Excellent débat Todd / Lordon, paru dans Marianne le 6 juillet 2013

Face au naufrage de l’Union européenne, Emmanuel Todd et Frédéric Lordon, deux grands adversaires de l’euro débattent d’une possible sortie de crise et en appellent à la souveraineté populaire contre le pouvoir des banques.

 

Frédéric Lordon et Emmanuel Todd (Editions du Seuil / Baltel-Sipa)

Frédéric Lordon et Emmanuel Todd (Editions du Seuil / Baltel-Sipa)

Marianne : Pourquoi prendre la parole ensemble ?

Emmanuel Todd : En France est en train de naître une foisonnante pensée économique contestataire, ainsi que le remarquait Perry Anderson il y a deux semaines dans les pages deMarianne. Mais, évidemment, les chercheurs qui ont résisté au conformisme de la pensée zéro sont de fortes têtes, de vrais individualistes. Cent penseurs originaux divisés n’auront jamais la force de frappe politique de 100 inspecteurs des finances récitant sans relâche des recettes apprises sans être comprises il y a trente ans.

L’urgence, pour la contestation, est donc une unification minimale, un débat entre dissidents qui aboutisse à un programme commun de sortie de l’impasse. Et puis les citoyens doivent savoir que Jacques Sapir, Jean-Luc Gréau, Paul Jorion, Pierre-Noël Giraud, Gaël Giraud, Christophe Ramaux, et Frédéric Lordon, pour n’en citer que quelques-uns, sont des types compétents et raisonnables, pas seulement des rebelles, et que réciproquement Moscovici, Sapin et tant d’autres énarques sont des incompétents déraisonnables. Avec Lordon, nous ne sommes pas particulièrement proches idéologiquement, mais nous donnons l’exemple.

Frédéric Lordon : L’erreur de la mondialisation et de l’Europe libérales est maintenant écrasante. Commençons par l’euro. Peut-on sauver cette monnaie ? L’euro n’est pas une réponse monétaire à une question économique, mais une réponse à un problème politique : le mur de Berlin vient de tomber, il faut réancrer l’Allemagne dans l’Europe pour l’empêcher de dériver à l’Est. Pour faire faire un progrès à l’intégration, après le grand marché, la suite logique, c’est la monnaie unique.

L’Allemagne est décisive à tous les titres dans cette affaire : elle est la cause de la manœuvre d’ensemble… et elle en impose la forme ! Car il faut lui faire lâcher son deutsche Mark chéri. La contrepartie de ce sacrifice est un coup de force inouï : l’Allemagne impose à toute la zone euro son propre modèle de politique économique, tel quel. D’où la banque centrale indépendante, l’orthodoxie budgétaire, l’obsession de l’inflation, et plus généralement un modèle inédit de soumission des politiques économiques nationales à des règles constitutionnelles… renforcées par la surveillance constante des marchés financiers !

La chose très étonnante dans la construction européenne, c’est cette attraction pour le pire : car le modèle européen des politiques économiques mises «en pilotage automatique» par les règles allie la perte de toute possibilité de réaction discrétionnaire à des événements exceptionnels (comme la crise financière) et la disparition de toute souveraineté politique.

Au contraire des allégations grotesques de «l’euro, bouclier contre la mondialisation», je pense qu’il faut dire que l’euro est la réalisation régionale de la mondialisation libérale. L’euro n’est pas réformable pour une raison qui prend presque la forme d’un syllogisme : l’euro actuel consacre l’empire des marchés financiers sur les politiques économiques et leur primat sur les souverainetés politiques ; un projet de transformation significative de l’euro n’a donc pas d’autre sens que de briser cette emprise et de remettre les marchés à leur place ; par conséquent, comment peut-on imaginer une seule seconde que ces derniers laisseront faire une chose pareille ! Une tempête spéculative se déchaînerait aussitôt qu’un tel projet prendrait quelque consistance politique.

Or, on ne refait pas une architecture institutionnelle de l’euro en un week-end de fermeture des marchés. Il s’en suivra donc nécessairement un retour aux monnaies nationales. Que faire à partir de là ? On peut très bien en rester aux monnaies nationales qui constituent des formes économiques parfaitement viables, au surplus respectueuses du principe de souveraineté populaire. On peut aussi, et c’est ma position, ne pas renoncer à reconstruire quelque chose d’autre. Une monnaie commune par exemple – ce qui est très différent d’une monnaie unique. Avec un petit groupe de pays, dont l’Allemagne ne ferait pas partie, en tout cas initialement, car elle n’est pas prête à renoncer à son exceptionnalité monétaire.

E.T. : Je sens, moi, dans l’euro, un accident historique, un ajout suicidaire original à la folie financière mondiale. Nous sommes dans un moment historique tout à fait particulier. Le libre-échange permet dans un premier temps des taux de profit élevés, mais il crée une pression sur les salaires qui comprime la demande et conduit le monde à une longue oscillation entre stagnation et dépression.

Les gouvernements, pour contrer la dépression, n’ont pas officiellement renoncé au dogme de la suprématie du marché, mais ils ont, en pratique, sans le dire, renoncé au libéralisme. Ils tentent de fabriquer de la demande en distribuant, par la création monétaire, de l’ argent frais aux banques, phénomène qui exprime en fait la toute-puissance de l’Etat – un Etat dominé par les riches, par la droite, par lui-même, on peut en discuter, mais certainement pas par idéal libéral, même si les banques peuvent simuler une activité de marché en faisant joujou avec les signes monétaires distribués par les Etats.

Cette mutation du capitalisme en un système de distribution d’argent frais par l’Etat a pris l’Europe par surprise. L’euro avait été conçu comme une monnaie à l’ ancienne, avec un objectif banal et d’ailleurs insuffisant de stabilité monétaire. Mais l’euro a de fait placé le pouvoir de création monétaire – devenu aux Etats-Unis, en Angleterre et au Japon l’instrument ultime de lutte contre la dépression – hors de portée des Etats européens, ou plutôt sous le contrôle du plus puissant d’entre eux, l’Allemagne. Actuellement, l’Allemagne admet en partie le jeu de la création monétaire par Mario Draghi [président de la Banque centrale européenne], mais elle en fait l’instrument d’un chantage permanent sur ses partenaires plus faibles, exigeant austérité, privatisations, imposant en fait un rituel sadomaso aux Etats faibles s’ils veulent pouvoir emprunter aux banques – qui ont elles-mêmes reçu de l’ argent de la Banque centrale européenne !

La banque centrale est un organe d’Etat, contrôlé par l’Allemagne, et d’ailleurs situé sur son territoire. Nous ne sommes pas ici simplement dans la dérégulation financière, nous sommes dans une utilisation politique autoritaire et néocolonialiste de la dérégulation financière : un système violent, destructeur de la démocratie, mais loufoque et né accidentellement, pas un système cohérent comme le suggère Lordon. Le vrai drame, pour moi, est que cet accident historique réenclenche une dérive autoritaire de l’Allemagne, et la haine de l’Allemagne qui ne peut manquer d’en résulter. Dans le sud de l’Europe, nous en sommes déjà là.

Il ne nous reste donc plus qu’à sortir de l’euro, alors ?

F.L. : A la différence de l’euro actuel, une monnaie commune laisserait exister des dénominations nationales, mais dont la convertibilité entre elles ou avec l’extérieur ne s’effectuerait que par le truchement d’une (nouvelle !) BCE. Plus de marché des changes intraeuropéens donc plus de crises spéculatives façon SME des années 80 ; effet d’amortissement des fluctuations de change externes par la monnaie commune ; possibilité de réviser les parités intraeuropéennes dans le calme, c’est-à-dire par des processus de négociation politique : la monnaie commune combinerait en quelque sorte le meilleur des deux mondes.

E.T. : Sur la sortie nécessaire de l’euro, je ne peux qu’approuver Frédéric. Et, sur le plan technique, il a évidemment raison, la monnaie commune serait le bon concept. Mais je crois que, politiquement, il est trop tard. L’Europe a une image catastrophique, elle est perçue comme une machine à ne pas gouverner. Ce dont la France et les autres pays ont besoin, c’est de se recentrer – comme l’ a fait Allemagne depuis sa réunification – sur l’idée de nation pendant un bout de temps. Nous, Français, avons besoin de nous retrouver entre nous, avec nos bonnes vieilles luttes des classes, avec notre fantastique diversité culturelle, avec notre Etat, et notre monnaie. Nous devons tirer de nos traditions et de notre histoire ce qu’il faut pour nous en sortir.

F.L. : J’ai peur que vous n’ayez raison : c’est peu dire que, revenus aux monnaies nationales, l’énergie politique manquerait pour repartir vers une nouvelle construction monétaire collective. Mais, personnellement, je ne veux pas abandonner l’idée de penser quelque chose qui dépasse le périmètre des nations présentes, même si c’est pour des horizons temporels éloignés. Je pense qu’il y a de nombreux bons arguments de puissance qui justifient qu’on n’abandonne pas cette idée. Le premier est géopolitique bien sûr, mais il y en a d’autres qui tiennent aux bénéfices culturels des brassages de populations, surtout quand elles ont déjà autant en commun.

Une chose est sûre en tout cas : c’est un problème qui ne s’aborde qu’à partir de la pierre angulaire de la souveraineté populaire, seule manière qu’une communauté politique digne de ce nom se construise au-delà des frontières nationales présentes. Ce qui, en passant, signifie bien plus que les institutions formelles du suffrage. On pourrait dire qu’il y a des conditions passionnelles de possibilité d’une démocratie supranationale : en particulier l’existence d’unaffectio societatis européen qui l’emporte sur les sentiments d’appartenance nationaux, et qui rende acceptable pour tous une «loi de la majorité» européenne. Si une majorité européenne venait à décider, par exemple, la reprise en main de la BCE et l’ autorisation de monétiser les dettes publiques, les Allemands s’y plieraient-ils ? Pour l’heure, poser la question, c’est y répondre…

De même, on peut penser que les Français n’accepteraient pas une loi européenne de privatisation intégrale de la Sécu, reposerait-elle sur une majorité formelle. Tant que ces conditions affectives d’une possible «loi de la majorité» européenne ne sont pas remplies, il est évident que nos ambitions doivent être plus modestes.

E.T. : Je le dirais en anthropologue. Les nations européennes sont très différentes, et elles sont même en train de diverger. L’Europe latine n’existe d’ailleurs pas plus que l’Europe globale. La famille italienne, ou espagnole, produit aussi peu d’enfants que la famille allemande, au contraire de ce qui se passe en France où la fécondité est raisonnable.

Qui serait capable de remobiliser autour d’un tel programme collectif ?

F.L. : Evidemment pas la droite, dont les résidus de pensée de la souveraineté ont été écrasés par sa vocation à servir les puissants du capital mondialisé. Evidemment pas la chose que, par un abus de langage caractérisé, on appelle la «gauche», je veux dire le Parti «socialiste»… dont le néolibéralisme est plus forcené encore. Il faudra bien se résoudre un jour à constater qu’il n’y a plus aucun titre auquel apparenter le PS à la gauche. La formidable continuité de la politique économique après Sarkozy en témoigne assez. Europe, TSCG, non-réforme bancaire, rapport Gallois : dans le meilleur des cas, c’est pareil, et le plus souvent, c’est pis.

Je plaide pour une conversion du regard et une rectification des mots qui priveraient enfin le PS de ses prétentions fallacieuses à se dire de gauche, et à le voir comme ce qu’il est : la fraction modérée de la droite. Plus exactement, je dirais que le PS, c’est la droite complexée. Des fausses alternances entre droite décomplexée et droite complexée, c’est le FN, bien sûr, qui tire tous les profits. Sauf si une vraie gauche parvenait à se faire entendre.

Emmanuel Todd : Je partage ces points de vue. En ajoutant cependant que je ne perçois pas le Parti de gauche comme tellement plus à gauche que le PS. Mélenchon n’a pas de programme économique, il amuse les journalistes et ne convainc pas les électeurs. La priorité pour la gauche française, c’est de construire un discours fort sur la nation, de réinventer une vision de gauche de la nation qui balaye la nation ratatinée du FN.

Nous devons comprendre ce que l’Europe est devenue pour les politiques et pourquoi ils n’osent pas sortir de l’euro. L’Europe leur permet de fuir leurs responsabilités, de ne pas gouverner. Un exemple : les hommes politiques français n’ont aucune envie de gérer les crises de change qui vont avec la liberté monétaire. Dévaluer de temps en temps, pourtant dans l’intérêt de la nation, était vécu à chaque fois comme une défaite. Ruse de l’histoire : la crise de change a été remplacée par les crises de l’euro, aboutissant à des bouffonneries comme le contrôle des changes et le pillage de l’épargne à Chypre. L’Europe est devenue une machine à déresponsabiliser les politiques. La liberté de la nation les obligerait à gouverner, à travailler : comprendre la monnaie, définir une politique industrielle, des protections tarifaires…

Il revient aux intellectuels de construire un projet politique, indépendamment des politiques, je dirais même contre les politiques. Nous ne devons plus les conseiller, nous devons les juger. Nous devons surtout proposer à la nation, en nous concertant entre nous, un nouveau paradigme historique et économique. Les intellectuels vont devoir parler au peuple directement.

F.L : A part nos questions de fond, c’est probablement là où j’ai un point de différence avec Emmanuel Todd. J’ai toujours eu de grandes réserves vis-à-vis de l’idée du pouvoir des intellectuels. Je crois d’abord qu’ils en ont infiniment moins qu’ils imaginent. C’est une illusion propre aux intellectuels d’imaginer que les idées, ou plutôt leurs idées, vont changer la face du monde. Ca n’est évidemment pas que les idées ne jouent aucun rôle dans l’histoire ! Mais, comme disait Marx, la théorie ne devient une arme que si elle s’empare des masses.

Formulation que je modifierais d’ailleurs pour dire “… que si les masses s’en emparent”. Pour en faire ce qu’elles veulent ! Je ne crois pas que les intellectuels puissent revendiquer un magistère politique, et je me méfie des révolutions sous la conduite des intellectuels — en vérité il n’y en a pas, et c’est tant mieux. C’est le peuple, ou comme dit Spinoza, la multitude, qui est le sujet de l’histoire, et qui se moque bien de recevoir ses directives des intellectuels. Que les intellectuels cependant prennent la parole et contribuent, à leur place propre, au grand travail que fait sur soi la communauté politique, ça me paraît la moindre des choses

Ne craignez vous pas que ces projets de sortie de l’euro ne vous conduisent à être taxés de “repli national” ?

F.L. : Avez-vous lu l’Etat commercial fermé, de Fichte ? Au début du XVIIIe siècle, ce philosophe invite les Allemands à être autosuffisants économiquement : on ferme tout. Evidemment, la chose ne serait plus ni possible ni souhaitable maintenant. Mais l’intérêt de le lire, c’est de voir que sa position strictement autarcique en économie ne s’accompagne pas moins du désir de la plus grande ouverture internationale sous tous les autres rapports : circulation des intellectuels, des artistes, des étudiants, des voyageurs de toutes sortes.

Pour tout ça, oui, libre circulation maximale ! C’est une lecture qui, en creux, en dit long sur l’état présent de colonisation de nos esprits par l’économicisme. Autant les internationalistes que les européistes n’envisagent plus «les échanges» qu’à travers la circulation des conteneurs et des capitaux, et ils sont incapables de penser un régime d’échanges internationaux qui se déploie dans un autre plan. Si on arrête un conteneur aux frontières ou qu’on met un contrôle des capitaux, c’est donc l’ abomination obsidionale. Voilà leur unique critère pour juger de l’internationalisme.

E.T. : Le véritable internationalisme aujourd’hui, ce serait d’accepter l’existence de toutes les nations et d’assurer leur égalité dans un système européen et mondial équilibré. Mais l’Europe a changé de nature. C’était un beau projet : des nations libres et égales acceptant le lepadership franco-allemand. La concurrence généralisée du libre-échange en a fait le champ d’un affrontement silencieux mais féroce entre nations. L’euro a fait muter le continent en un système de domination hiérarchique, avec ses inférieurs grecs, portugais, espagnols ou italiens, et un hegemon allemand.

Face à cette mutation, la France, sans en être consciente, se déshonore. Les européistes au pouvoir dénoncent la germanophobie de ceux qui décrivent la réalité. Ils se présentent comme de bons universalistes en défendant la fiction du couple franco-allemand. La vérité est que, sans la complaisance de la France, dans sa posture de brillant second qui cherche à passer à travers les gouttes, l’Allemagne ne pourrait pas imposer aux pays faibles du Sud des politiques de destruction de l’Etat social et de la démocratie. Le Parti socialiste au pouvoir devrait avoir honte.

© Marianne

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160 réponses à [Débat Todd / Lordon] “Le Parti socialiste au pouvoir devrait avoir honte”

  1. Patrick Luder Le 09 juillet 2013 à 04h03
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    Oui, le parti socialiste au pouvoir devrait avoir honte
    => et il devrait juger ses représentants !
    L’impunité des dirigeants est problématique,
    dés lors qu’ils prennent des décisions par eux-même.
    La politique Européanisée est devenue anti-démocratique,
    une vrai démocratie fait passer ses choix par des votations populaires,
    la pseudo démocratie par les élections et un détournement de fondements de l’humanité.

    Reconnaître une erreur c’est déjà bien,
    mais chercher à la corriger, ce serait beaucoup mieux …


  2. cording Le 09 juillet 2013 à 06h30
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    Le parti “socialiste” est [censuré] vendus à l’idée de l’Europe à tout prix et pour cela ils feront tout et n’importe quoi c’est-à-dire la pire des politique comme les “socialistes” grecs du Pasok. Comme le dit Lordon c’est une droite “complexée”!


    • step Le 09 juillet 2013 à 11h14
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      et finiront à 8% d’intentions de vote, comme le dit pasok. J’avais pointé cette suite prévisible il y a deux ans. Visiblement le déterminisme de la classe politique est garanti !


    • erde Le 09 juillet 2013 à 11h28
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      “Le parti “socialiste” est vendus à l’idée de l’Europe à tout prix”

      Qui en doute encore, et il n’y a pas de qualificatif suffisamment injurieux à l’égard des Solfériniens.

      C’est pourtant eux que Todd défendait en 2012. Ce grand “ego” incapable de reconnaître ses erreurs préférant jeter l’opprobre sur le FDG en désinformant ses lecteurs, car de programme économique s’il en est un qui tient la route c’est bien celui élaboré entre autre par Généreux .Il n’y a pas que Mélenchon au FDG !

      “Alerte : la France sabote la taxation des transactions financières !” Etonnant ??? même pas !!!

      Voir l’article ci dessous :

      http://blogs.mediapart.fr/blog/attac-france/080713/alerte-la-france-sabote-la-taxation-des-transactions-financieres


      • guillaume Le 09 juillet 2013 à 15h09
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        “Ce grand “ego” incapable de reconnaître ses erreurs”

        Le hollandisme révolutionnaire était une belle connerie, mais il le reconnait quant même:

        “peut-on prendre au sérieux quelqu’un qui a pris Hollande au sérieux ?” dans une interview intéressante:

        http://www.marianne.net/Goodbye-Hollande%C2%A0_a228622.html


  3. Yann Le 09 juillet 2013 à 06h35
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    “la crise de change a été remplacée par les crises de l’euro, aboutissant à des bouffonneries comme le contrôle des changes et le pillage de l’épargne à Chypre. L’Europe est devenue une machine à déresponsabiliser les politiques. La liberté de la nation les obligerait à gouverner, à travailler : comprendre la monnaie, définir une politique industrielle, des protections tarifaires…”
    voici pour moi une des clefs du problème, la déresponsabilisation du politique derrière le paravent de l’euro. grâce à ce système on peut avoir des ministres comme Baroin ou Moscovici qui ne comprennent rien à l’économie. ils sont juste là “pour sauter sur leur chaise comme un cabri en criant l’EURO, l’EURO”.


  4. Neo Le 09 juillet 2013 à 07h40
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    donnons suite à la proposition de Lordon, rectifions les mots et efforçons nous à utiliser les termes “droite complexée” pour désigner le parti socialiste.


    • step Le 09 juillet 2013 à 11h16
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      droite décomplexée. La seule différence entre droite et gauche est un libéralisme de moeurs. Sur l’aspect économique le PS profite des coudées syndicales plus franches pour être encore plus à la disposition de ses marionettistes.


  5. bertrand Le 09 juillet 2013 à 07h56
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    Mr TODD à l’ELYSEE………faites un coup d’état !


    • bertrand Le 09 juillet 2013 à 08h13
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      Je suis sérieux , tous les penseurs philosophes économistes devraient se grouper et prendre le pouvoir de décision à la place des fantoches actuels qui n’y connaissent rien et ne sont que des représentants syndicaux avec un budget d’élection.
      C’est l’heure de prendre le pouvoir de l’intelligence…les français attendent…..sinon c’est la misère.
      Indignés prenez le pouvoir……ne le donnez pas.
      Faites vous violence….l’urgence est là et inventez un monde nouveau……….seuls des penseurs peuvent modifier la société , ils auront l’assentiment de la population.
      Cessez de dénoncer…..AGISSEZ.


      • chris06 Le 09 juillet 2013 à 10h22
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        faites un coup d’état !… C’est l’heure de prendre le pouvoir de l’intelligence…les français attendent

        comment comptez vous prendre le pouvoir? Par la force sans doute puisque vous parlez d’un coup d’Etat. Avec l’armée, comme en Egypte?
        Et pourquoi pas par les urnes, ah mais vous savez bien qu’ils en sont incapables mais les français attendent dites vous, eh hop la dissonance cognitive ne vous effraie pas… de quels français parlez vous, des 56% qui ont voté pour Sarko et Hollande au premier tour, ils vont être d’accord avec votre coup d’Etat sans broncher bien sûr. Tous ceux qui ont des privilèges, petits et grands et qui ne veulent pas risquer de les perdre.

        C’est ni plus ni moins que la guerre civile que vous proposez.

        Agissez dites vous, et en lettre majuscules pour que ça ait plus de poids, et bien allez y, ne vous gênez pas, par quoi allez vous commencer?

        Paroles, paroles et encore un qui prend ses désirs pour des réalités.


        • raloul Le 09 juillet 2013 à 11h25
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          Bonjour!

          Je vais m’exprimer sans gêne ni autocensure, ce que je fais rarement, désolé d’avance pour la rudesse de certains de mes propos.

          Vous parlez de “dissonance cognitive”, en rapport avec les 56% d’électeurs qui ont voté UMPS.

          Alors j’aimerais vous signaler que le traitement médiatique des candidats non-UMPS lors de la dernière élection est tout simplement scandaleux, infâme, une honte et un grand moment de rigolade (si on souhaite rester positif…) pour n’importe quel observateur hors de France. Le problème avec ce genre de manipulation médiatique à grande échelle est que ça marche redoutablement bien (qu’auraient été les fascismes du XXème avec la télévision?). C’est une tragédie, mais il est facile de faire faire n’importe quoi en terme d’éléction (comme dans d’autres domaines) à une population lobotomisée. Vous pensez que j’exagère? Lisez “TV-Lobotomie”, de Michel Desmurgets, c’est-à-dire une approche scientifique de la télévision, et vous comprendrez en partie ce que j’avance.

          Oui c’est une propagande à très large échelle, une forme de contrôle de l’opinion, des moyens d’un “totalitarisme tranquille”. Et nous sommes tellement dedans que nous ne réalisons même plus. Vous pouvez me traiter de complotiste – ou pire -, mais il n’y a aucun complot là-dedans, juste une forte collusion d’intérêts, de nature analogue à celle décrite par Perkins dans ses “confessions d’un assassin financier”.

          Oui, les Français sont incapables de reprendre le pouvoir par les urnes, mais pas pour les raisons que vous évoquez. Le système est bien en place pour que rien ne change. Et hop! une pseudo-alternance de façade pour conserver l’illusion de démocratie. Une petite éléction de temps en temps entre deux candiats présentés avec une insistance et un réseau digne de Big brother comme les seuls crédibles, les seuls capables d’accéder au deuxième tour. Et ça marche! Pas un mot sur l’influence des médias, ou si peu, et pour bien sûr conclure que leur pouvoir est minime (ce qui contredit la vérité scientifique sur la question, mais à quoi bon la rationnalité de nos jours…), ou que le traitement entre les candidats est “équitable” (ce qui fait hurler de rire les spécialistes de la comm’), blabla etc….

          Mais surtout jamais une votation sur un sujet important! Et quand un référendum donne le mauvais résultat, hop! on s’en fout et on le “bypass”… Non mais franchement, y-a-t-il un seul politicien français qui ose se regarder dans la glace le matin en se disant qu’il oeuvre de tout son coeur au bien commun? Honnêtement (pour autant que ce mot puisse encore être accolé à “politicien”)?

          Alors oui, s’il faut en venir à la violence physique, aussi regrettable que ça puisse être, peut-être que la minorité nécessaire à ce dernier recours y est prête en France, je ne sais pas. Restent les questions du timing et des moyens pratiques. Quant au rôle de l’armée, je pense que c’est difficilement comparable avec le cas de l’Egypte.

          Par ailleurs, je ne suis pas sûr qu’une majorité de citoyens refuserait ACTIVEMENT un coup d’état, au vu de la léthargie politique dans laquelle ils baignent. Une majorité de citoyens subirait ça comme un mauvais moment à passer, et puis s’accoutumerait rapidement à la nouvelle situation. Ce n’est que mon avis, tout à fait discutable.
          En tout cas, s’il faut attendre qu’une majorité de gens se mobilisent vraiment, il n’y aura jamais de coup d’état… nous sommes au moins d’accord là-dessus…


          • chris06 Le 09 juillet 2013 à 14h08
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            @Raloul,

            merci de votre réponse mais je pense que vous ne vous rendez pas bien compte des rapports de force en présence.

            Ceux que j’appelle les “privilégiés”, c’est à dire qui tirent un avantage, petit ou grand, du système en place et ne sont pas prêt à le risquer pour une utopie, sont non seulement plus nombreux que les exclus du système qui se disent que toute utopie vaudra mieux que le système en place, mais aussi ils contrôlent le pouvoir politique, médiatique, l’armée, la police.

            S’il n’y a pas encore eu de coup d’Etat en Grèce ou en Espagne, où les exclus du système, les indignés, sont bien plus nombreux, actifs et organisés qu’ils ne le sont en France, c’est bien pour une raison, non?

            C’est une question de masse critique, en dessous d’un premier seuil ça nous donne une petite révolte. Par exemple comme en France lors des manifestations sous Sarkozy contre la réforme des retraites. Dès qu’ils ont commencé à vouloir bloquer les raffineries, c’est à dire toucher là où ça fait vraiment mal au confort de vie dont jouissent les privilégiés, l’Etat, soutenu par la grande majorité des français, a dit non.

            Ou au Royaume Uni, quand les jeunes des banlieues défavorisées ont déferlé sur Londres et commencé à casser et à gêner le confort des privilégiés, la même chose, les anglais ont dit : “pas de ça chez nous”, enfin c’est ce qui a été rapporté dans les médias puisque ce sont ces mêmes privilégiés du système qui les contrôlent.

            Ensuite il y a un deuxième niveau de masse critique au delà duquel la petite révolte se transforme en insurrection, comme il y a eu en Grèce par exemple, mais qui ne peut grandir et parvenir à renverser le pouvoir en place que si elle a le soutien d’une large partie de la population.

            Si la situation économique et politique ainsi que les atteintes aux libertés fondamentales devaient continuer à se détériorer pendant de nombreuses années, alors il est possible que ces seuils critiques soient atteint et qu’il y ait une inversion des rapports de force mais dans ce processus il y a presque automatiquement l’épisode guerres civiles à répétition voir guerres tout court car les privilégiés du système contrôlent les forces de l’ordre.

            Vous pensez bien que le pouvoir en place a conscience de ces risques et mettra tout en place pour qu’il y ait suffisamment de pain et de cirque pour éviter d’en arriver là.

            Dans dix ou vingt ans ça sera peut être différent, je ne suis pas devin, mais je vous garantie que le pouvoir en place a les moyens de faire durer le plaisir et faire durer le système beaucoup plus longtemps que vous n’imaginez.

            Si vraiment nous sommes entrain de vivre une période pré-révolutionnaire, c’est une possibilité mais c’est très incertain, celle ci va durer des décennies et représenter une discontinuité historique d’une ampleur formidable, c’est à dire un chaos, une misère et nombre de morts comme il n’y en a jamais eu dans l’histoire.


          • raloul Le 09 juillet 2013 à 16h43
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            Bonjour!

            Merci pour votre réponse nuancée. C’est vrai que les rapports de forces sont complexes, et vous avez raison de souligner la peur – savamment enracinée chez les braves citoyens – d’une révolte dans laquelle on les dresse à ne voir que les pertes éventuelles, et aucun avantage certain.

            Oui, le pouvoir ira jusqu’au bout du “panem et circenses”, mais il me semble justement qu’en Grèce, par exemple, les limites sont bien plus proches d’être atteintes que ce que vous laissez entendre; et que le seul et ultime rempart contre une prise d’assaut directe du parlement a été dûe à plusieurs reprises aux bons et loyaux services des forces de l’ordre, gentillement épaulées par Blackwater&co… Voilà une “raison” tout à fait concrète et sans appel.
            Je pense que dans ces cas, les insurgés avaient le soutien d’une majorité de la population, mais en face il y a un appareil répressif que nous nous refusons d’analyser lucidement, car la vérité du pouvoir dictatorial et impérialiste de l’UE nous blesse les yeux. Je sais, j’écris des trucs interdits, navré.

            Par contre, je ne sais pas si vous mesurez à quel point cet équilibre est fragile, et dans quelle mesure une population dont un tiers des membres est au chômage (un peu moins de deux tiers des jeunes, de surcroît) peut être prête au “tout pour le tout”. Ceci dit, en Grèce les forces de l’ordre les plus enclines à prendre le parti des insurgés sont plutôt tendance “aube dorée”, ce qui promet un coup d’état tout à fait différent que ce qu’on imagine a priori…

            Et je pense que si un tel basculement a lieu dans un pays d’Europe du Sud, il est illusoire de croire que les voisins vont rester les bras ballants…

            C’est face à ce constat que j’espère que certains dirigeants politiques auront la lucidité de nous éviter les abominations que vous avez évoquées (chaos, misère, etc..). Il y a des réponses et des solutions, manquent juste les personnalités capables de porter un authentique “changement, maintenant” 🙂 (salutations à Orwell au passage…)

            En France comme ailleurs. Il reste du temps, pas énorme, mais suffisant pour faire les réformes avec ordre et intelligence. Ce qui est authentiquement “utopique”, c’est de croire qu’on va pouvoir continuer sur les même rails pendant un demi-siècle…

            La peur est très mauvaise conseillère. Puissions nous ne pas la laisser guider nos actes!


          • chris06 Le 09 juillet 2013 à 19h31
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            @Raloul,

            oui, les limites en Grèce et en Europe du Sud sont proches d’être atteintes mais c’est bien pour cela que la situation ne va plus se détériorer dans ces pays.

            La peur est peut être mauvaise conseillère mais c’est une force très puissante, le cerveau humain est ainsi fait qu’il sur-estime beaucoup plus les risques à court terme que ceux à long terme.

            M’enfin vous pouvez toujours mettre votre espoir dans une révolution qui ne saurait tarder mais à mon avis vous risquez d’être déçu, surtout en France!

            Quand aux réponses et aux solutions je pense qu’il n’en existe pas qui ne soient pas douloureuses…

            C’est comme faire croire à un addicte qu’il va pouvoir se sortir de son addiction sans douleur.


          • olivier m Le 10 juillet 2013 à 00h39
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            La révolution, elle viendra à cause de la robotisation. Les robots ne gagnant pas d’argent, plus personne ne sera là pour consommer ou prêter de l’argent aux chômeurs pour consommer.

            http://fr.akihabaranews.com/135758/robot/les-robots-japonais-yaskawa-motoman-ouvre-une-succursale-en-chine-une-secousse-dans-le-marche-du-travail

            On a fait l’autruche devant les bulles de l’immobilier, on continue de plus belle avec la robotisation. Croire que demain les robots ne se reproduiront pas est aussi idiot que de croire qu’une économie peut remplacer l’industrie par les services.

            Ce n’est pas une meilleure répartition des profits qu’il faut, c’est un changement radical de modèle, car la décroissance de la consommation est devant nous.


          • chris06 Le 10 juillet 2013 à 00h59
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            @Olivier m,

            La révolution, elle viendra à cause de la robotisation. Les robots ne gagnant pas d’argent, plus personne ne sera là pour consommer ou prêter de l’argent aux chômeurs pour consommer.

            c’est comme dire que la mécanisation de l’agriculture, qui a fait passer en 150 ans la population de paysans de 80% à moins de 5% en France a causé une révolution parce qu’il n’y avait plus personne pour consommer les denrées agricoles.

            Les tracteurs et autres moissonneuses batteuses ne gagnent pas non plus d’argent donc si on poursuit votre raisonnement on aurait du avoir la même conclusion.

            Quand l’ensemble des tâches répétitives qui peuvent être robotisées l’auront été, les humains pourront consacrer plus de temps à des tâches qui nécessitent plus d’ingéniosité, mieux éduquer leurs enfants ou s’occuper des personnes dépendantes par exemple.


          • olivier m Le 10 juillet 2013 à 01h28
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            @Chris

            Seriez-vous en train de dire que l’automobile n’a pas diminué le nombre de chevaux de trait?

            Seriez-vous également en train de dire que chacun de nous pourrait être médecin chercheur, prof ou infirmière?

            Dans un système encourageant toujours plus de captation des profits et des gains de productivité par une petite élite, je doute fort que la robotisation nous permette tous de devenir PDG ou actionnaire et de passer nos après-midi au golf! Je mise plutôt sur un nouveau Tian An Men lorsque Foxconn aura licencié son million d’employé.

            Désolé mais je ne crois plus depuis longtemps au père noël, les bienfaits de la mondialisation sont passés par là. 😉


        • grub Le 09 juillet 2013 à 14h05
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          56% en comptant les abstentionnistes et les votes blancs ?


          • chris06 Le 09 juillet 2013 à 14h35
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            56% des suffrages exprimés mais si on y ajoute les 9% de Bayrou qui se trouve au centre de l’axe UMP/PS et ne sont pas pour un changement de système, ça nous donne 65% de 80% de la population en âge de voter c’est à dire 52% de la population.

            Quand aux 20% de la population qui n’ont pas voté, vous ne pouvez pas savoir quelles sont les raisons qui les ont porté à faire ce choix, une partie ne se sentent pas forcément des exclus du système donc dans tous les cas il y a une nette majorité de français (52% + x% de 20%) qui veulent faire durer le système et doivent donc estimer en tirer un avantage qu’ils ne sont pas prêts à perdre pour une utopie.


          • grub Le 09 juillet 2013 à 15h36
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            J’ai calculé et sans arrondir, on obtient 55.81% et 64.94% en comptant Bayrou.
            Si on base le calcul du pourcentage en comptant à la fois les abstentionnistes et les votes blancs, on obtient 43.50% des inscrits et 50.62% en comptant Bayrou donc quand même moins impressionnant.

            Ensuite je ne suis pas du tout d’accord avec votre analyse. Je pense qu’il y a beaucoup de gens et j’en connais beaucoup personnellement qui ont voté PS juste pour éviter le FN au second tour.
            Beaucoup votent aussi par devoir, en hommage à ceux qui se sont battus pour acquérir ce droit et comme le vote blanc n’est pas comptabilisé et qu’ils ne se retrouvent pas dans les extrêmes cela donne cette espèce de consensus mou trompeur.

            La démocratie représentative a vécu car elle ne représente plus rien.
            Ce n’est plus qu’un défilé de mode ou un spectacle de danse du ventre.

            Si par exemple, vous proposez que les votes blancs soient représentés par des citoyens tirés au hasard, je pense que le nombre de votes blancs exploseraient.

            Enfin bref, tout ça pour dire que si la démocratie et la constitution ne sont pas repensaient, rien ne changera.


          • chris06 Le 09 juillet 2013 à 16h21
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            il y a de nombreuses manières de repenser la constitution et la démocratie et je ne vois pas par quel processus on va arriver à mettre tout le monde d’accord.


            • Incognitototo Le 09 juillet 2013 à 18h09
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              @ Chris06,

              Je te le confirme aucun processus ne pourra mettre tout le monde d’accord… Par contre, que nous ayons une AN qui soit quelque peu plus représentative des forces en présence et des aspirations des citoyens, sans paralyser la gouvernance, c’est tout à fait possible : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-3979135.html ; et peut-être même que ça redonnerait envie aux gens de voter…


          • grub Le 09 juillet 2013 à 17h21
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            Le processus ne peut être démocratique puisque la démocratie est représentative et que ses représentants en profitent.
            Ne reste plus que la rue avec tous les débordements et les risques que cela comportent.
            Et comme la plupart des gens sont insérés dans le système, qu’ils mangent à leur faim et ont des loisirs, ils ne prendront pas ce risque.
            Seul l’avidité des plus riches en précipitant de plus en plus de gens dans la pauvreté pourra permettre ce sursaut salvateur.
            Si la troïka et en particulier, l’Allemagne et la France, ne pesait pas de tout son poids, je pense qu’il y a un moment que la Grèce serait en révolution.
            A voir comment cela se passera quand le même niveau de pauvreté et de sacrifices atteindra un grand pays comme la France.


          • chris06 Le 09 juillet 2013 à 19h38
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            @grub,

            Et comme la plupart des gens sont insérés dans le système, qu’ils mangent à leur faim et ont des loisirs, ils ne prendront pas ce risque.

            c’est bien ma lecture de la situation c’est pour cela qu’à mon avis on est encore loin de vivre une période pré-révolutionnaire!

            Tout est une question de vitesse de détérioration.


          • chris06 Le 09 juillet 2013 à 19h41
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            @Incognitoto,

            il n’y a pas que le “que faire?” qui compte, mais aussi et surtout le “comment faire?”…


            • Incognitototo Le 09 juillet 2013 à 21h21
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              @ Chris06,

              C’est “l’œuf ou la poule” ton histoire… À moins que tu n’attendes un homme ou une femme providentielle en capacité de manipuler suffisamment les foules pour créer une nouvelle majorité, la première marche d’un changement, c’est quand même “que faire”.
              Mes avis que s’il y a avait déjà une majorité de gens d’accord sur le “que faire”, le “comment faire” ne se poserait même pas…
              D’ailleurs y a qu’à voir les expressions de ce blog, tout le monde est à peu près d’accord pour constater que ça ne va pas et qu’il y en a marre, mais personne n’est d’accord sur quoi faire pour que ça change… Tu serais bien avancé, si tu avais les clefs magiques pour prendre le pouvoir, si une fois arrivé tu te rendais compte que personne n’est d’accord avec ce que tu veux faire 😉

              Ne mettons pas la charrue avant les bœufs ; c’est moins “drôle” et plus fastidieux, mais c’est mieux…


          • chris06 Le 09 juillet 2013 à 23h27
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            @Incognitoto,

            mais personne n’est d’accord sur quoi faire pour que ça change…

            déhà au moins tu es lucide avec cette remarque, c’est tout à ton honneur. C’est pas comme ceux qui croient que le souverainisme de gauche à la Lordon, Todd, Sapir est la seule expression possible de la démocratie.

            Déjà c’est pas très démocratique de la part de Lordon de dire cela, c’est très présomptueux.

            Ensuite, j’insiste sur le fait que justement, comment faire pour parvenir à ce que de ce magma d’idées contradictoires se cristalise un “que faire” cohérent c’est bien une question fondamentale.

            Si c’est bien une question de démocratie, de processus et d’organisation pour qu’émerge un véritable programme politique et économique de ce magma hétérodoxe je m’excuse de ne pas être d’accord avec toi mais le comment faire vient avant le que faire.


            • Incognitototo Le 10 juillet 2013 à 01h04
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              @ Chris06,

              Ha… fallait préciser, que c’était sur le « comment faire pour parvenir à ce que de ce magma d’idées contradictoires se cristallise (en) un “que faire” cohérent » que portait ton interrogation… Donc, une question portant sur la rhétorique qui permettrait d’agréger les énergies dans une stratégie commune…

              Je vais te dire, d’après mon expérience, on peut pas… J’ai très souvent essayé de mener des discussions au fond avec plein de leaders d’opinion (même avec Lordon qui refuse en plus très facilement les débats du haut de son soi-disant savoir), mais il y a des points de blocage (qui sont de l’ordre des phénomènes de “croyances” individuelles) apparemment indépassables et inamovibles… Autant, je peux assez facilement partager certaines analyses (tout en les considérant souvent comme partielle et parcellaire, ou uniquement vraie dans le contexte énoncé), autant le plus souvent quand je vois les propositions qui s’en suivent, je reste trop souvent atterré par le niveau zéro de “logique” qui en est sorti…

              Même sur des débats, où on est sur du “dur” (c’est à dire, qu’on peut étayer par les expériences passées), il y aura toujours un moment, où les “croyances” des uns et des autres reprendront le dessus… et le déni de la réalité (y inclus historique) également (très présent, comme tu as pu le constater, notamment dans les “débats monétaires”)…

              Je suis donc d’accord avec toi, on peut être assez facilement d’accord pour que tout le monde soit riche, heureux et en bonne santé ; et totalement en désaccord sur comment on fait pour y arriver… et c’est bien pour cela que contrairement à de nombreux blogs d’analyses, j’ai axé le mien sur des propositions de solutions concrètes à discuter, c’est-à-dire applicables ici et maintenant (et pas en attendant que tout le monde soit d’accord ou que les autres changent avant nous)…
              Ou autrement dit, c’est assez facile de se mettre d’accord sur la nécessité de construire un pont au-dessus d’un ravin parce que ça faciliterait la vie de tous les gens qui vivent de chaque côté, mais c’est un peu plus compliqué pour tout le monde de faire le dessin du pont, et ça devient très difficile, quand on doit trouver les financements, ainsi que calculer les points de charges, les résistances et dire ce qu’il faut faire pour que ce pont tienne, soit utilisable et joli en plus. Personnellement, il n’y a que toutes les composantes de la dernière partie qui m’intéressent vraiment… et je te le reconfirme, malheureusement, c’est précisément là-dessus que personne n’arrive à fédérer personne…

              Donc, il n’y a qu’une seule solution (en plus, ça nous occupe) argumenter, argumenter… il en restera bien quelque chose quelque part…


        • bertrand Le 09 juillet 2013 à 15h09
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          Messieurs il faut sortir de vos schémas les uns contre les autres.
          Ce qui doit être publié , développé , avec publicité c’est la force de l’intelligence.
          C’est faire comprendre ce qui doit être fait , pas monter les gens entre eux, leur faire comprendre qu’aucune autre issue que l’intelligence d’un nouveau monde peut éviter le chaos.
          Les représentants de l’intelligence économique doivent sortir de leur confort et prendre parole , écrits , publicités dans des meetings , des places publiques , au cinéma , à la télé , au théatre , partout s’insinuer.
          Monter démontrer que les partis politiques c’est du passé.
          La révolution du savoir pas de l’opposition des peuples.


          • chris06 Le 09 juillet 2013 à 15h29
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            c’est qui qui décide qui sont les “représentants de l’intelligence économique”? Vous?

            Selon quels critères quelqu’un est il digne d’y figurer?


  6. Christophe Vieren Le 09 juillet 2013 à 08h11
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    Tout ceci n’est pas rassurant car nous ne voyons pas surgir d’alternative politique humaniste à l’UMPS ! La critique de E. Todd à l’égard du FdG (plus précisément de Mélenchon) est forte (pas de programme économique). Dans un pays de 63 millions d’habitant, y a pas moyen de trouver une poignée de personnes sincère pour s’unir et effacer leurs ego. La personnalisation des élections présidentielles est-elle devenue la clé de voute de la sortie vers le haut ? Nous faut-il attendre un homme providentiel au service du peuple, un DeGaulle ou un Mandela ! En fait-on encore des gens comme cela ? J’ai l’impression que non.


    • JPS1827 Le 09 juillet 2013 à 08h29
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      Bien sûr qu’il y en a, mais ils n’ont pratiquement aucune chance d’atteindre une véritable visibilité politique.


      • chris06 Le 09 juillet 2013 à 11h24
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        oui et pour quelles raisons selon vous?

        Tant qu’on aura pas compris le fait que la France est un pays où il y a une majorité de privilégiés, petits ou grands, qui ne veulent surtout pas risquer de perdre leurs privilèges au bénéfice d’une minorité d’exclus et d’indignés, on ne saisira pas la réalité de ce pays.

        @Christophe,

        c’est pas un homme providentiel et une poignée de personnes qu’il faudra pour convaincre une majorité de français de se mobiliser pour une véritable alternative politique et vaincre le conservatisme des idées, c’est la situation et une inversion des rapports de force qui crée l’homme providentiel et pas l’inverse.


        • Malik Le 09 juillet 2013 à 13h06
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          Exactement !
          Il faudra bien comprendre que ce qui as tué ce pays, ce sont ses privilégiés qu’ils soient tout en haut, au milieu ou tout en bas de l’échelle sociale et économique de ce pays.
          Il y a tant de privilégiés ayant bénéficié d’argent et de pouvoir indus, que ce pays va droit à une bonne remise à zéro… plutôt mérité d’ailleurs (encore que je reste persuadé que beaucoup arriveront à tirer leur épingle du jeu). Les Todd et Lordon bien que brillant oublient que la chose la plus importante est comment éviter qu’une élite dicte sa loi au reste, surtout dans leur vision socialiste d’un monde meilleur…


        • Amsterdammer Le 09 juillet 2013 à 22h45
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          Oui, ce pays est au fond perclus de conservatismeS, et désespérant de ce fait.
          Jusqu’à ce que ça craque.

          Ce n’est pas pour rien que ce pays cumule une telle succession de révolutions et contre-révolutions, quand les Anglais affichent un régime singulier, aux formes héritées du Moyen-Age mais dont le contenu a su continuellement s’adapter et évoluer.
          En France, les privilégiés de toutes sortes bloquent les évolutions, jusqu’à un point où les barrières cèdent.


          • chris06 Le 09 juillet 2013 à 23h43
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            oui et c’est bien pour cela que c’est l’architecture politique et économique anglo-saxone qui domine la planète et pas la française. L’une est évolutive, l’autre révolutionnaire, c’est à dire qui attend trop tard pour s’adapter.


    • olivier m Le 10 juillet 2013 à 00h11
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      On a des hommes providentiels, comme Martin Hirsch par exemple. http://toumenerve-quint.blogspot.fr/2012/12/institut-du-service-civique-masterchef.html
      Mais encore faudrait-il les élire si jamais ils étaient assez fous pour se présenter…

      Je pense qu’il faudrait déjà qu’on arrête de croire au père noël.
      D’un côté on critique les américains pour les subprimes, et en même temps on trouve normal en france d’avoir fait une plus-value immobilière, tant bien même on sait qu’on a surfé sur une bulle qui commence à se dégonfler.
      Et on oublie que toutes ces bulles de dollars fictifs ont boosté l’économie mondiale, ce dont nous avons tous profité, que ce soit, au choix, via des plus-values, des emplois, des hausses de pouvoir d’achat, des aides, de l’assistanat, tous basés en partie sur du vent.

      Dans le pays de Descartes, on pourrait espérer que nous soyons assez lucides pour reconnaître que nous sommes tous coupables; certes pas à un même degré, mais tous aveuglés par l’envie d’Avoir et d’Epargner. Nous devons donc accepter que le dégonflement des bulles impactera notre épargne et nos futurs avoir.

      Seuls les journalistes peuvent nous montrer nos contradictions. Sans un minimum de bon-sens, de réalisme, de pragmatisme chez les électeurs, même l’homme providentiel ne pourra rien contre l’attraction des cadeaux piégés des pères noël.


  7. France41 Le 09 juillet 2013 à 08h28
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    Bonjour,

    Discours habituel:c’est la faute des allemands.Mais les allemands ne sont forts que parce que nous sommes faibles

    Alors pourquoi sommes-nous faibles?.La question ne sera pas posée parce que cela mettrait en question la société française toute entiére, et particulièrement les élites formatées qu’elles soient de droite ou de gauche.

    Donc les allemands font de magnifiques boucs émissaires d’autant que la France profonde en a toujours eu peur.

    La lecture de certains commentaires montre que cette recherche de boucs émissaires se détourne maintenant sur des français.A quand l’idée d’une cinquiéme colonne?.

    Quittons l’euro mais cela ne suffira pas à résoudre les problèmes qui s’accumulent depuis la fin des trente glorieuses.


    • casper Le 09 juillet 2013 à 08h54
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      Ne vous arrêtez pas en si bon chemin, nous sommes toute ouïe: pourquoi sommes nous faibles ?


    • Fabrice Le 09 juillet 2013 à 09h50
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      Tout à fait d’accord avec vous les responsables français sont les spécialistes de cette tactique du bouc émissaire, jamais ils n’accepteront leur part de responsabilité et se défausse sur d’autres leur propre faiblesse.

      Nous pourrions parler à d’égal à égal, mais non on préfère se victimiser, ce qui m’inquiète depuis longtemps c’est que si le pire advenait (ou quand il adviendra) ce serait ces pitoyables qui seront à la barre, aucun, des extrêmes ou pas, ne sera à la hauteur car formaté sur le même moule issu des années 70 incapables d’innover et de vivre avec l’évolution de leur temps, triste perspective 🙁


      • Rycochet Le 10 juillet 2013 à 12h07
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        Où voyez- vous une tactique de ” bouc emissaire” chez nos responsables? Au contraire, ils ne cessent de nous présenter l’Allemagne comme exemple. Dois-je vous rappeler l’hommage hollandien à Schroeder?
        Ce sont Lordon et Todd qui désignent l’Allemagne comme responsable de la situation de la zone euro, sur la base d’une analyse circonstanciée des faits, me semble-t-il. Et je n’ai pas le sentiment qu’ils cherchent à dédouaner la France de sa part de responsabilité dans la situation qui est la notre. Simplement que cet assemblage hétéroclite qu’est la zone euro est dans l’ornière et ne semble pas pouvoir en sortir.


    • amemar Le 09 juillet 2013 à 14h26
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      Les Allemands ont aussi leurs difficultés, et hormis leur système industriel plus efficace que le nôtre et la position privilégiée que leur donne l’entrée des pays d’Europe Centrale dans l’U.E. (cette entrée les place “au centre” ), ce qui ressort dès le début de ces article, c’est que les Allemands N’ONT PAS CONFIANCE dans les autres pays européens. Ils ont fini par accepter l’euro, pour autant que ce dernier soit une copie de leur monnaie, avec interdiction de changer quoi que ce soit si ça ne marche pas. Et les autres pays, y compris la France , “la grande copine”, l’ont accepté. Et on s’étonne aujourd’hui, alors qu’effectivement “ça ne marche pas” que les Allemands tiennent mordicus aux “pare-feux” qu’ils avaient exigés ! Je n’aime pas la façon dont les Allemands parlent des Européens du sud, je trouve qu’il y transparaît un peu trop de condescendance pour ne pas dire de racisme, mais on ne peut pas leur en vouloir d’être cohérents avec eux-même. C’étaient aux autres pays d’y réfléchir à deux fois avant de s’engager dans un mariage dont le contrat stipulait que dans le couple, ils n’auraient qu’à fermer leur g….. !


  8. yt75 Le 09 juillet 2013 à 09h12
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    Il reste à savoir pourquoi les économistes sont quasi incapables de parler de ça :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/yt75/030713/transition-energetique

    Quand même.

    Dans les années soixante dix on en était encore capable, mais cela avait une couleur géopolitique (même si la banalité géologique était déjà la raison de fond).
    Aujourd’hui il ne reste plus que l’objectivité quelque peu atroce de la finitude …


  9. Letaulier Le 09 juillet 2013 à 09h14
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    Toujours le grand mythe de l’Euro monnaie d’échange de la réunification! Quelle ânerie.

    Un marché commun implique peut-être pas une monnaie unique mais au moins une monnaie commune. On a va les crises que les pays de l’Ue ont vécu avant l’arrivée de l’Euro et donc une monnaie unique semblait la meilleure solution.

    La grande erreur des Delors et consorts est de ne pas avoir été plus sélectif dans l’accès à cette monnaie et surtout de ne pas avoir gravé dans le marbre les critères de Maastricht.


    • bob Le 09 juillet 2013 à 11h05
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      il parait qu’il n’existe pas de cas de réussite d’union monétaire à travers l’histoire entre des pays avec de telles différences. ça n’existe pas et çà se savait. mais pas grave comme l’état dirigiste peut tout on l’a fait quand même car on est plus intelligent que tout le monde et on sait tout mieux que les autres. et puis surtout ces salauds de boches, c’est eux qui nous ont imposé l’euro si ca se trouve. c’est un complot ma brave dame.


  10. Jean Vandenbrande Le 09 juillet 2013 à 09h15
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    Je lis leurs remarques avec amusement. J’étais contre l’euro, au nom de la diversité des sensibilités monétaires en Europe. Il suffisait d’étudier l’histoire des monnaies.
    Mais ces deux penseurs ont leur tabous comme tout le monde. La France est le pays le plus artificiel qui soit. Elle a été construite par une dynastie qui n’a pas lésiné sur le sang à verser pour agrandir son territoire et pour préserver son trône. La Révolution et la République ont fait de même, en plus féroce encore.
    Jamais ces populations ne se sont comprises. Elles se détestent, au fond. Elles sont ensemble suite à un lavage de cerveau colossal et permanent. Qu’on divise la France ou du moins, dans un premier temps, qu’on la fédéralise vraiment. Mais on en viendra forcément à doter chaque Région de sa monnaie, pour rendre la gestion plus responsable. Ce sera pour le 23e siècle sans doute.


    • Letaulier Le 09 juillet 2013 à 09h27
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      Tous les pays du monde sont à l’origine des constructions artificielles.

      L’Angleterre s’est construit par l’écrasement des tribus celtes par des envahisseur Anglo-saxons qui à leur tour ont été écrasé par des Normands.

      Le monde arabe a comme origine une petite tribu d’analphabètes qui ont soumis des Berbères, des Egyptiens, etc.

      Etc….


  11. dadone Le 09 juillet 2013 à 09h40
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    C’était un beau projet : des nations libres et égales acceptant le lepadership franco-allemand. La concurrence généralisée du libre-échange en a fait le champ d’un affrontement silencieux mais féroce entre nations.

    Tout est là,…C’était un beau projet….le tous contre tous en a fait un cauchemar.
    L’idéologie de la concurrence “libre et non faussée” a vécue exactement comme en son temps “le socialisme dans un seul pays” et les conséquences seront les mêmes.
    Le communisme est mort par un totalitarisme de la surveillance
    Le capitalisme va mourir par un totalitarisme de la concurrence.


  12. Arnould Le 09 juillet 2013 à 10h07
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    S’ils [Jacques Sapir, Jean-Luc Gréau, Paul Jorion, Pierre-Noël Giraud, Gaël Giraud, Christophe Ramaux, et Frédéric Lordon, sans oublier Emmanuel Todd et Olivier Berruyer] créent un parti politique, je vote bien évidemment pour eux, mais sans trop d’illusions sur leurs chances de succès, chacun ayant de grandes différences avec tous les autres, et certainement personne pour imposer la cohésion de l’ensemble.

    Autrement il ne resterait donc que la nation ratatinée du FN? En fait, au point où nous en sommes, et si les gars ci-dessus ne se lancent pas, j’espère le FN, la sortie de l’Euro, puis les français dans la rue pour chasser le FN aussi vite qu’il sera arrivé au pouvoir, pour la raison, par exemple, que le prix de l’essence aura augmenté de 50% en 3 mois… A ce moment là seulement un nouveau De Gaulle pourra sortir de l’endroit où il se cache en ce moment.


    • hema Le 09 juillet 2013 à 13h14
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      Bon le FN c’est nos islamistes à nous, il prennent le pouvoir “democratiquement” soit, on fait une petite manif, OK, mais qui va les virer ?, j’ai pas bien compris où se cachait le futur De Gaule, je ne vois que des moutons, des lâches, des profiteurs et des clowns, je reconnais que certains intellectuels font leur job, mais comme dit le proverbe “les conseilleurs ne sont pas les payeurs”


  13. BA Le 09 juillet 2013 à 10h30
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    A propos de la construction européenne, Emmanuel Todd déclare :

    “C’était un beau projet : des nations libres et égales acceptant le leadership franco-allemand. La concurrence généralisée du libre-échange en a fait le champ d’un affrontement silencieux mais féroce entre nations.”

    Fin de citation.

    Emmanuel Todd a raison.

    Pour les partisans de la construction européenne, cette obsession de “la concurrence libre et non faussée” est devenue un véritable dogme religieux.

    Dernier exemple en date : le traité de Lisbonne.

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i0439.pdf

    Je recopie quelques articles qui gravent dans le marbre cette obsession de “la concurrence libre et non faussée” :

    « Sont incompatibles avec le marché intérieur et interdits tous accords entre entreprises, toutes décisions d’associations d’entreprises et toutes pratiques concertées, qui sont susceptibles d’affecter le commerce entre États membres et qui ont pour objet ou pour effet d’empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence à l’intérieur du marché intérieur »

    Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VII, Chapitre 1, Section 1, Article 101, page 93.

    « Sauf dérogations prévues par les traités, sont incompatibles avec le marché intérieur, dans la mesure où elles affectent les échanges entre États membres, les aides accordées par les États ou au moyen de ressources d’État sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. »

    Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VII, Chapitre 1, Section 2, Article 107, page 96.

    « Au cas où la Commission constate qu’une disparité existant entre les dispositions législatives, réglementaires ou administratives des États membres fausse les conditions de concurrence sur le marché intérieur et provoque, de ce fait, une distorsion qui doit être éliminée, elle entre en consultation avec les États membres intéressés. »

    Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VII, Chapitre 3, Article 116, page 100.

    « Aux fins énoncées à l’article 3 du traité sur l’Union européenne, l’action des États membres et de l’Union comporte, dans les conditions prévues par les traités, l’instauration d’une politique économique fondée sur l’étroite coordination des politiques économiques des États membres, sur le marché intérieur et sur la définition d’objectifs communs, et conduite conformément au respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre. »

    Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VIII, Article 119, Alinéa 1, page 102.

    « Parallèlement, dans les conditions et selon les procédures prévues par les traités, cette action comporte une monnaie unique, l’euro, ainsi que la définition et la conduite d’une politique monétaire et d’une politique de change uniques dont l’objectif principal est de maintenir la stabilité des prix et, sans préjudice de cet objectif, de soutenir les politiques économiques générales dans l’Union, conformément au principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre. »

    Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VIII, Article 119, Alinéa 2, page 102.

    « Les États membres et l’Union agissent dans le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources, conformément aux principes fixés à l’article 4. »

    Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VIII, Chapitre 1, Article 120, page 102.

    « Le Système Européen de Banques Centrales agit conformément au principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, en favorisant une allocation efficace des ressources et en respectant les principes fixés à l’article 3 du traité sur l’Union européenne. »

    Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VIII, Chapitre 2, Article 127, page 107.

    Mes deux articles préférés sur la concurrence libre et non faussée :

    « Article 347 :

    Les États membres se consultent en vue de prendre en commun les dispositions nécessaires pour éviter que le fonctionnement du marché intérieur ne soit affecté par les mesures qu’un État membre peut être appelé à prendre en cas de troubles intérieurs graves affectant l’ordre public, en cas de guerre ou de tension internationale grave constituant une menace de guerre, ou pour faire face aux engagements contractés par lui en vue du maintien de la paix et de la sécurité internationale.

    Article 348 :

    Si des mesures prises dans les cas prévus aux articles 346 et 347 ont pour effet de fausser les conditions de la concurrence dans le marché intérieur, la Commission examine avec l’État intéressé les conditions dans lesquelles ces mesures peuvent être adaptées aux règles établies par les traités. »

    En cas de guerre, la France pourra donc prendre les mesures nécessaires pour mener cette guerre, mais à condition de respecter la règle de la concurrence libre et non faussée ! C’est ça, le plus important !

    « PROTOCOLE SUR LE MARCHÉ INTÉRIEUR ET LA CONCURRENCE.

    LES HAUTES PARTIES CONTRACTANTES,

    COMPTE TENU du fait que le marché intérieur tel qu’il est défini à l’article 3 du traité sur l’Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n’est pas faussée,

    SONT CONVENUES que à cet effet, l’Union prend, si nécessaire, des mesures dans le cadre des dispositions des traités, notamment l’article 352 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Le présent protocole est annexé au traité sur l’Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. »

    Page 228.


    • pyrrhogaster Le 09 juillet 2013 à 11h36
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      remarquons :

      « Sauf dérogations prévues par les traités, sont incompatibles avec le marché intérieur, dans la mesure où elles affectent les échanges entre États membres, les aides accordées par les États ou au moyen de ressources d’État sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. »

      Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VII, Chapitre 1, Section 2, Article 107, page 96.

      Et comparons avec les USA qui ont nationalisé General Motor, injecté 50 milliards de dollars et privatise une “New GM” qui fait des bénéfices . Tout cela en 2 ou 3 ans. Aucun état européen n’aurait le droit de faire une opération semblable.

      Les USA, comme l’UE prétendent ne pas avoir de politique industrielle car ce serait contraire aux principes du libéralisme. Mais eux savent s’asseoir sur leurs principes quand la réalité le demande. Ils n’ont pas de commission pour exiger l’application des dogmes, les pauvres !


      • Casquette Le 09 juillet 2013 à 11h49
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        General Motors qui devrait prendre le contrôle de Peugeot d’ici peu…
        Il y’a même pas dix ans l’industrie automobile faisait partie de notre arsenal industriel , de notre atout dans la mondialisation…
        C’est dingue comme le temps passe vite dans l’UE …Combien de temps a t-il fallu pour que le photovoltaïque français et allemand soient tués dans l’oeuf ?


        • Letaulier Le 09 juillet 2013 à 12h12
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          C’est vrai, c’était avant les 35 heures.


          • MichelD Le 09 juillet 2013 à 12h26
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            Les 35 heures en allemagne ?


  14. Lisztfr Le 09 juillet 2013 à 10h42
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    => E.T. : Je le dirais en anthropologue. Les nations européennes sont très différentes, et elles sont même en train de diverger.

    Au contraire, j’ai pas mal voyagé (Pologne, RFA, Belgique..), et beaucoup de gens ont un réseau d’amis (de contacts au moins) transnationaux. Les représentations sociales au sujet du politique, du bien vivre, de la musique, etc ont tendance plutôt à se retrouver partout. C’est Elias dans La dynamique de l’Occident qui décrit la concentration du pouvoir royal me semble-t-il et donc une tendance à l’uniformisation, si l’on extrapole.

    Les polonais ont énormément de liens avec les USA, de liens familiaux, avec l’Allemagne aussi, donc on ne peut pas dire que les pays divergent si ce n’est économiquement mais au sens anthropologique, je ne suis pas d’accord. L’histoire est commune.

    La Pologne n’adoptera vraisemblablement pas l’euro et son économie ne s’en porte pas plus mal…


    • Casquette Le 09 juillet 2013 à 11h02
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      J’ai aussi de la famille sur 3 continents différents avec qui je partage certains référents communs , mais quand vous parlez de représentations communes c’est justement dans ce domaine ou je remarque les plus gros décalages , sur la représentation qu’on se fait du rôle de l’Etat par exemple ,mes cousins aux USA sont souvent circonspects…
      Ou pour prendre un fait d’actualité , la représentation qu’on peut se faire d’un coup d’état militaire peut changer du tout au tout , tout dépend de la zone géographique ou il se produit , et je dis cela en étant solidaire des manifestants anti Morsi.


      • Lisztfr Le 09 juillet 2013 à 13h44
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        Tu na razie jest ściernisko, }
        Ale będzie San Francisco, }

        Chanson populaire…

        Il n’y a que des champs coupés, mais ce sera San Francisco

        Enthousiasme au début des années 2000 dans la nouvelle Europe.. échanges culturels, il y avait une émission sur la TV pl1 chaque semaine consistant a inviter des personnes de différents pays pour faire connaissance… Il n’y a pas une nation plus ouverte que la Pologne est en même temps attachées à ses traditions, bizarrement.

        On peut contester l’Etat et en même temps garder pour fondement une pensée démocratique… sur l’idéal démocratique.


  15. GRRR Le 09 juillet 2013 à 11h03
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    Ce sont les rêveurs qui font avancer le monde, pas les épiciers.
    (Thomas PETSCH)


    • bob Le 09 juillet 2013 à 11h11
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      le problème des rêveurs , c’est que LEURS rêves à EUX se font trop souvent dans un bain de sang, car il faut faire taire les opposants, ces malotrus qui ne pensent pas correctement.


      • grub Le 09 juillet 2013 à 14h26
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        Les révolutions se passeraient plus sereinement s’il n’y avait pas la menace et l’intervention des autres pays.


  16. BA Le 09 juillet 2013 à 11h13
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    Lundi 8 juillet 2013 :

    Sur son blog, Frédéric Lordon écrit un article très important.

    Je recopie simplement ce passage fondamental :

    Le souverainisme de droite n’est donc rien d’autre que le désir d’une restauration (légitime) des moyens de gouverner, mais exclusivement rendus à des gouvernants qualifiés en lesquels « la nation » est invitée à se reconnaître – et à s’abandonner. Le souverainisme de gauche est l’autre nom de la démocratie – mais enfin comprise en un sens tant soit peu exigeant.

    http://blog.mondediplo.net/2013-07-08-Ce-que-l-extreme-droite-ne-nous-prendra-pas

    Ce blog est hébergé par le mensuel “Le monde diplomatique”.

    A mon humble avis, Frédéric Lordon vient de publier un article qui va le brouiller avec beaucoup de ses amis, … et qui va l’ostraciser encore un peu plus.

    Frédéric Lordon incarne simplement le courage en politique.

    Respect total.


    • toutouadi Le 09 juillet 2013 à 12h45
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      Comme d’hab !! du grand Lordon.

      Ça colle parfaitement à une polémique récente ici même avec cette vague impression qu’il vient de repositionner la balle au centre…


  17. step Le 09 juillet 2013 à 11h22
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    Qu’ils aillent à la castagne lors d’une éléction. Pas sûr qu’ils s’en tirent si mal, contrairement à ce que beaucoup pensent ici.


  18. Libérons La Monnaie Le 09 juillet 2013 à 11h27
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    Un instit de banlieue à Gérard Depardieu

    Ta fortune (120 millions €), comme tout millionnaire, tu la dois à l’appauvrissement d’une armée de salariés, notamment ceux des cités de banlieue !
    En effet, dans les entreprises, 40% des richesses produites par les salariés sont accaparées comme profit par les actionnaires. Ces profits, investis, entre autre, dans des productions cinématographiques, t’ont permis de toucher de fabuleux cachets.
    Plutôt que de servir à la croissance des services publics, ces richesses marchandes alimentent, sous forme monétaire, un secteur de luxe réservé aux plus riches. C’est autant de richesses gaspillées, de temps perdu, pour la création de postes d’enseignants, de médecins hospitaliers, de postes dans les crèches, les centres culturels, dans les bibliothèques, les dispensaires, les centres sportifs, les colonies de vacances…sans oublier les intermittents du spectacle en situation précaire qui devraient avoir le droit de vivre dignement.
    Comment oses-tu prétendre que ta fortune est due à ton travail ?
    Sans les salariés dont 80% touchent moins de 2500 euros par mois, il t’aurait été matériellement impossible de gagner en un an après impôt, 1 700 000 € (simulateur ISF pour un revenu de 3 millions d’euros par an, ce qui est certainement au dessous de ce que tu gagnes). L’équivalent de 140 années de travail pour un smicard !…
    Tu bénéficies tout simplement d’un système de vases communicants : pour qu’une minorité s’enrichisse, les salariés sont ponctionnés de 70% des richesses qu’ils produisent. Avant même toute déclaration au fisc, le salaire net ne correspond qu’à 30% des heures travaillées…[voir lien 1]
    De la douche que tu prends à la caméra qui te filme, en passant par ton scooter ou ton hôtel particulier, ton environnement matériel (privé et professionnel), tu le dois essentiellement à 24 millions de salariés anonymes (92% de la population active), sans lesquels, tu serais à la rue : les travailleurs de l’agriculture, de l’industrie et des services, peuvent se passer d’un acteur de talent, mais le talent d’un acteur peut-il se passer d’eux ?
    Avec ce système de prédation organisé et enseigné dans de grandes écoles, une poignée de très riches cumule 5 fois plus de richesses que la totalité des revenus des salariés réunis: c’est l’enrichissement par l’appauvrissement. Dans une société dite égalitaire, le salarié est lié à l’actionnaire par un contrat de subordination défini en ces termes par le Code du Travail.
    A savoir, que l’argent investi par les actionnaires (le capital) est remboursé par le travail des salariés, et quant à leurs dettes bancaires (les intérêts sur le capital), elles sont répercutées dans les prix et donc payées par les consommateurs ! Les actionnaires, en réalité, ne dépensent rien. Les cotisations patronales, parlons-en ! En réalité, elles ne sont pas payées sur les profits, mais sur le salaire super brut des salariés !!!
    Comment me taire, lorsque, instit de banlieue pendant tant d’années, j’ai été le témoin privilégié d’un détournement de richesses qui réduit la durée des études, comme l’espérance de vie… Le démantèlement des services publics est la condition de l’enrichissement d’une minorité. Moins de fonctionnaires : plus de gens livrés au secteur privé, réduits aux bas salaires dans la hantise du chômage…C’est l’intérêt général sacrifié à l’hôtel particulier d’un Depardieu.
    Grâce à cette fortune accumulée, tu as investi, tu es devenu producteur de films mais aussi propriétaire-actionnaire de restaurants, de puits de pétrole, et j’en passe…C’est ce qu’on appelle l’ascenseur social…Le Gérard Depardieu de Châteauroux obligé de protéger des prostituées pour manger, semble avoir oublié que toutes ses galères, il les doit à de grands actionnaires qui ressemblent comme deux gouttes d’eau au Gérard Depardieu d’aujourd’hui…
    Ces richesses détournées, c’est autant de moyens qui manquent aux services publics, pour aider des adolescents en difficulté à démarrer dans la vie. Pour ces raisons, bien que ma carrière soit achevée, je reste profondément instit de banlieue aux côtés des habitants de ces quartiers, dans une dynamique de pratique solidaire d’éducation permanente .
    « L’argent que j’ai gagné je le dois à mon travail », quelle naïveté ! Mais redescends sur terre !
    Sans nier ton immense talent, cet argent accumulé, tu le dois à la force de frappe médiatique conquise au travers de tes rôles. Ton pouvoir d’influencer l’opinion publique est si grand, que les décideurs politico-économiques n’ont pas du tout intérêt de te voir devenir contestataire appelant à une société de justice : on ne mord pas la main qui vous nourrit si bien. Pour la même raison, les métiers à fort potentiel d’influence sont particulièrement bien traités.
    Mais tout le monde n’est pas Chaplin, lui qui fut interdit de séjour pendant vingt ans aux USA, pour sa dénonciation du capitalisme, dans sa vie comme dans ses films. Dans « Monsieur Verdoux », il fait dire au personnage qu’il incarne “Guerres, conflits, toujours les affaires. Un meurtre fait un bandit, des millions, un héros. Le nombre sanctifie !” Pour un don de 2 millions de francs en faveur des pauvres, lucide, Chaplin déclare : « je ne les donne pas, je les rends» Il reconnaissait que cette somme, il ne l’avait pas gagné par son travail. Chaplin, c’est le saltimbanque qui crève l’écran, faisant irruption, tel Cyrano, en chair et en os, dans la vie des pauvres gens : Oui, merci Charlot !
    L’ours et l’aigle, s’ils étaient actionnaires, n’échangeraient pas leur travail (stérile productivement parlant) mais le miel et l’agneau volés aux producteurs, l’apiculteur et le berger. Certes, l’actionnaire travaille, mais c’est une activité de prédation des productions effectuées par d’autres. L’actionnaire développe des modes d’organisation élaborés, non pour la prospérité de tous, mais pour ses seuls intérêts. L’actionnariat fait régresser l’humanité. Le prédateur n’existe pas sans producteurs, par contre, les producteurs produisent plus intelligemment sans prédateurs.
    Tes exigences participent au maintien d’un système où de grands actionnaires offrent leurs médias comme tribune à des politiciens triés sur le volet.
    En guise de remerciements, une fois élus, les parlementaires fabriquent des lois renforçant l’exploitation des salariés. Des lois qui, par une dette bancaire illégitime, autorisent l’expropriation des petits paysans et artisans indépendants. Une expropriation qui transforme ces gens en chômeurs ou en salariés, les livrant pieds et poings liés à l’avidité des actionnaires. Les politiciens décidant entre eux de leurs traitements, il s’avère qu’une carrière politique réussie les place dans les 1% des plus hauts revenus.Ce système t’a donné la grosse tête en te donnant l’illusion de valoir autant que 1 700 smicards.
    Une dernière preuve des effets pervers de l’avidité : à l’école Buffon (ZEP de Colombes), lors s’une réunion de début d’année en 1993, un père d’élève de ma classe faisait part de ses difficultés à aider scolairement ses enfants. Sur ma proposition, nous avons écrit une lettre à l’employeur du papa, Yves Calvet, patron de Peugeot-PSA. L’objectif : obtenir des heures d’éducation permanente sur le temps de travail. Après entretien avec le DRH, la réponse fut négative. Pas question pour les actionnaires de perdre le moindre profit en laissant un salarié récupérer une petite partie d’un temps pourtant dérobé.
    De cette démarche, est née une proposition de loi pour l’éducation permanente sur le temps de travail : que les adultes puissent pleinement accompagner les enfants sur les chemins de l’Ecole [voir lien 2].
    Ce n’est qu’une étape vers la réappropriation pour l’intérêt général, d’un temps spolié par des intérêts particuliers, une étape vers une société de travailleurs librement associés, dans le respect de l’environnement et de la dignité de chacun. Une société dont tu découvriras les lignes de force dans le lien ci-dessous, celui de l’association Libérons la Monnaie qui propose une loi pour le contrôle public des banques avec une monnaie d’intérêt général, sans intérêt privé. Une monnaie sans actionnaires, une monnaie solidaire…[voir lien 3]
    Libéré de cette addiction au luxe par une accumulation ostentatoire briseuse de vies, ton talent s’exercerait alors en toute authenticité.
    Alain Vidal (Nantes le 30-01-13)
    Trois liens illustrant la lettre
    1-70% de prélèvement avant le salaire net:
    http://liberonslamonnaie.blogspot.fr/2013/01/70-de-prelevements-avant-le-salaire-net.html
    2- Proposition de loi pour l’éducation permanente:
    http://alain-vidal.blogspot.fr/2011/09/proposition-de-loi-sur-la-securite.html
    3-Ce que veut Libérons la Monnaie: Loi pour le contrôle public des banques
    http://liberonslamonnaie.blogspot.fr/2010_11_01_archive.html


    • toutouadi Le 09 juillet 2013 à 12h56
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      Excellent …


    • amemar Le 09 juillet 2013 à 14h52
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      Parfait, vous dites tout ce que j’aurais aimé savoir exprimer. Mais si Depardieu avait répondu !!!


    • yoananda Le 09 juillet 2013 à 16h14
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      N’importe quoi de A a Z …
      rhétorique a la Robin des bois qui ne sert qu’a justifier un vol pur et simple au final.
      Maintenant Depardieu est responsable de la misère et pourquoi pas du génocide arménien tant qu’on y est ? et de la grippe porcine ou bien du dérèglement climatique ?
      les salariés sont ponctionnés de 70% des richesses qu’ils produisent ? oui parce que ça sert a payer les retraites, la sécu, le chômage, l’AME, la CAF, les fonctionnaires et tout le clientelisme de l’état ainsi que les fonctionnaires sert a rien, les assistés, etc…

      ensuite, si le ronron du salariat ne leur plaît pas, rien ne les empêche de se prendre en main, de monter leur boîte (il y a plein de statuts possible en France, dont les coopératives) au lieu de toujours se plaindre que c’est la faute des autres. Puisque c’est si facile d’être patron et que ça rapporte tant !!! Et ils n’ont qu’a devenir actionnaire aussi si ca rapporte tant que ça !!! qui les en empêche ???

      faut arrêter de raconter nimp.


      • toutouadi Le 09 juillet 2013 à 16h50
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      • Gibbus Le 09 juillet 2013 à 16h57
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        Petit rappel pour tous ceux qui pense que les riches créent des emploies:
        http://www.youtube.com/watch?v=bBx2Y5HhplI
        Et yoannanda, tu ne m’as toujours pas dit comment tu gagnes ta vie??
        As-tu un jour profiter de la politique de redistribution de l’état??
        Tu n’as pas d’enfant, ni de de sécurité sociale??


        • dadone Le 09 juillet 2013 à 17h43
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          la richesse étant borné comment peut-on penser que des créateurs d’entreprises créent de la valeur ?
          Les entrepreneurs ne créent pas d’emploi et surtout aucune richesse. Il agrège la richesse existante à leur seul profit.
          Ils la détournent.
          Bref c’est du vol !


          • chris06 Le 10 juillet 2013 à 00h13
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            @dadone,

            le fait que la richesse soit bornée n’explique pas comment elle est créée. Tu me fait penser à ce que von Mises disait à propos des socialistes, qui pensent que les poulets volent tous rôtis dans les bouches des gens et sont bien incapables d’expliquer comment se produit ce miracle

            Et puis d’abord, personne ne sait quelle est cette limite, ça fait depuis que l’homme s’est sédentarisé et à développé l’agriculture qu’il ne cesse de repousser cette limite.

            Tu ferais bien de prendre conscience de l’échelle de Kardashev avant de répondre que ,toi, tu connais la limite et l’évolution future des connaissances scientifiques et des capacités techniques de l’humanité.

            Ceux qui prétendent disposer d’une boule de cristal ou pensent que l’histoire évolue selon des lois immuables sont des bonimenteurs.


          • dadone Le 10 juillet 2013 à 09h19
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            @Chris06

            Le fait que la richesse soit bornée n’explique pas comment elle est créée.

            Tout est expliqué sur le site ci-dessous et notamment la définition de la richesse qui est la principale source d’incompréhension.
            http://www.lois-economiques.fr/Wiki-lois-economiques/mediawiki-1.20.5/index.php?title=Loi_%C3%A9conomique_du_seuil_de_richesse
            Si on est d’accord sur le vocabulaire alors on peut échanger sinon c’est un dialogue de sourd.


          • hema Le 10 juillet 2013 à 11h36
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            @Chris
            “Et puis d’abord, personne ne sait quelle est cette limite, ça fait depuis que l’homme s’est sédentarisé et à développé l’agriculture qu’il ne cesse de repousser cette limite.”

            Si justement , sans être bonimenteur, et au contraire, en étant attentif et curieux, nous commençons à entrevoir ces limites,(Déplétion des ressources fossiles et minérales, bio-diversité en berne, épuisements des sols….)
            Quant à notre fameuse capacité à INNOVER, j’ai des doutes sur le potentiel réel des Innovations Technologiques (Utiles et non Fatales), et de plus, j’ai la conviction que sans changement radical dans l’ordre économique en vigueur, au mieux, on arrose le sable.
            En Résumé, oui à l’innovation , mais en priorité , oui à l’innovation sociale.


        • chris06 Le 09 juillet 2013 à 19h55
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          @Gibbus,

          c’est la demande des consommateurs qui crée des emplois? Bon, ben alors on est mal barrés parce que ça fait quarante ans qu’on stimule cette demande par l’endettement.


          • Gibbus Le 09 juillet 2013 à 23h19
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            @chris
            Bien sur qu’on est mal barré, c’est bien pour cela que je pense que le système est cuit!!!
            J’attends que tu me démontres que produire des biens ou des services sans les vendre ça fait de la croissance et donc des emplois!! Une entreprise sans client ça doit en créer des emplois c’est sûr!!!
            Les termes: marché, conquérir un marché, marché en croissance, marché public ça vous rappellent quelques choses?? Un marché c’est la rencontre d’une offre “si possible” compétitive (c’est bon pour les profits) et d’une demande ” forcément” solvable (ça fait le chiffre d’affaire: la top line). Un ougandais consomme moins qu’un américain pourtant je pense que McDo aimerait bien lui refiler plus de Big Mac… Voilà pourquoi depuis 30 ans et la financiarisation le crédit c’est multiplier pour “solvabiliser” l’acteur final de l’économie capitaliste: le client (qui peut être un individu ou un état).
            J’ai bossé dans une grande boite pharmaceutique avant tous développement de médicament ou financement de projet le service marketing fait une étude de marché voilà pourquoi la plus part des boites pharma ne font des recherches que sur des maladies de vieux blanc et si possible chroniques (maladie cardiovasculaire, maladies métaboliques, maladies de l’os ou articulaire, maladie neurodégénérative, etc…), parce que les vieux blancs sont solvables, c’est un bon “marché”!!

            @Yoananda
            Je suis vraiment pour réfléchir à la création d’emploi, je suppose que vous y avez réfléchis alors s’il vous plait éduquer moi!!!


          • chris06 Le 10 juillet 2013 à 00h01
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            @Gibbus,

            J’attends que tu me démontres que produire des biens ou des services sans les vendre ça fait de la croissance et donc des emplois!!

            Tu prends vraiment les gens pour des ânes? Si c’est pour produire sans vendre la réponse est évidente et ne mérite même pas d’être posée. Mais la question qui préoccupe les économistes depuis Say n’est pas celle là et si tu veux mon avis, est loin d’être résolue.


          • Gibbus Le 10 juillet 2013 à 00h35
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            @chris
            Non je ne prend pas des gens pour des ânes, je parlerai plus volontiers de déni collectif!
            Donc j’en viens toujours à la même conclusion: le mode de production capitaliste est intrinsèquement contradictoire et absurde!!!
            Car il n’est viable (pour les classes dominantes) qu’en période de croissance soit d’augmentation de la demande effective et d’accumulation de richesses. La croissance infinie est impossible, donc a long terme et sans destruction des richesses accumulées (guerre), le capitalisme devient impossible!!!
            Crises de sur production et baisse tendancielle du taux de profit!!
            Mais cela tu ne veux pas l’envisager!!

            PS: Quelle est cette question qui préoccupe les économistes et qui pique ma curiosité???


          • yoananda Le 10 juillet 2013 à 10h47
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            @Gibbus

            juste pour l’anecdote (mais rien de sérieux ok) oui produire sans demande est possible, c’est ce que fait la Chine en ce moment. Ils construisent des villes entières sans habitants au bout ! lol

            bon plus sérieusement, la “contradiction” du capitalisme n’est que ta propre ignorance à son sujet.
            ce sujet est connu et étudié depuis des lustres : rendements décroissants, équilibre walsrasien, destruction créatrice schumpétérienne, etc…

            ceci dit, oui, tu as raison, et c’est ce que je dénonce sur mon blog : le capitalisme / libéralisme n’est pas “mauvais en soi”, mais victime de son succès. Hors, avec le pic pétrolier on est justement en plein dedans.

            Mais ca c’est un soucis bien plus profond qu’une quelquonque théorie économique. On est 7 miyiards sur la planète, on bouffe, crame, terraforme tout ce qu’on trouve. Sauf que la, on atteint les limites.

            Rien à avoir avec l’accaparation des richesses par les riches.
            Le soucis, c’est l’ordre de préséance (cf le Principe de Lucifer) : partout dans la nature, les plus fort se nourrissent en premier, les plus faibles après. C’est une loi naturelle qui vise à la préservation de l’espèce.

            Ramené a l’économie ça nous donne : les riches continuent de maintenir leur niveau de vie (mais en ce moment ils ne s’enrichissent pas, contrairement à ce que les statistique disent, ce n’est qu’un “EFFET RICHESSE”, pas de la vraie richesse), par contre les pauvres eux s’appauvrissent vraiment parce qu’ils se servent en denier dans le grand gateau planétaire.

            Ca n’a rien a voir avec le système économique, c’est juste un phénomène émergeant (naturel).


          • Gibbus Le 10 juillet 2013 à 11h37
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            @Yoananda
            Le système tient par les classes moyennes: consommation (secteur marchand) et impôts (secteur non marchand public).
            La classe dominante ne veut pas payer la crise d’insolvabilité qu’elle a créée, et veut la faire payer aux classes moyennes : en Zone Euro par la déflation salariale et la baisse des prestations sociales, dans le reste des anciennes puissances qui refusent de mourir par la création monétaire et l’espoir d’inflation !!
            En laminant les classes moyennes elle tue le système qui la nourrit.
            Se faisant pour reprendre tes métaphores naturalistes, elle agit comme un parasites (ou un cancer) pour le corps social hors il arrive souvent que les parasites tuent leurs hôtes.
            Quand à mon ignorance sur le sujet du capitalisme et de ses contradictions, je veux bien l’admettre !!
            J’attends juste que quelqu’un me démontre que le capitalisme peut survivre sans croissance.


          • yoananda Le 10 juillet 2013 à 16h43
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            @Gibbus,

            en fait, je suis plutôt d’accord avec ce que tu dis. La seule nuance que j’apporte c’est sur le “procès d’intention”.
            Aujourd’hui, dans le CONTEXTE actuel les classes dominantes coalisées (les multinationales en sont un rouage essentiel) se transforment en parasite. Mais ce n’est pas leur nature première, ni leur intention. C’est juste une conséquence des limites du capitalisme qui ne sait pas fonctionner sans croissance en effet.
            Du moins, il pourrait le faire a condition de lâcher les rennes de l’inflation, mais ça, ça signifie perdre le contrôle in fine et tuer le rentier mais pas seulement, l’entrepreneur aussi car il a besoin de visibilité et de stabilité.

            La seule chose que je dis c’est qu’éliminer les parasite ne changera rien, si ce n’est d’en recréer de nouveaux car le problème est plus profond. J’en parle beaucoup sur mon blog. La crise a 5 causes fondamentales :
            * pic pétrolier
            * surpopulation
            * nouvel ordre mondial (les parasites)
            * robolution
            * décadence
            l’aspect que tu cites n’est qu’une partie de l’équation est n’explique pas tout, et de toute manière, on en arrive dans une situation de pénurie telle que ca va être une question de survie. Cf l’Egypte en tant que symptôme avancé de ce qui nous attends tous, plus ou moins.


        • yoananda Le 09 juillet 2013 à 21h16
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          Cette vidéo est une opinion et ne démontre rien, ni dans un sens ni dans l’autre. Il y a tout un tas de défauts dans le raisonnement qu’il serait fastidieux d’énumérer.
          En gros, c’est pour ceux qui sont déjà convaincu et qui ne veulent pas réfléchir a la notion de création d’emploi.

          Merci Chris06 pour rappeler que stimuler la demande n’amène pas a créer des emplois. Chose que la vidéo oublie de mentionner … entre autres choses …


      • grub Le 09 juillet 2013 à 17h05
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        @yoananda

        Il y a 45000 créations d’entreprises par mois en France, donc beaucoup de gens se lancent et bien peu gagneront autant que Mr Depardieu.
        La réussite c’est un mélange, entre autre, de talents, de chance et d’opportunités.
        A vous de voir si cela mérite autant d’écarts de revenus.
        Avec le succès de ses enfants dans le cinéma, le cas de Depardieu est aussi intéressant car il montre de manière flagrante la reproduction des élites.

        Et qu’est ce qui empêche un smicard d’être actionnaire ? Du capital peut être.


        • yoananda Le 09 juillet 2013 à 21h20
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          “Et qu’est ce qui empêche un smicard d’être actionnaire ? Du capital peut être.”

          sûrement pas !!!!
          y a qu’a voir les merdes hors de prix qu’il s’achète pour comprendre que le problème est un peu plus profond que “les riches lui ont volé son travail”.

          mais bon … peine perdue, en France de faire comprendre les bases des bases de l’économie aux bobos fils a papa qui attendent leur héritage et n’ont jamais foutu les pieds sur un chantier ou dans une usine et qui s’achètent une conscience en croyant défendre ceux qu’ils tondent en réalité !


          • grub Le 09 juillet 2013 à 21h48
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            Bien sûr grâce à la publicité même les pauvres peuvent s’acheter des merdes hors de prix et inutiles. En plus ils s’endettent pour ça.
            Mais c’est pas en économisant qu’ils deviendront pour autant actionnaires.
            En tout cas, actionnaire comme l’entend l’auteur du texte.


    • dadone Le 09 juillet 2013 à 17h40
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      Proudhon a superbement résumé cette problématique en écrivant :

      On raconte qu’une célèbre cantatrice ayant demandé à l’impératrice de Russie, Catherine 11, vingt mille roubles: – C’est plus que je ne donne à mes feld-maréchaux, dit Catherine. – Votre Majesté, répliqua l’autre, n’a qu’à faire chanter ses feld-maréchaux.
      Si la France, plus puissante que Catherine Il, disait à mademoiselle Rachel : Vous jouerez pour 100 louis, ou vous filerez du coton; à M. Duprez : Vous chanterez pour 2 400 f, où vous irez à la vigne : pense-t-on que la tragédienne Rachel et le chanteur Duprez abandonnassent le théâtre ? Ils s’en ‘repentiraient les premiers.

      Bref la vie d’acteur est un privilège qu’accorde la société en aucun ce privilège peut justifier une sur rémunération…


      • yoananda Le 09 juillet 2013 à 21h24
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        Oui. Résultat des courses : nous n’aurons plus de cantatrice. Nous serons tous des fileurs de cotons, l’art disparaîtra, ces branleurs de scientifiques aussi et la technologie disparaîtra, tout ce qui fait grandir l’humanité disparaîtra.
        Mais on sera tous égaux.
        Super.


        • dadone Le 09 juillet 2013 à 22h31
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          Résultat des courses : nous n’aurons plus de cantatrice. Nous serons tous des fileurs de cotons, l’art disparaîtra, ces branleurs de scientifiques aussi et la technologie disparaîtra, tout ce qui fait grandir l’humanité disparaîtra.

          Vous n’avez comprit.
          Demùander à un ingénieer d’aller à l amine p

          Non vous n’avez pas comprit.
          A bernard Hinault a qui on disait qu’il était courageux il répondait le préfèrait rouler qu’allait à l’usine.
          Vous connaisez le QI de Depardieue
          S’il n’était pas acteut il aurit fait quoi ?


        • dadone Le 09 juillet 2013 à 22h38
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          Résultat des courses : nous n’aurons plus de cantatrice. Nous serons tous des fileurs de cotons, l’art disparaîtra, ces branleurs de scientifiques aussi et la technologie disparaîtra, tout ce qui fait grandir l’humanité disparaîtra.

          Non, vous n’avez comprit.
          En quoi une rémunération égalitaire empêcherait des cantatrices, des chercheurs, des ingénieurs ?
          En quoi ?
          Donnez moi un seul exemple…
          En revanche, je vous en donne autant que vous voulez des ingénieurs qui même payé le double de ce qu’il gagne n’irait pas travailler à la chaîne.
          Or compte tenu du QI de Depardieu c’est qu’il l’attendait, la chaîne…ou compte tenu de son penchant pou l’alcool, clochard au choix…
          Vous comprenez mieux ainsi…?


          • Inox Le 10 juillet 2013 à 17h18
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            C’est l’argument ultime. Le seul et unique.

            “L’inégalité fait grandir l’humanité”.

            L’élite doit flatter son ego et se sentir supérieure pour faire grandir l’humanité.

            C’est l’Axiome ultra-libérale.

            C’est beau hein ?


          • yoananda Le 10 juillet 2013 à 21h44
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            Non, c’est une question de mérite. J’ai expliqué sur mon blog. C’est long, je redis pas tout ici.


          • Inox Le 11 juillet 2013 à 09h08
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            Si on parle de mérite en plus du droit fondamental à une vie décente, là, je suis d’accord avec vous.


  19. jacqueline Le 09 juillet 2013 à 11h30
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    “le parti socialiste devrait avoir honte !”

    Le problème est qu’il n’a pas honte du tout. Ce parti aurait du éclater au lendemain du référendum sur le TCE. Au lieu de celà Fabius et d’autres ont retourné leur veste, espérant un nouveau poste de ministre si le PS redevenait majoritaire.

    Assez tôt dans la campagne de 2012 un haut conseiller du CA , a démasqué la tactique sournoise de Hollande qui promettait de renégocier le traité. Non seulement il est à plat ventre ( j’allais dire en levrette) devant l’ UE et la Finance, mais il nomme Moscovici qui veut aller plus loin dans le fédéralisme européen.

    Peut être celui-ci s’imagine-t-il déjà le futur ministre des finances de cette dictature ( faudrait déjà qu’il soit capable de gérer le budget d’un pays avant de vouloir gérer celui de 28 ) pour toucher le jackpot : Bruxelles ça paye davantage que Paris : Michel Barnier touche un salaire de 23.503 € pour ses fonctions à Bruxelles (il actuellement le commissaire européen aux Finances et au Marché européen). Il touche une retraite de 9.225 € pour ses divers mandats français, soit un total cumulé de 32.728 € brut par mois. Puis vous ajoutez la volonté de pouvoir et l’ego démesuré de cette clique.

    Dommage Hollande aurait pu être en grand président, et rentrer dans l’histoire s’il avait été capable d’aller au clash et de dire à l ‘ UE ça suffit. Il lui suffisait de faire un référendum. Là il n’est même pas sûr de finir son mandat et avec ses mensonges, le PS va se ramasser une claque aux prochaines élections..

    Les voilà prêts à donner quelques milliards d’ Euros à la Grèce pour le 19 juillet, argent qu’on ne reverra jamais et pris dans les poches des français qui découvrent à leur tour l’austérité, après leur avoir fait miroiter le retour de la croissance, auquel personne ne croit à part les menteurs et les imbéciles..

    Moscovici : pas d’impôts supplémentaires en 2014 , si … la croissance est là !

    Oyez braves gens ! Vous savez ce qui vous attend en 2014.

    Après il faudra aider l’ Espagne et l’ Italie.

    Là je doute que les allemands soient d’accord. A leur place je ferais pareil ! Si nous on a des complexes avec le nationalisme, pas eux ! Ils ne vont pas sacrifier 40 ans de prospérité pour sauver tous les PIGS, des fauchés qui ne veulent pas travailler et sont trop payés.. Ils feront travailler les gens des pays de l’ Est pour qu’ils achètent leurs bagnoles et autres produits allemands.. Ils gèreront leurs budgets à leur façon. Ca se passera mieux de pays à pays, que dans ce merdier de Bruxelles. Encore 50 ans de prospérité.

    Ils ne sont pas du tout gênés de nous asphyxier en brulant du lignite à tout va et pour s’opposer à la taxation du CO2 de leurs grosses berlines, ou pour empêcher de taxer les panneaux photovoltaïques des chinois. C’est de l’égoïsme pur et dur et c’est déjà du nationalisme.

    L ‘ Europe c’est comme le foot, à la fin c’est l’ Allemagne qui gagne ( ils ont perdu deux guerres, c’est le pays le plus prospère en Europe).

    Ce qu’on a voulu empêcher avec l’ Euro : une Allemagne qui se retourne vers l’ Est, arrivera forcément et encore plus fort.

    Nos intellectuels se trompent en parlant de nationalisme étriqué. Ils ne font que relayer la propagande des européistes. Le nationalisme, c’est la survie, un réflexe quand tout va mal.


    • amemar Le 09 juillet 2013 à 15h04
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      Madame, cela suffit de traiter les européens du sud de PIGS qui ne travaillent pas. Avec des gens comme vous cela ne m’étonnes pas que l’Europe ne se soit pas faite de façon humaine mais uniquement en terme de “je suis le plus riche et je te méprise” ! Je ne vais pas une fois de plus ressortir les chiffres, mais les Européens du sud travaillent autant que les autres ! de plus si le travail recevait sa juste rémunération le monde ne serait pas dans l’état où il est. Les rentiers, les gens qui louent à prix d’or des appartements insalubres, les actionnaires-rapaces, eux n’attirent jamais vos remarques acerbes. N’oubliez pas non plus que des millions de ces Européens du sud ont du émigrer vers les pays du nord, où ils ont beaucoup travaillé, ont été littéralement exploités et méprisés. C’est bon, je crois qu’ils ont compris qu’ils n’étaient que des m….. pour vous autres du nord, il est inutile de le leur rappeler en permanence.


      • yoananda Le 09 juillet 2013 à 16h22
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        En attendant les milliards qui leur ont été prêté par les pays du nord on fait quoi ?
        on dit “c’est la juste rémunération que vous nous deviez” ???
        lol
        bah oui c’est sûr, ils bossent peut-être beaucoup pour faire de l’huile d’olive foulée au pieds, mais que veux tu … c’est pas la faute des Allemands s’ils ont inventé des usines qui font 100X le même boulot et s’ils sont plus riche !!

        L’Europe leur a prêté des sous pour se moderniser, pas pour construire des piscines !

        Y a que les incapables qui veulent être payés autant que ceux qui méritent leur salaire ! Au nom de grand principes égalitaristes qui masquent maladroitement un nivellement par le bas, a la sauce communiste.

        La haine des riches va tuer ce pays. On sera tous égaux, mais tous pauvres.
        Et quand on sera tellement égaux dans la pauvreté qu’on aura même plus de quoi se payer des hopitaux, des policiers, des autoroutes, qu’est-ce qu’on y aura gagné au juste ?


        • toutouadi Le 09 juillet 2013 à 19h37
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          “…s’ils sont plus riche !!”

          Lesquels ? Les salariés allemands à 1 ou 2 € de l’heure ?

          C’est vrai !! La stigmatisation des banquiers, des riches, des hommes de pouvoir, des leaders de parti d’extrême droite, des voleurs, des escrocs c’est insupportable …
          Si cela continu, un jour on en arrivera, avec cette démagogie, à stigmatiser les tueurs en série … Promis ce jour là je descendrais, défendre la démocratie, dans la rue.


      • jacqueline Le 09 juillet 2013 à 16h33
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        @amemar

        Lorsque j’ai employé le mot PIGS, je citais les propos des Européens du nord à notre égard car je m’inclus dans les PIGS et c’est tellement plus agréable de vivre à Barcelone qu’ à Munich.


    • Macarel Le 09 juillet 2013 à 22h18
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      @jacqueline

      “le parti socialiste devrait avoir honte !”
      Le problème est qu’il n’a pas honte du tout.

      Le problème c’est qu’il reste encore trop de gens naïfs, qui croient que le PS est à gauche, je ne parle même pas de socialiste.

      Dommage Hollande aurait pu être en grand président, et rentrer dans l’histoire s’il avait été capable d’aller au clash et de dire à l ‘ UE ça suffit. Il lui suffisait de faire un référendum. Là il n’est même pas sûr de finir son mandat et avec ses mensonges, le PS va se ramasser une claque aux prochaines élections.

      Pour le Hollandisme révolutionnaire, l’on repassera. Hollande aller au clash avec l’UE ? Vous n’y pensez pas ! Un référendum ? Donner la parole au peuple ? Mais c’est insensé, le peuple est si versatile, si inculte !

      Personnellement, j’ai depuis le début pensé, qu’il aurait le plus grand mal à finir son mandat dans des conditions normales, lui le Président normal ! Effectivement aux prochaines élections, il va y avoir des pleurs, beaucoup de pleurs, chez les candidats de ce parti, qui vont se faire nettoyer dans une multitude de petits 21 avril 2002. Mais la survie de l’Europe néolibérale vaut bien de pareils sacrifices.

      Honte ? Ils n’ont pas honte, ils seraient même fiers d’être “européens fédéralistes”. Fiers de leur politique d’austérité imbécile, qui plonge chaque jour un peu plus la France dans le marasme. Ces politiques nous plombent chaque jour un peu plus, mais ils ne changent pas d’avis.
      Il est vrai qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis.


  20. Casquette Le 09 juillet 2013 à 11h35
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    Le jugement des élites politiques par les élites intellectuelles finissent tôt ou tard par aboutir sur des révolutions , j’ignore si c’est l’ambition d’E.Todd mais j’aime bien la définition qu’il donne du projet européen , comme étant une construction accidentelle !
    Et puis je pense qu’il vise dans le mille quand il dit que le succès Allemand est en fait la conséquence de son recentrage sur elle même ,depuis la réunification.
    Comme quoi on peut être à la fois “replié sur soi même” et pratiquer le commerce international comme personne.
    La nation pour les allemands est une rampe de lancement vers le monde , c’est dommage que les français aient oublié cela car ils excellaient eux aussi dans ce domaine.
    Pourtant les allemands ne sont pas universalistes pour un sou…l’universalisme devrait rester une vertu intra territoriale , qui permet au peuples nationaux de divers horizons de cohabiter ensemble sans se mettre sur la gueule , une fois sortie des frontières elle peut vite devenir problématique , aussi bien pour les autres (colonialisme ) que pour nous (acceptation des asymétries commerciales au nom de l'”ouverture”)


  21. François78 Le 09 juillet 2013 à 11h54
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    Avec leur discours proche du %#§, Lordon et Todd ont des problèmes.

    Le %#§, c’est le mal, c’est pourtant facile à démontrer.

    Par exemple, la sortie de l’Euro avec le %#§, c’est mal, et la sortie de l’Euro sans le %#§, c’est bien.

    C.Q.F.D.

    .


  22. Jacques Seignan Le 09 juillet 2013 à 12h51
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    Un témoignage : “le PS devrait avoir honte” : Oui.

    Comme dans la série TV de SF , il y a des Envahisseurs à la direction du PS ; ils ressemblent à des humains socialistes (au petit doigt près si je me souviens) mais ils sont néolibéraux. Qu’en est-il de la base? Quand vont-ils réagir?
    J’ai donc écrit et envoyé une lettre ouverte au président (copie le PS) pour dire mon désarroi – publiée sur le blog de Paul Jorion.
    D’ailleurs, parmi les points d’indignation évoqués, il y a, cher Olivier Berruyer, votre influence sur la question de la séparation bancaire pour laquelle vous menez une action intensive et qui est encore une fois un foutage-de-gueule complet du PS.


    • Macarel Le 09 juillet 2013 à 21h46
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      “Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.”
      (Albert Camus)

      Alors appelons un chat un chat, le PS est le Parti de la Soumission, sous-entendu au capital.

      Le régime politique dans lequel nous vivons, ne peut pas s’appeler démocratie, car la démocratie ce devrait-être “le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.”

      Par contre j’ai un problème pour nommer ce régime: oligarchie ? ploutocratie ? médiacratie ?
      technocratie ? bureaucratie ? monarchie élective ? kleptocratie ?

      Sans doute un peu de tout cela. Mais je vais retenir oligarchie, avec cette définition:

      L’oligarchie est faite des meilleurs (« aristocratie » au sens étymologique), des plus riches (ploutocratie), des scientifiques et techniciens (technocratie), des Anciens (gérontocratie), de ceux qui bénéficient de la force ou de tout autre pouvoir de fait.

      On peut distinguer les oligarchies institutionnelles et les oligarchies de fait. Les oligarchies institutionnelles sont les régimes politiques dont les constitutions et les lois ne réservent le pouvoir qu’à une minorité de citoyens. Les oligarchies de fait sont les sociétés dont le gouvernement est constitutionnellement et démocratiquement ouvert à tous les citoyens mais où en fait ce pouvoir est confisqué par une petite partie de ceux-ci.

      Faute d’une meilleure appellation,” oligarchie de fait”, me semble bien adapté à notre régime politique, car le pouvoir est effectivement confisqué par une minorité de citoyens. Minorité qui verrouille soigneusement l’accès au pouvoir, grâce un rituel d’alternance qui ne change, de fait, rien, ou si peu, aux politiques menées: “Le changement, c’est maintenant!”. Ce changement est une mystification, mais cela marche toujours.

      De fait seule cette minorité de citoyens participe au processus de décision, les autres sont juste conviés à “choisir” périodiquement parmi cette minorité ceux qui vont exercer le pouvoir, et imposer des politiques favorables à cette oligarchie. Formellement quelques “petits candidats” sont autorisés à concourir, ne serait-ce que pour sauvegarder l’illusion de la diversité de choix, mais ces petits candidats sont tellement maltraités par les médias dominants, leurs temps de parole si rabougris, qu’ils n’ont aucune chance d’être entendus par les électeurs.
      Un autre technique très bien rodée par l’oligarchie pour conserver le pouvoir, est d’instrumentaliser la peur du grand méchant loup, pour ramener les brebis égarées dans son giron. Le grand méchant loup, c’est le Front National pour ne pas le nommer.

      Ceci dit la majorité de citoyens qui n’a pas voix au chapitre, semble se complaire dans cette situation. De ce point de vue, elle mérite sans doute, le mépris de fait que lui manifeste l’oligarchie.


  23. AGARASH Le 09 juillet 2013 à 13h06
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    Intuitivement, j’ai toujours pensé que l’Europe ne se construirait que dans la douleur … Je suis prêt à parier que cette alliance ne se créera que lorsque qu’un danger plus important que nos petites luttes d’intérêt apparaitra … les scénarios de http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Artur_du_Plessis
    sont assez intéressants je trouve mais fortement pessimistes.
    J’aime assez son modèle : financier perturbe économie qui perturbe ordre social qui radicalise pouvoir politique …

    Malgré toutes nos bonnes analyses et nos réflexions, nos actions actuelles me semblent bien loin de faire vaciller les systèmes de pouvoir.


    • step Le 09 juillet 2013 à 13h24
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      un pouvoir ne s’ébranle pas (ou rarement), il pourrit et tombe.


  24. maboiteaspam Le 09 juillet 2013 à 13h24
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    > Au contraire des allégations grotesques de «l’euro, bouclier contre la mondialisation», je pense qu’il faut dire que l’euro est la réalisation régionale de la mondialisation libérale.

    Ahh c’était pourtant pas compliqué d’aligner cette 20aines de mots pour concrétiser ce que le subconscient avait au bout de la langue. Mais voilà encore une fois c’est ce mr lordon qui m’éclaire et m’aide à préciser ma pensée.

    Merci pour ce partage des savoirs !


  25. bruno Le 09 juillet 2013 à 14h08
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    S’il vous plait messieurs Lordon et Todd, partez avec courage à la rencontre du peuple français et expliquez lui. Partez à la conquête des médias, forcez les portes des télévisions, radios et exprimez-vous.


    • Macarel Le 09 juillet 2013 à 21h53
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      Partir à la conquête des médias ? Bon courage !


  26. Incognitototo Le 09 juillet 2013 à 14h21
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    Comme disait un grand homme à képi célèbre : “(…) l’Europe, l’Europe, l’Europe ; (…) mais ça ne signifie rien !” ; effectivement, ça ne signifie rien : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/897817-lettre-d-un-assistant-parlementaire-a-bruxelles-jose-manuel-barroso-tu-ne-sers-a-rien.html

    Je crains que bon nombre de détracteurs de “l’Europe” se trompent d’ennemi et de colère…
    C’est tellement une évidence pour moi, que ce n’est pas l’Europe qui nous empêche de régler nos problèmes, mais bien la façon dont pensent nos politiques locaux, que je reste pantois chaque fois que je lis ce genre de divagations sur l’Europe, qui serait à l’origine de tous les problèmes…

    Au lieu de faire toujours plus de la même chose ou de remettre au goût du jour des “solutions” qui n’ont jamais fonctionné, il serait peut-être temps de réfléchir à d’autres façons de régler les problèmes…
    Un exemple (parmi d’autres), qu’est-ce qui empêche la France de fiscaliser l’intégralité de ses prélèvements sociaux et autres taxes, pour que les biens qu’on exporte en soient exonérés et les biens qu’on importe les supportent ? Ce ne serait pas une solution plus simple pour équilibrer notre balance commerciale ? Mais non, on préfère penser que retrouver notre indépendance monétaire serait une meilleure solution… C’est sûr qu’entre 1971 et 1999, on a vu comme ça fonctionnait bien… et je reste stupéfait qu’il y en a qui veulent remettre ça…


    • david Le 09 juillet 2013 à 14h49
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      c’est du protectionnisme!
      c’est sympas de faire payer aux autres toutes nos protections sociales
      il faut juste espérer qu’ils paieront avec le sourire!

      un bon exemple de ce que vous préconisez :
      l’Europe veut taxer les panneaux solaire photovoltaïque chinois pour protéger l’industrie photovoltaïque européenne
      réponse du berger à la bergère, les chinois vont taxer le vin


      • Incognitototo Le 09 juillet 2013 à 15h23
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        Et alors, c’est un gros mot protectionnisme ???

        Je vous rappelle qu’il y a une différence entre des taxes douanières et le fait que les biens et services puissent supporter le même niveau d’imposition que nos produits nationaux ! Aucun protectionnisme là-dedans, juste un mécanisme de rétablissement de concurrence loyale !
        Pour info : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-c-14-bis-mises-au-point-et-complements-sur-la-tva-sociale-96649233-comments.html ; et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de ce qu’une fiscalité intelligente peut faire : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-3979606.html

        Par ailleurs, je voudrais bien savoir ce que vous proposez… comme Todd et Lordon ? Revenir à une monnaie nationale en laissant tout dans l’état au niveau des échanges internationaux et des distorsions de concurrence ? Vraiment, de “doux” rêveurs…


        • david Le 09 juillet 2013 à 15h49
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          “juste un mécanisme de rétablissement de concurrence loyale !”
          je pense que c’est en ces termes que la commission européenne a du justifier leur taxe sur les panneaux
          mais apparemment ça n’a pas convaincu les Chinois
          pour moi ça reste un moyen de faire payer les étrangers pour nos avantages sociaux et moralement ça ne me convient pas

          et je ne propose rien et surement pas du Todd ou Lordon


          • Incognitototo Le 09 juillet 2013 à 18h01
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            ??? Si vous voulez engager une discussion, il va falloir que vous vous expliquiez et vous exprimiez autrement qu’avec des slogans…
            1 – en quoi fait-on payer aux autres nos protections sociales ??? Vraiment, je ne vois pas, alors même qu’actuellement, les seuls qui n’en payent pas sont ceux qui achètent des produits importés et ceux qui nous les vendent de l’étranger…
            2 – en aucune façon, je ne propose de taxes douanières comme l’envisage l’UE… avant de vous avancer sur ce que vous pensez que je pense, peut-être faudrait-il prendre connaissance des liens que je propose…
            3 – je ne saurai, donc pas ce que vous proposez… ce qui est une façon assez simple et ultime d’échapper à tout débat…


          • Amsterdammer Le 09 juillet 2013 à 23h09
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            C’est-à-dire que vous, vous souhaitez l’abolition des ‘avantages sociaux’, en fait.

            Le larbinisme a encore frappé…


          • david Le 11 juillet 2013 à 16h44
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            @ Amsterdammer

            si j’utilise le même raccourci
            vous êtes pour l’esclavagisme?

            travail petit chinois pour 1$/h, on oubliera pas d’y mètre notre TVA social dessus pour financer nos avantages sociaux


      • Casquette Le 09 juillet 2013 à 18h36
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        Le vin c’est 800 millions par an avec la Chine , accepter qu’une technologie qui fournit de l’énergie à faible emprunte carbone ainsi qu’une autonomie certaine soit laminée pour les beaux yeux du lobby viticole est une faute non seulement écologique et géopolitique , mais aussi industrielle…le photovoltaïque peut potentiellement générer des milliards en terme de R&D , de service et de vente à l’export.
        Qu’on se débarrasse d’une économie rentière comme l’est le vin me dérangerait pas et puis il existe d’autres marchés faut arrêter d’avoir peur des Chinois quand ils froncent légèrement les sourcils.


    • Jack Le 09 juillet 2013 à 14h59
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      C’est ce qu’il y a de plus fatigants avec ces guignols souverainistes à la Pasqua-Seguin, ils n’apprennent rien. Et ils oublient un détail, la mondialisation ne disparaîtra pas avec l’UE. Une question parmi d’autres, comment feront ils pour protéger la nouvelle monnaie de la spéculation et des attaques des raiders à la Georges Soros? Et je ne parle pas du mythe de la frontière étanche et inviolable. En tant que frontalier, subir les fantasmes de ces gens est d’un pénible…


      • Incognitototo Le 09 juillet 2013 à 15h25
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        Pas mieux 😉


      • Léonard Le 10 juillet 2013 à 01h00
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        “La mondialisation ne disparaîtra pas avec (la fin) de l’Union européenne”.

        Vous avez raison sur ce point. Disons que nous pourrons l’aborder avec moins d’entraves. Le drame majeur de l’Union c’est qu’elle a été conçue dans un moment où le monde était très différent. En 1992, c’est la fin de la guerre froide, la Chine est un nain économique et internet n’existe pas. L’UE est un concept complètement dépassé et qui ne peut plus être réformé.


    • Hajik Le 09 juillet 2013 à 20h56
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      Cette idée est excellente MAIS cela va poser d’autres problèmes, comme une augmentation massives des importations illégales (elles sont déjà massives actuellement…) puis vente au marché noir. Augmentation des “cadeaux” (certains doivent savoir de quoi je parle :p) venu de l’étranger. Sans compter les frontaliers justement qui n’achèteront plus rien en France. Cette mesure est en pratique totalement infaisable.

      Bonne soirée


      • Incognitototo Le 09 juillet 2013 à 21h49
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        Ha,… il fallait lire l’article jusqu’au bout… je cite :

        “La seule distorsion réelle qui pourrait advenir, c’est qu’un salarié qui en a les moyens achète en Europe pour tous ses besoins de produits importés ; sauf qu’à prix équivalent, on ne voit pas bien l’intérêt, car, seuls les produits importés (en attente d’harmonisation) seraient plus chers chez nous. Mais si on imagine que cette fuite d’achats puisse devenir significative, où serait le problème ? Notre balance commerciale s’améliorait quand même et c’est celle des autres pays qui se dégraderait… pour notre part nous aurions juste à compenser les quelques pertes de recettes sociales, probablement marginales, générées par ce type d’attitude…”

        Il ne faut pas faire d’un argument marginal, à incidence marginale, un refus de comprendre la logique d’ensemble…


  27. Serfix Le 09 juillet 2013 à 14h39
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    Bonjour Olivier,

    Merci pour ce billet.

    Ce clip vidéo devrait compléter ton article … [dailymotion=x11kkuc]

    Si ce lien ne passe pas, le voici en entier …

    http://www.dailymotion.com/video/x11kkuc_viviane-reding-il-n-y-a-plus-de-politiques-interieures-nationales-il-n-y-a-plus-que-des-politiques-e_news#.UdwDaqyQiSo

    Bonne continuation.

    Luc van Mulders


  28. oisif prolétaire Le 09 juillet 2013 à 16h51
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  29. Lisztfr Le 09 juillet 2013 à 17h11
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    J. B. Say pour les nuls :

    [Agent économique] <– revenu : 100$ — [Marché solvable]
    | /\
    | |
    pouvoir |
    d'achat : |
    Demande : |
    100$ max |
    | |
    moins l'épargne (X% de 100$)————————————–|

    Hypothèses
    1) Le marché solvable n'a pas une taille infinie, sinon l'inflation serait infinie.
    2) L'épargne (X) n'est pas nulle.

    Remarque : Say considère que l'épargne sera nulle, c'est le seul cas où le modèle fonctionne de lui-même, en équilibre. Donc déjà d'un point de vue strictement comptable nous avons un problème, sans parler de la productivité qui rend impossible de consommer ce que nous produisons. Désole d'insister mais, Cogito ergo sum n'est pas plus long que ça, et tout aussi solide, voire incompris mais bon.

    Les conséquences de ce petit schéma ne sauraient-être sous-estimées. Keynes l'a vu, Galbraith plus ou moins (The Big Crash, sur 1929).

    La croissance est nulle… : entre 100$ et 100$ – X qui vont manquer, comme dirait Keynes, il ne peut pas y avoir de croissance (sauf crédit, etc), parce que de la liquidité est sans arrêt détournée du système pour se perdre sur des comptes.. le capital ne cesse de grossir.

    Donc à partir de là, qu'est-ce qu'on fait ?

    PS : Excellente idée de casser la BNP, Apple, en 2, 4, j'ajouterais H&M, etc. Toutes les chaînes commerciales, allez, on coupe.


    • toutouadi Le 09 juillet 2013 à 19h02
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      Il me semble que tu as fait une petite erreur dans ton schéma et qu’il manque un _ sous le |.

      Me trompe-je? Sinon c’est très clair 🙂


    • Rycochet Le 10 juillet 2013 à 22h25
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      Vous auriez la version “Say pour les plus que nuls” passque là, j’ai entravé que pouic!


  30. Marcus Le 09 juillet 2013 à 17h21
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    Le PS est un parti social-libéral depuis belle lurette.

    Qui devrait avoir honte ?

    Ceux comme Lordon et Todd avec son “hollandisme révolutionnaire” qui se sont complètement TROMPE sur ce qu’était devenu le PS ?

    Ou le PS qui applique sa politique dictée par l’oligarchie mondialiste ?

    Il y a un moment où il faut sortir du monde d'”Alice aux pays des merveilles”, des “bisounours” et revenir sur terre …

    La politique de François Hollande ne me surprend pas.

    A la rigueur la participation des Verts est plus délicate mais il est vrai qu’ils attendent des places aux municipales … qui vont se solder par une catastrophe pour la gauche d’ailleurs !!!

    Comme le disait Pierre Juquin (83 ans, ancien dirigeant et intellectuel) récemment à l’occasion de la sortie de deux livres sur Aragon (1600 pages que je vous recommande) et sa féroce critique du stalinisme :

    “Force est de constater que depuis la disparition des partis communistes dans le monde, IL N’Y A PLUS RIEN A LA PLACE !!!!!!!!!!!!!!!!!”

    Et quand on pose la question à Roland Leroy (87 ans, ancien dirigeant et intellectuel) :
    “vous êtes toujours marxiste ?”

    Réponse :
    “Oui, MARXISTE ET LENINISTE, même si ça ne plaît pas à certains qui ne veulent pas voir plus loin que le bout de leur nez !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!”

    Je conclurais par le milliardaire Warren Buffet :

    “Nous sommes en guerre et cette guerre NOUS LES RICHES, SOMMES EN TRAIN DE LA GAGNER !!!!!!!!!!!!!!!!!!”.

    Buffet lui il est marxiste et s’en réjouit LOL

    Il a tout compris et se fout du PS français et des classes populaires MONDIALES qui sont pris dans le mondialisme (comme idéologie et praxis) qui baisse tous les coûts des entreprises, on nivelle tout par le bas pour être compétitif avec les chinois et autres pays émergents, et cela réjouit et enrichit les milliardaires … CQFD

    J’ai piqué ma colère, mais je n’ai jamais compris et je ne comprendrai jamais pourquoi vous reproché au PS de servir la BOURGEOISIE ?
    C’est toute son histoire …

    S’il n’y avait pas eu le Parti Communiste et la CGT il n’y aurait JAMAIS eu les avancées des classes populaires au XXème siècle comme le Front Populaire, comme la Résistance, comme la plus grande grève générale des travailleurs de l’histoire de France en 1968, etc…!

    Quand on pense que Mitterrand a accepté en tant que ministre de l’intérieur sous la 4ème république la TORTURE en Algérie. Il voulait toujours aller plus loin, dénonçant les indépendantistes comme des TERRORISMES, des BANDITS qu’il fallait “ECRASER” à tout prix.
    Le Pen c’était Gandhi à côté de Mitterrand, vous pouvez me croire !

    C’est ça le PS, qui à l’époque était la SFIO de Guy Mollet, Mitterrand faisant la couloeuvre entre toute cette mouvance pour finalement faire un putch en 1971, avec la complicité de Chevènement et Mauroy, contre Alain Savary.

    La conclusion à Aragon : Pierre Juquin et Roland Leroy connaissaient très bien Aragon et l’interrogent et lui font part de leur scepticisme au début des discussion sur le programme commun et les alliances avec le PS.

    Aragon répond à Pierre :
    “Mais mon petit, bien sûr qu’ils sont affreux, abominables, mais avec QUI veux-tu qu’on s’allie ???”

    Comme l’a bien compris Roland Leroy ET Pierre Juquin avec leurs styles différents : c’est une LUTTE de CLASSES au NIVEAU MONDIAL QUI SE JOUE.

    Et malheureusement ils sont pessimistes à cout et moyen terme car la classe financière dominante est en pleine puissance et dirige TOUT !

    Et pour tout vous avouer je suis encore plus pessimiste qu’eux.

    Allez, j’ai été brutal mais j’ai dit vraiment ce que je pensais, ce n’est pas contre vous personnellement mais pour qu’un jour quelqu’un au moins clarifie les situations (j’emploie le pluriel car je sais très bien que c’est d’une immense complexité et je n’ai pas malheureusement un catalogue à vous présenter)

    Amicalement.
    Marc


    • Marcus Le 09 juillet 2013 à 18h23
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      J’ajouterais pour la période du début du septennat de Mitterrand en mai 1981 puis juin avec les législatives qu’à l’époque j’étais jeune (né en 65) mais j’essayais d’en discuter au lycée avec des jeunes de mon âge très dépolitisés. Vraiment.
      Mais à ceux qui avaient la gentillesse de m’écouter je leur disais que j’étais CONTRE la participation des communistes au gouvernement et que tout cela allait se terminer en eau de boudin.
      Et en plus les députés socialistes étaient majoritaires à eux seuls, pas besoin des députés communistes … donc …

      La faute en était certainement à une campagne trop brutalement anti-socialiste et anti-Mitterrand de Georges Marchais qui n’avait pas la trempe, l’intelligence ni la finesse qu’il fallait face à un Mitterrand très rusé, qui louvoyait au possible.

      Marchais, selon Juquin était à la fois brutal et trop sensible (“un coeur gros comme ça” dit-il) et n’avait pas le trempe, la culture pour diriger le PCF.
      “La politique c’est dur” dixit Juquin.

      Je pense qu’il aurait fallu “soutien sans participation”, comme ça ça rendait la liberté au PCF de voter ce qui allait dans le sens des travailleurs et de voter contre notamment au moment de la rigueur. Les classes populaires auraient mieux compris. Tandis que voir au PCF faire le grand écart entre la participation gouvernementale et les critiques du tournant de la rigueur, personne n’y a rien compris, c’était fatal.

      Je vais vous raconter une anecdote :
      Roland Leroy qui avait en charge les discussion pour la rédaction du programme commun raconte qu’au début il ne s’agissait que de simples discussions, d’un échange d’idées MAIS en aucun cas d’un programme commun.
      Puis après la prise de pouvoir de Mitterrand au Congrès d’Epinay, Marchais, son entourage direct et Mitterrand, lance cette fois officiellement les discussions pour un programme commun de gouvernement.

      Leroy (qui était contre) mais ces malins lui filent la direction de la délégation communiste et en 1972 le PCF et le PS tombent d’accord.

      Roland Leroy se rend donc un matin rue de Bièvre au domicile des Mitterrand. Comme d’hab il est en retard et c’est Danièle Mitterrand qui le reçoit très gentiment.
      Puis arrive Mitterrand et Leroy lui parle que les deux délégations sont tombées d’accord sur un texte que tout le monde a pu consulter chez les dirigeants .

      Tout le monde … SAUF, Mitterrand qui comme le dit Roland :

      “je me suis aperçu en discutant que Mitterrand ne l’avait même pas lu !!!”

      Puis un temps se passe et Mitterrand se rend avec Robert Fabre (radical de gauche associé) et Marchais et plein d’autres invités (surtout la presse française ET internationale) au Comité Central du PCF pour SIGNER. C’est fait.

      Le lendemain, pas 3 mois après, le lendemain même, Mitterrand se rend au Congrès des socialistes à Vienne et il rassure tout ce beau monde :

      “Mon but c’est de prendre les 3/5 des voix communistes”.

      Tout était dit.

      Après la direction Marchais a fait tellement d’erreurs sur le plan national ET international, que c’était une vraie rigolade pour Mitterrand …
      Il faudrait écrire un livre …

      Il aurait fallu rompre avec Brejnev, etc… des tentatives ont été faites par Marchais au XXII ème Congrès, mais après Marchais reculait à chaque fois alors que souvent c’était à sa propre initiative …

      Faut dire aussi que les soviétiques et les autres (allemands de l’Est, Pologne, Tchécoslovaquie, etc…) surveillaient toujours le PCF et avec une dureté qu’on a du mal à imaginer. C’était aussi une autre époque …

      Pendant qu’on y est, une autre anecdote :

      Jean Kanapa (philosophe) proche de Georges Marchais et qui avait fait parti de la délégation lors des discussion sur le programme commun, rencontrera dans le plus grand secret devinez qui ?

      Eh bien Jean Kanapa, commandité par Marchais, rencontre l’ambassadeur des Etats-Unis pour lui expliquer que l’accord de gouvernement avec les socialistes et dont il doit y avoir des ministres communistes, cela …
      “ne changera RIEN à la politique française d’amitié avec les USA”.
      Il fallait oser quand même ! Si les militants l’avaient su cela aurait fait un scandale.

      Je vais me reposer car je suis bien malade.

      Amicalement à tous.
      Marc
      PS : pardon pour les fautes d’orthographe, je ne me relis pas, eh puis tout ça me remue et me replonge des années en arrière. Mais je l’écris pour vous pour que vous compreniez mieux la situation d’aujourd’hui par certains aspects.


      • Incognitototo Le 09 juillet 2013 à 18h42
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        @ Marcus,

        Le “malheur” du PCF, ça a surtout toujours été (et encore aujourd’hui) de n’avoir jamais su (ou pu) mordre la main qui les nourrissait… que ce soit l’ex-URSS qui l’alimentait en fonds occultes, ou leur course à des représentations électives rémunérées…
        J’ai encore en mémoire un long documentaire historique d’Arte (dont malheureusement je ne retrouve plus les références) qui montrait comment toute pensée qui ne suivait pas la ligne imposée par Moscou a été tuée dans l’œuf… C’était quoi l’option pour ceux qui voulaient un communisme “à la française” en 1945 : tout simplement retourner à l’usine ; et assez peu ont eu ce courage… à pleurer…

        Soignez-vous bien et bon rétablissement.


        • Marcus Le 09 juillet 2013 à 20h25
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          Pas faux Incognitoto, il y avait la voie italienne aussi.

          Quant à 1947 c’est le gouvernement socialiste et pas l’Union Soviétique qui a viré les ministres communistes.

          On ne voulait voir que ce qu’on voulait voir.
          C’était l’espoir de cette chose “extraordinaire” qui s’était levée en Russie.
          Même psychologiquement c’est très difficile à expliquer.

          Maurice Thorez, l’homme d’Etat du PCF c’est lui qui initie le Front populaire.
          C’est n’est plus classe contre classe où là il n’y avait pas de place pour le PS.
          Non, il est allé défendre contre Staline et Dimitrov (bulgare et dirigeant de l’Internationale) qui était réticent et Thorez tient bon et sort avec leur approbation.

          En 1980 Marchais qui n’est pas un mauvais homme rencontre Brejnev et à la suite de cet entretien approuve l’intervention en Afghanistan.
          Juquin et Fiterman parlent avec lui dans son bureau et lui disent l’effet catastrophique sur l’opinion française et surtout qu’il s’agissait bel et bien d’une agression soviétique. Marchais leur répond :

          “Mais Brejnev lui-même me l’a dit que c’est à la demande des afghans et que c’est pour une courte période”.

          Fiterman et Juquin sortent dépité et Fiterman assène :

          “C’est l’éternelle NAÏVETE de Georges !!!”

          Je reprends sur l’après-guerre.

          Le grand drame de l’après-guerre c’est la guerre froide.
          Car il faut choisir son camp :

          Ou celui de l’exploitation capitalisme et de l’Impérialisme américain,
          Ou, celui de l’Union soviétique avec Staline

          C’est tout le drame de la guerre froide et c’est pour cela et rien d’autre que les communistes français se font sortir du gouvernement par les socialistes, mais aussi en Italie, en Belgique, etc…

          Après il y aura de Gaulle qui dira un jour à Aragon :
          “Ah entre vous et moi il n’y a RIEN !”

          Le drame c’est que ça confine le PCF dans une position strictement tribunitienne, d’éternel opposant.
          Une anecdote : en 1958 une femme corse dit à un dirigeant communiste :

          “J’ai voté de Gaulle, car vous vous êtes le pain d’après-demain mais de Gaulle est le pain d’aujourd’hui” .

          De même on reproche parfois au PCF de ne pas en avoir fait assez en 1968, mais la situation n’était pas pré-révolutionnaire. Il y avait quelques étudiants au Quartier latin qui voulaient tout renverser et dont les maoistes avaient empêché Juquin de discuter dans un amphithéâtre.

          Il dit clairement :
          “nous n’aurions pas été un parti responsable si nous avions tenté de renverser le régime”

          Les classes populaires étaient pour la grève, les manifestations, etc… MAIS pas pour un renversement de régime. L’armée auraient balayé facilement un mouvement insurrectionnel.

          Et puis, je me cache là derrière Juquin lui le contestataire :

          “Le PCF n’a jamais tué personne, etc… au contraire il y avait un tissus social où beaucoup de personnes ont appris à lire, à écrire en grande partie grâce au PCF, l’accès à la culture grâce au PCF, l’accès au sport, etc…”

          Plus loin :

          “Je veux dire que même des décennies plus tard le mot PCF fait encore PEUR”.

          C’est profondément injuste.
          Ces gens sont morts par milliers dans la résistance et on leur colle toujours à la peau le terme de stalinien alors même que l’Union soviétique n’existe plus.

          Ce qui me prend aux tripes c’est que j’ai longuement étudié les positions de l’époque et les positions d’aujourd’hui de deux dirigeants opposés et tous deux intellectuels (Roland Leroy le normand pour tout te dire qui aurait dû être à la place de Marchais et Pierre Juquin) et ils se retrouvent aujourd’hui sur le MêME CONSTAT !

          La mort du PCF et d’une façon de l’idée même de communisme dans le MONDE est un DRAME qui n’a été remplacé par … RIEN.

          A l’époque Juquin disait toujours :

          “Pour que la gauche marche il lui faut ses deux jambes : le PCF et le PS”

          Or aujourd’hui nous payons cela.

          Merci Incognitoto pour tes bons voeux.
          Marc


          • Incognitototo Le 09 juillet 2013 à 21h02
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            @ Marcus,

            Ça n’est pas tant les déclarations du PCF vis-à-vis de l’opinion publique ou ses positions politiques pro-soviétiques que je pointais, mais bien l’attitude de ce même parti avec ses propres militants ou sympathisants…

            Nombreux étaient ceux qui avaient déjà eu du mal à digérer le pacte germano-soviétique (39), mais quand en plus après la guerre, on a demandé aux “cadres” de se taire pour ne pas déplaire au “grand frère”… la seule option, pour les plus intègres, fut de retourner à l’usine… choix difficile que beaucoup n’ont pas fait et c’est pourquoi nous avons gardé plus longtemps un PCF inféodé à l’ex-URSS… et en conséquence, les plus “mauvais” à la tête du parti…

            On parle toujours des intellectuels qui sont partis ou qui ont été virés ; en oubliant toujours l’hémorragie permanente de militants de base et de cadres que le PCF a continuellement enregistrés, juste parce qu’il se refusait à la moindre critique de l’ex-URSS… qui le finançait…

            Pour le reste oui, ce parti comme le PCI ont eu une vraie action éducative… et je regrette moi-même que tout cela se soit perdu dans les sables… Je me souviens de réunions de cellules de militants de base, en Italie, où on abordait les apports de Freud et/ou de Reich dans la dialectique politique… Jamais, je n’ai pu retrouver autant d’humanité, d’intelligence, de bon sens et de solidarité dans aucun parti de France…
            Il faudra que je me penche un jour sur les raisons de toutes ses “disparitions”, si essentielles…
            Ou peut-être que comme le disait Irène Falcon citée par Jorge Semprun : « … Nous nous sommes libérés de la foi qui exclut la science, alors s’est renforcé en nous cette foi à laquelle Marx faisait référence lorsqu’il disait que les communistes sont capables de “prendre le ciel d’assaut”. Lorsque cette foi tiédit, lorsqu’on devient incrédule, on cesse d’être communiste. Voilà la vérité. »

            Bien cordialement.


          • Marcus Le 09 juillet 2013 à 22h02
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            Incognitoto, le pacte germano-soviétique s’est fait lorsque Ribbentrop (le ministre des affaires étrangères d’Hitler) débarque à Moscou (avec l’accord d’Hitler et de Staline).

            Là dessus le but de Staline qui a limogé ses meilleurs officiers, c’est de gagner du temps et ça on ne peut pas lui reprocher.
            Il lui faut absolument du temps.

            Staline espère que les allemands vont s’épuiser à l’Ouest et qu’il aura le temps de construire sa défense. Il est d’ailleurs surpris par la rapidité d’Hitler dans cette affaire.

            En 1945, effectivement Charles Tillon et un autre dirigeant souhaitent que le PCF qui est au zénit de ses forces (1 millions d’adhérents) prenne le pouvoir en France.

            Les soviétiques par la voix de Staline s’y opposent. Pour une raison très simple c’est que la guerre froide commence déjà.

            La frousse de Staline c’est la bombe nucléaire américaine que les américains envoient sur Hiroshima et Nagasaki très certainement pour prouver aux russes ce qu’ils sont capables de faire.

            En Europe les forces se sont figées et chacun est dans le camps de l’armée d’occupation.
            La France est occupée par les alliées.
            Alors aller essayer de prendre le pouvoir dans ces conditions, c’est hyper-dangereux.

            Et c’est vrai que des militants ont dû être déçus.
            Mais la ligne Tillon est aussi aventuriste

            Maurice Thorez croit prendre la bonne décision en approuvant Staline et en excluant Charles Tillon et un autre membre du BP.

            Et personnellement je ne pense pas que de Gaulle aurait laissé faire, car il est allié avec les communistes mais s’en méfie, lui-même étant anti-communiste.

            Pour ce qui est du turn-over des militants, il y a l’engagement pas bien réfléchit et puis il y a ce qu’il faut appeler le “centralisme démocratique”.
            Pour lutter contre les forces capitalistes il faut une organisation sans faille, sans discussions perpétuelles, respecter la ligne.

            Le PCF est un parti révolutionnaire, il est très difficile de tolérer des couacs, on serre les boulons.

            Dans le parti, il y a la camaraderie, et ce n’est pas un vain mot et il y a la discipline.

            Alors le centralisme démocratique n’existe plus, mais le parti presque plus.

            Et il faut bien le dire qu’avec le développement de l’individualisme forcené d’aujourd’hui, le mot discipline fait peur.

            Là dessus je ne suis pas sûr que le développement de la liberté individuelle à tout prix issue des revendications des étudiants de 68 ait été le point le plus positif.
            ça sera un point à étudier par les historiens.

            Car là on se rapproche du libéralisme-libertaire, eh oui.

            Mais c’est sûr que tu soulèves là un vrai point de doctrine et c’est pourquoi beaucoup en auront marre de cette discipline et iront ailleurs, notamment au PS.

            Pour ce qui est des dirigeants, il y a eu de grands dirigeants au PCF, faut pas se débarrasser du bébé avec l’eau du bain.

            Tu auras remarqué que je n’ai vraiment critiqué que Georges Marchais choisit dans des circonstances particulières (maladie invalidante à 100% de l’excellent dirigeant Waldeck-Rochet qui face à Brejnev condamnera le règlement armé de la Tchécoslovaquie, le Printemps de Prague).
            Et là-dessus tout le monde était d’accord sauf la femme de Thorez qui est libérée de ses fonctions.

            Donc Marchais dirige l’organisation des cadres, dans un contexte où il n’est pas encore numéro 1 mais en fait pratiquement office.
            Et la 2ème chose c’est que les soviétiques connaissaient tout du passé de Georges Marchais pendant la guerre et pouvait mieux le tenir.
            Dans la direction à ma connaissance il n’y avait que le vieux, l’inamovible Gaston Plissonnier qui savait et d’autre part c’était même lui qui allait chercher les enveloppes en RDA …

            Mais enfin en matière de financement il faut savoir que beaucoup de leurs journaux ont fermé, notamment le grand journal “Le soir” si ma mémoire est bonne d’Aragon.
            Tout ne venait pas de l’URSS.

            Je pense que ces deux choses ont pesé pour qu’il soit officiellement nommé Secrétaire Général.

            Après on va laisser ça aux historiens et aller se coucher.

            Mais ta question doctrinale sur le centralisme démocratique, qui n’avait pas grand chose de démocratique mais beaucoup de centralisme, est un point qui a fait problème.

            Regardons aussi le PS.
            Voilà un parti avec très peu de militants (et souvent des vieux) et qui a fait ces dernières années des scores électoraux phénoménaux.
            Ils ont tout : les municipalités, les conseillers généraux, les régions, la majorité du Parlement et … d’une assez courte majorité le Président actuel.

            Bonne nuit.
            Marc


          • step Le 10 juillet 2013 à 10h19
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            je vais faire mon historien aussi sur l’accord Russie 3eme reich. Pas sûr que Staline voulait gagner du temps pour préparer une offensive (ou même une défense de son territoire). Les rapports déclassés récents ont tous indiqué sa panique et son incrédulité d’une attaque nazie (il a fallu lui confirmer plusieurs fois et ce flottement a duré plusieurs jours !).

            Par cette accord Staline voulait acheter la paix, comme les alliés ont voulu acheter la paix après l’anchluss nazi. Quitte à vendre aux allemands une zone que de toute façon ils n’ont jamais tenu (l’ouest de l’europe).

            Staline savait que la machine de guerre Russe était incapable (et elle l’a été) de faire face à l’armée allemande. Il a d’ailleurs fallu de graves erreurs de stratégie militaires sur le front de l’est (réduire à tout prix le réduit de stalingrad, laisser passer l’occasion de se saisir des champs gaziers de l’oural) et la hausse du cout de la guerre à l’ouest (avec une aide de plus en plus franche des US vis à vis des alliés), pour que la situation s’inverse.

            La position machiavélique de la russie jouant la temporisation pour s’armer contre l’allemagne, est une vue de l’esprit, qui n’est pas franchement en accord avec la production militaire de cette période. La russie n’était pas en état de mener une guerre (en bonne partie à cause de staline et de la purge de compétences qu’il a fait subir à l’armée). L’invasion partielle de la Pologne était une parade militaire pour enfumer l’allemagne sur sa capacité militaire réelle.


            • Incognitototo Le 10 juillet 2013 à 13h39
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              Bah, ce n’est pas parce que Staline avait ses “raisons” pour signer un pacte de non-agression, que pour autant le PCF devait ne pas prendre les armes contre l’envahisseur nazi et attendre 41 que le “grand frère” leur donne le feu vert… c’est juste ça que je soulignais, et qui, selon moi, a inscrit le déclin du PCF, comme inéluctable…


          • step Le 10 juillet 2013 à 14h06
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            ah oui tout à fait incognitoto, d’ailleurs bon nombre de communistes n’ont pas attendu individuellement. Par contre le parti s’est dévoyé dans cet attentisme.


  31. BA Le 09 juillet 2013 à 18h17
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    Zone euro : chômage pour le mois de mai 2013 :

    1- Médaille d’or : Espagne. 26,9 % de chômage.

    2- Médaille d’argent : Grèce. 26,8 % de chômage.

    3- Médaille de bronze : Portugal. 17,6 % de chômage.

    4- Chypre : 16,3 % de chômage.

    5- Irlande : 13,6 % de chômage.

    6- Italie : 12,2 % de chômage.

    Ces six Etats européens périphériques s’enfoncent dans la crise de plus en plus profondément. Leur situation devient désespérée.

    Et les pays qui ont le moins de chômage ?

    Pays-Bas : 6,6 % de chômage.

    Luxembourg : 5,7 % de chômage.

    Allemagne : 5,3 % de chômage.

    Autriche : 4,7 % de chômage.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-01072013-BP/FR/3-01072013-BP-FR.PDF

    Chômage des jeunes de moins de 25 ans :

    Grèce : 59,2 % de chômage des jeunes de moins de 25 ans.

    Espagne : 56,5 % de chômage des jeunes.

    Portugal : 42,1 % de chômage des jeunes.

    Italie : 38,5 %.

    Slovaquie : 34,6 %.

    Irlande : 26,3 %.


    • Marcus Le 09 juillet 2013 à 18h27
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      Tu apportes beaucoup BA.

      Merci !


  32. gbalou Le 09 juillet 2013 à 19h44
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    Juste quelques réflexions au passage à l’heure des cérémonies des diplômes notamment en économie !

    Qui a vu 50 managers dans une salle de conférence ou dans un amphithéâtre n’a pas besoin doctement d’évoquer comme peut le faire ET une sorte de l’euro mais au contraire le renforcement de la zone !

    Etre socialiste est aussi penser que la richesse doit se partager. Il y a des gens qui meurent de faim en Inde. J’ajoute que les socialistes ont un penchant aussi pour l’écologie. Des ressources mieux exploitées permettraient à beaucoup de vivre ne serait-ce que normalement, une vraie tendance en 2012 !

    Le mot compétitivité n’est pas un gros mot même dans la bouche d’un socialiste. J’entends ici parler de distorsion de concurrence. Une taxation à 11% en Irlande au lieu de 30% en France peut se comprendre. Au spécialiste des tableaux et des graphiques, il suffit de se renseigner lequel des pays est plus attractif pour les investisseurs. Mais enfin oser utiliser le mot »distorsion’ est déjà un progrès.

    J’ajoute que nous sommes en démocratie. Il est fini le temps de la guillotine après Louis XVI… Et puis si les socialistes sont libéraux n’ont-ils pas le droit ? Faut-il que ces derniers soient marxistes ? Il faudrait savoir le plus ou moins Etat !!!

    Il est sûr que certains sont plus français à Mexico ou Bamako qu’en France. Une nouvelle tendance qui s’affirme…

    Le principal problème des états européens est la dette. Faut-il l’effacer et comment ?

    Mais rassurez-vous, euro ou pas euro, les progressistes n’auront pas de problèmes. Le monde leur appartient !!!

    Conclusion : A ceux qui ne veulent pas de l’euro, vivement 2014 ! Mais mon petit doigt me dit qu’ils ne seront pas capables d’assumer. Ils n’ont pas la culture de la responsabilité. Ils n’ont pas de vision et par conséquent, ils n’ont pas de programme ! Alors patientez encore quelques mois pour la sortie de l’euro !


  33. noob Le 09 juillet 2013 à 19h50
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    Je ne sais pas si ça été signalé mais les-crises.fr est n°1 des blogs sur l’économie ! Félicitations à Olivier pour tout son travail !


  34. Opps' Le 09 juillet 2013 à 20h38
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    Petit relevé des fantaisie de Todd :

    1) “En France est en train de naître une foisonnante pensée économique contestataire”

    Certes , mais ce n’est l’apanage de la gauche radicale , les économistes d’ailleurs pensent , eux aussi , et parfois de façon assez iconoclaste . Chacun voulant être celui qui avait prévu la crise.
    La réalité oblige à dire , si par expl on analyse l’euro , que ce sont des économistes de droite qui ont émis les doutes les plus forts , Friedman le premier.

    2) “L’urgence, pour la contestation, est donc une unification minimale”

    Todd peut toujours rêver . Ayant des notions un peu sommaire d’économie il n’imagine même pas la distance déparant Lordon de Jorion ou de Gréau. Mais cet œcuménisme est beau comme de l’ antique !

    3) “Les gouvernements, pour contrer la dépression, … [ … ] tentent de fabriquer de la demande en distribuant, par la création monétaire, de l’ argent frais aux banques”

    Complètement faux , la création monétaire n’ est là que pour éviter la faillite du système financier. Aucun gouvernement ne cherche à fabriquer de la demande .

    L’amusant -tant ses critiques sont erratiques- , est qu’ont n’arrive pas à savoir si Todd est partisan d’une BC fabriquant de la fausse monnaie à gogo pour sauver le système , ou bien de la vision plus traditionnelle incarnée par l’Allemagne qui considère que la bonne monnaie c’est de le dette saine. En effet les Allemands sont alors accusés de demander des efforts aux pays hyper endettés.

    J’aime bien le petit chantage du style ‘que les allemands changent vite parce que sinon , on ne va plus les aimer!” … C’est un argument de poids … et d’enfant de choeur !

    4) “Sur la sortie nécessaire de l’euro, je ne peux qu’approuver Frédéric. … Mais je crois que, politiquement, il est trop tard. … Ce dont la France et les autres pays ont besoin, c’est de se recentrer … sur l’idée de nation pendant un bout de temps”

    Bon , découvrir que le système actuel n’organisera pas spontanément la sortie de l’euro , ce n’est pas découvrir la lune …
    mais c’est astucieux en permettant à Todd de botter en touche en invoquant une sorte de retour en arrière … autour des vieux concepts d’ histoire , de tradition , d’ Etat, de monnaie souveraine, de patriotisme , de nation , sans oublier la lutte des classes (pour ne passer pour souverainiste de droite) …
    … bref toutes les valeurs et le fonctionnement que lui et toute la gauche progressiste et libéralo-libertaire ont abandonnés et reniés depuis les années 80.

    5) “Je le dirais en anthropologue. Les nations européennes sont très différentes, et elles sont même en train de diverger”

    Heureusement que beaucoup de non-anthropologues s’en sont rendu compte sans lui. Mais on est heureux d’avoir l’avis du spécialiste.

    6) “Mélenchon n’a pas de programme économique, il amuse les journalistes et ne convainc pas les électeurs. La priorité pour la gauche française, c’est de construire un discours fort sur la nation”

    Je laisse les mélanchoniste méditer sur l’exécution en règle de celui qui croyait au “hollandisme révolutionnaire” …

    Quant à une gauche s’appuyant sur l’idée de nation … c’est à mourir d’un rire multiculturel et subventionné sur les ondes égalitaire et trans-genre de Canal+ , la tête coincée entre libé et télérama.

    Quel romantique ce Todd !

    7) Après un petit délire sur la fainéantise des politiques … du très beau :

    ==> “Il revient aux intellectuels de construire un projet politique, indépendamment des politiques, je dirais même contre les politiques. Nous ne devons plus les conseiller, nous devons les juger. Nous devons surtout proposer à la nation, en nous concertant entre nous, un nouveau paradigme historique et économique. Les intellectuels vont devoir parler au peuple directement.”

    Lamartinien !

    8) Là , j’adore la formulation ==> “C’était un beau projet : des nations libres et égales acceptant le leadership franco-allemand.”
    Traduction :
    La domination franco-Allemande c’était beau
    La domination allemande c’est un leadership très laid .

    (Cf Todd chez Taddéi expliquant l’éternelle psychologie allemande -un autre moment de franche … joyeuseté)

    9) J’aime aussi les termes très vieille France comme ” la France se déshonore” ou le “Honte du parti Socialiste … ça le rendrait pathétiquement sympathique , si ce n’était pas posture originale et à tout prix zazou, cherchant à faire oublier ses analyses erratiques.

    PS/ Pour Lordon , la critique est évidemment plus difficile … parce qu’il a au moins le privilège de la cohérence et que c’est du plus fouillé !


  35. Michel Martin Le 10 juillet 2013 à 09h48
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    Lordon et Todd vu comme des petits chefs de gare appuyant sur des boutons, intellectuels nationalistes de gauche, vendeurs d’illusions et de démagogie impuissante profitant au FN:

    Florilège de passages choisis et découpés par moi de citations de JZin pour essayer de contribuer à nous éviter de perdre la tête, tirés de ses commentaires suite à son article: http://jeanzin.fr/2013/07/05/l-illusion-democratique/

    “La mondialisation est de plus en plus effective et impossible à démêler, les peuples mélangés (ce n’est qu’un début). Ces gens-là se gargarisent de grands mots (Nation, France, souveraineté, protectionnisme) et se voient comme le chef de gare à la commande de son petit train appuyant sur le bouton pour faire repartir la machine, prendre tel et tel aiguillage mais pas tel autre, etc. Comme toujours il faut s’appuyer sur une vérité partielle pour délirer totalement et s’inventer des marges de manoeuvre inexistantes. L’Euro est un problème, l’Europe est un problème, mais le monde aussi, un peu plus difficile à dissoudre ! Or c’est le monde et la rupture technologique que nous connaissons qui nous obligent à changer, pas forcément à notre avantage. Il vaudrait mieux s’inquiéter de compenser chômage et misère que prétendre les supprimer par une politique économique idéale, il vaudrait mieux passer des mots aux actes.” ….
    “Il ne s’agit plus du tout de considérer la mondialisation comme positive, de la vouloir alors qu’elle s’impose comme l’évolution technologique. On ferait bien même de la considérer comme négative pour y remédier par des alternatives locales. Il ne s’agit pas du tout d’effacer la nation qui s’efface toute seule mais de ne pas considérer que de fermer les frontières nous sauverait de nous-mêmes. Le nationalisme est une connerie très semblable à la religion mais on sait que la connerie est plus que dominante, on a là-dessus des études sur la psychologie des foules qui ne laissent aucun doute par rapport au supposé triomphe de la raison des belles âmes démocratiques. C’est avec ce peu de moyens qu’il faut essayer de s’en sortir. Moi, si on trouve mieux que ce que je propose [coopérative municipale+monnaie locale+revenu garanti] et auquel j’ai du mal à croire moi-même, je suis preneur, mais je ne vois qu’illusions et démagogie impuissante. Ce n’est pas qu’il n’y a aucune solution, c’est que les solutions (locales) ne nous plaisent pas, nous qui vivons dans les épopées de notre enfance.”
    “Ce n’est pas non plus que je défende l’Euro qui n’est effectivement pas vivable en l’état et qui doit soit se réformer complètement, soit éclater mais je crois que là, on n’a pas la main et que cela se fera sous la pression des événements. On ne peut comparer ceux qui ont gardé leur monnaie, qui s’en sortent effectivement plutôt mieux, avec le fait de faire s’écrouler le château de carte de l’Euro. Il ne s’agit pas non plus de trop comparer avec les années 1930. Le FN n’a rien à voir avec les nazis, ou en beaucoup plus embourgeoisés. Le nationalisme se nourrissant de la guerre ne peut être aussi intégral, fort et dangereux mais il faut se méfier des concepts zombies, des derniers soubresauts voulant redonner vie à ce qui est déjà mort. Certes il y aura toujours des nations, des différences nationales et des lois spécifiques (un peu comme aux USA mais le poids de l’histoire est bien plus grand ici) mais remettre des frontières économiques est une autre paire de manche quand on a supprimé les barrières depuis si longtemps maintenant. Il est facile d’ouvrir un barrage, beaucoup plus difficile d’arrêter ensuite le flot qu’on a produit. Il se peut que l’expérience soit à la fois nécessaire pour bousculer le système et pas si grave mais non, ce n’est pas ce que j’encourage, ce n’est pas dans cette direction qu’on peut régler quoi que ce soit, ce n’est pas là que je mets un quelconque espoir sûr que certains le paieront très cher. Et, je le redis, ces intellectuels nationalistes de gauche font le jeu de l’ennemi.”
    “Les communes ne sont plus rien, mais c’est là où l’on vit. C’est l’unité de base du territoire. Reconstruire un nouveau système par le bas n’est pas marginal (comme l’est une initiative locale isolée). Les monnaies locales évitant les fuites de capitaux m’apparaissent comme les seules solutions à la pression du développement des pays les plus peuplés, elles sont donc centrales et non pas marginales (même si chaque monnaie locale est négligeable en elle-même).”
    JZin 8 et 9 juillet


  36. theuric Le 25 juillet 2013 à 02h05
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    Et si la question était mal posée?
    Et si la seule action réellement viable n’était que d’attendre que le système économique actuel ne s’effondre, ce que, je le pense, surviendra sous peu?
    Et si il n’y avait, de pensée véritablement viable, que celle consistant à se demander autant ce qu’il se passera quand le néolibéralisme aura disparu que des solutions à y apporter et décisions à prendre?
    Mais si le néolibéralisme est, ce dont je suis convaincu, proche de sa fin, ne serait-ce donc pas par la faillite définitive des U.S.A., de l’Angleterre et du Japon que cela se concrétisera, puisque, nonobstant le Japon naturellement vassalisé par sa défaite, c’est, comme l’explique monsieur Todd, la pensée anglo-saxonne qui en conditionne le formalisme?
    Et si de dollar et la livre sterling, peu ou prou, disparaissent, l’Euro ne risque-t-il pas d’être atteint d’une importante déstabilisation, ne serait-ce que par les engagements des banques européennes dans des avoirs américains sans aucune valeur?
    Parce que, en fin de compte, cela ne voudrait-il pas dire, aussi, l’éclatement de l’ensemble des bulles spéculatives dispersées un petit peu partout dans le monde?
    Devons-nous donc nous demander ce que nous devons faire dans la situation actuelle ou ce que nous devons faire quand la situation future sera en tous points dissemblables de ce qu’elle est aujourd’hui?
    Pourquoi, et c’est, je le pense, la question qui importe le plus, personne ou si peu de gens n’abordent le sujet de savoir si les États-Unis-d’Amérique vont disparaître, du-moins en tant que puissance, non pas centrale, mais puissance tout court, et en corolaire, que cache ce silence et/ou déni?
    Pourquoi tant croient-ils que ce qui est vrai aujourd’hui le sera demain?
    Pour finir, ne nous manquerait-il pas, dès à présent, une lecture divergente et différente de ce que nous sommes et de ce qu’est le monde, ne serions-nous pas bloqués par une vision ancienne de notre univers parce que nous restons enfermés, sans que nous en ayons conscience, dans des structures mentales confinées aux XVIII° et XIX° siècle sans que nous soyons capable de nous en extraire?
    Dès lors, ne devrions-nous pas faire émerger une nouvelle renaissance qui prendrait son point d’appui au cœur même de toutes les contradictions devant lesquels nous nous heurtons, auquel cas les questions d’économie ne seraient-elle pas que l’une des multiples de ces contradictions devant quoi nous nous confrontons ( une autre prise au hasard serait le pourquoi la mécanique quantique fonctionne)?
    Pourquoi fais-je peur quand j’écris cela?


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