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5.avril.20155.4.2015 // Les Crises

La guerre d’Ukraine : une crise des missiles cubains à l’envers, par William R. Polk

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Guidés par une stratégie néoconservatrice agressive de “changement de régime”, les États-Unis sont tombés sur une possibilité de confrontation militaire avec la Russie à propos de l’Ukraine, une situation difficile et dangereuse qui pourrait devenir une crise des missiles cubains à l’envers, comme l’explique l’ex-diplomate US William R. Polk.
Par William R. Polk

Dans une expérience assez horrifiante datant du dix-neuvième siècle, un biologiste du nom de Heinzmann découvrit que s’il plaçait une grenouille dans de l’eau bouillante, la grenouille bondissait immédiatement pour en sortir, mais que s’il plaçait la grenouille dans de l’eau tiède et faisait progressivement monter la température, la grenouille demeurait en place jusqu’à être mortellement ébouillantée.

OB. Je précise au passage que ceci est une légende totale…

Serions-nous comme la grenouille ? Je remarque de troublants éléments de ce processus lorsque j’observe le déroulement des événements dans la confrontation en Ukraine. Ils m’effraient profondément, et je crois qu’ils devraient effrayer tout le monde. Mais ils sont si graduels que nous ne distinguons pas de moment spécifique où nous devons bondir ou périr.

En octobre 1962, les américains étaient terrifiés par les missiles soviétiques à Cuba, comme le montre cette carte d’un quotidien indiquant les distances entre les principales métropoles d’Amérique du Nord et Cuba.

Ainsi, brièvement, permettez-moi ici de décrire le processus de la crise des missiles cubains de 1962 et d’exposer comment le déroulement de cette crise peut se comparer avec ce à quoi nous faisons face aujourd’hui en Ukraine.

Il y a trois éléments qui ressortent dans la crise des missiles cubains : 1) Les relations entre l’URSS et les USA étaient déjà “au bord du précipice” avant d’atteindre le stade de crise ; chacun de nous avait un très grand nombre d’armes de destruction massive braquées sur l’autre. 2) L’URSS accéléra la crise en s’installant dans Cuba, un pays que les États-Unis considéraient comme faisant partie de sa zone d’influence depuis la doctrine de Monroe en 1823. 3) Certains militaires, des officiels, ainsi que d’influents citoyens dans chaque pays avançaient l’idée que l’autre céderait si une pression suffisante lui était imposée.

Permettez-moi de rappeler que j’étais aux premières loges (position très inconfortable) durant la crise. J’étais l’un des trois membres du “Comité de gestion de la crise” (Crisis Management Committee) qui supervisait les événements.

Le lundi de la semaine du 22 octobre 1962, j’étais aux cotés du secrétaire d’état Dean Rusk, du sous-secrétaire George Ball, du conseiller et président du Centre de prévision et stratégie (Policy Planning Council) Walt Rostow et du sous-secrétaire aux affaires politiques U. Alexis Johnson pour écouter le discours du président John F. Kennedy auquel nous avions tous contribué.

Le compte rendu que fit Kennedy était littéralement terrifiant pour ceux qui comprenaient ce qu’une confrontation nucléaire veut dire. Nous, dans cette pièce, nous savions bien évidemment. Nous étions tous informés de tout ce que les USA savaient à l’époque. Et nous savions tous ce que notre gouvernement cherchait – faire partir les missiles russes de Cuba. Finalement nous étions déterminés à le faire par la force si les Russes ne les retiraient pas eux-mêmes.

Avant ce jour-là, j’avais recommandé vivement que l’on retire nos missiles “Jupiter” de la Turquie. Une décision primordiale selon moi car c’était des armes “offensives” plus que “défensives”. Cette distinction venait du fait qu’ils étaient de vieux missiles à propulsion liquide qui nécessitaient un temps relativement long pour être lancés. Ils ne pouvaient donc être utilisés que pour déclencher les hostilités. Sinon, ils auraient été détruits par l’adversaire avant de pouvoir décoller.

Les russes les considéraient à juste titre comme une menace. Les enlever permettait à Nikita Khrouchtchev de retirer les missiles russes sans subir un degré d’humiliation inacceptable et risquer un coup d’état.

Ensuite, après la fin de la crise, j’ai rédigé le « rapport » dans lequel nous avons soigneusement passé en revue “les leçons” de la crise. Il servit à mener l’examen de la crise au Conseil des relations extérieures, avec tous les hauts responsables américains impliqués. Ce que j’écris ci-dessous provient en partie de notre réflexion lors de cette réunion. Autrement dit, il s’agit essentiellement de ce sur quoi ceux qui ont été plus profondément impliqués dans la crise se sont mis d’accord.

Le jeu de la guerre

Peu de temps après, j’ai participé à une simulation top secrète du département de la défense, conçue par le professeur Thomas Schelling du MIT, dans laquelle il mettait en place le scénario – ironiquement placé près de l’Ukraine – d’une suite d’évènements pour montrer que l’URSS accepterait de subir une attaque nucléaire des américains sans riposter.

C’était, comme il l’a dit au cours de notre séance de débriefing et d’analyses du scénario, la légitimation d’une extension de la théorie de la dissuasion. C’était pour prouver que nous n’avions pas à craindre de réaction à une attaque nucléaire limitée. Henry Kissinger avait vulgarisé cette idée dans son livre de 1957 “Armes nucléaires et politique étrangère” [Kissinger réalisa son erreur et renia en partie ce qu’il avait défendu dans un livre de 1961 “L’obligation de choisir”.]

Pendant le débriefing, j’ai soutenu – et mes collègues participants au “wargame”, qu’ils soient de l’armée, du renseignement ou de la diplomatie acquiescèrent – que l’idée d’une guerre nucléaire limitée n’avait aucun sens. Aucun gouvernement ne pourrait accepter une telle attaque dévastatrice et y survivre. S’il ne répond pas par une frappe de représailles, dans le cadre d’un “refus de la défaite”, il serait renversé et exécuté par ses propres militaires et forces de sécurité.

Et l’attaquant initial se devrait, à son tour, de riposter sauf à subir le même sort. La stratégie “coup pour coup” mène inévitablement à la “guerre généralisée”.

Vingt ans plus tard, en 1983, un second scénario du département de la défense (nom de code “Fier Prophète”) auquel je n’ai pas participé et qui était fortement inspiré par les militaires confirma ce que j’avais avancé en 1962 : il n’y a pas de guerre nucléaire “limitée” si les deux protagonistes sont en possession d’armes nucléaires. Des frappes nucléaires limitées mènent inévitablement en une guerre totale.

Donc soyons réaliste, oublions “guerre limitée” et envisageons “guerre généralisée”.

Même le grand défenseur des armes thermonucléaires, Edward Teller, a admis que leur usage “mettrait en danger la survie de l’humanité”. Le physicien atomique russe et prix Nobel de la paix, Andrei Sakharov, en envisagea les conséquences dans l’édition de l’été 1983 de “Foreign Affairs” et y voit “une catastrophe aux proportions indescriptibles”.

Conséquences nucléaires

Plus de précisions ont été obtenues par un groupe d’étude scientifique réuni par Carl Sagan et vérifiées par 100 scientifiques. Un résumé graphique de leurs conclusions a été publié dans l’édition de l’hiver 1983 des “Foreign Affairs”.

Sagan montra que, les deux principales puissances nucléaires ayant ciblé les villes, le nombre de morts pouvait raisonnablement être estimé entre plusieurs centaines de millions et 1,1 milliard et qu’en plus, il faudrait considérer 1,1 milliard de blessés graves. Ces estimations se référaient à la situation des années 80. Aujourd’hui les villes ont grandi, ces nombres seraient donc bien plus grands.

Les incendies allumés par les bombes projetteraient de la suie dans l’atmosphère causant une chute des températures telle qu’elle entraînerait le gel du sol jusqu’à une profondeur de un mètre. Les cultures seraient impossibles et la nourriture déjà stockée probablement contaminée, condamnant les quelques survivants à mourir de faim.

Les centaines de millions de cadavres ne pouvant être enterrés provoqueraient des épidémies. Dès que la suie serait retombée et que le soleil brillerait à nouveau, la couche d’ozone détruite ne protégerait plus des rayons ultraviolets et provoquerait la mutation des pyrotoxines.

Des maladies contre lesquelles il n’existe pas de phénomène d’immunité se propageraient. Elles accableraient non seulement les survivants, mais aussi, selon les conclusions d’un groupe de 40 experts renommés en biologie, causeraient l’extinction de nombreuses espèces animales et végétales. En fait, il y a une réelle possibilité “qu’il ne reste aucun humain dans l’hémisphère nord … et la possibilité de l’extinction de l’homo sapiens”.

Donc en résumé :
– Il est pratiquement certain que ni le gouvernement américain ni le gouvernement russe ne pourraient tolérer une attaque ne serait-ce que limitée sans y répondre.

– Il n’y a aucune raison de penser qu’un gouvernement russe, confronté à une défaite dans un combat avec armes conventionnelles, serait capable d’éviter l’emploi d’armes nucléaires.

– Quelles que soient les tentatives faites pour limiter l’escalade, elle échoueront probablement et de ce fait mèneront à une guerre totale.

– Finalement, les conséquences prévisibles d’une guerre nucléaire seront immanquablement une catastrophe inimaginable.

Bien que ces risques nous paraissent éloignés aujourd’hui, il est clair qu’ils nous obligent a faire tout notre possible pour éviter le sort que subit la grenouille. Nous voyons bien que “l’eau” est en train de chauffer. Nous ne devrions pas rester assis et attendre qu’elle se mette à bouillir.

Ce n’est pas ce que nous avons fait pendant la crise des missiles cubains. Avec les russes, nous avons élaboré une solution. Qu’allons-nous faire, que devons-nous faire à présent ?

Réflexion réaliste

La première étape est “d’évaluer” la situation telle qu’elle est réellement et de distinguer clairement le mouvement et le sens que prennent les évènements. Bien évidemment, ils ne sont pas identiques à ceux de la crise des missiles cubains. L’Histoire ne se répète pas à l’identique, mais comme l’indiquait Mark Twain d’une façon lapidaire, certains évènements “riment” parfois avec des évènements antérieurs.

Considérons ces éléments clés :

– Malgré l’implosion de l’Union Soviétique et les tentatives pour réduire l’armement nucléaire, la Russie et les États-Unis continuent d’être des puissances nucléaires équivalentes ayant la capacité de se détruire l’une l’autre – ainsi que probablement le monde entier. Ce sont des centaines si ce n’est des milliers de nos propres armes qui sont apparemment constamment en “état d’alerte imminente”. Je suppose que c’est aussi le cas de leur côté.

– La Russie et les États-Unis sont tous les deux gouvernés par des hommes peu susceptibles d’accepter une humiliation – et une quasi certitude d’être assassinés par de “super-patriotes” de leur propre entourage – et seraient contraints d’agir, même au prix de la destruction massive de leurs pays respectifs.

Donc, pousser les dirigeants de notre adversaire dans cette direction, c’est littéralement jouer avec le feu. Comme le président Kennedy et nous l’avions compris lors de la crise de 1962, même si les dirigeants veulent éviter le conflit, il arrive un moment où, du fait de leurs menaces respectives, les évènements remplacent la politique et les dirigeants deviennent spectateurs.

– Les peuples russes et américains ont tous deux démontré leur ténacité et leur détermination. Ni l’un ni l’autre n’entend se laisser intimider.

– Les russes et les américains sont tous deux guidés, en politique étrangère, par ce qu’ils pensent être des “préoccupations fondamentales”. Pour les américains, comme l’illustrent la crise des missiles de Cuba ainsi que plusieurs autres événements précédents, cela revient à affirmer l’existence d’une “zone d’exclusion” pour les autres puissances.

L’Amérique a montré lors de la crise des missiles de Cuba que nous ne pouvions tolérer aucune intrusion dans notre zone, même au prix d’un inimaginable danger. Comme leur histoire le montre, les russes réagissent selon un code similaire. Les russes ayant souffert terriblement, contrairement à nous et c’est heureux, lors des diverses invasions de leur histoire et en particulier au cours du XXe siècle, on peut s’attendre à ce qu’ils fassent obstacle, par tous les moyens et à n’importe quel prix, à une intrusion dans leur zone.

[J’ai présenté l’expérience russe dans un essai précédent, “La formation de l’inconscient collectif des russes et des ukrainiens”, disponible sur mon site, www.williampolk.com]

– Nous avons dit que nous comprenions cet objectif fondamental des russes, et au nom de notre gouvernement, le secrétaire d’état James Baker Jr. a accepté officiellement de ne pas poursuivre nos activités militaires dans leur sphère d’influence. Cependant nous avons violé cet accord en ajoutant, pays par pays, les membres de l’ex Union Soviétique et ses ex satellites à notre alliance militaire, l’OTAN.

– Nous en sommes maintenant à l’étape finale, à la limite de la Russie elle-même en Ukraine, et, comme les russes le savent, certains américains influents ont suggéré que nous poussions encore plus loin “jusqu’aux portes de Moscou”. Ceux qui préconisent ce que les britanniques appelèrent un temps “la politique de marche en avant”, en voient les indispensables premiers pas dans l’armement de l’Ukraine.

– Et enfin, il n’y a aucun moyen par lequel nous ou l’Union Européenne puissions armer l’Ukraine à un niveau qui lui permettrait de rivaliser avec la Russie. Ainsi, ces armes seraient susceptibles, à la fois, de donner aux ukrainiens des idées irréalistes sur leur puissance par rapport à la Russie et d’être perçues par celle-ci comme une manœuvre “offensive” à laquelle ils pourraient se sentir obligés de répondre. Par conséquent, elles nous entraîneraient tous dans une guerre que nous ne voulons pas.

Recommandations politiques

Alors que faire ? En un mot : arrêter. Car ce que nous faisons maintenant, et ce que nous avons l’intention de faire n’est ni dans notre intérêt ni dans l’intérêt des ukrainiens, et est perçu comme une menace par les russes. Nous ne pouvons pas tenir la politique que les ukrainiens se sentiraient encouragés à adopter par l’armement que nous leur fournirions sans provoquer une guerre. Les sanctions économiques sont l’une des formes de cette guerre, mais il est peu probable qu’elles aient les conséquences escomptées.

Ainsi, il est tout à fait possible que la logique des événements force les russes et nous-mêmes à l’étape suivante, puis de cette étape à la suivante encore, et ainsi de suite. Poursuivre dans cette direction pourrait conduire à une destruction massive, et à des morts en grand nombre. Nous devons arrêter immédiatement de faire ce qui ne fonctionne pas, n’est pas dans notre intérêt, ni dans celui des ukrainiens ou des russes.

Mais arrêter à quelle condition ? J’ai moi-même participé à la négociation de deux cessez-le-feu complexes, mais finalement couronnés de succès. Et j’ai appris deux choses : d’abord, qu’il est impossible d’obtenir un cessez-le-feu sans que les deux parties ne le voient comme moins mauvais que l’alternative, et ensuite qu’un cessez-le-feu n’est qu’une condition préalable à un accord. Alors qu’est-ce que cet accord impliquerait ?

A mon avis, les éléments d’un accord général sont les suivants :

– La Russie ne tolérera jamais que l’Ukraine devienne un membre hostile d’un pacte militaire rival. Nous devons le comprendre. Imaginez comment nous aurions réagi si le Mexique avait tenté de rejoindre le Pacte de Varsovie. Tiré par les cheveux ?

Rappelons-nous qu’avant même que la question des armes nucléaires ne se pose, nous avons tenté de renverser le gouvernement cubain pro-russe avec l’opération de la Baie des Cochons, et que nous avons tenté à plusieurs reprise d’assassiner le chef de l’état Fidel Castro. Nous avons échoué, et par conséquent nous avons cherché pendant deux générations à isoler, appauvrir et affaiblir ce régime.

Nous serions stupides de nous attendre à ce que les russes ne réagissent pas de la même manière face à un gouvernement ukrainien anti russe qui viendrait les défier. Ainsi, militer pour l’inclusion de l’Ukraine dans l’OTAN ne serait pas seulement un coup perdant ; cela risquerait aussi de ruiner les efforts prudents que nous avons entrepris pendant une génération pour améliorer notre sécurité et notre bien-être, et de nous diriger vers une guerre froide, si ce n’est une vraie guerre. Nous devons adopter une autre stratégie.

– Nous devons reconnaître que l’Ukraine n’est pas située dans notre sphère d’influence ni de domination. L’Ukraine n’est ni dans l’hémisphère Ouest, ni dans l’Atlantique Nord. Vu de la Mer Noire, le concept d’une Organisation du Traité de l’Atlantique Nord est un oxymore. La Mer Noire fait partie de ce que les russes appellent “l’étranger proche”.

Les implications politiques sont claires. De la même manière que les russes ont réalisé que Cuba faisait partie de notre sphère d’influence, et ont donc reculé lors de la crise des missiles, il est probable qu’ils vont caler leurs réponses à nos actions sur la croyance que nous allons reculer de la même manière parce que nous aurons compris que l’Ukraine est dans leur voisinage et pas dans le nôtre.

Le danger, bien sûr, est que pour des raisons politiques domestiques – et en particulier sous la pression des néoconservateurs et autres faucons – il est possible que nous n’acceptions pas cette réalité. Alors le conflit, dans toute son horreur, deviendrait virtuellement inévitable.

– Mais le conflit n’est pas inéluctable et peut être facilement évité si vraiment nous souhaitons l’éviter. C’est parce que les russes et les ukrainiens partagent le même objectif que celui que les États-Unis partagent d’un point de vue émotionnel. L’objectif commun est celui d’une Ukraine qui deviendrait un membre sûr, prospère et constructif de la communauté internationale.

Parvenir à un tel statut de membre ne peut être que du ressort des ukrainiens eux-mêmes. Mais, comme tous les observateurs sérieux ont pu le constater, la société et l’organisation politique ukrainiennes ont un long chemin à parcourir avant de parvenir à notre objectif commun.

Ceci est vrai, même en oubliant le différend russo-américain. Son gouvernement est corrompu, tyrannique et faible. Le mieux que nous puissions faire
est de supprimer tous les freins à la croissance d’une société saine, sûre et libre.

Le moyen d’accomplir ceci est double : premièrement, nous devons cesser notre intrusion militaire dans les affaires ukraino-russes de façon à diminuer les craintes russes d’une agression, et deuxièmement, partout, et de toutes les manières où cela est acceptable par les deux parties, nous devons aider à la croissance de l’économie ukrainienne et, indirectement, à la stabilité et au bon sens du système de gouvernement ukrainien. Une première étape dans cette direction pourrait être l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne.

Ceci devrait, en termes généraux, et pour notre propre bien, constituer notre stratégie.

Source : Consortium News, le 24/02/2015
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Commentaire recommandé

dissy // 05.04.2015 à 01h54

”Une première étape dans cette direction pourrait être l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne.”

NON MERCI,sans façon…

53 réactions et commentaires

  • Boublik // 05.04.2015 à 01h33

    Je viens d’uploader le documentaire “Crimée. Le retour à la Patrie” au complet en VOSTFR: http://www.dailymotion.com/video/x2lr5nl_crimee-le-retour-a-la-patrie-2015-partie-1-3_school
    Allez tous le regarder! La version russe a déjà fait 6 millions de vues en 2 semaines.

      +37

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    • DUGUESGLIN // 05.04.2015 à 09h16

      Merci beaucoup Boublik de cet excellent reportage.

        +8

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    • purefrancophone // 05.04.2015 à 13h11

      Boublik;
      Merci , ce reportage va entrer dans l’histoire de la Crimée et de la Russie .Il devra être vu par tous les Russes mais aussi les Européens afin de remettre la véritable histoire à l’honneur .
      Encore merci de nous avoir fait connaitre ce beau reportage de vérités sur la Crimée , la Russie et l’Ukraine .Histoire qui se termine bien pour les Criméens , mais que les populations de l’Est de l’Ukraine attendent avec impatience d’écrire pour la paix dans leurs régions .

        +16

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  • dissy // 05.04.2015 à 01h54

    ”Une première étape dans cette direction pourrait être l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne.”

    NON MERCI,sans façon…

      +68

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    • Jean Louis // 05.04.2015 à 06h07

      Sans compter les coups foireux de la marionnette des USA qu’est la Géorgie lors des guerres en Ossétie et Abkhazie en 2008. On retrouve les mêmes “faiseur de paix” en Géorgie et en Ukraine, à savoir Kouchner,BHL et Raphaël Glucksman. Responsable de crime de guerre Glucksmann conseiller de Saakachvili et sa femme ministre de l’intérieur géorgien sont partis et Saakachvili est en exil…aux USA!!

        +44

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      • Rouge Vif // 05.04.2015 à 22h20

        Sakhashvili n’est plus un exilé US mais conseiller de Poroshenko pour l’approvisionement en armes de l’Ukraine; verifiez!

          +11

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    • Jean // 05.04.2015 à 06h08

      même remarque! tout ce discours de bon sens est gâché par la conclusion!
      l’aveuglement est sans limite?

        +36

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      • V_Parlier // 05.04.2015 à 17h35

        Ca déçoit beaucoup, en effet, quant à la maîtrise du sujet qu’a réellement l’auteur en ce qui concerne l’UE. J’ai l’impression que beaucoup d’américains ne savent pas vraiment que l’UE est plus ou moins une annexe de leur pays.

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        • Guadet // 06.04.2015 à 14h49

          Au contraire, cela prouve “la maîtrise du sujet qu’a réellement l’auteur en ce qui concerne l’UE.” L’UE est un instrument commode des USA quand ceux-ci ne peuvent pas intervenir directement. C’est pourquoi il se propose de l’utiliser. S’il pensait l’UE indépendante il ne pourrait pas le faire.

            +3

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          • V_Parlier // 06.04.2015 à 22h33

            Oui, enfin çà c’est en supposant qu’il est réellement un hypocrite (ce qui est probable, j’en conviens).

              +1

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      • franckmilan // 05.04.2015 à 19h06

        discours de bon sens ??? jamis lu autant d’anerie sur la crise de cuba : n’était-ce pas une réponse aux missiles américains que ceux ci souhaitaient déployer en turquie ??

          +3

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    • DUGUESGLIN // 05.04.2015 à 06h54

      Le mieux serait l’adhésion de la Russie, en même temps que celle de l’Ukraine. Mais dans le cadre d’une Union Européenne, totalement refondue.
      Ce qui mettrait fin à une guerre qui aurait perdue sa justification.
      Mais ce n’est qu’une vue de l’esprit, une sorte de provocation pour faire bondir les “maîtres du monde” qui veulent empêcher la formation d’une vraie Europe.
      On peut quand même y réfléchir.

        +26

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      • V_Parlier // 05.04.2015 à 17h33

        Qui dit coopération européenne ne dit pas forcément Union Européenne gouvernée par un pouvoir central, chapeauté par une commission non élue. Parce-que cela, les Russes n’en voudront jamais, quel que soit leur chef d’état.

          +12

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        • DUGUESGLIN // 05.04.2015 à 17h38

          à Parlier Je suis d’accord. Ça va de soi. C’est pourquoi je précise, une vraie Europe, Une Europe de pays souverains, alliés et amis dans des intérêts communs.

            +8

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      • niethil // 05.04.2015 à 23h40

        Ce qui est une vue de l’esprit, c’est de penser que la construction européenne peut déboucher sur une “vraie europe” de quelque espèce que ce soit. La réalité c’est que le seule moyen de transformer des espaces de souveraineté distincts en un espace de souveraineté unique, c’est la guerre. C’est pas une question de volonté humaine, c’est une question structurelle et logique : un tel acte constitue une rupture de l’intégralité des structures sociales et politiques, ce qui interdit d’utiliser ces mêmes structures pour le réaliser, ne laissant que la force.
        La seule manière rationnelle de penser le projet européen, c’est de poser comme hypothèse de départ qu’il ne peut que (a) échouer ou (b) mettre le continent à feu et à sang. Il n’existe aucune autre issue.

        Et si ce n’est pas ce que vous envisagez, alors c’est que vous n’envisagez pas d’Europe du tout, mais des États souverains et c’est tout : il n’y a alors rien à quoi intégrer la Russie et l’Ukraine.

          +4

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  • Dany // 05.04.2015 à 06h36

    Je ne comprend pas la conclusion de l’article, il me semble que justement, l’Ukraine ne doit pas rejoindre l’UE et rester neutre. Car en entrant dans l’Union Européenne, ce serait la porte ouverte à son adhésion à l’OTAN, ce qui serait tout à fait inacceptable et à raison pour la Russie!

      +51

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    • tepavac // 05.04.2015 à 10h19

      Dany,Tu as mis le doigt sur la nouvelle stratégie pour poursuivre le but que certains se sont fixé, la domination mondiale.

      Voyant qu’après l’unisson des médias pour nous faire accepter la guèrre contre le régime Poutine à échoué, ils veulent maintenant nous faire croire que pour éviter une confrontation thermonucléaire qui serait “inéluctable”, nous devrions (les populations) accepter, de Lisbonne à Vladivostok, que l’Ukraine fasse partie de l’UE.

      Finalement le plan est identique, mais présenté autrement.
      Décidément cet adage Méxicain désignant les relations avec les corporations US est toujours d’actualité;
      “l’or ou le plomb”
      à vous de choisir…

        +14

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      • V_Parlier // 05.04.2015 à 17h43

        Peut-être que finalement c’est bien de cela qu’il s’agit, sous couvert de sagesse apparente. Il faut dire que lorsqu’on voit qui les officiels américains continuent d’accueillir chaleureusement et de flatter, on se pose des questions. Par exemple, Mikhailo Denissenko alias “Philarète de Kiev” dont il est question, entre autres, ici (la vieille question des églises d’Ukraine et de la communication faite en France, même par des médias chrétiens): http://www.youtube.com/watch?v=SKUY-O95J_E .

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    • Rouge Vif // 05.04.2015 à 22h28

      Je vous rappelle que l’UE se doit de suivre la politique militaire décidée par l’OTAN
      Ce sont là ce que disent les traités européens qui s’imposent indefiniment selon les preches et les voeux de Saint Juncker dit l’Insolent

        +4

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  • Charles Michael // 05.04.2015 à 07h00

    A la question pour quelle partie, USA ou Russie l’enjeu Ukrainien est le plus vital, la réponse est évidement la Russie.
    Les USA peuvent accepter l’échec de leur stratégie, présentée alors comme un recul temporaire et revenir à la charge plus tard où par une autre porte type Moyen-Orient, ou par une autre tactique type comme déstabilisation intérieure, ou simplement attendre la fin naturelle de l’ère Putin, etc..

    L’empressement US peut être lié aux disputes internes, au risque de crises économique et plus en profondeur au réel déclin, malgrè le succès temporaire du fracking, de leurs ressources pétrolières.

    A la question quel moyen militaire peut seul atteindre le territoire des USA, la réponse est simple les missiles nucléaires (les bombardiers stratégiques aussi mais probablement plus vulnérables).
    De cette évidence une interrogation sur la réalité du parapluie nucléaire US sur l’Europe, sa riposte automatique à des usages “tactiques” en Europe. Avec l’escalade qui pourrait s’en suivre la crédibilité de ce parapluie ne m’a jamais paru évidente.

    Et c’est bien l’Europe, dans l’incommensurable légéreté (euphémisme) de ses gouvernements fantôches qui une fois de plus organiserait sa destruction.

    Maintenant si certains considèrent Putin comme un rat, il faut se rappeler que cet animal sociable et intelligent, a le réflexe normal de fuir (comme la plupart des animaux). Mais, si vous l’acculez dans un coin il vous mordra.
    Et l’image analogique de la Russie est plutot celle d’une mère ours protégeant ses petits ,donc la survie de son existence future.

    Les USA dans une situation ultime et je fais référence à leur intervention en 1917 (après la révolution de Février) et fin 1941 (avec débarquement mi-1944) accentiraient-ils leur présence en Europe ou l’évacueraient-ils?
    Ceci bien sur présenté comme une retraite stratégique du type MacArthur aux Philippines.

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  • coinfinger // 05.04.2015 à 07h33

    Une hypothése implicite quand méme dans cet article : celle selon laquelle le pouvoir ultime appartient à des étres rationnels .
    Alors que les deux guerres mondiales , surtout la deuxiéme montrent l’inverse . Que se passerait il si les néocons aux USA d’idiots utiles experts en lobbying , prenaient le pouvoir ? Ou symétriquement si Poutine était renversé , libérant les nationalistes Russes de toutes inhibitions ?

      +7

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  • Patrick Andre // 05.04.2015 à 07h36

    “Mais le conflit n’est pas inéluctable et peut être facilement évité si vraiment nous souhaitons l’éviter. C’est parce que les russes et les ukrainiens partagent le même objectif que celui que les États-Unis partagent d’un point de vue émotionnel. L’objectif commun est celui d’une Ukraine qui deviendrait un membre sûr, prospère et constructif de la communauté internationale.”

    Cela dépend de ce que l’entend par “communauté internationale “d’un point vue occidentale?
    D’après Noam Chomsky:

    Pour le linguiste et philosophe américain Noam Chomsky, l’utilisation politique de l’expression communauté internationale est généralement contraire à son littéral[1]. Bien que son sens littéral semble désigner de façon approximative les États membres de l’ONU, elle désigne le plus souvent uniquement la position des États-Unis et de ses États clients[1].

    Il remarque : « Lorsque le terme communauté internationale est utilisé en Occident, la communauté internationale désigne les États-Unis et quiconque va dans son sens. Si le monde, la majorité du monde, s’oppose, ils ne font juste pas partie de la communauté internationale. »[4]

    http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_internationale

    Ce qui expliquerait la conclusion de cet article…

      +16

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  • Nerouiev // 05.04.2015 à 09h46

    “Une première étape dans cette direction pourrait être l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne.”
    Dommage qu’il en revienne à cette conclusion, il fout tout par terre. On dirait Fernand Raynaud : https://www.youtube.com/watch?v=xily6acWFoQ
    C’est quand-même les USA avec l’Europe avec la check-list Brzezinski qui sont venus titiller la Russie pour gouverner l’Orient et la Terre, peu importe qu’il y aient des nazis et des oligarques.

      +18

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  • Lage // 05.04.2015 à 09h51

    Par certains côtés, nous assistons aussi en Ukraine à une guerre du Kosovo à l’envers.

    Ce qui avait justifié l’intervention occidentale à Pristina était la crainte que les traitements odieux et les massacres massifs de bosniaques du fait des milices serbes ne se répétassent contre les albanais. Ce qui justifie l’intervention russe en Novorussie est la crainte de massacres de masse par les milices néonazies ukrainiennes dont Odessa et les bombardements délibérés de civils sont les signes annonciateurs.

    Ce qui avait justifié aussi l’intervention occidentale au Kosovo est la crainte de voir se développer tout près des frontières de l’UE. Ce qui justifie l’intervention russe en Novorussie est la crainte de voir se développer tout près des frontières de la Russie.

    Ce qui avait justifié aussi l’intervention occidentale au Kosovo est la crainte de voir les russes trop près de chez nous. Ce qui justifie l’intervention russe en Novorussie est la crainte de nous voir trop près de chez eux…

      +2

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    • Louis JULIA // 05.04.2015 à 10h45

      Désolé, mais votre commentaire est faux puisqu’il répète trois fois “intervention russe en Ukraine”. La seule intervention russe en Ukraine se constitue de 24 convois humanitaires de plus d’une centaine de camions chaque fois, et environ 15.000 tonnes (chiffre certainement dépassé à l’heure qu’il est) de nourriture, médicaments et marchandises de première nécessité, pour la reconstruction des bâtiments d’utilité sociale en priorité.
      Toute autre mention d’intervention russe repose sur les affirmations propagandistes de Kiev, de ses médias, de l’Otan et des USA, et de l’AFP. Ni l’OSCE (qui va passer bientôt à près de 1.000 observateurs en Ukraine), ni les radars américains n’ont pu prouver la présence des Russes.Les plus enragés de nos médias ont, depuis, mis de l’eau dans leur vin, et les proclamations débiles à coup de morceau de bus troué ou de passeports que personne n’a eu le droit de regarder de près n’ont trompé personne. En revanche, maintenant, il y a des instructeurs américains sur le territoire ukrainien.

        +26

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      • Lage // 05.04.2015 à 12h15

        Je ne nie pas qu’il n’y ait eu une réelle insurrection en Novorussie, et je ne prétend pas que Poutine ait envoyé des colonnes de tanks, comme le prétend la propagande ukrainienne, mais je pense que Sapir a parfaitement raison quand il parle d’une aide indirecte massive, y compris militaire, et de coups de main ponctuels.

        Il y a moult témoignages de soldats russes partis en Novorussie, volontairement certes mais avec la bénédiction des autorités militaires russe, voire à l’initiative de celles-ci. Le nier est absurde, et c’est tout à l’honneur du gouvernement russe que de soutenir ainsi discrètement ses frères.

          +11

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      • Thierry P // 05.04.2015 à 12h30

        Ne Soyons pas naïf, il y a forcement des forces spéciales russes en Novorussia. spetsnaz du GRU du FSB, opérateurs de guerre électronique etc…

        Par contre Il n’y a pas de troupes “régulières” ça c’est sur donc pas de troupes russes officiellement… Les forces spéciales, ça compte pas ! 🙂

          +10

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  • Bien biaisé dès la base // 05.04.2015 à 10h36

    La crise cubaine a été résolue à partir du moment où les USA ont garanti – et ensuite effectué – le retrait de leurs missiles turcs.

    Sauf que pour ce M. Polk, c’est les Soviétiques qui ont reculé et compris qui c’est le patron.

    Donc, en gros :
    1 – Je t’en mets une dans la tête,
    2 – Toi, tu me mets direct la même,
    3 – Je promets de pas recommencer et je rentre chez moi,
    4 – Toi tu dis “ok”, et tu rentres chez toi aussi.

    Mais c’est quand même moi qui gagne.

    Wouaa ! c’te logique…

    Du coup, c’est sûr, les US en Ukraine, ils maîtrisent, ils ont le raisonnement pour eux.

      +7

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    • Léa // 05.04.2015 à 13h40

      Non c’est pas si biaisé. Pour les russes l’important c’était la Crimée, ils ont réagi de façon expresse. Le reste c’est les conséquences.

      Imaginez qu’il leur faille arracher la Crimée maintenant, ce serait la guerre totale.

      Je ne vois pas bien ce que maitrisent les USA ? Et leurs raisonnements sont plutôt tordus.

        +8

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  • ponsov // 05.04.2015 à 13h49

    Je note comme de nombreuses personnes de ce site que cet article commence bien mais se dégrade au fur et à mesure pour terminer par une énormité. Trois erreurs:

    1-” L’objectif commun est celui d’une Ukraine qui deviendrait un membre sûr, prospère et constructif de la communauté internationale.” c’est une gageure,la patronne de la banque d’ukraine vient d’annoncer une chute de 7.5/100 du PIB sur 2014,21/100 d’inflation et la division des devises par deux,rajoutez à cela le fait que les industries lourdes et le charbon sont en territoire pro-russes et que le gouvernement de Kiev détourne l’argent à des fins militaires,que le salaire médian est de 100 euros par mois etcetcetc…

    2- “Mais le conflit n’est pas inéluctable et peut être facilement évité si vraiment nous souhaitons l’éviter.
    Bisounours à nouveau,cela fait un an que l’Ukraine bombarde les villes du Donbass,que Porkochieneko refuse de payer les retraites du Donbass,les pro-russes ne vont pas se donner de grandes tapes dans le dos avec Kiev style” allez,c’est bon on oublie tout et on repart à zéro” facilement.
    3- la conclusion “Une première étape dans cette direction pourrait être l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne.” justement c’est cela qui a tout déclencher c’est le casus belli
    Je pense que l’auteur devrait regarder les billets du site.

      +19

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  • Karel Řehoř // 05.04.2015 à 14h05

    Noté cette dimanche

    Le président Tchèque Miloš Zeman a déclaré aujourd’hui, que les ports du Château de Prague sont maintenant fermé à l’ambassadeur des USA, Andrew Schapiro. Schapiro a publiquement critiqué Zeman à cause de sa visite prévue à Moscou pour observer la 70eme anniversaire du fin de la deuxième guerre mondiale. Zeman a dit, « Je n’ose pas imaginer, que l’ambassadeur Tchèque à Washington pourrait conseiller au président américain où il doit voyager. »

    http://www.novinky.cz/domaci/366209-americky-velvyslanec-ma-dvere-na-hrad-zavrene-rekl-zeman.html

      +27

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    • Ovni de Mars // 05.04.2015 à 14h54

      C’est bien, il y a des dirigeants qui résistent en Europe ! Je ne parle pas de Hollande bien sur…

        +13

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    • michel roissy // 05.04.2015 à 20h29

      eh bien, voilà un dirigeant un peu plus courageux que nos c……s molles européo-atlantistes… oui not’ Maître, bien not’ Maitre…

      La république tchèque peut maintenant craindre une révolution colorée… on sait que “not’ Maitre” tord le bras des récalcitrants (il l’a dit lui même, je n’invente rien ;-))

        +12

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    • kaaron // 08.04.2015 à 20h26

      Hé bien… il n’a pas dû faire partie des “Young Leaders” celui-là…!

        +1

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  • stef1304 // 05.04.2015 à 18h07

    “Une première étape dans cette direction pourrait être l’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne.”

    Après avoir bien foutu la merde, et grillé nos relations avec la Russie, bonjour le fardeau.
    Merci USA.
    Comme dirais son directeur de publication: qu’ils aillent tous…
    Encore une fois comment ne pas s’étonner du silence des grandes capitales europénnes sur toute cette affaire ?Nous aurions du être les premiers à réagir et saisir l’occasion pour faire un pas de côté vis à vis des USA.

      +12

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  • V_Parlier // 05.04.2015 à 18h17

    Sans aller jusqu’aux hypothèses de conflits armés, il y a aussi la restriction des coopérations économiques à des sphères de clans, et l’imposition des conditions d’échanges sans discussion. Car l’OTAN et l’UE ont bel et bien un esprit de clan, comme le Pacte de Varsovie à son époque: Avec nous et sous notre pouvoir, à nos conditions, ou contre nous. Rien d’autre. Et finalement peu importent les intérêts réels du nouveau candidat appâté. Ceci a bien entendu des impacts forts sur le pays voisin en question, qui ne manquera pas, quel qu’il soit, de manifester… un certain mécontentement, dirons nous. Surtout si le nouveau “candidat” voisin est arraché au moyen d’une guerre civile à ses portes.

      +4

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  • Michel Ickx // 05.04.2015 à 18h24

    On devrait ajouter un détail important à cet article bien fait jusqu’à ce qu’ il déraille à propos de l’Ukraine rejoignant l’UE .

    Lors de la crise de Cuba il y avait encore des hommes d’état aux USA et on se parlait en langage diplomatique, c’est-à-dire avec respect pour l’adversaire de part et d’autre. De vrais diplomates intervenaient. Kennedy négocia secrètement le retrait des missiles USA en Turquie. La raison en est que le public américain déjà victime de l’exception américaine et de la supériorité du pays n’aurait pas pardonné à Kennedy et à son administration cette concession si elle avait été connue du public américain.

    Ce n’est que plus tard qu’on a su que chacune des parties avait cédé sur quelque chose. Kroutchev et les Russes ont accepté de perdre la face dans une certaine mesure en décidant apparemment de se retirer sans contrepartie.

    A la différence des aventuristes Néocons actuels ils avaient également la prudence qui caractérise les Russes. L’important pour eux était le retrait de ces missiles de Turquie dont l’installation avait motivé celle des missiles Russes à Cuba. Ici encore, comme en Ukraine, la duplicité USA était en fait ce qui avait provoqué la crise en premier lieu.

    En cela les dirigeants Soviétiques on montré une fois de plus qu’ils jouaient aux échecs pour des gains réels, pas pour des images.

    Ce qui est très grave, comme l’explique Ph. Grasset, c’est que les dirigeants US d’aujourd’hui ne possèdent plus ces qualités de stratèges et qu’ils croient fermement en leurs mensonges et en leur propagande. Leur crédibilité les oblige à suivre les délires du public et de fous furieux comme McCain ainsique la majorité des membres du Congrès, républicains et démocrates.

    On est donc face à de vrais professionnels comme le Président Poutine et son entourage, qualité démontrée par leur patience, leur prudence, leur style et leur dignité, contre des ignorants, agressifs, grossiers et narcissiques qui ont perdu le contact avec la réalité, suivis par des dirigeants Européens médiocres et vendus. C’est ce qui rend la situation si dangereuse.

    On peut imaginer le mal que nos amis russes ont à comprendre les réactions de leurs adversaires.

      +18

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  • slim // 05.04.2015 à 18h28

    Monsieur Polk ne dit rien de nouveau ,par contre la chose est simple cette crise dépasse les Etats Unis ne mélangeons pas Cuba et le conflit actuel , la crise des missiles de Cuba comme le dit l’auteur c’est les zones d’influences , là c’est différent , les Etats-Unis s’attaque à la civilisation Russe hélas ce que l’auteur ne dit pas , la raison est simple , l’Empire ne veut pas de concurrent et son rêve est de démembré la Russie et de réduire la Russie en état croupion aux ordres de l’Empire,vieux rêve de l’Empire Britanniques du 16éme siècle repris par les US ,pas besoins d’être devin l’Empire reculera car la Russie est prête au choc frontal les US le savent leur territoire n’est plus un sanctuaire , de toute manière il l’ont perdue cette” guerre” en Ukraine contre la Russie ,et la bête est aux aboies est personne ne peut dire ce qui ce passera ?

      +10

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  • Julian // 05.04.2015 à 18h30

    Il est étrange qu’une démonstration aussi censée et pertinente puisse de terminer par une proposition largement aventurée, en totale contradiction avec le corps du raisonnement.

    L’inclusion de l’Ukraine dans l’UE ne serait pas moins considérée comme une forme d’agression par la Russie que son rattachement peu ou prou à l’OTAN.

    Si un diplomate d’expérience et aussi modéré que W. Polk s’égare sur une question aussi sensible, que ne faut-il craindre des pousse-au-crime qui siègent à Washington ?

      +17

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  • theuric // 05.04.2015 à 19h10

    Si vous connaissez la notion psychanalytique de compulsion de répétitivité, vous verrez que ce que vous décrivez là n’est pas de l’espoir mais de la simple logique.
    L’Ukraine nous permet d’éviter de rejouer 1914/1945, avec tous les acteurs de l’époque.
    1914 fut, pour les U.S.A. le début de leur puissance, le début de la guerre civile ukrainienne celui de sa prochaine fin.

      +3

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  • theuric // 05.04.2015 à 20h27

    J’aurais, en commentaire, une proposition plus nuancée à vous soumettre.
    Je partirais de l’idée que Monsieur Todd ait raison et que les étasuniens aient poursuivi un mécanisme de conflit ukrainien amorcé par l’Allemagne qui, à l’époque, contrôlait la gouvernance de l’Union-Européenne.
    Je me suis ensuite demandé si notre union ne s’était pas émancipé de cette mainmise allemande en raison de l’effet centrifuge qu’a généré cette guerre civile, nous voyons, en effet, que, suivant les régions européennes, les différents pays afférents prennent parti pour l’un ou l’autre camp, quand bien même si, en France notamment, les médiats d’état tiennent un discours discrètement différent des médiats privés.
    Cela ayant engendré un début de prise d’indépendance politique des divers états européens, sensible par la tentative de cessé le feu franco-allemand proposé à Monsieur Poutine.
    Cela pourrait expliquer pourquoi, par deux fois, Monsieur junker a demandé la création d’une armée européenne qu’il pourrait ainsi contrôlé, voire plus…
    Comme si personne ne le voyait venir, lui et ses gros sabots.
    Maintenant, la tentation étasunienne serait de redorer son blason en Ukraine, sa faiblesse devenant pathétique, mais, comme certains l’ont noté, ce pays qui, déjà par le passé, ne montrait guère une grande subtilité, n’est plus aujourd’hui gouverné que par des personnalités faisant plutôt montre d’une immense légèreté de l’être, d’où les risques réels que cela ne dégénère, d’autant plus que je soupçonne les divers entités fédérales, services secrets, états, armées…, de prendre, là-bas, peu ou prou, leur indépendance du pouvoir central.
    Nous sommes, en effet, arrivé à la fin du pouvoir impérial U.S., avec toutes les secousses que cela implique, l’histoire nous montre que ce type de situation mène souvent les empires à des décisions agressives absurdes en raison de leur fragilité doublée de leur perte de jugeote, ce qui leur fait oublier leurs déficiences.
    L’Union-Européenne, quand à elle, se délite tout doucement, bien qu’une accélération de ce processus puisse être envisagée à brève échéance, la Grèce en étant, avec la Hongrie, la Tchéquie et l’Autriche, aux premières loges., d’où ces tentatives de la commission européenne parlée plus haut.
    Comme, avec la B.C.E., la commission européenne ne pense que crédits et argent, ils ne peuvent, ni l’un, ni l’autre, comprendre la dynamique en cours, bien qu’ils le pressentent, ce qui offre, aux gouvernements des pays la composant, une relative liberté d’action.
    En fait, La Russie a eu raison de se tourner vers Madame Merkel et Monsieur Hollande, tout comme ces deux derniers ont eu raison de lui rendre visite.
    Visite rendu aussi par des représentants importants du gouvernement grec et tchèque.
    Allons, ne gâchons pas notre plaisir d’observer l’histoire en marche, s’effondrer un empire et se déliter une union, ça ne se produit pas tous les jours.
    Bon, c’est vrai, ça sera accompagné d’une ruine universelle, on ne peut pas tout avoir, non?

      +7

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  • Boubanka46 // 05.04.2015 à 20h40

    Article plein de sagesse, j’espère aussi que la paix va l’emporter. Mais nos média avec une vision assez noire et blanche pour ne pas dire partiale des événements préparent, en douceur, les esprits à la guerre.
    Quant à l’entrée dans l’EU, un vieux fédéralistes comme moi ne peut que s’attrister de cette dernière proposition. Cela montre encore une fois que l’EU n’est ne sera jamais qu’une zone de libre échange. L’armée européenne, l’union politique… ne sont que des chimères agitées pour maintenir l’équilibre électoral entre les eurosceptiques et les fédéralistes.

      +3

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  • Ladoga // 05.04.2015 à 23h31

    Délicieux texte
    Faire correspondre la crise de Cuba et L’Ukraine est pertinent.
    Original de surcroit. C’est nouveau

    L’analyse est intelligente et pas trop partisane.

    Mais pourquoi sortir un vieux soldat de la guerre froide?
    Perso ce type ne m’apprends rien. Je suis né en 1965 avec des missiles nucléaires dans mon berceau et j’ai grandi avec eux.
    Bon ok pour les plus jeunes c’est une pièce dans l’histoire de la guerre froide, et qui sait pourrait éveiller en eux des envies d’approfondir.

    Le début du texte semble honnête, historiquement parlant, après les jeux de guerre m’entraine irrémédiablement dans une logique totalement hypothétique, mais bon pas stupide pour autant.

    Bref je suis attentif pour ne pas dire séduit.

    Et ce sinistre connard recommande dans sa grande mansuétude, après un verbiage pas très clair que L’Ukraine soit le vingt neuvième état d’ Europe
    Mais dites moi. Ont nous prends pour des cons !!!

    Olivier Ce genre de texte devrait être assorti d’une mise en garde afin que des vieux et cardiaque de surcroit soit prévenu afin d’éviter des accidents

      +7

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  • michael // 06.04.2015 à 12h15

    Il y a des hommes politiques qui resistent aux pressions americaines visant a isoler la Russie : Un example ici dans l article : “Le président tchèque a remis à sa place l’ambassadeur américain qui a critiqué son voyage à Moscou”

    http://francais.rt.com/lemonde/1540-president-tcheque-a-remis-place

      +1

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  • Geronimo // 06.04.2015 à 20h24

    UKRAINE : Guerre civile, déstabilisation… jusqu’où ira Washington ?
    https://www.youtube.com/watch?v=qrNx_Xh-sPw

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  • Pierre // 06.04.2015 à 20h41

    Tout à fait d’accord avec Duguesclin, les régions LNR et DNR doivent rester prudentes, ne pas baisser la garde et appliquer les « accords de Minsk », tandis que, dans l’Ukraine « occupée » par les ultra-nationalistes, à l’instar des « combattants vietcongs » les vrais patriotes ukrainiens doivent organiser une « résistance de l’ombre » pour ensuite passer à des offensives. Les points de résistance doivent être organisés, notamment à partir des Carpates et dans l’axe méridionale jusqu’à Odessa et Mariupol. Politiquement, ces régions doivent être d’abord animées par une aspiration au fédéralisme de l’Ukraine. Ceci permettrait d’envisager une offensive plus pacifique. La région de Zaporojie est aussi une base intéressante pour obtenir l’effondrement de Kiev, dans la mesure où cette région, à cause de ses usines militaires aux alentours, dépendait beaucoup de la Russie et elle subit tous les effets de la crise ukrainienne. Quant à la conclusion de cet auteur sur le fait que l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne serait une solution . Un seul mot : la bêtise continue ! (simple bêtise tant dénoncée par O. Berruyer) C’est la solution allemande dans une Europe déjà malade, qui n’apportera rien à l’Ukraine et qui accentuera les difficultés pour beaucoup d’autres Etats européens. Les Européens occidentaux n’ont absolument pas compris combien en quelques mois de crise, ils ont ruiné pour des années les perspectives d’un dialogue sain avec la Russie. Sur les médias russes, les Français devraient savoir que c’est l’idée d’un plan « Barbarossa 2 » préparé par l’Occident qui est diffusée. Pour arrêter ce processus il n’y a qu’une solution, selon moi : la défaite totale de l’Union européenne en Ukraine, afin d’éviter peut-être une alliance militaire et stratégique entre la Russie et la Chine orientée pas seulement contre les Etats-Unis mais aussi contre l’Europe occidentale.

      +1

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  • djamal // 06.04.2015 à 22h46
  • AlainCo (@alain_co) // 07.04.2015 à 12h30

    La dernière du McCarthyism bien pensant et de la guerre contre les liberté
    http://rt.com/news/247297-canada-orchestra-pianist-ukraine/#.VSOtokL7MbU.twitter

    ca pue, grave…
    #newsisnotterror

    je ne suis plus sûr de rien sur l’Ukraine, sauf que ca sent très très mauvais coté US/EU…
    Ca me rapelle un *-gate assez connu.

      +1

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    • Surya // 07.04.2015 à 15h19

      Elle a déjà eu des soucis lors de concerts donnés aux USA l’année dernière (quelques émigrés ukrainiens ont manifesté) suite à ses prises de position sur le donbass.

        +1

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  • matamaure // 07.04.2015 à 13h17

    La propagande américaine : 80 % de mensonges distillées dans 20 % de faits exacts.

    A regarder ceci, où l’inversion accusatoire atteint le stade du gigantisme :
    https://www.youtube.com/watch?v=8WA1rP5WGfY

      +1

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  • rototo // 07.04.2015 à 15h40

    sinon tout va bien sur le front ukrainien, ils se contentent plus de deporter les journalistes russes, ils arretent les ukrainiens aussi
    http://original.antiwar.com/justin/2015/02/10/free-ruslan-kotsaba/

    quant à la censure sauce “monde libre”, la pianiste Valentina Lisitsa vient d’en faire les frais au Canada
    http://slavyangrad.org/2015/04/06/the-toronto-symphony-orchestra-silences-valentina-lisitsas-music/

      +1

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    • Les Barniques // 07.04.2015 à 23h13

      D’ailleurs, voici le titre de la page web de Radio-Canada : “Une pianiste accuse l’Orchestre symphonique de Toronto de censure, les réactions fusent. ”

      La raison de cette décision serait que “les commentaires prorusses faits par l’artiste de 41 ans sur le réseau Twitter ont été jugés « très offensants » par plusieurs.”

      Intéressant de lire les commentaires sur la page radio-canadienne qui, pour la plupart, dénoncent la décision de l’OST. À voir sur
      http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/2015/04/07/004-pianiste-ukrainienne-bannie-orchestre-toronto.shtml

        +0

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  • Popa // 07.04.2015 à 17h27

    Doit on dire : Vladimir V. Kennedy ou J.F.P. ? Ich bin ein Donestker ?

      +1

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