Suite de notre grande série sur les 28 pages – rappel :

I. La 6e Vidéo

Cette vidéo a demandé un énorme travail, et elle contient d’incroyables extraits très peu connus, pour la première fois accessibles en français…

Il est même fascinant de voir qu’à peine 15 ans après les faits, on a les types de la CIA qui déballent – sinon tout, ne soyons pas naïfs  – au moins des choses extrêmement lourdes…

Même vidéo – version alternative si souci :

II. Le script de la vidéo

Voici le script de la vidéo

« Vieille défense de l’administration Bush… » (source : YouTube)

De 31’31 à 32’16

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Georges W. Bush, peu après les attentats du 11-Septembre

« Dick Cheney, Vice-Président de George Bush durant huit ans, 15 février 2016 » (source : YouTube)

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Dick Cheney sur Fox News, le 15 février 2016

De 0’12 à 1’51

Présentateur : « Parlons de l’information du jour : nous avons un candidat à la présidence qui vous a attaqué, vous et les décisions prises par votre gouvernement ; vous avez entendu Donald Trump accuser le président Bush et son équipe de mensonge – “ils ont menti, ils ont dit qu’il y avait des armes de destruction massive, il n’y en avait pas, ils savaient qu’il y en avait pas”. Quelle est votre réponse ? »

Dick Cheney : « Pour moi, Brett, il parle comme un Démocrate de gauche. Il a tort de diffuser délibérément ces points de vue sur la question des armes de destruction massive, qui a été soigneusement étudiée par la Commission Silverman. Ils n’ont trouvé aucune preuve de ceci. Sur l’accusation que le Président n’a pas agi avant le 11/9 pour l’empêcher, nous n’avons eu aucune information concrète à propos de ça. Il n’y avait rien que nous aurions pu faire et nous n’avons eu aucune information qui suggérait qu’il y avait une menace générale.

Mais, par exemple, si vous regardez ce que nous avons fait à la suite de 11/9, nous avons en réalité gardé la nation en sécurité durant sept ans et demi. Le Président [Bush] a mis en place d’importants programmes : programme de surveillance du terrorisme [NdT : Espionnage…], des techniques d’interrogatoire renforcées [NdT : Torture…]. Toutes ces choses nous ont procuré l’information dont nous avions besoin pour agir. Et nous avons eu l’énorme soutien de l’armée américaine. Ils ont fait un travail superbe. »

De 5’00 à 5’21

Dick Cheney : « Nous avons très bien réussi en Irak, en particulier avec un pic en 2007-2008. Puis quand Barack Obama a été élu, il a retiré notre présence dans cette partie du monde et Daesh a émergé ensuite. Vous devez raconter toute l’histoire si vous voulez vous intéresser à ces événements, et, bien sûr, M. Trump ne le fait jamais. »

De 1’51 à 4’01

Dick Cheney : « Donc quand M. Trump suggère ceci, dans mon esprit, il est loin de la réalité. Il ne comprend clairement pas ou il n’a pas cherché à connaitre les faits à propos de cette période. »

Présentateur : « M. le Vice-Président, cela ne concerne pas que le débat de samedi soir, qui était clairement enflammé. Aujourd’hui, lors d’une conférence de presse, il a plusieurs fois mis en question le fait de savoir si le Président Bush et son gouvernement ont rendu le pays plus sûr ? Écoutez… »

Donald Trump : « Mais qu’est-ce que cela veut dire que [Bush] a rendu le pays sûr après le 11/9 ? Nous avons subi cette catastrophe majeure et après… Mais qu’est-ce que cela veut dire “après” ? Mais et “pendant” le 11 Septembre ? J’y étais, j’ai perdu beaucoup d’amis qui ont été tués dans les tours. La pire attaque jamais survenue dans ce pays l’a été au cours de sa présidence ! Alors nous avons eu la pire attaque de l’Histoire, mais alors, après nous avons bien agi ? C’est comme dire, bon, ok, l’équipe de foot a pris 19 buts en première mi-temps, mais après cela, nous avons bien joué. Je ne le pense pas. »

Présentateur : « C’est le principal candidat à l’investiture républicaine. »

Dick Cheney : « Ouais, c’est difficile à croire parfois, non ? Il est clair que si vous souhaitez enquêter pour tenter de trouver un moyen de blâmer quelqu’un pour ce qui est arrivé le 11/9, il faudrait en premier lieu s’occuper de l’échec du renseignement, du gouvernement précédent – je crois que Bill Clinton a même suggéré ou il a été suggéré qu’il a eu l’occasion de prendre Ben Laden avant le 11/9 ou qu’il n’a pas réussi à le faire. Dès que nous avons été frappés le 11/9 – et je connais un peu ce sujet, j’étais dans le bunker de la Maison Blanche toute la journée – je n’y ai pas vu Donald Trump, je ne l’ai jamais vu impliqué dans quoi que ce soit qui me porte à croire qu’il a une expérience de première main ou pratique à ce sujet.

Franchement, je trouve décevant qu’il se comporte de cette façon. Je n’ai soutenu aucun candidat, je n’ai aucun intérêt dans cette campagne, mais je pense qu’il se trompe en faisant campagne sur cette base. »


« En 2012, le New-York Times indiquait dans un article titré “La surdité avant la tempête” »

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« Les dirigeants néo-conservateurs qui avaient récemment pris le pouvoir au Pentagone ont averti la Maison Blanche que le C.I.A. avait été bernée ; selon cette théorie, Ben Laden faisait simplement semblant de planifier une attaque pour détourner l’attention de l’administration de Saddam Hussein, que les néo-conservateurs considéraient comme une plus grande menace. Les responsables du renseignement ont protesté que l’idée que Ben Laden, un fondamentaliste islamique, conspire avec Saddam Hussein, un laïc irakien, était ridicule, mais les soupçons des néo-conservateurs l’ont néanmoins emporté. »


« Michael Hayden, directeur de la CIA entre 2006 et 2009, 23 février 2016 » (source : YouTube)

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Michael Hayden sur MSNBC, le 23 février 2016

De 0 à 0’19

Michael Hayden : « Les renseignements avant le 11 Septembre étaient suffisamment bons pour que nous sachions que quelque chose allait arriver. George Tenet disait “Tous les voyants sont au rouge”. Nous le savions tous. Nous n’avions pas une vision suffisante pour savoir qu’ils allaient frapper ici. C’est un jeu d’hypothèses. Ils n’avaient jamais commis une telle attaque auparavant. Nous pensions seulement qu’ils s’en prendraient à des intérêts américains. »


« Press for truth » (source : YouTube)

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De 37’20 à 38’17
De 41’49 à 43’38


« Bob Kerrey, a été gouverneur puis sénateur du Nebraska de 1983 à 2001, puis membre de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre »

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Bob Kerrey

De 45’36 à 46’16

Bob Kerrey : « Nous avons fait serment de ne pas en parler pendant la campagne [présidentielle de 2004], je pense à raison, afin que le rapport de la Commission reçoive une meilleure écoute de la part du Congrès. Maintenant, la campagne est terminée, alors ma promesse est révolue.

M. Le Président, vous saviez ce qu’ils faisaient aux États-Unis ! Vous avez été averti par la CIA. Vous saviez en juillet qu’ils étaient là. Vous avez été de nouveau informé lors du briefing d’aout qu’il s’agissait d’une menace directe. Vous n’avez pas sécurisé nos frontières ni nos aéroports. Vous n’avez pas renforcé la police, vous n’avez pas réuni les services de l’immigration, pour arrêter ça. Et vous n’avez pas prévenu le peuple américain. Mais qu’avez-vous fait ? Rien, comme on a pu le constater ! »


“Spymasters – CIA in the Crosshairs”, Showtime, 17 novembre 2015

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De 17’50 à 19’53

Présentateur : « 7 aout 1998, Khartoum, des attentats-suicides à la voiture piégée frappent les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya en Afrique orientale, tuant 224 personnes dont 2 agents de la CIA. »

George Tenet : « Après ces attaques à la bombe en Afrique, je suis rentré chez moi et j’ai écrit avec fureur le mémo appelé “Nous sommes en guerre !”

J’ai dit qu’il fallait arrêter d’utiliser des tapettes à mouches. Qu’il fallait mettre un plan d’action mondial en place, avec lequel nous pourrions commencer à montrer que nous pouvons pénétrer cet adversaire, entrer dans son sanctuaire, pénétrer ses centres opérationnels, et leur tendre des pièges ! Afin de vraiment procurer aux décideurs politiques des informations solides à partir desquelles ils pourraient prendre des décisions. »

[NB : Georges Tenet a été directeur de la CIA de 1997 à 2004]

Présentateur : « Cofer Black est un agent légendaire de la CIA, qui a échappé à une tentative d’assassinat d’al-Qaïda quand il était en poste à Khartoum. »

Georges Tenet : « La première semaine où j’ai été nommé Directeur du centre de lutte contre le terrorisme [de la CIA en 1999], on m’a collé dans une salle de conférence, et tout le monde est venu m’informer sur leur zone d’activité. Je ne suis pas facilement choqué, mais là je fus stupéfié : il y avait une vague de menaces qui arrivait sur les États-Unis. Il n’y avait aucun doute dans mon esprit : les États-Unis allaient être frappés, et frappés durement, beaucoup d’Américains allaient mourir. »

Cofer Black : « Sandy Berger, le Conseiller à la Sécurité nationale à la fin de l’administration Clinton, nous a demandé de rédiger un document très important. Nous l’appelons le Document Bleu ciel. Il nous a dit : “Je veux que vous imaginiez que vous ayez toutes les autorisations et les ressources que vous souhaitez afin de détruire al-Qaïda. Que feriez-vous ?” Pénétrer le sanctuaire afghan, lancer une opération paramilitaire, nous savions exactement quoi faire. Nous étions prêts à le faire.

Le fait important est qu’aucune action ne fut décidée, rien ne fut fait. »

De 22’07 à 22’54

Georges Tenet : « Au printemps 2001, nous avons rencontré la nouvelle administration Bush et préconisé en premier lieu une opération paramilitaire [contre al-Qaïda en Afghanistan]. La réponse a été : “Nous ne sommes pas tout à fait prêts à envisager cela, nous ne voulons pas que le compte à rebours commence à tourner.” »

Journaliste : « Qu’est-ce que cela veut dire à votre avis ? »

Georges Tenet : « Que l’administration n’était pas tout à fait prête à considérer toutes les options dans la lutte contre le terrorisme »

Cofer Black : « Je pense qu’ils étaient mentalement restés bloqués à huit ans auparavant, quand ils étaient au pouvoir. Ils pensaient qu’ils connaissaient toujours les terroristes. “Mais vous êtes un gauchiste ! Calmez-vous, buvez du champagne, la nuit dormez tranquille – ils agissent le jour…” Il était très difficile de leur communiquer l’urgence de la situation. »

De 23’18 à 26’28

Journaliste : « La crise atteint un point critique le 10 juillet 2001. Richard Blee, à la tête de l’Unité anti-Ben Laden de la CIA, fait irruption dans le bureau de Black. »

Cofer Black : « Il arrive et déclare : “Chef, ça y est, la digue a cédé !” Les informations que nous avions compilées étaient absolument irréfutables. Elles venaient de plusieurs sources. C’était en quelque sorte la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Nous avons décroché le téléphone pour appeler la secrétaire : “Il me faut voir le Directeur, j’arrive avec Richard”. Elle m’a dit « Oh, désolé, il est en réunion avec le chef d’un service de renseignement étranger.” J’ai répondu : “Nous arrivons immédiatement, foutez le type dehors, on arrive tout de suite, il faut qu’il soit prêt.”

George Tenet est un type très intelligent. Il mâchait son cigare, se dandinait sur place, et ses yeux se sont éclairés : “Mais nous avons le film là !” Ça se voyait dans ses yeux qu’il avait compris. »

Georges Tenet : « Ce n’était pas des voyants rouges. Voyants rouges et alertes, sont des images commodes pour illustrer. C’étaient des complots qui apparaissaient. L’ambassade américaine à Sanaa allait être attaquée, des écoles britanniques et américaines à Djeddah allaient être attaquées, le monde était sur le point d’entrer en éruption.

Alors, ce qui s’est passé durant cette période, en juin et juillet 2001, montrait que la menace continuait d’augmenter. Les discours publics d’al-Qaïda étaient qu’il allait bientôt y avoir huit attaques majeures, et que le monde allait être stupéfié par ce qui allait bientôt arriver. Les terroristes étaient en train de disparaitre, les camps fermaient, les rapports signalant des menaces se multipliaient, et ceci montrait qu’on arrivait au point culminant de la menace. »

Cofer Black : « Nous avons décidé [avec Tenet] que l’étape suivante était de décrocher le téléphone blanc, d’appeler la Maison-Blanche et de dire que nous venions immédiatement. »

Georges Tenet : « J’ai dit “Condi, je dois venir te voir !” Ce fut l’une des rares fois dans mes sept ans en tant que Directeur de la CIA où j’ai dit “Je dois venir vous voir !”. “Nous arrivons sur le champ !” »

Présente à la réunion du 10 juillet à la Maison-Blanche : la Conseillère à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice, une autre responsable de haut niveau.

Georges Tenet : « Richard [Blee] a alors commencé en disant : “Il y aura d’importantes attaques terroristes contre les États-Unis dans les semaines ou les mois à venir. Les attaques seront spectaculaires. Elles pourront être multiples. Le but d’al-Qaïda est la destruction des États-Unis ! »

Cofer Black : « J’ai dit : “Écoutez, il faut maintenant mettre le pays sur le pied de guerre IMMÉDIATEMENT !” Et j’ai tapé mon poing sur la table.

Après cette réunion, Richard Blee et moi nous sommes mutuellement félicités, parce que nous pensions que nous avions enfin réussi à convaincre ces gens, vous comprenez ? Nous avions accompli notre devoir. »

Journaliste : « Et qu’est-il arrivé ? »

Georges Tenet : « Oui, qu’arriva-t-il ? Oui, qu’est-il arrivé ? »

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Journaliste : « En gros, rien ne s’est passé ? »

Cofer Black : « … Oui, c’est vrai.. »

Condoleezza Rice écrira plus tard : “Mon souvenir de cette réunion n’est pas très net, car nous discutions de menaces tous les jours.”

“En remontant les niveaux d’alerte pour le personnel américain à l’étranger”, ajouta-t-elle, “j’ai pensé que nous avions fait ce qu’il fallait faire.”

De 27’24 à 29’06

Georges Tenet : « Si vous ne mettez pas un système de défense en place, si vous ne bouclez pas vos aéroports, ne bouclez pas vos bâtiments, ne modifiez pas vos politiques de visas, n’avez pas quelques idées de ce qui se passe aux États-Unis, ne créez pas un mécanisme avec un pivot rapide entre l’étranger et le domestique, alors on va vous faire du mal. »

Cofer Black : « Vous savez ce qui m’emmerde vraiment ? C’est quand ces types appellent ça un “échec des services de renseignement”. Nous savions qu’ils arrivaient ! Vous savez, “des intérêts américains vont être attaqués. Cela pourrait bien se passer aux États-Unis. C’est grave, c’est en train de se préparer.”

Parfois, quand je conduis ma voiture, j’y repense. Cela reste pour moi toujours incompréhensible. Comment est-ce possible ? Vous alertez de hauts responsables autant de fois, et rien ne se passe en fin de compte. Mais enfin, on est dans le remake de Twilight Zone ?! [La Quatrième Dimension] Il faut vraiment se pincer pour y croire. »

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Georges Tenet : « À la fin de juillet, nous étions assis dans ma salle de réunion, en train de réfléchir à tout ceci et de tenter de comprendre quelle forme pourrait prendre cette attaque. Et jusqu’à mon dernier souffle, je n’oublierai jamais Richard Blee regarder tout le monde et nous dire “Ils sont en train d’arriver chez nous.” Et le silence qui a suivi était tel que vous auriez pu entendre une mouche voler. “Ils sont en train d’arriver chez nous.”»

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« Dick Cheney, 15 février 2016 » (source : YouTube)

De 1’08 à 1’26

Dick Cheney : « Sur l’accusation que le Président n’a pas agi avant le 11 Septembre pour l’empêcher, nous n’avons eu aucune information concrète à propos de ça. Il n’y avait rien que nous aurions pu faire et nous n’avons eu aucune information qui suggérait qu’il y avait une menace générale. »

De 40’29 à 41’32

Journaliste : « Et maintenant, l’étoile de l’agence allait pâtir de son chapitre le plus noir. Parce que la Maison-Blanche avait une autre cible : l’Irak »

Dick Cheney : « Il n’y a aucun doute sur le fait que Saddam a maintenant des armes de destruction massive. Et il a établi des relations avec al-Qaïda. Il y a des relations entre al-Qaïda et l’Irak qui durent depuis 10 ans ! Ce n’est pas une hypothèse que j’avance, c’est le Directeur de la CIA qui nous le dit ! »

Georges Tenet : « Cette connexion n’a jamais existé ! Nous sommes intervenus à de multiples reprises pour le dire, tout le monde savait quel était notre point de vue.

Je me rappelle être allé voir le Président une fois en lui disant : Ceci doit cesser ! Nous ne pouvons pas soutenir de tels propos. »

Michael Morell (Directeur de la CIA de 2011 à 2013) : « Ni la CIA ni aucune agence gouvernementale n’a jamais trouvé le moindre indice que l’Irak ait joué le moindre rôle dans le 11 Septembre. «

John E. McLaughlin (Directeur de la CIA en 2004) « Nous n’avons jamais changé notre point de vue : Saddam n’avait joué aucun rôle dans le 11 Septembre. »


On se le refait :

Dick Cheney : « [Saddam] a établi des relations avec al-Qaïda. Il y a des relations entre al-Qaïda et l’Irak qui durent depuis 10 ans ! Ce n’est pas une hypothèse que j’avance, c’est le Directeur de la CIA qui nous le dit ! »

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En guise de conclusion…

Étonnant, non ? 🙂

Je souhaite conclure sur un point important que je développerai à la fin de la série – il y aura d’autres pièces importantes à venir qui le justifieront.

Il ressort assez clairement que la CIA a averti l’équipe Bush de l’imminence d’un grave danger, et qu’elle n’a presque rien fait.

Le danger est de vouloir en conclure – et c’est tentant – qu’ils ont “laissé faire” sciemment.

Pour ma part, connaissant bien ce type de mentalité néo-conservatrice que j’ai pu voir de très près à l’oeuvre tant de fois, et après avoir pas mal creusé le sujet, je n’en crois vraiment rien. Désolé, et jussqu’à PREUVE du contraire, pas de faux drapeau ici à mon avis – ce n’est pas la règle non plus…

Non, on a simplement de beaux spécimens de gros imbéciles, catégorie internationale, en l’espèce, qui se sont aveuglés eux-mêmes, et n’ont pas cru la CIA.

Réfléchissez-y, on a presque les mêmes chez nous, et on les a vu à l’oeuvre en Syrie par exemple, aveuglés par leur russophobie comme d’autres par l’irakophobie.

Le fait qu’ils aient été américains a encore accentué le phénomène (sentiment d’indéfectibilité, de fausse protection, etc.).

Il est même amusant de constater que des gens qui sont prêts à croire qu’on à affaire à des maniaques meurtriers de leur peuple ont apparemment de grosses difficultés à croire qu’ils sont juste très cons… Ce qui est quand même beaucoup plus fréquent…

Mais je concède volontiers que le fait qu’ils n’hésitent à pas à tuer des milliers d’Arabes et mentent comme des arracheurs de dents n’aide pas… C’est subtil, je reconnais. Mais notez que les mêmes n’ont même pas été fichus d’aller planquer quelques fûts d’armes de destruction massive dans le désert irakien pour justifier après coup leur invasion de l’Irak… (pas très futés comme comploteurs, hmmm…)

Bien sûr, à partir du 12 Septembre, ils ont menti et tout fait pour que leur stupidité n’apparaisse pas, et qu’on passe vite à autre chose… (“toute ressemblance avec…”)

Bref, c’est mon avis que je partage avec vous, vous pensez bien ce que vous voulez (y’a pas écrit France Inter !), mais c’est un débat qu’on n’ouvrira pas dans les commentaires (ne vous fatiguez pas, on les supprimera dans tous les cas) – ne soyez pas frustrés, les sites où vous pourrez le faire abondent… 🙂

92 réponses à [28 pages] 6e vidéo : La CIA balance tout sur l’équipe Bush !

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 10 mai 2016 à 05h13

Je croirai à l’incompétence de nos dirigeants le jour où l’aspirateur à richesses changera de sens, des “1%” vers les “99%”. Mais on voit bien que, depuis les années 70, il y a une connivence des élites occidentales pour s’assurer, avec de nombreux outils (fin de l’étalon-or, Traités de Maastricht/Lisbonne, FMI, fin du Glass-Steagal Act, financiarisation, bulles créées puis poppées) que les moutons soient tondus et qu’ils se tiennent tranquille pendant la tonte. Mais les moutons finissent toujours à l’abattoir.

La “guerre contre le terrorisme” qu’on nous sert depuis 2001 (et en France depuis que le Moldu a décidé qu’il fallait faire des guerres externes pour compenser un léger déficit de popularité) enrichit les “1%” triplement : (1) par les contrats d’armement (produits consommables, miam) (2) par l’endettement des Etats permettant de saigner les gueux pour qu’ils n’aient plus assez d’hémoglobine pour se révolter (3) par le pillage des pays cibles (pétrole, antiquités sumériennes etc). “La guerre contre la terreur”…. how convenient.

  1. vincent Le 10 mai 2016 à 02h30
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    C’est dommage de ne pas avoir de débat ici, les autres sites nous n’avons pas forcément le temps de les visité, et ici on se connait un peu mieux.

    Ce que je dirais est que l’on ne peut pas être catégorique, et que l’autre thèse, que vous rejetez, n’est pas à totalement ignorer, au vue des nombreux éléments troublants qui se trouvent autour des tours et des pirates. D’autant que ignorer “sciemment” s’est déjà vue pratiquer par le passé, on a le cas avec Pearl Harbour.


    • silk Le 10 mai 2016 à 03h13
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      pas de débat car ce site se veut informatif.
      JE CONSEILLE À CHACUN QUI SE POSE DES QUESTIONS SUR POURQUOI CE TYPE DE MODERATION D’ALLER LIRE LA CHARTE.
      Par ailleurs, les modérateurs bénévoles ne veulent pas avoir à modérer 300 messages de thèses plus ou moins conspirationnistes, ceci afin de garder une crédibilité pour ce blog.
      Le but de ce blog n’etant pas d’etre un espace de discussion (comme le dit Olivier, il existe pletore de sites pour s’exprimer sur le sujet) mais d’être un espace d’informations et d’analyse de crises (diverses) et d’analyse des diverses propagandes …


      • vincent Le 10 mai 2016 à 10h10
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        Oui enfin les gens débattent beaucoup sur les autres articles, donc votre réponse n’a pas de valeur, le débat est naturel, et nécessaire aussi pour appréhender les informations, j’ai eu pas mal de débats avec les utilisateurs du site, et le débat s’il est fait intelligemment et dans un esprit cordial je ne vois pas où est le problème, surtout au vue des informations qui sont offerte sur ce site.

        Si on veut garder un esprit critique, le débat est un chemin obligé, sinon cela veut dire approuver sans recul ni nuance. C’est une mise à distance d’une prise de position ou d’une information pour moi.


      • Bozi Lamouche Le 10 mai 2016 à 10h22
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        @Silk : Certes ce que vous dites est plein de bon sens, mais l’analyse et l’information nécessitent un minimum de contradictions….sinon quel est l’objet de ce site ? L’état de l’information dans ce pays est si lamentable…les internautes ont visiblement besoin de s’exprimer et de compléter les informations et sujets exposés….
        (L’) Apathie devant l’info sur ça existe et c’est sur Europe1…


      • Ailleret Le 10 mai 2016 à 15h54
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        Oui, c’est une nécessité de débattre pour s’informer. La lumière jaillit bien sûr des documents que vous présentez, mais aussi de la discussion qu’ils suscitent. Et cela nous change des matinales de France Inter, Europe 1 et tutti quanti.


      • Le Courtois Le 11 mai 2016 à 22h14
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        Si je peux me permettre, cet article est lui-même conspirationniste car il traite bien des “détenteurs du pouvoir qui pratiquent la conspiration du silence pour cacher des vérités” (définition Larousse).


  2. Pascalcs Le 10 mai 2016 à 03h17
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    Je ne sais pas si on peut les qualifier de “gros imbéciles” ou trouver un autre qualificatif plus approprié. Il m’arrive aussi de fréquenter dans le cadre de mes fonctions, un certain nombre de personnes apparentées à cette mouvance de Neocons, je constate que bon nombre d’entre eux relèvent de la psychiatrie. Ils se considèrent effectivement comme exceptionnels (souvent des gens “intelligents”) et n’ont que très peu d’attention pour ce que vous pouvez leur dire. Ils doivent toujours avoir le dernier mot et quand ” par malheur” vous les “coincez” dans une discussion ou un raisonnement, cela se termine souvent par un “vous avez vos opinions, j’ai les miennes, on en restera là”. Et quand la discussion nécessite d’être tranchée, j’ai vu beaucoup des cas où on en viendrait presqu’aux mains. Ces gens là se considèrent exceptionnels et ce ne sont pas de simples manants qui y changeront quoi que cela soit.
    Cheney en est l’archétype. Un dangereux psychopathe parono qui fut, hélas, pour l’histoire, le vrai President des US le 11/09 et après. Trump a parfaitement raison de l’attaquer; jusqu’alors, seule la Malaisie l’a condamné par contumace, pour crimes de guerre.


    • Homère d'Allore Le 10 mai 2016 à 07h46
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      Pascalcs, votre expérience de discussion avec des néo-cons est partagée par la mienne.

      À la fin, ils refusent systématiquement le débat, soit parce-qu’ils s’aperçoivent qu’ils sont assez légers concernant la connaissance brute de faits (on est mieux informés par les-crises.fr que par le Monde :-)) soit parce-qu’ils sont coincés dans un raisonnement circulaire.

      C’est un peu l’inverse quand on discute avec des conspirationnistes forcenés. Là, le débat ne s’arrête jamais mais glisse d’un sujet à un autre dès que la contradiction est rationnelle. Si on démontre que le Mossad, ce n’est pas L’Arabie Séoudite, à ce moment, ils parlent de l’avion sur le Pentagone qui n’a pas laissé de gros débris, alors on montre des photos du crash d’Air Algérie qui n’en a pas laissé non plus. Mais ils vous parlent des explosifs dans le WTC… Et la discussion est telle une savonnette qui glisse toujours au moment où vous pensez saisir le noeud de l’argumentaire.

      Toutefois, comme l’écrivait Lordon, ces derniers ont le mérite de se poser des questions, contrairement aux premiers.


      • Tunkasina Le 10 mai 2016 à 10h46
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        Le cerveau humain a du mal a appréhender plus d’un certain n’ombre d’info à la fois sans les relier entre elles. Si vous y aller point par point, une fois la liste bouclée, ils reviennent au point numéro 1 (“mais non, c’est pas possible, attend”) et bouclent, encore et encore…

        D’où l’intérêt des commission d’enquête indépendante correctement menée. Quand elle est absente, chacun essaie de comprendre à sa façon… On explique que le bon sens veut que ce ne soit pas possible telle ou telle chose. Réfutons le bon sens : c’est le même qui voulait que le Soleil lui tourne autour de la Terre, ou que le temps soit rigide.

        Ce que je souhaite (et de nombreux “conspirationnistes” le souhaitent aussi je pense) c’est que ce travail de commission soit mené. Et vite.


      • Vincent Le 10 mai 2016 à 12h21
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        C’est tout à fait ça avec les conspirationnistes.
        Je conseille à tous la lecture de “la pensée extrème” de Gerald Bronner, ou sinon, pour ceux qui ont la flemme, d’écouter une de ses conférences sur le sujet (par exemple ici :
        https://www.youtube.com/watch?v=BluNgzYHnMQ

        Il explique très bien comment internet a permis aux raisonnements conspirationnistes, qui ont toujours existé, d’avoir ce qu’il appelle une “structure en millefeuille”, où les arguments viennent de plein de domaines qui n’ont rien à voir, et s’empilent en un millefeuille pas forcément très cohérent. Ce qui fait que personne n’a les compétences pour pouvoir réfuter l’ensemble des arguments, et que le proverbe “il n’y a pas de fumée sans feu”, dans ces conditions, joue en faveur des complotistes…


        • Jonas061 Le 10 mai 2016 à 18h51
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          Tout d’abord, il convient de rappeler que la version officielle censée expliquer les tenants et les aboutissants des attentats du 11 septembre – celle exposée par le rapport de la Commission d’enquête – est également une thèse conspirationniste dans la mesure où elle défend l’idée selon laquelle cet attentat serait le fruit d’un complot fomenté par des fondamentalistes musulmans contre les intérêts américains.
          Ensuite, si les attentats du 11 septembre ont suscité autant de théories du complot (dont certaines sont effectivement fantaisistes), c’est avant toute chose parce que l’enquête qui était censée en éclairer tous les aspects est très loin d’avoir rempli ses objectifs. Il est certain que les thèses conspirationnistes n’auraient pas autant fleuri un peu partout sur internet si le rapport de la Commission n’avait pas laissé autant de zones d’ombre en suspens, ces dernières étant propices à exciter les imaginations les plus débridées (l’esprit humain est comme la nature: il a horreur du vide).
          Je suis un peu désespéré de voir qu’il y a autant de littérature sur le mouvement conspirationniste en lui-même (en tant que phénomène social) quand je sais le peu d’intérêt (pour ne pas dire l’absence) qui est porté dans le même temps aux nombreuses et légitimes questions qui découlent du rapport de la Commission d’enquête et qui en expliquent en grande partie l’existence. Mais je sais qu’il est bien plus facile et confortable pour un journaliste de torcher une tribune sur les “dérapages” de Jean-Marie Bigard que de pondre un article détaillé sur l’activisme des Jersey Girls.


    • Reality Le 10 mai 2016 à 13h44
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      @Pascalcs
      J’ai vécu dans ma chaire ce que vous décrivez.
      La politique libertaire libérale dit à ses petits enfants (protégés et choyés au delà de la raison) qu’ils font partie probablement “des plus beaux et des plus intelligents êtres que la vie ait porté jusqu’ici”. Et ils l’ont cru …
      Quand on arrive dans la vraie vie d’adulte avec un tel bagage affectif, on accepte mal la contradiction et vous êtes perçus comme un être dangereux qui brise l’idéal.
      Des livres, une bonne clique sur les fesses quand on fait une bêtise, on a rien fait de mieux pour bâtir un homme cultivé, humble et donc sage.
      Mais ça, c’était avant …


    • Ailleret Le 10 mai 2016 à 15h41
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      Dick Cheney : « Nous avons très bien réussi en Irak »
      Heinrich Himmler : « Nous avons très bien réussi à l’Est »

      Vive la Malaisie, qui a condamné symboliquement le premier de ces archi-criminels.


      • V_Parlier Le 10 mai 2016 à 18h40
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        On a beau connaître le personnage, on est toujours surpris par l’aplomb avec lequel il ment.


  3. Charles Le 10 mai 2016 à 03h37
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    Je dois l’avouer: ‘hypothèse “ils savaient et sont complices par laisser-faire” est très tentante. Mais, faute de preuve, comme l’écrit Olivier, il faut y résister.
    C’est aussi vrai pour les attentats en France. Le gouvernement en a fait son beurre, mais de là dire qu’il a tiré le lait des vaches…
    La seule autre hypothèse que je voie (ce sont des néocons…mais de vrais cons…) va faire l’objet d’une démonstration par Olivier. Alors là, on va se régaler comme jamais. Je ferais suivre massivement sur sites et blogs avec encore plus de joie que d’hab !

    En attendant, pour rester sur les Etats-Unis, j’ai dégotté cet article qui rend compte d’une autre faiblesse de l’empire: les luttes sociales qui accompagnent la crise. Comme la presse française, comme sur le reste, joue “tout va mieux…”, je m’empresse de partager:
    Panorama des luttes sociales aux Etats-Unis:http://wp.me/p5oNrG-miu


  4. noDJ Le 10 mai 2016 à 03h49
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    Un gouvernement n’est pas un monolithe. Les imbéciles cotoient les rusés qui profitent de la naiveté des premiers. Peter Dale Scot va jusqu’à parler d’un Etat profond américain. Peut-être l’a-t-il même démontré.

    Vous conviendrez que la russophobie en France ne sort pas de la cuisse de Jupiter, mais de celle des USA. Sinon on aurait tout aussi bien pu avoir une américanophobie ou n’importe quoi d’autres. De tout temps et en tout lieu les imbéciles marchent avec ceux qui tentent de les manipuler.


    • noDJ Le 10 mai 2016 à 14h08
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      Le fait de n’avoir pas trouvé d’armes de destruction massive démontre deux choses : le mensonge de ceux qui soutenaient leur existence et l’absurdité de la thèse complotiste, autrement dit d’un complot quasi universel (à chaque niveau décisionnaire) et par conséquent quasi omnipotent.
      Mais cela ne dit rien sur l’existence ou non d’un vrai complot, qui ne concerne jamais qu’un nombre restreint de personnes (en l’occurrence parmi les néocons), ayant un pouvoir ou des influences indubitables mais également limités.

      On peut imaginer que ceux qui ont créé les preuves des armes de destructions massives pour envahir l’Irak (ce qui relève d’un fait et non d’une coïncidence) ont voulu, à un moment ou un autre, les déposer pour faire croire à leur découverte mais n’en ont pas eu la possibilité.
      C’est une hypothèse au même titre que celle des BSGI (Beaux Spécimens de Gros Imbéciles). Elle me semble davantage probable en ce qu’elle permet de coordonner des événements qui sans cela restent incompréhensibles.

      Entre les positions extrêmes du complotisme et de l’incompétence il y a place pour la complexité du réel où se mêlent : hasard, incompétence, lâcheté, etc. mais aussi ruse, manipulation et vrai complot.


  5. Kiwixar Le 10 mai 2016 à 05h13
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    Je croirai à l’incompétence de nos dirigeants le jour où l’aspirateur à richesses changera de sens, des “1%” vers les “99%”. Mais on voit bien que, depuis les années 70, il y a une connivence des élites occidentales pour s’assurer, avec de nombreux outils (fin de l’étalon-or, Traités de Maastricht/Lisbonne, FMI, fin du Glass-Steagal Act, financiarisation, bulles créées puis poppées) que les moutons soient tondus et qu’ils se tiennent tranquille pendant la tonte. Mais les moutons finissent toujours à l’abattoir.

    La “guerre contre le terrorisme” qu’on nous sert depuis 2001 (et en France depuis que le Moldu a décidé qu’il fallait faire des guerres externes pour compenser un léger déficit de popularité) enrichit les “1%” triplement : (1) par les contrats d’armement (produits consommables, miam) (2) par l’endettement des Etats permettant de saigner les gueux pour qu’ils n’aient plus assez d’hémoglobine pour se révolter (3) par le pillage des pays cibles (pétrole, antiquités sumériennes etc). “La guerre contre la terreur”…. how convenient.


    • vincent Le 10 mai 2016 à 10h18
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      Un homme d’affaire avait acheté les deux tours et avait prit une assurance dessus, le jour J il n’était pas présent, par contre il s’est fait 50% du prix d’achat de bénéfice.

      Reste que, sans l’avis du principal concerné, Laden, les questions demeurerons sans réponse, et quoi qu’on en pense, sa mise à mort, quelque soit son crime, est au mépris du droit international (les nazis ont eu le droit à un procès) et contre toute procédure normal pour un pays dit démocratique, j’ajoute que si cela avait le gouvernement russe ou chinois, à agir de la sorte vis à vis d’un terroriste, je suis sûr qu’il y aurait eu légion de journaliste pour dénoncer cet acte et dire de ces gouvernement qu’ils cachent quelque chose, mais apparemment cela ne prévaut pas pour le monde occidental. Dans ces conditions, il est naturel de se poser des question.

      Quand à la version “imbécile” c’est surement le cas pour Bush et certains autre, mais c’est aussi une façon un peu trop facile de lever les soupçon, un peu comme plaider la folie. C’est un des aspects et facteur, mais cela ne doit pas être le seul, on ne doit pas négliger l’intelligence stratégique et tactique des gouvernements.Moi j’aimerai croire que cela ne soit que ça, mais les faits disent autre chose.


      • Papagateau Le 11 mai 2016 à 04h41
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        Comment peut-on vouloir assurer une chose pour plus chère que le prix qu’on l’a acheté ?
        Pourquoi vouloir une telle chose ?
        Le flair, bien sûr, le flair.
        Il y a tout de même quelque-chose qui me dépasse.


    • sissa Le 11 mai 2016 à 07h45
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      Il n’y a pas de contradiction entre le fait que les dirigeants servent les intérêts des 1% et qu’ils puissent être par ailleurs incompétents. Les mesures qui sont mises en place aux profits des très riches ne sont pas conçues par les politiques, mais par des cabinets spécialisés, des think tanks, Elles sont ensuite “vendues” comme des solutions miracles ou des “mesures techniques” par des groupes d’influences, auprès des décideurs qui, généralement dépourvus d’idées, et surtout préoccupés par le jeu électoral.


  6. Owen Le 10 mai 2016 à 06h06
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    L’impression de ces articles est que G Bush et/ou le gouvernement avait des préoccupations prioritaires à celle de la menace d’attentat, d’où l’absence de réactions. Fahrenheit 9/11 a bien montré que la famille Bush est une dynastie industrielle. Georges Bush senior participait, pendant les attentats, à un séminaire organisé par Carlyle où était présent le frère d’Oussama Ben laden (ainsi que James Baker). Les Séoud et les Bush sont de vieilles relations d’affaires. Oussama, lui, est devenu l’enfant terrible, échappé du giron familial et idéologique, qu’il convenait sans doute de gérer vaille que vaille sans trop abimer tout ce vieux business.

    Les attentats du 9/11 ont ouvert aussi des opportunités, comme [Modéré] la “destruction créatrice” de l’Irak pour les industries US d’armement et de reconstruction. (GW Bush a bien laissé échapper: “Saddam a voulu tuer mon papa”).
    Ils ont permis, aussi, aux Saoudiens en recherche de leadership de passer le message au monde musulman que les occidentaux ne sont pas indestructibles.


  7. owen Le 10 mai 2016 à 06h11
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    Il y a eu un “hiatus” comparable, quand F Hollande voulait “punir Bachar” après le bombardement chimique de la Ghouta, alors même que B Obama était en train de renoncer.
    Voir son charabia : https://www.youtube.com/watch?v=Te6fnUcI_C4

    Par la suite, la baignade offerte au Roi d’Arabie sur une plage publique de Vallauris, la légion d’horreur remise, les juteux contrats d’armements, sur fonds de contrats de ventes et cessions de biens immobiliers, clubs sportifs, lignes aériennes et j’en passe, aux plus infréquentables des pays que sont l’Arabie Saoudite et le Qatar, indiquent le geste d’allégeance de Hollande pour aider à détruire leur ennemi syrien.

    “Ils ne détestent pas nos libertés, ils détestent que nous ayons trahis nos idéaux dans leur pays” (Robert F Kennedy Jr). Les principes de démocratie et de Droits de l’Homme qui ont sous-tendu à la formation de nos états sont bons, le problème n’est pas de les revendiquer, mais d’en être à la hauteur.
    Après la faillite de ces principes nous sommes à une époque ou des anciens états vassaux nous tiennent par chantage à toutes nos impostures (voir le parcours d’Erdogan).


  8. Joe Bserve Le 10 mai 2016 à 06h25
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    Curieux ce périmètre de sécurité sur un tel blog, où tout à coup on en est sûr de la version officielle modulo les contre feu.

    Pour à peu près tout le reste de l’actualité on est d ‘accord pour dire que la VO c’est bullshits mais la non et ce n’est pas négociable, je dois admettre que les tenants et les aboutissants m’échappent… peut-être le prix à payer pour pouvoir dire le reste justement.

    Très cordialement malgré tout car “le reste” est déjà énorme ^_^


    • vincent Le 10 mai 2016 à 10h26
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      D’accord avec vous.

      Moi je pense que cet aspect là , et les autres sont loin d’être incompatible, ces deux agents de la CIA ne sont que deux agents, ils ne représentent pas l’ensemble de leur organisation et je suis sur (c’est le principe du service secret) qu’ils ignorent pas mal de chose aussi.

      On aura jamais vraiment la vérité, peut être dans 50 ans quand tout sera déclassifier, et qu’il y aura procuration et plus de responsable à juger.

      >D’ailleurs juste là Bush devrait être traduit en Justice.


  9. PatrickLuder Le 10 mai 2016 à 06h47
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    Juste récolter une partie de publications médiatique ne fait pas une enquête … il manque simplement tout ce qui n’a pas été médiatisé pour comprendre un événement ;o)

    Dit autrement, ce n’est pas parce que l’on voit 10% de communications “contrôlée” que l’on peut comprendre un événement de cette ampleur.

    Ceci dit, OUI, des enquêtes sérieuse et multipolaires doivent doit être réouverte, non seulement sur les événements du 11.09.01 mais sur les guerres passées (Pakistan, Lybie, Irak etc.) et si possible sur les conflits actuels !


  10. dupontg Le 10 mai 2016 à 07h14
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    Les representants de la CIA n’evoquent pas tellement leurs liens passés avec al quaida, à l’epoque de l’afghanistan,lorsqu’il etaient occupés à distribuer des manpad pour descendre les helicopteres russes…..
    Autant ben laden que saddam hussein,(voire meme les khmers ), etaient des anciens “amis et alliés” des US..Mais la trahison des proxies donne de serieux revers


  11. isidor ducasse Le 10 mai 2016 à 08h07
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    La tromperie étant le mode de gouvernement de nos démocraties, à l’instar de la construction européenne, des élections en générale, je suis très sceptique quand aux reportage que j’ai visionné et dont le fil conducteur est de donner le sentiment que les Saoudes sont responsables et que les Bush n’ont pas été assez vigilants, ou trop naÏfs en un mot irresponsables mais pas coupables. Cela donne l’impression que les américains se seraient fait dicter leur politique au moyen-orient par les Saoudes; au passage je note que pour le coup il s’agit d’un complot !
    Voici un lien: http://www.dailymotion.com/video/xlw03p_coup-d-etat-le-11-sept-2001-general-americain-wesley-clark_webcam

    [Modéré]

    Avec la Syrie qui marque un coup d’arrêt à la façon dont l’Otan, et donc les US, ont menés la guerre au moyen-orient, et qui se transforme apparament en échec notamment au niveau de la propagande sur l’humanitaire.


    • Eric83 Le 10 mai 2016 à 12h03
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      Merci pour la vidéo de Wesley Clarke qui date de…2007. Il y a donc près de 10 ans qu’un général 4* a énoncé très clairement la stratégie guerrière du gouvernement Bush et l’argument faux des ADM, stratégie contraire à son programme de candidat et mise en oeuvre sans aucun débat public et/ou politique.
      Peut-on parler d’imbéciles lorsque les plans de domination des US sur le reste du monde ont été clairement annoncés depuis des années voire des décennies par les néo-cons ?


  12. Nerouiev Le 10 mai 2016 à 08h09
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    Peu après les attentats du 11/9 les bruits courraient que la CIA savait et que le gouvernement ne l’a pas écouté. C’étaient des bruits aujourd’hui confortés par des pontes de la CIA 15 ans après, le temps d’une bonne réflexion. Or depuis une autre chose à fait son chemin, le mensonge d’État. Une révélation dans cet état d’esprit reste donc à prendre avec des pincettes.


    • vincent Le 10 mai 2016 à 10h36
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      C’est ma posture actuelle, en effet très vite il a été admis que ce n’était pas l’Irak mais l’arabie Saoudite, et encore moins l’Iran qui avait montré son soutient suite aux attentats.Ces révélation confirment un aspect de l’affaire mais il reste beaucoup de question. Je me demande aussi pourquoi cela sort maintenant.

      Je ne suis pas conspirationniste, mais comme pour les panama paper et compagnie, je reste méfiant, j’ai comme le sentiment que l’on veut faire porter toute la responsabilité à un seul pays, ce qui parait injuste, et pourrais (je suis au conditionnel) illustrer une tactique US pour s’émanciper défintivement de l’AS. c’est une hypothèse;


  13. LS Le 10 mai 2016 à 08h30
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    Il est déjà énorme d’être certain que les politiques néocons, alors au pouvoir, n’ont rien fait pour prévenir les attentats bien qu’informés par les services secret qui s’affolaient. Merci, pour le travail de compilation fait.
    Savoir si c’était par intentionnel ou par aveuglement idéologique, c’est indécidable pour nous. Il faudrait un procès pour clarifier les choses.
    Ceci dit, en tant que français, voire en tant que victime des agissements US, c’est complètement égal de savoir si c’est intentionnel ou non. Évidemment pour les familles des victimes de l’attentat et pour le peuple US, c’est autre chose.


  14. Eric83 Le 10 mai 2016 à 09h06
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    Ces vidéos sont intéressantes mais posent plus de questions, en 2016, qu’elles n’apportent de réponses. En effet, certaines de ces informations ont été rendues publiques depuis de nombreuses années. Que s’est-il passé ? Manifestement, rien puisque Bush est resté président et a même été réélu.

    Dans ce cas, pourquoi tous ces témoignages en 2016 ? Parce que Trump a mis en cause le gouvernement Bush ?? Parce que personne, pendant 15 ans, et avant Trump, n’avait mis en cause le gouvernement Bush ??? Pourquoi les médias s’intéressent-ils à ce point, en 2016, au 11/9 ?…


    • Chris Le 10 mai 2016 à 13h40
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      Parce que Trump -America first- risque de réduire en miettes les montages de faux drapeaux incluant les alliés US pour les tenir par les c…lles.
      Souvenez-vous : le mode opératoire US est de tenir plusieurs fers au feu et de bâtir des scénari à étages et portes dérobées multiples tenus par des agents qui ne connaissent qu’un fragment de la fresque servant ainsi de coupe et/ou contre-feux.
      Le but final étant de bâtir fortunes et pouvoir planétaire.
      Avouez tout de même que “l’accident” du 11/9 s’est révélé être un merveilleux missile à têtes multiples. Les néocons servants et instigateurs peuvent être fiers de leur coup, qui à mon avis s’inscrit dans la toile du Pivot asiatique. Le psychopathe ne connaît aucune limite…
      Donc, pour résumer : le 11/9 “devait” survenir pour justifier et entrainer les alliés US dans l’attaque outrancière du Moyen-Orient… en direction de la Russie et de l’Asie !
      Avec les promesses de partages de butin habituels…


  15. francois marquet Le 10 mai 2016 à 09h30
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    La CIA se disculpe, il faut que les américains gardent confiance, c’est une entité fédérale. Quand aux politiques, ils plaideront d’abord la fatalité, puis l’incompétence, mais pas la culpabilité. Pourtant, si elle reste à établir concernant le 911, cette culpabilité est déjà bien établie concernant la guerre d’Irak. Si il y avait une justice internationale, les Etats-Unis auraient été condamnés à verser à l’Irak des réparations de guerre et les Bush Cheney auraient eu des comptes à rendre.
    Leur sentiment d’impunité est total: voir Bush chercher les armes Irakiennes sous la table https://www.youtube.com/watch?v=T5YgJx8VGRA
    Cheney, lui, noie efficacement le poisson quand on lui parle des accusations de Trump . Il est d’autant plus motivé que c’est lui qui a signé pour le départ des Saoudiens les 12 et 13 septembre 2001, il était alors commandant en chef: le programme COG Continuity Of Governement avait été activé. https://en.wikipedia.org/wiki/Continuity_of_government


    • JCH Le 11 mai 2016 à 01h30
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      Le COG (ou plutot le COOP, Continuity Of Operations Plan) consistait à isoler des fonctionnaires dans des bunkers sécurisés pour assurer la continuité de la conduite au niveau fédéral. Il n’y a jamais eu de transfert du rôle ce Commandant en Chef du Président au Vice-Président, George W Bush n’ayant jamais été dans l’incapacité d’assumer sa fonction.


    • Nicole de Nicomaque Le 11 mai 2016 à 04h05
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      ” Mission accomplished ” !

      Où ai-je entendu cela, déjà ?


  16. Jidégé Le 10 mai 2016 à 09h31
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    Sur ce sujet, je viens de lire “La route vers le Nouveau Désordre Mondial” de Peter Dale Scott, en français au éditions Demi Lune (www.editionsdemilune.com) qui fournit une documentation encyclopédique sur le fonctionnement de “l’Etat profond” étatsunien. Edifiant!


  17. jubaka Le 10 mai 2016 à 11h05
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    Merci pour cette video, on n’y apprend pas grand chose mais cela confirme ce que beaucoup supputaient.

    Je suis d’accord avec la conclusion de l’article sur la bêtise crasse de certains gouvernants. Je suis aussi sidéré que l’auteur qu’ils n’aient pas planqué quelques trucs malsains en Irak pour justifier leurs mensonges.
    Le problème des complots, et il en existe bien évidemment, c’est que ce mettre d’accord entre une poignée de politique pour raconter des bêtises (présence d’arme de destruction massive) et donner l’ordre à la CIA de planquer des saloperies, c’est le risque de passer du stade menteur (difficile à prouver et à poursuivre) au stade de comploteur avec potentiellement des agents qui balancent la vérité (le risque pénal est loin d’être négligeable).


  18. Olposoch Le 10 mai 2016 à 11h20
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    La théorie de la bêtise était aussi celle de P. Jorion il y a quelques années, (“ne voyez pas malice là où il n’y a qu’incompétence”)
    Et celle d’A. Lagardère accusé de délit d’initié (“je préfère passer pour incompétent plutôt que malhonnête”)
    Que D. Cheney mente de façon cynique quelques années après avoir parfaitement compris une situation ne plaide pas pour de la grosse bêtise (“Quagmire”, 1994)
    On a aussi souvent la théorie des coïncidences.


  19. nulnestpropheteensonpays Le 10 mai 2016 à 11h33
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    les américains étaient tellement sur de leurs système de renseignement informatiques qu’ils ont péchés par prétention au minimum , ils savaient tout sur tout le monde, ils tiennent les présidents de beaucoup de pays par les renseignements qu’ils détiennent sur eux , corruption , argent caché , etc etc mais ils suffit de travailler a l’ancienne , sans téléphone, sans internet , et vous n’existez plus pchitt , vive la rentabilité a toute les sauces …


  20. Yvano Le 10 mai 2016 à 13h59
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    Les psychopathes :

    – la population mondiale est constituée de 1 à 3% de psychopathes avérés et de 5 à 10% d’individus à tendance psychopathique
    – incapacité cognitive à éprouver de l’empathie pour autrui
    – de manière générale, spectre émotionnel atrophié. Sentiment de peur limité, voire absent
    – violence hors-norme, exercée de manière physique et/ou psychologique (manipulation, chantage, calomnie, etc)
    – besoin hors-norme de dominer son environnement social
    – conscient de sa différence et la masque habilement (exagère théâtralement ses émotions)
    – irréversible

    Conséquences sociétales :

    Les individus peu intelligents terminent en prison (70% de la population carcérale). Les individus brillants évitent la violence physique. Leur instinct de compétition sur-développé les amène assez rapidement aux postes de pouvoir.

    Conclusion :
    Notre société ne peut changer si cette réalité n’est pas prise en compte. Il y a heureusement de plus en plus d’études sur le sujet.


    • Kiwixar Le 10 mai 2016 à 14h44
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      “Sentiment de peur limité, voire absent”

      A cela, il faut ajouter l’utilisation de plus en plus fréquente de drogues comme la cocaïne, qui peut sérieusement agraver un sentiment de toute-puissance chez des dirigeants politiques. On demande des tests anti-drogues pour de nombreuses professions, il est vital d’en demander désormais pour le Président de la République (en particulier les petits agités qui se touchent souvent l’aile du nez) et les ministres (en particulier ceux qui ont la main qui tremblote)… Ces types ont le contrôle de l’arme nucléaire (Président) et des frénésies martiales à la Dr Folamour (“il faut envahir la Libye, la Syrie”, “Bachar doit mourir”, “Poutine doit nous filer son gaz gratuitement!”)…


      • DocteurGrodois Le 10 mai 2016 à 15h41
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        Kiwiman
        Pour qui a lu 99 Francs par exemple, certains tics, certaines idées géniales subites, certains discours et comportements compulsifs pourraient laisser à penser que certains, en effet, abusent de certaines substances. Et ont aussi de ce fait, il se peut, de mauvaises fréquentations.

        Mais pour ce qui est du gouvernement W Bush (surtout le premier cabinet), ça carburait plutôt au pouvoir et à la religion. Après des jeunesses imbibées, voire inverties pour certains.


  21. DocteurGrodois Le 10 mai 2016 à 14h47
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    Le déni est un réflexe conditionné d’auto-préservation.

    La haute administration est un panier de crabes, et leurs dirigeants ne vont vraiment écouter que des gens de leur clan.
    De même, ces dirigeants ne sont guère intéressés que par les informations: 1) qui les concernent, 2) qui leur profitent, 3) qui désavantagent leurs concurrents, […] , 10) l’intérêt national.
    Ah, et surtout, surtout, se couvrir les fesses.

    Rice ou Cheney n’avaient aucune envie de mettre en branle tout l’appareil de sécurité US sur les dires d’un ex-larbin des Clinton. Et encore moins d’aller fouiner chez les amis des amis de leur patron.

    Dans le monde de la finance, combien de hauts dirigeants comme d’agents au plus près des marchés ont accepté de voir le tsunami des subprime qui s’élevait a l’horizon? Aucun. Pourquoi? Voyez plus haut.


    • Crapaud Rouge Le 10 mai 2016 à 17h20
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      Rice ou Cheney n’avaient aucune envie de mettre en branle tout l’appareil de sécurité US sur les dires d’un ex-larbin des Clinton. Et encore moins d’aller fouiner chez les amis des amis de leur patron.” : probablement, mais ça, ce n’est pas de la bêtise crasse ! 🙂


      • Pegaz Le 10 mai 2016 à 21h56
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        Ou, ils l’ont intégrer pour leur stratégie de guerre préméditée contre l’Irak. Ils ont eu en leur possession les signaux d’alerte, des indices sur des mouvements d’activistes sur territoire, un possible mode opératoire lié à l’aviation. Ne connaissant ni les dimensions ni l’objectif des opérations ils ne pouvaient en mesurer les conséquences. Mais auraient-elles fait l’objet de spéculations et d’évaluations et ainsi confrontées à l’opportunité d’enclencher le compte à rebours désiré ?

        De 22’07 à 22’54

        Georges Tenet : « Au printemps 2001, nous avons rencontré la nouvelle administration Bush et préconisé en premier lieu une opération paramilitaire [contre al-Qaïda en Afghanistan]. La réponse a été : “Nous ne sommes pas tout à fait prêts à envisager cela, nous ne voulons pas que le compte à rebours commence à tourner.” »

        ( Au modérateur : compte tenu des recommandations et du caractère sensible du sujet, pas grave si l’hypothèse n’est pas publiée, toutefois elle me semble mériter réflexions voir investigation avant sa mise à la poubelle )


  22. theuric Le 10 mai 2016 à 15h12
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    il ne saurait y avoir de politique sans conspiration, ensuite, tout dépend du but de celle-ci, quoi qu’il en soit la prise de pouvoir en est souvent le moteur..
    En cela, les exemples historiques sont très nombreux partout dans le monde.
    Même les chimpanzés, animal hautement politique, fait dans la machination, d’ailleurs il n’est pas le seul en ce cas.
    Il est dès lors parfaitement naturelle que le citoyen se questionne lorsque des événements violents et contradictoires surviennent, quel que soit le niveau de violence.
    Le tout s’agissant de se poser les bonnes questions, celle au sujet des appels téléphoniques en haute altitude en 2001 est de celle-là.
    Il faut être prudent pour démêler le vrai du faux dans ce type de situation puisqu’il est possible, voire souvent probable que nous ayons affaire à des complots croisés provenant d’équipes différentes, aux buts divergents et en concurrence, certaines de ces équipes pouvant exister au sein de la même administration, groupe social, société, etc…


    • theuric Le 10 mai 2016 à 15h30
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      Là où ça se complique c’est que deux ou plusieurs de ces groupes en concurrence peuvent faire alliance momentanément pour contrer ou détruire un autre de ces groupes.
      Celui ayant lu “Dune” en aura perçu les mécanismes, avec le n°1, l’empereur, s’alliant avec le n°3, le baron, pour détruire le n°2, le duc, des zoologistes avaient vu la même configuration chez les chimpanzés.
      C’est pourquoi je ne peux pas ne pas m’interroger sur les informations présentés ici (nonobstant toute la considération que j’ai pour le travail de notre hôte), sur leur temporalité et sur ce qu’il s’y dit.
      Ainsi, je peux légitimement présumer que cela dépasse largement le seul cadre U.S. et même les seuls fonctions politiques, en fait, plus j’y réfléchis, plus le champs des suppositions quand à leur but s’élargit.


      • theuric Le 10 mai 2016 à 15h46
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        Le dernier point important à souligner est celui du nombre de conspirationnistes et de l’utilité temporelle de cette conspiration.
        Plus il y a de gens y participant, plus les risques de fuites sont importantes, dès lors il est impératif que le tempo pour atteindre ce but soit d’autant plus rapide que le nombre de personnes y participant est grand, même s’il s’agit des moindre sous-fifres.
        Le débarquement de Normandie en 1944 et l’opération overlord en est un bel exemple…
        En cela, nous pouvons imaginer divers techniques pour contrer ces effets négatifs, comme mentir aux participants ou les intégrer progressivement au fur et à mesure que le projet avance, les débuts ne pouvant très bien ne concerner qu’une petite dizaine de personnes, voire moins encore…
        Comme vous le voyez, ce monde est infiniment plus complexe que ce que nous pourrions nous attendre, où s’y mêlent vrai génies de la manipulation et complets incompétents, les seconds étant beaucoup moins rares que les premiers, ils sont même plutôt majoritaires.


        • theuric Le 11 mai 2016 à 00h10
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          Vous avez pour parti raison en ce qui concerne les populations, tord s’il s’agit de gouvernements ou de groupes de pressions.
          La crainte des anglais en 1944, lors de l’opération overlord, ne venait pas du troufion allemand mais plutôt de son quartier général.
          Les opérations de diversion sont extrêmement anciens, que ce soit en politique, à l’exemple de Ramsès II qui fit de la semi victoire, semi défaite de la bataille de Qadesh un plein succès sur des bas reliefs à sa gloire, ou même sur le champ de bataille où Alexandre le grand excellait.
          Quand aux nombreuses diversions médiatiques à l’endroit de la masse populaire, César et sa “Guerre de gaules” y avait tâté et le nom de l’ile Groenland, le pays vert, était déjà une entreprise de séduction envers les nord-mans venant d’un Erik le rouge voulant qu’une partie du peuple l’y suive.
          Pour divers raisons, nous avons tous tendance à un certain aveuglement, différente suivant les périodes, les personnalités, les croyances du moment, que cet aveuglement soit individuel ou collectif, c’est un fait.


          • theuric Le 11 mai 2016 à 00h36
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            Le problème posé par les manipulations collectives est double, le premier provient de la nature du mensonge politique qui en vient à être cru par le menteur lui-même si le-dit mensonge est répété continuellement sous une forme semblable, d’autant plus lorsque celui-ci en vient à être rabâché par tous.
            Le second, en son inverse, vient de ce que les populations se rendent compte, à un moment ou à un autre, qu’il y a une dichotomie entre ce qui est annoncé et la réalité de se qu’il se passe.
            Ce que nous présente Monsieur Berruyer ne peut qu’être fortement déstabilisateur pour les étasuniens pour ces raisons même.
            Là où ça devient intéressant ici c’est en même temps la nature du message, le moment choisi et comment cela se dit et par qui.


  23. bhhell Le 10 mai 2016 à 15h50
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    Un Rubicon qu’on a institué plutôt tardivement compte tenu de l’ouverture relative des débats dans lles médias sur cette question jusqu’en 2003. Et puis tout d’un coup, le sujet est devenu malséant, dangereux. Une chape de tabou nous est tombé dessus. On ne s’en est toujours pas remis.


  24. Pegaz Le 10 mai 2016 à 16h15
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    Nous avons 28 pages avec fortes suspicions sur une implication de l’Arabie Saoudite. Ce 6eme volet tend à prouver que les signaux d’alerte existaient, ont été présentés à l’administration qui n’en a pas tenu compte ou n’a pas agi en conséquence.
    Ne croyant pas plus à leur stupidité qu’à leur incompétence à répéter quatre fois les mêmes erreurs, Afghanistan, Irak, Libye et Syrie. La raison invoquée à Georges Tenet au printemps 2001 semble cohérente du point de vue stratégique : ” Nous ne sommes pas tout à fait prêts à envisager cela, nous ne voulons pas que le compte à rebours commence à tourner “


    • UltraLucide Le 11 mai 2016 à 16h42
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      En 2001, les cercles dirigeants n’étaient pas tous d’accord sur la position à prendre vis-à-vis de l’Irak. En effet, “ils n’étaient pas tout-à-fait prêts”.
      Mais les neo-conservateurs ont imposé l’idée de la nécessité d’une invasion de l’Irak plus pour des raisons d’agenda impérial que d’accès au pétrole. Leur lobbying démarra auprès de Condoleeza Rice et des Vulcans avant le 11 Septembre, et déboucha après, à l’hiver 2001.
      Alors tous les membres de l’éxécutif Bush devinrent partisans de la guerre qui éclata en 2003.
      Les noms à retenir : L’idéologue néoconservatrice Laurie Mylroie, soutenue par Paul Wolfowitz qui avait aussi chargé Douglas Feith d’appuyer les assertions de Mlle Myrloie.
      Feith avait créé deux groupes à cet effet – le Policy Counterterrorism Evaluation Group et l’Office of Special Plans – pour fabriquer la connexion Irak – al Qaïda et des preuves sur les Armes de Destruction Massives irakiennes présumées. Il était assisté par l’ Iraqi National Congress et par la correspondante du New York Times Judith Miller, co-auteure avec Mlle Myrloie d’un livre sur l’Irak publié en 1991. Le célèbre Richard Perle a fait briefer Dick Cheney par Bernard Lewis, un doyen de l’orientalisme, qui assurait que le seul langage que les Arabes comprenaient était la force.
      De bien braves gens.


  25. Olivier Berruyer Le 10 mai 2016 à 16h51
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    euh non, il vous manque évidemment un “B/ on est des gros clowns, et on ment pour le cacher”, les autres c’est C et D

    bien essayé, mais petit méthode manipulatrice classique démontée 😉


    • Arienam Le 10 mai 2016 à 17h56
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      Certes, mais votre version B, tout comme la A, doivent s’accomoder du fait que personne d’important, dans le gouvernement US ou au pentagone n’a été “sacké” officiellement après les attentats, ce qui est assez difficile à justifier.

      D’ailleurs, hum, où en sont les sanctions administratives après les attentats de Paris ?


      • Olivier Berruyer Le 10 mai 2016 à 23h52
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        Mais comme ils sont “innocents”, que c’était “imprévisible”, u’ils n’ont eu “aucune alerte” évidemment, vous ne sackez jamais personne dans ce système

        sacker => erreur => responsable coupable, y compris le Président…


    • Pegaz Le 10 mai 2016 à 20h21
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      Que certains soit des clowns ou des incompétents, que des erreurs aient été commise c’est plus que probable, c’est inévitable et indéniable. D’en faire une hypothèse d’analyse ou un prisme de lecture me parait dangereux, et fortement mis à l’épreuve par l’ingéniosité et les forces déployées pour obtenir le consentement optimum pour engager la guerre d’Irak 2003. Le documentaire de François Bringer « Guerre, mensonges et vidéo » (étonnamment co-produit par la chaîne parlementaire LCP) l’illustre parfaitement.
      Il y a également 15 ans d’histoire qui se sont écoulées ou opportunités et mensonges ont écrit les premier chapitres devant de toute évidences s’écrire en Irak.
      Question que m’a posé un afghan : sans l’assassinat de Massoud est-ce que les USA pouvaient intervenir de la sorte chez nous ?
      J’attends toutefois avec impatience la suite de l’énorme travail mis à disposition des têtes chercheuses.


    • UltraLucide Le 11 mai 2016 à 17h59
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      “hypothèse d’un M. Cheney totalement clownesque et profondément incompétent”?
      Rappel:
      Avant d’être vice-président des USA, Mr Richard Cheney fut pendant 5 ans CEO de Halliburton, groupe multinational de service à l’industrie pétrolière et gazière
      Effectif plus de 50 000 personnes, plus d’un milliard de dollars d’actifs dans le monde, et un chiffre d’affaires de plus de dix milliards de dollars à l’époque.
      Et ce monsieur est subitement devenu un crétin incapable en Septembre 2001?
      Il faudra trouver autre chose comme explication…..rationnelle.


  26. annouchka Le 10 mai 2016 à 18h10
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    Sauf que si ils ont bénéficié de complicités dans les hautes sphères de l’état (ont été manipulés), cela relativise sérieusement leur “génialité”.
    Personnellement, j’aurais plutôt envie d’utiliser des mots comme “sordide” ou “sinistre” pour qualifier toute cette histoire.


    • CLÉMENT Le 10 mai 2016 à 18h47
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      “Sauf que si ils ont bénéficié de complicités dans les hautes sphères de l’état (ont été manipulés), cela relativise sérieusement leur “génialité”.
      Annouchka c’était de l’ironie puisque l’on ne peut pas dire ce que l’on pense vraiment !


  27. Olposoch Le 10 mai 2016 à 18h32
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    C’est quand même compliqué d’en parler tout en évitant ceci ou cela, choisir ses mots pour ne pas être amalgamé avec d’autres, de faire passer des infos en les enrobant d’un vernis pour se protéger des étiquettes infamantes habituellement plaquées…
    A lire les commentaires, j’ai l’impression que tout le monde pense à peu près la même chose, et circonvolue…


    • Francois Le 10 mai 2016 à 19h02
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      Merci de ne pas faire comme les zébus qui nous gouvernent et qui ont cette maxime Les Français veulent ça, les Français veulent ci…


    • Themis Le 13 mai 2016 à 09h31
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      Exact, ce site devient un lieu d’ergotage stérile où la modération confine à la censure politiquement correcte, ce qui est un comble sachant qu’il prétend lutter contre.

      [Modération. Voici ce que dit Olivier Berruyer à la fin du présent article :

      “Bref, c’est mon avis que je partage avec vous, vous pensez bien ce que vous voulez (y’a pas écrit France Inter !), mais c’est un débat qu’on n’ouvrira pas dans les commentaires (ne vous fatiguez pas, on les supprimera dans tous les cas) – ne soyez pas frustrés, les sites où vous pourrez le faire abondent… 🙂”

      L’espace des commentaires n’est pas un forum. Relisez la charte des commentaires à ce propos.]


  28. Eric83 Le 10 mai 2016 à 18h47
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    Merci pour le lien de l’excellente interview du néo-cons W. Kristol, co-auteur du PNAC, chez Ardisson, en 2003.

    Il dit clairement que même si les démocrates avaient été au pouvoir, la guerre en Irak aurait eu lieu également et il rappelle que HILLARY CLINTON était POUR.

    Il est permis de voir la preuve dans ses propos que l’Etat Profond dirige les US et que peu importe les marionnettes démocrates ou conservatrices au pouvoir.

    C’est d’ailleurs bien pour la continuité de cette domination que Trump ne doit pas être élu Président des US.


    • JCH Le 11 mai 2016 à 19h11
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      Le PNAC qui avant 2001 prônait un changement de régime en Irak comme une étape prévue de la politique extérieure des USA… ce qui plaide plus pour qu’on définisse la guerre d’Irak comme une action intentionelle, pour laquelle on a sciemment menti au peuple US et au reste du monde sur la scène de l’Assemblée de l’ONU, que pour une boulette commise par des imbéciles.

      Mais en poussant le raisonnement, est-ce que le fait d’avoir pensé qu’une guerre et un déboulonnage de Saddam Hussein vont déboucher sur la victoire de l’ordre sur le chaos, de la démocratie sur la liberté et que tout se finira bien (comme dans un film… américain) est la preuve qu’ils sont criminels, ou juste la démonstration qu’ils doublent leur connerie par une ignorance crasse de l’histoire et la culture de la région, et y ajoutent une grosse dose d’un cynisme terrifiant? Il est possible d’être bête ET méchant… et on rejoint l’analyse d’Olivier.


  29. Francois Le 10 mai 2016 à 19h01
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    Bonjour;

    Nous ne savons toujours pas pourquoi le pays du head cut aurait soutenu voir fomenter un attentat au Far west ?


    • vincent Le 10 mai 2016 à 20h26
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      Je me pose aussi cette question, et elle est loin d’être impertinente, quel intérêt pour l’Arabie saoudite sérieusement? C’est pour cela que je suis gêné du fait que l’on les porte unique responsable. Je ne pense pas que l’on puisse plaider la folie, et vue les accointance entre les laden et Bush, on pourrait se permettre de penser, (je dis bien se permettre, ce n’est pas une affirmation), qu’il y a eu un plan mit en place par les deux parti, au vue des questions soulevées par les nombreuses incohérences de la commission, et des éléments matériels sur place. Cette hypothèse n’est pas à exclure, si on regarde les faits divers, et parfois les bon polar noir qui reprennent certains fait divers, le détective peut se mettre à découvrir une affaire qui dépasse l’entendement, et honnêtement l’homme est bien capable d’atteindre un grand niveau de machination.


      • vincent Le 10 mai 2016 à 20h26
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        Suite :
        Au niveau du premier concerné, l’Irak, géo politiquement L’AS est ennemis de l’Irak, sa destruction a donc servi l’AS et permit l’apparition des groupes radicaux financé par l’AS.

        Les printemps arabes ont montrés aussi la corrélation stratégique entre Occident et AS pour destabliser les ennemis de l’AS.

        Le cas Pearl Harbour est intéressant, il a s’agit pour Roosevelt de laisser faire pour faire accepter aux américains l’entré en guerre, si on ne peut pas le comparer au 11/9 on doit cependant admettre que la mécanique est la même.
        Avant c’était le communisme qui légitimait les guerres, aujourd’hui c’est le terrorisme.

        Ce ne sont que des suppositions de mon humble analyse.


        • JCH Le 11 mai 2016 à 19h28
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          Il me semble que la première guerre d’Irak avait été vécue comme une “invasion” occidentale du Moyen-Orient (une fois passée la crainte que Saddam Hussein traverse le Koweit sans ralentir et poursuive en Arabie Saoudite…).

          Je ne serais pas étonné qu’en parallèle, l’AS en tant qu’Etat profite des interventions occidentales dans la région, et que certains individus composant cet Etat souhaitent bouter les “infidèles” hors de la région et n’aient rien contre le fait de porter le combat directement en occident…


    • Crapaud Rouge Le 10 mai 2016 à 20h58
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      @François : si, les explications ont été données. “Le pays du head cut” n’est pas du tout homogène, des tas de gens y haïssent les Ricains, et ce n’est pas “le pays” qui a fomenté le 9/11 mais certains de ses ressortissants.


    • Durand Le 10 mai 2016 à 22h35
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      François,

      “Nous ne savons toujours pas pourquoi le pays du head cut aurait soutenu voir fomenter un attentat au Far west ?”

      On peut quand-mème penser que la déstabilisation de l’Irak qui s’en est suivie avec la chute d’un régime baas pouvait grandement intéresser l’A.S…. Pareil pour la Syrie…


  30. FifiBrind_acier Le 10 mai 2016 à 22h27
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    Il est peut-être intéressant à ce stade de l’information, de revoir la conférence de Susan Lindauer…. Elle était employée de la CIA, à un poste stratégique, celui du lien avec les pays du Moyen Orient, particulièrement avec la Libye et l’ Irak, avec qui la CIA menait des négociations.

    Elle a trop parlé de ce qu’elle savait et a été inculpée au titre du Patriot Act.
    “Révélations de Susan Lindauer; ex agent de la CIA”
    https://www.youtube.com/watch?v=Vd0vxcARIvs


  31. Nicolas Le 10 mai 2016 à 23h17
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    Je vais faire court : entièrement d’accord avec la théorie “gros cons” – c’est quand même le comportement qu’on observe tous les jours chez beaucoup de politiques. Ensuite, ils ont profité de la situation pour attaquer le cœur du moyen orient, ce qui démangeait les néo-cons depuis un moment. Gros cons n’empêche pas d’être idéologues et menteurs. L’Irak devait être leur cas d’école dans la région.

    Enfin, j’ai toujours été étonné aussi qu’ils n’aient pas apporté avec eux les preuves d’armes de destruction massive. La presse aurait suivi à fond. C’est le seul truc qui ne cadre pas avec leur niveau de cynisme. Mais peut-être était-ce difficile de convaincre l’armée de jouer le jeu alors que des dizaines de soldats mourraient tous les mois…


    • Olivier Berruyer Le 10 mai 2016 à 23h56
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      “Ensuite, ils ont profité de la situation pour attaquer le cœur du moyen orient, ce qui démangeait les néo-cons depuis un moment. ”

      Bien sûr, mais n’ayez crainte, sans 11 Septembre, ils auraient aussi attaqué l’Irak à cause des armes de destruction massive.

      Il n’ont pas eu besoin d’attentat pour raser la Libye…


      • Nicole de Nicomaque Le 11 mai 2016 à 04h25
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        Aucun alibi pour la Libye. Vous avez raison, ces gens-là ont un niveau de raisonnement tout à fait différent de ce que l’on a appris aux plus volontaires d’entre-nous.

        Ces gens-là n’ont besoin d’aucun alibi pour l’extermination de masse. Nous sommes à nouveau au dessus d’un volcan et tentons d’échapper au vertige. Mais franchement, comment faire lorsqu’on a une petite idée du phénomène ? Je veux dire comment rester debout quand on a des criminels cyniques en face, ceux-là même, qu’on avait pris si naïvement pour de gentils démocrates ?


        • FifiBrind_acier Le 11 mai 2016 à 07h27
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          En Libye, ils ont inventé “l’obligation de protéger les populations” du vilain méchant dictateur, ça marche pas mal aussi….

          Comme personne ne dit qu’en Droit International il n’existe aucun droit d’ingérence, mais au contraire, une interdiction d’ingérence dans un pays qui ne vous a pas déclaré la guerre, ça passe….


      • UltraLucide Le 11 mai 2016 à 22h53
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        Le 11 Septembre a permis aux neo-cons de forcer la main de l’éxécutif vers une politique impériale plus agressive, plus immédiate, plus globale.
        Ca a aussi mené à un plus grand contrôle de la population, des médias, de la justice.
        Et cerise sur le gâteau les budgets militaires ont pu doubler sans contestation politique.

        L’Irak faisait depuis pas mal de temps partie des objectifs impériaux, et n’avait pas de lien direct avec ces évènements, en effet.
        Le 11 Septembre a surtout fait office de booster pour accélérer la fusée”Empire USA” qui se traînait aux yeux des neo-cons.
        On peut maintenant parler d’American World Empire, ou “AWE” (crainte respectueuse) si je puis me permettre cette plaisanterie….


    • Ailleret Le 11 mai 2016 à 00h25
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      On ne remerciera jamais assez la résistance irakienne. En harcelant l’armée américaine d’occupation, elle l’a peut-être dissuadée de « trouver » des armes prohibées en Irak ; elle a sans doute empêché l’Amérique d’agresser d’autres pays, jusqu’au fameux « surge » qui n’a rien réglé sur le fond.

      Selon certains, en achetant les chefs sunnites de la province d’al-Anbar, les stratèges américains ont préparé l’émergence de Daech, du côté irakien de la frontière.


  32. Demos Le 11 mai 2016 à 08h21
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    Plutôt que de perdre son temps en hypothèses relatives aux modalités de la prévision ou même de la réalisation de l’attentat (bien qu’il semble inévitable de toujours repartir de a véracité plausible des indices matériels, comme dans toute enquête policière et surtout si le constat initialement fait est défaillant), ne serait-t-il pas plus intéressant de tenter l’analyse des possibilités crédibles de scenarii liés aux motivations et aux bénéfices retirés d’un tel acte? Les Saouds comme participant du complot pourquoi pas, mais dans quel but. Idem pour le gouvernement ou une des strates ou un des réseaux du pouvoir américains, pour quel motif? Quels intérêts géopolitiques? Etc,


    • UltraLucide Le 11 mai 2016 à 15h30
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      C’est ce que j’avais essayé de faire remarquer au début de ces discussions: Quel intérêt les Saouds auraient-ils pu trouver dans une telle agression contre les USA?
      Quel mobile?
      C’est la question n°1.
      La question n°2 est peut-on réellement croire que la CIA soit une administration peuplée à 100% d’incapables autistes qui n’ont rien vu venir, comme le FBI, d’ailleurs? Pour se faire une opinion voir la suite.

      La question n°3 est une question d’Histoire: Alors qu’en Décembre 1941, toutes les bases américaines étaient en réel état d’alerte, pourquoi Pearl Harbor était-elle en état de sommeil total, bateaux à l’ancre, avions garés aile dans aile, pas d’alerte DCA ou interception?

      Et question n°4: Peut-on vraiment croire que l’ensemble des services de renseignement des armées ignoraient totalement l’arrivée de la flotte japonaise au nord des Hawaï?


  33. joelim Le 11 mai 2016 à 12h03
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    Cette affaire des “28 pages” est très délicate pour les néoconservateurs. En effet l’objectif des quelques éléments de top niveau du pouvoir saoudien qui seraient impliqués dans le complot (d’après ce qui transparait) est difficile à cerner sans qu’il y ait complicité de leurs relations étasuniennes : si leur but était que les USA envahissent l’Irak, comment pouvaient-ils en avoir l’assurance et savoir qu’ils ne seraient pas inquiétés, si des responsables de top-niveau US ne leur avaient pas dit ?

    Forcément cette question finira par émerger si Trump l’emporte. D’ailleurs c’est seulement la position particulière – qu’on pourrait qualifier d’honnête – de ce dernier qui a fait connaître le problème des “28 pages” au public américain. Il est d’ailleurs possible qu’elles ne soient jamais publiées même si Trump gagne, en effet le Sénat américain a plus de pouvoir que le Président.

    Bien sûr les gens vont s’interroger, et la pression ne peut qu’augmenter. Si des saoudiens de haut niveau gouvernemental sont impliqués alors pourquoi les néoconservateurs concernés ont-ils tout fait pour les disculper ? La mise de cette question sous le boisseau sous le titre de “sécurité nationale” semblait fiable et avisée… jusqu’à ce qu’un Pantagruel virevoltant utilisant une certaine forme d’honnêteté pour réussir politiquement n’émerge de la glaise.


  34. Bruno Le 11 mai 2016 à 12h32
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    Au delà de toute notion d’intelligence, l’humain est habité par le désir de toute puissance qui peut parfois l’amener à la folie (psychopathes, pervers-narcissiques…)

    Voir de l’incompétence là où il y a folie humaine relève, de mon point de vue, d’une certaine naïveté et d’un manque de discernement dus, entre autres, à la peur et à la haine entretenue savamment par les médias.
    La peur et la haine troublent d’abord la conscience du peuple puis sont indispensables pour l’emmener en guerre.
    «La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.»
    Cherchez où sont les plus «gros imbéciles» dans une guerre ?

    [Modéré]


    • Unknown Le 11 mai 2016 à 13h40
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      L’incompétence dans une administration publique, c’est plutôt business as usual, et ça ne m’a jamais choqué… A mon sens, face à des “événements extraordinaires”, la totalité des administrations publiques civiles se retrouve d’abord paralysées par leurs propres fonctionnement et leurs strates hiérarchiques, puis mettent un temps fou à réagir et à sortir de leur torpeur. La plupart du temps, ce sont une poignée d’individus à l’intérieur desdites admin qui prennent leurs responsabilités et font avancer les choses à coup de pieds. Le mammouth avance alors, malgré son inertie terrible.


    • Lysbeth Lévy Le 14 mai 2016 à 21h08
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      Puisque on en est à faire de l’Arabie Saoudite la seule responsable de l’attaque du 9/11 un doc fait à Washington sur ce pays hélas en anglais : https://www.fas.org/sgp/crs/mideast/RL33533.pdf

      Depuis quelques temps on sent venir le temps ou l’on va trouver un “lampiste” ou “un faux coupable” idéal avec tous les défauts inhérents a son système politico-théologique, ces droits de l’homme inexistants mais dont malgré tout on a fait un très grand ami, allié essentiel des Usa et ces alliés, et qui devra endosser “la culpabilité du jour” ou les Usa se sont lancés à l’assaut des matières premières essentielles a son économie triomphante en 2001.

      Les “coupables” dans l’ombre continueront à tirer les ficelles tout en accusant leur allié ancien et en faisant des affaires avec lui en prime. Comme d’habitude l’hypocrisie, l’ignominie, le lobby militaro-industriel, l’état profonds fera de tels dégâts dans le monde, que nous en seront encore a chialer et se plaindre sans être capable d’en déduire les bonnes actions à mener…Pitoyable !


  35. Furax Le 11 mai 2016 à 19h43
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    J’apporterai un complément en forme de contradiction. Un gros con dont tout ce qu’il fait tourné au désastre et lui revient même au final dans la gueule en boomerang, a pu néanmoins tout à fait délibérément faire ce qu’il a fait.

    Croyez-vous que les appeasers, la bande à Baldwin et à Chamberlain qui ont tout fait de 1924 à 1939-1940 pour renforcer l’Allemagne, affaiblir la France, favoriser le démantèlement du traité de Versailled et le réarmement allemand, la révision des frontières selon les souhaits allemands étaient juste des crétins incompétents qui ne voulaient pas ce qu’ils faisaient ?

    Selon moi la réponse est qu’évidemment ils voulaient ce qu’ils faisaient. On ne mène pas pendant 15 and une politique continue et qui a un sens évident sans l’avoir voulue et définie.

    Simplement il y a un moment où la créature, qui a sa volonté propre, échappe au contrôle de son créateur qui lui-même a échappé au contrôle de ses mandants.

    Le créateur est certes con et incompétent d’avoir cru que sa politique ne tournerait pas au désastre. Mais ce n’était pas un accident. Il a voulu et mis en œuvre cette politique aux conséquences désastreuses et criminelles. Il est coupable et responsable, y compris de trahison envers les intérêts fondamentaux de son pays.


    • UltraLucide Le 11 mai 2016 à 22h48
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      La constante historique avec ce genre d’individus qui veulent devenir les maïtres du monde, est qu’ils vont jusqu’au bout de leurs entreprises et que ça finit toujours par un conflit.
      Sont-ils fous ou cons? Peut importe, cela revient au même. Le con ne sait pas qu’il est con, le fou ne sait pas qu’il est fou.
      Les Cassandres sont préventivement écartés, incapacités ou éliminés, et les gens normaux sont avalés par le tourbillon.


    • Nicolas Le 11 mai 2016 à 23h47
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      Il n’y a pas forcément de contradiction. Les US ont effectivement poussé très ouvertement Ben Laden et compagnie contre les Russes. La bête s’est ensuite retournée contre eux. La notion de gros cons se rapporte plutôt au fait que le 11 sept a pu avoir lieu sans complicité du pouvoir US et sans qu’ils aient vu venir le coup (ou plutôt sans que le gouvernement ait fait attention aux alertes qui se multipliaient). Mais bien sûr, sur le fond, ils auraient dû faire attention des années auparavant lorsqu’ils nourrissaient la bête.


  36. Lysbeth Lévy Le 14 mai 2016 à 23h01
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    [modéré]… je réitère mon voeu que tout le monde puisse se faire une idée sur les responsabilités des néo-cons, saoudiens, voir israeliens qui ont tous une grosse part chacun !

    A travers le livre d’Eric Laurent qui a enquêté sans accuser qui que se soit, écrivant seulement “les faits bruts” tels qu’il les a vu : “La face cachée du 11 septembre” ! Faites vous votre idée vous mêmes

    http://www.delplanche.be/wtc/la_face_cachee_du_11_septembre.pdf


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