Suite de notre série sur le Venezuela, avec différents articles visant à compléter la vision diffusée par les médias.

Rappelons que nous ne soutenons aucun camp là-bas, militons pour que le peuple vénézuelien choisisse librement et démocratiquement son avenir, et condamnons toutes les atteintes aux droits de l’Homme des deux camps…

Maurice Lemoine est un journaliste et voyageur engagé, rédacteur en chef de La Chronique d’Amnesty International de 1993 à 1996, avant de rejoindre le Monde diplomatique dont il a également été le rédacteur en chef.

Spécialiste de l’Amérique latine, il s’exprime sur la crise politique et économique majeure que traverse le Venezuela à la Radio Télévision Suisse, le vendredi 07 juillet 2017.

47 réponses à Venezuela : l’analyse de Maurice Lemoine

Commentaires recommandés

DUGUESCLIN Le 04 août 2017 à 07h37

La tactique habituelle et connue, celle qui consiste à affamer le peuple pour le pousser à la rébellion en accusant le pouvoir en place d’être la cause de son malheur pour le renverser.
D’un côté on affame et de l’autre, on conditionne à coup de propagande, de diabolisation, avec des pseudos ONG de toutes sortes, pour renverser le gouvernement élu par le peuple.
La bonne question que pose cet entretien est : Qui est à l’origine de ces manœuvres?
La réponse, bien sûr, est le pouvoir financier et les consortium qui leur sont aliénés. Plus d’argent, plus de pouvoir, plus de puissance au détriment du peuple comme d’habitude qui doit se soumettre Le peuple outrecuidant et prétentieux, n’est pas autoriser à bénéficier de ses propres ressources.
Seuls les maîtres du monde sont aptes à en faire bon usage, n’est-ce pas évident?

  1. DUGUESCLIN Le 04 août 2017 à 07h37
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    La tactique habituelle et connue, celle qui consiste à affamer le peuple pour le pousser à la rébellion en accusant le pouvoir en place d’être la cause de son malheur pour le renverser.
    D’un côté on affame et de l’autre, on conditionne à coup de propagande, de diabolisation, avec des pseudos ONG de toutes sortes, pour renverser le gouvernement élu par le peuple.
    La bonne question que pose cet entretien est : Qui est à l’origine de ces manœuvres?
    La réponse, bien sûr, est le pouvoir financier et les consortium qui leur sont aliénés. Plus d’argent, plus de pouvoir, plus de puissance au détriment du peuple comme d’habitude qui doit se soumettre Le peuple outrecuidant et prétentieux, n’est pas autoriser à bénéficier de ses propres ressources.
    Seuls les maîtres du monde sont aptes à en faire bon usage, n’est-ce pas évident?


    • patrick Le 04 août 2017 à 16h51
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      Quand le gouvernement applique des principes socialistes ( planification , blocage des prix , arrêt des investissements pour satisfaire la clientèle électorale ) c’est encore plus facile d’affamer le peuple , il suffit d’attendre.


      • Alfred Le 04 août 2017 à 17h05
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        … et vous êtes encore en train d’attendre pour Cuba. Ou peut être que vous êtes un tout petit peu dogmatique et que vous n’avez pas lu le témoignage d’allemands anciennement de l’est qui ont beaucoup à dire sur la consommation et le pouvoir d’achat dans les deux systèmes (pour les avoir connus les deux de l’intérieur EUX).
        Cela fait tellement de bien de voir des caricatures partout.


        • patrick Le 04 août 2017 à 17h12
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          L’allemagne de l’Est ??? ah oui !! je me souviens !!
          On se demande d’ailleurs pourquoi ils étaient aussi heureux de voir le mur s’effondrer.
          J’y avais fait un séjour en 1976, avec le PCF , c’était un peu triste comme pays. Mais c’est vrai qu’ils avaient presque réussi à faire fonctionner le socialisme.

          En ce qui concerne Cuba , on se demande aussi pourquoi ils étaient si nombreux à fuir en canots pneumatiques 🙂

          En tout cas , Chavez et Maduro ont magnifiquement réussi à planter le Vénézuéla, ils en sont à ne même plus pouvoir exploiter le pétrole , il faut le faire quand même.


          • Fritz Le 04 août 2017 à 17h56
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            D’après un sondage publié en 2009 par la Berliner Zeitung, 57 % des “Ossis” défendaient l’héritage de la RDA :
            http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/06/26/une-majorite-d-allemands-de-l-est-nostalgiques-de-l-ex-rda_1211769_3214.html

            Selon le ministre qui a commandité cette étude, Wolfgang Tiefensee, ces résultats montrent la nécessité de “ne pas relâcher les efforts pour nous confronter à l’histoire de la RDA”.


          • charles-de Le 04 août 2017 à 19h11
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            Dans la république “DEMOCRATIQUE” allemande, gouvernée par le parti UNIQUE et socialiste SED, les gens étaient si heureux qu’on a installé des mines tout le long de la frontière pour les EMPECHER DE PARTIR, pour finir par installer un MUR au dernier endroit où ils pouvaient encore librement passer (13 août 1961).
            Tous les gens TUéS en tentant de franchir le mur essayaient de SORTIR DE CE PARADIS. Cherchez l’erreur.


            • Fritz Le 04 août 2017 à 20h05
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              Ce que vous dites n’est pas faux, à part que le SED (Sozialistische Einheitspartei Deutschlands, Parti socialiste unifié de l’Allemagne) n’était pas un parti unique. C’était le parti dirigeant dans un système bien verrouillé.


            • RGT Le 04 août 2017 à 20h15
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              Je ne suis PAS DU TOUT COMMUNISTE.

              Par contre, quelle fut la raison pour laquelle le rideau de fer fut élevé ???

              Simplement pour éviter que les “libérateurs” ne continuent à foutre le bordel et à commettre des attentats dans les pays de l’est après le chute du nazisme.

              Certes, la vie n’était pas au top, mais TOUS les hongrois et les tchèques (“sans dents”) que j’ai rencontré CHEZ EUX étaient réellement écœurés par les “progrès” de la nouvelle société “libre” imposée par l’ouest.

              Ils se rappellent bien qu’au temps honni des communistes il n’y avait PAS de SDF et que toute le monde était nourri, logé, éduqué et soigné décemment.

              Désormais ils voient des “sans logis” qui crèvent dans les rues sans que les “gouvernements démocratiques” ne fassent quoi que ce soit et ça les énerve furieusement.

              Ce qui explique la montée du “populisme” dans ces anciens satellites de l’URSS, les peuples souhaitant quitter ce “beau monde libéral” en espérant retrouver un minimum d’équité sociale.

              Je me souviens de la remarque d’un “vieux” tchèque qui avait remarqué mon étonnement vis à vis de ces propos : Vous ne pouvez pas comprendre, vous n’êtes pas encore tombés assez bas”.

              Je pense que sous le règne de Macron 1er de nombreux français vont descendre suffisamment bas pour enfin comprendre que le “libéralisme” est largement pire que le communisme.


            • Rieu Le 05 août 2017 à 14h37
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              Les clichés négatifs sur la RDA sont fréquents…mais c’était aussi un pays sans chômage, où l’écart des revenus étaient seulement de 1 à 7, la médecine et l’école gratuites, les loyers très bas, mais hélas ce n’était pas une société de consommation au sens occidental. Les gens voulaient plus de voitures, plus de voyages, plus d’appareils électroniques importés d’Asie, des MacDonald et du Coca-Cola. Ce n’est pas étonnant qu’il y ait eu des déceptions après la réunification!


            • karine Le 05 août 2017 à 19h15
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              Je crois que vous confondez deux choses : avant et après la chute du mur.
              Une fois confrontés à la réalité de la RFA et après des mesures extrêmement brutales de changement, de nombreux allemands de l’est ont réalisé qu’il y avait aussi des avantages à l’ancien système.
              J’avais une correspondante polonaise, qui à l’époque étudiait à Berlin, et ses premiers contacts avec “l’ouest” m’avaient beaucoup étonnés : moi qui avait vécu la chute du mur telle que vue par la France, je ne comprenais pas sa surprise.
              C’est pour cela que j’aime tant le fillm “Good Bye Lenine”, il ose montrer que le passage à l’Allemagne unifiée ne s’est pas faite sans dégats pour les Ossis… et comme personne n’osait critiquer la réunification, cette souffrance a été encore plus pernicieuse.


      • Crevek Le 04 août 2017 à 19h29
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        Haïti connue de grande famine alors qu’elle avait libéralisé complètement son économie. A contrario deux grands exportateurs crevant littéralement d’excès de nourriture subventionnent et planifient leur agriculture : USA et UE.

        Tout l’inverse de votre propos


      • yes Le 05 août 2017 à 03h41
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        la droite elle applique quoi ???? avec ses patrons du prive ayant des moyens financiers de acheter medias journaleux pourris qui propagent les ideologies de leurs patrons qui en retour les payent grassement chavez a tenu tete avec ses militaires a une opposition assassinne qui ne discute pas leurs seul motif comme partout c4est d’etre au pouvoir le socialisme français et europeen est et sera toujours aux cotes du peuple travailleur meprise par la bourgeoisie depuis toujours le capitalisme l’argent roi pourri les cerveaux des mafieux des tocards des drogues des truands parmi eux les jounaleux aux questions biaises ressasant leurs points de vues de gens non elus mais pros bourgeoisie puisque grasssement payés


      • Arb Le 05 août 2017 à 13h54
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        Pourtant, si vous écoutiez, vous pourriez soupçonner les responsables des sabotages qui ne peuvent plus s’engraisser sur le dos du peuple.


      • Peronardo Le 07 août 2017 à 10h31
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        Bein voyons.. ” arrêt des investissements pour satisfaire la clientèle électorale”, la petite phrase faite des mêmes mots que le chroniqueur prolibéral utilise à la TV pour nous bassiner avec les modèles qu’il faut suivre, pour être “réaliste” et “raisonnable”. Mais la petite phrase qui justement ne veut rien dire. Comme si la “clientèle électorale” (en l’occurrence le peuple de gauche qui fait la connerie de voter pour ce qui l’intéresse) voulait que le monde s’arrête, qu’on n’investisse pas dans l’éducation, dans la santé, dans le développement d’infrastructures susceptibles de créer de l’emploi, … Car bien sûr le principe du socialisme c’est d’affamer le peuple … bien sûr …
        En attendant, en parlant plus sérieusement, cette technique bien connue d’affamer le peuple, et de faire jouer la propagande pour renverser un gouvernement socialiste, c’est exactement ce qui s’est fait au Chili en 72-73, et qui a très bien marché, le tout ayant fini avec une dictature militaire qui a permi la mise en place d’un système ultra libéral avec le consentement, le soutient, l’appui, la bénédiction, l’intromission, les consignes, … des grand prêtres du libéralisme.


  2. yvan Le 04 août 2017 à 08h04
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    Merci Les crises, je n’avais pas vu cette interview fort instructive !
    Effectivement comme d’habitude ,on prend les même ingrédients et on recommence

    Le Venezuela a les 2 eme reserves de petrole mondiale, ca veut tout dire.Je pense pas qu’il y est USA,UE ou autre a proprement parler, mais plutot quelques poignés de personne avec d’enorme influence (type Soros),bien souvent Americain faut le dire, qui manipule l’opinion VIA les informations pour leurs propres interets
    Tout les medias en france se jette sur Maduro, sans regarde derriere comme ne Syrie. La droite du Venezuela, aucune de nos chères journalistes la voudrait dans son pays


    • Andrea Bissonnier Le 06 août 2017 à 11h43
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      merci de remettre l’horloge a l’heure et après le Venezuela :cuba ,etc suivrons les même méthodes manipulation du peuple, l’histoire du chili qui ont connu les mêmes méthodes qui ont eu les conséquences que nous savons maintenant et que personne ne conteste


  3. Dva Le 04 août 2017 à 08h07
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    Un point de vue quand même plus éclairant sur ce que vit le peuple du Vénézela !!!…” J’apprécie particulièrement cette remarque …extrait à propos de ‘l’opposant politique Léopoldo Lopez’ emprisonné …Maurice Lemoine: ” Imaginons que le président Allende ait emprisonné le général Pinochet trois mois avant le coup d’Etat au Chili …Pinochet aurait aussi été un prisonnier politique ! ”..


    • charles-de Le 04 août 2017 à 19h20
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      A propos du Chili, je me permets d’écrire que dès l’élection d’Allende, je prédisais un coup d’état MILITAIRE au Chili (CONTRAIREMENT A MITTERRAND qui était allé étudier la situation sur place !), et de plus en plus quand il s’est mis à prendre des généraux comme MINISTRES, et Pinochet comme chef d’état-major.
      Apparemment, Allende ne connaissait pas le sort réservé aux empereurs romains par le chef de la Garde Prétorienne qu’ils avaient NOMMé. A l’époque d’ailleurs, point n’était besoin de la CIA pour trucider le “divin” empereur !
      Il ignorait aussi l’adage de Clémenceau : “On peut tout faire avec des baïonnettes, SAUF S’ASSEOIR DESSUS !”


      • Fritz Le 04 août 2017 à 20h09
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        C’est vrai, les relations entre Allende et Pinochet ne sont pas simples.
        Au passage : pour écrire un É, appuyez sur la touche Alt tout en composant 0201.
        Et il n’y a pas d’accent au patronyme de Georges Clemenceau.


  4. Bigtof Le 04 août 2017 à 08h18
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    Après la perte quasi irrémédiable de la ceinture du Rimland, il reste très peu de temps pour les USA pour s’opposer à la perte de l’Am-Sud.
    Le coup d’état contre Rousseev au Bresil, pour bloquer l’émergence du Brexit, la volonté de casser le mouvement chaviste au Vénézuela avant sa contagion dans tous les autres pays, pousse la CIA et les Majors à financer les camps les plus extrêmes dans ces pays.
    Le Vénézuela, qui a signé en 2016 des accords commerciaux fructueux avec la Chine, risque d’échapper définitivement à l’influence US, si ceux-ci n’arrivent pas à renverser Maduro. Parmi les questions qui se posent aujourd’hui, l’une est “La Chine enverra-t-elle une partie de sa flotte pour protéger ces accords et les ressources signées avec le Vénézuela ?” Autre question, va-t-elle renoncer au remboursement des quelques 50 milliards de dollars qu’elle a prêté à ce pays si celui-ci retombe entre les mains des oligarques vénézuéliens avec la complicité de la CIA ?


  5. Fritz Le 04 août 2017 à 09h20
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    Selon M. Lemoine, les deux données de fond qui sous-tendent la crise vénézuélienne sont :
    1) Le Venezuela recèle de grandes réserves de pétrole à proximité des États-Unis
    2) C’est un pôle de résistance, alternatif, au modèle ultralibéral.

    Le journaliste de la RTS n’est pas mauvais (cf. sa remarque à 3’30 : “allons dans la théorie du complot, parce que parfois, le complot peut nous amener à la vérité”), ses questions conduisent M. Lemoine à préciser son analyse. Dommage qu’à la question-piège “c’est une démocratie ou pas, le Venezuela ?” (à 7’10), il soit un peu embarrassé. Une démocratie, aurait-il pu répondre, c’est un régime qui laisse le peuple se gouverner, même si des opposants dangereux peuvent se trouver en prison (juste auparavant, il cite l’hypothèse d’un Pinochet interné par Allende juste avant le coup d’État).

    Enfin, ce n’est qu’à la fin de l’entretien que la violence des manifestants est évoquée : “on vous dit, répression des manifestations au Venezuela, c’est pas vrai (…) La majorité des victimes ne sont pas des opposants tués par des forces de l’ordre”.

    Tiens, ça rappelle le Maidan…


    • reneegate Le 04 août 2017 à 10h40
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      et dommage qu’il ne cite pas Assange, Snowden, mais aussi Coupat en France pour indiquer que l’association facile (souvenez vous Cuba) avec les prisonniers politiques biaise la question. Si la France, si les Etats Unis sont des démocraties alors le Venezuela est une super démocratie.


    • patrick Le 04 août 2017 à 17h14
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      Le pétrole a été la gande malédiction de Chavez.
      Sa très mauvaise gestion a été préjudiciable aux capacités de production du pays , sa deuxième erreur fondamentale a été de ne pas tenir compte de la volatilité des cours, donc plantage !!


  6. lvzor Le 04 août 2017 à 09h37
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    Pas vraiment besoin de commenter ce lien, si? :

    http://www.ned.org/region/latin-america-and-caribbean/venezuela-2016/


    • jpcd Le 05 août 2017 à 10h27
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      Soit environ 1.600.000 dollars pour financer des activistes pro-US qui vont “promouvoir la démocratie” dans un pays démocratique… La Russie devrait financer des ONG américaines promeuvant l’accès des Etatsuniens à la santé, l’éducation… ils seraient moins embêtés…. 🙂


  7. Porré Le 04 août 2017 à 09h48
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    Bizarre ces journalistes ne sont jamais invités sur les chaînes d’info ,mais toujours les anti Maduro qui soutiennent l’opposition .Encore ce matin sur RMC et BFM l’invité était un qui demandait des sanctions contre Maduro et de demander sa destitution en expliquant sa version partisante de la situation. À la fin la journaliste à conclu en disant ” merci de nous avoir éclairé sur ce qui se passe au Venezuela”


    • Ellilou Le 04 août 2017 à 12h08
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      J’avais vu Monsieur Lemoine, il y a de cela bien des mois, dans une émission sur Arte (28 minutes qui est devenue au fil du temps aussi crétine que toutes les autres…) consacrée au Vénézuela et bien entendu il était bien seul à essayer de faire entendre une autre approche de la situation: encadré par les journalistes maison (très serviles), une “opposante” à Maduro et avec dans le rôle du “neutre” un professeur d’université français qui n’était écouté que lorsque ce qu’il disait allait dans le sens du vent…Pour se faire une idée de la situation forcément complexe de ce pays il y a sûrement mieux!


  8. Lysbeth Levy Le 04 août 2017 à 09h52
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    J’ai entendu dire que c’était la 1 ère réserve de pétrole, le Vénézuela tant convoité, les Usa ne laisseront jamais un tel trésor sous les pieds du peuple vénézuelien et de ces chefs. Chavez a bien tenté de mettre dehors ces ONG qui ont subverti, déstabilisé tant de pays, régimes depuis sa fondation par Reagan en 1983 a 2003 : http://www.ned.org/docs/20thProgram.pdf Pologne 1968, Hongrie déjà en 1956, Tchécoslovaquie (printemps de Pragues 1968) a Vaclav Havel, plus méconnu Chine 1989, Afrique du sud, une partie de l’Afrique centrale, a quoi s’ajoute à nouveau l’Ukraine (maidan) et tant de pays sous l’appellation “printemps arabes”. devenus des “hivers sanglants”. la NED, AFL-CIO La NDI de Mac Cain, L’IRI de Madeleine Albright, des tristes personnages de l’état profonds américain sont à la manoeuvre au profit des lobbies “militaro-pétroliers”. au service de “nouveau centenaire américain”. La fin de la guerre froide ayant propulsé les Usa au rang de leadersphip “unique gagnant” de cette longue guerre, personne n’a compris que c’était le début d’une autre plus meurtrière pour les peuples. La doctrine Wolfowitz était née.


  9. John B Le 04 août 2017 à 09h52
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    “Y’a eu des opposants emprisonnés, donc ce n’est pas une démocratie”.

    Ok, donc Julian Assange qui est un prisonnier politique, prouve que l’Angleterre n’est pas une démocratie.

    J’ai bon ?

    C’est dommage qu’il n’ai pas rebondi la dessus, j’aurais bien aimé entendre ce que ce journaliste aurait eu à répondre…

    Très bonne interview en tout cas, mais je suis toujours autant déçu de voir des journalistes suisses faire preuve d’autant de parti pris … n’est pas Darius Rochebin qui veut. (enfin ca va, on est loin du niveau de malhonnêteté des journalistes français cela dit)


  10. barrabas Le 04 août 2017 à 11h24
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    Est ce que les rapports sur les tortures sont bidons ?
    https://www.prison-insider.com/ressources/analyses/rapports/la-police-politique-torture-a-caracas-venezuela

    La corruption généralisée, le pays le plus violent du monde, un manque d’investissement chronique dans les infrastructures … qui a conduit à la misère d’aujourd’hui …. des décisions économiques complètement ubuesques ….

    De loin, on dirait pas que Maduro et ses complices ont besoin d’aide de personne pour mener le pays vers la guerre civile.

    Ça me rappelle “Salvador” d’Oliver Stone, quand choisir son camp revient à trahir son humanité …


    • Les-crises Le 04 août 2017 à 11h49
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      “quand choisir son camp revient à trahir son humanité …”

      Eh bien vous savez, il est donc très confortablement de ne choisir aucun camp (je vois mal comment faire quand on n’est pas vénézuelien d’ailleurs), et laisser les Vénézueliens, décider tout seuls, démocratiquement…


      • Fritz Le 04 août 2017 à 13h26
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        Prière aux modérateurs : n’effacez pas ce délicat morceau d’anthologie.

        A propos, Bérurier est un personnage de San Antonio.


        • John B Le 04 août 2017 à 13h31
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          Au moins il a pu extérioriser sa frustration quotidienne (j’imagine), il devrait dire merci à Olivier 🙂

          (Par contre il devrait apprendre à lire, il ne me semble pas qu’Olivier fasse parti d’un groupe punk … ou alors il l’a bien caché ! :p)


    • Nico 13 Le 04 août 2017 à 12h56
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      @barrabas

      Mais personne n’a dit que Maduro est un saint.
      Bien sûr qu’il a une part de responsabilité dans la situation actuelle du pays.
      Ceci-dit, comme l’a précisé Mr Olivier Berruyer, il est important de ne pas prendre parti car en face, il y a aussi beaucoup de violence et ils ont la haine d’une partie du peuple qui est pro Chavez (vous croyez que les morts sont uniquement des manifestants anti-Maduro ?).

      L’opposition est extrêmement revancharde, et je ne suis pas sûr que ça soit si génial si elle arrive au pouvoir l’année prochaine.
      Car dans ce cas là, derrière, tu peux être sûr qu’il y aura également de la répression.

      De toute façon, sur ce continent, quand l’opposition prend le pouvoir, le peuple continue de souffrir.
      On a encore deux exemples à l’heure actuelle (Cf Macri en Argentine et Temer au Brésil).
      Et comme d’hab, à chaque fois, la majorité de la presse est plus conciliante avec les gouvernements de droite.


    • John B Le 04 août 2017 à 13h27
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      @barabas :”La corruption généralisée, le pays le plus violent du monde, un manque d’investissement chronique dans les infrastructures … qui a conduit à la misère d’aujourd’hui …. des décisions économiques complètement ubuesques …. ”

      Le Venezuela en serait-il là sans les attaques sabotages et autres méfaits des États-Unis qui dure depuis des décennies ? J’en doute fortement, comme pour beaucoup d’autres pays.

      Alors faudrait arrêter de prendre les gens pour des cons au bout d’un moment et remettre les choses au clair.

      C’est un peu facile de dire “Les pompiers n’ont pas réussi à éteindre le feu, ce sont donc des incapables !” alors que le pyromane est un spécialiste et a bien veillé à ce que le feu ne puisse pas être maitrisé aussi facilement.

      C’est de la malhonnêteté intellectuelle, rien de plus.


    • Lysbeth Levy Le 04 août 2017 à 13h40
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      Ah encore une “enquête” sur “le pouce” qui vient à pic comme la ligne rouge d’Obama sur le gaz syrien qui au final a fait pshiiit !Qui finance et qui est allié à Prison insider ? Comme le site Bellincat au début c’est un site de “Crowfunding” ((tu as ce que tu paies) mais on va vite voir qui sont les vrais relais, amis, donc “payeur$” de ce site pas très partial, Amnesty et le HCR ayant aussi leurs enquêtes bidons pour le grand scoop : https://www.kisskissbankbank.com/site-d-information-information-website-prison-insider-com Groupes Helsinki, LDH déjà financé par les mêmes miliardaires philanthropes bien connus. Depuis le temps que ces “ONG” (ça fait clean) existent les droits de l’homme devraient aller mieux sur la planète. Or d’années en années tout va de mal en pis, on oublie les Usa, sa peine de mort et son esclavage dans les prisons, l’Arabie Saoudite, on en parle peu, Israel pas beaucoup, partout le plus important et de parler des prétendues enquêtes sur place, alors que tout est faux comme le rapport César encore un faux, que ce site s’occupe des prisons françaises ou les conditions de vies sont dignes de pays sous développés. de la pure propagande qui sort juste au moment précis. Déjà vu…


  11. L'aieuil Le 04 août 2017 à 11h41
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    Oh mon dieu dans les pays en crise politique majeure des spéculateurs spéculent sur la valeur des produits de première nécessité, créant des pénuries, voire un marché noir alimenté en monnaie étrangère (puisque le papier de l’Etat ne vaux rien à leur yeux).

    COMPLOT§§§§§

    C’est triste venant d’un site qui s’appelle “les crises” qui est plutôt calé en économie de ne pas connaître les phénomènes de marchés parallèles en période de crise… (en particuliers dans les états “proche du communistes”, c’est pas comme si on avait pas de matériel pour étudier le phénomène).
    C’est un phénomène parfaitement “naturel” (comme tout phénomène de marché… l’économie c’est artificiel en vrai, c’est forcément des gens qui prennent des décisions consciente à un moment, ce qui ne veut pas dire des décisions concertés) qui est parfaitement anticipable. Le problème c’est que le gouvernement Marxiste (et non pas Chaviste ou Bolivarien, Chavez était un modéré un peu plus éclairé que la moyenne de la gauche, ses comparses sont eux des marxistes 100% pur jus, d’où la dénonciation par des anciens cadres Chavistes) au lieu de calmer le jeu quand la situation à commencer à se détériorer avec la crise financières, à décider de faire quitte ou double.
    Et est donc maintenant à 1 million de morts des lendemains qui chantent…


    • patrick Le 04 août 2017 à 17h18
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      “spéculateurs spéculent sur la valeur des produits de première nécessité, créant des pénuries”
      En général ça se passe dans l’autre sens , ce sont les pénuries qui permettent aux spéculateurs de spéculer.


      • Alfred Le 05 août 2017 à 00h27
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        Encore une fois non Patrick. C’est votre compréhension des choses mais cela ne correspond pas forcément à une réalité historique. Voyez les “accapareurs” au moment de la premiere révolution française.


  12. Nico 13 Le 04 août 2017 à 11h42
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    Intéressant le point de vue de ce journaliste.
    L’opposition est donc loin d’être clean.
    Ce qui me fait peur après l’avoir écouté, c’est que si l’opposition l’emporte en 2018, il risque d’y avoir de la revanche dans l’air.

    Ils ne se contenteront pas de prendre uniquement le pouvoir.
    Je prends les paris qu’il y aura de la répression.
    Ils n’acceptent pas (et n’accepterons jamais) que Chavez ait donné des acquis au peuple.
    Mais bizarrement, je parie également que tous ceux qui ont pris parti et soutenu l’opposition ne diront rien.

    C’est triste à dire, mais au final, le Venezuela va prendre le même chemin que le Chili dans les années 70.
    Et comme pour le Chili, le type au pouvoir sera réhabilité par toute la clique qui aura pris partie…


  13. Lysbeth Levy Le 04 août 2017 à 14h17
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    De toute façon wikileaks publie des docs déclassifiés sur pas mal de pays “sous révolution de couleurs” ou coups d’états voir ceci : https://wikileaks.org/plusd/cables/1978CARACA11634_d.html#efmAvFAv6AwCAwFAwNAwWAz7A0mA0nA3IA9AA__ le pétrole, le pétrole qui veut de la première réserve mondiale ? https://twitter.com/wikileaks/status/892675208901005312 Il suffit de lire ces documents pour se rendre compte des énormes mensonges des médias, journalistes-communicants.Le coups d’état contre Chavez a bien été reconnu par des médias comme celui des mêmes personnes, alors pourquoi pas celui ci ? http://www.mintpressnews.com/tillerson-threatens-regime-change-in-venezuela/230453/
    On va pas encore une fois nous faire le coup du dictateur qui tue son propre peuple…..


  14. bluetonga Le 04 août 2017 à 15h17
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    Eh non, ça ne change jamais. Après l’Irak, l’Ukraine, la Libye, la Syrie… Ils nous servent le Venezuela, sur le même ton, avec les mêmes ingrédients. Le journaliste et l’interview sont grosso modo honnêtes, puisque la parole est donnée au camp “adverse”, mais les ficelles inconscientes sont toujours identiques : focalisation sur Maduro, comme auparavant sur S. Hussein, Kadhafi, El Assad, Poutine, etc. pour mieux personnaliser et réifier le camp des méchants, à opposer à une société opprimée justement révoltée. Les journalistes en prison, qui en l’occurrence n’existent pas. La “démocratie” a priori impossible de la part d’un gouvernement socialiste (pudiquement qualifié de chaviste).

    Dans les bons points, allusion à la possible main de Washington dans la culotte des affaires intérieures vénézuéliennes, pour la bonne cause (pétrole, sédition) partiellement confirmée par un article du Miami Herald :

    http://www.miamiherald.com/news/politics-government/article163540068.html


  15. Xavier Le 04 août 2017 à 16h44
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    Mais quand définira-t-on la démocratie ?
    Le confort c’est facile, les gens sont satisfaits ou non de leur situation matérielle, mais la démocratie ?…

    Alors il m’amuse de lire les occidentaux s’indigner d’un état où tout ne serait pas dans nos “standards démocratiques”…

    Mais quand comprendront-ils (enfin) que notre sensation de démocratie est strictement dépendante d’une expansion systémique ?
    Que donc on ne peut dissocier le confort physique relatif ici (moral on en reparlera) du chaos ailleurs pour une énergie pas chère et donc des temps libres, des loisirs ICI !…


    • Xavier Le 04 août 2017 à 16h51
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      Et donc quand accepteront-ils qu’on puisse établir le lien et dire qu’il existe des pays où, effectivement, il nous paraîtrait difficile de vivre mais qui sont plus cohérents, indépendants sur l’énergie et DONC sur le régime politique.

      Mais peut-être en disant cela leur gachon-nous leur confort intellectuel, d’où ce rejet viscéral qui ressemble à un déni d’identité occidentale.

      Accepter cette explication c’est tuer le mythe du bonheur matérialiste, c’est risquer de tout faire s’écrouler.

      Un peu que les chiens de garde ne l’accepteront jamais, l’écriture du roman libéral occidental est un enjeu majeur et la réécriture de l’histoire permanente pour habiller la réalité.


  16. dupuy Le 04 août 2017 à 19h09
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    on sent le ressentiment négatif d’un journaleux qui profère des vérités qui n’en sont pas comme d’habitude. Et de l’autre côté du lac un témoin, pourtant journaliste lui-même, connaissant son sujet, au courant du climat d’un pays en proie à la vindicte états-uniène relayé par une presse française incapable d’avoir l’honnêteté qui lui incombe c’est à dire “informer en toute clarté.


  17. Geof' Le 06 août 2017 à 18h34
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    j’ai survolé les commentaires, je n’ai pas vu le mot CORRUPTION….

    s’habiller en rouge et être une crapule, c’est possible : el traje no hace el monje….
    Moi, je dis que maduro et Cie se sont gavés, et maintenant les caisses sont vides….

    ce qui est fascinant, c’est que tous le monde ici – moi y compris – pense avoir raison ; n’y a-t-il pas un moyen normal d’approcher la vérité ? Débattre, certes, mais avec méthode !!!!

    Geoffrey, neo-communiste wallon


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