Raphaël Liogier : “Le jihadisme ne vient pas du communautarisme mais de la désocialisation”

Source : Les Inrocks, 07/02/2015

A Nice, le 4 février, après l'agression de militaires devant un centre communautaire juif

Sociologue et philosophe, Raphaël Liogier dirige l’Observatoire du religieux depuis 2006. Un poste de vigie idéal pour combattre les idées reçues dont le djihadisme fait l’objet.

Comment appréhender la réalité du jihadisme en France ?

Raphaël Liogier – Il faut distinguer plusieurs types de jihadisme. D’abord le jihadisme guerrier archaïque, qui se développe au VIIIe siècle, qui n’est pas équivalent au martyre, et n’est pas le propre de l’islam ; puis, le jihadisme moderne, produit de la décomposition de l’islamisme et du néo-fondamentalisme. Au XIXe siècle, quelque chose de nouveau s’est produit : un regard focalisé sur l’Occident agresseur. Cela a engendré le néo-fondamentalisme voulant revenir à un islam fondamental focalisé sur la critique de l’Occident. Le projet islamiste est né de ce néo-fondamentalisme. On est encore loin du jihadisme. A la sortie des années 1970, plusieurs choses convergent : l’échec de l’islamisme (islam politique) au Moyen-Orient (échec de l’implantation d’un califat), comme l’avait montré Bruno Etienne dans son livre phare L’Islamisme radical en 1987 ; les guerres occidentales dans le monde musulman, en particulier en Afghanistan, où naît Al Qaida, un pays qui devient un camp d’entraînement ; et troisième phénomène, le démantèlement des groupes terroristes d’extrême gauche.

Où mène cette convergence au début des années 1980 ?

Il y a une sorte de prise en charge par des groupes extrémistes islamistes du mécontentement anticapitaliste des anciens groupes terroristes d’extrême gauche, et la reprise de certaines de leurs méthodes dans la grammaire du jihad. On le voit en Algérie. La cible de la lutte armée, qui se constitue au début des années 1980, est essentiellement le capitalisme, la société de consommation, avec un accent plus islamique sur la dépravation des mœurs. Les tours du World Trade Center sont des symboles du capitalisme, pas des symboles religieux.

Aujourd’hui, ce modèle a changé. On est dans un système fondé sur deux axes de transformation. Le premier axe : internet. Internet, c’est non seulement la diffusion de l’information partout, ce qui existait déjà avec la télévision, c’est une diffusion interactive, avec la constitution de forums, de groupes de parole : on se raconte sur internet. Ce qui se construit ainsi, ce sont ce que j’appelle dans mon prochain livre des “espaces déterritorialisés de désirs”. Des gens se retrouvent autour d’une forme d’humiliation, de désir de vengeance. Ces espaces configurent un marché global de la terreur. Or, comme dans tout marché, il y a des parts de marché. Des parts de marché de l’horreur, dont le jihadisme a le monopole dans cette géographie des humiliés. Ce qui s’est passé sur le terrain syro-irakien, ce sont des intérêts locaux, des luttes tribales, mais mis en scène sur le marché global de la terreur. Daech, au départ issu d’Al Qaida, a voulu prendre sa part de marché. Les organisations terroristes sont devenues des labels, qui fonctionnent comme des franchises de magasins d’habillement. Ces franchises ont des chartes de l’horreur. Cette logique permet à ces organisations de susciter des actions au loin sans disposer de réseaux construits sur place. C’est pour cela qu’elles ont une multitude de filiales qui s’autonomisent.

Qu’est-ce que Daech apporte de nouveau ?

Quand on veut prendre des parts de marché, il faut aller le plus loin possible dans ce qui constitue le propre de ce marché, en l’occurrence la terreur, d’où la mise en scène des exécutions. Et cela a marché. Des gens se sont reconnus dans Daech et ont voulu appartenir au groupe. Second point : il faut une griffe originale, une niche, une spécificité. Pour Al Qaida, c’était l’islam, rien que l’islam ; chez Daech, c’est le sunnisme, rien que le sunnisme.

Qui sont les clients potentiels du jihadisme ?

Les individus qui se sentent moins intégrés, fragiles, minoritaires, dont on peut renverser le sens du stigmate négatif. On lui dit : tu es un héros, tu n’es pas rien, tu es beaucoup plus que les autres, tu as été choisi, mais tu ne le savais pas. Il se trouve que l’Europe est devenu un lieu stratégique de ce renversement du stigmate ; en raison de ce que je décris dans Le Mythe de l’islamisation. En raison aussi de Ce populisme qui vient et qui est maintenant bien là. Les partis populistes européens utilisent les valeurs européennes pour dire qu’elles sont attaquées par l’islamisation rampante ; ils surfent et nourrissent cette angoisse collective identitaire, qui existe depuis le début des années 2000. On avait donc des gens qui dans les années 1990 se radicalisaient à travers l’islam. Farhad Khosrokhavar parlait d’islamisme sans islam. Moi, je parle de jihadisme sans même l’islamisme, et donc a fortiori sans islam.

Pourquoi sans islamisme ?

Les jihadistes ne passent même pas par un endoctrinement politique construit, ils sautent directement dans la case jihad, sans passer par la case islam, car ils ont préalablement ce désir de violence. 20 % d’entre eux ne sont même pas nés dans un milieu théoriquement musulman. Dans les 80 % restants, ce sont des musulmans théoriques, par l’origine, qui sont touchés, mais en général dans un milieu très peu pratiquant. Avant de devenir des professionnels du jihad, les frères Kouachi buvaient de l’alcool, Coulibaly faisait des casses, Mohamed Merah se rêvait militaire d’élite… : ce sont des rêves déchus d’adolescents, des jeunes qui n’ont pas réussi leur processus d’individuation, qui ne trouvent pas de place, sont complètement désocialisés. Désocialisés y compris de leur communauté d’origine. Le problème n’est donc pas le communautarisme. Ils ont simplement un désir de vengeance qui saute sur le jihadisme car le jihadiste est supposé être la figure de l’ennemi ; or, ils se sentent les ennemis de la société qui les “oppresse”. Ce désir de pure violence, de frustration, s’exprime en se justifiant ainsi : je suis soldat de l’islam. Il n’y a donc pas de processus d’endoctrinement, mais seulement un processus d’entraînement. Il n’y pas besoin d’aller très loin, ils adoptent tout de suite les slogans. Ils ne découvrent l’islam qu’après être devenus des jihadistes, parce que cela fait partie de la panoplie.

La riposte sécuritaire de l’Etat vous semble-t-elle appropriée ?

Non, surveiller 3 000 personnes dans des milieux islamistes radicaux, c’est bien joli ; sauf qu’aujourd’hui le développement du fondamentalisme, très conservateur, est en fait anti-djihadiste. Les salafistes piétistes sont totalement contre le jihad. Quand on se laisse impressionner par eux, par leur barbe, c’est peine perdue. Ce qui compte, c’est le contexte social qui fait surgir des individus, qui les fait sauter dans le jihad. Le glissement ne se fait pas à partir de la pratique et de l’endoctrinement progressif, comme cela pouvait être le cas dans les années 1990. Ce n’est pas de l’angélisme de dire cela. Je ne veux pas être angélique, ce n’est pas mon sujet ; je ne cherche même pas à être éthique en l’occurrence. Il faut se focaliser là où il y a un problème.

Quels leviers peut-on imaginer alors pour une politique publique à la hauteur de l’enjeu ?

Déjà, il faut arrêter avec les lanceurs de fausse alerte qui nourrissent la mise en scène de cette islamisation, qui serait intentionnelle. La laïcité est devenue patrimoniale ; on la protège comme on protège le château de Versailles. On n’habite plus cette laïcité comme on n’habite plus le château de Versailles ; par contre, on la fait visiter, en disant que c’est beau. Quand on parle de neutralité de l’espace public, on dit une absurdité historique : l’espace public, depuis 1789, est un espace d’expression de nos différences. S’il y a neutralité, c’est celle des agents publics, des policiers notamment, qui veillent à ne pas influencer les publics. Mais quand on parle de neutralité de l’espace public, on veut dire neutralisation d’une partie de la population qui nous semble a priori dangereuse et menaçante, on parle du communautarisme. Là, on vient de recevoir une bonne leçon. Le jihadisme ne vient pas du communautarisme, mais au contraire de la désocialisation, y compris de la communauté. On dit radicalisation, mais ce n’est pas le cas non plus. On prend le problème du mauvais côté. Les jihadistes ne commencent pas par le fondamentalisme, ils commencent par l’intention de nuire, par l’intention du combat. Il ne faut donc pas s’attacher aux milieux islamistes en premier lieu, car c’est déjà trop tard, les jihadistes potentiels y sont imperceptibles. Il faut prendre le processus en sens inverse.

Les politiques sociales restent-elles insuffisantes ?

Bien sûr, mais il ne faut pas des politiques niaises. Il faut arrêter avec la niaiserie, de prendre les gens pour des idiots, arrêter d’interpréter l’islam à la place des musulmans. La dénégation de certains musulmans pourrait dans un certain sens nous faire plaisir ; d’un point de vue psychanalytique, elle signifie : cela ne vient pas de nous. Ce qui est vrai d’une certaine manière. Cela ne vient pas de l’islam. Ce n’est pas le cas. Il faut aussi arrêter avec la promotion d’interlocuteurs soi-disant représentatifs. Il ne faut pas bloquer le débat par le haut. Il ne faut pas laisser s’exprimer seulement les gens qui nous font plaisir, parce que cela nous rassure. Cela renforce le sentiment de complot chez les musulmans.

Partagez-vous, quand même, l’inquiétude générale sur les dérives radicales ?

Plus il y a une intensification de la mise en scène de la guerre des identités, avec des locuteurs qui surfent sur les frayeurs d’Européens mal à l’aise avec la globalisation, avec leur position dans le monde, plus on est face à un jeu dangereux, avec des gens fragiles, qu’il est facile de conditionner, qui peuvent se prendre pour des héros parce qu’il se sentent hors-jeu. Avec la tuerie de Charlie, on est aussi dans une mise en scène, dans une pièce de théâtre : il y a des décors, des symboles. Ils cherchent le symbole emblématique de leurs ennemis.

Mais croyez-vous en une forme de sérénité possible, d’intelligence collective pour pacifier les controverses nationales ?

Je pense que c’est possible, mais cette amélioration suppose une prise de responsabilité de l’ensemble des locuteurs, à la fois dans les médias et chez les politiques. Le fait de repartir sur le communautarisme, la désignation plus ou moins tacite de l’ennemi musulman, comme on le fait depuis quelques jours, ne peut qu’envenimer les choses. Quand j’entends ces éditorialistes qui dans les médias parlent de décadence comme la décadence de l’Empire romain, je m’étrangle ; ils feraient bien de revenir à l’histoire, la vraie. L’Empire romain n’a pas été détruit pas des hordes d’étrangers qui auraient pénétré l’empire de l’extérieur. Dans cet empire corrompu, les minorités ne demandaient qu’une chose : s’intégrer. Mais la vieille gouvernance romaine ne fonctionnait plus, il y avait une vraie frustration, un sentiment d’injustice : ce sont des légions romaines peuplées de légionnaires qui n’étaient pas d’origine latine qui ont fini en 476 par démettre le dernier empereur d’Occident. Ils voulaient être encore plus romains que les romains, mais on les a empêchés.

On a la même chose aujourd’hui avec les musulmans : on les vise comme des ennemis, les ennemis de notre culture ; alors qu’ils ne demandent qu’une chose : défendre la laïcité et les valeurs de la République. C’est dans cette mise en scène de l’ennemi, projection de notre propre faiblesse, de notre incapacité à voir où sont le juste et l’injuste, où nous finissons par dévoyer nos propres principes, à force de dire n’importe quoi (la neutralité de l’espace public, le halal, c’est la guerre…), qu’on arrive ainsi à constituer un désir de vengeance à l’intérieur même de notre société.

La laïcité vous semble-t-elle menacée ?

La philosophie des Lumières, c’est la modernité au sens des différentes modalités d’existence cohabitant dans un même espace : on ne prend plus position sur Dieu, on laisse aux gens exprimer ce qu’ils veulent être ; des modes d’être protégés dans la mesure où ils ne contreviennent pas à l’ordre public, à la liberté d’autrui. La loi de 1905, qui construit la laïcité, est dans le compromis libéral de la logique de 1789. Le reste, c’est du “laïcisme”, qui prend sa source dans le positivisme, qui est lui-même un dévoiement des principes de base du XVIIIe siècle. Laïcité, cela veut dire aujourd’hui protectionnisme culturel, hygiénisme identitaire. Ce faisant, la laïcité est vidée de son contenu juridique, réduite à sa fonction identitaire. Comme on se sent en guerre, on se sent autorisé à agir dans l’urgence face à la menace qui pèserait sur notre identité, comme en temps de guerre on a des tribunaux d’exception, aujourd’hui se développe une sorte de laïcité d’exception. Cela contribue à fragiliser encore plus les plus fragiles, qui peuvent prendre au sérieux ce que politiques ou des journalistes mettent en scène. C’est le cœur du problème.

La révision de l’islam par lui-même, comme le suggèrent quelques intellectuels réformistes musulmans, vous semble-t-elle nécessaire ?

Le monde musulman a besoin d’un aggiornamento à l’intérieur de l’islam, bien sûr. Ce n’est pas parce que je dis que le fondamentalisme actuel n’est pas le chemin vers le jihadisme que pour autant le fondamentalisme est souhaitable. Et cela ne veut pas dire non plus que les jihadistes n’adoptent pas, une fois qu’ils sont décidés à faire la guerre, des positions et des comportements fondamentalistes. Mais la réforme de l’islam ne relève pas du domaine de la répression et de l’ordre public. Si on commence par un discours répressif et une pression sur les milieux musulmans, on ne fait qu’accroître la mise en scène qui permet à certains de justifier le jihadisme.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

46 réponses à Le jihadisme ne vient pas du communautarisme mais de la désocialisation, par Raphaël Liogier

Commentaires recommandés

Chakravartine Le 12 avril 2015 à 08h22

C’est marrant cette façon de faire dans du communautarisme victimaire en parlant du peu de perspectives des jeunes de banlieue (surtout d’origine maghrébine ou sub-saharienne) sans réellement voir ce que regroupe le terme. De ce fait, étant né et ayant grandit en banlieue, dans ces grandes tours en béton visible à 2km à la ronde et ayant côtoyer mes concitoyens dealers de drogues et brûleurs de voiture, dois-je me considérer comme un jeune de banlieue ou comme une exception culturelle sachant que je ne suis pas musulman, ni d’origine maghrébine (mais d’origine étrangère) et que je n’ai pas pris la même voie qu’eux mais que je me retrouve quand-même au chômage sans pour autant tomber dans du trafic en tout genre.

Il a un fait que dans cet “apartheid” semi-officiel (cf. Valls), certaines communautés jouent sur cette corde sensible qu’est cette mise à l’écart dans notre société afin de justifier et d’approuver des actes totalement répréhensibles aux yeux de la république et en tant que citoyen français mais sans pour autant que les gouvernants sachent réellement sur quel pied danser (on pleuniche ou on nettoie le truc au Karcher).

Sachant cela, il est très difficile pour moi de réellement condamner qui que ce soit voyant qu’on a des gouvernements plus idiots les uns que les autres (surtout celui actuellement) et dont une partie des électeurs, les “plus persécutés”, votent en majorité pour eux. Avec autant d’ambiguïté, je ne m’étonne même plus de me faire agresser dans la rue et qu’on me retourne la faute parce que j’ai croisé la route d’une “racaille de banlieu” et que je n’ai pas baissé les yeux comme le veut la coutume. C’est ça de faire partie d’une minorité minoritaire parmis les minorités en France, on finit toujours par minorer ce qui est un problème quasi quotidien pour une grande majorité mais acquis pour une pseudo-minorité.

  1. Erwan Le 12 avril 2015 à 00h48
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    Ça fait du bien de lire quelque chose de plus éclairé et plus profond que les idioties qu’on entend continuellement sur ce sujet. Merci !


    • hop Le 12 avril 2015 à 19h41
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      Mais alors, les djihadistes pakistanais sont désociabilisés aussi ? Et les Djihadistes yemmenites également ? Et en Tunisie aussi ? Et les candidats australiens, anglais, allemands, tous ceux pour qui les occidentaux ont dépensé des sommes hallucinantes pour les intégrer, sont tous désociabilisés ? Mais c’est drôle ça… Mais alors pourquoi les asiatiques ne sont pas désociabilisés ? Allez, encore une autre gélule de Padamalgam 75mg anti-stigmatisation et un gros dodo pour les bobos.


      • Tikarol Le 13 avril 2015 à 01h48
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        Hop, çà ne devrait pas vous faire de mal non plus on dirait 🙂


      • Erwan Le 13 avril 2015 à 15h44
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        L’article parle évidemment du jihadisme en France, comme indiqué dès la première question du journaliste. L’explication vaut sans doute aussi en grande partie pour les autres pays occidentaux touchés, mais il est clair que les questions de laïcité et de politique sociale évoquées n’ont pas grand chose à voir avec les pays que vous mentionnez.

        D’ailleurs le phénomène dans ces pays provient aussi de causes très variées; l’interprétation simpliste “guerre de religion” du problème permet de ne pas se confronter à une réalité beaucoup plus complexe. Prenons seulement le cas de la Tunisie par exemple : un pays en pleine phase de mutation à tendance démocratique, dans un contexte économique très difficile. Il n’est pas difficile d’imaginer que cela engendre une réaction conservatrice plus ou moins violente dans certaines parties de la population, comme cela a été le cas dans pratiquement toutes les révolutions démocratiques du monde.


  2. purefrancophone Le 12 avril 2015 à 01h30
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    Très bon interview qui change effectivement des discours habituels .
    Je me pose une question depuis longtemps ; ne serai-ce pas tout simplement une forme de secte qui récupère les perdus , les désorientés ,les sans repère religieux ou sociétaux ?
    Parmi les djihadistes il y a des musulmans de familles croyantes , des musulmans de culture sans véritablement de pratique familiale , des convertis , des faibles d’instruction mais aussi des érudits , des diplômés ;comment arrivent-ils à se retrouver sur un terrain d’entente fait de violence ?
    Comment arrivent-ils à croire , au moins pour les diplômés mais aussi ceux qui ont tout de même un peu de bases religieuses , sur une lecture archaïque du Coran ? Le Coran n’est-il pas tout simplement un prétexte pour créer cette secte ?
    Il y a encore beaucoup de questions qui se posent avant de comprendre le pourquoi de cet endoctrinement et le parcours de ces individus pour en arriver là !


    • boduos Le 12 avril 2015 à 02h39
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      les sergents recruteurs,qui ne datent pas d’aujourd’hui ,ont toujours joué sur la fragilité ,les faiblesses et les vulnérabilités de tout genre pour “faire signer” le gogo.
      après,ce n’est plus qu’une étape de facilitation ( billet d’avion,accueil et transfert turcs, conditionnement sous une bannière et drogue…rien de nouveau…)
      meme sile communautarisme reste un danger pour notre société française,il n’a rien à voir avec le djihadisme qui est instrumentalisé par les sponsors de daesh sur place s’appuie pour le recrutement en europe sur un ensemble de frustrations,de romantisme,de désœuvrement et de sentiment d’inutilité ,de recherche d’identité,…


    • valles Le 12 avril 2015 à 08h53
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      Vos paroles sont bien insultantes pour quelqun qui ne possède pas de diplôme… heureusement que j’ai mon BEP.
      C’est peut-être l’échelon le plus bas mais avec lui j’ai un strapontin dans le monde éclairé et c’est de cette même place que j’ai pu garder un oeil sur le monde d’en bas pour y constater que le ratio de la connerie était le même partout.


      • hema Le 12 avril 2015 à 14h55
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        J’ai eu l’opportunité d’être ingénieur et d’avoir quelques responsabilités, pas assez toutefois pour “voir les choses d’en haut” mais suffisamment pour en comprendre les rouages, puis j’ai passé un BEP et j’ai pu voir les choses non pas “d’en bas”, mais voir des choses différentes, non filtrés par les codes de ceux qui se sentent supérieurs, et je ne peux que souscrire à votre réflexion.

        Le ratio de connerie est le même partout (c’est comme les sondages il faut un nombre statistiquement suffisant , disons 1000), je pense aussi que le ratio d’intelligence est le même partout (encore faudrait il cesser d’assimiler l’intelligence au QI). Le problème est que la minorité “diplômée” croit qu’elle est la seule à pouvoir penser alors qu’elle est juste programmée pour tenir son rôle.


    • Chris Le 12 avril 2015 à 14h01
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      Perso, les nazis, djihadistes, faschistes et “istes” de tous bords sont des asociaux, car exclusifs.
      Relevons aussi au passage, que la majorité des gouvernants qui ont créé/soutenu ces mouvances sont eux-mêmes ainsi que leurs commanditaires, des sociopathes. On retrouve ce même profil chez les patrons employés dans les multinationales, mais aussi dans les groupes et domaines donnant accès au pouvoir que ce soit la finance, les idéologies (médias, religions, politique) et le sexe (lesquels se combinent souvent) : des tueurs, peu importe si l’acte est direct ou indirect.


  3. redrock Le 12 avril 2015 à 02h24
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    C’est quand même un ensemble qui conduit au djihad : islam, non intégration, frustration, rejet de la société occidentale, désir de rupture dans la toute puissance de la guerre.
    Pour les européens le départ vers la Syrie a été porté pendant plus de trois ans par la propagande médiatique pro-rebelles et n’oublions pas la métastase de la colonisation continue d’Israel.
    Après l’échec de l’utopie communiste, l’Islam est devenu un vecteur alternatif d’une idéologie mondialiste plus égalitaire et frugale capable de mobiliser parmi les exclus de tous bords.
    Pour la France, le terreau fertile est le chômage et le peu de perspectives lisibles pour beaucoup de jeunes ; c’est particulièrement vrai pour les jeunes des quartiers, français, enfants d’immigrés, cumulant parfois chômage, ségrégation ethnique et parcours scolaire difficile.
    http://environnement.geopolitique.over-blog.fr/2015/02/qui-sont-les-jeunes-des-quartiers-questions-d-integration.html


    • Subotai Le 12 avril 2015 à 02h43
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      Remplacer jihad par, révolte, idéalisme révolutionnaire (inconsciemment) et vous comprendrez tout.
      L’islam n’est que le véhicule opportun d’une expression physique et violente de l’exaspération. N’importe qu’elle idéologie à la mode ferait l’affaire.
      Et vous remarquerez que dans les milieux viscéralement opposés au “socialisme” et à la “xénophilie” les idéologies fascistes sont populaires. J’ai dit Ukraine…?


      • Andrea Le 13 avril 2015 à 22h12
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        En Suisse, pendant la guerre du Kosovo, des jeunes sont partis ensemble avec des bus loués (> Italie > bateau > Yougoslavie), chantant, partageant des sandwiches, pop musique, et sans armes / uniformes étrangers (interdits, c’est un motif pour arrestation, que les autorités ont essayé d’appliquer, les jeunes le savaient très bien), provenant de tous les bords, Croates, Serbes, Kosovars, etc.

        Une bonne partie de ces jeunes étaient sur les bancs d’école ensemble, sans problème majeur, au plus de railleries peu sérieuses.

        Les autorités Suisses ont tout fait – ? – pour les empecher, les retenir. Pour les plus de 18 ans, impossible.

        Pour des mineurs 14-18 ans cela a posé problème. Ils sont, pour abréger, libre le leurs mouvements, sauf si mandat d’arret pour cause x y z, infraction claire à une loi type drogue, brigandage / uniforme / sans papiers / plainte déposée, parents hysteriques qui invoquent un truc ou un autre/ …

        Une fois en Yougoslavie ils se séparaient, adossaient des signes d’appartenance, et sont allés se battre contre leur camarades d’école. Les chiffres manquent (.. tabou…), mais une grande partie n’est jamais revenue. Pas mal de filles dans le lot.

        Dans les réunions de classe ’X ans après’ il y a des portraits avec ruban noir, une photo pathétique. Boucles blondes, sourires, ou regards noirs, ados.

        (Pour ceux qui ne suivent pas, les Yougoslaves de tout bords ont immigré en Suisse massivement, de 1965 – question de travailleurs bon marchés – à 2015 car aujourdh’ui le Kosove se vide…les Albanais également..voir un lien 2010 comme exemple ..)

        Ces jeunes n’étaient pas, amha, particulièrement pauvres, la plupart était même disons de classe moyenne / aspirante supérieure. Ni communautaristes, dans le sens francais, ils n’avaient aucun – peu de lien avec la patrie d’origine, pas de réligion, etc.

        Alors pourquoi? Les sociologues ont planché sur la question, sans réponse amha satifaisante. Ces jeunes n’étaient pas ‘largués’ ou du moins pas selon les statistiques (insértion, réussite scolaire, % à l’Uni, etc., passé judiciaire plus mince que les Suisses, etc.) Et des Suisses sont partis également…

        Pas de liens, mon expérience perso. C’était dramatique. Magda. Blanka. Bodgan. Max ou Marko. Stef / Stevie / Stephan. Todor. Boris. Emil. Irène. Sasha. Pas de tombe.

        http://tinyurl.com/nvty93e


    • Chakravartine Le 12 avril 2015 à 08h22
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      C’est marrant cette façon de faire dans du communautarisme victimaire en parlant du peu de perspectives des jeunes de banlieue (surtout d’origine maghrébine ou sub-saharienne) sans réellement voir ce que regroupe le terme. De ce fait, étant né et ayant grandit en banlieue, dans ces grandes tours en béton visible à 2km à la ronde et ayant côtoyer mes concitoyens dealers de drogues et brûleurs de voiture, dois-je me considérer comme un jeune de banlieue ou comme une exception culturelle sachant que je ne suis pas musulman, ni d’origine maghrébine (mais d’origine étrangère) et que je n’ai pas pris la même voie qu’eux mais que je me retrouve quand-même au chômage sans pour autant tomber dans du trafic en tout genre.

      Il a un fait que dans cet “apartheid” semi-officiel (cf. Valls), certaines communautés jouent sur cette corde sensible qu’est cette mise à l’écart dans notre société afin de justifier et d’approuver des actes totalement répréhensibles aux yeux de la république et en tant que citoyen français mais sans pour autant que les gouvernants sachent réellement sur quel pied danser (on pleuniche ou on nettoie le truc au Karcher).

      Sachant cela, il est très difficile pour moi de réellement condamner qui que ce soit voyant qu’on a des gouvernements plus idiots les uns que les autres (surtout celui actuellement) et dont une partie des électeurs, les “plus persécutés”, votent en majorité pour eux. Avec autant d’ambiguïté, je ne m’étonne même plus de me faire agresser dans la rue et qu’on me retourne la faute parce que j’ai croisé la route d’une “racaille de banlieu” et que je n’ai pas baissé les yeux comme le veut la coutume. C’est ça de faire partie d’une minorité minoritaire parmis les minorités en France, on finit toujours par minorer ce qui est un problème quasi quotidien pour une grande majorité mais acquis pour une pseudo-minorité.


      • Ma No Negra Le 12 avril 2015 à 14h02
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        Votre propos est fondé. Mais vous faites erreur quand vous affirmez qu’ils sont idiots. Non, ce sont simplement des salauds qui savent pertinemment ce qu’ils font. C’est aussi et surtout pour leurs innombrables exactions qu’ils seront jugés, condamnés et exécutés, en temps et en heure.


      • Rose du sud Le 12 avril 2015 à 14h05
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        Chakravatine. Quel plaisir de vous lire.

        Une française de souche mais dont les ancêtres furent rejetés par les religieux et les gens bien de ce monde!


  4. couci couça Le 12 avril 2015 à 07h51
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    Bof !
    Il est possible de tout expliquer par la sociologie ou la psychologie .
    Et alors ?


  5. Alexandra Le 12 avril 2015 à 09h17
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    Attaches allogènes, manque de socialisation, et la mauvaise réponse des élites… bof


  6. RGT Le 12 avril 2015 à 10h03
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    Un article de fond très intéressant et qui confirme de manière très claire ce que je dis plus confusément depuis de nombreuses années.

    C’est même intéressant que cet article ait été publié aux Inrocks, compte-tenu des actionnaires de ce journal.
    L’auteur aurait-il profité d’un “malaise vagal” 😉 du rédacteur en chef à quelques minutes de la publication pour faire passer cet article en douce ?

    La majorité des actes violents chez les “jeunes” sont causés par leur prise de conscience (bien souvent inconsciente – oxymore, mais pas tant que ça) de leur absence totale d’avenir dans une société qui leur refuse toute perspective.

    Il y aura toujours une minorité (infime) de personnes qui se montreront “déviantes” et ayant des comportements très violents et prédateurs mais ils sont très peu nombreux dans les structures sociales qui leur permettent de vivre “normalement”.
    On retrouve ces personnes dans le grand banditisme ou… chez les ultra-riches qui sont encore plus violents dans les conséquences de leurs actes (mais légalement cette fois).

    Le plus bel exemple concerne, à titre d’analyse, les “loubards de banlieue”.

    Dans ma jeunesse, ils étaient très peu nombreux et, comme par hasard, issus des milieux les moins favorisés.
    On retrouvait aussi des loubards chez les “fils à papa” qui “s’amusaient” à faire des rafles chez les clochards.

    Le “problème” était “négligeable” car,en plus de son occurence faible il se limitait uniquement à la période de l’adolescence et à la poussée d’hormones.
    Et ils étaient beaucoup moins violents qu’aujourd’hui : Il suffisait simplement de leur montrer qu’ils ne nous impressionnaient pas (éventuellement et attraper un pour lui coller une paire de baffes) et ils préféraient éviter l’affontement.

    Les loubards de 18 ans ou plus étaient vraiment exceptionnels et allaient devenir membres de bandes du grand banditisme. Ils avaient déjà un comportement violent “intrinsèque” dont la cause n’était pas conjoncturelle.

    La courbe du nombre de loubards a commencé sérieusement à grimper et s’est mise à suivre celles du chômage et du parquage des “indigents” dans les cités mornes et sans avenir, vers la fin des années 70 / début des années 80.

    Ensuite cette courbe s’est mise à grimper exponentiellement et le comportement de ces jeunes, organisés en bandes de plus en plus importantes, s’est montré de plus en plus violent.

    Ils sont passés de groupes de 3 ou 4 individus qui n’avaient que leurs poings à des bandes d’une dizaine d’individus armés de chaînes de vélo et de couteaux à cran d’arrêt, puis à des bandes pouvant compter plusieurs dizaines, voire centaines d’individus équipés de pistolets 6,35 mm, puis des 357, des Colt 45 ou des fusils à pompe pour arriver finalement à la “Kalash”…

    Ils sont totalement désocialisés, mais à qui la faute ?
    Quand on a AUCUNE perspective d’avenir hormis pôle-emploi et la DDAS, que faire ?

    Pour couronner le tout ils sont en permanence harcelés par des publicités de produits qu’ils ne pourront jamais s’offrir en ayant un comportement “humainement normal”. Ils sont harcelés par des émissions qui leurs vantent “l’exemple” de joueurs de foot ou de “stars” décérébrés qui très rapidement gagnent des sommes réellement indécentes en ayant un bagage culturel et intellectuel qui pulvérise le zéro absolu.

    Comme ils ne souhaient pas rester à végéter dans leur zup pourrie en se contentant de baver devant la vie de leurs idoles et le dernier “iMachin”, ils prennent le seul chemin qui leur permet très vite de mener le train de vie desdites idoles…
    C’est dangereux mais ils s’en foutent car ils n’ont rien à perdre et se croient sincèrement plus malins que les autres, ce qui leur permettra de passer au travers des balles perdues.
    C’est sûr, le trafic de drogue, le racket ou le recel rapportent beaucoup plus qu’un emploi subventionné de déboucheur de fosses septiques.

    Je ne vais pas me lancer dans une apologie des “bienfaits du travail” mais si au moins ils y avait déjà du travail ET que ce travail permettait de vivre dignement ce serait un très grand progrès.
    Personnellement je pense que plus un travail est ingrat, plus il devrait être rémunéré. Et au contraire un emploi “valorisant” et peu risqué devrait être rémunéré au minimum. Mais il ne faut pas rêver, le jour où un éboueur gagnera 100 fois plus qu’un parton du caca-rente n’est pas prêt d’arriver.

    Et pour couronner le tout, ils sont sont très utiles aux 0,1% qui manipulent 1% de loubards pour contrôler et exploiter les 98,9% restants.

    Si les loubards n’existaient pas, comment pourrait-on nous imposer le flicage de masse, les caméras de vidéosurveillance, les comptes bancaires obligatoires (associés à Tracfin qui ne chasse que les petits poissons), etc…

    L’évolution de ces loubards en “djihadistes” est du pain béni car elle permet de rajouter une bonne couche de surveillance de masse en profitant de l’aubaine des “attentats Charlie”.

    Entre nous, sincèrement, la douzaine de victimes de cet attentat (je compatis à la douleur de leurs proches) correspond à quelques minutes de victimes de la route ou quelques heures de suicides causés par le chômage et la crise économique qui n’ont bien sûr droit à AUCUNE considération…
    Deux poids et deux mesures.
    Il faut dire que les victimes de la route ou de la crise risqueraient de mettre les “décideurs” dans une situation plus qu’embarrassante, voire même inculpés pour meurtres avec préméditation.

    Le “terrorisme”, c’est le jackpot pour ostraciser et embastiller les contestataires et ça permet à de nombreuses entreprises (détenues par qui d’après-vous ?) d’augmenter leurs profits de manière phénoménale.
    Alors on fait feu de tout bois, quitte à recruter parmi les loubards désoeuvrés et décérébrés en leur promettant de faire fortune encore plus vite…


    • ulule Le 12 avril 2015 à 18h57
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      Avec la loi Macron, dérèglementation du travail, le nombre de chômeurs va probablement augmenter, les salaires et pensions régresser, la pauvreté augmenter et la colère monter a fortiori chez les jeunes de plus en plus exclus … Bref, c’est pas près de changer


    • LBSSO Le 12 avril 2015 à 23h06
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      Bonjour RGT,

      vous écrivez:
      “C’est même intéressant que cet article ait été publié aux Inrocks, compte-tenu des actionnaires de ce journal.
      L’auteur aurait-il profité d’un “malaise vagal” 😉 du rédacteur en chef à quelques minutes de la publication pour faire passer cet article en douce ?”

      Une explication possible:
      La République qui a mis longtemps à s’installer de manière stable depuis la Révolution de 1789 a défendu le concept de “citoyens” ,au sein d’une nation ,libres et égaux sans distinction entre eux d’origine ,de race. En abolissant les privilèges et les castes ,elle a promu l’individu républicain au détriment de classes sociales ,religieuse et donc de communautés. Les individus sont intégrés comme Citoyen dans la République.
      Si, en revanche ,comme ce sociologue, vous défendez une République qui reconnaît dans l’espace publique (à condition qu’il n’y ai pas atteinte à l’ordre public ,comme un visage couvert) la possibilité pour les individus de manifester leurs croyances (en portant une croix ,une Kippa, un foulard…),vous défendez une société certes plus démocratique ,constituée d’individus reconnus dans leur singularité mais la notion de citoyen s’éloigne ou tout au moins change de sens.
      Donc, il s’agit ,pour R. Logier, de démocratiser la République ,ce qui ne se fait pas sans frictions ,ce qui revient à l’orienter vers une société qui fonctionne plus à l’anglo saxonne (communautarisme et manifestation du religieux dans l’espace public) ,d’où la parution dans les Inrocks.
      CQFD

      PS: je n’ai pas d’avis définitif sur cette seconde orientation.


  7. philbrasov Le 12 avril 2015 à 10h47
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    “Raphaël Liogier – Il faut distinguer plusieurs types de jihadisme. D’abord le jihadisme guerrier archaïque, qui se développe au VIIIe siècle, qui n’est pas équivalent au martyre, et n’est pas le propre de l’islam ”

    A ce stade déjà ….. j’arrête la lecture,……..
    le jihad guerrier est une des composantes majeures de l’islam….voire le sixieme pilier
    Les textes l’histoire, Tout montre que cette composante a ete et est le bras arme de l’expansion de l’islam… On oublie très souvent les massacres abominables commis par les musulmans en Inde au cours des siècles…
    Partir d’un constat faux pour nous vendre une thèse parmi d’autres , non merci.
    thèse emise une fois de plus par les pseudos experts qui pullulent sur les plateaux TV….


  8. Mélissa Le 12 avril 2015 à 11h05
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    L’Union Européenne à provoqué l’appauvrissement de la France et un désastre dans ses politiques sociales et extérieures…
    Le chômage et la pauvreté d’un côté,…l’anéantissement de notre politique “Arabe” et notre complicité dans le chaos proche-oriental et Nord-africain de l’autre…
    Un boulevard pour les Saoud et l’hégémonie américaine…
    Les révoltés de nos banlieues succombent et partent combattre l’occident sans réaliser qu’ils font le jeu des USA et d’israël…

    La fin de la complicité de la France dans ce jeu mortel suffirait à calmer les choses, mais la corruption de nos gouvernements nous conduit vers le pire…


  9. jacky-olivier Le 12 avril 2015 à 11h44
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    Ca fait du bien de lire de vrais intellectuels, et ça ferait du bien à beaucoup de savoir que les racines du djihadisme ne sont pas à chercher dans l’Islam.


    • RB83 Le 12 avril 2015 à 12h16
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      “les racines du djihadisme ne sont pas à chercher dans l’Islam”… fallait oser.
      Lisez le Coran, essayez de comprendre ce qu’est le jihad et revenez en deuxième semaine.


      • Mélissa Le 12 avril 2015 à 14h32
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        RB83,

        Regardez cette video et vous aurez une idée réaliste de l’Islam…

        Dire que le djihadisme des Saoud ( al. quaeda, al Nosra, Daech, Aqmi,…etc…) est celui du Coran, correspond à une illusion de vision, post-coloniale, inconsciemment nostalgique et paternalo-archaïque.
        Ah!…,le bon vieux temps…, où n’importe quel occidental pouvait passer ses nerfs impunément sur les indigènes colorés et sur leurs coutumes archaïques…!

        L’Islam du 21ème existe par une philosophie du 21ème siècle et doit être abordé à travers une grille de lecture “à jour”…
        L’Oumma pense, donc elle est…Il faudra vous y faire !

        https://m.youtube.com/watch?v=6Ju4ocRITbw


        • christian gedeon Le 14 avril 2015 à 11h55
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          Tiens do,c…voilà une oummamiste…une nostalgique d’un temps qui n’ a jamais existé…mais Mélissa,vous plaisantez ou quoi? Vous avez jeté un œil sur le monde “arabo-musulman ” en ce moment? Celui de l’Oumma fantasmée… celui de l’EI? Vous êtes en plein délire en fait….massacres en général,massacres de chrétiens et de yézidis,massacres de chiites,guerres,retours en arrière,voilages obligatoires et j’en passe…et vous dites que la Oumma réfléchit? ben il vaudrait mieux qu’elle arrête de réfléchir,hein?Par ailleurs vous référer à la Oumma prouve bien que vos refusez toute intégration dans le pays dans lequel vous vivez…que vous appliquez le principe Al Islam Din Wa Daoula Wa 3alam…l’Islam est religion,état,et monde…vous savez quoi? Allez donc l’appliquer ailleurs…chez l’EI,par exemple…scandaleux de lire de tels propos sur les crises…ou alors faut il que je fasse un cours magistral sur la notion d’Oumma? Si olivier le souhaite,je le fais,puisque je maîtrise le sujet quelque peu…mais qu’on se rappelle seulement d’une chose…c’est que l’Oumma est “exclusive” et de nature totalitaire…alors que l’Oumma réfléchisse et bien,comme le lui a demandé le Raïs Al Sissi… et à El Azhar encore…mais elle ne peut pas réfléchir,pour une raison simple…elle n’existe pas,n’a jamais existé et n’est pas près d’exister…çà suffit comme çà…nous n’avons pas lutté pour la laïcité pour entendre et lire des propos faisant référence à une autocratie religieuse. Tout est il permis? Au moment où on massacre chrétiens ,yézidis,et aussi musumlans libres dans le monde? Au moment où l’Afrique est soumise à une terreur sans nom? Oumma? Oumma pas serait plus réaliste et plus exact…Oumma est une notion de nature quasi fasciste,parce qu’elle se veut à la fois religion,état,et monde…din wa dawla wa 3aalam…Olivier,s’il vous plaît…pas d’opinions totalitaires à défaut de meilleure définition sur votre site…pas de peule élu,pas de race supérieure,et pas d’oumma…qui participe du même …merci.


      • Louis 9 Le 12 avril 2015 à 15h44
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        Il “est vrai” que Mahomet a dit à ses disciples “allez de part le monde prêcher la Bonne Parole, guérissez les malades et chassez les démons”.

        Les disciples suivent forcément (ou au moins essayent) d’imiter le fondateur d’une religion.

        Je souhaite que les musulmans désirant changer de religion puissent le faire sans subir une fatwa les condamnant à mort.


      • jacky-olivier Le 12 avril 2015 à 18h29
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        La cause profonde et surdéterminante du “djihadisme international” est sa sponsorisation par l’oligarchie via le Qatar et l’Arabie Saoudite. Sans ça, il n’existerait pas.

        Il y a des milliards de musulmans, des millions en France, les “djihadistes Français” sont 1300 selon les dernières estimations des services de renseignement, soit 0,025% sur la base de 5 millions de musulmans.


  10. jacky-olivier Le 12 avril 2015 à 12h33
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    Il est question du djihad sponsorisé par l’Occident, pas du djihad de l’Islam. Essayez de comprendre d’où viennent Al-Qaïda, Daech, et revenez en deuxième semaine.

    Je comprends bien que cette analyse ennuie profondément les islamophobes qui ne devraient plus pouvoir amalgamer djihad – Islam – musulmans – immigrés d’origine maghrébine. C’était tellement pratique, et tellement conforme aux souhaits de l’oligarchie. Les djihadistes (et tout ce qui y est amalgamé) sont l’épouvantail de l’oligarchie, réveillez-vous cher monsieur, ce site vous en donne les moyens !


  11. Bruno Le 12 avril 2015 à 12h57
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    “On lui dit : tu es un héros, tu n’es pas rien, tu es beaucoup plus que les autres”.

    C’est tres exactement le discours de tous les fascismes/nazismes/marchants de tapis. Discours qui repose sur deux mensonges:
    1- aujourd’hui vous n’etes rien,
    2- demain vous serez tout.


  12. Virginie Le 12 avril 2015 à 13h15
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    Mais le communautarisme mène à la désocialisation.


    • Chris Le 12 avril 2015 à 14h34
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      Les humains ont archaïquement besoin d’une appartenance (famille, clan, région, pays, nation, partage culturel).
      Quand on la leur refuse, cela provoque une désintégration des repères : le communautarisme est un réflexe d’ordre et de survie pour se re-géolocaliser. De mon point de vue, nous payons les conséquences de la mondialisation qui a provoqué des transhumances massives SUBIES résultant de guerres conventionnelles et économiques continues à travers la planète.
      Le village planétaire est une très mauvaise idée (même si elle rapporte gros aux 1%), car il va à l’encontre des besoins humains qui ne sont pas exclusivement matériels, comme le prône cette idéologie fasciste. Les retours de bâton sont violents et nous ne sommes pas au bout de nos peines.


    • Carabistouille Le 12 avril 2015 à 15h35
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      Pour l”instant, c’est l’hédonisme individualiste qui mène à la désocialisation. Le communautarisme comble hélas, le manque de grégarité que notre société de porcs consommateurs a induit.
      La République se doit d’être peuplée de citoyens pour prospérer et même survivre. Où sont les citoyens?
      Pas de travail, pas de statut, pas de militantisme, pas d’appartenance, pas de reconnaissance.


    • jacky-olivier Le 12 avril 2015 à 18h32
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      C’est la non-intégration des musulmans qui les amène au communautarisme. Ensuite faut avoir à l’esprit que seulement 0,025% des musulmans français sont “partis faire le djihad”.


    • Bruno Le 12 avril 2015 à 20h14
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      Pas certain… Le pire c’est vraiment d’être abandonné de tous. Famille. Communauté. Etat.


  13. coinfinger Le 12 avril 2015 à 17h06
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    Excellente analyse , aisément généralisable . D’ailleurs l’auteur n’hésite pas avec les légions Romaines et Rome , l’intérieur . Sauf que le mouvement est inverse pour les assimilés légionnaires . Les nouveaux on les voit se diriger vers l’extérieur au lieu de l’intérieur et faire la leçon ‘morale’ au lieu de s’assimiler la culture . Bref d’authentiques exclus , des décomposés de la société non recyclables . Des rejets , rejetants . Des faschistes , quoi !


    • Annouchka Le 13 avril 2015 à 11h03
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      Les barbares qui ont pris le pouvoir dans la partie occidentale de l’Empire romain n’étaient ni désocialisés ni marginaux (tout comme les Ottomans qui on “achevé” sa partie orientale 1000 ans plus tard) C’était des chefs de guerres, qui, pour certains, avaient fait carrière dans l’armée romaine et qui se sont bien vite vu légitimés par des titres (“patrice” et autres…) par les autorités impériales de Constantinople… Nous sommes omnibulés par l’origine ethique de ces barbares, mais l’Empire romain était multi-étnique depuis très longtemps. Et ces gens se sont bien vite fondu dans la masse en adoptant la langue latine et la religion de l’empire, c’est à dire le christianisme (Ce que les Ottomans, musulmans, n’ont pas fait, en revanche)


  14. philbrasov Le 12 avril 2015 à 19h25
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    dans ce debat on confond la cause et les effets….
    la cause est bien dans les textes….repris par des sectaires restes au moyen age….
    arrêtons une fois pour toute de parler de l’islam , mais DES ISLAMS…..

    ce truc religieux est un fourre tout , ou chacun detient SA VERITE…
    mais la vérité des textes EST ELLE irréfutable….


  15. Sébastien Le 12 avril 2015 à 22h41
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    J’ai lu le titre, et puis j’ai été pris d’un gros mal de tête. De quoi on parle? On est en France en 2015. Ah oui, c’est quoi le problème en France en 2015? Mauvaise question. Qu’est-ce qui n’est pas un problème en France en 2015? Rien.
    On est étonné que certaines personnes en manque de repères ou déséquilibrées veuillent faire le Djihad? Que d’autres se suicident aux portes de Pôle-Emploi ou dans les commissariats? D’avoir 13000 milliards de Francs de dettes?
    Réponse: la désocialisation!
    J’ai envie de rire nerveusement, voire de prendre un énorme fou-rire.
    C’est bien çà la désocialisation. Je l’entends avec ses gros sabots depuis la minute suivant mon arrivée sur cette planète. Et puis, la désocialisation, c’est comme la guerre. Quel monstre pourrait être pour? Hein!
    Mon ennemi, c’est pas la finance! Non! C’est la désocialisation, qui n’a pas de cause, pas de visage!
    Tiens, si ça se trouve, c’est encore un truc surnaturel ou divin balancé par Dieu juste pour faire c….
    Allez, je m’en vais revoir un reportage sur la France des années 50, quand on vivait sur une autre planète.


    • Wilmotte Karim Le 12 avril 2015 à 23h35
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      L’auteur n’a pas dit que la désocialisation n’avait pas elle-même des causes.


      • Un naïf Le 13 avril 2015 à 07h31
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        Oui mais il parait que pour ça, il n’y a pas d’alternative !!! 😉


  16. bocanegra Le 13 avril 2015 à 09h23
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    encore un article qui voudrait nous faire prendre le bon dieu pour un gentil monsieur bien veillant …bon la religion …….désocialise…………….. c’est son but, elle enferme l’esprit dans un ensemble de croyances à dormir debout ! jusqu’à quand aurons- nous droit encore à ce genre d’analyse qui n’en est pas ? qui contourne la réalité en se contorsionnant ? et comment justifier une immigration importante et invariable ( gouvernement après gouvernement elle est invariable comme un dogme ) quand économiquement un pays ne peu faire face à une intégration devenu impossible du fait de son importance et du choc qu’elle produit ? où est la socialisation ? il n’y en a jamais eu et pour cause.la religion est un oreiller qui est appliqué sur le visage de notre pays afin de l’étouffer …on commence par la laïcité et le reste suit grâce à ce genre d’article qui se veut “raisonnable” mais qui est en fait le résultat d’une soumission intellectuelle et psychologique. où il est justifié comme on peut que ….bon tout n’est pas si mal , pas la faute de l’islam ni du christianisme si des millions et des millions de pauvres gens sont morts …il n’y a rien à voir , l’hirondelle et le printemps n’ont rien à voir c’est bien connu, la balle et le revolver non plus ! etc …etc …refrain de la chanson . allez donc lire l’interview de M. Onfray à ce sujet, il est bien plus “raisonnable” que cet article bon chic bon genre …qui ne sert à rien si ce n’est de noyer un poisson déjà mort . à bon entendeur salut !


  17. bosondehiggs Le 13 avril 2015 à 11h36
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    le djihad le plus assassin sur la planète reste les ayatollahs et curés du néolibéralisme


  18. christian gedeon Le 13 avril 2015 à 12h31
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    J’espère être publié..ma colère est immense à la lecture de cet article débile…j’ai envie de dire à cet “intellectuel” casse toi pauv’con… t’as rien pigé…


    • georges dubuis Le 17 avril 2015 à 00h07
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      T’es pas tout seul Christian ! je me socialise avec ton estimation.


  19. christian gedeon Le 14 avril 2015 à 08h00
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    Mon commentaire était un peu court,sous le coup de l’émotion.Mais Bon Dieu de Bon Dieu, y en a marre de lire ces “explications ” de première année de socio…bêlantes à souhait !C’est pas d’ma faute,msieur,c’est d’celle de la méchante société (occidentale bien sûr). Ils sont pas gentils avec moi,msieur,alors je boude,je me désociabilise et je vais égorger des gens pour passer ma frustration ,parce que je suis “perméable ” aux idées extrêmes à cause des méchants pas gentils occidentaux qui ne me comprennent pas! Ho! çà va bien comme çà! En gros,les victimes de viennent les responsables des atrocités commises par les assassins…merveilleux discours qui en rappelle d’autres de très sinistre mémoire. C’est consternant!


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