Un lecteur du blog m’a signalé cet incroyable document de la Commission européenne, sur l’Union économique et monétaire, publié en octobre 2012 :

Lien direct

J’étais parti pour dénoncer, comme souvent le délire croissomaniaque (50 fois le mot croissance en 16 pages – respect !), mais la relecture est réellement édifiante.

Je vous en propose donc une version commentée ici :

Lien direct vers le document commenté

ATTENTION : pour lire les commentaires que je me suis échiné à faire (en plus du surlignage), il faut ouvrir le document précédent avec Adobe Reader – ils n’apparaissent pas dans les navigateurs en général.

Il faut donc faire un clic droit sur le lien et “enregistrer la cible sous”, puis l’ouvrir ensuite.

P.S. dans le même registre, la chargée de com’ de l’UDI a eu la gentillesse de m’envoyer le nouveau programme du parti de Borloo. Cependant, au vu de la couverture :

je me suis permis de ne pas détailler – j’attends plutôt le programme pour le XXIe siècle (celui de la croissance au mieux nulle), n’ayant malheureusement pas le temps d’étudier ce programme pour le XXe siècle… au passage, si vous me lisez, j’attends toujours la réponse à ma question “et quel est le plan B du parti si on ne “retrouve” pas la croissance ?” (c’est comme pour les clefs perdues, au bout de 40 ans, il va falloir songer à arrêter de chercher…)

137 réponses à [Croissomanie] Euro, l’incroyable document de la Commission Européenne

  1. Julien Le 12 juillet 2013 à 05h35
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    Avec de pareils visionnaires pour défendre leurs intérêts, les peuples d’Europe n’ont pas besoin d’ennemis.


  2. Patrick Luder Le 12 juillet 2013 à 06h26
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    J’aime bien le titre aussi “Comprendre les politiques de l’union Européenne”.
    Car c’est vrai que plus personne n’y comprend rien.
    Cela ressemble de plus en plus à la danse de la pluie.
    Récitez 100 fois *Croâssance” et hop tout ira bien !
    Plus de destruction des ressources, plus de modification du climat, plus de chômage, plus de déficit, plus de pauvreté …

    Ils ont du trouver une nouvelle drogue et elle à l’air puissante.


    • eichengreen Le 12 juillet 2013 à 11h39
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      mais si on comprend bien

      c’est une europe qui refuse le keynésianisme

      une europe ordolibérale


  3. philou Le 12 juillet 2013 à 07h10
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    On n’aspire et on n’ evoque que les valeurs ou objectifs… qui nous manquent


    • Vénus-Etoile du Berger Le 16 juillet 2013 à 08h32
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      bonjour,
      Cette analyse de Paul Krugman est intéressante.
      Je viens de la traduire, je la partage avec vous.
      Cordialement.

      Des prix et salaires Flexibilité dans une trappe à liquidité, Again Again Again

      Un des aspects frustrant de discussion macroéconomique depuis que nous avons été frappé par la Grande Récession, est la prévalence des erreurs de zombies – des idées fausses imaginées, ont été tués par la logique ou des preuves, mais il faut bien se garder de revenir pour manger nos cerveaux. Souvent, peut-être plus fréquemment, la politique est ce qui est le maintien de ces zombies vivants, ou, sinon exactement la politique, la tentative d’économistes à défendre leurs investissements intellectuels dans les théories échouées.

      Cependant, parfois, les zombies arrivent à manger un cerveau ou deux simplement parce que quelqu’un ne fait pas attention. Et je pense que c’est ce qui vient d’arriver à Noah Smith (habituellement excellent).

      Smith trouve le déficit persistant du Japon déroutant, parce que – selon lui – ce n’est pas censé se produire dans les nouveaux modèles keynésiens:
      Dans un modèle néo-keynésien, quand il y a un déficit de la demande, le chômage en est le résultat. La banque centrale peut imprimer de l’argent pour lutter contre le déficit, ce qui soulève l’inflation et le chômage diminue. Mais si la banque centrale ne fait rien, les prix finiront par s’adapter, et le chômage va disparaître. Ce nouveau modèle keynésien correspond bien à la simple AD-AS modèle que les gens apprennent à Econ 102.

      Dans les mots de Charlie Brown, aaugh!

      Les gens, nous avons vécu cette…

      Oui, dans une norme AS-AD ou modèle NK, un chômage élevé conduit à la baisse des salaires et des prix, et cela a finalement rétablit le plein emploi. Mais comment est-ce possible? Non parce que faire le travail moins cher augmente la quantité de travail exigée – Keynes compris ce point parfaitement longtemps avant même qu’il ait écrit la Théorie générale :
      Ou encore, si un producteur particulier ou un pays en particulier mène une politique de réduction des salaires, alors, tant que d’autres ne suivent pas, ce producteur ou ce pays est en mesure d’obtenir plus par rapport au commerce. Mais si les salaires sont coupés tout autour, le pouvoir d’achat de la communauté dans son ensemble est réduit dans la même proportion que la réduction des coûts, et, encore une fois, personne n’est plus avancé.
      Non, la seule raison pour laquelle une déflation «fonctionne» dans le modèle standard est que cela augmente la masse monétaire réelle, ce qui conduit à des taux d’intérêt plus bas, en effet, cela agit comme une politique monétaire expansionniste.
      Mais le Japon a été dans une trappe à liquidité pendant toute la durée observe Smith. L’expansion monétaire est inefficace si elle peut susciter des attentes d’inflation future. La déflation ne va certainement pas aider. En effet, en augmentant le fardeau réel de la dette, cela ne fait qu’empirer les choses.

      Un corollaire est que tandis que la rigidité des salaires est un véritable phénomène – la preuve continue à se renforcer- leur importance doit être appréciée correctement.
      Vous devez leur faire comprendre que ce que nous voyons, est l’échec de la déflation à apparaître aux Etats-Unis aujourd’hui (et la lenteur de la déflation au Japon). Ils ne sont pas, n’explique pas la raison pour laquelle le Japon ou bien nous, avons échoué à récupérer.

      Comment est-ce que ce genre de choses – ce qui est plus ou moins où nous sommes entrés – n’a pas obtenu grâce?

      Paul Krugman, le 15 juillet 2013.


  4. orgent Le 12 juillet 2013 à 07h45
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    Pourtant, Jacques Sapir, dont vous appréciez les analyses, a estimé au cours de son débat avec Mélenchon que le retour aux monnaies nationales entrainerait immédiatement un retour de la croissance en France (exprimée dans une monnaie dévaluée de 25%). Le saint Graal de la croissance n’est pas l’apanage des européistes.


    • Amsterdammer Le 12 juillet 2013 à 12h20
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      C’est en effet le problème primordial des analyses de Sapir et d’autres économistes critiques, malgré la pertinence de leurs analyses : on dirait qu’ils n’ont jamais entendu parler du peak oil…


      • Twicedd Le 12 juillet 2013 à 12h52
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        Notez que Mélenchon a embrayé tout de suite : « de la croissance oui, mais pas de la croissance de n’importe quoi ».


      • jave Le 12 juillet 2013 à 13h12
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        on dirait qu’ils n’ont jamais entendu parler du peak oil

        Faut pas prendre les gens pour des cons. Si tu demandes à Sapir de te parler du peak oil, je suis sûr qu’il pourra t’en parler pendant des heures et qu’il t’apprendra plein de trucs. Dans le billet/débat d’hier (http://www.les-crises.fr/debat-sapir-melenchon/), Sapir fait des prédictions sur cinq ans max. L’hypothèse la plus probable est que le peak ne se ferra pas trop sentir d’ici 5 ans et qu’on aura pas de choc pétrolier. Reprocher à Sapir de ne pas introduire le peak oil dans ses modèles pour des prédictions à 5 ans, c’est pas très sérieux je trouve 😉


  5. Celimen Le 12 juillet 2013 à 07h58
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    Olivier,
    Vous raisonnez en terme de croissance aggrégée, alors qu’il faut promouvoir la croissance durable n’importe où qu’elle puisse être trouvée…


    • Celimen Le 12 juillet 2013 à 08h18
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      …j’incluerais pourquoi pas au sens large dans la croissance “durable” la vente tous les 3ans de nouveaux gogophones, dont le bilan commercial est positif pour mon pays 😉


    • bernard botul henry Le 12 juillet 2013 à 08h38
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      La croissance durable est une escroquerie sémantique et néo-libérale : il faut choisir , une planete viable OU la croissance , c ‘est comme ca .
      De toutes façons des richesses il y a en plus qu’assez , c ‘est la distribution qui se fait mal..
      On pourrait d’ailleurs volontairement réduire les naissances , seule solution intelligente et d’avenir !


    • Kal Le 12 juillet 2013 à 09h46
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      @Celimen,

      la croissance de quoi au juste ?

      Parce que s’il s’agit de la croissance du PIB, elle ne peut pas être durable. Produire toujours plus de produits et de services en préservant nos ressources naturelles semble irréaliste.

      On pourrait éventuellement chercher à faire croître d’autres choses : le bien-être, la connaissance …


      • celimen Le 12 juillet 2013 à 10h36
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        @Kal
        vous voyez bien qu’en cherchant un peu vous trouvez de bonnes pistes de croissance 🙂

        Attention au biais (peut-être?) de confirmation qui confortera ici probablement le parti de la décroissance: en admettant que ce site comporte ~2000 fans/membres/lecteurs…, leur personnalité tournera majoritairement autour d’une certaine inquiétude, voire blessure (ce que je comprends d’ailleurs), que leur inflige l’économie en général.
        D’autres seront des esprits curieux d’économie et de politique, qui cherchent un bon thermomètre pour évaluer le monde; mais comme tout thermomètre, aussi bon soit-il, il ne permettra de mesurer que le passé et le présent, qui ne PREJUGENT en aucun cas du futur, aussi belles et piégeuses que soient les courbes de tendance ou autres courbes normales mathématisantes …

        L’avenir n’est-il pas plutôt déterminé par le “cygne noir”, les évènements anormaux et rares?

        Ce biais de confirmation sera d’autant plus fort que la proportion des présents / passés / futurs innovateurs qui pourraient vous donner un peu plus de baume au coeur et infléchir votre dégout de la croissance va être ici très probablement très faible: le monde des innovateurs est assez éloigné du monde des économistes (tant mieux peut-être car ces derniers ont tendance à être anxiogènes et normalisateurs, quand le monde des innovateurs est au contraire anormalisateur), sauf cas rares.


        • adrien couzinier Le 14 juillet 2013 à 00h30
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          Pour faire de la croissance en période de crise énergétique (et donc crise de production industrielle), il faut trouver un secteur qui demande très peu d’infrastucture et beaucoup d’autonomie économique. Touvons des exemples !
          Même les gens qui travaillent dans le conseil (peut être le secteur le moins demandeur en capital) ont besoin d’une voiture, d’une imprimante, d’un ordi avec internet, un téléphone portable. Et ils ont surtout besoin d’avoir des clients en bonne santé et leurs clients c’est des industriels, clients qui seront donc en crise. Vous parlez plus bas du secteur d’aide à la personne, le soin aux personnes âgées. mais ces secteurs demandent beaucoup de pétrole. Il faut construire des bâtiments, des matériels de soins spécifiques, des outils de transport. Puis il faut faire marcher tous ces équipements. Rien de cela ne se fait à l’huile de coude. Tout ce fait avec l’énergie pétrole/gaz/charbon (à 85%). Il est assez compliqué en fait de trouver des secteurs peu dépendants des énergie, car l’énergie, c’est l’activité industrielle. Il faut donc trouver des secteurs extrêmement peu gourmands en objets industriels et peu dépendant de l’activité industrielle. Cela ne cours pas les rues


      • celimen Le 12 juillet 2013 à 11h24
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        Autre façon de le dire:
        la plupart ici ont une attitude et des préconisations de GESTIONNAIRES (méthode coué de surcroit): ils ne créent (presque?) rien mais se permettent d’indiquer dans quelle voie économique le pays doit se diriger (ie la décroissance);
        c’est comme si vous dirigiez une entreprise sans prendre en compte l’avis du département Recherche & Développement, c’est plutôt ballot!

        (on est d’ailleurs dans cette tendance là dans la gestion des entreprises, puisque ceux qui sont le plus écoutés sont souvent les actionnaires / fonds de pension: avec de la chance ils seront avisés mais je suis sceptique…)


        • Kal Le 12 juillet 2013 à 12h12
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          @Celimen,

          pourtant j’aime bien écouter les gars de la R&D. Notamment Jean-Marc Jancovici.

          Quand on fait le bilan, ceux qui nous disent d’accélérer sont les politiques, les économistes, les financiers, les pétroliers …
          Je classerais toute cette clique dans la catégorie des rentiers qui tirent avantage (plus que la plupart des gens) de la situation actuelle.


          • celimen Le 12 juillet 2013 à 13h24
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            Que dit-il principalement? Que la croissance est contrainte par nos ressources énergétiques…
            -> il ne dit pas qu’aucune croissance n’est plus possible à terme
            -> je crois me souvenir qu’il parle lui-aussi de croissances et décroissances (notamment au niveau de ce qu’il faudrait faire en voitures électriques et aménagement du territoire, sans parler d’efficacité et de diversité énergétiques, sur lesquels la recherche progresse), comme le fait très justement remarquer Edgar Morin, qui préfère qu’on ne parle pas béatement de LA croissance…
            Reprenez vos exemples! Est-ce que le secteur d’aide à la personne, le soin aux personnes âgées, ne sont-elles pas des activités à fort potentiel de croissance, par exemple? A t-elle besoin de beaucoup de pétrole?
            Idem pour la connaissance?

            Vous voyez bien que la question de la croissance ne peut pas être tranchée comme cela d’un revers de main dédaigneux…à fortiori quand on est le seul à vouloir faire de la décroissance dans son coin (c’est un autre débat autour de la théorie des jeux, mais essayez au moins une seule fois de convaincre un partenaire économique de faire de même…bon courage)


    • Amsterdammer Le 12 juillet 2013 à 12h59
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      Il y a quand même quelque chose d’irrémédiablement vicié dans la notion de croissance.

      Certes, le PIB n’enregistre qu’une forme de croissance, celle de l’empilement matériel, du toujours plus. Mais cette croissance-là occupe tout l’imaginaire de notre époque. Pour décoloniser cet imaginaire, la notion de ‘décroissance’ est autrement plus efficace et puissante que celle d’une ‘croissance autre’.
      “Croissance autre” qu’il vaudrait mieux qualifier d’épanouissement, de libération des contraintes matérielles mais aussi de sobriété.

      Si l’on fabrique un produit, un appareil, une machine qui consomment moins d’énergie et/ou durent plus longtemps, c’est mauvais pour cette croissance-là, puisqu’une fois le besoin satisfait, la demande s’éteint, et la consommation d’énergie diminue, à utilisation égale. D’où l’obsolescence délibérée et les bombardements publicitaires pour entretenir le consumérisme sans but.

      Seulement, si on veut rompre avec cette logique productiviste, il faut aussi rompre avec le fondement de celle-ci : la propriété privée du capital; et sa logique : l’accumulation.

      Tant que le but du capital sera de rapporter des intérêts à ses détenteurs – et non de pourvoir aux besoins matériels des membres d’une société donnée – la logique croissantiste se perpétuera, et donc la destruction de l’environnement, le gaspillage des ressources et la marchandisation de toutes nos sphères d’activité.

      Or pour que le capital cesse d’être capital, il doit cesser d’être privatif, et doit devenir collectif. Non la propriété d’un Etat [car ce serait refaire l’erreur soviétique, un capitalisme d’Etat], mais un bien commun, dont l’utilisation serait décidée démocratiquement pour le bénéfice de tous, et dans le respect des LIMITES de la nature [empreinte écologique toussa toussa]

      Socialiser le capital, c’est une autre façon de dire : abolir les grandes fortunes et supprimer les mécanismes qui permettent à celles-ci de se (re)constituer et de croître. Donc : salaire maximum, patrimoine maximum, interdiction de la rente privée, socialisation intégrale du système bancaire, etc…

      Programme utopique s’il en est. Ergo, nous courrons vers l’abîme, irrémédiablement.


      • Amsterdammer Le 12 juillet 2013 à 13h19
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        Et puis j’oubliait : également, rompre avec la “concurrence libre et non-faussée” c.a.d. imposée et faussée, orientée vers le moins-disant social], donc rompre avec le libre-échangisme; et au-delà même, avec la logique concurrentielle tout court au bénéfice d’une logique coopérative.

        En d’autres termes, bannir l’exercice des rapports de force inégaux.
        Ouille.


      • celimen Le 12 juillet 2013 à 13h39
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        Comment créer de “bonnes” croissances ET décroissances…
        vaste et polémique (chacun interprète assez différemment l’idée du “bien”, mais on peut arriver à des consensus, sans doute) question!

        Mais je suis heureux que vous entrevoyiez au moins un peu l’idée d’un peu de croissance…bienvenu dans ce club minoritaire 🙂


      • dadone Le 12 juillet 2013 à 15h48
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        @Amsterdammer

        Programme utopique s’il en est

        Utopique peut-être mais conforme à l’optimum économique certainement
        Le lien suivant émet les règles à respecter qui “encadrent” (pose un balisage) à vos reflexions
        http://www.lois-economiques.fr/Wiki-lois-economiques/mediawiki-1.20.5/index.php?title=R%C3%A8gles_d%27optimisation_%C3%A9conomiques


  6. Christophe Vieren Le 12 juillet 2013 à 08h46
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    Je ne visualise pas les 2 premières images (Firefox – Ubuntu 11.10). A la place le fond bleu. (commentaire à supprimer bien sûr)


  7. Merome Le 12 juillet 2013 à 08h48
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    Me considérant “décroissant”, je partage évidemment votre désarroi face aux délires croissanciste de tous les partis. Mais notre modèle de création monétaire par le crédit n’impose-t-il pas lui-même la croissance, par construction, et n’est-ce pas lui qu’il faudrait attaquer (et pourquoi personne ne semble le remettre en cause ?)


    • Gibbus Le 12 juillet 2013 à 09h00
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      Remarque pertinente!!!
      Pourquoi??
      Pour y repondre demandez-vous à qui profite le crime? Et quand vous serez à qui; quels son ses liens avec les politiques??
      Un petit d’indice: « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation, et je me moque de qui fait ses lois » Nathan Rothschild


      • Merome Le 12 juillet 2013 à 09h59
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        Je sais très bien pourquoi les banquiers n’en parlent pas, voire les politiciens. Ce qui m’étonne, c’est que les économistes (même hétérodoxes à la Lordon), analystes, et même les actuaires n’en parlent que très peu. Pour moi c’est central, mais qq chose doit sans doute m’échapper.


        • Gibbus Le 12 juillet 2013 à 11h27
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          @merone
          Je pense que Lordon prône la socialisation des banques et depuis très lontemps!!
          Et eertain comme Gaël Giraud milite pour un passage a un système 100% réserve!!


          • toutouadi Le 12 juillet 2013 à 16h32
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            Et c’est vraiment dommage… Je présume que l’optique de Gael Giraud c’est la sécurisation du système bancaire et une reforme du système financier.
            Le coefficient multiplicateur de crédit ne pose aucun problème dans un système bancaire public.
            Quant au système financier la reforme est terriblement simple… Le shooter.


    • Christophe Vieren Le 12 juillet 2013 à 09h04
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      Je ne pense pas la cause soit “la création monétaire par le crédit”. La cause est la recherche de la “croissance” autrement que par des gains de productivités suffisants pour compenser le renchérissement du coût des matières premières – énergies fossiles en particulier. Car si il n’y a pas de croissance, il est plus difficile de remplacer les emplois détruits par les gains de productivité sauf . . . à réduire, comme cela s’est fait même en période de croissance, le temps de travail.
      Et c’est pour cela que l’on stimule le crédit (= les dettes) faute d’aller chercher l’argent dans les poches de ceux qui travaillent trop (plus de 35 h) ou pas assez (rentiers, capitalistes). J’en profite pour rappeler que les plus riches français (j’ai oublié le nombre) ont vu leur patrimoine augmenter de 25% en . . . un an. Soit l’équivalent du déficit des systèmes de retraites par répartition.


      • Lisztfr Le 12 juillet 2013 à 10h03
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        D’abord il est faux de parler de création monétaire par le crédit, justement cet argent n’est pas crée puisqu’il faut le rendre, il est “à crédit”. L’argent réellement créé ne l’est pas à crédit. Donc ne confondons pas tout.

        La théorie de Jorion c’est qu’un crédit à 3% impose une croissance à 3% pour le rembourser, ce qui serait à nuancer en fonction des volumes dont il s’agit, mais c’est l’idée.

        Pour moi il n’y a pas d’issue. Ce n’est pas l’écologie ou l’énergie qui menace. Le système sort de ces limites de définition :

        Il n’a jamais été dit que le capitalisme fonctionne avec n’importe quel taux de productivité, comme les ayatollah semblent le supposer. Aucune fonction ne s’applique quelles que soient ses variables !

        Vos gains de productivité ne servent qu’à détruire l’emploi ailleurs, ayez une vision globale des choses svp.


        • Ivan Le 12 juillet 2013 à 13h03
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          “D’abord il est faux de parler de création monétaire par le crédit, justement cet argent n’est pas crée puisqu’il faut le rendre”
          Là j’avoue que c’est énorme : l’argent “n’est pas créé” mais “il faut le rendre” ? Il faudrait donc “rendre” quelque chose qui n’aurait pas été “créé” ?? Et il n’y a rien qui vous choque dans votre “raisonnement” ?
          En réalité l’argent est bien créé (la preuve, vous pouvez acheter quelque chose avec, une maison, par exemple…) et il est ensuite détruit (et non pas “rendu”) lorsque vous remboursez le prêt.


          • step Le 15 juillet 2013 à 09h42
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            Héhé ça, tu verras si il a pas été créé l’argent quand les gens pourront pas le rendre !


        • Twicedd Le 12 juillet 2013 à 13h08
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          « il est “à crédit” »

          Donc, il est. N’embrouillez pas plus le sujet svp, c’est assez compliqué comme ça.


        • jave Le 12 juillet 2013 à 13h34
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          La théorie de Jorion c’est qu’un crédit à 3% impose une croissance à 3% pour le rembourser, CE QUI SERAIT A NUANCER EN FONCTION DES VOLUMES dont il s’agit, mais c’est l’idée.

          Oui, faudrait nuancer. Pour moi, ca marche pour un état ayant un ratio dette/PIB égal à l’unité. Je lui avais demandé de nuancer en février 2012 par mail, ce à quoi il avait répondu :

          Oui, quand on compare la dette avec le PIB, le taux d’endettement augmente dès que le taux de croissance est inférieur au taux moyen (pondéré en termes de duration) de la dette.

          Il tient toujours le même discours (cf une de ses dernières vidéos)… sans nuancer. Alors ok, ca marche car les pays dont il parle ont un ratio dette/PIB proche de l’unité, mais quand même ca couterait pas bien cher d’introduire un soupçon de nuance dans sa phrase…

          Qu’est ce que vous en pensez ? Jorion devrait ‘nuancer’ ou alors c’est moi qu’ait pas compris ?

          Sinon, quelqu’un a compris le commentaire d’Olivier B. ? Pas moi… sniff, sniff…


          • Souvarine Le 12 juillet 2013 à 16h30
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            le ratio dette/pib reste stable lorsque :

            deficit (en % du pib) = ratio dette/pib (en t-1) x (croissance+inflation)

            exemple :
            soit un ratio dette/pib = 90%, croissance = 2%, inflation = 2%
            90%(2+2) = 3.6
            dans ces conditions, le ratio dette/pib restera donc stable si le déficit est égal à 3.6% du pib

            Par exemple : pib en t-1=1000 Mds
            936/1040×100=90%


        • jave Le 12 juillet 2013 à 19h57
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          Après Krugtron the invincible, voilà Superjorion l’invincible !

          Et si j’avais tord et que Jorion avait raison ? oh my god! Impensable… J’ai fait un petit calcul et je trouve que Jorion a raison de ne pas nuancer par le volume. ôÔ

          Allez, promis-juré-lesdoigtscroisés : l’année prochaine je fais prépa sciences-po… histoire de comprendre ce genre de machin 🙂

          Je connaissais le raisonnement plus haut de souvarine (dont le lien avec les critères de Maastricht fait l’objet d’âpres débats) sous la forme suivante :

          Dette_1: la dette à l’année A
          PIB_1: le PIB à l’année A
          Def_1: le deficit à l’année A
          Dette_2: la dette à l’année A+1
          PIB_2: le PIB à l’année A+1
          A l’année A, on a:
          une dette de 60% du PIB: Dette_1 = 0.6*PIB_1
          un deficit de 3% du PIB: Def_1 = 0.03*PIB_1
          la dette de l’année A+1 et la somme de la dette a l’année A + le deficit à l’année A:
          Dette_2 = Dette_1 + Def_1 = 0.63*PIB_1
          Si on a une croissance de 5% de PIB entre l’année A et l’année A+1 on a:
          PIB_2 = 1.05*PIB_1 PIB_2 / 1.05 = PIB_1
          Donc:
          Dette_2 = 0.63*PIB_2 / 1.05 = 0.6*PIB_2
          Donc a l’année A + 1 on a encore une dette de 60% du PIB
          On a donc bien un rapport constant.

          C’était le raisonnement de MadMax sur le blog de Paul Jorion.

          Souvarine y introduit l’inflation en l’ajoutant à la croissance. Ca me semble correct, même si il faudrait expliquer pourquoi ca l’est.

          Le problème c’est que votre réflexion (et la mienne) n’intègre pas le taux d’intérêt payé sur la dette et qu’elle n’explique pas ce que dit lisztfr sur Jorion.
          Je vais reprendre le calcul de MadMax en y introduisant le taux d’intérêt payé sur la dette, pour montrer finalement que lisztfr se trompe quand il dit (sans rancunes :)) :

          La théorie de Jorion c’est qu’un crédit à 3% impose une croissance à 3% pour le rembourser, ce qui serait à nuancer en fonction des volumes dont il s’agit, mais c’est l’idée.

          Jorion calcule juste et il n’y a PAS besoin de ‘nuancer en fonction du volume dont il s’agit’.

          ————————————-
          Soit :
          P_1 le PIB de l’année t
          P_1 le PIB de l’année t+1
          D_1 la dette à la fin de l’année t
          D_1 la dette à la fin de l’année t+1
          D le déficit accumulé pendant l’année t+1 (donc D_2=D_1+D)
          c la croissance (à laquelle on devrait ajouter l’inflation ?) (donc P_2=P_1 times (1+c))

          On veut que :

          frac{D_1}{P_1}=frac{D_2}{P_2}
          Leftrightarrow frac{D_1}{P_1}=frac{D_1 + D}{P_1times (1+c)}
          Leftrightarrow D=D_1times c

          Pour garder le ratio dette/PIB constant, on doit donc avoir un déficit égal à la dette multipliée par la croissance.

          On retrouve le critère de maastricht selon MadMax :
          D=3% ~~~~ D_1=60% ~~~~ c=5%
          satisfont l’égalité :
          D=D_1times c .

          —————————————————–

          Introduisons maintenant le taux d’intérêt moyen de la dette i tel que la charge de la dette (les intérêts à payer sur la dette pendant l’année t+1) est itimes D_1. Le déficit accumulé pendant l’année t+1 D est maintenant la somme d’un déficit primaire D_p et de la charge de la dette itimes D_1, de telle manière que D=D_p + itimes D_1.

          En reprenant le calcul précédant et en disant que D_2=D_1 + D_P + itimes D_1, on arrive à
          D_1times c = D_p + itimes D_1
          pour garder un ratio dette/PIB constant.

          Si on prend un état avec un déficit primaire égal à 0 (D_p=0), on arrive à
          c=i
          !!!!!!! Jorion avait raison ??? le résultat est indépendant du volume de dette !!!!!!
          Bin non… faudrait voir si la condition D_p=0 n’est pas un peu liée au volume de dette… bref faudrait intégrer le service de la dette… et l’âge du capitaine aussi. Et si j’avais tord et que lisztfr avait raison ?

          La suite au prochain numéro (après science-po quoi) !


          • Souvarine Le 13 juillet 2013 à 03h14
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            Vous vous compliquez la vie pour pas grand chose. Le déficit calculé en fin d’année fiscale comprend l’inflation de cette année fiscale, il est donc logiquement calculé par rapport au pib nominal.

            Les taux d’intérêt sont ce que la dette coûte à L’Etat et ne déterminent pas directement l’évolution du ratio dette/pib. Le déficit est un flux qui vient s’ajouter à un stock, la dette. Vous pouvez parfaitement avoir un stock élevé et un solde primaire positif (voir l’Italie encore récemment). Ce que les intérêts de cette dette coûtent chaque année à l’Etat, ou charge de la dette, constituent un poste budgétaire, donc une dépense contribuant au solde primaire. Evidemment, des taux élevés peuvent conduire à un accroissement du déficit, donc du ratio dette/pib. Mais c’est indépendant du niveau de déficit requis pour conserver un ration dette/pib constant.
            Cherchez à “effet boule de neige” pour comprendre comment un hausse des taux (et/ou une baisse de la croissance et/ou de l’inflation) influe sur la dette. Pour la dette de la France, vous pouvez par exemple regardez ce bon papier de Bruno Tinel : http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/6-116.pdf (page 6 du pdf et suivantes).

            Enfin, il est probable que la définition des critères (au passage, les pays qui les ont “respecté” sont ceux qui sont aujourd’hui le plus dans la mouise) de Maastricht ait donné lieu à quelques calculs de coin de table, mais ces critères sont eux-mêmes la négation de toute politique économique. Le déficit est une variable largement exogène, un Etat ne choisit pas son niveau de déficit. Ce dernier dépend du désir des agents privés d’accumuler des actifs financiers nets et de la balance des comptes courants. Le niveau du déficit est donc une question de contexte.


        • jave Le 12 juillet 2013 à 21h27
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          Y’a erreur dans les définitions des notations 🙂
          Il fallait lire que le PIB et la dette à l’année t+1 sont notés P_2 et D_2

          J’ai réinventé un bout d’article wikipedia.
          Leur
          sp_t = D_{t-1}(r-g)
          est équivalent à mon
          D_1\times c = D_p + i\times D_1
          Vivement science-po !!


    • dadone Le 12 juillet 2013 à 10h09
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      @Merome

      Mais notre modèle de création monétaire par le crédit n’impose-t-il pas lui-même la croissance, par construction

      C’est partiellement exact.
      La croissance est effectivement liée à la création monétaire.
      Mais passé un certain seuil, il n’y a plus de croissance possible, la création monétaire génère alors de l’inflation.
      C’est ce qui c’est passé dans les années 1970.
      Or vouloir continuer la croissance implique de continuer la création monétaire qui génère de l’inflation qui annule la croissance. Impossible de croître donc.
      Les gouvernements ont alors mis en place la plus grande imposture économique de tous les temps ils ont laissé la création monétaire continuer mais combattu l’inflation “sur le panier moyen de la ménagère”. Ce qui favorise de facto les biens haut de gamme non pris en compte par cet indice.
      La croissance génère alors de l’inflation que sur les biens haut de gamme, c’est le début de la montée des inégalités.
      La croissance est donc la source profonde de la montée des inégalités et donc de l’appauvrissement des populations au bénéfice des 10% 1 et 0,1% % de la population.
      C’est mathématiques
      Pour aller plus loin : http://lois-economiques.fr/main_page.php?page=article-croissance.html


      • Gibbus Le 12 juillet 2013 à 10h20
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        @Dadone
        Vous oubliez le foncier, l’immobilier en générale et les actifs financiers!!!
        Je pense que la majeure partie de la création monétaire génère le gonflement de bulles immobilières ou autres…


        • dadone Le 12 juillet 2013 à 10h26
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          @Gibbus
          Mais non je ne l’oublie pas :
          L’inflation a beaucoup de visages :
          Si je remplace une clio par une porche c’est de l’inflation, montée en gamme.
          Si mon appartement passe de 100 à 200 c’est également de l’inflation : inflation immobilière.
          Si mon portefeuille boursier passe de 100 à 200 c’est de l’inflation boursière
          Si mon épargne passe de 1000 à 2 000 c’est de l’inflation financière.
          Si le salaire des patron passe de 1 million à 2 c’est de l’inflation salariale.
          etc…
          Toute cette inflation est alimentée par la création monétaire en continue.
          Le tout est que cette inflation ne soit pas pondérée dans le panier moyen de la ménagère, c’est tout d’un point de vue statistiques, c’est une escroquerie, la plus grande jamais réalisée.


          • Gibbus Le 12 juillet 2013 à 10h34
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            @dadone
            Nous sommes totalement d’accord!!


          • dadone Le 12 juillet 2013 à 10h48
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            @Gibbus
            Il faut bien comprendre que si la croissance n’était plus possible c’est que l’augmentation de la richesse des nations ne l’était plus.
            Par conséquent toutes les personnes qui ont fait fortune depuis les années 1970 n’ont pas crée de richesses mais ont détourné à leur profit la richesse des autres.
            Un chiffre donné par BA résume bien cet aspect.
            1984 : 8 millions de repas distribués par les restaus du cœur
            2012 : 120 millions.
            Nombre de milliardaires en France en 2003 : 10
            Nombre de milliardaires en France en 2012 : 24
            Accroissement de la richesse en une année pour le top 500 : 25%. Totale de cet richesse 330 milliards pour 500 personnes…cela dépasse l’imagination…
            Appauvrissement d’un coté , enrichissement de l’autre simple vase communiquant d’une richesse totale bornée.
            C’est mathématiques.


          • toutouadi Le 12 juillet 2013 à 13h01
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            @dadone

            C’est vrai mais qu’en partie.

            Le système a développé le consumérisme afin de tirer la croissance,
            et si les théories ricardiennes (l’innovation permet à l’offre de faire la demande) semblent pertinentes afin de répondre à une économie en situation de surproduction elles font l’impasse sur la réalité des ressources écologiques et surtout elles font l’impasse sur les critiques marxistes… Les rapports de forces sociaux ou le capital se retrouve dans une situation hyper dominant face au salariat… organisera sa perte par manque de régulation.
            Donc de la création de richesses, y’a eu… Mais le prix social et écologique payé est tout simplement exorbitant.


          • dadone Le 12 juillet 2013 à 13h34
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            @Toutouadi

            Donc de la création de richesses, y’a eu… Mais le prix social et écologique payé est tout simplement exorbitant.

            Il faudrait se mettre d’accord sur ce que c’est la richesse, c’est là que tout le monde butte.
            Pour cette défintion consultez :http://www.lois-economiques.fr/Wiki-lois-economiques/mediawiki-1.20.5/index.php?title=Loi_%C3%A9conomique_du_seuil_de_richesse
            Ceci étant dit, je ne suis pas d’accord.
            A partir du moment où on favorise le top 10, 1 et 0,1% de la population afin de lutter contre l’inflation seule cette partie de la population va accumuler des biens mais c’est au détriment des 90% autres.
            Donc il n’y a pas pour le pays création de richesses et je dirais plus il y a eut destructions de richesses.
            Et comme le souligne avec justesse John Ruskin :

            L’économie marchande n’est que : l’art de devenir riche en maintenant son voisin dans la pauvreté et il n’y a rien dans l’histoire d’aussi déshonorant pour l’intelligence humaine que cette idée moderne selon laquelle l’injonction commerciale “achetez au meilleur marché et vendez au plus cher” puisse représenter un principe valable d’économie nationale.
            Car pourquoi une chose est-elle bon marché ? Tout simplement parce que le producteur recourt sans vergogne à la forme commerciale du vol qui consiste à tirer profit du dénuement d’un homme pour obtenir son travail ou ses biens à prix réduit.


    • toutouadi Le 12 juillet 2013 à 10h58
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      @merome

      Non !! la mécanique de la gestion de la masse monétaire par le crédit n’est pas le problème… C’est même la solution.

      Le problème c’est que cette remarquable mécanique est privatisée et qu’ainsi le crédit socialisé soit transformé en épargne rentière privée et qu’ainsi il participe à l’enrichissement des actionnaires au détriment du corps social.

      Le problème provient de l’exponentialisation de la rente générée par l’épargne, donc effectivement des banques car elles sont dans un environnement privé mais surtout des établissements financiers, or le système de crédit bancaire dans un cadre public peut se substituer parfaitement à l’épargne privée afin de financer les besoins de l’économie.

      L’incroyable réalité c’est que les pauvres financent les riches mais les riches on réussi à fait croire que le contraire.
      L’imprégnation est telle que même des gens tout à fait remarquables ont du mal à y croire.


      • toutouadi Le 12 juillet 2013 à 11h08
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        Le besoin de croissance provient du poids de la rente exigé par les riches sous prétexte de financement…


      • Merome Le 12 juillet 2013 à 11h09
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        @toutouadi : je ne vois pas en quoi ce mécanisme est “la solution” mais vous allez me l’expliquer ?


        • dadone Le 12 juillet 2013 à 11h21
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          Le crédit socialisé évite l’accumulation du capital puisque les intérêts sont redistribués à l’ensemble des citoyens.
          C’est vrai pour ce qui concerne les crédits, c’est faux en ce qui concerne les dividendes des entreprises privés qui participent également à l’accumulation du capital.
          Donc ce n’est pas “la solution”.
          D’autant qu’en partant du principe que la croissance est impossible, il faut éviter les crédits à partir d’argent dette afin d’éviter l’augmentation de la masse monétaire (principe du 100% monnaie, on ne prête que ce que l’on a).
          Le crédit socialisé ne prend pas en compte cet aspect.
          En réalité “la solution” est plus complexe il faut éviter que l’argent ne génère de l’argent.
          C’est le principe d’un système monétaire non inflationniste.
          Voir http://www.lois-economiques.fr/Wiki-lois-economiques/mediawiki-1.20.5/index.php?title=R%C3%A8gles_d%27optimisation_%C3%A9conomiques#R1:_Principes_d.E2.80.99un_syst.C3.A8me_mon.C3.A9taire_non_inflationniste


          • Merome Le 12 juillet 2013 à 11h33
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            Une solution serait donc de créer la monnaie sous la forme d’un dividende universel, et de faire en sorte que cette création ne soit pas aux mains, ni de l’Etat (au moins tant qu’on n’est pas en démocratie) ni d’un acteur privé.

            J’ai entamé une expérimentation sur le sujet, pour ceux que ça tente : http://merome.net/monnaiem


          • toutouadi Le 12 juillet 2013 à 11h34
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            @dadone

            C’est pour cela que Lordon préconise un financement des entreprises auprès des banques et de bannir l’épargne actionnariale et de fermer les bourses.

            Mais c’est vrai le problème du financement des entreprises est complexe et là je me repose plus sur les dires de Lordon que sur une vision personnelle maîtrisée.


          • dadone Le 12 juillet 2013 à 11h53
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            @Toutouadi
            Le financement des entreprises n’est pas complexe.
            Il y a un besoin clairement identifié, on le finance, basta
            Ce qui est complexe c’est la compétition économique donc ce que dit Lordon peut fonctionner mais dans un système qui n’est pas en guerre économique.
            Donc c’est le fondement même du système “la concurrence libre et non faussée” qu’il convient de changer;


          • toutouadi Le 12 juillet 2013 à 12h09
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            @dadone

            Tout à fait…d’où l’intérêt d’un défaut généralisé qui seul pourra permettre l’émergence du crédit socialisé.
            Les solutions devront être globales.


          • Ivan Le 13 juillet 2013 à 09h23
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            Très juste. L’intérêt est, par essence, inflationniste.


          • toutouadi Le 13 juillet 2013 à 15h12
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            ivan

            ” L’intérêt est, par essence, inflationniste.” A démontrer !

            L’intérêt payé par l’entrepreneur va rémunérer l’épargnant ou l’actionnaire.
            Dans une économie sans croissance c’est un transfert direct de la richesse de l’économie réelle dans l’économie financière donc plutôt déflationniste voir dépressionniste ?


          • Ivan Le 13 juillet 2013 à 15h40
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            “Dans une économie sans croissance c’est un transfert direct de la richesse de l’économie réelle dans l’économie financière donc plutôt déflationniste voir dépressionniste ?”
            Oui, c’est juste. Cependant, l’intérêt alimente des bulles financières, et donc de l’inflation, comme sur l’immobilier ou les denrées agricoles, les matières premières, etc… Le financement de la dette repose de plus sur un gigantesque système de Ponzi au niveau mondial qui est condamné à produire toujours plus de dette sous peine de s’écrouler, comme le montrent les injections massives de Bernanke ou de la Banque of Japan.
            On assiste au final à ce que certains appellent “stagflation” qui cumule les désavantages inflationnistes (hausse des coûts, pour l’essentiel) à la dépression…


          • toutouadi Le 13 juillet 2013 à 16h01
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            ivan

            Ok !! bien vu l’explication de la stagflation.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 13 juillet 2013 à 17h45
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            @toutouati et @ivan

            une stagflation= forte inflation sans croissance

            @ivan vous exprimez « l’intérêt est par essence inflationniste »

            je ne suis pas d’accord du tout avec votre affirmation, ce n’est pas tout à fait ça

            par définition nous avons
            intérêt= a+inflation

            supposons a= constante

            sans croissance
            si accélération de l’inflation alors stagflation
            ce n’est pas l’inflation mais c’est l’accélération de l’inflation qui détruit la valeur de la dette.

            si inflation=0 pas de stagflation cqfd

            si ralentissement de l’inflation pas de stagflation cqfd

            Mais si nous maintenons une forte inflation au cours du temps pour détruire une partie de la valeur de la dette cela ne sera pas viable pour les générations futures.


          • Vénus-Etoile du Berger Le 13 juillet 2013 à 17h53
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            j’ai pas pu l’enlever de mon commentaire

            enlever supposons a= constante


      • chris06 Le 12 juillet 2013 à 16h20
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        test


    • Kal Le 12 juillet 2013 à 11h23
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      La question de la création monétaire est centrale !

      Ne pas le voir c’est un peu comme jouer au monopoly dans lequel un joueur touche 20000 à chaque tour et les autres lui emprunte leur argent avec intérêts. Les joueurs sentent bien que quelque chose cloche mais ils ne se plaignent du prix des terrains, du loyer des maisons, du dé, de leur voisin basané ….


  8. Christophe Vieren Le 12 juillet 2013 à 09h10
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    Comme l’homo est irrémédiablement economicus – en tout cas pour quelques décennies très probablement encore – rien de tel qu’une fiscalité écologique. Le socialisme s’est effondré car il ne faisait pas la vérité des coûts économiques, le capitalisme s’effondrera car il ne fait pas la vérité des coûts écologiques.


  9. Rbob Le 12 juillet 2013 à 09h12
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    Bientôt l’effondrement et la dictature 😎


  10. MichelD Le 12 juillet 2013 à 09h19
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    Le problème, c’est qu’ils n’ont rien d’autre.
    L’idéologie entière se base sur l’augmentation des échanges. Hors de ça, c’est le VIDE.
    On ne pense pas, on ne pense plus. D’ailleurs, qui pense vraiment, dans cette affaire ?
    Pas la commission. Pas les tombereaux de propagandistes médiatisés, “économistes” ou journaleux et politiciens pressés… puisqu’il n’y a pas d’alternative… puisqu’on ne sait pas la penser… puisqu’elle n’existe pas…
    Personne ne pense. Et surtout pas hors de la boîte. Tous répètent.


  11. franck69 Le 12 juillet 2013 à 09h38
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    Olivier, vous touchez à des sujets brulant a propos de l’EURO et de l’UE et de ce que nous devons faire pour enversr la vapeur,

    Je vous en conjure prenez au moins un simple premier contact avec François ASSELINEAU échangez avec lui. Ancienne et nouvelle école, vous prenez l’un et l’autre les bonnes questions par les cornes il faut unir toute la sphere intellectuelle sous une bannier politique UNIVERSALISTE destinée à sortir la france de L’UE mais sans vue la remettre en ligne avec son histoire mais sans avidité de pouvoir pour la suite. Si vous voulez olivier contactez moi Nous avons l’EM LYOn en commun, Franck de villefranche sur saone amitié


  12. Julian Le 12 juillet 2013 à 09h39
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    Éclairage.

    Le vrai visage de François, Mosco et les autres :

    Le Monde Économie du 11 juillet 2013. “LA FRANCE SABOTE LA TAXATION DES TRANSACTIONS FINANCIÈRES”.

    “La France avait soutenu l’introduction d’une taxe sur les transactions financières (TTF) à l’échelle européenne sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Lorsqu’il était devenu clair que la TTF ne serait pas acceptée par les 27 Etats membres de l’UE – la Grande Bretagne, la Suède et le Luxembourg étaient farouchement contre – un groupe de onze pays, dont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la France et l’Italie – a choisi la méthode de la “coopération renforcée” pour introduire la taxe en s’appuyant sur le projet de directive de la Commission. Le projet de la Commission n’était certes pas parfait, mais il constituait un pas en avant important, et bénéficiait du soutien de la société civile. La France avait activement soutenu cette initiative. François Hollande s’était énergiquement prononcé pour la TTF dans sa campagne électorale.

    Lorsque le groupe de travail prévu par la procédure de coopération renforcée avait commencé ses négociations en février dernier, il apparaissait que la France, représentée à l’époque par le Ministère du budget, allait jouer un rôle constructif. Après le départ de Jérôme Cahuzac, le ministère des finances a pris en charge ce dossier. Depuis lors, la France a fait machine arrière et semble avoir rallié le camp des adversaires de la taxe. Alors qu’il déclare publiquement défendre la TTF, le ministère français exige en coulisse des exceptions qui, prises ensemble, feraient de la taxe une farce sans effet régulateur qui ne produirait que des recettes ridiculement faibles !

    Lors de la réunion du groupe de travail, le 22 mai, le ministère a ainsi déclaré voir beaucoup de problèmes dans la proposition de la Commission et a demandé l’introduction d’amendements d’une portée considérable.”

    Qu’en pense K.B.+ ?

    Vous savez, Karine, “La Durance de la Pensée Économique et des Hautes Alpes Réunies”,
    ” Le Barrage (de Serre-Ponçon) contre la Finance, mon ennemie”, “Le dernier Glacier des Écrins qui résiste au Réchauffement”…


  13. Colin Le 12 juillet 2013 à 09h42
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    “D’ici à 2020 apparaîtra une nouvelle génération de jeunes adultes qui n’auront connu que l’euro comme monnaie nationale.”

    On voit bien l’embarras qu’il y a à appeler l’euro une monnaie nationale dans la mesure où la nation européenne est aujourd’hui plus un rêve qu’une réalité. Et pourtant c’est vrai qu’historiquement une monnaie est un attribut de la souveraineté, soit depuis environ deux siècles, de la nation. Peut-on faire une monnaie qui ne soit justement pas une monnaie nationale? La réponse avec la fin de la crise de l’euro!

    “L’une de ces raisons est de promouvoir la convergence économique, de sorte que les économies de la zone euro deviennent plus intégrées au fil du temps. Cette convergence crée de la richesse, car elle favorise la libre circulation des biens et des services destinés à être échangés, des capitaux consacrés aux investissements et des personnes dans le cadre de leur travail et de leurs loisirs.”

    Alors ça c’est proprement hallucinant. Non, mais ils y croient encore en 2012? Ou sont-ils simplement de mauvaise foi?

    Sur l’union bancaire, j’en profite pour mettre en lien une enquête très intéressante du magazine Fakir qui montre le poids du lobbying au niveau européen et national. http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=7srTZRUFzMQ


  14. MichelD Le 12 juillet 2013 à 10h00
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    Petit hors-sujet: plusieurs sénateurs Etatsuniens proposent de réinstaurer le Glass-Steagall Act:
    http://www.forbes.com/sites/halahtouryalai/2013/07/11/elizabeth-warren-hits-big-banks-where-it-hurts-new-bill-would-restore-glass-steagall/


  15. BA Le 12 juillet 2013 à 10h14
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    C’était il y a neuf mois :

    Mercredi 10 octobre 2012 :

    Le sauvetage de l’euro a déjà coûté 1100 milliards.

    Les experts du FMI ont calculé que depuis décembre 2009, les fonds publics engagés pour porter secours aux «pays de la périphérie» (Grèce, Irlande, Italie, Portugal et Espagne) s’élèvent à plus de 1100 milliards d’euros. Il s’agit d’une part des capitaux prêtés par le Fonds de soutien européen (FESF), et surtout par la Banque centrale européenne. Cette dernière a non seulement acheté des titres d’État, pour un peu plus de 200 milliards d’euros, mais elle porte désormais à bout de bras les banques de ces cinq pays : les refinancements de la BCE ont plus que triplé, dépassant 600 milliards de d’euros.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/09/20002-20121009ARTFIG00756-le-sauvetage-de-l-euro-a-deja-coute-1100milliards.php

    Mais ça, c’était il y a neuf mois.

    Résultat aujourd’hui : échec total.

    L’échec total de tous ces soi-disant “plans de sauvetage” est visible aujourd’hui : la dette publique de ces cinq pays a explosé.

    Et je ne parle même pas de Chypre, de la Slovénie, de la Belgique (pour la Belgique, la dette publique est de 375,389 milliards d’euros, soit 99,6 % du PIB), etc.

    La question est donc :

    Pour les CONtribuables, combien de centaines de milliards d’euros va coûter la faillite de tous ces pays ?


    • Julian Le 12 juillet 2013 à 10h46
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      La guerre des chefs “à droite”, et les prétendus “dérapages” de Montebourg, sont là pour les amuser encore un peu, les CONtribuables.

      Encore un peu de patience Monsieur le Bourreau. Jusqu’à l’heure de vérité : législatives allemandes, et arrêt de la Cour Constitutionnelle.


      • Phil Oxéra Le 12 juillet 2013 à 11h42
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        Dès qu’il aura fini de mettre au point la machine à cambrer les bananes !


    • toutouadi Le 12 juillet 2013 à 16h52
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      “Résultat aujourd’hui : échec total.”

      Ho!! comme c’est ballot !! Vont pas être contents les poujadistes de tout poil quand il faudra passer à la caisse.


  16. lsoulages Le 12 juillet 2013 à 10h32
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    Atterrant !

    J’aime bien le sous-titre du premier chapitre :
    “Une politique commune pour une monnaie commune”.
    Je ne suis pas sûr de le comprendre, cela ne devrait pas être l’inverse ?

    J’aime bien le sous titre du 2ième chapiitre :
    “Politiques en faveur de la stabilité et de la croissance”.
    Par la surveillance et la sanction, en fonction de certains critères de performances, de la finance des budgets public, de la réussite scolaire (sic) et de la recherche (resic) et en favorisant l’augmentation de la productivité/flexibilité de l’économie. Point, c’est tout ! (reresic)

    J’ai alluciné sur l’image des ouvriers pointant l’icone de la vierge marie (p15).

    J’ai pas compris (référence circulaire?) : “stimuler l’emploi en soutenant les mesures en faveur de la création d’emplois”.

    Je m’interroge aussi, est-il légitime d’avoir une politique commune de plus en plus intégrée (donc contraigante pour les citoyens) sans système démocratique européen digne de ce nom ?

    Cela me rappelle une discution avec une collègue fin 2006 sur la pensée unique et les risques croissants qui survennaient. Sa réponse a été “oui, mais eux ils savent !” Atterrant mais cela résume bien leurs visions n’est-ce pas ?

    En ce qui concerne la croissance, ça ne vaut même pas la peine d’en parler, je pense que tout le monde en est convaincu ici. C’est plutôt la notion d’économie circulaire qui m’intéresse.


    • GROS Le 13 juillet 2013 à 21h11
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      “stimuler l’emploi en soutenant les mesures en faveur de la création d’emplois”
      Facile : il suffit d’interdire l’utilisation d’un bon nombre d’automates et de machines : ça recréera de l’emploi. Mais c’est une mesure qui ne sera jamais soutenue.
      On pourrait aussi parler des nombreuses réglementations contraignantes qui défavorisent l’emploi.
      conclusion : ce ne sont que des mots, l’emploi n’est pas du tout la priorité pour eux.


  17. Lisztfr Le 12 juillet 2013 à 11h20
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    Hors sujet, L’assasinat de Paris, p 41, il semble que les loyers ont été bloqués, de 1914 à 1948 :

    “Au premier coup de canon, les loyers sont bloqués. Ils le resteront jusqu’en 1948. De toute manière, bloqués ou non, pendant la guerre, plus personne ne les paye”

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_1948

    Avant 1948

    Les loyers sont bloqués ou contrôlés depuis 1914, et, par comparaison avec l’Allemagne ou le Royaume-Uni, qui n’ont pas appliqué ce blocage, la construction de logements nouveaux a été particulièrement anémique après la guerre.


  18. Michel Martin Le 12 juillet 2013 à 11h21
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    L’impasse de la croissance peut aider à faire émerger une nouvelle façon de vivre ensemble, un “convivialisme” qui semble regrouper la plupart des alter http://lesconvivialistes.fr/
    Est-ce qu’on peut changer quelque chose si nos modes de décision et de sélection des leaders demeure inchangé? Le manifeste des convivialistes risque malheureusement de rester au panthéon des bonnes intentions pour n’avoir pas assez pensé cette question de “qui décide quoi et comment?”
    Et puis, il y a ce qui serait souhaitable et ce qui est possible, la mondialisation n’est pas le fruit du mondialisme, mais surtout des évolutions technologiques.


  19. Arnould Le 12 juillet 2013 à 12h32
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    Avez vous vu le numéro de téléphone de l’Europe à la fin du document?

    00 800 6 7 8 9 10 11

    J’ai appelé et suis tombé sur une petite Portugaise de 25 ans installée dans un bâtiment à Bruxelles. De son propre aveu elle se souvient bien de l’introduction de l’Euro, mais à l’époque ça ne l’intéressait pas…

    Ceci écrit, ça tombait bien, j’ai une question qui m’intéresse depuis plusieurs années et à laquelle je n’ai pas de réponse. En France, si on signe un CDD et qu’on survit à la courte période d’essai, l’employeur est obligé d’aller au bout, même s’il n’a plus besoin de vous. Je lui ai demandé la situation dans son pays (Portugal) et en Allemagne.

    Que pensez vous qu’elle m’a répondu?

    Cela concerne les législations nationales, par conséquent elle n’a pas de réponse.

    Je lui ai alors demandé “A quand l’Europe paradisiaque promise en 1992 et en 2000 pour 2010?” Pas de réponse non plus. Même pas formée pour de me conseiller d’avoir encore 20 petites années de patience…


  20. jave Le 12 juillet 2013 à 12h43
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    Je suis pas fan de croissomanie, je préfèrerais croissomania.
    Je trouve ca plus joli et le terme reflète plus le côté aveuglement collectif.
    Il faut aussi trouver un nom pour la déesse de la croissance ou alors on garde croissomania ? Je propose ‘PIBus Incrémenta’, déesse de la croissance. Et la croissomania devient le culte de ‘PIBus Incrémenta’.

    Ce qui nous autorise à écrire des trucs du genre :

    Nous adorons PIBus Incrémenta aujourd’hui comme nous vénérions Déméter hier. Demain nous offrira une autre vérité et nous verrons alors la croissomania comme le folklore structurant d’une civilisation disparue.


    • step Le 15 juillet 2013 à 09h51
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      ce n’est guère qu’une variante du culte du veau d’or. En l’absence de vision, on invente n’importe quoi comme palliatif.


  21. Vénus-Etoile du Berger Le 12 juillet 2013 à 14h17
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    « Favoriser la stabilité, la croissance…euro stable… »

    « stable » et « stabilité » reviennent en redondance.

    Nous pouvons compter les points qui a marqué le plus de points,
    « croissance » ou bien « stable »-« stabilité » ?

    Tiens en parlant de « stabilité » et de la nécessité de renforcer la gouvernance

    Inédit Luxembourg
    Après 18 années en tant que premier ministre, Sir Juncker vient de remettre la démission de son gouvernement au Grand-Duc Henri en vertu de l’article 74 de la Constitution.

    Un acte qui ne deviendra officiel qu’à partir du moment où le Grand-Duc signera l’arrêté grand-ducal signifiant la tenue de nouvelles élections.

    Un retour aux urnes prévu trois mois après la date à laquelle le chef de l’État aura signé.

    Plus habitué à la stabilité politique, le Luxembourg vit là une situation presque inédite. La dernière motion de défiance déposée au Parlement remonte à un plus d’un siècle, en 1848 précisément.

    La démission de M. Juncker intervient quelques mois après l’annonce par le Luxembourg, une place financière majeure en Europe, de la levée partielle de son secret bancaire, après des années de résistance.


  22. Michel Le 12 juillet 2013 à 14h22
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  23. Gabriel RABHI Le 12 juillet 2013 à 14h34
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    De mon point de vue, la création monétaire est évidemment centrale :

    1) Si tout le monde remboursait ses dettes, il n’y aurait plus de monnaie en circulation !

    2) La masse monétaire c’est la monnaie qu’il reste à détruire de la création monétaire passée.

    3) Les intérêts bancaires et la thésaurisation imposent une création monétaire perpétuelle.

    4) Toute baisse de la masse monétaire provoque une incapacité logique au remboursement des crédits – donc de la pauvreté et des faillites.

    Quand Olivier dit que cela n’a aucune importance, je dois avouer que je trouves cela irrationnel… On pourrait ajouter que toute activité économique a un impact sur l’environnement.


    • Vénus-Etoile du Berger Le 12 juillet 2013 à 14h41
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      Bonjour,

      nuance,
      je ne comprends pas la même chose que vous.
      OB n’exprime pas que cela n’a pas d’importance, il exprime que d’autres sujets sont davantage centraux et plus simple à mettre en place et à traiter.

      je le cite:
      «Meuh, non, il y a bien d’autres sujets centraux, et ils sont simples, eux… »

      Cordialement.


    • Souvarine Le 12 juillet 2013 à 16h50
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      “Les intérêts bancaires et la thésaurisation imposent une création monétaire perpétuelle.”

      En quoi des taux à 0% empêcheraient toute création monétaire. L’effet serait évidemment inverse, ceteris paribus.


      • dadone Le 12 juillet 2013 à 22h58
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        En quoi des taux à 0% empêcheraient toute création monétaire. L’effet serait évidemment inverse, ceteris paribus.

        Ce type de taux serait simplement inflationniste mais il n’y aurait pas l’effet d’accumulation du capital qui auto génère de l’argent.
        Remarque : L’organisme prêteur est dans ce cas subventionné par la collectivité….


    • Incognitototo Le 13 juillet 2013 à 14h41
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      Ce que je pense de ce “débat” sur la monnaie, c’est que plus personne n’y comprend grand-chose, tout est vrai et faux à la fois…

      Hé oui, depuis 1971 la monnaie n’est plus une simple unité d’échange de référence, elle est aussi une marchandise qui se stocke, qui s’échange, qui produit sa propre valeur (soi-disant) par l’offre et la demande, par sa quantité disponible, par sa vitesse d’échange, par les taux, … et/ou surtout par les manipulations de marché, et/ou des banques centrales, et/ou des banques… ce que je pense qu’Olivier, a voulu signifier en parlant de “régime financiariste”…
      Et c’est ça notre “drame”… D’ailleurs, toutes les théories évoquées (à part celle de Friedman qui a pris le train en marche et qui a plus été une caution auto-justificatrice des diktats US établis qu’un apport conceptuel novateur) datent d’époque ou justement nos économistes n’avaient pas pu constater les effets contre-intuitifs, erratiques, instables, … bref, illogiques et paradoxaux, qu’introduit le fait que l’unité servant à comptabiliser les échanges puisse en même temps être un objet d’échange et de spéculation… créant par la même un système de rétro-action qui boucle selon des process totalement immaîtrisables (amplifiés par toutes les dérégulations)… D’où par ailleurs, le sentiment justifié que les gouvernements jouent perpétuellement aux apprentis sorciers… d’où également mon sentiment, que ça ne changera rien ou plutôt que ça n’apportera rien de bon de plus, si l’Euro explose…

      Alors restons calmes et dignes… nos modèles sont tout simplement dépassés pour appréhender qu’une tonne de blé puisse valoir x unités monétaires un jour, puis 50 % de plus ou de moins le jour suivant… c’est malheureusement aussi bête que ça…
      Mais, je pense que les BRICS finiront par y mettre bon ordre (ils ont déjà commencé en passant de multiples accords de SWAP de gré à gré, qui est une forme de troc qui permet de se mettre à l’abri des délires monétaires des marchés), parce que si on attend des USA et de l’UE la moindre initiative pour remettre en cause les accords de la Jamaïque, on risque d’attendre longtemps…


      • Gabriel RABHI Le 13 juillet 2013 à 16h46
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        Exactement. Si aujourd’hui, le croissance est dans toutes les bouches au point d’en devenir schizophrène, la question est “pourquoi ?”. Après tout, baisser notre train de vie ne serait-il pas logique ? Un même document nous expliquant que “nous devons nous appauvrir, de manière ordonnée et mesurée, en gérant la transition” laisserait une porte ouverte pour sauver la planète, éviter les conflits armés, garantir le bien être des populations.

        Et en tant qu’amateur, je cherches à revenir aux bases, pour expliquer la raison qui nous empêche totalement la décroissance :

        – La monnaie est non durable, temporaire, achetée avec elle même (les intérêts) : en ce sens, elle n’est pas une monnaie, elle est une marchandise.
        – De ce fait, le régime de création / destruction ne peut être que durablement positif (temporairement négatif) puisque la monnaie s’achète avec de la monnaie.
        – Son prix est instable, fixé par le marché, lui même influencé par la politique monétaire.
        – La demande est tributaire de paramètres externes à son marché (matières premières, conflits, énergie), que le marché ignore.
        – Si la demande baisse, le marché monétaire (au sens large) ne fonctionne plus.
        – La croissance est donc une nécessité technique du système monétaire.

        OB a modéré (supprimé) mon précédant message (il souhaites éviter les débats sans fin, sans aucun doute). Mais à cette logique, la vitesse de la circulation de la monnaie n’apporte aucune réponse.


        • Vénus-Etoile du Berger Le 13 juillet 2013 à 20h25
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          @ Gabriel vous exprimez « Mais à cette logique, la vitesse de la circulation de la monnaie n’apporte aucune réponse. »

          encore faut-il qu’il existe un semblant de logique dans votre description
          votre premier point contredit votre second point

          d’autre part baisser son train de vie ne relève pas de la logique,
          pas besoin de logique pour cela


          • Gabriel RABHI Le 14 juillet 2013 à 12h19
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            @Vénus-Etoile du Berger

            Je ne vois pas ou il y a contradiction entre les deux premiers points. Et si, la décroissance peut être une nécessité “logique”.

            PETITE HISTOIRE : LIEN ENTRE MASSE MONETAIRE ET CROISSANCE

            Imaginons un nouveau pays, microscopique, avec 3 citoyens. On créait une banque. Comme ce pays est tout nouveau, les 3 citoyens n’ont pas de monnaie à déposer (selon la vérité que tout le monde connait, “les crédits font les dépôts, et non l’inverse”). Ils ne peuvent donc pas s’acheter et se vendre des choses qu’ils produisent. Ils ont bien des choses à se vendre, mais aucune monnaie pour les payer.

            Pour disposer de moyens de paiement, chaque citoyen va ouvrir un compte, et faire un crédit de 10 euros, remboursable en 11 mois. Lorsque la banque leur accorde le crédit, leur compte passe de 0 à 10 unité de compte.

            Chaque citoyen devra rembourser au total 11 euros, soit 33 euros, en 11 mois. Chaque citoyen va donc rembourser 1 euros pas mois.

            La masse monétaire est de 30 unités de compte en monnaie scripturale privée.

            Le premier mois, la situation économique est totalement débloquée. Tout le monde dispose de plein de monnaie pour s’échanger leur production. A la fin du premier mois, tout le monde rembourse 1 euros d’intérêts, unités de compte immédiatement détruit. La masse monétaire passe donc à 27 unités de compte. Les citoyens ont encore des moyens de paiement pour leurs échanges. A l’issue du deuxième moi, les citoyens remboursent encore 1 euros chacun. Il reste 24 unités de compte. La situation devient un peu plus compliquée, et les citoyens se retrouvent en compétition pour essayer de capter l’argent – la vitesse de circulation de la monnaie compense un peu la disparition de la monnaie.

            A l’issue du 10eme mois, après une farouche concurrence entre les 3 citoyens, plus personne n’a une seul unité de compte, car tout le monde à remboursé exactement ce qu’il avait emprunté à la banque. Plus rien ne peut être ni acheté ni vendu : la situation est revenue à l’initial, il n’y a plus d’échanges économiques possibles.

            Mais la banque n’est pas contente, car les intérêts, les 1 euros d’intérêt de chaque crédit reste à payer. La banque réunie les citoyens, et leur dit : « pour résoudre cette situation, c’est très simple, vous n’avez qu’a m’emprunter à nouveau de l’argent ! ».

            Ils font tous un nouveau crédit de 10 euros : ils rembourseront a nouveau 11 euros sur 11 mois, dont 1 euros pour le paiement des intérêts.

            Mais cette fois, dès le premier mois, la banque prend immédiatement les intérêts du crédit précédent : la banque crédite donc les compte de seulement 9 euros. Et c’est reparti pour une période faste, d’échanges économiques rapides et efficaces.

            La masse monétaire est de 27 unités de compte : tout le monde peut reprendre son activité.

            Cette fois, à l’issue de seulement 9 mois, les comptes des trois citoyens sont à 0. C’est à nouveau la crise : plus personne ne peut s’échanger de biens et de services.

            Ils vont tous voir le banquier et lui disent : « c’est infernal, à chaque cycle de crédit, on sera à 0 euros sur nos comptes un mois plus tôt ! Il arrivera un moment où la totalité du crédit servira juste à payer les intérêts ! Rendez-nous les intérêts ! ». Le banquier leur répond: « Sachez que je dépense une partie des intérêts. Mais cela ne suffit pas. Il y a une manière très simple de repousser le moment où vous serez à zéro. Vous n’avez qu’à emprunter quelques euros de plus à chaque fois pour payer les intérêts des crédits précédents. On appellera cela la croissance ! ».

            Les citoyens acceptent. Car en effet, dés que la masse monétaire baisse parce qu’ils ne font pas assez de croissance, donc pas assez de nouveaux crédits, l’argent manque et ils ne peuvent plus s’échanger leurs biens et leurs services, ils se retrouvent en concurrence pour capter la monnaie en circulation, et certains n’arrivent pas à rembourser leur crédit. Tous les citoyens se mettent à ne plus parler que de la meilleure manière de soutenir “la croissance”, en produisant toujours plus, bien au-delà de leurs besoins réels.

            … je pourrais ajouter l’épargne, et bien d’autres notions.

            Si ceci n’est pas limpide pour vous, nous ne pouvons pas nous comprendre.


            • Incognitototo Le 14 juillet 2013 à 15h21
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              @ Gabriel RABHI,

              Je ne sais pas ce que vous voulez démontrer, mais votre histoire ne tient pas…

              Quelle utilité de créer de la monnaie entre 3 personnes ? Aucune, et d’ailleurs vous ne trouverez jamais de monnaie chez les peuples premiers, qui vivent en dehors de nos circuits…

              La nécessité de la monnaie apparaît uniquement quand des échanges se produisent entre des groupes sociaux qui ne vivent pas ensemble…
              Quand les possibilités de troc ne sont pas immédiates, apparaît le crédit et en vice-versa la dette, d’abord inscrite dans la mémoire des humains, puis sur des tablettes, puis (pour faire court) devenant monnaie… L’essence de la monnaie est donc étroitement liée au crédit/dette, c’est d’abord un système de reconnaissance de dette qui s’élabore et se diversifie : je te donne 100 kilos de blé aujourd’hui et tu me donneras 100 kilos de sarrasin dans 3 mois… Dès que je cède à quelqu’un d’autre (contre, par exemple, une charrue) cette possibilité de recevoir 100 kilos de sarrasin dans 3 mois, je créé virtuellement une sorte de monnaie…

              Premier point : aucun besoin d’une banque pour ça… et heureusement que les humains n’ont pas attendu la création de celles-ci, pour avoir des échanges sinon nous vivrions encore dans les forêts primaires…

              Deuxième point : la création monétaire ne s’est pas faite ex nihilo… La contre-valeur de la monnaie créée fut toujours, du moins au début, des biens matériels ! Donc toujours aucun besoin d’un banquier pour faire fonctionner les échanges !…

              Il semble bien d’ailleurs que cette vieille question sur les modalités d’apparition de la monnaie, soit maintenant tranchée, lire cet excellent article de David Graeber (anthropologue) : http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1264

              Sans reprendre toute l’histoire de la création monétaire et ses évolutions ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_monnaie ), notre “souci” est donc bien celui qui nous a conduits aujourd’hui à créer de la monnaie qui non seulement auto-engendre de la monnaie, mais en plus ne correspond plus du tout à une référence fixe de valeur d’échange, puisqu’elle est devenue elle-même une marchandise qui varie selon des modalités que personne ne maîtrise…

              Pour le reste, comme je ne sais pas ce que vous voulez dire ou démontrer, je ne me prononcerai pas..


          • Vénus-Etoile du Berger Le 14 juillet 2013 à 13h24
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            Merci pour votre gentille petite histoire. J’ai lu avec attention. Merci.

            Lorsque le banquier réunit nos chers citoyens, rien ne les oblige à emprunter à nouveau à la banque.

            Nos chers citoyens au nombre minime de 3, peuvent se concerter ensemble et décider en commun accord de ne pas tous emprunter à nouveau à la banque.

            De plus, vous supposez à l’instant t que nos 3 chers citoyens sont toujours vivants, hypothèse forte.

            Cl: Votre petite histoire recopiée, je ne sais où ne possède pas de logique.

            Bien cordialement.


  24. wuwei Le 12 juillet 2013 à 16h12
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    Ainsi ce n’est pas :
    Union économique et monétaire de l’euro
    Favoriser le social, la culture et la paix en Europe”

    mais,

    Union économique et monétaire de l’euro
    Favoriser la stabilité, la croissance et la prospérité en Europe

    Ce qui donne sans langue de bois : tout pour le fric, le flouze, la caillasse et peu importe les moyens d’y parvenir c’est comme ça ! Allez vous faire foutre ! roma locuta, causa finita ! Pour les naïfs c’était écrit dès l’origine de l’UE et renforcé par Maastricht et le TCE de 2005. Vous pouvez dire un grand merci aux deux droites de gouvernement, la non complexée et la complexée qui en bon larbin du capitalisme servent leurs maîtres depuis toujours.
    Alors plutôt que de perdre son temps en allant voter pour des tartuffes qui ne remettront jamais en cause le capitalisme; il serait plus utile d’appliquer ces quelques conseils de Gandhi :
    “Si chacun ne conservait que ce dont il a besoin, nul ne manquerait de rien, et chacun se contenterait de ce qu’il a”…” La civilisation, au vrai sens du mot, ne consiste pas à multiplier les besoins, mais çà les réduire volontairement. Cela seul amène le vrai bonheur, la véritable satisfaction et nous permet ainsi de mieux servir.”
    Lettres à l’ashram.


  25. Gabriel RABHI Le 12 juillet 2013 à 16h18
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    Il est certain qu’a court terme, d’autres corrections sont possibles, bien qu’aucun politicien ne soit disposer à faire quoi que ce soit. Le système bancaire, par sa mains mise sur les moyens de paiements, verrouille tout le système. Dés qu’on lève la mains, ils font “non-non-non”, et le politicien baisse la main.

    Réformer le système monétaire ne semble dans les priorités de personne, c’est certain – d’ailleurs, trop peu de gens comprennent les fondements du système. Mais on peut aussi se demander si on est pas déjà beaucoup trop avancé dans la normalisation des dysfonctionnements qui résulte du système monétaire, que j’exprime ci-dessus, pour ne pas s’engager dans la création d’autre chose…

    Nous ne tuerons les banques et leurs dérives qu’en abandonnant le cadre qui les fait vivre et leur assure l’ascendant sur la politique, qui est le système monétaire actuel.

    Voila ce que je voulais dire. Le temps qu’OB propose des mesures certes rationnelles que les politiciens rejettent ou font semblant de considérer, les banques on créé les conditions qui rendent ces mesures caduques…

    Je crois qu’on ne s’en sortira pas.


  26. Incognitototo Le 12 juillet 2013 à 16h19
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    Ha, j’ai enfin pu lire, avec les commentaires… effectivement, c’est du très lourd… d’un comique désespérant… Je pense que le pire, c’est qu’il y en a qui doivent croire à ce genre de fable…

    Ça me rappelle un sketch sur la langue de bois politique, à voir sans modération 😉 : http://www.dailymotion.com/video/x9wwg5_franck-lepage-langue-de-bois_fun#.UeAPm6x5iGM

    P.-S. : Où puis-je trouver les enrichissements html qui fonctionneraient avec ce blog ? Genre pour mettre la vidéo directement…


  27. un lecteur Le 12 juillet 2013 à 16h47
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    L’homme crée des richesses éphémères. Quand, grisé par son ego, il croit créer du temps, en fait il se tape contre le mur de sa connerie.


  28. Andrea Le 12 juillet 2013 à 17h04
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    L’insistance sur la croissance, ou le retour à la croissance, etc. n’a selon moi qu’ un seul but: masquer, nier la décroissance qui existe déjà depuis longtemps.

    –Voir p. ex. le PIB par tête, les revenus des ménages, les salaires des jeunes, etc. Toutes ces mesures sont sujettes à critique et questions, voir d’autres commentaires plus haut, mais ce n’est pas mon propos ici.–

    Car si le manque de croissance est décrit correctement, dans son ampleur, les seuls pistes possibles sont:

    a) incriminer les dirigeants (gouvernements, banque-assurance, corporations, etc.) et en changer, d’une facon ou d’une autre, naturellement cela ne convient pas

    b) sans toucher aux structures actuelles, affirmer, ‘tous ensemble’ qu’il faut manager la décroissance / construire, suivre un autre modèle de société / repartir sur une autre base, etc. Cela ne leur plait pas non plus..

    c) laisser les dirigeants instaurer des systèmes autoritaires

    d) autre(s) (?)

    D’un coté la décroissance effective et ‘l’austerité’ etc. permettent aux dirigeants d’amplifier les inégalités en leur faveur – c’est à cause de l’économie, la conjoncture, la dette, et j’en passe, mais tout cela est temporaire, il y a des cycles, des corrections à faire, des nouvelles règles seront meilleures…

    Ce qui est accompagné en même temps d’un discours qui nie ou minimise cette décroissance, en partie en promettant que la croissance reviendra! C’est totalement pervers.

    J’ai été frappée dans le texte de la Com. EU de l’utilisation et l’importance du mot *stabilité*.


  29. Lisztfr Le 12 juillet 2013 à 17h11
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    – Commentant dans le Journal du Dimanche du 2 février 1957 la reprise de la Folle de Chaillot, Pierre Marcabru écrivait : ” La Folle se porte bien. Tout ce que dit Giraudoux est nôtre. Nous l’avons rejoint. Que dit il par l’intermédiaire d’une mendiante bariolée qui règne sur un peuple d’innocents ? … Que Paris ne survivra pas à l’âpreté de ceux qui le convoitent… Qu’il faut jeter les financiers, les promoteurs, les prospecteurs au fond d’un gouffre. Ce qui est fait à la fin de la pièce. Voilà la peste enterrée.”

    (Op cité, p 51)


    • Lisztfr Le 12 juillet 2013 à 22h57
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      “Les assassinats sur la grande route me sembles des actes de charité comparativement à certaines combinaisons financières”, constate Du Tillet, c’est-à-dire Balzac, dans César Birroteau, jugeant ainsi des spéculations qui passaient alors pour hautement honorables. (Op. cit p 53)

      Je les trouvaient (…) plus cyniques, et plus vulgaires. De ce qu’il appelle la “mafia-du bâtiment-vendu-en-appartement”, F Pouillon écrit : “Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas idéalistes” (p 58)

      “L’enseigne fait la chalandise”
      (La Fontaine)


  30. learch Le 12 juillet 2013 à 20h50
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    Ce document m’a fait penser aux catalogues automobiles que l’on trouve chez les concessionnaires : l’objectivité incarnée lol
    Peut-être ont-ils fait appel à une agence de comm’ spécialisée dans les catalogues auto ? 🙂
    Mine de rien, ce genre de doc peut fonctionner auprès de ceux qui ne se sentent absolument pas concernés par l’Euro(pe)… et qui ne connaissent pas cet excellent blog…


  31. Amalric Oriet Le 12 juillet 2013 à 21h48
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    Ne manquez quand même pas d’aller voir la petite vidéo — en fond de page — qui est à la même adresse que le document exhibé par Olivier Berruyer

    http://europa.eu/pol/emu/index_fr.htm

    Elle est splendide. Tout est collector, comme dirait Arthur, les bruitages, les petits effets à la con, la pseudo-symbolique absconse, les raccourcis euphémiques, j’en passe et des meilleurs!


  32. titus Garfield Le 13 juillet 2013 à 01h17
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    j’ai adoré “la croissance intelligente ,durable et inclusive”….ben oui la recession c’est bete,éphémère et….sans partage!
    bon sinon tout ce gloubiboulga infame a permis de maintenir l’emploi de quelques fonctionnaires européens,ainsi la croissance de cette structure improductive est assurée de perdurer….


  33. samuel Le 13 juillet 2013 à 22h41
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    Quand on voit le niveau de la leçon inaugural d’Alain Supiot sur la chaine Daily de médiapart (on ce sent tout petit) et qu’on le compare à ces candides, bah y à du boulot.


  34. Inqualifiable Le 15 juillet 2013 à 04h34
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    Je suis loin d’avoir lu la brochure de long en large, c’était rasoir à mourir! Idem pour les discutions technico-techniques dans la file des commentaires. Et puis rien que de savoir que le mot “croissance” y apparaît 50 ne m’encourage mais alors pas du tout à la lire.

    Car pour moi, le problème est bien la croissance. J’ai lu avec nettement plus d’attention le débat entre Celimen et d’autres intervenants. Le tout est de savoir de quoi on parle quand on évoque le mot “croissance”. Si c’est d’une croissance purement économique qu’il s’agit à la manière d’un critère qui devrait absolument être atteint (les fameux 3%) non merci. Pour ce qui est de “croissance durable” je lui préfère le terme de “progrès” car à mon sens décroissance n’implique pas retour aux cavernes et arrêt du progrès. C’est plutôt une tournure d’esprit, le fait d’être économes, et oui je dit bien économes, pensez-y. Quand se qui se targue être une science économique aboutit à la production de rasoirs jetables et plus tard tout un lot de gadgets à usage unique, on se demande comment on peut avec un peu de bon sens ne pas se poser de questions! Le rasoir jetable a peut-être participer à soutenir la croissance mais peut-on le qualifier de réel progrès?
    Pour ne prendre qu’un exemple, une industrie pharmaceutique qui au lieu de se focaliser sur la recherche du prochain viagra du box office pharmaceutique, changerait de mindset pour enfin ne plus voir que des patients et des malades plutôt que de clients solvables. Je sais, c’est une utopie mais nous ne saurons guère continuer ainsi si on ne change pas de mindset un tant soit peu.

    C’est pourquoi je doute fort que la solution vienne du haut. Je rejoins Michel Drac quand il dit qu’il s’agit de guerre de 4ème et 5ème génération. Il s’agit de lutter contre un cerveau global et le seul moyen serait d’en constituer un second qui pourrait faire contre-poids. Le cerveau des nos élites baigne dans la pensée unique de la croissancemanie. Peut-on espérer une prise de conscience de leur part? Peut-être, mais auront-ils le courage d’avouer s’être fourvoyés? J’en doute, c’est humain…

    Mais le 2ème cerveau grandit, je vois autour de moi de plus en plus de gens remettre le sacro-saint dogme de la croissance en question. Il y en a aussi de plus en plus qui “quittent le système”. C’est mon cas, j’ai quitté un emploi de cadre en informatique et télécom pour me mettre au vert. J’avais une voiture de fonction avec plus de cheveaux sous le capot qu’il n’est besoin et le tout livré avec une carte essence. C’est une intense incitation à polluer à laquelle il est difficile de résister. Je dois bien avoué que je me suis bien amusé avec ma caisse. Un copine qui habite Amien et qui veux venir passer le WE, no problemo elle aura un taxi avec chauffeur. Et puis avec une BM on ne roule pas toujours à 120, de toute manière je connais un bon avocat… Au début, quand on est dans cet état d’esprit on a juste l’impression de profiter des fruits de son dur labeur, on a l’impression qu’enfin la vie est belle. Par après soit on devient accro et on vise la série 7 au lieu de le 5 pour dans deux ans; ou alors on dit stop et je ne suis pas le seul parmi mes ex-collègues à l’avoir fait. Par lassitude du système et un peu par choix nous somme de plus en plus à nous “retirer du système”. Je suis un consommateur exécrable, je vis très confortablement avec 500€/mois. J’ai revu récemment un ex-collègue qui revenait d’un tour du monde qu’il avait fait lors d’une pause carrière d’un an. Vous imaginez déjà le palace flottant à 5 étoiles? Et bien non, une tente et un vélo c’était l’essentiel de son attirail.
    Et si de plus en plus de gens par lassitude, fatigués de la vie de “jeune cadre dynamique”, après un burn-out ou suite à un ennui de santé quittait ainsi le système. Qu’arriverait-il? Non seulement ce sera tintin pour leur croissance mais on assistera peut-être à un scnénario à la Atlas Shrugged. Les économies vont dysfonctionner pcq les gens plein de bon sens quittent le navire. Beaucoup n’auront peut-être pas la chance de pouvoir se retirer ainsi mais ils pourront toujours opter pour des mesures moins radicales du genre on abandonne les sports d’hivers pour se permettre un 4/5ème.

    Bref, je pense qu’il y a malgré tout de l’espoir. Pas d’en haut, mais d’en bas. Grâce à des économistes et autres comme Olivier qui aident à la prise de conscience et grâce aussi à tout ceux qui suite à cette prise de conscience modifierons assez naturellement leur comportement.

    Un blog tel que celui-ci me permets aussi de tenir psychologiquement face à la propagande telle que celle qu’illustre la brochure sus-mentionnée. Je note en passant qu’outre la croissance, la stabilité revenait aussi en cadence, un peu comme pour bien rassurer le peuple dans la tête duquel stabilité=sécurité. A qui était destinée cette brochure en fin de compte? Quelqu’un a une idée du public visé?

    Merci Olivier 🙂


  35. step Le 15 juillet 2013 à 10h47
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    Programme de l’UDI :” taux plafond de prélèvement dans la constitution”. Ah oui c’est vrai, on arrive pas à stabiliser le déficit d’un état dont les dépenses évoluent au grè de la population sans plus, notre assiette de contributeur se réduit comme peau de chagrin (entre ceux qui tombent dans la pauvreté et ceux qui fraudent euh pardon optimisent leur fortune) évidemment, ce qui manque c’est borner le taux d’imposition max. Notre taux à 50% borné va sans doute déclencher un élan de civisme incontrolé chez nos fraudeurs qui vont dans la joie de l’union nationale retrouvée et sous la dextre incorruptible mais bienveillante de saint UDI soumettre les sommes qui actuellement passent légalement à 5% via un paradis fiscal x.

    Parti de bisounours débiles.


  36. O.Nahas Bernabeu Le 08 août 2013 à 21h51
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