Traduit par Okéanos – une vieille connaissance 🙂

Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.

E. Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

E. Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

Le comité sur la vérité sur la dette publique grecque présente aujourd’hui et demain ses premières conclusions. Le rapport sera officiellement publié demain vers 16h. Composé de 9 chapitres, le rapport conclut, sans vraiment beaucoup de surprise, que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.

Les résultats sont présentés en neuf chapitres structurés comme suit (traduction du résumé publié en anglais ici) :

1. la dette avant la troïka

Ce chapitre revient sur les analyses de la croissance de la dette publique grecque depuis les années 1980.

Il conclut que l’augmentation de la dette n’est pas le résultat de dépenses publiques excessives, qui sont en fait restées inférieures aux dépenses publiques des autres pays de la zone euro, mais plutôt en raison des taux extrêmement élevés, des dépenses militaires excessives et injustifiées, de la perte de recettes fiscales due à des sorties illicites de capitaux, de la  recapitalisation  des banques privées, et des déséquilibres internationaux créés par les failles dans la conception de l’Union monétaire elle-même.

L’adoption de l’euro a conduit à une augmentation drastique de la dette privée en Grèce à laquelle les grandes banques privées européennes ainsi que les banques grecques ont été exposées. La crise bancaire a contribué à la crise de la dette souveraine grecque. Le gouvernement de George Papandreou a aidé à présenter les éléments d’une crise bancaire comme une crise de la dette souveraine en 2009 en mettant l’accent et en augmentant le déficit public et la dette.

2. Evolution de la dette publique grecque entre 2010 et 2015,

Ce chapitre conclut que le premier accord de prêt de 2010 a principalement visé le sauvetage des banques privées et a permis aux banques de réduire leur exposition aux obligations d’État grecques.

3. la dette publique grecque en 2015

Ce chapitre présente la nature controversée de la dette actuelle de la Grèce, les principales caractéristiques des prêts, qui sont analysés plus en profondeur dans le chapitre 8.

4. Mécanisme de la dette en Grèce

Ce chapitre révèle les mécanismes des accords qui ont été mis en œuvre depuis mai 2010. Ils ont créé une quantité importante de nouvelle dette, tout en générant des coûts abusifs ainsi que l’approfondissement de la crise.

Les mécanismes révèlent que la majorité des fonds empruntés ont été transférés directement aux institutions financières. Plutôt que de bénéficier à la Grèce, ils ont accéléré le processus de privatisation, par l’utilisation d’instruments financiers .

5. conditionnalités contre la durabilité

Ce chapitre présente comment les créanciers ont imposé des conditions intrusives attachés aux accords de prêt, ce qui a conduit directement à l’impossibilité économique et à l’insoutenabilité de la dette. Ces conditions, sur lesquelles les créanciers insistent encore, ont non seulement contribué à la baisse  du PIB, mais aussi à un emprunt public plus élevé, faisant la dette de la Grèce plus insoutenable encore, mais a également provoqué des changements dramatiques dans la société, et a provoqué une crise humanitaire.

La dette publique de la Grèce peut être considérée comme tout à fait insoutenable à l’heure actuelle.

6. Impact des “programmes de sauvetage” sur les droits de l’homme

Ce chapitre conclut que les mesures mises en œuvre dans le cadre des “plans de sauvetage” ont directement affecté les conditions de vie des personnes et ont violé les droits de l’homme, que la Grèce et ses partenaires sont tenus de respecter, de protéger et de promouvoir en vertu du droit national et international.

Les ajustements drastiques imposés à l’économie grecque et à la société dans son ensemble ont provoqué une détérioration rapide du niveau de vie, et restent incompatibles avec la justice sociale, la cohésion sociale, la démocratie et les droits humains.

7. les questions juridiques entourant les protocoles d’entente et de prêt

Ce chapitre soutient qu’il y a eu violation des droits de l’homme de la part de la Grèce elle-même et des prêteurs que sont les États membres de la zone euro, la Commission européenne, le Parlement Européen, la Banque Centrale et le Fonds monétaire International, qui ont imposé ces mesures à la Grèce.

Tous ces acteurs ont échoué à évaluer les violations des droits de l’homme comme un résultat des politiques qu’ils ont obligés de poursuivre, et ont aussi directement violé la Constitution grecque en dépouillant efficacement la Grèce de la plupart de ses droits souverains.

Les accords contiennent des clauses abusives, qui contraignent la Grèce à capituler sur des aspects importants de sa souveraineté. Ceci est imprimé dans le choix de la loi anglaise comme régissant le droit pour ces accords, ce qui a facilité le contournement de la Constitution grecque et les obligations internationales des droits de l’homme.

Il y a plusieurs indications qui montrent que les parties contractantes ont agi de mauvaise foi, ce qui rendent ces accords invalides.

8. évaluation des dettes illégitimes, odieuses, illégale et la non-viables

Ce chapitre fournit une évaluation de la dette publique grecque selon les définitions relatives à la dette odieuse, illégitime, illégale et non viable adoptées par le Comité.

Ce chapitre conclut que la dette publique grecque, en date de juin 2015 est insoutenable, puisque la Grèce est actuellement incapable de rembourser sa dette sans compromettre gravement sa capacité à remplir ses obligations de base des droits humains. En outre, pour chaque créancier, le rapport fournit des preuves de cas indicatifs de dettes illégales, illégitimes et odieuses.

Dette envers le FMI : Elle doit être considérée comme illégale puisque qu’elle a violé les propres statuts du FMI, et ses conditions enfreignaient la Constitution grecque, le droit international coutumier, et les traités auxquels la Grèce est partie. Elle est également illégitime, puisque les conditions incluses empiétaient sur les obligations en matière de droits de l’homme. Enfin, elle est odieuse puisque le FMI savait que les mesures imposées étaient antidémocratiques, inefficaces, et conduiraient à de graves violations des droits socio-économiques.

Dettes envers la  BCE: Elles doivent être considérées comme illégales car la BCE a sur-intensifié son mandat en imposant l’application des programmes d’ajustement macro-économiques (par exemple la déréglementation du marché du travail) par l’intermédiaire de sa participation à la Troïka. Les dettes envers la BCE sont également illégitimes et odieuses, puisque la principale raison d’être du programme était de servir les intérêts des institutions financières, permettant aux grandes banques privées européennes et grecques de se débarrasser de leurs obligations grecques.

9. les fondations juridiques pour la répudiation et la suspension de la dette souveraine grecque

Ce chapitre présente les options concernant l’annulation de la dette, et en particulier les conditions dans lesquelles un Etat souverain peut exercer le droit de répudiation ou la suspension du paiement de la dette en vertu du droit international.

Plusieurs arguments juridiques permettent à un Etat de répudier unilatéralement sa dette illégale, odieuse et illégitime. Dans le cas de la Grèce, un tel acte unilatéral peut être fondée sur les arguments suivants :

  • la mauvaise foi des créanciers qui ont poussé la Grèce à violer la loi nationale et les obligations internationales relatives aux droits de l’homme;
  • la prééminence des droits humains sur les accords tels que ceux signés par les gouvernements précédents avec les créanciers ou la troïka;
  • la coercition;
  • les clauses abusives qui violent de manière flagrante la souveraineté grecque et violent la Constitution;
  • et enfin, le droit reconnu en droit international à un Etat de prendre des contre-mesures contre les actes illégaux commis par ses créanciers, qui endommagent délibérément sa souveraineté budgétaire, l’obligent à assumer la dette odieuse, illégale et illégitime, violent l’autodétermination économique et les droits humains fondamentaux.

En ce qui concerne la dette insoutenable, chaque État est légalement en droit d’invoquer la nécessité dans des situations exceptionnelles afin de sauvegarder les intérêts essentiels menacés par un péril grave et imminent. Dans une telle situation, l’Etat pourra être dispensé de l’accomplissement de ces obligations internationales qui augmentent le péril, comme cela est le cas avec les contrats de prêts en suspens.

Enfin, les Etats ont le droit de se déclarer unilatéralement insolvable quand le service de leur dette est insoutenable, dans ce cas, ils ne commettent aucun acte illicite et donc n’en portent pas la responsabilité.

La dignité des personnes vaut plus qu’une dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable

Ayant achevé son enquête préliminaire, le Comité estime que la Grèce a été et est la victime d’une attaque préméditée et organisée par le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale Européenne, et la Commission Européenne. Cette mission violente, illégale et immorale était exclusivement destinée à transférer la dette privée sur le secteur public.

En mettant ce rapport préliminaire à la disposition des autorités grecques et du peuple grec, le Comité estime avoir rempli la première partie de sa mission telle que définie dans la décision du président du Parlement du 4 Avril 2015. La commission espère que le rapport sera un outil utile pour ceux qui veulent sortir de la logique destructrice de l’austérité et défendre ce qui est aujourd’hui mis en péril : les droits humains, la démocratie, la dignité des peuples, et l’avenir des générations futures.

Source : Okeanos, repris depuis Left.gr, pour Okeanews, le 17 juin 2015.

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Grèce : le rapport sur la dette est une arme utile pour Athènes

Le Comité sur la vérité concernant la dette publique grecque va remettre, ce jeudi 18 juin, son rapport préliminaire à la présidente du parlement hellénique. Un rapport qui soutient la position du gouvernement hellénique.

« Nous sommes parvenus à la conclusion que la Grèce ne doit pas payer sa dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse. » C’est la principale conclusion du rapport préliminaire du Comité pour la vérité sur la dette mis en place en avril 2015 par la présidente du parlement grec, Zoé Konstantopoulou. Ce rapport préliminaire (dont on trouvera ici un résumé en français) sera connu dans le détail ce jeudi 18 juin, mais le comité en a présenté dès mercredi les principales conclusions. Des conclusions particulièrement inquiétantes pour les créanciers.

La déconstruction du storytelling européen
Le Comité apporte en effet une déconstruction en règle du storytelling européen sur la Grèce depuis 2010. Rappelons rapidement ce dernier. Le pays a vécu jusqu’en 2009 dans une sorte d’indolence coupable jusqu’à ce que les marchés, censeurs justes et impitoyables, réveillent les Hellènes et les appellent à expier leurs fautes. Le FMI et les Européens sont alors venus au secours des Grecs avec bienveillance, en leur prêtant les sommes nécessaires à leur sauvetage, mais, évidemment, en leur imposant, pour leur propre bien, des « réformes » destinées à les protéger, à l’avenir, de telles crises. Le Comité a, mercredi, rejeté entièrement ce qui apparaît désormais comme un mythe.

Aussi a-t-il rappelé ces faits têtus qui, à eux seuls, réduisent à néant ce storytelling. Le niveau de dépenses publiques grecques est resté, durant toute la période, inférieur à la moyenne européenne. Les raisons de l’explosion de la dette résident ailleurs : jusqu’à l’entrée dans la zone euro, ce sont les taux d’intérêts élevés qui ont fait exploser principalement l’endettement qui avait été contracté par la Grèce pour ramener le niveau de protection sociale du pays à un niveau qui, in fine, est toujours resté en deçà de celui de l’Europe occidentale. Une fois dans la zone euro, la dette publique a été augmentée sous l’effet cette fois de taux anormalement bas et d’une perte de compétitivité brutale. Le Comité insiste aussi sur le niveau « injustifié » des dépenses militaires et l’importance de l’évasion fiscale qui a pesé sur les recettes. Point donc de Grecs paresseux vivant de la dépense publique et comptant sur l’argent « allemand » pour payer.

Surtout, le Comité rappelle que la crise grecque trouve aussi son origine dans l’explosion de l’endettement privé, alimenté par les banques grecques et étrangères dans le pays. Il souligne que le gouvernement de George Papandréou en 2009 s’est évertué “à présenter les éléments d’une crise bancaire en crise de la dette souveraine”. Le Comité confirme ainsi les doutes qui circulaient en Grèce depuis quelques années : ce gouvernement a volontairement intégré, avec la complicité d’Eurostat, des éléments qui ne devaient pas l’être dans le calcul du déficit public et de la dette pour 2009. Le but était d’alimenter le storytelling de la dépense excessive.

Les pressions de 2010 pour une solution imposée
Le Comité souligne ensuite combien le « sauvetage » de 2010 est empreint d’illégalités et de pressions. Il révèle ainsi que le FMI était entièrement conscient à la fois des conséquences sociales des mesures imposées à la Grèce et du caractère insoutenable des « aides » accordées à la Grèce. Ces deux éléments rendent les prêts du FMI à la fois illégaux (le FMI ne peut prêter à un pays qui n’a pas la capacité de rembourser) et illégitimes dans la mesure où les « droits humains » ont été violés par des mesures dont les conséquences sociales étaient clairement évaluées.

Le Comité insiste sur le fait que les Européens et le FMI ont, en 2010, tout fait pour empêcher le gouvernement grec de procéder à une restructuration de sa dette. Il met en avant l’intervention de la BCE qui, dès avril 2010, avait menacé, dans ce cas, de couper l’accès des banques grecques à la liquidité d’urgence, inaugurant ainsi une méthode utilisée encore en Irlande en novembre de la même année, puis à Chypre en mars 2013. En imposant de nouvelles dettes pour rembourser les anciennes, les Européens ont alors permis aux banques détentrices de dette publique grecque de se désengager massivement, un désengagement encore facilité par les rachats de la BCE dans le cadre du programme SMP de la BCE. Cette méthode a clairement été imposée aux Grecs.

Dette illégale, illégitime et odieuse
Le Comité s’intéresse ensuite dans le détail aux prêts accordés à la Grèce et il estime qu’il y a, dans tous les cas, lieu de plaider leur caractère illégal, illégitime ou odieux. On l’a vu dans le cas du FMI, mais c’est également le cas des dettes détenues par la BCE qui, rappelons-le, sont les seules dettes privées émises avant 2012 à avoir échappé à la restructuration de mars 2012. Le Comité souligne que, dans tous les cas, les conditions imposées à la Grèce pour l’obtention des prêts posent de sérieux problèmes en raison de leur conditionnalité qui a réduit à néant la capacité d’action budgétaire de la Grèce tout en imposant des mesures ayant des conséquences économiques et sociales dramatiques qui, selon le Comité, enfreignent les “droits humains fondamentaux”. Dès lors, cette dette peut être considérée comme odieuse. Le Comité insiste aussi sur l’aspect non démocratique du mémorandum de 2012 qui contourne soigneusement la Constitution hellénique en relevant du droit anglais.

Bases suffisantes pour une annulation ou une suspension
Tous ces arguments permettent au Comité de considérer qu’il existe des bases suffisantes pour annuler unilatéralement une grande partie de la dette grecque ou en suspendre le remboursement. C’est une arme redoutable que le gouvernement grec a désormais à sa disposition. Certes, ce rapport n’engage en rien Alexis Tsipras, et le gouvernement grec se garde bien de le commenter. Mais, dans la partie d’échecs avec les créanciers, c’est un coup redoutable à sa disposition. Sans doute les créanciers n’accepteront-ils jamais les conclusions de ce comité, pas davantage du reste que sa légitimité. Mais en cas de rupture et de conflit ouvert, ce sera un élément décisif. La notion de dette odieuse est désormais bien établie en droit international et, si l’on peut estimer que les membres du comité étaient, au départ, favorables à la Grèce, il est impossible de leur contester leurs compétences juridiques et leur expérience dans ce domaine. Si donc le Comité s’avance autant, c’est que, très clairement, la Grèce a des chances de l’emporter devant un tribunal international, comme ce fut le cas, rappelons-le, de l’Islande qui, dans l’affaire Icesave, a obtenu gain de cause en 2013 contre le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

Arme contre le FMI
Pour le moment, il n’est peut-être pas temps pour Athènes d’utiliser cette arme. Mais elle rééquilibre à point nommé les rapports de force dans le bras de fer avec les créanciers. Surtout, elle va permettre à la Grèce d’utiliser des arguments concrets pour obtenir une restructuration de sa dette. Enfin, elle permet de relativiser les conséquences du défaut vis-à-vis du FMI. Si l’institution de Washington décide de lancer une procédure contre la Grèce en refusant de rééchelonner les échéances, Athènes pourra contester la dette elle-même et le Fonds sera alors dans une position délicate.

Le rapport du Comité n’est donc pas certainement une panacée. Mais c’est un élément nouveau essentiel dans la crise grecque.

Source : Romaric Godin, La Tribune, 18/06/2015

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113 réponses à La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du comité sur la dette

Commentaires recommandés

Pascalcs Le 18 juin 2015 à 05h44

Enfin une base qui expose toute la facette sangsue parasitaire de ce qu’est devenu le monde financier contemporain. On le savais déjà mais avec tous les témoignages factuels qui sortent désormais, la boite de Pandore semble ouverte. On entend déjà les bruits de bottes dans les couloirs du FMI, de la BCE et de tous les bureaux qu’occupe l’oligarchie financière. Assurément, le contre feu va être puissant.

  1. Pascalcs Le 18 juin 2015 à 05h44
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    Enfin une base qui expose toute la facette sangsue parasitaire de ce qu’est devenu le monde financier contemporain. On le savais déjà mais avec tous les témoignages factuels qui sortent désormais, la boite de Pandore semble ouverte. On entend déjà les bruits de bottes dans les couloirs du FMI, de la BCE et de tous les bureaux qu’occupe l’oligarchie financière. Assurément, le contre feu va être puissant.


    • david Le 18 juin 2015 à 10h37
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      Relisez bien cette phrase, elle explicite clairement la raison d’être de l’euro :
      “L’adoption de l’euro a conduit à une augmentation drastique de la dette privée en Grèce à laquelle les grandes banques privées européennes ainsi que les banques grecques ont été exposées”
      Ceci est fort logique car Il y a deux postulats de base en économie :
      1°) La croissance au niveau mondial n’est au final que la croissance de la masse monétaire mondiale donc en gros des dettes. Ces dettes sont crées par des banques privées et refinancées par les banques centrales.
      2°) La double pyramide de crédit de Rueff : Elle se met en place en cas de déséquilibres commerciaux entre deux pays “La balance des paiements du pays émetteur de réserves tend à devenir déficitaire et un cycle auto- aggravé se met en place. Du côté du pays dont les réserves en monnaie pivot se gonflent la banque centrale émet à proportion de la monnaie banque centrale et pousse donc au développement du crédit. Mais comme les réserves sont replacées dans le pays d’origine, elles servent à nouveau à justifier un nouveau round de création monétaire et de dettes”
      Lien : http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2010/5/1/Jacques-Rueff-et-la-double-pyramide-de-crdits
      Donc en gros, une monnaie unique permet à moindre frais de générer de la dette entre des pays à productivité différente sans casse immédiate. le change n’est plus là pour annuler les dettes relatives.
      Donc Euro = Dette = Croissance (dans un 1er temps)
      Le souci c’est que ces masses de dettes et de créances générés automatiquement finissent par se voir. Si croissance de la masse monétaire = croissance, l’inverse est vrai Recession = décroissance de la masse monétaire. La passation des dettes privées aux Etats et à la BCE n’a été qu’un transfert de la source de récession future à des entités non “capitaliste”… l’honneur est sauf, le système capitaliste bancaire privé est efficient, c’est l’Etat qui ne l’est pas…endetté comme il est.
      Cela s’appelle autrement de l’inversion accusatoire !
      Objectivement, ce système n’est pas foncièrement mauvais et mais rend cyclique la croissance. L’Euro a voulu booster plus loin cette croissance comme un pompier pyromance. Après le shoot vient le manque. Plus on est accros, plus le dégrisement est douloureux.


    • nyaa Le 18 juin 2015 à 11h00
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      je suis d’accord le contre feu risque d’être extrêmement puissant car le risque pour le système en place c’est la contagion à d’autre pays de la zone euros de la méthode Siriza.
      surtout si la Grèce peut légalement répudier tout ou partie de sa dette devant les instance internationales.

      je m’attend personnellement à un risque de tentative de coup d’état “soft” lors d’une sortie probable de la Grèce de l’euro.
      manifestation pro euros montrer comme étant majoritaire, paralysie du pays puis intervention pour dissoudre l’assembler et mettre en place un pseudo gouvernement d’union nationale


      • red2 Le 18 juin 2015 à 11h58
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        “je suis d’accord le contre feu risque d’être extrêmement puissant”

        D’autant plus que c’est les pays qui auraient intérêt à soutenir Syriza (Espagne, Italie, Portugal…) qui tapent les plus fort avec l’Allemagne car en cas de contagion, c’est leurs classes dirigeantes qui ont le plus à perdre!
        Le comportement du parti populaire par exemple en Espagne et caractéristique de cela, l’intérêt du pays devrait logiquement les pousser à défendre Syriza, mais l’objectif prioritaire du PP est d’abord d’éviter à tout pris une victoire de Podemos en décembre prochain… Donc on tape sur les Grecs et on tape dur! (et il n’y a aucune solidarité, aucun front commun, entre pays du Sud de l’Europe qui pourtant partagerait les mêmes intérêts dans cette histoire…)


      • ulule Le 18 juin 2015 à 12h20
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        Que faire de la dette ? Un audit de la dette publique de la France
        http://www.audit-citoyen.org/?p=6291
        – 59% de la dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs
        – Si l’État, au lieu de se dépouiller lui-même, avait maintenu constante la part de ses recettes dans le PIB, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 24 points de PIB (soit 488 milliards €) à son niveau actuel.
        – Si l’État, au lieu de se financer depuis 30 ans sur les marchés financiers, avait recouru à des emprunts directement auprès des ménages ou des banques à un taux d’intérêt réel de 2 %, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 29 points de PIB (soit 589 milliards €) à son niveau actuel.
        Version complète du rapport : http://www.audit-citoyen.org/wp-content/uploads/2014/05/note-dette.pdf

        La lutte du peuple grec est aussi la nôtre. Appel pour soutenir la Grèce qui résiste et sa Commission pour la Vérité sur la Dette publique.
        Pour signer : http://greekdebttruthcommission.org/dm_vote.php?lang=DE


    • ulule Le 18 juin 2015 à 12h31
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      Audition de Panagiotis Roumeliotis (15 juin 2015), ex-représentant du FMI au Parlement grec :

      “Les premiers propos de Monsieur Roumeliotis sont venus confirmer ceux rapportés par Philippe Legrain la semaine passée : |3| l’enjeu majeur que représentait pour une série de dirigeants européens le fait de protéger les grandes banques – en particulier françaises et allemandes – d’une restructuration de la dette grecque en 2010. Mais, là où Legrain l’affirme, Roumeliotis le confirme, preuves à l’appui : « Il y a eu des rencontres secrètes, dans des hôtels, entre des représentants du FMI et des représentants français et allemands pour discuter de la participation des banques à une éventuelle restructuration. Ces discussions ont eu lieu avant la décision du premier memorandum et elles ont abouti au choix de ne pas restructurer ! ». La volonté de protéger les banques et leurs profits a donc bien été une opération étudiée et concertée dans le plus grand secret, loin des regards des citoyens grecs et européens qui n’auraient certainement pas adhéré au « sauvetage grec » en ayant connaissance de cette version des faits ! L’économiste, également ancien dirigeant de la Piraeus Bank, ne s’est par ailleurs pas contenté de mettre en cause les dirigeants français et allemands : « Mr Trichet – à l’époque président de la BCE – était parmi ceux qui ont mené bataille contre une restructuration en menaçant la Grèce de cesser le financement de la BCE. Mr Trichet bluffait pour sauver les banques françaises et allemandes ! » a-t-il déclaré aux membres de la Commission.
      Monsieur Roumeliotis l’affirme, si les banques avaient fait face à leurs responsabilités en 2010 et avaient assumé les risques pour lesquels elles s’étaient engagées, elles auraient subi des pertes importantes. Au lieu de cela, « le report » de la restructuration leur ont permis d’engranger selon ses propres calculs, un bénéfice d’1 milliard d’euros tandis que la Grèce assumait 1,4 milliard d’euros de pertes.

      Éric Toussaint a ensuite soumis à l’avis de l’ancien représentant du FMI d’autres observations soulevées par la Commission d’audit : « Entre 2000 et 2009 est-ce la dette publique ou la dette privée qui a le plus augmenté ? La réponse est : la dette privée. Les grandes banques européennes ont augmenté leurs prêts aux banques grecques car le rendement était bon. Et ce faisant elles ont créé une bulle du crédit ». La Commission d’audit considère ainsi qu’en 2010 il y avait surtout un important problème de dettes privées. Après avoir abondé dans le sens du coordinateur de la Commission, Monsieur Roumeliotis a tenu à alerter les citoyens grecs |4| sur les risques à venir concernant ces banques. Il a ainsi rappelé que suite au haircut de 2012, l’État grec a participé à la recapitalisation des banques helléniques à hauteur de 24 milliards d’euros et qu’une loi votée en 2014 – malgré le dépôt d’une motion de censure – prévoit la vente des parts détenues par l’État grec d’ici à 2017. Or, explique l’économiste, un récent rapport annonce que si l’État vendait ses parts aujourd’hui il perdrait près de 2/3 de son investissement ! La logique reste donc la même et a été exprimée très clairement par l’ancien cadre du FMI : « Nous mutualisons les pertes et nous privatisons les profits. »

      Lire la suite… http://cadtm.org/Audition-de-Panagiotis-Roumeliotis


    • Twixer Le 18 juin 2015 à 22h28
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      Ce papier n’y fera rien.
      Les grecs vont planter l’UE, qui va les écraser
      Les grecs iront chez Poutine qui restera prudent
      Bref, la Grèce repart a l’âge de pierre pour de l’oseille
      Ca va être très très violet


  2. pol Le 18 juin 2015 à 06h00
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    bonne maniere d’annoncer et preparer l’opinion a la repudiation de la dette Greque
    On espere que les Portos, les Espinglos et les Ritals vont suivrent…
    ou sont vos jaunets les gars?

    POLos


  3. Outis Le 18 juin 2015 à 06h36
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    Il y a deux moments:

    – un moment comptable & arithmétique: le total des sommes que l’État grec a encaissées d’un côté, le total des sommes remboursées;

    – un moment moral: l’Europe a-t-elle laissé faire; a-t-elle été solidaire ou a-t-elle
    conclu qu’elle n’en avait cure (enfin, rien à cirer)?

    J’attends ce rapport … depuis longtemps.

    Si l’Europe a failli, il n’y a pas de défaut grec: ce que la Grèce ne peut rembourser lui reste acquis au titre d’acompte pour le préjudice moral subi.


    • Lt Anderson Le 18 juin 2015 à 10h07
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      “un moment moral”

      De la morale dans le capitalisme… Comme disent les jeunes : “lol no”.


      • Citoyen Le 20 juin 2015 à 11h01
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        En effet, c’est un oxymore.

        En plus, une mécanique n’est pas une personne. (Morale ou physique).
        Très à la mode judéo-chrétienne de projeter des sentiments, des affects, des émotions, sur tout objet ou animal.
        Combien de gens ne commentent-ils pas “oh les incompétents, oh ils ne savent pas” (sur tout, loi renseignement big brother en France, très prévisible et déjà prête depuis des années, l’occasion fait le larron, d’où la mise en scène de la manif.après attentat qui avait ce but).

        Or, c’est tout le contraire. Sciemment ces Lois sont adoptées, votées(?) -.imposées comme une mécanique de moissonneuse-batteuse.

        Le capitalisme est un système d’accumulation de capital et de rente.

        Jamais et strictement rien d’autre. Et rien de neuf, le mot contient sa définition.

        Nous le voyons, libéré de l’entrave politique concurrente (chute du mur de Berlin).
        Le rapport de force a disparu.
        Il ne reste plus que l’accumulation pour l’accumulation. Avec le problème de la sur-production.

        Enfin, tant que les gens perdent leur temps à taxer 😉 les “politiques” d’inconscience, d’ignorance, de bétise, et autres affects, ce capitalisme prédateur se frotte les mains.
        La révolution, c’est pas demain.


    • Bubble Le 18 juin 2015 à 21h44
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      “L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait”

      Cette phrase vous l’avez tous “lu” des centaines de fois, c’est une citation de Schuman présente sur tous les chèques. La petite ligne du chèque sur laquelle vous écrivez le montant en lettres, n’est pas un trait continu, mais cette même phrase écrite en minuscules caractères.

      L’euro est donc une réalisation concrète créant une solidarité de fait. Si la Grèce venait à faire défaut, un mécanisme de solidarité viendrait socialiser les “pertes”. Nous devrons payer pour les grecs, avec mon/votre/notre argent. D’ailleurs ça a déjà commencé, “l’effacement” d’une partie de la dette grecque via des mécanismes compliquées est puisée, in fine de la poche des contribuables européens et un peu des banques.

      La dette grecque est aujourd’hui insoutenable, mais en faire porter la responsabilité à l’Europe est une imposture. Nos dirigeants, avec notre accord (moi j’étais pas né, mais bon) ont porté le projet européen, puis l’euro : une monnaie unique, une solidarité de fait implacable, pour un ensemble d’économies hétéroclites. (crédible dans un 1er temps avec la CECA, désormais insensé avec la ZE)

      Imposture car ce que ne dit pas cette “commission”, c’est que la dette grecque est une accumulation qui date tout simplement du dernier défaut grecque, mais certainement pas de l’euro. Par exemple, dans les années 1990 (pas d’euro donc), le taux du 10 ans grec dépassait les 20%, 5 ans plus tard puisque la Grèce allait intégrer l’euro, son taux s’est normalisé, s’alignant sur celui des autres pays de la ZE, aux alentours de 5%.
      http://www.voxeu.org/article/germany-s-capital-exports-under-euro
      (figure 2)
      De plus, la Grèce a bénéficié de nombreux programmes de financements européens, en infrastructures par exemple (souvent beaucoup d’argent pour des projets parfois stupides – lignes ferroviaires par exemple). Bref, l’économie grecque est depuis longtemps vacillante, sinon pas besoin de maquiller les comptes pour rentrer dans la ZE, pas de taux d’intérêt à 20 % en pré euro.

      La Grèce n’aurait pas du renter dans l’euro, sa situation était déjà catastrophique, et l’Europe n’y était pour rien. Au contraire, l’euro a largement contribué à atténuer le poids de la dette (très forte baisse des taux) mais le pays n’a, notamment, pas réformé son économie et son administration.
      Bref, je ne suis pas pro-européen, mais l’Europe ne saurait être tenue pour responsable de l’état de l’économie grecque. Les responsables sont les grecs et leurs dirigeants. Cependant, par “solidarité de fait” européenne nous allons payer pour les grecs et pour les “créations concrètes” de nos dirigeants (que nous laissons faire avec la plus grande complicité), c’est écrit sur le chèque…


  4. JacquesJacques Le 18 juin 2015 à 06h43
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    Eric Toussaint et ses équipes font un travail remarquable depuis des années dans un cadre légal qui respecte la dignité des hommes et des femmes. Il devient plus que vraisemblable que d’autres actions du même type vont intervenir pour d’autres pays plombés par des dettes très contestables en terme de respect des lois locales vont faire la même démarche : à la clef une implosion aux conséquences gigantesques en termes financiers. Nous entrerons dans le sas de la Justice et du retour à la réalité. Que feront alors les hautes instances dans ces pays et celles qui y sont rattachées dans ce réseau mondial de dettes dans lequel nous sommes tous pris ? Ceci est une action d’ouverture sur le futur qui promet bien des turbulences.


    • Francois Le 18 juin 2015 à 09h54
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      La guerre reste l’option absolue pour sauver le système des encravatés. Nous sommes des moutons.


      • Arnould Le 18 juin 2015 à 20h13
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        La guerre? N’y allez pas. Et interdisez à vos enfants d’y aller. Que les gros de la chanson de Craonne y aillent, si ça leur chante. Ca fera de la place, toujours ça de pris.


        • hema Le 18 juin 2015 à 21h00
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          La guerre, bien sûr qu’il faut pas y aller, mais je ne crois pas qu’on va vers ça, trop d’informations pour le peuple + trop de lâcheté pour les pouvoirs en place = aucune confiance dans les pouvoirs en place, ils auraient beaucoup de mal à mobiliser.
          Enfin au cas où, un petit modèle de lettre à notre président à adapter au contexte,
          https://www.youtube.com/watch?v=gjndTXyk3mw


  5. Dizalch Le 18 juin 2015 à 06h45
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    Espérons surtout qu’il y aura des actions de poursuites de ces traitres aux Démocraties… Il est temps qu’ils assument leurs actes et arrêtent de se foutre des peuples de manière pédante, et qu’ils arrêtent de sortir des arguments d’autorité pour justifier tel ou tel choix devant les peuples en sous-entendant “vous ne pouvez-pas comprendre, ça vous dépasse”… pfff… Eux et tous ces bataillons de “pseudos experts” qui n’ont eu cesse de faire de la propagande pour la politique de l’UE sur les médias mainstream… quand bien même ils recevaient des informations inverses, dont ils ne voulaient pas tenir compte… Tous ces gens sont abjects, car ce sont eux les responsables des baisses de croyance envers les politiques, l’Europe des citoyens et non de la finance et de l’euro, etc. etc….


    • Pascalcs Le 18 juin 2015 à 09h08
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      Ne rêvez pas trop. Pour que cela arrive, il faudrait que Bruxelles déménage à Reykjavik


  6. Scorpionbleu Le 18 juin 2015 à 07h19
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    Emouvant ces analyses et conclusions portés par la force, l’intelligence, la détermination du gouvernement grec mis au pouvoir par un peuple exsangue mais lucide.

    Tsipras est protégé j’espère ! de même Varoufakis et tous ceux autour d’eux qui portent ce combat !

    Comment vont réagir l’UE, l’Allemagne et notre gouvernement de lâches et de menteurs?
    Comment oublier que ce sont deux français qui ont dirigé le FMI pendant tout ce temps et pour quelles actions !
    Nous savions et/ou sentions mais là c’est incontournable !


  7. Eric83 Le 18 juin 2015 à 07h24
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    Cet audit va légitimer le défaut de la Grèce sur la dette et c’est une excellente nouvelle pour le peuple grec et pour les autres peuples européens à commencer par les irlandais, les espagnols et les portugais qui ont subi jusqu’ici les diktats inhumains de la troïka.
    Ainsi, le nouvel ordre mondial, qui était en train de se mettre en place depuis plus d’un siècle par “la classe dominante” à son unique bénéfice, peut se transformer en un nouvel ordre mondial des peuples au bénéfice des peuples.


    • Citoyen Le 20 juin 2015 à 11h10
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      Faire défaut sur la dette, c’est reconnaître la légitimité de cette dette.

      Faudrait penser à autre chose.
      Répudier…


  8. Monertov Le 18 juin 2015 à 07h58
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    Et la dette française serait légitime ,elle ?


    • Surya Le 18 juin 2015 à 12h04
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      Il vaut mieux parce que sinon votre livret A risque lui non plus de ne plus être légitime en fait.


      • julien Le 18 juin 2015 à 13h30
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        Vous preferez conserver votre livret A ou continuer d’avoir accés aux soins gratuitement et vos enfants à l’école gratuite (pour ce qu’il en reste) ?

        Question de choix…
        Quelques dizaines de milliers d’euros contre les soins gratuits ?
        Au cas ou certains n’auraient pas compris une opération du coeur se situe entre 10.000 et 20.000€ et le plafond du livret A est de 22 950€.

        J’espere que vous etes tous sportifs et en bonne santé mais surtout que vous ne comptez pas vivre trop vieux 😀


        • Surya Le 18 juin 2015 à 16h36
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          Gratuitement ? Les profs et médecins sont bénévoles ?

          Si un jour mon livret A est pulvérisé, j’ai bien peur que les personnels mentionnés ci dessus ne soient plus dispo et que les écoles et hopitaux soient fermés.


      • Tassin Le 18 juin 2015 à 22h00
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        Le Livret A n’est pas placé sur des obligations d’état mais sert à financer le logement social.
        Ce sont les comptes non réglementés ui reposent sur de la dette. Si la France fait défaut, les assurances-vie bien garnies des classes moyennes sup et + vont disparaitre instantanément.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Livret_A#Collecte_et_utilisation_des_fonds_issus_du_livret_A


      • Wilmotte Karim Le 19 juin 2015 à 13h25
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        Vous savez qu’un défaut peut être sélectif, non?


  9. Jaicruvoir Le 18 juin 2015 à 08h07
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    La règle 7/10 pour l’armement (7 pour la Grèce et 10 pour la Turquie était une aberration) au sein de l’OTAN !
    10 millions de pauvres grecs contre 60 millions de pauvres trucs.
    Les vendeurs d’armes ont ruinés les 2 pays !
    Les banquiers on continué après 19i1 et l’entrée de la Grèce dans l’UE.
    Aujourd’hui les grecs payent l’addition d’avoir voulu être plus grand que le beouf turc.


    • Chris Le 18 juin 2015 à 16h28
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      Difficile de résister aux “commissions” pharamineuses liés au commerce de l’armement, mais aussi des infrastructures…


  10. Frédéric Le 18 juin 2015 à 08h09
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    Un grand merci à Okeanos pour son Okeanews, qui fait un travail d’information de combat et qui rend le black out des grands medias totalement idiot.


  11. pytheas Le 18 juin 2015 à 08h17
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    L’entrée de la Grèce dans l’Euro est illégale et une magouille d’état.


  12. Vallois Le 18 juin 2015 à 08h24
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    en parlant de dettes, vu sur Okanews, le parti de l’ancien Premier Ministre Antonis Samaras est en quasi faillite et sur le point de se faire saisir son bâtiment.

    Le larbin de l’oligarchie européenne n’a même pas le soutien de ses anciens maîtres… que cela serve de leçon aux collabos !


  13. bob Le 18 juin 2015 à 08h33
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    vidéo, en moins de 3 minutes : TROIS IDÉES REÇUES SUR LA CRISE GRECQUE
    http://2ccr.unblog.fr/


  14. KELLER Le 18 juin 2015 à 08h51
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    La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse
    CAR ELLE EST ISSUE DE PRETS DE BANQUES COMMERCIALES PRIVEES !

    Quand est ce que le états se réappropriont-ils à nouveau le droit de fabriquer leur propre monnaie ?


    • Ardéchoix Le 18 juin 2015 à 11h09
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      @keller
      Quand ils auront plus de dettes ?


      • KELLER Le 19 juin 2015 à 09h28
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        réponse d’un bon esclave…
        c’est fichu… avec ce type de raisonnements on n’arrivera pas à s’en sortir !

        un peu de fierté, de courage et d’honneur merde !
        il faut retrouver notre souveraineté et savoir envoyer bouler les banques commerciales !
        QUI ECRIT LES LOIS ?
        les banques où les élus du peuple ??? !!!!


  15. FifiBrind_acier Le 18 juin 2015 à 09h01
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    Le feuilleton continue, avec rebondissements assurés…

    “Tsipras à Saint-Pétersbourg jeudi et vendredi, rencontre avec Poutine confirmée. ”
    http://www.romandie.com/news/Grece–Tsipras-jeudi-et-vendredi-a-SaintPetersbourg-rencontre/603645.rom


  16. JacquesJacques Le 18 juin 2015 à 09h12
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    La courte vidéo proposée par Bob résume tout ou presque : il nous faut trouver comment faire basculer les choses dans l’autre sens. Le CADTM pratique le seule voie possible, calme, responsable et fondée, susceptible de refonder la résilience du peuple grec… et des autres un peu plus tard. Je ne vois qu’un obstacle : je crains, en raison des multiples mensonges des décideurs européens et des divers pays concernés, que les gouffres financiers soient sous estimés, ce qui expliquerait les réticences et les barrages et le fait qu’aucun des chefs d’états ne veuille porter la responsabilité de l’effondrement financier. Qui d’autre en Europe va maintenant tirer sur ce fil….à enjeux mondiaux.


  17. P. Peterovich Le 18 juin 2015 à 09h12
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    Il aurait été pour le moins étonnant que ce comité déclare la dette légale et légitime…

    Pour le reste, quelles sont les implications de cette affirmation ?


    • julien Le 18 juin 2015 à 10h42
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      cela fournit une base legale a la grece pour repudier sa dette


  18. Un naïf Le 18 juin 2015 à 09h14
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    Que tous les citoyens vivant en europe en prennent de la graine !!
    Et un espoir, qu’ils suivent les grecs et fassent imploser cette UE fascisante et inféodée aux US !!
    Reprenons le pouvoir !!


  19. Cécankonvaou Le 18 juin 2015 à 09h15
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    S&P et Moody’s estiment que la Gréce ne sera pas en défaut si elle ne rembourse pas!!!!

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/021137180167-dette-sept-questions-sur-un-defaut-grec-1128475.php

    Quelqu’un pourrait-il expliquer qui a autorité pour déclarer un défaut, avec tout ce que cela génère comme conséquences et notamment le déclenchement des CDS qui serai certainement le début du feu d’artifice ?

    Egalement, si le gouvernement Grec ne souhaite pas quitter l’UE (ce qui est le cas) il n’y a aucun moyen juridique pour le pousser vers la sortie.

    Donc en fait rien ne se passe. La Grèce n’est pas en défaut et reste dans l’UE….

    Bien joué.


    • bats0 Le 18 juin 2015 à 09h40
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      Oui, c’est pratiquement certain, que la Grèce fasse défaut ou pas, mais surtout que la Grèce suspende ses remboursements, et qu’elle puisse trouver une autre solution, que celle proposée par la troïka, afin de trouver un autre moyen de financement pour se sortir de ce pétrin dans lequel elle est engluée, déclenchera automatiquement certains CDS concernant des bons d’obligation de l’état grecque.
      Avec les effets de levier de ces produits dérivés, je ne sais pas quels sont les établissements bancaires concernés, mais ces derniers doivent avoir des suées froides en ce moment, plus ou moins accentuées, selon l’évolution des pourparlers et surtout selon les interlocuteurs concernés (si ce sont des pourparlers du gouvernement grec avec des membres de la troïka, ou des représentants des BRICS, les effets de ces discussions, et surtout leurs conséquences auront un impact bien différent sur ces CDS).


    • Charlie Bermude Le 18 juin 2015 à 16h47
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      Ce qui est en jeu là , incidemment , ce sont les CDS . Si officiellement il y a défaut les ‘assureurs’ , , les émetteurs doivent payer . En fait ce ne sont ni S & p ni Moodys qui décident mais leurs maitres , et ils décident çà en petit comité , entr’eux et pour eux mémes . Comme se sont ceux qui les émettent les CDS , sont pas prés de reconnaitre un défaut , méme si il est manifeste .
      Les cds c’est comme tous les dérivés , faut se rappeler la blague d’Attali sur les jeans . Lévy propose à Moshe une affaire formidable des jeans à 1 $ ! Moshe aussitot les propose à Salomon pour 2$ ! Formidable . Salomon les revend à Ben pour 3$ ! Super jusqu’à ce que çà arrive à Martin qui les prend pour 4$ . Là dessus Martin se retourne vers Ben et lui dit , mais çà va pas tu m’a vendu des jeans qui n’ont qu’une jambe ! Ben lui répond mais t’a rien compris , c’est pas des jeans pour mettre mais des jeans pour vendre !


  20. Julie Le 18 juin 2015 à 09h40
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    Hors sujet: une blague qui va faire des émules chez les lycéens qui veulent éviter un examen mal préparé, il suffit d’appeler la police en prétendant avoir tué sa femme…
    Avec quel courage Le Point omet de mentionner les récents déboires du Raid, c’est beau!
    En tout cas les flics du 3ème ne doivent pas lire Les Crises, Médiapart, le Figaro, ou l’Humanité, qui ont parlé du débarquement des Robocop chez P. Stambul la semaine dernière pour les mêmes raisons.
    http://www.lepoint.fr/societe/ulcan-a-t-il-fait-intervenir-la-police-chez-daniel-schneidermann-17-06-2015-1937170_23.php


  21. Franck Le 18 juin 2015 à 09h41
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    Ce qui est fou, c’est que ce reportage date de plus de 3 ans, et arrive exactement à la même conclusion. Regardez le bien, et vous comprendrez à quoi a servit en réalité cet argent et qui l’a en fait empoché. Vomissions garanties…
    .
    http://www.dailymotion.com/video/xik4kh_debtocracy-international-version_shortfilms?start=0


  22. Franck Le 18 juin 2015 à 10h04
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    Pour ce qui est de la conclusion, cet interview d’Aaaron RUSSO par le très célèbre lanceur d’alerte américain Alex JONES, vous permettra peut être de comprendre aussi ce qui nous arrive aujourd’hui, et pourquoi ils sont réellement en panique totale. Car 700 trilliards de produits dérivés basés sur du vide, ce n’est pas rien…
    .
    https://www.youtube.com/watch?v=1qYuX7yRBPo


    • bats0 Le 18 juin 2015 à 10h37
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      Petit aparté : les produits dérivés ne sont pas basés sur du vide (ce sont des contrats, comme des contrats d’assurance, liés à leur sous-jacent, afin de permettre aux opérateurs investis sur ces sous-jacent d’avoir un minimum de garantie en cas de retournement des cours du sous-jacent), par contre ce qui est dangereux avec ces produits dérivés, c’est leur construction, et surtout leur utilisation.
      Faut savoir qu’il y a plusieurs catégories de produits dérivés, dont les principales sous-jacents sont issus des taux d’intérêt, des devises (marché du FOREX), des valeurs mobilières (principalement le marché des actions), des indices boursiers, et des matières premières.
      Pour plus d’explications : http://www.lexinter.net/JF/marches_derives.htm

      Effectivement cette interview d’Aroon RUSSo est énorme…, merci pour le lien


      • Franck Le 18 juin 2015 à 13h06
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        Comptablement parlant, il me semble qu’ils sont considérés comme des actifs propres, alors qu’ils sont composés de valeurs multiples, et dont on n’en retire jamais le montant initial. Cela fait gonfler le montant des actifs artificiellement, ce qui dans un monde normal ne devrait pas exister. Pour preuve, ils sont assurés comme tel par des CDS…


  23. Rcool Le 18 juin 2015 à 10h29
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    Malgré les dires des Allemands la Grèce n’est pas si mal que ça!

    http://www.bruegel.org/nc/blog/detail/article/1647-is-greece-destined-to-grow/?utm_content=bufferde506&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer+(bruegel)&utm_content=bufferde506&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer+(bruegel)

    Je pense que ce bras de fer entre les 3 parties est surtout destiné à discréditer et faire tomber le gouvernement Grec!


  24. BA Le 18 juin 2015 à 10h33
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    Selon un sondage publié dans “Die Zeit”, 28 % des Allemands sont opposés au Grexit.

    58 % des Allemands sont favorables au Grexit.

    Autrement dit : 58 % des Allemands veulent que la Grèce sorte de la zone euro.

    Mercredi 17 juin 2015 :

    en Allemagne, le principal créancier européen de la Grèce, l’opinion publique devient de plus en plus hostile à la Grèce. Un sondage de l’institut Yougov, publié mercredi matin dans le quotidien “Die Zeit”, montre que 58% des Allemands se prononcent pour un “Grexit”, contre 28% qui s’y opposent et 14% qui n’émettent pas d’opinion sur le sujet.

    http://www.boursier.com/actualites/economie/grece-fini-de-jouer-28340.html


    • Andrea Le 19 juin 2015 à 21h53
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      Les Européens en général, et surtout l’Allemagne a tout fait pour blamer les Grecs (paresseux, dispendieux, empruntant trop, travaillant pas assez, ayant des retraites trop comfortables, etc. etc.) pour bien mettre en place le bouc émissaire et détourner le regard de tout autre entité, corps, ou agissements des uns et des autres.

      Finalement, avec cet imboglio qui continue, cela renforce l’impulsion de vilipender les seuls responsables, c’est à dire, les Grecs. Je dirais que même la longueur du feuilleton, en dehors des considérations financières (sauver banques francaises et allemandes entre autres) a été calculée pour blamer les Grecs, type, maintenant y’en a marre! Qu’ils crèvent! Et alors si effectivement les Grecs souffrent au dela de l’imaginable, ils l’auront bien cherché…


  25. Catherine Balogh Le 18 juin 2015 à 10h37
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    Finalement, le monde se divisera en deux:ceux qui en appellent au droit international et ceux qui s’essuient les pieds dessus.

    http://www.diploweb.com/cartes/qi11.htm

    Les Etats-Unis malgré leur présence dans cette haute instance qu’est l’ONU, ne respectent pas le droit international.

    “Même si les États-Unis d’Amérique, pays observateur auprès du Conseil de l’Europe, restent fortement attachés au droit international, l’Administration américaine, notamment depuis le 11 septembre 2001 et dans sa « guerre contre la terreur », a ignoré de façon inopportune et unilatérale les droits de l’homme et les normes juridiques humanitaires de portée essentielle, jugés par elle trop contraignants ou par ailleurs inappropriés eu égard à la perception qu’elle avait de la situation nouvelle. Ce faisant, elle a desservi la cause de la justice et de la primauté du droit, et elle a terni sa réputation de phare dans la défense des droits de l’homme et le maintien des règles du droit international.”

    http://assembly.coe.int/ASP/Doc/XrefViewHTML.asp?FileId=11545&Language=fr

    à noter que sur ce doc, la Russie n’apparaît pas…..

    http://www.un.org/fr/aboutun/budget/contributions.shtml

    je rappelle que La France, La Chine, les Etats-Unis, la Russie et le Royaume-Uni sont membres permanents.On devine de suite l’équilibre des intérêts en jeu.
    Ah si seulement la France avait un digne représentant!!!

    Jacques Sapir:Président.


  26. Ardéchoix Le 18 juin 2015 à 10h42
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    Appel du 18 joints 2015 : Standard & Poor’s “Je vous ai enfumé” .


  27. Franck Le 18 juin 2015 à 10h53
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    “De la liberté au facisme” par Aaron RUSSO en VOSTFR. A ne surtout pas manquer…
    .
    https://www.youtube.com/watch?v=QjYLvh1YMAc


  28. Louise Le 18 juin 2015 à 10h57
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    En écoutant l’intervention d’Eric Toussaint devant la Vouli mis sur le site CADTM en français, des images du film Z me sont revenues.


  29. Gribouille Le 18 juin 2015 à 10h58
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    Graeber “Dette, the first 5000 years” montre magistralement que la question de la légitimité d’une dette n’a que peu de sens en réalité. La valeur d’une dette repose sur un rapport de force entre son créancier et son débiteur. Que le fondement de la dette à l’origine puisse reposer sur rien (par exemple, payez moi pour que je vous protège) est monnaie courante.
    Ce rapport de Toussaint sur la dette grecque qui sera présenté au parlement grec aujourd’hui est un acte politique qui vise à préparer et à convaincre l’opinion publique grecque du bien fondé du prochain défaut de paiement du pays. Les informations que contiennent sont connues depuis longtemps. La présentation tronquée pour charger un peu plus la barque. Et cela correspond à un agenda politique car on aurait pu faire cette présentation, il y a un an, deux ans, trois ans déjà.
    On découvre par exemple que la plan de sauvetage de 2010 était en réalité un plan de sauvetage des banques allemandes et françaises (c’est le 2)). On le savait déjà et j’en étais persuadé moi-même depuis 2010. Et surtout, en quoi l’identité du porteur de la dette grecque à l’époque (les banques commerciales européennes) présuppose un problème de légitimité de la dette à l’origine ?
    La Grèce a été prise en tenaille entre les banques qui ne souhaitaient pas endosser les pertes, et les institutions européennes qui voulaient sauver la construction européenne d’un défaut grec et d’une sortie du pays de la zone Euro avec le risque de contagion que cela impliquait.
    Découvrir que les décisions prises à l’époque ont été très défavorables aux intérêts de la Grèce, c’est faire preuve de naïveté sur les intentions de ceux qui prétendaient venir vous sauver.


    • P. Peterovich Le 18 juin 2015 à 11h26
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      J’abonde dans votre sens. De toute manière, que la dette soit odieuse ou pas, légitime ou pas, légale ou pas, seule compte la capacité de la Grèce à se protéger des mesures de rétorsion.

      La seule vraie question qui se pose est de savoir si la Grèce peut se permettre d’envoyer paître ses créanciers. Et pour y répondre, il faut analyser deux choses :

      – les besoins de financement de la Grèce : a-t-elle atteint l’équilibre budgétaire primaire ou non ? Sinon, peut-elle compter sur d’autres sources de financement en cas de besoin ?

      – les moyens dont les créanciers disposent pour assurer l’exécution forcée (juridiquement, mais aussi en termes de pressions en tout genre: sanctions économiques, diplomatiques, militaires même).


      • Chris Le 18 juin 2015 à 17h26
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        La banque des BRICS pourrait dénouer le noeud gordien…


        • P. Peterovich Le 18 juin 2015 à 21h22
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          Les Brics ne verseront jamais de l’argent pour dégager la BCE, le FMI ou le MES…

          Par contre, s’ils y trouvent un intérêt, ils pourraient financer un plan de relance en Grèce…

          C’est à dire faire ce que le FMI aurait du faire en 2010 : répudier la dette existante (et non la rouler), accompagner la sortie de la Grèce de l’Euro par un plan de réformes structurelles et de relance économique…


    • Catherine Balogh Le 18 juin 2015 à 12h58
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      Gribouille,

      ou c’est faire preuve de collaboration des anciens décideurs grecs avec les financiaristes, comme cela se passe dans bcp d’autres pays.
      Il me semble que ce sont ces collaborations pour le moins douteuses(délits d’inités, clientélisme, enfin, tout ce qu’on connaît….)que dénonce cet audit.


    • Andrea Le 19 juin 2015 à 22h10
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      Gribouille a écrit: Ce rapport de Toussaint sur la dette grecque qui sera présenté au parlement grec aujourd’hui est un acte politique qui vise à préparer et à convaincre l’opinion publique grecque du bien fondé du prochain défaut de paiement du pays.

      Absolument. Les arguments sont bons, ou acceptables, bien sur. Mais c’est post facto. Il faudrait ajouter les agissements du Gvmt. Grec qui a laissé filer, ou a été complice; ceux qui recherchaient enrichissment perso, etc.


  30. nyaa Le 18 juin 2015 à 11h05
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    Ce qui sera extrêmement inintéressant à analyser dans les jours qui suivent c’est la réaction (ou non réaction) des médias classique (tv, radio, presse papier) à ce rapport.
    cela donnera un début d’analyse sur la contre attaque prochaine du système et des idéologues.


    • Alae Le 18 juin 2015 à 12h33
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      “Ce qui sera extrêmement inintéressant à analyser dans les jours qui suivent c’est la réaction (ou non réaction) des médias classique (tv, radio, presse papier) à ce rapport.”

      Voilà qui va être très embarrassant pour eux, étant donné leur positionnement de façade “à gauche” #MonEnnemiC’estLaFinance et par ailleurs, l’impossibilité de jouer le silence sur un sujet aussi explosif. La Grèce n’est pas l’Islande.
      D’après moi, il ne leur reste plus qu’à se rabattre sur “Tsipras va voir Poutine, il est donc homophobe/autoritaire/anti-démocrate”. Ce sera du dernier ridicule, mais je ne vois pas grand-autre façon de s’en sortir. En tous cas, nous allons pouvoir juger sur pièces de leur imagination.


  31. passerby Le 18 juin 2015 à 11h13
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    La Cour d’arbitrage de La Haye a condamné en juillet 2014 la Russie à rembourser 50,2 milliards de dollars aux actionnaires spoliés de Ioukos, l’ex-fleuron pétrolier russe démantelé par Moscou en 2006. Des dizaines de milliards dont l’Etat russe ne s’est jamais acquitté. Conséquence, et c’est une information RFI, plusieurs pays ont confié à leurs autorités judiciaires le soin de dresser la liste des actifs russes non couverts. Le ministère belge de la Justice vient de donner deux semaines aux huissiers du pays pour dresser la liste de tous ces actifs qui pourront faire l’objet de saisies.
    ( http://www.rfi.fr/europe/20150618-russie-affaire-ioukos-justice-belge-saisie-actifs-russes-non-couverts/ )

    Comme l’a dit il y a quelques jours Didier Reynders, vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères belge: Nous ne souhaitons pas fuir nos engagements vis-à-vis de la Russie. C’est pourquoi le dialogue est la seule option. Nous soulignons l’importance d’une démarche en trois étapes logiques : la stabilisation, la normalisation et l’engagement constructif.


    • P. Peterovich Le 18 juin 2015 à 14h02
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      Non, le ministère belge de la justice n’a rien fait de tel.

      Ce sont des huissiers de justice mandatés par les avocats des actionnaires de Ioukos qui ont fait saisie-arrêt entre les mains des éventuels débiteurs de l’Etat russe.

      Pour le dire autrement, ce sont des procédures privées : l’Etat belge n’a rien à voir là-dedans.


      • Léa Le 18 juin 2015 à 18h30
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        La Russie a rappelé son ambassadeur en Belgique.

        Après le coup des Mistrals, la France gèle les avoirs des banques russes en France. !!!!!!


      • P. Peterovich Le 18 juin 2015 à 21h58
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        @Olivier:

        A ce stade, il semble que le gel des comptes de l’Etat russe résulte de démarches effectuées par des huissiers de justice pour une société GLM ayant son siège à Gibraltar. Celle-ci agirait en vertu de la décision de la cour permanente d’arbitrage dans une affaire opposant les actionnaires de Ioukos (dont GLM) à la Russie. Cette décision serait celle qui a condamné la Russie au paiement de 50 milliards de dollars.

        La description des mesures mises en oeuvre qui est donnée par la presse laisse accroire qu’il s’agit de saisies-arrêt.

        La saisie-arrêt (pour ceux qui ne sauraient pas ce que c’est) est le mécanisme juridique qui permet à un créancier de se faire payer par le débiteur de son débiteur. Exemple type : la saisie d’un compte bancaire. Si quelqu’un vous doit de l’argent, vous saisissez son compte, c’est-à-dire la créance qu’il a contre sa banque. La banque, au lieu de devoir payer son client, doit verser les fonds à la personne qui fait la saisie, à qui ledit client doit lui-même de l’argent.

        En l’occurrence, il semble que des saisies aient été effectuées tous azimut entre les mains de toutes les personnes et institutions qui seraient susceptible de devoir des fonds à l’Etat russe.

        Les personnes qui ont reçu ces saisies doivent rentrer une déclaration (dite de tiers-saisi) dans un délai donné, en indiquant si elles détiennent ou non des fonds pour le compte de l’Etat russe. Dans l’affirmative, ces fonds doivent être transférés à l’huissier de justice qui les répartira.

        L’Etat russe peut et va évidemment s’opposer à ces mesures.

        Cette opposition prend la forme d’un recours devant les tribunaux (“opposition à saisie”). Je précise qu’il y a en Belgique un magistrat spécialisé dans ce genre de contentieux (le juge des saisies, juge spécialisé au sein du tribunal de première instance).

        A l’appui de son opposition, l’Etat russe va faire valoir différents arguments : régularité du titre exécutoire (la décision de la cour permanente d’arbitrage permet-elle de procéder à des saisies ?), caractère non saisissable des fonds bloqués, etc.

        C’est dans le cadre de ce recours que l’on va examiner la question des privilèges et immunités. Mais les privilèges ne couvrent pas tous les fonds et ce sont les tribunaux qui vont devoir trancher… Il ne fait pas de doute que les fonds opérationnels de l’ambassade vont être libérés rapidement, la saisie étant invalidée sur ce point. Par contre, il se pourrait que des fonds non couverts par les immunités soient appréhendés…

        Il va en tout cas y avoir un fameux contentieux à démêler…

        P.S. :

        Je conseille de lire ceci : http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/affaire-ioukos-les-actifs-du-gouvernement-russe-geles-en-france-et-en-belgique-558316033570172b12227f66

        Les informations données sont plus précises que sur les sites d’infos russes.

        J’attire l’attention sur cet extrait : “La Belgique s’est défendue, affirmant que la décision de justice ayant conduit au gel des comptes des ambassades de Russie à Bruxelles avait été “exécutée directement par huissier”, sans intervention du gouvernement belge.
        “C’est une décision de justice qui a été exécutée directement par huissier. Elle ne nous a pas été notifiée par le bureau des huissiers, nous ne sommes pas intervenus”, a déclaré à l’AFP à Bruxelles Hendrik Van de Velde, porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères”.


        • Andrea Le 19 juin 2015 à 22h30
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          C’est hyper curieux. En principe, les fonds des ‘ambassades’ et autres ‘services diplomatiques’ sont inattaquables, ils appartiennent à l’Etat Souverain comme s’ils étaient dans le pays d’origine. J’ai de la peine à croire à une partie de l’info citée (non pas pour démentir ce que Peterovich dit, il est précisé que cet aspect est douteux) mais cela montre qu’il y a partout de la confusion. Ou transgression volontaire, maintenant admise.


  32. Grégory Le 18 juin 2015 à 11h38
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    Mouai. Un rapport qui tombe à point nommé vis à vis des nouvelles des négociations. S’il y avait eu un accord, il aurait fait tache, mais serait il sorti ?

    J’aimerai avoir un peu plus d’info sur ce comité. Qui le nomme, qui le compose, qui le finance etc.


    • Un naïf Le 18 juin 2015 à 12h12
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      Vous avez tt à fait raison d’être suspicieux. Mais dans ce cas il faut l’être pour tout !!
      Le fait que Draghi, qui a falsifié des comptes pour faire rentrer la Grèce en UE pour le compte de Goldman Sachs, soit maintenant en tête de la BCE ne vous dérange-t-il pas, par exemple ??


  33. Alae Le 18 juin 2015 à 12h19
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    Pousser un peuple au désespoir à force de rapacité et de magouilles illégales pour ensuite jouer les gros bras, le menacer et maintenir une “ligne dure”, ça en valait la peine, tiens. Maintenant, l’UE se retrouve avec une bombe à retardement dont le compte à rebours a démarré.
    Alors que pour s’épargner le possible cataclysme à venir, il suffisait de restructurer la dette grecque quand Syriza le proposait poliment.

    Décidément, la politique, c’est un métier.


  34. Doctorix Le 18 juin 2015 à 12h47
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    J’ai quand même ce souvenir odieux d’une France empruntant à 1% pour prêter à 5% à la Grèce.
    Mais il faut savoir que prêter à taux usuraire comporte des risques, et qu’on ne peut tondre un œuf.
    Nous avons voulu gagner de l’argent facilement sur le dos de pauvres gens? Nous allons en perdre massivement, et c’est une bonne chose pour la morale.
    Le souhait est que l’épisode grec soit l’aboutissement extrême de l’évolution programmée de cette odieuse Europe, et que ce soit le point de départ de son pourrissement.


    • Bouddha vert Le 19 juin 2015 à 01h53
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      Bonsoir,

      En tout cas, comme le rappel le rapport, depuis 2010 les vautours qui ont profité de l’aubaine ont refilé le bébé à la BCE.
      Et la BCE, c”est nous!
      Personnellement la sanction ne se fait pas exactement là où je l’attendais.

      L’Histoire se répète quelques fois…


  35. Charlie Bermude Le 18 juin 2015 à 13h34
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    Les mystéres de la Trinité . Illégale , Illégitime et odieuse . Je connaissais l’opposition , légal / légitime , Mais pas celle avec l’affectif , le moral , l’éthique . En fait là on sait plus quoi penser , on en fait quoi du ‘odieux’ . Pourtant c’est l’essentiel . çà se surajoute pas à illégitime quoique que çà le précise ( ou illégal selon les tempéraments ) .
    De méme en logique , un jugement , par ex , on a en fait trois termes sujet prédicat copule , et on fait comme si la copule n’existait pas . ( méme en notation moderne où on l’a apparemment supprimé on ne peut omettre un blanc qui sépare ) .
    La monnaie c’est pareil . L’opposition on la situe entre monnaie privée ( par les banques ou autres) et état . C’est ou l’un et l’autre qui le crée , et le peuple il regarde le match de tennis ( ah! là revers du droit ou que sais je ) . Mais en fait c’est lui qui la crée la monnaie . La vraie , normalement . çà parait ahurissant là , mais imaginons pour illustrer qu’ayant acquis un terrain où j’ai tous ce qu’il faut du sable , de l’eau du bois et du calcaire , et beaucoup de temps libre , je fasse une maison . Cette richesse n’existait pas avant . Je la revens , (contre monnaie ) , et cette monnaie bien sur elle n’existait pas avant , toutes choses égales par ailleurs , pour que tout continue à tourner rond par ailleurs il faut la créer .
    C’est çà qui rend odieux l’affaire c’est d’empécher le peuple d’étre l’initiateur de la création monétaire et non les banques où l’état .


    • Un naïf Le 18 juin 2015 à 17h38
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      Et les QE US/Jap/UE qui innondent les marchés, n’est-ce pas une création monétaire ex-nihilo ? (planche à billets)


      • Surya Le 18 juin 2015 à 17h43
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        Ce sont des réserves M0, pas de la monnaie au sens courant. Vous n’avez qu’à regarder la croissance du bilan de la BCE qui est très différente de celle de M3.


  36. Kiwixar Le 18 juin 2015 à 13h44
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    TOUS les engagements des gouvernements français vis-à-vis de l’UE – y compris les engagements financiers vis-à-vis de la BCE et des mécanismes de tonte des moutons pour sauver les sangsues financières – après le référendum de 2005 sont illégaux, illégitimes et odieux.


  37. Serge Le 18 juin 2015 à 14h52
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    Etant un béotien en économie ,je m’abstiens de me répandre sur ce sujet.
    Mais tout de même,le combat de Tsipras dont vous faites le panégyrique ici m’apparaît aussi intelligible que la masse manquante de l’univers …
    Je ne sais pas si les grecs sont dans le même brouillard que moi ,car on attend,on attend …On ne sait même plus ce qu’on attend en fait ,ni dans un sens,ni dans un autre.
    Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi Tsipras ne veut pas sortir de la zone Euro ?


    • step Le 18 juin 2015 à 16h03
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      Ce genre de sortie se prépare et donc requiert plusieurs mois de préparation, il est en plus possible que tsipras soit un europhile (qui a dit naïf?), et ai réellement négocié la possibilité d’un programme “de gauche” pour redresser le pays. Il faut préparer un jeu d’alliance pour amortir le choc (qui a dit russie ?), les méthode de contrôle des capitaux pour limiter la panique bancaire, planifier le remplacement monétaire etc…

      Tsipras n’a pas reçu politiquement le mandat de sortir la grêce de la zone euro, il était aussi du coup nécessaire de tenter de rester en zone euro, le temps d’en constater (pour les grecs (et les autres…)) l’impossibilité. La période de sortie va être dure (qui a dit que US+UE vont s’arranger pour que ce soit TRES dur ?), il est donc logique, politiquement, que Tsipras préfère être exclu que partir. Cela permet de positionner les psychorigides de l’autre côté de la frontière.

      A cela peut être ajouté le jeu sur le TARGET2 qui “pourrait” fournir des liquidités après la sortie de l’UE et limiter le choc. Je suis plus circonspect sur ce point.


      • Serge Le 18 juin 2015 à 17h54
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        Au point où en sont les choses, il n’est plus impossible que Tsipras sorte de l’euro..
        Mais j’ai quand même l’impression que ce sera sous la contrainte des faits,plutôt que le fruit d’une stratégie ourdie dans le secret des anges .
        D’après des témoignages vus à la télé, des grecs y semblent aujourd’hui favorables .Ils n’ont plus rien à perdre de toutes façons,disent-ils.
        Sont-ils représentatifs d’une majorité? Perso ,je le souhaite , tout en, étant conscient que rien ne sera facile.


    • Homère d'Allore Le 18 juin 2015 à 20h35
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      Tsipras sait depuis le début que la sortie de l’Euro est inévitable.

      Il a fait durer les négociations pour deux raisons. La première était essentiellement politique. Il fallait démontrer aux Grecs que la Troïka était responsable de l’échec des négociations.
      La seconde est essentiellement financière. Outre le défaut sur sa dette publique, la Grèce va faire défaut sur les compensations bancaires entre banques privées.
      Pour cela, la fuite des capitaux grecs fut l’arme absolue. Voir la discussion précédente sur Target 2 sur le blog.

      Certains pensent que les victimes de ce dernier défaut seront principalement Deutsche Bank et la Société Générale.
      D’autres parlent de la BCE herself..

      En tous cas, le ventilateur à merde est branché…


  38. Ardéchoix Le 18 juin 2015 à 15h20
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    christine Lagarde “”J’ai une échéance le 30 juin. Il n’y a pas une période de grâce. Si le 1er juillet, ce n’est pas payé, ce n’est pas payé” Une période de grâce ? Ben pourquoi pas !!!! Donner une période de grâce à un peuple qui vit en partie sous le seuil de pauvreté, on se fout de la gueule du peuple.
    Par contre si c’est pas payé, c’est pas payé. Quelle clairvoyance !


    • Un naïf Le 18 juin 2015 à 15h55
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      Ah Lagarde… ces donneurs de leçons qui s’empiffrent sur notre dos tout en truandant le système qu’ils imposent aux autres…

      http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/28/christine-lagarde-non-plus-ne-paie-pas-d-impots_1708654_3214.html


      • RGT Le 19 juin 2015 à 20h28
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        Si ça se trouve elle trouvera le moyen d’en refiler un peu à Bernard Tapie.

        Comme ça les français ne seront pas les seuls à avoir leurs hémorrhoïdes qui les lancent quand on évoque le nom de cette personne fort recommandable.

        Et si les grecs ne paient pas, ce seront les autres européens, “par solidarité” qui paieront le FMI…

        De toutes façons, c’est déjà plié : Les créanciers rentreront dans leurs fonds (avec bien sur leur “bonus” au passage) et ce sont les gueux qui paieront la note… Comme d’hab’ !!!

        Rappel : Dans la mythologie, Europe était une femme qui avait été violée par ZeUS… Prémonitoire ?


  39. ponsov Le 18 juin 2015 à 15h40
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    Si la Grèce sort de l’euro , ne reconnait pas sa dette et en plus se rallie aux BRICS ce serait le coup de génie du siècle, une gifle énorme un vrai séisme qui donnerait des idées aux Hongrois, Tchèques, Portugais et autres qui ne peuvent plus supporter cette dictature europeiste.


  40. Choupinet Le 18 juin 2015 à 15h58
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    Ah, ben quand même !

    Depuis le début en 2010, je me demandais quand ces questions de dignité de base et de l’humain au dessus de l’argent, allaient sortir enfin.

    Je ne suppose pas que cet article soit le premier sur le thème : si moi, petit gars tout seul sur sa chaise, j’y ai pensé dans mon coin, c’est que d’autres mieux qualifiés l’ont déjà fait aussi à l’époque. Mais non, aucun journal n’en parlait (aaah ! la presse, si digne, si nécessaire… Scottex et Lotus glissent moins, mais bon)

    Conclusion, les rapports de force ont effectivement changé. Si ce genre de développent se développe, voir l’autre article du site sur le sujet, c’est que le changement est profond.

    Alors voyons quelle sera la suite ; soit comment le sursaut de lucidité sera étouffé ; soit comment les dirigeants complices de l’étranglement criminel des Grecs, retourneront leur veste et réinventeront l’histoire pour se justifier.


    • Choupinet Le 18 juin 2015 à 16h02
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      “[…] ce genre de développent se développe […]”

      Quelle élégance du propos, quelle rigueur du raisonnement !

      Huhu, et dire que la surprise m’étonne.


      • TANAZACQ Vincent Le 18 juin 2015 à 16h41
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        Je dois mal lire.
        J’ai entendu un économiste du genre sérieux affirmer il y a plusieurs semaines que la Grèce vivait à crédit depuis 150 ans. Des personnes outillées pourraient-elles publier les résultats de leurs recherches sur cette question ? Je n’ai pas souvenir d’avoir lu quelque chose sur le sujet.
        J’ai aussi entendu et lu que les système politique, encore plus débile que le nôtre (Eh, oui ça existe) ne se décidait pas à surveiller la collecte des impôts.
        C’est là où le système pèche, aussi bien chez les Grecs que chez les européens pour ce qui est de la mise sous surveillance.


        • Un naïf Le 18 juin 2015 à 16h59
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          Les économistes du genre sérieux, faut s’en méfier comme de la peste et des pseudos experts qui ne sont que les porte-voix de la propagande… Les pays “vivent à crédit” car le système a été mis en place pour qu’ils n’aient pas le choix. On voit où ça mène, mise sous tutelle, famine, chomage de masse, pauvreté et dictature. Mais le FMI nous dit qu’il n’y a pas d’alternative !! La dette, c’est la plus grande escroquerie du siècle, au profit d’une petite oligarchie. Tiens au fait, Lagarde exclut un délai de grâce pour la Grèce… donc le défaut de paiement qui n’en serait pas un en serait finalement un ?
          http://www.lesechos.fr/monde/europe/021146719374-lagarde-exclut-un-delai-de-grace-pour-la-grece-1129536.php


        • Alae Le 18 juin 2015 à 20h13
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          Quel économiste du genre sérieux, TANAZACQ Vincent ?
          Vous avez un lien à nous faire partager, SVP ?


        • Choupinet Le 19 juin 2015 à 00h30
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          @Vincent Tanazacq

          Il y a du vrai dans cette dette grecque de longue date, mais c’est aussi biaisé que de dire “Hitler a remonté l’économie allemande”. Il y manque un peu des trucs, notamment la bonne foi.

          Donc, haché gros, l’histoire (de la dette) grecque donne ça :
          La Grèce a été une colonie ottomane (turque) pendant 200 ans, jusqu’à la fin du XIXè.
          Les Turcs sont partis je ne sais plus pourquoi vers 189x, mais ça a eu ces trois effets principaux :

          1 – 200 ans de colonisation, ça fait 200 ans d’élite grecque servile au service d’un maître étranger. Quand ce maître étranger s’en va, l’élite en question fait comme avant, elle roule pour elle-même, sauf qu’il n’y a plus le maître turc pour les réguler. C’est la fête, genre oligarchie post-soviétique, dans un pays super pauvre.

          2 – 1 000 000 de Grecs ont été virés de Turquie et renvoyés en Grèce. Non seulement ça représentait pratiquement 20% de la population grecque totale de l’époque, mais ils étaient encore plus pauvres que les Grecs continentaux, et considérés comme les rats de la Turquie, méprisés jusqu’à être invisibles, misérables, survivant de bas trafics et de rapine. 200 ans de cette culture soudainement importée massivement par la Grèce continentale, ça aura eu un sévère effet sur la société dans son ensemble. Pour s’en convaincre, il suffit de voir comment une proportion de migrants bien plus faible nous perturbe, ici chez nous, aujourd’hui (indépendamment des bonnes ou mauvaises raisons desdites perturbations)

          3 – Le départ des Turcs, de leurs capitaux, leurs entrepreneurs et leurs équipements, ont laissé la Grèce exsangue et à la dérive. La France et l’Angleterre lui ont accordé de gros prêts, mais n’ont proposé aucune aide à gouverner ou à former des dirigeants, dont on a vu qu’ils n’étaient pas en mesure d’administrer sainement le pays.

          Voilà, la machine à perdre était en marche : les prêts ont servi à de nouveaux nababs qui se sont largement servis, à une politique clientéliste et mafieuse institutionnelle, ce qui a ouvert sur des révoltes, des dictatures, les Colonels, d’autres prêts d’Etat, des défauts…

          En France, on a fait la Révolution de 1789 pour vachement moins que ça. S’en souvenir permet de soupçonner une solide vertu d’âme chez ces Grecs qu’on a tant étranglés et humiliés, et qui malgré toute leur passion, gardent presque leur calme.

          Il y a eu un magnifique article sur ce sujet historique, ici, vers 2012, complet et clair, mais j’ai la flemme de chercher. J’ai quand même retrouvé ça sur les finances grecques :

          http://www.les-crises.fr/la-grece-contemporaine/

          Voilà voilà


          • Wilmotte Karim Le 19 juin 2015 à 13h35
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            La Grèce est aussi sortie largement endettée de la guerre d’indépendance.


        • Andrea Le 19 juin 2015 à 22h53
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          TANAZACQ doit faire référence, je suppose, au fait que la Grèce a fait défaut (temps modernes) en 1826, 1843, 1860, 1894 et 1932.

          anglais, exposé sommaire de l’histoire, Forbes, moins horrible qu’on pourrait penser. Détaille diverses magouilles, problèmes, etc.

          http://www.forbes.com/sites/investor/2011/09/28/debt-defaults-have-greek-history/


        • Citoyen Le 20 juin 2015 à 11h54
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          Mais c’est une lapalissade.

          TOUT LE MONDE vit à crédit.
          L’argent n’existe qu’à partir du moment où il y a demande de crédit.
          Je vais dans une banque pour demander une ‘avance’ – crédit – la banque inscrit dans son livre à deux colonnes :
          1. Mr Z- avance-crédit de x x x pognon
          2. Autre page : j’ai donc x x x pognon.+ les intérêts (ajouter YYY pognon) sur cette somme
          Conclusion : moi banque, j’ai créé plus de pognon à partir de cette demande.
          Voilà.

          Et la Dette ne se rembourse jamais. De toute façon.(Voir Histoire)
          Le FMI (et consorts, Banque Mondiale, BCE, etc) n’est qu’une banque privée parmi les autres banques privées. Un cartel de banques. Qui a pratiqué la même mécanique sur TOUS les pays du MONDE. Voir Afrique, Amérique Latine,…Maintenir un système bancaire privé qui vit sur base de création de pognon. Ex nihilo. Surtout les intérêts (leurs snipers – agences de notation – sont là pour faire monter les intérêts)

          Alors ce cirque “fait défaut” “fait pas défaut” “rembourse – rembourse pas” etc… ressemble à une mise en scène.

          Syriza est centre soc-démocrate assez bourgeois par ailleurs (pour l’OTAN surtout et donc pour l’UE, l’un étant couplé à l’autre) (rien à voir avec “gauche râââdicââââle extrrrrêêêême – idiotie par son inexistence et son erradication il y a longtemps en Europe- seriné par les médias pour faire illusion aux peuples, encore et toujours addicts du zèle de la foi religieuse militante, même base capitaliste, la foi et la confianssssse et la crédulité).

          Jeu de poker menteur.


  41. BA Le 18 juin 2015 à 17h47
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  42. FifiBrind_acier Le 18 juin 2015 à 18h08
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    Jeudi 18 juin 2015 Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

    Gazprom a signe une lettre d’intention avec 3 acteurs gaziers européens, en vue d’un nouveau gazoduc entre la Russie et l’ Allemagne, avec Shell ( anglo néerlandais), l’ allemand EON et l’autrichien OMW.
    Tsipras s’est entretenu avec le PDG de Gazprom en marge du forum.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/06/18/gazprom-repart-a-l-assaut-de-l-europe-malgre-les-sanctions-de-bruxelles_4657297_3214.html


  43. Guillaume Le 18 juin 2015 à 18h37
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    Les seuls à ce jour a avoir su réellement prendre conscience des faits et agir sont les Islandais. Petit peuple de 800.000 habitants qui suite a un référendum ont ” auto annulé leur” dettes et poursuivent a ce jour banquiers et politiciens coupables de cette dette. Quoiqu’il en soit, après quelques années difficiles, aujourdhui ils ont un taux de croissance nettement supérieur aux nôtres et le gouvernement se permet même de reverser des sommes de plusieurs centaines d’euros aux familles qui avaient, a l’époque contractés des prêts dits “toxiques”
    Bravo a eux!


    • hema Le 18 juin 2015 à 22h35
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      320 000 habitants


  44. michael Le 18 juin 2015 à 18h39
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    Interview de Joseph Stiglitz ( économiste américain prix Nobel » d’économie en 2001) sur la situation de la Grèce. C’ est en anglais mais je le mentionne car il aprouve la politique économique de Syriza et explique que c’ est les mesures imposées par l’ Union Européenne ces dernieres années qui ont crée la forte augmentation récente du ratio dette / produit national brut .

    https://www.youtube.com/watch?v=OepjJXlbyAU


    • Citoyen Le 20 juin 2015 à 12h03
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      Il n’y a pas de Prix NOBEL de l’Economie.
      N’a jamais existé.
      Encore une influence médiatique déformante.
      Ca marche à tous les coups.
      Comme l’UE appelée par un raccourci m a g i q u e, Eurooooope.

      Il n’y a qu’un Prix de la BANQUE de Suède.

      Tous ces économistes – =Mme Irma prédit l’avenir, et lit dans les lignes de la main – se gardent BIEN SUR de le préciser.
      Donc, ne sont NI HONNETES NI FIABLES.
      Logique, par ailleurs. Mme Irma ou Mme Soleil, à l’égo hypertrophié, vend des salades et se fait passer pour la Reine d’Angleterre.
      Quoi qu’ils disent. Si leur EGO est supérieur, ils sont toxiques eux-mêmes. Une arnaque de plus.
      Donc, poubelle. Leur statut personnel d’expert repose sur un mensonge.


  45. Athanagor Le 18 juin 2015 à 18h54
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    « Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.»
    Arthur Schopenhauer

    On en est à l’étape 2. La 3. ne va pas tarder : récupération et retournement (pour sauver les meubles).


  46. Léa Le 18 juin 2015 à 19h14
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  47. Gregoire Le 18 juin 2015 à 19h17
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    Merci au peuple d’avoir choisi de rester debout malgré les risques évident qu’ils prennent en ne se soumettant pas aux menaces des racketteurs mafieux anti démocratique que sont les FMI BCE CE…etc… Risque évident puisque je doute que les EU et ses valets laissent une Novo Démocratie gagner l’Europe… Podémos est sans doute lui aussi dans le viseur de snipers venus d’ailleurs…mais quelle salade de propagande vont-ils inventer cette fois pour fomenter un coup d’Etat à Athènes et Madrid ? L’invasion russe me parait éculée…ici d’autant que ce n’est pas la porte à coté… Alors quoi ? Je souhaite de tout mon cœur que la Démocratie remporte une victoire décisive en Grèce en Espagne bientôt et forcement mais encore dans un avenir forcement bien lointain en France, mais cela prouve que rien n’est perdu, mais il faut le vouloir et forcement se battre pour…car ce ne sont pas les parasites dorés qui se nourrirent des fruits de nos labeurs qui nous accorderont nos libertés. D’ailleurs est ce que c’est vraiment la Russie que visent les armadas de l’Otan…ou cette organisation se prépare t elle à établir par la force la dictature étasunienne en Europe ou cas ou le virus renaissant Démocratique se propageait ?


    • Citoyen Le 20 juin 2015 à 12h09
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      Les deux, mon Général.
      Il s’agit de tenir tout le monde en tenaille.
      L’OTAN n’est pas dirigé que vers l’extérieur. Vers l’intérieur de chaque pays-peuple aussi.
      Depuis le début.
      D’où les opérations terroristes Gladio et Stay Behind.(même tactique qu’en Ukraine, associée à l’extrême-droite, aux nazis que l’on a bien gardé au chaud puisque ce sont d’excellents criminels et tueurs-nettoyeurs)
      Demandez aux italiens, allemands, belges… leur sang a coulé.


  48. Homère d'Allore Le 18 juin 2015 à 19h46
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    Varoufakis connaît bien la notion de “dette odieuse”.

    http://www.politiquematin.fr/grece-dette-union-europeenne-pret-16086

    Gageons que cette commission n’écrit pas ce terme par hasard…


  49. Adriana Le 18 juin 2015 à 21h49
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    Ce serait intéressant de disponibiliser le link de la conférence de presse fait par Varoufakis aujourd’hui au eurogroupe.
    Lagarde a été très irrespectueuse envers Varoufakis.
    C’est dingue comme ils sont en train de montrer leur sale gueule en publique, ils se permettent même d’être grossiers.
    Cette femme a ete responsable de l’affaire Tapie et continue a causer le malheur.


    • Caliban Le 18 juin 2015 à 23h24
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      @Adriana

      Votre question a une réponse toute trouvée : jamais.

      Et ce, en vertu de ce vieux dicton qui veut qu’on différencie les hommes politiques des oiseaux parce que seuls ces derniers s’arrêtent parfois de voler. 😉


  50. lad28 Le 18 juin 2015 à 22h05
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    La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse.

    Il faut s’attarder sur le dernier mot, l’adjectif “odieux”. Dans le dictionnaire ce mot à pour définition “qui suscite du dégoût et de la haine”. En effet en s’attaquant ces dernières années au peuple ” Grec ” en lui appliquant des régimes d’austérité démesurés, ces pseudo élites ” dirigeants européens, FMI, banquiers centraux, etc … ont attisé toute la haine et tout le dégoût des peuples européens sur eux. Et cette haine sera maximum le jour où les gens qui ont prêtés à la Grèce ne reverront pas leur argent, c’est à dire tous les petits épargnants des autres pays européens. Il est donc urgent, très urgent de prendre plusieurs décisions radicales.

    1ere décision radicale : supprimer l’euro et revenir aux précédentes monnaies avec capacité de dévaluation. Favorable au retour de l’ECU (système ayant fait ses preuves).
    2ème décision radiacale : mettre fin à l’union européenne (sortie de l’union européenne pour tous les pays). L’union européenne ne marche pas (problème de fiscalité, de droit du travail, de charge sociale sur le travail et j’en passe). Par contre favorable à des échanges comme cela se passait avant. Favorable à un axe Paris-Berlin-Moscou.
    3ème décision radicale : interdire de générer de la dette. Générer de la dette c’est criminel pour les peuples. Chez moi pour prendre mon exemple, je ne dépense pas plus que mon salaire.
    4ème décision radicale : Séparer les banques de dépôts des autres banques qui font de la spéculation (protection de l’épargne des citoyens).



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