L’évolution très favorable des inégalités a bien évidemment été due en grande partie à la fiscalité, et en particulier à l’impôt sur le revenu.

Rappelons que cet impôt a été créé en 1914, après des années de refus du Sénat, et uniquement devant l’imminence de la guerre. Il rapportait avant la crise de 2008 une cinquantaine de milliards d’euros par an, soit 15 à 20 % des ressources de l’État.

Observons sa concentration :

Impôt sur le revenu en France

On note qu’il est resté longtemps très concentré : il a fallu attendre les années 1960 pour qu’une majorité de citoyens soient imposables. Après un pic en 1980, il s’est stabilisé autour d’un taux de 53 % de foyers imposables.

Les deux graphiques suivants illustrent la concentration des contributions :

Impôt sur le revenu en France

Impôt sur le revenu en France

Ainsi, à ses débuts, 70 % de l’impôt était payé par 0,1 % des contribuables, et 99 % par le Top 10 %.

Cette structure s’est maintenue jusqu’à la Seconde guerre mondiale. Un peu plus de français sont alors été mis à contribution. Mais c’est à partir de 1945 puis surtout de 1955 que l’impôt a pris son envol, triplant alors sa ponction sociétale, et affichant le profil que nous lui connaissons actuellement. En 2007, l’impôt reste très concentré : le décile inférieur a un impôt négatif de -8 % du total, les 4 suivants de -2 %, les 2 suivants de +5 %, les 2 suivants de +24 %, le dernier décile (les 10 % les plus riches) payant 81 % du total de l’impôt sur le revenu (Source : MINEFE).

On observe par contre une nette diminution de ses ressources depuis 1981, avec une baisse de près de 30 % de sa valeur en pourcentage du revenu national. Ceci est évidemment lié à la baisse continue des taux et des tranches. Le graphique suivant présente les taux moyens d’imposition de chaque fractile :

Impôt sur le revenu en France

Lecture : en 1998, le taux moyen d’imposition des contribuables situé dans la tranche P99-99,5 (donc la moitié les moins riches des “1 % les plus riches”) a été de 18%

On observe que le taux net n’a guère dépassé 50 % que pour moins de 0,01 % des contribuables, et pour seulement quelques années. Le taux d’imposition moyen de l’ensemble du décile supérieur P90-100 n’était que de 10,9 % en 1998.

Cela relativise le discours sur le bouclier fiscal, qui voulait limiter l’ensemble des impôts à 50 % du revenu…

Enfin, voici pour finir l’historique du taux marginal de l’IRPP :

bareme taux marginal Impôt sur le revenu IRPP en France

Comme quoi, 75 % au delà d’1M€ de revenus, c’est “petit joueur” par rapport à la IVe République…

A suivre demain


Dessin Humour Cartoon Bouclier fiscal

Dessin Humour Cartoon Déficit

69 réponses à 0260 L’impôt sur le revenu en France (1/2)

  1. Fabrice Le 23 septembre 2013 à 10h10
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    En fait Olivier, au final le problème n’est pas l’imposition, mais plutôt l’équilibre des budgets, en simplifiant : la droite a creusé les dettes en baissant les taux d’imposition et la gauche en augmentant les dépenses.

    Toutefois le point en commun fut de se baser sur des prédictions de croissances fausses (car comme vous nous l’avez montré dans le site link to les-crises.fr cela tient plus de la prédiction que de la réelle prévision) c’est principalement ce fait qui nous envoi dans le mur en faussant systématiquement les budgets au lieu de se baser sur les précédents revenus fiscaux (avec ajustement si bonne surprise sur une hausse de ceux-ci), bref quand apprendront-ils ?


    • CédricF Le 23 septembre 2013 à 10h46
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      Bonjour,

      c’est pour cela que je préconise l’établissement d’un budget basé sur 0% de croissance. Tout excédent de ressources servirait à rembourser la dette ou dans notre cas plus probable à moins emprunter dans un 1er temps …


    • Christophe Vieren Le 23 septembre 2013 à 12h23
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      @Fabrice : Je n’ai pas regardé dans le détail, mais ce graphique retraçant l’évolution des dépenses publiques de 1960 à 2010 ne semble pas établir une corrélation significative entre la couleur du gouvernement et l’augmentation des dépenses publiques.
      La plus grosse augmentation a eu lieu de 1960 à 1981 (droite au pouvoir), les dépenses publiques passant de 35% à 48% du PIB (+13 pts environ), soit à peu près autant que de 1981 à nos jours (+11,9 pts de PIB de 1978 à 2010), période durant laquelle l’alternance permet plus difficilement de déceler une corrélation (effet retard, …).
      Notons que l’augmentation des dépenses publiques est majoritairement lié à l’augmentation des prestations sociales (santé, chômage, famille, retraite) qui représentait en 2010 45% de ces dépenses. Et peu au dépenses de fonctionnement (+1,3 pt de PIB entre 1978 et 2010).
      Concernant l’évolution de l’impôt, peut-être qu’Olivier dans un des prochains épisodes, nous gratifiera d’un graphique établissant l’évolution de quotité de PIB due à l’impôt sur les revenus et patrimoine (IRPP, ISF, …). Mais au doigt mouillé, je partagerais bien l’idée que la droite, surtout ces 15 dernières année), a eu tendance à réduire la progressivité de l’impôt, et donc les recettes (car plus impopulaire est le fait de compenser par l’augmentation des foyers les plus modestes)


    • dadone Le 23 septembre 2013 à 12h38
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      bref quand apprendront-ils ?

      Il n’ y a rien apprendre il est normal que cela ait été ainsi.
      Si le budget d la France avait été en équilibre, la France aurait complètement décrochée au niveau de la compétition économique et la situation serait encore pire qu’aujourd’hui pour ce pays.
      Quitte a s’effondrer vaut mieux s’effondrer tous ensemble…
      L’argent étant le nerf la guerre économique sans argent , donc sans emprunt, la guerre aurait été vite perdue.
      C’est comme si en 14/18 on avait reproché à l’Etat de s’endetter, cela n’a pas de sens…
      Donc n’inversons pas la problématique, le problème c’est la guerre de tous contre tous pas l’endettement qui n’est qu’une conséquence nécessaire à la survie de la nation.


      • Patrick Luder Le 23 septembre 2013 à 13h46
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        N’importe quoi, les pays les plus compétitifs ont souvent une monnaie forte et un faible taux d’endettement.


        • step Le 23 septembre 2013 à 14h03
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          comme l’allemagne ou la chine ? ou parles tu de paradis fiscaux (suisse,pays bas,luxembourg…)ou de pays exportateurs de matière première (norvege..moyen orient), voir de pays qui exporte leur inflation lié à leur planche à billet perpétuelle (US).


          • Patrick Luder Le 24 septembre 2013 à 10h06
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            Si la Suisse est un paradis fiscal, les Suisses malhonnêtes (il en existe aussi) passent par de vrais paradis fiscaux pour se soustraire au fisc …

            Les comptes Suisses secrets se faiaient taxer d’office de 25% d’impôts … ce n’est de loin pas ce que j’appel un paradfis fiscal !!!


          • step Le 24 septembre 2013 à 14h51
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            tout est relatif, sur une base de prélèvement classique de 40%, c’en est un. On est toujours le paradis fiscal de quelqu’un. La suisse n’est pas le pire, si c’est ce que tu essayes de me faire dire.


          • Flo Le 24 septembre 2013 à 15h22
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            Correction: le taux de l’impôt anticipé (prélevé sur le rendement de tous les comptes en Suisse) est de 35% et non 25%.


        • dadone Le 23 septembre 2013 à 14h11
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          @Patckick Luder
          Au lieu de dire que les gens écrivent « n’importe quoi » ce serait nettement plus constructif pour étayer votre propos (qui en plus sont faux) de citer de tels pays. Et éviter dans cette énumération de citer la Suisse qui est un petit pays dont la population n’est pas celle de l’Ile de France et qui blanchit depuis des décennies une bonne partie de l’argent du monde.


        • Christophe Vieren Le 23 septembre 2013 à 14h27
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          Des exemples ? Compétitif, signifie quoi ? Les USA et le Japon, ne sont donc pas des pays compétitifs au vu de leur dettes (publiques et privées) ? Quel en est donc l’indicateur ? Celui établi par le WEF ? Alors comment expliquer leur bonne place vis-à-vis de cet indicateur : USA : 5e, JPN : 9e ? Sinon au vu d’autres indicateurs (PIB/habitant ou de l’IDH, voire de l’IDHI), cela n’a pas l’air d’aller si mal que cela ?


          • dadone Le 23 septembre 2013 à 14h33
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            Je ne comprends pas votre objection.
            Tous les pays qui ont un poids économiques un tant soit peu important ET un niveau de vie a “l’occidental” sont sur endetté (Etat + entreprises et pour certains + particuliers). Tous, il n’y a pas d’exception. C’est la rançon de la compétitivité.


            • Christophe Vieren Le 23 septembre 2013 à 14h42
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              @Dadone : mon objection s’adressait à Patrick. Je partage (cette fois ;-) ) votre point de vue.


          • Fabrice Le 23 septembre 2013 à 18h55
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            oui enfin il y a endettement et sur-endettement passer à 1800 milliards c’est plus de l’endettement d’investissement c’est de l’endettement issu d’une gestion totalement aberrante (mais je me répète là :-) ) qui ruine toute chance des générations avenir de faire des politiques d’investissement (qui elles seraient plus judicieuses que de devoir payer les politiques non pertinentes des générations passée qui ne serviront même pas à améliorer leur avenir bien au contraire).


            • Christophe Vieren Le 23 septembre 2013 à 19h16
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              @fabrice : oui bien sûr, il y a endettement et endettement. Je ne sais quel endettement évoquait Patrick à qui je posais les questions.


          • dadone Le 23 septembre 2013 à 19h53
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            …qui ruine toute chance des générations avenir…

            Bah oui, les conséquences d’une guerre cela n’est jamais très sympathique…


          • fabrice Le 23 septembre 2013 à 23h21
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            J’espère Dadone que vous n’avez pas d’enfant car dites lui ça quand il sera en âge de comprendre (si ce n’est déjà le cas) sans avoir honte ou qu’il vous insulte copieusement.


          • dadone Le 24 septembre 2013 à 08h26
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            @fabrice
            Je ne comprends pas vos propos.
            Je n’ai fait qu’expliquer la raison de l’endettement de tous les pays. Et la raison est que nous sommes en guerre tous contre tous.
            Du fait de donner cette explication vous semblez en déduire que j’approuve la situation.
            Aucunement mais ce que je désapprouve ce sont les raisons de l’endettement, autrement dit la guerre économique.
            Je désaprouve 14/18, c’est à dire l’entré en guerre de puissances impériales pour le seul motif d’accroitre ou de conserver des avantages acquis et j’explique l’endettement.
            Vous saisissez la différence ?


          • dadone Le 24 septembre 2013 à 10h06
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            Et j’ajouterais pour conclure que si vous confondez les causes et les conséquences vous ne pourrez jamais résoudre les dysfonctionnements.
            Les causes, c’est la guerre économique, les conséquences c’est l’endettement.
            Les conséquences de l’endettement, c’est l’effondrement économique.
            J’espère que c’est désormais clair.


        • gustave Le 30 septembre 2013 à 23h33
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          Patrick Luder, avant d’asséner de sacro-saints dogmes économiques, mieux vaut vérifier ses sources. Ce que vous dites est basé sur une étude (qui a effectivement servi à justifier les politiques d’austérité) et qui s’est révélée être truffée d’erreurs de débutants :
          link to radio-canada.ca


    • Patrick Le 23 septembre 2013 à 13h35
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      “…la droite a creusé les dettes en baissant les taux d’imposition et la gauche en augmentant les dépenses..”

      Pour votre information, évolution de la dette Française depuis 1981.

      link to syti.net


      • Fabrice Le 23 septembre 2013 à 14h07
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        @ Patrick et Christophe Vieren, je rappelle en simplifiant dans mon commentaire (heureusement) pour rappeler l’orientation de chacun d’entre eux…

        @Dadone, je suis désolé mais dans mon commentaire je resouligne ce qu’Olivier a parfaitement mis en exergue, se baser sur des prédictions aberrantes pour faire un budget et arriver au final à + de 1800 milliards de dettes.

        Je vous laisse expliquer à nos descendants que c’était parfaitement justifié de les réduires à la misère et de ne plus pouvoir bénéficier du modèle social de ce fait. Certes pour des investissements on peut s’endetter, mais systématiser l’endettement et en faire un modèle faut arrêter, comme disait Boris Vian nos descendants pourront largement cracher sur nos tombes (si ils ont la patience d’attendre jusque là, car ce seront les victimes de demain de nos actes).


        • dadone Le 23 septembre 2013 à 14h21
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          Je vous laisse expliquer à nos descendants que c’était parfaitement justifié de les réduires à la misère et de ne plus pouvoir bénéficier du modèle social de ce fait.

          Vous avez expliqué à la génération 14/18 pourquoi ils étaient ruinés à la fin de la guerre ?
          Et que par conséquent il aurait mieux valu perdre la guerre que de s’endetter ?
          Essayez, vous verrez leur réaction…
          Si on ne s’était pas endetté, on aurait été ruiné AVANT c’est plus clair comme cela ?

          mais systématiser l’endettement et en faire un modèle faut arrêter,

          Je n’ai jamais écrit cela, j’ai écrit qu’en période de guerre, c’est une nécessité.
          Demandez aux allemands pourquoi ils ont des emplois payés 1,80 € de l’heure si ce n’est pas pour garder leur compétitivité….


          • Fabrice Le 23 septembre 2013 à 14h43
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            14/18 ils se sont payés (en grande partie) sur l’Allemagne en voyant les résultats qui en suivirent (bravo une guerre laissée en héritage), mais bon si vous estimez que ce n’est pas grave comme résultat recommençons les mêmes gaffes, après tout les générations futures qui disparaissent dans une guerre n’auront rien à dire parce que déjà heureux si ils survivent.


          • Fabrice Le 23 septembre 2013 à 14h55
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            Je suis extême dans mes propos c’est que votre comparaison avec une guerre (où tout doit être tenté pour repousser l’agresseur) est odieuse et je ne crois pas qu’en période de paix on puisse se comporter de manière inconsidérée.

            Si vous me parlez de guerre économique prouvez moi que la dette accumulée était du fait de répondre à celle-ci ou plutôt, comme je le pense, réellement pour répondre pour beaucoup à des raisons électorales (de gauche ou de droite), si vous arrivez à me prouver que le premier cas est bien la cause je vous ferais remarquer que le résultat est plus que douteux et franchement honteux pour les futures générations.


          • dadone Le 23 septembre 2013 à 15h16
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            Si vous me parlez de guerre économique prouvez moi que la dette accumulée était du fait de répondre à celle-ci

            La réponse est simple et vient de la dernière mesure du gourvernement qui vise à réduire encore les impôts sur les sociétés de manière à préserver la “compétitivité des entreprises”.
            Je peux vous multiplier ce types d’exemples à l’infini et ces mesures n’ont rien d’électoral.
            Soit vous niez la condition de guerre économique dans laquelle nous nous trouvons et alors vous êtes alors dans le déni de la réalité soit vous admettez que tous les pays sont compétition les uns avec les autres et une guerre se finance avec de l’argent car c’est l’argent qui permet les investissements nécessaires pour rester compétitifs. Celui qui ne peut plus emprunter a perdu la guerre c’est ce qui se passe pour la Grèce, l’Espagne, le Portugal…


      • step Le 23 septembre 2013 à 14h08
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        cela tient avant tout à la performance remarquable de fillon sarko, la courbe part carrément en exponentielle. Sinon à part le très sérieux jospin (il en a pas passé le second tour), le reste c’est kiff kiff (entre chirac et rocard/mitterand, ça grimpe bien dans les 2 cas).


        • CédricF Le 23 septembre 2013 à 14h17
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          Non mais là faut arrêter et comparer ce qui est comparable ! La période Jospin s’est faite dans une période de croissance mondiale hors norme (bulle techno) alors que la période Fillon-Sarkozy a eu lieu lors de la pire récession des 100 dernières années …


          • step Le 23 septembre 2013 à 14h29
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            oula j’ai jamais dis le contraire. De roccard à baladur on était en pleine bulle immo, et on a pas eu la même modération. Sarko a quand même réussit a balancer la sauce AVANT l’explosion de la crise (fin 2008). C’est de la politique contracyclique anticipative ?
            (petite explication : la crise explose fin 2008, stupeur et tremblement, les décisions sont prises en 2009 pour application fin 2009/2010 pour l’essentiel).


        • Brice Goe Le 23 septembre 2013 à 21h37
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          “Le très sérieux Jospin”
          Ca fait du bien de rire de temps en temps, merci Step.

          Jospin a surtout bénéficié d’une conjoncture exceptionnelle … qu’il a dilapidée comme personne avec notamment les 35 heures, la suppression de la vignette automobile, …

          Pendant ce temps, Schröder, en bon Keynésien a pris des mesures pour renflouer son pays. Si quelqu’un doit être qualifié de sérieux …


          • Christophe Vieren Le 24 septembre 2013 à 11h54
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            @Brice qui écrit “Pendant ce temps [1997-2002, période Jospin], Schröder, en bon Keynésien a pris des mesures pour renflouer son pays.

            C’est pourtant si simple de vérifier que les dettes publiques française et allemande ont suivi les mêmes évolutions, et en particulier durant la période Jospin (1007-2002), à 1 ou 2% près, jusqu’en 2007 (source : Dettes publiques France et Allemagne de 1995 à 2012). La dette de l’Allemagne n’est passée sous la dette française qu’après 2008 ! La crise financière n’y est évidemment pour rien, pas plus que la politique de l’Allemagne de jouer perso dans la résolution de l’après crise.


          • step Le 24 septembre 2013 à 14h56
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            merci christophe. C’est fou les certitudes de certains. Surtout quand on en a déjà parlé sur les crises.


          • Christophe Vieren Le 25 septembre 2013 à 10h03
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            Y a pas de quoi. Mais rien de surprenant. Le conseiller de N. Sarkozy, Laurent Solly n’avait-il pas employé cette célèbre formule rapportée par Yasmina Réza et reprise sur sa fiche Wikipédia : “La réalité n’a aucune importance, il n’y a que la perception qui compte”. Précisions au passage que ce profond penseur était en 2010 à la direction de TF1 où il peut (pouvait ?) chaque jour contribuer à mettre en pratique son aphorisme préféré.

            Cela étant, je partage avec Brice ce coup fourré de Fabius qui a supprimé la vignette automobile, un véritable impôt progressif contre les externalités écologiques de la voiture. Et aujourd’hui on rame pour instaurer la moindre “taxe carbone”.


          • Brice Goe Le 25 septembre 2013 à 11h08
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            Monsieur Berruyer, vous m’avez (encore) supprimé deux messages de la discussion.
            Ils n’étaient pourtant, me semble t-il, aucunement répréhensibles.

            Je précise à nouveau le sens de ma pensée :

            M. Jospin a fait une politique de GO alors que M. Schröder a fait une politique de STOP.
            Et il me semble que la pensée Keynésienne consiste à faire du STOP en période de croissance afin d’avoir les moyens de faire du GO en période de dépression.

            Je dis des choses insultantes ou quoi ????

            [ Modérateur - Rien d'insultant, mais ces deux commentaires étaient sans argument, donc sans intérêt. ]


          • Brice Goe Le 25 septembre 2013 à 12h35
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            Jamais deux sans trois !!!!!

            message qui présentait pourtant un argument : celui de dire que le message de step … n’en avait aucun.

            Deux poids, deux mesures.
            step a donné beaucoup à Dia crisis ?????

            Allez Monseigneur, faîtes-vous plaisir : supprimez celui-ci (pas step hein, le message)

            [ Modérateur - Petite mise au point à l'attention des Calimero martyrisés. La modération du site c'est à peu près 10 messages par jour qui partent à la corbeille.
            Sur ce site, à peu près tout le monde a été modéré au moins une fois, pour telle raison ou telle autre. Certains s'en plaignent d'autres pas.
            Ces modérations sont-elles injustes ? Certainement oui, ne serait-ce qu'en raison de l'humeur fluctuante du modérateur. Mais c'est le prix à payer pour garder au site une certaine tenue, et heureusement ceci est accepté et compris par le plus grand nombre. ]


  2. GG75 Le 23 septembre 2013 à 10h32
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    Bonjour Olivier
    Est ce que tes chiffres incluent l’ISF? La politique du bouclier fiscal prenait en compte tous les prélèvements…


  3. CédricF Le 23 septembre 2013 à 10h44
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    Oui mais en 1967, quelles étaient les niches fiscales pour échapper à cet impôt confiscatoire ?


    • step Le 23 septembre 2013 à 14h16
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      Il y en avait beaucoup moins (hé oui, l’intolérance à l’impôt de nos jours…):

      link to la-revanche-des-ses.fr

      « C’est sous la houlette de Valery Giscard d’Estaing, ministre des Finances puis président de la
      République (de 1974 à 1981) que les mesures dérogatoires se sont multipliées. La plus célèbre d’entre
      elles, l’avoir fiscal adopté en 1965, autorisait les bénéficiaires de dividendes à déduire de leur impôt sur le
      revenu une somme égale à la moitié des dividendes perçus.”


  4. Raphaël Le 23 septembre 2013 à 10h50
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    Intéressant.
    Si l’on regarde l’évolution historique, on pourrait donc considérer que le montant de la dette de l’Etat correspond à un impot “non payé” par les plus riches, les 1% même… quand on comprend mieux qu’à l’origine l’impot sur le revenu visait uniquement cette catégorie là.

    Mais je fais peut-être une interprétation “très personnelle” de ces graphiques.


    • Christophe Vieren Le 23 septembre 2013 à 12h27
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      Oui mais mon brave Monsieur, aujourd’hui on ne peut plus taxer les riches car sinon ils s’en vont sous des cieux plus cléments ! C’est ce qu’on vous tue à répéter toute la journée à la télé dans les journaux, à la radio. Puisqu’on’ te le dit, puisqu’on te le dit, puisqu’on te le dit, puisquon’t'le diiiiiiii !!!!


      • youpi Le 23 septembre 2013 à 12h39
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        c’est quoi un “riche” ?

        Merci de ne pas répondre. Cela a été discuté des centaines de fois sur ce forum.
        Je trouve finalement stérile ce débat sur qui paie quoi et combien modula la justice sociale.

        Tout cet argumentaire n’a qu’un but : confisquer l’argent là où il se trouve pour rembourser une dette creusée par 30ans de gestion publique désastreuse et contre industrielle.
        Ne charchons pas de justice sociale là dedans.
        La prochaine étape est vos économies.


        • Patrick Luder Le 23 septembre 2013 à 13h52
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          et depuis quand on prend dans les poches des uns pour payer les factures des autres ?

          Une faillite c’est un grand STOP pour le débiteur et une perte sèche pour les créanciers imprudents … => alors ne transformons pas une faillite en grande fête de donateurs-extorqués.


          • Jean-Luc Le 23 septembre 2013 à 14h12
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            “et depuis quand on prend dans les poches des uns pour payer les factures des autres ?”

            Les factures de l’Etat sont nos factures, qu’on le veuille ou non. Donc faire payer tout le monde pour les dépenses de notre Etat semble normal. Non ?

            A vous lire, les dépenses de l’Etat ne sont le fait que de ceux qui ne peuvent pas payer. Vous pensez que les gens “aisés” n’utilisent pas les services de l’Etat ? Pas d’infrastructures, pas d’écoles, pas d’hôpitaux, pas de police … ?

            Il me semble que vous comparez trop un Etat à une entreprise privée.


          • step Le 23 septembre 2013 à 14h22
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            @jean luc : Il y a surtout un principe de solidarité inter-classe (hou le gros mot) et intergénérationnel dans l’impot. Les riches ne paye pas leur service, il paye leur cote part d’un service ayant un cout global au prorata de leur richesse (en théorie). Non seulement car leurs descendants pourraient y trouver leur sauvegarde un jour (on est pas à l’abris de déconvenues dans la vie), mais aussi car ils sont sensés être solidaires de réussites à venir qui ne seront pas forcément celle de leur progéniture.

            Effectivement, y’en a surement un bon paquet qui n’ont pas compris leur rôle, je pense.


          • Jean-Luc Le 23 septembre 2013 à 14h35
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            @ Step,

            merci, vous l’exprimez mieux que moi.
            On est d’accord.


          • Patrick Luder Le 24 septembre 2013 à 10h12
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            Il faut quand même rappeler que les dépenses courantes et normale de l’Etat ne sont pas mis en cause, ce qui est mis en cause principalement, c’est le service de la dette, qui profites au monde de la finance ou lieu de, simplement, appartenir à l’Etat. Bien sûr, on va nous dire que les retraites profitent aussi de cette manne, mais les retraites sont une arnaque de plus.


          • step Le 24 septembre 2013 à 14h58
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            @Patrick : Allez dire cela en grèce ou au portugal avec leurs hopitaux en rupture de medocs, les batiments non entretenus et leurs revenus minimums emputés de 50%. Bien sûr que c’est les dépenses courantes de l’état qui sont remis en cause par la crise, faut quand même pas diminuer les ptis fours aux réunions de l’ambassadeur !


    • jave Le 23 septembre 2013 à 14h06
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      Oui, on pourrait imaginer un graphique comparant l’évolution de ce que rapporte l’impôt sur le revenu et du déficit de l’état. Les deux grandeurs pourraient au passage être divisées par le budget de l’état en guise de normalisation.


    • Benoît Le 23 septembre 2013 à 17h55
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      C’est l’interprétation de Frédéric Lordon (économiste) ou François Ruffin (journaliste).


  5. Lisztfr Le 23 septembre 2013 à 12h29
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    link to lepoint.fr

    Sloterdiijk avait dit quelque part que l’impôt sert à ne pas tout prendre en une fois, on prend un peu du capital tous les ans.

    “On retombe là dans le ressentiment classique. Spinoza disait qu’il ne faut jamais fonder son comportement – et surtout pas l’action politique – sur les passions tristes.”

    Sauf que la pulsion sadique n’est pas forcément triste…c’est une pulsion de contrôle de l’objet, de puissance.

    “De plus, d’un point de vue comptable, l’augmentation du taux d’imposition des riches ne rapporte pratiquement rien.”

    Voilà, c’est dit.


  6. Patrick Le 23 septembre 2013 à 13h27
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    @Listzfr

    “De plus, d’un point de vue comptable, l’augmentation du taux d’imposition des riches ne rapporte pratiquement rien.”

    Je dirais même plus :”La présence des riches (rentiers) n’apporte pratiquement rien.”

    En effet, qu’apportent les richesses de Bill Gates (70 Mds $) ou celle de Liliane Bettencourt (30 Mds $) à l’humanité ?

    La vraie question n’est surement pas le juste taux d’imposition mais plutôt le juste équilibre entre la rémunération du travail et celle du capital, qui selon moi devrait tendre vers zéro.

    Et puis pour les riches, il y a toujours l’optimisation fiscale qui permet via des montages bien connus de tous d’échapper à l’enfer fiscal.

    L’enfer au quotidien, c’est pour les autres.


  7. Patrick Luder Le 23 septembre 2013 à 13h56
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    Les dépenses sont-elles trop importantes ?
    Les recettes sont-elles trop faibles ?
    Ce qui est sûr c’est que la gestion financière étatique tiens de la boule de cristal.
    Personne ne peut vivre en dessus de ses moyens sans prétériter d’autres personnes.
    Les Etats sont en faillites => OK, alors mettons-les en faillites.
    STOP TRIONS LES LEÇONS DE LA CRISE !


    • step Le 23 septembre 2013 à 14h36
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      sans vouloir défendre mon steak, il me parait indispensable d’être bien conscient que CERTAINS services fournis par l’état sont bien plus importants que de nombreuses productions privées économiquement bien portantes.

      Cette crise est aussi une question de remettre une hériarchie des besoins humains. Alors un hopital ou un nouvel IPod ?


  8. step Le 23 septembre 2013 à 14h42
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    Témoignage suffisament rare pour être signalé. Un petit coin de l’aube doré grecque et de son fonctionnement est expliqué ici :
    link to courrierinternational.com

    J’adore le dernier paragraphe. C’est pas encore au pouvoir que cela fait des affaires interlopes. L’histoire devrait pourtant inciter à la méfiance sur les oripaux sociaux de l’extrème droite. Y a t’il d’ailleurs des mouvements politiques fiables pour les moins aisés ?


  9. BOURDEAUX Le 23 septembre 2013 à 15h02
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    Les courbes montrent bien que 90% de l’impôt est payé par 99.9 % les moins riches. Je propose donc que l’on cesse de se creuser la tête sur les taux, et qu’on IN-TER-DISE les rémunérations supérieures à 50 k€ mensuel. Le premier qui vient m’expliquer qu’il a besoin de plus pour faire son boulot, je le colle en isolement dans un hôpital psychiatrique jusqu’à ce qu’il guérisse. Les sommes ainsi économisées sur les grands malades du bulletin de paie, on impose aux entreprises de les ventiler sur tous les autres salaires : redistribution à la source, justice sociale à la source, augmentation du pouvoir contributeur de 99.9 % des contribuables, et retour à la réalité des malades mentaux qui s’imaginent que leur capital intellectuel (intelligence + instruction)multiplie par 100 la valeur de leur travail par rapport à celui d’un cantonnier. Si la mission de l’impôt est de redistribuer, eh bien redistribuons dans les entreprises par l’IN-TER-DIC-TION, n’allons plus jusqu’à bercy, c’est trop long, il y a trop de fuites dans les tuyaux.


    • casper Le 23 septembre 2013 à 15h27
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      Avant ça il faudra restreindre les mouvements de capitaux a travers les frontières, sinon les cadres iront se faire payer par des filiales a l’étranger. Dans le contexte actuel de libre-échange, libre marche, libre circulation des capitaux, aucune politique dirigiste n’est envisageable.

      Mais sinon oui, faire en sorte que le travail, surtout au plus bas de la hiérarchie, soit correctement rémunéré est indispensable. Et pour ça il faut mettre un terme aux rémunérations (et aux revenus dans l’ensemble) aberrantes, qui sont en plus un danger pour la démocratie.


    • dadone Le 23 septembre 2013 à 18h49
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      Cela ne fonctionne pas, car cela va engendrer de l’inflation et accroître les déficits.
      Bref à l’arrivée une paupérisation accélérée du pays France.


      • casper Le 24 septembre 2013 à 00h56
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        N’oubliez pas les pluies de meteorites, les invasions de crickets, et la mort de chaque premier ne du pays France ^^

        Ne vous arrêtez pas en si bon chemin, expliquez donc comment, pourquoi, et donnez des exemples de pays a qui s’est arrive (la spéculation théorique ne valant que si elle est supportée par les faits).


        • dadone Le 24 septembre 2013 à 10h15
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          et donnez des exemples de pays a qui s’est arrive

          Je vous retourne la question citez moi un exemple de pays qui ont adopté de telles mesures.
          Moi je vous ai expliqué les raisons pour lesquelles aucun pays ne l’a fait.
          Nous sommes en compétition. une compétition impose de rémunérer les meilleurs pour les attirer, sinon vous abandonnez la compétition.
          Le meilleure exemple c’est le football, si vous voulez être compétitif au niveau européen alors ils vous faut acheter le meilleures joueurs en faisant une sur enchère par rapport a vos concurrents.
          C’est ainsi et c’est exactement le même processus dans le monde des affaires.
          Donc en en revient toujours au même point vous confondez les causes et les conséquences.
          Les causes c’est la compétition économique, les conséquences (en autres) ce sont les salaires délirants pour attirer les meilleurs afin de rester compétitif.
          Et malheur aux vaincus, les cohortes de chômeurs ou de travailleurs pauvres comme en Allemagne.


          • step Le 24 septembre 2013 à 15h04
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            mais quel est notre intérêt à ne pas abandonner la compétition. Il faudra un jour se poser la question de sortir du terrain ou d’être sorti du terrain. Vous me direz aucune différence, pas si sûr.
            Les salaires élevés font ils de bon dirigeants? Selon une étude américaine que j’ai pris le temps de lire, si correspondance il y a, elle est inverse au delà d’un certain niveau.


          • dadone Le 24 septembre 2013 à 19h41
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            @Step

            mais quel est notre intérêt à ne pas abandonner la compétition

            Moi je suis pour mais faudra assumer les conséquences.
            Une profonde réforme du système avec sortie de l’euro qui impliquera un niveau de vie en baisse une qualité de vie en hausse.
            Qui est prêt pour le grand saut, autrement dit une nouvelle révolution ?
            A mon avis, pas grand monde tant que le système tient les personnes auront trop peur de l’inconnu.
            On sait ce qu’on perd on ne sait pas où on va…
            Alors attendons qu’il s’effondre de lui même et proposons alors une “autre voie”.
            Un “vrai changement” .


  10. Benjamin Franklin Le 23 septembre 2013 à 17h23
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    Je vais encore faire mon casse-pieds, mais je vais faire deux remarques :

    D’abord, l’impôt sur le revenu du top 0.1%, en % du PNB français, a l’air d’être resté remarquablement stable depuis sa création. La part du top 10% a l’air stable également depuis les années 70, elle n’a pas baissé.
    La part du top 0.1% est stable depuis un siècle, la part du top 10% n’a pas baissé depuis les années 70 : est-ce vraiment l’impôt sur le revenu qui explique la baisse des inégalités en France à la fin des Trente Glorieuses ?

    Ensuite, jusqu’aux années 80, le taux d’imposition effectif du top 0.01% est toujours significativement en dessous du taux marginal. Ca ne peut pas être dû seulement aux premières tranches plus faibles de l’IR : on parle de revenus supérieurs à 1M€ 2006, et d’un seuil inférieur à 100 K€ 2011. La question est donc : le taux marginal très élevé des Trente Glorieuses avait-il une quelconque réalité, ou bien n’était-il que de l’affichage ?

    D’une manière générale, il faut être conscient que les ultra-riches vivent sur une autre planète, et disposent, entre autres pouvoirs magiques, de la capacité à faire basculer très rapidement leurs revenus réels d’une catégorie administrative à l’autre. Ils peuvent aussi décaler dans le temps l’encaissement d’une grande partie de leurs revenus.
    Pour savoir si les Trente Glorieuses étaient vraiment une époque bénie où la fiscalité permettait de réduire les inégalités, il faut pouvoir répondre précisément à trois questions :
    -qui sont les ultra-riches ? sont-ce toujours les mêmes individus, ou changent-ils chaque année, au gré d’un héritage ou de la vente d’une entreprise ?
    -quelle part du revenu total des ultra-riches entre réellement dans la catégorie “revenu imposable” ? n’utiliser que les déclarations fiscales comme matériel de travail amène à sous-estimer leurs revenus
    -quel taux d’imposition frappe réellement les ultra-riches ? on peut mettre un taux marginal à 100% ou même 110%, s’il y a des passoires fiscales à côté, ça ne sera que de la démagogie…


    • CédricF Le 23 septembre 2013 à 17h29
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      Votre commentaire rejoint mon questionnement sur les niches fiscales disponibles tout au long de ce siècle pour permettre au ultra-riches de diminuer leurs impôts. Olivier est bien silencieux à ce sujet.


      • step Le 24 septembre 2013 à 15h08
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        j’ai essayé de répondre à votre question. Elles était moins nombreuses, c’est une certitude. Mais la valeurs des niveaux de revenus des années 80 délimitent un périmètre humain effectivement sujet à caution. On peut aussi voir ce taux prohibitif comme un signal de ne pas entrer dans cette catégorie de sur-revenu, ce qui est aussi une fonction de l’impot, car mécaniquement il y a aura une redistribution de ce non perçu.


        • Christophe Vieren Le 25 septembre 2013 à 10h06
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          @Step : je complète “une redistribution de ce non percu ” par : ” et du travail éventuellement délaissé par ces trop payés” (pisk’on nous dit que c’est pour le fric que ces gens travaillent)


  11. Lisztfr Le 23 septembre 2013 à 18h10
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    Deux observations, hors sujet :

    Selon B. Lenglet, l’OMC est en déclin, “enfant du beau temps”, – c’est fini. (Fr Cult, carnets de l’économie). On constate la réindustrialisation de nos économies,le différentiel de prix étant moins grand qu’auparavant. Il n’y a que des bonnes nouvelles d’ailleurs.

    1) La prise d’otage de Nairobi est un échec politique, le voyeurisme obscène auquel elle donne lieu en est la preuve, on est à des années lumière d’un clash des civilisations.

    2) Chateaubriand :

    “Un caractère moral s’attache aux scènes de l’automne: ces feuilles qui tombent comme nos ans, ces fleurs qui se fanent comme nos heures, ces nuages qui fuient comme nos illusions, cette lumière qui s’affaiblit comme notre intelligence, ce soleil qui se refroidit comme nos amours, ces fleuves qui se glacent comme notre vie, ont des rapports secrets avec nos destinées.”

    -Mémoires d’outre-tombe-

    Oui mais quel caractère moral s’attache à la crise, en rapport avec nos destinées ? Un automne qui dure des mois, des années, d’où une sorte de clivage psychique pour conserver à l’abri qqchose qui échappe au monde.


  12. Lisztfr Le 23 septembre 2013 à 23h08
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    link to bloomberg.com

    Il se passe quelque chose sur le BDI, un sursaut inattendu !


  13. Christophe Vieren Le 25 septembre 2013 à 12h22
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    Je ne suis contenté de rapporter les faits. Désolé si ils contredisent votre perception de la réalité.
    Sinon, pour l’air, probablement passablement pollué par ce temps anticyclonique, mais en quantité suffisante. Merci.


  14. Deres Le 30 septembre 2013 à 17h31
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    Faire une comparaison historique des taux, mais est-ce bien comparable ? En particulier, il semblerait que de 1915 à 1945, le montant de l’IR de l’année d’avant était déductible de ses revenus de l’année. Il faudrait être certain que les revenus concernés soit les mêmes en particulier suivant les types de revenus et les abattements possibles. J’ajoute de plus qu’en se servant de mécanismes de type CGS non déductible, une partie du revenu fait l’objet de taxation multiples …


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