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14.octobre.201114.10.2011 // Les Crises

[Vidéo] Lordon chez Taddei

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Frédéric Lordon était chez Taddei cette semaine – chose très rare.

Un petit bijou !

Faut-il sauver les banques, et à quel prix ?

Frédéric Lordon revient sur un possible sauvetage des banques, et précise les conditions auxquelles il faudrait qu’ils se fasse. Au programme, dans l’urgence : nationalisation des banques en faillite, puis « communalisation », via la mise en place d’un système bancaire et de crédit socialisé.

Frédéric Lordon est économiste, directeur de recherches au CNRS, collaborateur au « Monde Diplomatique », auteur de nombreux ouvrages de sciences économiques et sociales tel « Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières », « La crise de trop – Reconstruction d’un monde failli ».

En bonus, le même Lodon chez Mermet le mois dernier :

19 réactions et commentaires

  • Le Yéti // 14.10.2011 à 05h38

    Rappelons que Frédéric Lordon est très fréquemment l’invité de Daniel Mermet dans son émission Là-bas si j’y suis, France Inter (15h-16h, du lundi au vendredi)

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    • Nihil // 14.10.2011 à 07h16

      L’intervention de Lordon à la Fête de l’Huma est un régal. Qui a dit que l’on ne comprenait rien à ce qu’il dit ? C’est au contraire très clair ! Bon, d’accord, ses articles demandent un peu d’instruction et de réflexion, tout le monde ne peut pas être A Minc ou G Sorman (qui a dit heureusement ?)
      🙂

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      • AlexHanin // 14.10.2011 à 08h38

        J’aime beaucoup Lordon, mais je trouve aussi que ses articles sont assez indigestes, il gagnerait à élaguer sa prose. Les phrases proustiennes ne sont pas forcément adaptées à la diffusion des opinions financières. J’ai malgré tout l’impression qu’il fait un effort, on a dû lui dire qu’il en faisait un peu trop.

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  • raph // 14.10.2011 à 08h15

    je n’ai pas écouté l’émission mais il y a un monde entre la nationalsiation des banques en faillite, puis « communalisation », puis la en place d’un système bancaire et de crédit socialisé.

    La première solution permet d’évitert de socisaliser les eprtes puisque les actionnaires perdent tout et c’est une option qui est juste. Ils sont responsables de leurs investissements et doivent réagit quand une entreprise est mal gérée. Mais la  communalisation », puis la en place d’un système bancaire et de crédit socialisé me fait penser au socialisme le plus brutal, voire au communisme. C’est n’importe quoi. C’est le retour à l’Etat tout pusisant et à la dictatureet bien sûr monsier Lordon a bien envie de faire partie de spetits chefs.

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    • AlexHanin // 14.10.2011 à 09h25

      “Socialisé” ne veut pas dire contrôlé par l’Etat. Est-ce que sa solution est réaliste, je n’en sais rien, je ne suis pas spécialiste, mais ne mélangeons pas tout.

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      • Luxy Luxe // 14.10.2011 à 20h43

        Socialiser le crédit, c’est un peu comme remettre la justice entre les mains des citoyens intéressés.  Il y a des exemples : le jury d’assises (électeurs tirés au sort), les prud’hommes (représentant des employeurs et travailleurs), les tribunaux de commerce etc.

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  • Britton // 14.10.2011 à 09h06

    J’ai écouté Lordon chez Taddeï. Du coup j’ai ressorti la bèche et le rateau…
    Plus sérieusement, il admet la possibilité d’effondrement total du système bancaire et l’exclut  au motif que les états ne laisseraient pas faire. Mais les états auront ils les moyens de sauver suffisamment de banques pour éviter l’effondrement du corps social ? 
    J’aimerais en savoir plus sur les mesure qu’il conviendrait d’adopter par les états (en dehors des mesures d’état d’urgence de type police, armée, etc bien sur)

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  • L’économiste F. LORDON à l’émission ce soir ou jamais | OUVRONS LES YEUX // 14.10.2011 à 09h08
  • aurel // 14.10.2011 à 12h13

    par contre, un point qui n’a jamais été abordé, mis à part par notre trader du dimanche de la télé anglaise, c’est à quel point les crises sont nécessaires au grand capital pour accroitre son pouvoir.
    l’argent n’est qu’un moyen pour le capital, c’est un moyen efficace d’appropriation des vraies richesses que sont les ressources physiques et la main d’oeuvre (intellectuelle ou physique).
    a mon sens, les crises sont provoquées plus ou moins délibérément par les grands argentiers pour accroitre leur possibilités de profits lorsque un certain paroxysme monétaire est atteint (quand tout pousse dans le même sens et que les profits sont donc réduits à néant). il en est de même pour les fabricants d’armes privés qui ne peuvent vendre en période de paix et qui assurément sont forcés de pousser au crime, soit par la menace de guerre internationale, soit par la menace terroriste ou inter-ethnique.
    bref les grands argentiers sont aussi néfastes au bonheur des peuples que les vendeurs de mines anti-personnelles et il serait temps, comme le dit lordon que le monde de la finance et du crédit se mette à l’anarcho-syndicalisme….
    par contre, il est évident que si les peuples se réapproprient la monnaie, ce seront nos élites qui seront dépouillées et ça, ils ne le laisseront jamais passer.

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  • fraanel // 14.10.2011 à 12h44

    J’ai un peu la sensation qu’un consensus commence à apparaître, ainsi qu’une radicalisation des discours.
    Avec des politiques qui habituellement minorent la gravité de la situation, qui se mettent à émettre une forte probabilité d’un gros crack/crise historique/risque systémique majeur.
    Créant le sentiment que l’hypothèse du défaut systémique de Frédéric Lordon devient du coup quelque chose de plausible.

    Mais de quoi on parle.
    On parle d’une crise sans précédent avec des ramifications multiples.
    Avec plusieurs vecteurs convergents qui oblitère toute “recette” historique.
    Donc on a:

    1°)- Une crise obligataire globale.

    2°)- Une crise systémique bancaire qui découle partiellement de cette crise obligataire. Et des actifs pourris qui subsiste dans leurs compte. Avec comme conséquence directe et actuelle une crise de liquidité, lier à l’assèchement du crédit interbancaire.

    3°)- Une crise sur l’économie réelle. Du entre autre à des années de dumping sociale.
    Qui depuis 2008 connait une accélération sous forme de phénomène spiral rampant.

    4°)-Une crise politique. Qui du fait de la précarité de leurs situations vis a vis de leurs dettes, les gouvernements sont télécommandés via les instances financière. Ce qui aboutie à une défiance vis à vis de leurs population. Ainsi qu’une dissolution de leurs pouvoirs.

    5°)- Une crise sociale. Qui est renfoncé par les mesure d’austérité, qui non comptent d’appauvrir les population plombe encore plus l’économie réelle, entraînant avec elle les entrée fiscale. Créant une matérialisation de plus en plus tangible du point N°1.
     
    6°) Une crise idéologique. Le noeud centrale finalement de tout ces crises.
    – Qui a justifié l’usage du crédit comme un formidable levier d’enrichissement.
    – Qui a justifié toutes les formes de dumping tant social que fiscal.
    – Qui a justifié tout les phénomène de spéculation au détriment de l’économie réelle.
     
    Finalement ce que tout a long de ce blog est démontré, a travers ses statistiques. C’est que le monde c’est fourvoyé dans l’application de la doctrine néolibérale. Clairement nocive et autodestructrice.
    Et qu’aujourd’hui c’est l’heure de payer nos erreurs.
    Finalement pauvre/riche/banque/état/investisseur/entreprise, le risque réelle est le même pour tout le monde. Se retrouver tout simplement rincé…
    Puis comme je l’ai entendu de plusieurs bouche de spécialises d’horizon différentes. On est dans une configuration de chute de civilisation. A l’image de l’empire romain…

    Allez on va tous croisé les doigts très fort, en espèrent qu’un miracle va se passé et que l’on va évité la réalisation de ces prophéties de mauvaise augures.

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  • BA // 14.10.2011 à 15h13

    Vendredi 14 octobre 2011 :
     
    Banques européennes : recapitalisation à 298 milliards d’euros, selon une étude de Goldman Sachs.
     
    Les nouveaux tests de résistance menés par l’autorité bancaire européenne (EBA) pourraient révéler des besoins de recapitalisation de 298 milliards d’euros, selon une simulation réalisée par les analystes de la banque américaine Goldman Sachs publiée vendredi.
     
    Jeudi, les analystes de la banque helvétique Credit Suisse avaient évalué les besoins de fonds propres au terme de tests de même nature à 221 milliards d’euros.
     
    http://www.boursorama.com/actualites/banques-recapitalisation-a-298-mds-d-euros-selon-etude-de-goldman-sachs-3048b13de67d602ad2a15bc3431158c8

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  • jails // 14.10.2011 à 19h11

    Un pure produit de notre société de virtualisation.Tout un coup ce type aurais trouvé la voie de la vérité dans les couloirs du monde diplo.Combien coute réellement un téléphone portable à 0€
    Franchement acheter des banques même à 0€ alors qu’elle sont remplie de produit toxique, de dépôt spéculer à x fois leur valeur, de crédit que les emprunteurs commence à payer en monnaie de singe et d’hypothèque qui deviennent bancales dans une conjecture de crise, la seul valeur réel, c’est un portefeuille d’immeubles qui s’apprête à subir une crise immobilière comprenant principalement des filiales qui faut démanteler à coup de tonne que pèse leur coffre pour les vendre et les contrats sociales pour leur futur chômeur ? c’est lui qui paient tout ça ? 
    Je doute que ça soit sa solution de banquier en déroute soit celle des gens de science.

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  • Bab // 14.10.2011 à 20h47

    Oui, écouter Frédéric Lordon demande un minimum de bagage intellectuel. Et il est vrai qu’à la fête de L’huma, il est à fait un effort pour se mettre à la portée de beaucoup.
    Comme tout les gens intelligent, il est également très drôle. En fait c’est une véritable machine intellectuelle.
    100% d’accord avec lui en tout cas. Une seule question à poser aux politiques: est ce que l’économie doit être au service du citoyen ou le citoyen au service de l’économie?
     
    BAB

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  • RST // 16.10.2011 à 10h06

    J’apprécie énormément F.Lordon. Je regrette néanmoins que dans l’émission de Mermet il ait fait preuve d’un certain sectarisme si particulier aux gens de gauche. En effet, il explique justement que le clivage gauche droite est dépassé et que le vrai clivage se fait maintenant entre ceux qui veulent rester à l’intérieur du cadre (qu’il définit en 3 points : régime du libre échange / financiarisation / Modèle de politique économique européen) et ceux qui veulent refaire le cadre (ce qui est une autre façon de décrire la démondialisation) Quand Mermet lui demande qui parmi les candidats à la présidentielle sont sur cette ligne il n’arrive pas lui-même à se sortir de ce clivage gauche-droite dépassé puisqu’il cite Mélenchon et Montebourg (qui vient de rentrer dans le rang en trahissant toutes ses idées dans l’espoir d’obtenir un maroquin) et ne mentionne pas Nicolas Dupont-Aignan dont il connait les prises de positions. C’est dommage car sans nécessairement le soutenir, il pourrait au moins reconnaître que celles-ci sont très clairement « hors du cadre »

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    • Nihil // 16.10.2011 à 10h29

      J’ai également été surpris de cette “omission”. L’air de la Fête de l’Huma y est probablement pour quelque chose, non ?

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      • RST // 16.10.2011 à 11h19

         
        @ Nihil
        Il y a sûrement de ça mais divers indices me laissent à penser que Lordon, malgré toutes ses qualités qui sont nombreuses, reste prisonnier de certains préjugés. Parmi ces préjugés, il y a celui qui considère que si l’on est pas « de gauche » (et de la vraie gauche) on est pas de son bord. Je caricature mais c’est un peu le sentiment que j’ai.
        Ceci étant dit, Lordon reste un personnage essentiel pour nous permettre de comprendre ce qui se passe avec la finance, et un homme foncièrement honnête qui refuse d’aller à la soupe et ne fait pas de concessions au système. Qu’il en soit remercié.

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        • Nihil // 16.10.2011 à 15h06

          J’ai vu que, du coup (?), vous vous êtes fendu d’un billet à ce sujet sur votre blog.
          🙂  

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  • BA // 16.10.2011 à 19h03

    Dimanche 16 octobre 2011 :
     
    BERLIN (Reuters) – “Les banques doivent être mieux capitalisées pour éviter une escalade de la crise qui serait provoquée par un effondrement du système financier”, a déclaré dimanche le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble sur la chaîne de télévision ZDF, ajoutant que les banques n’ont plus confiance les unes envers les autres.
     
    “Il faut une meilleure régulation et une meilleure capitalisation des banques”, a-t-il dit.
     
    “Tout le monde n’aimera pas cela, mais c’est le meilleur moyen qu’il n’y ait pas d’escalade de la crise imputable à un effondrement du système bancaire.”
     
    “La cause de cette crise, c’est un excès de dette, mais nous devons combattre le danger de la contagion. Il faut simplement reconnaître que les banques n’ont actuellement plus confiance les unes envers les autres, c’est pourquoi le marché bancaire ne fonctionne pas comme il le devrait. Le mieux pour combattre cela c’est une meilleure recapitalisation.”
     
    http://www.boursorama.com/actualites/l-allemagne-veut-que-les-banques-soient-mieux-capitalise-e469fbf492ed298db012ac1b13162614

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  • MANESSIS // 18.10.2011 à 13h56

    F. Lordon a fait un exposé remarquable et lumineux chez Taddei.
    Ses articles sont, contrairement à ce que disent certains ici même, d’une langue à la fois simple et belle. Désolé mais l’écriture de Lordon ce n’est pas du Lacan.
    Merci en tous les cas pour avoir mis ce moment en ligne, je le diffuse massivement.
    Salut et fraternité !    AM 

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