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28.août.201128.8.2011 // Les Crises

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Aujourd’hui, je vous recommande le dernier numéro de l’excellente lettre de l’économiste Henri Regnault « LA CRISE, lettre plus ou moins trimestrielle, gratuite et sans abonnement »:

Télécharger LA CRISE n° 17 : De la ploutocratie en Amérique

Résumé : Après avoir penché dans le sens de l’inégalité, le balancier de l’histoire des démocraties devrait revenir vers l’égalité. Si c’est le cas nous devrons nous en féliciter, car c’est une condition indispensable pour échapper au déclin de l’Occident et ranger l’analogie avec la chute de l’Empire romain au rang des accessoires littéraires.

Contenu

  1. Lettre ouverte à Alexis de Tocqueville p.2
  2. 1. Conjoncture immédiate : vue imprenable sur le Gouffre Infernal p.3
  3. 2. Géopolitique tendancielle : Etats-Unis d’Europe / Etats-Désunis d’Amérique ? p.6
  4. 3. Et mes sous dans tout ça : faut-il acheter de l’or ? p.9
  5. 4. Le coin de l’intello : entre démocratie et ploutocratie p.13

L’auteur

Henri Regnault (henri.regnault@univ-pau.fr) est Professeur d’Economie à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Diplômé de l’ESSEC et de Sciences Po avant d’obtenir un doctorat d’Etat à Paris Dauphine, il a commencé sa carrière universitaire au Maghreb à la fin des années 70, en Algérie puis en Tunisie, et s’est spécialisé en Economie du Développement et Economie Internationale, travaillant sur les relations Nord-Sud, en particulier sur les terrains méditerranéen, latino-américain et plus récemment asiatique. Il a dirigé le GRERBAM (Groupe de Recherche sur Economies Régionales du Bassin Méditerranéen), puis le Groupement de recherche du CNRS EMMA (Economie Méditerranée Monde Arabe) et anime le Réseau Intégration Nord-Sud (RINOS). Par ailleurs, depuis septembre 2007 il écrit « LA CRISE », lettre trimestrielle.

Extrait

Ces défauts multiformes sur la dette, dont les marchés ont commencé à entrevoir avec horreur les tenants et aboutissants en ce mois d’août 2011, spolieront les détenteurs finaux de la dette (les créanciers) selon des coefficients de perte variables, fragiliseront de nombreuses banques et assurances et entraîneront la faillite des plus faibles d’entre elles, qu’aucun Etat n’a plus les moyens d’aller sauver, sinon par nationalisation et indemnisation des actionnaires (et détenteurs d’obligations) à la valeur effective de leur capital : zéro ! Dans ces conditions, si l’effondrement du système financier mondial n’est pas une certitude (rien n’est jamais écrit à l’avance et les ruses de l’Histoire sont imprévisibles) il est aujourd’hui l’hypothèse la plus raisonnable. Mais ce ne serait là qu’une péripétie de l’histoire économique ! Le véritable enjeu est de savoir si […]

Anciens numéros

Cliquez ici pour retrouver les anciens numéros de LA CRISE, que je vous recommande particulièrement.

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17 réactions et commentaires

  • denton // 28.08.2011 à 07h44

    Merci pour ce lien très pertinent. Une analyse plus qu’intéressante.

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  • Sorroche // 28.08.2011 à 10h20

    Dans ces conditions, si l’effondrement du système financier mondial n’est pas une certitude (rien n’est jamais écrit à l’avance et les ruses de l’Histoire sont imprévisibles) il est aujourd’hui l’hypothèse la plus raisonnable.

    Merci par l’article, Olivier, et bravo par Regnault.

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  • Bigtof // 28.08.2011 à 13h38

    Bonjour et félicitation pour votre blog qui est impressionnant tant par sa richesse que son didactisme !

    Comme beaucoup, je suis depuis quelques années les écrits d’économistes qui avaient senti le vent du boulet : Jorion, LEAP2020, Lordon, etc.. En tant que conseiller financier indépendant, cela m’a permis de ne pas faire perdre d’argent à mes clients.. Jusqu’ici ! (je n’ai eu connaissance de votre blog que depuis quelques semaines..)
    Et comme beaucoup, je crains de ne rien pouvoir faire pour leur permettre de ne pas en perdre au deuxième tour… (Bien qu’ils aient déjà acheté de l’or physique pour la plupart..)

    Voici ma question :
    Au long de différents articles, vous considérez que de faire financer les états par la BCE serait une mauvaise solution et, me rendant en partie à vos arguments, je voudrais avoir votre avis sur des mesures complémentaires et simultanées.
    a. Financement par la BCE de tous les Etats européens le souhaitant à 0%. (Je suis outré de voir les banques se faire autant d’argent sur le dos de la grèce, etc..)
    b. sous condition de remboursement par ces mêmes états des créanciers (lesquels tout en conservant le capital prêté perdraient les +values latentes espérées…)
    c. Contrôle des changes simultanés
    d. Séparation des banques de dépôt des autres banques avec mise sous tutelle
    e. interdiction des CDS sur dettes d’Etats.
    f… toute autre mesure qui permettrait de stopper le processus en cours.

    Si tout cela est fait, immédiatement, tous les Etats seront allégés de la charge de la dette et devraient pour beaucoup se retrouver avec un budget à l’équilibre (environ 42 Milliard d’Euros pour la seule France).
    Si, dans le même temps, les banques se retrouvent avec des liquidités qu’elles ne peuvent prêter au Etats (qui voudrait d’un financement sur le marché quand la BCE prête à 0 ?) n’auraient pas d’autre choix que de prêter au privé.
    Diverses mesures fiscales permettraient alors d’orienter ces capitaux dans les secteurs à privilégier.

    Enfin, les Etats, allégés de la charge des la dette, pourraient alors rembourser la BCE qui pourra ainsi peu à peu diminuer la masse monétaire pour limiter l’inflation.

    Où est-ce que ça cloche ? (mes études d’économies sont loin et n’ont de toutes façons pas été assez poussées…)

    Merci pour votre réponse et encore bravo !

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    • Nihil // 28.08.2011 à 20h11

      @Bigtof
      En lien un excellent document pdf de Joël Halpern: “La règle de plomb”, avec en page 18 une réponse (différente mais tout aussi adogmatique) à votre question sur le financement éventuel des déficits publics par la BCE.
      Un peu technique (trop, pour moi en tout cas, mais il y des images, dommage elles sont déjà coloriées, mais j’aime bien quand même :-)), néanmoins assez clair.

      http://bloc-notesdejoelhalpern.hautetfort.com/media/00/02/2169101959.pdf

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      • Bigtof // 29.08.2011 à 07h02

        Merci !
        Je télécharge de ce pas.

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  • BA // 28.08.2011 à 22h21

    Samedi 27 août 2011, à Jackson Hole, Christine Lagarde a parlé de la situation économique et financière. Surtout, elle a prononcé une phrase très importante en ce qui concerne l’Europe.

    Elle a dit ce qu’elle pensait de la situation financière en Europe : “banks need urgent recapitalization.”

    “En Europe, les banques ont besoin d’une recapitalisation urgente.”

    http://www.imf.org/external/np/speeches/2011/082711.htm

    En clair : les banques européennes sont sous-capitalisées. Le ralentissement de la croissance dans tous les pays d’Europe va avoir des conséquences dévastatrices sur les banques. Si par malheur il n’y avait pas de recapitalisation, les banques européennes feraient faillite.

    Problème : où trouver l’argent pour cette “recapitalisation urgente” des banques européennes ?

    Je sens que les contribuables vont encore morfler.

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  • BA // 29.08.2011 à 12h29

    Lundi 29 août 2011, vers 13h30 :
    La Mer Méditerranée est-elle calme ?
    D’habitude, oui.
    Mais dans les mois qui viennent, la Mer Méditerranée va connaître des raz-de-marée.
    Les investisseurs internationaux pensent que la Grèce va se déclarer en défaut de paiement avant un an.

    Grèce : taux des obligations à 1 an : 60,206 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 45,674 %.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 18,041 %.

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  • MBO CH // 29.08.2011 à 23h57

    Une chose qui, je crois est largement sous-estimée dans le déclancheur prochain de la grande crise qui s’annonce : les banques privées.

    Les banques dans le système actuelle créent la monnaie en vue de toucher des intérêts. Plus elles “vendent” de crédit plus elles augmentent les intérêts perçus et plus elles augmentent leurs bénfices.

    En principe le ratio de réserve fractionnaire devrait être de l’ordre de 1 pour 10 (je crée 9 euro pour 1 Euro de fonds propres) mais en réalité on observe que la plupart des grandes banques, via différentes techniques, ont détournées le principe et gèrent des actifs (créés par elles ou par d’autre) d’une valeur bien supérieur à ce ratio de 1:10.

    Bâle III impose que les banques doivent posséder en fond propre au moins 10% des actifs gérés.

    Quel est le ratio de la société générale ? 1 pour 50 !

    http://www.jpchevallier.com/article-les-meccanos-de-la-generale-2-trimestre-2011-correction-81554901.html

    Et les autres grandes banques européennes, y compris les banques suisses (BNP, Crédit lyonnais, Crédit Suisse, UBS …) ne sont guère mieux loties !

    Non mais vous imaginez, un ratio de 1:50 ! Après ça on ne peut pas s’étonner des bénéfices déclarés mais que peut-on en penser lorsque l’on sait que cela représente des intérêts perçus sur de l’argent qu’ils n’ont pas !!!

    Je note que même Christine Lagarde devient très nerveuse à ce sujet. Ca va péter c’est une certitude et c’est les banques privées qui vont déclencher le truc. A commencer par la SocGen qui est de loin la plus vulnérable !

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    • Nihil // 30.08.2011 à 06h56

      Si l’on en croit le même JP Chevalier, les infos ainsi que les comptes donnés par les banques (enfin, les plus “grandes”) sont erronés et “arrangés” (pour ne pas dire plus), en particulier sur le montant de leurs fond propres. Cette situation étonne beaucoup le grand naïf que je suis:
      – soit les comptes publiés sont faux, et il devrait y avoir sanction de la part de …de qui, d’ailleurs, à part les “marchés” qui sabrent la cote en bourse?
      -soit les comptes sont exacts, et pourquoi ces banques ont-elles de si gros soucis ?
      Lagarde et beaucoup d’autres semblent ne pas croire aux chiffres annoncés par les banques, mais personne parmi les “autorités” ne cherche plus loin, ou du moins n’alerte clairement sur la réalité de la situation.
      La vérité est-elle si dangereusement cruelle ?

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  • BA // 31.08.2011 à 20h42

    Qu’est-ce qu’on fait des cinq Etats insolvables de la zone euro ? Le cas le plus énorme : la Grèce. En Grèce, l’Etat est insolvable. Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
     
    Deuxième question : les banques françaises sont exposées à la Grèce pour 45,268 milliards d’euros, soit 65,047 milliards de dollars. Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
     
    Troisième question : en Grèce, le ministère des Finances avait commandé un rapport aux commissaires aux comptes du Parlement grec. Mercredi 31 août, ils ont rendu leur rapport : « la dette grecque est hors de contrôle. » Alors, qu’est-ce qu’on fait ?
     
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20110831.REU2362/la-dette-grecque-hors-de-controle-dit-une-commission-d-experts.html

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