans ces catégories.


  25. Krystyna Hawrot Le 17 décembre 2015 à 13h16
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    Merci, un très bon texte qui dit tout. Rajoutez à cela l’obsession mortifère du PCF à soutenir un Tsipras traitre, cela ne passe pas inapercu, contrairement à ce que Pierre Laurent croit. Le peuple n’aime pas qu’on le prenne à ce point pour un débile. Pour la première fois les Français avait compris à quel point la crise grecque les regarde: avec le référendum du 5 juillet 2015 qui faisait écho à notre référendum violé du 29 mai 2005.

    A voir l’obstination du Front de Gauche et du PGE dans son ensemble à soutenir une Syriza se couchant devant Schäuble, les gens se disent… Marine Le Pen ne sera pas pire.
    Les rares électeurs de Le Pen que je connais sont effectivement des “petits blancs” paumés dans des banlieues pourries. Ils sont bien plus frustrés que les habitants d’origine étrangère qui les entourent parce qu’ils estiment qu’ils ont droit à plus, c’était cela la promesse du capitalisme: le pavillon de banlieue pour les bons travailleurs méritants. Et là non seulement plus de pavillon mais la cherté des loyers (voyez un simple studio à 600 Euros à Saint Denis, à Sevran, à Livry Gargan! -et encore il faut des garants qui soient français et pas Smicards pour pouvoir louer) , la précarité, le mépris du système.
    Pour eux c’est facile de s’en prendre aux “immigrés” même si par ailleurs ils peuvent avoir des relations de voisinage correctes avec leurs voisins; Tandis que les voisins en question déjà sont bien contents d’avoir un toit au dessus de leur tête, surtout si c’est un HLM. N’oubliez jamais que les banlieues les plus colorées, le 93, les cités, ne votent jamais Front National! Les gens ne sont pas idiots! En 2014 aux municipales, le FN n’avait même pas de liste dans la plupart des communes du 93! Ils ont même fait des sondages payants auprès des habitants pour savoir si les gens allaient voter FN. J’ai été sondée à Saint Ouen par une entreprise qui faisait ce sondage pour le compte du FN.

    En plus quand vous voyez de près la politique de Hidalgo qui favorise de façon honteuse les classes moyennes aisées, vous avez envie de tout casser. Savez vous que 130 000 Parisiens attendent un logement social, que certains attendent 15 ans (moi par exemple, je ne suis pas la seule) et que l’argument de la Mairie est qu’il “faut avoir des revenus suffisants pour avoir droit à un HLM”. C’est totalement illégal, les HLM, c’est pour les pauvres! En plus la loi interdit de discriminer et de refuser un logement en raison de revenus trop bas, c’est aux municipalités de construire les logements en fonction des besoins de la populations. Et que fait Hidalgo? Elle “permet aux classes moyennes de choisir son HLM”! Il faut voir l’ambiance dans le Service du logement à Paris ou les gens attendent des heures et des heures pour qu’on leur disent que les HLM sont réservés aux classes moyennes! Oui, les gens ont envie de tout casser.Et comme le système n’a pas peur d’un PCF mais a peur du FN, ils votent FN.


    • libertaire Le 17 décembre 2015 à 16h11
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      Le système n’a pas peur du FN, il est leur outil. Et cela fait quarante ans que l’outil marche à tous les coups.
      Vrai pour la première partie de votre commentaire : ces “petits blancs” déclassés victimes de ces destins sociaux dont parlait Bourdieu, reflets en creux des ouvriers des années 70 qui évoluaient dans leur profession et pour qui l’HLM était une étape vers le pavillon de banlieue. Eux se fadent l’immobilisme, le chômage entrecoupé de flicage administratif et de contrats jetables à horaires coupés, les loyers exorbitants et des vies exemptes de choix individuels. C’est parmi ce populo abandonné de la Gauche et des syndicats que le FN puise son électorat. Pour leur fourguer la lune.
      Maintenant, pour le reste de ce que vous décrivez, bien sûr que l’on a envie de tout casser. le problème et qu’on ne le fait pas. Ni pour cela ni pour de pires scandales. Personne n’a remué le petit doigt à l’apparition des CES à mi-temps, qui valaient pour une première entorse grave au Code du travail, au milieu des années 80. Personne n’a bougé. Dix ans plus tôt, la France entière serait descendue dans la rue et le gouvernement aurait été acculé à la démission. Personne n’a bougé non plus lorsque des dizaines d’employés d’Orange, Renault, etc… se sont suicidés suite au harcèlement de leurs managers. Et personne ne descend dans la rue pour réclamer une remise à plat de la politique du logement, revendiquer une baisse des loyers, alors qu’il est de plus en plus difficile de se loger, et par là de faire respecter un droit fondamental.
      C’est l’inertie, l’indifférence et la trouille, savamment entretenues par les propagandistes [Modéré]. Alors qu’est-ce qu’on fait pour se défouler ? On vote le Front. Au lieu de se prendre en main.


    • Tassin Le 18 décembre 2015 à 21h56
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      Je ne vois pas vraiment d’où vient cette idée que “le système a peur du FN”. Déjà le FN est un parti de bourgeois et carrément de millionnaires pour sa direction. Ensuite les élites économiques libérales sont de plus en plus en train de se dire que le FN est la solution puisqu’il les laissera continuer à s’enrichir en tenant en respect les pauvres A ce sujet voir récemment les déclaration de Charles Beigbeder et plus généralement des patrons, investisseurs ou militants libéraux qui ne rejettent plus du tout la solution FN.
      Vraiment c’est se fourrer le doigt dans l’oeil que de penser une chose pareil. Le 1% est en train d’adopter la même attitude qu’en 1936 “Plutôt Hitler que le Front Populaire”. La Troïka aurait d’ailleurs adoré devoir discuter avec Aube Dorée plutôt qu’avec Syriza.


  26. ThylowZ Le 17 décembre 2015 à 13h17
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    Lire cette article ne fait que renforcer ma conviction selon laquelle il y a une confusion sur ce que sont des valeurs de gauche ou de droite. Je ne dis pas que j’ai la réponse.

    Mais c’est encore un n-ième article qui sous-entend que quand on est à droite, on est forcément pour les grosses multinationales qui dépotent, on est libéral, on aime pas les pauvres et on adore les très riches, et qu’on trouve que l’austérité c’est génial.

    C’est exactement comme quand on explique aux gens que la politique d’austérité à laquelle on soumet les états est mortifère et qu’on nous rétorque qu’il est normal de ne pas faire n’importe quoi avec son budget. J’ose imaginer qu’il existe un juste équilibre (naïvement peut-être…)

    La méconnaissance de l’autre est aussi à l’origine des différends entre nos concitoyens. Les clichés ont la vie dure. Le problème c’est que la politique ne fait qu’accentuer le trait…


  27. grub Le 17 décembre 2015 à 13h42
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    Le terrorisme permet de faire avaler la pilule des mesures liberticides.
    Le FN permet de faire avaler l’élection de politiques libéraux complétement corrompus.
    Dans les deux cas, c’est toujours la même méthode du repoussoir.
    Donc je n’ai eu qu’à lire le titre de l’article pour m’éviter une lecture au fond éculé.

    J’observe qu’au sortir des élections, la moitié des français ont la gueule de bois, avec la désagréable impression sans doute de s’être encore fait b* en beauté.
    Gageons qu’aux prochaines, une partie ira nous rejoindre dans le plus grand parti de France, ceux qui restent tranquilles dans leur lit.

    [Modéré]


  28. patrick Le 17 décembre 2015 à 14h20
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    l’Euro est devenu une religion , pas question d’aborder le sujet.
    et pourtant …
    une monnaie est toujours liée à l’économie réelle du pays, elle s’adapte, elle s’évalue ou se dévalue en fonction de l’état de cette économie.
    quand la monnaie ne peut pas bouger , alors c’est l’économie qui doit s’adapter par le chômage , la baisse des salaires et les délocalisations .
    nous avons fait des choix , nous devons en accepter les conséquences, ou remettre ces choix en cause.


  29. Bayard Jean Le 17 décembre 2015 à 14h29
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    Bonjour,

    Je crois que vous n’avez pas lu le programme du Front National puisque vous n’en dites que des informations tronquées. Etonné de la teneur de vos propos, je viens de me procurer “Mon projet pour la France” de MLP.

    Voici quelques lignes que j’ai relevées à propos des fonctionnaires, pour ne citer que ceux-là (mais je vous conseille de le lire entièrement) :

    “Le train de vie du Pouvoir sera fortement réduit : les dépenses somptuaires, indemnités excessives des élus et avantages injustifiées seront supprimés.

    En cinq ans, les effectifs de police et de gendarmerie supprimés depuis 2005 seront reconstitués. De surcroît, les moyens matériels de la police et de la gendarmerie (armes, véhicules, télécommunications,…) seront améliorés. Il convient de stopper la fermeture des brigades de gendarmerie et des commissariats de police et de restaurer les unités EGM et CRS dissoutes.

    Le budget de la Justice sera revalorisé de 25 % en cinq ans : il est impératif de donner à la Justice les moyens de ses missions. Le nombre de magistrats sera revu à la hausse afin de rendre la Justice plus rapide, et donc plus juste.

    L’effort de défense reviendra progressivement sur cinq ans à 2 % du PIB, ce qui est nécessaire à la pérennité des programmes, à la modernisation des matériels et au maintien des effectifs.”

    Il est facile de hurler avec les loups.

    Cordialement

    jean bayard


    • Jagajaga Le 17 décembre 2015 à 23h12
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      M. Bayard,

      Vous donnez une très belle démonstration du caractère “faut qu’on y’a qu’à” du programme frontiste. Mon professeur de politiques publiques nous avait longuement mis en garde mes condisciples et moi-même. Je m’autorise donc à reprendre son raisonnement: personne n’est contre un renforcement des effectifs de police ou de la justice, la vrai question est : “d’où vient le pognon ?”

      De deux choses l’une:
      – cette politique est menée à budget constant. Quelle mission de l’Etat voit son budget diminué d’autant ? Au pif je dirais Education Nationale, ESR et culture mais je peux me tromper.
      – cette politique passe par une hausse budgétaire. Par quel moyen augmentez vous les ressources de l’Etat ? Privatisations (aïe) ? Emprunts (re aïe) ? Hausse des prélèvements obligatoires (aïe²) ?

      Merci de m’épargner le sophisme sur les frais somptuaires, on n’a jamais financé une politique publique en rognant sur les petits fours. J’attends vos réponses avec impatience.

      Question subsidiaire: une justice plus rapide est-elle plus juste ? Vous avez 4 heures.


      • K Le 18 décembre 2015 à 20h27
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        Quelle mission de l’Etat voit son budget diminué d’autant ?

        La sortie de l’UE évitera de débourser les 21 milliards de la participation française au budget de l’UE. Même si la France prend à son compte les 14 milliards versés par l’UE aux Français, ça fait toujours une économie nette de 8 milliards.

        La sortie de l’euro et la mise en place d’une monnaie nationale ayant un cours en rapport avec la compétitivité du pays (c’est à dire dévaluation d’environ 10%) entraîne mécaniquement une baisse du chômage (donc hausse globale des cotisations sociales et baisse globale des indemnités chômage). Donc un solde encore plus positif que la sortie de l’UE en elle même (sans compter l’impacte psychologique très positif sur la population qui reprend sont destin en main).

        Arrêt du regroupement familial qui permet à un étranger payé au SMIC de faire venir sa femme et ses 8 enfants sans qualification, avec tous les frais que représentent le maintient de cette population sur notre territoire (sans même parler de la catastrophe identitaire et civilisationnelle à long terme).

        Donc ces 3 mesures mises bout à bout font gagner beaucoup de milliards pour financer la justice, la police et l’armée (entre autres).


      • L Le 18 décembre 2015 à 20h51
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        -Sortie de l’UE : économie de 21 milliards versé par l’état à l’UE (même si la France reprend à son compte les 14 milliards versés par l’UE, ça fait une économie nette de 7 milliards).

        -Sortie de l’euro (plus de cotisations salariales et moins d’indemnités chômage)

        -Suppression du regroupement familiale et des cout liés

        Retrouver ses frontières ça fait beaucoup de milliards économisés !


  30. Ari Le 17 décembre 2015 à 15h01
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    L’article est bien nostalgique. C’est vrai que c’était le bon temps quand la gauche était encore la gauche et que la droite était encore “complexée”.

    Mais c’est une vision dépassée.

    L’ennemi des classes populaire n’est pas LA droite ; c’est cette nouvelle forme de libéralisme, qu’on appelle néo-libéralisme et qu’on devrait appeler libéralisme radical.
    Le socialisme, même quand il était encore de gauche, n’a jamais été une force capable de lutter contre ce libéralisme radical.

    Pour opposer une résistance à ce rouleau compresseur de libéralisme radical, il faut renoncer à la gauche ou à la droite. Il faut se réunir contre cet ennemi bien défini : le libéralisme radical, qu’il soit de gauche ou de droite.
    Ce contre-pouvoir doit être créé en se détachant du passé, il n’existe pas chez Mélanchon ou chez Lepen.

    Si ce rouleau compresseur libéral est plus fort que les peuples aujourd’hui ce n’est pas seulement parce que c’est lui qui a les richesses. C’est aussi parce qu’il a justement compris qu’il ne s’agissait plus d’une histoire de gauche ou de droite.

    Pour contenir le mécontentement du peuple, en Europe, les mêmes tactiques sont employées tour à tour : celle du kapo soi-disant à gauche (Tsipras, Hollande…) ou celle de l’extrême droite.
    En effet, mieux vaut pour ces riches un vote FN plutôt que quelque chose qui pourrait mettre des entraves au libéralisme. Ce que ne fera pas le FN, comme le dénonce l’article. L’extrême droite en effet s’est toujours alliée au capital.
    Le FN est monté car la poignée de riches qui ont les rennes aujourd’hui l’ont permis, voire souhaité, afin de canaliser les forces populaires qui commencent à gronder et les garder dans l’axe libéral.
    Le résultat est toujours le même, on finit par donner le pouvoir au libéralisme, et c’est cela tout ce qui compte.

    Commençons donc par identifier ce que l’on veut combattre dans sa dimension “nouvelle”, et pourquoi pas par dire adieu à la gauche d’aujourd’hui, celle qui n’est pas “réelle”.


    • libertaire Le 17 décembre 2015 à 16h28
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      Adieu à la Gauche, je crois que c’est en bonne voie, cette dernière élection le démontre. La Gauche réelle a disparu voici bien longtemps, quand elle a abandonné la lutte et qu’elle a tourné le dos à son peuple, comme le chaland détourne les yeux du clochard dégueulasse qui fait la manche. Quand les syndicats ex-ouvriers ont abdiqué devant le rouleau compresseur que vous décrivez, signant aveuglément toutes les dispositions dictées par Bruxelles et perdant par là toute crédibilité auprès de ceux qu’ils étaient supposés défendre. Quand elle a troqué le bleu de travail contre la dégaine de l’écolo et qu’elle a préféré se positionner aux côtés du bobo au détriment du prolo.
      Personne ne défend plus les classes populaires, sauf le FN, dans le discours. Dans les faits, on attend de voir des militants FN venir occuper des agences Pôle Emploi aux côtés de chômeurs indûment radiés. On n’en verra pas plus que des militants du FDG, rassurez-vous.
      Personne n’a jamais été là pour porter la parole des exclus du système, sous-employés précaires, RSAstes, chômeurs de longue durée, handicapés, sans-logis.
      La Gauche, il en reste quoi ? Hollande, Macron, Mélenchon et ses faux airs de Gainsbourg, Pierre Laurent, transparent et à peu près aussi révolutionnaire dans l’attitude qu’un missionnaire mormon, Besancenot et son bombers et ses antiques discours qui ne convainquent plus que les affiliés au NPA, qui tiennent leurs réunions dans une cabine téléphonique ? La Cégété dans son building parisien, dont le rapport au prolétariat est à mesurer au Carbone 14 ?
      Game Over.
      Le peuple de Gauche, il est seul.
      La bourgeoisie et les possédants ont le choix de leurs représentants, de l’extrême-droite aux socialos. Tous roulent pour eux.
      On est plus dans la politique mais dans le marketing.


      • Ari Le 17 décembre 2015 à 20h31
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        Non malheureusement ce n’est pas en bonne voie du tout. Quand vous voyez que même la gauche est prête à voter à la droite déclarée pour éviter ce que dit craindre la gauche… Non vraiment ce n’est pas en bonne voie.
        Je crois pourtant que sans cela, aucune gauche “réelle” ne peut se construire.


  31. Ldup Le 17 décembre 2015 à 16h41
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    Je n’arrive toujours pas a comprendre comment on peut dire ( Pickety) qu’être internationaliste soit compatible avec le fait d’être pro européen, cela m’échappe.
    C’est un peu comme ces “indépendantistes” qui souhaitent rester dans l’Union Européenne.


  32. libertaire Le 17 décembre 2015 à 18h05
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    II n’y a pas d’identité nationale française, ami. La position géographique de notre pays, la richesse et l’ancienneté de son Histoire, font que sa population est le produit de milliers d’années de flux migratoires. Le cocorico est un leurre et nous sommes tous des métis.
    A l’image de Barack Obama qui pour quelques mois encore, est le Président des États-Unis d’Amérique. L’Europe n’a pas de président, ce n’est pas une fédération, c’est un conglomérat raté de nations sans langue commune, qui chacune a développé une culture très différente de celle de ses voisines. Quoi de commun entre Suède, Portugal, Hongrie, Italie et nous ? Une monnaie qui a l’air de sortir d’un jeu de Monopoly, dont les espèces n’ont même pas la même valeur de part et d’autre de frontières devenues fictives.
    L’effondrement de notre République vient en partie du système économique et des directives imposées par l’UE, et en partie par notre système politique directement inspiré de l’Ancien régime, où les élus sont issus du même vase clos, où les mandats sont cumulables, interchangeables et sans limite temporelle ni d’âge, où les pratiques de corruption et de clientélisme sont tellement devenues monnaie courante qu’elle n’appellent même plus le ricanement du cynique.
    La solution viendra du peuple, là je vous rejoins.
    A condition que le peuple se prenne en main, au lieu d’attendre le salut d’un très hypothétique messie.


    • K Le 18 décembre 2015 à 20h42
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      “Il n’y a pas d’identité nationale française, ami. La position géographique de notre pays, la richesse et l’ancienneté de son Histoire, font que sa population est le produit de milliers d’années de flux migratoires.”

      Mais c’est absolument faux, les invasions romaines puis barbares, c’était il y a plus de mille ans. Et dans le cas des barbares, ils ne représentaient pas un grand nombre d’individus, même si l’Histoire leur réserve une grande place.
      Jusqu’au milieu du XIX siècle, la France n’accueille quasiment aucun immigré, puis reçoit des Belges, Italiens, Polonais, Espagnols, Portugais, Arméniens, mais il s’agit de populations européennes, blanches, chrétiennes (et même catholiques pour la plupart) et prêtes à s’assimiler, c’est à dire renoncer aux peu de différences qui les distinguaient des Français.

      Aujourd’hui (depuis 40 ans seulement), on a des populations africaines, noires ou basanées, musulmanes, ayant beaucoup d’enfants, qui détestent la France et la laïcité (pour une part importante d’entre elles) et qui n’ont aucunement l’intention de s’assimiler (la tenue vestimentaire et le choix des prénoms des enfants sont de bons indicateurs).


    • L Le 18 décembre 2015 à 20h45
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      “Il n’y a pas d’identité nationale française, ami. La position géographique de notre pays, la richesse et l’ancienneté de son Histoire, font que sa population est le produit de milliers d’années de flux migratoires.”

      Mais c’est absolument faux, les invasions romaines puis barbares, c’était il y a plus de mille ans. Et dans le cas des barbares, ils ne représentaient pas un grand nombre d’individus, même si l’Histoire leur réserve une grande place.
      Jusqu’au milieu du XIX siècle, la France n’accueille quasiment aucun immigré, puis reçoit des Belges, Italiens, Polonais, Espagnols, Portugais, Arméniens, mais il s’agit de populations européennes, blanches, chrétiennes (et même catholiques pour la plupart) et prêtes à s’assimiler, c’est à dire renoncer aux peu de différences qui les distinguaient des Français.

      Aujourd’hui (depuis 40 ans seulement), on a des populations africaines, noires ou basanées, musulmanes, ayant beaucoup d’enfants, qui détestent la France et la laïcité (pour une part importante d’entre elles) et qui n’ont aucunement l’intention de s’assimiler (la tenue vestimentaire et le choix des prénoms des enfants sont de bons indicateurs).


  33. Carabistouille Le 17 décembre 2015 à 19h06
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    Le PASOK avait tué la social-démocratie.

    SYRIZA a tué la gauche.


  34. step2 Le 17 décembre 2015 à 19h17
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    Pour en avoir discuter avec une gauchiste “bobo” qui était très fière de son internationalisme, c’est un point d’ancrage, l’élément qui évite le vertige de tenir un discours qui peut ressembler à ce que dit Le Pen. Les médias ont fait du bon boulot, la peur dirige les votes, mais aussi les discours politiques.

    Il faut bien aussi voir que cette gauche “de principe” n’a jamais connu les luttes âpres des décennies précédentes, a donc un rapport au conflit de type “bisounours power”, et certainement pas la consistance intellectuelle d’un sapir, capable de lier nation souveraineté et démocratie sans hésiter et sans sourciller aux accusations de rouge-brun.


  35. petitjean Le 17 décembre 2015 à 19h32
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    la démocratie est morte encore une fois !

    “François Hollande renonce à la proportionnelle

    Le président de la République estimerait qu’un changement de scrutin risquerait de favoriser le Front national aux législatives de 2017.
    http://www.lepoint.fr/politique/francois-hollande-renonce-a-la-proportionnelle-17-12-2015-2003312_20.php

    C’était une promesse de campagne. À la veille de la présidentielle de 2012, François Hollande s’était engagé à introduire “une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale”. C’était même l’engagement 48 de son projet présidentiel.
    Ce renoncement serait motivé par un froid calcul tactique. Son instauration profiterait surtout au FN. En 2017, “ce ne serait pas les 35 députés Front national des législatives de 1986 que vous auriez, mais bien une centaine d’élus frontistes”, expliquerait le président en privé, selon Europe 1.

    Commentaire :
    « Le seul système véritablement démocratique est la proportionnelle à un tour, avec prime au vainqueur afin de lui donner la majorité nécessaire pour gouverner*. Tout autre système est un déni de démocratie, car ce n’est plus le peuple qui désigne ses représentants, mais les partis entre les deux tours, avec marchandages, compromissions, et magouilles. »

    *exemple : Allemagne et Grande Bretagne !”

    Si je puis me permettre , ça mérite un article de notre hôte……………………….


  36. thmos Le 17 décembre 2015 à 20h38
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    200 000 immigrés/an ( +ou- 100 000) pendant les 15 dernières années de chomage stable et/ou croissant. + 3 millions de personnes venant découvrir les joies de l’ascenseur social en panne dans un HLM d’une cité conçue pour répondre aux industries délocalisées depuis longtemps. Que ces personnes soient des blondinets nordiques ou comme en France à 80% de magrhebins et sub sahariens ( Mourir de guerres – qu’on a toujours su exporter – de rigueur wahhabite, d’ennui ou de faim constituant une raison légitime à l’exil, survivre étant légal ) Que “fait-on” de ces gens ? ( à supposer que d'”intégrer” des venants se résumerait à leurs fournir un travail… ) Et quel crime y a t il à constater qu’étant incapables de résorber au chomage et à la pauvreté actuels, ( on dirait que les robots ne sont pas encore inventés) il faudrait absolument “fixer” ces populations en les protégeant (de nous) chez eux ? C’est ce que, seul, le FN propose. Culpabiliser les gens qui ne seraient “xénophobes”, masquer une réalité démographique et pratiquer la nov’langue mondialiste ne marche plus. Si le FN est un danger comme comme nos médias le hurlent trop fort, je doute …


    • Krystyna Hawrot Le 18 décembre 2015 à 13h19
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      Le problème est que votre diagnostic est mal posé. Ce ne sont plus les Maghrébins qui sont une force massive de l’émigration mais les Africains anglophones comme la Somalie, le Soudan, l’Erythrée, plus les Indiens, les Pakistanais, les Sri Lankais, les Chinois, les Afghans.

      Ces populations ne travaillent pas en usine mais dans les usines de la mondialisation – les centre de commerce de gros, les si nombreuses boutiques et supermarchés “exotiques” et les chantiers de construction. Ils important les produits de plastiques, de verre et de textile que nous ne produisons plus.
      Ils sont loin d’être au chômage et certains sont une véritable petite et moyenne bourgeoisie (vous n”avez jamais vu les impressionnants entrepôts chinois d’Aubervilliers?) qui vit en pavillon, rachète les cafés et boutiques de Paris et parfois des immeubles entiers.
      Les employés de cette bourgeoisie sont souvent sans papiers et logés dans des taudis, cette population étant issue de sociétés très hiérarchisées.

      Et c’est elle que vous avez l’intention de virer? Vous aurez du mal, à moins de changer complètement les règles de la mondialisation. Il est tout à fait légal d’avoir une entreprise domiciliée dans un paradis fiscal (comme le Luxemburg, Chypre, une partie de l’Ecosse) dans l’UE et faire des affaires en France. Et de toute façon cette bourgeoisie a déjà ses papiers. La seule chose que vous allez faire c’est expulser les sans papiers qui vivent dans des caves – de cela cette bourgeoisie s’en moque. Il y a suffisamment de miséreux dans le monde pour qu’ils soient interchangeables.

      La deuxième chose est que l’immigration qui pèse le plus sur les salaires ouvriers en France est l’immigration parfaitement légale selon les règles de l’UE des pays de l’Est – 1 million de Polonais, autant de Roumains et Bulgares qui circulent entre différents pays, souvent en tant que travailleurs détachés. Pour m’être époumonée pendant 10 ans sur le sujet, l’avoir traité de façon pratique (en soutenant les grèves des Polonais, notamment ceux du scandale de Flamanville en 2011) et théorique (avec les chercheurs notamment polonais sur l’émigration), je peux vous dire que concrètement c’est cela qui plombe le plus l’ouvriers français et personne n’en parle.

      Pratiquement tout les grands chantiers de France, l’agriculture, l’agroalimentaire,quand ils ouvrent un site, ils prennent systématiquement de la main d’oeuvre détachés et pratiquement ils ne forment jamais de Français sur place. Ils n’emploient que quelques cadres et techniciens français et le reste vient de la sous traitance détachés.

      Qu’allez vous faire? Pour mettre fin à cela il faut sortir de l’UE et là vous aurez affaire au grand frère allemand et au grand frère américain. Surtout ce dernier, car les USA pour maintenir la Pologne tranquille et en faire la plus grande base américaine aux frontières de la Russie ont besoin que le prolétariat et lumenprolétariat polonais se déverse en Occident afin qu’il ne se rende pas compte de sa misère et qu’il ne lui vienne pas à l’esprit de refaire une Solidarnosc anti-occidentale.
      La question de l’immigration est complexe et imbriquée dans les impasses de la politique étrangère française que nous payons en continue (y compris moi, émigrée polonaise qui souffre de la concurrence déloyale de mes compatriotes détachés dans des secteurs comme la traductions et le secrétariat bilingue!)


  37. RGT Le 17 décembre 2015 à 21h01
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    FN, LR (ex-UMP), PS, FDG, etc…

    Quand arrêtera-t-on de nous bassiner avec ces notions qui n’ont d’intérêt QUE dans le monde des professionnels de la politique?

    Il serait souhaitable que les peuples (et pas qu’en France) arrêtent de croire béatement tout ce que racontent tous ces boni-menteurs qui nous déblatèrent leur discours ciselés par leurs conseillers en communication.

    En fait, les discours propagandistes de TOUS les partis (du moins ceux qui ont une chance d’arriver à détenir les rennes du pouvoir) ne sont que de la poudre aux yeux et ne seront JAMAIS respectés.

    Mitterrand, au crépuscule de sa carrière (et de sa vie) nous avait révélé la vérité car il n’en avait plus rien à faire : “Les promesses électorales n’engagent que ceux qui les croient”… (Note du modérateur : ce propos a été tenu non par Mitterrand mais par Pasqua).

    Il en va de même pour les “programmes” et tout le reste : juste une publicité mensongère d’un niveau à peine supérieur à celui proposé pour un paquet de lessive.

    D’ailleurs, les politiciens professionnels ne s’encombrent même plus de promesses. Ils se contentent désormais simplement d’évoquer les “valeurs” pour lesquelles ils se présentent mais sans plus les nommer… Comme ça, si les gogos sont déçus ils peuvent en toute “honnêteté” prouver, vidéos à l’appui, qu’ils n’ont jamais promis ce qui leur est demandé.

    Subtil, et même diabolique : les gogos sont tellement embrigadés qu’ils croient entendre des promesses alors que les candidats ne parlent que de “valeurs” (terme rabâché ad nauseam)…

    Quand j’étais jeune, j’ai cru sincèrement que “l’Union de la Gauche” allait nous sortir de la pourriture dans laquelle nous avaient plongés Pompidou et Giscard…

    J’ai donc voté comme un couillon avec l’espoir chevillé au corps…

    En 83, j’ai décidé de ne plus JAMAIS voter. J’avais bien compris que cette escroquerie n’était destinée qu’à “légitimer” la caste politicarde au pouvoir.

    Le seul moyen de “remettre les pendules à l’heure”, c’est bel et bien l’abstention.

    C’est d’ailleurs pour ça que tous les politicards, tous partis confondus, nous intiment l’ordre d’aller déposer notre bulletin dans l’urne pour “défendre nos valeurs”, pour “contrer la montée de la Peste Noire” ou pour “lutter contre les pourris”…
    Mais surtout pour pouvoir ensuite se permettre de nous inonder de leur mépris en s’auto-auréolant d’une “vertu électorale”.

    Le jour (béni) où le vainqueur d’une élection sera élu avec 80% d’abstention, quelle sera sa légitimité ???

    C’est bien de ça dont ils ont peur : on pourra leur répliquer que seulement 20% de la population a été suffisamment bête pour participer à leur “jeu à la con”. Et ils ne pourront rien répliquer à ça.

    Ne vous en faites pas, ce jour là, quelque soit le parti arrivé en tête, tous les partis et tous les “élus” feront bloc derrière le vainqueur (même le FN) pour garder leurs privilèges et se maintenir au pouvoir.

    “Élections, pièges à cons”…

    Plus le temps passe et plus ce dicton prend de la valeur.

    Quelque soit le parti qui arrive au pouvoir, ce seront toujours les mêmes 1% qui tireront les ficelles car ils ne permettront jamais que des individus honnêtes et incorruptibles puissent remettre en cause leurs “petits arrangements entre amis”.

    Continuez donc à vous crêper le chignon entre droite, gauche, centre, extrêmes… De toutes façons, au final, vous serez les dindons de la farce.

    Quand on commence à vouloir me parler de “politique”, je réponds systématiquement de manière grossière : “Tu fais chier, tu n’en as pas marre de te faire entuber à longueur d’années par des idéologies de merde ?”.

    Quelque soit le bord politique de mon interlocuteur.

    Vous devriez tous en faire autant : ça soulage et ça permet de récupérer du “temps de cerveau disponible” pour d’autres activités enrichissantes (surtout si on a AUSSI, à la même époque, jeté la télé et qu’on fuit comme la peste les médias dominants).

    Chacun est libre de mener sa vie comme il l’entend.
    Seule demande de ma part : que ceux qui, par flemme ou par manque de courage, continuent à se laisser embrigader dans ces magouilles nauséabondes ne viennent pas m’embêter en venant pleurer parce que les rêves promis ne se réalisent pas.

    Ils l’ont bien cherché.

    Je ne participe plus depuis bien longtemps à cette mascarade mais j’assume.

    De toutes façons, quelque soit le parti qui sera au pouvoir les “gueux” seront toujours plumés.


  38. Astrolabe Le 17 décembre 2015 à 22h00
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    En tant que retraité de la fonction publique, plutôt d’ailleurs “haut-fonctionnaire en retraite”, je me permets de regretter ce climat d’insultes et de comparaisons malsaines, de mensonges et de falsifications. Le gouvernement est tombé bien bas, très bas. Je sais lire des dossiers, c’était une bonne part de mon métier: j’ai voté non en 2005 et certains ont tenté de m’expliquer que je ne comprenais rien, ce qui m’a bien fait rigoler, même si je n’ai pas apprécié. Jusqu’aux européennes dernières j’ai toujours voté à gauche, mais là, j’ai voté MLP, car je ne pardonne pas qu’on se fiche ouvertement de moi. Et, pour les régionales, face à ce déchaînement d’insultes (illétrés, sans-dents, etc), de menaces, j’ai à nouveau voté MLP car un gouvernement qui menace, c’est très grave. Et c’est insupportable.
    Surtout qu’à la différence de beaucoup d’entre vous sur ce blog, j’ai quelques kilomètres au compteur (ou quelques heures de vol si vous préférez) et je me rappelle très bien certains des plus anciens du gouvernement, lorsqu’au début des années 70 ils sillonnaient les facs, ils étaient trotskistes à l’époque, et faisaient la chasse à tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux, qu’ils appelaient “fafs” et tout étudiants qu’ils étaient, ils maniaient mieux le manche de pioche ou la manivelle que le stylo à bille. En écoutant certains évoquer la guerre civile comme menace, j’ai pensé qu’au fond ils n’avaient pas changé. Et qu’il était normal de résister. Comme la gauche, ces dernières années, a bien montré qu’elle n’était pas capable de résister, il faut choisir une autre voie.


    • Pakete Le 18 décembre 2015 à 02h14
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      Yo,

      Parce que MLP ne menace en rien la société ?
      Voter pour un parti collabo, européiste aussi et allant, par ailleurs, à la soupe comme tout le monde (vous savez, les vingt assistants plus ou moi fantômes travaillant à Bruxelles, affaire révélée par le Canard), ce serait “résister” ?

      C’est fou comme cette période est pénible, à déformer et dévoyer le sens des mots. Comme si voter pour un parti fasciste c’était voter pour “résister” !

      [Modéré : merci d’éviter les discussions de café du commerce]


      • Furax Le 18 décembre 2015 à 13h07
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        Je n’ai rien compris à votre propos, formulé de manière trop cryptique.

        Le FN est-il un parti fasciste ? Non. C’est scientifiquement faux et aucun chercheur en sciences politiques honnête et sérieux ne soutiendra une telle thèse.

        Le FN a un programme clivant. Et surtout, le FN a un programme qui est en contradiction frontale avec le programme et le système de valeurs dominant dans la classe politique et dans les média, ainsi que chez tous les groupes et catégories qui adhèrent depuis des décennies aux valeurs dominantes.

        Si on regarde les mesures du programme FN, il y en a qui manifestement seraient efficaces, d’autres qui manifestement seraient inefficaces voire nuisibles. Mais en cela, le FN ne se distingue pas des autres partis.

        J’ajoute ce paradoxe que l’honnêteté m’obligé à reconnaître. Le FN me paraît bien plus démocrate que la gauche actuellement au pouvoir. Valls, plus encore que Hollande, m’effraie. Ces gens-là abusent du mot de république. Ils emploient le mot république et républicain pour ne pas dire démocratie, parce que pour eux la république prime sur la démocratie. Or le problème, c’est que la république, pour eux, ce ne sont pas les institutions républicaines mais leur idéologie qui est non pas républicaine mais d’une certaine gauche.


    • lvzor Le 21 décembre 2015 à 10h51
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      Pas d’accord avec vous, mais je comprends le propos, tout en remarquant que souvent ceux qui étaient dupes des trotskystes en 68 sont semblables à ceux qui sont dupes du FN aujourd’hui.


  39. NoMoreWar Le 18 décembre 2015 à 00h02
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    L’ensemble du paysage politique français à été défini selon un axe unique allant de l’extrême gauche à l’extrême droite. Tous les aspects de la politique Française doivent s’inscrire sur cet axe, éducation, sécurité, politique sociale, politique monétaire, politique étrangère, santé, immigration, écologie, énergie, religion, mondialisation, etc …

    La représentation du paysage politique Français est si simple qu’un enfants de 10 ans pourrait faire figure d’expert dans ce domaine.

    L’origine de la terminologie gauche-droite se trouve dans la position physique des différents partis politiques dans l’assemblée nationale. Si les partis avaient été disposés de haut en bas dans l’hémicycle plutôt que de gauche à droite, nous aurions aujourd’hui à choisir entre le parti des “cancres” disposé en haut de l’hémicycle, et le parti des “lèches cul” aux premiers rangs, heureusement nous avons échappé à cela.


    • Desbois Le 18 décembre 2015 à 17h08
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      A propos de la place qu’occupent les partis dans l’assemblée selon qu’elle est européenne ou française; du relativisme en politique :

      UMP- PS-UDI Partis extrémistes ; FN parti modéré

      S’il est normal que dans l’assemblée « TransNationale » de Bruxelles les mondialistes constituent le « groupe central » et les nationalistes siègent aux extrêmes ; que devrait-il en être dans une Assemblée « Nationale » ? Les nationalistes ne devraient-ils pas constituer le « groupe central » et les mondialistes ne devraient-ils pas siéger aux extrêmes ?; Extrême Gauche pour le PS et Extrême Droite pour l’UMP-UDI ; ces deux partis ayant un objectif extrémiste : la destruction de la Nation,


  40. step2 Le 18 décembre 2015 à 01h50
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    Ma foi je ne retrouve pas grand chose dans ce texte (si ce n’est bien des choses que je pense moi même) à redire. Par contre l’appel incantatoire à un réveil d’une gauche fantasmée qui je le crains, est plus zombie que vivante, fait écho, tellement la pièce est vide.

    Le moins qu’on puisse dire du programme économique du FN est qu’il est flou, il y a donc un loup. Ce dernier est probablement juché sur les divergences à l’intérieur même de l’appareil FN entre des libéraux obédience “traditionnelle” du FN et des “sociaux” plus récents dans l’appareil. Il va être difficile pour le FN de séduire des ouvriers avec plus de libéralisme, surtout ceux qui ont vu leur boulot sauter pour cause de chinois moins chers.

    Question de clientèle politique au FN, entre des commerçants qui ont une aversion (compréhensible) pour l’administration et une détestation (moins justifiable) pour l’impôt, et la population ouvrière qui du fait de sa paupérisation n’est pas concernée par l’impôt, ressent le besoin d’un état protecteur fort, avec comme seul point commun avec la précédente population, de ne pas particulièrement aimer le dédale administratif.

    Une clarification s’imposerait donc, mais en politique tout particulièrement, on sort souvent de l’ambiguïté à ses dépends.


  41. Mince Alors Le 18 décembre 2015 à 06h34
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    Juste un petit point qui me semble incontournable:

    Nous devons tous, que nous soyons pour ou contre le FN, de lui accorder notre plus grande reconnaissance et d’exprimer nos plus sincères remerciements !!

    Et oui, merci d’avoir mis à nu notre classe politique dans son ensemble, ils sont tous, sans exception, tombée dans leur propre piège. Au delà d’une diabolisions maladive pour de ce parti, admirons ce qu’est devenu notre République démocratique ! Une vulgaire machine à déposséder les électeurs de grés ou de force.

    Mieux, des programmes sans idées, sans-fils conducteurs, des débats sans convictions, des petits arrangements sans lendemain, des vieux de la vielle qui se prennent la raclé et qui osent toujours la ramener, des socialistes antisociales, des gauches de droite et une droite bien gauche, des écolos de la honte et du néant… bref le patho dans toute sa splendeur et en toutes décontractions.

    Vite, vite ils font des lois pour changer les règles et protéger leurs précarrés. Qu’ils sont minions ces vainqueurs de pacotilles, c’est outsiders sans scrupules, même avec un mode d’emploi ils se mélangent les pinceaux.

    Ce n’est plus de la nullité, c’est de l’incorrection qui ouvre la porte à la plus belle des opportunités pour un changement radical : une refondation de notre vielle constitution, mais sans eux naturellement.

    Alors merci le FN, nous savons tous comment les mettre en faillites… Et si vous n’avez pas encore compris, ne faites surtout pas de politiques…Vos intérêts ne sont pas là où vous pensez qu’ils soient…


  42. Union européenne : ceux qui ont é... Le 18 décembre 2015 à 11h51
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    […] Pour comprendre les causes profondes de la percée du Front national, nous devons toucher aux politiques appliquées par les partis traditionnels en France et en Europe. Nous devons aussi voir pourquoi l’Union européenne est responsable de la montée du FN et comment la remise en cause fondamentale de la politique de l’UE est aussi la seule manière de contrer le FN. C’était il y a un an, à la veille du Nouvel An, avant les attentats et la crise des réfugiés. Le célèbre économiste Thomas Piketty signait une tribune « 2015 : quels chocs pour faire bouger l’Europe ? » [1] où il écrivait : « Le plus triste, dans la crise européenne, est l’entêtement des dirigeants en place à présenter leur politique comme la seule possible, et la crainte que leur inspire toute secousse politique susceptible d’altérer cet heureux équilibre. (…) Alors, quels chocs pourraient permettre de faire bouger les lignes en 2015 ? Il y a, en gros, trois possibilités : une nouvelle crise financière ; un choc politique venant de la gauche ; ou bien un choc politique venant de la droite. Les dirigeants européens actuels devraient avoir l’intelligence de reconnaître que la deuxième possibilité est de loin la meilleure : les mouvements politiques qui prospèrent aujourd’hui à la gauche de la gauche, comme Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce, sont fondamentalement internationalistes et proeuropéens. Plutôt que de les rejeter, il faudrait au contraire travailler avec eux pour formuler les contours d’une refondation démocratique de l’UE. Faute de quoi, on risque fort de se retrouver avec un choc autrement plus inquiétant, venu de la droite : compte tenu du mode de scrutin, il est tout à fait possible que le FN emporte des régions lors des régionales de décembre 2015. »  […]


  43. lephil Le 18 décembre 2015 à 18h04
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    De toute façon ils ne laisseront jamais le pouvoir à qui que ce soit FN où tout autre parti nationaliste ils promulgueront des lois comme s’apprête à faire l’Italie pour faire tomber dans le pénal tout propos patriote où nationaliste ainsi la boucle sera bouclé.
    L’Empire vient de naître écoutez sa marche triomphante !…..


  44. tchoo Le 19 décembre 2015 à 10h13
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    Ah, électeurs du FN, j’aime vous lire ici! Car dans vos propres propos il y a la révélation de votre propre égarement.
    Vouloir voter FN pour renverser la table, alors que vous avez parfaitement les outils pour savoir qu’il n’en sera rien, révèle une perversion de l’esprit qu’il ne vous reste plus qu’a nous expliquer.


    • Carabistouille Le 19 décembre 2015 à 10h27
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      Je peux vous proposer une explication, moi qui habite un endroit à fort vote FN. Je pense que les électeurs savent très bien que ça ne changera pas plus que de mettre un Meluche au pouvoir(Syriza) . Par contre, la signification selon moi c’est : “vous considérez que nous, pue-le-France, sommes la variable d’ajustement qu’il convient de sacrifier pour l’émergence de votre merveilleuse société néolibérale mondialisée? Alors on va vous en foutre du sacrifice. Mais on crèvera pas tout seul”.
      Voilà, selon moi, la “perversion” qu’il convient d’expliquer: après le vote sanction, le vote “banzaï”.


    • jheurtault Le 19 décembre 2015 à 10h31
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      Votre propos semble nous dire que TOUS les électeurs du F.N. se sont déplacés avec, en tête, les mêmes motivations (“Je vote F.N. parce que …”). L’examen rapide des résultats, dans leur grande diversité, démontre que les motivations des uns peuvent être très différentes des motivations des autres. Croyez vous sérieusement que TOUS les électeurs du Parti Communiste qui, en 1947, lui ont accordé leur confiance (28% des voix), voulaient instaurer une société socialiste (au sens du Parti Communiste”)? Poser la question, c’est y répondre! Non, bien sûr …


      • lvzor Le 21 décembre 2015 à 10h54
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        le PC non plus, je vous rassure


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