Un autre billet ignoble, pour archive…

Une partie de la gauche française soutient l’opération montée par Alexis Tsipras. Derrière ce soutien au nom du souverainisme, le populisme et le complotisme ?

Alexis Tsipras ANGELOS TZORTZINIS / AFP

Alexis Tsipras

Il parait que le référendum promis par Alexis Tsipras est un modèle de démocratie moderne. Le chœur des souverainistes de tous bords est unanime : Seul en Europe, tu n’es pas antique O Alexis ! Toi qui en appelles au peuple au sein d’une Europe où les Etats souverains ont abdiqué leur nation en échange de la BCE et du FMI, institutions au service de la destruction du peuple. Mais, toi Alexis, tu sauves l’idéal démocratique, toi qui rends la parole au peuple, d’un dimanche à l’autre, malgré les sarcasmes méprisants des européistes aux ordres !

On exagère à peine l’ode à Alexis Tsipras qu’entonnent à l’unisson, les Fronts français, le “national” des Le Pen et le “de gauche” de Mélenchon, tous deux rejoints par cette partie de la famille socialiste qui ne désespère jamais de la Nation, quitte à flirter, pour certains de ses membres à la dérive, avec des idées un peu moisies.

Il faut lire, par exemple, ce qu’écrit l’économiste Frédéric Lordon dans sa dernière livraison sur le site du Monde diplomatique (et célébré ce vendredi par Natacha Polony, une amie de la famille souverainiste post-chevènementiste, dans sa revue de presse d’Europe 1) : “Forcément, ça leur a coupé la chique. Qu’on puisse jouer la carte de la démocratie, c’est la chose qui est maintenant tellement hors de leur entendement qu’elle les laisse toujours sidérés, pantois et démunis. Vraiment, à cet instant, on aurait voulu voir leurs têtes, mâchoires décrochées comme des tiroirs de commodes fraîchement cambriolées : Sapin, Hollande, Moscovici, leurs experts organiques, leurs journalistes de propagande, tous ceux qui n’ayant que la “modernité” à la bouche se sont si constamment efforcés d’en finir avec le peuple, pénible démos, et pénible démocratie quand il lui vient à l’idée de ne pas se contenter de valider ce qui a été décidé pour elle”.

Une certaine idée de la haine

Le billet de Lordon a le mérite de concentrer l’essentiel de l’argumentaire des souverainistes de gauche hostiles à l’Union européenne confrontée au referendum promis par Tsipras. Il s’en dégage une certaine idée de la haine. Lordon fait dans le populisme et le complotisme, marques de l’époque, qui voit un ensemble de forces occultes manipuler l’Europe au service des intérêts de qui vous savez. Car Lordon connaît les coupables: “l’oligarchie” et ses complices, les journalistes et les hauts-fonctionnaires proches du PS français, et il les dénonce façon années 30.

Quand Lordon s’en prend à l’oligarchie, c’est le grand Thorez revenant de Moscou : “Tsipras peut s’enorgueillir des tombereaux d’injures que lui réserve une oligarchie d’un autre type, le ramassis des supplétifs d’une époque finissante, et qui connaitront le même destin qu’elle, la honte de l’histoire”.

Les journalistes ne sont pas mieux traités, surtout le spécialiste des questions européennes de Libération, éternel Saint Sébastien bruxellois des souverainistes français : “La première chose que Jean Q a cru bon de tweeter consiste en photos de queues devant les distributeurs à billets. Et d’annoncer avec une joie mauvaise : “La Grèce sera donc en faillite mardi à minuit. Accrochez-vous !”

Les hauts-fonctionnaires socialistes français enfin, sont également vilipendés, notamment ceux du groupe social-libéral Les Gracques, notamment Denis Olivennes, patron d’Europe 1 et du JDD : “la racaille Gracque, en effet la vraie racaille dans la société française – pas celle de Sarkozy –, ces ‘anciens hauts fonctionnaires socialistes’ comme ils aiment à se présenter eux-mêmes, et qui en disent assez long sur l’état réel du ‘socialisme’ français – pour ceux qui ne s’en seraient pas encore aperçus” (on notera que Denis Olivennes, bien que qualifié de “pure racaille”, a les idées larges, puisqu’il laisse la responsable de la revue de presse de la radio qu’il dirige citer abondamment les propos de Frédéric Lordon, licence libérale qui contredit sa représentation d’une caste de “journalistes de propagande”).

Une manipulation du peuple grec

Il n’est pas question ici de nier le déficit démocratique européen, ni les conséquences qu’il emporte avec lui. Face à la Grèce, l’Union européenne mérite sans aucun doute bien des critiques. La BCE tout autant. Le FMI, et sa directrice générale, qui confond son rôle avec celui d’une dame de charité peu charitable, idem. Il est vrai, aussi, qu’après le précédent du rejet français de 2005 (par référendum) du projet de constitution européenne, la mise en application, via le traité de Lisbonne, de ce qui avait été rejeté a constitué, et constitue encore, un déni démocratique. En 2015, la France est loin de participer à l’élaboration du projet européen porté par François Mitterrand durant ses deux septennats.

Pour autant, le référendum de Tsipras est-il la réponse appropriée à cette crise démocratique européenne ?

A l’heure où ces lignes sont écrites, soit à quatre jours de la tenue du scrutin prévu dimanche prochain, on ne sait quelle sera la question posée, éventuellement, au peuple grec souverain. On ne sait même pas si ce référendum aura lieu, puisque Alexis Tsipras dit tout et son contraire d’une heure à l’autre. Si les Grecs votent effectivement dimanche, dans de telles conditions, sans que se soit déroulée une campagne électorale digne de ce nom, sans vraiment connaitre l’objet du vote, sans en mesurer réellement les enjeux, y aurait-il de quoi célébrer une telle opération politique, qui s’apparente plus à de la manipulation d’un peuple qu’à l’exercice libre et éclairé de sa souveraineté ?

Est-ce bien cela la démocratie rêvée par Lordon et la gauche souverainiste à la française, tous alignés, pour le coup, sur la ligne du Front national de Marine Le Pen et Florian Philippot ?

Que diraient Lordon et ses camarades, tous entichés de Tsipras, si François Hollande, David Cameron ou Angela Merkel organisaient un référendum en moins d’une semaine sur la question européenne, sans campagne et sans question connue dès l’origine ? Ils protesteraient de ce que l’on méprise le peuple français. Ils dénonceraient le populisme de l’affaire. Et ils auraient bien raison.

En vérité, à célébrer Tsipras et son référendum de dictature bananière, Lordon et les autres manifestent bien peu de considération pour le peuple grec, traité comme un enfant. que les Grecs votent, oui, mais pas de cette façon là ! Hélas, visiblement, tout cela pèse peu au regard du besoin irrépressible de délivrer une vision populiste et complotiste de l’Europe et de ses élites. Populisme et complotisme ne sont pas les mamelles de la démocratie. On n’est pas à l’aise quand on lit Lordon et les autres. Cette gauche-là m’inquiète.

Source : Bruno Roger-Petit, pour Challenges, le 1er juillet 2015.

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68 réponses à La gauche française et le référendum de république bananière de Tsipras, par Bruno Roger-Petit

Commentaires recommandés

K Le 05 juillet 2015 à 02h01

Quand on voit qu’actuellement, son activité principale est : chroniqueur à l’émission “Touche pas à mon poste”, on prend conscience de la dimension de l’expert !

  1. naz Le 05 juillet 2015 à 01h10
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    La haine de Lordon canalise ses idées à ce petit roger!!
    C’est fou d’arriver à ne rien dire en sécrétant tant de hargne; jamais lu pareille chose! À ne rien voir de cette Europe, à mélanger les uns et les autres… comme sur un pied d’égalité!
    Qui c’est ce gars???


    • georges dubuis Le 05 juillet 2015 à 01h45
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      BRPetit a été éduqué par le Huffingtonpost, le petit journal virtuel d’Anne Sinclair.
      Qui supporte le oui, of course.
      http://www.huffingtonpost.fr/2015/07/04/nikos-aliagas-grece-referendum_n_7725896.html?utm_hp_ref=france


      • Pepin Le court Le 05 juillet 2015 à 08h36
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        • Chris Le 05 juillet 2015 à 12h23
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          Difficile de cacher plus longtemps une évidence, si un journal veut encore être lu.
          Mais vous remarquerez que ce revirement intervient au tout dernier moment.


      • Georges Clounaud Le 05 juillet 2015 à 11h06
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        Bruno Roger-Petit présentait au début de sa carrière le journal de la nuit de France 2 dans la deuxième partie des années 90. Il avait un ton vraiment décalé et jubilatoire, j’adorais son style. A cette époque, en regardant ses prestations, je me disais qu’il fallait vraiment en profiter avant qu’il ne se fasse virer. Ce qui ne manqua pas d’arriver en 1998.

        Depuis, il végète dans la seconde division du journalisme (ce qui vu le niveau ambiant, n’est guère valorisant…). Il n’a jamais pu réintégrer un média « de premier plan ». On peut donc aisément comprendre qu’il ait pu développer une certaine forme de frustration depuis. On peut également concevoir qu’il cherche, par de tels papiers à faire acte de contrition, à se faire remarquer et prouver qu’il peut être un bon toutou du système. Son but serait bien évidemment d’obtenir une nouvelle chance et de retrouver un statut qu’il a perdu depuis longtemps.


    • Catherine balogh Le 05 juillet 2015 à 08h30
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      C’est un fourestien
      😉


    • lorsi Le 05 juillet 2015 à 09h05
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      il croit se grandir en rapetissant les autres ; il ne reussit qu a etre plus meprisable qu il ne l est deja


    • Vigie Le 25 juillet 2015 à 16h19
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      “Qui est-ce gars ???”

      Ben un gars passé par Sience-Po…

      Désolé de remettre le couvert…(reposter):

      Ça fait un moment que quand un individu semble battre un record d’ignominie mensongère ou manipulatoire, de servilité envers le pire de l’establishment ou de l’agenda des puissants, de conformisme, d’ignorance ou d’idiotie utile, …ben il est souvent passé par science po.

      Cet organisme stratégique pépinière/tremplin est passé sous contrôle total des Maîtres du NWO.
      Non seulement il ne forme plus à l’intérêt national nos futurs politiciens, membres de l’establishment ou élites, mais on constate inversement qu’il produit à la chaine des armées d’individus carrément nuisibles à la prospérité du pays et au bien être de ses ressortissants.

      Cette grave dérive a de sérieuses conséquences. Cet organisme doit être considéré comme compromis (il serait particulièrement intéressant, formateur et salutaire, d’étudier l’histoire et les mécanismes de cette prise de contrôle).


  2. Guy Liguili Le 05 juillet 2015 à 01h20
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    L’ad hominem est un vilain défaut, certes, mais en quoi Bruno Roger-Petit, spécialiste des sports dans tous les médias dans lesquels il a sévi est-il plus légitime que moi pour traiter les sujets politiques.
    Certes il a émargé à Sciences-Po en 1987 en Droit Public mais, à force de ne pas pratiquer, ça rouille !


    • K Le 05 juillet 2015 à 02h01
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      Quand on voit qu’actuellement, son activité principale est : chroniqueur à l’émission “Touche pas à mon poste”, on prend conscience de la dimension de l’expert !


      • L'Architecte Le 05 juillet 2015 à 10h11
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        A quand un billet de Menes sur la Grece pendant qu’on y est?

        Quitte à publier des commentaires de bistro autant aller chercher pro !

        80)


  3. Greco Le 05 juillet 2015 à 01h33
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    La seule reponse à ce melange des absurdites et de calomnies est celui du’un drone de la chaine Russia Today qui a montré le monde qui avait au rassemblement Vendrendi à Syntagma pour le NON .
    Les medias “libres” de pays de la C.E n’ont pas vu/appris/ecouter?
    Je peut les comprendre …ca suffit de voir le monde ….

    https://www.youtube.com/watch?v=2zDjy9S4RQ4

    D’aileurs RT avait en direct tout le rassemblement de Tsipras pour le NON avec la participation de delagation de allemands(Gregor Gyzi, espagnols , etc)! : https://www.youtube.com/watch?v=fcz3NXhbSKw
    La russie n’a pas la presse libre? Et en europe occidentale? Vive l’espit Charlie!


  4. atanguy Le 05 juillet 2015 à 01h41
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    “Quand Lordon s’en prend à l’oligarchie, c’est le grand Thorez revenant de Moscou”
    Ben ouai Lordon, suppôt de Moscou! Mais ça date tout de même (Qui c’est Thorez?”…
    “Les hauts-fonctionnaires socialistes français ”
    Ah c’est en leur noms que Petit parle – Belle représentation…
    “on ne sait quelle sera la question posée”
    Le gars ne doit pas savoir lire ou même écouter.
    “l’Union européenne mérite sans aucun doute bien des critiques”
    Mon dieu quel courage!
    “Cette gauche-là m’inquiète”
    Ah ce “Petit bourgeois” donneur de leçons! Rentres sous ta pierre(tombale),tu as raison de t’inquiéter…


    • step Le 06 juillet 2015 à 10h21
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      Qui c’est Thorez ? : Un ancien dirigeant du PC très soviétocompatible façon le petit père des peuples est notre ami. Un de ceux qui ont été illusionné par la narrative soviétique jusqu’au bout.


  5. K Le 05 juillet 2015 à 01h47
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    Ce qui est rassurant, c’est que ce texte ne contient aucun argument. Je l’ai bien lu et n’en ai pas trouvé un seul. Il n’y a que de l’ironie (“ô Tsipras”), du jugement de valeur (“idées moisie”, “idée de la haine”) et de l’insulte policée (“manipulation d’un peuple”, “république bananière”).
    C’est bon signe, car comme lors d’une discussion animée, lorsqu’on en arrive à se mettre en colère et à utiliser des mots aussi déplacés, c’est qu’on a plus aucun argument en stock. L’adversaire rend les armes, sur le plan intellectuel en tous cas.

    J’ai découvert Bruno Roger Petit lorsqu’il était chroniqueur à l’émission de foot d’I-tv. Il se risquait à faire des pronostiques sur les matchs à venir, et force de constater qu’il se trompait presque à chaque fois ! Depuis, il commente la vie politique. Le commentaire footballsistique et le commentaire politique ont pour commun qu’on peut en parler pendant des heures sans rien y connaitre, c’est surement pour ça que tant de gens s’y adonnent, que ce soit au bistro ou sur les plateaux télé. L’avantage du commentaire politique, c’est qu’il n’y pas besoin de se mouiller en faisant des pronostiques, ce n’est que de l'”analyse” a posteriori.
    Il faut toujours se méfier des experts en tout. en général ils ne sont experts en rien.


    • dissy Le 05 juillet 2015 à 06h09
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      Ils n’ont aucun argument,c’est une secte.


  6. kertugal Le 05 juillet 2015 à 01h56
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    Les longues citations de Lordon semblent démontrer une certaine jalousie chez l’auteur. L’écriture doit sans doute lui manquer.

    Le rapprochement gauche souverainiste vers front national exclu d’office le pillage méthodique et parasite des idées du FDG par le FN dans l’autre sens. Une tentative de raccourci des discours que l’on retrouve désormais bien souvent (voir BHL par exemple). Ce nouveau récif choralien doit nous alerter de la dissémination des écrits prêts à penser.

    De toute évidence il ne parle également pas le grec. Lorsqu’il annonce avec aplomb l’absence de campagne et de question posée dans le cadre de la préparation du référendum, nous devons imaginer Tsipras remuant silencieusement des lèvres lors de son compte-rendu télévisé à la nation. A moins que par manque de moyen ne soit déjà resté que l’image de ces retransmissions.
    Un peu comme pour les teletubbies en quelque sorte.

    Je ne comprends pas pourquoi il y un point après le mot ‘enfant’. La phrase suivante commence par un mot sans majuscule. Ça sent le collage à l’emporte-pièce. Quelle précipitation. Espérons juste que le nom de l’auteur ne soit pas un emprunt malveillant.


    • Emmanuel Le 05 juillet 2015 à 13h25
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      Son style est parfois très ampoulé, il n’empêche : n’est pas Frédéric Lordon qui veut. Quand on lit dans son CV qu’il est passé par les Ponts et chaussées, une des plus prestigieuses grandes écoles d’ingénieur du pays, le ton est donné ; le reste du CV n’est pas inintéressant non plus. Alors ce que pense monsieur Roger-Petit…


  7. dissy Le 05 juillet 2015 à 02h18
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    Quel torchon,ça doit être la panique totale chez les européistes qui montrent leur vrai visage.En fait je crois qu’il se fichent aussi de l’europe,ils ont juste PEUR de perdre du pognon,leur pognon.
    Quand va t on cesser de subsidier avec nos taxes ces pseudo journalistes et leurs patrons(souvent milliardaires)?L’aide à la presse,oui mais pour la presse alternative,pas pour les titres appartenant à des banquiers ou des marchands d’armes,ils n’en ont pas besoin.
    Qui lit ces machins?Au dernier OJD c’était plutôt la débacle pour quasi tous les titres version papier ou internet.J’ai travaillé dans le secteur de la pub et des régies publicitaires dont celle d’RTL,je peux vous dire que les chiffres de diffusion sont en grande partie gonflés et ce de commun accord entre supports,régies et annonceurs.


    • RémyB Le 05 juillet 2015 à 11h03
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      bonjour,
      vous semblez dire que l’organisme de contrôle ne fait pas bien son boulot?


  8. GLEB Le 05 juillet 2015 à 02h23
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    C’est gluant de suffisance. Kaa du livre de la jungle réincarné dans un scribouillard malfaisant. Comment peut-on avoir autant de dégoût pour la consultation du peuple ?
    Les mots sont lâchés, vous êtes pour le référendum, ou pour Tsipras … vous êtes complotistes, frontistes …
    J’avoue que la caste des béhachéliens commencent à me fatiguer à vouloir me donner une opinion pré-mâchée et orientée sur tous les sujets.


  9. dissy Le 05 juillet 2015 à 02h29
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    Les eurocrétins ne veulent pas d’un referendum en Grèce(c’est complotiste et anti démocratique dixit)par contre la ‘meilleure’ du jour,ils veulent en organiser un en…Crimée finalement.

    Diplomate européen: l’UE admet la possibilité d’un nouveau référendum en Crimée

    L’Union européenne pourrait examiner les résultats d’un nouveau référendum en Crimée s’il se déroule sous la surveillance de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a déclaré samedi à l’agence Sputnik un diplomate européen haut placé.

    http://fr.sputniknews.com/international/20150704/1016844791.html


    • dupontg Le 05 juillet 2015 à 02h42
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      c’est un peu tard pour en prendre l’initiative…
      Mais en demandant poliment à la Russie ,peut etre que…

      Et puis avec l’ambiance en ukraine,il me semble que le resultat est connu d’avance.


    • Gracques Le 05 juillet 2015 à 17h42
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      Bah , faut bien un pretexte pour officialiser (coté européen) un état de fait (ou de droit) reconnu partout ailleurs , juste une manière de sauver la face quoi et de passer a autre chose avec la russie


  10. Léa Le 05 juillet 2015 à 02h56
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    Sur LCP j’ai regardé ce film de 2013 d’Olivier Toscer : https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Toscer

    La crise grecque : une faillite européenne ?
    —————————————-­—-
    Documentaire

    Diffusé sur France 3 le vendredi 20 septembre 2013 à 23:05 – Durée : 1 h 00

    Fin 2009, la Grèce sombre dans une crise financière sans précédent, contraignant l’ensemble des pays européens à restreindre leurs dépenses et à multiplier les plans de rigueur pour éviter de sombrer. Quels sont les mécanismes qui ont conduit à la plus spectaculaire débâcle économique de ce début de siècle ? Pourquoi les partenaires européens ont-ils laissé dériver la Grèce durant tant d’années ? Et comment tout un pays a-t-il ainsi pu se retrouver au bord de la faillite ? Olivier Toscer dévoile les causes probables de cette crise, qui met en péril l’édifice construit par les pères fondateurs de l’Europe.

    https://www.youtube.com/watch?v=9whoYlM0qkU

    suivi d’un débat :

    http://replay.publicsenat.fr/vod/le-debat/l-impasse-europeenne-/olivier-toscer,eric-coquerel,jean-arthuis,olivier-pastre,benjamin-coriat/139189


  11. Mansouri Hakim Le 05 juillet 2015 à 03h29
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    Peut-on vraiment organiser un référendum en une semaine, sans qu’il y est débat afin que chaque grec puisse réellement peser le pour et le contre ? Assurément non.
    Le pécher originel se situe dans la possibilité pour des hedge fund de spéculer sur les dettes des pays et de jouer avec la vie et l’avenir des peuples.
    Le dîner, en décembre 2009, de Georges Soros avec quatre autres dirigeants de hedge fund a permis de déclencher cette déferlante sur la dette des pays européens. Quand à Goldman Sachs, que dire d’une banque qui conseille un Etat et parie sur son échec ?
    Que dire de l’Europe qui n’a pour seule solution que d’étouffer un peuple ? Ou d’un FMI qui reconnait de grossières erreurs dans la gestion de cette crise ?
    Ou des politiciens grecs véreux qui ont détourné l’argent de l’Etat grec sans jamais prendre de mesures en matière fiscale ?
    Aucun de ces protagonistes ne sera jamais inquiété.
    Non in fine c’est le peuple qui payera l’addition. Et pas seulement le grec.
    Donc quelque soit le résultat de ce referendum, les dés sont déjà jetés et l’effondrement est inévitable.


  12. Alae Le 05 juillet 2015 à 03h49
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    Là, vous y allez un peu fort, Olivier. BRP, c’est la nullité que tout le monde va lire pour en rire. La section commentaires de ses articles est régulièrement pleine de réponses furibardes, ouvertement méprisantes ou moqueuses, il n’a souvent AUCUN commentaire de son côté et pourtant, il continue à mouliner les mêmes âneries à front bas, article après article, avec la constance d’un télex. Une légende.


  13. bluetonga Le 05 juillet 2015 à 04h02
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    “Que diraient Lordon et ses camarades, tous entichés de Tsipras, si François Hollande, David Cameron ou Angela Merkel organisaient un référendum en moins d’une semaine sur la question européenne, sans campagne et sans question connue dès l’origine ? ”

    Hihi! Pas folles les guêpes! C’est clairement la dernière chose qui leur viendrait à l’esprit (Cameron, si, il est même un peu obligé, mais ça serait plutôt à l’insu de son plein gré). Maintenant, ça fait quatre ans que les Grecs se posent la question et la retournent dans tous les sens. Un petit référendum après autant de temps à se serrer la ceinture, le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas précipité.

    “y aurait-il de quoi célébrer une telle opération politique, qui s’apparente plus à de la manipulation d’un peuple qu’à l’exercice libre et éclairé de sa souveraineté ?” C’est ça le problème avec le peuple, dès qu’on le laisse voter, il fait n’importe quoi. La seule démocratie qui marche, c’est quand le peuple laisse faire ses élus, qu’il les réélit sans poser de questions et en gros, qu’il la boucle. Sinon, c’est le foutoir. En fait, le peuple, c’est la chèvre de monsieur Seguin. On lui a bien dit de ne pas aller dans la montagne, et cette conne, elle ne veut pas écouter. Dans ces conditions, on est bien obligé de décider à sa place. C’est pour son bien.

    Normalement, quand même, il y a des usages et des protocoles. Par exemple, on prend le temps de bien expliquer au peuple avant de décider à sa place, pour minimiser les chances qu’il s’agite dans son paddock et qu’il occasionne des désagréments. Surtout, on lui explique bien qu’il n’a pas le choix parce que s’il ne vote pas comme il faut, ça va être le cataclysme : la terre va s’arrêter, le soleil va s’éteindre, et ça va être l’inconnu. D’ailleurs, il faut être raisonnable, et savoir faire des sacrifices. Souvenez vous de la cigale et de la fourmi. Finalement, la cigale, c’est comme la chèvre, sympa, mais au fond, elle l’a bien cherché. Quand on explique bien, avec les bons exemples, les gens comprennent facilement, ils votent comme il faut, et la démocratie fonctionne bien. Et un bon journaliste, il explique bien, comme ça, la démocratie, ça roule tout seul. CQFD.

    Sinon, exercice de style sans faute, avec le point godwin (le populisme des années 30), l’allusion aux intouchables Marine le Pen et Florian Phillipot, les forces obscures de la démocratie, un léger saupoudrage de “complotisme” et de “populisme”, répulsifs notoires, un habile petit coup de lèche au passage (Oh Denis Olivennes, mon doux prince magnanime) et enfin, une petite envolée mystico-lyrique avec Quatremer en Saint-Sébastien (chaud, chaud Jeannou dans son pagne, la tablette de chocolat criblée de traits acérés).

    Soyons beaux joueurs. C’est une copie très bien pissée. Ce qui me rappelle une savoureuse expression américaine pour marquer son mépris : “s’il cramait à mes pieds, je ne pisserais pas dessus pour l’éteindre”.


    • Yth Le 05 juillet 2015 à 11h10
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      Magnifique démonstration. Merci pour ce moment 😉


  14. Spiridon Le 05 juillet 2015 à 04h21
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    Hormis le cas B.-R. Petit, que vont dire et faire tous ces pourfendeurs du référendum Tsipras si, par hasard et par malheur, ce qui l’emporte c’est…..le Oui?
    Vont-ils appeler ça “mascarade de démocratie”?
    Ou bien vont-ils, musclés à point et entrainés comme ils le sont, retourner aussi sec leurs vestes et clamer les vertus et la “sagesse du peuple”? Devinez !
    Quant au Oui/Non même, je n’en vois aucun parmi eux à prôner la solution non pas la plus raisonnable, non pas la plus juste, mais la plus pacifique, celle qui promet le moins de désordre et de demi guerre civile. Or, hormis la justesse d’une opinion, qui peut se débattre à la majorité dans une assemblée, le but d’un référendum est au moins en grande partie de proposer au peuple une nouvelle union, le rappel des liens entre ses membres.
    Or, sur ce critère c’est évidemment le Non qui garantit le moins de désespoir et de combats de rue…Mais cela n’émeut personne…


  15. Inox Le 05 juillet 2015 à 05h36
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    La photo est édifiante. Ça me rappelle certaines photos de Mélenchon. Dés que les journalistes font une crise de maccarthysme aiguë, ils ne peuvent pas s’empêcher de coller une photo hargneuse de leur sujet. Curieux.

    Ils espèrent quoi ? Nous faire comprendre qu’ils sont très très méchants pas beaux?

    Les pauvres, ils font vraiment pitié.


  16. DUGUESCLIN Le 05 juillet 2015 à 05h53
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    D’emblée, je remarque la sempiternelle pratique du repoussoir de plus en plus éculée.
    Les FRONTS (de Gauche et National) soutiennent Tsipras, parce qu’ils ont des idées un peu moisies, selon l’auteur, donc il ne faut pas le soutenir. Je ne vais pas de mon côté renoncer à ma compréhension de la situation grecque sous prétexte que les Fronts ont la même vision que la mienne. Si certains mouvements ou partis partagent le même point de vue que moi, tant mieux.
    J’aimerais simplement qu’il y en ait plus.


    • Louise Le 05 juillet 2015 à 09h23
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      “Les FRONTS (de Gauche et National) soutiennent Tsipras, parce qu’ils ont des idées un peu moisies”
      Il faut croire que pour ce monsieur, l’austérité et son corollaire la pauvreté est une idée neuve et fun…


      • chris Le 05 juillet 2015 à 09h46
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        Ce qui est moisi pour eux c’est la protection sociale, la protection du travailleur. Ce qui est moderne c’est plus de flexibilité du travailleur, moins de protection sociale, plus de privatisations, des salaires en concurrence avec les chinois ou les pakistanais.
        Par contre je me demande ce qu’il va dire qu’en un jour il sera remplacé par un journaliste indien beaucoup moins cher.


    • Jacqueline 63 Le 05 juillet 2015 à 09h32
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      Tout à fait d’accord et j’ai la même position que vous !! C’est cela être libre !


  17. purefrancophone Le 05 juillet 2015 à 06h47
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    Manipulations par les images :”Les Grecs angoissés devant une banque ”

    http://reseauinternational.net/trafic-dimages-les-grecs-angoisses-devant-une-banque-fermee-etaient-en-fait-des-journalistes-du-libe/

    Rien n’est trop fort pour faire peur !


  18. Christophec Le 05 juillet 2015 à 06h52
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    A propos du complotisme…c’est le moment de ressortir ce billet de Lordon
    http://blog.mondediplo.net/2012-08-24-Conspirationnisme-la-paille-et-la-poutre

    extrait : Le peuple est bête et méchant, le peuple est obtus. Au mieux il pense mal, le plus souvent il délire. Son délire le plus caractéristique a un nom : conspirationnisme. Le conspirationnisme est une malédiction. Pardon : c’est une bénédiction. C’est la bénédiction des élites qui ne manquent pas une occasion de renvoyer le peuple à son enfer intellectuel, à son irrémédiable minorité. Que le peuple soit mineur, c’est très bien ainsi. Surtout qu’il veille à continuer d’en produire les signes, l’élite ne s’en sent que mieux fondée à penser et gouverner à sa place.

    …et tant que j’y suis, un soutien du MOC (mouvement des objecteurs de croissance) à Syriza :

    Communiqué de la Coopérative du MOC (http://www.les-oc.info/2015/07/bis-repetita-leconomie-ennemie-de-la-democratie/)

    C’est bien à l’occasion d’un vote que l’Europe avec sa « gouvernance » actuelle dévoile son véritable visage : l’Union européenne (UE), ses instances (, la Commission, la BCE) et ses copains (le FMI) sont les ennemis de la démocratie.

    Les éditoriaux, les débats se multiplient sur les ondes et dans nos journaux pour permettre à toute l’armée des petits lieutenants du capitalisme de déverser leur idéologie, leur mauvaise foi, avec mépris contre tout esprit de résistance et sur fond d’oubli systématisé de ce que l’économie signifie le plus directement et le plus concrètement pour tout un peuple.

    2005, dix ans déjà : la même déferlante médiatique se déchaînait déjà pour appeler à voter « oui ».

    Dimanche prochain, un nouveau « Non » devrait surgir des urnes. Bon anniversaire !

    Si l’UE est l’ennemie de la démocratie, c’est parce que plus fondamentalement, l’économie est l’ennemie de la politique.

    Par conséquent, même si en tant que décroissants nous pouvons exprimer quelques réticences contre le cadre plus néo-keynésien qu’antiproductiviste (donc radicalement écologique) des propositions économiques de Syriza, il n’empêche que l’esprit de résistance politique dont l’actuel gouvernement grec fait preuve mérite tout notre soutien.


  19. Dizalch Le 05 juillet 2015 à 06h59
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    Ce type est la lie du journalisme… “il” est un bon exemple de larbin des républiques bananières… pitoyable inféodé comme tant d’autres de ce milieu… pfff…


  20. dissy Le 05 juillet 2015 à 07h07
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    Pourquoi la Grèce ne quittera jamais l’Euro.

    https://www.youtube.com/watch?v=Mt1Q90Wip3s&app=desktop


    • Chris Le 05 juillet 2015 à 13h08
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      Excellent.
      Démonstration qui corrobore les négociations de Tsipras que Sapir a qualifiées de “maladroites”, mais qui, en réalité, sont tout à fait intégrées dans le “système”.
      A réécouter et à suivre !


  21. French Quinquin Le 05 juillet 2015 à 07h20
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    Ce nain est à l’image de notre société, actuellement et plus que jamais dominée par des médiocres et des imbéciles. Mais la vie est plus forte que la connerie humaine et tôt ou tard, quels qu’ils soient et où qu’ils se trouvent, ils auront des comptes à rendre. On mesurera alors la puissance de leur conviction à celle de leur courage à assumer leurs responsabilités


    • Rigal Le 05 juillet 2015 à 14h56
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      Ce nain appartient aux “gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles” que dénonce, avec sa verve jubilatoire et son humour décapant, Bernard Maris dans son opuscule de 142 pages “Lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles”. A lire sans modération tant la démonstration est brillante et didactique.


  22. ChristineG Le 05 juillet 2015 à 07h36
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    “Lordon fait dans le populisme et le complotisme, marques de l’époque, qui voit un ensemble de forces occultes manipuler l’Europe au service des intérêts de qui vous savez.”

    Euh, ben oui, les eurocrates n’étant pas élus/choisis par le peuple, et imposant des façons de faire sans demander l’avis de personne … moi aussi j’appelle ça des forces occultes.

    Et puis le populisme, pourquoi pas, s’il s’agit de prendre en compte les légitimes aspirations du peuple? Définition de “populisme” d’après le Larousse : Idéologie politique de certains mouvements de libération nationale visant à libérer le peuple sans recourir à la lutte des classes.

    Bête et méchant. Tout pour plaire. Je me demande s’il ne le fait pas exprès pour choquer et se faire un nom, comme les artistes qui n’ont que ça comme talent.


  23. Carabistouille Le 05 juillet 2015 à 08h06
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    Je viens de me forcer à lire cette crétinerie. Et effectivement, ça a été aussi pénible que de supporter 5 minutes de regarder les trisomiques heureux de TPMP.
    Quand il y avait Guy Lux, on se disait qu’on ne pouvait pas tomber plus bas.
    Puis il y a eu Sabatier, et on s’est dit que si, mais ça ne pouvait pas être pire.
    Puis vient le messie de l’arrivisme crétin, Arthur. Là, c’est clair, on ne pouvait pas tomber plus bas.
    Ben si, un jour, j’entends un crétin total sur Rire et Chanson, un abruti qui passe son temps à glapir comme une hyène avec trois crétins autour pour faire la machine à rire: du sous-Arthur.
    Incroyable mais vrai. C’était Hanouna.
    L’auteur de ces mots lourdauds et stupide est un sous-produit Hanouna.
    Ben voilà, un type qui commence par science-po et qui se révèle tellement nul qu’on ne finit plus par lui confier que la chronique des sports et l’animation de jeux et qui finit à la soupe populaire chez Hanouna :tout ça se comprend en lisant cet articulet


  24. jeandepannonie Le 05 juillet 2015 à 08h42
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    Pourquoi ?

    Peut-être pour cacher déjà une certaine impuissance rageuse qui ne concerne pas tant la gouvernance d’une république hellénique que le fond d’un poulailler franchouillard ? Car, il faut bien l’admettre : Erasmus n’a fait que très peu changer les mentalités dans l’ hexagone.
    La question est d’abord là, ici et maintenant. Elle ne vise personne en particulier, elle dévoile une absence, un manque, un vide.
    L’Europe des marchands existe, elle est forte. Elle ne s’est que si peu construite sur l’Europe des Peuples.
    A partir de là, les seules questions qui vaillent la peine d’être posées sont : Est ce un choix délibéré ? Dans quelles mesures, ce choix s’est peu à peu imposé à nous ? Qui mènent réellement les délibérations à ce stade ?
    Nous aurions dû certainement être consultés plus d’une fois par référendum, depuis lors ? Ne le savions nous pas déjà en 2005 ?

    Ps : les Lordoneries excessives ont la qualité de relancer le débat.


  25. Eriep Le 05 juillet 2015 à 09h22
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    Quelle putasserie cet article … !


  26. Agnès Le 05 juillet 2015 à 11h00
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    J’adore la conclusion!

    Donc, demander directement au peuple de donner son avis, c’est une méthode de république bananière. Annoncer que quelque soit le résultat du vote, on respectera cette décision, c’est traiter le peuple comme un enfant incapable.

    A ce compte-là, ma parole, Amin Dada était un grand démocrate.

    A l’inverse, je suppose qu’un modèle de démocratie qui respecte le peuple et le traite en adulte, c’est la troïka qui lui impose privations sur privations sans aucune considération humanitaire, pourvu que les courbes statistiques leur agréent, et que les petites gens remboursent les dettes d’une oligarchie, selon Roger-Petit, inexistante?

    Il n’est pas à l’aise? Il a raison de ne pas l’être. Les boyards non plus n’étaient pas à l’aise lorsqu’ils croisaient la haine dans le regard de leurs paysans, ni les petits marquis de Versailles, dans celui de leurs valets, ni les planteurs d’Alabama ……


    • Gilles Le 05 juillet 2015 à 11h04
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      Les gens qui aiment décider à la place du peuple trouvent toujours que la question qu’on lui pose est trop compliquée.


  27. Jean-Paul B. Le 05 juillet 2015 à 11h11
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    Ce Bruno Roger Petit court le cachet à l’émission “Touche pas à mon poste” c’est dire le niveau du gars!!!
    Question subsidiaire: à qui appartient la revue Challenges?
    La réponse à cette question nous permettra de mesurer précisément la longueur de la laisse et la taille de la muselière de cet “expert”.


  28. Eric Le 05 juillet 2015 à 11h14
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    Je ne l’ai pas lu non plus, pas besoin. Enfin si, juste les quelques premières lignes. Cela m’aura suffi pour me rendre compte que le champ lexical était toujours le même et toujours aussi étriqué et nauséabond (lui et ses congénères aiment bien ce mot là) et que seul l’usage d’un shaker lui permet de changer l’ordre des mots 🙂


  29. St3ph4n3 L. Le 05 juillet 2015 à 11h59
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    Bof !

    Après que ceux qui remettent en cause l’austérité se sont vus affublés de mots tels que “réactionnaires” et autres “fainéants” par une grande partie du personnel politique et après que les partisans du “non” au référendum (qu’ils soient grecs ou sympathisants) ont été qualifiés de “irresponsables” et de “populistes” par les médias ; après tout ça, donc… se faire traiter de crétins quand on soutient des alternatives par un commentateur sportif, ça reste dans la même lignée d’experts qui, dans un sens 😉 , se prononcent dans leur “domaine de connaissance”.


  30. JacquesJacques Le 05 juillet 2015 à 12h01
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    Alexis Tsipras est à mon sens un stratège, un fin “politique” cet art de faire croire que l’on défend pleinement la cause des gens dont on veut recevoir les bulletins. Les dirigeants actuels, politiques ou financiers liés et relayés par les médias, ont cru du haut de leur part de lourdeur savante qu’ils avaient toutes les cartes en mains. Et bien non, ce gouvernement grec les a jusqu’à présent baladés pour les conduire à affronter les conséquences d’un référendum aux apparences de retour à la démocratie. C’est bien joué. Je ne connais pas suffisamment le premier ministre grec pour lui donner toute mon adhésion immédiatement : voyons ce qu’il va faire si le non l’emporte comme je le souhaite pour plusieurs pays européens englués dans cette triste salade de l’euro ! Ira-t-il encore plus loin alors ?


  31. Greg Le 05 juillet 2015 à 13h13
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    Les commentaires sur Challenges sont quasiment unanimes : Bruno Roger-Petit s’y fait incendier.


  32. TC Le 05 juillet 2015 à 14h27
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    Moi, j’ai adoré ce papier ! C’est, comment dire, bouillonnant de haine et de mauvaise foi si évidente que ça donne encore plus de prégnance et d’arguments aux anti-UE qu nous sommes !

    Des journaleux comme ça, laissons-les écrire, ils nous mâchent le travail !!!


  33. Parano Le 05 juillet 2015 à 14h30
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    Ça fait un moment que chaque fois qu’un individu semble battre un record d’ignominie mensongère ou manipulatoire, de servilité envers le pire de l’establishment ou de l’agenda des puissants, de conformisme, d’ignorance ou d’idiotie utile, …il est passé par science po.

    Cet organisme stratégique pépinière/tremplin est passé sous contrôle total des Maîtres du NWO.
    Non seulement il ne forme plus à l’intérêt national nos futurs politiciens, membres de l’establishment ou élites, mais on constate qu’inversement il produit en masse des armées d’individus carrément nuisibles à la prospérité du pays et au bien être de se ressortissants.

    Cette grave dérive a de sérieuses conséquences; cet organisme doit être considéré comme compromis (il serait particulièrement intéressant, formateur et salutaire, d’étudier l’histoire et les mécanismes de cette prise de contrôle).


  34. step Le 05 juillet 2015 à 15h48
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    “Il n’est pas question ici de nier le déficit démocratique européen, ni les conséquences qu’il emporte avec lui.” … mais surtout de ne RIEN proposer en sortir de ce déficit et de remédier au déni de sa gravité fondamentale.

    Donc grosso modo, l’Europe n’est pas démocratique, il n’y a pas de solidarité entre les peuples européens, pas d’entente entre les dirigeants, son centre de gravité est dangereusement penché vers celui des seuls intérêts allemands et sa monnaie un facteur de chaos social, sa politique économique nous condamne à un appauvrissement généralisé (sauf pour certains)…. MAIS ce serait le fait ,dans de mauvaises conditions -en partie liées à des rétorsions européennes – ,de pousser à une consultation populaire un peu précipitée sur un sujet qui est sur la table des grecs depuis 5 ANS qui serait le principal problème ?

    Il est fascinant de constater la culture du deux poids deux mesures dans la sphère journalistique est à ce point consensuelle qu’elle s’étale sans fard à la une de nos journaux. Évidemment que la posture politique de tsipras contient un certain nombre de non-dits, mais certainement moins que le comportement de la BCE et du FMI, structures soit disant apolitiques, soit disant “d’aide” aux pays en difficulté.
    A la décharge des journalistes, ce comportement ultra permissif pour ceux dont la narrative est de se présenter comme “les gentils” et extrêmement strict pour ceux que cette même narrative -occidentale, la perception du monde est étrangement très différentes dans d’autres acteurs majeurs du monde – présente comme hostiles s’est lourdement diffusée dans la population. Envoyer des militaires à l’étranger ? : Pour les US la défense de la démocratie, pour les Russes une agression. Pénaliser l’homosexualité : Pour les russes un scandale, pour les US un état de fait, la peine de mort ? idem. Le racisme ? Un épiphénomène. Un prêt russe ? un acte de trahison. Un financement par un think tank americanophile : Une marque de réussite.

    Il faut être bien enfumé pour ne pas voir la narrative auquel on colle – et les nombreuses fissures qui l’accablent actuellement du fait des chocs répétés que lui donne la réalité bien plus cynique. Force est de constater que nos journalistes ont perdu la main sur l’essence de leur métier – le droit à l’information claire, recoupée, non partisane – et qu’ils risquent comme les politiques actuels, de passer à la trappe de l’histoire, avec la même accusation infamante de trahison de la population.

    Cette accusation, il dit la ressentir dans les propos “haineux” de F. lordon, présent comme le pâté d’alouette dans la flux d’information médiatique. Autant faudrait il démontrer l’aspect mensonger des assertions de Mr Lordon, ce qu’il se garde de faire, ou s’assurer que ce n’est plus le cas – en assurant la distanciation à la narrative -ce qu’il se garde de promettre. On ne peut pas se comporter mal à l’égard de la déontologie de sa profession et trouver injuste d’être déprécié à la hauteur de son laxisme intellectuel.


  35. Wilmotte Karim Le 05 juillet 2015 à 16h42
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    “Quand on regarde les choses paisiblement, il n’y a pas de quoi fouetter un chat avec ce référendum”

    L’irruption du peuple de là où il avait été banni (l’endroit où se prennent les décisions), c’est un tremblement de terre de magnitude 9.9.


  36. georges glise Le 05 juillet 2015 à 19h31
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    bruno-roger petit fait partie de cette intellentsia qui a de longue date trahi le pzuple français et les peuples d’europe en soutenant l’austérité mortifère et en soutenant la soumission à la troika et de ce fait aux grands groupes financiers et économiques internationaux. point barre./


  37. Gi Le 05 juillet 2015 à 21h09
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    J’ignore qui est ce Mr ‘Bruno Roger-Petit’, mais sa haine des peuples, du peuple, et de ceux qui l’incarnent, ici ce fameux grec, l’étouffe.

    Il ose écrire ‘Que diraient Lordon et ses camarades, tous entichés de Tsipras, si François Hollande, David Cameron ou Angela Merkel organisaient un référendum en moins d’une semaine sur la question européenne, sans campagne et sans question connue dès l’origine ? Ils protesteraient de ce que l’on méprise le peuple français. Ils dénonceraient le populisme de l’affaire. Et ils auraient bien raison’
    Haaa et le référendum Français BAFOUE???

    Encore un qui émarge, publiquement ou discrètement, je ne sais sait pas je ne connais pas ce petit monsieur, à certains budgets. Avec les mêmes qui appuyérent le oui au référendum Français, et qui organisérent le deni de démocratie de Versailles.
    La haine du peuple! Et ce Mr Roger-Petit qui écrit ‘idées moisies’ au sujet de nationalistes, les siennes sont pourries, avec la moisissure vert dollar autour $$$


  38. Igobraj Le 06 juillet 2015 à 05h56
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    Un referendum organisé sans une campagne électorale préalable, donc.
    C’est vrai qu’il aurait fallu prendre le temps d’expliquer au peuple grec ce qui se passe chez eux. Personne là-bas ne sait en effet que les politiques délirantes de la commission européenne ont fait exploser le chômage la pauvreté, l’exclusion, ont dramatiquement éloigné l’accès aux soins et à l’éducation. C’est vrai. Ces pauvres ignorants de grecs. Ils ne sont surement pas au courant que sur un claquement de doigts, leurs banques sont restées fermées depuis une semaine.
    Il aurait donc mieux valu 3 ou 4 mois de bourrage de crâne pour leur enseigner à penser leur pays correctement.


  39. JEAN Le 06 juillet 2015 à 05h57
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    HONTE A M. BRUNO ROGER PETIT !

    Avec 61% de victoire pour le NON en Grèce, il a l’air fin, maintenant, avec son torchon …

    La Grèce, une république bananière ? Quel mépris chez ce type, ce BRUNO ROGER PETIT !

    Cet article est un cas d’école. Un parmi tant d’autres, certes, mais il pourra servir dans le futur aux étudiants en journalisme pour apprendre ce qu’il ne faut surtout pas faire :

    De la propagande de mauvais aloi. Cet article de BRUNO ROGER PETIT est un condensé ignoble de la propagande… à vomir.

    Je comprends pourquoi M.Berruyer le publie sur son blog : M. Berruyer nous enseigne.

    Il montre tel quel, le jeu des forces matérielles en acte, la guerre de classe qui se joue en direct via notamment la Presse dans sa rare variété – tant les journaux ont été racheté depuis plus de trente ans par les mêmes marchands d’armes et les mêmes industriels…

    BRUNO ROGER PETIT fait ici ACTE D’ ALLÉGEANCE à ses maîtres. Car l’écriture est si standardisé, si imitatif du style ” BHL ” et des journalistes du Club ” Le Siècle ” que cela fait peine à voir et surtout peine à lire.

    Pour exemple de gémellité entre l’article de ROGER PETIT & BHL :

    BHL ce soir 5 juin 2015 ” Bernard-Henri Lévy ‏@BHL :

    ” La vraie question: qui a gagné? Le peuple grec, vraiment? Ou un démagogue qui s’est servi de son peuple et, hélas, s’en servira encore ? ”

    BHL ce soir 5 juin 2015 : Bernard-Henri Lévy ‏@BHL 2 juil.

    Tchao #Tsipras.La Grèce ne mérite-t-elle pas mieux que ce démagogue pyromane s’alliant avec les néonazis d’Aube dorée? ”

    BHL ce soir 5 juin 2015 : ” Bernard-Henri Lévy ‏@BHL 2 juil.

    ” Que Tsipras arrête avec son chantage à l’Histoire: chez Aristote, comme chez Herodote, la déesse Europe s’arrête AU SEUIL de la Grece. #Bhl ”

    Les mêmes mensonges, les mêmes grossièretés, le même mépris de l’autre, un identique mépris pour les peuples qui s’échinent. Et surtout une même arrogance venimeuse. Ces gens là sont peu regardant avec les faits. Ils n’hésitent pas à mentir effrontément.

    Car , le sidérant ce sont les types d’arguments fallacieux employés et déployés à coup de marteau :

    BHL qui s’accoquine véritablement avec les néo-nazis Ukrainiens accuse mensongèrement M.Tsipras de sympathiser avec l’extrême-droite grecque ou les néo-nazis d’Aube dorée , ce que tout le monde sait être complètement faux. BHL s’en fiche, il envoie la purée ! Il ment comme un arracheur de dents ! BHL, le Bushiste de service et assassin de masse occasionnel, l’homme qui a fait assassiné 55000 libyens – enfants, femmes , hommes – parade encore sur Twitter et jettent à la volée comme une Castafiore de salon, les couacs et les mensonges les plus énormes !

    M.BRUNO ROGER PETIT reprend à son compte toute la panoplie de simulacres qu’offre les diatribes de BHL et de ceux qui leurs offrent leurs bons et minables petits services. C’est vraiment une caste qui rabâche, panique et s’aveugle. Elle semble dégénérer sous nos yeux. Elle insulte l’électorat grec comme hier elle insultait de la même manière le peuple français en 2005 avec le vote négatif contre le TCE.

    Dès que les peuples ne votent pas comme eux, ceux-ci sont déclarés ” bananiers ” – C’est dire le racisme qui anime encore ces gens-là. Les peuples ne sont que des ” sauvages ” a leur yeux s’ils ne votent pas pour les princes et les princesses d’aujourd’hui ni pour les politiques taillées sur mesure pour le 1% de la population !

    M. BRUNO ROGER PETIT renferme – comme BHL – tout le venin d’une bourgeoisie très ” old school ” comme l’on pensait qu’on en faisait plus. Que de haine chez ce type ! Que de mépris des êtres humains qui ne répondent pas à ses codes…

    Bref que voulez -vous que je vous dise de plus : un pauvre type ! un pauvre gars !
    BRUNO ROGER PETIT … BOUFFON !

    Il pourra toujours aller chialer sur la tombe de Wolfang Shäuble qui nous a définitivement quitté ce soir : http://blogs.mediapart.fr/blog/herveherve


  40. sociale21eme Le 06 juillet 2015 à 08h48
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    Ce Bruno_Roger_Petit est vraiment le type même de journaliste utilisant de toutes les ficelles pour faire passer l’ignoble pour le respectable, et inversement.

    il parle d’une certaine idée de la haine, mais lui il est certainement le réactionnaire incarné sous couvert de “fausse” libertés pour tous qui n’est en fait que la liberté d’exploiter ses congénère sans aucuns scrupules.
    Un muscadin du 21éme siècle !


  41. doudiss Le 06 juillet 2015 à 18h58
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    Personne n’a besoin de 3 semaines ou de 2 mois pour comprendre ce qui est bon ou pas pour lui. Tsipras a très bien joué et le peuple grec a voté en son âme et conscience. sans l’appui “éclairé” d’experts, de télévision vous obligeant à penser juste etc…


  42. Ardéchoix Le 07 juillet 2015 à 09h05
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    “De la démocratie au marché “yorgos Avgeropoulos ,la crise grecques depuis 2010. Notre futur ?
    http://www.aljazeera.com/programmes/specialseries/2015/07/agora-democracy-market-150701120718536.html


  43. Ardéchoix Le 07 juillet 2015 à 11h11
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    La cerise sur le gâteau, M. Juncker exigerait du Premier ministre grec Alexis Tsipras “une explication” sur le pourquoi de l’organisation du référendum du 5 juillet. En gros y comprend pas qu’on demande l’avis du peuple ?
    http://www.boursorama.com/actualites/grece-jean-claude-juncker-veut-eviter-un-grexit-c726deaf541677134264c8401f53433f#comments


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