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1.juillet.20151.7.2015 // Les Crises

Qu’est-ce que le FMI fait dans cette galère grecque ?, par Jacques Attali

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Merci de ne critiquer que les propos, pas le personnage (les commentaires seront supprimés, cela a déjà largement été fait dans les billets précédents), c’est lassant à la fin.

La situation grecque, plus ubuesque chaque jour, par toutes ses dimensions, l’est devenue plus particulièrement depuis un an, par le rôle saugrenu et très négatif qu’y joue le Fonds Monétaire International.

Un observateur débarqué de la planète Mars cette semaine se demanderait avec stupéfaction comment les Européens ont-ils pu laisser trois économistes non européens, nommés on ne sait par qui, dépendant d’une institution à dominante américaine , décider du sort de l’euro !?!

Car telle est bien la situation : depuis que, en 2010, on a laissé le FMI participer aux négociations de la dette grecque, sous prétexte qu’ils étaient un de ses créanciers, et surtout depuis qu’on s’est résigné à penser qu’ils pouvaient mieux que la Commission faire des prévisions économiques crédibles, la discussion sur la présence grecque dans la zone Euro a glissé peu à peu dans une dérive hallucinante :
D’abord, les dirigeants politiques de l’Eurogroupe ont laissé le FMI se glisser parmi les négociateurs, jusque-là uniquement venus de la Commission et de la Banque Centrale européenne, de l’ensemble de la dette grecque.

Ensuite, les mêmes dirigeants européens, au lieu d’assumer leurs responsabilités politiques, ont affirmé haut et fort qu’ils n’accepteraient aucun compromis qui ne serait négocié d’abord avec les trois institutions, formant ce qu’on nomma triomphalement « la troïka ». Au point même de refuser de parler avec les Grecs de sujets n’ayant pas l’aval de la troïka !

Ensuite encore, (même si le nouveau gouvernement grec a obtenu, dérisoire victoire, que la troïka change de nom pour devenir « les institutions ») , les dirigeants de celles-ci se sont eux-mêmes défaussés de leurs responsabilité politique au profit de leurs experts, que personne n’ose plus déjuger et qui s’en donne à cœur joie, jugeant à leur guise, une situation grecque qui ne ressemble à aucun des modèles qu’ils ont étudié, dans les bonnes universités américaines ou japonaises.

Enfin, quand les experts européens ont fini par comprendre que ce n’est pas en détruisant les ultimes moyens de la croissance grecque qu’on réduirait leur dette , les soi-disant experts du FMI, ivres de leur pouvoir, ont continué à prétendre imposer des économies suicidaires à ce pays, sans voir qu’il ne pourra jamais rembourser une dette qu’il est urgent d’annuler officiellement. Soutenus en cela très largement par la majorité des actionnaires, asiatiques, africains et américains, de cette noble institution, qui n’ont rien à gagner à la voir être indulgente avec un pays européens.

La seule chose qu’on aurait pu espérer du FMI, dans cette débâcle, c’est que les Américains, dont il dépend plus que de personne, trouvent le moyen de leur expliquer l’importance géostratégique majeure de la stabilité grecque, et donc de son maintien dans la zone euro. Mais non, les Américains n’ont pas pu, ou pas voulu, faire plus que d’appeler les Grecs tous les jours pour leur demander de céder au diktat du FMI.

Au total, qu’elles soient les très grandes qualités de sa directrice générale, dont la réélection serait bienvenue du point de vue français, le FMI s’est trouvé mêlé, et s‘y trouve encore, dans une bataille où il n’a rien à faire. Et qui pourrait servir de détonateur à une nouvelle crise planétaire.

A un moment où les Asiatiques remettent en cause l’existence même des institutions de Bretton Woods, parce qu’on ne leur y fait pas leur juste place, il serait temps pour les Européens de s’interroger sur la pérennité d’une institution qui sera, si les circonstances tournent au pire, le vrai responsable du drame qui suivrait un défaut grec.

La solution, pourtant, est simple, et les Européens l’auraient sans doute appliqué depuis longtemps sans le terrorisme intellectuel des soit disant experts du FMI : un plan d’économies raisonnable, socialement juste, sans aide nouvelle, mais accompagnée d’une réduction de la dette grecque au-dessous de 100% du PIB, par annulation d’une part importante des dettes publiques, bilatérales et multilatérales, dont chacun sait qu’elles ne pourront pas être remboursées, mais qu’on continue à réclamer, pour sauver la face. Et pour cela, créer d’urgence un véritable Fonds Monétaire Européen, amorce d’un Trésor, et d’un ministère des Finances de l’eurozone.

Européens, réglez entre vous vos problèmes. Ne comptez que sur vos propres forces. Ne cédez à aucune pression ou mode de pensée venue de l’autre côté de l’Atlantique, ou du Pacifique. Donnez-vous un projet, et agissez.

Il n’est que trop temps de le faire.

Source : Jacques Attali, pour L’Express, le 29 juin 2015.

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Georges Clounaud // 01.07.2015 à 07h08

C’est ce qu’affirme Naomie Klein (dont l’excellent “La stratégie du choc” reste plus que jamais d’actualité !) dans un excellent reportage diffusé ce dimanche sur la RTS, chaine publique suisse mais pas en France à ma connaissance : “Grèce de la Démocratie aux marchés” Ce qui se joue actuellement en Europe, c’est une réécriture du contrat social totalement en faveur du capital. Selon elle, ce qui se joue en Grèce touchera bientôt tous les autres pays européens. Même l’Allemagne n’y échappera pas.

146 réactions et commentaires

  • Julien // 01.07.2015 à 04h43

    “Et pour cela, créer d’urgence un véritable Fonds Monétaire Européen, amorce d’un Trésor, et d’un ministère des Finances de l’eurozone.”

    J’aurais aimé que ces “propos” nous parlent de la dérive fasciste de toute institution. Proposer comme il est écrit “un véritable Fonds Monétaire Européen etc.”, ça nous laisse désormais penser que toute autorité nouvelle serait, comme les actuelles, tâchée de mauvaise foi et de corruption.

    C’est sur la démocratie qu’il faut faire converger les regards, et plus sur les sommes d’argent.

    Je suis curieux de connaître de combien de points auraient dû exploser nos croissances, si les milliers de milliards injectés l’avaient été dans l’économie réelle.

    La prison + le remboursement pour les créanciers et leurs complices gouvernementaux ! La liberté de travailler pour les citoyens !

    Julien

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    • lvzor // 01.07.2015 à 10h09

      “Je suis curieux de connaître de combien de points auraient dû exploser nos croissances, si les milliers de milliards injectés l’avaient été dans l’économie réelle”

      Oh que voilà une question qu’elle est bonne !!! Une curiosité que je partage!
      Merci 🙂

      Si un jour des socialistes arrivent à gagner des élections, on assistera peut-être à une réorientation des macro flux financiers? 😉

        +12

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      • lvzor // 01.07.2015 à 12h16

        ” le plus probable c’est que sur ce chaos s’eleve non pas un systeme plus juste mais une société technocratiquement trés éloignée des aspirations democratiques des populations occidentales… ”

        Mon Dieu, une telle chose serait-elle possible? Heureusement l’UE nous en préserve!! 😀

        (A part ça merci pour l’explication en amont… Je ne suis pas convaincu, mais c’est uniquement parce que je n’ai pas assez de connaissances pour en juger)

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      • Julien // 01.07.2015 à 21h23

        Je ne fais pas les liens entre toutes les éléments que vous annoncer. Je suis plus que néophyte. J’en prends néanmoins bonne note. J’ai lu “Blythe Masters” et les scandales gravissimes des spéculations sur les matières premières.

        Un point que je ne comprends pas du tout : “Le seul moyen de faire de la “croissance” c’est de dévalué la valeur de l’argent mais non elites n’en veulent pas car cela leur couterait beaucoup d’argent.”

        Je le comprends de la façon suivante : “Nos élites ne peuvent créer de la croissance car cela coûte trop cher”. Voulez-vous dire que cela coute plus cher qu’une récession ? Une croissance ne permet plus de rembourser nos dettes ?

        En lisant vos mots je lis presque “on s’endette à faire de la croissance alors essayons autre chose mais surtout pas ça.” Je ne comprends plus …

        Julien

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        • julien // 01.07.2015 à 23h46

          C’est assez complexe a expliquer mais je vais essayer :
          – le PIB, c’est la somme des salaires => pour augmenter le PIB (avoir de la croissance), il faut donc augmenter les salaires (lire “le capitalisme au XXIe siecle” de Piketty il a fait un travail monstrueux et il n’est pas si inaccessible)

          Mais pour augmenter les salaires, il faut soit :
          ->diminuer le chomage : chose trés difficile à négocier car il faudrait reduire le temps de travail drastiquement sans compter que le travail de maniere generale disparaitra de plus en plus vite pendant les 50ans a venir en raison de la robotisation.
          ->diminuer les charges des entreprises:
          => pas les salaires vu qu’on essaie de les augmenter
          => diminuer les impots des entreprises mais vu l’etat de notre endettement ce n’est pas franchement une bonne idée à long terme (meme si on peut discuter de comment la rembourser)
          => DIMINUER LE COUT DU CAPITAL : c’est a dire les dividendes versés aux actionnaires ou les interets payés sur les obligations (titre de dette) des entreprises (obligations corporate).

          C’est donc la que je voulais en venir quand je parlais de “dévaluer la valeur de l’argent”: c’est diminuer la rétribution du capital qui frôle la folie furieuse actuellement (beaucoup d’entreprise font des emprunts pour verser des dividendes…).

          En gros c’est ce que JL Melenchon/M. Le Pen (sans doute d’autre), par exemple pronaient lors de la campagne présidentielle de 2012 quand ils parlaient de retablir l’equilibre du partage des benefice entre actionnaires, patron et salariés => en gros si vous versez plus aux uns vous donnerai moins aux autres…

          En raison du chomage de masse et de la culpabilisation médiatique, le rapport de force concret et moral au sein de la société francaise n’est pas en faveur des travailleurs.

          ps: la croissance n’a jamais permis de rembourser la dette, c’est une fable…
          La dette publique c’est une rente d’une partie de la population (riche) sur une autre (contribuables). C’est du Piketty ^^

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          • julien // 01.07.2015 à 23h52

            ps: si vous voulez vous initier progressivement à l’économie, je vous conseille vivement “les faits sont tétus” de Olivier Berruyer qui est un modele de vulgarisation de concept que l’on presente souvent comme trop complexe pour etre compris par la population un peu abrutie…

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          • Julien // 02.07.2015 à 22h25

            Je vous remercie. C’est un peu plus claire, notemment votre expression “diminuer la valeur de l’argent” et le fait qu’apparemment, quel que soit le côté de la couverture sur lequel on tire pour essayer de s’en sortir, la marge de manoeuvre est quasi nulle.

            Je prends notes des ouvrages que vous citez. Bien à vous 🙂

            Julien

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          • Julien // 02.07.2015 à 22h30

            En revanche je ne veux pas considérer que cet endettement est “le notre”, c’est un raccourci qui fait court-circuit.

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    • Vasco // 01.07.2015 à 12h56

      Des problèmes de péréquation il n’y en a pas que en Europe. (Canada, Suisse …)

      Le capitalisme s’accommode mal avec la solidarité.

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  • SB // 01.07.2015 à 05h14

    Ça ressemble beaucoup plus à mettre la responsabilité du grexit sur le dos du FMI, pour ainsi dire au grec qu’ils doivent rester dans l’euro.

    Mais le problème est que le FMI à déjà avouer qu’elle s’ était peut-être trompé et qu’elle doit faire des choix difficiles pour aider les grecs.

    http://www.les-crises.fr/au-tour-du-fmi-deffectuer-des-choix-difficiles-en-faveur-de-la-grece

    Mais il a raison sur un point, les américains n’aurait jamais du prendre pied en Europe, mais il est déjà trop tard, vous avez fait rentrer le loup dans la bergerie

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    • Brice // 01.07.2015 à 08h35

      Le problème c’est que ce sont précisément les américains qui ont poussé depuis les années 50 à l’intégration européenne pour en faire un glacis protecteur contre l’URSS. Ils auraient du laisser tomber après la chute du mur mais non, ils ont continué, obsédés qu’ils sont par la renaissance d’un pays qui viendrait mettre en péril leur hégémonie…

      Il était donc parfaitement logique qu’ils interviennent, plus ou moins masqués derrière le FMI.

      Le leur reprocher aujourd’hui c’est soit de l’ignorance de l’Histoire, soit une belle hypocrisie.

      Bonne journée à Jacques 🙂

        +27

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  • Odibi // 01.07.2015 à 06h44

    Lire notre chez Jacques critiquer le FMI tout en invoquant la création d’un vrai FME, ça revient à louer la destitution de Pierre pour introniser Paul.
    Pendant les premiers 95% de sa prose, j’ai presque cru qu’il virait au rose-brun (de droite) anti-Américain.
    Ouf, les 5% restants confirment que l’idée directrice reste bien la création d’un gouvernement supranational. Cela dit je ne vois pas en quoi cela rendrait plus de démocratie au sein de l’Europe…
    En revanche, j’imagine sans peine le crédo d’un FME fraîchement renforcé : “Voyez, nous consolidons notre chère Europe. Vous qui hier ne voyiez en nous qu’une assemblée de techniciens tyranniques qui ne s’assument pas, regardez mieux : nous nous assumons aujourd’hui pleinement !”

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    • Eveillé // 01.07.2015 à 19h26

      Primo: Pour faire tomber les défenses, dire et faire entendre à l’autre ce qu’il veut entendre (95%…).
      Deuzio: Ayant suscité l’écoute et adhésion, glisser/injecter le message voulu (5%).

      S’il pense comme nous, nous pouvons l’écouter.
      Vu qu’il est avec nous, nous ferions bien d’entendre de qu’il dit…

      Vers l’objectif visé (le gouvernement mondial, pouvoir de quelques uns sur tous), la route est longue et la fin justifie les moyens.
      Face aux récalcitrants, créer le chaos permettra de présenter l’abandon de souveraineté comme antidote aux conflits et solution définitive de paix.
      On va leur faire regretter de vouloir le pouvoir sur leur vie…
      Démocratie ? Mon c.l …

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  • pucciarelli // 01.07.2015 à 06h59

    M. Attali parle d’or, mais semble oublier que l’existence de l’UE et de l’Euro doit beaucoup au parrain US. Affirmer que l’Europe a potentiellement le pouvoir de définir une politique européenne indépendante, c’est tromper son monde. Voulue par les Etats Unis, l’UE traduit une vassalisation des états européens. L’affaire ukrainienne le prouve. Nous sommes encore avec cette intervention de M. Attali dans un “story telling” qui a fort peu à voir avec la réalité. Quant aux qualités de Mme Lagarde, les propos n’engagent que son auteur.

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    • Carabistouille // 01.07.2015 à 08h16

      “potentiellement”. Vous l’avez dit vous-même.
      La question est : “si un peuple européen assez citoyen et militant, agissait et dans la rue et en élisant des politiciens honnêtes et courageux, une Europe unie et démocratique aurait-elle les moyens de s’affranchir de la tutelle US plus facilement qu’en restant dans le cadre d’un pays de moins de 100 millions d’habitant?”

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      • Nux // 01.07.2015 à 11h11

        La réponse est évidente: non, et pour plusieurs raisons.
        Premièrement, le peuple européen n’existe pas.
        Deuxièmement, c’est la volonté américaine de faire coexister les différents peuples d’Europe dans un ensemble politiquement autobloquant. Pourquoi Washington accepterait de se tirer une balle dans le pied alors que l’UE sert au mieux ses intérêts?
        Troisièmement, les intérêts des pays européens sont divergents. Sans l’UE, il n’y aurait aucune raison pour associer les intérêts de la France à ceux de la Lettonie par exemple (je n’ai rien contre les les Lettons, mais il me semble que nous avons plus de liens avec les Algériens).
        Pour finir, un peu de mauvaise foi: “politiciens honnêtes et courageux”, n’est-ce pas un parfait oxymore?

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      • chollez jean jacques // 01.07.2015 à 15h54

        Il n’y a qu’un problème…. Il n’existe pas de peuple européen, c’est un déni de l’histoire.
        Un peuple, c’est un territoire, une langue commune, et qui sont prêts à défendre ce bien commun…êtes vous prêt à mourrir pour un seul des états qui la compose..

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        • Delphin // 01.07.2015 à 18h55

          A Carabistouille,

          Belle démonstration, à mon sens. A rebours de ce qui s’écrit généralement ici.

          Il y a bien une histoire européenne. Par contre (en revanche), l’Europe telle qu’elle a été faite est d’abord une Europe du mercantilisme forcené (ouverture des frontières aux camions de l’inutile qui rapporte), avec l’ industrieuse Allemagne pour mentor.

          Delphin

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        • soleil // 01.07.2015 à 19h08

          le peuple sera libéré lorsque l’ensemble des partis politiques auront dissous leur organe politique. Ces politiques veulent tous gagner et continuer comme avant. L’idolâtrie et la connivence des politiques trompent le peuple depuis 50 ans voire plus. Allez courage les politiciens, le peuple ne veut plus de vous. Le peuple est lassé de voir votre spectacle vous les acteurs……

            +2

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        • Serge // 01.07.2015 à 21h41

          @Carabistouille .Personne ne conteste qu’il y a une culture,une civilisation commune à l’Europe .Surtout pas moi .Avec à la fois des transfuges (l’allemand Handel étudia en Italie,puis devint le compositeur du royaume de GB que l’on sait) et des influences réciproques .
          Mais vous oubliez la rivalité émulatrice de ces royaumes à peu près équivalents en puissance .
          Echanges et rivalités à la fois, ont favorisé la richesse de production sans précédent dans tous les domaines .
          Les deux furent nécessaires et opérants .
          Cette rivalité mimétique trouva malheureusement son point culminant avec le 1° conflit mondial et le début de la fin d’un monde .
          Vous vous emmêlez les pinceaux au passage avec vos exemples: de son vivant,la notoriété du grand Bach ne dépassa pas Leipzig ,Lully qui était un transfuge italien à la cour de Louis XIV créa une musique très française.La peinture du grand siècle espagnol ,n’est pas l’art français de Poussin ,ni l’art hollandais de Hals et Rembrandt etc etc …

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          • Serge // 01.07.2015 à 22h28

            Ce qui pourrait me faire vous rejoindre en doutant du souverainisme ,c’est la question suivante :A quoi bon une nation souveraine,si celle-ci n’est plus la mienne ?
            Puisque le capitalisme débridé a fait circulé autant les hommes que les capitaux et les marchandises ,au point que je ne reconnais plus mon pays .
            Ceci n’est pas hors sujet .C’est au coeur et c’est lié au reste comme fondamental .De Gaulle n’avait pas prévu ce changement radical .

            Le capitalisme contemporain oeuvre de fait ,à dissoudre le peuple européen que vous décrivez ,à l’image de ce qu’on voit à Londres .
            Ce soir France 2 a diffusé au journal un sujet sur l’apprentissage du capitalisme par les jeunes londoniens dans un parc de loisir créé à cet effet .C’était saisissant :des jeunes gamins de toutes couleurs ,des fillettes voilées y compris ,se mêlant dans un patchwork joyeux à la gloire du capitalisme sous la forme de jeux de rôles imitant la réalité .
            Comme le laboratoire de l’homme nouveau européen .
            Alors ,oui s’il en est ainsi ,peut me chaut le souverainisme ou le fédéralisme …Je ne suis plus de ce monde là .

              +2

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        • languedoc30 // 01.07.2015 à 21h42

          Des peuples européens qui ont passé leur temps à s’étriper comme des malades dans les pires guerres que le monde ait connu. Il y a à peine quelques semaines, les grecs réclamaient des réparations de guerre à l’Allemagne.

            +3

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        • Alfred // 01.07.2015 à 21h54

          Yeah!
          Un peuple qui n’existera que tant qu’il mettra à jour ses antivirus et logiciels de traduction instantanée (et dans dix ou vingt ans encore).
          Je ne peux pas dire que vous me faites rêver mais je vous assure que votre foi de charbonnier m’eblouit. Si si.
          Et pour l’instant ça ne vous dérange pas si on essaie de faire vivre la démocratie très prosaïquement au sein des nations?

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    • gw // 01.07.2015 à 20h25

      Ne pas mélanger, Europe, euro et EU… La volonté (au moins le concept) d’une construction européenne date de bien avant la seconde guerre mondiale… (ou la première).
      Bien sûr que l’Europe peut affirmer une politique indépendante, mais pour ça il faudrait qu’ elle sorte de ces pseudos institutions opaques pour mettre en place, justement, des briques d’institutions plus démocratiques. La solution à un manque de démocratie, ce n’est pas moins de démocratie (ou tout système peut-être meilleur et peut-être pas encore inventé).
      Bien sûr que le peuple européen existe, c’est juste un aberrant manque d’intérêt, de bon sens et d’égocentrisme qui nous laissent penser le contraire. Nous partageons une histoire commune, des valeurs communes, des intérêts communs, c’est plus qu’ assez pour construire quelque chose de bien !

        +1

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  • Georges Clounaud // 01.07.2015 à 07h08

    C’est ce qu’affirme Naomie Klein (dont l’excellent “La stratégie du choc” reste plus que jamais d’actualité !) dans un excellent reportage diffusé ce dimanche sur la RTS, chaine publique suisse mais pas en France à ma connaissance : “Grèce de la Démocratie aux marchés” Ce qui se joue actuellement en Europe, c’est une réécriture du contrat social totalement en faveur du capital. Selon elle, ce qui se joue en Grèce touchera bientôt tous les autres pays européens. Même l’Allemagne n’y échappera pas.

      +59

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    • Kiwixar // 01.07.2015 à 11h22

      “Même l’Allemagne n’y échappera pas.”

      Oui, le but est de détruire les anciennes grandes nations, en les morcelant suivant la taille des länders et régions. C’est tout bénéfice pour les petites nations (Luxembourg, Autriche, etc.), en particulier celles qui étaient grandes autrefois (Autriche) et qui se sont fait mettre la pâtée.

        +7

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      • ago // 01.07.2015 à 16h15

        Il me semble que vous évoquiez pierre Hillard. Je l ai lu et entendu. C’est toujours très documenté et très fourni en démonstration, il a un sacré CV et comme le patron de ce blog il prend parfois des sacrés risques dans ses idées (je me souviens d une videos entre OB et un ministre sur le sujet ukrainien : j etais ébahi). Je n ai pas un tel courage encore moins l’envergure mais, en ces temps, je salue ces libres penseurs qui sacrifient une carrière moins chaotique au profit de la recherche du Vrai (Ou en tout cas d une réflexion intense) quitte à être taxé de complotiste voire pire …

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    • Pauldansavie // 01.07.2015 à 22h37

      Bonsoir, je pense avoir retrouvé le lien vers la vidéo de RTS(20h40 dimanche dernier) mais je n’arrive pas à lire la vidéo.
      http://www.rts.ch/play/tv/histoire-vivante/video/grece-de-la-democratie-aux-marches?id=6901757

      Message d’erreur: cette vidéo ne peut pas être visionnée pour des raisons techniques
      Mais je suis en France, peut être est elle censurée?

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      • GPL10 // 02.07.2015 à 08h32

        Depuis la Suisse et là maintenant ça fonctionne 🙂

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      • PasGlopPasGlop // 02.07.2015 à 23h33

        Peut être essayer le logiciel TOR qui permettrait de “choisir” le pays d’où l’on se connecte (pour contourner ce genre de limitation)
        Je vais essayer …

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  • Rcool // 01.07.2015 à 07h29

    Et le FMI qui fait parti de ce qui continue d’exiger ces mesures, prévient déjà qu’ils ne vont pas améliorer la situation de la Grèce!

    http://www.theguardian.com/business/2015/jun/30/greek-debt-troika-analysis-says-significant-concessions-still-needed?CMP=share_btn_tw

    Donc, je me demande pourquoi, ils continuent de saigner cette population, pourquoi Merkel & Cie s’obtiennent toujours dans leur délire! déjà c’est humiliant pour l’union européenne, comment un pays de la zone euro fait défaut! les seuls pays qui ont fait défaut auprès du FMI dans le passe (la liste n’est pas longue): Soudan, Zimbabwe, Somalie! mais ces gens se rendent compte vraiment de l’image qu’ils donnent de l’UE!
    j’ai vu un twitte disant : ” Hitler a échoué avec son projet de coloniser l’Europe et le monde avec les armes, mais Merkel réussira sans combattre! “..

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  • unionsbuerger // 01.07.2015 à 07h30

    Mr Attali sait très bien qu’il s’agissait d’ une exigence allemande qui malheureusement n’ a pas été stoppée paar les responsables français.

      +15

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  • Homère d’Allore // 01.07.2015 à 07h43

    Attali répond par le sempiternel “plus d’Europe”. Et propose la création d’un ministère des Finances de l’Eurozone.

    Schäuble pour tous, en quelque sorte…

      +43

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    • languedoc30 // 01.07.2015 à 16h42

      Très peu pour moi. Schäuble me donne des cauchemars et Merkel n’est pas loin de me faire le même effet.

        +7

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  • reneegate // 01.07.2015 à 07h43

    Un peu réducteur non? Dijsemblom (j’ai la flemme d’aller faire un copier coller pour éviter la faute), Schlauble (pareil), Merkel n’ont à priori rien à voir avec le FMI. Ils sont pourtant sur la même ligne. Alors évidemment que le FMI et les américains n’ont rien à faire dans notre histoire européenne, mais attention les autres au pouvoir en Europe n’ont rien à leur envier. Car après les innommables il y a les valets hollande, moscovici, sapin …. (fini les majuscules, fini les distinctions).
    Attali se croit fin joueur en focalisant sur le FMI et espère ainsi sauver la maison. Un bon début donc, peut mieux faire. Les derniers articles que vous avez publié (Vicky Skoumbi) ne laissent planer aucun doute sur les mauvaises intentions de ces gens là qui ne reculent devant rien et qu’Attalli oubli trop facilement.

      +19

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    • Dissonance // 01.07.2015 à 13h01

      J’ai également eu cette impression qu’Attali nous jouait la partition du méchant FMI contre la gentille U. E., ce qui ne me convainc vraiment pas. D’ailleurs, peut-être sans le vouloir, il met en évidence un écueil dans le traitement dans cette affaire en soulignant la qualité de créancier du FMI mais sans évoquer celle de plusieurs pays membres de l’U. E., ce qui rend en quelque sorte cette dernière juge et partie, ce qui n’aide vraisemblablement pas à l’impartialité.

      En outre ce qui se joue avec la Grèce actuellement, c’est bel et bien le test grandeur nature de la possibilité d’une fédération européenne, si l’on considère que la dette de la Grèce vis-à-vis des autres pays membres soit en quelque sorte un transfert de capitaux tels que ceux qui existent dans le fonctionnement des Etats-Unis d’Amérique.

      Or ce qu’on observe, c’est que manifestement, ni les gouvernements nationaux ni la commission ne sont disposés à cette fédéralisation financière (inutile d’évoquer les populations car une fois de plus on ne leur demande pas leurs avis). On pourrait ainsi dire que les principaux eurosceptiques sont précisément ceux qui dirigent l’U. E., contrairement à ce que laissent entendre leurs discours aussi sirupeux que vides du moindre projet politique cohérent.

        +8

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  • Joséphine // 01.07.2015 à 08h19

    Le dernier GEAB va dans ce sens: ” Crise grecque : la tentation d’écarter le FMI »
    À en croire nos médias, il semblerait que le monde entier soit suspendu à l’accord grec recherché par l’UE, la BCE et le FMI. Entre rebondissements et enlisement, la tension monte et désormais le défaut de paiement de la Grèce n’est pas exclu[1]. Cataclysme ou opportunité ?
    La Grèce restera dans la zone euro
    Nous l’avons toujours dit et nous le maintenons : la Grèce restera dans la zone euro. Il est étrange que, jusqu’à très récemment, tous les médias associaient défaut de paiement et grexit. Ce temps est révolu : les deux problématiques sont désormais bien séparées, comme il se doit, et c’est un signe que la Grèce gardera la monnaie unique. Qu’elle fasse défaut, en revanche, est une possibilité. Et si tel est le cas, ce sera un défaut voulu, organisé, et même concerté entre Européens. Le cas grec n’est pas sous le microscope mondial depuis six ans pour que l’issue de la crise se produise de manière inattendue.(…)

    Le FMI : une épine dans le pied européen
    Certes, ce grexit aura été recherché, sciemment ou non, par quelques acteurs de la partie de poker qui se joue actuellement, et en particulier l’acteur washingtonien. Chacun connaît les positions historiques du FMI en matière de gestion d’endettement souverain. L’affaire grecque ne fait pas exception : des trois membres de la troïka, le FMI est de loin le plus idéologiquement exigeant dans ses demandes envers la Grèce[4].
    Si la tragédie grecque dure depuis si longtemps, ce n’est pas la taille du problème qui est en question. Il a certes fallu injecter environ 240 milliards d’euros dans l’économie grecque – ou plutôt dans les banques et le système financier grec afin que celui-ci ne s’effondre pas (ce qui aurait risqué d’entraîner tout le système européen). Un tel montant ne représente que le quart du QE de la BCE, par exemple, ou une petite partie des plans de relance européens et du soutien aux banques.
    Non, si la tragédie grecque dure depuis si longtemps, c’est qu’il y a une autre raison. Les Allemands qui ne voudraient pas payer ? Ils sont loin d’être les seuls à payer (ils représentent seulement 22 % des fonds prêtés) et ils l’ont toujours fait jusqu’à présent, finalement sans trop rechigner. La raison est plutôt à aller chercher du côté du FMI et de ses exigences démesurées et bien trop néolibérales pour le continent européen. Un « allié » imposé par Washington en 2010, mais qui représente moins de 20 % des aides (et dont plus de la moitié a maintenant été remboursée). Un allié encombrant dont l’Europe voudrait bien se débarrasser pour gérer son problème seule, sans ingérence des États-Unis. D’autant qu’elle s’est enfin créé les moyens de le résoudre, ce problème, grâce notamment au FESF (Fonds européen de stabilité financière), puis à son successeur, le MES (Mécanisme européen de stabilité)….On assiste d’ailleurs à une reprise en main politique de la zone euro, avec Merkel et Hollande qui veulent un « renforcement de la zone euro »[2], avec Juncker qui insuffle une énergie politique nouvelle, et avec Sigmar Gabriel (vice-chancelier allemand) et Emmanuel Macron (ministre de l’Économie français) qui demandent une « intégration radicale » de l’Eurozone[3]. Tout cela n’est évidemment pas très compatible avec une sortie désordonnée de la Grèce de la zone euro. Juncker et Tsípras, qui bataillent depuis des mois pour obtenir un accord, n’envisagent pas plus l’un que l’autre de grexit. Un grexit qui n’est qu’un fantasme des marchés financiers et des médias.
    Le FMI : une épine dans le pied européen
    Certes, ce grexit aura été recherché, sciemment ou non, par quelques acteurs de la partie de poker qui se joue actuellement, et en particulier l’acteur washingtonien. Chacun connaît les positions historiques du FMI en matière de gestion d’endettement souverain. L’affaire grecque ne fait pas exception : des trois membres de la troïka, le FMI est de loin le plus idéologiquement exigeant dans ses demandes envers la Grèce[4].
    Si la tragédie grecque dure depuis si longtemps, ce n’est pas la taille du problème qui est en question. Il a certes fallu injecter environ 240 milliards d’euros dans l’économie grecque – ou plutôt dans les banques et le système financier grec afin que celui-ci ne s’effondre pas (ce qui aurait risqué d’entraîner tout le système européen). Un tel montant ne représente que le quart du QE de la BCE, par exemple, ou une petite partie des plans de relance européens et du soutien aux banques.
    Non, si la tragédie grecque dure depuis si longtemps, c’est qu’il y a une autre raison. Les Allemands qui ne voudraient pas payer ? Ils sont loin d’être les seuls à payer (ils représentent seulement 22 % des fonds prêtés) et ils l’ont toujours fait jusqu’à présent, finalement sans trop rechigner. La raison est plutôt à aller chercher du côté du FMI et de ses exigences démesurées et bien trop néolibérales pour le continent européen. Un « allié » imposé par Washington en 2010, mais qui représente moins de 20 % des aides (et dont plus de la moitié a maintenant été remboursée). Un allié encombrant dont l’Europe voudrait bien se débarrasser pour gérer son problème seule, sans ingérence des États-Unis. D’autant qu’elle s’est enfin créé les moyens de le résoudre, ce problème, grâce notamment au FESF (Fonds européen de stabilité financière), puis à son successeur, le MES (Mécanisme européen de stabilité)…”
    http://geab.eu/otan-fmi-tensions-divisions-grexit-horizon-2020-le-retour-des-guerres-europeennes-2/

      +3

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    • Un naïf // 01.07.2015 à 09h24

      Sans ingérence des États-Unis ? Laissez-moi rire…

      Les européistes n’ont visiblement encore rien compris…

        +19

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  • BA // 01.07.2015 à 08h26

    Mercredi 1er juillet 2015 :

    Référendum en Grèce : un sondage donne le « non » gagnant.

    Du côté des sondeurs, le rapport de force est inversé : un sondage réalisé par l’institut ProRata pour le quotidien Efimerida Ton Synatkton donne une nette avance au camp du “non”, crédité de 54% des intentions de vote, contre 33% en faveur du “oui”.

    http://www.europe1.fr/economie/la-grece-est-officiellement-en-defaut-de-paiement-1362872

      +7

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    • Un naïf // 01.07.2015 à 09h25

      Si les sondages donnent le “NON” gagnant, une solution de “dernière minute” va alors être trouvée comme par magie…

        +6

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  • yt75 // 01.07.2015 à 08h28

    Tout devient à la fois si dérisoire et dramatique …

      +7

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    • tachyon // 01.07.2015 à 10h40

      Un coup de blues ?

        +0

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      • Stéphane Grimier // 01.07.2015 à 11h01

        Soyons sérieux, un de plus….

          +0

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      • yt75 // 01.07.2015 à 12h11

        Pas vraiment non (enfin..), ne pas oublier à quelle époque on vit en termes de “fondamentaux”, surtout :
        https://gailtheactuary.files.wordpress.com/2011/10/limits-to-growth-forecast.png

        Certaines atroces banalités maintenant à l’œuvre …
        https://iiscn.wordpress.com/2011/05/06/bataille-et-lenergie/

          +2

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        • Charles Michael // 01.07.2015 à 13h42

          Je connais, je suis, et c’est l’Eléphant dans le jeu économico-financier.

          avec vous lu l’OrNoir, l’histoire du pétrole, de Matthieu Auzanneau ? gros boulot, ça demandera un tome deux, vers 2035 ? 2050 ?

            +2

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          • yt75 // 01.07.2015 à 15h33

            Oui je l’ai lu, enfin par morceau, il faudrait que je prenne le temps de le relire.
            Très bonne synthèse historique.

              +0

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  • Kiwixar // 01.07.2015 à 08h34

    Comme le serpent du Livre de la Jungle, Attali essaie d’hypnotiser le lecteur pendant tout l’article avec des propos paraissant emprunts de bon sens (il manque juste le “avec plus d’argent on serait plus riches” pour s’assurer l’acquiescement de Mme Michu), avant d’essayer de le ferrer avec l’embobinage final qui est l’objet de tout l’article : “Et pour cela, créer d’urgence un véritable Fonds Monétaire Européen, amorce d’un Trésor, et d’un ministère des Finances de l’eurozone.”

    Voilà le but. Le renard dévoile sa queue. L’UE et l’euro ne fonctionnent pas parce qu’il n’y en a pas assez. Tout pourrait rentrer dans l’ordre avec un Trésor fédéral et un Ministère des Finance européen sur le modèle US. Comme disait un autre commentateur ici sur un autre article : le but de la “crise” grecque est de faire avaler la péréquation aux Allemands.

      +51

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    • Alae // 01.07.2015 à 12h49

      “Tout pourrait rentrer dans l’ordre avec un Trésor fédéral et un Ministère des Finance européen sur le modèle US.”
      S’ils veulent sauver l’euro, n’y a effectivement plus que cela à faire. Cela étant, pas sur le modèle américain, où la FED est au-dessus des lois et n’a de comptes à rendre à personne, ce qui annule toute la pertinence d’un ministère des finances. Aux USA, si j’ai bien compris, le Trésor n’a qu’un rôle consultatif, de perception des impôts et de financement du secteur fédéral. Il ne dirige ni ne contrôle en rien l’économie. Quel intérêt ?

        +2

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      • Kiwixar // 01.07.2015 à 13h10

        Le Trésor est la clé de voûte de l’arnaque monétaire :
        – il emprunte de l’argent à la FED, cartel de banques privées (de l’argent que la FED n’a pas)
        – il paie les intérêts à la FED, provenant des impôts fédéraux sur les contribuables (vrai argent provenant de vrai travail)

        Si, au lieu de laisser la FED créer les lignes comptables créant les trilliards d’argent qu’elle n’a pas, c’était le Trésor qui créait lui-même ces lignes comptables d’argent qu’il n’a pas, IL N’Y AURAIT AUCUN INTERËT A PAYER par le Trésor (le contribuable).

        Pour la France, cela équivaudrait à abolir l’impôt sur le revenu, puisque le paiement des INTERETS de la dette de la France équivaut grosso-modo au recettes de l’impôt sur le revenu. Cela équivaudrait à une abolition de l’esclavage financier, basé sur une immense arnaque monétaire datant de 1913.

          +13

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    • Dissonance // 01.07.2015 à 13h14

      Les allemands ne sont probablement pas les seuls qui aient du mal à avaler la péréquation, à mon avis.

        +2

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      • cloclip // 02.07.2015 à 16h51

        @kiwixar Effectivement, la FED crée la monnaie qu elle “prête ” au TRESOR et empoche les intérêts payés par les impôts des américains . La FÉD est une entité privée créée par les banquiers de Wall Street en1913. De la même façon, les banques commerciales privées créent la monnaie qu’elles prêtent aux entreprises ou aux particuliers avec intérêt,, lequel est à leur seul profit.
        Cela est la source de tous nos maux et de là crise actuelle. Comme disait ROTS CHILD “Donnez moi le pouvoir de créer la monnaie et peu m importe qui gouverne”. C est ce qui se passe aujourd hui.
        Il faut donc se battre pour donner aux États le pouvoir de créer la monnaie pour lui même ou pour financer l economie via un système bancaire public, dont les intérêts reviendraient à la collectivité

          +0

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    • Eveillé // 01.07.2015 à 20h01

      Tout a fait…

      1) Pour faire tomber les défenses, dire et faire entendre à l’autre ce qu’il veut entendre.
      2) Ayant suscité l’écoute et adhésion, glisser/injecter le message voulu.

      – S’il pense comme nous, nous pouvons l’écouter.
      – Vu qu’il est avec nous, nous ferions bien d’entendre de qu’il dit…

      Vers l’objectif visé (le gouvernement mondial, pouvoir de quelques uns sur tous), la route est longue et la fin justifie les moyens.
      Face aux récalcitrants, créer le chaos permettra de présenter l’abandon de souveraineté comme antidote aux conflits et solution définitive de paix.
      On va leur faire regretter de vouloir le pouvoir sur leur vie…

      – Ben et la démocratie alors ?
      Ne soyez pas petit, égoïste, passéiste, populiste, rouge/brun, d’extrême droite, nazi, …français.
      Voyez grand, soyez ouvert, généreux, tourné vers l’avenir, …citoyen du monde.

        +4

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  • Un naïf // 01.07.2015 à 08h57

    Le chantre du Nouvel Ordre Mondial fait mine de s’étonner que l’europe soit asservie aux intérêts US via entres autres le FMI… Mais en même temps, il prône une gouvernance mondiale, aux mains de qui d’ailleurs ?? No comment…

    « Un jour, l’humanité comprendra qu’elle a tout à gagner à se rassembler autour d’un gouvernement démocratique du monde, dépassant les intérêts des nations les plus puissantes, protégeant l’identité de chaque civilisation et gérant au mieux les intérêts de l’humanité.
    Un tel gouvernement existera un jour. Après un désastre, ou à sa place.
    Il est urgent d’oser y penser, pour le meilleur du monde. » Jacques Attali.

      +24

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    • ago // 01.07.2015 à 09h18

      Pour ce qui est du nouvel ordre mondial et de la stratégie du choc, tout a été très justement dit dans les précédents commentaires.
      J avais lu à sa sortie “tous ruinés dans 10 ans”. J avoue ne pas y entendre en économie, nettement moins que beaucoup d entre vous. Néanmoins le champ lexical effrayant utilisé dans ce livre avait nettement pour objectif d engendrer la stupéfaction: voilà comment on tient les individus.
      Et puis il y a la naïveté.
      Au début des années 90 j etais étudiant en droit à Bruxelles et j avais comme prof des subalternes de mr monti (DG XXI). Plus les cours avançaient moins la construction européenne nous semblait crédible. Même les derniers avaient épinglé le prof qui ne pouvait qu acquiescer à l impossibilité d avoir une fiscalité européenne commune. Le Luxembourg et les pays bas abandoneraient un jour leur “exclusivité” fiscale ???? On apprenait dans les autres cours à contourner tout ça. …. ubuesque mais nous savions déjà. …

        +14

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  • Leorock // 01.07.2015 à 08h58

    le FMI a fait des erreurs, la commission a fait des erreurs, le montage qui a fait l’euro est une erreur, les grecs eux même ont fait des erreurs. Quand vas t’on arrêter de faire les même erreur? quand vas t’on remplacer ces ” experts” si compètent et qui ne se trompent jamais?

    Einstein disait : La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.

    Nous devons sans doute être tous fou…

      +10

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  • Brice // 01.07.2015 à 09h18

    “….décider du sort de l’euro”
    il ne s’agit donc pas seulement de la Grèce mais bien de l’Euro. Technique de déstabilisation consistant à grossir l’importance du sujet pour mieux faire peur…

    “D’abord, les dirigeants politiques de l’Eurogroupe ont laissé le FMI se glisser parmi les négociateurs, jusque-là uniquement venus de la Commission et de la Banque Centrale européenne, de l’ensemble de la dette grecque.”

    Et pourquoi ?

    “La seule chose qu’on aurait pu espérer du FMI, dans cette débâcle, c’est que les Américains, … trouvent le moyen de leur expliquer l’importance géostratégique majeure de la stabilité grecque, et donc de son maintien dans la zone euro.”

    Reprenons :
    1/ FMI = USA, admettons,
    2/ “’importance géostratégique” pour qui ? pour les “Européens” ou pour les USA ? ….Ben en fait c’est surtout pour les USA car l’intégration européenne est une tentative de création d’un glacis protecteur à l’image de ce qu’avaient fait les Romains..et on sait comment ça a fini !
    3/ “et donc de son maintien dans la zone euro” logique si l’on admet le 2/, si non, je ne vois pas le lien

    Ce qui me dérange c’est que Jacques ne donne pas l’explication du point 2…ce n’est pas honnête et là encore il a plutôt tendance à jouer sur les peurs qu’à nous prendre pour des adultes pouvant réfléchir…

    “Au total,quelle que soient les très grandes qualités de sa directrice générale, dont la réélection serait bienvenue du point de vue français…”

    C’est moi ou il lui fait du gringue…? Peut être au cas où il la croiserait quelque part …faut pas se fâcher avec tout le monde, mieux vaut courageusement accuser “les autres”, sans nommer personne. Très courageux ça !

    “A un moment où les Asiatiques remettent en cause l’existence même des institutions de Bretton Woods,”
    Hé oui, ça c’est un vrai sujet mais qui intéresse….surtout les USA ! C’est leur hégémonie et celle du dollar qui est remise en cause, rien à voir avec l’UE il me semble mais cette rhétorique permet de faire lien : intérêts des USA = intérêt des “Européen” = lutter contre ces vilains Asiatiques…C’est de la manipulation Jacques !

    “La solution, pourtant, est simple….un plan d’économies raisonnable, socialement juste, sans aide nouvelle…”

    Vous comprenez concrètement ce que cela veut dire ? Moi non mais dit comme cela, ça fait bien avec des mots comme “raisonnable”, “juste”…sans vraiment dire quoi que ce soit on se donne bonne conscience.

    “Et pour cela, créer d’urgence un véritable Fonds Monétaire Européen, amorce d’un Trésor, et d’un ministère des Finances de l’eurozone.”

    Financé par qui ???? avec quel argent ???? Dirigé par qui ??? Avec quel mandat ???
    Bon ce que l’on comprend c’est que comme nous ne sommes pas assez “intégrés”, il faut encore plus nous “intégrer”…

      +22

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  • isary // 01.07.2015 à 09h21

    il y a quelque part une notice “explicative” qui permette de comprendre comment allier “les très

    grandes qualités de sa directrice générale” avec”les soi-disant experts du FMI ivres de leur

    pouvoir(qui) ont continué à prétendre imposer des économies suicidaires”??

    Elle dirige QUOI???

    on nous prend vraiment pour des C…

      +18

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  • douarn // 01.07.2015 à 09h34

    ….terrorisme intellectuel des soit disant experts du FMI…
    Sauf erreur de ma part, je n’ai jamais entendu M Attali être aussi dur à l’endroit du FMI au sujet de la dette des pays en voie de développement. Ce qui serait bon pour les autres, ne le serait il pas pour nous? A ses yeux les européens serait ils supérieurs aux africains ou aux américains du sud pour que cela justifie un “deux poids, deux mesures” ?

      +6

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  • scipio // 01.07.2015 à 09h46

    Si je résume bien Attali:

    1/ La crise grecque est due pour une bonne part à l’incurie du FMI
    2/ Cette incurie est due au fait que les autres pays non blanc (africains et asiatiques) surtout ont été de mauvaise volonté
    3/ L’Europe n’y est pour rien et s’est inconsciemment laissée faire (?)

      +5

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    • Alae // 01.07.2015 à 22h51

      La façon dont ça marche : des lobbies (américains pour la plupart) de gens nourris aux théories économiques libre-échangistes viennent convaincre les pays d’abandonner leur souveraineté monétaire, de libéraliser leur système bancaire, de “réformer” (traduction : déréguler), d’autoriser des investissements en monnaies étrangères, etc, au prétexte de stimuler la croissance.
      2) à la suite de la libéralisation, l’économie des pays en question s’écroule, leur dette explose et pour éviter le défaut, ils doivent appeler le FMI à la rescousse. Si les pays tentent de faire appel à d’autres entités (pays amis, etc) pour se sortir du pétrin, Washington s’interpose et l’interdit.
      3) le FMI exige des réformes, toujours les mêmes : indépendances des banques centrales, possibilités de rachats de biens d’Etat, souvent à prix cassés, par des entreprises privées (américaines pour la plupart, les fameuses “privatisations”). Bref, vente du pays à l’encan.
      Le schéma s’est répété dans tous les pays où le FMI a réussi à planter ses crocs.
      C’est ni plus ni moins de la colonisation par l’économie.
      Le documentaire Princes of the yen explique ça par le menu. Pour les anglophones, sorry.
      http://topdocumentaryfilms.com/princes-yen/

        +4

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  • yoananda // 01.07.2015 à 09h47

    1/ le FMI en tant que créancier avait toute sa place à la table des négociations

    2/ le vrai responsable de l’échec c’est l’Euro en tout premier lieu

    3/ et l’Allemagne alors ? Merkel qui veut battre la Grèce à mort pour donner un exemple aux autres pays (Italie/Portugal/France)

    4/ l’Europe a déjà comme réflexe d’aller se protéger dans les jupes de l’oncle Sam dès qu’il y a un petit pépin, et ce, depuis longtemps (exemple : on fait appel à l’OTAN depuis l’échec de la mise en place d’une défense commune)

    5/ la chine n’a pas d’intérêt à faire exploser l’un de ses clients en plein vol, d’autant plus qu’ils construisent leurs propres institutions

    6/ il y a trop d’arrières pensées mondialistes dans ce texte pour faire confiance à l’un des architecte de ce désastre : Attali l’a dit, il savait dès que le départ que l’Euro était mal foutu et que c’était un “coup de force”, pour ne pas dire un coup d’état à l’échelle européenne.

      +13

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  • ulule // 01.07.2015 à 10h06

    lien https://www.indiegogo.com/projects/greek-bailout-fund#/story

    Autre initiative, plus vertueuse de mon point de vue :
    La collecte de dons pour acheminer des médicaments aux dispensaires de soins auto-gérés d’Athènes afin de les aider à assurer leur approvisionnement en médicaments, tenir bon dans la tempête !

    Pour aider rapidement et concrètement les Grecs : https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-dispensaire-de-soins-auto-gere-dathenes

    Le fait que les peuples soient capables de s’aider mutuellement et massivement est un message puissant — aux oligarques mais aussi aux peuples eux-mêmes —

    Faites passer…

      +14

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  • ThomBilabong // 01.07.2015 à 10h08

    Ce n’est pas une réticence, c’est un constat que l’intervention passée du FMI sur la Grèce n’était pas la bonne solution. La belle affaire. Le récent papier en ligne de Dominique Strauss Khan est parfaitement en ligne avec cette opinion à ceci près qu’il justifie l’intervention du FMI au nom d’une action “régionale” rendue nécessaire par la carence d’un système monétaire européen inachevé. En clair, Attali pointe la même carence et propose des solutions européennes car c’est une questions européenne et non américaine.
    Jacques Attali ne promeut pas de gouvernance mondiale dans son papier mais une gouvernance européenne. En cela, il est pragmatique et dessine le futur : des gouvernances régionales fortes sur leur zone du globe, qui se concertent et assurent entre elles une gouvernance mondiale.

      +4

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  • artiguste // 01.07.2015 à 10h09

    67 tentatives, 67 explosions depuis 1918 ???

    – Que dites-vous du Franc CFA-UEMOA créé en 1945 et qui existe encore ?
    – Que faites-vous du Franc CFA-CEMAC créé en 1945 et qui existe encore ?
    – Que faites-vous du Dollar des Caraïbes créé en 1965 et qui existe encore ?
    Et encore, il en existe peut-être d’autres !
    OK ces trois devises sont “pégués” à l’EUR pour 2 et l’USD pour l’autre mais se sont de réelles unions monétaires.

    Le site d’Olivier est génial pour casser le cou aux idées reçues mais ça m’ennuie de voir que ses lecteurs mettent un maximum de pouces à une autre idée reçues.

      +4

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    • Juju // 01.07.2015 à 10h22

      de ce que je crois savoir (mais je dit peut être une énormité)

      Le Franc-CFA : c’est bien cette monnaie “commune” qui prouve que certains pays africains peuvent avoir une certaine indépendance financière, économique et politique ?

      Ah en fait non .. c’est juste une monnaie qui les prive d’une hypothétique indépendance ..
      avec en plus leurs stocks d’or conservé sur le sol de l’ex puissance coloniale ..

      en fait j’aime bien votre exemple ..

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      • artiguste // 01.07.2015 à 10h31

        Durant ces quelques minutes, j’ai approfondi le sujet. Pour les CFAs, cela semble une union monétaire d’apparence. Toute décision doit avoir un accord de la banque de France.

        En revanche, je persiste à penser que le dollar des Caraïbes est une véritable union monétaire.

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        • Nietzsche // 01.07.2015 à 11h05

          J’ai voyagé dans beaucoup d’îles aux caraïbes et n’ai utilisé que USD ou Euros… Je ne connaissais pas le dollar des caraïbes, mais je n’ai pas visité toutes les îles…

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          • artiguste // 01.07.2015 à 12h08

            Je suis allé en Dominique et je payais en XCD. Je pouvais payer en USD ( toujours au même taux mais légèrement supérieur au cours “légal”) partout ou en EUR à peu près partout mais avec un change très défavorable.
            Cependant on me rendait systématiquement la monnaie en XCD.

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        • Juju // 01.07.2015 à 11h45

          en fait j’aime plutôt bien ce blog et ses commentaires ..
          mêmes quand on écris des bétises (ou des demi-vérités – au vu des sujets complexes abordés) d’autres nous donnent des informations complémentaires et nous corrigent .. nous aidant ainsi à parfaire notre éducation …

          quant à l’Euro , aux Francs-CFA ou a d’autres unions monétaires, réelles ou pas .. je crois que le sujet important reste celui-ci:
          1-Les pays qui composent ces unions monétaires sont ils indépendants (avec des gouvernements démocratiques agissant pour le bien du peuple) ?
          2- Dans le cas ou ces unions monétaires “fonctionnent” : qui sont ceux qui en profitent / en ont profité / en profiteront ?

          de ce que je sais de l’économie des ex-colonies africaines : cette monnaie participe à l’asservissement généralisée de leurs économies et de leurs peuples
          de ce que je connais de l’économie européenne: le “succès” de l’Euro a surtout profiter au casino de la bourse et à la financiarisation de l’économie; pour les autres: chômage de masse, transfert des moyens de production vers les pays a bas-couts, paupérisation forcée de presque tous les citoyens européens, ..

          bref la question de la monnaie et de la création monétaire renvoie intrinsèquement aux questions d’indépendances et de démocratie (par le peuple et pour le peuple)…

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        • Globule rouge // 01.07.2015 à 12h31

          une zone comme celle du dollar des caraibes orientales, c’est environ 600 000 habitants, avec en commun une economie dominé par le tourisme surtout et l’agriculture, parfois de la peche ( a noter que certains sont paradis fiscal ou pavillon de complaisance), 2 des membres sont sous dominations britanniques.

          Ok…. 600 000 habitants pour cette union monetaire avec un profil economique un peu pres semblables, membre qui a le plus de population Sainte lucie 170 000 habitant, membre qui en a le moins montserrat 5000 habitants…. C’est ca votre exemple ?

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          • artiguste // 01.07.2015 à 12h56

            Heu… Oui.
            Excusez-moi de ne pas être wikipedia et donc de ne pas connaitre toutes les unions monétaires mais de mon expérience personnelle, je peux parler de cette union monétaire puisque je la connais.
            Après Globule rouge, j’ai rebondi sur l’affirmation complètement erronée de BA qui dit que depuis 1918 il a eu 67 unions monétaires qui ont toutes explosés. Voir infra pour se rendre à la source de cette affirmation complètement triturée et donc fausse par un journaliste qu’il crédibilise en mentionnant un économiste danois.
            Une union monétaire avec seulement 600 000 utilisateurs ne permet pas d’appeler cela une union monétaire ?
            À moi de poser une question du même niveau que la vôtre. Pour donner un exemple d’existence d’une union monétaire, combien faut-il au minimum d’utilisateur ?

            Vous parlez du fait qu’ils ont des économies semblables, vous avez tout-à-fait raison. C’est peut-être aussi pour cela qu’elle perdure… Et là au moins je pense qu’on est tous à peu près d’accord 🙂

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            • Papagateau // 01.07.2015 à 20h39

              Entre Sainte-Lucie et les états-unis , c’est les états-unis qui ont le dessus, et de loin.
              La preuve : on peut payer en dollar des état-unis aux Caraïbes mais pas avec des dollars Caraïbes aux USA.
              Plus grave : quelle est l’influence des pays Caraïbes sur le cours dollar caraïbe contre euro ? Zéro, zéro, zéro.
              Au moins l’euro est la somme des intérêts des différentes banques centrale de l’euro zone.

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          • BA // 01.07.2015 à 15h10

            artiguste ne comprend pas :

            “Toutes les tentatives d’Etats indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.”

            C’est clair.

            C’est net.

            C’est imparable.

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    • BA // 01.07.2015 à 10h24

      Comment osez-vous comparer :
      – le franc CFA
      – et l’euro ?

      Union Economique et Monétaire Ouest Africaine :

      Huit pays en sont membres : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo.

      Regardez la carte :

      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d3/Africa-countries-UEMOA.svg

      Ces pays ont une langue commune : la langue française. Seule exception : la Guinée-Bissau a comme langue officielle le portugais.

      Avant la décolonisation, l’Afrique Occidentale Française regroupait la Mauritanie, le Sénégal, le Soudan français (devenu Mali), la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Niger, la Haute-Volta (devenue Burkina Faso) et le Dahomey (devenu Bénin).

      Avant la décolonisation, ces pays, c’était la France, une et indivisible.

      Ces pays avaient tout en commun : un alphabet commun, une langue commune, la langue française, des lois communes, des institutions communes, une armée commune, une administration commune, des services publics communs, une monnaie commune : le “Franc des Colonies françaises d’Afrique”, le franc CFA. Officiellement, le franc CFA a été créé le 26 décembre 1945.

      Le franc CFA a été créé par la France pour ses colonies africaines en 1945.

      Vous comprenez ça ?

      Le franc CFA a été créé par la France pour ses colonies africaines en 1945. Après la décolonisation, ces ex-colonies françaises ont choisi de garder le franc CFA comme monnaie.

      MAIS EN REVANCHE la zone euro n’a rien à voir avec le franc CFA : en Europe, 19 nations indépendantes, 19 nations très anciennes, 19 nations très différentes ont détruit leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

        +12

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      • artiguste // 01.07.2015 à 10h39

        Qui compare le CFA avec l’EUR ?
        Si c’est le mot “pégués” qui vous fait penser à ça, je n’aurai pas dû utiliser ce franglais mais dire “arrimés”.

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        • BA // 01.07.2015 à 10h48

          Mais c’est vous-même qui avez cité comme exemple le franc CFA !

          Deuxième exemple : la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

          Là encore, il faut rappeler l’histoire de la CEMAC.

          Avant l’indépendance :

          le Cameroun était une colonie française, francophone, depuis 1918
          la République centrafricaine était une colonie française, francophone, depuis 1905
          la République du Congo depuis 1891
          le Gabon depuis 1886
          le Tchad depuis 1905

          Avant l’indépendance, la France avait regroupé les colonies françaises ci-dessus dans « l’Afrique Equatoriale Française » (AEF).

          L’Afrique-Équatoriale française (AEF) était un gouvernement général regroupant au sein d’une même fédération plusieurs colonies françaises d’Afrique centrale.

          https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/8a/French_Equatorial_Africa.PNG

          Le franc CFA est, depuis sa création en 1958, la devise officielle des six États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. Il est divisé en cent centimes.
          Son équivalent en Afrique de l’Ouest est également le franc CFA (UEMOA) mais, bien que les taux de conversion vis-à-vis de l’euro (auquel les deux monnaies sont arrimées) soient identiques (655,957 francs pour 1 euro), leur usage n’est pas interchangeable (on ne peut donc payer en CFA UEMOA des produits vendus en Afrique centrale).

          Le franc CFA (et ses zones UEMOA et CEMAC) est créé en 1945 par l’État français suite à la ratification des accords de Bretton Woods, sous le nom de franc des Colonies Françaises d’Afrique. En 1958, il prend le nom de franc de la Communauté Française d’Afrique puis en 1960, le nom de franc de la Coopération Financière en Afrique centrale.

          En clair :

          le franc CFA CEMAC a été créé en 1945 par la France pour ses colonies françaises d’Afrique centrale. Après l’indépendance, ces pays ont choisi de garder comme monnaie le franc CFA.

          MAIS EN REVANCHE la zone euro n’a rien à voir avec le franc CFA CEMAC : en Europe, 19 nations indépendantes, 19 nations très anciennes, 19 nations très différentes ont détruit leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

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          • artiguste // 01.07.2015 à 11h00

            Je n’ai jamais comparé l’EUR à un des deux CFA.
            Je vous propose de me relire. Je m’inscris en faux quant à l’affirmation que depuis 1918 il y a eu 67 unions monétaires et toutes ont explosé.

            Comme vous m’avez dit : “Vous comprenez ça ?”

            Je présente mais plus plates excuses pour avoir contre-argumenté sur cette affirmation en donnant deux exemples sur trois erronés.
            Mais ça ne veut pas dire pour autant que l’autre exemple est à mettre à la poubelle.

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          • BA // 01.07.2015 à 11h06

            Troisième exemple donné par artiguste : le dollar des Caraïbes Orientales.

            Là-encore, il nous faut rappeler l’histoire du dollar des Caraïbes Orientales.

            Avant l’indépendance :

            A l’origine de cette histoire, il y avait la Fédération des Indes occidentales.

            La Fédération des Indes occidentales, ou Fédération des Antilles (en anglais : West Indies Federation) était formée des colonies britanniques des Antilles.

            La fédération des Indes occidentales se composait de 24 îles principales habitées et d’environ 220 à 230 îles mineures, certaines habitées, d’autres inhabitées, composées d’îles, d’îlots et de récifs. La plus grande île était la Jamaïque, située à l’extrême nord-ouest de la fédération.

            À l’extrémité sud-est se trouvait la deuxième plus grande île, Trinité, suivie par la Barbade (en termes de population), située à l’extrémité orientale de la fédération.

            Le Royaume-Uni a décidé de créer une monnaie pour ses colonies britanniques des Antilles : le « dollar des Indes occidentales britanniques ».

            Ensuite, il y a eu l’indépendance.

            Les colonies britanniques des Antilles sont devenues indépendantes. Elles ont décidé de garder le « dollar des Indes occidentales britanniques », mais en lui donnant un nouveau nom : « le dollar des Caraïbes Orientales. »

            Six des territoires utilisant cette monnaie sont des États indépendants : Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Grenade, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Sainte-Lucie.

            Les deux autres sont des territoires d’outre-mer britanniques : Anguilla et Montserrat.

            Le dollar est-caribéen a remplacé en 1965 le dollar des Indes occidentales britanniques (British West Indian dollar, BWI$), utilisé par l’ancienne Fédération des Indes occidentales, à parité (1 BWI$ = 1 EC$).

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Dollar_des_Cara%C3%AFbes_orientales

            Voilà l’histoire du dollar des Caraïbes Orientales : une monnaie que le Royaume-Uni avait créée pour ses colonies antillaises.

            MAIS EN REVANCHE la zone euro n’a rien à voir avec le franc CFA : en Europe, 19 nations indépendantes, 19 nations très anciennes, 19 nations très différentes ont détruit leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

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          • BA // 01.07.2015 à 11h12

            Voilà l’histoire du dollar des Caraïbes Orientales : une monnaie que le Royaume-Uni avait créée pour ses colonies antillaises.

            MAIS EN REVANCHE la zone euro n’a rien à voir avec le dollar des Caraïbes Orientales : en Europe, 19 nations indépendantes, 19 nations très anciennes, 19 nations très différentes ont détruit leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

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          • artiguste // 01.07.2015 à 11h23

            Ok, merci pour l’histoire du dollar des Caraïbes mais cela n’empêche pas que l’XCD est une union monétaire de 6 pays et de deux territoires d’outre mer britannique qui n’est pas “vassalisée” par une autre banque (comme les CFAs).

            Comme certain cherche la petite bête, je vais déjà répondre par un autre exemple à la question qui va venir, le fait que l’XCD soit arrimé à l’USD ne fait pas perdre à cette devise le statut de monnaie. C’est comme dire que le franc suisse n’était pas une monnaie du temps où il était arrimé à l’EUR ou le dollar de Singapour avec l’USD.

            Mesdames, Messieurs, j’ai dépensé trop d’énergie à me battre contre des moulins à vent. Je resterai consommateur du blog désormais.

            Bonne journée à tous.

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      • BA // 01.07.2015 à 11h27

        Bon, je vois que je n’ai pas été assez clair.

        Alors je répète une seule chose :

        Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

        http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php

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        • artiguste // 01.07.2015 à 11h38

          OK, allez un dernier petit post et j’espère que le sujet sera clos.
          M. Jens Nordvig a écrit
          “If we look back through history far enough, there are plenty of examples of currency unions that have broken apart1”
          Le petit 1 renvoie à une note en bas de page qui dit :
          “1 The specific sample we have looked at covers the period since since 1918 and includes 67 instances of currency union breakup. It is not an exhaustive sample, but it includes the most of the important historical instances.”

          Il a donc écrit que le chiffre de 67 n’est pas exhaustif et il n’a pas écrit que sur les 67, tous ont explosé. Il a écrit que beaucoup ont explosé.

          Quant à vous M. BA, ne faites pas une confiance aveugle aux mass-media, au point de soutenir mordicus et de vous faire l’avocat de triturations journalistiques… Vous devriez le savoir quand même ! ! !

          source : http://www.voxeu.org/article/eurozone-breakup-debate-uncertainty-still-reigns

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          • BA // 01.07.2015 à 11h49

            Où avez-vous vu 19 nations indépendantes détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique ?

            Où ?

            Et où avez-vous vu que ça marchait ?

            Où ?

            C’est une expérience, certes, mais c’est une expérience qui foire toujours.

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            • Abemus // 02.07.2015 à 04h43

              Si j’ai bien compris le fonctionnement de l’euro, aucune des monnaies nationales n’a été détruites. Chacune d’elle a pris le nom d’euro et chacune des banques centrale dois accepter l’euro des autres a un taux de 1 pour 1.

              j’ai bon ?

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          • Kiwixar // 01.07.2015 à 11h51

            “Je resterai consommateur du blog désormais.”

            Je trouverais ça dommage, Artiguste, car les points de vue différents amènent toujours quelque chose, surtout quand les avis peuvent être débattus posément. Et je trouve aussi que certains commentateurs trop virulents (“comment osez-vous”) voir talibanesques ou dédaigneux desservent ce blog inestimable en ne suivant pas la charte des commentaires qu’il serait utile de rappeler au vu des dérives.

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          • BA // 01.07.2015 à 12h01

            artiguste, deux simples questions pour vous :

            Où avez-vous vu 19 nations indépendantes détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique ?

            Où ?

            Et où avez-vous vu que ça marchait ?

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          • artiguste // 01.07.2015 à 13h01

            Pour répondre à vos deux questions : “NON” et “probablement nul part”.

            Ai-je dit le contraire ?

            Fermez les yeux, respirez un bon coup, rouvrez les yeux, relisez-nous et peut-être vous comprendrez.

              +1

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          • artiguste // 01.07.2015 à 14h23

            Vous avez écrit
            “Comment osez-vous comparer :
            – le franc CFA
            – et l’euro ?”

            Je n’ai jamais comparé le franc CFA avec l’EURO. Pourtant vous reprenez entièrement le message et je ne vois aucune comparaison entre le CFA et EURO. Je ne vois pas où j’ai fait une telle comparaison.

            Tout à commencé parce que je contestais le fait que depuis le 1918 il y avait eu 67 unions monétaires et toutes ont explosé (d’ailleurs cela sous-entend que l’EURO n’est pas une union monétaire ou une union monétaire qui a déjà explosé… ce qui est, au jour d’aujourd’hui, faux).

            Après quelques recherches, nous savons maintenant que cette affirmation “empruntée” à M. Nordvig n’a jamais existé et qu’en plus, par l’existence du dollar des Caraïbes, cette affirmation, en plus de n’être jamais sorti de la bouche de l’économiste danois est fausse.

            Voilà, promis je déconnecte et bien que je sois d’accord avec Kiwixar, j’ai perdu trop de temps, d’énergie et cette expérience m’a un peu énervé. Je resterai donc un simple consommateur de contenus de ce formidable blog.

              +2

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          • dissous // 01.07.2015 à 20h19

            
            artiguste Le 01 juillet 2015 à 11h38
            Il a donc écrit que le chiffre de 67 n’est pas exhaustif et il n’a pas écrit que sur les 67, tous ont explosé. Il a écrit que beaucoup ont explosé.

            Il a écrit que le chiffre de 67 n’est pas exhaustif de tous les exemples que l’on pourrait trouver d’unions monétaires

            Et il a bel et bien écrit que tous les 67 exemples qu’il donne ont “explosé”

            If we look back through history far enough, there are plenty of examples of currency unions that have broken apart (note1)
            « Si l’on remonte assez loin dans l’histoire, on trouve une quantité d’exemples d’unions monétaires qui ont “explosé” (note 1) »

            Bon. Et la note 1 dit :

            The specific sample we have looked at […]
            « l’échantillon particulier que l’on a considéré […] »
            Echantillon de quoi ? De currency unions, évidemment

            includes 67 instances of currency union breakup
            « comprend 67 exemples d'”explosion” d’unions monétaires »
            Donc tous les 67 exemples ont bien “explosé”

            It is not an exhaustive sample,
            « Ce n’est pas un échantillon exhaustif »
            Il n’a pas considéré toutes les unions monétaires de l’histoire de l’humanité, (ou toutes celles qui ont explosé)

            but it includes the most of the important historical instances.”
            « mais il contient les exemples historiques les plus importants »

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        • Carabistouille // 01.07.2015 à 12h03

          Et alors?
          Vous connaissez des révolutions qui aient abouti durablement? Malgré tout la condition humaine a évolué.
          le contexte évolue, la connaissance aussi, donc la nature humaine est d’essayer et essayer encore.
          Il n’empêche que si les Grecs avaient réussi à s’unir, il ne seraient pas devenus les esclaves des Romains.
          Idem pour les nations gauloises.
          Qu’est de que c’est que ce point de vue complètement foireux qui exigerait qu’on ne retente pas pour raison d’échec.
          Alors si on vous avait écouté, on en serait encore à l’esclavage

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          • BA // 01.07.2015 à 12h08

            Pour une raison que je vais vous dire :

            La solidarité existe dans le cadre d’un couple, dans le cadre familial, dans le cadre amical, dans le cadre d’un quartier, dans le cadre d’une tribu, dans le cadre d’un village, dans le cadre d’une ville, dans le cadre municipal, dans le cadre cantonal, dans le cadre départemental, dans le cadre régional, dans le cadre national, mais la solidarité n’existe pas au-delà du cadre national.

            Il n’existe pas de sentiment de solidarité à l’échelle de l’Europe.

            L’exemple le plus tragique est ce qui arrive à la Grèce depuis 2009 : les pays européens riches ont refusé de DONNER de l’argent à la Grèce depuis 2009.

            Mais en revanche les pays européens riches ont PRETE des dizaines de milliards d’euros à la Grèce, ils ont demandé à la Grèce de payer des intérêts sur ces prêts, et ils lui ont imposé des “réformes” qui ont détruit la Grèce.

            La solidarité entre les nations, ça n’existe pas.

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            • Wilmotte Karim // 01.07.2015 à 19h50

              Et pourtant, les peuples, eux, étaient persuadés d’être solidaire.

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            • Bubble // 01.07.2015 à 20h43

              Bonjour,

              La solidarité trans/supra nationale existe, en Europe (continent) c’est l’Europe (construction politique).

              La solidarité est le pilier fondateur de l’Europe politique.
              Ça a commencé, ici, en 1950, avec la création de la CECA.
              Et car il n’existe/ait pas de “sentiment” de solidarité entre pays ou peuples, on a créé la CECA, puis l’Europe, se sont fondées sur la notion de SOLIDARITE DE FAIT. une solidarité “imposée” ou “nécessaire” par l’organisation institutionnelle et politique de l’INTERDEPENDANCE”.

              http://europa.eu/about-eu/basic-information/symbols/europe-day/schuman-declaration/index_fr.htm

              C’est “l’idée de Schuman” édictée ainsi :

              “L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble: elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait.”

              Cette phrase est par ailleurs si fondamentale, qu’elle est inscrite sur tous les chèques de touts les chéquiers bancaires d’Europe (prenez une loupe )

              http://www.liberation.fr/vous/2005/06/21/sur-les-cheques-l-europe-fait-sa-pub-en-miniature_524123

              Ainsi, sans interdépendance et sans solidarité de fait, le “problème grec”, en tant que problématique européenne n’existerait pas.

              Enfin, depuis l’élargissement de l’Europe à la Grèce, celle ci à toujours été bénéficiaire nette du budget européen ; elle “cotise” moins qu’elle ne perçoit, à hauteur d’environ 4.5 milliards d’euros par an actuellement. Depuis donc plusieurs décennies, ceci représente des dizaines, voire centaines de milliards d’euro en tout au bénéfice de la Grèce. Je crois même (à vérifier) que la Grèce est le pays qui le plus bénéficié de la solidarité européenne.

              Enfin, pour aller vite, la mutualisation des ressources/services engendre interdépendance, entrainant solidarité DE FAIT. En 1950, ceci visait à rendre impossible, par exemple, une nouvelle guerre militaire entre la France et l’Allemagne.

              La solidarité n’est pas un sentiment, c’est un “mécanisme”

              Merci.

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          • Serge // 01.07.2015 à 21h02

            Vous censurez les citations du général de Gaulle maintenant ?
            Faire de l’Europe une fédération,oui il jugeait la tâche impossible.
            Il a bien dit,ne vous en déplaise :”On ne peut faire une omelette fédérale avec les œufs durs que sont les vieilles nations d’Europe.”
            Et aujourd’hui ,c’est bien le choix entre le “saut fédéral” ou “l’Europe des nations” qui est à nouveau posé .

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            Alerter
  • Tassin // 01.07.2015 à 10h13

    Je suis toujours aussi étonné de cette initiative qui consiste à donner du pognon directement au FMI à la place de la Grèce…

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  • Tassin // 01.07.2015 à 10h17

    C’est un risque, qui impliquerait une mémoire de poisson rouge des Grecs quant à la responsabilité de la mise en place du contrôle des capitaux (le non-soutien de la BCE aux banques Grecques en difficulté).
    Je ne sais pas quel est le ton des médias mainstream en Grèce, mais avec une bonne campagne médiatique comme ce qu’on a en France en ce moment c’est tout à fait possible d’obtenir ce résultat.
    Les 3/4 de mon entourage pensent que c’est la Grèce qui a quitté la table des négociations par exemple. Et pourtant j’ai un entourage plutôt engagé et critique des institutions de manière générale.

      +5

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  • tachyon // 01.07.2015 à 10h36

    Où est le vrai ?
    Le CONTRAIRE

    “”…Du côté des sondeurs, le rapport de force est inversé : un sondage réalisé par l’institut ProRata pour le quotidien Efimerida Ton Synatkton donne une nette avance au camp du “non”, crédité de 54% des intentions de vote, contre 33% en faveur du “oui”….””

    ICI : http://www.europe1.fr/economie/la-grece-est-officiellement-en-defaut-de-paiement-1362872

      +2

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  • Patrick Luder // 01.07.2015 à 10h41

    Chercher à résoudre les questions économiques juste avec des prêts comme le fait le FMI n’est qu’une incompréhension du système économique.

    Lorsque l’économie d’un pays (ou d’une région) est détruit, lorsque tout repose sur les épaules d’un Etat atrophié, cet Etat ne peut que s’endetter progressivement et faire faillite. La responsabilité de la faillite d’un Etat appartiens tout autant à lui-même qu’aux éléments externes qui l’ont appauvris et à ceux qui ont prêté sans discernement. Réclamer austérité sans s’occuper de l’équilibre économique est une aberration complète.

    L’économie d’un pays (ou d’une région) est équilibrée lorsque son économie intérieure est forte et en pus que ses échanges extérieurs sont équilibrés. L’économie devient trop forte lorsqu’elle est fortement exportatrice (au détriment des importateurs). L’économie devient faible lorsque sont marché intérieur est bloqué ou que son marché extérieur devient fortement importateur. Une recherche d’économie intelligente devrait avant tout rechercher l’équilibre de chacun et non la prospérité des uns au détriment des autres. Dans l’idéal le commerce extérieur (import/export) devrait permettre l’équilibre des excédents ou des manques, non pas seulement financiers mais aussi et surtout physiques (matières premières durablement à disposition). Ce ne sera qu’avec ce genre de réflexions que le monde pourra aller un peu mieux.

      +6

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    • Patrick Luder // 01.07.2015 à 10h48

      Mon commentaire est encore incomplet sans parler un peu des différents blocages ou facilités de l’économie intérieur ou du commerce extérieure … une question complexe faisant appel à l’administratif régional, à la fiscalité, aux accords internationaux et à l’énergie mise à disposition pour la transformation et le transport des produits.

        +1

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  • Ardéchoix // 01.07.2015 à 10h50

    « La Grèce qui bloque le Mécanisme européen de stabilité ” c’est une métaphore ?

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  • Pseud // 01.07.2015 à 10h54

    Il ne sentirait pas le vent tourner le père Jacko pour se poser ce genre de question ?

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  • Georges // 01.07.2015 à 11h03

    Bien sûr qu’il faut savoir de quel personnage l’information vient et ne pas faire table rase du passé.

    C’est bien lui qui a fait des déclarations sur l’Europe et la croissance etc etc…ce qui s’avère avec le temps être totalement n’importe quoi.
    Il devrait être définitivement discrédité. Mais c’est encore et encore lui qu’on nous sert !!!
    Surtout qu’il avait des commentaires, à l ‘époque, avec son petit sourire de condescendance envers ceux à qui finalement le temps a donné raison.

    On nous le sert comme un expert, c’est tout simplement un incapable qui sait bien parler et se mettre en avant et qui est un agent…. Il n’est même pas sûr qu’il ait conscience de sa position.

    Est-ce que quelqu’un peut me confirmer ou infirmer qu’il ait présenté un jour des excuses pour s’être très très lourdement trompé, et avec son air de condescendance, dans le passé.

    Je suis franchement surpris que vous mettiez en en-tête une invitation à le lire en faisant abstraction du personnage. Très décevant.

    Non, il ne faut jamais faire abstraction d’un personnage. Il faut avoir une culture, savoir d’où les choses viennent, et ne pas croire “au propos miracle qui ne tient que par lui-même”.

      +13

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    • Garçon // 01.07.2015 à 11h17

      ” D’où parle-tu camarade ? ”

      Désolé, on ne peut pas dissocier un “auteur ” et son ouvrage.

      E.G.

        +3

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  • Azza // 01.07.2015 à 11h23

    Je suis idiot ou Attali fait un contresens total ?

    Il me semble que le FMI etait parfaitement conscient de la NECESSITE ABSOLUE de restructurer la dette grecque et que ce sont les europeens, tous derriere l’Allemagne qui refusent.

    Devant leur refus, le FMI n’a plus rien d’autre a faire que d’essayer de recuperer le maximum en saignant la bete, de toute facon condamnee par les Ayatolahs de l’Eurozone.

    Et en passant, meme dans l’analyse des raports de force a l’interieur du FMI, il me semble aussi que le contresens est complet, puisque c’est Lagarde qui me semble trahir sa mission contre l’avis de ses experts en suivant les europeens dans leur strategie (par exemple en refusant les 30 jours de “grace” avant d’acter le defaut).

    Donc, Attali me semble en service commande pour “blanchir” l’europe en chargeant le FMI qui a le tort d’etre l’organisme qui devait etre paye en premier.

      +6

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  • lanQou // 01.07.2015 à 11h31

    Devant le risque d’une sortie de la Grèce de l’euro dont les conséquences politiques sont certes imprévisibles mais peu probablement de bon augure pour l’UE, il faut sauver le soldat euro et l’image d’épinal de l’UE. Chargeons alors la barque du FMI dont l’image détestable auprès des peuples n’est plus à ça près.
    Attali aurait pu être crédible en tenant ce discours il y a 6 mois, aujourd’hui la manoeuvre saute aux yeux: rien ne nous sera épargné pour pousser jusqu’au bout le cauchemar démocratique, économique et politique de la construction européenne néolibérale et de sa monnaie de singe.
    Les Grecs ont rendez vous avec l’histoire, et je ne donne pas cher de ce qu’il restera de leurs pauvres carcasses déjà faméliques s’ils offrent leur gorge au couteau du boucher européen.

      +5

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  • Charlie Bermude // 01.07.2015 à 11h55

    Question théologique subsidiaire , j’ai déjà posté quelque part , qu’il fallait faire attention aux projections spontanées de notre régime foncier sur d’autres pays . Vu de France c’est quand méme une anomalie , et pas seulement fonciére que l’Eglise orthodoxe ne paye pas d’impot , eu égards à ces profits fonciers . Ce qui a une importance pour ce qui de est l’exploitation du gaz . Là dessus , je ne connais rien au régime foncier Grec . Si quelque Grec dans la salle avait des lumiéres sur cette question , j’aurais plaisir de les connaitre .

      +1

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  • Kiwixar // 01.07.2015 à 11h56

    Sapir l’a très bien expliqué dans son interview sur BFM-TV : ce n’est pas de l’argent que veut la Grèce (elle est en excédent primaire), mais une restructuration de sa dette. Ce crowdfunding est donc une forme de désinformation dénigrante pour la Grèce.

      +11

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  • adrien // 01.07.2015 à 12h09

    L e FMI fait partie de la Troïka formée en 2010, pour mettre en place des plans de “sauvetage” pour Chypre, l’Irlande, le Portugal, la Grèce. Il y a déjà 5 ans qu’il est dans cette galère !
    On semble découvrir que cette institution s’est parfois lourdement trompée (cf.Olivier Blanchard) et qu’elle n’est pas démocratique .C’est bien vu de lui taper dessus en ce moment on dirait .
    Comme si le Parlement européen ne portait pas sa propre responsabilité, dans la crise actuelle …
    Junker n’a t-il pas dit aussi “il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens” ?

    Enfin à propos du FMI dont personne ici ne se fait d’illusion, on lit dans l’article cet avis étonnant :
    “les très grandes qualités de sa directrice générale dont le réélection serait bienvenue du point de vue français ” …
    L’avantage de la pensée paradoxale pour certains, c’est d’avoir raison en toute circonstance .

      +3

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  • aleksandar // 01.07.2015 à 12h22

    Je ne suis pas un fan d’Attalli mais là………
    Mon pov’ Jacques te voila habillé pour l’hiver par les commentateurs de ce site……alors que c’est bien la première fois que tu écris des choses aussi intelligentes.
    Et surtout moins marquées au sceau du dogmatisme habituel chez toi.
    Peut être que l’age, ce lent détachements des constructions trop parfaites intellectuellement à fait son œuvre.

    Bien sur, le dernier paragraphe sur l’intégration européenne renforcée est une ineptie, les pays européens sont bien trop disparates en termes économiques pour que cette solution puisse être efficace avant une bonne centaine d’année.

    Mais, tu vois, Jacques, j’apprécie que quelqu’un comme toi, référence des bobos et autres Gracques et personnage influent en France écrive ceci :

    ” Enfin, quand les experts européens ont fini par comprendre que ce n’est pas en détruisant les ultimes moyens de la croissance grecque qu’on réduirait leur dette , les soi-disant experts du FMI, ivres de leur pouvoir, ont continué à prétendre imposer des économies suicidaires à ce pays, sans voir qu’il ne pourra jamais rembourser une dette qu’il est urgent d’annuler officiellement.”

    ” La solution, pourtant, est simple, et les Européens l’auraient sans doute appliqué depuis longtemps sans le terrorisme intellectuel des soit disant experts du FMI : un plan d’économies raisonnable, socialement juste, sans aide nouvelle, mais accompagnée d’une réduction de la dette grecque au-dessous de 100% du PIB, par annulation d’une part importante des dettes publiques, bilatérales et multilatérales, dont chacun sait qu’elles ne pourront pas être remboursées.”

    Et l’écrive dans l’Express.
    Parce que voyez vous, si c’est moi qui écris la même chose dans la Charente Libre, cela n’aura pas du tout le même impact.

    Alors, je ne vais pas bouder mon plaisir, merci, mon cher Jacques d’ouvrir les yeux à notre classe sociale dominante en déclarant que la dette grecque ne peut pas être remboursée……

      +2

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    • Carabistouille // 01.07.2015 à 13h06

      On est bien d’accord.
      Et c’est avec ce constat qu’on se rend compte à quel point, à force d’omniprésence et de terrorisme intellectuel les zadistes du net 🙂 🙂 ont pris possession de ce forum.
      Au secours les MODOS, établissez svp une nouvelle règle dans la charte: un commentaire par jour et par fil.
      ça évitera aux visiteurs de se faire assaillir par les cyber-commissaires au premier signe de déviationisme. 🙂

        +2

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    • aleksandar // 01.07.2015 à 13h17

      Et bien, vous allez être surpris mais figurez vous que non !
      Il y a autour de moi et dans mon travail des gens qui justement ne le savent pas.
      C’est pour ça que je soulignais dans mon post l’importance de cette affirmation d’Attali dans un média mainstream.

        +2

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  • Léa // 01.07.2015 à 12h41

    Plus d’ Europe ? Encore une folle illusion après celle de la monnaie unique.

    On arrive déjà pas à gérer cette monnaie unique correctement : elle devait nous protéger , c’est un échec total. Si on met plus d’ Europe on va encore multiplier par 100 les sources de désaccord, par exemple la défense européenne encore un fiasco ! Schengen, l’immigration massive, le travail au noir , la lutte contre la drogue, contre la spéculation, la chasse au lobbying, les paradis fiscaux de l’ Angleterre et du Luxembourg : la machine à laver, la fiscalité, le contrôle des banques, la politique étrangère vis à vis des USA , du Moyen orient, d’ Israël, de l’ Afrique, de la Chine, de la Russie. La pollution. Comment voulez vous qu’on soit d’accord sur tous ces sujets ?

    A moins qu’une vraie dictature nous impose ses choix. On y va en courant avec le TAFTA, le FMI, l’ OTAN. Le piège est bien là : croire qu’une europe fédérale résoudra les problèmes économiques et donc les autres.

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    • Serge // 01.07.2015 à 15h30

      On connaît l’argument : si l’Europe ne marche pas ,c’est parce qu’il faut plus d’Europe …Toujours plus de plus …
      Tiens ,je vais finir par oublier que l’Europe est une idée américaine d’après-guerre

        +6

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  • Passant // 01.07.2015 à 13h06

    Spoutnik avait publié qu’au sujet des évènements en Ukraine “C’est en Grèce que les médias jouissent de la plus basse cote de confiance auprès de la population. La majorité écrasante des sondés (76%) ont indiqué ne pas leur faire confiance, 23% “ne les croient pas du tout” et 53% “ne les croient plutôt pas”.”
    http://fr.sputniknews.com/international/20150421/1015748469.html#ixzz3edV8f0cg

    Le référendum de dimanche les intéresse directement, et plus on s’intéresse à un sujet plus on s’aperçoit que les médias mainstream (désolé) désinforment.

    Les grecs n’ont pas la même attirance que les français pour UE/USA :
    http://chrysatcho.free.fr/ukraine/grecs.jpg
    source Transatlantic Trends Survey de juin 2014
    http://trends.gmfus.org/files/2012/09/Trends_2014_ToplineData.pdf

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  • aleksandar // 01.07.2015 à 14h51

    “Constater ” quoi que ce soit pour le moment me semble très, très, prématuré.
    De même que de parler de “gagnants” au présent alors que la partie n’est pas terminée.
    Et les Grecs qui l’ont élu ne sont pas forcement des imbéciles.

    Le peuple grecs va faire un choix, un choix de peuple souverain.
    Je préférerais que ce choix soit “non”, mais dans le cas contraire, il faudra tout simplement respecter et le peuple grecs et sa décision.

      +1

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    • Passant // 01.07.2015 à 15h03

      Sur boursorama :
      EN DIRECT. Crise grecque : le référendum ne serait pas conforme au droit international

      14 heures.
      Une consultation hors la loi ? Selon l’agence AP, le Conseil de l’Europe estimerait que les conditions du référendum grec ne sont pas conformes aux normes internationales.

        +5

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      • Julie // 01.07.2015 à 15h41

        Une solution: qu’ils demandent aux Saoudiens d’envoyer des observateurs de l’impartialité du scrutin.
        On ne refuse rien aux Saoudiens, voyez Sissi en Egypte. Il sufffirait donc que la Grèce en contrepartie loue une centaine d’îles à ces messieurs en échange d’un plan d’aide leur permettant de payer toutes leurs dettes.
        Il suffisait d’y penser, non?

          +7

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      • tachyon // 01.07.2015 à 17h58

        Comme le referendum en Crimée.
        Voilà l’avis de “Les experts constitutionnels de la Commission de Venise, un organe lié au Conseil de l’Europe” http://www.sudinfo.be/966261/article/actualite/monde/2014-03-21/ukraine-le-conseil-de-l-europe-juge-le-referendum-en-crimee-inconstitutionnel

        Il semble que les institutions, toutes les institutions, n’aiment pas que les peuples se mêlent des affaires qui les concernent ! Curieux, non ?

          +8

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  • Alae // 01.07.2015 à 16h02

    A Macarel,
    “Après cela, l’on peut nous bassiner avec le Progrès, progrès des sciences et des techniques sûrement, mais progrès de l’Homme, rien, nada, des cacahuettes.”
    Vous ne le voyez pas parce que vous cherchez un progrès constant, or il existe bel et bien mais en dents de scie, avec des accélérations, des régressions, des différences entre pays, etc. Inutile de dire que, depuis les débuts du libéralisme (XVIIIème siècle), le monde occidental est en phase de régression. Bientôt la fin d’une époque ?

    “L’on est toujours, tels que l’on était il y a 2000 ans et plus “
    Même à l’échelle de la toute récente ère quaternaire (seulement 2.6 millions d’années), l’espèce humaine est un bébé. Nous venons d’arriver, nous apprenons lentement de nos erreurs, laissez-nous grandir et trouver la formule qui nous conviendra le mieux. Nous y arriverons.
    Les défaitistes, les misanthropes, les àquoibonistes sont les pires ennemis du progrès humain. Je vous signale en toute amitié que TOUS les fachos de la terre ont un dénominateur commun : ils postulent que l’homme est mauvais par nature (et que, par conséquent, seule la schlague détenue par les plus forts peut les mater).

    On vous dira que cela est une traîtrise, mais que c’est mieux que ceux qui ont eu pour projet d’imposer un socialisme scientifique, qui a accouché du Goulag.
    Réduire systématiquement l’URSS aux seuls goulags, c’est de la pure propagande, un conditionnement pavlovien à qui peu de gens échappent. A force de répétition (ils en ont mangé pendant toute la guerre froide), elle marche tout particulièrement sur les populations des USA, qui hurlent aux goulags à chaque fois qu’on leur parle de Marx. C’est pain bénit pour leurs maîtres néolibéraux.
    On pourrait très bien y opposer, et ce serait beaucoup plus vrai, que le capitalisme a accouché du colonialisme et de guerres incessantes. Personnellement, je n’ai jamais vécu un seul jour de ma vie sans guerre quelque part sur la planète, TOUTES ou presque dues au capitalisme.

      +14

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  • Eric83 // 01.07.2015 à 17h05

    L’article de Romandie.com – lien ci-dessous – démontre une fois de plus la cacophonie au sein de l’UE.

    http://www.romandie.com/news/Paris-et-Berlin-affichent-leur-desaccord-sur-le-referendum-grec_RP/608315.rom

    Il démontre surtout que Mme MERKEL maîtrise parfaitement la novlangue chère à ORWELL.

    “Je veux que nous sortions de la crise plus forts et que nous puissions défendre de manière convaincante nos valeurs” dans le monde, a-t-elle dit. “C’est de cela qu’il s’agit, pas de divergences sur 400 millions ou 1,5 milliard ou 2 milliards”, a insisté Mme Merkel sur un ton ferme à Berlin alors que les ministres des finances de la zone euro devaient se téléphoner dans l’après-midi.

    Le message traduit est on ne peut plus très clair : il n’est aucunement question d’argent mais il est impératif d’écraser toute velléité démocratique anti-néolibérale et de le faire savoir au monde entier.

    Il est urgent d’apprendre la novlangue et de l’apprendre à nos enfants. Est-ce la novlangue qui est sensée remplacer le grec et le latin au collège dans la énième réforme ?

      +6

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    • TC // 01.07.2015 à 19h29

      Merkel nous dit que ce n’est pas une question d’argent ? Je ne la crois pas un seul instant. Si les Allemands ont bien peur d’une chose, c’est de devoir encore mettre la main à la poche.

      Jacques Sapir explique que si l’UE devait fonctionner sur le modèle fédéral, l’Allemagne devrait supporter à 90% la charge de financement et amputer son PIB de quelques 8% à 9% (et même plus selon d’autres études) chaque année pendant x temps. Voir son article de 2012 sur le sujet : http://russeurope.hypotheses.org/453

        +0

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  • Louis Robert // 01.07.2015 à 17h59

    “Européens, réglez entre vous vos problèmes. Ne comptez que sur vos propres forces. Ne cédez à aucune pression ou mode de pensée venue de l’autre côté de l’Atlantique, ou du Pacifique. Donnez-vous un projet, et agissez.”

    +++

    Mais enfin… cet appel est une blague?

    1. L’Europe n’est plus qu’un misérable serf de l’Empire.

    2. La classe politique européenne en entier est d’ailleurs sous la surveillance constante de Big Brother et, comme elle l’a montré encore ces derniers jours, elle s’accommode parfaitement de sa servitude, “aimant bien” Big Brother qu’elle imite, du reste, autant qu’elle le peut, les peuples européens étant devenus les ennemis de l’intérieur. — Bref, on ne saurait la soupçonner de “populisme” (sic), expression qu’elle emploie pour désigner désormais la “démocratie”.

    3. Alors “que fait le FMI dans cette galère”? — Il fait le jeu de l’Empire du “full spectrum dominance” (hégémonie sur tous les plans et à tous les points de vue…), avec la complicité totale et bienveillante “de sa directrice générale”… une Européenne aux “très grandes qualités… dont la réélection serait bienvenue du point de vue français”. — Qui dit mieux?

      +4

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  • Léa // 01.07.2015 à 18h11

    En début d’après midi, les médias annonçaient que Tsipras était prêt à accepter les offres de Junker. Une vraie reculade 🙁

    Dans son discours, tout le contraire !

      +1

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    • lvzor // 01.07.2015 à 18h44

      “Dans son discours, tout le contraire”

      Ben oui, c’est ce qu’on appelle un fin politique… Mon ennemi c’est la finance, etc…
      Ou alors c’est que les media mentent … 60% de Oui, etc…

        +1

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    • Louis Robert // 01.07.2015 à 19h58

      Oubli impardonnable, chez un adepte de ce site, ces deux bijoux en fin de liste:

      “du coup d’état, nazis en tête, “qui n’en fut pas un”, en Ukraine,
      des circonstances entourant l’éclatement du MH17 abattu en Ukraine,”

        +2

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  • ago // 01.07.2015 à 19h23

    « La chancelière allemande a fait savoir qu’elle attendait le référendum de dimanche avant toute négociation. Athènes a aussi annoncé qu’il ne rembourserait pas le FMI ce soir… »Quels sont donc les objectifs de l’Europe car pour le moment, tout ce que fait l’Europe pointe dans une seule direction. L’Allemagne veut forcer la Grèce à sortir de l’euro et de l’Europe. L’Allemagne y gagnerait et préserverait ses finances, son argent et sa puissance au détriment de tous les autres pays européens. L’Allemagne prendrait dès lors la tête de l’Europe et exercerait un pouvoir sans partage et nous devrions tous suivre.Et c’est exactement ce risque que Thomas Piketty a dénoncé dans son intervention et la raison pour laquelle il a demandé à François Hollande de taper du poing sur la table.”

    Quelqu un sait décrypter ça ? J ai loupé un wagon ?
    Vu dans : le site des Contrariens

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    • TC // 01.07.2015 à 19h32

      “L’Allemagne y gagnerait et préserverait ses finances, son argent et sa puissance au détriment de tous les autres pays européens”

      Quelle rigolade ! N’est-ce pas ce qu’elle fait déjà ?

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      • ago // 01.07.2015 à 19h47

        Et le risque de contagion du défaut grec sans cesse répété ? les banques allemandes (et françaises CA, SG, BNP) ?

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  • Charlie Bermude // 01.07.2015 à 19h26

    Une divergence apparait dans le couple franco allemand à propos de l’attitude à adopter vis à vis des propositions de Tsipras . Pour Hollande faut négocier tout de suite , ne pas prendre le risque d’une sortie de l’euro, donc de son éclatement . Pour Merkel faut attendre le référendum , donc prendre le risque . C’est inintelligible concernant Merkel si l’on l’estime soucieuse de l’intéret général des Allemands . Pour Hollande on a compris que l’interet général des français c’est moindre souci aussi . La différence de part et d’autre du Rhin est à mon avis liée aux tx d’intéret particulier sur les obligations d’état . Pour la France on a des tx bas grace à l’euro , c’est tout bon .
    Pour l’Allemagne on a des tx négatufs , c’est tout bon aussi pour l’état mais pas pour l’oligarchie .
    L’Allemagne sans l’euro c’est certes une hausse fantastique du Mark , donc une baisse des exportations , donc une hausse des tx . ( toutes choses égales par ailleurs) . Par extension l’Atlantisme de Merkel et de Hollande ne sont pas de méme nature , non plus . On a pas encore l’éclatement de l’euro mais des fissures apparaissent dans l’europe .

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    • Bubble // 01.07.2015 à 20h57

      Bonsoir,

      Non, les taux d’intérêt négatifs sur dette souveraine ne sont bons pour personne, ni pour l’état, ni pour “l’oligarchie” (terme qui n’a pas de sens), ni pour vous ou moi, pour des raisons logiques.
      Il suffit de regarder comme fonctionne le marché des dettes souveraines. Vous devriez comprendre.

      Merci

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      • catherine Balogh // 02.07.2015 à 11h13

        Bonjour Bubble,
        Alors comme CA, VOUS éLIMINEZ SANS VERGOGNE UN MOT QUI POUR VOUS SEUL N’A PAS DE SENS, ET BEN………..

        oligarchie , nom féminin

        Sens 1
        Politique
        Régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par peu de personnes.
        Exemple : La dictature est une forme d’oligarchie.

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  • Louis Robert // 01.07.2015 à 19h49

    — Oui, dit le médecin en souriant, il vaut mieux bâtir des villes que de les prendre. (Balzac)

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  • trombinacoulos // 01.07.2015 à 20h25

    Bonjour,

    Je suis un fidèle lecteur de ce site depuis très longtemps, et, il a frisé la perfection .
    Le site était à l’image d’Olivier: clair, rapide et concis et recherches fouillées au préalable.

    Je fais plusieurs remarques qui n’engagent que moi, et ne demandent donc pas de débat ou d’invectives. (Si je ne suis pas content, je n’ai qu’à ne pas lire).

    – Il y a un consensus, une pensée commune (à laquelle, j’adhère) parmi les intervenants du site.
    Par contre, j’essaie de respecter et d’écouter les opinions qui ne sont pas miennes.
    Le passage dans les commentaires entre BA et artiguste me dérange, peut-être suis-je trop sensible, mais je tiens à le souligner, toutes les opinions sont recevables, point barre. Bref, un peu de courtoisie et moins de dogmatisme, seraient bénéfiques aux échanges superbes du site.

    – les posts sont trop longs: 2 heures pour lire un article et les commentaires. Je finis par lire en diagonale et je zappe, ce qui n’est pas une réussite. (rançon de la gloire?)

    – Ça fait plusieurs années qu’Olivier a décrit de manière très précise pourquoi l’Euro et l’Europe sous sa forme actuelle ne pouvaient fonctionner, est-il utile de dire et redire encore et encore les mêmes choses.

    – Et j’en viens à ma conclusion: à mon avis, qui n’engage que moi, personnellement, en propre. Ne serait-il pas possible de créer un sujet qui rassemble les “Crises” ( économiques, sociales, énergétiques, sociétales,etc..) et que l’ensemble des commentateurs donnent forme à une réflexion, un débat général.
    Merci de m’avoir lu.

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    • Olivier P. // 02.07.2015 à 09h59

      Bien vu, la visibilité du site et le temps a y passer.
      C’est la rançon du succès.
      tout le monde répète un peu la même chose, indéfiniment.

      Comment faire évoluer les choses avec
      les institutions gangrénées,
      des commissaires UE endoctrinés,
      Madame Lagarde ( taupe US ),
      le Pdt de l’ UE ( ex Pdt paradis fiscal)
      Attali and Co , lobby mondialiste, financiarisation …
      ???

      c’est quasi impossible.

      Il faut convaincre qu’une autre solution fiable existe et est possible

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  • Charlie BECKMAN // 01.07.2015 à 21h42

    Que le FMI soit dans la “galère grecque” ou pas ne changera rien en ce qu’il tire les ficelles du jeu, mène le bal et tire les marrons du feu et peu importe que les actionnaires soit de différents pays ou continents, la cupidité associée à l’indifférence géographique est un excellent outil de manipulation comme la division pour le succès d’un programme machiavélique si j’ose dire.

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  • atanguy // 01.07.2015 à 21h44

    Sarkozy: “Cet argent appartient pour l’essentiel aux contribuables européens, et notamment français. Ils ont le droit d’être respectés.”
    Et voila l’entourloupette! Mesdames et messieurs vos banques ont joué avec votre argent (Vos dépôts!) en prenant des risques imbéciles en Grèce – Et sans vous le demander et maintenant qu’elles ont tout perdu elles vous demandent de les rembourser! Sarko le sait tres bien mais il aurait trop peur de dire la verite sur ses amis banquiers.

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    • Julien // 01.07.2015 à 23h10

      … sur ses “maîtres” les banquiers …

      Julien

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  • Charlie BECKMAN // 01.07.2015 à 21h49

    Encore faut-il préciser que le FMI n’est lui-même qu’un vecteur.

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