50 milliards d’euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraint les uns après les autres – moyennant des sommes astronomiques – de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. Mais qui sont les bénéficiaires de telles opérations ? C’est en posant cette question très simple qu’Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l’Europe. Et obtient des réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été “sauvés” ne se trouvent pas – comme on tend à vouloir nous le faire croire – dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France. En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers de ces banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l’économie de marché. Pourquoi ? Qui encaisse l’argent ?

Réponse dans ce documentaire allemand de la RBB, consultable ici sur ARTE ou là :

85 réponses à [Vidéo] Quand L’Europe Sauve Ses Banques, Qui Paye ?

  1. titus Garfield Le 13 juillet 2013 à 01h51
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    quand je vois le gadin astronomique que s’est pris notre inénarrable Credit à Bricoles sur Emporiki,je me dit que certaines banques ont laissé des plumes….et d’ailleurs tant mieux!
    ce (tres bon ) doc tend à laisser croire que toute la la finance s’en est bien tirée,ben c’est pas simple…….


  2. Macarel Le 13 juillet 2013 à 07h25
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    Comme l’écrit Paul Ariès:

    Que les appareils de toutes les gauches et de l’écologie sachent bien que nous sommes de plus en plus nombreux à considérer que le divorce est définitivement consommé avec le Parti socialiste. Il y a presque un siècle que cette gauche-là nous déçoit et nous trahit : socialistes votant les crédits de guerre en 14/18, socialistes approuvant l’occupation de la Ruhr, socialistes appelant avec Blum à une pause sociale en 1936, socialistes abandonnant les républicains espagnols aux bons soins de Franco, socialistes applaudissant aux Accords de Munich, socialistes prenant le décret de dissolution du PCF en 1939, socialistes accordant en 1940 les pleins pouvoirs à Pétain, socialistes faisant tirer sur les Malgaches en 1947 puis réprimant les mineurs grévistes, socialistes organisant les guerres coloniales en Indochine et en Algérie, socialistes approuvant la torture, socialistes imposant la rigueur en 1983, socialistes supprimant des dizaines de milliers d’emplois dans la sidérurgie et ailleurs au nom de la modernisation de l’industrie, socialistes privatisant plus que les gouvernements de droite, socialistes réhabilitant le monde de l’entreprise et les champions du CAC-40, socialistes organisant la casse du service public, socialistes organisant la dérégulation des marchés, socialistes approuvant Maastricht, la guerre du Golfe, les Traités de Lisbonne et de Barcelone, socialistes applaudissant au Pacte de stabilité, socialistes abandonnant en toute bonne conscience les milieux populaires mais faisant les yeux doux au Medef. La litanie des désillusions serait trop longue pour être complète. Socialistes d’en bas et socialistes d’en haut ne valent pas mieux.

    Je rajouterais que le divorce est définitivement consommé avec l’UE, et tous les partis bourgeois européens, au service ou otage du capital.

    Tiens ! Fichte vient d’enlever son triple dernier AAA à la France, et ceci malgré tous les gages de “bonne volonté” que le gouvernement de Hollandréou donne au monde de la finance. Ces gens là sont insatiables, vous leur donnez la main, il veulent le bras. Mais cela n’empêche pas les “socialistes européens” de toujours se coucher, même si cela conduit inévitablement à leur éviction du pouvoir.


    • wuwei Le 13 juillet 2013 à 07h53
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      Mais non elle est toujours au pouvoir notre droite complexée même lorsque c’est la décomplexée qui gouverne ! Car avec les députés, sénateurs, maires, conseillers régionaux et toutes les autres rentes de situations de notre soit-disant république, ils sont toujours assez nombreux les solfériniens pour faire en sorte que le capitalisme continue son oeuvre mortifère. Mais il faut reconnaître qu’avec ce gouvernement on atteint quand même des sommets de veulerie pro-patronat.


    • jacqueline Le 13 juillet 2013 à 09h40
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      Quel réquisitoire ! C ‘est complet.

      Ca me rappelle mon grand père qui dans les années 70 nous disait de nous méfier des socialistes qui nous ont toujours entrainé dans de sales histoires. Comme il avait raison ! Mais à l’école en histoire on ne nous enseignait pas encore le 20 ème siècle.

      Dans un raccourci surprenant , la gauche c’était les résistants et la droite les collabos. Donc la gauche c’est bien, la droite c’est mal ! Si on creuse un peu l’histoire, ce n’est pas aussi binaire.

      Sous prétexte de réalisme économique, en 1983 les socialistes ont chaussé les bottes des capitalistes, et plus tard celles des ultralibéraux.

      L ‘avertissement de 2002 a été oublié en quelques mois.

      Quelques années plus tard , ils se sont assis sur le résultat du référendum au TCE. Inimaginable dans une démocratie, le FN n’aurait pas osé. Gabgo l’ a fait , on est allés le déposer par les armes.

      Sarkozy nous emmenait droit dans le précipice, Hollande aurait pu être un grand président, c’était l’occasion rêvée de faire une vraie rupture, de reprendre le contrôle de la France au lieu de l’abandonner à bruxelles, car s’il continue sur la même voie que Sarkozy, il ne finira pas son mandat ( à la première banque en faillite, la colère du peuple explosera ) et j’espère qu’il enterrera le PS avec lui. Ce n’est pas la Bastille qu’il faut prendre, c’est Solférino. J ‘espère qu’on jugera tous ces traitres en place publique, mais ils sont assez lâches pour s’exiler avant.


      • Macarel Le 13 juillet 2013 à 09h53
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        mais ils sont assez lâches pour s’exiler avant.

        Comme ce “pauvre” chancelier Heinrich Brüning,qui émigre aux États-Unis en 1934 (après l’accession de ce “cher” Adolf au pouvoir ), où il enseigne les sciences économiques à l’université Harvard, à partir de 1937. Après la Seconde Guerre mondiale, il revient en Allemagne enseigner les sciences politiques à Cologne (1951-1954), avant de retourner aux États-Unis, où il finit sa vie.

        http://www.youtube.com/watch?v=pSbg8tY0a7w


        • Marcus Le 13 juillet 2013 à 22h34
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          Intéressant !
          Mais attention, les analyses politiques les plus courantes disent que ce chaos économique risque d’amener les fachos au pouvoir.

          La question qu’il faut se poser :
          ce pouvoir que nous subissons depuis des années, Sarkozy puis Hollande puis peut-être à nouveau Sarkozy, etc… est-il démocratique ?

          Je sais qu’on nous enfonce ça dans la tête à longueur de médias que nous sommes en République démocratique.

          Vous ne trouvez pas que nous sommes sous un régime fasciste MOU qui pourrait si ça dérape et que les peuples se révoltent, devenir, avec les MÊMES un régime autoritaire dur ?!

          J’ai un peu l’impression que ce pouvoir joue avec les extrêmes pour mieux imposer les diktats du cartel de la banque ou de la finance plus simplement.

          Il est incontestable que la droite nationale de Marine Le Pen est mise en avant par les socialistes et que l’UMP rêve d’une poussée de la gauche radicale.

          Mais les fachos au final … ça ne seraient pas plutôt ceux qui se partagent le pouvoir depuis tant d’années en reniant plus ou moins leur programme sous la férule du VRAI pouvoir, celui de Bruxelles, demain du Traité Transatlantique, de la City de Londres et de Wall Street ?!

          Bon dimanche.
          Marc


          • Amsterdammer Le 14 juillet 2013 à 10h01
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            On a du mal à imaginer Flanchoy Mollande en dictateur, tout de même.
            Comme parangon de veulerie, comme mollusque idéologique, oui, assurément.

            Mais j’ai du mal à l’imaginer ordonnant à l’armée de tirer sur la foule et faire interner les opposants dans des stades. Faut quand même aussi une réelle méchanceté pour être dictateur. Un Sarkozy réélu en 2017 me paraîtrait meilleur candidat. Le merdeuMeaux est aussi une option. Et Fifille, naturellement.


            • jacqueline Le 14 juillet 2013 à 10h43
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              Moi je vois bien Valls ( avec hollande qui dit c’est pas moi, c’est lui !)


          • step Le 15 juillet 2013 à 11h04
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            Mollusque premier n’est pas un dictateur vu qu’il n’a pas de pouvoir, c’est le représentant en com.


      • gbalou Le 13 juillet 2013 à 10h01
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        Sarkosy le 8 juillet 2013: “Je ne suis pas de gauche, je suis de droite mais pas seulement !”… Ainsi va les raccourcis de la pensée, la dénonciation et la défiance pour ne pas dire la recherche de bouc émissaires…en ce début de siècle qui donne quasiment le bac à tous !…Mais enfin pour entrer dans une grande école, il ne suffit pas de “surfer” sur Internet !…

        Mais pourquoi ne pas laisser faire, laisser les banques faire faillite ? La théorie libérale le dit clairement. Les meilleurs s’en sortiront. Supprimons le poids financier des retraites !!!


        • Jb Le 16 juillet 2013 à 15h30
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          Je n’ai pas saisi la transition “entrer dans une grande école, il ne suffit pas de surfer sur internet!” et “suprrimons le poids financier des retraites” ?


    • Niya Le 13 juillet 2013 à 10h37
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      Il n’y a pas un jour où la droite complexée ne fasse un effort thérapeutique :
      Là, c’est Moscovici qui s’y colle pour la taxe sur les transactions financières.
      Il cherche à nous déciller, à faire apparaître en pleine lumière ce qu’est la commission européenne : un repaire de gauchistes échevelés impénitents.
      (José Manuel Durão Barroso resterait donc, à en croire notre ministre de l’économie et des finances, une taupe maoïste ! Mais que fait Valls ?)
      Bonne journée
      http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/taxe-transactions-financi-res-hollande-recadre-moscovici-demande-lienemann-392392


      • Macarel Le 13 juillet 2013 à 22h23
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        Du grand Moscovici !!!

        « Il faut être pragmatique et réaliste », a lancé le ministre français devant un parterre de banquiers réunis par le lobbyiste « Europlace », « la proposition de la Commission (…) m’apparaît excessive et risque d’aboutir au résultat inverse si nous ne remettons pas les choses dans les rails. La taxe sur les transactions financières suscite des inquiétudes quant à l’avenir industriel de la place de Paris et quant au financement de l’économie française. »

        Effectivement, incroyable ! La commission européenne est plus à gauche que le PS sur cette affaire.

        http://www.politis.fr/La-France-renonce-a-la-taxe-sur,23111.html

        Bof, ces “socialistes” n’en sont plus à reniement près !!! ce sont des sans vergogne.


        • miluz Le 15 juillet 2013 à 04h33
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          “La taxe sur les transactions financières suscite des inquiétudes quant à l’avenir industriel de la place de Paris et quant au financement de l’économie française.”
          L’avenir industriel et financier suscite des inquiétudes. La TTF suppose qu’il y en ait un. Comme il n’y en a pas, elle ne sert à rien. Alors autant jouer du violon. Du grand Moscovici.


    • chris06 Le 13 juillet 2013 à 14h16
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      Paul Ariès prend ses désirs pour des réalités et n’a pas l’air de se rendre compte des rapports de force en présence.

      Primo les mouvements anti-capitalistes en France ne représentent guère plus de 2% des électeurs. Pour les mouvements souverainistes de gauche, c’est encore moins. Quand au FdG/PCF et aux verts, ils sont bien trop préoccupés par remporter un certain nombres de communes aux municipales et ils savent bien qu’ils auront besoin de passer des accords avec le PS s’ils veulent avoir une chance de remporter un minimum de mairies, sinon ils seront laminés..

      Comme il le dit, cela fait un siècle que le divorce est consommé et pourtant quand il s’agit de voter, le choix est entre s’allier avec le PS pour faire barrage à l’UMP et au FN et divorcer du PS et c’est le boulevard pour l’UMP et le FN, ce qui, au final revient au même. Résultat, force est de constater que ce qu’il appelle la vraie gauche dans ce pays conservateur qu’est la France et où une nette majorité de la population est trop préoccupée par défendre les petits ou grands privilèges qu’ils détiennent encore, ne présente aucun rapport de force réel.


      • Macarel Le 13 juillet 2013 à 15h22
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        force est de constater que ce qu’il appelle la vraie gauche dans ce pays conservateur qu’est la France et où une nette majorité de la population est trop préoccupée par défendre les petits ou grands privilèges qu’ils détiennent encore, ne présente aucun rapport de force réel.

        Je suis malheureusement du même avis…


  3. Macarel Le 13 juillet 2013 à 08h29
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    Accident dans les chemins de fer, personnellement je ne suis pas étonné. Depuis des années tous les investissements se font dans le TGV, parce que le TGV s’exporte, et que “l’on” doit conquérir les marchés mondiaux, concurrence oblige. Par contre on laisse se délabrer les infrastructures des trains moins prestigieux. Et au final, arrive ce qui doit arriver, des accidents graves.
    Et encore, la dérèglementation du rail est à venir (merci l’UE ordolibérale) – comme en Grande Bretagne – mais cela ne saurait tarder. En Grande Bretagne cette politique a été à l’origine de plusieurs catastrophes ferroviaires.
    Pareil pour le nucléaire, EDF part à la conquête du monde mais n’a plus d’argent pour nos centrales vieillissantes, qui devaient durer 30 ans, puis 40 ans, puis 60 ans, en attendant 70 ans.
    C’est comme pour les humains, l’on repousse sans cesse l’âge de la retraite, avec ce “bémol”, que plus ces centrales vieillissent, plus le risque d’accident majeur type Tchernobyl ou Fukushima augmente. D’ailleurs à Fukushima Tepco ne contrôle pas grand chose, malgré ses dénégations.
    Un bar (poisson), présentant une radioactivité plus de 10 fois la normale a été pêché à plus de 10km des côtes. Mais à part ça tout va bien, et nos “écologistes” restent au gouvernement, en attendant de devoir avaler la couleuvre des gaz de schiste. Ah! les effets du carrièrisme en politique politicienne. On finit par oublier ce que pourrait être la politique au sens noble du terme, s’occuper des affaires de la cité (polis), et non de sa propre carrière.

    http://www.lemonde.fr/japon/article/2013/07/12/un-bar-hautement-radioactif-peche-au-large-de-fukushima_3446684_1492975.html

    Le capitalisme est l’ennemi des peuples et de l’environnement, mais tout le monde s’en fout, à commencer par les grands prédateurs qui pilotent le système, et qui détournent à leur profit la plus grosse part du butin: “Plutôt radioactifs qu’organiser une transition raisonnée et progressive vers un mode ,de vie plus convivial, plus sobre, et plus soutenable pour la planète.”

    Pensez donc ce gouvernement a programmé 12 milliards d’euros sur 10 ans, dont la moitié paraît-il pour la transition énergétique, en fait dans cette somme une bonne partie va financer les nouveaux compteurs d’EDF. De toute façon, que sont 12 milliards sur 10 ans, rien, nada, du foutage de gueule. EDF, qui de toute façon va nous augmenter de plusieurs fois 5% ses tarifs, et ce n’est pas fini, vu que l’on a pas fini de payer les coûts cachés du nucléaire.
    “Braves gens” ne venez pas pleurer, lorsque nous aurons notre Fukushima en France…
    Dans un autre registre on nous annonce une nouvelle vague de déremboursement de médicaments. Toujours pareil, privatisation des profits et socialisation des pertes. Comme avec les banques, que notre cher gouvernement n’a pas osé séparer en banques de dépôt et d’investissement, lorsque cela ira mal le citoyen payera encore la facture. A cela on peut ajouter le blocage des salaires, l’augmentation des carburants, et on ne peut plus s’étonner d’avoir un pouvoir d’achat en berne.
    D’ailleurs il est assez symptomatique, que ces derniers temps je recoive régulièrement des bons d’achats (souvent de 10€) de plusieurs enseignes commerciales, qui visiblement ont du mal à écouler leur camelote. Contradiction d’un système à bout de souffle, l’austérité pour faire plaisir au créanciers, mais d’un autre côté les producteurs et les distributeurs voient leurs chiffre d’affaire tomber en piqué!

    Enfin, c’est l’été, et tout sombre dans la torpeur d’une chaleur orageuse.


    • Emile Le 13 juillet 2013 à 10h21
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      Le dramatique accident de train, n’est hélas sans doute que le prémisse d’autres accidents pas ferroviaires ceux-là…


      • eichengreen Le 13 juillet 2013 à 13h01
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        accident = imprévisible

        défaut des banques = prévisible


  4. gbalou Le 13 juillet 2013 à 09h23
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    Voici clairement indiqué les raisons pour lesquelles le système bancaire en Europe mais pas seulement a été sauvé. Si du jour au lendemain une banque fait faillite, c’est tout le système qui fait faillite. Comment un politique pourrait-il s’en accommoder, s’accommoder d’une crise pire que 1929 ?

    Mais ce que je trouve incompréhensible est que à chaque fois, il faut renflouer les banques comme si les actifs pourris n’avaient pas de limites et continuaient à s’accroître (Bancia) !…Et puis plus précisément pour le cas de l’Espagne, ces milliards, pourquoi mais des dizaines de milliards ne correspondent pas aux investissements ! Un aéroport ne coûte pas 10 milliards d’euros !

    Dans le fond et en ce sens, un plan de sauvetage de la Grèce donc sa sortie de la zone euro pouvait être légitime. Si l’Etat grec reprenait la main sur sa monnaie , une restructuration de sa dette pouvait être négociable au delà du recouvrement de sa compétitivité.


  5. Galuel Le 13 juillet 2013 à 09h27
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    Bah, rien de nouveau sous le soleil, il vous suffit de voir le magnifique film “le sucre”, un chef d’oeuvre, dont il faut voir la fin qui consiste en la négociation des “perdants” spéculateurs avec le “ministre” de l’économie, et la tête des “petits épargnants”…

    Un extrait : https://www.youtube.com/watch?v=R2RUi_xiRmk

    Tout y est, et depuis 1978. Ce film fait plus pour la compréhension du mécanisme d’une monnaie privatrice que 400 posts d’un blog.

    Aucun film par contre n’explique encore la nature d’une monnaie libre : http://blog.creationmonetaire.info/2013/06/definition-dune-monnaie-libre.html


    • dadone Le 13 juillet 2013 à 11h36
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      Aucun film par contre n’explique encore la nature d’une monnaie libre

      Elle est sympa cette vidéo mais par biens des cotés irréalistes car elle ne met pas en relation le travail avec sa contrepartie monétaire.
      En bref elle présente une répartition monétaire équivalente pour tous sans déterminer le travail correspondant à cette répartition, peu crédible…


  6. Macarel Le 13 juillet 2013 à 09h28
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    Dans le registre des démissions en tous genres, j’oubliais la volte-face de nos vaillants” socialistes” sur la question de la taxation des transactions financières:

    Une telle résistance (de certains sénateurs US) fait contraste avec l’attitude qui prévaut en Europe, et notamment en France, avec la volte-face hier du gouvernement à propos du projet de taxe sur les transactions financières (TTF), l’émoussant à l’extrême après l’avoir fermement soutenu, faisant suite à la scandaleuse loi Glass-Steagall à la française, qui élude soigneusement l’essentiel.

    Dans ce même ordre d’idée, le gouvernement français se préparerait à faire un cadeau de 25 milliards d’euros aux banques nationales, en modifiant à leur avantage la part des sommes placées sur les livrets A et de développement durable qu’elles conservent, au détriment de la Caisse des Dépôts à qui elles sont prioritairement destinées, qui aurait pu leur trouver d’autres affectations plus en phase avec les besoins sociaux du moment.

    François Leclerc

    Avec de tels “amis”, pas la peine d’avoir des ennemis!

    Alors que cette taxe, même à un taux négligeable, rapporterait pas mal aux caisses publiques et permettrait de combler pas mal de déficits. En ces temps de Trading Haute Fréquence, où les transactions se font entre ordinateurs et algorithmes à la microseconde, un taux même faible permettrait de faire renter pas mal d’argent. Mais il vaut mieux laisser les bandits du casino financiers virtuel mondial, continuer à rançonner les peuples, en utilisant les failles du système informatisé mondial des bourses de la planète.

    Mais il est vrai que lorsque l’on s’est rallié au dogme intangible de la “concurrence libre et non faussée”…

    Au sujet du marché boursier mondial, je vous conseille la lecture d’un petit livre intitulé dans sa version française “6” ou “Marchés financiers, Le soulèvement des machines”, très instructif sur ce que sont devenues les bourses, en fait les despérados et gangsters des temps modernes sévissent “à l’abri du regard” du commun des mortels dans ce nouveau monde virtuel, où tous les coups tordus sont possibles, l’on de se bat plus à coups de colts, mais à coups d’algorithmes vicieux, de machines toujours plus puissantes et de réseaux toujours plus performants pour gratter quelques “dollars de plus” que le concurrent. Algorithmes aux doux noms de Sniper, Iceberg, Shark, Blast, Razor…C’est là que les fortunes se font et se défont, mais plus dans l’économie réelle, dès lors, comment s’étonner du marasme de cette dernière et de l’augmentation incessante du nombre de chômeurs. Wall Street n’est plus qu’un musée, les affaires sérieuses se passent dans la banlieue de New-York , à Mahwah, dans de gigantesques centres informatiques. Sans surprise on retrouve nos “amis” de Goldman Sachs dans ce nouveau remake de”Il était une fois dans l’Ouest”, et sans surprise, ils jouent un rôle prépondérant, ce ne sont pas les seuls, mais ils sont en bonne position.
    Le New-York Stock Exchange est tombé au mains de Goldman, le NYSE qui a lui même racheté Euronext, le groupement des bourses européennes (dont la place de Paris, CAC-40). NYSE Euronext est au mains de Goldman. Par transitivité, l’on comprend que notre gouvernement ne veuille pas foisser les suceptibilités du monde financier. Quant on est vassal, on ferme sa gueule!
    On ferme son espace aérien sur injonction du suzerain, par exemple…
    Au niveau du capital, le Grand Marché Transatlantique existe déjà, il ne suffit plus que de le parfaire en abaissant les normes consuméristes, sociales et environnementales entre les deux rives de l’atlantique et le tour sera joué, les “descendants” du baron de Rotschild, celui qui avait fait fortune en spéculant sur la victoire de Napoléon à Waterloo, seront définitivement les maîtres du monde, et les peuples réduits en esclavage. Et l’on finira par manger des OGMs, des poulets à l’eau de javel, et à cuire de si succulents aliments au gaz de schiste, j’en passe et des meilleures…
    Paradoxalement, n’en déplaise à Friedrich Hayek, “Le chemin de la servitude”, ce seront les politiques dites néolibérales qui nous y auront conduit.


    • chris06 Le 13 juillet 2013 à 13h09
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      @Macarel,

      Alors que cette taxe, même à un taux négligeable, rapporterait pas mal aux caisses publiques et permettrait de combler pas mal de déficits. En ces temps de Trading Haute Fréquence, où les transactions se font entre ordinateurs et algorithmes à la microseconde, un taux même faible permettrait de faire renter pas mal d’argent.

      dans les années 90 la Suède a expérimenté avec la Taxe sur les Transactions Financières (TTF). Résultat, toutes les transactions qui se faisaient via la bourse de Stockholm partirent à Londres puisqu’un titre (action, obligation) peut être coté dans plusieurs bourses en parallèle.
      La TTF rapporta moins d’un centième de ce que la Suède avait prévu, au bout de deux ans, ils mirent un terme à cette expérience.

      C’est pour cela que la Suède fait partie des pays opposés à cette TTF, cette expérience malheureuse leur a suffit.

      Vu que Londres est aussi opposé à la TTF, pourquoi serait ce différent cette fois ci si la France la mettait en place? Déjà que la plupart du trading (haute fréquence et autres) se fait depuis des plateformes londoniennes, cela ne fera que rendre la bourse de Paris totalement inexistante et ne rapportera rien à l’Etat.

      A moins de mettre des barrières strictes aux mouvements de capitaux (ce qui voudrait dire changer radicalement les traités européens) et interdire aux entreprises françaises d’être cotées ailleurs qu’à Paris (ce qui diminuerait grandement leur capacité de lever des fonds), la mise en place d’une TTF en France est encore une de ces idées purement démagogiques qui ne rapportera rien à l’Etat.


      • Macarel Le 13 juillet 2013 à 16h01
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        A part qu’un certain candidat Hollande, avait mis cette mesure dans son programme électoral.
        Sinon je suis d’accord avec vous, la force du capitalisme financier mondialisé, c’est de mettre en concurrence les salariés de tous les pays, pays aux conditions économiques, sociales, et environnementales totalement disparates.
        Cette force est d’autant plus grande, qu’il n’y a pas d’espace démocratique mondial, pas de peuple mondial, ce qui fait que le capital a toujours un ou plusieurs coups d’avance sur les luttes fatalement locales et désynchronisées qui se développent contre ses excès.
        Le capital circule à la vitesse de la lumière, les luttes sociales se développent à la vitesse d’un marcheur humain. Le capital ne connaît plus de limites à son appétit pantagruélique.
        Cet état de fait, provoque un état de sidération dans les population malmenées, un sentiment d’impuissance tel, qu’elles finissent par se jeter dans les bras des partis extrémistes: d’extrême droite en Europe, islamistes dans le monde arabe.
        Mais l’oligarchie de fait, qui dispose de systèmes de contrôle orwelliens, a tout prévu. Grâce au concept de “coup d’état démocratique” elle corrige les bugs du système politique.
        L’exemple le plus récent a été donné en Egypte, il y avait eu dans les années 90, le cas de l’Algérie. En Europe dans un autre style, nous avons eu la Grèce, et l’Italie.
        Sans compter que le vote populaire est ignoré lorsqu’il ne donne pas le résultat escompté, comme ce fut le cas en 2005, lors du référendum sur le TCE.
        Moyennant quoi, l’on se demande à quoi cela peut-il bien servir de voter: à rien !!!
        Nous vivons dans le meilleur des mondes néolibéral, et c’est la fin de l’histoire.
        Donc, la démocratie n’a plus de raison d’être: There Is No Other Alternative, et ceci tant qu’il y aura des hommes, des femmes, et des ressources à exploiter sur cette planète.
        Les utopistes qui rêvent d’un autre monde, sont sans doute des Pierrots lunaires, mais ils nous permettent au moins d’entretenir la petite flamme, de l’espoir…


  7. Fabrice Le 13 juillet 2013 à 10h44
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    Ce qui est étonnant c’est que ce reportage n’est passé qu’une fois sur Arte (audience faible) et à une heure tardive sans rediffusion pourtant même si il n’est pas parfait il est vraiment éducatif et compréhensible même aux non initiés.

    Merci de le mettre à l’honneur car c’est un outil qui peut aider ceux qui cherchent à comprendre, et surtout à rabaisser certains orgueilleux français et allemands qui faisaient la morale aux grecs avec des propos insultants. Or on comprend bien que si les tords sont partagés dans la crise ce sont toujours les mêmes qui payent pour sauver des inconscients qui ne comprendront jamais leur faute si ils ne partagent pas aussi leur part de responsabilité.


  8. dadone Le 13 juillet 2013 à 11h30
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    C’est incroyable les erreurs que donne cette vidéo.
    Si l’Etat Irlandais ne rembourse il n’y a pas de conséquences !.
    C’est fou de dire cela.
    C’est vraiment ne rien comprendre au système monétaire…
    L’argent que la BCE à fournit à l’Irlande n’est pas une création monétaire ex nihilo ce sont des emprunts fait à des banques.
    Par conséquent si l’Irlande ne rembourse pas ce sont ces banques qui sont en faillites.
    Il faut bien comprendre que l’argent est actuellement stérilisé. Cette stérilisation implique nécessairement que l’argent a été pris quelque part.
    C’est vraiment étonnant que ce type d’erreur “passe”…comme si de rien n’était….
    Seconde erreur énorme.
    L’argent a été prêté, il n’y a pas eut d’inflation !
    Ah bon et il où en 2008 l’immobilier le plus chère d’Europe ?
    En Irlande et il n’y a pas eut d’inflation ?
    Et les revenus des irlandais qui étaient les plus élevés d’Europe et il n’y a pas eut d’inflation ?
    Du grand n’importe quoi cette vidéo !


    • jacqueline Le 13 juillet 2013 à 11h42
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      Evidement danone pédale encore une fois dans le yaourt.

      Même la mémée irlandaise avec le manteau vert a compris l’arnaque.

      Ce n’était tout simplement pas à l’ Etat irlandais ( et encore moins au contribuable irlandais ) de rembourser les spéculateurs allemands.


      • dadone Le 13 juillet 2013 à 11h52
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        Ah bon , c’est qui a emprunter ? Ce ne sont pas les irlandais ?
        Les irlandais ont profiter d’un dumping fiscal pour s’enrichir sur le dos de tous les européens, ils ont profité de cet enrichissement pour sur-investir dans l’immobilier qui a atteint des prix délirant et on devrait maintenant dire ce n’est pas de leur faute…
        Faut être sérieux !
        Tout le monde est responsable dans cette histoire, l’UE pour avoir accepté que l’Irlande se transforme en tête de pont de marchandises étrangères prêt à déferler sur l’UE et à laminer les emplois, les banques qui ont prêté à tout va et LES IRLANDAIS qui ont cru au père Noël…
        C’est la guerre de tous contre tous et les irlandais ont perdus cette guerre..
        Fallait pas la faire…


        • jacqueline Le 13 juillet 2013 à 12h19
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          Je connais mieux le problème de l’ Espagne, où nos banques françaises se sont enfoncées de plusieurs dizaines de milliards d’ €.

          Devant l’inflation des loyers, j’ai cherché à acheter un apparte, dans un nouveau quartier qui était un immense chantier.

          Il n ‘y avait pas besoin d’avoir fait HEC pour comprendre que ces appartes ne trouveraient pas preneurs, vu le prix , le SMIG espagnol et en rajoutant les intérêts d’un prêt.

          Je leur ai ri au nez quand ils m’ont annoncé le prix d’un studio. ( de quoi me loger 20 ans à l’hôtel chez Accor )

          Studios en carton pâte, qui seront vite dégradés à l’instar du village olympique, moins de dix ans !

          Une banque qui investit des milliards d’ € là dedans , sans aller voir sur place, n’a qu ‘à assumer ses conneries.


          • dadone Le 13 juillet 2013 à 12h27
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            Les espagnols ont cru qu’ils allaient être la résidence secondaire de l’Europe.
            Lire pour approfondissement : http://www.lois-economiques.fr/Wiki-lois-economiques/mediawiki-1.20.5/index.php?title=Crise_mondiale_-_Etat_des_lieux#L.E2.80.99Espagne
            Ils n’ont qu’a s’en prendre qu’ eux !
            Et je m’achète une belle auto allemande à crédit et j’augmente les salaires, etc…
            Comme les irlandais ils ont cru au Père Noël !
            En revanche il semble qu’ils n’aient pas la possibilité comme chez nous de monter un dossier de sur-endettement et de solder les dettes. Si cela est exact c’est n’importe quoi. car cela donne des condamnés économiques à perpette…


            • jacqueline Le 13 juillet 2013 à 14h05
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              Je ne crois pas que les espagnols s’adressent à la SG ou à la BNP ni aux banques allemandes pour investir dans l’immobilier en Espagne. ( je ne parle pas de ceux qui ne pouvaient plus rembourser le crédit de l’apparte qu’ils avaient acheté pour se loger)

              Or , comme en Irlande ce sont ces créanciers ( spéculateurs ) étrangers qu’on demande aux contribuables irlandais et espagnols de rembourser de leur mauvais investissement ( appartements et maisons non terminées ou qui n’ont pas trouvé preneur ), le pistolet sur la tempe.


          • Fabrice Le 13 juillet 2013 à 12h41
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            le problème que ne comprends pas Dadone c’est que les deux (pays et banques) ont commis de graves erreurs, les états (donc citoyens) ont pris leur responsabilité mais que les banques doivent aussi payer pour leurs excès, sinon c’est le socialisme pour les financiers et le capitalisme pour les autres ce qui est assez risible quand on y pense.

            http://www.les-crises.fr/images/0100-banques/0180-argumentaire/06/65-dessin-etat-finance.jpg


          • dadone Le 13 juillet 2013 à 13h12
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            @Fabrice

            le problème que ne comprends pas Dadone c’est que les deux (pays et banques) ont commis de graves erreurs,

            C’est exactement ce que j’ai dit tout le monde est responsable.
            C’est le système qui ne fonctionne pas

            les banques doivent aussi payer pour leurs excès

            Ai-je je dit le contraire ?
            Toutes les banques auraient du être nationalisées et les actionnaires spoliés mais cela n’aurait pas été suffisant, ce sont spécifiquement le système riche qui doit être spolié mais ce système a depuis longtemps diversifié ses avoirs dans pleins d’autres biens que monétaire…


          • Raphaël Le 13 juillet 2013 à 14h23
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            @dadone
            Et qui détient actuellement les créances irlandaises ?


          • Fabrice Le 13 juillet 2013 à 15h04
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            Dadone je précise aussi mes propos les banques créancières étrangères aux banques nationales qui ne doivent en aucune manière être remboursés rubis sur l’ongle, elles on jouées qu’elle assument leur manque de clairvoyance, sans en plus faire appel au soutien de leur pays d’origine cela nous évitera l’effet domino.


          • dadone Le 13 juillet 2013 à 15h05
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            @Raphaël
            Les plus gros sont les banques de l’Allemagne du RU et de la France mais il y a d’autres pays comme la Suède et le Danemark.


          • dadone Le 13 juillet 2013 à 15h07
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            @Fabrice
            Le système est mort, trop de dettes.
            Vous le prenez comme vous voulez, vous imaginez les réformes que vous voulez cela ne sert à rien, c’est fini , terminé…


          • dadone Le 13 juillet 2013 à 15h17
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            @Jacqueline

            Je ne crois pas que les espagnols s’adressent à la SG ou à la BNP ni aux banques allemandes pour investir dans l’immobilier en Espagne.

            Les banques ont pouvoir monétaire, elles crées de la monnaie ex nihilo,et également elles font des emprunts le unes avec les autres. C’est tout un système d’empilement de dettes.
            Si les banques espagnols font faillites cela se répercutent partout…

            Or , comme en Irlande ce sont ces créanciers ( spéculateurs ) étrangers qu’on demande aux contribuables irlandais et espagnols de rembourser de leur mauvais investissement ( appartements et maisons non terminées ou qui n’ont pas trouvé preneur ), le pistolet sur la tempe.

            Mais non, on veut éviter un défaut qui entraînerait un défaut généralisé.
            C’était quoi l’autre solution, faillite immédiate ?
            Donnez-moi la solution, il y en avait pas…
            Pareille pour l’Irlande…
            Que des banques étrangères ont prêtés à l’Espagne certes mais que les espagnols aient empruntés, c’est la réalité.
            Lisez le lien que vous ai donné il est suffisamment clair pour comprendre l’enchaînements des faits.
            On ne peut pas déresponsabiliser les emprunteurs sauf aux USA ou là cela a confiné à de l’escroquerie avec de faux dossiers.


            • jacqueline Le 13 juillet 2013 à 15h55
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              @danone

              “Que des banques étrangères ont prêtés à l’Espagne certes mais que les espagnols aient empruntés, c’est la réalité.”

              Quand des milliers de logements sont vides un peu partout ( regarde à nouveau les maisons en brique non terminées ) parce qu’ils n’ont pas trouvé preneur, c’est que personne a voulu ou pu emprunter pour les acheter.

              3 417 000 logements vides en Espagne ( merci Olivier ), c’est énorme.

              A 150 000 € chacun, largement sous estimé (pour un studio on me demandait 200 000 €), ça fait 512 milliards d’ € d’invendus. Responsabilité entière des banques et des promoteurs.

              Qui est le con qui a fait l’étude de marché et ceux qui y ont cru au point d’y investir ?

              Pour les expulsions d’espagnols ne pouvant plus rembourser leur crédit, en 2012, c’est seulement 40 000 logements concernés ( soit 85 fois moins , soit seulement 1,17% du problème ).

              http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/10/espagne-pres-de-40-000-logements-saisis-en-2012_3175413_3214.html

              http://www.les-crises.fr/logements-vacants-espagne/


          • dadone Le 13 juillet 2013 à 17h16
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            @Jacqueline
            J’ai lut votre constat et je dirais et alors ?
            On fait quoi maintenant ?
            Quelque soit le responsable, il ne peut pas payer.
            Donc…????


            • jacqueline Le 13 juillet 2013 à 19h06
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              Comme au Casino, quand tu as perdu, tu ne vas pas pleurer à la caisse, ni à la mairie pour que les habitants remboursent tes pertes.


          • chris06 Le 13 juillet 2013 à 17h58
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            @Jacqueline,

            Responsabilité entière des banques et des promoteurs.

            sauf que les banques espagnoles qui ont financé la majeure partie de la bulle immobilière étaient les cajas de ahorros qui étaient adossées aux collectivités territoriales(communautés autonomes, grandes villes, etc…) et que les politiciens qui les gouvernaient avaient un double intérêt à ce que ces financements soient accordé:

            d’une part car ils délivraient les permis de construire et touchaient des revenus monumentaux ainsi que des droits de mutation qui permettaient aux collectivités territoriales de maintenir un train de vie nettement supérieur à ce qu’il aurait été sans cela
            d’autre part car c’était bon pour la (fausse) croissance, l’emploi, et maintenait la population dans l’illusion que tout allait bien ce qui leur permettait d’être réélus.

            Sans parler de tous les projets de construction où le donneur d’ordre était directement les administrations publiques et qui ne servaient qu’à doper la croissance par des projets sans réels débouchés (aéroports fantômes, ponts qui ne mènent nul part, projets pharaoniques comme à Valence etc…).

            Les grandes banques privées (Santander, BBVA) ont comparativement beaucoup moins trempé la dedans.

            Les principaux responsables de la bulle immobilière espagnole sont donc les politiciens, bien souvent corrompus jusqu’à l’os, en charge des principales collectivités territoriales.


            • jacqueline Le 13 juillet 2013 à 19h29
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              @chris06

              Pour l’immobilier j’ai entendu parler de problèmes de corruption des élus plus tard, mais je ne connais pas les détails, sauf pour Valence, en effet.

              Ah si avant, en Andalousie, c’était avec la mafia russe et les élus.


          • dadone Le 13 juillet 2013 à 18h39
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            @Chris06
            C’est bien de préciser cette triste réalité.
            Mais ce qui est étonnant de ta part c’est le constat que tu fais pour l’Espagne (caricaturale pour ce pays) est valable pour tous les pays développés du monde à partir de années 1980.
            C’est de la fausse croissance assise sur des dettes.
            Et cela tu ne veux pas le voir…


          • chris06 Le 14 juillet 2013 à 09h37
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            @dadone,

            j’ai toujours dit que tous les pays développés (mis à part l’Allemagne) avaient fait de la fausse croissance par l’endettement, tu peux relire mes commentaires d’il y a bientôt deux ans sur ce blog, cela a toujours été ce que j’ai dit, et de plus, que la déflation était inéluctable car il faudra rendre cette fausse croissance.

            Là où nous ne sommes pas d’accord, c’est que tu affirmes que TOUTE la croissance des quarante dernières années des pays développés était de la fausse croissance par l’endettement et que nous avons atteint, à tout jamais, les limites de la croissance.


          • dadone Le 14 juillet 2013 à 10h55
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            @Chriso06
            L’Allemagne est évidemment concernée par ce processus de fausse croissance car elle a fournit des biens à des personnes qui ne pourront pas les payer. C’est exactement la même chose pour la Chine dont les $ ne pourront jamais être converti en quelque de chose de réel.
            Et je maintiens que TOUTE la croissance des 35 dernières années était de la fausse croissance.
            Car en réalité, il y a deux types de fausse croissance :
            Celle par l’endettement.
            Et celle qui ne sert à rien.
            Celle qui concerne l’endettement nous sommes d’accord, celle qui ne sert à rien tu ne l’a comprend pas .
            Alors je vais te donner quelques exemples :
            L’hypertrophie informatique, sert à rien
            L’hypertrophie financière, sert à rien.
            L’hypertrophie marketing, sert à rien
            L’hypertrophie assurranciel, sert à rien
            L’hypertrophie publicitaire, sert à rien
            L’hypertrophie administratif, sert à rien
            L’hypertrophie législative, sert à rien
            La généralisation de l’obsolescence programmée, sert à rien
            En résumé que tu travail inutile qui non seulement n’enrichie pas un pays mais l’appauvri de jour en jour…
            C’est comme un pétrolier qui s’échoue en Bretagne cela fait de la croissance mais cela ne sert à rien…
            Donc il existe de la bonne croissance, celle qui enrichie un pays, et de la mauvaise croissance celle qui appauvri un pays …
            Tu comprends cela ?


          • chris06 Le 14 juillet 2013 à 12h06
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            @dadone,

            c’est bien le principe de base de tous les socialistes-en-herbe que de penser qu’ils savent mieux que les utilisateurs et les investisseurs ce qui sert et ne sert à rien.

            À la base de toutes les doctrines totalitaires se trouve la croyance que les gouvernants sont plus sages et d’un esprit plus élevé que leurs sujets, qu’ils savent donc mieux qu’eux ce qui leur est profitable. L;von Mises

            Dadone, ne le prend pas mal, mais je pense que tu es l’archétype de ce mode de pensée qui prétend mieux savoir que les gens eux mêmes ce qui leur sert et ne sert à rien.

            Les technologies de l’information, internet, les réseaux mobiles, ne servent à rien, selon toi, alors qu’ils permettent d’augmenter grandement l’efficacité de nos économies, le télétravail et la diffusion de la connaissance et de l’information. Les bio-technologies ne servent à rien, alors qu’ils vont permettre des progrès considérables dans la médecine. Le développement des énergies renouvelables, l’isolation des maisons, l’amélioration de l’efficacité énergétique des moteurs ne servent à rien alors qu’ils vont permettre d’améliorer grandement l’efficacité énergétique de nos économies.

            Dadone, tu peux vouloir ignorer tout cela d’un simple revers de main mais tu ne convaincra pas grand monde car tes idées anti-capitalistes sont extrêmement minoritaires au niveau mondial, moins de 2% de la population, et encore moins dans les pays qui avaient cru, il y a un temps, que l’utopie socialiste pourrait fonctionner.


          • dadone Le 14 juillet 2013 à 12h25
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            @Chris06
            Pour l’informatique j’ai parlé d’hypertrophie.
            Examine une fiche de paye, essaye de la comprendre essayes d’imaginer le programme qu’il faut mettre en place pour respecter les innombrables règles. C’est la collusion entre l’hypertrophie législative associée à l’informatique.
            Maintenant ce que tu dis à propos, de

            Les bio-technologies ne servent à rien, alors qu’ils vont permettre des progrès considérables dans la médecine. Le développement des énergies renouvelables, l’isolation des maisons, l’amélioration de l’efficacité énergétique des moteurs ne servent à rien alors qu’ils vont permettre d’améliorer grandement l’efficacité énergétique de nos économies

            cela porte un nom : le progrès, je n’ai rien contre
            En revanche lorsque l’informatique est utilisée pour assurer un avantage concurrentielle, comme pour le cartes magasins avec leur système “big data” d’analyse des comportements des consommateurs, il est où le progrès ?
            L’informatique est dans ce cas un fléau car cette technologique participe à la complexification de notre monde.

            tu peux vouloir ignorer tout cela d’un simple revers de main mais tu ne convaincra pas grand monde car tes idées anti-capitalistes sont extrêmement minoritaires au niveau mondial, moins de 2% de la population, et encore moins dans les pays qui avaient cru, il y a un temps, que l’utopie socialiste pourrait fonctionner.

            Qui a dit le contraire ?
            Maintenant lorsque le système se sera effondré je pense qu’il y a aura un peu plus de personnes…


          • chris06 Le 14 juillet 2013 à 13h55
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            @dadone,

            cela fait maintenant 150 ans que les anti-capitalistes répètent que l’effondrement du capitalisme est pour demain. Cela fait 150 ans qu’ils ont tort car le capitalisme est par essence même un système évolutif qui a chaque fois s’adapte et trouve une nouvelle parade pour éviter son effondrement. Loin de s’être effondré, c’est un fait que ce sont les alternatives socialistes utopistes qui, comme l’avait prédit et expliqué von Mises dans l’impossibilité du calcul économique en régime socialiste, se sont toutes effondrées et que le capitalisme n’a jamais autant dominé la planète qu’aujourd’hui.

            Bien entendu, je suis convaincu que la forme qu’il prendra dans les décennies qu viennent sera très différente de celle qu’on a connu ces quarante dernières années mais je maintient que la propriété privée des moyens de production et la liberté de s’associer pour entreprendre continuera d’être le fondement de nos sociétés pendant des siècles.

            Dans 150 ans, il y aura encore des dadone qui ne cesseront de croire que l’agonie du capitalisme ne saurait tarder.


  9. Macarel Le 13 juillet 2013 à 13h14
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    « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis ».

    Thomas Jefferson (Rédacteur d’une partie de la Déclaration d’indépendance et troisième président des USA)

    “Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire. Car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin.”

    Henry Ford (Patron de l’ industrie automobile américaine)

    “Today there are no Communists in France. Or not many … the left was in government for 15 years in which we liberalised the economy and opened up the markets to finance and privatisations. There is no big fear.”

    “Aujourd’hui il n’y a plus de communistes en France. Ou si peu…La gauche a été au gouvernement pendant 15 ans au cours desquels nous avons libéralisé l’économie, ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a rien à craindre”

    Déclaration de François Hollande (Satrape d’une province de l’empire néolibéral US) devant de représentants de la “City de Londres”

    Sans commentaires…


  10. millesime Le 13 juillet 2013 à 13h20
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    • Lisztfr Le 13 juillet 2013 à 13h52
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      Ne fonctionne pas.


  11. jave Le 13 juillet 2013 à 14h13
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    Ceci est un test :
    \frac{toto_1}{foo_1}=\frac{bar_2}{baz_2}


  12. jave Le 13 juillet 2013 à 14h26
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    Je remets mon commentaire d’hier qui a été défiguré par un bug entre latex et la modification de commentaire sur le site les-crises.fr.

    Le débat portait sur les thèses ‘Jorionnesque’ et avait dérivé du sujet de la création monétaire à celui des critères de stabilité du ratio dette/PIB et l’effet boule de neige.

    Je m’interrogeais sur la phrase suivante de Jorion.

    Quand on compare la dette avec le PIB, le taux d’endettement augmente dès que le taux de croissance est inférieur au taux moyen (pondéré en termes de duration) de la dette.

    Le ratio dette/PIB augmenterait dès que le taux de croissance est inférieur au taux moyen de la dette ? Il me semblait contre intuitif que cela soit indépendant de la taille de la dette. La stabilité de l’endettement serait indépendante de la taille de l’endettement ? J’avais des doutes, doutes qui m’ont semblé être partagés par lisztfr lorsqu’il disait :

    La théorie de Jorion c’est qu’un crédit à 3% impose une croissance à 3% pour le rembourser, ce qui serait à nuancer en fonction des volumes dont il s’agit, mais c’est l’idée.

    en insistant sur la nécessité de nuancer en fonction du volume, c’est à dire en fonction de la taille de l’endettement.

    Et pourtant, un petit modèle ultrasimple (à retrouver sur wikipedia) semble confirmer les dires de Jorion. La stabilité de l’endettement serait indépendante de la taille de l’endettement.

    Dans ce modèle, on considère un état et l’évolution de son PIB et de sa dette d’une année sur l’autre. Le PIB évolue selon la croissance et l’inflation. On suppose que l’état fait rouler sa dette, c’est à dire qu’il ne rembourse jamais le principal mais ne paye que les intérêts, selon un certain taux. Une hypothèse assez réaliste (mais jusqu’à quand ;-)). Le déficit de l’état sur l’année est divisé en deux composantes, la charge de la dette (les intérêts à payer sur la dette pendant l’année) d’une part et le déficit primaire d’autre part. Le déficit primaire est donc le déficit avant payement des intérêts sur la dette.

    On prend les notations suivantes pour le PIB,
    P_1 le PIB de l’année t
    P_2 le PIB de l’année t+1
    c la croissance
    i l’inflation
    L’évolution du PIB est donnée par (en négligeant ci),
    P_2=P_1 \times (1+c+i)

    Les notations pour la dette et le déficit sont les suivantes :
    D_1 la dette à la fin de l’année t
    D_2 la dette à la fin de l’année t+1
    d le déficit accumulé pendant l’année t+1
    d_p le déficit primaire, c’est à dire le déficit avant payement des intérêts sur la dette
    u le taux d’intérêt moyen payé sur le dette
    L’évolution de la dette est donnée par,
    D_2=D_1+d
    D_2=D_1 + d_p + u \times D_1

    Un ratio dette/PIB constant se traduit par,
    \frac{D_1}{P_1}=\frac{D_2}{P_2}
    \Leftrightarrow \frac{D_1}{P_1}=\frac{D_1 + d_p + u \times D_1}{P_1\times (1+c+i)}
    \Leftrightarrow d_p = D_1\times (c+i-u)

    On suppose maintenant que l’état a bien fait ses réformes structurelles. Donc il a un déficit primaire égal à 0 (d_p=0), ce qui est facilité par le roulement du principal. Le critère de stabilité devient alors :
    c+i=u
    , où l’on a habilement négligé la possibilité D_1=0.

    On voit que le taux d’endettement augmente dès que la somme du taux de croissance et du taux d’inflation est inférieure au taux moyen de la dette.
    Dans ce modèle, le critère de stabilité de l’endettement est donc indépendant de la taille de l’endettement. Et donc Jorion avait raison.

    Ok, c’est un modèle ultrasimple (ne prenant pas en compte l’âge du capitaine), mais je le trouve intéressant quand même. Finalement il reflète assez bien les problématiques de la stratégie de stabilisation de l’endettement en Europe. On se démerde pour avoir un déficit primaire égal à zéro, ce qu’on arrive à faire en faisant rouler le principal. On paye ensuite les intérêts avec la croissance et l’inflation.

    On peut trouver un modèle plus complexe (comportant des ménages) ainsi qu’un chiffrage de l’effet boule de neige pour la France sur le lien donné hier par Souvarine. C’est un article sciences-po, ce qui est marrant car je disais en rigolant que j’allais faire sciences-po pour comprendre ces machins là.


    • Lisztfr Le 13 juillet 2013 à 17h33
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      Tout dépend du montant de l’emprunt à 3%, s’il est faible / PIB il n’obligera pas le pays à générer 3% de croissance pour le rembourser, c’était ça la nuance…

      “Dans ce modèle, le critère de stabilité de l’endettement est donc indépendant de la taille de l’endettement. Et donc Jorion avait raison.”

      Eh bien c’est faux, sinon la Grèce n’a aucun souci.


  13. dan Le 13 juillet 2013 à 16h45
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    Il n’ y a pas que les banques qu’il faut renflouer en chryprisant l’épargne du citoyen mais il y a aussi
    nos partis politiques qui demande maintenant une souscription nationale pour sauver la démocratie
    les millions du producteur de crème pour femmes ,et ceux des monarchies du Golfe ne suffisent plus…..ou allons nous ?


  14. millesime Le 13 juillet 2013 à 18h28
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  15. dan Le 13 juillet 2013 à 18h31
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    Pour faire court , c’est le citoyen qui paiera pour les banques , Viviane Reading l’a fait comprendre à nos élus qu’elle prends pour des pots de fleurs , elle a clairement indiqué l’Europe a perdu 10 ans donc nos économies seront spoliées pour payer les CDS , CDO…etc de nos banques en perdition : Crédit agricole , SG, Natexis, Dexia etc…..Tout notre fric ira pour JP Morgan ,Goldman Sachs ….. la grande fiesta commencera en septembre prochain après les vacances ! Vive L’Europe qui nous a apporté le bonheur et la prospérité et vive Viviane !


    • dadone Le 13 juillet 2013 à 18h53
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      l’Europe a perdu 10 ans donc nos économies seront spoliées pour payer les CDS , CDO…etc de nos banques en perdition

      Vous en avez d’autres des délires comme cela ?
      Vous pensez qu’en cas d’effondrement les produits dérivés seront honorées ?
      Faut arrêter de dire n’importe quoi, en cas de défaillance généralisée ce sera un sauve qui peut et personne ne paiera personne…


      • titus Garfield Le 13 juillet 2013 à 19h24
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        petit rappel …..lors de la defaillance d ‘AIG( un truc quasi systémique!) ,les dérivés ont été honorés ….les contribuables US ont payé pour sauver les banques européennes entr’autres… qui avaient de tres gros engagements avec l’assureur….sinon tout le système sautait et c”etait autre chose que LEHMAN qui a fait les gros titres mais finalement était condamné depuis plusieurs mois….


        • dadone Le 13 juillet 2013 à 19h52
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          @titus Garfield
          Ce n’est pas exactement cela. Les USA ont sauvé AIG et grâce à se sauvetage AIG a tenu ses engagements, nuance…
          Les USA n’ont sauvés aucune banque européenne mais en sauvant leur AIG, ils se trouvent qu’ils ont en effet renfloués des banques européennes, indirectement …
          Faut pas oublier non plus que les USA sont responsable de la crise des subprimes…et de nombreux CDS n’ont pas été honorés…puisque leur émetteurs a fait faillite…


          • Fabrice Le 13 juillet 2013 à 20h58
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            Précision les institutions financières américaines sont responsables de la crise, les USA ayant cru au mythe qu’il n’y avait plus besoin de réglementation et que le marché s’autorégulerait.

            Bilan des milliards de dettes pour sauver ces institutions qui clamaient que l’état ne devait en aucune manière se mêler de leurs affaires …


          • dadone Le 13 juillet 2013 à 21h04
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            @Fabrice
            Je dirais plus exactement que la crise des subprimes est le début de la fin car le basculement des dettes privés sur les états marque un tournant puisque les états ne pourront pas rembourser ces dettes.
            On assiste en direct à la fin du capitalisme comme il y a un peu plus de 20 ans on a assisté à la fin de l’URSS…


          • Fabrice Le 13 juillet 2013 à 22h22
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            En tout cas du financiarisme ou comme je préfère le définir plus largement de l’anarcho-capitalisme souhaitons le.


          • Raphaël Le 14 juillet 2013 à 00h03
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            Fin du capitalisme, peut-être pas. Le capitalisme ne meurt jamais vraiment, il renait de ses cendres. Vous avez vu Skyfall ? 😉


  16. Lisztfr Le 13 juillet 2013 à 19h28
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    Tout ça est un tout petit peu complexe…

    D’abord, la théorie économique s’enracine historiquement dans christianisme…. En fait l’économie charrie aussi pas mal de sociologie (cf. esprits animaux, etc), donc tout ce qui dépasse la rationalité, ou prétendue telle. Mais sinon, historiquement, il y a plus que Weber et l’éthique protestante :

    Par exemple Locke. La propriété privée s’enracine dans le christianisme, parce que la religion était le fondement de toute explication en ce temps là. Le corps étant la propriété de chacun, donné par le Créateur, le travail issu du corps appartient légitimement à la personne. D’où pour Locke, le fait de ramasser des noix légitime leur appropriation, puisqu’on y mêle du travail privé.

    Ensuite il ajoute la condition qu’on n’a pas le droit de garder le résultat de ce travail pour soi indéfiniment. Il passe ensuite à un paragraphe sur la monnaie, car il s’agit d’accumuler du capital très vite.

    Mais enfin, l’idée ancienne est que le travail est fondement de la valeur, que l’on retrouvera chez Marx et qui entre en conflit avec la forme prix, aliénation de la valeur. Il serait juste de dire qu’il n’y a pas de valeur en dehors du prix.

    Donc il faut faire un peu l’archéologie de la pensée économique, le travail comme fondement de la valeur a une racine chrétienne par exemple, non pas celle de la sueur du front mais celle passant par Locke.


    • titus Garfield Le 13 juillet 2013 à 19h34
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      mais si vous ramassez des noix sans le consentement du proprietaire du noyer c’est du vol!


      • Jean-Marc Le 13 juillet 2013 à 21h33
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        Là est le probleme : pourquoi y-a-t’il un proprietaire ? je ne parle pas de proprietaire privée, mais du point de vue des moyens de production.


  17. Vénus-Etoile du Berger Le 13 juillet 2013 à 19h47
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    je ne sais pas si cette video a déjà été déposée sur ce blog
    Emmanuel Todd – A qui profite La crise ?
    http://www.youtube.com/watch?v=74xBs0rtc_o

    « les riches ont besoin de prêtés »Emmanuel Todd

    « le gonflement des dettes publiques est quelque chose qui a répondu à des attentes »Emmanuel Todd


    • Opps' Le 14 juillet 2013 à 10h25
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      A) Merveilleux Todd et son ‘bon sens ‘ économique

      Colporteur de cette idée magique très mal comprise par un public bon enfant qui s’imagine qu’une dette peut se volatiliser

      – A ce détail prêt que même l’annulation d’une dette quelqu’un de précis la porte, car la comptabilité est sans pitié. Surtout aujourd’hui.
      – A cet autre détail près que cela doit rester très exceptionnel , sinon l’emprunt n’aura plus de sens et ce sera la porte ouverte à une déresponsabilisation encore + grande , ou bien alors à des taux avec prime de risque bien supérieur.

      Bien sûr qu’ il faudra annuler une partie des dettes par une action concertée , mais il faut d’abord – c’est du bon sens encore plus basique que celui de Todd – opérer une modification des comportements face à l’argent facile qui finance n’importe quoi.

      B) Merveilleux Todd : qui exempte de toute responsabilité l’emprunteur qui a mal investi , au prétexte que , effectivement , le prêteur empoche un intérêt , et serait donc nativement plus coupable !

      C) Merveilleux Todd qui découvrant (avec une partie de la gauche) que la dette publique est une bonne affaire pour les riches , alors que pendant des années la dette a été considéré par cette gauche comme un investissement .
      Qui d’ailleurs pousse les banques à prêter sans cesse ? c’est bien l’idéologie de “gauche” (que la droite pratique aussi quand la démagogie électorale le commande)

      (Vous avez remarqué : il est reproché à la banque tantôt de ne pas prêter assez , d’être trop sélectif , tantôt d’avoir trop prêté , irresponsablement )

      D) Merveilleux Todd avec ses “qui ne savent pas quoi faire de leur argent” et les sympathiques “petits épargnants” innocents et otages du système , …. oubliant
      – que la richesse sait très bien s’investir dans le secteur productif réel
      – que le dette est un cadeau de “sa” gauche qui raffole de l’argent facile à court terme

      E) Merveilleux Todd avec son discours anti-austérité à trois sous , qui ne produit que de l’indignation aveugle : d’ailleurs le camarade Guillon qui le matait depuis un moment ne peut s’empêcher d’avouer sa flamme avec un “je vous aime beaucoup ” … qui met presque Todd mal à l’aise !
      C’est beau , c’est chaud , c’est chouette la convivialité idéologique sur base d’indignation médiatique

      F) Et Todd termine par le petit couplet sur l’ Allemagne qui n’est pas un pays “raisonnable” et dont la vocation serait de s’enferrer dans les erreurs
      En attendant ce sont dans les faits , actuellement , eux, les patrons de l’Europe , la France ayant depuis les années 80 laissé peu à peu le champ libre , par ses nombreuses erreurs de gestion et laisser-aller , à l’hégémonie allemande

      Et c’est à ce moment-là que l’historien “professionnel” qu’est Todd aurait du tirer la sonnette d’alarme avec constance !!!
      mais il a été préféré s’imaginer que l’euro allait enfermer les Allemands et nous exempterait de tout réalisme en permettant une éternelle augmentation de notre niveau et confort de vie.

      Passée l’euphorie des premières années d’argent à gogo très mal investi , c’est le contraire qui est advenu . La mer s’est retiré et effectivement les riches sont plus riches (et nous dans l’austérité excessive -quoiqu’en France ça reste très ‘adouci’- ) : Mais Todd a surement une solution pour reprendre ce pognon aux ‘Riches’ et en même temps modifier les comportements collectifs de facilités qui mènent au mal-investissement qui ont généré la dette.


      • Vénus-Etoile du Berger Le 14 juillet 2013 à 12h18
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        Bonjour,

        Je réfléchis et je me pose une question sur cette affirmation d’Emmanuel Todd :
        « les riches ont besoin de prêter »Emmanuel Todd.

        Les riches prêtent-ils réellement?

        Lorsqu’ils investissent, n’empruntent-ils pas plutôt?

        Je réfléchis.

        Là où je rejoins Emmanuel Todd, c’est lorsqu’il affirme je traduis à ma façon « que les personnes obsédées par l’argent ont peur de perdre leur « magot » et en veulent toujours plus».

        Cordialement.


        • jacqueline Le 14 juillet 2013 à 12h30
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          On l’a évoqué dans un post un peu provocateur avec le gagnant à l’ euromillion : s’il ne veut pas voir fondre son capital en payant chaque année les impôts liés à ce patrimoine ( immobilier ou financier ) il devra placer son magot, donc prêter pour que les intérêts paient les impôts et l’inflation.. Plus l’état est gourmand , plus il devra trouver des placements qui rapportent et donc plus risqués.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 14 juillet 2013 à 12h36
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            merci pour votre réponse.
            Je réfléchis sur votre réponse concernant l’Etat.Merci.
            Bien cordialement.


      • Vénus-Etoile du Berger Le 14 juillet 2013 à 12h26
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        avouez que c’est marrant lorsque Emmanuel Todd explique que des personnes ont des problèmes existentiels, ils ne savent pas quoi faire de leur argent.


  18. pyrrhogaster Le 13 juillet 2013 à 22h10
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    Je reste abasourdi par l’opposition entre le droit et les actions de nos dirigeants.

    Le droit dit qu’une SA est responsable de ses comptes et dépose le bilan lorsqu’elle s’approche de la faillite. Les banques sont des SA.

    Les banques pourtant reçoivent tous les fonds dont elles ont besoin pour poursuivre leur exploitation -et faire des bénéfices- dès que leur état laisse craindre une faillite.

    Et on nous parle d’accords obtenus par chantage ou “avec un canon de revolver sur la tempe”. La BCE pratiquerait-elle des méthodes mafieuses ?

    Je regrette que l’État irlandais n’est pas dit “chiche” en soulignant que, quelles que soient les conséquences du désastre causé par l’effondrent des banques irlandaise, l’état irlandais survivrait. Il n’était pas sur que la BCE, elle, aurait survécu….. On peut tenir le revolver, mais si on est assis sur un tonneau de poudre, il vaut mieux ne pas tirer.


  19. Serfix Le 14 juillet 2013 à 01h33
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    Ils ont peur qu’un établissement financier fasse tomber un autre et c’est parfaitement exact. Comme “ils” ne peuvent pas savoir les implications d’une banque dans une autre, à un certain moment il y aura bien (et ce avant 2018) une qui pourrait tomber, une seule, et si celle-là ne peut plus être sauvée par l’argent des contribuables !? Et si cet État où cette banque ce trouve intervient quand même, en voyant les dégâts qu’elle pourrait occasionner à d’autres en cas de faillite ? L’Etat peut tomber en faillite et les CDS interviendront pour les obligations, ce qui accentuera le problème pour d’autres établissements financiers et compagnies d’assurances qui devront eux payer suite au pari. Et le problème systémique sera une nouvelle fois d’actualité. Et si on ne sauve pas ces investisseurs qui achètent la dette, les taux remonteront, et tôt ou tard certains pays ne pourront plus vendre leurs obligations souveraines qu’à des taux d’intérêt impossible ! L’abus se paye toujours tôt ou tard. Des pays seront sacrifiés, ceux qui n’entraineront pas trop les autres. Car les chiffres sont probablement encore tellement trafiqués … Et les politiques sont loin de connaitre la vérité de ces chiffres à mon avis. Après l’Irlande, la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie en passant pas Chypre, la France sera dorénavant le pays qui comprendra qu’il ne faut pas rire des malheurs des autres.
    La BCE ne peut-elle pas faire autrement que de protéger les investisseurs qui achètent la dette souveraine des pays ?
    La confiance est peut-être brisée ?
    Il faudra peut-être un reset général d’ici à 2018 ?

    Et c’est Ben Bernanke qui peut mettre le feu au poudre non ? Et Mario pourra t-il encore faire quelque chose ?

    1 € = 1,307 $
    1 € = 8,020 CNY
    1 € = 0,865 GBp

    Les indices US sont remontés deux fois plus que ceux de la France, et comme les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, l’indice français en prendra un coup lorsque Ben arrêtera ses achats qui sont encore de 85 milliards de $ par mois.

    Mais bon, tout ce qui précède n’est que mon humble avis.


    • Serfix Le 14 juillet 2013 à 18h23
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      Erratum : Et si cet État où cette banque “se” trouve intervient quand même, …


  20. Albert Le 14 juillet 2013 à 01h50
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    Excellent reportage! Laisser les banques faire faillite ce qui fragile d’autres banques? Ou les sauver par peur des consequences en mettant en garantie l’argent du contribuable et en laissant en activite ceux qui ont fait de mauvaises affaires?

    Pour les politiques en place, le meilleur choix est de sauver les banques puisque ca leur evite les consequences negatives de faillites generalisees et de la recession.

    L’economie de marche n’est pas parfaite mais on oublie souvent que les politiques le sont encore moins, leur but est eviter les ennuis a court terme, se faire aimer et se faire re-elire quand ce n’est pas d’aider leurs amis, de s’enrichir personnlement ou de profiter d’avantages gratuits.

    Obama a un employe paye 100 000$ dont l’unique responsabilite est de s’occuper de son chien, un employe pour mettre les dvd dans le systeme de visionnage prive de sa salle cinema 24h sur 24.


  21. bertrand Le 14 juillet 2013 à 07h36
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    FMI : Lagarde soit complice soit escroquée par une bande organisée…dans les 2 cas elle n’est plus crédible au FMI.


    • BA Le 14 juillet 2013 à 11h52
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      Samedi 13 juillet 2013 :

      A propos de la faillite du Portugal, François Leclerc écrit :

      Quelles seraient les conséquences d’une restructuration avec décote ? D’après la Deutsche Bank, la dette publique portugaise serait actuellement d’environ 200 milliards d’euros, avec comme créanciers la Troïka (86 milliards d’euros, soit 43 %), les banques et assurances du pays (70 milliards, soit 35 %) et des investisseurs étrangers (44 milliards, soit 22 %). Les États européens et le FMI subiraient donc le plus les conséquences d’une décote, ce qui sonnerait le glas des interventions du FMI (ce qui semble avoir déjà été décidé par anticipation) et infligerait de sérieuses pertes aux créanciers publics européens. Les banques et assurances du pays nécessiteraient quant à elles un renflouement immédiat. C’est pourquoi toute restructuration de cette nature est refusée, impliquant des pertes politiquement elles aussi insoutenables.

      Pour parachever le tableau, les banques seraient également atteintes, espagnoles d’abord, françaises et allemandes également, les premières n’ayant pas vraiment besoin de cela ! Devant ce scénario de décote, qui est pourtant le seul possible, il va donc être temporisé, accentuant encore la situation désastreuse du Portugal, désormais sur les brisées de la Grèce et partageant son destin. Pour un bon élève hier encensé, quelle dégringolade qui en dit long sur la qualité du système d’évaluation et la persévérance à se voiler la face !

      François Leclerc.

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=56317


  22. Opps' Le 14 juillet 2013 à 12h08
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    Tintin chez les financiers
    Adorable petit reportage , très honnête, dont la conclusion flotte un peu .
    … car elle réussit ce tour de force de n’être pas vraiment convaincante.

    Néanmoins le sujet est creusé , évidemment c’est par un allemand , donc issu d’un peuple pas très raisonnable et qui aime à creuser dans ses erreurs . Raison de plus de ne pas trop le croire … 😉


  23. reneegate Le 15 juillet 2013 à 19h53
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    En 1938 un député radical socialiste questionnait son homologue allemand sur son expérience en matière de déplacement de population, Bonnet il s’appellait et le sinistre c’est Riebentrop.
    Je suis un pur produit de la république, de gauche , celle du partage, de l’honnêteté, de la liberté et donc de la tolérance.
    Il est vital de dénoncer ce pouvoir qui n’est pas de gauche, dont plusieurs éléments font parti des FAF (French American Foundation), qui soutient une politique néo-libérale ou libérale peu importe, à la solde (à la botte) des états unis, qui dilapide notre indépendance militaire.
    Les résistants français étaient composés d’hommes et de femmes de droite et de gauche unis contre des collaborateurs au pouvoir. Créons un parti résistant.


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