Le silence qui entoure les négociations entre la troïka – car c’est bien d’elle qu’il s’agit – et le gouvernement grec ne laisse rien présager de bon. Il rappelle ces quelques jours qui ont précédé la faillite de Lehman Brothers où le gouvernement américain et les autorités monétaires décidèrent de ne pas secourir la banque d’affaires pour «faire un exemple». Dans les jours qui suivirent, quelques banquiers se félicitèrent de voir tomber un concurrent. Ils regrettèrent vite leurs propos en apercevant l’onde de choc terrible qui arrivait, avec une crise de liquidités sans précédent. Cette fois, l’onde de choc pourrait être non pas financière mais politique. A moins que la raison ne finisse par l’emporter sur un bras de fer destructeur pour l’Europe tout entière.

D’où vient donc la tranquille assurance des dirigeants de l’Eurogroupe, alors même que la situation financière de la Grèce se détériore de jour en jour avec la fuite des capitaux ? De la certitude que la Grèce n’a pas le choix et qu’elle ne peut qu’accepter les réformes. Les dirigeants européens ont le sentiment qu’avec une dette publique financée à 80% par les Etats, le FMI et la BCE, le rapport de force est en leur faveur. De plus, ils savent qu’en cas de sortie de l’euro sans restructuration de la dette, celle-ci bondirait immédiatement puisque, lorsque la dette est financée par des prêts intergouvernementaux, ce n’est pas le droit des titres qui s’applique mais le droit des Etats prêteurs. Avant les élections, Angela Merkel avait tenu à faire passer le message : pour les Grecs, ce sera à prendre ou à laisser, soit l’acceptation des réformes dans la continuité de la politique précédente, soit la sortie de l’euro. Jean-Claude Juncker avait ajouté après les élections :«Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités.» La Grèce ne pouvait que supporter le prix des fautes commises.

On a un peu oublié que tout au long de l’hiver 2010, Angela Merkel s’était déjà opposé à toute aide à la Grèce, même minime. Jusqu’à ce fameux week-end de mai 2010 où elle prit conscience que si elle n’aidait pas la Grèce, les banques françaises et allemandes se retrouveraient en grande difficulté. Celles-ci détenaient en effet une vingtaine de milliards d’euros de dette grecque et leur exposition au risque approchait la centaine de milliards ! Le système financier menaçait de s’effondrer. Les aides débloquées par les Etats européens et le FMI permirent de faire face à un vrai risque systémique en substituant les contribuables aux banques et aux investisseurs. Aujourd’hui, Angela Merkel fait logiquement l’analyse que ce risque systémique n’existe plus puisque les banques ne sont plus en première ligne. Mais elle sous-estime le risque politique qui, lui, s’est accru.

Aléxis Tsípras sait en effet que les prêts gigantesques de la zone euro à la Grèce sont une arme politique redoutable entre ses mains, la seule qu’il lui reste. Demain, s’il décidait de rompre sur le programme de réformes, et s’il était dans l’impossibilité de faire face aux échéances financières, dans quelle situation se retrouveraient les dirigeants européens ? Comment pourraient-ils expliquer à leurs électeurs et surtout à leurs contribuables qu’ils viennent de perdre plus de 300 milliards d’euros en l’espace de cinq ans (195 milliards au titre des prêts intergouvernementaux ; 27 milliards au titre des achats de dette souveraine par la BCE ; 91 milliards au titre de l’Eurosystème Target2 garanti par les Banques centrales nationales, donc par les Etats, un montant qui a doublé depuis trois mois), soit au total plus de vingt fois le montant des aides accordées à l’Argentine au début des années 2000 ? Et, comment expliquer qu’après cinq ans de réformes imposées par la troïka, ils laissent la Grèce avec un produit national en baisse de 25%, un taux de chômage de 26% (51% chez les jeunes), une dette qui a progressé de 120% à 175% du PIB et une pauvreté honteuse dans une zone euro pourtant censée faire converger les politiques (plus de 80% de la population au chômage sans indemnité) ?

Face à Aléxis Tsípras, Angela Merkel se retrouve dans la position de l’ambassadeur d’Union soviétique venu voir De Gaulle en pleine crise de Cuba. A l’ambassadeur qui le menaçait d’une guerre nucléaire si les Occidentaux ne renonçaient pas à leurs missiles, De Gaulle avait répondu : «Eh bien, Monsieur l’ambassadeur, nous mourrons ensemble !» Compte tenu de l’opinion publique allemande à l’égard de la Grèce, Angela Merkel pourrait jouer son avenir politique sur un défaut de paiement de la Grèce. Derrière la fermeté de la chancelière, il y a une grande fragilité que l’on se garde bien d’évoquer.

Pour surmonter ce dilemme – une crise démocratique grave en Grèce en faisant respecter les «règles» ou bien une crise politique grave au sein de la zone euro en provoquant le défaut de paiement – il existe une solution qu’un homme d’Etat de 89 ans vient d’évoquer : la «friendly exit». Prenant acte de l’impasse dans laquelle la troïka et la Grèce sont arrivées, Valéry Giscard d’Estaing a proposé d’organiser une sortie amicale de la Grèce de la zone euro. On peut en dessiner les contours : rétablissement de la drachme, conservation de l’euro pour les échanges extérieurs (cohabitation de deux monnaies comme ce fut le cas au sein de l’ensemble de la zone euro de 1999 à 2002), annulation partielle de la dette, maintien de la Grèce dans l’UE.

Aléxis Tsípras impressionne par sa capacité de résistance et sa force de caractère. Jusqu’où ira-t-il ? Dans Les chênes qu’on abat… De Gaulle confiait à Malraux : «Au fond, vous savez, mon seul rival international, c’est Tintin ! Nous sommes les petits qui ne se laissent pas avoir par les grands.» A la politique hégémonique des deux superpuissances, De Gaulle opposait la détermination, l’habileté, parfois la ruse. Face à des dirigeants pour le moins intransigeants et financièrement tout-puissants, Alexis Tsípras fera-t-il usage de qualités semblables ? Il rendrait un grand service à tous ces peuples qui, d’élection en élection, ne savent plus comment se faire entendre du côté de Bruxelles.

Jean-Michel Naulot, tribune dans Libération, 15/04/2015

 

 

 

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40 réponses à Le défi Tsípras, par Jean-Michel Naulot

Commentaires recommandés

mil Le 17 avril 2015 à 09h23

“Schraube a déclaré que le problème en France c’est la Démocratie”
si certains pensent qu’on est encore en démocratie….
sinon la démocratie à la française, c’est passer une loi avec l’hémicycle vide, au hasard, la loi sur le renseignement votée par 30 députés…

  1. nulnestpropheteensonpays Le 17 avril 2015 à 07h58
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    Tsipras est un De Gaulle? enfin un homme ….


  2. Esope Le 17 avril 2015 à 08h21
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    Tsipras n’a guère de choix, soit l’héroïsme, soit la désertion. Sa mascotte Varoufakis est maintenant très transparent.
    http://www.zenon-elee.fr/2015/02/yanis-varoufakis-en-face-des-realites.html


  3. Michel Ickx Le 17 avril 2015 à 08h29
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    Tsipras tient notre avenir entre les mains. Y a-t-il un moyen de lui faire connaître notre appuis inconditionnel?


    • Anas Le 17 avril 2015 à 10h47
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      Je ne suis pas certain que la majorité des peuples européens aient conscience que leur avenir est en train de se tramer en ce moment et que tout le système peut s’effondrer si Tsipras décide de sortir unilatéralement. La lobotomisation des masses fonctionne bien malheureusement.


  4. Louise Le 17 avril 2015 à 08h46
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    Schraube a déclaré que le problème en France c’est la Démocratie car on peut imposer les bonnes mesures sans passer par les députés !!!! magique non…


    • mil Le 17 avril 2015 à 09h23
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      “Schraube a déclaré que le problème en France c’est la Démocratie”
      si certains pensent qu’on est encore en démocratie….
      sinon la démocratie à la française, c’est passer une loi avec l’hémicycle vide, au hasard, la loi sur le renseignement votée par 30 députés…


    • Chris Le 17 avril 2015 à 16h11
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      Simple formalité, si j’en juge le recours à l’article 49.3…


    • Lea Le 18 avril 2015 à 09h54
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      c’est qui Schraube?


  5. NeverMore Le 17 avril 2015 à 09h13
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    L’embêtant dans le “friendly exit” est qu’aucune institution ne peut se permettre, sans faillir elle-même, une annulation même très partielle de la dette Grecque.


  6. Louve Bleue Le 17 avril 2015 à 09h45
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    Un propriétaire qui loue un logement est en tort devant la justice s’il n’a pas demandé les pièces justificatives de revenus suffisants du locataire pour payer le loyer et que ce dernier n’y arrive pas ( à payer) On devrait donc appliquer la même chose aux prêteurs , à l’UE qui a accepté la Grèce alors qu’ils ( les technocrates) savaient que ce pays ne pourrait pas “suivre”.. Bon c’est peut-être écrit en raccourci , comprenez-vous ? Au final si la Grèce ne paie pas, he bien, tant pis pour ceux qui ont prêté puisqu’ils savaient que la Grèce n’était pas solvable dès le départ. Mais ce ne seront jamais les décideurs qui rendront les comptes aux peuples infantilisés , esclavagisés…


  7. unionsbuerger Le 17 avril 2015 à 10h39
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    La “Deutsche Leitkultur” trouvera-t’elle un nouveau maître ?


  8. Alain Le 17 avril 2015 à 11h05
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    Tsipras a fait une erreur capitale irrattrapable: il aurait dû bloquer les sorties de capitaux dès son arrivée au pouvoir: la Grèce n’aurait pas subit la saignée en cours et il démontrait aux autres Européens qu’il était prêt à aller jusqu’au bout ! Au lieu de cela il s’est satisfait d’une changement de vocabulaire et de quelques choix dans les moyens de torture administrés aux Grecs; à partir de là la troïka savait qu’elle avait le dessus et ne devait pas faire de concessions de fond


    • Chris Le 17 avril 2015 à 16h17
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      Bloquer les sorties de capitaux et contrôler les changes est interdit par le Traité de Lisbonne.
      Encore que pour Chypre, l’UE a dérogé pour quelques semaines à cette règle, le temps de tondre tous les comptes russes et chypriotes. Certains s’étaient déjà mis à l’abri (délit d’initiés ?) avec la complicité du Gouverneur de la banque centrale chypriote.


      • ulule Le 17 avril 2015 à 17h45
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        Même si un contrôle des capitaux était introduit, cela ne réglerait pas l’assèchement des liquidités dans l’économie.


    • Roscanvel Le 17 avril 2015 à 17h38
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      Faut-il expliquer encore une fois la nature de l’électorat “Syriza”? Les électeurs ont voté contre l’austérité, mais, c’est la contradiction principale, majoritairement ils étaient pour le maintien dans l’UE.
      Dans ces conditions, je vois mal Tsipras décider le blocage des capitaux.
      Ne raisonnons pas à la place des grecs…..D’autant, mon sentiment c’est que le rapport des forces se modifie contre l’Eurogroupe.


  9. Arnold99 Le 17 avril 2015 à 11h31
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    Monsieur Tsipras est arrivé à la tête d’un pays en faillite et surtout avec nombre de pistolets braqués sur sa tempe par des ‘amis qui veulent du bien à la Grèce’.

    Force est de constater qu’il est toujours vivant et qu’il poursuit son petit bonhomme de chemin.

    Ce qui est sur c’est que de l’Allemagne à l’Europe en passant par la finance internationale personne ne veux appuyer sur la détente.

    D’autant que des appuis à l’Est se sont manifestés.

    Aussi avant de le taxer de traitre ou d’autres noms d’oiseaux, attendons la fin du bal pour voir quels musiciens vont payer (et non être payés) pour cette nuit d’ivresse qui dure depuis l’entrée de la Grèce dans la zone euro..


  10. sud Le 17 avril 2015 à 11h38
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    N’oublions pas que les échéances grecques de mai juin et juillet à venir sont sans commune mesure avec la dernière au profit du FMI de début avril. La barre est là fixée très haute (3 ou 4 milliards d’euros, non ?). Devant de tels montants, les expédients d’avril ne suffiront pas. Quelles que soient les réformes attendues par la troïka, elles n’auront aucun effet sur ces échéances trop proches. Le volet financier semble donc plié.
    Reste alors le côté politique. Le moment pour Tsipras approche de le dévoiler. On imagine assez l’impatience des grecs..


  11. Un naïf Le 17 avril 2015 à 12h16
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    Blanchiment, fraude, maquillage des comptes, détournement de fonds. Décidément, les anciens patrons du FMI sont des citoyens exceptionnels… les nouveaux valent-ils mieux ???
    Ce sont pourtant eux qui font la morale à la Grèce !!

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/04/17/en-espagne-l-ancien-de-patron-du-fmi-et-de-bankia-est-soupconne-de-blanchiment_4617705_3234.html


  12. Isabelle Le 17 avril 2015 à 14h03
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    Sur le plan politique, belle analyse de la situation grecque par Paul Mason :
    http://blogs.channel4.com/paul-mason-blog/syriza-verge-nervous-breakdown/3571

    pour les non anglophones, il y a une traduction sur le site de l’arène nue :
    http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/04/la-grece-va-t-elle-faire-defaut-le-24_16.html?m=1


  13. L-ami-Z Le 17 avril 2015 à 15h42
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    Tsipras et Varoufakis me font penser aux Blues Brothers “en mission pour le Seigneur” avec des méthodes plus policées en apparence mais pas plus orthodoxes sur le fond car ils savent depuis le début où cela finira.

    Nos “dirigeants” (le mot étant de plus en plus trompeur car ils ne dirigeront bientôt plus personne et sont surtout eux-mêmes dirigés de main de fer) n’ont toujours pas compris que l’on pouvait leur résister, trop habitués qu’ils sont au confort de l’argent abondant de l’économie virtuelle et de la monnaie privée, de la corruption politique infusée depuis des décennies sur le modèle d’un FMI suranné depuis 30 ans et tout bonnement désensibilisés à tout principe moral extérieur et tout sens du réel : ils me font penser à des Thévenoud pris de phobie non pas administrative mais démocratique et populaire (j’en profite pour rappeler que « L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. » phrase que certains, lecteurs du contrarien matin, reconnaîtront aisément).

    Ces “men in black” donc, pour rester dans les références cinématographiques, se sentent – à juste titre – défenseur du monde réel, et, comme eux, se battent contre des monstres avec des petits pistolets qui n’ont l’air de rien mais sont très puissants.

    Comme tout combattant “spirituel”, leurs forces sont décuplées et ils fédèrent tous les jours un peu plus leur peuple et les autres peuples européens : je n’ai pas vu au 20h d’hier d’information sur l’attaque “stop ECB dick-tators de Super Mario par une activiste allemande, signe que la menace se concrétise (et se confettise d’ailleurs …)

    Plus sérieusement, pendant que l’on se focalise stérilement sur le “qui va gagner ?” comme l’idiot sur le doigt qui montre la lune, est engagé le vrai travail :
    1) d’accouchement d’un consensus grec sur le travail de leur gouvernement,
    2) de reconstruction de la fierté nationale, seule à même de provoquer une reprise d’activité et à faire sortir l’argent,
    3) d’acceptation du “sang et des larmes” nécessaires (et utiles cette fois),
    4) de construction de la « dette odieuse » qui permettra de prouver les erreurs de la troïka et de justifier un non-remboursement au moins partiel,
    5) de construction des partenariats extérieurs pour “l’après chaos” avec la Russie et
    6)de préparation, avec l’aide, aussi, de Poutine, maître dans ce domaine, sur la meilleure façon se “survivre aux mafias intérieures” qui sont, ne l’oublions pas, le seul VRAI danger que me semblent risquer nos deux accolites (qui n’ont pas de voiture blindée comme dans les deux films …)

    A ce titre, laisser sortir l’argent peut s’expliquer, surtout si cet argent est appelé à rerentrer massivement ensuite, à une parité améliorée, sur l’opportunité de tirer profit d’opportunités tout en participant à l’effort national.

    Donc tout est affaire de temps gagné et c’est impressionnant de voir le renversement de logique entre le « extend & pretend » que Varoufakis dénonce et dont il ne veut plus (alors que c’est le seul but de la Troïka) et le « get prepared » qu’il prend le temps d’organiser en Grèce alors que nos dirigeants font l’autruche et refusent de considérer tout plan B comme récemment annoncé par l’infâme Moscovici faisant que l’EU va être prise complètement à dépourvu, engluée qu’elle va se retrouver dans ses mécanismes abominables de décision et sans préparation sur la croyance « religieuse » que ce n’est pas grave car l’EU est toute puissante.

    Pourtant, il va falloir s’accrocher aux branches et je suis persuadé que la tempête va déraciner quelques arbres qui vont passer à vive allure au dessus de nos têtes en espérant qu’ils ne nous l’arrachent pas et je pense en particulier aux CDS et autres produits dérivés qui traînent un peu partout sur la dette grecque, aux obligations souveraines grecques qui traînent dans nos assurances-vies pour faire un peu du rendement servi dans ces immenses pyramides de Ponzi, aux banques françaises et allemandes qui vont y laisser des sources de revenus cash sur les intérêts grecs et sur les notations financières de tous les acteurs qui sont aujourd’hui aussi accommodantes que les stress tests.

    Soyez sûrs donc que le concert final des Blues Brothers va bien être donné et que la collecte de fonds va se faire sur notre dos mais espérons que nous aurons du plaisir à écouter la musique et la chance de sauver ainsi l’orphelinat de la démocratie européenne …

    A ce niveau du problème, ça vaut certainement le coup, au moins pour nos enfants !
    Hauts les cœurs !


  14. FDM Le 17 avril 2015 à 16h03
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    Bonjour,

    Oui je viens de lire l’article sur le site de Marianne:

    http://www.marianne.net/wolfgang-schauble-france-serait-contente-que-quelqu-force-reformer-100232929.html

    Et bien cela a le mérite d’être claire, si l’on rajoute en plus la déclaration de Jean-Claude Juncker “Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens” cela confirme donc ce que pensait Emmanuel Tood “L’Europe n’est plus le monde d’une démocratie libérale égalitaire”.

    Perso j’avais compris il y a longtemps mais bon, ces tjs bien d’être conforté dans son opinion…

    J’ai peur pour la suite.


  15. jacques beaudry Le 17 avril 2015 à 16h31
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    Le commentaire de Chris sur le laxisme de Tsipras et sa clique économique face à la sortie des capitaux de Grèce depuis leur élection est très juste. Cette bourde gigantesque nous fait la démonstration que ces nouveaux dirigeants ont déjà abdiqué et retourné leur veste. Le scénario actuel est lassant car il perdure de semaine en semaine.


    • Roscanvel Le 17 avril 2015 à 18h02
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      Les dirigeants grecs n’ont pour le moment ni abdiqué, ni retourner leur veste. Ils sont fidèles à ce pourquoi ils ont été élus. J’ajoute qu’ils s’attendaient aux obstacles qui sont placés sous leurs pieds.
      Vu de notre pays, nous aurions voulu qu’ils “renversent la table” selon l’injonction de F.Lordon (dont je partage autrement les analyses). Ils n’ont jamais annoncé qu’ils allaient renverser la table. La majorité de l’électorat de Syriza ne l’a pas non plus demander.
      Mais en cours de route, les consciences bougent. Je ne sais quelle position prendront les dirigeants grecs. Mais je suis persuadé que le peuple grec évolue contre l’Eurogroupe.


    • Beatrix Le 18 avril 2015 à 01h59
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      Et si les sorties de capitaux étaient organisées avec une stratégie complice du nouveau gouvernement ? Comme une fuite vers des refuges sûrs jusqu’au dénouement de cette crise? Car la crise ne peut durer éternellement. Soit l’euro sera mis à nu, soit il y aura grexit, mais alors, le plus tard possible – c’est ce que semble choisir Tsipras. Si c’est le cas, il y a aussi un consensus à trouver avec les différentes composantes de Syriza. Le temps du choix et de la réflexion est nécessaire.

      Dans les deux cas, il faudra bien que le peu qui reste ne soit pas confisqué par la Troïka et qu’il revienne de ses asiles. Les capitaux seront fort utiles lorsqu’il faudra créer sa propre monnaie, la faire circuler à l’intérieur du pays qui va devoir vivre par lui-même, alimenter les banques, tenir les comptes.


  16. Fabrice Le 17 avril 2015 à 17h15
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    A trop utiliser des termes comme guerre, crises, terrorisme on les galvaude et lorsque un vrai problème arrive plus personne n’y fera attention et ne pourra réagir sainement . La parfaite illustration de “crier au loup”.


  17. Renaud Le 17 avril 2015 à 17h35
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    Cette situation devrait se terminer en eau de boudin. Mais l’eau de boudin risque, elle, de durer beaucoup plus que le dilemme actuel au sujet de la Grèce. Je peux me tromper bien sûr, mais Tsípras serait européiste et il est peu probable qu’il fasse en sorte que la Grèce sorte de l’euro ou/et de l’ “Europe” de Bruxelles pourtant infernale et ce, malgré la clochardisation de la Grèce et des autres. Jusqu’à la toute fin de l’Urss, aucun politicien soviétique n’a “osé” dénoncer clairement et sans bavures la construction du socialisme… Il pourrait en être ainsi aussi pour cette “Europe” de malheur prosternée devant les plus gros actionnaires du monde, presque tous centralisés en une ploutocratie inique dont les effets ne sont plus à démontrer.


  18. ulule Le 17 avril 2015 à 17h50
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    Hors sujet mais… Schäuble porte parole du gouvernement Français ?

    jean claude verbeck ‏@jcverbeck
    Schäuble: la France doit être réformé de force http://ift.tt/1NRLQfD

    Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, peu accoutumé à la langue de bois, a assuré jeudi depuis Washington que “la France serait contente que quelqu’un force le Parlement” à voter de dures réformes. “La France serait contente que quelqu’un force le Parlement, mais c’est difficile, c’est la démocratie”, a-t-il dit lors d’un débat dans la capitale américaine, après avoir évoqué les réformes selon lui “très réussies” menées en Espagne sous la supervision de la troïka. La “troïka”, terme tombé

    Jonathan Che ‏@jonat_che
    Après les propos de #Schauble l’@Elysee doit exiger des excuses publiques de sa part et rappeler que la nation seule décide de son destin.


  19. Grégoire Le 17 avril 2015 à 20h35
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    Mr Tsipras ne payez pas cet immonde racket qui n’a d’autre but que d’asservir et privatiser votre nation et son peuple. Claquez la porte à l’ignominie ultralibérale européenne ainsi il restera au moins un pays libre en Europe et auquel nous les lâches français qui baissons têtes et frocs… nous pourrons rêver.


  20. Jean-Charles Le 17 avril 2015 à 23h12
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    L’intransigeance européenne, allemande en tête: des réformes structurelles vers une distribution plus inégalitaire des revenus et richesses, contre de nouveaux financements ,ouvre la voie à la Grèce vers des financements venant d’ailleurs ( Chine et Russie), contre des concessions portuaires notamment.

    Pour le moment, une guerre des nerfs pour mieux comprendre les intentions de chacun.

    Cui bono?


  21. NAULOT Le 18 avril 2015 à 11h32
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    Réponse à ceux qui s’interrogent sur les effets d’un défaut de paiement de la Grèce :

    Les situations de défaut de paiement de pays sont devenues assez fréquentes et leurs effets sont très variables.

    Dans le cas de la Grèce, nous sommes dans une situation inédite où 80% de la dette est entre les mains d’Etats ce qui rend la situation beaucoup plus facile à gérer, sous réserve bien sûr que ces Etats finissent par faire passer la solidarité européenne avant leur intransigeance idéologique. Si un minimum de solidarité n’est pas au rendez-vous après le défaut de paiement, chose inimaginable, ce serait bien sûr catastrophique pour tout le monde et pour l’idée européenne.

    Si on se décide à organiser la sortie de la Grèce de l’euro avec renonciation sur une grande partie de la dette (objectif à mon avis : 120% de dette après dévaluation de la drachme), alors la Grèce retrouvera vite sa compétitivité et sa croissance.

    Au point où elle en est, la Grèce a donc intérêt à maintenir une position ferme pour une double raison : financière (plus grand chose à perdre) et démocratique (respect du suffrage).

    Jamais ce pays n’aurait connu un tel naufrage sans l’euro. C’est l’illustration caricaturale des dysfonctionnements de la monnaie unique. Dans mon évaluation des pertes potentielles des Etats européens en cas de défaut (plus de 300 milliards d’euros), je ne tiens pas compte des financements de la BCE à travers les aides d’urgence (74 milliards E). Je suis souvent critique sur la BCE mais dans le cas présent je comprends qu’elle hésite à aller plus loin : les financements et pertes potentielles deviennent astronomiques, sans aucun résultat. Nous sommes en face d’un dysfonctionnement majeur de l’euro. Qui aurait pu imaginer une telle situation il y a une dizaine d’années ?

    Jean-Michel Naulot


    • Mélissa Le 18 avril 2015 à 14h31
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      Jean-Michel Naulot,

      “. Qui aurait pu imaginer une telle situation il y a une dizaine d’années ?”

      Tous ceux qui ont voté non à Maastricht et qui décrivaient parfaitement le genre de situations où risquait de nous mener l’Euro…,mais également Robert Mundell, concepteur de cette monnaie…

      http://www.lalettrevolee.net/article-les-ravages-sociaux-de-l-euro-une-strategie-deliberee-109713727.html

      Le fait important, c’est que cette monnaie a été programmée délibérément, en sachant quels dégâts sociaux elle allait faire…
      Du point de vue de Mundell, l’euro est une parfaite réussite.


      • NAULOT Le 18 avril 2015 à 16h28
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        Je suis tellement en accord avec vous que je me permets de vous donner cet extrait d’un article que j’ai écrit dans Le Figaro il y a non pas dix ans mais vingt ans, presque jour pour jour, fin mars 1995 :
        “La France doit donc bien réfléchir avant de se précipiter dans la grande aventure de la monnaie unique, même si celle-ci reste, à terme, une perspective. A-t-on bien mesuré les conséquences immenses pour la vie des peuples de cette monnaie unique ? A-t-on réalisé qu’elle signifie un alignement complet des taux d’intérêt, des politiques budgétaires et des systèmes de protection sociale ? Les peuples sont-ils parvenus à un degré de solidarité tel qu’aux quatre coins de l’Europe on soit prêt à faire les sacrifices nécessaires pour aider son voisin ? A vouloir aller trop vite, on prend le risque de provoquer des explosions sociales et peut-être un jour de faire éclater l’Union.”
        L’histoire était écrite !
        En toute modestie. JM N


    • Sébastien Le 18 avril 2015 à 16h32
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      Qui? Certainement pas les journalistes en tout cas… Impressionnant, cette capacité des médias à retourner leur veste.


    • Surya Le 18 avril 2015 à 17h00
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      Bonjour M. Naulot.

      Existe-t-il une source publique permettant de savoir quelle banque centrale contient quels titres grecs et à quelle échéance ?

      à combien est exposée la banque de France ?

      Merci


      • NAULOT Le 18 avril 2015 à 21h30
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        Quelles que soient les interventions ( achats dettes souveraines dans le cadre du programme SMP, soit 27 milliards d’euros pour la Grèce, financements par l’eurosystème, soit 91 milliards pour la Grèce ou financements directs BCE), les Banques centrales nationales sont comptables des pertes éventuelles à hauteur de leur part dans le capital de la BCE pour les banques zone euro, soit 27% pour l’Allemagne et 20% pour la France.
        Pour prendre le cas de l’eurosystème, le déficit de la Banque nationale de Grèce est actuellement très largement financé par la Bundesbank. Celle-ci prête près de 600 milliards d’euros aux Banques centrales d’Europe du sud, y compris à la France pour plus de 60 milliards E. On retrouve depuis quelques mois des niveaux qui rappellent ceux de la crise de 2012. Les Allemands ne sont pas du tout heureux de cette situation mais ils savent qu’en cas de pertes on appliquera les textes avec le quota de 27%. Tout ceci démontre que, contrairement à ce que dit M. Draghi, la BCE n’est pas une banque centrale comme les autres. Derrière elle, il y a les Etats et les contribuables de ces Etats. D’où ses hésitations actuelles devant les besoins de la Grèce qui ont déjà énormément augmenté depuis six mois. Trop d’argent prêté pourrait lui être reproché si un jour on doit faire les comptes.
        La BCE n’est pas vraiment une banque centrale “en dernier ressort”, quoiqu’en dise son Président…qui ne doit pas très bien dormir ces jours-ci. JM N


    • PF Le 18 avril 2015 à 17h40
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      “Qui aurait pu imaginer…”.

      Milton Friedman, par exemple. A lire son interview du 17 juillet 2008 à Radio Australia, interview reprises sur “contrepoints” ou sur ce site :

      http://www.les-crises.fr/friedman-crise-de-l-euro/

      Le plus intéressant de cette interview est certainement le passage suivant :

      “D’un autre côté, la possibilité plus vraisemblable est qu’il y aura des chocs asymétriques frappant les différents pays. Cela signifiera que le seul mécanisme d’ajustement dont ils pourront se satisfaire sera budgétaire et fiscal, avec du chômage : pression sur les salaires, pression sur les prix. Il n’y aura pas d’échappatoire.”

      Exactement ce à quoi l’on assiste.


  22. Sébastien Le 18 avril 2015 à 16h30
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    Peu importe les espoirs ou craintes que l’on projette sur les dirigeants Grecs. Au point présent, il n’existe plus de solution. Il est bien trop tard.
    Une sortie “amicale” de l’Euro (pourquoi pas une sortie festive, branchée???) sera le signal aussi bien pour les pays comparables que pour tous les observateurs sur tous les points de la planète que l’Euro est un échec.
    L’euro, sous contrôle Etat-Unien depuis les origines, comme le dollar, disparaitra, c’est prévu depuis longtemps. L’heure de la monnaie mondiale a sonné. Ce qui apparaissait comme un complot (clin d’oeil à Olivier) deviendra une politique officielle tombant au bon moment: version pour les naïfs.


  23. Maria Negreponti-Delivanis Le 18 avril 2015 à 22h53
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    Vraiment impressionnee de cet article par Jean-Michel Naulot. Tres juste dans son ensemble. Et aussi de la plupart des commentaires qui prouvent pas seulement de l’interet de de qui se passe dans mon pays mais je dirais aussi de solidarite.
    La Grece n’aurait jamais du entrer dans la zone euro, elle aurait du s’empresser de sortir au debut de la crise, en 2009, et a present, quoique deja trop tard, elle doit tout de meme essayer a tout prix de s’echapper de cet enfer pour elle. Tout de meme, je ne suis pas du tout certaine si M. Tsipras est en train d’envisager cette solution, La grande difficulte dans ce cas est qu’il a pris le pouvoir en promettant au peuple grec que la Grece va a tout prix rester dans la zone euro. Et un gallup quelques jours auparavant continue a donner 80% des Grecs qui veulent rester dans la zone euro. Tsipras devrait avoir suffisamment du temps devant lui afin d’expliquer aux Grecs les raisons pour lesquelles la Grece devrait finalement quitter la zone euro en depit de ses promesses avant les elections. Et d’autre part, si Tsipras reste finalement dans l’euro, il sera completement incapable de realiser son programme qui lui a assure le pouvoir. Il est donc fort coince, et personnellement je ne vois pas comment il en sortira, lui meme et la Grece. Il va sans dire que si la Grece quitte la zone euro, ceci devrait avoir lieu dans un consentement amical avec les dirigeants de l’Europe. Mais, dans ce cas , il est fort probable, pour ne pas dire certain que d’autres vont suivre, vu que malgre ce que les dirigeants europeens pretendent, pour intimider et humilier la Grece, le Sud europeen tout entier envisage des problemes tres aigus. Alors, adieu euro, ce qui ne serait pas une mauvaise chose pour les peuples de l’Europe, mais tres mauvaise pour ses dirigeants.
    Pour ce qui s’interessent sur ce qui se passe vraiment dans mon pays et dans son economie totalement ravagee, ce que sont vraiment les “reformes” que les Grecs refusent soit disant de realiser et c’est pourquoi l’economie va si mal….., j’ose signaler mon dernier livre des editions L’Harmattan, intitule “L’assassinat economique de la Grece et le dernier recours, la drachme” 2014.
    En terminant, je dois un grand merci a l’auteur de cet article, parce-qu’il a eu la gentillesse de me l’envoyer, et avec sa permission je vais essayer de le faire connu en Grece.


  24. CHARLES Le 29 juin 2015 à 13h46
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    BONJOUR, si ça peut vous aider à comprendre ”une autre finance” …l’argent libéré dit prêté est déjà amorti , qu’on veuille faire croire aux lambda que ça augmentera la dette de chaque Européen ou Français …je veux bien, mais qu’on explique aussi quel intérêt pour les prêteurs prêtant à la France de prêter discounté et …sans intérêt , bien entendu qu’il faudra rembourser ..à moins qu’il y’ait un moratoire comme le pratique la France à tous ses Pays amis et non amis …., une autre question serait à soulever ” comment les Chinois sont passé du bol de riz et cabane au fond du jardin au pays de la démesure et buil …ding !. En sorte, il y’a deux possibilités , la planche à billet ( celle qu’avait la BDF avant la création de la BCE ) et le travail à partir de cash bancaire et divers instruments bancaire , en sorte la dette Grecque de 321 Milliards pourrait être payée en une seule année avec un apport de seulement 20 Milliards en cash bancaire ou une BG d’un facial de 20 milliards ( Bank Guarantee de top bank)…achetée discounté à 10 Milliards !. j’ai un peu arrondi car les fonds ainsi générés ( sans aucun risque , les fonds restant en banque juste bloqué par MT760 pendant la durée des opérations ….et sans aucune incidence de remboursement ) l’arrondi à 400 milliards libérant 79 pour mes projets perso …eh oui, ils ont besoin d’argent..ça tombe bien…moi aussi !. Mais il est possible d’arriver au même résultat avec un moindre capital 5milliards pouvant faire l’affaire…alors il suffirait à la Grèce de jouer aux cons , toujours dire oui oui ….et se servir pour resservir et dire …..MERDE , car un Pays de 11 Millions de personnes ne peut que survivre sur les autres plus grands , c’est exactement le reflet des régions Françaises avec une Corse avant dernière , d’où la grande nécessité de s’orienter vers l’U.E. à l’identique du Luxembourg ou de Monaco en France afin d’obtenir un revenu supérieur aux plus grands Pays ou Ville comme Paris ….et pour se faire il faut sortir de l’Europe pour y re entrer avec une nouvelle donne ou devenir indépendant pour aller plus loin !. Le plus loin étant de comprendre la réciprocité et les possibilités , exactement ce que je préconise à la France de sauver les meubles en remettant en fonction sa banque centrale tout en conservant la BCE, de créer l’€F interne soit deux monnaies et de créer son propre marché partout ou l’on parle le Français …en clair faire de même que les Anglais et arrêter de vouloir ”fermer” les Paradis fiscaux ( quatrième puissance monétaire au monde) , soit une réciprocité avec nos Amis Américains ayant 60 pourcent des entreprises inondant le monde sur quatre paradis fiscaux sur propre sol et autres sur des îles …en soit les Américains disent ouioui mais laissent se foutre dans la merde la France …regardez Sarko et les fonds trésorerie aux banques, alors que les mêmes banques regorgent de trésorerie dans le moindre confetti paradis fiscal ….dans le même laps de temps les Américains ayant causé et creusé la crise….a mis la machine Fed en fonction d’émission papiers d’une main allant vers une poche et de l’autre sortant de la poche et plus encore des causalités sur papiers historiques Mexicains et Chinois sous formes de rédemptions , le FMI ses causalités de papiers financiers pour pratiquer la monétisation et hauts rendements … Si Bercy ne sait qu’emprunter pour prêter à la Grèce faut le faire …pourtant il y’a des ex banquiers membres du pouvoir en place, mais on oublié ce type d’opérations financières lesquelles reprendront qu’après la fin de leurs rôles politiques …à des fins privées et amicales !.
    bonne journée


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