Dans la lignée du billet d’hier, extraits de l’émission Ce soir ou jamais du 10 mai, avec Emmanuel Todd et Marie-France Garaud :

Alors commentaires (attention, ils contredisent la vision du monde des Bisounours ultra présent dans les médias) :
1/ les visions des deux me semblent globalement justes
2/ la formulation pourrait être plus lissée (le mot exterminer n’est pas le plus adapté, MAIs toute entreprise cherche bien à exterminer ses concurrents, c’est ça le capitalisme)
3/ bien sûr que l’amitié Franco-Allemande est un bien plus que précieux
4/ mais qu’on ne va quand même pas se laisser tondre par le voisin sans rien dire
5/ une politique de furieuse compression du pouvoir d’achat est un acte profondément agressif envers ses voisins
6/ cette agression a été décidée sans concertation par le gouvernement socialiste allemand d’il y a 10 ans, et poursuivie par Merkel
7/ le peuple allemand n’y est pas pour grand chose, et une majorité en est aussi victime.

Je ne vois pas en quoi dire ceci serait de nature à contredire le point 3. Au contraire, c’est bien le point 5 qui pose problème.

Je conseille aussi l’intéressant billet, plus critique, de Frédéric Stambach, et les commentaires eux même critiques qui suivent son billet.

Le problème actuel est que la situation présente est optimale pour l’Allemagne, et s’est jouée en 3 temps de son point de vue :
1/ je bâtis une monnaie unique avec mes voisins
2/ je baisse mes salaires et gagne férocement en compétitivité, m’appuyant sur mes autres avantages concurrentiels (eh oui, les Allemands l’acceptent plus facilement que les Français, c’est une forte différence cultuelle, eh oui, on n’est pas pareil. On peut faire plein de choses ensemble, en respectant nos cultures différentes, mais on n’est pas pareils. Les Allemands sont plus compétitifs que nous, et ce sera comme ça pour très longtemps. Nous on fait plus d’enfants. Chacun son truc, tout est respectable.)
3/ mes imbéciles de voisins ne me disent rien, donc les déséquilibres persistent et j’exporte in fine mon chômage chez eux – merci !

A ce stade, c’est optimal pour les Allemands. Pas du tout pour les autres.

Malheureusement, les déséquilibres ne sont pas durables, et imposeront d’agir, donc, in fine de diminuer l’avantage allemand ou de procéder à des transferts financiers depuis l’Allemagne. Et là, ce ne sera plus optimal du tout pour l’Allemagne, qui aura à choisir entre 2 situations non optimales : rendre une bonne partie des gains aux autres ou quitter l’euro (même si à terme, cela réduira aussi ses gains amis c en’est la même chose du point de vue POLITIQUE) – j’ai ma petite idée sur la seule situation acceptable politiquement par une population vieillissante…

BREF.

Je termine par le commentaire de l’inénarrable Jean Q sur son blog : La germanophobie germanopratine d’Emmanuel Todd (Lisez le une fois en entier)

Commentaires :
1/ bon si on critique l’Allemagne un peu fermement, on est donc germanophobe – bravo pour le finesse d’analyse
2/ elle est évidemment germanopratine (= De St Germain des près à Paris), car bien évidemment, ce n’est qu’une infime minorité de la population qui ne soutient pas le GRAND PROJET FEDERAL DES ETATS UNIS D’EUROPE POUR DANS DEUX ANS. La population n’aurait jamais voté non à un référendum sur le sujet, et ne serait pas actuellement en majorité hostile à l’UE (cf billet de mercredi)
3/ “Après avoir vu leurs espoirs d’un effondrement de la zone euro et de l’Union européenne reportés sine die” : bien entendu, le projet “euro” est FORCEMENT bon par nature, PARCE QUE. Qu’importent les centaines de milliers de chômeurs qu’il crée en France. Et critiquer l’euro c’est évidemment être contre “l’Europe” (marque brevetée apparemment), pour la nation, la haine, la guerre et les chambres à gaz ;
4/ “et tentent de rallumer les rancoeurs du passé pour parvenir à leurs fins.” : bien sûr, on est tous des nazis. On vomit Sarkozy en France, mais il faut être trèèès mesuré sur la critique de la politique sarkozyste de Merkel – logique !
5/ “Emmanuel Todd, icône de la droite et de la gauche radicale” : insister sur RADICAL, car on n’a pas le droit d’être modéré ET de penser que Todd a en gros raison ;
6/ “et Marie-France Garaud, ce dinosaure échappé du pompidolisme des années 70″ : classe envers cette grande spécialiste de la géopolitique (science honnie par les habitants au Royaume de Peter Pan dans leur tête) !!!! Bah oui, sale époque les années 1970, ses projets industriels, la France rayonnante, les 5 % de croissance… Le monde actuel de “l’Europe” (marque brevetée apparemment) a produit un tel succès…
7/ “il y a des traits génétiques allemands qui en font des méchants absolus” : non, mais oui, il y a des traits culturels (petit souci apparent de compréhension entre culture et gènes, mais bon) allemands, français, italiens, espagnols… C’est quand on les nie, quand on ne les respecte plus, que la barbarie surgit. Je rappelle ce propos de Regis Debray en 1969 : ” Un fait est sûr : quiconque ne comprend pas que l’unification économique et technique de la planète Terre ira de pair avec l’accentuation de ses particularités nationales, quiconque ne saisit pas cette étonnante dialectique, qui est le tissu de notre présent, il est grand temps qu’il passe une fois pour toute pour un imbécile . Fût-il “socialiste”, pacifiste et mondialiste. Que de contemporains se croient modernes qui entreront à reculons dans le XXIème siècle, avec les illusions d’un certain XIXème.”
8/ “Un numéro pathétique de haine nationaliste recuite dans le passé (son discours rappelle celui des nationalistes français entre 1870 et 1940)” : ah pardon, essayer de défendre les intérêts des français, c’est être nationaliste, j’oubliais. Pas grave si les intérêts supérieurs “européens” (marque brevetée apparemment) sont désormais uniquement ceux des multinationales et du secteur financier (PS : la prochaine fois qu’Hollande, en parlant de construction européenne, parlera dans les 2 minutes “d’union bancaire”, je crierai – je ne bâtis pas l’Europe pour les banques, je me fous des banques, qu’elles se démerdent seules, et crèvent si elles doivent crever, comme Florange – bienvenue dans un monde libéral) ;
9/ “ses « analyses » des allures d’objectivité alors que ce ne sont que des opinions (et on est souvent au café du commerce).” : on en est tous là, moi le premier – personne n’a la vérité scientifique, n’en déplaise à la doxa des économistes néolibéraux et de leurs ouailles ;
10/ “et sous le regard approbateur de Marine Le Pen cette fois, il s’était déjà livré aux mêmes attaques germanophobes.” : ah, la Marine-Le-Pen-isation. Bah oui, si par hasard, sur un point, elle trouve un truc bien, c’est FORCÉMENT faux. Bon, ça m’inquiète, car il me semble avoir lu qu’elle était pour les élections et la laïcité – va t ton les supprimer ? Mais ce sont peut-être les prochaines étapes du projet “européen” (marque brevetée apparemment)
11/ “Seule consolation : si les souverainistes en sont là, c’est qu’ils tirent leurs dernières cartouches” (putain, ça vole vraiment haut). Donc quand on est contre l’organisation de Bruxelles, on est forcément SOUVERAINISTE, on n’a pas le droit d’être confédéraliste européen par exemple (merde, je vais faire comment ???). Oser dira ça la semaine où le soutient à l’UE perd 20 points en France, il faut oser. Cela me rappelle un peu les généraux allemands dans leur bunker berlinois en mai 1945, qui estimaient aussi que l’Armée Rouge tirait ses dernières cartouches, et que la riposte allait être fulgurante… RIP
12/ “C’est la seconde fois que j’assiste à ce numéro toddien qui mériterait d’être interdit d’antenne (il n’y pas de racisme acceptable)” : ah, la Démocratie rôde, danger…

Et si je disais que “son discours rappelle celui des nationalistes français entre 1870 et 1940”, non ?

Mais bon, j’exagère sans doute, en craignant que pour tenter sans espoir de sauver l’euro, on mette la coopération en Europe en danger (“Parier la maison pour essayer de sauver le garage…”), où voyez le moindre problème avec l’Allemagne, puisque “l’Europe, c’est la paix, l’amour et la fraternité” ????

P.S. Pour les malcomprenants, il est clair que ces parodies font mal au coeur de l’humansite que je suis. Mais c’est la triste réalité. Donc quand une politique “l’Europe, c’est la paix, l’amour et la fraternité” (marque brevetée apparemment)aboutit à ça, un individu normal doit se dire qu’il y a un sérieux souci, et qu’il est temps de freiner et de consulter et écouter sa population. PAS d’en faire encore bien plus. sinon les conséquences sont… Eh bien en haut, les 2 derniers sont le parti nazi grec et ses nouveaux joyeux députés… Alors l’ambassadeur suédois, il ferait mieux de s’occuper de ça 24h/24 plutôt que de tweeter sur Todd…

151 réponses à [Vidéo] Débat : L’Allemagne, ennemie publique n°1 ?, CSOJ 10/05/2013

  1. Totor Le 18 mai 2013 à 02h29
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    Rien à ajouter. Bravo pour l’argumentaire.
    Il y’a quand même un argument de Quatremer que j’avais trouvé intéressant, c quand il répond à MF Garaud sur la politique européenne des US. C’est clair qu’après que l’on se soit écharpé et qu’on ait mis la planète à feu et à sang, c’est un peu logique qu’ils aient souhaité la mort du politique en Europe…
    Remarque: vous soulignez que les français deviennent majoritairement défiants de l’UE mais vous oubliez de mentionner qu’ils supportent encore massivement l’euro. Comme quoi l’épargnant (ou le retraite mais c’est un peu pareil) l’emporte sur le travailleur ( ou le futur chômeur mais c’est un peu pareil 😀 )
    En tout cas c’est triste de voir que seul le FN arrive à capitaliser sur les impasses des partis de gouvernement. J’espère que ça ne nous mènera pas trop loin…


    • Hajik Le 18 mai 2013 à 17h24
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    • sissa Le 30 mai 2013 à 21h19
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      La réponse de Quatremer à M-F Garaud perd beaucoup de sa vraisemblance lorsqu’on la remet dans le contexte de l’après-guerre. A cette époque l’obsession géopolitique des USA (et de ce que l’on appelait alors le monde libre), c’était de contrer la menace soviétique. C’est ce qui fait que ce que dit M-F Garaud est beaucoup plus crédible que ce qu’avance Jean Quatremer: les USA ont soutenu la constructon européenne dans le cadre d’une stratégie dirigée contre l’URSS et non pour éviter d’avoir à se méler d’une guerre entre les pays ouest-européen. D’ailleurs, ils se préparaient alors à participer à un éventuel conflit entre les deux Europes de l’époque.


  2. Totor Le 18 mai 2013 à 02h31
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    Rien à ajouter. Bravo pour l’argumentaire.
    Il y’a quand même un argument de Quatremer que j’avais trouvé intéressant, c quand il répond à MF Garaud sur la politique européenne des US. C’est clair qu’après que l’on se soit écharpé et qu’on ait mis la planète à feu et à sang, c’est un peu logique qu’ils aient souhaité la mort du politique en Europe…
    Remarque: vous soulignez que les français deviennent majoritairement défiants de l’UE mais vous oubliez de mentionner qu’ils supportent encore massivement l’euro. Comme quoi l’épargnant (ou le retraité mais c’est un peu pareil) l’emporte sur le travailleur ( ou le futur chômeur mais c’est un peu pareil aussi 😀 )
    En tout cas c’est triste de voir que seul le FN arrive à capitaliser sur les impasses des partis de gouvernement. J’espère que ça ne nous mènera pas trop loin…


    • TC Le 18 mai 2013 à 13h55
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      “Il y’a quand même un argument de Quatremer que j’avais trouvé intéressant, c quand il répond à MF Garaud sur la politique européenne des US. C’est clair qu’après que l’on se soit écharpé et qu’on ait mis la planète à feu et à sang, c’est un peu logique qu’ils aient souhaité la mort du politique en Europe…”

      Oui, je serais plutôt d’accord avec ça mais, le problème, c’est que les USA ne font jamais rien sans arrière-pensée.


  3. Epsilon Le 18 mai 2013 à 06h23
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    L’Allemagne? “L’Allemagne”?
    Toutes les femmes et les hommes politiques sont-ils sur la même ligne, en Allemagne? Comme en France, l’alternance des partis ne semble pas changer grand chose à la politique économique. C’est cette politique qui a tendance à ce généraliser un peu partout, vous savez, “tout contre tout et tous contre tous”, “offre + demande”, “pari sur la croissance”…Les nations sont en compétitions et les plus “efficaces” (dans le cadre des règles du jeu) emportent la mise. Ici, c’est l’Allemagne qui gagne, et qui n’a qu’à dire “si vous aviez fait ceci, si vous aviez été meilleurs…”.
    Imaginez une partie de monopoly dans laquelle les perdants lèvent un impôt exceptionnel sur le gagnant afin de rester dans la partie…C’est absurde! Et bien le monde ressemble de plus en plus à un monopoly, on tourne en rond, on triche, le gagnant emporte tout, les autres sortent de la partie (c’est à dire se débrouillent par eux-mêmes ou meurent de froid dans la rue).
    Certains proposent comme solution : plus de compétitivité, plus de sacrifices, afin qu’on soit dans l’équipe des gagnants et plus dans celle des perdants. Plus d’heures de travail, plus de fatigue, moins de temps libre, moins de sécurité, plus de téléphones portables, et de centrales nucléaires pour les faire fonctionner. Quelques gagnants, beaucoup de perdants, fortune des uns et misère des autres.
    Vive la compétition.


    • Arsène Le 18 mai 2013 à 08h49
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      Le seul moyen d’entrer dans le camp de l’Allemagne, telle que dirigée actuellement, est de faire partie de l’Allemagne. La compétitivité ne permet que d’affronter sur le plan économique l’Allemagne, pas de s’en faire une alliée. La puissance de l’Allemagne se fait au détriment des autres, au détriment des siens aussi étant donné le niveau de misère sociale, médicale, salariale outre-Rhin. Comme en 40, une solution serait de passer par la résistance allemande, qui n’a pas du tout été négligeable alors. Parler de germanophobie dans ce contexte n’est pas étonnant de la part d’un extrémiste ultra-libéral (pléonasme, je sais), tous les moyens sont bons pour tenter de disqualifier ceux qui ne sont pas de son bord.


      • Andrea Le 18 mai 2013 à 18h21
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        “Le seul moyen d’entrer dans le camp de l’Allemagne, telle que dirigée actuellement, est de faire partie de l’Allemagne.”

        Oui, bon point.


      • Salva Le 19 mai 2013 à 12h11
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        Cela a déjà était fait en 1940, par Philippe Pétain.


    • Léonard Le 18 mai 2013 à 11h28
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      Vive la compétition ? Oui mais avec les mêmes règles.

      Si le but du jeu consiste à se tirer dans les pattes pour gagner des parts de marchés, à quoi sert-il d’avoir une monnaie ou des normes communes ? Mettons tout de suite des taxes aux frontières, développons des relations bilatérales avec des tiers, le problème sera réglé.

      L’organisation de l’Union telle qu’elle est faite actuellement implique de la loyauté et du “savoir vivre ensemble”. Elle ne peut pas fonctionner avec un Etat prédateur. Le jeu en équipe impose d’autres règles que le jeu en individuel. Avec la politique allemande d’une part et l’euro de l’autre, nous sommes entrés dans la course des incontinents.

      En matière d’efficacité économique et sociale, on a vu des modèles plus performants.


      • Epsilon Le 18 mai 2013 à 12h53
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        Même monnaie ou pas, trop de compétition ne mène qu’à la ruine et au gâchis.


    • Amsterdammer Le 18 mai 2013 à 13h18
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      Oui, le problème, c’est la partie de monopolie ‘an sich’.

      Il faut sortir de la logique de la compétition.

      Mais pour cela, il faut aussi sortir de la logique du capital.

      Donc réintroduire l’éthique en économie.

      Donc réaffirmer la dimension politique de l’économie, id est : le lieu d’un CHOIX éthique : est-on pour l’égoïsme des intérêts particuliers ou pour l’intérêts partagés du bien commun?

      Donc désacraliser la propriété privée, la soumettre à l’intérêt général.

      Donc affronter politiquement les ennemis du bien commun, les accapareurs, les ‘mâles alpha’ de la horde, les sociopathes.

      “L’ennemi nr 1”, ce n’est point par conséquent l’Allemagne en soi [le peuple Allemand], mais, au sein de chaque pays tout comme à l’échelle de l’Europe et du monde, la cleptocratie.

      Mais il ne faut pas se faire d’illusions : ce n’est pas avec les sociaux-libéraux du SPD qu’on y arrivera. L’Allemagne ne sera touchée qu’en dernier par la crise systémique, la prise de conscience des gens n’y est pas pour demain.

      Par conséquent, oui, il faudra affronter le gouvernement patronal allemand.


  4. Surya Le 18 mai 2013 à 08h26
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    Toute citation ou vidéo avec Jean Quatremer devrait être interdite sur ce site !

    N’accordons pas trop d’importance à cet infect personnage, qui se plaît à insulter les autres, mais qui, lorsqu’on reprend son propre vocabulaire contre lui, envoie ses avocats.

    http://leblogdumexicain.over-blog.com/article-les-methodes-indignes-de-jean-quatremer-116846748.html

    Lui qui insultait les grecs sur son site en 2010 et 2011, qui maintenant critique les plans d’austérité, n’est rien d’autre qu’une girouette qui va dans le sens du vent.


    • Arnould Le 18 mai 2013 à 11h31
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      J’ai déjà contacté Quatremer en direct et en privé pour essayer de lui faire comprendre que son rôle, dans la position absolument privilégiée dans laquelle il se trouve, devrait être d’informer sans prendre parti. Mais il n’a jamais compris. Ou bien il est manipulé, je ne sais pas. Heureusement, parfois, en dehors de son soutien aveugle au projet européen (marque brevetée apparemment), il fait du vrai journalisme en révélant de vraies affaires.


  5. Julian Le 18 mai 2013 à 08h46
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    Dans le droit fil du propos éclairant de Mme Garaud, un rappel.

    L’agent des américains Jean Monnet fut panthéonisé par…un certain François Mitterrand en 1988. On gage que Moscovici ait applaudi !

    Et une citation stupéfiante :

    ” Un fait est sûr : quiconque ne comprend pas que l’unification économique et technique de la planète Terre ira de pair avec l’accentuation de ses particularités nationales, quiconque ne saisit pas cette étonnante dialectique, qui est le tissu de notre présent, il est grand temps qu’il passe une fois pour toute pour un imbécile . Fût-il “socialiste”, pacifiste et mondialiste.
    Que de contemporains se croient modernes qui entreront à reculons dans le XXIème siècle, avec les illusions d’un certain XIXème.”

    Cette réflexion qui permet de mieux comprendre la situation actuelle de l’Europe et de ses nations…date d’août 1969 !
    Elle est extraite d’une lettre écrite par Régis Debray, depuis sa prison de Camiri en Bolivie, à Philippe de Saint robert, en réponse à l’envoi de son livre “le Jeu de la France”. (Lettre intégralement publiée dans “De Gaulle Références, Aux Éditions Gréco).

    On voit par là que l’aveuglement de la plupart des intellectuels français et des européistes s’agissant du prétendu dépérissement des Etats-Nations ne date pas d’aujourd’hui ! Hélas !


    • Amsterdammer Le 18 mai 2013 à 13h27
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      Un excellent article à ce sujet.
      “Besancenot ou l’internationalisme des imbéciles”
      http://ragemag.fr/besancenot-ou-linternationalisme-des-imbeciles/


    • Gbalou Le 18 mai 2013 à 17h44
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      Le concept d’Etat Nation n’est qu’un concept. Vous êtes complètement aliéné comme dirait Karl ou Groucho Marx !…


      • Julian Le 18 mai 2013 à 21h00
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        Je préfère mon alliée Nation à votre… aliénation.


        • Gbalou Le 18 mai 2013 à 21h13
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          Je suis libre par conséquent mondialiste !


          • Julian Le 18 mai 2013 à 21h53
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            Sans blague ?

            Un tiers mondialiste.

            Deux tiers mondain !

            Vous aussi ?

            Cela date.


  6. BA Le 18 mai 2013 à 10h22
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    Olivier Berruyer écrit :

    “Donc quand une politique “l’Europe, c’est la paix, l’amour et la fraternité” (marque brevetée apparemment) aboutit à ça, un individu normal doit se dire qu’il y a un sérieux souci, et qu’il est temps de freiner et de consulter et écouter sa population.”

    Un individu normal, oui.

    Un dirigeant européen, non.

    Les dirigeants européens ne peuvent plus freiner.

    Les dirigeants européens ne peuvent plus consulter la population, par référendum par exemple.

    Les dirigeants européens ne peuvent plus écouter la population, la population française le 29 mai 2005 par exemple, la population néerlandaise le 1er juin 2005 par exemple, la population danoise le 2 juin 1992 par exemple, la population irlandaise le 9 juin 2001, et aussi le 12 juin 2008, etc, etc. Dans tous ces référendums, les peuples ont voté “non” au référendum sur les traités européens.

    Quand le peuple vote “non” par référendum, les dirigeants européens font revoter le peuple jusqu’à ce qu’il dise “oui” !

    Ou alors les dirigeants européens font adopter le traité européen par le Parlement, pour contourner le vote “non” obtenu par référendum.

    Dernier exemple en date : la Lettonie va rejoindre l’euro.

    Lundi 13 mai 2013 :

    Lettonie : la majorité des Lettons contre l’adhésion à l’euro le 1er janvier 2014.

    A moins de sept mois de l’adhésion attendue de la Lettonie à la zone euro au 1er janvier 2014, la plupart des habitants de ce pays balte restent opposés à la monnaie commune, selon un sondage publié lundi.

    Environ 62% des Lettons sont contre l’adhésion, dont 24% “fermement”, alors que seuls 36% la soutiennent, selon ce sondage réalisé du 2 au 23 avril auprès d’un échantillon de 1.016 personnes.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00520828-lettonie-la-majorite-de-lettons-contre-l-adhesion-a-l-euro-le-1er-janvier-2014-565875.php

    Oui, bon, d’accord, 62% des Lettons sont contre l’adhésion à l’euro. Mais l’opinion du peuple n’a AUCUNE importance pour la construction européenne.

    Le rouleau compresseur de la construction européenne doit passer.

    Et donc le rouleau compresseur de la construction européenne passera.

    Tant pis pour les 62% des Lettons.

    La construction européenne est anti-sociale.

    La construction européenne est anti-populaire.

    La construction européenne est anti-démocratique.


    • Yves Le 18 mai 2013 à 11h31
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      La Lettonie a une fiscalité très faible, on va droit dans le mur


  7. Fabrice Le 18 mai 2013 à 11h35
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    Olivier croyez moi on peut être critique avec l’Allemagne mais pas outranciers car on ne peut ignorer tous les tort de l’ensemble des pays européens la politique du bouc émissaire pour défausser les autres de leur responsabilité (Royaume-Uni et sa politique pirate de la finance (même si elle n’est pas dans l’Euro elle en gère une bonne part indirectement), la France sabrant sa politique industrielle se reposant sur l’endettement, Allemagne jouant la pirate industrielle par rapport à ses concurrents, l’Irlande tronquant par sa politique fiscale la concurrence des investissements, …) cibler une responsabilité c’est se défausser d’une analyse générale … là c’est décevant que vous tombiez dans ce travers…


  8. Guillaume Le 18 mai 2013 à 11h41
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    Excellent !!
    Un seul remarque: une petite coquille.
    “classe envers cette grande spéciliste de la géopolitique”
    Je dirais “spécialiste”


  9. Benoît Le 18 mai 2013 à 12h33
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    Les Anglais ont bien compris que l’Europe était une marque brevetée puisque c’est à ce titre que le drapeau européen n’a pas le droit d’être arboré aux côtés de l’Union Jack (notamment au Buckingham Palace).


    • Salva Le 19 mai 2013 à 12h37
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      La France a une grande responsabilité sur ce qui se passe. C’est le seul pays à pouvoir dire non à l’Allemagne or, elle ne le fait pas. Pourquoi ? parce que les élites françaises trouvent avantages à se rallier à l’élite allemande au détriment du peuple français. En effet, l’Allemagne (protestante) a globalement toujours été plus inégalitaire que la France (chrétienne).


      • Christophe Vieren Le 19 mai 2013 à 13h01
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        Ah là je partage. De même que certains dirigeants français préférait Hitler au front populaire !


  10. Marcus Le 18 mai 2013 à 13h42
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    Un aparté à votre débat auquel je ne prends pas part directement.

    Une citation de François Mauriac après guerre :

    “J’aime tellement l’Allemagne que je préfère qu’il y en ait deux”

    Bonne continuation.
    Marc


  11. metaphys Le 18 mai 2013 à 13h52
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    Assez d’accord sur le fond. Toutefois je trouve que si Todd dis des choses intéressantes sur le constat et propose des intuitions intéressantes sur le patronat allemand par exemple, il en viens à des positions questionnables quand il s’essaye à réaliser des raccourcis historiques pour affirmer qu’il y aurait une espèce de vérité anthropologique de l’Allemagne dans ce qui se passe. Ce genre d’affirmation essentialiste me paraît franchement douteux et inquiétant. Pourquoi ne pas se contenter de dire que nous avons maintenant des intérêts divergents, comme il le fait ? Quel besoin de se lancer dans de telles élucubrations sur l’essence germanique ?


    • Julian Le 18 mai 2013 à 15h24
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      Pas sur “l’essence germanique”.

      Sur les “constantes germaniques”.

      Culturellement vérifiables.


      • Gbalou Le 18 mai 2013 à 21h15
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        Jusqu’à Charlemagne, je suppose !…


  12. Marcus Le 18 mai 2013 à 14h06
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    Bref commentaire :

    Attention tout de même avec vos critiques envers l’Allemagne qui sont probablement justifiées, MAIS, les différents gouvernements allemands ne sont pas le fait de coup d’Etat successifs.

    Ils ont tous été ELUS par le peuple allemand, et qui plus est la différence entre la “gauche” le SPD et la “droite” la CDU-CSU sont largement interchangeables.

    Il existe pourtant d’autres partis mais ils sont très minoritaires (le plus marquant est la gauche radicale d’Oscar Lafontaine issu lui-même du SPD et qui a émergé surtout lorsqu’il s’est opposé à la réunification).

    Bon après-midi à tous et à toutes.
    Marc


    • Julian Le 18 mai 2013 à 15h28
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      Votre remarque est juste.

      C’est bien pourquoi Todd peut fonder son analyse sur des “constantes” parfaitement vérifiables, exprimées par le corps politique allemand presque unanime, à tout le moins très majoritairement .


    • Salva Le 19 mai 2013 à 12h45
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      “Ils ont tous été ELUS”
      S’ils ont été elus de la même manière qu’en France, bonjour la démocratie….


  13. odeur_de_sapin Le 18 mai 2013 à 14h08
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    Allons, allons … la France n’a pas besoin d’ennemi extérieur, elle arrive très bien à se couler toute seule sans l’aide de personne.

    Le plus drôle, c’est que c’est la France qui a jeté les bases de la situation actuelle par l’intermédiaire et poussé par Mitterand, Delors et consorts.

    Donc on fixe les règles du jeu, avec ces règles là, l’Allemagne s’en sort bien, des déséquilibres s’installent et on s’en prend à celui qui est le plus efficace avec les règles en question que nous avons voulu. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

    Si Monsieur Todd souhaite critiquer qu’il commence par s’en prendre à Mr Delors par exemple, ce serait plus logique non ?

    Si Monsieur Todd souhaite être un brin constructif, qu’il explique ce qu’il aurait fait avec les chiffres de l’époque déficit/chômage ect ect en Allemagne avant les lois Hartz pour améliorer la situation.

    Evidemment qu’il ne propose pas les recettes françaises genre embauche de fonctionnaires ou emplois (bidon) d’avenir, il faudrait trouver autre chose qui ait des effets positifs pour l’ensemble du pays.

    Et enfin, si nous ne sommes pas satisfaits de l’Euro, ayons le courage de partir alors ou de renégocier les règles du jeu.

    De toute manière, à s’occuper du voisin on évite aussi et surtout de se mettre en question, de réaliser ce qui pourrait être fait pour améliorer le fonctionnement du pays.

    En France, nous avons eu droit à des chocs successifs qu’en est-il ?

    Choc de compétitivité … quelles décisions …quels objectifs … degré d’avancement ? Degré de réussite ? Faut-il corriger le tir ?

    Choc de simplification … quelles décisions …quels objectifs … degré d’avancement ? Degré de réussite ? Faut-il corriger le tir ?

    Choc de moralisation …

    Bref, le projet « France », Mr le Président et toute son équipe de guerriers…, ou en sommes nous ? C’est cela qui m’intéresse d’abord, … Mr Todd préfère se plaindre du patronat Allemand, OK, … c’est fait … why not … passons à autre chose à présent sur lequel nous pouvons agir directement.


    • Marcus Le 18 mai 2013 à 15h00
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      Et puis le personnel politique français : Chirac … Sarkozy … Hollande … Au secours !


      • Gbalou Le 18 mai 2013 à 20h44
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        Pour le dernier : HEC et l’ENA et vous ?


        • Fab78 Le 19 mai 2013 à 02h10
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          HEC = haute école de commerce = publicité et manipulation. L’école de la trahison.

          ENA = Ecole nationale d’administration = Léches-bottes = fort avec les faibles, faibles avec les forts, depuis 30 ans école de formatage du coté du manche = européisme béat et suffisant.

          Pas de quoi être fier.


    • Alain34 Le 18 mai 2013 à 15h04
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      “si nous ne sommes pas satisfaits de l’Euro, ayons le courage de partir alors ou de renégocier les règles du jeu”

      Oui, mais non. Sujet tabou, interdit d’en parler, d’en débattre sérieusement :
      1/ c’est la position du FN, le Grand Satan, aborder le sujet serait leur donner du crédit.
      2/ l’Allemagne s’en sort tres bien (jusqu’à présent), c’est donc que c’est possible.

      “Moi Président, je renégocierai les traités”…. et une fois élu, il a signé à la virgule prés…

      On est dans la religion de l’€uro, l’aveuglement, le Dogme. Toute discussion sérieuse est impossible. Toute remise en question est impossible. Toute critique est sacrilège.

      L’Europe rêvée par les bisounours est un beau rêve, mais n’est pas compatible a court terme avec les pays tel qu’ils existent, avec leurs cultures, leurs histoires, leurs langues différentes. C’est totalement utopique actuellement. Sur le long terme, sans doute possible, voir souhaitable, mais ce sera après beaucoup de larmes et de sang.

      L’Europe actuelle c’est la concurrence entre ses membres au lieu d’etre la coopération pour essayer de maintenir nos valeurs (dejà là, ca coince vu qu’on a pas tous les mêmes), notre niveau de vie, notre économie, industrie, culture, etc etc, face aux autres grands blocs existant et émergents.
      Chaque pays (en particulier France et Allemagne) voudrait que l’Europe soit a son image, s’imagine ‘supérieur’ aux autres : vor ce qu’a dit notre président (hu hu hu) l’autre soir : une gouvernance économique européenne avec une harmonisation sociale “vers le haut”, comprendre, “Français, ne vous inquiétez pas, il est hors de question de toucher a notre modèle social”…
      Le beurre, l’argent du beurre et le c*l de la crémière.

      Mouarf : http://www.lepoint.fr/politique/hollande-plane-t-il-se-demande-le-spiegel-17-05-2013-1669219_20.php

      Et pendant ce temps, les inégalités ne cessent d’augmenter, notre industrie, nos emplois sont détruits par l’esclavagisme moderne (a croire que quand ca se passe loin des yeux ca ne mérite pas le terme d’esclavagisme) on pille la planète et on la détruit a petit feu…


    • alex Le 18 mai 2013 à 16h31
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      On pourrait faire comme d’habitude, dévaluer. Ah non, on ne peut plus.


    • LeJoJo Le 19 mai 2013 à 10h26
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      Tout à fait d’accord.
      Cette ploutocratie parisienne ne fait que palabrer, palabrer et palabrer encore (comme Olivier B d’ailleurs). Pour ce qui est de se lever tôt et se salir les mains (comme les allemand, LOL), il n’y a plus personne car Ils sont pour la plupart bien nés et fonctionnaires. Il est certain qu’avec un telle classe dirigeante, nous poursuivons notre inexorable déclin, et l’euro n’en est bien évidemment pas responsable.
      Dans tous ses analyses, Olivier B oublie de préciser que l’Allemagne a toujours été une puissance industrielle bien plus importante que la France, devancée uniquement par la toute puissante Angleterre Victorienne. Et plus tard par les américains.
      Quand à l’Espagne, il n’a jamais aucune industrie digne de ce nom et à toujours été un pays pauvre: pourquoi voudriez vous qu’il en soit différent aujourd’hui?
      Olivier B, le mittelsland allemand n’est pas une création de l’€! Et BMW et Mercedes ont toujours été la référence en matière de qualité et de luxe. Et la encore l’€ n’y est pour rien du tout.

      Comme vous l’aurez compris, je ne suis ni bien né, ni très bien éduqué (personne ne m’ayant donné les clés) au sens classique du terme mais croyez moi chaque jour je mets tout en œuvre pour réussir et gagner de l’argent, un maximum possible. Oui parler d’argent est tabous en France (évidemment la ploutocratie est doté à la naissance d’un patrimoine déjà conséquent) mais les gens comme moi font avancer la France plus que tous ces germano palabreurs du style de Todd (mais qu’a t’il donc fait pour la France ce cher Monsieur) en créant des entreprises, en prenant des risques prof (tout le contraires de suceurs de fonctionnaires) et ni fine en payant beaucoup d’impôts. Je dois payer chaque année entre 10 et 20 fois (ça dépend des bonnes et moins bonnes années) plus d’impôts que le français moyen et j’en suis fier car ce sont des gens comme moi qui font que le pays tient à peu près la route.

      Français bougez vous, ne soyez pas jaloux comme les Todd et Olivier B, pensez en permanence à ce que vous pouvez faire pour améliorer votre situation, prenez des risques et vous ferez avancer le pays contrairement à ces germano palabreurs.


      • Christophe Vieren Le 20 mai 2013 à 08h50
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        @Lejojo qui écrit : ” Pour ce qui est de se lever tôt et se salir les mains (comme les allemand, LOL), il n’y a plus personne car “.
        Je ne sais pas si les travailleurs allemands se lèvent plus tôt et si leurs travails sont plus sales, mais en tout cas ils ne travaillent pas plus que les travailleurs français : durée moyenne de travail hebdomadaire pour l’ensemble des actifs allemands 35,7 h vs 38 h pour les français ; et au niveau annuel ? Même classement : 1.309 h vs 1.469 h.
        Source : Où travaille -t-on le moins dans l’UE ? (http://christophevieren.over-blog.com/categorie-12506937.html)


      • Christophe Vieren Le 20 mai 2013 à 08h50
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        @Lejojo qui écrit : ” Pour ce qui est de se lever tôt et se salir les mains (comme les allemand, LOL), il n’y a plus personne car “.
        Je ne sais pas si les travailleurs allemands se lèvent plus tôt et si leurs travails sont plus sales, mais en tout cas ils ne travaillent pas plus que les travailleurs français : durée moyenne de travail hebdomadaire pour l’ensemble des actifs allemands 35,7 h vs 38 h pour les français ; et au niveau annuel ? Même classement : h vs 1.469 h.
        Source : Où travaille -t-on le moins dans l’UE ? (http://christophevieren.over-blog.com/categorie-12506937.html)


    • Salva Le 19 mai 2013 à 12h51
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      Les élites françaises ont choisi de se lover sous l’aile allemande, le peuple français étant trop égalitaires. C’est le peuple français qui coule, pas son élite.


  14. Dami1 Le 18 mai 2013 à 14h27
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    J adore, continuez Olivier. On peut pu noter les articles?


  15. Macarel Le 18 mai 2013 à 14h55
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    De tout coeur avec ce coup de gueule, nous, (qui critiquons le cours des choses) sommes sans aucun doute bien plus préoccupés par la paix et la prospérité de ce continent, que toutes les cliques de l’oligarchie, de la ploutocratie qui nous pourrissent de plus en plus la vie, en nous accusant qui plus est d’être anti-européens.

    Comme antidote à Quatremer, je vous conseille Quatrepoint:

    http://vimeo.com/30857313

    Mais, ne nous faisons aucune illusion les oligarques bourgeois n’ont aucune envie de changer de politique.

    Il se dit qu’en 40, la défaite a été d’autant plus cinglante, que les oligarques bourgeois d’alors avaient renoncé à défendre la Nation. Car nombreux dans les milieux d’affaires voyaient en Hitler un rempart contre le diable communiste.

    Aujourd’hui aussi les oligarques bourgeois français (de droite ou de gauche) ont laissé délibérément les forces du marché détruire l’appareil productif français. Pourquoi? parce que eux ne pâtissent pas de la situation bien au contraire.
    Comme en 1870, comme en 1940, l’oligarchie bourgeoise préfère pour sauvegarder ses intérêts, abandonner le peuple à son malheur, dans sa déroute stratégique face à l’ennemi (disons face à la concurrence, aujourd’hui, pour ne choquer personne). Abandonner, quand ce n’est pas écraser dans le sang, le sursaut patriote du peuple révolté, comme ce fut le cas lors de la Commune de Paris.

    Et en 14-18 la victoire a été acquise, mais à quel prix, en terme de vies humaines inutilement gâchées par un état-major prodigue en chair à canon. Et sans les soldats américains, canadiens, australiens, et anglais, il est fort probable que la victoire aurait été pour le camp d’en face.


    • Marcus Le 18 mai 2013 à 15h10
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      J’approuve !

      Et puis ce qu’il faut bien comprendre c’est que la lutte de classe, pour employer un langage que certains vont trouver suranné, c’est une GIGANTESQUE LUTTE AU NIVEAU MONDIAL.

      Malheureusement gros poisson mange petit poisson comme me le disait mon prof d’éco au lycée au début des années 80.

      C’est aussi pour cela que je ne vois pas les choses s’arranger, pas seulement en France, mais eu niveau mondial.

      Et puis il y a cet effondrement moral partout (on va dire que je radote avec ça) : l’humanité ou ce qu’il en reste est en pleine régression, et je le dis comme je le pense profondément, nous allons tout droit vers la BARBARIE.

      Bon courage !
      Marc


      • Marcus Le 18 mai 2013 à 15h13
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        Pardon, classe avec un S …


        • Gbalou Le 18 mai 2013 à 17h34
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          CLASSE sans le S à la fin !…


          • Marcus Le 18 mai 2013 à 18h39
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            Pourtant dans le dictionnaire ils mettent bien “lutte de classes” donc avec un S ce qui semble d’ailleurs logique.


          • Gbalou Le 18 mai 2013 à 19h03
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            @ Marcus
            Classe sans “s” à la fin car vos propos sont complètement déconnectés de la réalité économique et sociale…


    • wuwei Le 18 mai 2013 à 15h34
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      “Il se dit qu’en 40, la défaite a été d’autant plus cinglante, que les oligarques bourgeois d’alors avaient renoncé à défendre la Nation. Car nombreux dans les milieux d’affaires voyaient en Hitler un rempart contre le diable communiste.”

      Oui, oui, mais aussi parce que pour la bourgeoisie faire des affaires même avec les nazis c’est avant tout bon pour le capital.


      • Gbalou Le 18 mai 2013 à 23h56
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        Ce n’est qu’une rumeur !…


    • Salva Le 19 mai 2013 à 13h03
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      D’accord avec vous.
      Cependant, l’Allemagne n’avait plus de front de l’est à défendre avec l’avènement de Lénine, donc l’Allemagne n’aurait pas pu gagner avec deux fronts à garder.


  16. Patrick Luder Le 18 mai 2013 à 14h57
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    NON !!! Toute entreprise ne cherche pas à éliminer ses concurrents … les meilleures entreprises cherchent simplement à avoir le MEILLEUR produit à un prix acceptable(et acepté).

    Le problème majoritaire de la mort de l’industrie Européenne est l’impossibilité de concurrencer des pays tels que les pays de l’EST => la faute à des taux de change artificiels et dénaturés, ainsi qu’à des conditions générales bien trop inégales // il faudrait les mêmes règles pour tous, à des prix (salariés) plus ou moins équivalents. Faute donc, majoritairement aux marchés boursiers …

    Mais même à égalité de marchés, cela ne suffirait pas à trouver un équilibre à long terme, il faut aussi sérieusement ce poser d’autres questions de durabilité, par exemple la disparition des ressources non renouvelables, la perte massive de la biodiversité etc. …


    • Julian Le 18 mai 2013 à 15h45
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      Patric Luder,
      Tout à fait en phase avec vous.

      Vous réhabilitez une notion qui (dans la lutte fatale du profit pour le profit ?) semble avoir disparu de tous les cerveaux : celle d’équilibre (et d’équilibres).

      La grande nation allemande ne semble pas voir son intérêt de long terme à “maintenir” un minimum d’équilibres avec ses partenaires du Sud.

      Est-ce une conséquence (non explicitement désirée) de sa puissance actuelle ou est-ce le fait d’une volonté stratégique ?

      Dans une hypothèse l’Allemagne laisse courir le risque d’un éclatement de la zone Euro.

      Dans l’autre elle le programme.


  17. Toc Le 18 mai 2013 à 15h07
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    Une seule remarque sur le problème actuel de l’Allemagne. Quand vous présentez les trois temps en disant “1/ je bâtis une monnaie unique avec mes voisins”, vous semblez croire que l’Allemagne a été pionnière en matière d’euro et qu’elle a tout sciemment organisé pour parvenir à la situation actuelle. Mais en fait non, l’Allemagne n’était pas moteur dans l’euro, elle voulait conserver le mark. C’est la France qui a poussé pour réaliser la monnaie commune, et l’Allemagne l’a accepté en échange de plusieurs concessions, en particulier le soutien de la France lors de la réunification. Réunification qui a d’ailleurs abouti à une sérieuse crise économique en Allemagne au début du 21e siècle, crise qui est la cause principale des réformes du travail sous Schröder.

    Tout ça pour dire qu’une des explications pour laquelle l’euro est un tabou en France (ce n’est évidemment pas la seule), c’est aussi que c’est nous qui avons été les principaux porteurs de ce projet, qui se retourne actuellement contre une grande partie des économies de la zone euro.


    • jacqueline Le 18 mai 2013 à 15h41
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      Mitterrand qui avait peur de la réunification allemande, leur a imposé l’ Euro, en disant à ses ministres : “on va clouer la main des allemands sur la table.”

      La réunification a couté cher à l’ Allemagne, mais on a fait la même erreur en ouvrant l’ UE aux pays de l’ Est.


      • Prague Le 20 mai 2013 à 13h56
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        Merci de rappeler la citation de Mitterrand, tres eloquant !

        Allemagne a du digerer exDDR et son economie pourrie, les soi-disant lois Hartz en sont la preuve pour essayer de resorber les travailleurs est allemands et eviter le chomage massif…

        Vous avez aussi la raison sur une trop grande et rapide absorptions des ex soc-dem, pays aux economies disparates.

        Que les Suedois, Finlandais ont voulu absolument les pays Baltes, a noter que ce sont surtout les Francais qui ont voulu la Roumanie sous pretexte d un pays de langue latine, Bulgarie en a profite de fait, les Grecs ont voulu absolument le Chypre sinon leur veto pour le reste.

        Il a avait a peu pres l accord pour Malte, Hongrie, exTchecoslovaquie et Pologne – l agriculture polonaise posant le probleme aux Francais.

        Voila la belle Europe de marchandage en tout genre…


    • Fabrice Le 18 mai 2013 à 15h52
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      Oui tout à fait exact, nous avons joué un jeu pour duper les Allemands qui ne se sont pas laissés prendre et on su parfaitement intégrer l’Euro, après leur reprocher de jouer pour leurs intérêts alors qu’au départ on a tenté de les mettre en cage, il ne faut pas jouer les ingénus effarouchés.

      Personnellement on essaye de me piéger, j’ai tendance à rire au nez de celui qui m’aura fait ce piège et qui se trouvant piégé à son tour me demande mon aide.


      • odeur_de_sapin Le 18 mai 2013 à 16h20
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        C’est toujours bon de rappeler quelques faits historiques. Merci.


    • Balthazar Le 18 mai 2013 à 17h19
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      Oui, merci de rappeler la débilité profonde de nos gouvernants. Le problème, c’est que eux ne s’en rendent pas compte ( ou font tout comme ). Ils veulent piquer dans le porte monnaie allemand, pour financer leurs dispendieuses avancées (35h par semaine – tiens au fait ils ont consulté quels voisins européens avant de faire cette déclaration de guerre …au travail / financement de la SS dévoyé par les syndicats et patronats / le mille feuille à la française / etc je vous épargne le reste) et les allemands leur disent Nein => oh les vilains nazis !!
      Allez Olivier, on leur ressort le traité de Versailles, pour leur faire la b… Chiche ?


    • Salva Le 19 mai 2013 à 13h12
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      Cette explication est fausse, ou alors, si la France a voulu l’euro, c’est que pour son élite en profite, pas le peuple français. De ce point de vue, ça s’explique. La France, pour préparer l’euro, a du arrimer le franc au mark, ce qui a fait beaucoup de chômage, les élites le savaient très bien.
      L’euro est une monnaie de classe, l’élite française a donc voulu le mark pardon, l’euro.


  18. fabien775 Le 18 mai 2013 à 15h08
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    Il est parfaitement clair que l’ euro dès le départ a été aligné sur le mark allemand et qu’avec le temps, il était impossible que les différentes économies des pays de la zone euro puissent suivre avec une monnaie aussi forte. Sans fédéralisme, il n’y a a aucune issue, nous sommes dans une impasse avec un mur en acier blindé. Ce n’est pas une Europe pensée pour les citoyens et encore moins pour faire vivre une véritable démocratie.


    • Julian Le 18 mai 2013 à 15h53
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      “Sans fédéralisme, il n’y a aucune issue”

      Bien d’accord avec vous. Mais QUI est prêt à financer les transferts colossaux induits par le fédéralisme ?
      QUI ? C’est le cœur du débat.
      Même l’ineffable Jean Quatremer ne pose JAMAIS cette question. Car il connait la réponse et elle
      démolit tous ses beaux discours : PERSONNE !


      • Gbalou Le 18 mai 2013 à 17h41
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        Avez-vous déjà entendu parler des eurobonds ?


        • Surya Le 18 mai 2013 à 18h55
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          les eurobonds qui n’existent pas ?


          • Julian Le 18 mai 2013 à 21h04
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            Ou qui existent dans la seule cervelle des exaltés qui ne connaissent rien : ni à l’Allemagne, ni aux allemands.


        • Gbalou Le 18 mai 2013 à 22h17
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          @ Surya

          Je les fabrique en ce moment !…


  19. Macarel Le 18 mai 2013 à 15h13
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    L’ennemi public ce n’est pas l’Allemagne (ou les allemands), ce sont ces oligarchies bourgeoises françaises qui par leur impéritie nous ont trop souvent conduit, nous le Peuple, à la défaite et au malheur.

    Car il semble qu’elles soient bien parties pour récidiver, dans le cadre d’une guerre économique, cette fois-ci.

    Si l’Europe, voit malheureusement resurgir ses vieux démons, c’est aux politiques irresponsables conduites ces dernières décennies par ces “élites” (droite et gauche confondue) que nous le devons.


    • alex Le 18 mai 2013 à 16h59
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      La bourgeoisie française se rendra bien compte à un moment que, dans le grand jeu de dupes de la mondialisation, il n’y aura, à terme, pas assez de place pour elle, et qu’une grosse majorité de ses membres se retrouvera sur le carreau.


      • Amsterdammer Le 18 mai 2013 à 21h27
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        …voire à l’échafaud.


    • Macarel Le 18 mai 2013 à 22h38
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      Et si l’Europe est devenue le terrain d’une guerre économique déplorable, ce ne sont point les peuples qui l’ont voulu. Ce sont les oligarchies nationales, qui trouvent leur intérêt à mettre en concurrence des travailleurs dont les niveaux de vie sont très disparates.
      Qui plus est, comme le terrain de jeu européen est un peu étriqué, elle ont mis l’ensemble des travailleurs européens en concurrence avec les prolétaires de toute la planète, car c’est nettement plus juteux pour les profits.
      Voilà la vérité, la construction européenne pourvoyeuse de paix, d’amitié entre les peuples, le fédéralisme idyllique tant mis en avant, tout cela n’était qu’un miroir aux alouettes, pour masquer un projet un peu moins avouable, mais redoutable pour les peuples, projet qui consiste à rendre compétitifs les salariés européens avec les malheureux esclaves du Bangladesh.


      • Salva Le 19 mai 2013 à 13h56
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        c’est tout à fait ça. Vous avez tout compris.


  20. fabien775 Le 18 mai 2013 à 15h14
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    Je remet une nouvelle fois le point de vue de René Passet sur le changement de la civilisation qui explique le stade ou nous en sommes au niveau mondial. C’est clair, net et précis.
    http://www.bastamag.net/article3064.html


  21. Gbalou Le 18 mai 2013 à 16h59
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    Les Etats-Unis sont-ils ou ont-ils été frappés par la crise des subprimes ? OUI ! Que sont les subprimes si ce n’est le résultat d’une politique ultra libérale étendue à l’ensemble des économies en Occident. Oui la libéralisation de l’économie a favorisé les actionnaires dans les entreprises. Mais la crise de ce modèle économique ultra libéral n’est pas imputable à la création de l’euro. La GB n’est pas dans l’euro et subit un chômage de masse ! Prétendre que la crise actuelle dans la zone euro est liée à la création de la monnaie euro est donc sur ce point un contre sens !

    L’Allemagne est-elle en crise ? Elle a subit comme d’autres pays dans la zone euro les effets de la crise des subprimes et de sa volonté de libéraliser son économie. Mais force est de constater que la zone euro l’a protégé tout comme la France et d’autres pays contrairement à la GB. Elle l’a d’autant plus protégé que manifestement les lois Hartz 4 ont créé ce que l’on nomme une distorsion de concurrence vis-à-vis de ses partenaires européens à commencer par la France. Les raisons de cette distorsion de concurrence sont liées au coût de la réunification allemande et de la volonté d’exporter partout dans le monde. Un choix politique que nous devrions imiter !..

    On peut le regretter mais l’endettement de l’Espagne ou encore de la Grèce est lié à l’endettement facile entre 2000 et 2007 grâce à l’euro (du coût des 35 heures en France…) et des bulles spéculatives de l’immobilier !… Bref la crise de l’endettement, d’une économie de l’offre et de la demande non respectée en Allemagne sont les causes des principaux problèmes de la survie de la monnaie européenne.

    Alors le blablabla sur les « bisounours » est un peu trop facile !… Et puis cette façon de raconter l’Histoire de France, tirée par les cheveux, d’un Jean Monnet, agent secret d’une Amérique qui souhaite contrôler un continent toujours en guerre, qu’il faudrait amadouer, comme des enfants dans une cour de récréation est une thèse d’un RIDICULE qui n’a pas sa place dans les grandes universités françaises ou très peu qu’elle est insignifiante !…Mitterrand souhaite la création de l’euro car il est visionnaire !

    Il est incroyable que seul le Front National, parti non républicain, se soit emparé du sujet de la viabilité de l’euro alors que tant d’économistes y réfléchissent. Mais il apparait évident pour tous les responsables sérieux que notre puissance s’inscrit dans un ensemble plus fort, comme l’UE, capable d’imposer des choix par exemple la croissance verte !

    Un petit mot sur Stambach : Sarkosy créa sous son mandat le crédit impôt recherche. Par ailleurs, des pôles de compétitivité existent en France

    Le problème n’est pas l’euro, il est notre solution !!!

    J’ajoute pour conclure ce qui nous changera des TODD et compagnie, une petite reflexion de Nicolas Baverez : « L’éclatement de la zone euro, qui plongerait l’économie mondiale dans la dépression, doit être évité à tout prix. L’euro est né de la volonté politique d’accompagner la réunification de l’Europe et de l’Allemagne par une intégration renforcée du continent et du projet économique de consolider le grand marché en le protégeant des dévaluations. L’éclatement de la zone euro entraînerait une cascade de dévaluations, de défauts de banques et d’entreprises, de fuites de capitaux et d’activités qui rendraient indispensable la reconstruction des frontières économiques. Le marché unique n’y résisterait pas, faisant exploser le premier pôle commercial mondial et déclenchant une vague protectionniste qui casserait les échanges et les paiements mondiaux. Au-delà de l’économie, la déstabilisation des classes moyennes, confrontées à une chute vertigineuse de leur revenu, de leur patrimoine et de leur emploi, mettrait en péril la démocratie dans nombre de pays, à l’image de la Grèce. Les coûts économiques et politiques de l’éclatement de l’euro sont donc hors de proportion avec les efforts requis par son sauvetage. »

    En réalité, ce n’est pas “germanophobe” mais “francophobe” que devraient user certains, j’ai cru comprendre, dans cette notion vague des médias, de l’oligarchie économique et politique, en provenance de Mars ou de Venus !…


    • Vénus-Etoile du Berger Le 18 mai 2013 à 19h05
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      « en provenance de Mars ou de Venus !…»

      cela ne peut pas provenir de Vénus, un important effet de serre fait régner une chaleur torride de 470°C en moyenne.Suffisant pour faire fondre du plomb!!!!

      Si vous pouvez éviter d’écrire n’importe quoi sur les planètes et je profite de ce commentaire pour ajouter et sur l’Afrique et autres, cela serait bien utile. Merci par avance!


      • Gbalou Le 18 mai 2013 à 19h50
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        Non Merci !!! En quoi prétendre que le commerce international ne bénéficie pas à l’Afrique ? La seule bonne nouvelle depuis des dizaines d’années est que tout semble croire que le continent africain ou dans certaines régions de l’Afrique, il y a un véritable décollage économique – ce qui signifie ne pas manger du riz tous les jours (histoire de faire tendance dans le blog) – grâce au commerce !!!

        Mais pour ne pas s’écarter du sujet, comment définir le concept de nation en Afrique, en Europe ou ailleurs dans le monde ? N’est-il pas temps de le dépasser et pourquoi pas aller sur Mars ?


        • Julian Le 18 mai 2013 à 21h14
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          Il existe aujourd’hui plus de 190 États-Nations dans le monde.

          Au moment de la création de l’ONU, en 1945, à peine plus de 60 .

          J’accepte parfaitement, et démocratiquement, que vous dissertiez sur la dégénérescence du concept de nation.

          Après tout la crème de intelligentzia française en fait de même.

          Mais seulement si vous me montrez votre passeport Martien.

          Ou Uranien.


          • Gbalou Le 18 mai 2013 à 21h24
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            Terrien ! Vous voici pris en flagrant délit de contradiction JULIAN ! Parole de terrien qui navigue et se déplace là où bon lui semble pour pouvoir subvenir à ses besoins !… Et tout laisse à croire que nous pourrons le faire au-delà de notre planète…sauf si bien sûr vous considérez des pays comme des pays nation alors qu’ils ne le sont pas !

            J’en profite pour dire que le Tibet était un pays qui s’est fait envahir. Les tibétains sont-ils désormais chinois ? Entre nous un petit peu mais chuuut !


        • Vénus-Etoile du Berger Le 18 mai 2013 à 22h44
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          Au Nigeria, la croissance est ressortie à 7.4 % en moyenne sur les dix dernières années et devrait s’établir à 6.9 % en 2012.
          Le chômage est très élevé : plus de 60 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

          La croissance économique n’a pas fait reculer la pauvreté ni créé suffisamment d’emplois.

          Environ les deux tiers de la population vit avec moins d’un dollar (USD) par jour. En 2011, le taux de chômage ressortait à 23.9 %, en hausse par rapport aux 21.1 % de 2010. Il s’établissait à 37.7 % chez les 15-24 ans et à 22.4 % chez les 25-44 ans.

          L’État a donc mis en place des initiatives visant à créer des emplois pour les jeunes.

          La réduction de la pauvreté et la création d’emploi n’ont pas progressé au même rythme que l’augmentation de la population.


          • Gbalou Le 18 mai 2013 à 23h25
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            Pour faire simple et surtout en savoir plus :

            http://www.africaneconomicoutlook.org/

            Pour un homme d’affaires africain, le plus blessant est je crois l’incapacité d’un européen et particulièrement d’un français de regarder les chiffres ! Bien sûr qu’il y a de la pauvreté en Afrique tout comme en Asie mais vous ne souhaitez pas ou ne voyez pas que le monde change !…

            Le commerce aide au développement et il est par ailleurs synonyme de paix ! Que croyez-vous que les étudiants apprennent à Harvard ?


          • Vénus-Etoile du Berger Le 19 mai 2013 à 01h12
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            Le commerce a toujours existé en Afrique.
            Ce n’est pas le commerce qui va aider à lutter contre la pauvreté mais plutôt les investissements et le développement de la protection sociale.
            Les Bamilékés, les issas, etc. tous les africains sont bien au-dessus de tous vos dire.
            Ce n’est pas dans les bouquins que vous pouvez étudier l’Afrique.
            Le monde a toujours changé, rien de nouveau sous le soleil.
            Je suis pour le développement de l’Afrique mais expliquer comme vous faites qu’avec 5% de croissance l’économie décolle et la pauvreté est réduite reste inexact.


    • Léonard Le 18 mai 2013 à 19h46
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      La vision apocalyptique d’une sortie concertée de l’euro racontée par Baverez ne semble pas très crédible.
      1 – parce qu’aucune sortie d’union monétaire n’a jamais conduit à un tel désastre (au contraire). Or il y en a eu quelques unes.
      2 – Parce qu’on ne voit pas pourquoi les marchés financiers torpilleraient des économies sur lesquelles ils sont assis.

      Le refus de sortir de l’euro repose surtout sur une vision conservatrice (surtout ne pas bouger) et, plus globalement sur un manque de maturité de l’Union européenne. Si la maturité consiste à prendre acte de ses erreurs pour pouvoir avancer, l’U.E. en manque singulièrement.


      • Gbalou Le 18 mai 2013 à 20h31
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        Et c’est dit doctement bien sûr !…J’insiste sur le mot « doctement » n’est-ce pas ? Dois-je le dire en allemand ?


  22. jave Le 18 mai 2013 à 17h32
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    M. Berruyer,
    quelques petits billets pleins de données sur le couple allemano-français ? Histoire d’avoir des billes pour pouvoir dire “l’Allemagne va finir d’exterminer l’industrie française” ou “l’Allemagne exporte son chômage en France”. Sur le blog il y avait la balance commerciale, mais on peut peut-être avoir plus de détails. Merki.


  23. Léonard Le 18 mai 2013 à 17h34
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    Un centre déprimé sur le plan démographique, qui utilise une main d’œuvre étrangère sous-payée pour réaliser des gains de compétitivité et une politique commerciale asymétrique dans son environnement proche (l’Union européenne) pour pouvoir rester compétitive à l’international (hors Europe). C’est à peu près le modèle économique actuel de l’Allemagne.

    On le sait, la faible démographie allemande permet de réduire les coûts du travail, tandis que le recours à la main d’œuvre étrangère (sous forme de sous-traitance ou d’importation d’immigrés) compense le manque de main d’œuvre locale et a permis de compresser les salaires. Cette structure démographique permet à l’Allemagne d’avoir une balance commerciale très excédentaire en Europe et équilibrée avec le reste du monde.

    Outre que ce modèle pose d’évidents problèmes à l’Europe, on doit constater qu’il n’est pas neuf dans la pensée allemande de l’organisation de l’espace. On retrouve, peu ou prou, la même formule, déclinée sous des formes différentes, à deux périodes de l’histoire. C’est le projet Bethmann-Hollweig de 1914 qui définit les objectifs de guerre ; c’est plus encore le modèle d’organisation de l’espace économique nazi, à la fois dans sa définition (le Lebensraum) et dans sa réalisation (politique de Speer).

    Eu égard à l’importance qu’ont représenté les deux guerres mondiales et au caractère très déstabilisant de cette politique actuellement en Europe, on est en droit de s’interroger sur la permanence de cette organisation de l’espace. Comment un pays qui a mené par deux fois l’Europe au désastre peut-il reproduire un même modèle géographique ?


    • Léonard Le 18 mai 2013 à 17h47
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      Une des réponses se trouve sans doute dans une mauvaise interprétation de l’histoire.
      Pour les Allemands, c’est dans le nationalisme que réside l’explication du nazisme. Or cette interprétation est erronée.
      Si les origines du nazisme sont bien à chercher dans le nationalisme, son caractère insupportable réside dans son impérialisme (envahir les autres) et dans son racisme (l’organisation d’une société ethniquement inégalitaire avec toutes les conséquences qu’on connaît). Or racisme et impérialisme sont à l’opposé de l’idée de nation. C’est le paradoxe soulevé par Snyder : en 1942, l’Allemagne nazie, qui se veut nationaliste, est en réalité devenue un empire pluriethnique.
      On notera – et ce n’est pas le moindre des paradoxes – que l’Allemagne nazie a été vaincue par les nations. C’est par sa capacité à réveiller l’idée nationale que Staline réussira à écraser Hitler ou que Churchill a animé les résistances. Contrairement à ce qu’on estime trop souvent, les nations n’ont pas été la maladie du nazisme, au contraire, elles en ont été le remède.
      A bien des égards, 1945 est avant tout la victoire des nations sur l’impérialisme.

      Les Allemands qui n’ont pas compris que c’est l’impérialisme qui est à l’origine de leurs défaites sont donc amenés à reproduire les mêmes erreurs. Rejeter les nations au nom du nazisme (ou des guerres) est une erreur conceptuelle. Les nations ont vaincu le nazisme.


    • jard Le 18 mai 2013 à 17h55
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      J’ajouterai que les Allemands épousent peu leurs Turcs et ont baissé les salaires de la partie la plus faible de leur population. En allant jusqu’au bout des tendances actuelles, on retrouve, la conquête …des marchés mondiaux, l’écrasement de leur propre population pour atteindre un objectif gigantesque et le rejet de l’étranger. Ces permanences culturelles font peur et nous, nous avons les nôtres, nos obsédés de la fin des frontières, de la fraternité entre les peuples et nos pétainistes. Des Français rêveurs ou pétainistes s’arriment à des Allemands prêts à écraser une partie de la population pour une guerre économique totale.
      Avant, je me demandais qui les Allemands allaient mépriser. S’ils écrasent leur propre population, leur mépris de l’étranger sera assez faible. C’est rassurant, mais coller à ces gens, c’est menacer nos propres faibles sur le marché du travail.


      • Léonard Le 19 mai 2013 à 01h18
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        Je ne pense pas que le mépris de l’autre soit un trait typiquement allemand. C’est un phénomène qui touche pas mal de monde. Ce qui est sûr, c’est que le rejet de l’Etat-nation est un fait qui touche la pensée allemande (Habermas par exemple). Les Britanniques n’ont pas ce problème. Un philosophe italien comme Agambem montre, à l’opposé, que le système proposé par Habermas est par nature totalitaire.
        Il n’est pas anodin de constater que, dès 1940, les nazis ont proposé, pour l’Europe, un modèle d’union douanière, sans frontière et avec une monnaie commune. On est là, typiquement dans un projet impérial.

        L’Etat-nation reste une construction récente, avec des valeurs fortes (démocratie, protection des plus faibles, intégration, …) et son rôle dans l’histoire est plutôt positif. Il suffit de constater les progrès sociaux qui accompagnent ses grandes victoires (1918, 1945 ou 1989).


  24. Dan Le 18 mai 2013 à 18h01
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    Mr Berruyer j’attends toujours votre point de vue sur la ” liberté d’opinion”……. en ce qui concerne votre remarque : elle paye pour les autres pays européens ,votre analyse est bien simpliste ……
    certes des milliards versés pour la Grèce , l’Espagne ….., une grande partie de l’argent est revenu
    dans les banques allemandes car les citoyens de ces pays ont tous parier sur la chute de l’euro
    et de ce fait il préfère mettre leur fric en euros allemands car dans un basculement en DM , ils sont sûr de ne pas perdre par une dévaluation conséquente.
    Concernant le développement économique de l’Europe , je serais ravi de connaître le niveau des investissements industriels de l’Allemagne dans les pays européens du sud en particulier , alors que lors de la réunification toute l’Europe à participer ! Donc ou est la locomotive allemande qui doit tirer l’Europe vers l’expansion économique ?


  25. BA Le 18 mai 2013 à 18h11
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    Comment inciter les Français à voter “oui” au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TCE) le 29 mai 2005 ?

    Réponse :

    En 2004 et en 2005, les partisans du “oui” ont dit toutes les âneries possibles pour convaincre les Français de voter “oui”.

    Par exemple :

    «(Le TCE) …n’est pas tellement compliqué mais un peu compliqué, il est long… il y a un tiers au moins, la moitié qui sert à rien… on était obligé pour ne pas avoir le vide…» Valery Giscard d’Estaing – France 2 – 21.04.05

    « C’est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d’autant plus aisément que c’est moi qui l’ai rédigé… » Valery Giscard d’Estaing – France 2 – 21.04.05

    « Beaucoup de gens ne comprennent toujours pas l’Europe. Et ce que les gens ne comprennent pas bien, ils ne le votent pas bien. » Daniel Bilalian – TV Magazine – 13.06.04

    « Sur le social, il n’y a pas grand-chose, mais ce pas grand-chose n’est pas à négliger. » Elisabeth Guigou – AFP – 24.06.04

    « S’il est bien un individu qui souhaitait ardemment aujourd’hui un affaiblissement de l’Europe, c’est bien le président Bush. » Michel Rocard – Libération – 02.07.04

    « L’effort de rationalité qu’exige l’adhésion à la Constitution reste à construire dans l’opinion.» Pierre Le Marc – France Inter – 08.09.04

    « La bataille pour le “oui” sera dans ces conditions évidemment la grande bataille pour la liberté de notre continent, et je l’espère la grande défaite de tous ces altermondialistes qui ont tout à la fois la candeur et l’impudence de se déclarer “antilibéraux”, disons plus simplement ennemis de la liberté. » Alexandre Adler – Le Figaro – 20.10.04

    « Jamais un traité européen n’avait assigné à la construction européenne des objectifs aussi proches de ceux des socialistes. » Dominique Strauss-Kahn – Le Nouvel Observateur – 11.11.04

    « Ceux qui sont, au sein du Parti socialiste, contre le marché et contre la concurrence, ils sont pour quoi ? Ils sont pour quelque chose de plus dirigiste que la Chine communiste d’aujourd’hui ? » Alain Duhamel – RTL – 15.11.04

    « Nous avons trop investi dans cette Constitution pour accepter son échec. » Inigo Mendez de Vigo – député européen – Le Monde – 05.01.05

    « L’Amérique a tout à gagner d’un partenariat avec une Europe plus forte, permettant de bâtir un monde meilleur et plus sûr. » Condoleeza Rice – Euractiv.com – 09.02.05

    « Il est évident que la critique est bonne mais il ne faut pas qu’elle aille trop loin. » Philippe Val – TOC – 02.05

    « “Modèle social européen”… je ne comprends pas bien le sens de cette expression. » Frits Bolkestein – France Inter – 06.04.05

    « Certes la Constitution n’est pas assez socialiste, surtout si l’on entend par là qu’elle ne permet pas l’instauration d’une économie planifiée, comme celle qui autrefois a fait le succès de l’Albanie ou qui fait encore la réussite sans précédent de la Corée du Nord. » Philippe Val – Charlie Hebdo – 06.04.05

    « Personnellement, je suis opposé à tout référendum.» Frits Bolkestein – Le Figaro – 07.04.05

    « Parfois, le oui simpliste est plus efficace que le non complexe, et réciproquement. » Jean-Pierre Raffarin – Marianne – 09.04.05

    « Si la France vote non, nous serons privés de Jeux Olympiques. » Jack Lang – RTL – 09.04.05

    « La démocratie n’est pas faite pour les gens peureux. » Frits Bolkestein – Marianne – 16.04.05

    « Les camarades qui ont pris partie pour le non, devront rendre des comptes, et leur attitude sera condamnée politiquement. » François Hollande – Radio J – 23.04.05

    « L’adoption de la Constitution européenne donnera naissance à une Europe ambitieuse qui fera résolument le choix d’une harmonisation sociale par le haut, c’est-à-dire le refus du dumping social. » Jacques Chirac – Sorbonne – 26.04.05

    « Si vous votez “non” au référendum on s’expose à un risque de guerre. » Pierre Lellouche – “Tout le monde en parle” – France 2 – 26.04.05

    « Si le Non l’emporte, il y aura plein de gens qui quitteront la France. On ne peut pas, nous Français, rester en dehors de l’Europe. Ce serait faire marche arrière, ce ne serait pas bien. Je me sens européen, je suis bien partout en Europe : en Italie, en France, en Espagne, au Maroc. » Johnny Hallyday – membre du Comité de Soutien au OUI de Jack Lang – France Info – 03.05.05


    • Gbalou Le 18 mai 2013 à 18h20
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      Réponse : Lire plus loin la réponse de Jard à Léonard !… Conclusion ?


      • BA Le 18 mai 2013 à 19h17
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        Jard écrit :

        “J’ajouterai que les Allemands épousent peu leurs Turcs et ont baissé les salaires de la partie la plus faible de leur population. En allant jusqu’au bout des tendances actuelles, on retrouve, la conquête …des marchés mondiaux, l’écrasement de leur propre population pour atteindre un objectif gigantesque et le rejet de l’étranger. Ces permanences culturelles font peur et nous, nous avons les nôtres, nos obsédés de la fin des frontières, de la fraternité entre les peuples et nos pétainistes.”

        Exact.

        “Ces permanences culturelles font peur et nous, nous avons les nôtres, nos obsédés de la fin des frontières, de la fraternité entre les peuples et nos pétainistes.”

        Je rajoute simplement que nos obsédés de la fin des frontières, de la fraternité entre les peuples et nos pétainistes sont élus de façon démocratique par les électeurs français depuis mai 1974.


        • Salva Le 19 mai 2013 à 14h12
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          “de façon démocratique” : disons de façon de moins en moins démocratique.


  26. Andrea Le 18 mai 2013 à 18h40
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    re. un post précédent… Hollande resemble à Obama dans sa soumission à, ou complicité avec, les Banques, la Finance.

    Les deux cas ont bien sur des différences dues aux structures politiques, traditions, paysage idéologique national, etc. mais les similarités sont frappantes.

    Non pas que Sarkozy ou Bush Jr. pour poursuivre la comparaison y étaient opposés, mais ils étaient à la fois plus libertaires (faillite de Lehmann Brothers p. ex. pour Bush), plus négligents, volontairement aveugles, ou faisant des deals ponctuels sous la table, servants leurs copains bien sur, pour ou contre l’un ou l’autre, ou cachaient leur jeux…

    Mais pas serviles et obnubilés au même degré que Obama et Hollande. (Voir aussi l’espoir illusoire d’un Socialiste Président ex-directeur du FMI – DSK.) Evid. aux USA les contributions financières et lobbies ont joué le role principal, en fonction du schéma, > voilà qq de neuf qu’on pourra diriger, dominer.

    Si on admet l’interet d’une telle comparaison hyper-générale, du fait que la ‘gauche’ (Socialiste en F, Démocrate aux USA) est en gros historiquement moins puissante que la ‘droite’ et donc cherche des appuis par une soumission servile envers ceux qui dominent véritablement, ceux qui tiennent les ficelles, ceux qui manipulent l’argent, les ‘marchés’, etc.

    Re. les vids postés – Todd, Garaud, etc. et l’Allemagne, c’est le même topo. D (Allemagne) domine et impose, que cela soit par calcul sinistre ou raideur inhérente, culturellement ancrée et/ou accident historique – les motivations ne changent rien par rapport à la réaction qu’il serait opportun, malin, ou ‘juste’ d’enclencher. Le couple franco-allemand est composé comme dit de deux parties dont une est soumise, sous couvert d’un discours pro-EU qui permet de cacher, d’excuser des faiblesses. (Au niveau du pouvoir, non pas du reste..)

    S’accoler à la partie dirigeante n’est pas pour tous, mais cela paye, un temps.

    Ce qui n’est pas abordé dans la vidéo, c’est qui en France profite de cette situation. Todd parle bien du patronat Allemand, pas des autres.


  27. Jared Le 18 mai 2013 à 20h50
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    Merci pour cet article, très intéressant, je vous mets 10/10 😉

    On notera en effet, comme d’autres l’ont mentionné plus haut, qu’il est triste que seul le FN aborde le sujet d’une éventuelle fin de l’euro…


    • Julian Le 18 mai 2013 à 21h31
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      Seul le FN ?
      Ce n’est pas tout à fait exact.
      Il y a l’UPR d’Asselineau.
      Et individuellement de très bons esprits tels F. Lordon, J. Sapir, le libéral J.J. Rosa etc.


  28. Christophe Vieren Le 18 mai 2013 à 21h37
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    Pas mieux Olivier ! Bravo, J’aurais en effet aimé te noter : 20/20

    ________________
    ps : Quatremer à dit (ou écrit) : “Seule consolation : si les souverainistes en sont là, c’est qu’ils tirent leurs dernières cartouches” . J’ai envie de dire : si les europhiles (dogmatique ou pas) en sont à ne trouver comme argument que de qualifier ce qui se posent des questions sur l’Euro de germanophobe (même si dans, au sens premier c’est à dire “peur de l’Allemagne”, ce n’est pas faux. Mais désormais le suffixe “phobe” signifie “qui n’aime pas”. Exemple : homophobe), c’est qu’ils tirent leurs dernières cartouches ! Ca volent bas mais c’est peut-être la vérité.

    La question de FTaddei “l’Allemagne : l’ennemie no 1 ?” ressemble beaucoup à une provocation. J’ai juste regardé les extraits concernant E. Todd et cela a peut-être été dit : il n’est pas question d’ami ou d’ennemi, il est question de savoir si notre intérêt est d’accepter les propositions (j’ai bien dit proposition, pas diktat) de l’Allemagne pour préserver l’Euro et donc d’y rester ou si notre intérêt est de les refuser et d’en sortir. Pas plus que “l’Allemagne” ne considère la France comme un ennemi, la France ne doit considérer l’Allemagne comme un ennemi. Il faut juste mesurer nos intérêts, comme l’a fait l’Allemagne – ou plutôt ses classes dirigeantes – pour les siens par le choix de sa politique depuis une dizaine d’années, sans se soucier de l’impact sur l’Eurozone (et sur elle-même par effet rebond à long terme, qu’elle persiste à rester dans l’Euro ou pas d’ailleurs).

    Cela s’appelle la coopération : on travaille ensemble sur un projet si c’est gagnant-gagnant. On ne travaille pas ensemble sur des projets si ils ne sont pas gagnant-gagnant. On ne se lie pas par des contrats (Maastricht, …), tout aussi difficile à respecter que la clause “pour le meilleur ou pour le pire” des contrats de mariage, dont plus d’un sur trois se termine par un divorce.


    • Julian Le 18 mai 2013 à 21h42
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      Grand bon et beau sens.
      Merci !


  29. Marcus Le 18 mai 2013 à 21h59
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    Brève interview de Pierre Hillard du 17 mai :

    http://www.youtube.com/watch?v=vkjeZeL2X9s&feature=player_embedded


    • Gbalou Le 18 mai 2013 à 22h40
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      Je confirme “Lutte de classe !” sans “s” à la fin !!! Mais oui il y a des gens comme moi qui souhaitent un gouvernement mondial !!!


      • Marcus Le 18 mai 2013 à 23h08
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        Ce n’est la peine de t’exciter. J’ai le Petit Robert avec moi et ça me suffit.

        Que tu souhaites une dictature mondiale c’est ton droit le plus strict !


        • Gbalou Le 18 mai 2013 à 23h41
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          En tant que futur dictateur, je pourrais vous accuser de francophobie donc gardez précieusement votre Petit Robert !…


          • step Le 21 mai 2013 à 17h41
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            ah ce sera le contraire, la presence d’un petit robert risque de marquer notre anglophobie. Ah mon dieu tous ces écrits dangereux qui parlent de sociétés différentes !


  30. medomai Le 18 mai 2013 à 22h15
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    Bonsoir Olivier,

    Lecture urgente : Le 17.05.2013, une étude a été présentée sur la crise de l’euro à Berlin, par M. Heiner Flassbeck, ancien économiste en chef de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) et par l’économiste grec Costas Lapavitsas au nom de la Fondation Rosa Luxembourg. Le document de M. Flassenbeck a été présenté à une conférence de presse à laquelle assistaient également le président du parti Die Linke, M. Bernd Riexinger, le chef adjoint de Die Linke, Sahra Wagenknecht, et le vice-président de la RLS, Sabine Reiner. Il a été convenu que la politique promue par la troïka et le gouvernement fédéral allemand sont en train de détruire l’avenir de l’Europe et que l’euro n’y survivra pas.

    Olivier, a priori pour ce que j’ai pu lire et comprendre cette étude ALLEMANDE (je souligne) recoupe toutes les thèses développées dans votre blog et tire les mêmes conclusions ! Appuyez vous sur l’AUTRE Allemagne !

    IL FAUT TRADUIRE CE TEXTE !

    Le document est disponible en anglais (pdf) et allemand (word) à la page suivante :

    http://www.sahra-wagenknecht.de/de/article/1611.eurostudie-in-berlin-vorgestellt.html

    Bitte Olivier, kann jemand dieses dokument studieren und erklären für uns ?

    Danke für lesung, und auf wiedersehen !


    • raloul Le 20 mai 2013 à 10h38
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      Bonjour!

      Je vais la lire et au besoin et si c’est intéressant je la traduis.
      Meilleures salutations.


  31. Macarel Le 18 mai 2013 à 22h15
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    Marie-France Garaud nous dit que les américains ont voulu une Europe purement économique, et non politique, parce qu’après deux guerres mondiales qui avaient nécessité leur intervention, ils ne voulaient plus que cela se reproduise.
    C’est possible, en tout cas, leur grande erreur a été de croire qu’ils pourraient ainsi faire naître des Etat-Unis d’Europe. Les américains ont un “génie” de la simplification très poussé, c’est leur force, mais c’est aussi leur faiblesse.
    Ce qu’ils ont fait chez eux (ou plutôt chez les amérindiens), n’est pas possible dans la vieille Europe.
    En effet les USA, sont une nation a-historique – ou avec très peu de profondeur historique – comparée aux nations européennes dont certaines ont plus de mille ans.
    C’est ce qui fait qu’ils se sont totalement trompés, en croyant transformer les européens en une espèce de nouveaux américains ou d’euricains.
    L’actualité nous montre que le système “démocratique Mc Donald”, ne peut être plaqué indifféremment dans n’importe quelle région du monde. Ce n’est pas vrai en Europe, et c’est encore moins vrai en Mésopotamie, berceau de notre civilisation.
    Les tapis de bombes depuis des B52, permettent d’écraser un adversaire, mais lorsqu’il s’agit de gérer les relations avec d’autres pays, des pays de civilisation ancienne, sur la durée cela ne suffit pas.
    En ce sens la Chine pluri-millénaire, risque de donner bien du fil à retordre à nos “braves cow-boys”, elle a déjà commencé d’ailleurs.
    Car elle est en train de monter en puissance sur les plans économiques, mais aussi militaire, et en plus sa longue histoire, lui donne un avantage qui pourrait s’avérer décisif dans la confrontation inévitable qui se produira un jour, entre l’Empire du milieu et l’Empire du Dollar.


  32. medomai Le 18 mai 2013 à 22h28
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    Bonsoir Olivier,

    Lecture urgente s’il vous plaît : Le samedi 17.05.2013, une étude a été présentée sur la crise de l’euro à Berlin, par M. Heiner Flassbeck, ancien économiste en chef de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) et l’économiste grec Costas Lapavitsas au nom de la Fondation Rosa Luxembourg. Il a été présenté à une conférence de presse à laquelle assistaient le président du parti Die Linke, Bernd Riexinger, le président du groupe Die Linke, Sahra Wagenknecht, et le vice-président de la RLS, Sabine Reiner.

    L’étude de M. Reiner (traduite par le Bundestag) recoupe vos réflexions sur la situation européenne et tire les MEMES conclusions pratiques, notamment quant à l’euro. Elle est disponible en pdf en anglais (word : allemand) ici :

    http://www.sahra-wagenknecht.de/de/article/1611.eurostudie-in-berlin-vorgestellt.html

    Pourquoi ne pas s’appuyer sur l’autre Allemagne, celle qui commence à comprendre ce qui se passe Olivier ?

    Bitte lesen Sie dieses dokumente, und erklären Sie uns was sie darauf denken !

    Danke Herre Berruyer, und auf wiedersehen.


    • medomai Le 18 mai 2013 à 22h52
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      Traduction de quelques passages de : “Heiner Flassbeck, Costas Lapavitsas,The systemic crisis
      of the euro – true causes and effective therapies”. Chapitre V (conclusion) §5 p.38 :

      “Ni un une union politique ni une union de transfert ne sont la solution. Beaucoup de gens rêvent d’une Europe entièrement unifiée politiquement qui aiderait à surmonter les difficultés actuelles rencontrés par l’UEM. À notre avis, ce rêve ne devrait pas guider la politique. Compte tenu de l’incapacité manifeste de l’Union européenne à gérer l’union monétaire, les observateurs réalistes doivent admettre le fait que l’Union était un objectif trop ambitieux. La tentative d’avancer rapidement sur le chemin de l’union politique au moyen d’une union monétaire n’a pas fonctionné. Maintenant, paradoxalement, l’Europe doit se faire un pas en arrière si elle veut avancer à nouveau (has to retreat if it is to progress again ?). Au cœur de l’échec de l’UEM se trouvent le modèle mercantiliste allemand et l’incapacité des autres pays européens de mettre en doute ce modèle ouvertement et de convaincre l’Allemagne que ce n’est pas même dans son propre intérêt d’opter pour la concurrence plutôt que la coopération entre les nations, en particulier entre les membres de l’union monétaire. La reconnaissance du manque d’esprit de coopération sera un fait de vie (fact of life ?) dans la mesure où (for?) l’avenir prévisible doit réformer les arrangements institutionnels pour une division pacifique du travail en Europe. Cela ne nécessite pas nécessairement une union monétaire. Sans chercher une union monétaire, il redeviendrait possible d’utiliser la dévaluation monétaire comme instrument de politique économique et de tenir en lisère (fend off?) les tentatives faites par certains pays pour occuper économiquement les autres (economically occupy others). La dévaluation a en effet été le mécanisme le plus fréquemment utilisé dans l’histoire moderne pour répondre aux attaques des partenaires commerciaux agressifs plutôt que de s’engager dans le protectionnisme pur et simple. Un système de dévaluation ordonnée (et réévaluation de l’autre côté) pourrait préserver beaucoup mieux le principe (the core idea) sur lequel l’intégration éocnomique en Europe a été fondée, à savoir le libre-échange, plutôt que les arrangements actuels (CNUCED TDR 2010). Une union de transfert, qui est considéré par certains comme une autre solution, n’est pas possible entre des nations indépendantes et souveraines. Aucun membre de l’Union européenne ne veut devenir dépendant d’un seul pays, l’Allemagne, qui pourrait transférer de l’argent à ses voisins pour leur permettre d’acheter ses produits, ce qui conduirait à un diktat allemand sur les conditions de la vie quotidienne en Europe (No member of the EU wants to become dependent on one country, Germany, which could transfer money to its neighbours to enable them to buy its products,
      but which would lead to a German dictate concerning the everyday conditions of life in Europe).”


  33. Macarel Le 18 mai 2013 à 23h09
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    Au cœur de l’échec de l’UEM se trouvent le modèle mercantiliste allemand et l’incapacité des autres pays européens de mettre en doute ce modèle ouvertement et de convaincre l’Allemagne que ce n’est pas même dans son propre intérêt d’opter pour la concurrence plutôt que la coopération entre les nations, en particulier entre les membres de l’union monétaire.

    Ce ne sont ni Todd, ni Sapir, ni Lordon (“ces sacrés germanophobes”) qui le disent, ce sont des allemands, certes de Die linke, mais des allemands. Comme quoi tous les allemands ne sont pas à mettre dans le même sac.

    Et ce n’est sûrement pas Flamby qui va mettre en doute le modèle mercantiliste allemand…

    Flamby, c’est le bon élève de la classe qui attend ses bons points de la maîtresse: Frau Merkel.


    • Opps' Le 20 mai 2013 à 00h20
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      C’est à dire que les allemands ont quand même pigé que la fameuse relance qu’on les presse de favoriser … c’est eux qui devront la porter , en plus déjà des nombreux prêts qu’ils accordent à l’Europe du sud et qui ne seront jamais remboursés.

      La relance d’ailleurs les allemands l’ont déjà permise , en faisant bénéficier à l’Europe du sud, avant la crise , d’un euro peu cher puisque les taux était artificiellement bas en Europe du sud , l’Allemagne cautionnant l’Euro avec la confiance qu’elle inspire.
      On a vu ce que certains pays ont réalisé avec cet argent facile , au lieu d’investir …

      Je signale au passage que l’Allemagne , a cette même période, pâtissait de taux anormalement haut … de ce même fait.


  34. BA Le 18 mai 2013 à 23h20
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    “Au cœur de l’échec de l’UEM se trouvent le modèle mercantiliste allemand et l’incapacité des autres pays européens de mettre en doute ce modèle ouvertement et de convaincre l’Allemagne que ce n’est pas même dans son propre intérêt d’opter pour la concurrence plutôt que la coopération entre les nations, en particulier entre les membres de l’union monétaire.”

    Oui, mais pas seulement.

    Au coeur de l’échec de l’Union Economique et Monétaire, il y a ceci :

    – l’union de transferts entres les nations européennes riches et les nations européennes pauvres, ça n’existe pas :

    – les transferts de centaines de milliards d’euros partant des nations européennes riches vers les nations européennes pauvres, ça n’existe pas ;

    – la solidarité supranationale, ça n’existe pas ;

    – les égoïsmes nationaux, ça existe ;

    – comme d’habitude, les égoïsmes nationaux vont faire mourir une construction supranationale ;

    – on a déjà vu ce film plusieurs fois : c’est une rediffusion.


    • Macarel Le 19 mai 2013 à 00h13
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      comme d’habitude, les égoïsmes nationaux vont faire mourir une construction supranationale

      Aucune tentative de construction supranationale, ne s’est faite à ce jour sans usage des armes.

      En ce sens la construction européenne est quelque chose d’inédit. Par contre la manière de s’y prendre, seulement par l’économie et la monnaie, semble ne pas avoir été la meilleure des choses.

      Les nations européennes étant toutes différentes, il eut fallu aussi se préoccuper de culture et de traditions historiques.

      Mais le projet étant piloté par les américains vainqueurs de la seconde guerre mondiale (à l’ouest, car à l’est ce sont les soviétiques qui ont porté les coups fatals au IIIième Reich), ceux-ci ne voulaient entendre parler que d’économie, surtout pas de politique et de nations historiques.

      Un grand marché, seulement un grand marché, c’était le cahier des charges.

      La subtilité historique manque constitutionnellement aux américains, à cause de la jeunesse de leur nation et de la prédominance de l’économique sur le politique dans leur démocratie.


      • Macarel Le 19 mai 2013 à 00h20
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        Question subtilité historique, il suffit de constater dans quel état de chaos, ils laissent l’Irak et l’Afghanistan. Après une intervention “à grand spectacle” qui était sensée apporter la démocratie à ces peuples.


  35. Titi91 Le 18 mai 2013 à 23h57
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    Merci Jacqueline, pour ce vibrant commentaire.
    Après le “Hollande Bashing” à la sauce anglaise (rappelez vous, “France, the ticking bomb”), les médias (et ce site hélas) passent au Terminator Allemand qui “est” le déclencheur de la grande Dépression.
    Des fois, il vaudrait mieux que j’arrête de “m’informer” pour éviter de lire pareilles saloperies.
    Et les pauvres gusses français de se dire que oui, ça doit être la faute à Schroeder, surtout pas à Jospin, Chirac, Delors, bref nos gouvernants etc… On nous ressert du boche ! M-I-N-A-B-L-E.


  36. Fab78 Le 19 mai 2013 à 00h55
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    Emmanuel Todd, et son usage du principe de précaution.
    Le principe de précaution quitte à emmerder les médiacrates.


  37. Fab78 Le 19 mai 2013 à 01h18
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    Quand j’entends parler de couple franco-allemand,
    ça résonne comme violences conjugales.


  38. jard Le 19 mai 2013 à 07h32
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    Je considère que, dans le texte d’Olivier, “Bisounours” est une faiblesse. Il n’est plus possible d’ânonner le catéchisme européiste au moment où des enfants espagnols et grecs ne mangent plus à leur faim à cause de la merveilleuse Europe. Il faut creuser ce qui est derrière ce fanatisme européen. Lobotomisation, fanatisme, haine des classes populaires…?
    Le moteur européiste, chez les électeurs, est sans doute simple et a été dévoilé dans les années 90. Il s’agit de la haine de la France et des Français. A l’époque, la France et les Français étaient pétainistes et racistes selon la gauche européiste, l’Africain et l’Allemand valaient mieux que nos compatriotes. Le projet était clair, la haine du petit blanc, par arrimage à l’Allemagne inégalitaire et avec l’idéologie antiraciste. Accuser la France et les Français de pétainisme et de racisme quand on s’arrime à l’Allemagne qui n’a jamais voté pour Hitler et qui accepte évidemment merveilleusement bien ses Turcs est délirant mais cela passait médiatiquement. L’UMP a finit par se railler à l’idéologie du PS pour, je suppose, pouvoir se débarrasser des classes populaires.
    Le retour à la France est redonner sa chance à l’égalité et la liberté.


  39. wuwei Le 19 mai 2013 à 12h25
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    • Christophe Vieren Le 19 mai 2013 à 14h35
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      @Wuwei : Mais c’est important la manière de servir l’huile d’olive. Selon un sondage Sofrop-Ires, cela arrive en 752e positions des préoccupations des européens ! Nan je blague, l’Europe c’est beaucopu plus que cela. M. Barnier le dit mieux que moi “Je passerai donc rapidement sur les réussites du marché unique, même s’il est vrai que beaucoup a été accompli ces 20 dernières années. Pour les consommateurs, le marché unique a représenté plus de choix entre des produits de meilleure qualité et moins chers ? le prix des billets d’avion a par exemple baissé de 40%. Grâce au marché unique, de nombreux Européens ont pu voyager, étudier ou travailler dans un autre Etat membre. Près de 3 millions d’Européens ont déjà étudié à l’étranger dans le cadre du programme Erasmus.” (Source : http://www.regards-citoyens.com/article-discours-du-comissaire-europeen-michel-barnier-sur-l-union-bancaire-et-le-marche-unique-apres-le-con-111463544.html. J’avais trouvé cet extrait sur son propre site mais je ne le retrovue plus).

      Alors elle est pas belle l’Europe ! Ryan Air c’est grâce à l’Europe. Génial non !


  40. reset Le 19 mai 2013 à 18h31
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    une politique de furieuse compression du pouvoir d’achat est un acte profondément agressif envers ses voisins

    le capitalisme n’est pas que dans la guerre pas capitulation entre entreprise elle est aussi dans l’humanisme = importation de main d’œuvre pour faire baissé les couts elle est aussi dans le smic ou subvention publique qui permet de favorisé la grande hypocrisie keynésienne d’une vie à crédit.

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=IUiOPyROM7o

    le vrai problème est une société qui vie de ses rentes qui vie de son totalitarisme étatique, jusqu’à quand les humanistes, kléptocrates, sociopathes vont nous arborer une société qui touche plus terre ?


  41. Opps' Le 19 mai 2013 à 23h58
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    Bref , d’après Todd

    “Les germanophobes sont ceux qui refusent de voir l’Allemagne telle qu’elle , c’est à dire puissante et dangereuse” … bref les germanophiles sont “phobes”.

    Les allemands n’ont pas organisé une sorte de complot pour être les plus puissants et les maîtres de l’Europe , : => c’est venu comme ça parce qu’ils sont comme ça naturellement …

    Le risque est alors qu’il reviennent à leur vieux démons qui les habitent toujours , et depuis longtemps , pas seulement dans l’épisode nazi. Car les allemands sont ontologiquement et historiquement attirés par la domination et la puissance contre les autres.

    Car ils sont comme ça les allemands , habités par des démons de la destruction de l’autre .
    Quant aux bons allemands en général ils se couchent devant les mauvais.

    Ils savent qu’en général cela se retourne contre eux, mais leur fond masochiste et protestant est presque toujours le plus fort lorsqu’ils dominent les autres

    Adoptons donc le principe de précaution avec l’Allemagne” , sorte de malade historiquement pervers qui s’ignore. Soyons de vrais germanophiles en voyant tout le mauvais de l’Allemand , et remplissons la mission de protéger l’Allemagne d’elle-même

    Je ne porterai pas d’opinion au risque qu’elles passent pour des “âneries” … -;)


  42. raloul Le 20 mai 2013 à 10h24
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    Bonjour!

    Peut-être qu’un point de vue allemand est intéressant pour le débat:
    http://www.zeit.de/2012/28/Hollande-Frankreich-Europa/seite-1

    Hollande est plutôt vu comme un président conflictuel, qui aurait tendance à vouloir boulverser les rapports de force franco-allemands, par le simple fait d’établir un rapport équilibré entre les deux pays. Bon c’est un article assez polémique qui date de l’année dernière, mais quand même, il est utile de sortir aussi un peu des débats franco-français (et curieux aussi de voir de la “franco-phobie” – j’exagère et utilise à dessein le terme, pour justement dénoncer les hystéries montées en mayonnaises et parfaitement ridicules… – )
    Juste pour info et pour ceux qui ne liraient pas l’allemand, la France y est vue comme le “canard boîteux” du fameux “couple franco-allemand”. Un point qui est remarquable à mon avis, ce sont les commentaires des lecteurs, où l’on comprend que les manipulations médiatiques et la déconnexion de la classe politique par-rapport aux avis populaires sont au moins une chose que les peuples français et allemands partagent de façon sûre et certaine…


  43. Christophe Vieren Le 20 mai 2013 à 14h26
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    Hie , encore un “germanophobe” :

    “Dumping fiscal : l’Allemagne a les clés du désarmement
    par Olivier Passet, directeur des synthèses économiques, groupe Xerfi, Alternatives Economiques n° 324 – mai 2013
    (article intégral réservé aux abonnés).
    Juste la fin : “Pour restaurer sa compétitivité, l’Allemagne a mobilisé les privilèges naturels comme les avantages construits : centralité renforcée avec l’ouverture à l’est ; coûts intermédiaires réduits grâce à la sous-traitance dans les Peco ; modération salariale, notamment dans les services ; moindres coûts fixes des entreprises grâce au faible prix du bâtiment commercial. L’Allemagne a aussi joué sa partie dans la compétition fiscale et sociale. Elle ne laisse ainsi aux pays périphériques d’autre option que celle de jouer la partition de la concurrence fiscale et sociale. Si l’on veut sortir l’Europe du marasme, c’est à l’Allemagne de cesser cette absurde compétition fiscale et de sonner l’heure de la désescalade : elle doit remonter son impôt sur les sociétés.


  44. Opps' Le 20 mai 2013 à 17h52
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    Manifestement tu ne veux aucun de mes commentaires , voici donc le dernier.

    Ce discours toddien rappelle celui des allemands concernant les Grecs et l’Europe du sud , avec leurs psychologie de bazar.

    Non seulement Todd sors des lieux communs très simples, très datés , assortis d’argument de mauvaises qualités …
    … mais quand bien même il y aurait une part de vérité , ce genre de discours très condescendant est totalement improductif et hors-sol

    – les allemands le recevront très mal (Si tant est qu’ils écoutent Todd …)
    – Les français beaux-parleurs qui seraient convaincus ne sont pas des hommes d’actions
    – Les français qui agissent n’ont pas les moyens dans ce rapport de force

    Le bisounours c’est donc bien Todd qui s’imagine convaincre qui que soit … et que la France a les moyens d’orienter l’Allemagne comme un ange-gardien …

    Ps/ Faut vraiment manquer de finesse pour ne pas voir que sa référence au nazisme est assez vulgaire et grossièrement manipulatrice

    Ps/ Tu seras bien aimable d’ avoir l’audace … de ne pas censurer ce message horriblement à contre-courant … 😉 stp


    • Christophe Vieren Le 21 mai 2013 à 10h25
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      La comparaison est un peu grossière. Car en effet, il ne me semble pas que Todd souhaite, en vertu du principe de précaution, appliquer la solution finale à nos amis teutons !


  45. Crapaud Rouge Le 21 mai 2013 à 00h35
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    Du grand n’importe quoi, le billet de Quatremer ! (Lu en entier.) Sûr que Todd donne l’impression d’exagérer eu égard à la situation actuelle de la France, mais si l’Europe continue de la même façon pendant encore 4 ou 5 ans, cette “exagération” deviendra une évidence.


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