Au vu de ses multiples reprises, je re-publie aujourd’hui cet article sorti mi août, que j’ai complété par de nouveaux graphiques…

Billet en réaction à cette ÉNORME SURPRISE du week-end :

Moscovici revoit à la baisse la prévision de croissanceLe Monde.fr avec AFP | 10.08.2013

Donc : “Revue à la baisse, la prévision de croissance pour l’année en cours devrait évoluer entre – 0,1 % et + 0,1 % du PIB selon le ministre de l’économie, Pierre Moscovici”.

C’était +0,8 % dans le projet de loi de finances 2013 présenté en septembre 2012 :

Vous noterez la finesse d’analyse pour la croissance 2014-2017.

Avant, je vous la fais courte, tout est dans cet article des Echos du 20/03/2012 :

Nicolas Sarkozy a jugé « raisonnable »la prévision de croissance de 2 % retenue jusque-là par le gouvernement pour 2013, il a laissé entendre qu’une révision à la baisse était à l’étude. « Est-ce qu’on sera à 1,7 % ou à 2 %, c’est vraiment l’épaisseur du trait », a réagi le chef de l’Etat, interrogé sur la différence avec le cadrage de son rival socialiste François Hollande, qui prévoit 1,7 % de croissance en 2013.

Ça fait gros le trait quand même, mais bon…

Rappelons cet article de Challenges du 26/01/2012 :

Hollande est plus crédible que Sarkozy sur la croissance
En tablant sur une hausse du PIB de la France de 0,5% cette année et de 1,7% en 2013, le candidat socialiste se montre bien moins optimiste que le gouvernement. Mais Sarkozy, s’il s’appuyait sur ces mêmes chiffres serait contraint de lancer un nouveau plan de rigueur.

No comment…

Observons le projet de loi de finances 2012 présenté en septembre 2011 (page 8, dernière ligne).

On retrouve la même finesse d’analyse en 2011 pour 2013-2015 – qui est en fait la règle :

Il est aisé de constater que ces âneries se perpétuent en fait tous les ans depuis belle lurette, chaque gouvernement basant son budget sur des rêves…

On le constate très facilement sur ce graphique très important, en confrontant les prévisions historiques (en couleur) avec la réalité (en rouge) :

historique des prévisions de croissance gouvernement

Édifiant… Il est rarissime que la croissance soit supérieure à la prévision…

En soit, c’est cependant logique : quand le gouvernement attend 0,8 %, il est peu probable qu’on ait 0,8 % : le gouvernement n’étant pas Madame Irma, on aura plutôt 0,7 % ou 0,9 %, ou …

MAIS ce qu’on en attend en revanche, c’est que la différence entre la prévision et la réalité tende EN MOYENNE vers 0.

Or, ce n’est absolument pas le cas, bien au contraire, il y a un très fort biais ! Voici donc l’erreur annuelle moyenne du gouvernement sur ses prévisions de croissance (le détail est en annexe à la fin du billet) :

historique des prévisions de croissance gouvernement

Ainsi, en moyenne, le gouvernement surestime la croissance de l’année suivante de 1 %, et des 2 suivantes de 1,5 %. Il n’anticipe jamais les récessions, et se base donc en général sur des valeurs maximales et non pas des valeurs moyennes…

Et l’écart est énorme : sur les 12 dernières années, la croissance moyenne a été de 1 %, et l’erreur moyenne du gouvernement a été de + 1 % : depuis 12 ans, la prévision du gouvernement a ainsi été en moyenne du double de la croissance réelle !

Il ne s’agit évidemment pas en général d’erreurs, mais bien de sabotage pour enjoliver la réalité :

“On me dit que j’ai menti sur ma situation personnelle. Cela veut dire quoi ? Qu’il y aurait des mensonges indignes et d’autres qui seraient dignes ? Quand on ment sur ordre, et pour des raisons politiques, à l’Assemblée, est-ce digne ? A ce compte-là, j’ai menti devant l’Assemblée, sur la possibilité de réaliser 3% de déficit en 2013. [...] Si tous ceux qui ont menti à la représentation nationale devaient quitter l’hémicycle, il y en aurait des tonnes.” [Le Canard enchaîné, 10/4/2013]

En tous cas, vous savez donc désormais comment facilement corriger les prochaines prévisions… :)

Je précise aussi que depuis 1999, le gouvernement expose ses prévisions dans un programme de stabilité pour Bruxelles (ils sont là) – ce qui en dit long sur le sérieux et le respect de nos partenaires de “l’Europe la chance”…

Alors évidemment, à force de se tromper sur la croissance, les déficits sont toujours supérieurs aux attentes, et donc la dette devient hors de contrôle…

historique des prévisions de croissance gouvernement

Coup de chapeau aux prévisions de 2002 (et 2003), seule année où un gouvernement tentait des projections à 10 et 20 ans :

Et en 2003 :

Bien vu !

Ceci étant, le gouvernement n’est pas le seul à refuser de prendre des hypothèses prudentes.

Analysons les hypothèses retenues par le Conseil d’Orientation des Retraites (COR, composé de 39 élus, syndicalistes et hauts-fonctionnaires) dans son rapport de 2012 qui trace des perspectives pour nos retraites pour 2020, 2040 et 2060.

Il se base sur les hypothèses suivantes :

On peut les résumer ainsi :

historique des prévisions de croissance gouvernement

Ainsi les scénarios de base varient entre 1,4 % et 1,9 % (1,1 % et 2,1 % sur les variantes). Dans les 10 dernières années, la croissance annuelle moyenne a été de 1,0 %…

Je rappelle aussi que ces présentations en valeur annuelle faussent la compréhension, car cela laisse à penser qu’il n’y a pas de limite.

Il faut sur longue période s’intéresser à la valeur du PIB en euros constants, pour bien voir que ce n’est pas durable, la planète étant finie (1,6 % de croissance annuelle, cela triple le PIB en 2060, et le quintuple en 2 100 ; à 2 % par an, c’est x 4 et x 6…).

Voici donc le PIB par Français (en rouge), prolongé dans les prochaines décennies en utilisant différentes hypothèses de croissance, de la fabuleuse croissance rêvée à 5 % à la croissance famélique de 0,2 % (en évitant ici toute hypothèse « hérétique » de légère décroissance) :

croissance non durable

Quelle hypothèse semble de prime abord la plus réaliste ? Et quel sera l’impact à court terme de l’explosion des bulles de dettes insoutenables ou des prix de l’immobilier délirants, et à moyen terme de la raréfaction des ressources énergétiques fossiles ?

Le Japon nous montre la voie, tant au niveau de son PIB que de sa croissance par habitant :

Mais c’est dans ses hypothèses de taux de chômage que le COR se surpasse :

historique des prévisions de croissance gouvernement

Donc 2 hypothèses de taux de chômage : 7,0 % si “tout va mal” (niveau inconnu depuis 1982…) et 4,5 % si “tout va bien” (niveau inconnu depuis 1977…) – votre retraite est entre de bonnes mains !.

No comment…

Dernier point. Je lance un petit appel, car j’aimerais mettre en place un petit suivi sur Internet de ce genre de prévisions, pour qu’il soit aisé de confronter les belles attentes et la réalité – l’oubli étant le meilleur allié de ces irresponsables… Si vous avez accès facilement à ce genre de données en temps réel, ou si pouvez organiser leur gestion et leur publication (c’est rapide et peu fréquent), contactez-moi !

P.S.: dessins © L’Oreille cassée de Hergé, Casterman / Moulinsart

P.P.S. : surtout n’oubliez pas :

P.P.S. : je rappelle d’ailleurs que la seule notion de croissance qui ait un peu de sens est celle de “croissance par habitant”, qui est donc largement négative, vu que notre population augmente d’environ 1 % par an… Donc -0,1 % ou +0,1 %, c’est kif-kif-bourricot (oups,pardon, je voulais dire “kif-kif M. le ministre”…), ça fait juste un buzz twitter – et des déficits…

(C’est ici)

P.P.P.P.S : Annexes

Les erreurs du gouvernement dans la prévision de croissance des années suivantes :

erreurs du gouvernement dans la prévision de croissance

Le gouvernement n’est donc presque jamais pessimiste à 1 an.

erreurs du gouvernement dans la prévision de croissance

erreurs du gouvernement dans la prévision de croissance

Et le gouvernement n’est JAMAIS pessimiste à 2 et 3 ans…

 

Voici aussi les scénarios du COR, pour rire :





268 réponses à 0901 Prévisions de croissance : la grande illusion (MAJ)

  1. Patrick Luder Le 12 août 2013 à 02h25
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    Ce que j’aime bien dans la programmation des finances publiques 2012-2017,
    c’est ” l’inflation hors tabac ” …
    vraiment très fine analyse !


    • jjmomo1 Le 26 septembre 2013 à 11h05
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      ESt-il imaginable qu’un jour on construise un budget sur la base d’une croissance nulle ? Quels élus faut-il convaincre ? N’y perçoivent-ils pas leur intérêt ? Du moins d’avoir l’air un peu plus sérieux !


      • poilagratter Le 26 septembre 2013 à 13h53
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        Le problème est que dans le système économique actuel, croissance nulle signifie

        - hausse du chômage suivant les gains de productivité, (ce qui est aberrant, car les gains de productivité devraient précisément améliorer les conditions de vie de tous, et non les dégrader)

        - à dette constante, réduction de la masse monétaire en circulation dans l’économie réelle, car une part de la monnaie en fuit constamment… (ce qui est tout aussi aberrant…)

        Pour qu’une croissance nulle soit envisageable, il faudrait donc:

        - réduire le temps de travail productif, sans réduire sa rémunération, de sorte a compenser les gains de productivité,

        - empêcher les capitaux de quitter l’économie réelle.

        Autrement dit changer de paradigme économique, ce qui serait révolutionnaire, et que ne veulent surtout pas certains qui profitent royalement du système actuel.
        Il faudra pourtant en passer par là.

        Ceci dit, je ne suis pas économiste, je m’étonne que jamais, à ma connaissance, cette question ne soit abordée, et je me trompe peut être. Dans ce cas, qu’on nous explique!


        • Christophe Vieren Le 26 septembre 2013 à 18h22
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          Vous, vous ne lisez pas assez Alternatives économiques ! Car n’attendez pas que Bouygues, Lagardère, Bolloré ou Dassault vous en parle dans leurs mass merdias. Pour Berlstermann (RTL group, ….) je ne sais pas mais j’en doute également.


          • poilagratter Le 26 septembre 2013 à 19h15
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            Ok, de ce coté là je n’attends rien !! Mais les médias indépendant (s’il en existe!) ?

            Tout le monde est d’accord (enfin presque…) sur le fait que la croissance doit être limitée, voire nulle ou même négative pour redevenir soutenable, mais personne n’aborde ce que ça implique.
            Olivier Berruyer, puisque ce chapitre concerne la croissance, avez vous un avis là dessus?


            • Christophe Vieren Le 26 septembre 2013 à 21h49
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              La décroissance CHOSIE ? Cela implique qu’il faut déjà se mettre dans cette hypothèse et de décider collectivement comment être aussi heureux avec moins de biens matériels, avec une empreinte écologique soutenable. Peut-être n’est-ce pas possible, mais peut-être que cela l’est. Evidemment, cela nécessite un changement total de manière de fonctionner à commencer par changer de boussole : exit le PIB (qui donne autant de valeur à une tempête destructrice qu’à un pontage coronarien), vive l’empreinte écologique et un tas d’autres indicateurs.

              Je ne suis pas fan de lui, loin de là, mais la définition de l’économie positive, et des indicateurs qui vont avec, donnée par Attali sur France inter ce matin me parait digne de réflexion.


      • boduos Le 13 décembre 2014 à 01h13
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        @jjmomo
        si on ne veut pas achever la planète,il faudra bien “décroisser” un jour et tendre vers un mixage du PNB et du BNB (mesure du bonheur brut).
        le coup frein necessaire subira la pression de la montagne de LBO (effet de levier des financiers sur l’économie réelle ) qui s’est emparé de toute l’économie.
        terrible sera la chute pour eux ,les supers bénéfices se convertissant en de monstrueuses pertes.
        personnellement,parti de rien….et arrivé nulle part,je pourrais m’en toucher une sans faire bouger l’autre.


  2. Patrick Luder Le 12 août 2013 à 02h39
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    Le tableau du PIB par Français de 1800 à 2013
    nous montre d’ou l’on vient, et donc ou l’on va finir,
    A nous de nous y adapter …


    • WhereIsMyMind Le 12 août 2013 à 08h34
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      la vision du crash avec un retour à la société d’avant guerre est une illusion qui rend nos arguments totalement nulle aux yeux des autres. Même si notres société subit une mutation majeure, nous ne retournerons pas au mode de vie d’il y a 50 ans. On ne peut faire fi de l’évolution technique qui a elle seule a provoqué une part importante du progrès.


      • bizbee Le 12 août 2013 à 09h57
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        “nous ne retournerons pas au mode de vie d’il y a 50 ans. On ne peut faire fi de l’évolution technique”

        Les civilisations Maya et de l’Ile de Paques avaient pourtant bien fait qq progrès…

        Mais bon, vous avez raison, soyons optimistes, nous sommes tellement plus intelligent et culturellement bien mieux préparé à la fin de l’énergie à bas prix…


        • chris06 Le 12 août 2013 à 12h57
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          @bizbee,

          si on subit le même sort que les civilisations Maya et de l’île de Pâques c’est pas 50 ans en arrière qu’on retournera, ça sera plus proche du scénario Mad Max. Au passage, il y a 50 ans on consommait en France approximativement les mêmes quantités de ressources énergétiques par habitant qu’aujourd’hui.

          Ce qui est certain c’est que si on continue, en France, à être beaucoup plus pessimistes que les autres, il nous arrivera ce qui arrive dans tout dilemme du prisonnier : nous serons les premiers à péricliter.

          Mais cela ne veut pas dire qu’il s’agirait d’être d’un optimisme béat et se dire que tout ira bien comme ça et qu’il n’y a rien à changer.

          En fait les deux attitudes conduisent au même résultat, la non-adaptabilité et le conservatisme puisque la première attend un effondrement du capitalisme mondialisé qui ne saurait tarder.

          Ce qu’il faudrait peut être c’est qu’on arrête un peu avec notre idéalisme .et qu’on soit plus pragmatiques : le monde est en train de changer à vitesse grand V et nous allons devoir nous y adapter.

          Le capitalisme mondialisé ne va pas s’arrêter du jour au lendemain parce que nous on le souhaite mais il est évident que nos modes de vie, de consommation et de production ainsi que notre organisation politique vont devoir évoluer très rapidement à l’échelle de l’histoire.


          • bizbee Le 12 août 2013 à 14h21
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            Chris, c’est donc le scénario Mad Max qui est pessimiste.
            Retourner au niveau de vie d’il y a 50ans, c’est probablement optimiste.

            Parce que comme tu le dis très bien “il y a 50 ans on consommait en France approximativement les mêmes quantités de ressources énergétiques par habitant qu’aujourd’hui”.
            Mais pour maintenir une telle consommation aujourd’hui, on s’endette bcp plus qu’il y a 50 ans… C’est actuellement sur l’avenir qu’on se paye notre présent doré.
            A un moment, lorsque l’excès de confiance qui a permis cet endettement disparaitra et que la confiance retrouvera un niveau plus réaliste en ce qui concerne l’avenir, ces dettes vont alors être payées ; fini la psychologie, rebonjour la mécanique.
            Et qu’est-ce que ça fait de payer (ou d’effacer, c’est toujours mieux) les dettes énormissimes qui ont été contractées; probablement un cataclysme, mais tu as raison, on a de quoi rester optimiste en se disant qu’on s’en sortira surement mieux que d’autres.


          • chris06 Le 12 août 2013 à 17h16
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            @bizbee,

            les dettes des uns sont les avoirs des autres. Si on efface une bonne partie des dettes, une bonne partie des avoirs monétaires disparaissent. Cela cause beaucoup de mécontentements, c’est généralement assez chaotique mais ce n’est pas pour cela qu’on retourne 50 ans en arrière. Toutes les infrastructures et les connaissances accumulées depuis par la société sont toujours là, elles ne disparaissent pas comme par magie.

            Je ne suis pas particulièrement optimiste concernant l’avenir, en fait, je n’ai aucune idée de ce qu’il nous réserve. Sera t’il meilleur ou pire pour la majorité d’entre nous, je n’en ai aucune idée, je ne suis pas devin, mai il faut un peu arrêter avec l’ultra pessimisme ambiant, genre les scénarios d’effondrement à la orlov ou je ne sais quoi d’autre.

            Le scénario Mad Max est très improbable et un retour à un niveau de vie d’il y a 50 ans je ne sais pas ce que cela veut dire, il y a tant de choses qui sont différentes d’il y a 50 ans et qui risquent d’être fort différentes dans l’avenir.


          • bizbee Le 12 août 2013 à 17h52
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            “Cela cause beaucoup de mécontentements, c’est généralement assez chaotique mais ce n’est pas pour cela qu’on retourne 50 ans en arrière. ”

            En effet, je me suis mal exprimé.
            Disons qu’on pourrait différencier la dette sur créanciers humains (pour moi un facteur important des inégalités) et la dette sur environnement et ressources naturelles.
            Dans les deux cas, une politique générale de croissance à tout prix (mais aussi de concurrence internationale) a fortement encouragé l’endettement.

            Dans le cas de la dette sur environnement et ressources naturelles, le créancier c’est la terre, et qu’il faudra bien payer d’une manière ou d’une autre; planter des arbres pour reforester le désert, capturer le CO2,… c’est bien gentil mais largement insuffisant.


          • bizbee Le 12 août 2013 à 18h14
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            “mai il faut un peu arrêter avec l’ultra pessimisme ambiant, genre les scénarios d’effondrement à la orlov ou je ne sais quoi d’autre. ”

            qu’est-ce qui est vraiment le plus grave?
            - “l’ultra pessimisme” que l’on trouve sur ce type de blog
            ou
            - l’ultra-optimisme de nos dirigeants et autres boursicoteurs qui continuent à invoquer le dieu croissance, et qui, pour se donner raison (et au passage maintenir la valeur de leurs actifs), entretiennent (voir mm font gonfler) la bulle en faisant appel en permanence aux QE magiques et autres propagandes du “tout va bien, dormez braves gens” .


          • chris06 Le 12 août 2013 à 18h42
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            @bizbee,

            perso, je pense que les deux sont mauvais puisqu’ils conduisant tous deux au même résultat, la non adaptabilité et le conservatisme.

            Ah, je sais que les ultra pessimistes vont soutenir le contraire mais pragmatiquement parlant que proposent ils de faire d’autre que d’attendre que le “système”, la mondialisation capitaliste, s’effondre?

            On va construire en France notre petit système bien à nous, on va s’isoler de la mondialisation capitaliste tandis que le reste du monde continue, chic, adieu problèmes de compétitivité, d’amélioration de l’efficacité des administrations publiques, on s’isole du reste du mode on se protège et hop tout ira mieux chez nous?


          • chris06 Le 12 août 2013 à 18h52
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            @Olivier,

            je ne vois pas ce qu’il y a de pessismiste de ne pas avoir de croissance.

            je n’ai jamais dit le contraire, ce qu’il y a d’ultra pessimiste c’est de croire que sans croissance, le système va s’effondrer dans le genre scénario à la Orlov

            il faut juste ne pas garder une économie de croissance

            rien que cela? Concrètement ça veut dire quoi? on ne sait pas s’il va y avoir croissance, pas de croissance, ou décroissance puisque cela dépendra de nos capacités et notre ingéniosité.

            On risque fort d’avoir comme toujours des périodes de décroissance alternées avec des périodes de croissance.

            On ne peut ni prévoir ni ordonner la croissance ou la décroissance, c’est une illusion socialiste de croire le contraire.


          • bizbee Le 12 août 2013 à 18h56
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            J’ai du mal à comprendre ta position.

            Puisque tu critiques ceux qui critique le système, et à travers tes nombreuses intervention, il est difficile de ne pas y interpréter un certain conservatisme s’appuyant sur l’espoir d’un monde meilleur et une foi indestructible en l’être humain.

            C’est bien, mais à mon avis ça ne fait pas avancer le schmilblic. Donc l’attentisme, il me parait plutôt être du côté des optimistes… Bien sur il faut débats et avis contradictoires, et je suis le premier à te lire, mais comme toi je me contente d’observer et de faire des piqures de rappel. Je ne pense pas être particulièrement pessimiste, juste j’observe et j’analyse à la lumière de ce qui s’est déjà produit par le passé.

            Bref, on arrive visiblement pas au mm conclusions, mais de là à dire que ma posture révèle d’un attentisme; je trouve qu’en l’occurrence, c’est l’hôpital qui se fout de la charité.


          • chris06 Le 12 août 2013 à 19h31
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            @bizbee,

            ma position est que la mondialisation capitaliste ne va pas s’arrêter ou s’effondrer parce qu’on le souhaite. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à changer en France pour améliorer notre sort.

            Il me semble évident que tous nos efforts doivent être axés sur l’amélioration de l’efficacité de nos administrations publiques comme l’ont fait les pays scandinaves ces dernières quinze années c’est à dire couper dans les dépenses publiques inutiles ou sur-dimensionnées (pourquoi avons nous besoin de 1000 parlementaires sur-payés et de trois fois plus d’élus par tête de pipe que les allemands ou les américains? Pourquoi toutes ces agences nationales, ces régimes de retraite spéciaux, etc…) pour permettre de dégager des excédents qui peuvent être investi dans des choses plus utiles comme l’amélioration de l’efficacité énergétique (isolation des logements, développement des transports électriques en commun etc…), le recyclage des déchets et le développement des énergies renouvelables

            Tant qu’on reste avec l’idée que le système va s’effondrer c’est pratique y’a plus d’efforts à faire.


          • Christophe Vieren Le 26 août 2013 à 12h24
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            @chris : je ne comprends pas en quoi se déclarer “optimiste” ou “pessimiste” influe sur la manière d’envisager l’action pour que le scénario le moins pessimiste (ou le plus optimiste) l’emporte. si la réponse est oui, c’est en étant pessimiste qu’on est le plus à même de prendre les bonnes mesures pour empécher que le scénario ne se réalise. C’est bien parce que je suis pessimiste sur les avantages de fumer que je ne fume pas. Que je suis pessimiste sur le fait de ne pas mettre ma ceinture de sécurité, que je la mets, … Enfin . . . il me semble.


      • yoananda Le 12 août 2013 à 10h58
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        La seule vraie question qui tienne, c’est combien d’énergie nous disposons par tête de pipe.

        Nous pourrions très bien retourner aux années 1950 avec des iMerdes, et sans être dans les 30 glorieuses, avec des villes surpeuplées …

        Au final, technologie ou pas, la question c’est qui peut se la payer. On est déjà en train de retourner en arrière, le parc automobile vieillit en attendant de diminuer. La précarité énergétique se traduit au niveau du chauffage domestique et se manifeste lors des hivers rigoureux, etc…


        • Jacques Le 12 août 2013 à 11h46
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          +10000. Tout tient sur l’énergie.


        • Amsterdammer Le 12 août 2013 à 12h58
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          L’énergie disponible par bipède…
          En une phrase, vous résumez tout le problème :-)

          Puisqu’il vient d’être à l’honneur sur ce blog, citons donc ces propos cruels de Dimitri Orlov à propos des techno-croyants à la WhereIsMyMind :

          “Le plus souvent on entend cela de la part de non-spécialistes, quelque fois de la part d’économistes, et presque jamais de la part de scientifiques ou d’ingénieurs. Quelques calculs au dos de l’enveloppe sont généralement suffisant pour suggérer le contraire, mais ici la logique se heurte à la déesse de la technologie : elle pourvoira.”

          Et effectivement, pour quiconque se soucie un peu d’équité et de solidarité entre nos frères humains, l’avenir s’annonce sombre : les puissants accapareront probablement les dernières ressources; plutôt qu’une sobriété partagée, nous auront la dolce vita pour les happy few dans leurs bulles high tech, et l’enfer pour tous les autres dans un champ de ruines. Quelque chose entre Zardoz, Soleil Vert et Mad Max.

          Egalement fort inquiétant : les installations nucléaires. Avec l’effondrement prévisible des infrastructures et le chaos social, ça va être coton de simplement faire en sorte que ces machins à l’arrêt ne se mettent pas à fondre.
          A Fukushima, on a évité d’un cheveu la cata ultime, celle qui aurait empoisonné toute l’hémisphère nord; et désormais, ce sont 300 tonnes d’eau très fortement contaminées qui se déversent dans le Pacifique… chaque jour!!
          Si dans un futur chaotique, des centrales farcies au MOX pètent, les nucléocrates pourront bien offrir leurs excuses à l’humanité pour l’avoir si imprudemment condamnée, ça nous fera tous une belle jambe. On aura juste la satisfaction de pouvoir les lyncher avant de tous crever.


          • WhereIsMyMind Le 12 août 2013 à 15h52
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            ” à propos des techno-croyants à la WhereIsMyMind”
            Merci de modéré votre ardeur. Ne collez pas si vite les étiquettes sur la tête des gens. Pour info, je suis ingénieur civil.

            Je ne suis pas du tout un techno-croyants. J’ai juste signalé que l’excès inverse pessimiste (“on va retourner à la civilisation de 1800″) était néfaste au débat car il détournait une grande partie des gens du débat.

            En soit je suis persuadé qu’il faut (on aura pas le choix) modifier totalement notre société (organisation, niveau de consommation, ect), et que vous avez raison sur bcp de points.


          • André Le 12 août 2013 à 20h28
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            Bonsoir à tous,
            Fukushima, c’est loin d’être terminé, le gvt japonais a reconnu officiellement que 300 t d’eaux contaminées étaient rejetées depuis deux ans (220 000t). La plupart des observateurs estime que le melt est descendu et pollue les nappes phréatiques. Le passage des déchets radioactifs dans le Pacifique est hors de contrôle désormais. Une catastrophe mondiale qui est gérée dans le silence de la “novlangue bureaucratique et médiatique”: Incident sur le réacteur n°3, “l’eau commence à être pompée”; “vapeur d’origine inconnue” et tutti quanti.


          • Amsterdammer Le 12 août 2013 à 20h36
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            Je vous présente mes excuses. Effectivement, j’avais en tête les naïvetés qui sont régulièrement débitées à propos du peak oil et des alternatives techniques espérées, et j’ai un peu trop ‘transposé’ sur votre post.


  3. Marcus Le 12 août 2013 à 05h05
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    Hollande et Moscovici qui nous ont fait un petit numéro de la méthode Coué nous prennent vraiment pour des cons !!!

    Ils ont intérêt à prendre de bonnes vacances, car à la rentrée, on va rentrer dans le dur avec la “réforme” des retraites, c’est-à-dire diminution des retraites + le budget avec une croissance qui ne sera pas au RDV + le chômage toujours plus que jamais là, etc +++

    Amicalement.
    Marc


    • amemar Le 12 août 2013 à 15h30
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      La diminution des retraites, ça dépend pour qui ! Avouez qu’il n’est peut être pas très judicieux dans une période de difficultés comme celle que nous connaissons, que des retraités touchent 3 à 4 fois le salaire d’un jeune qui débute, surtout quand on est propriétaire de son logement et que les enfants ne sont plus à charge ! Il faut, en effet, se battre pour plus d’égalité envers nos jeunes, on leur laisse déjà un monde assez dégradé, on pourrait au moins (et je parle pour moi aussi !) ne pas vivre au-dessus de LEURS moyens !


      • Patrick Le 12 août 2013 à 17h23
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        @amemar

        Comme vous y allez avec les riches retraités !

        Si on diminue leurs prestations comment vont-ils faire le plein du camping car ? Si leur pouvoir d’achat diminue, finies les queues aux caisses des super marchés aux heures où les actifs n’ont pas le temps de patienter derrière un ancien qui ne compte sa monnaie malgré sa presbytie avancée, qui a oublié son code ce carte bleue, qui ne fait pas confiance au remplissage automatique de son chèque ? Combien de telles joies ineffables perdrions nous ? Ah cette ribambelle de camping cars sur nos routes dès les premiers beaux jours !!!

        Sérieusement, il y a effectivement un problème lorsque qu’une classe d’âge inactive touche pus que les gens qui démarrent dans la vie, sans la perpective de la vie facile des “baby boomers” : achat de la maison payé par l’inflation des années 70/80, quasi plein emploi durant toute une carrière, départs en pré-retraite financés par les impôts des actifs.

        Hors de moi l’idée de faire payer aux titulaires des minima retraites, mais il y aurait certainement une possibilité de redistribuer plus équitablement avant qu’il ne soit trop tard.

        Les prévisions erronées sont une chose, la planification d’un problème en amont en est une autre. Mais dans aucun des cas, pas un seul gouvernement durant lues derniers 50 ans n’a eu la moindre prémonition et encore moins l’envie de gérer cet état de fait pourtant bien prévisible.

        On verra comment la Chine s’en sort, mais je ne suis pa serein à ce sujet pour les Chinois.


      • jacqueline Le 12 août 2013 à 20h03
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        Voilà bien cette nouvelle jeunesse, qui ne décolle pas des jeux vidéos, passe sont temps sur fesse bouc, ne veut pas sacrifier leurs RTT, et qui trouve plus facile de faire les poches des vieux, comme les cailleras, que de s’en prendre aux vrais responsables : les politiques, les banquiers et le CNPF qui délocalise, au lieu de descendre dans la rue et manifester.


        • amemar Le 12 août 2013 à 22h30
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          Oui, sauf que les politiques, les banquiers le MEDEF, enfin tous ceux qui pourraient et devraient prendre une décision sont de cette génération là (la mienne je précise, qu’on ne m’accuse pas de penser que c’est toujours “aux autres” de faire des efforts). Et puis les papy boomers, ils se déplacent pour voter et ils sont nombreux, donc, on les laisse tranquilles. Ceci dit, il y en a beaucoup de cette génération qui sont généreux et qui accepteraient des efforts pour autant que cela profite aux jeunes et pas une fois de plus aux banquiers et autres “managers”. Ce monde dégradé et endetté, c’est NOUS (et on peut invoquer toutes les excuses que l’on veut, dire “on a travaillé toute notre vie et blablabla…”, les autres aussi et cela ne nous autorise pas à tout exiger comme des gamins gâtés) qui en sommes responsables et qui en avons profité, il est juste de réparer. Et arrêtez de parler des jeunes comme si c’était des débiles, ils utilisent les instruments de leur génération et vivent avec leur temps. Moi aussi j’ai bien aimé avoir mon premier “tourne disque” pour écouter les “yé-yé” et ça faisait déjà rouspéter les vieux de l’époque ! Y a vraiment rien qui change sous le soleil !


        • Patrick Le 13 août 2013 à 08h12
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          @Jacqueline

          Connaissais-vous mon âge pour me traiter de boutonneux accro à sa game boy et à Facebook ?

          Pensez-vous que j’ai bénéficié de RTT tout au long de ma carrière ? Qui vous l’a donc dit ?

          Ne jugez pas l’homme mais le contenu de son discours, ses idées… Je n’aimerai pas avoir 20 ans aujourd’hui, ni même 30, ni même 40, ni même 50 !


        • toutouadi Le 13 août 2013 à 10h51
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          @jacqueline

          C’est un vrai problème effectivement… Surtout en début de mois !!

          C’est ce que j’explique à mes fainéants de gosses… Les tits vieux sortent de la caisse d’épargne les poches pleines et c’est le moment d’en profiter et pis un peu de sport ça peut pas faire de mal… Mais rien n’y fait …Z”y restent vissés devant la boite à images interactive … Tout fout l’camps… Ma pov’ dame !!


        • Inox Le 02 septembre 2013 à 17h44
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          Oui je suis bien d’accord. On devrait manifester contre les fonds de pension aussi, qui demandent des rendements et profits de folie à des entreprises pratiquement obligées de délocaliser. On se demande bien pourquoi tant d’exigences d’ailleurs.


          • toll Le 02 septembre 2013 à 18h27
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            Accumulation et croissance :

            Cette loi est simple : sur le long terme, le rendement du capital après impôt est de l’ordre de 4-5 % par an tandis que la croissance moyenne des pays riches est de l’ordre de 1-2 %. Lorsque les nouveaux revenus croissent de 1% et que le rendement des anciens est de 4 %, à moins que les riches ne dépensent tout ce qu’ils gagnent, leur dynamique d’accumulation des richesses est largement supérieure à celle des nouveaux revenus.

            link to alternatives-economiques.fr


          • toll Le 02 septembre 2013 à 18h35
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            Croissance et financiarisation :

            La relation entre croissance et finance est donc positive jusqu’à un certain niveau de financiarisation, et au-delà de ce seuil, les effets de la financiarisation commencent progressivement à devenir négatifs. Suivant les différentes spécifications estimées par Arcand, Berkes et Panizza (2012), ce seuil (en part de PIB) est compris entre 80% et 100% de crédits accordés au secteur privé[2].

            Alors que le niveau de financiarisation des économies développées se situe au-dessus de ces seuils, ces conclusions incitent à contrôler le développement de la financiarisation et l’efficacité marginale que celui-ci peut avoir sur l’économie. De plus, l’argument des lobbys bancaires, selon lequel réguler la taille et la croissance du secteur financier aurait un impact négatif sur la croissance des économies concernées, n’est pas corroboré par les données dans le cas des pays développés.

            link to ofce.sciences-po.fr


      • Copas Le 13 août 2013 à 06h48
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        Effectivement les retraités qui toucheraient 3 à 4 fois le salaire d’un jeune qui débute relève d’une invention pure.
        La pension moyenne était de 1256 € en 2011 (et 1233 € en moyenne pour ceux qui prenaient leur retraite la même année), derniers chiffres apparemment. De plus il s’agit là de moyenne et non de médiane.

        Donc des retraités qui ne sont pas sur un pont d’or, contrairement aux barrages d’artillerie de la propagande qui cherche des catégories à attaquer qui évite de taper sur les très riches (voir augmentation des 500 plus grosses fortunes d’une année sur l’autre).

        Ce n’est pas en s’attaquant à des retraités misérables ayant trimé toute leur vie pour construire cette société sans qu’on ne leur ai jamais vraiment et au fond demandé leur avis, qui doivent être immolés aux haines artificielles qu’on essaye de construire entre générations.

        Il faut rajouter là qu’il ne faut pas mythifier les soi-disant 30 glorieuses. Morts au travail, morts et amputés des guerres mondiales puis coloniales, semaines de travail à heures sup, fin des tickets de rationnement dans les années 50, etc… Les 30 glorieuses apparaissent dans les bilans des entreprises, mais pour le niveau de vie réel (sur le fond en qualité de vie), la période est bien plus courte et bien décalée.

        Les seuls gisements pour récupérer de l’argent est de s’attaquer d’abord à :

        - Confisquer les fortunes des milliardaires. Tout prendre. Eux sont des parasites réels.
        - Mettre sous contrôle les banques
        - s’attaquer sérieusement aux dépenses nocives comme les spéculations de toute sorte qui font du PIB mais pas de progrès réel pour les hommes et les femmes….
        - S’attaquer radicalement aux destructions de la nature qui font du PIB mais pas de progrès réel pour les hommes et les femmes….
        - Faire en sorte que ceux qui travaillent aient pouvoir réel sur leur travail


        • amemar Le 14 août 2013 à 21h46
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          Justement, ce n’est pas “aux retraités misérables” que je “m’attaque”. D’ailleurs, je ne m’attaque à personne, seulement, il faut reconnaitre que, comme les très riches et les politiques ne font rien pour les jeunes générations, il ne reste que nous pour s’y mettre, et parmi nous, ceux qui ont le plus profité des “bonnes années”. Point. Maintenant si vous avez des tuyaux pour que les très riches “réparent” les dégâts fait à la planète et aux humains, je suis preneuse.


  4. Elgringo Le 12 août 2013 à 08h52
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    Bravo pour ce post.
    je pense effectivement qu’il justifierait la création d’un site dédié uniquement aux erreurs de calcul et de prévision de nos dirigeants concernant la croissance.
    On pourrait retracer les erreurs par gouvernement par couleur politique et par époques successives.


    • Patrick Le 12 août 2013 à 09h28
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      @Elgringo

      “Ereurs de calcul” ? Vous pensez vraiment qu’il s’agit de simples erreurs de calcul ? Moi je dirai manipulation.

      C’est un peu comme les budgets en entreprise : part de marché en augmentation, baisse des charges phénoménales, gains sur les achats…etc Dans le cas d’une entreprise, il faut faire plaisir à l’actionnaire et gagner un peu de temps avant la fermeture.

      Dans le cas du budget de l’état, je me demande bien à qui il faut faire plaisir, à part peut-être à l’Europe et gagner encore une fois un peu de temps avant que les mesures coercitives imposées par Bruxelles aux mauvais élèves ne s’abattent sur les têtes des citoyens.

      Rappelez-vous Sarkozy en Janvier 2009 nous assurant que le chômage allait baisser. La suite nous a montré combien était énorme le talent de prévisioniste du précédent président. En fait, Sarkozy était persuadé que le départ en retraite des “baby boomers” allait mécaniquement résorber le chômage en libérant des postes aux nouveaux entrants sur le marché du travail. Ce que n’avait pas compris Sarkozy c’est que 10 ans de délocalisations avaient détruits les potentiels postes à pourvoir.

      Alors erreur ou manipulation ? Erreur ou incompétence ?


      • Elgringo Le 12 août 2013 à 10h05
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        “Manipulation ” effectivement, ou bien aveuglement croissanciste…


      • Arthurcoucou Le 12 août 2013 à 11h29
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        Ce ne sont pas des erreurs, mais de la politique : ne pas dire la vérité au peuple qui de toute façon ne veut pas l’entendre…..


      • Patrick Luder Le 12 août 2013 à 15h40
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        plutôt => impuissance …
        la danse de la pluie, ça marche pas !


    • draxredd Le 12 août 2013 à 09h38
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      Je vous trouve bien gentil d’utiliser le terme “erreur”.

      Il s’agit de manipulation éhontée de l’opinion et de mensonges purs et simples. Personne ni a Bercy, ni au COR, ni dans les médias qui relayent ces “informations” n’est dupe.
      Seule la population désinformée, et désespérée de se raccrocher a un lointain “lendemain qui chante” comme à sa dernière boite d’antidépresseur, avale encore la pilule.

      Manufacturing consent ?


    • FLURY Le 12 août 2013 à 10h30
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      Oui, je partage cette excellente suggestion.
      Première suggestion de titres: “Errements”


  5. Julian Le 12 août 2013 à 08h53
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    Ces bobards, répétés en boucle, martelés, certifiés par l’Université, les Z’économistes, les perroquets des médias et les grands-chefs et demi-soldes des partis politiques,les syndicats-croupions, une Haute – Administration vénale, etc, finissent par devenir LA vérité admise d’un système basé sur le mensonge, l’absence de scrupule, c’est à dire, au final, le mépris du citoyen.

    La perpétuation du système est assurée par de puissants facteurs objectifs , entre autres : crétinisation de masse (4 heures de télé quotidienne en moyenne !), précarisation des parcours professionnels, politique migratoire favorisant cette précarisation, destruction encouragée de TOUTES les solidarités altruistes.


    • Patrick Le 12 août 2013 à 09h41
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      Parmi les brillants Z’économistes sévissant dans les médias, je trouve François Lenglet et Dominique Seux particulièrement “compétents”.

      J’en suis au point, lorsque je les entends par hasard, de faire leur conclusion avant qu’ils n’aient ouvert la bouche, tant leurs analyses et solution sont triviales et toutes basées sur une même idéologie : pour acueillir les “Z’investisseurs” étrangers, nous devons baisser les charges, diminuer les impôts société, laisser faire le marché qui naturellement équilibre et efface toute inégalité entre pays…

      À force de se l’entendre dire, la caissière de l’hypermarché du coin va finir par pleurer sur le sort de son patron. Elle, privilégiée, un contrat de 24h/semaine, avec des horaires aménagés en deux postes par jour et 4 heures de coupure entre deux, et son patron croulant sous les charges et les méchants impôts.


      • Surya Le 12 août 2013 à 11h15
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        Soyons réalistes, le taux de prélèvements obligatoires sur un salaire superbrut est insoutenable, surtout pour une boite qui se lance (haaaaaa les appels de charge fantaisistes des urssaf). Faut pas s’étonner que les entrepreneurs (les vrais) partent sous des cieux plus cléments. Quant à baisser l’impôt sur les sociétés, c’est une application basique de la courbe de laffer ;)


        • Patrick Le 12 août 2013 à 17h32
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          @Surya

          “Depuis vingt ans, la France diminue les charges des entreprises”, lire cet article de Le Monde daté du 08/11/2012.

          “DEPUIS 1990, LES ALLÈGEMENTS SE MULTIPLIENT

          La question des cotisations sociales des entreprises, généralement appelées “charges sociales”, est en effet tout sauf nouvelle. Depuis vingt ans, c’est même une antienne régulièrement reprise à la fois par le patronat et nombre d’économistes. Dès le début des années 1990, estimant que le coût du travail au niveau du smic est trop élevé – et explique en partie l’incessante hausse du chômage, notamment dans l’industrie –, gouvernements et économistes sont unanimes : il faut réduire les charges sur les bas salaires afin d’inciter les employeurs à embaucher.

          Et c’est ce qui est fait, par une série de mesures prises sous les gouvernements Balladur, Rocard et Juppé. MM. Balladur, puis Juppé, cibleront les salaires voisins du salaire minimum (1,1, puis 1,3 smic). En juillet 1993, Edouard Balladur exonère totalement de cotisations sociales les salaires jusqu’à 1,1 smic, puis à 50 % jusqu’à 1,2 smic, avec extension progressive jusqu’à 1,6 smic. En 1995, les cotisations patronales d’assurance maladie sont aussi réduites.

          Alain Juppé fusionne les deux mesures en 1996, et permet, en 1997, à des entreprises de bénéficier d’allègement sur les salaires de 5 millions d’employés, ce qui abaisse le coût du travail au niveau du smic de 12 %. Dans un rapport de 2005, le ministère du travail résume dans une série de graphiques ces baisses de cotisations sociales et leur effet sur les salaires peu qualifiés, qui montrent bien l’effet de ces allègements.”

          link to lemonde.fr

          A voir aussi ce petit papier émanant de la sécurité sociale sur la part de des salaires dans la valeur ajoutée depuis 1960. A noter le grand virage de la rigueur sous le président de gauche François Mitterand. Préparez vos mouchoirs !

          link to securite-sociale.fr


          • Surya Le 12 août 2013 à 17h41
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            ben désolé, mais quand je reçois mes appels de charges urssaf, les allègements j’en vois pas trop la couleur (le truc dans l’air du temps c’est carrément d’aligner le régime des autoentrepreneurs sur le régime général); il ne faut pas oublier que tous les travailleurs indépendants ne sont pas éligibles aux allègements de charges (quand on voit la quantité de problèmes administratifs avec le RSI et la CIPAV), en EI/EURL ou EIRL on cotise au chômage mais on y a pas droit etc…

            Le plus fun c’est quand on se rend compte qu’un chômeur indemnisé ouvre plus de droits à la retraite qu’un type ayant une activité en indépendant.


          • chris06 Le 12 août 2013 à 18h23
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            @Patrick,

            A voir aussi ce petit papier émanant de la sécurité sociale sur la part de des salaires dans la valeur ajoutée depuis 1960.

            graphique qui est le même dans tous les pays, mis à part les pays communistes où la part du capital était bien évidemment nulle, c’était tellement mieux là bas.

            En fait, si on regarde sur l’ensemble des pays et sur des périodes beaucoup plus longues, on s’aperçoit que la part des salaires et du capital dans la valeur ajoutée est restée étonnamment stable à 2/3, 1/3 mis à part une courte période durant les années 73-83 où la part des salaires était montée dans tous les pays à près de 75%. Période aussi connue sous le nom de stagflation qui suivi les chocs pétroliers et où le chômage de masse fit son apparition dans tous les pays “développés” avec une envolée historique record passant de moins de 5% à presque 12% en une dizaine d’années.

            A noter le grand virage de la rigueur sous le président de gauche François Mitterand.

            reste à expliquer ce que la France aurait pu faire pour éviter cela et garder, seul pays moderne au monde, la part des salaires à 75%.

            C’est sûr, on aurait continué encore plus à fond avec la politique socialiste du premier gouvernement Mitterrand, on serait sorti du SME, de la CEE, on aurait encore plus dévalué le Franc, on aurait renforcé le contrôle des changes et bloqué tous les mouvements de capitaux pour finir avec un corralito, la France se serait complètement isolée du reste des pays de l’OCDE, comme l’Espagne sous Franco, et ça aurait été le paradis.

            Ah, on aurait même peut être fini avec la part des salaires dans la valeur ajoutée à 100% comme l(URSS ou la Chine d’alors, ça aurait été tellement mieux.


          • Patrick Le 12 août 2013 à 18h30
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            @Surya

            Vous êtes victime de la dictature de votre nombril… Lisez l’article du Monde.


          • Patrick Le 12 août 2013 à 18h33
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            @Chris de Nice

            Vous êtes inénarrable dans votre constance et la prévisibilité de vos commentaires.

            Avec vous pas besoin de prévisionnistes puisque tel est le sujet.

            Merci de ne pas perdre de temps à me contrer, je ne répondrai plus.


          • Surya Le 12 août 2013 à 18h53
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            @Patrick : vous avez loupé ce paragraphe dans l’article en fait ?

            Mais malgré ces aides successives, la France reste fiscalement moins intéressante que ses voisines pour les entreprises. Selon la Cour des comptes, le taux effectif moyen d’imposition sur les sociétés était, en France, de 34,6 % en 2009, soit 7,3 points au-dessous du taux de 1998… Mais 12,5 points au-dessus de la moyenne européenne (22,3 %) et 5,4 points au-dessus du taux effectif moyen allemand.


          • Patrick Le 12 août 2013 à 20h15
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            @Surya

            Un début de réponse à vos angoisse :

            link to off.shore.free.fr

            Un petit lien signé Le Sénat

            link to senat.fr

            Ah, je jubile :

            link to creationsocieteanglaise.com

            Pour info :

            link to fr.transnationale.org

            En fait, si l’on se positionne par rapport aux paradis fiscaux sis à quelques encablures de nos côtes, nous somme effectivement très chers….

            Je vous laisse à votre recherche Google : “impots societe jersey guernesey”

            Lire aussi “Ces 600 milliards qui manquent à la France” d’Antoine Peillon pour mieux comprendre l’ampleur du malaise

            link to amazon.fr


          • Surya Le 12 août 2013 à 21h53
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            S’il y a des paradis fiscaux c’est bien parce qu’il y a des enfers fiscaux.

            Sinon les entreprises françaises vont très biens, on a juste les taux de marge les plus faibles d’europe ( link to lexpansion.lexpress.fr

            link to afep.com
            ) et 30000 ouvertures de procédure collectives par an !

            Sinon ne pensez-vous pas qu’il y ait un juste milieu entre 0 et + de 50% de prélèvements obligatoires sur un salaire superbrut ? (je ne parle même pas des autres charges fiscales style taxe sur les salaires, formation professionnelle + divers autres..)


          • amemar Le 12 août 2013 à 22h42
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            J’ai pas tout saisi car les chiffres, je l’ai déjà avoué, c’est pas mon truc, mais quand même, je m’interroge, tous ces sous qu’on a donné, ils ont servi à quoi ? Pourquoi ne pas les avoirs utilisé pour aider les petites entreprises qui, elles, ne peuvent pas délocaliser ? On nous parle sans arrêt des milliard que l’on donne aux entreprises, ils sont où ? Dans un paradis fiscal ? Distribués en dividendes ? Ils sont où nos sous nom de Zeus !!!!


          • Patrick Le 13 août 2013 à 08h39
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            @amemar pour un exemple simple à comprendre
            @Surya pour l’enfer Français

            Sanofi, 110 000 employés dans le monde annonce un plan social de 800 personnes en début d’année 2013, plan touchant essentiellement la R&D, département particulièrement stratégique dans le domaine d’activité.

            En même temps, Sanofi distribue 3,665 milliards € aux actionnaires. Pour vous donner une idée de cette distribution pharaonique, elle représente tout simplement la bagatelle de 1,850 millions de SMIC mensuels.

            Comment un groupe qui se sépare de 800 employés peut dans le même temps bénéficer de 150 millions € de crédit impôt recherche et plus grve, verser l’équivalent de 1 850 000 SMIC (chargés) aux actionnaires.

            Quelqu’un sur ce site pour trouver cela normal et acceptable ? N’est-ce pas un pied de nez en direction de la société, des politiques, des ouvriers, des chômeurs ?

            link to lecercle.lesechos.fr


          • Surya Le 13 août 2013 à 09h05
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            Rapport avec le sujet du coût du travail ?


          • Patrick Le 13 août 2013 à 09h28
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            @Surya

            Le coût du travail face au coût de l’actionnaire… Moi j’ai fait mon choix.

            On nous parle toujours du coût du travail, jamais par contre du coût du capital dans les charges des entreprises. C’est un façon de biaisez l’information et surtout de culpabiliser les salariés.

            Si vous avez lu l’article des échos vous y verrez que les dividendes progressent bien plus vite que les salaires, ce qui n’est, à mon sens, pas normal en période de vaches maigres.

            Mais ça ne reste qu’un point de vue, le mien en l’occurrence.


          • Surya Le 13 août 2013 à 11h15
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            Certes mais cela ne s’impute pas du tout sur le même poste du compte de résultat. Le coût du travail influence le montant de l’EBE dans la VA alors que les dividendes passent après que toute la fiscalité ait été imputée.


          • Patrick Le 13 août 2013 à 11h49
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            @Surya

            Le bilan on en fait ce que l’on veut pour “aménager” le résultat net. Et l’obtention dudit résultat net n’est jamais qu’une différence entre charges et profits.

            link to sanofi.com
            (voir la page 2 du rapport annuel pour comprendre la transparence du groupe Sanofi concernant les charges)


          • chris06 Le 13 août 2013 à 12h20
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            @Patrick,

            ça ne vous intéresse donc pas de discuter du pourquoi de cette distribution faramineuse de dividendes?Je tente de vous donner une explication plus haut pour engager la conversation, mais non, elle ne vous intéresse pas et vous n’y voyez qu’une tentative de ma part de vous “contrer” alors que ce n’est pas du tout mon intention. De plus mon commentaire ne contenait, à ce que je sache, aucune invective de ma part à votre encontre, si vous l’avez pris ainsi, je m’en excuse..

            Un des objectifs de ce blog c’est d’échanger des avis contradictoires de manière à stimuler la conversation et la réflexion. Il est dommage que vous preniez la mouche dés qu’on vous soumet des avis contradictoires et que vous arrêtiez ainsi la conversation. Enfin, si c’est votre souhait, je ne peux rien y faire, mais ce n’est pas mon cas puisqu’au contraire ce sont les avis et opinions contradictoires aux miennes qui m’intéressent le plus car ce n’est que comme cela que l’on peut progresser dans la réflexion.


          • Fabrice Le 13 août 2013 à 16h05
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            Ce qui m’étonne c’est que l’on trouve l’imposition des société en France mais comme l’a souvent rappelé Olivier c’est surtout la compétition entre état européens qui rend se taux supérieur à la norme (après demandés si la France ne passe pas pour un paradis fiscal si on déduit les investissements liés à la recherche …, tout est dans l’approche brut ou plus poussée) :

            link to lemonde.fr

            mais après quand on voit que le taux aux USA est de 35% l’attractivité tient elle à ce pourcentage ?

            Encore une fois si un seul taux était appliqué en Europe nous cesserions de nous faire mutuellement du tord mais bon la raison à peu à voir quand on souffle sur les braises que prodigue les dogmes anarcho-libéraux qui poussent à une compétition imbécile entre pays qui pourtant doivent maintenir leur niveau d’éducation, d’infrastructures et de travaux publics pour fournir la main d’oeuvre qualifiée, les transports et les marchés potentiels pour les entreprises.

            on ne peut avoir le beurre, l’argent du beurre et la crémière ;-)


          • Brice Goe Le 02 septembre 2013 à 17h22
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            A force de cadeaux, les entreprises se portent tellement bien qu’elles embauchent à tour de bras.


          • step Le 03 septembre 2013 à 09h34
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            @ brice (de nice): mais, la vocation d’une entreprise n’est pas d’embaucher (hors économie sociale).


  6. GG75 Le 12 août 2013 à 09h33
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    Excellent billet Olivier! ça fait du bien de pouvoir prendre un peu de hauteur. Ce qui fait peur c’est que nos dirigeant en restent vraiment au niveau des pâquerettes.

    Ce qui me consterne le plus c’est pourquoi aucun journaliste digne de ce nom ne mette ce type de graphiques sous le nez de nos politiciens à une heure de grande écoute genre interview du 20 heures en posant la seule question qui vaille : comment comptez vous restaurez la confiance avec un historique pareil?


  7. Patrick Le 12 août 2013 à 09h50
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    @GG75

    “pourquoi aucun journaliste digne de ce nom ne mette ce type de graphiques sous le nez de nos politiciens à une heure de grande écoute genre interview du 20 heures”

    Parce que Pujadas ou Marie Drucker, entre autres, ne sont pas journalistes ! Ne pensez-vous pas ?

    Le 20 heures, ce n’est pas de l’information, juste un show. Regardez plutôt le JT d’ARTE, qui sans être exceptionnel permet au moins une petite ouverture sur le monde et pas 15 minutes sur le car de touristes Tchétchènes qui a versé dans le ravin profond de 1,40m en ne faisant heureusement que 2 blessés légers. On en frémit encore.

    Écouter la radio, au moins l’image ne vous pollue pas. Le problème de la TV est que l’image prend le pas sur le texte, rendant même le texte optionnel.


    • draxredd Le 12 août 2013 à 14h35
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      Bourdieu:

      Le fait divers fait diversion.


      • Patrick Le 12 août 2013 à 17h55
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        Ah Bourdieu ! Il nous manque tant.

        “Sur la télévision”, à voir, revoir et faire voir : link to youtube.com

        On ne s’en lasse pas.


    • André Le 12 août 2013 à 20h34
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      En Syrie? alors je suis très content!


    • GG75 Le 13 août 2013 à 10h19
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      Merci du conseil Patrick mais je sais encore juger par moi même. Attention de ne pas trop tomber dans la condescendance.

      Toujours est il que si vous voulez faire bouger les choses vous devez toucher beaucoup de monde et le journal d’Arte n’est pas vraiment la meilleure option… Si vous regardez dans l’histoire, les choses changent (ou du moins bougent un peu) uniquement quand l’info sort dans l’information au grand public ( watergate, wikileaks, snowden). Je reconnait que la France fait un peu exception car meme la cassette Mery ou l’affaire Cahuzac ne génèrent que de simples ride à la surface du lac…

      Il reste quand même le constat que les journalistes des grands médias sont consternant de mediocrité alors que des données simples et facilement accessibles pourraient être mises en avant pour contrer l’enfumage (voire le mensonge) permanent de nos politiques.


      • Patrick Le 13 août 2013 à 11h02
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        @GG75

        Désolé que vous ayez cru noter de la condescendance dans mon propos, ce n’était absolument pas dans mon intention.


  8. remifasol57 Le 12 août 2013 à 10h13
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    Reportages bidonnés même sur le service public (Poutine à la chasse)… Tout est fait pour ENDORMIR le “téléspectateur” … alors la vérité, sur Fukushima, sur la “sainte croissance” les chiffres du chômage ou de l’inflation, ce n’est pas demain que nous l’aurons…, la seule solution, que le peuple reprenne le pouvoir, par le tirage au sort de nos représentants (voir tous les travaux d’Etienne CHOUARD). Ça suffit de mentir au peuple, il a le droit à la vérité sur tous les chiffres … même s’ils sont TRÈS mauvais …


  9. James Sunderland Le 12 août 2013 à 10h23
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    Excellent post, comme d’habitude. Merci Olivier!
    Ils nous prennent vraiment pour des pigeons…
    Le contraste avec les dessins de Tintin est super : )


  10. Thibaut MEYER Le 12 août 2013 à 10h31
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    Superbe Olivier, du très bon travail d’analyse !


  11. dadone Le 12 août 2013 à 10h47
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    Il n’y a aucune manipulation mais une erreur structurante de confondre croissance et richesse. La croissance passée un certain nseuil on seulement ne crée plus de richesses mais en détruit. La croissance devient alors la sources des problèmes. Autrement dit, plus on favorise la croissance plus on appauvrit le système économique jusqu’à son effondrement.


  12. yoananda Le 12 août 2013 à 11h00
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    Post d’utilité voire de salut public ! Bravo Olivier.

    Nom du site : “observatoire des prévisions de croissance” ?


    • odeur_de_sapin Le 12 août 2013 à 16h05
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      AU Choix : :

       Je prévois large

       La logique floue des prévisions de croissance

       Une croissance peut en cacher une autre

       La croissance allumeuse

       La politique des contes de fée

       Recueil de fables économiques

       Mr le Président, Racontez moi une histoire

       Les BricoleBoys et la Croissance

       La croissance culotte de cheval en bas résille
      (Pardonnez moi, il voulait du « sexy » :-) …Olivier, c’est bien cela ?)

      …. bon, je m’arrête là.


      • Amsterdammer Le 12 août 2013 à 20h42
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        “La crise est finie” ?

        “La crise est derrière nous” ?

        :-D


      • Patrick Le 12 août 2013 à 21h07
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        @odeur_de_sapin

        J’aime bien “La croissance culotte de cheval en bas résille”, mais pas simple de fédérer sur un tel titre !


  13. Lisztfr Le 12 août 2013 à 11h06
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    Ce serait un projet de site voisin de celui-ci ? :

    link to shadowstats.com

    Shadow Government Statistics
    Analysis Behind and Beyond Government Economic Reporting


  14. toll Le 12 août 2013 à 11h26
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    Il serait intéressant de faire de même pour l’Allemagne dont les prévisions sont réalisées par différents instituts sélectionnés et qui si ils font des prévisions successives trop éloignées de la réalité sont alors disqualifiés.


  15. Fabrice Le 12 août 2013 à 11h44
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    Imiter le Japon comme disait les deux Olivier (et autres) pas sûr que ce soit une bonne idée, au vu de la réalité qui se rappel aux bons souvenirs des fantasmes (ce sera quel pays comme modèle la prochaine fois ? au lieu de chercher une solution française ?) :

    link to francetvinfo.fr

    quoi que le coup du Seppuku pourrait donner de la motivation mais bon je ne crois pas qu’il se pratique encore au Japon. (tss tout se perd …)

    link to youtu.be

    link to youtu.be


    • toll Le 12 août 2013 à 12h08
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      Le Japon fera défaut sur sa dette, en même temps c’est plus simple, elle est détenue par les japonais…


      • Patrick Le 12 août 2013 à 13h34
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        Le Japon, et les USA ?

        Les USA avec une dette nationale de 16 898 milliards de dollars à l’heure ou je poste ne me semblent pas plus capables de payer un jour cette dette.

        Pour info, 16 898 milliards de dollars c’est quasiment le PIB de l’Europe de 27, le PIB US 2011 étant de 14 990 milliards de dollars.

        link to usdebtclock.org


      • Fabrice Le 12 août 2013 à 22h33
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        hum pas sûr que les japonais apprécient que leur retraite ou leurs économies de tout une vie, leur soit retiré alors que l’inflation bondit, le jeu de mot limite d’Olivier Delamarche sur Euthanabé risque d’être tristement prémonitoire surtout quand on voit ce genre de réaction (qui est révélateur de la situation) :

        link to buzzerie.com


  16. Stephane Le 12 août 2013 à 13h18
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    Très informatif et vraiment bien réalisé. Une extrapolation bête et méchante de vos graphiques permet de décrédibiliser les efforts pathétiques d’estimation du gouvernement, en même temps qu’ils procurent une estimation fiable pour le coup. Vous devriez proposer vos services, on ferait l’économie d’un tas de fonctionnaires inutiles et nuisibles.

    Titre possibles :
    - le sens de la croissance (double jeu de mot sur le “sens” : signification et direction)
    - croissance: sens et essence (avec l’allitération et les jeux de mots )


    • HuguesL Le 13 août 2013 à 09h55
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      et aussi, peut-etre?
      - croissance: sens et décence


  17. Casquette Le 12 août 2013 à 13h28
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    Dans une économie ouverte comme la nôtre c’est pas un peu farfelu ces prévisions sur 5 ans ?
    Je me suis jamais penché sur leurs méthodes de calculs prévisionnels car j’y entendrai rien , mais j’imagine qu’ils ont dû inventer un “outil de correction” pour prendre en compte les aléas comme la hausse des prix sur les matières premières et de l’énergie ?


    • Patrick Le 12 août 2013 à 13h38
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      @Casquette

      Effectivement, les modèles incluent tous les paramètres connus au moment de l’analyse prévisionnelle, c’est pour cela qu’elles sont… fausses. Il ne s’agit pas de prévisions mais de vœux pieux.

      Comme le disait Pierre Dac : «Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir.»

      On ne peut plus concis !


  18. cording Le 12 août 2013 à 13h36
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    Le propre des prévisions c’est d’être démenti par les faits. La croissance ne reviendra pas et même on tombera en régression si l’on maintient le système dogmatique, eurocratique et néolibéral.


    • bizbee Le 12 août 2013 à 14h31
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      “on tombera en régression si l’on maintient le système dogmatique, eurocratique et néolibéral.”

      J’en déduit que vous pensez que si l’on change de système la croissance est encore possible?


  19. ploi Le 12 août 2013 à 14h40
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    Pour le graphique “Prévisions de croissance pour le budget de l’État, 2000-2013-2017″, dans l’encart “Lecture”, y a pas une erreur pour l’an 2000??

    A la place de “en 2000, le gouvernement prévoyait une croissance de 3,3% en 2001 et 3,5% en 2002 [1,8% et 2,9% en réalité]“, ce serait pas plutôt : “en 2000, le gouvernement prévoyait une croissance de 3,3% en 2001 et 2,5% en 2002 [1,8% et 0,9% en réalité]” ??


  20. bertrand Le 12 août 2013 à 14h49
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    5 ans que l’économie est tombée de la falaise et rien qui émerge vraiment , aucune direction , aucun new deal , aucune vision d’avenir , que des mensonges , des petits pas.
    Appel aux peuples , réveillez vous , sinon vous mourrez avant le changement.


    • tchoo Le 28 septembre 2013 à 18h31
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      Mais ils se réveillent:……………….ils approuvent Vals!


  21. Picdelamirand-oil Le 12 août 2013 à 14h56
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    Latero-prospectivisme


  22. Incognitototo Le 12 août 2013 à 15h14
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    Excellent article, bravo Olivier.

    Il est à noter par ailleurs, pour ton prochain site “les menteurs vous parlent”, que cette “religion” de la croissance est accompagnée, en plus, de deux pures croyances qui corréleraient :
    - taux de chômage et croissance,
    - ainsi que croissance et endettement…

    Or ces corrélations (que j’ai cherchées) n’existent pas ! Ou pour être tout à fait exact, n’existent plus depuis plus de 30 ans… au mieux, ce sont des coïncidences, au pire elles divergent totalement ; d’autant plus que quand il y a augmentation du PIB, il y a maintenant de telles fuites de VA, qu’en aucune manière la richesse produite ne réalimente le circuit économique national.

    Mais pas grave, nos dirigeants s’obstinent, envers et contre tout, à faire toujours plus de la même chose… Heureusement que KB, qui a écrit “Les 30 glorieuses sont devant nous” :-) , va mettre bon ordre dans tout ça…


    • bertrand Le 12 août 2013 à 16h11
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      comme dans une entreprise , on s’en fout de la croissance du chiffre d’affaire , mais alors on s’en bat les côtes , ce qui importe c’est le bénéfice pas le chiffre d’affaire , la valeur ajoutée pas le volume brassé , la gestion intelligente pas le je tape dans le tas.
      Croissance c’est pour les nuls , PIB c’est pour les double nuls.
      D’abord faire rendre à Sarko les 600 milliards.


      • Incognitototo Le 12 août 2013 à 16h28
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        Bé le PIB, c’est en principe déjà, en gros, le total des VA… donc attention au contresens…

        Cela dit, oui, on se demande bien pourquoi les politiques ont religieusement les yeux braqués sur cet indicateur, alors que c’est la façon dont il est réparti, réinvesti, dépensé, qui est importante… et effectivement, on peut faire alors une comparaison, avec ces patrons que j’ai connus, qui faisaient la course au chiffre d’affaires, alors que je me m’esquintais à leur démontrer qu’il vaut mieux avoir un CA de 10 000 avec 5 % d’EBE, qu’un CA de 100 000 avec un EBE de 0,1 %…


        • bizbee Le 12 août 2013 à 16h42
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          “Bé le PIB, c’est en principe déjà, en gros, le total des VA…”

          Je dirai plutôt que le PIB c’est le total de valeurs créées (=la valeur totale de la « production de richesse »).
          Sachant qu’il y a aussi sur la même période un total des valeurs détruites (malheureusement pas mesurable…).

          Le total des VA (ou occasionnellement VP pour “perdues”) c’est alors l’écart entre ces deux mesures.

          La croissance “réelle” c’est quand la VA est positive, ce n’est pas quand le PIB augmente d’une année sur l’autre, contrairement à ce que la définition économique classique veut bien nous faire croire.


          • bizbee Le 12 août 2013 à 16h52
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            Si un système en croissance “réelle” c’est alors un système avec une VA toujours positive , alors je pense qu’on peut très bien relier croissance et endettement.
            Cela revient à faire un système qui crée de la valeur au jour J en détruisant de la valeur au jour J+1…


            • Incognitototo Le 12 août 2013 à 16h55
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              Hou lala… vous mélangez tout… PIB = total des VA ; donc, vous ne pouvez pas dire : “La croissance “réelle” c’est quand la VA est positive, ce n’est pas quand le PIB augmente d’une année sur l’autre”…

              Pour info :

              Définition du PIB : link to fr.wikipedia.org

              Point de vue critique (partiel) sur cet indicateur : link to solutions-politiques.over-blog.com

              Bonne lecture.


          • bizbee Le 12 août 2013 à 17h04
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            Je ne vois pas comment on peut considérer comme équivalent Valeur Ajoutée et “valeur totale de la production de richesse”.
            Ou bien “la production de richesse” est une valeur nette, avec prise en compte de l’ensemble des destructions de valeurs liées?

            Parce que j’avais le sentiment que pour augmenter le PIB, il suffit d’augmenter l’activité, et ce y compris à croissance réelle nulle (disons que ce que j’appelle “croissance réelle” ici est alors une amélioration viable (LT) du niveau de vie / habitant).


            • Incognitototo Le 12 août 2013 à 17h42
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              Pas du tout, quasiment aucun rapport entre PIB et CA (ce que vous appelleriez activité), et c’est bien ça un des multiples pièges de cet indicateur, juste quelques exemples :
              - embaucher des fonctionnaires, en s’endettant, augmente mécaniquement le PIB,
              - plus vous vendez de saloperies dans un pays, plus le PIB augmente, même si les habitants ont emprunté pour leurs consommations,
              - une catastrophe va générer une économie de remplacement, qui fait augmenter le PIB,
              - se faire piquer sa bagnole et en acheter une autre pour la remplacer, fait augmenter le PIB, et cetera, et cetera…

              Donc aucun rapport avec une activité productrice de “richesses” et la VA produite… puisqu’il n’y pas de distinction sur la nature de cette VA…
              C’est la façon dont le PIB est produit (notamment la part des revenus français qui ont permis de le produire), l’actif net qu’il permet ou non d’augmenter et le RE qu’il génère en France, qui sont importants pour savoir si un pays va bien ou pas économiquement…
              Mais ça, il ne faut pas attendre de nos dirigeants qu’ils aient un jour la lucidité d’aller regarder ce genre d’indicateurs qui démontreraient, par exemple, qu’un PIB qui continue à croître, ou plutôt à ne pas baisser, par l’endettement sans fin, va forcément se payer très cher, un jour…

              Tout ça (et bien d’autres points) est expliqué dans les liens proposés…


          • bizbee Le 12 août 2013 à 17h59
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            je ne dois pas être clair parce que les exemples que vous donnez sont exactement ceux que j’aurai pu utiliser pour illustrer mon propos:

            S’il n’y a “aucun rapport avec une activité productrice de “richesses” et la VA produite”, ce à quoi je suis bien d’accord, et qu’en mm temps le PIB c’est “la valeur totale de la production de richesse” (cf. définition d’intro du lien wiki que vous donnez), alors la croissance du PIB n’est en rien la croissance réelle, qui elle serait plutôt à rapprocher à une valeur ajoutée positive sur une période donnée…

            PS; partez du principe que je vous ai compris (et que j’ai lu vos liens), ça aidera…


            • Incognitototo Le 12 août 2013 à 19h53
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              Oui, je suis d’accord, il y a un problème de définition des mots… et même Wiki n’échappe pas à cette confusion en parlant (même si c’est en italique et entre guillemets) de “richesses produites”, sans définir aucun des deux termes ; ce qui est un abus de langage total… et ce d’autant plus qu’il existe au moins 3 définitions de la VA.

              Donc, finalement, on est d’accord, le PIB ne reflète nullement la “richesse” produite, même si je ne le dirais pas avec les mêmes mots que vous (à la place de “VA positive”, il vaudrait mieux faire référence à la “variation de l’actif net”).
              D’ailleurs, si j’achète un produit 50 et que je le vends 100, ma VA est de 50 et ma contribution au PIB de 50… mais qu’est-ce que j’ai “produit” comme “richesse” ? Strictement rien… et on voudrait nous faire croire que le PIB est une mesure qui dit quelque chose, c’est vraiment des foutaises… et je pense qu’on est d’accord là-dessus.


        • Surya Le 12 août 2013 à 16h54
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          EBE/VA rules the world !


      • amemar Le 12 août 2013 à 22h56
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        Quels 600 milliards ????


        • step Le 03 septembre 2013 à 09h47
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          durant mandant, hausse de la dette de la france de 600 milliards. (66% à 89% du PIB). D’ici a dire qu’il nous la doit, il y a un usage abusif de réthorique, mais tout n’a pas été utilisé dans l’intérêt général, loin de là. (renflouement bancaire, cadeaux a vinci…).


  23. Baton Le 12 août 2013 à 15h17
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    Proposition de nom site :
    Erreur Croissante


  24. Titi91 Le 12 août 2013 à 15h31
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    Excellent billet
    Comme d’autres, vite la solution d’Etienne Chouard.


  25. Erwan Le 12 août 2013 à 18h02
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    idées de nom en vrac :

    Epic fail prevision(s) (le plus “buzz” à mon avis)
    Alice au pays des prévisionistes
    Nostradamus, les apprentis sorciers de la prédiction
    Wrong answer, try again later
    Les Shadocks de l’économie -> nombreux sous-titres possibles, par exemple “quand on ne sait plus où on va, il faut y aller le plus vite possible”


  26. toll Le 12 août 2013 à 18h16
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    Les 30 glorieuses sont devant nous car nous avançons à reculons.


    • Patrick Le 12 août 2013 à 20h21
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      @toll

      Après les 30 glorieuses nous aurons 39/45, puis 14/18, puis 1870, puis… la guerre de 30 ans pour faire suite aux 30 glorieuses !

      Une petite chanson pour finir la soirée ????

      Allez, on y va :

      link to youtube.com


  27. yvan Le 12 août 2013 à 19h24
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    Histoire de parler d’Europe (je sais, sujet qui fâche) … :
    link to lepoint.fr

    “Cette dégringolade est bien plus rapide que celle enregistrée dans le reste de l’Union européenne. L’Allemagne est ainsi devenue le second pays en Europe – derrière la Lituanie – qui compte la proportion la plus importante de travailleurs pauvres. Près de 25 % de la population active, soit environ 7 millions de personnes, gagnent moins des deux tiers du salaire moyen national qui atteint 9,54 euros bruts de l’heure, selon l’Institut de recherche sur le marché du travail et les professions de Nuremberg (IAB). Dans des pays comme la Belgique, le Danemark ou la Finlande, cette proportion d’employés sous-payés ne dépasse pas 10 %. Cette étude rappelle aussi les énormes différences de revenus versés dans les différents pays de l’UE. Ainsi, au Danemark, le salaire horaire moyen s’élève à 15,80 euros alors qu’il ne dépasse pas 1,08 euro en Bulgarie.”

    VOYEZ donc sur quoi s’appuie la “croissance” allemande…

    Quand je vous dis que l’esclavagisme a encore de beaux jours devant lui…


    • tchoo Le 28 septembre 2013 à 18h36
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      le plus extraordinaire c’est que les indicateurs utilisés pour nous expliquer qu’un pays va plus ou moins bien sont plutôt positif pour un pays comme l’Allemagne, ce qui permet au béat ignare de nous marteler à longueur de médias que ce pays est un exemple à suivre


  28. bertrand Le 12 août 2013 à 20h01
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    FONDATION POUR LA RESPONSABILITE ECONOMIQUE DES DIRIGEANTS.
    il est institué une fondation internationale pour la responsabilité économique des dirigeants politiques,élus,d’entreprises et toutes entités pouvant avoir accés à des finances.
    Le but de cette fondation apolitique est de faire rendre par tous moyens les sommes détournées par les personnes mises en cause.
    Chacun peut adhérer à cette fondation s’il apporte son action , ses moyens , ses buts.
    Les premières actions de cette fondation seront:
    Action Sarkozy:récupérer les 600 milliards de dette y imputables.
    Action Richard : récupérer les 80 milliards de pertes de Dexia
    Action LIPPENS : récupérer les 100 milliards de pertes de Fortis
    Toutes actions internationales contre des dictateurs sont étudiables.
    La devise de cette fondation : pas d’avenir économique sans résolution du passé.


  29. factsory Le 12 août 2013 à 20h02
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    Concernant les prévisions de croissance, le FMI excelle également dans cet exercice.

    Voir les résultats ici : link to factsory.fr


  30. André Le 12 août 2013 à 20h41
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    @olivier, au cas ou vous ne le connaissez pas, un site remarquable en anglais:
    link to armstrongeconomics.com


    • Patrick Le 12 août 2013 à 21h03
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      Merci pour le lien …

      Toujours avide !


  31. olivier Le 12 août 2013 à 21h37
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    pour le nom du site je propose une phrase d’olivier berruyer : “la croissance est partie acheter des clops”
    Moi qui suis buraliste, je peux vous dire qu’elle n’est pas passée dans ma boutique. merci a olivier pour son travail


  32. Edouard Le 12 août 2013 à 23h01
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    proposition de titre :

    - “2 chiffres, une stat’, 3 possibilités”
    - “un plus un égal trois”


  33. poilagratter Le 12 août 2013 à 23h34
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    Pour faire dans l’optimisme, notons que cette Crise n’est “que” systémique, contrairement aux ravages des guerres du passé.

    Aussi il “suffit” de définir un nouveau Système économique non basé sur la croissance, mais sur le partage du travail, le Revenu d’existence, le crédit public à taux zéro (exit les banques privées), la gestion collective des ressources limitées, la coopération et non la concurrence (d’abord pour aider les pays pauvres a se développer sur la base de leurs ressources et cultures…), l’étude de matériels réparables/recyclables et non jetables, l’habitat a énergie positive, le réaménagement des territoires, etc. etc.
    Nous savons faire ça. Reste juste à imaginer le Système qui permette de le réaliser, et surtout faire en sorte qu’il s’impose comme étant LA solution.


    • poilagratter Le 13 août 2013 à 13h19
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      En fait, pour être plus complet:

      refaire les traités européens/mondiaux depuis le début, avec:

      1 – chaque pays doit protéger son marché et ses entreprises, (en “bon père de famille” )

      2 – coopération entre tous les pays pour aider les moins développés a atteindre l’auto suffisance, car un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres (excepté les trucs qui nécessitent de trop gros capitaux, seulement réunissables à échelle de plusieurs pays, genre Airbus….)

      3 – réseau de banque publique finançant l’économie via des prêts à taux zéro (remboursables bien évidement, comme actuellement mais sans les charger d’intérêts).
      Ainsi il n’est plus nécessaire de se financer sur les ruineux marchés.

      4 – développement d’une éducation populaire pour permettre aux citoyens de décrypter les grosses ficelles des politiques et autres économistes…,

      5 – mise en place d’un droit social et fiscal commun

      6 – réduction du temps de travail rémunéré (ceux qui le souhaitent peuvent faire des heures sup gratos),
      de sorte a adapter production de richesses à la productivité toujours croissante

      7 – instauration d’un Revenu de base destiné à rémunérer le temps libre,

      8 – gestion des grandes entreprises par un mix employés/sous traitants et usagers/consommateurs, exit les actionnaires incompétents.

      9 – abandon du système d’élection qui désigne nos maîtres, et le remplacer par un système de tirages au sort, ou autre s’il y a mieux…

      10 – planification des grandes orientations économiques,

      11 – réaménagement des territoires, pour répartir au mieux les populations, sans les contraindre à s’entasser dans des mégalopoles.

      12 – réorientation des industries, en vue de fabriquer des produits durables, réparables/recyclables en vue de réduire à zéro la conso de MP non renouvelables

      13 – rénovation/reconstruction des immeubles, pour que tous soient à “énergie positive”.

      14 – réorientation de l’agriculture, pour des productions locales par des méthodes biologiques.

      15 – gestion des ressources limitées (énergies non renouvelables, MP, foncier, eaux et forêts) par les collectivités.

      16 – élimination de la spéculation boursière de court terme. (La bourse ne servant plus que à lever des capitaux pour les projets ne pouvant être financés par la banque publique à taux zéro)

      Le pb est que tout est fait pour que surtout on ne diffuse ce genre de programme.
      Il est vrai que ça mettrait à mal le petit monde de la Finance qui vampirise l’économie.


      • bizbee Le 13 août 2013 à 14h38
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        on est qd mm sur un blog d’économie.

        Pour viabiliser le programme que vous proposez la, il faudrait détailler les entrées…

        Sinon autant décréter tout de suite le bonheur, le confort, la sécurité et la liberté pour tous…


        • poilagratter Le 13 août 2013 à 15h34
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          Justement, je part du fait que le système économique actuel n’est plus viable, pour différentes raisons, (et pas seulement pour un pb de dette…)

          Et donc plutôt que d’attendre le chaos qui suivra son effondrement, il m’a semblé judicieux de tenter de définir les objectifs d’un nouveau système, puis, à partir de ces objectifs, concrétiser un nouveau système. Ce qui serait une première dans l’histoire de la civilisation.

          Le système actuel n’a jamais été pensé. On s’est contenté de sacraliser le droit illimité des propriétaires et banquiers, et ça a donné le capitalisme.
          Il n’est pas surprenant qu’un système conçu de manière aussi peu réfléchie s’effondre.

          Pensons à l’après.


          • bizbee Le 13 août 2013 à 16h36
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            “Nous savons faire ça”

            Non, on ne sait pas le faire de façon à ce que ça soit viable économiquement et tout en respectant un minimum de libre arbitre des individus.
            Plutôt que de se projeter sur un hypothétique après, apprenons à résoudre les pb de “maintenant”.

            Et puis,
            1) n’importe qui peut s’amuser à pondre le programme qui lui parait idéal, et je vous rassure, ça ne serait pas une première.
            2) la plupart des 16 “objectifs” me plaisent tous bien, mais vont-ils plaire à tout le monde? si ce n’est pas le cas, vous faites comment, vous l’imposer parce que vous vous savez ce qui est bien, ce qui est juste, ce qui est vrai??
            3) je ne vois vraiment pas l’utilité d’aligner des objectifs “pour un monde meilleur” s’ils ne sont de toute façon non viables économiquement. Mais bon, c’est vrai que rêver est heureusement encore autorisé.
            Ou alors vous essayez de donner la “ligne du parti”. Un parti éminemment humaniste, à n’en pas douter…


          • chris06 Le 13 août 2013 à 17h01
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            @Poilagratter,

            Dans les descriptions aux couleurs magnifiques des « Utopistes » la partie proprement économique est toujours très brève. Ils proclament que dans leur pays de cocagne, les pigeons tomberont tout rôtis dans la bouche des individus. Ils omettent malheureusement d’indiquer comment se réalisera ce miracle. Lorsqu’ils deviennent plus précis en matière économique, ils font rapidement naufrage : qu’on se souvienne des fantaisies de la Banque d’Échange de Proudhon. Aussi n’est-il pas difficile de discerner leurs fautes de logique. En interdisant solennellement à ses fidèles de s’occuper des problèmes de l’économie qui s’établira après l’expropriation des expropriateurs, le marxisme n’a rien fait de bien original. Les Utopistes ont eux aussi négligé l’analyse économique dans leurs descriptions ; ils ne se sont inquiétés que de peindre de l’extérieur le nouvel ordre de choses et de décrire ses conséquences, favorablement bien entendu.
            L.v.Mises, le calcul économique en régime socialiste

            L’enfer est pavé de bonnes intentions.


          • poilagratter Le 13 août 2013 à 17h36
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            @bizbee

            je ne fais que une proposition, qui évidement demande à être débattue.

            Ces objectifs ne sont pas viables économiquement… dans le système actuel, qui lui même n’est pas viable.

            Et justement, je proposais, à partir de ces objectifs, d’étudier un système qui permette de les atteindre, à supposer qu’ils soient démocratiquement retenus, bien évidement. Vous pouvez aussi proposer les vôtres, à partir desquels nous pourrions tout aussi bien discuter.

            En fait je ne vois pas l’utilité de débattre sur l’agonie du système actuel, et préfère réfléchir à la suite, et à la transition.

            Mais si d’emblée on décrète qu’il est impossible de mettre en oeuvre autre chose que ce qui existe déjà, je ne vois pas d’issue.


          • poilagratter Le 13 août 2013 à 17h40
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            @chris06

            Oui, l’enfer est pavé de bonnes intentions, et donc vous préconisez quoi?
            Attendre le chaos, mais ensuite??


          • bizbee Le 13 août 2013 à 18h21
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            plutôt que de donner les objectifs à atteindre dans le monde d’après, qui arrivera ou n’arrivera pas, c’est aux pb actuels qu’il faut travailler.

            La viabilité économique c’est se rapprocher de ce qu’une partie de votre principe n°1 donne, à savoir:
            la gestion de l’économie en “bon père de famille”.

            rentrées – sorties >= 0

            rien à voir avec “un système actuel non viable”. C’est juste du bon sens.

            Donc tant que vous n’aurez pas donné des entrées qui permettent d’équilibrer toutes les belles propositions qui découleront de vos objectifs, vous faites de la gestion économique telle qu’elle est faite aujourd’hui; c’est à dire nous mener droit dans le mur.


            • poilagratter Le 13 août 2013 à 18h56
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              @bizbee

              Voilà un bon début de discussion.

              Bien évidement la balance doit être équilibrée, à commencer par la balance commerciale. Ou ai je écrit le contraire?
              Ce qui suppose de réguler les importations pour qu’elles n’excèdent les exportations.

              Et donc arbitrer, par ex., entre importer du pétrole ou des T shirt…

              Manque de chance c’est interdit pas les traités de libre échange qu’il faut évidement revoir.
              —————–

              En fait le système actuel est tellement n’importe quoi que je ne sais trop si quelque chose est à conserver. D’où mes propositions totalement déconnectées.


          • bizbee Le 13 août 2013 à 19h12
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            Ce système n’est pas “n’importe quoi”, il est seulement le résultat d’une évolution, évolution à laquelle tout le monde à participé (pas seulement les grds méchants capitalistes)…

            A mon avis il n’y a aucun intérêt ici à donner un jugement de valeur, ou alors il faudra analyser bien plus globalement ce qu’il a détruit et ce qu’il a créer.

            juste pour avoir un autre point de vue de ce qui se passe depuis 100 ans dans le monde, à cause de cette satanée mondialisation.
            link to ilookforwardto.com

            donc au vu de ces résultats globaux, et mm si il faudra gérer la fin des énergies pas chères, les conséquences climatiques inquiétantes et des pb migratoires toujours plus importants, on peut penser qu’il vaut mieux améliorer ce système (et oui, là y a du boulot) que de le changer complètement..


          • bizbee Le 13 août 2013 à 19h18
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            quand j’ai écrit entrée – sorties >= 0
            je ne parlais pas de la balance commerciale extérieure…
            Je voulais parler du budget de l’état!
            Et les entrées ne sont pas les exportations dans ce cas, ou très indirectement, ce sont: les impôts et taxes prélevées, soit sur le revenu du travail, soit sur le capital, soit sur le “travail” du capital, soit sur la consommation.
            Je n’en vois pas d’autres, si ce n’est la possibilité de créer artificiellement de la richesse en imprimant, mais cela revient in fine à augmenter la valeur des biens et services et donc à augmenter toutes les autres taxes, avec en plus un effet de distorsion qui tend à alimenter les comptes les plus remplis.


          • poilagratter Le 13 août 2013 à 19h44
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            @bizbee

            Ok, ne portons pas de jugement de valeur. Toutefois on peut noter que depuis l’apparition du chômage de masse, le Capital est en position de force face au Travail.
            Le Capital a maintenant gagné sur toute la ligne, à tel point que depuis Maastricht, tous les traités européens sont outrageusement favorables au Capital.

            Pour ce qui est du progrès dans ce monde capitaliste, il est indéniable. La liberté d’entreprendre étant un moteur essentiel que je ne remet pas en cause, bien au contraire.

            Le lien que vous avez donné indique, à juste titre, une amélioration globale permanente des conditions de vie dans le monde. Il faut toutefois analyser plus finement.

            On note que les bienfaits du capitalisme mondialisé viennent de l’exploitation des pays pauvres, ce qui les développe, au profit des personnes les plus riches,
            ainsi que, très provisoirement des populations des pays déjà développés, (nous)
            qui elles retourneront au sous développement (ce qui est déjà le cas de qq millions de nos concitoyens)
            une fois leur pouvoir d’achat transféré vers les nouveaux pays en développement.

            Vous conviendrez que, sans parler des problèmes écologiques, on peut douter des bienfaits d’un tel système sur le long terme, lorsque les plus aisés n’auront plus besoin de personne pour accroître leur fortune.
            Car ils posséderont tout, puisqu’il n’y a pas de limite à la concentration des richesses, tandis que les peuples seront retournés dans une économie de subsistance.

            Comment faire pour éviter d’en arriver là?


          • poilagratter Le 13 août 2013 à 19h58
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            @bizbee

            En effet le budget de l’état devrait être équilibré.
            Mais il est à craindre que si l’état avait réduit ses dépenses en conséquences,
            nous serions en récession bien pire depuis longtemps, car la dette fait aussi tourner l’économie. Quand aux recettes, elles sont très difficile à améliorer puisque tout a été fait pour favoriser “l’optimisation” et l’évasion fiscale des plus gros revenus (entreprises et particuliers)

            Un autre moyen d’équilibrer le budget de l’état, serait de le financer par de l’emprunt à taux zéro auprès de la BCE (auquel cas la dette serait a peu près nulle, car elle correspond aux montant des intérêts versés). Mais c’est interdit par la religion européenne.
            N’en déduisez pas que je souhaiterais que la planche à billets soit libre d’accès, pas du tout, mais c’est un autre problème.


          • bizbee Le 13 août 2013 à 20h17
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            Y a deux trois trucs que je pige pas dans votre raisonnement;

            “financer par de l’emprunt à taux zéro auprès de la BCE (auquel cas la dette serait a peu près nulle, car elle correspond aux montant des intérêts versés).
            Mais c’est interdit par la religion européenne.”

            - pourquoi vous considérez que “la dette [...] correspond aux montant des intérêts versés”?
            - Quelle différence entre “la planche à billets” et ce à quoi vous pensez, pouvez vous être plus clair?


          • bizbee Le 13 août 2013 à 20h21
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            “des populations des pays déjà développés, (nous) qui elles retourneront au sous développement (ce qui est déjà le cas de qq millions de nos concitoyens)”

            On aurait qq millions de personnes au stade du sous-developpement en france???

            Vous lisez ce que vous écrivez?

            C’est quoi pour vous le stade de sous-développement, c’est le niveau de vie d’il y a 30 ans?


          • bizbee Le 13 août 2013 à 20h25
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            “On note que les bienfaits du capitalisme mondialisé viennent de l’exploitation des pays pauvres, ce qui les développe, au profit des personnes les plus riches,
            ainsi que, très provisoirement des populations des pays déjà développés, (nous)
            qui elles retourneront au sous développement (ce qui est déjà le cas de qq millions de nos concitoyens) une fois leur pouvoir d’achat transféré vers les nouveaux pays en développement.”

            On note surtout que la majorité la population des pays pauvres (et non, ce n’est pas qu’une moyenne, et non, ça n’a pas profiter qu’aux riches) a vu son niveau de vie augmenter, son espérance de vie augmenter, le taux d’alphabétisation augmenter et le taux de mortalité infantile diminuer.


        • poilagratter Le 13 août 2013 à 19h04
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          Mes propositions sont le résultat d’une vingtaine d’années de cogitation.

          Car cela fait au moins 20 ans, en fait depuis l’envolée du chômage de masse, qu’il devenait évident que ce système basé sur la croissance, et la propriété privée sans limite, n’était plus viable.


          • bizbee Le 13 août 2013 à 19h23
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            “Mes propositions sont le résultat d’une vingtaine d’années de cogitation.”

            presque une par an alors!
            c’est qu’il doit y avoir un rapport d’analyse pour chacune j’imagine?


          • poilagratter Le 13 août 2013 à 19h49
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            @bizbee

            Oui, il y a un rapport d’analyse pour chacune d’elle… dans ma tête.
            Mais je ne suis pas le seul à m’être penché sur le sujet, et d’autres que moi ont écrit sur tous ces sujets.


      • toutouadi Le 13 août 2013 à 19h51
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        “finançant l’économie via des prêts à taux zéro (remboursables bien évidement, comme actuellement mais sans les charger d’intérêts).”

        Les intérêts c’est chouette … Ça permet de contrôler politiquement le marché.

        Exemple: Intérêts très élevés pour un secteur primaire non renouvelable (exploitation minière), intérêts négatifs dans des secteurs favorisant la bio diversité, la culture, la santé etc …

        De plus dans un système public c’est le corps social qui se goinfre les intérêts ce qui induit un enrichissement de la communauté entière au détriment de la propriété privée.


        • poilagratter Le 13 août 2013 à 20h08
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          Sur ce plan d’accord. Les intérêts sont un moyen très efficace de dissuader d’entreprendre ce qui n’est pas souhaitable, tout en apportant des recettes à l’état, lorsque le crédit vient d’une banque publique.
          Le taux zéro est bon pour financer toutes les entreprises souhaitables, aujourd’hui handicapées par de monstrueux coûts financiers.
          J’en profite pour dire que le risque de non remboursement se traduit par une augmentation de la masse monétaire en circulation, et donc une inflation. Ce qui est favorable à l’économie!
          (dans la mesure ou elle reste contenue et contrôlée, bien entendu (ce qui n’est d’ailleurs pas le cas dans le système actuel, voir l’immobilier…))


        • bizbee Le 13 août 2013 à 20h11
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          C’est une piste intéressante, mais;

          - le risque n’est plus couvert pas les intérêt; on va pouvoir faire à peu près n’importe quoi tant qu’on arrive à garder l’étiquette “bio” ou l’étiquette “culture” ou autre.
          - qui va fixer les niveaux d’intérêt, le parlementaire? avec son cousin qui travaille justement dans une belle usine d’éolienne bio bio tout ça tout ça…?


          • toutouadi Le 13 août 2013 à 20h31
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            Tu es au coeur du problème… Bien sûr cela demande une constitution économique et un système politique adéquat avec effectivement malgré tout, risque de corruption…

            Mais dans un système globale ou la propriété privée s’effondre et où le corps social retrouve son autonomie de financement (crédit socialisé) La pression corruptive s’effondre aussi et un système à démocratie efficiente devient possible.

            Mais faut pas rêver les solutions devront être globales (constitutions économiques et monétaires supra nationales à vocation universelle)


          • poilagratter Le 13 août 2013 à 20h33
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            Bonnes questions, auxquelles je n’ai pas de réponse définitive.
            La décision d’accorder ou non le prêt doit prendre en compte des éléments de différentes natures. L’impossibilité de corruption est bien sur essentielle.

            Mais le problème n’est pas différent de celui qui se pose aujourd’hui dans les banques privées!


  34. nico Le 13 août 2013 à 04h47
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    il faut preciser je crois “hors tabac , hors energie” en effet
    excellent article vraiment ou comment ramener a la niche les pipolitiques
    merci pour votre travail que je suis assiduement


  35. Copas Le 13 août 2013 à 07h08
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    C’était une bonne idée de commencer à collationner et ordonner les élucubrations irrespectueuses des dirigeants politiques sur les prévisions économiques.

    Rassembler la prose de ces politiciens friqués qui :

    - soit racontent n’importe quoi en le sachant
    - soit croient en leurs élucubrations

    ….. relève de la salubrité publique.

    Si il y a d’ailleurs une propension à des discours de plus en plus délirants sur ce sujet il faut relier cela à bien d’autres discours s’écartant de plus en plus des faits, mais martelant de plus en plus, dans les médias de connivence des mensonges ou des fatras arrogants de conneries qui ont tous pour objet de s’attaquer à la population, à lancer des franges populaires les unes contre les autres (les vieux contre les jeunes, les arabes contre les autres, etc)…

    Nous avions eu déjà un très grand avertissement avec le référendum de 2005 où face à des gens qui raisonnaient sur des faits et des textes, nous avions eu toute la camarilla de droite et de gauche de la bourgeoisie sortant des inepties, faisant des pirouettes grossières et mentant comme des arracheurs de dents.

    C’est là, et par le fait de l’obligation d’inviter des contradicteurs, que pour la première fois avait été mis en lumière l’écart croissant entre un discours délirant des couches dirigeantes s’écartant de plus en plus de la réalité, et ce qu’on pouvait en dire par un discours rationnel partant de la réalité. Là aussi avait été mis en valeur la grossièreté et le mépris des serviteurs des banques et des mamies morlingues de toute sorte (celles qui ont des maitres d’hotel à grandes oreilles,…).

    Les chiffres jetés par ces braves gens illustrent bien un mépris global des travailleurs et des couches populaires, s’imaginant que des discours de plus en plus mensongers peuvent permettre de tordre la réalité ou faire accepter des choses inacceptables.


  36. perceval78 Le 13 août 2013 à 09h43
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    cf analyses de JM.Jancovici :

    Croissance du PIB par personne =
    Augmentation annuelle de l’efficacité énergétique du PIB
    +
    Augmentation annuelle de la consommation d’énergie par personne

    link to manicore.com


  37. Eric Le 13 août 2013 à 12h49
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    La croissance n’est pas une affaire d’économie, c’est une affaire de géologie. La croissance économique (agriculture, produits industriels, transports, logistiques, etc…) est proportionnel au premier ordre a l’énergie primaire extraite du sol (charbon, pétrole, gaz uranium).

    [img]http://www.manicore.com/documentation/energie_graph9.jpg[/img]

    Économie de la connaissance? Ce n’est pas parce que les PC travaillent 10 fois plus vite qu’hier que le PIB va être multiplie par 10…

    Que nous est-il permis d’espérer? Le pic du pétrole conventionnel a été franchi 1 an avant la crise de 2008 (annonce en 2010 par Fillon a l’assemblée nationale), et le pic du pétrole intégrant la partie non conventionnelle (réservoir compact et roche mère) va être atteint vers 2020… puis la production va décliner pour toujours… l’économie aussi…
    Dans un tel contexte, il est totalement illusoire de la croissance soit nulle… Selon l’économiste de l’AIE, la décroissance sera de -6.8%/an vers 2025…


  38. Dudal Le 13 août 2013 à 13h48
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    Très interessant comme article.

    L’idée de croissance infinie a je pense été inventé par les banquiers, puis repris par quelques politiques malins qui ont compris que cela permettait de justifier l’injustifiable.

    pour le banquier : Il vous encourage a emprunter pour votre logement, de toute manière si les prix ne font que grimper, vous serez gagnants à la revente.

    pour le politicien : Il peut laisser un trou dans la caisse (sécu, retraite…) puisque de toute façon la croissance viendra combler ce trou dans quelques années.

    Le manque de croissance que nous connaissons actuellement révèle les erreurs faites il y a bien longtemps : on se rend seulement compte aujourd’hui que les prix de l’immobilier ne peuvent grimper au ciel et que les trous laissés par les politiques dans les caisses ne seront jamais comblés.

    La confiance s’effrite, alors on continue le manège en arrosant de billets. Jusqu’à quand ?

    On sent arriver la fin du rêve pour les banquiers et les politiques. Les banques ne peuvent plus tourner sans croissance. Qui ira désormais déposer de l’argent si les intérêts deviennent nuls ou négatifs ? Dans les temps à venir, les banques n’auront plus de raison d’exister, c’est ce qu’elles cherchent à masquer.


  39. toll Le 13 août 2013 à 14h46
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    Je suppose que la montée des prix de l’immobilier est intégrée à la croissance, quid pour la croissance en cas de bulle immo qui éclate ?

    link to latribune.fr


  40. nico Le 13 août 2013 à 15h37
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    un nom pour le site
    donc pour faire le buzz .. ok
    alors autant parler direct et cru c est dans l air du temps
    et puis comme on se fout de notre gueule depuis 40 ans autant parler direct

    “nique ta croissance”

    “la croissance dans ton cul”

    “elle est ou la croissance ? elle fait caca”

    ou un cote chemin de croix desespere

    ” la croix cense”

    “la croissance et la banniere”

    ou alors un truc plein de promesses

    “dans les yeux je vous l affirme y a la croissance”
    (ben non j ai copié personne menfin)

    ou comme c est les vacances

    “la croissance avec des glacons”

    ou alors un titre pour les demeures comme on dans l epoque des cerveaux aeres

    “la croicroissance”

    “la croissance c est frais”

    “tu me mets des barres avec ta croissance”

    “wesh la croissance … gros”

    voila lol


  41. Ankou78 Le 13 août 2013 à 15h47
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    Oui, bons commentaires, en résumé, lier la croissance au Bien-être de l’Homme n’est que le résultat d’un lobbying efficace d’une très faible caste qui a pris les pouvoirs dans notre monde.

    C’est une ineptie.

    Ce qui m’inquiète, voyez-vous, c’est que je le répète à longueur de journée depuis plus de 30 ans, et que ça ne change en rien les choses.

    Et j’ai bien peur qu’Olivier n’y puisse pas beaucoup mieux!

    Qui vivra verra ……..


  42. Patrick Luder Le 13 août 2013 à 19h59
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    Pour le nom d’un site :
    opti >>> comme optimum ou optimiste
    vision >>> ou lard de ne rien voir

    http://www.optivision.fr (si destiné à la France) ou .eu ou .org


  43. Grégory Le 13 août 2013 à 21h01
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    Je regardais récemment une présentation du Pavé sur les retraites qui redonnait les analyses de Bernard Friot. Celui ci se basait sur les prévisions les plus pessimistes utilisée par le gouvernement d’alors pour justifier la réforme des retraites (1.7% de mémoire) et montrait que sur cette base, il n’y avait en fait pas de gros problème justifiant les mesures que le gouvernement s’apprêtait à prendre. Sauf qu’évidemment, en bon lecteur d’Olivier Berruyer j’avais envie de hurler “pauvres fous, la croissance diminue d’un point tous les dix ans ici comme ailleurs, on sera à zero au mieu sauf gros changement!”. Mais du coup, je me suis dit qu’en fait le gouvernement sait peut être pertinemment que la croissance sera de zero, mais annonce autre chose pour éviter l’explosion financière (et la finance, en junky, préfère faire mine de le croire), mais sait pertinemment que oui, il y a un problème lourd de retraite et fait alors un numéro d’équilibriste pour faire peur aux français sans faire peur aux marchés à qui il emprunte.

    Ceci dit, ça supposerait un niveau d’intelligence qu’il est difficile d’attribuer à des gens qui pensent augmenter les rentrées en augmentant la durée du travail dans un pays qui a un chomage de masse. Ca on fait difficilement plus crétin.


  44. poilagratter Le 13 août 2013 à 21h30
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    @bizbee
    - pourquoi vous considérez que “la dette [...] correspond aux montant des intérêts versés”?
    - Quelle différence entre “la planche à billets” et ce à quoi vous pensez, pouvez vous être plus clair?
    ————————–

    - C’est pure coïncidence que la dette corresponde à peu près aux intérêts versés depuis 1973 (date à laquelle la dette à commencée à s’envoler). C’est un fait.

    - Les prêts accordés par les banques privées sont de la création monétaire (enfin presque entièrement), ou encore “planche à billets”. Ils sont assortis de ruineux intérêts censés couvrir le risque.
    Je ne propose rien d’autre que la même création monétaire, d’une banque publique, pour accorder des prêts, mais sans intérêts, puisque la création monétaire ne coûte rien (si ce n’est la logistique associée)
    Le risque étant couvert par la société toute entière, sous forme d’inflation occasionnée par les non remboursements (et donc non destruction de la monnaie créée lors du prêt).


  45. poilagratter Le 13 août 2013 à 21h38
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    <>

    Non, littéralement c’est excessif.
    Mais nous avons près de 10 millions de personnes économiquement pauvres. Chiffre toujours en augmentation depuis pas mal d’années.

    La “confiance en l’avenir”, matérialisée dans le système actuel par la stabilité de l’emploi, est en chute depuis 40ans. Et c’est un élément essentiel du bien être.

    Les difficultés pour se loger, et même se nourrir, augmentent chaque jour pour les millions des plus défavorisés.
    58ans après la fin de la dernière guerre, et de gains de productivité permanents, vous avouerez que ce n’est pas glorieux. Et ça s’aggrave.

    Il y a 30ans je ne me souviens pas avoir vu autant de SDF dans les rues…


  46. poilagratter Le 13 août 2013 à 21h55
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    @bizbee
    <>

    —————————————-

    Exact. Ces pays se développent grâce au pouvoir d’achat des anciens pays développés, qui est bien parti pour chuter durablement.

    A moins qu’ils ne développent leur marché intérieur, grâce à des mesures sociales et/ou protectionnistes décidées par leur gouvernement, (et certainement pas par les investisseurs), ils connaîtront la même crise que celle que nous connaissons depuis 40 ans.

    L’intérêt des capitaux est d’abandonner les lieux développés dès qu’ils deviennent “trop cher”, pour ensuite faire du profit en exploitant de nouvelles contrées pauvres, sur le dos des pays précédemment développés.

    Par ailleurs, notez que les pays qui n’offrent aucun attrait pour les investisseurs, (autre que le pillage de leurs ressources naturelles) sont condamnés à la misère perpétuelle, comme en témoigne l’Afrique, et autres…


  47. G L Le 13 août 2013 à 22h25
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    En Italie le premier ministre n’est pas vraiment optimiste!

    La presse italienne annonce en effet que le  9 août 2013, en présentant le plan industriel pour 2013- 2015, Enrico Letta a déclaré “La reprise dont on devine les perspectives risque d’être une croissance sans retour à l’emploi” (crescita senza lavoro).

    On pourrait imaginer qu’il cherche à faire comprendre aux italiens que seuls les privilégiés vont profiter de ce retour de la croissance.

    A mon avis c’est pas un élan de sincérité mais plutôt un calcul à court terme. Comme il à déclaré en même temps que le climat social est difficile (faticoso e pieno di difficolta) il est plus probable qu’il cherche à mettre en avant les compétences du centre gauche (dont il fait partie) pour gérer une telle situation et surtout les risques d’agitation qu’entraîneraient de nouvelles élections (inévitables si Berlusconi cesse de soutenir son gouvernement.)

    Comme quoi quand ça les arrange…


  48. poilagratter Le 13 août 2013 à 22h58
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    Bien que favorable au progrès dans un premier temps, un système capitaliste non régulé à des fins sociales, ne peut déboucher que sur une exclusion massive des populations, dès lors qu’elles ne sont plus utiles aux profits des plus fortunés associés aux banquiers.

    Autrement dit, “une partie de capitalisme” comporte 2 phases:

    - phase de développement, avec gains de productivité permanents, du fait de l’amélioration des produits et méthodes de production (période allant pour nous, en gros des années 1800 à 2000)

    - phase de rétro développement dès lors que la productivité est telle que le plein emploi n’est plus nécessaire à la satisfaction des besoins solvables.
    Cette phase n’a pas de limite autre que l’insolvabilité des populations qui vivent essentiellement de leur travail. La fortune se concentrant chez une minorité. (en gros depuis les années 2000)

    Pour illustrer ça j’avais commis ces 3 dessins, (légèrement ironiques…):

    link to hpics.li

    link to hpics.li

    link to hpics.li


  49. edouard Le 13 août 2013 à 23h10
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    Merci pour cet excellent article.


  50. philou Le 14 août 2013 à 07h40
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    Proposition :

    Ex-Croissances

    …tant de modèles abracadabrantesques !
    …tant de prévisionnistes inutiles et excédentaires !



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