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Avr
2015

2 avril 2015 – Les Grecs sont nombreux à Moscou ces temps-ci, en ce début de printemps. Durant les deux premiers jours de la semaine, on y trouvait un ministre de l’énergie et de la réforme industrielle (Panagiotis Lafazini) et un député de Syriza (Thanasis Petrakos) ; la semaine prochaine, le 8 avril, ce sera le sommet entre Tsipras et Poutine. On a vu (le 30 mars 2014) que Lafazini n’avait pas ménagé ses critiques contre “l’Europe allemande” avant son départ pour Moscou, comme pour bien faire mesurer l’enjeu de cette phase de la bataille.

Il ne s’agit pas d’une péripétie intérieure grecque de plus, ni même d’une péripétie Athènes-Bruxelles de plus. Cette fois, nous sortons du champ restreint de la crise gréco-européenne pour atteindre le champ international incluant au moins la Russie, et peut-être plus … Ou plutôt, devrions-nous dire, que les évènements eux-mêmes et la pression qu’ils exercent sur le “champ restreint de la crise gréco-européenne” conduisent eux-mêmes à cet élargissement. Même si le sommet Tsipras-Poutine est prévu depuis un certain temps, les évènements et la pression qu’ils exercent forcent à faire de ce sommet un événement d’élargissement de la crise. Les évènements parlent.

Par ailleurs, d’autres péripéties contribuent à cet élargissement, et nous pensons particulièrement à une intervention de Zbigniew Brzezinski, le 25 mars. Il n’est pas certain que cette intervention soit des plus habiles, et dans tous les cas elle montre que l’obsession de certains, – dans ce cas l’obsession de Brzezinski pour la crise ukrainienne et contre la Russie, – contribue à cet “élargissement” de la crise Athènes-Bruxelles d’une façon indirecte et sans doute involontaire mais importante. Brzezinski a dit son inquiétude à propos du rôle de la Grèce dans l’OTAN, notamment dans le cas où l’OTAN devrait avoir à prendre des décisions en rapport avec la crise ukrainienne et le rôle particulièrement détestable que le bloc BAO, et Brzezinski dans cette occurrence, attribuent à la Russie selon l’emportement que leur impose le déterminisme-narrative. (Nous avions évoqué très généralement cette question des rapports de la Grèce de Tsipras avec l’OTAN le 31 janvier 2015 et les préoccupations US plus récemment, parce que la très habile Nuland avait, déjà avant Brzezinski mais en toute discrétion, levé le lièvre [voir le 18 mars 2015].)

… Donc, selon Le Point du 25 mars 2015, voici Brzezinski exposant ses préoccupations complètement nourries à lanarrative du bloc BAO sur les intentions agressives de la Russie : «La Grèce, amie de la Russie, pourrait retarder voire “paralyser” par son veto la réponse de l’Otan à une violation de sa défense collective, estime Zbigniew Brzezinski, l’une des voix influentes de la politique étrangère américaine. Après l’annexion de la Crimée en 2014, la Russie risque de jeter son dévolu sur la Moldavie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan, après quoi les Baltes et la Pologne, pays membres de l’Alliance atlantique, pourraient “devenir une cible”, a déclaré M. Brzezinski dans une interview mercredi au quotidien polonais Dziennik Gazeta Prawna.

»L’article 5 de l’Otan prévoit une réponse collective de l’Alliance à toute agression contre l’un de ses 28 membres. “Mais au sein de l’Otan, diverses procédures sont en vigueur, dont le principe de l’unanimité. Cela veut dire que l’Otan pourrait être paralysée pendant un certain temps, ne serait-ce que par la Grèce qui est une amie de la Russie et qui dispose bien sûr d’un droit de veto”, a-t-il expliqué. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras est attendu le 8 avril à Moscou où Athènes cherche un soutien face à ses problèmes économiques…»

C’est grande pitié de voir un esprit du calibre de celui de Brzezinski, quoi qu’il en soit de ses conceptions qui sont toutes entières au service du système de l’américanisme, se laisser emporter par cette obsession en évoquant l’hypothèse grotesque d’une agression de la Russie contre un pays de l’OTAN ; et, ce faisant sous la forme d’une maladresse bien réelle du point de vue de son propre parti, mettant sur la place publique la possibilité d’une collusion entre la Grèce et la Russie… A parler tout haut d’une chose à laquelle certains pensaient tout bas ou ne réalisaient même pas, et cela lorsqu’on est une voix parée d’une grande autorité comme l’est Brzezinski, on donne à cette chose une substance qu’elle n’avait pas mais qui est peut-être, on le réalise alors, sa propre “vérité de situation”. C’est-à-dire que l’intervention de Brzezinski a largement contribué, comme nous le remarquions plus haut, à transformer la crise grecque dans son strict cadre européen en une crise dynamique qui rejoint le cadre général de la crise haute regroupant la crise ukrainienne et la crise majeure des relations entre le bloc BAO et la Russie, voire entre le bloc BAO et l’axe Russie-Chine avec tout ce qu’il y a derrière (le regroupement de facto antiSystème de l’OCS, des BRICS, etc.). Tsipras n’en demandait peut-être pas tant, – ce point-là reste à débattre, – mais les évènements décident à cet égard.

Du coup, les hypothèses sur la possibilité d’un arrangement entre la Grèce et la Russie (ou la Russie + d’autres) se renforcent. Là encore, la force des évènements joue son rôle, et aussi les pressions du système de la communication ; aux éléments dans ce sens qu’on a déjà vus, on ajoutera celui de l’intransigeance de Bruxelles, de l’UE, qui ne cesse de se manifester depuis janvier dans le cours des négociations avec la Grèce. Cette intransigeance absolument conforme à l’arrogance et aux certitudes des dirigeants européens absolument dogmatiques, et à la discipline teutonne de l’“Europe allemande” par ailleurs, conduit à exiger une capitulation complète de Tsipras, poussant ainsi le gouvernement grec dans une position de plus en plus intenable, avec cette seule option d’une capitulation complète qui peut avoir des répercussions catastrophiques pour lui (Tsipras et son gouvernement) au niveau intérieur. Dans ce cas, une échappée sérieuse vers Moscou pourrait passer du stade d’une menace tactique sans intention de réalisation, pour peser dans la négociation avec Bruxelles, à une stratégie de changement de paradigme en bonne et due forme.

Phil Butler, de Russia Insider, est l’un de ceux qui jugent inéluctable un rapprochement stratégique de la Grèce et de la Russie. Américain spécialiste des médias et des relations publiques, de plus en plus actif au niveau du commentaire économico-politique, Butler suit les questions européennes (euro et le reste) et la crise grecque depuis longtemps. Le 18 mars 2015, il était encore incertain sur la possibilité d’une coopération entre la Grèce et la Russie, tout en considérant qu’il s’agissait d’une ouverture nouvelle qui ne manquait pas d’attrait :

«… This Speigel Online report frames the sitution fairly well if Russia and Greece do come to some agreement in April. Zero Hedge was spot on early in the new Greek adminitration’s strategy in framing the Greek attitude at least. The point there being, with nothing much left to lose and no love lost between Greece and the EU, Russia could play out as the white knight for a country that was dealt a deadly economic blow. In the end however, all the experts are speculating today. What matters now is the last up card in this back and forth portrait of wheeling and dealing. On Russia’s side? Well, this Pew Research Poll says the Greek people favor Russia over the EU 2 to 1. Looking at this report, it’s also clear Russia’s reputation is not as bad as the American perspective suggests. Even after a massive negative media onslaught these last 14 months the world tone on Russia is as equally postive as it is negative. This is actually fabulous if you’re Putin and being assailed.

»In the end it all comes down to Greece’s leaer though. As a politician, Tsipras could do a lot worse than giving his people what they ask for.»

Le 1er avril 2015, le ton a clairement changé. Le commentaire de Butler prend une dimension géopolitique fondamentale, alors qu’il affirme sans hésiter que ce n’est pas la seule Russie qui est dans ce jeu. Effectivement, Butler tient pour acquis que les Russes et les Chinois se sont entendus pour faire à la Grèce des offres de coopération générale au sens le plus large qui dépasse largement le seul domaine économique, notamment avec une dimension géopolitique passant par la livraison d’armements, offres qui devraient s’avérer bien plus intéressantes que tout ce que la Grèce peut attendre de sa position au sein de l’UE, et au sein de l’OTAN également. Butler reprend donc son commentaire en l’élargissant aux perspectives à long terme, qu’elles soient économiques et stratégiques, comme s’il avait pris connaissance du commentaire de Brzezinski et qu’il en avait tiré la conclusion que la Grèce ne peut plus prétendre à demeurer dans l’OTAN, et n’a plus intérêt à le faire… Ainsi annonce-t-il des perspectives offertes par Poutine à Tsipras “que Tsipras ne pourra pas refuser” ; et terminant son analyse par la prédiction qu’il faut s’attendre à d’importantes nouvelles et spéculations, le 9 avril, lendemain du sommet Tsipras-Poutine («Expect a big play in the news April 9th»).

«…On April 8th Greece is set to become the most valuable piece of real estate among NATO nations. The people there having suffered long because of corruption inside and outside their borders, they’ve nothing to lose, no love lost for Germany or her NATO companions. In fairness, Greeks adore no nation so much as their own. I expect Vladimir Putin and China’s Xi Jinping have already set their minds as to what the “offer” will be. Having already agreed to join China’s Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB) on April 14, Russia will in all likelihood make Tsipras a deal he cannot refuse. Some combination of massive Chinese money investment, a Gazprom deal from Russia of equivalent value, and Greece will be back in the game sans NATO, the euro, and worries about defense spending.

»Not many of the investors (except for Boeing, Raytheon, and others) who flocked to read the first of my stories (metrics tell me interest in Greece intense) are aware Greece spends more [Note : en % du PIB bien entendu] than all but one of the 27 NATO countries after the United States. By the way, the US, Germany, and France are the beneficiaries of Greece’s arms expenditures, so a chunk of the country’s current budget goes to defense contractors. No doubt news of this creates even more of an austerity sore for Greek taxpayers. Where the metal meets the meat in Moscow, I’d be dully surprised if Putin’s finance people did not advise Greece to take every advantage, then to default and return to the drachma, at which time Russia and China could easily escalate the currency buying into Greek endeavors. After all, the Obama administration’s easing off Goldman Sachs, when that firm’s involvement in the Greek crisis has yet to be resolved, leaves Tsipras’ situation as a “catch-as-catch-can ” choice.

»After all is said and done, since when is cheating and defaulting on obligations a crime these days? Greece can earn €300 billion in one day, and another €300 billion in Gazprom gas, China capital, and Russian arms deals (Mr. Lavrov gives hints) to shortchange western manufacturers. Add in free flights from Moscow and St. Petersburg for the tourist season, and Greece could be the richest country in eastern Europe before summer’s end. Who could really blame the Greek people? American bankers double dipping, German arms dealers recouping revenue from EU bailouts, 30 percent unemployment and Germans here calling the Greeks “lazy” slackers? My only question is “when” will Portugal, Spain, and Italy tell Frankfurt and Washington to bugger off.

»In all seriousness, given the current situation in the United States, the UK, and in the EU debt wise, it seems clear “the west” cannot bid higher than China and Russia for Greece’s affections. The EU is in no position to either bail out Greece, or to contest Moscow in courting favor. The United States’ catastrophic foreign policy failures since 9/11, a debt bubble set to explode at home, and civil problems that would cripple any other country leave Washington scrambling to plug holes in the NATO alliance and the geostrategic limbo to come. The politicians in Washington not only have the world in a fix, but the American people are poised blindfolded on a fiscal cliff. David Stockman, former director of the Office of Management and Budget for President Ronald Reagan, says America is so addicted to debt a catastrophe is imminent. Experts from real estate legend Donald Trump to best selling author Robert Wiedemer have predicted as recently as this month a “bust” somewhere in between catastrophic and total collapse for the US economy.

»All these variables and more weigh on Greece’s leader, the chorus of EU principals, and Washington looking on as the Russo-Greek summit awaits in Moscow. I was reading just now a sentient piece about Greece being able to seize opportunity in these critical times. Ideas like a Greek-Cypriote doctrine of common defense, “The New Grand Strategy of Greece and its Mediterranean Geostrategic Imperatives” by Alexander Th. Drivas, emerge as a new construct for the Greek people. It seems pertinent right here to point out Greece is actually a good investment for Putin, or anybody for that matter. The chart below shows the situation with deposits still higher than before the hyper inflated years that led to the country’s crash. An infusion of business in Greece can surely fund full recovery, especially if the country changes currency and affiliations. I’m no economists, but I know Russia’s fiscal experts have not overlooked the potential.

»It is also no insignificant that Russian Foreign Minister mentioned at a recent meeting with Greek Foreign Minister Nikos Kotzias the Orthodox religious ties Russia and Greece share. To quote Lavrov: “In 2016, there will be another important anniversary: 1,000 years of a Russian monastic presence on Mount Athos – commemorative events have been planned.”»

Baril de poudre, mèche et allumette

L’on peut suivre ou répudier l’enthousiasme de Butler, mais l’on ne peut nier qu’effectivement la crise grecque, confrontée pour l’instant à un blocage au sein de l’UE du à l’intransigeance de la bureaucratie bruxelloise qui n’offre à la Grèce que la “porte de sortie” d’une capitulation complète, est effectivement en train d’évoluer pour sortir de ce cadre strictement européen et économico-financier qui était le sien jusqu’alors. La rencontre Tsipras-Poutine, avec le tintamarre de communication qui va l’accompagner, dans l’occurrence pesante sinon hystérique de l’extrême tension entre la Russie et le bloc BAO, ne peut en aucun cas être une rencontre de routine ou une rencontre de faux-semblant. La communication étant ce qu’elle est, cette rencontre sera nécessairement un événement politique, où nombre de commentateurs-Système verront la marque d’une trahison insupportable de Tsipras.

Le résultat de la communication sera alors d’ajouter effectivement, mais officiellement cette fois, cette dimension politique et même stratégique que Butler décrit. A partir de là, la crise grecque échappe à la seule problématique européiste, aux pleurnicheries des partisans de l’Europe appuyés sur l’intransigeance des doctrinaires de Bruxelles. A partir de là, la crise grecque n’est plus une “affaire de famille” (européenne) mais l’illustration d’une famille (européenne) désunie sinon déjà brisée, dont les membres épars se sentent dégagés des liens d’allégeance, et dont certains sont amenés à voir ailleurs s’ils y sont, – au moins aussi bien, sinon mieux … Et Lavrov d’ajouter : “mais nous sommes orthodoxes, vous et nous, c’est-à-dire de la même famille après tout ; et l’année prochaine nous célébrerons le millénaire du Mont-Athos, berceau de cette ‘famille’”. Cela vous a une autre allure que la mine coupante du président de la Commission Juncker, le texte du Traité de Lisbonne ou les perspectives du TTIP transatlantique qui vous enchaîne à une superpuissance parasitaire en train de couler.

A partir de là, effectivement, les évènements prennent en charge la crise grecque, signifiant par là que leur dynamique elle-même n’est plus la conséquence de décisions politiques mais s’impose comme l’énergie directrice, et tend elle-même alors à imposer des décisions. Les acteurs deviennent trop nombreux pour qu’on puisse espérer faire une prévision, ce qu’on a fait jusqu’ici dans les négociations entre Athènes e Bruxelles … On voit alors combien cette ligne rectiligne tracée entre l’arrivée de gouvernement Tsipras et les décisions de juillet tend à se briser, et justement à échapper à ce schéma où l’on voulait enfermer la crise grecque.

Si effectivement cette logique s’impose, si effectivement la visite de Moscou libère la crise grecque de son carcan bruxellois/berlinois pour devenir une vraie crise internationale, alors on se trouvera devant une situation inédite, une véritable “première”. Pour la première fois, une affaire purement européenne, et qu’on espérait conserver comme purement européenne parce que le linge sale se lave en famille et que cela permet de faire rentrer dans le range les récalcitrants, pour la première fois “une affaire purement européenne” serait extraite, on dirait presque “exfiltrée” en termes militaires, du cadre européen où l’on entendait l’y conserver.

La “magie” de l’Europe se trouve dans une sorte de logique concentrationnaire : vous y entrez mais vous ne pouvez plus prétendre en sortir, même si vous en avez formellement le droit, parce que l’Europe est quelque chose qui ne peut pas reculer, qui ne peut pas accepter que “l’un des siens” puisse envisager de la quitter, parce qu’une fois que vous avez goûté au paradis européen vous n’avez pas l’autorisation de vouloir vous en extirper sous prétexte que ce paradis c’est l’enfer. Si c’est pourtant le cas, alors tout s’ébranle, tous les soupçons sont permis jusqu’à celui du paradis devenu enfer, tout est remis en question, jusqu’à la vertu du dogme postmoderniste et de la global governance, jusqu’à l’existence de Dieu en un sens… C’est certainement pour cette raison, bien plus à notre sens que pour des raisons monétaires, budgétaires, d’endettement, qu’il faudrait attendre des remous considérables si effectivement se dessinait quelque chose d’inéluctable du côté des Grecs.

… Et “remous considérables”, certes, parce qu’il s’agit des Russes. Tout le potentiel extraordinaire de diabolisation, de haine, de narrative faussaire et d’épuisement des psychologies que le bloc BAO a amassé face à la Russie-Poutine et à l’encontre de la Russie-Poutine, va peser d’un poids terrible sur la rencontre. Il va faire naître, ce potentiel, des supputations extraordinaires, des hypothèses fantastiques, qui nous conduiront bien loin que la dette et les calculs d’épicier des bureaucrates à-la-Juncker inspirés par les banquiers… Et encore n’a-t-on pas mentionné directement la panique soudaine, la colère terrible, l’anathème tonitruant qui vont naître du côté de l’OTAN quand on s’apercevra, la gorge soudain étranglée, le canon à moitié sorti de son étui que l’un des membres de la distinguée organisation, “l’un des leurs” malgré tout, s’en va batifoler, c’est-à-dire comploter intimement, avec l’Ennemi numéro un, avec le voleur de Crimée et le boucher du Donbass. (Et bien sûr tout cela n’est concevable que parce qu’il s’agit de la Grèce et que chacun sait bien, au fond de lui, que la Grèce est dans une situation telle, avec un gouvernement sur qui pèse le poids terrible de ses engagements alors que l’on ne lui offre que la possibilité de capituler, qu’elle pourrait effectivement être tentée par une aventure ou l’autre, et que cette rencontre avec le diable c’est justement l’opportunité d’une de ces aventures.)

Pour l’instant, nous n’avons, nous, rien d’autre à proposer que cette perspective de communication autour des 8-9 avril, mais nous découvrons en énonçant la chose que ce n’est rien de moins qu’un cas tout simplement fondamental. Et il est alors bien vrai qu’il faut s’attendre à un véritable choc lorsque l’événement aura lieu, et que ce choc sera générateur de nombre d’attitudes aujourd’hui imprévisibles et même paraissant improbables. Dans cette sorte d’occurrence, on ne peut anticiper la force du choc psychologique de la chose accomplie par simple connaissance de la perspective anticipée de l’accomplissement de la chose. Encore sommes-nous dans une situation où nombre d’acteurs-commentateur, qui vivent en général au jour le jour, au rythme de la communication de cette étrange époque, ne se sont pas encore vraiment aperçus de ce qui se préparait, sans parler de supputer à propos de ce qui pourrait se passer…

Ainsi, chemin faisant, sommes-nous conviés à nous apercevoir que la crise grecque, qui est un baril de poudre avec une mèche, n’est pas à la seule disposition des pouvoirs totalitaires, arrogants et irresponsables de Bruxelles. Il se trouve que les Russes auraient peut-être bien l’allumette qu’il faut et que Tsipras pourrait avoir l’esprit de laisser faire sans essayer de souffler pour éteindre.

Source : P Grasset, le 2 avril 2015.

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99 réponses à Les inconnus de Moscou

Commentaires recommandés

wesson Le 04 avril 2015 à 02h22

Juste une chose: Je pense que ici il y a pas mal de personnes qui sont convaincus que plus que les USA c’est bel et bien l’Europe qui – frustrée d’avoir essuyé le refus de Yanukovitch – est allé allumer la mèche en Ukraine.

Si l’on prends cela comme crédible, alors on peut supposer que l’Europe ne réagirait pas mieux face à une Grèce en train de pivoter. L’Europe préférera littéralement détruire le pays que de lui laisser une chance de s’en sortir en dehors d’eux.

Et ce serait d’autant plus possible que la Grèce a déjà fait les frais de la dictatures des colonels. Aujourd’hui encore l’armée et la police sont infestés de militant d’extrême droite, qui pourraient eux aussi à l’instar de l’Ukraine être utilisés pour renverser un gouvernement démocratiquement élu.

Et je fait confiance à nos médias pour nous vendre tout cela comme acceptable.

  1. wesson Le 04 avril 2015 à 02h22
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    Juste une chose: Je pense que ici il y a pas mal de personnes qui sont convaincus que plus que les USA c’est bel et bien l’Europe qui – frustrée d’avoir essuyé le refus de Yanukovitch – est allé allumer la mèche en Ukraine.

    Si l’on prends cela comme crédible, alors on peut supposer que l’Europe ne réagirait pas mieux face à une Grèce en train de pivoter. L’Europe préférera littéralement détruire le pays que de lui laisser une chance de s’en sortir en dehors d’eux.

    Et ce serait d’autant plus possible que la Grèce a déjà fait les frais de la dictatures des colonels. Aujourd’hui encore l’armée et la police sont infestés de militant d’extrême droite, qui pourraient eux aussi à l’instar de l’Ukraine être utilisés pour renverser un gouvernement démocratiquement élu.

    Et je fait confiance à nos médias pour nous vendre tout cela comme acceptable.


    • Jean Le 04 avril 2015 à 04h43
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      Completement raison, mais je pense que le moment n’est pas bon pour detruire la Grece avec un coup d’etat, ils ont pas encore mis la censure totale sur internet, beaucoup de gents comprennerai de plus en plus que le bloc BAO n’est pas ce que on pensée vingt ans en arriere, ca pourrai entrainer des fortes repercussion en Europe.


    • Nouvelle grille Le 04 avril 2015 à 10h55
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      Est-ce l’Europe ou les USA ??? Faux débat (je pense), le système des puissants est supranational, sans complotisme aucun, le système supranational de ceux qui détiennent et/ou produisent l’argent influence les gouvernements nationaux en Europe comme aux états-unis, qu’ils utilisent un de leur levier aux états-unis, dans les instances de l’UE ou dans les gouvernements nationaux au sein de l’UE ne fait pas de grosse différence. A la limite on peut se demander quel levier ils ont utilisé et lequel de ces leviers est le plus maniable/contrôlé.


      • stef1304 Le 05 avril 2015 à 22h34
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        Vous abandonnez le cadre de référence traditionnels des Etats Puissance pour aborder celui de l’argent devenue puissance nomade et apatride…

        C’est une hypothèse souvent évoquée (cf. importance et puissance des marchés financiers et des banques centrales), avec des indices récurrents (cf. par exemple la composition 2014 du club Le siècle, dans la présentation qu’en fait Emmanuel Ratier, etc… ) et qui fait sens intuitivement (l’histoire des USA et du marché boursier américain, l’influence de Goldman Sachs, etc).
        Mais elle est plus délicate à appréhender, par la nature même du médium (monétaire et numérique, donc largement abstrait) et par les règles qui la gouverne.

        Bref, à partir de quel moment, peut on effectivement basculer d’un référentiel à l’autre ?


    • Didier Bous Le 04 avril 2015 à 11h32
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      Complètement d’accord sauf qu’il ne faudrait pas employer le mot “Europe”.


    • balthazar Le 04 avril 2015 à 11h33
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      “Juste une chose: Je pense que ici il y a pas mal de personnes qui sont convaincus que plus que les USA c’est bel et bien l’Europe qui – frustrée d’avoir essuyé le refus de Yanukovitch – est allé allumer la mèche en Ukraine.”
      N’hésitez pas à relire le dossier que ce site a constitué sur l’Ukraine. Visiblement vous avez de grosses lacunes (allez au hasard Nuland, Soros, Oblabla, OTan etc…).


      • wesson Le 04 avril 2015 à 13h18
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        Merci de me considérer comme un inculte ne sachant pas de quoi il parle. L’opinion que je donne est également celle de Emmanuel Todd pour lequel la responsabilité de l’Allemagne dans la crise Ukrainienne est de tout premier ordre. Pour résumer à gros traits:

        * Sikorsky, Steinmeir et Fabius sont bel et bien allé foutre le feu au Maidan en signant un accord de sortie de crise avec Yanukovitch, et en laissant bafouer cet accord même pas 24H après sa signature.
        * Soutenir par la suite le gouvernement issu de ce coup d’état revenait à encourager officiellement ceux qui l’ont perpétré
        * Avant Maidan et même pendant, la politique Américaine n’était pas à la confrontation avec la Russie, mais plutôt au reset des relations Russo-Américaine sur des meilleures bases.
        * Une fois la crise Ukrainienne déclenchée (et surtout une fois la perte de la Crimée acquise), les Américains se sont retrouvés engagés dans une affaire ou ne pas paraître à la pointe pouvait les amener à perdre l’OTAN, et par là même perdre l’Europe.
        * Pourquoi ne pas tirer partie d’une crise, même si on y est rentré de manière un peu contrainte et forcée ? L’Europe politique ayant maintenant toute entière sombré dans la Russophobie imbécile, pourquoi ne pas lui faire accepter des mesures qui en fait la pénalise, mais permet d’accroître l’influence Américaine ???

        Bref, et après avoir lu un paquet de choses et peut-être tout ce qui a été écrit sur ce site en ce qui concerne l’Ukraine, je suis convaincu que la crise Ukrainienne a bel et bien été déclenchée par l’Europe, qu’elle est entretenue par les USA alors que l’Europe est maintenant prête à mettre les pouces, mais ne sait pas comment le faire sans perdre totalement la face.

        En tout cas, c’est un cas d’école, ou on a laissé faire la “diplomatie” Européenne, et ça s’est révélé catastrophique.


        • franckmilan Le 04 avril 2015 à 15h09
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          ben mince alors j’avais cru que les usa avaient entrepris de déstabiliser l’ukraine depuis plus de 15 ans déjà dans la suite du dépeçage de l’ex urss…lire todd c’est clairement bien… mais le capter c’est pas aussi facile qu’on croit…surtout qu’il est pro américain proclamé….


          • wesson Le 04 avril 2015 à 15h56
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            Il n’y a aucune spécificité Ukrainienne chez les Américains concernant leurs ONG: ils en ont absolument partout, dans n’importe quel pays, jusqu’en France d’ailleurs ou elles sont vraiment très nombreuses et parfaitement acceptés.

            Ces ONG sont un “fond de sauce” qui leur permet au final d’avoir des organisations structurés lorsque les structures officielles sont défaillantes, ce qui est exactement le cas lors des épisodes révolutionnaires type Maidan.

            En tout cas, je ne voit pas de différence entre ce qui finance les USA en Ukraine, et ce qu’ils financent à Hong Kong par exemple, ou en Russie avant que le Kremlin n’ait finalement décidé de mettre tout ce monde dehors.

            Mon propos était de dire qui a eu l’initiative – plus communément qui a ouvert la boite à baffes – et je persiste à penser que c’est les Européens, plus spécifiquement les Allemands, dont il faut rappeler qu’ils ont besoin chaque année de 500.000 immigrants pour les besoins propres de leur économie. C’était cela leur plan pour l’Ukraine: le réservoir de main d’oeuvre qualifiée et pas chère.


            • tepavac Le 05 avril 2015 à 00h02
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              je pense qu’içi, c’est plutot cela qui interpelle;

              https://www.youtube.com/watch?v=AZGCiTfpS9A

              et bouscule les sens.
              bon il faut se taper 3 heures de videos, on peut ne pas tout accepter comme une vérité sur certains fait ou personnages, néanmoins nous ne pouvons qu’acquièser sur le fond; la banque privée est une arnaque, et ces margoulins financent bien les troubles et les guèrres à répétition.

              Le système est ingénieux et nous le vivons en direct.


          • stef1304 Le 05 avril 2015 à 22h39
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            être pro américain proclamé, c’est le moyen d’être tranquille… perso, j’ai viré ma cutie lorsque j’ai réalisé la nature réelle et profonde de la politique militaire américaine. Et ses effets dévastateurs sur le monde tel qu’il est.

            Afghanistan, Irak, autant de nouveaux vietnam…
            http://www.7sur7.be/7s7/fr/1734/Irak/article/detail/2276451/2015/04/04/Le-guerre-contre-l-Axe-du-Mal-a-fait-1-3-million-de-morts.dhtml

            Et si l’on ajoute le naufrage financier en cours, l’ampleur du désastre est sans précédent…

            A mon sens, c’est un Etat qui non seulement a trahi sa constitution et son idéal, mais également son peuple.

            C’est triste parce que c’est un beau et grands pays et qu’il aurait pu devenir autre chose…


      • Beatrix Le 04 avril 2015 à 15h18
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        @ Balthazar
        Cette frustration dont vous parlez, n’avait-elle été suggérée par les USA?
        n’oubliez pas, Washington était à l’affût. Il s’agissait de préparer ses chiens de l’OTAN pour la battue.

        Dans toutes les littératures déjà parues sur l’Empire du Chaos, il a été souligné que les USA ont toujours eu des visées précises sur l’Europe Occidentale comme tremplin pour la conquête de de l’Europe Orientale jusqu’à, au moins, la Baltique et la Russie, à terme (Zbigniew).
        Les intérêts américains sont vastes et sans fond vu ses détresses économiques, vu l’appétit de ses néocons.
        Le fils de Joe Bieden n’a-t-il pas pris le contrôle de Burisma en Ukraine?
        Un lobby énergétique qui échapperait au contrôle européen, alors que l’Europe en est dépendante?
        A ceci, on attend toujours la première livraison à l’Europe du gaz de schistes américain. Nos industries peuvent attendre.

        Je crois sincèrement que l’Allemagne a joué un rôle très trouble et très dangereux dans la crise ukrainienne. Elle était tentée de se faire appuyer par les USA pour la conquête de l’Ukraine, à valeur de test pour les pays baltes qu’elle convoitait aussi. Il y a, de ce fait, un jeu d’alliance et de rivalité couverte entre l’Allemagne et les USA qu’on fait semblant de ne pas voir, d’où cette glissade française par un ministre myope des affaires étrangères (L. Fabius) qui joua et joue toujours le rôle de l’idiot utile aux Américains (qui ne sont plus demandeurs). L’atteste le ton dur d’intransigeance vis à vis de l’Iran sur la question nucléaire à laquelle Fabius lie la reconnaissance de l’état d’Israël, comme un condition pour adoucir les sanctions contre l’Iran.
        Par les apparitions officielles et publiques de Laurent Fabius à Kiev, c’est toute la France qui s’était distinguée dans le conflit ukrainien comme étant le soutien le plus saillant de Maïdan au côté des Américains. Cette image, même subliminale, sera difficile à effacer du trauma humain.

        Il devient de plus en plus clair que les USA se sentent chez eux en Ukraine. Il est trop tard pour songer à une solution diplomatique négociée avec la Russie qui n’avait jamais été partie prenante dans ce bras de fer armé. Poutine l’avait bien fait comprendre une dernière fois en décembre 2014: Sans les Américains dans les négociations, pas de résultat probant. En clair. Vous vous étiez volontairement subordonnés aux Américains, il vous faut d’abord négocier avec eux (par loyauté), les seuls interlocuteurs habilités à décider pour vous.

        Les charitables propos de Poutine à cette conférence de presse de décembre en ont dit long sur l’éviction déjà réalisée de l’Allemagne et de la France dans leur agenda secret et respectif.

        Par ailleurs et plus tard, Poutine, bon démocrate, a accepté de recevoir les doléances de Hollande et Merkel à Moscou, si peu de commentaires ont filtré, c’est qu’il a dû leur prodiguer une petite leçon pédagogique des choses).

        Oui, depuis lors, l’UE est responsable de ce qui lui arrive, elle n’avait été ni lucide ni honnête dès le départ.
        Chaque pays européen s’était piégé lui-même en envoyant son petit roquet des Affaires étrangères pour aboyer la tête dans un sac. Il n’ont pas empêché le cambrioleur d’opérer en seigneur.
        Pas même un os à ronger pour ces dévoués toutous.


        • stef1304 Le 05 avril 2015 à 22h45
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          “Je crois sincèrement que l’Allemagne a joué un rôle très trouble et très dangereux dans la crise ukrainienne”

          Je ne sais pas quel rôle joue l’Allemagne dans la crise Ukrainienne, mais il est clair qu’elle joue un rôle très trouble en Europe, depuis sa réunification.

          En fait, je crois qu’on oublie que les allemands n’ont pas vécu la période De Gaulle, et qu’ils sont, d’une certaine façon, restés dans le giron américain (cf. la présence des bases militaires américaines en Allemagne).

          En particulier, ils n’ont pas remis en question, l’histoire qu’on leur a infligé, suite à la défaite de la 2nd guerre mondiale.

          Mais bon, à ce compte, vis à vis des américains, que doit on dire de la France de Sarkozy et de Hollande ?

          Bref, la Grèce, d’une certaine façon est peut être en train de montrer la voie d’un autre avenir possible ? Sans doute plus ardu, mais aussi plus libre. A suivre…


    • Christophe Vieren Le 04 avril 2015 à 12h19
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      Ce coup d’état serait une première dans l’UE et beaucoup plus difficilement défendable, y compris par nos merdias, me semble-t-il, que dans le cas de l’Ukraine où la (prétendue) menace de l’ours Russe a largement été utilisé pour noyer le poisson (le coup d’état, un moindre mal temporaire contre l’impérialiste Poutine).


      • FifiBrind_acier Le 04 avril 2015 à 18h00
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        Il y a eu un précédent avec la Yougoslavie…


    • Pierre Le 04 avril 2015 à 14h32
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      Personnellement, je mise sur le fait que Washington va mettre le “holà” sur Bruxelles et l’Union européenne. Je n’imagine pas comment les Américains accepteraient de voir la Grèce se détacher de l’OTAN. Il y a bien eu co-responsabilité de Bruxelles et de Washington dans l’EuroMaïdan, quant au renversement de Yanoukovitch – de fait, le bras armé fut piloté par Bruxelles. Les jours qui ont suivi ont montré d’ailleurs clairement que Bruxelles légitimait le coup d’Etat, et les Américains agissaient plus dans l’ombre. J’en déduis que Washington est tout à fait capable du jour au lendemain d’exiger de Bruxelles qu’il cesse toute pression supplémentaire sur la Grèce et par des interventions sur les Bourses étrangères et les grandes banques d’obliger l’Union européenne à renégocier les dettes de la Grèce. Si ce scénario arrive : ce sera un discrédit total pour Bruxelles et la preuve que l’Union européenne fut dès son origine le fait du “bon vouloir” américain.


      • VladimirK Le 05 avril 2015 à 00h51
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        Je pense au contraire que les États-Unis verraient bien la Grèce dégager de l’OTAN, auquel cas l’intervention de Zbigie ne serait pas une gaffe.

        En effet, la contribution des membres de l’OTAN est fonction de leur revenu national brut… on s’entend que la Grèce ne doit pas contribuer des masses en ce moment, et constitue plus un poids mort et un risque plutôt qu’autre chose.

        Outre des terres où placer ses hommes et son matériel, l’OTAN a aussi besoin de membres qui paient, et la Grèce n’apporte pas grand chose de plus que la Turquie.


        • stef1304 Le 06 avril 2015 à 00h06
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          Je vois difficilement les américains accepter de concéder une victoire aux russes.
          Ils ont déjà perdu la Crimée.
          Et je ne suis pas certain qu’ils apprécieraient par exemples une base navale russe en Grèce… pour ne prendre que cet exemple qui n’a pas été cité dans l’article. Ou le fait qu’un certain nombre d’information confidentielles de l’UE et de l’OTAN filtrerait du côté russe, en même temps que la Grèce ferait défection.

          Et puis, encore une fois, quel contre symbole.
          On ne serait plus en présence d’un PIGS, mais bel et bien d’un pays rebelle qui choisit librement son destin. Quel symbole face à l’Empire et au système de la dette.


      • stef1304 Le 05 avril 2015 à 23h55
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        “Je n’imagine pas comment les Américains accepteraient de voir la Grèce se détacher de l’OTAN.”

        C’est bien le coeur du sujet. Il y a les Européens ET il y a les américains. Si la décision arrive de façon abrupte, pas certain que le scénario ait été suffisamment/totalement anticipé, de la part des Européens, ni de la part des Américain…

        Soit c prévu, et là, c très très fort de leur part (on est dans un billard a combien de bandes ?). Soit, ça ne l’est pas complètement (enfin, pas comme ça) et cela deviendrait effectivement un formidable révélateur… des intentions réelles des acteurs, comme le suggère d’ailleurs l’article, quant il évoque la vulgate anti poutinienne.

        Du coup, il faudra suivre avec beaucoup d’attention, le jeu des acteurs sur la scène mondiale.

        En effet, on sort ici du cadre de la soumission de la dette pour entrer de plein pied dans celui de la rebellion et donc de la remise en question du grand mécano géopolitique américain (je suis tenté de parler de glacis…), avec l’émergence d’un potentiel précédent historique, celui d’un premier pays sortant du mécano militaire, financier et organisationnel de l’OTAN/UE.

        Il suivrait notamment les refus de l’Islande et de la Suisse… Mais le symbole serait infiniment plus fort et les répercutions infiniment plus nombreuses.

        Et puis, il s’agirait aussi d’un retournement d’alliance, déterminé par un politique, mandaté ou/et soutenu par sa population. Avec en prime, la célébration des mille ans du christianisme orthodoxe/byzantin… Tout un symbole.

        Surtout, face à une UE enlisée et vassalisée… et une Amérique ultra militarisée, et qui est déjà quasiment en faillite pour n’avoir pas su se réformer.

        Par ailleurs, c’est vrai, qu’après l’ouverture du front ukrainien, cela ouvrirait effectivement le champs de TOUS les possible, le meilleur comme le pire.

        Du point de vue russe, le symbole est presque trop beau (la Grèce, berceau de la démocratie; les mille ans de l’Eglise orthodoxe, la première sortie de l’OTAN, etc… ).
        A la place de Poutine, je crois que je n’hésiterai pas à ouvrir ce nouveau front, après toutes les avanies que son pays a subit. Après la Crimée, la résistance à l’Empire américain, le retournement de la Grèce, serait un haut fait. Ainsi qu’un moyen de négociation/pression/rétorsion absolument formidable.

        Quant aux chinois, je ne vois pas ce qu’ils auraient à perdre. Ils jouent au go et ce sont les russes qui prennent les coups pour l’instant. Eux ils ne font que soutenir l’ours russe.

        La réaction des Gouvernements Européens. Bah, c’est leur ambivalence et leur double jeu qui sera éventé. Et les banques européennes, cad françaises et allemandes notamment, qui prendront un nouveau grand coup sur le capot, avec diverses conséquences…

        Reste la réaction de “l’allié” américain… Comme pour les Européens, les possibilités de contre attaque sont nombreuses: médiatiques, financières, administratives. Et les attaques seront probablement multiples.

        Quoi qu’il en soit, la balle est probablement dans le camp des grecs. Et c’est là qu’on devrait voir la taille des “balls” de Tsipras, et surtout son niveau d’anticipation et de préparation… parce que pour traverser le rubicon, il va lui en falloir une sacrée paire. Sortir de l’esclavage ne va pas sans risque, même avec le soutien russe et chinois.

        Bref, malgré le fait qu’il représente un tout petit pays, la petite péninsule qu’il représente est peut être en train d’écrire une nouvelle page décisive de l’histoire de notre sous continent européen.


    • Chris Le 04 avril 2015 à 15h07
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      Vous n’avez pas encore intégré que l’Union Européenne est un appendice US : la tragédie Ukraine en est aveu éclatant. En signant le TTIP/TAFTA/TISA, l’UE jettera la clef de la prison par la “fenêtre des cocus”. Prochaine étape : un parlement commun. Nous avons déjà une représentation US au Parlement UE, mais bizarrement pas l’inverse. C’est dire…


      • Citoyen Le 05 avril 2015 à 08h23
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        Exact, certains, curieusement, ignorent l’histoire géopolitique depuis 1945. Ou n’ont rien compris même aux évidences.
        A Yalta, l’on se partagea le monde à la suite des débarquements des d e u x côtés. Point.
        L’Europe fut la proie et le butin. Est et Ouest.

        Certains continuent, ici aussi, à préférer leurs émotions, leurs rêves, leurs frustrations, leurs espoirs à l’information rationnelle. Pourtant évidente et les USA, eux, au moins, ne se cachent pas du tout. C’est d’ailleurs leur caractéristique. (efficace). Dire et faire.

        Concernant la Grèce, pour des raisons de géographie et d’intérêts USA bien compris, OBAMA a déclaré sans ambages qu’il appuie le gouv. Syriza (MEDITERRANEE est zone contrôle USA car la géographie renseigne sans ambages).
        En effet, le monde est régi par et pour le contrôle des voies de navigation (commerce) de tout ordre. Détroit d’ Ormuz, canal de Suez, etc… Mers, Océans. C’est pour cette raison que la Russie avait besoin de la Crimée. Point.
        Ce n’est pas lui, Obama, qui paye en plus, c’est l’UE ou Europe.
        Efficacité redoutable des USA ainsi qu’intelligence majeure.
        Bref de la géopolitique LOGIQUE de base (foin de sentiments, rêves et autres coquetteries)

        D’autre part, les membres Syriza ont déclaré constamment qu’ils “aiment” l’OTAN et l’UE et l’EURO, la City de Londres, etc… Ils ne s’en cachent pas non plus(visites, rendez-vous, consultations, etc…)
        Et ici, le Ministre de la Défense (du gouv. Syriza-ANEL) s’est rendu aux USA, d’ailleurs, a rencontré Victoria Nuland, alias Miss Cookie Maidan, etc…
        ( ici lien en anglais du parti grec communiste KKE à ce sujet http://inter.kke.gr/en/articles/Unacceptable-and-Dangerous-Statements-of-the-Defense-Minister/ )

        C’est que les gens continuent à croire,rêver plutôt que savoir. Les FAITS réalistes, les gens n’aiment pas.


        • Chris Le 05 avril 2015 à 13h13
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          Selon vous, quelle pourrait être la surenchère US sur l’offre sino-russe à venir ? Hormis les jetons de présence dans différentes nobles assemblées et réseaux élargis…


          • Carabistouille Le 05 avril 2015 à 13h59
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            Je crois que vous vous payer de mots quand vous parlez d’offre “sino-russe”. Regardez bien l’AIIB, et vous verrez qu’il ne s’agit que d’offre chinoise. La Russie refuse la sujétion BAO, et c’est normal, mais je ne serai pas assez naïf pour prendre les Chinois pour des bienfaiteurs de l’humanité. Quand je vois la brutalité avec laquelle ils traitent leur propre peuple et toutes les terres et entreprises qu’ils rachètent à travers le monde….


      • stef1304 Le 06 avril 2015 à 00h00
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        Oui, sans compter un ministère des affaires européennes, l’OTAN, Goldman Sachs qui intervient un peu partout, etc… D’ou la puissance du symbole grec…


    • franckmilan Le 05 avril 2015 à 15h10
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      MARRRRRRRRRRRRE DE CES ARTICLES NON TRADUIT……..GRRRR MEME SUR SON SITE LES DEUX TIERS DES ARTICLES NE SONT PAS TRADUITS…FAIS SUERRRRRRR !!!! UN EFFORT NOM DE ZEUS !!! GRASSET FAIS UN EFFORT : LES TRADUCTEURS EN LIGNE SONT NULS ET TOUT LE MONDE NE PARLE L ANGLAIS….


      • stef1304 Le 06 avril 2015 à 00h07
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        Là, il va falloir quand même bosser un peu ton anglais… 🙂


  2. Beatrix Le 04 avril 2015 à 02h59
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    Ce que certaines personnalités françaises et européennes n’avaient cessé de préconiser, à savoir ne pas couper les liens de la France et de l’Europe avec la Russie, la Grèce, indubitablement va le faire et il serait malséant de reprocher à Tsipras de se rapprocher de la Russie après avoir essuyé moult injures et humiliations dirigées contre son peuple.
    Du coup, la Grèce, cendrillon asservie, aura quitté la Maison Commune propulsée vers la Russie, pour embrasser la scène mondiale, trouver souverainement sa place et jouer son rôle-titre parmi les autres acteurs, tous majeurs, parce que indépendants.

    Il faudra fêter cet heureux accouchement, ce jour là, avec les Grecs!

    A défaut de pouvoir trouver ensemble des solutions viables dans une entité qui est monopolisée et muée en dictature, il serait donc sage d’expulser cette entité de son pays pour préserver ses potentiels et la sécurité de son peuple.
    Si les membres en mauvaise posture budgétaire faisaient de même – expulser l’euro de chez eux – ils auraient des chances de provoquer le dialogue et des perspectives de négociation et de concertation. Ils redeviendraient le moteur de la construction commune. Ce serait par là aussi, la seule façon de discipliner la Commission Européenne à plus de respect et à plus d’attention pour chacun des membres. Dans le cas contraire, on aurait toutefois servi à réduire son pouvoir de nuisance et on serait débarrassé des entraves qui étaient en train de transformer une crise passagèrement incapacitante en naufrage irréversible.


    • Chris Le 04 avril 2015 à 15h10
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      Depuis la main-mise occidentale sur l’Ukraine, j’ai toujours pensé : Grèce, Russie = même combat.
      Et je n’en démords pas.


    • stef1304 Le 06 avril 2015 à 00h16
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      “Ce que certaines personnalités françaises et européennes n’avaient cessé de préconiser, à savoir ne pas couper les liens de la France et de l’Europe avec la Russie, la Grèce, indubitablement va le faire.”

      Je ne sais pas si elle va le faire. Mais si elle le fait, des deux, on peut se demander qui a trahi l’idéal européen ?
      La Grèce qui quitterait l’OTAN et l’UE, après ce qu’ils ont enduré; ou l’UE elle même ? Et l’OTAN ?

      Bref, s’ils ont de la jugeotte, après le traitement qu’ils ont subit, la décision est claire. Et les imbéciles, ce sont les Européens pour n’avoir pas su/voulu/pu couper le cordon ombilical avec les USA. Et, en particulier, nous, français, pour avoir trahi l’héritage gaullien et avoir fantasmé sur l’Euro.

      Je rappelle qu’à la différence des russes, sur l’essentiel, nous sommes absolument soumis aux américains. Et que notre situation de grand favorisé, nous fait trop oublier ce qu’on subit, les afghans, les irakiens, les vietnamiens, les syriens, les libyens, etc… Et les grecs.

      Les chiffres de la crise en Grèce
      http://www.express.be/business/fr/economy/16-chiffres-qui-montrent-qui-paye-la-crise-grecque/203562.htm

      Pour nous, la situation est encore trop supportable, apparemment, malgré le reflux constant et massif de l’emploi et les attrapes couillons comme le mariage pour tous, l’affaire Dieudonné, l’attentat de Charlie hebdo, et autres joyeusetés pour amuser la galerie.


  3. Marie Genko Le 04 avril 2015 à 05h11
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    Il est impossible de faire quelques prédictions que cela soit au jour d’aujourd’hui…

    Ce que nous savons est que la Grèce et la Russie sont sur la même longueur d’onde parce que ce sont deux pays profondément orthodoxe!
    Ils ont donc une vision et une analyse très semblable des problèmes politiques et sociaux!

    Il est possible aussi que le poids de la nouvelle idéologie droit de l’hommiste, chère à l’UE, tout autant que les exigences des banques et de Madame Merkel, finissent par devenir insupportables au peuple grec …


    • Louve Bleue Le 04 avril 2015 à 10h59
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      ? Je croyais que c’était déjà insupportable !


    • stef1304 Le 06 avril 2015 à 00h18
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      “la Grèce et la Russie sont sur la même longueur d’onde parce que ce sont deux pays profondément orthodoxe!”

      Je ne crois pas qu’ils sont sur la même longueur d’onde parce qu’ils sont orthodoxes, je crois plutôt que c’est parce qu’ils ont des intérêts convergents et qu’ils représentent l’un pour l’autre une opportunité que le fait qu’ils partagent la “même” tradition spirituelle peut s’exprimer à nouveau.


  4. coinfinger Le 04 avril 2015 à 06h41
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    Philippe Grasset est sur le coup . J’ai l’impression qu’il est doté d’une téte à objectifs multiples , qui ne ratent jamais leur but , en plus elles visent l’essentiel .


  5. nulnestpropheteensonpays Le 04 avril 2015 à 07h25
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    de deux choses l’une , ou les types qui nous gouvernent sont des truffes , ou ils nous prennent pour des truffes , le pire , c’est que se sont peut être réellement des truffes ! et il faudrait que nous les voyions comme ça pour éviter les catastrophes…


    • Candide Le 04 avril 2015 à 10h09
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      La moitié sont bons à rien, l’autre moitié prêt à tout… (Coluche)


    • reneegate Le 04 avril 2015 à 10h31
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      Ce ne sont pas des truffes sinon ils se planteraient parfois, or ils font tout mal. Et voir ici l’état d’esprit de notre président, bien plus belliqueux que son image : http://www.sudouest.fr/2015/03/29/quand-la-france-tue-pour-regler-ses-comptes-1874668-880.php


      • Homère d'Allore Le 04 avril 2015 à 16h38
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        “Les tueurs de la République” est une assez bonne enquête journalistique.
        Vous avez raison, reenegate, de conseiller sa lecture.

        Et oui, Hollande est un tueur (pas seulement politique) camouflé en chamallow ! Ce type , un peu comme Truman à ses débuts, a toujours joué sur le fait d’être sous-estimé par ses adversaires et concurrents.
        Sous un masque de bonhommie parfois ridicule, se cache un calculateur froid et n’hésitant pas aux actions homicides.


      • FifiBrind_acier Le 04 avril 2015 à 18h07
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        Vincent Nouzille est aussi l’auteur d’un livre passionnant:

        ” Des secrets si bien gardés”, il s’agit d’une compilation de notes déclassifiées de la CIA et de la Maison Blanche sur la surveillance permanente et les interventions dans les divers gouvernements français depuis De Gaulle.

        http://www.dailymotion.com/video/x8urag_nouzille-les-dossiers-secrets-de-la_news


    • Chris Le 04 avril 2015 à 15h18
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      Que peut-il sortir de bon d’une assemblée de 28 types propulsés là sur la base de mensonges et de flagorneries dont la plupart sont inféodés à une puissance étrangère ? La chienlit.
      La formule de Coluche, rappelée par Candide, me paraît la plus descriptive.


    • stef1304 Le 06 avril 2015 à 00h19
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      vous avez oublié le 3e cas de figure, celui ou ce sont des truffes… qui nous prennent pour des truffes.
      🙂


  6. Rcool Le 04 avril 2015 à 07h58
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    On nous vente le droit de l’homme de l’UE, l’Europe a déjà même eu son prix Nobel, mais on ne peut pas parle du droit de l’homme quand on pousse un pays à la suicide collective! aujourd’hui les grecs négocient entre autre la rêvée de l’embargo russe sur leur produits agricoles mais comment mettre en place les moyens de contrôle étant donne que les produits d’autre pays de l’UE circulent tranquillement sur le territoire Grec!?


    • Sainthip Le 04 avril 2015 à 10h47
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      C’est, à l’envers, la même chose que le libre échange entre l’Ukraine et l’UE.


      • Chris Le 04 avril 2015 à 15h21
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        Un article sur cet accord bidon. “le réveil brutal : les perspectives d’intégration de l’Ukraine à l’UE disparaissent de l’horizon”
        http://lesakerfrancophone.net/reveil-brutal-les-perspectives-dintegration-de-lukraine-a-lue-disparaissent-de-lhorizon/
        Si ce n’est pas un “coup” néocolonial, dites-moi ce que c’est !?


        • chios Le 04 avril 2015 à 21h07
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          “…L’argent ne sera pas dépensé pour le développement et les réformes, mais plutôt pour rembourser des dettes à l’Europe ou, autrement dit, pour augmenter le poids de la dette sur le pays…”

          C’est toujours la même chanson…
          Internet, c’est bien beau, mais il y a des défaillances.
          Les contacts entre la Grèce et l’Ukraine au niveau des medias sociaux, la blogosphère, etc.seraient de la plus grande importance pour le bien de ce “village monde” que nous sommes censés être, mais je n’en ai trouvé nulle trace jusqu’ici…Chaque pays en “vase clos” poursuit sa course en aveugle.


  7. Le Wallon Le 04 avril 2015 à 08h53
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    La Grèce sera le premier état à partir de l'”Union”-Européenne. Jamais je n’aurais pensé qu’on puisse injurier autant un membre de la “famille” (cette dénomination, trouvée par M. Sarközy, a un parfum de mafia) européenne.
    Nous sommes tombés bien bas et n’aurions jamais dû créer l’euro. Mitterrand s’est bien fourvoyé en le voulant (jamais une monnaie n’a créé un État, c’est plutôt le contraire). Le Royaume-Uni a bien raison de rester à l’écart.


    • chios Le 04 avril 2015 à 22h05
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      J’ai regardé il y a quelques jours un film de la BBC de 1986, sur la guerre civile après la deuxième guerre mondiale en Grèce,à l’initiative de Churchill, qui avait fait un deal avec Staline, le ” % agreement”. (GB a 90 % d’influence en Grèce http://en.wikipedia.org/wiki/Percentages_agreement…)

      C’est un peu hors sujet, mais donne une une idée de ce dont les grecs sont capables…même si leurs comptes ne sont pas toujours en ordre…

      https://www.youtube.com/watch?v=-tXb5YkQeDM
      durée 1h 45 min. un très beau film documentaire.


      • Chris Le 05 avril 2015 à 13h27
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        Comme d’habitude, les Occidentaux n’eurent pas un rôle reluisant. On reconnaît la volonté de massacrer toutes résistances au “Nouvel Ordre” qu’est le glacis US européen et leurs chiens de garde qui continuent de sévir.


  8. Nerouiev Le 04 avril 2015 à 08h53
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    J’avoue avoir bu du petit lait en lisant ce texte. Non qu’il fasse des révélations extraordinaires, mais parce qu’il correspond au roman que j’ai dans la tête, une Europe des nations qui se construit avec la Russie. Enfin pouvoir retrouver nos âmes sans obsessionnellement penser dollar ou euro ou faut pas ci, faut pas ça, ou nous forcer à une admiration infinie pour les USA et son tuteur Brzezinski. A force de toujours vouloir avoir raison il commence à avoir tout faux et les USA ont aussi besoin de la Russie et des autres car au fond on est tous faits pour nous entendre, au pire nous ignorer. Si ce n’était pas vrai, pourquoi encore des grands projets communs comme Mars ou le Tokamak ? La volonté de tout posséder par la loi du profit commence à bien décliner, on a envie d’autre chose et surtout d’avenir plus ouvert ; on commence à manquer d’air avec des gueules rébarbatives à la Junker ou à la Brzezinski.


    • Melissa Le 04 avril 2015 à 09h18
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      Neroulev,

      Je partage un peu votre rêve, mais ce serait une erreur de sous-estimer les réactions de la “bête”…

      Jeu géostratégique : une alliance russo-grecque…

      Cet article propose un scénario qui ferait de la Grèce un “Cuba” au cœur de l’UE et de la Méditerranée mais sous-estime les réaction de l’OTAN,…et de l’UE…
      Si ce processus se réalise, l’UE aura du mal à s’en remettre…

      http://lesakerfrancophone.net/jeu-geostrategique-une-alliance-russo-grecque/


  9. Guillaume Besset Le 04 avril 2015 à 09h21
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    Le “pouvoir totalitaire” de Bruxelles est perçu comme tel, mais suite à l’incompétence des gouvernants Grecs qui ont dépensé sans limites, cela était leur responsabilité (orthodoxie religieuse, mais pas économique !)

    Mais le passé étant le passé, les armateurs Grecs peuvent sûrement encore faire un effort
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/07/19/les-armateurs-grecs-cedent-sur-leurs-avantages-fiscaux_3450191_3234.html
    .. ce qui réduirait le risque d’augmenter encore le %PIB de l’armement…
    (les pays les plus heureux n’ont pas un %PIB élevé, et font en sorte de rester neutre militairement)

    Quand aux extrémistes(fascistes) Grecs, je ne pense pas qu’ils attendent l’Europe pour vouloir assoir leur volonté de puissance (extrême égo les caractérisant, opposé à la Paix (de l’esprit..)).
    L’extrémisme (politique ou religieux) est pour moi à la limite de la psychiatrie, mais étant libéral, je leur laisse la liberté de s’exprimer, tant qu’il n’y a pas d’incitation ou violence réelle.. (sinon case prison artisanale)

    De manière générale, quand on voit tous les problèmes engendrés par une mauvaise gestion des fonds publics, on se dit qu’il y a encore du travail de supervision ! (une double supervision croisée des acteurs publics et privés serait d’ailleurs bienvenue)

    Et la séparation de l’Etat, de l’Eglise, de la Justice est encore à développer.. (oui, les projets scientifiques et le commerce peuvent apporter un avenir plus ouvert !)


  10. michel roissy Le 04 avril 2015 à 09h34
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    J’attends avec impatience les élections espagnoles de septembre…

    Une victoire possible (et souhaitable) de Podemos donnerait un élargissement à la crise de l’Europe.

    Qui sait si le peuple espagnol, bien que catholique, ne prendrait pas aussi le chemin de Moscou ? Il y a déjà un précédent historique en 1936.

    En tout cas, l’analyse de Philippe Grasset est magistrale.


    • cording Le 04 avril 2015 à 14h52
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      Ils ne gagneront pas mais peuvent perturber le jeu politique par un tripartisme.


    • Amsterdam Le 04 avril 2015 à 15h35
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      Pas tout-à-fait, Mr Berruyer.
      Le système est conçu de telle façon qu’un grand parti peut obtenir la majorité absolue des sièges avec une majorité relative.
      En 2011, le PP a obtenu 53% des sièges avec 44% des voix.

      http://www.laviedesidees.fr/Un-moteur-de-l-indignation.html


      • Amsterdam Le 04 avril 2015 à 15h39
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        “Même si le système électoral espagnol est dit proportionnel, il s’avère l’être assez peu en pratique. Ceci s’explique à la fois par la taille relativement réduite de l’Assemblée (350 députés) et par le nombre élevé de circonscriptions électorales (52). La combinaison de ces deux éléments débouche sur la définition de petits districts électoraux et empêche une répartition vraiment proportionnelle de la représentation. Dans la plupart des circonscriptions sont élus cinq députés tout au plus, ce qui rend très difficile l’accès de partis tiers à la répartition des sièges. Même si la constitution espagnole établit la proportionnalité du système électoral, les niveaux de proportionnalité atteints sont en fait comparables à ceux des systèmes britannique ou français, c’est-à-dire à des systèmes électoraux majoritaires.”


    • michel roissy Le 04 avril 2015 à 16h08
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      ah oui, suis-je ballot… c’est vrai que nous sommes dans des sociétés démocratiques… j’ai trop tendance à l’oublier 😉


  11. dissy Le 04 avril 2015 à 09h40
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    “La Russie et l’Occident : pourquoi cette incompréhension actuelle ?”

    Par Michel de Rostolan | 30 mars 2015 | Libre Journal de Michel de Rostolan | Mots clés : Alain Corvez . Géopolitique . Leonid Kadichev . occident . Russie . Sixte-Henri de Bourbon-Parme

    Michel de Rostolan, assisté de Bénédicte, recevait Leonid Kadichev, ministre-conseiller de l’ambassade de la fédération de Russie en France, Prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, vice-président de SOS-enfants d’Irak et Alain Corvez, expert en géopolitique. Thème : “La Russie et l’Occident : pourquoi cette incompréhension actuelle ?”.

    http://www.radiocourtoisie.fr/25428/libre-journal-de-michel-de-rostolan-du-30-mars-2015-la-russie-et-loccident-pourquoi-cette-incomprehension-actuelle/

    “Les États-Unis, la Chine, la Russie et l’enjeu eurasien ; Commentaire de l’actualité politique et économique”

    Par Henri Fouquereau | 31 mars 2015 | Libre Journal de la France Libre | Mots clés : actualité politique . Alain Cotta . Chine . économie . États-Unis . Eurasie . Géopolitique . IRIS . Jacques Myard . politique . René Cagnat . Russie . Syrie

    Henri Fouquereau, assisté de Lydie Cassarin-Grand, recevait René Cagnat, colonel de réserve, chercheur à l’IRIS, écrivain, Alain Cotta, économiste et Jacques Myard, député, maire de la ville de Maisons-Laffitte. Thèmes : “Les États-Unis, la Chine, la Russie et l’enjeu eurasien ; Commentaire de l’actualité politique et économique”.

    http://www.radiocourtoisie.fr/25445/libre-journal-de-la-france-libre-du-31-mars-2015-les-etats-unis-la-chine-la-russie-et-lenjeu-eurasien-commentaire-de-lactualite-politique-et-economique/


  12. ponsov Le 04 avril 2015 à 09h45
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    La Grece est rentrée dans l’europe appuyée par nos hommes politiques (VGE) entre autres, c’est un pays de 11 millions d’habitants qui vit du tourisme et du transport des marchandises ( armateurs)
    Ils ont une croissance artificielle de 1 pour cent, ont perdu 30 pour cent de leur PIB en 6 ans, une dette de 177/100 de ce même PIB, comment voulez vous les sortir de cette situation? L’indicateur BALTIC DRY INDEX= le coût du transport des matières sèches par mer est au plus bas depuis 1986, le tourisme en ralentissement.Soit elle sort de l’euro et les banques ainsi que les contribuables sont perdants maintenant, soit elle reste et tous le monde sera encore plus perdants demain.Ce qui embête le plus les Décideurs c’est que l’expansion de l’UE en prendrait un coup notamment les négociations abérrantes avec la Géorgie,que les grecs se tourneront vers l’Asie donc membre de l’Otan( hantise des USA), c’est une impasse car si on accepte de renégocier leur dette les portugais,espagnols irlandais voire nous allons demander le même traitement.Ce problème est pour moi capital , qq’un a une idée?


  13. Patrick Andre Le 04 avril 2015 à 10h12
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    Le pays doit 460 millions d’euros au FMI le 9 avril, et la spéculation n’en finit plus depuis quelques jours sur ses capacités à l’honorer.

    Les doutes ont été alimentés en particulier par la lettre envoyée à la mi-mars à la chancelière allemande Angela Merkel par le Premier ministre grec Alexis Tsipras, prévenant que faute de versement d’aide rapide par l’UE à la Grèce dans les semaines suivantes, il serait “impossible” de continuer à assurer le service de la dette, et que le gouvernement préfèrerait honorer en premier lieu ses engagements vis-à-vis des fonctionnaires.
    http://www.lalibre.be/economie/actualite/athenes-confiant-dans-sa-capacite-a-payer-tout-son-du-la-semaine-prochaine-551efe0b35704bb01b8696a5

    le 8 avril, ce sera le sommet entre Tsipras et Poutine.Eh ben no stress… (rires)


  14. Michel Ickx Le 04 avril 2015 à 10h34
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    Il est clair c’est que nous approchons d’échéances qui vont fortement changer la donne.

    Ce sera un réveil difficile pour beaucoup, nos bons chiens de garde du système en premier lieu. Ils ne doivent pas en mener large en ce moment.

    Le voyage à Moscou de Mr. Tsipras sera passionnant s’il arrive à bon port, ce que je nous souhaite de tout cœur. Mais je ne prendrai certainement pas le même vol.


    • Beatrix Le 04 avril 2015 à 20h45
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      Il faudra que son staff ne communique pas les coordonnées de son voyage, ce jour là, ou différer son départ sans l’annoncer. De même pour son retour.


  15. Alain Le 04 avril 2015 à 10h46
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    Je doute que Tsipras ose passer à l’acte dans ce sens. Il joue à faire peur pour obtenir des concessions mais il ne sera pas crédible à ce petit jeu tant qu’il garde le maintien dans l’euro comme l’un de ses objectifs principaux


    • Inox Le 04 avril 2015 à 12h42
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      Le bluff fait partie de la théorie des jeux ou pas ? Juste pour savoir…


  16. Iskander Zakhar Le 04 avril 2015 à 10h47
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    La solution globale serait de convenir, et de faire prendre une résolution de l’ONU en ce sens, que la dette mondiale doit être annulée et que nous devons repartir de zéro. Après tout, la mission des dirigeants est d’agir pour le bien être de l’humanité dans son ensemble, pas pour que l’humanité courre à sa perte.


    • jules Le 04 avril 2015 à 12h51
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      Non. Ce qu’il faut, c’est une réforme du système monétaire international (ce que la Chine et la Russie essaient d’initialiser).

      Ensuite, un audit de la dette mondiale pour tenter de déterminer la part illégitime de celle-ci. Pour cette part-là, oui, le haircut devient envisageable.

      La dette n’est pas systématiquement « honteuse » et les créanciers, nécessairement des salauds. C’est aussi un outil de gestion (et d’épargne) de nature à favoriser et à développer les investissements.

      Autre chose encore : je ne crois pas qu’il soit possible, ni nécessaire, ni même souhaitable de repartir à zéro. Pourquoi jeter le bébé avec l’eau du bain ? Ce qu’il faut, c’est redonner un sens aux relations internationales, un sens à la négociation, un sens à la diplomatie. Retrouver une certaine fierté politique. Retrouver le goût de la dignité, celui du respect entre interlocuteurs. Autre chose qu’un bordel entretenu entre crétins cupides animés par le goût de la dope et du plaisir masturbatoire à (très) court terme.

      Vaste programme…


      • franckmilan Le 04 avril 2015 à 15h19
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        ce qu’il faut etc…il faut juste purger : pib mondial 60 000 Mds pib fictif 700 000 Mds….faut donc éclater une bulle de 640 000 Mds…bonne chance.


        • chios Le 04 avril 2015 à 21h21
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          “La dette n’est pas systématiquement « honteuse » et les créanciers, nécessairement des salauds. C’est aussi un outil de gestion (et d’épargne) de nature à favoriser et à développer les investissements.”

          Si on accepte l’hypothèse qu’il n’y aura plus de croissance,(ce qui est une des hypothèses de ce blog) ces conceptions n’ont plus de sens. Ce n’est pas une question de morale et d’idéologie, mais de logique.

          Ce qui ne devrait pas empêcher l”investissement”.
          Mais les “épargnants” devront renoncer à l’idée que leur pactole va gonfler ad vitam…


          • FifiBrind_acier Le 05 avril 2015 à 07h55
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            Si, si, la dette est honteuse et illégitime!
            Comment faisaient les Etats avant les dérégulations?
            Ils empruntaient à taux 0% à leur Banque centrale.
            C’est Michel Rocard qui dévoile le pots aux roses (et les épines qui vont avec!”)

            https://www.youtube.com/watch?v=4TB85XwzqZk&feature=youtu.be


    • Melissa Le 04 avril 2015 à 23h32
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      L’ONU ?!!!…
      En serions nous là si l’ONU avait un jour réussi à résoudre le moindre problème ?…
      Chaque peuple doit s’occuper exclusivement d’améliorer son propre sort…Ça sera déjà pas si mal…
      Ça suffit, les machins !


  17. NiFuNiFa Le 04 avril 2015 à 12h33
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    Et bis repetita !
    Intéressant de voir comment la lorgnette de tous ces enquêteurs (journalistes ou affiliés) se braque toujours dans la même direction, pour ma part j’attends toujours qu’elle fasse un tour complet …

    “Les hackers d’Anonymous rendent publiques les négociations entre le FN et le Kremlin”

    Copies des échanges dans l’article.
    Depuis le fameux prêt russe au FN, on savait qu’il y avait un loup. Les dénégations des mamamouchis du Front ne trompaient personne, sauf celles etc eux qui préféraient garder yeux et oreilles cachés.
    Voici aujourd’hui le fond de l’histoire, grâce aux hackers d’Anonymous International qui viennent de rendre public les milliers de documents piratés par leurs soins chez un haut fonctionnaire de l’administration Poutine.
    Ces documents montrent les échanges textes entre hauts fonctionnaires russe sur la manière de dire «merci» au FN en échange de son soutien sur la Crimée.

    http://lekiosqueauxcanards.com/2015/04/les-hackers-d-anonymous-rendent-public-les-negociations-entre-le-fn-et-le-kremlin.html


    • Crapaud Rouge Le 04 avril 2015 à 13h45
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      Bof… Le FN est fustigé en France, les banques ne veulent pas lui prêter afin de ne pas écorcher leur image de marque. Donc le FN se tourne vers Moscou, une banque russe accepte, (son image à elle ne risquant rien), et Moscou dit : “Bon, c’est pas tout ça, on veut bien laisser nos banques vous prêter du fric, mais faudrait voir à nous aider, vous aussi.” Et hop, Marine le Pen reconnaît le référendum en Crimée. Y’avait pas besoin de “haker” la messagerie de X ou Y pour constater que c’est dans la logique des choses. Cela dit, je reconnais aussi ce référendum, à titre personnel, et je suis viscéralement anti-FN.


    • Crapaud Rouge Le 04 avril 2015 à 14h06
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      C’est assez rigolo de voir le FN, réputé d’extrême droite, mélanger ses euros avec un pays présenté comme une dictature néocommuniste, que les Ricains aiment détester. C’est une habile contre-propagande pour montrer que les couleurs respectives des deux parties ne sont pas aussi prononcées qu’on veut bien le dire. Donc, quand Marine Le Pen reconnaît le référendum démocratique de la Crimée, elle fait d’abord la pub du FN, ça fait partie de sa stratégie dite de “normalisation”.


      • Citoyen Le 05 avril 2015 à 09h29
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        C’est la propagande pour gogos qui réactive la propagande type “les bolchéviques, les néo-communistes” russes sont là.
        Cela marche dans l’inconscient de 3 ou 4 générations à l’esprit formaté par l’irréel plutôt que par le réel.

        En réalité, le parti COMMUNISTE russe est le principal opposant à Poutine (20% aux élections)
        Poutine est capitaliste. Point.

        Bon, cela ne sert évidemment pas, la propagande se basant sur la connaissance vive de la psyché du lambda 2.0 qui fonctionne sur des manichéismes sclérosés que l’on entretient à loisir et que l’on peut exploiter sans se fatiguer les méninges.

        Facile à activer, réactiver, utiliser, car, à juste titre, les lambda fonctionnent à base de simplisme, clichés binaires, que l’on peut exploiter sans vergogne et avec beaucoup d’aisance, même en état de somnambulisme avéré.
        Réflexes plutôt que réflexions. Ignorance plutôt que complexité.
        Primauté du narcissisme puéril des sentiments,émotions projetées sur tout plutôt que raison adulte forte.

        Des maîtres, on vous dit.


      • marianne Le 05 avril 2015 à 10h29
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        J’abonde. Il y a sur youtube un important extrait des interventions de Poutine au club valdai, répondant à une question sur le “conservatisme” russe, selon lui, posée par un intervenant japonais (heureusement qu’il y a encore des gens qui pensent sur cette planète boudiou). Tomber dans le piège “Poutine/FN, même combat” est tout à l’avantage du FN, mais ne permet certainement pas de comprendre ce qui se passe en Russie. Certes, de nombreux nationalistes russes ont choisi le FN comme référence politique en France, (voir la publicité donnée aux moindres mouvements de MLP sur sputnik ou rt france, ce dernier à différencier à mon avis de RT UK ou USA). Mais Russie Unie n’est pas Jirinovski (c’est bien jiinovski non le dirigeant du mouvement nationaliste pur et dur en russie ?) Une partie de ce qui devrait être la vraie gauche française se laisse guider dans ses analyses par son seul tropisme anti-FN, et cela la mène à mon sens à des graves erreurs. JL Mélenchon l’a seul sauvée du ridicule, ouf.


    • franckmilan Le 04 avril 2015 à 15h22
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      les anonymous ou la nsa ? si différence il y a…


      • Citoyen Le 05 avril 2015 à 08h46
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        En effet.
        Anonymous (voir sa présentation systématique qui transpire les USA typiques, slogans brefs, idées typiquement USA, cela saute aux yeux) a énormément servi pour les “printemps” (en hiver…;-) arabes….
        La mise en scène, la musique hollywoodienne martelée, le slogan-idée, bref, tout y suinte les USA.

        Une idée USA très astucieuse (ne pas sous-estimer les USA intelligents, très, des centaines d’outils qu’ils utilisent en semant l’espoir et l’horreur.. en maîtres absolus des actes, des faits et de la narrative, en n’ignorant pas que les gens n’en peuvent plus de leur prédation continue, ils utilisent t o u t)

        Anonymous n’est qu’un autre instrument. Pour gogos qui croient que “ça y est”. Extraordinaires et astucieux USA.


  18. Crapaud Rouge Le 04 avril 2015 à 13h30
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    Il est sûr qu’un rapprochement de la Grèce avec la Russie va bouleverser la donne, (comme le contrat gazier sino-russe de mai 2014), mais pour l’instant rien de solide ne le justifie. Le camp occidental a tout lieu de craindre un effet boule de neige à partir du moment où la Grèce serait aidée par les Russes et les Chinois, mais il faudrait en savoir plus sur les conséquences possibles pour apprécier pleinement.


  19. 1Direct Le 04 avril 2015 à 14h04
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    Une métaphore me vient à l’esprit en vous lisant.
    J’ai la sensation de voir 2 tempêtes, la crise Russo-BAO -largement soutenu, sinon provoqué par l’UE- et la crise interne Greco-UE, qui vont entrer en collision et former un ouragan.
    Reste a savoir si la force totale de ces 2 tempêtes sera arithmétique ou exponentielle.

    L’optimisme/l’optimiste dirait qu’elles s’annuleront. Possible, tout est possible.
    Cela dépend de l’intelligence de nos gouvernants. Espérant qu’il leur en reste (de l’intelligence et plus que deux neurones -prêtés- … avec ou sans casque).
    Mais surement, dans tout les cas, avec beaucoup de traces de leurs passages tant au niveau géopolitique qu’économique mais, tout aussi grave, dans l’esprit des populations qui, je pense, garderont à minima une rancœur les uns contre les autres.
    Une telle rancœur finit toujours par être utilisée par des “puissants” et ressortir à un moment ou un autre.
    L’histoire pas si lointaine qu’on le pense nous l’a montrée.


  20. 1Direct Le 04 avril 2015 à 14h16
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    Nous … enfin eux les dirigeants de la France et de l’Allemagne en tête, ont fini par créé un gang à l’image des gangs des villes américaines (mais pas que).
    Ces gangs dans lesquels vous rentrez, tatoué à vie, et, comme ils disent, dont vous ne sortez que “les pieds devant”.
    C’est cela l’UE avec son tatouage €uro gravé sur tout le corps de la société.
    Même l’organisation hiérarchique (et les méthodes? A voir) n’est pas si différente que l’on pourrait le penser.


  21. 1Direct Le 04 avril 2015 à 14h36
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    Juste une question.
    A supposer que la Grèce, soutenue par la Russie et la Chine, sorte de l’UE et par conséquent de l’OTAN comment réagirait les USA (l’OTAN) mais surtout comment se positionnerait la Turquie en cas “friction” ?
    Cette même Turquie qui vient de passer des accords (seulement commerciaux?) importants avec les russes dont le “fameux” gazoduc.
    Quid de la Chine? Neutralité “bienveillante”? Mais envers qui?
    Quelqu’un a une idée?


    • Boublik Le 04 avril 2015 à 17h44
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      Ça m’étonnerai que la Russie et la Chine aient envie de soutenir le Grèce. À mon avis ils sont plutôt dans le rôle des spectateurs du cirque.


      • 1Direct Le 05 avril 2015 à 16h57
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        Spectateurs?
        Je ne pense pas qu’ils ne soient que cela. Ce serait très étonnant surtout vu les relations Russe/BAO
        Acteurs indirects, acteurs de l’ombre, d’accord.
        Comme tous ils poussent leur(s) pion(s) dont celui de la Grèce dans le sens de leurs intérêts du moment.
        Simple logique. C’est normal c’est ce qu’ils font tous sur l’échiquier mondial.


  22. RGT Le 04 avril 2015 à 20h07
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    Si j’étais Alexis Tsipras, je changerais d’avion à la dernière minute avant d’aller à Moscou et j’interdirais tous les bagages en soute où à main, même pour l’équipage.

    On est jamais trop prudent, et en ce moment c’est la saison des accidents d’avion…

    Ça arrangerait beaucoup de monde et permettrait de calmer les vélleités d’indépendance de certains.

    Un accident d’avion de plus ou de moins passerait totalement inapperçu aux yeux de la “communauté internationale”.


    • stef1304 Le 06 avril 2015 à 02h49
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      C’est vrai qu’avec tous ces accidents d’avion, cela donne l’impression que la statistique habituelle, qui fait de l’avion le moyen de déplacement le plus sûr, est mise à mal.

      A ce propos, vous avez vu le dernier témoignage du compagnon de l’hôtesse décédée à Moscou en même temps que le patron de Total ? Encore un qui ne crois pas à une version officielle.

      Décidément, c’est une épidémie… 🙂

      Sinon, quelqu’un à un article sur la fréquence des accidents d’avions qui permettrait de valider/invalider cette impression subjective.


  23. marianne Le 04 avril 2015 à 20h51
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    euhhhhhhh inaperçu je ne crois pas, quand même. Les accidents d’avions font déjà du bruit, à tout point de vue. Si on ajoute Tsipras dedans (le pauvre j’espère que non), c’est pas de la petite contestation d’infos qu’on va trouver sur internet, compte tenu que la moitié de la planète a les yeux fixés sur le prochain mouvement, qui se trouve pouvoir développer un sacré effet de levier, coté 0-1 pour la Russie.
    Faire des martyrs, c’est rarement une bonne idée si j’ai bien compris. Il serait quand même difficile d’accuser Poutine, là, non ?
    Bref, j’aurais tendance à croire qu’un assassinat à ce moment-là serait de mauvaise politique. Les guignols font les mariolles devant ( pardon pour la redondance :), en même temps, si j’en juge par la rapidité avec laquelle l’Angleterre a rejoint l’AIIB, les retournements d’alliance vont vite, et les “décideurs” de cette pyramide-là – puisque la pyramide est la forme sempiternellement proposée pour toute organisation humaine, avec un singulier manque d’imagination ! – veillent au grain. Le pognon et la puissance d’abord. Si les US jouent trop perso-sangsue, la city va suivre la boussole du pognon. Le moins qu’on puisse, c’est qu’ils ne perdent pas le nord, ceux-là. Avec l’alibi d’infiltrer l’organisation chapeautée – du moins je le suppose – par la Chine au besoin.
    Bref j’élucubre un peu là, tout en m’appuyant sur les derniers éléments péchés. Et même plus : savez-vous, vous, exactement, à quoi il pourrait être possible de s’attendre, coté grands choix idéologiques, de la part des chinois ?
    Je crains un peu le capitalisme à la chinoise. Déjà que le nôtre est pas jojo 🙁 Enfin ça changera de style, c’est déjà ça mdr !


    • chios Le 04 avril 2015 à 21h41
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      juste une remarque…
      Au FMI, les Etats-Unis ont un droit de veto et on a vu ce qu’ils en ont fait…
      Cette nouvelle banque, ce seront les chinois qui auront ce veto.
      Ce qu’ils en feront est une autre histoire, il est question de mines en Afrique du sud et heureusement de projets d’infrastructure, mais ce seront les chinois qui mèneront la danse…et ils ne veulent pas que ce soit le pognon qui mène, mais les états.


    • Alae Le 04 avril 2015 à 22h26
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      Je crains un peu le capitalisme à la chinoise. Déjà que le nôtre est pas jojo 🙁 Enfin ça changera de style, c’est déjà ça mdr !

      Au moins, les Chinois ne sont pas impérialistes et ne donnent pas de leçons de morale assorties de bombardements au monde entier.
      C’est sûr, ça va nous changer.
      Personnellement, je ne les crains pas du tout. S’il y en a qui m’inquiètent, ce sont les pays de l’UE qui se sont joints à l’opération. Comme il n’y a aucune raison de penser qu’ils ont changé ou qu’ils changeront de sitôt, j’espère que les nautonniers chinois de l’AIIB vont tenir tout cette racaille d’une main ferme.


      • Chris Le 04 avril 2015 à 23h26
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        Euh, je ne serais pas aussi affirmative. Un journaliste qui se demande, avec raison, si nous n’aurons pas blanc bonnet et bonnet blanc.
        http://lesakerfrancophone.net/ce-que-vous-devez-savoir-sur-aiib-la-nouvelle-banque-chinoise/
        “Tout d’abord, je m’interroge sur la raison et la façon dont la Chine à été autorisée (ou plus justement, activement encouragée) à atteindre le statut de puissance émergente, par les mêmes faiseurs de rois et oligarques qui ont présidé à l’ère de la Pax Americana.
        Je considère la montée en puissance et l’influence de régimes oppressifs et tyranniques comme un désastre absolu, que se soit la tyrannie de l’Otan ou celle de l’avortement forcé, la politique de l’enfant unique, la censure totale d’internet, la dictature du parti littéralement unique, du Parti Communiste Chinois.
        Je vois aussi la montée d’une structure alternative de gouvernance mondiale et en fait, une partie du plan pour créer une dialectique dans laquelle, le gouvernement mondial est la seule synthèse possible.
        Interrogation que je partage…


      • stef1304 Le 06 avril 2015 à 00h47
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        les Chinois ne sont pas impérialistes ?

        peut être pas autant que les américains, mais ils ont une conscience aigu de leur environnement géostratégique et historique (cf. tous les conflits d’îles, avec les japonais, avec Taiwan, etc).

        n’oublions pas que la Chine, à la base, est déjà un Empire, issu de l’unification d’Etats rivaux et en guerre.
        et qu’ils sont tout à fait capable de stimuler une montée de fièvre nationaliste si le besoin pressant s’en faisait sentir.


    • Citoyen Le 05 avril 2015 à 09h04
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      La rapidité anglo-saxonne n’est qu’une façon d’agir afin de contrôler. S’infiltrer, cela s’appelle.

      Faites confianssss aux Anglois, maîtres du pognon, de l’infiltration et de la perfidie géopolitique absolue.

      Hop, d’autres pays UE (sous pilotage et commande USA) ont suivi.

      NE SOUS-ESTIMEZ jamais l’intelligence très vive et l’efficacité de la puissance anglo-saxonne.
      Arrêtez de prendre vos rêves et vos espoirs pour la réalité.

      Le monde n’est pas régi par les émotions. Il est régi par le macro-pognon et les macro-intérêts.
      Y a que nos innombrables Madames Bovary qui ne l’ont pas -et ne veulent pas l’admettre – compris.

      Ne prenez pas des vessies pour des lanternes. Parce que vous croyez et aimez les lanternes.


  24. Kiwixar Le 04 avril 2015 à 23h28
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    Une question concernant les dépenses militaires de la Grèce à 3,2% du PIB, “justifiés” par la menace turque. Les deux pays faisant partie de l’OTAN, en cas de guerre entre les deux, est-ce que l’article 5 s’applique et tout l’OTAN vient à la rescousse de chacun des deux pays en rasant l’autre (vu qu’il a attaqué un membre de l’OTAN) ?


    • Citoyen Le 05 avril 2015 à 09h09
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      L’astuce des USA depuis toujours, en bons maîtres puissants, est, entre mille autres, de financer, aider, toujours les DEUX côtés. D’activer l’un ou l’autre, séparés ou ensemble.
      Des maîtres, cela maîtrise t o u t.
      Avant, pendant et à la fin, ils gagnent. Toujours.


    • stef1304 Le 06 avril 2015 à 00h43
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      oubliez
      pas de guerre au sein de l’OTAN, sans l’accord des “ricains”.
      et quel serait leur intérêt à faire la guerre ?
      l’adversaire turque, était une rhétorique utile du temps des colonels… elle n’est plus d’actualité depuis que les deux frères ennemis ont intégré l’OTAN.
      exactement comme la rhétorique gaullienne de l’indépendance et la grandeur de la France n’est plus d’actualité…
      nos politiques ont désormais mieux à faire, comme le mariage pour tous, la réorganisation de la France en super région européennes (oh, le joli modèle allemand des Länder)


  25. marianne Le 05 avril 2015 à 10h50
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    bon, d’accord, alors allons nous coucher tout de suite, citoyen 🙂

    A propos de ma “crainte” à l’égard du capitalisme chinois, je précise un peu ma pensée : J’ai vu passer des infos sur la réorientation de l’axe principal de la politique économique chinoise, du “tout externe” au “tout interne” pour aller vite, c’est à dire utiliser l’énorme puissance acquise pour augmenter le niveau de vie et refonder cette puissance sur le marché intérieur. De ce point de vue, on peut imaginer de substantielles améliorations de la qualité de vie des chinois, voilà sans doute quelque chose qui ne nous déplairait pas en tant que peuple…
    Evidemment, cela ne va pas sans souci, notamment environnementaux, mais l’attention que porte les chinois à cette question ne date pas d’hier (il y a dix ans déjà, les chinois produisaient massivement du biclou électique ).
    Par ailleurs, on peut noter qu’une partie de la politique économique extérieure chinoise passe par des groupes privés puissants (nouveau canal pacifique-transatlantique au Nicaragua par ex.) Comment analyser le poids de ces groupes privés sur les orientations politico-économiques chinoises ? Quel crédit apporter aux déclarations chinoises sur le principe “gagnant-gagnant” des accords économiques passés avec d’autres pays ? Vu passer aussi des infos plutôt positives sur les accords avec certains pays latino-américains (Equateur ? Vénézuela ? Argentine ?), mais aussi, il y a un peu plus longtemps, des infos négatives à propos d’accord avec certains pays africains ( type entreprise chinoise s’implantant en obtenant une sorte de statut “hors – sol” faisant fi des droits du travail du pays accueillant ) etc, etc…


    • stef1304 Le 06 avril 2015 à 00h39
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      ma “crainte” à l’égard du capitalisme chinois

      Elle est certainement fondée, au sens ou il s’agit d’un capitalisme débridé (sans jeu de mots) et relativement peu régulé, malgré un Etat fort.

      De plus, les choix de développement (sur le modèle occidental, et plus précisément anglo-saxons) font qu’ils aggravent sans doute la crise de surpopulation/ressources limitées que notre espèce se prépare à affronter.

      Les conséquences sur la population et l’environnement se font déjà largement sentir.

      Ps – cette crise de surpopulation face à des ressources limitées est la conséquence de notre réussite, en terme de sélection naturelle. Contrairement aux autres espèces mammifères, nous n’avons pas de prédateur naturel, sinon nous même. Et notre capacité à produire/consommer sans limite et surtout sans sagesse.


  26. dissy Le 06 avril 2015 à 01h29
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    Ruble Whipsaws Top Forecasters as Worst Currency Becomes Best.

    Les ‘experts’ se sont une fois de plus planté:

    http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-04-05/ruble-whipsaws-top-forecasters-as-worst-currency-becomes-best


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