Des documents confidentiels montrent que les estimations de référence des créditeurs placent la dette à 118% du PIB en 2030, quand bien même toutes les réformes fiscales et budgétaires exigées par la troïka seraient ratifiées.

Le mot OXI (NON) est inscrit sur un mur face à l’Académie Grecque d’Athènes, Grèce. Photo : Simela Pantzartzi/EPA

La Grèce affronterait un niveau de dette insoutenable en 2030, même si elle accepte l’entière combinaison de réformes d’imposition et de dépenses qu’on lui soumet, selon des documents non publiés dressés par ses trois principaux créanciers.

Les documents, établis par ce qu’on appelle la troïka des prêteurs, valident l’argument grec de la nécessité d’un allègement substantiel de la dette pour parvenir à un rétablissement économique durable. Ils montrent que, même après quinze ans de forte croissance soutenue, le pays aurait toujours un niveau de dette que le Fonds Monétaire International juge insoutenable.

Les documents montrent que l’estimation de référence du FMI – l’issue la plus probable – est que la dette grecque représenterait toujours 118% de son PIB en 2030, même si elle acceptait l’ensemble des réformes fiscales et de dépenses exigées. C’est bien au-dessus des 110% que le FMI jugeait soutenables compte tenu du profil de la dette grecque, un niveau qui avait été fixé en 2012. Le niveau actuel de la dette grecque est de 175% et va probablement augmenter du fait de son récent retour en récession.

Les documents admettent que, selon le scénario de base, “des concessions significatives” sont nécessaires afin d’augmenter les chances de la Grèce de se débarrasser définitivement de ses tourments liés à la dette.

Même dans le meilleur des cas, qui implique une croissance de 4% par an pour les cinq prochaines années, le niveau de la dette redescendrait à à peine 124% en 2022. Le meilleur des cas inclut quinze milliards d’euros de produits de privatisations, soit cinq fois ce que prévoit le scénario le plus probable.

Mais dans tous les scénarios envisagés par la troïka (la Commission Européenne, la Banque Centrale Européenne et le FMI), qui supposent tous un troisième programme de renflouement, la Grèce n’a aucune chance d’atteindre l’objectif de faire passer sa dette “bien en dessous de 110% du PIB à l’horizon 2022” fixé par les ministres des finances de l’Euro-groupe en novembre 2012.

Selon les propres mots des créanciers : “Il est clair que les retards dans la mise en place des politiques ainsi que les incertitudes des derniers mois ont rendu les objectifs de 2012 impossibles à atteindre quel que soit le scénario.”

Ces projections proviennent du rapport “Analyse préliminaire de la soutenabilité de la dette grecque”, l’un des six documents constituant l’ensemble incluant la proposition “définitive” envoyée à la Grèce par ses créanciers vendredi dernier.

Ceux-ci, que le Guardian a vus, ont été obtenus par le Süddeutsche Zeitung après qu’ils aient été envoyés à tous les députés  allemands, dans la perspective que le rapport aurait besoin d’être approuvé par le parlement du pays.

A Athènes, une femme passe devant un graffiti indiquant “NON” en allemand.

Le vote au Bundestag n’a jamais eu lieu alors que le premier ministre grec, Alexis Tsipras, refusait les plans et appelait à un référendum pour savoir s’il fallait accepter les exigences des créanciers.

Alors que l’analyse souligne que la Grèce a déjà bénéficié d’un certain nombre de mesures de réduction de la dette – les échéances ont été prolongées, les intérêts sont semblables à ceux de nations moins endettées et l’accord en 2012 a diminué la dette de 100 milliards d’euros – le document admet aussi que, sous le scénario de base, “des concessions importantes” en amélioreraient la soutenabilité.

Mais bien que les créanciers admettent que la Grèce ne peut pas se développer sans allègement de la dette, les documents ne fournissent aucun éclaircissement concernant ce à quoi un tel contrat pourrait ressembler, pas plus qu’ils ne fournissent de détails sur un troisième programme d’aide, faute d’assumer que celui-ci existe. Ils promettent seulement une analyse plus détaillée de la soutenabilité de la dette grecque en temps voulu.

Les documents mettent également en lumière le plan d’investissement de 35 milliards qui a été proposé à la Grèce la semaine dernière, comme il l’a été rappelé par plusieurs gouvernements, dont le gouvernement allemand.

Le deuxième des six documents, intitulé “Réformes pour mener à terme le programme actuel et au-delà”, montre que cette proposition était moins significative que ne le suggéraient le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker et le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel. L’argent proposé n’est pas un investissement ad hoc mais est en réalité une subvention de l’Union Européenne régulièrement disponible pour tous les états membres. De plus, comme le Süddeutsche Zeitung le souligne, accéder à cette subvention nécessite dans le cas de la Grèce un cofinancement de 15%, ce qu’elle ne peut se permettre. Pour cette raison, la Grèce n’a pas dépensé la totalité des 38 milliards de subventions disponibles entre 2007 et 2013.

Un troisième document souligne les “besoins de financements et projet d’agenda de décaissement relié à l’accomplissement du cinquième rapport”, détaillant comment la Grèce aurait reçu quinze milliards d’euros pour faire face à ses obligations jusqu’à la fin novembre. L’argent aurait été versé en cinq tranches à compter de juin (dès que le parlement grec aurait entériné la proposition) pour couvrir les besoins financiers grecs. Cependant, 93% des fonds auraient directement servi à couvrir les coûts de la dette arrivant à maturité pour la durée de l’extension.

Les documents restants couvrent les détails des actions qui devaient être prises par la Grèce, en accord avec la Troïka. L’un de ces documents avait été publié par la Commission européenne au cours du week-end.

Le plan se fonde sur un objectif de surplus primaire de respectivement 1%, 2%, 3%, et 3,5% du PIB en 2015, 2016, 2017 et 2018 (les deux parties sont en accord sur les objectifs). Il s’appuie sur des modifications de TVA produisant un revenu supplémentaire de 1% du PIB et une réforme du système de retraites menant à une économie de 1% du PIB en 2016.

Concernant la TVA, la proposition suggère d’élargir le taux de base à 23%, et y inclurait la restauration. Il y aura un taux réduit de 13% s’appliquant à certains biens, notamment l’énergie, la nourriture de base, l’hôtellerie et l’eau (à l’exclusion des égouts).

Un taux super-réduit de 6% sur les produits pharmaceutiques, les livres et cinémas était prévu, de même qu’une hausse des taxes sur l’assurance, et l’élimination des exemptions fiscales de certaines îles. Les créditeurs voulaient initialement un système de TVA à deux taux.

Pour ce qui est des retraites, qui ont été le point le plus délicat des négociations, le plan exige des réformes afin de :

  • Créer de fortes mesures dissuasives contre les retraites anticipées, incluant des modifications aux pénalités de retraites anticipées
  • Adopter une législation telle que les retraits du fonds d’assurance sociale provoqueront une pénalité annuelle, concernant les personnes affectées par l’allongement de l’âge de départ à la retraite, équivalente à une majoration de 10% en plus des 6% actuels
  • S’assurer que tous les fonds de pensions supplémentaires sont seulement financés par des contributions propres
  • Éliminer progressivement la subvention de solidarité (EKAS) pour tous les retraités à fin décembre 2019. La suppression progressive, dont l’application devra recevoir l’accord des institutions, débutera immédiatement pour les 20% qui touchent le plus
  • Geler la pension contributive garantie en termes nominaux jusqu’à 2021
  • Ne verser qu’à l’âge statutaire en vigueur à partir du 30 juin 2015, soit 67 ans, les retraites contributives garanties sous conditions de ressources de base
  • Augmenter les contributions de santé les plus basses pour les pensionnés de 4% à 6% en moyenne et les étendre aux pensions de retraites complémentaires

Ce lundi, Juncker a souligné – à tort – que ces mesures ne constituaient pas une coupe des pensions. Cependant, les créanciers avaient raison de dire qu’ils avaient un compromis, et que les plans étaient encore souples. Ils ont également suggéré que la Grèce pourrait fournir des propositions alternatives du moment qu’elles seraient “suffisamment solides et quantifiables”.

Les propositions des créanciers suggèrent également que l’impôt sur les sociétés n’augmente que de 26% à 28%. La Grèce voulait que ce taux soit de 29%.

Source : The Guardian, le 30/06/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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31 réponses à FMI : Même avec les mesures d’austérité, la Grèce aurait toujours une dette insoutenable

Commentaires recommandés

Macarel Le 23 juillet 2015 à 08h04

La démocratie dans l’UE, c’est : si vous dites OUI, c’est OUI, si vous dites NON, c’est encore OUI.

Un régime, dans lequel lorsque l’on dit NON, ce NON n’est pas respecté, est bien une tyrannie.

C’est à chacun maintenant, selon sa conscience de voir s’il continue à soutenir un tel régime.

Continuer à soutenir ce système, c’est se faire complice de la tyrannie.

  1. Greco Le 23 juillet 2015 à 02h04
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    Quelques infos de la Grece:( je me rends compte que la plupart de la population s’en fout de la dette ou de son alegement, la partie va se jouer dans l’ amelioration-de la vie quotidienne ):
    -La procureure générale du Areios Pagos (la plus haute juridiction en Grèce) a mis en examen le membres du TAIPED : http://www.hradf.com/en, la Caisse d’ ( Hellenic Repoublic Asser Developent Fund=organisme chargé de vendre des immobiliers de l’Eta,, cad vendre au plus vite les « bijoux de l’Etat, des iles , d’immobilier qui appartient a l’Etat et il s’agit de la caisse qui va privatiser pour 50 milliards d’Euros, les 25 pour payer la dette, ) qui au dernier mémorandum les créanciers ont réussi à imposer sa totale indépendance par rapport au gouvernement , son contrôle va être effectué par les créanciers et il était question qui siège a Luxemburg !!!!- qui est une somme impossible à obtenir sauf s’ils vendent l’Acropole, Delphes etc) pour des différents délits aggravés (cad passible de cours d’assise) pour la vende de 28 immobiliers avec une perte estimé de 500 millions euros pour l’Etat. La procureure Raikou a frappé au meilleur moment ! Au moment ou cette structure a pris le feu vert pour procéder à la vende à prix cassé les biens et les services publiques comme le réseau de l’électricité, la delégitimation de cette structure qui était une condition pour l’accord discrédit la culte de privatisations. Même le journal qui appartient au group qui défend cette indépendance (par rapport a la Grèce, mais dépendante par rapport a la Troïka !) Kathimerini le publie dans son édition en anglais http://www.ekathimerini.com/199761/article/ekathimerini/news/charges-filed-over-privatization-fund-property-deal avec bien sur une version très loin de la réalité et très neutre par rapport à la perte ( ?, on perd pas une telle somme facilement…)de 500millions.Les membres du TAIPED que Junker voulait qui siègent à son pays, vont avoir maintenant l’obligation de ne pas quitter le territoire grec et de se présenter 1 ou 2 fois par mois au commissariat. Dommage, ils pouvaient faire un stage au pays de la tolérance zéro en matière de la lutte contre la corruption !

    Un reportage intéressant :
    http://fr.sputniknews.com/international/20150720/1017124321.html

    -Il parait que la concubine de Tsipras (copine et camarade avec lui à l’époque du lycée) boude vraiment avec le mémorandum 3 que son mari signe… Je détends un peu l’atmosphère, mais ca montre à quel point les membres de Syriza semblent a déprimer…
    -Une bonne nouvelle (pendant que les débats se déroulent au parlement sur l’adoption du deuxième volet des mesures qui sont une condition pour le Mémorandum 3 et que j’écoute la nouvelle présidente du PASOK( 3-4% hurler contre Tsipras) : déjà tous le chômeurs –sans les démarches bureaucratiques qui faut en France- ne payent pas du tout les transports communes.Ca suffit la presentation de leur carte de chômeur ! Je pense que la seule stratégie qui pouvait faire gagner Tsipras est de faire quelques changements favorables aux plus touchés par la crise. Surtout si -comme il a promis- se prend aux détenteurs des medias(armateurs, constructeursdes autoroutes- qui doivent de millions voire de milliards pour cracher leur propagande. A suivre…


  2. killer Le 23 juillet 2015 à 03h12
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    Les grecs ont été placés sous une occupation, non pas militaire mais bancaire.
    Il y a des choses analogues à ce que l’on a connu (y compris en France) en 42 : pénuries, raréfactions de nombreux produits (y compris des produits de première nécessité), etc. …
    La seule différence avec 1942 c’est qu’au moins, on ne vous tirera pas dessus si vous sortez dans la rue pendant le cessez-le-feu.
    Et il y a une autre chose que l’on a connu pendant la guerre et qui va revenir : la résistance. Non pas armée mais économique. Des fortunes colossales se sont constituées pendant l’occupation en raison du marché noir. Les grecs vont résister en recourant au marché noir et à l’économie parallèle. En même temps que l’extrême-droite va triompher sur les cendres des promesses trahies par Tsipras, une maffia grecque pourrait très bien se constituer dans les années à venir sur les besoins vitaux inassouvis des grecs et sur les masses d’argent brassées loin des yeux indiscrets de la troïka. Je sais qu’il y a déjà pas mal de mères de famille obligées de se prostituer pour nourrir leurs enfants, pour qu’une entreprise puisse survivre il va lui falloir nécessairement opérer en dehors de la légalité, maintenant devinez combien peut rapporter la trafic d’un peu de drogue ayant transité via la Turquie ou via le Pirée (qui reste un port important en méditerranée orientale) et combien de membres de votre famille vous pouvez nourrir avec ça.

    Au sortir de l’occupation : la France était devenue la plaque tournante du trafic de drogue (la french connection).
    Avec l’obligation de recourir au système D pendant l’ère soviétique, la perestroïka et l’appauvrissement de la société due à la crise pétrolière puis par les privatisations : la maffia russe avait presque pignon sur rue dans les années 90.
    Quel chemin les grecs vont-ils emprunter, maintenant ?


    • Jeff Le 23 juillet 2015 à 10h54
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      Je pense que vous êtes optimiste en ce qui concerne la résistance non armée : à un moment ou à un autre, on en arrivera là, en Grèce et ailleurs. Quand on attaque les fondements des conditions de vie, les réflexes de survie associés se réveillent, y compris les plus violents.

      Et comme le dira tout bon redneck, si vous n’êtes pas armés, vos protestations n’ont aucun poids. Le pistolet sur la tempe de Tsipras était peut-être à comprendre au sens littéral, qui sait ?

      Bienvenue à l’aube du néo-féodalisme.


      • Alae Le 23 juillet 2015 à 12h15
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        “Et comme le dira tout bon redneck, si vous n’êtes pas armés, vos protestations n’ont aucun poids.”

        Bien plus que des armes, tout dépend de la cohésion sociale et des possibilités de mobilisation qui en découlent.
        Aux USA, le redneck est armé mais étant donné le degré d’individualisme du pays, il est tout seul dans son coin. En conséquence, il subit tout sans jamais bouger.


        • killer Le 23 juillet 2015 à 13h58
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          pas si seul que ça, regardez le cas du ranch bundy.


        • Bubble Le 23 juillet 2015 à 23h17
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          Bonsoir
          Killer, vous m’enlevez “les mots de la bouche”, j’allais citer exactement le même exemple, et il y en a bien d’autres de ce type.
          C’est en effet un stéréotype grossier que d’associer nécessairement américains (même de type “rednek”) à ce qu’on appelle ici individualisme. Au contraire il y a aux USA un mouvement puissant de solidarité entre individus (formant de fait une communauté) qui s’incarne dans des exemples allant du Ranch Bundy jusqu’aux milices armées “protégeant” les frontières américaines.

          Cependant ces formes de solidarité ne sont pas “admissibles” en Europe ou en France car nos cultures socio-politiques sont trop éloignées. Ici, un groupe de citoyens volontaires armées venant défendre la propriété d’un autre individu par idéalisme politique (la défense absolue et constitutionnelle de la propriété privée) serait probablement qualifié de fasciste ou de terroriste, pourtant il s’agit bien d’une forme de solidarité.

          Par exemple, personne en France n’a défendu publiquement ou physiquement et efficacement les agriculteurs et éleveurs à qui la puissance publique à spolier leurs terres pour servir les intérêts d’un groupe privé (le nouveau stade de l’olympique lyonnais par exemple, on ne parle donc pas d’une infrastructure à utilité publique ou “vitale”, mais de football)

          Il faut veiller à éviter certain amalgames – ici une forme d’antiaméricanisme primaire – nourrit par ethnocentrisme. Dans le cas Ranch Bundy les américains nous démontrent qu’ils savent se mobiliser de manière désintéressée (mais armée) pour défendre en même temps un idéal (la Constitution) et une cause concrète (un individu et ses droits) sans pénaliser le reste de la population. Il y a donc bien cohésion, mobilisation et solidarité, et bien qu’armé, pas la moindre violence concrète – une coalition légitime faisant plier la volonté gouvernementale considérée non pas comme immorale mais comme anticonstitutionnelle.


          • catherine Balogh Le 24 juillet 2015 à 02h11
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            Bonsoir Bubble, je trouve que vous prenez deux exemples qui n’ont pas grand chose à voir.Dans le cas du ranch, on peut peut-être parler de solidarité mais quand il s’agit de défendre les frontières, ça ne se passe pas du tout sans violence.
            oui, ça me pose perso un problème de m’armer pour défendre mes frontières si mon pays n’est pas en guerre.

            ça me poserai même un sacré problème si mes concitoyens se mettait à tirer sur les migrants.ça vous parait peut-être bizarre parce que la culture n’est pas la même que celle des américains.


  3. Macarel Le 23 juillet 2015 à 08h04
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    La démocratie dans l’UE, c’est : si vous dites OUI, c’est OUI, si vous dites NON, c’est encore OUI.

    Un régime, dans lequel lorsque l’on dit NON, ce NON n’est pas respecté, est bien une tyrannie.

    C’est à chacun maintenant, selon sa conscience de voir s’il continue à soutenir un tel régime.

    Continuer à soutenir ce système, c’est se faire complice de la tyrannie.


    • olivier m Le 26 juillet 2015 à 00h23
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      Et comment on fait, concrètement, pour cesser de soutenir ce système?


      • Goldfinger Le 26 juillet 2015 à 01h09
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        On descend dans les rues !!!
        Mais ce sera bien plus difficile qu’en 1789 !!!
        Le peuple est plus gras et docile … 🙁

        Je suis toujours sidéré de voir comme il a été facile de mobiliser quelques millions de personnes pour s’opposer au mariage pour tous mais que quand il s’agit de l’avenir de l’ humanité on ne trouve plus “personne”.
        Dans les deux cas je reconnais évidemment à chacun la liberté de se mobiliser ou non.
        Je constate simplement.

        Cela me rappelle une procédure de licenciement collectif dans laquelle (même en tant que cadre – un mot qui ne signifie finalement rien) j’ai assez rapidement choisi mon camp.

        Lors d’une manifestation dans un autre site de l’entreprise, nos “collègues” nous regardaient de l’étage supérieur. Il m’est arrivé quand j’en reconnaissais l’un(e) ou l’autre (qui m’appréciaient jusqu’à ce jour) de leur faire signe de la main
        .
        Tous détournaient alors rapidement le regard et s’éloignaient des fenêtres en craignant visiblement de devoir avouer qu’ils connaissaient “personnellement” un “gréviste”.

        C’est dans les situations sortant (même un peu) de l’ordinaire que l’on apprend le plus sur la nature humaine.


  4. Werrebrouck Le 23 juillet 2015 à 08h21
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    Je crois qu’il vaut mieux dire qu’avec les mesures d’austérité la dette va encore s’accroitre. Cf: http://www.lacrisedesannees2010.com/2015/07/peut-on-enfouir-la-bombe-atomique-grecque.html


  5. balthazar Le 23 juillet 2015 à 08h23
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    oui, le n-ième plan d’aide ne règle pas le sort des grecs, mais n’oublions pas le principal :
    1) les grecs sont en zone euro (waouh)
    2)les entreprises publiques deviennent privées (miam)
    3)en 202?? on dira aux grecs que la retraite à 67 ans, c’est trop tôt. Faut aller jusqu’à 70.

    Bon, d’ici là, s’arranger pour qu’ils en bavent, sans accès aux soins, bien stressés, flexibles hein.
    Comme ça, s’ils avaient la bonne idée de passer l’arme à gauche avant la retraite, ça arrangera les prêteurs.
    allez les grecs, encore un effort.


  6. Patrick Andre Le 23 juillet 2015 à 08h32
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    Excellent reportage sur la TROÏKA
    L’enquête « Puissante et incontrôlée : la troïka » du journaliste allemand Harald Shuman dissèque l’organisme le plus puissant en Europe, bien que constitué de hauts fonctionnaires non élus : la Troïka. Celle-ci a imposé des mesures d’austérité partout en Europe, jusqu’à provoquer de véritables catastrophes socio-économiques et sanitaires, comme en Grèce. Fruit d’un an d’investigation, le reportage dresse un bilan de ces politiques sur les peuples et mène une enquête sur les prises de décisions arbitraires et le fonctionnement anti-démocratique de la Troïka.

    http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/puissante-et-incontrolee-la-troika-50521


  7. passant Le 23 juillet 2015 à 08h40
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    Encore une fois, les détails technique ne sont pas, de mon point de vue, la preuve d’une incohérence dans la stratégie politique des dirigeant-es (EU ou autre). Pas plus que les QE aux states, dont on sait qu’ils n’irriguent en rien l’économie réelle. On ne peut pas parler non plus de complot, tellement la ligne est claire depuis longtemps, avec les stratégies de ”mondialisation de la misère” prônées depuis le début par le néo-libéralisme (qui n’a rien de libéral à part un peu dans la finance).
    Je crois que syriza a commis la même erreur, en prônant une gestion ”plus sociale” de ce bourbier, grâce à une autre stratégie. Mais les gens aux manettes n’en ont RàF de résoudre le problème de la dette grecque, faut aussi arrêter de croire qu’ils ne le voient pas, comme l’a dit varoufakis; ”même un gamin de 6 ans le comprend”.

    Si vous avez des privilèges et que vous voulez vous maintenir en place vous n’avez aucun intérêt à ce que la situation des unes ou des autres s’arrange. Ce qui se passe est une stratégie politique qui tend à produire l’égalité des populations par le bas (c’est ça la stratégie néo-libérale), et les populations des pays du Nord de l’europe passeront à la caisse aussi tôt ou tard (déjà les emplois à un euro en allemagne ( http://www.liberation.fr/monde/2011/05/10/on-vit-moins-bien-depuis-qu-on-nous-impose-les-jobs-a-1-euro_734756 )).

    Le niveau de vie des pays pauvres va se rapprocher du notre, mais ce n’est pas leur société, si rien ne change, qui aura fait le plus grand pas vers la convergence.


  8. couci couça Le 23 juillet 2015 à 08h54
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    Quand on sait le rôle du FMI et les conséquences de ses interventions de par le monde : Amérique Latine , Afrique …
    Quand on a intégré que cet organisme est un véhicule , parmi d’autres , du néolibéralisme et a vendu l’intérêt général des populations , c’est à dire investissements vitaux, à des minorités dirigeantes souvent dévoyées ou corrompues …
    Quand on sait ce qui a été fait :larges prêts sans condition et sans justificatifs à ces dirigeants douteux qui maintenaient leur population dans la pauvreté et profitaient des subsides pour se gaver , avant que ce même FMI n’envoie la facture de remboursement ,draconiens , ruineux en argent et en actifs, aux dirigeants successeurs ,plongeants les pays dans des crises redoutables ..
    ça me fait bizarre de lire aujourd’hui que ce même FMI dénonce maintenant les accords grecs en les trouvant inadaptés .
    Les banques européennes créancières ne font pas mieux,(prêts structurels massifs et incontrôlés à l’entrée de l’UE ) puis transfert de leurs créances privées pourries en créances prises en charge par les états , c’est à dire par les contribuables ,publiques , après avoir fait le plein de recouvrements , de commissions avantageuses et de taux usuraires , à travers une cavalerie financière …
    Bref non seulement l’avis et l’action du FMI pour moi ne sont des références mais je me demande ce qui pousse cet organisme à soutenir des analyses qui sont contraires à leurs actes et à leur idéologie .
    Ce FMI n’a que contribué à concentrer les richesses dans les mains d’une oligarchie , probablement mondialisée .
    Et à accroître la misère dans les populations condamnées à rembourser des sommes qui ne leur ont en rien profité …
    Il y a comme un problème de logique .


    • balthazar Le 23 juillet 2015 à 10h27
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      Concernant le FMI :
      c’est comme les agences de notation. Se donnent bonne conscience en disant “ah au fait la dette grecque, c’est du junk bond ! La preuve, les marchés ne leur prêtent plus. Quoi, vous en avez dans votre portefeuille ? Ben ça vaut plus grand chose…”
      Ca valait le coup de payer ladite agence pour me prévenir à postériori.
      Mais ils peuvent se targuer de nous avoir prévenus.


      • catherine Balogh Le 23 juillet 2015 à 11h46
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        Quand on pense que le FMI travaille avec l’ONU, bon…..


    • Charlie BECKMAN Le 23 juillet 2015 à 20h55
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      Le FMI qui donne un avis contradictoire à sa politique mondiale de pillage économique par l’usure, évidemment cela nous laisse perplexe. Mais c’est peut-être l’idée, ce mille-feuille de manipulations compartimentées n’est d”ailleurs qu’un rouage ou système de poupées russes de duplicité, manigances, cupidité manipulée (ou non) des corporations et expert en antagonisme simulé ou réel, c’est selon, mais dont l’objectif est soutenu dans la plus grande discrétion.


      • olivier m Le 26 juillet 2015 à 00h30
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        Oui, c’est tordant de rire, quand le FMI dit “faut tout privatiser et supprimer tous les acquis sociaux”, le FMI c’est le MAL, et quand le FMI dit “la dette grecque n’est pas soutenable”, ceux qui disaient que le FMI est le MAL, disent que le FMI a raison.

        En bas, ca vaut pas mieux qu’en haut.


  9. Cricrise Le 23 juillet 2015 à 09h17
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    Si même l’infamie le dit…

    Et nous sommes des moutons juste bon à commenter…et à s’en satisfaire grassement…

    Aux larmes citoyens…

    Sinon excellente analyse vue sur https://nouassi.wordpress.com/2015/07/19/lausterite-nest-que-le-retablissement-de-lesclavage-pour-dette/


  10. Nerouiev Le 23 juillet 2015 à 10h10
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    Ce que l’UE est capable d’imposer de sang froid à un des siens sans aucune solidarité des autres pays est tout simplement indigne. Mais c’est obligatoire dans une UE sans valeurs, sans projets d’union, sans vision autre qu’une course effrénée vers l’argent ; “on achève bien les chevaux”.


  11. Dizalch Le 23 juillet 2015 à 10h16
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    L’Europe est un projet “commun” 😉 à tel point que les journalistes feront tout pour le défendre?… Auto-censure volontaire du “journal” le Monde sur une itw de D. Tusk? énorme…
    http://www.arretsurimages.net/breves/2015-07-21/Interview-Tusk-pourquoi-Le-Monde-a-publie-deux-versions-id19091
    “Selon la copie des deux versions qui circulent sur twitter, dans la première, Tusk se disait “inquiet des risques de contagion politique et idéologique. Avec ce qui se passe en Grèce, est apparue l’illusion idéologique qu’il est désormais possible de changer le cours de l’Europe, qu’on peut construire une alternative à la vision traditionnelle de l’Europe, au discours sur l’austérité”. Dans la seconde, fini l’inquiétude, fini l’alternative à l’austérité. Ce passage a été remplacé par celui-ci : “parfois, il me semble que certains politiciens et quelques intellectuels en Europe sont prêts à remettre tout en question en Europe, les traités, mais aussi la façon traditionnelle de penser l’Europe, la construction européenne et nos valeurs. La Russie n’est pas l’élément le plus important de cette menace”.
    Ces propos ont bien été tenus par Tusk, assure le correspondant du Financial Times à Bruxelles, Peter Spiegel.”

    Quand à l’excuse/explication du directeur de la rédaction… comment dire…:
    “Une suppression par manque de place ou la volonté de nuancer les propos de Tusk ? “Je vais décevoir les lecteurs complotistes mais c’est un banal souci de place qui nous a contraints de remplacer ce passage par un autre”, explique le directeur de la rédaction du Monde Luc Bronner, contacté par @si.”


  12. Dizalch Le 23 juillet 2015 à 10h45
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    Petite “Charge” de Paul Krugman contre les pseudos experts qui le critique lui et sa position contre la crédibilité de la monnaie euro: (il répond sur le ton de l’ironie, c’est intéressant):
    http://krugman.blogs.nytimes.com/?_r=0


  13. Dizalch Le 23 juillet 2015 à 11h25
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    Petit papier qui, sur le ton de l’humour en comparant Schäuble à Franck Underwood de House of Cards, apporte tout de même sa pierre à l’édifice des analyses sur la Grèce et l’UE actuelle:
    http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-136060-schauble-est-il-le-frank-underwood-de-leurogroupe-1139006.php


  14. Parousnik Le 23 juillet 2015 à 11h37
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    Dans ses célèbres conférences, l’historien Henry Guillemin, nous rappelait une phrase, datant de 1897, de Maurice Barrès, maître à penser de la droite nationaliste française, : « la première condition de la paix sociale est que les pauvres aient le sentiment de leur impuissance. » Ce paradigme éclaire le résultat des négociations menées par Alexis Tsipras. Les citoyens furent appelés par leur premier ministre, à se prononcer, à travers un référendum, contre les propositions de l’UE qui furent rejetées par 61% des votants. A la suite, Tsipras accepte un accord encore plus défavorable pour les populations grecques. De plus, tout en se soumettant au dictat de l’UE, il déclare : « je ne crois pas à cet accord. C’est un mauvais accord pour la Grèce et pour l’Europe, mais j’ai dû le signer pour éviter une catastrophe »

    Double pensée

    Tsipras développe ici une procédure de double pensée qui consiste à annuler un énoncé en même temps qu’il est prononcé, tout en maintenant ce qui a été préalablement donné à entendre. Ainsi, le citoyen doit avoir la capacité d’accepter des éléments qui s’opposent, sans relever la contradiction existante. Il possède alors deux visions incompatibles. .Énoncer en même temps une chose et son contraire, produit une désintégration de la conscience. Il n’est plus possible de percevoir et d’analyser la réalité. Dans l’incapacité de mettre l’émotion à distance, on ne peut plus qu’éprouver le réel, lui être soumis et non le penser et de l’organiser. .

    Le déni de l’opposition entre les deux propositions empêche toute représentation. Cette procédure est nommée clivage par la psychanalyse. Elle interdit tout jugement et entraîne une indifférenciation des éléments de la réalité. La dé-construction de la faculté de symboliser empêche la formation d’une mémoire et s’oppose ainsi à la constitution d’un nous. Nous transformant en monades, le discours a alors un effet de pétrification face à la toute puissance des institutions européennes et enferme dans la psychose : aucune autre politique n’est possible.

    George Orwell a déjà décrit dans 1984, le dispositif de « double pensée » qui consiste à « retenir simultanément deux opinions qui s’annulent, alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. » Il avait déjà identifié ces « principes de l’asservissement » qui destituent l’individu de toute capacité de résistance, qui ont pour fonction d’effacer chez le sujet « tout souvenir de l’existence d’un désir possible de résistance »

    Primauté de l’image.

    La capitulation ne remet pas en cause l’image du premier ministre: « on ne peut pas me reprocher de ne m’être pas battu. Je me suis battu jusqu’où personne ne s’est battu.. » Cependant, l’on sort d’une politique d’affrontement pour occuper une place de victime. L’iconographie produite par l’idéologie victimaire. possède deux faces, à la fois l’image du héros, celui qui s’est battu plus que tout autre, et celle de la victime. Ainsi, la mère d’Alexis, Aristi Tsipras, 73 ans, raconte à l’hebdomadaire people Parapolitika : ”dernièrement Alexis ne mange plus, ne dort plus, mais il n’a pas le choix, il a une dette envers le peuple qui lui a fait confiance“. Son épouse ajoute : “Je ne le vois plus que rarement. Il va de l’aéroport au Parlement. Il n’a pas le temps de voir ses propres enfants, comment pourrait-il me voir moi?” . Tout se réduit à la souffrance de la « belle âme », celle d’un ‘homme politique fidèle, mais blessé.

    L’enjeu de l’affrontement se déplace de l’opposition entre des forces sociales au conflit intérieur du premier ministre. Les populations sont ainsi dépossédées de la matérialité de leur résistance au profit de la sauvegarde de l’image de leur premier ministre. Or, ce dernier s’est totalement plié aux exigences des créanciers et accepté toutes les surenchères de ces derniers.

    L’austérité comme seule politique possible.

    La « politique d’austérité » imposée au pays a déjà, en cinq ans, fait baisser de 25% à 30%, selon les différentes estimations, le PNB du pays et d’avantage le niveau de vie de la grande majorité de la population, les hauts revenus ayant été peu touchés par les mesures prises. Le plan imposé ne peut qu’accentuer cette tendance : austérité accrue et augmentation relative de la dette. La Grèce ne pourra pas faire face à ses engagements, ce qui impliquera une nouvelle intervention extérieure. La sortie de la Grèce de la zone euro pourrait être simplement reportée. De plus, la Grèce perd l’essentiel de ce qui lui restait de souveraineté nationale, car elle doit se conformer à des mécanismes de coupes automatiques de ses dépenses et soumettre ses réformes au bon vouloir des institutions européennes. Où se situe la « catastrophe », dans un nouvel affaiblissement rapide et programmé du pays ou dans une sortie de l’Euro permettant un défaut sur la dette et ainsi une possibilité de relance de l’activité économique?

    Propager un sentiment d’impuissance dans l’ensemble de l’UE.

    L’attaque contre le désir de résistance des populations prend tout son sens, non seulement en Grèce, mais aussi au niveau de l’UE. Tsipras a voulu croire que ce qu’il considérait comme tabou : un « Grexit » induisant un démantèlement de la zone euro, l’était également pour ses interlocuteurs. Or, pour les dirigeants de l’UE et principalement pour l’Allemagne, la construction européenne est destinée à disparaître dans le futur grand marché transatlantique. L’attitude de l’Allemagne qui, aussi bien au niveau de la lutte contre la fraude fiscale que celui de l’attaque contre l’euro, a fourni un appui à l’offensive étasunienne. Cette volonté de mettre la zone euro en difficulté est confirmée par le refus réitéré de diminuer la dette grecque. Cette attitude est cohérente avec l’engagement privilégié de cet Etat européen dans la mise en place d’une union économique avec les Etats-Unis. La dissolution de l’UE dans cette zone politique et économique ne peut se faire qu’au prix d’un important recul du niveau de vie et des libertés en Europe. Les populations de l’UE devront consentir au démantèlement de leurs acquis. L’expérience grecque conduisant à un sentiment d’impuissance face à ces politiques dévastatrices révèle alors son enjeu.

    Jean-Claude Paye


  15. Patrick Luder Le 23 juillet 2015 à 12h37
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    Le “NON” du référendum Grecque sera repris plus tard,
    une fois le gros de laide financière rentrée …


  16. Gilles Le 23 juillet 2015 à 15h34
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    Grèce, Agriculture Française : révélateurs ?

    Les événements récents révèlent au grand jour ce qu’est l’Euro, et ce que l’Union européenne est et sera tant que l’euro subsistera, une structure, non démocratique, imposant brutalement aux petits, les intérêts égoïstes des plus grands, en particulier ceux de l’Allemagne. Toute idée, tout espoir de faire «une autre Europe», de «changer l’Europe», apparaît maintenant pour ce qu’elle est, une illusion pure et simple. C’est le « système de l’Euro » qui implique que cette structure soit autoritaire pour ne pas dire dictatoriale, puisqu’il ne permet pas, à aucun de ses membres, d’appliquer une autre politique.

    A partir de cette constatation, tous ceux qui désirent une autre Europe devront, aux prochaines élections, voter pour des dirigeants qui s’engagent fermement à une remise en cause rapide et fondamentale de la monnaie unique donc d’envisager de sortir de la zone Euro en cas de désaccord sur une conversion en monnaie commune accompagnée d’un rétablissement des monnaies nationales. Ils devront aussi s’engager à changer les traités qui régissent l’UE. Ou alors il faudra, avec des pays proches dans un premier temps, recréer une autre “zone”, basée sur l’acceptation de règles communes concernant le domaine social, fiscal, environnemental, bancaire, financier, boursier, commercial (libre-échange régulé ou protectionnisme éclairé).


  17. catherine Balogh Le 23 juillet 2015 à 20h02
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    Gilles,
    Ils s’engageront sur tout, vous savez bien que ça ne les engage à rien.


  18. Gilles Le 23 juillet 2015 à 20h37
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    Complètement hors sujet, mais en pleine actualité:

    Les conflits d’intérêts : Pensez-vous qu’ils existent dans le monde agricole ? Les médias en parlent-ils ?

    Enquête très intéressante : http://www.reporterre.net/La-grande-enquete-sur-le-maitre caché de l’agriculture française

    Où on apprend que Xavier Beulin, le président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) est aussi, entre autres, président du groupe AVRIL-SOFIPROTEOL une pieuvre à la tête d’un empire agro-financiaro-industriel, champion des fermes usines (n’allez surtout pas croire qu’il n’existe que la « ferme des milles vaches »).
    Les agriculteurs, cotisants de la FNSEA sont-ils au courant ?

    Et pendant que j’y suis:

    A lire le livre D’Isabelle Saporta : Le Livre noir de l’agriculture, Fayard.
    A regarder une vidéo de « ONPC » : http://www.dailymotion.com/video/xhdzv0_isabelle-saporta-on-est-pas-couche-5-mars-2011-2_news


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