Très belle analyse de indispensable Romaric Godin.

Mais je vais résumer : on entre à partir de ce soir dans la fin du jeu “crétin contre crétin” :

  • le petit crétin Tsipras (démocrate), qui se bat pour que la Grèce ne sorte pas de l’euro. Ceci étant, 5 mois d’expérience de l’europe-lachance-lasolidarité l’ont sans doute en grande partie décrétinisé ;
  • les gros crétins Européistes (anti-démocrates), qui refusent de verser 1 € pour aider la Grèce (je rappelle qu’un prêt n’est pas une “aide” au sens classique du terme. On leur a prêté des sommes folles (pour qu’ils remboursent nos banques en gros), mais à la fin ils doivent tout rendre avec intérêt, de sorte que notre “aide” devra avoir été financièrement nulle)

La balle est désormais dans le camp des gros crétins (et par chance, ils sont 18/27, ce qui simplifie !!!) : soit il cède très très vite, et la Grèce reste dans l’euro (Repose en paix, Grèce, alors), soit ils ne cèdent rien, et Grexit et… on verra… Je ne fais évidemment aucun pronostic sur nos crétins.

J’en parlerai sur BFM Business demain matin à 9h00…

Grèce : le “non” grec place Angela Merkel au pied du mur, par Romaric Godin

En votant “non”, les Grecs ont montré une nouvelle fois leur refus de l’impasse à laquelle a conduit l’austérité. Angela Merkel doit désormais choisir entre la prise en compte de ce vote et l’inflexibilité de son ministre des Finances.

Désormais, le bluff n’est plus possible pour Angela Merkel. Après une semaine de campagne réalisée dans des conditions inimaginables de banques fermées, d’argent rationné, de retraités angoissés et de matraquage médiatique angoissant, les Grecs ont dit une nouvelle fois « non. » On pourra certes relativiser la portée de ce non par le taux d’abstention [note OB : 40 %]. Mais il n’empêche. Dans les conditions décrites ci-dessus, il s’est trouvé plus d’électeurs grecs pour refuser l’ultimatum posé par les créanciers à leur pays que pour l’accepter.

Prêts à prendre le risque du Grexit plutôt que de subir l’austérité stérile

Entre le rejet d’une nouvelle cure d’austérité stérile et le risque du Grexit, les Grecs ont choisi la deuxième solution. Certes, nul en Grèce ne souhaite la sortie de la zone euro, mais le message envoyé ce dimanche 5 juillet à ceux qui, comme Jean-Claude Juncker, Benoît Cœuré ou Jeroen Dijsselbloem, les ont menacés durant une semaine d’une expulsion de l’Union économique et monétaire s’ils votaient « mal », est bien celui-ci : les Grecs sont prêts à prendre ce risque pour ne pas s’engluer à nouveau dans la spirale infernale de l’austérité sans fin.

Le rejet de la logique européenne

Une nouvelle fois donc – la deuxième en moins de six mois -, les créanciers peuvent donc mesurer l’ampleur du rejet des politiques qu’ils ont imposées au pays depuis 2010. Une nouvelle fois, ils peuvent prendre conscience que leur stratégie de la peur ne fonctionne plus en Grèce. Si Angela Merkel a déclaré ce dimanche qu’Alexis Tsipras « lance son pays vers un mur à pleine vitesse », elle doit ce soir reconnaître que, pour la première fois depuis 2010, sa stratégie du pourrissement a échoué. Elle qui déteste trancher se retrouve ce soir face à la nécessité d’un choix. Les autorités grecques sont désormais prêtes à reprendre les négociations : elles n’ont jamais vu le « non » comme un vote de rupture, mais comme un moyen de reprendre la main dans les négociations. Le camp grec est ce soir plus fort de son soutien populaire, mais il tend une main vers les créanciers. Et Angela Merkel doit simplement décider si elle accepte cette main tendue ou si elle la refuse.

Ne rien faire : ouvrir la porte au Grexit

Si elle la refuse, si elle laisse l’affaire, comme elle l’a fait depuis des mois, entre les mains de la BCE et de l’Eurogroupe, donc si elle continue à ne considérer la crise grecque que comme une affaire de technique financière, la Grèce n’aura guère d’autre choix que de sortir de la zone euro. Les banques grecques sont à l’agonie. Les distributeurs sont vides. La BCE doit, lundi 6 juillet, décider de l’accès du système financier grec à la liquidité d’urgence. Si elle n’a aucun signe de la possibilité d’un accord, il est certain qu’au mieux, elle durcira les conditions en abaissant la valeur des collatéraux (garanties) déposés par les banques grecques pour obtenir cette liquidité d’urgence. Alors, le gouvernement grec sera soumis à une économie à l’arrêt complet. Une situation qui peut durer quelques jours peut-être, le temps de rouvrir des négociations et d’envoyer un message à la BCE pour normaliser l’accès à la liquidité. Mais pas plus. Si aucun message d’ouverture ne vient de Berlin, la Grèce devra commencer à émettre une monnaie propre pour permettre le fonctionnement de son économie. La glissade vers le Grexit sera alors inévitable.

Stopper la machine infernale

Angela Merkel peut donc encore décider de stopper la machine infernale. Elle peut accepter le résultat de ce soir et la décision du peuple grec et engager des négociations sur la base de la dernière proposition grecque. Cette dernière, rappelons-le, reprenait l’essentiel du plan du 25 juin rejeté ce soir par les électeurs grecs à quelques exceptions près (maintien du rabais de 30 % de la TVA dans les îles de la mer Egée, suppression plus tardive de la retraite complémentaire pour les plus fragiles, par exemple). Elles sont donc acceptables par les créanciers. Mais Athènes n’acceptait ces sacrifices que dans le cadre d’une restructuration de cette dette insoutenable comme l’a encore reconnu le FMI vendredi 3 juillet. il faudra donc aussi que la chancelière accepte d’en parler.

Les “promesses intenables” d’Angela Merkel

On a beaucoup glosé sur les « promesses intenables » d’Alexis Tsipras. Mais on a oublié une autre promesse intenable : celle d’Angela Merkel faite à ses électeurs de récupérer les sommes versées à partir de 2010 à la Grèce dans le cadre d’une cavalerie financière intenable. La démagogie n’est pas toujours là où on l’attend et Angela Merkel arrive ce soir au bout de ses « promesses intenables. » Elle doit donc accepter de discuter – Athènes ne demande pas davantage – de l’avenir de la dette grecque.

La responsabilité de la chancelière face à l’avenir de l’Europe

C’est donc un choix difficile pour la chancelière. Si elle refuse d’emprunter cette voie, si elle continue de laisser décider la BCE, l’Eurogroupe et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble – qui estime que le Grexit pourrait n’être que « temporaire »  et était sans effet pour l’Europe -, alors elle pourrait devoir aussi en assumer les terribles conséquences. D’abord, pour la Grèce elle-même. Si le Grexit tourne mal, elle devra répondre de l’aggravation d’une situation humanitaire déjà bien dégradée. Ensuite, elle devra savoir qu’elle entrera dans l’Histoire comme celle qui aura défait tout ce que la génération précédente avait construit. L’Union économique et monétaire deviendra un système de taux de change fixe. A tout moment, il sera possible d’en sortir ou de s’en faire expulser. Ce sera une construction dénuée de sens politique. Par ailleurs, pour refuser d’accepter la réalité de l’insoutenabilité de la dette grecque, la chancelière risque de devoir faire face à un défaut unilatéral de la Grèce, et elle et son ministre des Finances devront expliquer aux contribuables allemands que leur rigidité leur a fait perdre des montants bien plus importants que ce qu’ils avaient voulu sauvegarder. Enfin, elle devra assumer les risques qui sont aujourd’hui minimisés peut-être à tort d’un Grexit sur la conjoncture alors qu’un krach boursier se profile en Chine…

Au pied du mur

Ce soir donc, les Grecs placent clairement Angela Merkel face à ses responsabilités. La journée de lundi sera décisive. La chancelière rencontrera François Hollande en soirée. Mais elle devra auparavant faire savoir si elle accepte ou non la réouverture des négociations. Sans son accord, le Bundestag refusera toute discussion. Or, sans feu vert du Bundestag, le MES ne peut pas engager de discussions sur un nouveau programme. La chancelière est donc ce soir au pied du mur.

Source : Romaric Godin, pour La Tribune, 05/07/2015

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Grèce : les options de la BCE, par Romaric Godin

Lundi 6 juillet, la BCE va se réunir pour examiner la demande de relèvement du plafond des liquidités d’urgence de la Grèce. Une réunion cruciale. Revue des options.

Le « non » grec, franc, clair et massif pose désormais un problème d’envergure à la BCE. Lundi 6 juillet, le conseil des gouverneurs de l’institution de Francfort va se réunir pour examiner une nouvelle fois la demande de la Banque de Grèce déposée ce dimanche de relever le plafond de la liquidité d’urgence mis à la disposition des banques helléniques dans le cadre du programme ELA.  Or, de cette décision dépend très concrètement l’avenir de la Grèce dans la zone euro. Quelles sont les options possibles ?

Première option (la plus probable) : ne rien faire

La première option est que la BCE considère qu’il n’y a pas de changement. C’est l’option qui est jugé la plus crédible ce soir. La possibilité d’un accord reste la même qu’avant le « non », les négociations continuent et la BCE tient à en attendre l’issue. Elle maintient donc l’accès à l’ELA à son niveau actuel. Dans ce cas, la situation diffère en réalité peu de celle de l’option précédente, quoique la pression  soit théoriquement moins forte. Mais en réalité, le processus de sortie de la Grèce de la zone euro a déjà commencé avec le gel du niveau de l’ELA la semaine passée. Progressivement, la Grèce se détache de l’euro. Les transactions électroniques sont interrompues et, ce dimanche soir, Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances a annoncé l’émission de titres de créances de l’Etat ayant valeur monétaire (les « IOU »), qui ne sont rien moins qu’une monnaie parallèle. Autrement dit, un gel de l’ELA continue le processus de divorce entre la Grèce et la zone euro.

Deuxième option (possible) : augmenter les décotes sur les collatéraux

Mais le Conseil des Gouverneurs de la BCE peut considérer qu’il reste un espoir d’accord compte tenu de la réunion de l’Eurogroupe et des dirigeants de la zone euro mardi 7 juillet, mais aussi des déclarations d’Alexis Tsipras appelant à des discussions. Comme cet espoir n’est pas certain, cependant, il peut estimer que la valeur des titres déposés par les banques grecques en garantie (collatéraux) pour obtenir les crédits de l’ELA (rappelons que cet argent n’est pas « donné » aux banques) est dégradée puisque le risque de défaut grec est plus élevé. Une grande partie de ces titres sont en effet soit des titres de l’Etat grec, soit des titres garantis par l’Etat grec.

En conséquence, le CG de la BCE rejettera alors la demande de la Banque de Grèce et durcira les conditions pour avoir accès aux liquidités de l’ELA en abaissant la décote appliquée pour le calcul de la valeur des collatéraux. Dans ce cas, la capacité d’emprunt des banques grecques va se réduire. Compte tenu de l’état des banques grecques, cette décision conduirait encore à un durcissement de la situation sur le terrain, sans doute avec de nouvelles restrictions pour les retraits et des relations financières encore plus difficile entre la Grèce et le reste du monde. Dans ce cas, la BCE n’expulse pas la Grèce de la zone euro, mais elle met la pression davantage sur le gouvernement grec et les Européens pour trouver une solution rapidement. Mais elle prendra le risque d’un « Graccident » si le manque de liquidité conduit à une détérioration de la situation intenable.

Troisième option (peu probable) : couper l’ELA

La troisième option de la BCE serait que le Conseil des Gouverneurs considère que ce « non » réduit à néant toute possibilité d’accord. Il suivrait donc l’avis du vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel qui considérait dimanche soir « qu’Alexis Tsipras a détruit les derniers espoirs d’entente. » Dans ce cas, le défaut est inévitable et les collatéraux des banques grecques ne valent plus rien. L’ELA ne peut donc plus être poursuivie. Les banques grecques se retrouvent alors immédiatement en état de faillite, incapable de fonctionner. Athènes devra alors réagir vite. Il est possible de renflouer les banques avec les dépôts, mais c’est très douloureux socialement et cela ne règle pas le problème de liquidité des banques. La Grèce devrait sans doute nationaliser les banques, mais là encore, il faudra régler le problème de la liquidité. L’émission d’une nouvelle monnaie deviendrait incontournable. La BCE aura expulsé de facto le pays de la zone euro. C’est une option peu vraisemblable compte tenu des négociations encore en cours. Surtout, couper l’ELA nécessite une majorité des deux tiers au Conseil, ce qui est sans doute difficile à obtenir.

Quatrième option (peu probable) : relever le plafond de l’ELA

La dernière option est celle où le Conseil des Gouverneurs considère que le « non » a renforcé la possibilité d’un accord et donne satisfaction aux demandes de la Banque de Grèce. Dans ce cas, les banques grecques pourraient rouvrir rapidement, mais les restrictions aux guichets pourraient rester en place pour éviter une hémorragie des dépôts. Ce serait le scénario le plus favorable à la Grèce et qui écarterait tout risque de Grexit dans l’immédiat. Mais c’est aussi le moins probable compte tenu des réactions au « non » entendu en Allemagne. La BCE ne peut prendre une telle décision avant les réunions de mardi.

Comment éviter le Grexit ?

On le voit, la possibilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro reste très élevée. L’option la plus favorable serait celle d’un gel de l’ELA lundi 6 juillet, d’une ébauche d’accord le lendemain et, mercredi, d’un relèvement du plafond de l’ELA par la BCE. Mais le jeu politique européen n’étant pas si simple, la situation peut à tout moment déraper. D’autant, on l’aura compris, que la Grèce glisse progressivement vers la sortie de l’UEM. Surtout, il n’est pas à exclure que les 18 décident de provoquer l’expulsion de la Grèce en ruinant toute possibilité d’accord. Déjà, ce dimanche soir, Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe a jugé « regrettable » le résultat du référendum. Si aucun accord n’est possible, la situation de la BCE deviendra intenable. Elle ne pourra plus guère utiliser l’ELA. Mais elle est tenue – on l’oublie souvent – par les traités à assurer la « stabilité monétaire de la zone euro. » Or, la Grèce est encore dans la zone euro et couper l’ELA pour expulser la Grèce pourrait mettre en cause cette stabilité. La BCE est désormais en première ligne, mais elle est face à une impasse.

Source : Romaric Godin, La Tribune, 6/7/2015

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P.S. pour information, un “journaliste” chien de garde, c’est ça (ça oeuvre entre autres à l’amitié entre les peuples) :

Sinon, un député en 2015 c’est ça :

(Hmmm, M. Estrosi, c’est donc bien vous qui avez prêté mon argent à la Grèce, c’est ça ? Mais bon, vous avez raison, faites tout péter M. le motodidacte et vos vols à 138 000 €, vous verrez votre vie va changer quand on n’aura plus la dette pour financer les délires…)

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Edit : superbe interview du Figaro :

Référendum grec : «Rien ne sera plus jamais comme avant»

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Avant le référendum grec, Coralie Delaume a accordé un long entretien à FigaroVox. Selon elle, quel que soit le résultat du scrutin, ce vote devrait bouleverser en profondeur une Europe en panne de démocratie.


Coralie Delaume est essayiste. Fine connaisseuse du droit communautaire, elle a notamment publié «Europe. Les Etats désunis» (Michalon, 2014). Découvrez ses chroniques sur son blog.


PROPOS RECUEILLIS PAR  ALEXANDRE DEVECCHIO @AlexDevecchio


Depuis l’annonce de la tenue d’un référendum en Grèce, la classe politique européenne est en émoi. «Je demande au peuple grec de voter oui, indépendamment de la question qui sera posée» a notamment déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker? Que vous inspire ce type de réaction?

Voilà un homme qui aime vivre dangereusement! Heureusement pour lui, Alexis Tsipras na pas choisi une question de type «la Grèce doit-elle quitter la zone euro?». Dans le même genre, on a également eu quelques belles sorties de Michel Sapin telles que «le vote non n’aura pas les mêmes conséquences que le vote oui», ou encore: «je ne sais pas discuter avec quelqu’un qui dit non».

En fait, on se rend compte que tous ces gens n’ont plus la moindre idée de ce qu’est un référendum et, au delà de ça, de ce qu’est la démocratie. C’est assez inquiétant. Mais à vrai dire, comment s’en étonner? Jean-Claude Juncker avait été celui qui, dès l’arrivée au pouvoir de Syriza en Grèce, avait affirmé: «Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités (…) Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens …»

Pour lui comme pour beaucoup d’autres, une alternance politique n’a pas vocation a entraîner des changements. Les élections nationales servent surtout à occuper les citoyens, à les distraire, elles sont pure comédie. Et d’une certaine façon, Juncker a raison. L’Union européenne a été bâtie de telle sorte que la démocratie en soit bannie. Il suffit de se plonger un peu dans la mécanique, dans le droit de l’Union, dans le fonctionnement de l’euro, pour s’en apercevoir.

Ces réactions révèlent donc un problème de démocratie en Europe?

Bien sûr, et pas qu’un peu! Je voudrais faire valoir trois arguments.

Première chose: comme le dit souvent l’économiste Frédéric Lordon et comme il l’a encore rappelé récemment, de très larges pans de ce que devrait être la «politique économique» ( par définition fluctuante: une politique prend en compte le contexte ) ont été gravés dans le marbre de traités. Or la démocratie, c’est avant tout le débat. Mais de quoi voulez-vous débattre quand tout ce qui devrait relever du conjoncturel et de l’adaptable a été ossifié? On ne peut pas débattre de la politique monétaire: d’abord, elle échappe aux États donc aux représentants des peuples. Ensuite, les contours de cette politique sont prédéterminés dans les statuts de la BCE. Certes, Mario Draghi tend à s’asseoir dessus de plus en plus souvent. Il fait un peu ce qu’il veut quand et comme il le veut. Sauf que…. personne n’a élu Mario Draghi!

On ne peut pas débattre non plus de la politique budgétaire. Elle est prédéterminée par les critères dits de convergence (qui imposent de maintenir de déficit public en deçà de 3%) et, désormais, par les deux paquets de textes hyper contraignants que sont le Six Pack et le Two Pack de même que par le Pacte budgétaire européen (le TSCG).

On ne peut pas débattre, enfin, de la mise en œuvre d’une vraie politique industrielle: l’État stratège a cédé le pas au principe sacro-saint de la «libre concurrence», inscrit en lettre d’or dans les traités. Au bout du compte, que reste-t-il? Dans le domaine de l’économie, rien. Quand on vote aujourd’hui aux élections présidentielles ou législatives, il faut bien en avoir conscience: on vote pour des gens qui n’auront aucune possibilité d’agir sur l’économie de leur pays. Dans ce domaine au moins (la politique économique), l’alternance est d’une innocuité totale.

On ne peut attendre de l’Union européenne qu’elle soit démocratique, car la démocratie par définition, c’est « le pouvoir du peuple ». Or il n’y a pas de peuple européen. Il y a 28 peuples nationaux.

Deuxième chose: depuis les années 1960, il est admis qu’il existe une primauté du droit communautaire sur les droits nationaux. C’est la Cour de justice des communautés européennes (CJCE à l’époque, CJUE aujourd’hui) qui l’a décidé, à l’occasion d’arrêts fondateurs, les arrêts Van Gend en Loos de 1963 et Costa contre ENEL de 1964.

J’insiste: ce sont des arrêts. Ils relèvent de la jurisprudence de la Cour et leurs conclusions n’ont donc jamais été débattues par quelque Parlement que ce soit. Depuis lors, aucun État ne les a contestés. Le fait que le droit supranational, qu’il s’agisse des traités ou du droit dérivé (directives, règlements) s’applique sans discussion à tout les États-membres, est vécu comme une sorte de fatalité. Ainsi, tout nouvel État venant à entrer dans l’Union est tenu de transposer en droit interne des pages et des pages «d’acquis communautaire». Pendant qu’il s’y emploie, son Parlement se transforme ponctuellement en chambre d’enregistrement. Je n’irai évidemment pas jusqu’à dire que toutes nos lois nous sont imposées du dehors: c’est faux. Pour autant, dans un livre dense et passionnant sur l’histoire de l’intégration européenne intitulé Le Passage à l’Europe, le philosophe Luuk Van Middelaar affirmait, au sujet de la Cour de justice de l’Union et de ses célèbres arrêts de 1963-64: «lorsque les États reconnaissent la Cour comme porte-parole de la fondation européenne, ils sont juridiquement domptés». Être dompté: quelle heureuse perspective pour un démocrate!

Et attention: il ne faut pas croire, sous prétexte qu’on n’en parle rarement, que la CJUE n’existe plus ou n’a plus aucune action . Tout récemment, elle a été amenée à statuer sur le programme OMT (Outright monetary transactions), un programme non conventionnel lancé par Mario Draghi en 2012 pour «sauver l’euro». Elle a évidemment considéré que ce programme était bel et bon. C’est remarquable: une institution supranationale non élue, la BCE, met au point un programme qui semble contrevenir à la mission que lui assignent les traités. A la demande de la Bundesbank puis de la Cour constitutionnelle allemande, ce programme est déféré devant une autre institution supranationale non élue, la CJUE, qui l’avalise. La Banque centrale et la Cour de justice dialoguent donc entre elles, se font des politesses, se délivrent l’une à l’autre des certificats de bonne conduite. Quelle chance de réussite peut avoir un véritable gouvernement d’alternance comme celui d’Alexis Tsipras dans un tel environnement?

Troisième et dernière chose: on ne peut attendre de l’Union européenne qu’elle soit démocratique, car la démocratie par définition, c’est «le pouvoir du peuple». Or il n’y a pas de peuple européen. Il y a 28 peuples nationaux. Si l’Europe était un organisme inter-national, ces peuples pourraient coopérer, avoir des relations de bon voisinage et d’amitié. Mais l’Union est une structure supra-nationale, qui exige que chacun de dépouille de large morceaux de souveraineté. On a vu à quoi cela conduit: ce sont désormais 28 légitimités qui s’affrontent, dans le but essentiel de ne pas se laisser dévorer par l’échelon de surplomb, l’échelon communautaire. Dans le cas qui nous occupe, il est assez clair que la Grèce est en train d’affronter l’Allemagne. Le gouvernement grec cessera d’être légitime aux yeux de son peuple dès lors qu’il acceptera de faire ce que son appartenance supranationale exigerait de lui: renoncer à essayer de sortir son pays de l’austérité et exiger un allégement de sa dette. Le gouvernement allemand, pour sa part, cessera également d’être légitime aux yeux de son peuple s’il renonce à faire ce que son appartenance supranationale devrait lui imposer: se montrer solidaire, renoncer à ses créances sur la Grèce et accepter la restructuration de la dette hellène. Dans le premier cas, Tsipras faillirait à sa parole puisqu’il a promis la fin des privations. Dans le second cas, Merkel faillirait à sa parole puisqu’elle a promis de protéger le contribuable allemand.

Nous sommes dans un nœud de contradictions et, comme le dit le juriste Régis de Castelnau, « L’UE n’est pas un organisme démocratique. Elle n’est pas anti-démocratique, elle est a-démocratique »

C’est insoluble. Nous sommes dans un nœud de contradictions et, comme le dit le juriste Régis de Castelnau, «L‘UE n’est pas un organisme démocratique. Elle n’est pas anti-démocratique, elle est a-démocratique» . Elle est devenue le lieu où se percutent violemment les intérêts contradictoires de différents pays. Le premier qui cesse de faire entendre sa voix cesse d’être une démocratie véritable pour devenir une «post-démocratie», sorte d’objet politique un peu flasque au sein duquel les libertés individuelles sont préservées, mais où n’existe plus aucune possibilité de choix collectif. La France est dans ce cas. L’Allemagne est l’une des dernières démocraties d’Europe: elle a pu le rester parce qu’elle est le pays le plus fort, et cela ne s’est fait qu’au détriment des pays voisins. La Grèce, elle, tente de redevenir une démocratie. A cet égard, le référendum décidé par Alexis Tsipras, quel que puisse être son résultat, est un très beau pas en avant.

Dans le journal Le Monde, Nicolas Sarkozy, qui lors de son retour a fait du recours au référendum l’une de ses propositions phares, trouve anormal qu’Alexis Tsipras appelle à voter non. Comment expliquez-vous ce paradoxe?

Nicolas Sarkozy est l’homme même qui a inventé l’invalidation de la parole du peuple par le Parlement en faisant ratifier par le Congrès, en 2008, un traité (Lisbonne), rejeté par référendum trois ans avant. Que pouvait-on attendre de lui?

En fait, beaucoup de gens se révèlent à l’occasion de cette crise grecque. Ils sont mis à nu. Dans le cas de Sarkozy, on voit bien quel genre de société il appelle de ses vœux. Un chef de parti qui propose, d’une part, de remettre en cause le principe du droit du sol, d’autre part de s’en remettre à l’Allemagne pour tout le reste (ce qu’il a d’ailleurs toujours fait lorsqu’il était Président: il a été un second très obéissant pour Mme Merkel), je ne vois plus trop où le classer politiquement.

Pour en revenir à Tsipras et au fait qu’il appelle à voter «non», j’avoue que je ne comprends pas où est le problème. Syriza est arrivé au pouvoir en janvier avec 36,5% des suffrages seulement. Ils se sont fait élire sur une promesse qui, personnellement (l’euro me semble être une monnaie austéritaire par construction) me paraissait contradictoire: mettre fin à l’austérité d’une part, demeurer dans la monnaie unique d’autre part. Arrivée à un certain point de la négociation, Alexis Tsipras s’est aperçu qu’il ne parvenait pas à tenir sa promesse. Les toutes dernières propositions qu’il a faites la semaine dernière étaient véritablement des propositions austéritaires, et il a dû lui en coûter beaucoup de les formuler. Malgré cet effort substantiel, les créanciers lui ont retourné sa copie biffée de rouge, comme on on le fait avec un petit enfant qui aurait pondu un mauvais devoir. Au comble de l’humiliation, voyant bien qu’il n’avancerait pas davantage, le Premier ministre grec a convoqué un référendum.

La raison en est aisément compréhensible. Elle a été donnée par le ministre Yanis Varoufakis : pour pouvoir poursuivre son combat en position de force, le gouvernement hellène a désormais besoin de 50% des voix +1, c’est à dire de la majorité absolue. Tsipras en appelle au peuple dans l’espoir d’obtenir le surcroît de légitimité nécessaire pour pour pouvoir aller plus loin. Y compris, peut-être, jusqu’à la rupture.

Il est donc plus que logique qu’il milite pour le «non». S’il le «oui» l’emporte, il a toutefois affirmé qu’il le respecterait, mais également qu’il se retirerait, afin de ne pas avoir à endosser une politique contraire à ses idées. Où est le scandale? En France, le général de Gaulle gouvernait comme ça. Cela a-t-il ruiné la France? Je ne crois pas….

Je ne doute pas une seconde que bon nombre de leaders européens adoreraient la solution prônée par Martin Schultz : la mise en place d’un gouvernement de technocrates. Je rappelle pour mémoire que Martin Schultz est social-démocrate, et que dans social-démocrate il y a « social » et « démocrate ».

Beaucoup d’observateurs prédisent le chaos en cas de vote non. Leurs inquiétudes ne sont-elles pas légitimes?

J’ai l’impression que l’impasse serait bien plus totale en cas de vote «oui». Tsipras quitterait ses fonction avec, probablement, l’ensemble de son gouvernement. Il y aurait donc un nouveau scrutin. Or Syriza demeure très populaire dans le pays. Que se passerai-il alors? Les mêmes seraient réélus et on en reviendrait aux mêmes points de blocage. A moins que les Grecs recourent une nouvelle fois au second parti du pays, Nouvelle Démocratie. Mais cette fois, on en reviendrait carrément à la situation d’avant le 25 janvier 2015. Avec le sentiment terrible, pour la population, que rien n’avance et que rien n’est possible.

Je ne doute pas une seconde que bon nombre de leaders européens adoreraient la solution prônée par Martin Schultz: la mise en place d’un «gouvernement de technocrates» . Je rappelle pour mémoire que Martin Schultz est social-démocrate, et que dans social-démocrate il y a «social» et «démocrate». Je rappelle également qu’il préside le Parlement européen, cette institution qu’on nous a vendue comme étant le haut lieu d’une démocratie européenne en devenir, et dont on nous disait que tout deviendrait rose sitôt qu’elle aurait accru ses prérogatives.

Bref, Martin Schultz et quelques autres sont devenus des alliés objectifs de l’Aube Dorée. Je pense d’ailleurs qu’ils le savent, et que ça leur convient. Car si le parti d’extrême-droite arrive un jour au pouvoir à Athènes, ça leur donnera une nouvelle occasion d’injurier les Grecs, de leur intenter un procès en fascisme. Du coup, ils ne prennent même plus la peine de dissimuler leur malveillance.

Si la Grèce fait défaut sur sa dette, les contribuables européens vont payer pour les banques.

Certains grands titres ont parlé de «braqueur de banques» au sujet d’Alexis Tsipras … Au-delà des politiques, en France, la majorité des médias et des éditorialistes font campagne pour le oui. La comparaison avec le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen vous parait-elle justifiée?

Ce qualificatif de «braqueur de banques» ne manque pas de sel quand on sait que la majeure partie de l’aide accordée par la Grèce en 2010 a constitué, en réalité, une recapitalisation déguisée des banques européennes, principalement françaises et allemandes. La Grèce n’a finalement servi que de courroie de transmission pour des sommes énormes qui sont passées des mains d’entités publiques (États membres, FMI, BCE) dans les poches d’entités privées, sans que la population hellène en voie jamais la couleur. Plusieurs économistes qui se sont trouvés au cœur des négociations à l’époque le disent aujourd’hui . En 2010, la Grèce était déjà insolvable. Le défaut était inévitable et il aurait dû intervenir immédiatement. On ne l’a différé que pour laisser le temps à quelques banques très exposées de faire leurs valises. Ces établissements, qui avaient joué avec le feu en prêtant à risque et avaient touché à cette fin des intérêts très importants (le taux d’intérêt n’est rien d’autre que la rémunération du risque), ont empoché des gains et essuyé des pertes mineures. Et on a transféré le risque sur les contribuables européens, auxquels on dit aujourd’hui qu’ils vont payer pour les Grecs. C’est un mensonge. Si la Grèce fait défaut sur sa dette, ils vont payer pour les banques.

Concernant la campagne menée par les éditorialistes français…. certes, elle existe. Mais ça ne me semble même pas être le plus grave. Le plus grave, c’est que toute l’eurocratie milite pour le «oui».

Ça, c’était avant l’annonce du référendum. Cette dernière ayant pris tout le monde de court, les créanciers ont alors changé de braquet. Ils ont entrepris de faire gagner le « oui ».

Plus grave encore: depuis le début, il y a une volonté authentique de déstabilisation du gouvernement Tsipras. Le journal Le Monde s’est même risqué à proposer un scénario du putsch : «Imaginons donc un scénario de crise: 30 juin, constat de défaut de la Grèce: 1er juillet, panique bancaire et instauration d’un contrôle des changes par Tsipras, contraint et forcé ; 2 juillet, mise en minorité du gouvernement Tsipras par les irréductibles de Syriza ; 3 juillet, constitution d’un gouvernement d’union nationale, avec ou sans Tsipras ; 4 juillet, retour des négociateurs à Bruxelles-Canossa. Odieusement antidémocratique? Les Grecs jouent au poker. Pourquoi pas nous?» écrivait carrément Arnaud Leparmentier.

On constate que le scénario a été plutôt bien suivi. Pour commencer, on a d’abord conduit Tsipras à formuler des propositions dont on espérait qu’il serait incapable les faire voter par son aile gauche, ce qu’il fit en milieu de semaine dernière. Il fallait que Syriza se scinde pour pouvoir soit se débarrasser de Tsipras, soit le contraindre à faire alliance avec le parti centriste To Potami, voire avec les conservateurs de l’aile Kamaranlis. Cette stratégie des créanciers, le journaliste britannique Paul Mason l’avait déjà mise à jour dès le mois d’avril .

Ça, c’était avant l’annonce du référendum. Cette dernière ayant pris tout le monde de court, les créanciers ont alors changé de braquet. Ils ont entrepris de faire gagner le «oui». Comment? De très simple manière. Dans un premier temps, l’Eurogroupe a refusé de poursuivre le programme d’aide au delà de sa date originelle de fin, c’est à dire du 30 juin. Dans un second temps, la Banque centrale européenne a décidé de maintenir l’accès des banques grecques à la liquidité d’urgence (ELA), mais sans en augmenter le plafond, alors même que l’annonce du référendum avait conduit à de très importants retraits d’argent liquide tout au long du week-end dernier, et que les banques du pays étaient à sec. La décision de Mario Draghi de ne pas couper brutalement l’ELA a été présentée comme un cadeau fait à la Grèce. Mais de quel cadeau parle-t-on? C’est la mission même d’une banque centrale que de refinancer les banques de second rang et cela, partout dans le monde. Le seul cas où elle doit s’abstenir de le faire, c’est si lesdites banques sont insolvables. Comment sait-on si les banques grecques sont insolvables ou simplement illiquides? Si elles sont insolvables, pourquoi la BCE a-t-elle augmenté le plafond de l’ELA trois fois au cours de la semaine dernière? Si elle sont simplement illiquides, pourquoi ne les refinance-t-on pas sans discuter? La réponse est évidente: pour contraindre le gouvernement grec à décider de la mise en place d’un contrôle des capitaux, mesure dont tout le monde savait qu’elle serait très impopulaire et militerait avec une efficacité redoutable en faveur du «oui»….

Depuis le début, les Bruxellois sont tellement sûrs qu’ils parviendront à se débarrasser du remuant Tsipras, qu’ils ont même entrepris de commencer à former le gouvernement grec de substitution. Dans ce cadre, ils ont reçu celui qu’ils considèrent probablement comme le Premier ministre idéal, le leader du parti To Potami Stavros Théodorakis. Comme le souligne ici la rédactrice en chef d’une revue grecque de philosophie Vicky Skoumbi, cet homme, chef d’un parti qui représente à peine 6% des suffrages en Grèce, a été accueilli en fanfare… le jour même où l’on faisait officiellement savoir à Tsipras que ses toutes dernières propositions étaient rejetées. Le même jour, l’on recevait également la nouvelle patronne du PASOK. Et la veille, on invitait Antonis Samaras.

On n’a donc que ça à faire, à Bruxelles? Organiser des déjeuners avec toute l’opposition grecque alors qu’on est au cœur d’un processus de négociation difficile? Vicky Skoumbi parle de tentative de «coup d’État financier contre Athènes». Très honnêtement, même si ça sonne complotiste aux oreilles de certains, j’ai bien peur qu’elle soit proche de la vérité. En tout état de cause, si le vote «oui» l’emporte dimanche, on saura qu’on ne le doit pas qu’au seul peuple grec….

Mince. J’avais raté ce réjouissant élément d’information. Décidément, aucune injure ne sera épargnée à ce peuple. On nous a dit que les Grecs étaient dispendieux, fainéants, tricheurs. Les voilà antisémites!

Il y a en Grèce, c’est vrai, un parti néonazi: l’Aube dorée. Mais, faut-il le rappeler, il a obtenu à peine plus de 6% aux législatives de janvier. Dans un pays aussi durement touché par la crise, c’est plutôt une contre-performance.

Il a beaucoup été dit, sinon, que Tsipras gouvernait avec un parti d’extrême-droite, les Grecs indépendants. C’est une erreur: les Grecs indépendants ne sont pas des extrémistes. Il s’agit d’une formation de droite ordinaire, issue d’une scission de Nouvelle Démocratie. Leur particularité est qu’ils sont souverainistes, et c’est surtout ça, me semble-t-il, qu’on leur reproche.

Il y a bien eu, en revanche, dans les précédents gouvernements grecs, ceux dirigés par Antonis Samaras, de vrais ministres d’extrême-droite, comme par exemple Adonis Georgiadis ou Makis Voridis , tous deux passés par le LAOS. Au demeurant, les deux étaient déjà membres du gouvernement dirigé par l’ancien banquier central Papadimos en 2011 . Cela a-t-il empêché les associations antiracistes de dormir à l’époque? Je ne me le rappelle pas.

Si le non grec l’emporte, peut-il être ignoré comme le fut le non français?

Non. Cette fois-ci, c’est différent. D’abord parce que le gouvernement grec appelle lui-même à voter non. Ensuite parce que tous les caciques de cette Union européenne se sont dévoilés. Leur aversion pour la démocratie s’est vue comme un nez au milieu de la figure. Là dessus, il ne pourra y avoir de retour en arrière.

D’ailleurs, il n’y aura pas de retour en arrière non plus si le «oui» l’emporte. En réalité, c’est la tenue du référendum elle-même qui représente un tournant. Elle rend caduque l’idée selon laquelle il n’existe aucun choix possible au sein de l’Union européenne. Elle prouve par les faits que, même seul, même sans allié au sein de l’UE, le gouvernement d’un petit pays peut tenir tête. On imagine aisément ce que ça pourrait donner si, demain, le gouvernement d’un grand pays de l’eurozone se mettait à vouloir exercer, lui aussi et pour de vrai, le pouvoir qu’il a reçu des urnes.

Bref, Jean-Claude Junker s’est fourvoyé: les citoyens ont encore le choix. Il y a un choix démocratique possible même dans le cadre des traités européens.

Source : LeFigaro vox, 3/7/2015

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204 réponses à Grèce : le “non” grec place Angela Merkel au pied du mur

Commentaires recommandés

Homère d'Allore Le 05 juillet 2015 à 20h55

Saluons le courageux peuple grec.

Saluons son Premier Ministre, Alexis Tsipras qui démontre que l’on peut faire confiance au peuple.

Que tous ceux qui ont douté rejoignent le mouvement qui va naître de ces événements historiques.

Il est possible de s’opposer aux forces de l’argent. La preuve en est faite ce soir.

  1. dissy Le 05 juillet 2015 à 20h54
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    Toutes les TV grecques privées ont fait campagne pour l’Europe !!!! Divorce médias-peuple Même chose en France @quatremer écoute le peuple

    Préparez les mouchoirs, la caste tremble ! #Grefenderum

    https://twitter.com/J_Bardella/status/617733598075076608/photo/1

    https://twitter.com/17Novembre1796/status/617753378945429504/photo/1

    Une belle victoire pour tous les patriotes. Une gifle pour les collabos ! Maintenant il faut rebâtir une Europe des peuples et des projets


    • le Prolo du Biolo Le 05 juillet 2015 à 23h27
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      Tous les médias grecs pour le Pio, et c’est le Non qui gagne.
      Comme un petit air de 2005 …


    • Alain C Le 06 juillet 2015 à 11h45
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      Bravo les Grecs et MERCI !

      Une décision très courageuse qui marquera sans doute l’Histoire Contemporaine comme une pierre marquant le début du retour à la démocratie.

      Bien sur, tout ne sera pas facile, on peut compter sur l’UE pour vous rendre le chemin TRES difficile, et beaucoup de réformes seront à faire, mais quand on a la volonté de s’en sortir, on peut.

      J’espère aussi que vous rencontrerez un peu plus de solidarité de la part de vos frères : les peuples européens.

      Une chose me chagrine toutefois, Syriza a fait trop de concessions à la Troika, et Tsyrpas veut réduire la dette de 30%

      Je ne vois pas pourquoi vous rembourseriez 1 seul euro d’une dette qui est reconnue par toutes les personnes compétentes et sensées comme illégitime, odieuse et insoutenable (elle a servi à dégager les banques françaises et allemandes de leur mauvaise gestion)

      De même, vous ne devriez pas faire autant de concessions à l’UE/Troika

      Vous devriez engager ces réformes au rythme qui convient aux grecs, et non sous les ultimatums de l’UE/Troika, qui sont elles mêmes illégitimes, odieuses et insoutenables !


  2. Homère d'Allore Le 05 juillet 2015 à 20h55
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    Saluons le courageux peuple grec.

    Saluons son Premier Ministre, Alexis Tsipras qui démontre que l’on peut faire confiance au peuple.

    Que tous ceux qui ont douté rejoignent le mouvement qui va naître de ces événements historiques.

    Il est possible de s’opposer aux forces de l’argent. La preuve en est faite ce soir.


    • Homère d'Allore Le 05 juillet 2015 à 21h46
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      Vous devriez vous taire si vous aviez un peu de vergogne, Jacky Olivier.

      Il y a deux jours, vous prédisiez “une large victoire du Oui”. Et vous qualifiez ceux qui doutaient de votre “recherche de la connaissance” de gogos manipulés par une “ingénierie sociale sophistiquée”.

      J’appelais, au début des commentaires, ceux qui n’avaient pas cru possible une victoire du Non à rejoindre le mouvement historique.

      Avec vous, visiblement, ce n’est pas possible. De toute façon, avec vous, rien n’est possible…

      Je vous plains. Vous avez une âme de vieillard.


    • Nondidjou Le 06 juillet 2015 à 08h14
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      Je suis heureux de la victoire du Non, mais le plus dur reste à faire : il faut que ce referendum devienne utile et là, j’ai un gros doute. Tsipras a déjà accepté trop de mesures de droite dont plusieurs très importantes qui satisfont l’UE. J’ai peur que seuls quelques détails ne soient modifiés avant un accord qui n’aurait rien de positif pour le peuple grec.
      Mais peut-être que pour une fois depuis ma naissance il y a 35 ans ce sera différent… C’est évidemment tout ce que je souhaite!


    • keepitreal Le 06 juillet 2015 à 11h39
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      Bah, s’il était réellement “possible de s’opposer aux forces de l’argent”, le gouvernement grec serait capable de défendre une sortie de la Grèce hors de la zone euro devant son peuple. Mais il en est loin, malheureusement…

      Il ne s’agit d’ailleurs pas que de la fracture entre l’argent et la réalité, ou entre les élites et le peuple : c’est aussi une fracture entre des vieux riches et conservateurs et des jeunes pauvres n’ayant plus rien à perdre.

      Personnellement j’ai choisi depuis longtemps le camp de la réalité, du peuple et des jeunes actifs contre les mensonges, les élites et les retraités égoïstes. Je sais que le système de l’euro implosera comme l’Union soviétique, mais le plus tôt sera le mieux et j’aimerais bien ne pas avoir à attendre 70 ans pour ça !


  3. Dizalch Le 05 juillet 2015 à 21h05
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    Ce soir, est un “Grand Soir”… “La Démocratie a parlée”…
    Pourtant, certains “collabos” continus à tenter coûte que coûte à réinterpréter les résultats… à les “arranger”… Les interventions actuelles sur les médias mainstream, sont parfois effarantes…
    Mais preuve est faite, que les peuples peuvent/(doivent) être souverains…
    Je n’ai que deux mots à dire: “Bravo, et Merci”, au peuple Grec…
    Que la “Liberté” (Dizalch en Breton), trace son chemin…


  4. ricard'eau Le 05 juillet 2015 à 21h06
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    si le “NON” gagne on pourra leur prêter notre petit Sarkozy il saura comment s’en occuper …


  5. georges glise Le 05 juillet 2015 à 21h09
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    pauvre angela, si vous étiez reine d’angleterre, vous mangeriez votre chapeau. mais sa capacité de nuisance reste énorme(lire le hareng de bismarck de mélenchon.le non a gagné, mais les créanciers le mur de l’argent, n’ont pas encore perdu, hélas. en attendant, la victoire du peuple grec est très réconfortante pour tous ceux qui en europe luttent contre l’austérité exigée par la troika.


  6. chris Le 05 juillet 2015 à 21h12
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    Super heureux ce soir, d’abord les grecs ont fait preuve de courage et pour ma part Quatremer m’a bloqué sur twitter, je suis doublement heureux !!! Faut voir la tête de gauthier rybinski sur france 24, le pauvre il m’a fait presque pitié. Par contre il perd pas le nord, il en a profité pour accuser la Russie. Demain il va nous dire que c’est Poutine qui a bourré les urnes.


  7. MJL Le 05 juillet 2015 à 21h13
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    Allez, encore un effort d’obstination Merkel, et on arrive au Grexit. Je suis sûre que tu peux y arriver.
    Et là, des perspectives vont s’ouvrir pour tous les pays de la zone euro…

    En tout cas, c’est déjà un merveilleux bilan pour le tandem Tsipras-Varoufakis étant donné les conditions incroyablement insalubres dans lesquelles s’est déroulée cette consultation, par la grâce de institutions terroristes qui nous gouvernent.


  8. purefrancophone Le 05 juillet 2015 à 21h14
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    L’U.E. est en train de partir en vrille !Les technocrates , les Américains qui font pression pour asservir les peuples , les dirigeants Européens qui veulent toujours plus pour servir les banques , les banques qui ont falsifiés les comptes de la Grèce pour que celle-ci entre dans ce monstre , et voilà le coup de grâce donné par le peuple Grec qui en a assez de se serrer la ceinture .
    Certes , la Grèce doit encore se réformer , mais pas à grande vitesse .La population ne peut pas suivre .
    La situation sanitaire devient grave , les suicides sont en augmentation , cela ne pourra pas durer .

    Ce que je ne comprends pas , c’est que nous sommes capables d’annuler les dettes des pays Africains et pas capables de rééchelonner la dette Grecque ? Il y a quelque chose qui m’échappe !!!

    Bravo les Grecs de ne pas avoir cédé à toute la propagande Européiste .


    • Kiwixar Le 05 juillet 2015 à 22h20
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      nous sommes capables d’annuler les dettes des pays Africains et pas capables de rééchelonner la dette Grecque

      Charles Gave : “Comme me l’avait dit le patron de l’une des grandes sociétés d’assurance Allemandes avec beaucoup de finesse (!), « Nous torturons les Grecs pour que les Italiens entendent leurs cris», ce qui m’avait passablement surpris venant d’un Allemand.”

      = http://institutdeslibertes.org/grece-enfin-des-bonnes-nouvelles/ =


      • arthur78 Le 06 juillet 2015 à 04h50
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        c’est exactement comme au foot, as t’on jamais vu une equipe allemande paniquer parce qu’elle s’est pris un pion a 10min de la fin, ils vont au contraire resserrer les rangs

        Manfred Weber ‏@ManfredWeber 7h7 hours ago
        #Europe needs principles. Otherwise cooperation cannot work. We are a community of solidarity, not the sum of national egoisms. @EPPGroup


  9. Carabistouille Le 05 juillet 2015 à 21h15
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    François Heisbourg, que je méprise et déteste totalement par ailleurs, vient de dire une chose interessante.
    Pour lui, il ressent l’ambiance comme les 15 jours avant le début de la Iere GM, c’est à dire quand les politiciens ne cherchaient même plus à éviter le cataclysme qui arrivait mais consacraient leur temps et leur énergie à se dédouaner face à l’Histoire.
    Je crois que les Allemands ne veulent plus de l’euro car ils en ont tiré tout ce qu’ils avaient à en tirer en colonisant l’économie de leurs voisins et que maintenant, un éclatement, leur donnant un change colossal leur permettrait d’acheter le reste cash. Ils ne veulent plus d’un euro qui les forcera à la solidarité mais ils ne veulent pas que ça soit mis sur leur dos.
    Bravo Schaube, la plus grande crétinerie bismarckienne germanique vient, pour la quatrième fois en 150 ans de mettre l’Europe à feu et à sang.
    Je persiste à dire que quand tout ceci sera fini, dans quelques années, il faudra éclater ce pays maudit en 30 états et interdire à tout jamais qu’il puisse se réunifier.


    • Amstellodamois Le 05 juillet 2015 à 21h19
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      “éclater ce pays maudit en 30 états et interdire à tout jamais qu’il puisse se réunifier.”

      Hmmm, faudrait faire ça avec un certain nombre de pays grands fauteurs de guerres devant l’histoire : Royaume-Uni, France, USA…


      • Carabistouille Le 05 juillet 2015 à 22h21
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        La France et le Royaume Uni n’ont plus les moyens, depuis 2 siècles déjà, de mettre un continent à feu et à sang. L’Allemagne, si.


        • Amstellodamois Le 06 juillet 2015 à 08h32
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          La 1er GM, c’est une responsabilité partagée des grandes puissances, et pas seulement de l’Allemagne.
          La France de 1914, avec son revanchisme hargneux, voulait la guerre tout autant que les boches. Alors que l’Alsace, c’est historiquement une terre d’Empire annexée par la force, tout comme, du reste, l’ensemble des régions à l’est des frontières médiévales de la France : Lorraine, Franche-Comté, Dauphiné, Provence, etc

          Quant aux Anglais, ils ne supportaient pas la concurrence industrielle teutonne et ont voulu y mettre fin. La première guerre mondiale, c’est d’abord le clash des impérialismes concurrents.

          Que les Allemand aient eu un coupable penchant belliciste, c’est indéniable. Mais les Français tout autant. Tous ses voisins en savent quelque chose.


    • nya Le 05 juillet 2015 à 21h50
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      le problème n’est pas le peuple allemand mais les industriels et argentiers allemands.
      ce n’est pas l’allemagne qu’il faut brisée mais l’industrie allemande.


      • chr Le 06 juillet 2015 à 08h35
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        Industrie Allemande + son alter ego syndicaI IGMetal :

        Quand en 2009, nos usines en France, Italie ou UK ont été sommées de supprimer 25% de leurs employés, les usines Allemandes se sont contentées de passer à la semaine de 4 jours….
        Résultat, les sites allemands sont encore en pertes alors que autres sites sont à nouveau profitables….
        L’Allemagne va plus mal que l’on ne pense….


    • Des Croissants ? Le 06 juillet 2015 à 00h27
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      C’est amusant Carabistouille, avec ma femme nous nous sommes fait la même réflexion.

      Habitant en Suisse, pays composé d’une partie latine et d’une partie germanique, la vision de la partie germanique est que les latins sont des fainéants, des incompétents et des assistés.

      Or dans la réalité, la partie latine sur-performe économiquement, donne plus qu’elle ne reçoit dans le cadre du système de péréquation financière (système où les cantons riches donnent au cantons pauvre pour la stabilité du système helvétique), paye plus pour le système d’assurance maladie (avec un énorme scandale où les cantons latins subventionnaient avec des sur-primes, les rabais des cantons germaniques), etc.

      Je ne sais pas, il y a une sorte de perversion atavique dans la culture germanique, celle de devenir un passager clandestin qui profite sans jamais rien donner en retour.

      On le voit avec le culte du secret bancaire dont l’abandon ne cause aucun ulcère aux latins de ce pays.


      • raloul Le 06 juillet 2015 à 09h12
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        Bonjour !

        J’habite également en Suisse dont je suis citoyen, j’ai des origines suisse-allemandes mais je suis né en Romandie et je tiens à préciser pour les lecteurs non avertis que la vision de “des croissants” est totalement réductrice et au mieux un ramassis de mauvais clichés.
        Le racisme léger dont vous faites preuve m’inquiète pour la santé de mon pays…


        • Des Croissants ? Le 06 juillet 2015 à 09h55
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          Bonjour raloul,

          Vous avez partiellement raison quand à l’aspect réducteur de mon commentaire, puisque je n’ai donné qu’une petite série d’exemples, allant dans le même sens de ce qui se passe en Europe.

          Vous ne pouvez nier toutefois qu’un certain nombre de forces centrifuges sont à l’œuvre actuellement, aussi bien dans notre pays (dont je suis également citoyen) qu’au niveau du continent européen.

          Il n’y a qu’à lire l’article de la Weltwoche qui comparait les romands (partie latine) aux grecs pour être aussi inquiet que vous quand à la santé de notre pays… et ce n’est que la pointe de l’iceberg. On peut, dans la même veine, citer le Blick en Allemagne qui jette de l’huile sur le feu contre les grecs.

          Alors je veux bien être taxé de raciste léger si vous admettez volontiers que je n’en détiens pas le monopole.

          Par mon commentaire précédent, je cherchais simplement à illustrer certaines tendances culturelles par des faits concrets et ne voulait pas heurter la sensibilité de quiconque me contentant de me moquer d’une culture, d’une vision du monde, peut-être aussi erronée que la mienne.

          Je vous présente mes excuses si c’est le cas.


    • Nebbia Nera Le 06 juillet 2015 à 01h42
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      Fascinante ré-interprétation de l’histoire.

      “la plus grande crétinerie bismarckienne germanique vient, pour la quatrième fois en 150 ans de mettre l’Europe à feu et à sang.”

      Depuis quand Bismarck a-t-il mis l’Europe à feu et à sang? rappellez-moi qui a déclaré la guerre en 1870? également, quel pays a souhaité pousser à la guerre sans négociations par crainte de perdre son hégémonie commerciale au début du 20e siècle? serait-ce par hasard l’empire britannique? quels pays ont souhaité la même chose que vous à l’issue de la grande guerre, à savoir écraser l’allemagne sous leurs bottes afin d’éviter toute nouvelle contestation de leur pouvoir, ne parvenir qu’à générer cette haine féroce anti-banquiers et anti-ouest qui a dégénéré en ce qu’on sait?

      … “ce pays maudit”. Probablement honni de Dieu aussi, comme ils nous le disaient dans les manuels d’histoire du début du siècle. N’oubliez pas de relire “Mein Kampf” au passage, ça vous inspirera.


      • Wilmotte Karim Le 06 juillet 2015 à 02h29
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        Qui a sciemment provoqué et tout fait pour que la guerre de 1870 arrive?
        Qui a poussé l’Autriche a entrée en guerre, malgré les menaces claires de la Russie et de la France?

        L’Allemagne devait se construire (1870), l’Allemagne voulait sa Mitteleuropa (1914).

        Et si la France avait empêché l’Allemagne de réarmer, la guerre n’aurait pu avoir lieu.
        (haine ou pas).


        • Nebbia Nera Le 08 juillet 2015 à 05h44
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          Le problème semble être que vous partez de fausses prémisses à chaque fois, Wilmotte Karim :

          * en 1870 : l’Allemagne voulait se construire en puissance locale unifiée, certes. Elle effectuait sa transition de pays à économie majoritairement rurale à fortement industrielle, et du coup dérangeait le monopole industriel de l’empire Britannique dans le domaine. De plus, la “germanie” ayant été longtemps désunie sciemment par les rois de France, qui considéraient les royaumes germains comme chasse gardée à maintenir comme buffer contre les Habsbourg Hispano-Autrichiens, la France voyait d’un mauvais oeil la déclaration d’indépendance d’états qui, 70 ans avant sous Napoléon 1, n’étaient que des états clients sans prétention.
          L’Allemagne voulait-elle vraiment la guerre? probablement moins que l’empire Britannique, tout comme les USA aujourd’hui souhaiteraient certainement que des états clients entrent en guerre contre la Chine ou la Russie (Ukraine ou Japon, quelqu’un?) afin de déstabiliser la région et garder leur importance.

          * 1914 : matée par la guerre de 70 et encore revancharde, la France voulait-elle moins la guerre que l’Allemagne? la Serbie, menacée de disparition par l’empire Austro-Hongrois, voulait-elle moins la guerre que l’Allemagne?

          * 1939 : certainement, ici, l’Allemagne voulait décidément la guerre, plus que les britanniques, au bord du disloquement de leur empire, et les français, encore sous le choc de la perte démographique de 1914-18 assortie de la grippe espagnole. Pourquoi la voulait-elle, alors qu’elle était encore plus mal en point que ces deux pays? vous parlez d’empêcher l’Allemagne de réarmer, mais c’est précisément ce que le diktat de 1918 avait tenté de faire, au lieu de mettre en place une paix plus juste. Comme pour la Grèce maintenant, quand vous tentez d’étrangler un peuple, quoi que vous en pensiez et quelles que soient les causes, il faut être prêt à récolter le karma.


          • Nebbia Nera Le 08 juillet 2015 à 05h57
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            Ou, dans sa version TL;DR :

            * un pays qui s’enrichit ne cherche pas la guerre ;). L’Allemagne en 1870 et 1914 n’avait aucun intérêt à pousser à une guerre, elle s’enrichissait très bien toute seule…


      • Jo Le 06 juillet 2015 à 08h39
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        Lisez Henri Guillemain, la Commune. Se sont selon lui les radicaux socialistes de l’époque qui ont vendu la France à Bismarck, lui donnant, pour agir, l’Alsace et la Lorraine. Les fameux 3 Jules !

        Maintenant selon un autre journaliste, l’empereur d’Allemagne aurait versé à Lénine 50 millions de marks or pour déstabiliser la Russie… Pensant, peut-être ainsi ??? gagner la guerre de 14 ??? Vous n’ignorez pas le résultat. Fin de l’empire russe après le massacre de la famille du tsar, fin de l’empire austro-hongrois, fin de l’empire d’Allemagne, fin de tous les petits royaumes d’Europe…

        Ne pas se tromper, en grattant, ce sont les marchés financiers qui sont les gagnants et qui ont intérêt à voir disparaître des états qui n’appliquent pas leur politique d’usure et d’impôts.. Les peuples en furent les otages et ce sont eux qui paient ! Parfois jusqu’à donner leur peau !


    • Krisko Le 06 juillet 2015 à 08h21
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      Ben….NON !!!!.
      L’Allemagne n’est pas seule dans l’affaire..
      Ce qui la caractérise est qu’elle est dirigée par des représentants ayant pour objet de protéger et d’assurer les intérêts de l’Allemagne (ou plutôt l’idée qu’ils s’en font).

      L’Allemagne est forte parce que tout les autres (ou presque) se sont couchés et ont intégré le fait que l’Allemagne était l’exemple à suivre (après les japoniaiseries, les américaniaiseries….avant les chinoiseries ???).

      Le problème n’est pas l’Allemagne, mais les collabos qui gravitent autour. Ils collaborent comme ils l’ont toujours fait, en 1940 avec la Wermarcht, aujourd’hui avec le capital, dont la traduction des intérêts en temes politiques est assurée par la BCE, la cours de justice européenne, la commission, etc…..
      Les collabos assurent non pas l’intérêt des peuples qui les ont élus….mais les intérêts de ceux qu’ils admirent et vénèrent.

      Et ces collabos, se sont les soumis et obéissants, les Sarko, les Hollande, les Juppé, les membres de la French América Fondation, etc…

      Ce n’est pas l’Allemagne qu’il faut démembrer…ce sont eux qu’il faut tondre !!!.


    • P. Lacroix Le 06 juillet 2015 à 09h07
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      “les conséquences politiques de la paix ” de Jacques Bainville, écrit juste après la 1° guerre.
      Une connaissance de l’ histoire et de la géographie était encore d’ actualité à cette époque!


      • P. Lacroix Le 06 juillet 2015 à 09h10
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        Nous allons vivre des moments historiques.
        DIFFICILES !
        Ne seraient- ils pas les mêmes?


    • Taras Le 06 juillet 2015 à 09h57
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      L’Allemagne doit sa position de force à la construction européenne et à l’euro qu’elle a orienté en sa faveur. Mais en détournant le projet européen pour faire un outil de domination impitoyable, elle en précipite la fin.
      En somme sans l’écran européen l’Allemagne apparaîtra pour ce qu’elle est : un pays miné par les inégalités (dont de fortes inégalités régionales), très endetté, aux infrastructures en mauvais état, dominé par des retraités qui flippent pour leur pension ; bref un pays faible et qui aura donc besoin d’alliances.
      Même pas besoin de la diviser en trente.


      • couci couça Le 06 juillet 2015 à 10h56
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        “L’Allemagne doit sa position de force à la construction européenne et à l’euro qu’elle a orienté en sa faveur. Mais en détournant le projet européen pour faire un outil de domination impitoyable, elle en précipite la fin.”
        Oui et à sa réunification .
        La “grande Allemagne” a ressuscité et a reperdu ses complexes .


  10. Claude Le 05 juillet 2015 à 21h16
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    Respect pour cet acte courageux => La servitude pour dettes est assimilée à de l’esclavage. Solon y met fin par la libération des dettes, l’interdiction de toute créance garantie sur la personne du débiteur et l’interdiction de vendre un Athénien libre, y compris soi-même. Aristote fait ainsi parler Solon dans sa Constitution d’Athènes :

    « J’ai ramené à Athènes, dans leur patrie fondée par les dieux, bien des gens vendus plus ou moins justement (…), subissant une servitude (douleia) indigne et tremblant devant l’humeur de leurs maîtres (despôtes), je les ai rendus libres. »


    • Carabistouille Le 06 juillet 2015 à 15h17
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      Bien avant Solon, un certains Moïse limita l’esclavage à 7 ans, interdit qu’on fasse travailler l’esclave au moins un jour tout les 7, et interdit qu’on puisse le revendre. L’esclave pour dettes ne pouvait l’être que du créancier.
      Puis Solon.
      Mais Solon n’a pas, pour autant interdit l’esclavage qui composait 7 esclaves pour un homme livre, ce que l’ineffable et stérile Aristote trouvait tout à fait normal.
      Il fallu attendre un peu plus de 1000 ans pour voir de nouvelles restrictions sur l’esclavage et ce fut Mahommet qui s’y colla, interdisant formellement la mise en esclavage d’un musulman.
      Puis la grande interdiction sans aucune restriction de l’esclavage vint… de France, Louis X e Hutin qui, au XIVe siècle interdit tout esclavage sur le sol de France et affranchissait tout esclave qui y mettait le pied. Même les diplomates étrangers n’étaient pas protégés. Car pendant ce temps là, toute l’Europe pratiquait allègrement l’esclavage.


  11. Bruno Le 05 juillet 2015 à 21h16
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    Je viens, un peu par hasard, de revoir le film “300, naissance d’un empire” : belle combinaison avec la victoire du NON.

    Européistes, quel est votre métier ? Gestionnaires des rentiers !

    Grecs ! Quel est votre métier ? Ahou ! Ahou! Ahou !


  12. Louis Le 05 juillet 2015 à 21h17
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    Merkel va assurément devoir choisir : perdre des sous ou perdre son influence sur la Grèce.

    Je vois mal les USA accepter la deuxième option …


    • Wilmotte Karim Le 05 juillet 2015 à 22h42
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      Qu’elle fasse attention, parce qu’elle est en train de perdre les deux.
      Et ca peut aller jusqu’à une autonomisation totale du sud de l’Europe couplée à des défauts massifs et un protectionnisme “latin”/Europe méditerranéenne.

      (et si cela arrive, la Belgique risque le désastre total).


      • WhereIsMyMind Le 06 juillet 2015 à 17h17
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        pouvez vous détaillé le pourquoi la belgique serait plus dévastée que les autres pays?
        Bien sur, la belgique pourrait finalement se disloqué mais avez vous quelque chose d’autre en tête??


        • Wilmotte Karim Le 06 juillet 2015 à 18h55
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          La Belgique est historiquement attachée à l’Allemagne.

          Quand l’Allemagne va bien, la Belgique va bien.
          Quand l’Allemagne va mal…

          Et je doute que la Belgique choisisse le sud (ou pourtant, une fois la période de réorientation économique accomplie, la productivité belge devrait permettre au pays de s’en sortir).

          La division du pays pourrait-être une solution (chacun choisi une alliance avec l’autre partie de l’Europe).


          • Yannick humblet Le 06 juillet 2015 à 21h28
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            Moi je predis une aliance de la belgique avec les usa et la russie . L’europe c’est fini de nouvelles aliance vont naître.


            • Wilmotte Karim Le 06 juillet 2015 à 22h08
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              Quelque chose me dit qu’ils ne vont pas acheter suffisamment de notre camelote. C’est un peu plus loin que les pays limitrophes.

              Il ne s’agit pas seulement d’alliance militaire ou politique mais d’intégration dans les processus économiques. La Belgique a vendu quasiment toutes ses grandes entreprises, on ne maitrise quasiment plus rien de notre économie (et cela vaut sans doute pour d’autres petit pays, de facto vassalisé).


  13. Carabistouille Le 05 juillet 2015 à 21h17
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    Merci aux Grecs quoiqu’il arrive désormais.
    Quoiqu’il en soit, Tsipras, Syriza et le peuple Grecs auront peut-être sauvé l”euro ce soir, mais une chose est sûre, ils auront sauvé l’âme de l’euro, corrompue par l”hubris teuton.


    • Amstellodamois Le 05 juillet 2015 à 21h23
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      C’est pas seulement les Teutons, et pas tous les Teutons qui souffrent d’hubris.
      C’est la classe rentière internationale qui souffre d’hubris.

      Car des Teutons qui se prennent la crise du système capitaliste dans la gueule, y en a pleins. Doit-on vous rappeler que la CDU/CSU ne représente qu’une minorité de l’électorat et que la gauche est majoritaire au Bundestag, mais incapable de s’unir?


      • Carabistouille Le 05 juillet 2015 à 22h24
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        Aujourd”hui, Schaube par son intransigeante nihiliste, suicidaire et délirante digne de ses aïeux, est plébiscité par plus de 70% des Allemands et même un “socialiste” comme Martin Schutz se met à nous chanter l’air du Wagner.


        • Amstellodamois Le 06 juillet 2015 à 08h46
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          Il est surtout plébiscité par les vieux (et les) rentiers. L’Allemagne est un pays de vieux, d’où le succès des politiques pro-rentes.
          C’est bien le malheur des jeunes allemands, que d’être si peu nombreux par rapport aux rentiers.

          Mais ce sont les classes rentières de tout l’occident qui appellent au sacrifice des actifs et des jeunes générations…

          Regardez en France : ceux qui ont massivement voté oui en 2005 [et voté pour le sarkôme], c’était les vieux, les inactifs et les classes bénéficiaires de la mondialisation néolibérale : même cause, même effet.


          • Yann Le 06 juillet 2015 à 10h08
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            Euh, pas tout à fait Amstellodamois, j’ai voté oui en 2005, à contre cœur (la libéralisation forcenée des services publics m’inquiétait particulièrement, mais pas que ça), je suis trentenaire et pas une miette de capital hormis ma force de travail, mais je ne me sentais pas à l’époque de sacrifier le projet communautaire, croyant naïvement que la constitution serait amendable comme cela se fait aux USA.
            Ma vision de l’UE, a changé radicalement depuis surtout après la campagne violente anti noniste pendant et après le referendum.
            Nous ne sommes plus en démocratie depuis longtemps, le réveil est dur, et la gueule de bois terrible.
            En tout cas, chapeau les Grecs, très belle leçon de courage.
            Maintenant, une union des peuples du sud de l’union serait bien venue.


      • jules Le 05 juillet 2015 à 22h41
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        Vous avez mille fois raison, Amstellodamois ! Décidément, nous sommes incapables de sortir de cette abrutissante connerie : « C’est la faute à… »

        C’est un SYSTEME hyper-mondialiste dépourvu de toute nationalité qui est en cause, pas un peuple, pas une nation, pas une religion. Seraient-ce l’Allemagne et/ou les USA. Orlov, lui, à juste titre, parle d’un trou noir financier au sein duquel même les élites de la haute finance ne sont que des esclaves du premier, bête comme chou soit dit en passant.

        Tant que nous ne serons pas foutu de comprendre que la guerre qui est en train de se développer est une authentique guérilla de rue ou l’« ennemi » est comme fondu et circule par capillarité au sein même de la matière sociale qui nous concerne tous, jamais nous ne serons en mesure de nous donner les moyens de sortir de notre condition, encore moins d’en finir. Nous continuerons à jouer le jeu du système : diviser pour régner, monter les peuples les uns contre les autres, détourner l’attention à l’aide de futilités ou de fausses pistes. Des McGuffins, comme on dit au cinéma.

        Ceci dit, chapeau aux Grecs !


        • Wilmotte Karim Le 05 juillet 2015 à 23h12
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          Oui, enfin, Merkel ou Shaubel ne sont pas la finance internationale.
          Ils sont les représentants des intérêts de l’oligarchie allemande.

          Qu’ils puissent trouver des alliances avec la finance internationale est une chose (ou peut-être que les intérêts de Deutchbank sont ceux d’une partie de l’oligarchie allemande et vont dans la même direction que ceux d’une bonne partie de la finance internationale).


        • Yann Le 06 juillet 2015 à 10h18
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          Bonjour,
          J’adore Orlov, ses analyses sont pertinentes, et il a un sens de l’humour terrible.
          Mais si vous lisez l’ensemble des écrits qu’il a consacrés à la crise du système actuel, je ne crois pas qu’il pense qu’on peut s’en sortir du moins en conservant une partie du système (démocratie, répartition sociale, …), il prône plutôt à une prise main par chacun de son “destin”: en gros, apprenez des choses utiles (faire un potager, réparer des objets utiles…quitter les grandes villes) avant le crush final de la société consumériste.


    • Charles Michael Le 05 juillet 2015 à 21h50
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      l’âme de l’euro ?

      non, sérieux, les biftons ont une âme ?


    • catherine Balogh Le 06 juillet 2015 à 07h26
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      Bonjour Spipou,

      “L’âme de l’Euro???”
      Kesako?
      Amha, ce qui s’est joué hier soir c’est ” l’église qui est revenue au centre du village”, enfin, selon l’expression consacrée, n’y voyez aucun sous-entendu.
      Le combat auquel nous avons assisté était le combat entre l’économie et le politique.
      L’économie de marché(qui a les mêmes prérogatives (personne morale) que les personnes(personne physique) mais qui jouit d’ une immunité absolument illégitime.
      Le quidam paie ses impôts rubis sur l’ongle la plupart du temps, alors que la plupart du temps la personne “morale”(gloups, encore une inversion stratégique)et au prorata de ses bénéfices vole les caisses de l’état.

      Des chiffres contre l’expression d’un peuple, des peuples.
      Ce combat montre combien les chiffres sont devenus la seule manière imposée d’évaluer les choses en ommettant totalement de prendre en compte que derrière les chiifres, il y a la personne physique.
      Le combat est remettre la personne physique à l’endroit légitime qui est le sien:au coeur des décisions dans ce monde physique où les chiffres n’apportent que négation du vivant


  14. RémyB Le 05 juillet 2015 à 21h25
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    Saluons le courage du peuple grec, bravo à eux.

    Il reste à Alexis Tsipras et ses collègues ministres
    à bien faire attention à leur personne,
    un accident est si vite arrivé!


  15. Astrolabe Le 05 juillet 2015 à 21h27
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    Bravo à tous les Grecs qui ont voté contre la pensée unique !. Les conseilleurs français, nains en économie comme en politique, qui ont si mal géré les affaires françaises (ils ont bien mieux géré leurs propres affaires), devraient se taire. J’espère que ce vote sera un bon exemple pour nous et pour les autres pays endettés jusqu’au cou: quel sera le prochain ? En tout cas, le prochain référendum en GB prend une autre tournure ?
    Bravo aussi à Olivier, à Romaric Godin, à Sapir, (et à beaucoup d’autres) pour toutes ces infos claires et sans équivoque sur ce dossier !


    • ulule Le 06 juillet 2015 à 13h03
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      Bernard de Chartres à propos du prochain…

      « …en ces temps de tour de France, je trouve devant le Suisse, caracolant en tète,
      ensuite un premier peloton comprenant les Britanniques, Suédois, Danois et Norvégiens,
      puis les Allemands à la tête d’un groupe de chasse où l’on trouve les Autrichiens, Bataves, Finlandais et autres Belges
      et puis enfin ceux qui en sont à rouler ensemble pour ne pas être éliminés, comprenant les Espagnols, les Italiens ou les Portugais soutenant du mieux qu’ils peuvent celui en plus mauvais état, le Français,
      le Grec ayant été interdit de course pour dopage manifeste.

      Et pourtant le coureur Français est très bon,
      mais son manager lui a fourni un vélo qui pèse quarante kilos de plus que les autres.

      Alors, il a du mal…
      il faut dire à sa décharge cependant que nous avons non seulement la Droite la plus bête du monde, mais aussi la gauche la plus stupide et l’administration la plus incohérente et qu’ils s’y sont mis à trois pour lui fournir son vélo, estampillé « made in France ».

      C’est donc sans doute en France que la prochaine grande crise commencera, dés que mon Poulidor aura été dans le décor. Ce qui ne saurait tarder et sera une bonne nouvelle. »

      Nous sommes des nains sur les épaules de géants : http://institutdeslibertes.org/nous-sommes-des-nains-sur-les-epaules-de-geants-bernard-de-chartres/


  16. Nerouiev Le 05 juillet 2015 à 21h29
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    “Il n’y a que le premier pas qui coûte”, merci les Grecs !


  17. chris Le 05 juillet 2015 à 21h33
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    Heureusement qu’on a internet aujourd’hui pour ne pas se faire enfumer par les médias classiques, car il y a 25 ans je me suis fait avoir sur la guerre en yougoslavie, j’étais pourtant en première ligne car j’étais à sarajevo.


  18. LeFredLe Le 05 juillet 2015 à 21h38
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    THIS IS SPARTA!!!

    C’est beau!


    • Wilmotte Karim Le 05 juillet 2015 à 23h18
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      Solon, c’est plutôt Athènes. 😉


  19. Papagateau Le 05 juillet 2015 à 21h41
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    Pour rebondir sur le tweet de jean Quatremer : il est maintenant évident que 62% des Grecs ont une Porche Cayenne, tout de même !


  20. K Le 05 juillet 2015 à 21h43
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    Peut être, l’avenir nous le dira. Il ne faudrait pas que Tsipras 2015 nous fasse une Chirac 2005. Soumettre un accord européen à référendum pour ensuite accepter par voie parlementaire un accord quasiment identique, pour rester dans la zone euro. C’est notamment l’analyse que fait François Asselineau.
    Mais j’ai la conviction que Tsipras n’accepterait pas une telle forfaiture. S’il voulait vraiment se coucher, il l’aurait surement fait plus tôt, il ne serait pas allé si loin dans le bras de fer, avec toutes les conséquences négatives que ça implique pour lui, pour l’économie, pour la démocratie.
    Il me semble plutôt qu’il cherche à se faire expulser de la zone euro car il ne veut pas prendre l’initiative de la sortie. Il n’a pas été élu pour ça et ne veut pas prendre une décision aussi historique s’il n’en a pas reçu explicitement le mandat de la part du peuple.
    De toutes façons, on est très proche du grexit. En excluant les entreprises grecques de target2, la BCE a déjà fait la moitié du chemin vers le grexit. L’autre moitié, ce sera lorsque la BCE coupera l’aide d’urgence en liquidité.


    • BEYER Michel Le 05 juillet 2015 à 23h19
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      Chirac avait décidé le referendum de 2005, persuadé que le OUI l’aurait emporté.
      Tsipras a décidé celui-ci sans présager du résultat, mais en souhaitant la victoire du NON. Je le vois mal retourner sa crêpe.


    • Yann Le 06 juillet 2015 à 10h23
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      Chirac n’a rien accepter, c’est Sarkozy une fois élu qui a fait repasser le texte devant les parlementaires.
      Merci de ne pas accabler un si vieil homme, il a déjà suffisamment de casseroles.
      Je précise que je ne suis pas chiraquien…


      • DARKSTAR51 Le 06 juillet 2015 à 12h37
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        je me suis toujours demandé si Chirac n’avait pas fait exprès de faire un referendum avec le souhait de voir le non passer pour stopper cette folie européenne , a la fin de sont mandat ils commencer a dire des vérité comme pour l’iran ou l’irak


  21. naz Le 05 juillet 2015 à 21h46
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    On se demande bien pourquoi c’est la Merkel qui décide de tout, bon sang de bonsoir! et on accepte ça???


    • Jo Le 05 juillet 2015 à 23h14
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      Accepter ? Je pense que bien des Français en ont assez. Mais notre pays est destiné à disparaître… Certains travaillent en ce sens !!!

      Anglais et Américains ont toujours considéré que la France était vaincue. (Et qu’elle restait vaincue). L’armée française reçut donc l’ordre des américains de ne pas entrer en Allemagne en 45… Le général de Lattre passa outre et eut de belles victoires sur l’armée allemande… Karlsruhe ; Stuttgart… On en parle jamais…
      D’où la tentative des américains d’imposer à l’Europe à la fin de la seconde guerre mondiale, déjà, une monnaie américaine : le dollar !! Un désastre pour les économies qui l’ont essayée, notamment, l’Italie.
      Ne pas oublier qu’il n’y a eu aucun traité de paix signé entre la France et l’Allemagne à la fin de la guerre en 45 et que nous sommes sous “armistice” ! La même que certains ont reproché à Pétain ! Et la collaboration de Vichy tant reprochée par les européistes, est actuellement la même qu’ils pratiquent envers Bruxelles et les anglos-saxons… tout en vendant et détruisant la France… Plan MSE qui est l’anagramme du MES de Sarkozy. La France a un rôle de vaincue.

      Selon madame Lacroix-Riz, dans “le choix de la défaite”, je crois, il n’y a eu aucun remboursement à la France pour ses dommages de la 1ère GM, seule la BRI, banque des règlements internationaux, reçut les remboursements allemands, en or, évidemment. Anglais et américains avaient même réduit le montant de la dette qui aurait dû revenir à la France !!! Le dernier versement aurait eu lieu le 30 avril 1945 !!!! Date qui vous dit certainement quelque chose. Jour de la mort d’Hitler.
      Pourquoi l’Allemagne s’est aussi vite remontée après guerre ? parce qu’elle ne payait aucun remboursement.
      Lors de la réunification des deux Allemagne, c’est encore la France qui a payé…. !

      L’allemagne, d’abord, est occupée par les américains… Frankfort… Son statut de pays agresseur lui donne une position de “soumission” envers les américains, qui les utilisent pour dominer l’Europe… Et si vous regardez l’Histoire, les américains ont toujours financé ce pays… qui est à l’origine d’une certaine communauté que certains appellent “association”, d’autres “secte”… !!!

      Alors l’Europe… !!!!


    • Rose-Msarie Mukarutabana Le 06 juillet 2015 à 02h23
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      Oui, en effet, c’est ahurissant… Sarkozy, dans son discours anti-Tsipras, n’a pas oublié d’encenser Merkel. Hollande la consulte pour tout, se range a son avis. Des qu’elle parlé, personne n’ose plus rien dire.
      C’est une pandémie chez les leaders européens. Merkélite paralysante.
      A moins que les peuples ne se soulevent, l’Europe n’a aucune chance…
      Chapeau bas aux Grecs:
      – Schäuble to Varoufakis: « Vous avez perdu la confiance du gouvernement allemande!»
      – Varoufakis: «Je ne l’ai jamais eue. J’ai celle du peuple grec.»


      • Wilmotte Karim Le 06 juillet 2015 à 02h33
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        “- Schäuble to Varoufakis: « Vous avez perdu la confiance du gouvernement allemande!»
        – Varoufakis: «Je ne l’ai jamais eue. J’ai celle du peuple grec.»”

        Je me permet de reprendre.


  22. bluetonga Le 05 juillet 2015 à 21h53
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    On ne dit plus Jean Quatremer, on dit Saint-Sébastien. Et arrêtez de tirer, on dirait un hérisson dans une cage de Faradet.

    Malgré ça, il a gardé le coup d’œil et a repéré la célèbre porshe cayenne grecque, achetée à crédit avec notre argent. Tout Quatremer et son journal sont résumés par ce petit trait perfide, un bobard tellement lourd que même France Info s’en est démarqué en son temps :

    http://www.franceinfo.fr/emission/le-vrai-du-faux-numerique/2014-2015/le-mythe-des-grecs-et-des-porsche-cayenne-27-01-2015-07-35

    Certains préconisent le peloton pour les traîtres à la cause démocratique, personnellement je pense qu’un bon baclava XXL dans la tronche, BHL style, plus un pied au cul, ce serait amplement suffisant. Et grosso modo, assorti à la stature du personnage.


  23. Tatsuya Le 05 juillet 2015 à 21h55
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    Bravo.

    J’avoue que je doutais de la victoire du non face à tout le traquenard médias-sondages-fermeture des banques-retraités frileux.

    Ça fait du bien et ça rassure, ce n’est donc pas vain même si rien n’est gagné.


    • Serge Palestine Le 05 juillet 2015 à 23h47
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      Et bien oui,la conscience de classe existe au-delà de l’appartenance à une strate générationnelle,car trop souvent ici-même on a un peu trop tendance à établir des positionnements uniquement sur des critères générationnels, en l’occurrence pour certains dès qu’on a passé la barrière d’un certain âge,on deviendrait “automatiquement” d’infâmes “réactionnaires”….signé un “papy” de 63 ans “rouge” ….et vive le peuple grec…..”ce héros!”


      • catherine Balogh Le 06 juillet 2015 à 07h54
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        au point où ils En sont je ne parlerai pas de “conscience de classe” mais de “conscience collective”.
        Je suis pour ma part énormément réchauffée d’avoir lu le soutien général pour ce peuple et pour M.Tsipras.
        Savoir qui a eu raison de croire en lui ou pas, peu importe.
        Les gens se sont exprimés et c’est cela qui compte.
        D’ailleurs, pour ma part, j’ai trouvé la rapidité de rétorque brillante:organiser un référendum en si peu de temps ne laissait à l’adversaire …..pas de temps non plus.
        Tsipras partait gagnant car la question était “acceptez-vous l’austérité encore et encore” en votant “oui”.
        Vu par quoi ils ont passés, les Grecs savaient pouvoir s’attendre à tout.Ils étaient prêts à un choix et les vautours ont pas eu le temps de mieux s’organiser, d’habitude ils nous ont à l’usure et matraquage médiatique mais là….Pas bcp de temps.

        “Il n’y a pas plus de gens mauvais que de bons.Les mauvais sont juste mieux organisés”

        Je reste persuadée qu’il existe de vrais hommes politiques qui préfèrent les gens aux profits, pas fous ni bêtes, des gens heureux font les sociétés prospères et solidaires.

        Un exemple:Pourquoi M.J.Sapir ne se déclare pas à gauche ou à droite?
        Parce que ça veut plus rien dire.Parce que c’est corrompu et qu’il faut inventer autre chose tous ensemble.


  24. Sophie Le 05 juillet 2015 à 21h56
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    Ce soir, je suis fière de mes compatriotes, plus sereine pour l’avenir et heureuse d’avoir fait un mauvais pronostic !!!

    Déjà 6 ans de restrictions, encore et toujours plus, qui n’ont eu le mêrite que d’affamer le peuple sans jamais voir le bout du tunnel.

    Les grecs ont démontré aujourd’hui qu’ils peuvent se montrer courageux et aventuriers, plutot que de rester passifs à se faire dépouiller au nom de la finance.

    Les prochains jours seront chargés en péripéties, mais c’était le prix à payer pour redevenir maîtres et espérer un meilleur avenir pour nos enfants.


  25. scipio Le 05 juillet 2015 à 21h56
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    Le moment est historique.
    Merkel aurait du se souvenir que pour Hegel l’homme est le seul animal capable de dire NON.
    Mais ni au vu des derniéres informations il semblerait que Merkel s’obstine car à
    21:29 – Berlin réagit fermement. Tsipras “a coupé les derniers ponts” entre la Grèce et l’Europe, accuse le ministre allemand de l’Economie Sigmar Gabriel.

    De nouvelles négociations des Européens avec Athènes paraissent “difficilement imaginables” après le non grec au référendum, déclare le vice-chancelier du gouvernement d’Angela Merkel, dans un entretien au quotidien Tagesspiegel à paraître lundi.

    Et maintenant Quid??
    Et en plein été!


    • bardamus Le 05 juillet 2015 à 22h35
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      Tant mieux si la Frau Merkel s’obstine !

      Ca accéléra le démantelement de cette infâme et odieuse dictature, cette prison des peuples !

      Ils se sont dévoilés au grand jour : celui du plus profond mépris !
      L’Histoire les jugera et ce sera sans appel : comme ce référendum !

      Vive la démocratie ! Vive la Grèce libre !!!


    • Michel Ickx Le 06 juillet 2015 à 01h43
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      Quid?

      Peut-être un Maidan grec? Avec en plus un peu de violence.

      Les snipers aguerris de Kiev pour tirer sur les deux côtés?

      Un nouveau gouvernement mis en place par Madame “F… the UE”?

      Encore une révolution de couleur, celle-ci carrément rouge?


  26. ricard'eau Le 05 juillet 2015 à 22h00
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    allez -7/8% demain pour le cac 40


    • DESPERADOS Le 05 juillet 2015 à 22h18
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      Et pour l’or ? + 10 % ??


      • jules Le 05 juillet 2015 à 22h47
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        L’or ? Plus 10 % ?

        Interdiction de détention et réquisition. Hop ! le tour est joué ! 🙂


    • Georges Clounaud Le 05 juillet 2015 à 23h31
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      Cette baisse ne sera peut-être pas uniquement due à la situation en Grèce. Comme l’évoque RG dans son article, un crack boursier menace en Chine….

      http://www.latribune.fr/economie/international/l-economie-chinoise-menacee-par-une-grave-crise-boursiere-489651.html

      Dans cet article de la Tribune, on nous apprend que “le gouvernement attend l’ouverture des Bourses de Shanghai et Shenzhen lundi matin pour voir si ces mesures suffiront à interrompre un mouvement qui les a fait chuter de 30% en trois semaines, ou si les investisseurs individuels qui ont emprunté en masse pour spéculer sur les actions continueront de vendre.”

      Il semblerait bien que dans l’empire du milieu une jolie bulle spéculative est en train d’exploser !


      • PierreCh Le 06 juillet 2015 à 06h31
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        ” Georges Clounaud
        Situation intéressante en Chine qui vient après une hausse de 150 pct en 12 mois. La baisse de 30 pct marque plus les esprits que cette hausse ‘déraisonnable’. et même après 15 jours de baisse les marchés chinois sont beaucoup trop hauts.
        Ce matin l’Euro est stable, le franc suisse aussi.
        Le jour d’après ressemble finalement à vendredi soir.
        Reste à voir les prochains jours mais je ne serai pas surpris de voir l’euro se renforcer.


        • PierreCh Le 06 juillet 2015 à 06h46
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          Pour en revenir aux bourses chinoises + 8 à l’ouverture et on va clôturer en hausse de près de 3 pct. elle est pas belle la vie !


          • Wilmotte Karim Le 06 juillet 2015 à 22h38
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            Baisse de 5 dans la journée?
            Faudra voir si ce n’est pas un rebond lié aux mesures prise le weekend… avant une reprise de le chute (et 30% en moins en 3 semaines, c’est déjà un crack).


  27. Alae Le 05 juillet 2015 à 22h06
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    Quatremer a encore fait une faute (“drapeaux grecs à l’appuiE”). Un français hésitant, une orthographe à l’avenant, c’est bien un chien de garde – et encore, c’est pas sympa pour les chiens, qui sont en général de braves bêtes alors que là…
    Et sur ce site, les trolls déversent leur bile et leurs sous-entendus complotistes en essayant, comme d’habitude, de rester juste au-dessus de la ligne de flottaison pour ne pas alerter les modos. La perfidie de leurs tentatives pour semer le doute et la zizanie n’en sont que plus drôles.


  28. OmarLittle Le 05 juillet 2015 à 22h16
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    Petite précision par rapport au taux d’abstention grec…

    Je reviens d’Athènes et j’ai eu l’occasion de discuter avec plusieurs habitants rencontrés par hasard. Apparemment, chaque votant doit se rendre dans sa ville de naissance. Autrement dit, pour voter, pleins de gens sont obligés de rentrer aux sources. Bien évidemment, on peut s’enregistrer dans sa nouvelle ville mais beaucoup ne le font pas. Et ne vont donc pas voter car ils ne veulent/peuvent pas faire le trajet.

    À part ça, toutes les personnes avec qui j’ai discuté m’ont annoncé clairement voter NON.

    Et pour l’anecdote j’étais à côté d’une femme grec dans l’avion du retour et quand je lui ai annoncé à atterrissage que le NON l’emportait, sa première réaction a été de se tourner vers son mari pour lui dire: “Chéri, il faut encore qu’on re-déménage de Grèce.”

    La fameuse solidarité bourgeoise sans doute…


  29. Louis Robert Le 05 juillet 2015 à 22h16
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    Quel désaveu de cette “élite” européenne autoproclamée, anti-démocratique et terroriste!

    Comme elle a perdu la face, toute cette “élite” intellectuelle et politique autoproclamée, corrompue jusqu’au trognon, et qui n’a cessé de tromper le peuple grec, de lui mentir, de le menacer, de l’attaquer, de le piller, de l’étrangler, de le ruiner!

    On peut trouver le courage de dire “non!” au pouvoir! À l’agonie, exsangue, le peuple grec l’a fait.

    On doit dire non au pouvoir indigne, tyrannique et arbitraire. Podemos!… Oui, podemos!


  30. paps Le 05 juillet 2015 à 22h20
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    Premiere victime du vote, le president de l’opposition, Samaras, qui vient de demissionner…


    • Vallois Le 05 juillet 2015 à 22h57
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      Son parti à Samaras est en faillite tout comme devrait être déclarer l’UMP/LR dont son président vient de l’ouvrir sur la dette grecque (69 millions d’euros). Ca te fais la morale sur l’économie, ca ne sait même pas gérer un parti… Dette qu’il renégocie avec les banques :
      http://www.europe1.fr/politique/dette-de-lump-comment-sarkozy-negocie-avec-les-banques-939070

      “Echéances impossibles à tenir. Cette négociation sous tension se déroule entre les murs du siège de l’UMP. Les directeurs de la BNP, du Crédit Coopératif, de la Société générale et de la Banque populaire ont défilé ces dernières semaines dans le bureau du directeur général du parti, Frédéric Péchenard. L’UMP a le dos au mur : elle doit rembourser 11 millions d’euros en mars 2016, puis 27 millions en 2017. Des échéances impossibles à respecter pour le parti. “On touche 18 millions par an de l’Etat. Si on lâche 11 millions en mars, on met la clé sous la porte à l’automne”, lâche-t-on à l’UMP.
      C’était donc l’impasse jusqu’à ce que Nicolas Sarkozy entre dans la négociation. Il y a quinze jours, les quatre banques ont été convoquées ensemble. Et cette fois, les banquiers se sont retrouvés face à l’ancien président lui-même. Le patron de l’UMP a fait le “show” et défendu son parti, “principale force politique du pays”, sur un ton calme mais en soulignant l’importance des enjeux.
      Pas de remboursement avant la présidentielle. Nicolas Sarkozy a ensuite posé sa proposition sur la table : pas de remboursement avant 2017. Ensuite, si l’UMP remporte la présidentielle, elle rembourserait les banques sur sept ans, intérêts compris. Si elle perd, le délai grimpe à 12 ans. A prendre ou à laisser. “Si les banques nous étranglent, on ne leur remboursera rien”, explique l’entourage du président de l’UMP. Un peu surpris par le coup de poker de Nicolas Sarkozy, les quatre banquiers n’ont pas encore donné leur réponse.”


      • Vallois Le 05 juillet 2015 à 23h16
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        Je n’avais pas fait attention mais :

        “pas de remboursement avant 2017. Ensuite, si l’UMP remporte la présidentielle, elle rembourserait les banques sur sept ans, intérêts compris.”.

        Serait-ce que UMP/LR arrivant au pouvoir on passerait de 18 millions de dotation actuels vers beaucoup plus ?

        Chaque français sait qu’il paie pour faire vivre ce parti pour lequel il ne vote pas forcément et dont certain comme moi souhaite la disparition… c’est important quand ils disent qu’on paie pour les grecs (par tranfert des dettes privées vers le public, vive le FESF et le MES !)

        Concernant la menace du défaut de l’UMP/LR à ses créanciers, j’avoue qu’après les tweets moralisateurs sur les dettes qu’il faudraient rembourser des politiques de ce parti je ne regretterais pas leurs disparitions politiques et qu’ils découvrent enfin le marché du travail et les effets des lois qu’ils ont voté.


      • Jo Le 05 juillet 2015 à 23h55
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        “C’est bien, “fais ce que je te dis, mais pas ce que je fais” !”
        Comme quoi chacun nettoie devant sa porte ! Très bon cet article.

        Une Grecque disait ce soir, visant les sangsues diverses et variées qui ont coulé la Grèce : “Ils oublient que le Parthénon est un temple, non une banque !” Joli !


      • Cécankonvaou Le 06 juillet 2015 à 16h33
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        Bien vu !!! Effectivement, l’analogie avec la dette grecque est pour le moins remarquable. Et les propos et commentaires de l’ex président, toute honte bue, concernant la tractation entre le gouvernement grec et les créanciers deviennent pour le moins croquignolesques !

        Il faut quand même avoir une piètre estime de soit pour dénoncer dans tous les médias, un comportement que l’on applique à ses intérêts des que l’occasion se présente.
        C’est nul, minable, petit, mesquin et sournois.


  31. passerby Le 05 juillet 2015 à 22h21
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    On voit aussi que les sondages d’opinion sont publiés, pas dans le but de mesurer l’opinion publique, mais de le circonvenir.


    • Louis Robert Le 06 juillet 2015 à 02h52
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      Depuis plusieurs années, les sondages sont devenus uniquement des outils ayant pour but de permettre aux “spécialistes” de mieux manipuler l’opinion publique à l’avantage de ceux à qui ils se sont vendus corps et âme. Désormais, le sage se contente donc de les ignorer, tout simplement.

      Reste que cette fois-ci, selon moi, les soi-disant “sondages” ont vraiment permis aux manipulateurs d’atteindre le comble de l’imposture: plus une marge d’erreur raisonnable qui tienne, comme de bien entendu! À tel point que ce soir (il fallait les voir, tous ces experts à la manque, toujours empressés de nous dire “ce qu’IL FAUT penser de” tout…)! Ils n’avaient vraiment rien à nous dire… ils ne savaient plus… pris de court, ne comprenant plus ce qui s’était passé là où le “oui” et le “non” étaient, quelques minutes plus tôt — du moins selon eux et elles — “au coude à coude”… Mais alors d’où provenaient donc ce 61% au “non” et cet écart de 22% avec le “oui”? C’était à qui parviendrait à éviter le plus soigneusement d’avoir à nous parler. 🙂 🙂 🙂

      Pauvres “élites” autoproclamées, va! Plus discrédité que cela, tu tombes raide mort devant ton public…


  32. Merle Le 05 juillet 2015 à 22h25
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    Angela Merkel est prise au piége entre le non au referendum de la grèce et son électorat qui se fait monter le bourrichon par des torchons style Das Bild. On sait déjà qu’elle privilégiera son électorat.

    En somme c’est de la démocratie bilatérale :
    – Les grecs ont voté démocratiquement qu’ils ne veulent plus de l’austérité des allemands.
    – Les allemands ont voté Merkel et lui plébiscitent de foutre dehors les grecs.
    – Juncker semble pris entre deux feux, n’a plus de marge de manœuvre pour satisfaire les deux camps.

    Good night … And GOOD LUCK !


  33. toutouadi Le 05 juillet 2015 à 22h26
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    Syriza serait-il en train de renverser la table ?


  34. NLD Le 05 juillet 2015 à 22h28
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    Silence assourdissant des dirigeants européens, apparemment pris de court par le résultat du référendum et sans doute occupés à s’engueuler entre eux ce soir – ça doit chauffer sec.
    Une seule réaction pour l’instant, celle de Sigmar Gabriel (ministre allemand / économie): http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N0ZL0X620150705
    L’Allemagne opterait donc pour un Grexit… Reste à convaincre les 17 autres.


    • Carabistouille Le 05 juillet 2015 à 22h36
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      “il faut qu’on s’organise” clament les libre-échangiste en pleine fin d’orgie.


  35. Kiwixar Le 05 juillet 2015 à 22h32
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    Bravo à la Grèce, Tsipras et Varoufakis, je partage l’enthousiasme d’Homère d’Allore.

    L’été, c’est la saison des haircuts caniculaires :
    – Grèce : Tsipras demande -30%….
    – Italie : le gouvernement italien calcule combien ça leur ferait -30% de dette sur leur budget
    – Ukraine : le gouvernement demande -40% aux créanciers et manquera le paiement d’un coupon d’obligation de 120 millions de dollars le 24 juillet
    – Porto Rico (1,33% du PIB des Etats-Unis) : le gouverneur indique qu’il ne peut pas rembourser et demande une restructuration de la dette

    Septembre-octobre, ça va être chaud.


  36. scipio Le 05 juillet 2015 à 22h33
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    Même si je partage la joie des blogueurs je rapelle ceci:
    1/ La partie n’est pas finie loin de là.
    La rage ds européistes va être décuplée (cf la réaction allemande de mon billet)
    2/ Tsipras n’est pas un rvolutionnaire style Lenine loin s’en faut. je veux dire par là que spontanément il ne renversera pas la table de l’Europe.
    3/ la crise en Gréce est toujours d’actualité avec, en plus, un risque rel de parlysie totale de l’économie
    4/ par conséquent pas de réjouissance exessive. Non je ne suis pas d’accord avec Melenchon pour aller manifester ma joie dans une manifestation.
    5/ Pour reprendre les mots de F. Lordon le référendum leur a coupé la chique mais il ne vont guére tarder à la retrouver!
    6/ En vérité le plus difficile reste à venir car Tsipras, n’étant pas un extrémiste (ni les Grecs d’ailleurs) ne semble prêt à quitter de bon coeur le navire euro
    Là est peut-être la suprême contradiction.
    Pour bien faire il faudrait analyse l vote en Grece. qui a voté oui et qui non, les jeune, les vieux, etc.. cela serait riche d’enseignement


    • Georges Clounaud Le 05 juillet 2015 à 22h51
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      Tout à fait d’accord. Tel Ulysse, il devra poursuivre son odyssée…

      (définition du Larousse : voyage mouvementé, semé d’incidents variés, d’aventures)


    • Chris Le 05 juillet 2015 à 23h01
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      Je partage votre opinion. Je suis enchantée du non grec : je l’attendais mais pas aussi massif.
      Maintenant, le Gvt grec comme les Européistes sont au pied du mur : ça va galèrer sec, les coups tordus vont pleuvoir.
      J’espère que Tsipras biffera quelques accommodements, car de mon point de vue, il est allé trop loin dans son souci d’être consensuel avec la Troïka.
      Nous vivons une époque incroyablement riche en événements, mais aussi très dangereuse dans ses options.


    • NLD Le 05 juillet 2015 à 23h18
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      “Tsipras […] ne semble (pas) prêt à quitter de bon coeur le navire euro”: faut voir!

      Tsipras a été élu sur un programme pro-européen mais depuis 6 mois il a sûrement perdu pas mal de ses illusions… Hypothèse: On pourrait envisager qu’il ait en fait maintenant une préférence pour un Grexit + sortie de la Grèce de l’UE, mais… impossible de l’afficher pour l’instant car: 1) Son peuple croit encore naïvement à “l’Europe”, 2) Les conséquences économiques et financières présentent quand même des risques énormes.
      Cela ne déplairait donc peut-être pas à Tsipras que Merkel et/ou la BCE endossent la responsabilité d’un Grexit & de ses conséquences. L’idéal ne serait-il pas même d’obtenir une renégo sur la dette dans un premier temps, puis de faire un Grexit dans un deuxième temps?
      Ce référendum est un plébiscite pour lui, Tsipras a sans doute maintenant quelques années devant lui, et la Troika n’a sans doute pas fini de s’arracher les cheveux avec la Grèce – en plus de Podemos qui observe attentivement en prenant des notes, et des éventuels référendums anglais et autrichien 🙂


      • aleksandar Le 05 juillet 2015 à 23h54
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        La Grèce peut très bien sortir de l’euro SANS quitter l’Union Européenne !


        • NLD Le 06 juillet 2015 à 00h20
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          Non… car la Grèce a ratifié le Traité de Maastricht sans clause d’exemption de la monnaie unique (au contraire du Royaume Uni, par ex.)
          Pour être “seulement dans l’UE”, il faudrait donc juridiquement que la Grèce quitte d’abord UE + Eurozone… puis qu’elle présente sa candidature à une admission dans l’UE… avec clause d’exemption de la monnaie!!


          • Kiwixar Le 06 juillet 2015 à 00h38
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            Vous faites du juridisme. Comme commenté précédemment par Olivier, les traités européens ne sont pas respectés de toute façon (exemple, dette/PIB maximum 60%). Si les eurocrates sont obligés de laisser sortir la Grèce de l’euro tout en souhaitant la garder dans l’UE, et bien ils la sortiront de l’euro tout en la conservant dans l’UE, point barre.


          • alterg Le 06 juillet 2015 à 00h52
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            Mais la Grèce ne serait pas la première à vouloir renégocier le traité (F. Hollande, 2012 par ex)


        • Emmanuel Le 06 juillet 2015 à 00h24
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          Ce sera certainement au bon vouloir des autres Etats, lesquels interprèteront les traités à leur convenance, dans la droite ligne de ce qu’ils font depuis 2008.


        • catherine Balogh Le 06 juillet 2015 à 08h19
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          Bonjour,

          En cinq mois,
          et malgré les marmites qu’elle a récupéré, la Grèce a changé de visage.
          Et l’UE aussi.
          Chapeau bas.
          Elle aurait besoin d’une pause.Elle devrait avoir le pouvoir d’en obtenir une.
          Il faut laisser un peu de temps à cette victoire de l’expression.Avoir une prise de recul sur ses effets.

          Pourquoi parler uniquement de Grexit?
          Nous venons de voir qu’il n’y a pas qu’un seul portail d’expression.
          🙂


  37. LeDahu Le 05 juillet 2015 à 22h41
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    tiens tiens la logique de quelques me pose un souci.

    https://twitter.com/LaurenceParisot/status/617697294499061760


    • catherine Balogh Le 06 juillet 2015 à 08h27
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      Bonjour Le Dahu,

      Laurence Parisot est sourde, vous ne le saviez pas?
      🙂
      Laurence Parisot oublie comme tant de ses confrères que les partisans d’Aube Dorée sont aussi des gens. Des Grecs, quoi.
      (je dois préciser que je ne soutiens pas Aube Dorée.)
      Elle semble penser que si Hitler dit que la Corse est une île, alors, la Corse n’est pas une île.

      🙂

      Laurence Parisot est une grande penseuse de notre temps.

      ;O)


      • Yann Le 06 juillet 2015 à 10h52
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        Excellent Catherine,

        on pourrait rajouter, que comme Hitler est pour une “union” de l’Europe pour mille ans, alors les pro européens sont Nazis (Godwin points!!!! merci Parisot, n’en jetez plus, vous avez toute votre place dans un cirque.).


    • Carabistouille Le 06 juillet 2015 à 08h35
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      Il faudrait dire à Parisot que son soutien à l’Ukraine, c’est le soutien à Secteur Droit et ses milices néo-ss.


  38. Tartoquetsches Le 05 juillet 2015 à 22h45
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    61% de non alors que les sondages montraient un score très séré et une légère avance du oui.

    Si les sondages étaient fait par les médias grecs quasi tous acquis au Oui, on peut se demander s’ils n’étaient pas complètement pipeautés.


    • Scorpionbleu Le 05 juillet 2015 à 23h29
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      Bravo les Grecs ! Bravo Tsipras, bravo Varoufakis, bravo Zoé P..à tous ceux qui sont déterminés à améliorer le sort des grecs, à développer intelligemment ce pays et à reprendre leur parce dans le monde. Que les jeunes grecs puissent venir retrouver leur terre !

      Impressionnant combat de l’intelligence, de la confiance contre la laideur des dominants, des marchés du pouvoir de l’argent…

      Comment notre peuple français peut il autant s’auto-censurer dans l’expression et l’action ?


    • Scorpionbleu Le 05 juillet 2015 à 23h35
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      Tout à été fait pour la propagande du Nai (Oui) par l’UE, l’Eglise et l’Oligarchie grecque..et pourtant OXI écrase tous les scores espérés..

      Déjà des signes ce matin Christine Lagarde parlait déjà autrement du référendum et soudain Patrick Artus (Natixis) s’est engagé très fort du côté du OXI ….


  39. Georges Clounaud Le 05 juillet 2015 à 22h47
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    J’avoue avoir eu des doutes, ces dernières heures, quant à la victoire du non. Vu les efforts déployés par nos élites européennes, leurs médias et Nikos Aliagas je sentais le oui remonter.
    Mais la fabrique du consentement, heureusement, a ses limites et je suis soulagé de m’être trompé.

    Au passage, remarquons la justesse des sondages de ces derniers jours qui prévoyaient un résultat serré voire une victoire du oui….


    • Amstellodamois Le 06 juillet 2015 à 09h03
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      Etonnant du reste que les troïkans n’émettent pas de doutes sur la sincérité du scrutin et du résultat…


  40. Grognard Le 05 juillet 2015 à 22h48
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    Ce référendum n’a été possible que parce que le gvt grec ne renie pas la source de sa légitimité.
    Le diktat prussien a ouvert la boite de Pandore.
    La social démocratie européenne doit avoir la gueule de bois ce soir.


  41. georges dubuis Le 05 juillet 2015 à 22h54
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    “Certes, nul en Grèce ne souhaite la sortie de la zone euro”
    Ah bon, serait ce si nul que çà ?
    Tout cela me fait penser à l’élection d’Obama……..que d’émotions !


    • téléphobe Le 06 juillet 2015 à 09h32
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      L’élection d’Obama s’est faite avec des “Yes we kahn” ;o)


  42. John Le 05 juillet 2015 à 22h58
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    Les NON devraient dépasser le total de voix de janvier 2015 de SYRIZA-ANEL-Aube Dorée-KKE (qui a voté contre la tenue du référendum mais dont l’électorat est pro-NON)

    Le total des OUi ne dépassent pas encore le total ND-PASOK-To Potami (2 382 000 voix)


  43. purefrancophone Le 05 juillet 2015 à 23h01
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    MODERATION:
    1: un lien sans explication
    2: un lien vers une page émanant d’un parti politique.

    2 problèmes de charte.


  44. valles Le 05 juillet 2015 à 23h02
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    Ce soir j’ai bu la tasse d’Uzo et largement sous la ligne de flotaison.
    Il faut bien admettre que le pourcentage massif des non impressionne “ce peuple déclare la guerre à un continent tout entier, espérons juste que les grands et les petits crétins ne trahissent pas ces dignes héritiers de Platon.
    En tout cas s’ils deviennent un haut lieu de la résistance, je suis prêt à y partir avec mes petites économies.
    “Je suis Grec” ça claque mieus, quand même.


    • dupontg Le 05 juillet 2015 à 23h11
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      Surtout heritiers de Diogene qui trouvait que la vraie vie etait de s’affranchir du materialisme.


      • valles Le 06 juillet 2015 à 10h34
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        Merci Dupontj pour cette reprise, Diogène aurait sûrement apprécié le sois lubrique et tais-toi de notre monde moderne; mais je me suis encore planté dans les noms et je pensai en fait a Socrate a qui l’on a fait boire la ciguë pour son excès d’autodétermination morale.
        La cigüe d’aujourd’hui est mathématique mais paralyse tout autant, c’est le” capital contrôle” ( Greco) il a déjà fait beaucoup de mal depuis hier soir et la guerre risque d’être violente.
        Courage aux inventeurs et réinventeurs des peuples libres.
        “Je suis Grec”


  45. Stéphanie Le 05 juillet 2015 à 23h04
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    Je viens d’écouter Martin schulz sur Euronews. Il avait l’air d’avoir avalé un parapluie. Il a du admettre la volonté du peuple grec mais il a quand même eu le culot de dire que tout le monde allait souffrir et que c’était la faute de ce gouvernement. Il m’agace et le terme est faible.


  46. Eric83 Le 05 juillet 2015 à 23h09
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    Je remercie A.TISPRAS, son gouvernement et le peuple grec pour la leçon de démocratie et de courage qu’ils nous donnent.

    Les conditions, nationales et internationales, créées pour mettre la pression sur le peuple Grec pour la victoire du “oui” sont infâmes et démontrent que l’UE est une tyrannie dont il faut sortir au plus vite.

    J’aurais bien voulu être à Athènes ce soir pour fêter cette victoire qui ouvre à tous les peuples européens de nouvelles perspectives.


  47. bourdeaux Le 05 juillet 2015 à 23h15
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    “il donnait juste son avis” : Ben c’est justement le problème, pour la modération, donner son avis semble n’avoir, je cite, “strictement aucun intérêt”…J’en ai personnellement tiré la conclusion qu’il fallait que je cesse d’encombrer le périmètre…après tout personne n’est indispensable, surtout pas moi 🙂
    MODERATION: lisez la charte svp.


  48. Louis Le 05 juillet 2015 à 23h20
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    AU fait j’espère que NIcolas Sarkozy va payer lui même les 60 Milliards qu’on va perdre. Après tout il aime dire qu’il est prêt à endosser ses responsabilités non?


  49. Inox Le 05 juillet 2015 à 23h22
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    Je suis agréablement surpris, Je ne pensais pas que le “non” passerait.

    Mais un peu déçu par l’abstention énorme. Ça gâche un peu la fête.

    Hâte de voir la suite des évènements.


  50. Gabriel RABHI Le 05 juillet 2015 à 23h24
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    Bon article ! Je ne partage pas l’enthousiasme ambiant :

    1) Le référendum ne traitait que d’un accord qui ne change pas la logique d’ensemble (endettement pour payer les emprunts, économie qui ne peut se redresser – la Grèce ne deviendra jamais l’Allemagne en 3 ans…).
    2) Il ne traitait pas du Grexit, et le gouvernement Tsipras ne veut pas en passer par le Grexit et le désordre social qu’il induit
    3) La Grèce est pour le moment pas en mesure de reprendre la main sur son système bancaire (techniquement)

    Pour les raisons 3 et 4, il ne se passera rien : Tsipras va obtenir quelques cacahuètes, mais je doutes que la dette soit renégociée, que la vie des Grecs s’améliore, et en cas d’approche du Grexit, le gouvernement Grec va tout simplement se coucher.

    L’éclatement de la zone euro ne passera pas par la Grèce : en revanche, ce non est un appel d’air à des choses nettement plus sérieuses. Le risque viendra d’ailleurs (l’Autriche ?).


    • Subotai Le 05 juillet 2015 à 23h55
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      Dans les relations humaines (le système social) on n’est pas dans l’effet de levier: j’appuie ici, ça se soulève là.
      Les choses sont plus complexes, sournoises et profondes et par là même dévastatrices.
      Attendez de voir comment le précédent grec se répands dans les peuples d’Europe et même du monde…
      Zont voulut nous la jouer tragédie grecque, où tous les grecs meurent à la fin. Voyons voir si c’est pas les “Troïkistes” qui vont y laisser leur peau.
      Ce n’est qu’un début…


    • Johan DELMAS Le 06 juillet 2015 à 10h02
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      Olivier, vous étiez déchaîné ce matin(9h00 06/07/2015), c’est quoi que vous prenez avant les débats ?

      100 déclarations scandaleuses de Wolfgang Schäuble =)

      En tout cas, j’ai bien aimé et vous vous êtes bien défendu contre les roublardises de notre ami Jean-Marc Daniel surtout quand il nous ressort l’argument de l’Europe, c’est la paix, remastérisé ou alors celui des peuples qui, dans le fond, sont un peu con et ne savent pas vraiment pourquoi ils votent.


      • valles Le 06 juillet 2015 à 12h38
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        Déjà que la nuit a dû être courte voire inexistante pour Olivier Berruyer alors si en plus il faut commencer la journée avec la tronche de Stéphane Soumier et Jean-Marc Daniel qui eux pour le coup sont sûrement tombée dans le produit quand ils étaient enfants, cela doit étre très trés dur de rester calme.
        Non vraiment même pour vous Olivier ce sera avec Nicolas Doze ou rien du tout.


    • scipio Le 06 juillet 2015 à 10h30
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      Pas tout à fait d’accord.

      1/La Grèce peut renégocier une partie de sa dette (cf travaux du CADTM)

      2/ Le fait que Varoufakis (un pro-européen) ait démissionné indique peut-être que Tsipras va tenir plus compte des anti-euros (des durs-durs) de son camps.

      3/ La bétise des pro européens peut trés bien à elle seule forcer la Grèce au grexit et au retour à la drachme

      4/ Le risque ne risque pas de venir de l’Autriche mais plutôt de l’Italie ou de l’Espagne



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