21
Mar
2013

Dans la série, “le printemps commence bien”, voici un point sur la situation à Chypre (oui, j’ai tardé, mais pour commenter autrement que par des généralités, il faut creuser en profondeur, ce qui prend du temps…).

La situation est assez simple, mais très complexe à résoudre. Ainsi, vous ne trouverez pas dans ce billet les positions tranchées qui déferlent depuis une semaine, du genre “c’est un coup d’État, un braquage, un attentat contre la Démocratie, etc.” ni de “L’Europe avance, c’est positif, etc.”…

I. Chypre

Petit rappel historique: Chypre est une île de la Méditerranée orientale, ethniquement composée de Grecs et de Turcs.

Secouée par des troubles inter-communautaires depuis les années 50, Chypre sombre dans la crise en 1974 lorsque le régime des Colonels, un régime d’extrême droite ultra-nationaliste, fomente un coup d’État à Chypre en vue de réaliser l’Enosis, l’annexion pure et simple de l’île par la Grèce. Les populations turques sont menacées. L’armée d’Ankara saisit l’occasion et envahit le tiers nord de l’île en débarquant au Nord, par ce qui est toujours vu en Turquie comme une “opération de paix”.

Une “ligne verte” a été tracée entre les deux parties. Cette ligne coupe la capitale, Nicosie en deux. Une zone tampon est contrôlée par les Casques bleus de l’ONU depuis 1975.

Occupée par la Turquie qui y a disposé 35 000 militaires, Chypre Nord est devenue, de fait, un territoire “autonome”. La communauté internationale ne reconnaît pas la partition. Le Nord est donc un “territoire occupé”. La terminologie proche-orientale est d’ailleurs de mise puisque l’on parle aussi de colonies: 100 000 colons turcs sont venus d’Anatolie pour peupler les terres du Nord et les cultiver.

Aujourd’hui, la Turquie refuse de reconnaître Chypre, l’un des 25 membres de l’UE à laquelle elle souhaite adhérer. Et Chypre refuse tout compromis en vue du règlement du conflit. Nicosie peut se permettre une telle intransigeance depuis son intégration européenne, le 1er janvier 2004 (Chypre est le plus riche des nouveaux membres entrés en 2004 dans l’Union Européenne). Koffi Annan a proposé un plan pour Chypre, plébiscité par les Turcs (et soutenu par le gouvernement contre son opinion publique), mais rejeté par les Grecs à 75 %. Depuis tout est bloqué. (On saluera la haute stratégie d’avoir fait rentrer dans l’UE un pays dont 40 % du territoire est occupé…).

Chypre a adopté l’euro il y a 5 ans, le 1er janvier 2008.

L’île compte 1,1 million d’habitants, dont environ 880 000 dans la zone indépendante – soit environ 75 fois moins qu’en France.

II. Le contexte

Chypre a très largement développé son secteur financier, en le basant sur l’opacité et les faibles impositions. De nombreuses entreprises étrangères ont choisi l’île pour s’exiler. Elles profitent ainsi d’avantages fiscaux notables (Chypre a une très faible imposition sur les entreprises, avec un impôt sur les sociétés à taux unique de 10 % qui sera relevé à… 12,5 % !), d’un secret bancaire bien gardé, d’un territoire bien placé et d’une régulation laxiste. Par exemple, de nombreuses sociétés de courtage en ligne du monde entier se sont domiciliées à Chypre depuis les années 2000. Certaines entreprises en ont même profité pour blanchir de l’argent sale. Chypre s’est d’ailleurs retrouvée sur la liste noire des paradis fiscaux de l’ONU et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). De nombreux oligarques et/ou mafieux russes se servent de l’île pour blanchir une partie de leurs gains frauduleux.

Ainsi, son secteur bancaire est proportionnellement énorme – plus de 7 fois le PIB :

Chypre crise dette

Du coup, les banques ont prêté à tour de bras – dans des montages par toujours orthodoxes… Le dette privée à Chypre est la plus importante d’Europe :

Chypre crise dette

La comparaison avec la France est saisissante :

Chypre crise dette

III. Les difficultés

La crise, en effrayant les investisseurs, a porté un coup important à ce “modèle” :

Chypre crise dette

Les dépôts (en euros constants) du secteur non-financier ont fortement augmenté :

Chypre crise dette

L’évolution de certains éléments de ce poste est très intéressante :

Chypre crise dette

Chypre crise dette

On observe ainsi une croissance importante des dépôts

  • des Chypriotes,
  • et des investisseurs hors-UE (les Russes), avec environ 20 Md€.

La situation est identique au niveau des dépôts de banques – avec un énorme pic vers 2010 des banques de l’Eurozone :

Chypre crise dette

Chypre crise dette

IV. La crise

Le secteur bancaire de Chypre a connu de très graves difficultés en raison de son implication en Grèce : il a subi comme les autres la décote de 2012, ce qui a eu un impact énorme. Ses besoins sont actuellement d’environ 10 Md€ (le PIB de l’île est de 18 Md€ !).

L’État a du coup également des difficultés : ses besoins sont estimés à 7 Md€ à trouver pour les 3 prochaines années (ses recettes annuelles sont d’environ 6 Md€).

Face à cette situation de pré-faillite, l’Eurozone, et en particulier les Allemands renâclent depuis plusieurs mois pour venir en aide à cette île microscopique, qui a encouragé la fraude dans ces mêmes pays “et qui se trouva fort dépourvue quand la crise fut venue” – la fourmi n’est pas prêteuse : c’est là son moindre défaut… Ceci étant, il y a un mois, le nouveau président de l’Eurogroupe, Jeroen Disselbloem, affirmait que la clé du blocage chypriote était le refus de l’ancien président communiste de privatiser les biens de l’État chypriote – rien n’est simple…

Un accord de Chypre avec “la Troïka” (Commission européenne, BCE, FMI) (NB. ce terme russe général désignant un ensemble de trois choses, comme triumvirat – mais j’adore ce mot qu’ils se sont choisis, c’était celui des tribunaux itinérants soviétiques qui condamnaient à mort environ 99,9 % des prévenus sans procès dans l’entre-deux-guerres) a finalement été trouvé la semaine passée, pour financer les 17 Md€ de trou :

  • 10 Md€ de prêts de la Troïka (9 Md€ de l’UE et 1 Md€ du FMI) ;
  • 7 Md€ financés par Chypre, dont 5,8 Md€ par une taxe sur tous les dépôts bancaires du pays.

Chypre crise dette

C’est évidemment du dernier point dont on parle énormément.

Il semble que ce soient les Allemands qui aient insisté pour créer cette taxe, mais qu’ils voulaient en exempter les déposants de moins de 100 000 €, mais que ce sont les Chypriotes qui ont insisté pour qu’elle touche tout le monde, en différenciant le taux : (au final) 0 % en dessous de 20 000 €, 6,75 % entre 20 000 € et 100 000 € et 9,9 % au-delà. Le taux moyen uniforme aurait été de 8,3 % pour tous :

Chypre crise dette

Ce dernier point a finalement bloqué et le plan a été refusé par le Parlement mardi (0 voix pour…).

Les Russes ont très fortement réagi :

“Il me semble que toutes les erreurs possibles dans cette situation ont déjà été commises”, a déclaré Dmitri Medvedev dans un entretien cité par l’agence Interfax, ajoutant espérer que la solution adoptée permettrait de ne pas “détériorer nos relations avec l’UE”.

Hier, la BCE a annoncé qu’elle coupait les vivres européennes aux banques tant qu’un plan n’aurait pas été voté pour garantir leur solvabilité.

V. Discussion

Les éléments positifs comme négatifs abondent dans ce dossier. Je partage ma vision avec vous.

Au vu du passif de Chypre, il est plus que normal que les chypriotes participent au plan, s’ils veulent de l’argent européen. À ceux qui hurlent contre ce plan, je fais remarquer que nous prêtons 10 Md€ à l’île – probablement perdus – ce qui représente donc la bagatelle de 25 000 € par ménage chypriote... C’est le montant des besoins des banques.

Comment récupérer 7 Md€ à Chypre ? En levant des impôts, évidemment. (la solution “austérité pour une génération” semble ne pas marcher formidablement en face, en Grèce…).

Comme il y a urgence, et un paquet d’argent sale dans l’île, il semble pour le moins évident que la taxe sur les dépôts est une très bonne idée. D’autant que la taxation du patrimoine a largement ma préférence par rapport à la taxation des revenus – évidence de justice fiscale… A contrario, c’est aussi le truc à ne pas faire en ce moment, car cela va inquiéter les épargnants de tous les pays du Sud, en régime de libre circulation des capitaux et de transaction de chez soi par Internet… Mais bon, il faut aussi trancher…

Après, il est évidemment stupide de taxer tout le monde. Primo, ça ne rapporte rien. Secondo, cela crée de graves troubles, qui mettent en danger l’édifice bancaire. En fait, le gouvernement de Chypre a préféré taxer sa population plutôt que de taxer un peu plus les étrangers – sacrée décision, à rebours de la logique et des enseignements de siècles d’Histoire, et totalement inefficace comme on vient de le voir.

Tout ce que demandaient les créanciers, c’est de taxer les dépôts pour obtenir 5,8 Md€. Et là, le gouvernement a le choix :

  • taxer tout le monde à 8,3 % ;
  • soit à 6,75 / 9 % autour du pivot 100 000 € en exonérant à moins de 20 000 € (c’est un énorme montant 20 000 €, au moins 60 % des habitants ont moins que ça) ;
  • ou même de taxer à 30 % les seuls dépôts étrangers à l’UE.

Après, c’est le dilemme du défaut : comment imputer les pertes.

Et c’est précisément ce qui nous attend tous, vu que nous avons emprunté bien trop d’argent par rapport à ce que nous pourrons rembourser. J’estime le haircut à venir chez nous entre 1 200 Md€ et 1 500 Md€ (ce qui est d’ailleurs cohérent avec Chypre : 17 x 75 = 1275).

Et là, l’État aura aussi plusieurs possibilités :

  1. lever cette somme en impôts
  2. faire défaut
  3. créer de l’inflation très forte.

Dans tous les cas, vous noterez que ce sera 1 200 Md€ d’épargne réelle en moins – tout ceci est équivalent macroscopiquement, mais pas microscopiquement (ce ne sont pas les mêmes qui perdent)…

Enfin, je suis “amusé” par l’invocation du crime au niveau des libertés ou de la démocratie.

D’abord, le président chypriote, élu, a accepté le plan. Et le Parlement a voté – et c’est tellement “non démocratique” qu’il a refusé…

Ensuite, je rappelle que par définition l’impôt est une atteinte au droit de propriété, et qu’il n’a pas beaucoup de différence entre lever des impôts (payés in fine par son compte en banque) ou se servir directement sur le compte en banque. En l’espèce, la différence majeure est que cela permet de taxer les mafieux Russes – ce que ne permettrait pas un impôt discuté pendant des mois…

Rappelons aussi que les dépôts sont rémunérés à Chypre, souvent entre 3 % et 9 %. La taxe qui vise à sauver le système bancaire implique finalement de perdre simplement 2 ou 3 années d’intérêts mais ce serait un crime atroce. OK. Bon, ben cela confirme que les dettes ne seront jamais remboursées – moi je ne sais pas faire sans lever d’impôts…

C’est comme cette fiction de “la garantie des dépôts à 100 000 €”, sachant que les fonds disponibles sont ridicules. Alors pour payer les dépôts garantis, il faudra lever des impôts et donc diminuer les dépôts, ce qui ne sert en fait à rien…

Enfin, la BCE fait certes pression, mais elle est engagée pour pas mal de milliards, et je suis en l’espèce content que Mario Draghi défende ici mes intérêts plutôt que ceux des mafieux Russes…

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a estimé mardi que “Quiconque investit son argent dans des pays où il paye moins d’impôts, ou peut-être où il est aussi moins contrôlé, assume le risque quand les banques de ce pays ne sont plus solvables, c’est une évidence”

Après, si cela ne va pas aux Chypriotes, il leur suffit de quitter l’euro (ce que je leur recommande, mais cela ne se fera pas sans pertes sur leurs patrimoines)…

Bien entendu, la réaction des Russes illustre la folie furieuse de cette valse financière internationale, quand ça se finit mal (comme toujours) – gros problèmes diplomatiques en vue. Par exemple, si l’Europe tombe la première, bon courage pour expliquer aux retraités américains qu’ils ont perdu leur retraite par capitalisation (qui finit toujours par être détruite, car on ne peut garantir un capital sur 40 ou 60 ans – cf. l’Histoire). Ceci étant, les Russes qui hurlent en raison d’un micro-défaut, c’est comique, eux qui ont fait défaut 2 fois au XXe siècle (et pas 10 % : 75 à 100 %)…

Scandaleux enfin que les actionnaires des banques ne soient pas expropriés d’office – il y a 15 Md€ de capitaux propres dans les banques Chypriotes (qu’il faut reconstituer, mais bon, commençons par rincer les actionnaires).

Bref, positif :

  • la taxe sur les dépôts
  • faire payer les gros déposants, y compris étrangers
  • le retour à la réalité : quand on s’endette, il faut rembourser
  • le rappel que, quand on met son argent à l’étranger, on n’a plus son mot à dire
  • la fermeté de la BCE

et négatif :

  • la taxe sur les dépôts (sic.)
  • faire payer les petits déposants
  • les problèmes avec les Russes
  • ne pas exproprier les actionnaires des banques
  • prêter 10 Md€ à Chypre !
  • mais qui a fait entrer un paradis fiscal de plus dans la zone euro (et qu’a fait l’ancien président communiste contre ce modèle ?) ?

Bref, ce n’est pas simple – mais désolé, je n’ai pas de bonne solution pour solder 30 années de grand n’importe quoi financier…

Enfin, on dira que le Chypriote de base n’est pas pour grand chose dans la situation financière, et qu’il a peu bénéficié de ce choix de paradis fiscal. À voir. Oui, bien sûr que la Démocratie est imparfaite, mais bon, on ne peut pas tout justifier non plus, expliquer que le peuple n’est responsable de rien. Il vote, il peut manifester, il peut s’engager. Autre exemple, la loi bancaire en France : le peuple en est-il responsable ? Il a voté, et ne fait rien face à ce petit scandale. Nous sommes tous, moi le premier, bien tranquillement à la maison plutôt que d’aller hurler devant le Sénat – nous sommes bien responsables de notre pusillanimité. Nous serons donc responsables des conséquences sur notre épargne.

Je rappelle pour terminer cette belle phrase :

On n’est pas seulement responsable de ce que l’on fait on est responsable de ce que l’on laisse faire.” [Jacques Semelin]

EDIT : les mafieux ont gagné : le projet de taxe est abandonné par Nicosie. J’attends de voir comment elle va être remplacée, et on va vite voir que les Chypriotes seront encore plus perdants, et que tout est fait pour préserver la lessiveuse…


dessin humour Chypre crise dette

© Patrick Chappatte

322 réponses à 0827 Le problème de Chypre

  1. Fabrice Le 21 mars 2013 à 07h03
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    Je crois que le problème c’est la forme ,au-delà du fond car il est clair que les chypriotes sont dans une situation impossible à tenir, surtout que Chypre était déjà avant l’intégration dans la zone euro une zone de blanchiment, que les banques avaient une taille disproportionné par rapport à la population.

    Mais comme d’habitude rien n’a été fait avant ! C’est toujours dans la crise et souvent en tombant sur les citoyens en leur reprochant les déviances du système mis en place par leur dirigeant, parce qu’ils ont votés pour lui ! Sauf qu’un point à retenir la plupart du temps à Chypre, ils votent en fonction du problème de la scission du pays plutôt que sur le système bancaire.

    Sur le fond je pense qu’il n’y a rien à dire sur les critiques qui sont faites, c’est normal que les chypriotes prennent une part raisonnable de la dette. Toutefois, là c’est la forme qui pêche car les habitants des autres pays européens ont bien notés que l’ont endette les états pour sauver les banques (soi-disant) pour garantir les dépôts, mais que du fait de cet endettement on est prêt à piocher dans le montant garantis par les dépôts (!!!?????) et de faire ça en profitant d’une coordination de jours fériés pour empêcher un bank run, ce qui rajoute à la perfidie.

    A terme le risque est que désormais on assiste à des bank run dès la moindre alerte, qui fragiliseront encore plus le système bancaire défaillant. Là je dis chapeau pour l’incompétence et le sens de la pédagogie, nous avions un doute sur la qualité de nos dirigeant (politiciens et technocrate) là nous avons une certitude ( 🙁 )


    • yvan Le 21 mars 2013 à 20h13
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      Clair que c’est la forme, le problème… Comment pouvez-vous écrire tout cela alors que le PRINCIPAL problème actuel est que les commerciaux nous ont VENDU un modèle de développement financier sans limite..???

      Continuez à regarder la tévé, au moins, vous serez bien anesthésié.

      Berruyer. A vous.

      Il semble que vous commenciez à comprendre ce que Lordon raconte. Il était petit navire, car vous penchez encore trop dans l’amour du possédant.
      On en reparle dans 3-6 mois lorsque le système bancaire sera anéanti.


  2. Patrice Le 21 mars 2013 à 07h32
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    Si j’ai bien compris, (pas sûr!) on demande quand même aux chypriotes de payer de leur poche des dettes privées, non ? quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi on ne peut absolument pas laisser les banques faire tout simplement faillite? Et comment des banques à ce point gavées de dêpots russe peut manquer de pognon?
    Comprends plus rien…..


    • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 08h27
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      Si tu laisses faire faillite les banques:

      1- C’est pas 6,75 ou 9,9% des dépôts qui vont disparaitre mais beaucoup plus (difficile de donner un chiffre car il faudrait faire une évaluation de la valeur de liquidation de ces banques), peut-être 40, 50 60 %. Et comme le fonds de garantie des dépôts est virtuel (il n’est pas abondé) et que l’Etat na pas de fric, il n’y a personne pour garantir l’argent placé.

      2- Il y a un risque systémique qu’on ne peut pas évaluer tellement les relations financières sont complexes. En claire si une banque portugaise a trop prêté à une banque chypriote qui fait faillite, la banque portugaise se retrouverait affaiblit et peut-être fera-t-elle faillite à son tour et on entre dans un cercle vicieux.

      Les dépôts russes ne restent pas dans l’île ou très peu. Quand une banque reçoit le dépôt d’un Russe (ou de quiconque d’autre) elle replace cet argent pour pouvoir servir à ce Russe les 4,5% d’intérêts qu’elle lui a promis. Et comme le taux de rémunération est élevé la banque chypriote doit trouver des investissements fort rémunérateur donc risqués et c’est pour cela qu’on est dans cette merde.
      L’argent ne dort jamais et ne connait pas les 35 heures.


      • gégé52 Le 21 mars 2013 à 08h31
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        “L’argent ne dort jamais et ne connait pas les 35 heures.” C’est pour cela que l’argent est fou…


        • prb Le 21 mars 2013 à 09h58
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          “ce qui a surpris la quasi-totalité des détenteurs de dépôts bancaires à Chypre semble avoir été anticipé par quelques-uns qui, étrangement, auraient transféré une partie de leurs dépôts dans les semaines précédentes ; 4,5 milliards d’euros auraient été transférés à l’étranger la semaine dernière.
          Des transferts qui sentent le délit d’initié à plein nez, et qui mettent en avant, s’il le fallait encore, le danger inhérent à des mesures contraires à la propriété privée et décidées par des hommes politiques pour sauver les banquiers qui financent depuis des décennies un État omniprésent et omnipotent.”

          http://www.contrepoints.org/2013/03/20/118937-avoirs-bancaires-transferes-a-chypre-spoliation-et-delit-dinities


      • Alain34 Le 21 mars 2013 à 09h35
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        Non, il me semble qu’il y a une garantie des dépots de 100000€ en €urope , non ?

        Pour le reste, ca s’appelle le capitalisme ma pov’ dame… la loi du marché.
        Quand on joue, on peu perdre.
        Là, c’est du vol, du racket, etc etc…
        En plus arrêter les comptes a un moment donner pour piocher dedans n’a pas de sens vu la vitesse a laquelle ce qu’il y a sur un compte en banque peut varier. C’est fondamentalement injuste a tous les niveaux.


        • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 09h39
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          Il n’y a pas de garantie de 100.000 euros par compte en Europe mais des garanties de 100.000 euros pour chacun des pays de l’Union.

          La différence? Chaque pays est responsable de la garantie pour son système bancaire et pas de celui du voisin.


          • Alain34 Le 21 mars 2013 à 11h18
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            Oui, mais il me semble qu’il y a un système de secours €uropéen au cas où un pays ne puisse pas assumer cette garantie…


          • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 13h29
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            Non. Il n’existe pas de système européen en cas de défaillance d’un pays. c’est seulement un projet avec l’union bancaire mais vu l’enfant dans le dos que viens de nous faire le gouvernement chypriote c’est pas prêt de se concrétiser.


        • serge.rostan@orange.fr Le 18 décembre 2013 à 08h07
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          Les depots de 100000euros ne sont garantis qu’en cas de faillite bancaire, d’autre part le fond qui abonde cette garantie est derisoire par rapport aux sommes placees dans les banques,il faudra courrir vite en cas de probleme.
          Comment parler de garantie de depots quand l’UE vient de legaliser le 11/12/13 la taxe de 8% pour les comptes superieurs a 100000 € pour les actionnaires et les deposants a partir du 01/01/2016 pour renflouer les banques en difficultes avt de faire appel aux etats, dans ce sens chypre a servi de lanoratoire d’essai.


      • prb Le 21 mars 2013 à 09h56
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        L’UE devrait faire exactement le contraire: laisser les banques faire faillite et laisser les actionnaires et les créanciers obligataires prendre leur paume. ET sauver les dépôts , au moins juqu’à 100. 000 €. On fait juste le contraire.

        Dans un système capitaliste NORMAL les actionnaires sont les créanciers de dernier rang, donc sont les premiers à absorber la perte.


        • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 10h05
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          Dans un “système capitaliste NORMAL” l’Etat ne vient pas au secours même des petits déposants.

          Par ailleurs je ne voit pas pourquoi l’UE devrait “sauver les dépôts , au moins juqu’à 100. 000 €” , c’est á l’Etat chypriote de trouver une solution. De toutes les manière avec les soit disante manne pétrolière au large de leurs côtes il ne devrait pas y avoir de problème.


          • prb Le 21 mars 2013 à 12h39
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            Dans un système capitaliste normal, les actionnaires paient avant les déposants, c’est tout.
            Les déposants devraient être les derniers créanciers aux intérêts de qui on porte atteinte, et non les premiers, pour des raisons si évidentes que je ne ferai pas à votre intelligence l’injure de les rappeler.
            L’Etat et l’UE peuvent ne pas venir au secours des petits déposants, à leurs risques et périls. Le bank run n’est pas une hypothèse théorique.


      • Gibbus Le 21 mars 2013 à 10h22
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        @le taulier

        Une question m’intéroge: Selon vous les banques, les états et les ménages endettés sont-ils solvables?


        • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 10h39
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          Faut arrêter de croire que la terre entière est en faillite. Si il y a des débiteurs c’est qu’il y a des créditeurs.

          Si Porche, Volkwagen, BMW offrent des primes de 5, 6, 8 milles euros à leurs ouvriers c’est qu’il y a des acheteurs de 911, d’Audi A6 et de Coupés série 6.


          • Vince Le 21 mars 2013 à 11h53
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            Ben oui, c’est vrai….si on considère que l’humanité n’est représentée que par 5% de la population !
            Ceci dit, ce ne sont pas NON PLUS les récipiendaires des primes de 5 ou 8000 € qui achètent les 911 qu’ils fabriquent !

            Etes vous un troll ?
            J’aimerai autant savoir. Inutile de perdre du temps à taper sur un clavier pour rien !
            Merci


        • René Le 21 mars 2013 à 10h56
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          En France, les Dépot sont de 2000 milliards…..la dette officiel 1750 milliards! donc une taxe de 80% pour ne plus avoir de dette.


          • Gibbus Le 21 mars 2013 à 11h30
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            Dette de l’état!!!
            Quid du bilan des banques, de la dette des entreprises et de la dette des ménages!!
            Que se passera-t-il quand les faillites d’entreprises se multipliront, et quand les nouveaux chômeurs ne pourront plus payer leur crédit immo??
            J’ai vu des prévisions qui parler de 63000 faillites de PME/PMI et 500000 chômeurs en plus juste pour la France en 2013!!
            Peut être Olivier dont le métier est d’évaluer les risques financiers pourrait nous donner son avis.
            Moi je ne suis que biologiste, et je sais qu’un cancer qui se généralise est rarement de bon pronostique !!! Même si juste avant de mourir on respire encore!!!


          • Surya Le 21 mars 2013 à 13h30
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            Il y a


          • Fund_touch Le 21 mars 2013 à 13h48
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            Si je ne m’abuse, une partie des dettes des collectivités locales (entre autres) ne sont pas prises en compte dans le calcul de la dette dite “publique”.


        • Gibbus Le 21 mars 2013 à 10h58
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          @le taulier
          Alors pourquoi ne pas laisser les banques faire faillite??
          Pourquoi la FED imprime 85 milliard par mois pour acheter des obligs et des hypothèques??
          Pourquoi la BCE a prêté 1000Mrd aux banques??
          Pourquoi le taux de défaut sur les prêts étaudiant aux USA monte de jour en jour??

          Puisque le système est sain…pourquoi avoir peur??


          • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 13h33
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            Parce que les dirigeants politiques ont peur d’une réaction en chaine.


          • Gibbus Le 21 mars 2013 à 13h54
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            De quel ordre cette réaction en chaine?


          • Stéphane Grimier Le 21 mars 2013 à 14h52
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            Et oui, parce qu’il a réponse à tout Geotrouvetou !


      • tchoo Le 21 mars 2013 à 14h07
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        on laisse les banques faire faillite et l’UE garantit les dépots de moins de 100 000€, et basta

        sinon, vous êtes tous prêts à accepter que l’on ponctionne vos dépôts en banque de 6 à 10 %?


        • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 14h12
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          @Gibbus

          La faillite d’autrs banques en affaire avec les banques chypriotes.

          @tchoo

          “sinon, vous êtes tous prêts à accepter que l’on ponctionne vos dépôts en banque de 6 à 10 %?”
          J’en sais rien mon gars je ne suis pas citoyen d’un pays qui sert de lessiveuse à l’argent du crime organisé.

          “on laisse les banques faire faillite et l’UE garantit les dépots de moins de 100 000€, et basta”
          OK on laisse les banques faire failite mais c’est à l’Etat chypriote de garantir les dépôts des clients des banques chypriotes. Chacun garde ses moutons et les moutons seront bien gardés.


          • Gibbus Le 21 mars 2013 à 14h18
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            Qui elles-mêmes vont provoquer la faillite d’autres banques?
            Une crise systèmique?


    • Gauthier78 Le 21 mars 2013 à 19h33
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      Les banques assurent les moyens de paiement. Plus de banques => plus de chèques, plus de cartes bancaires, plus de guichets. Il ne reste que le papier monnaie. Autant dire que les problèmes arrivent très vite.


  3. BA Le 21 mars 2013 à 07h59
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    Mercredi 20 mars 2013 :

    14:16

    Quand la Banque centrale chypriote prévoyait déjà l’impasse politique.

    De notre correspondant à Moscou, Pierre Avril.

    C’était il y a seulement un mois, déjà une éternité pour Chypre. Dans une lettre adressée à l’Association du barreau chypriote, le 11 février 2013, la présidence de la Banque centrale du pays excluait toute possibilité d’introduire une taxe sur les dépôts bancaires, et ceci à la suite d’un article du Financial Times évoquant la nécessité d’un plan de «sauvetage radical» pour l’île.

    «Toute mesure visant à réduire, priver, ou limiter les droits à la propriété, contredit les dispositions de la constitution chypriote ainsi que l’article 1 du premier protocole de la Convention européenne des droits de l’homme, qui protègent le droit de chacun à la propriété, un principe crucial au fonctionnement d’une économie de marché», écrit le proche adjoint du président. Et qui conclut : «Toute suggestion visant à affirmer le contraire n’est pas seulement infondée d’un point de vue légal mais ne mérite par ailleurs aucune considération sérieuse.»

    Cinq semaines plus tard, le gouvernement chypriote acceptait à Bruxelles l’inverse de ce que préconisait la Banque centrale. Avant de se faire rappeler à l’ordre par le Parlement.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/19/20002-20130319LIVWWW00277-en-direct-suivez.php


    • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 08h30
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      Donc les impôts et toutes les taxes sont illégales!

      Donc les services publics financés par ces prélèvements (police, pompier, école, hôpitaux publics, services des eaux, le gaz, l’électricité) sont illégaux.

      Donc on revient à l’Age de Pierre, chacun pour soit et démerdez-vous les gars comme vous pouvez


      • BA Le 21 mars 2013 à 08h45
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        Convention Européenne des Droits de l’Homme :

        Protocole additionnel à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

        ARTICLE 1.

        Protection de la propriété.

        Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international.

        http://www.echr.coe.int/NR/rdonlyres/086519A8-B57A-40F4-9E22-3E27564DBE86/0/Convention_FRA.pdf

        Cette phrase est très importante :

        “Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international.”

        En clair : “dans les conditions prévues par la loi”, c’est-à-dire dans les conditions prévues par la loi votée par le parlement.


        • Gbalou Le 21 mars 2013 à 13h48
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          Tiens un défenseur de la mafia russe !


      • prb Le 21 mars 2013 à 10h17
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        Vous voyez bien qu’ici (i) on mélange tout (le prétexte de l’argent sale sert à justifier une confiscation qui s’applique à tous et qui a en réalité pour objet de pallier les effets désastreux d’une politique européiste stupide); (ii) on est dans un schéma de chantage (on coupe le robinet des liquidités au pays jusqu’à ce que le parlement ait voté le plan); (iii) on rompt la confiance sans laquelle les banques ne peuvent exister (bank run); (iv) le plus important est ce qui n’est pas exprimé (les enjeux géo-politiques et l’hostilité envers la Russie). Rien à voir avec une conception saine de l’impôt, amha.


  4. BA Le 21 mars 2013 à 08h31
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    20 mars 2013, par Georges Ugeux.

    Chypre : l’Europe est-elle dans l’illégalité ?

    Sans aucun pouvoir reconnu pour ce faire, et dans des circonstances qui ne sont pas prévues dans la législation de la BCE, Mario Draghi a mis en place un système visant à forcer Chypre à accepter les conditions imposées par les Chefs d’Etat et de Gouvernement. Techniquement, il s’agit de couper l’accès des banques cypriotes aux fonds d’urgence.

    Le Figaro est explicite : après avoir «pris acte» du rejet du plan d’aide par Nicosie, la BCE a sorti son arme de dissuasion massive: le blocus monétaire. Elle a prévenu qu’elle n’alimenterait plus les banques chypriotes en liquidités, tant que le plan de sauvetage UE-FMI ne serait pas accepté. «Les liquidités d’urgence de la BCE ne sont disponibles que pour les banques solvables, or les banques chypriotes ne sont pas solvables tant qu’elle ne seront pas recapitalisées rapidement», a indiqué Jorg Asmussen, le membre allemand du directoire de la BCE. [5] Qu’a fait la BCE pour BNP Paribas et d’autres banques en difficultés ? Nous notons bien que les liquidités d’urgence ne seront désormais plus disponibles en cas …d’urgence.

    C’est purement et simplement du chantage et cela provoque un sentiment de perte d’indépendance de la BCE. De surcroit, la décision de taxer les dépôts chypriotes vient de torpiller toute tentative de système de garantie mutuelle prévue par l’Union bancaire européenne. On ne voit pas comment un tel système européen pourrait avoir la moindre crédibilité.

    http://finance.blog.lemonde.fr/2013/03/20/chypre-leurope-est-elle-dans-lillegalite/


    • dadone Le 21 mars 2013 à 09h17
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      Tiens, tu devrais apprécier :
      http://www.lecontrarien.com/


      • BA Le 21 mars 2013 à 09h23
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        Merci, dadone.

        Ce lien m’a fait très plaisir.

        Ce lien renvoie vers un article clair, net, précis.

        Encore merci, dadone.


    • Spajnoc Le 21 mars 2013 à 13h13
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      Renseignez-vous sur la vraie histoire de Chypre et du peuple chypriote. Remontez aux croisés puis à l’envahisseur turc qui a vendu l’île aux anglais. Les habitants dont vous semblez ne pas connaître très bien l’origine ethnique ont conquis leur indépendance en 1960, puis furent envahi de nouveau par les Turcs en 1975 qui leur ont volé les terres au Nord, il est vrai situées à une tire d’aile du Liban mais bon… Lorsque j’ai connu Chypre en 1979, les frères et sœurs ainés économisaient pour envoyer les cadets étudier à l’étranger. Ce sont ces diplômés qui fondé des entreprises dynamiques et créent des emplois. Je ne connais pas de chypriotes qui ne soit revenu enrichir son ïle et rendre ainsi à ses parents le sacrifice qu’ils avaient fait. Eux ont encore des valeurs car les quinquagénaires chypriotes d’aujourd’hui ont connu la misère et la guerre alors que les notres ont été bercés par les trente glorieuses.
      Je suis avec passion votre blog mais je ne pouvais pas vous laisser dire ce que certains souhaitent répéter à l’encan pour administrer leur sombre dessein.


    • Gbalou Le 21 mars 2013 à 13h54
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      Il n’y a pas de chantage. Il s’agit d’une négociation. Le choix est clair : L’Europe ou la Russie ! En choisissant l’Europe, Chypre ne peut plus être un paradis fiscal. To be or not to be “european” ! If you prefer to give credit to the Russian Mafia…


      • prb Le 21 mars 2013 à 17h28
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        D’accord. Alors plus de paradis fiscal non plus à Londres et dans les îles de la City, à Vienne, à Luxembourg, à Jersey, à Dublin, etc etc.¨Pas d’hypocrisie.

        D’ailleurs le terme “paradis fiscal” est ambigu; s’agit il de places accueillantes à l’argent sale (drogue, armes, traite humaine et rackets en tous genres…) , de places non coopératives sur le plan de la fraude fiscale ou de places sur lesquelles l’impôt est faible ?


  5. prb Le 21 mars 2013 à 08h49
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    Cher Olivier,

    merci pour ces graphiques très clairs comme toujours . Le problème de Chypre vient aussi du fait que la Troïka a imposé aux créanciers privés un “hair cut ” prétendument “volontaire” sur la dette grecque.

    Quant à la problématique de l'”argent sale” (les deux derniers dessins), il ne semble pas très satisfaisant de confisquer une partie de tous les dépôts au motif que certains sont présumés être constitués d’argent sale. C’est contraire à tous les principes juridiques (présomption d’innocence, caractère individuel de la responsabilité pénale), c’est inique (quid des dépôts résultant du travail d’honnêtes citoyens), et c’est très dangereux (rupture de la confiance dans le système bancaire, fuite des capitaux: cf l’appel de Nigel Farage ). L’argent sale doit être combattu par la lutte anti-blanchiment, pas par des mesures de spoliation indifférenciées dignes d’un Etat totalitaire. il faut savoir aussi que de nombreux retraits ont été faits ces dernières semaines par les gens bien informés. Ainsi seuls les petits, locaux, mal informés seront tondus, comme toujours.

    Par ailleurs il faut intégrer dans le dossier la problématique géopolitique: pourquoi l’argent sale de la City et du Luxembourg n’est il pas confisqué? Le volet géopolitique est essentiel: les dirigeants européens et leur allié américain ne veulent à aucun prix que la Russie prenne le pouvoir à Chypre, base stratégique de première importance en Mediterranée, proche de la Syrie, d’Israël etc. C’est pourquoi la BCE (contrairement à ses déclarations précédentes) a coupé le robinet des liquidités hier quand on a compris que Chypre cherchait un financement alternatif du côté russe.


    • prb Le 21 mars 2013 à 08h57
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      Et dernier point: il ne faut pas confondre capitaux attirés par une fiscalité attrayante (bas taux de l’IS) et argent sale. Les dirigeants européens et les medias mélangent tout.


    • prb Le 21 mars 2013 à 09h08
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      «Je préfère me nourrir à la soupe populaire que d’être sous tutelle. Nous n’avons pas besoin de l’Union européenne et du Fonds monétaire international pour nous en sortir. Moi, j’ai vécu l’invasion turque de Chypre et l’occupation de la moitié de mon pays, alors les menaces allemandes ne m’effraient pas»
      Panos Panicou , restaurateur à Nicosie.

      «Si les Russes partent de Chypre, ce sera toute notre économie qui sera en péril. Tout le monde accuse Chypre d’être un havre de blanchiment d’argent russe. Mais s’il y a des preuves, elles sont bien discutables. Il n’y a jamais eu de procès et évidemment pas de condamnation»
      Christos Vssiliadis, avocat à Nicosie

      «Tout vient de l’Allemagne qui veut récupérer nos investisseurs. C’est dans ces situations de crise que nous comptons sur nos amis pour nous aider. Et là, au lieu d’une solidarité européenne, on a eu droit à un numéro de chantage. Les Européens pensaient que nous allions céder comme nos amis espagnols, portugais ou grecs. Mais nous avons créé la surprise, et c’est notre cri d’alarme pour une Europe différente»
      Filokypros Andreou, président de la chambre de commerce de Limassol.

      Tout est dit! Comme conclut le Figaro, “dans ce poker menteur entre l’Union européenne et Moscou, il apparaît clairement que les Chypriotes ont choisi leur camp…”

      L’Europe, c’est la paix!

      http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2013/03/20/10001-20130320ARTFIG00669-pour-les-chypriotes-en-colere-le-salut-doit-venir-de-moscou.php?m_i=E3DE7s62HiahodiFF%2BzwAHNE6zWercuEBtv4q7_kZpod0u4EJ


      • step Le 21 mars 2013 à 10h16
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        nous ne voulons pas de la tutelle européo-américaine, donc jettons nous au devant des pieds russes. Amusant comme vision de l’indépendance. Je ne dis pas que vous ayez ou pas raison, mais ce n’est pas en se comportant ainsi qu’on devient autonome, on change juste de maitre.


        • prb Le 21 mars 2013 à 10h22
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          .. OU bien on joue de la rivalité entre les puissances pour conserver un équilibre. N’oubliez pas que la Turquie, qui occupe le nord d’ l’Ile, est dans l’OTAN, alliée des Etats-Unis.

          De toutes façons les chypriotes, sont conscients de leur faiblesse, mais grecs orthodoxes, se sentent beaucoup plus proches des russes que d’Obama , de Barroso ou de Merkel.


          • step Le 21 mars 2013 à 12h22
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            dans ce cas, faut pas se facher avec l’europe, si l’on veut jouer sur tous les tableaux. C’est un jeu de plus dangereux, très conforme à un statut de paradis fiscal, mais qui risque de transformer la place en une pétaudiere géopolitique.


      • Chazam Le 21 mars 2013 à 11h06
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        Comme d’habitude, c’est la faute des autres.

        Qui a attiré autant d’argent et ses problème actuels à coup de dumping fiscal ?

        Le reste de l’eurozone a accepté qu’ils en profitent jusque là, accepte de prêter plus de la moitié de la somme dont Chypre a besoin (avec l’argent de tous les citoyens de l’eurozone), et il y en a encore pour se plaindre qu’on ne les prenne pas entièrement en charge.

        Vilains les autres, vilains !

        Au moins, les Russes ne proposent rien de concret, et surtout pas de saisie des dépôts. Ils sont donc gentils.

        Ça fait pitié…


    • wellwell Le 21 mars 2013 à 12h39
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      hair cut ou head cut ?


  6. burgf Le 21 mars 2013 à 08h51
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    Ce coup de force est absolument anormal, illégal et scandaleux.
    Draghi devrait ètre mis en état d’arrestation.
    http://russeurope.hypotheses.org/1065

    Et essayons de ne pas trop relayer cette image de blanchisseuse de la mafia russe en ce qui concerne Chypre; ça sent la propagande à plein nez!
    Question pays à la finance “louche”, Malte, le Luxembourg surtout sont très bien placés!


  7. JPS1827 Le 21 mars 2013 à 08h56
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    Merci Olivier pour tout ce travail. Tout cela n’est pas rassurant…


  8. Balthazar Le 21 mars 2013 à 09h03
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    Ça y est, on (enfin l’UE, cette instance essentielle à notre survie, sans qui nous ne serions rien) va faire la guerre. Piller, brûler, et puis reconstruire, bref la croissance.
    Ah mince, toutes nos forces (quoi 3000 pioupious) sont déployées au Mali, ce n’est pas à côté. Pas sûr que les russes prêtent leurs AN-122 cette fois. Mais où est le fleuron de la Marine ?
    Ah, heureusement, nos amis de l’OTAN ont disposé 30000 (purée, c’est plus que toutes nos forces réunies ça) soldats justement sur l’île.
    Banco ?
    (Au fait, je ne savais pas que Super Mario était sérieux quand il nous a dit qu’il ferait tout pour survivre. Ça me rappelle l’histoire de la grenouille et du scorpion)


  9. Helios Le 21 mars 2013 à 09h10
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    Ce qui est étonnant c’est qu’on voit beaucoup de gens qui ont approuvé les mesures prises en Islande pour traiter les problèmes des banques s’opposer fermement au plan européen, alors que la méthode islandaise est beaucoup plus brutale et couterait bien plus cher aux déposants.
    Pourtant le problème est simple : est-ce au contribuable européen de payer les pertes subies par les Russes dans des investissements douteux à Chypre ?

    L’avis des “Economiste Attérés” :
    http://www.marianne.net/les-eco-att/Chypre-une-taxation-bienvenue_a8.html


  10. Gribouille Le 21 mars 2013 à 09h12
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    Je crois que le blocus monétaire de Draghi, qui s’apparente à une déclaration de guerre selon Jacques Sapir a clarifié les choses.
    http://russeurope.hypotheses.org/1065
    Chypre peut à son tour prendre le parti de la Russie, et éponger une partie des pertes de son secteur bancaire avec les dépôts en provenance des non résidents de l’Eurozone.
    Comme quoi, on progresse dans le scénario alternatif demandé par Draghi !

    Sur le fond, les autorités Européennes ont oublié un paramètre essentiel, Chypre est une île de moins de 1 millions d’habitants, où tout le monde se connaît, et où tous les débats politiques se ramènent à la plus pure tradition démocratique des cités grecques de l’antiquité. En clair, quand on est député, il n’y a pas une armée de gardes du corps pour vous protéger, vos propres voisins peuvent directement vous demander des comptes,vous interpeller dans la rue ou sur le seuil de votre maison.


    • prb Le 21 mars 2013 à 10h25
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      Oui, sans parler des gros bras russes qui connaissent aussi l’adresse des députés …. C’est ça aussi la realpolitik!


  11. Theoltd Le 21 mars 2013 à 09h19
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    PRB a raison. Il n’est nulle part mentionné que le probleme Chypriote est surtout une extension du problème Grec ce qu’il est en réalité. Le Hair Cut sur la dette impose par la Troika a impacté les banques de Chypre plus que celles d’aucun autre pays, car elles y étaient massivement investies. Il semblerait donc logique que ce soit a l’Europe de prendre en charge ce problème, et de payer une fois de plus, puisqu’elle en est la cause.


    • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 13h40
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      Les pertes sur la dette grecque c’est 4,8 milliards et Chypre a besoin de 17 milliards. C’est donc qu’il y a 12 milliards qui n’ont rien à voir avec Athènes.

      Par ailleurs c’est Athènes qui est responsable de ces pertes de 4,8 milliards. Chypre pourrait s’allier à la Turquie et attaquer la Grèce 🙂


      • jave Le 21 mars 2013 à 15h43
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        Attaquer la Grèce, ça coute bien plus que 4,8 Md€ !
        Demande à Stiglitz et aux Ricains 😉


      • San Le 20 avril 2013 à 22h14
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        L’exposition des banques chypriotes à la Grèce, c’était 29 milliards à fin 2011 (source : audit du FMI).
        Par ailleurs, les grecs ont quelques difficultés à obtenir des informations sur la réalité de leur dette. D’ailleurs à ce sujet Monsieur Draghi a obtenu en novembre 2012 la classification “secret-défense” pour ne pas avoir à s’expliquer dessus. (voir à ce sujet les comptes-rendus de jugement et l’appel de Bloomberg intenté ce mois d’Avril).
        Ce dossier a beaucoup, mais vraiment beaucoup à révéler…


  12. Didier Le 21 mars 2013 à 09h39
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    Bonjour,

    Pourrais-je avoir une explication ( je ne comprends pas tout ) :
    pour le graphe :”Origine des dépôts du secteur financier dans les banques de Chypre”
    On voit qu’après 2008, il y a un gonflement des dépôts venant du secteur financier de la zone euro hors Chypre.
    Que doit-on comprendre : est-ce les banques des différents pays européens qui placent leurs argents dans les banques de Chypre ?


  13. Coligny Le 21 mars 2013 à 09h42
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    Graphes tout-à-fait intéressants.
    Deux conclusions :
    1° Ill fallait faire disparaitre ou du moins amoindrir ce centre de profit bancaire (Lagarde a lâché le morceau)
    2) mettre les Russes dans l’embarras.
    On connait la russophobie délirante des milieux mondialistes qui ne supportent pas le relèvement économique de la Russe par Vladimir Poutine et qui cherchent toutes les occasions pour lui créer des difficultés..


    • Helios Le 21 mars 2013 à 09h54
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      En général plus il y a de profits plus il y a de risques. Il me parait normal que ceux qui prennent les risques payent en cas de problèmes, et ne demandent pas aux contribuables des autres pays de le faire à leur place.


    • Chazam Le 21 mars 2013 à 11h12
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      La russophobie délirante n’a rien de pire que la russophilie délirante.

      La Russie est la Russie, elle ne défend que ses intérêts, et l’Europe ferait bien d’en faire autant. Je ne vois strictement aucun problème moral (pratique, si, mais moral non) à ce que les dépôts russes participent au sauvetage des banques où ils sont allés se fourrer pour bénéficier de défiscalisation et de rendements élevés.


      • Helios Le 21 mars 2013 à 11h15
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        Il faut se rappeler aussi que la Russie a applaudi quand l’Islande a laissé ses banques faire faillite, lèsant pas mal de déposants, et a même proposé de l’aider.


        • Vince Le 21 mars 2013 à 11h56
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          La Russie a aidé l’Islande : 4 milliards d’€ en octobre 2008 !


  14. Vénus-Etoile du Berger Le 21 mars 2013 à 09h56
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    Un petit complément historique qui peut toujours servir sait-on jamais :
    Antiquité : Chypre est convoitée pour sa richesse en cuivre et est colonisée par les Grecs, puis par les Phéniciens.
    IIIe -1er s., av J.C, l’île passe sous la domination des Ptolémées, puis des Lagides.
    58 av J.-C, Chypre devient une province romaine.
    395 apr. J.-C : elle est englobée dans l’Empire byzantin
    Moyen Age : conquise par Richard Cœur de Lion….
    Epoque contemporaine.
    1878 : l’île passe sous l’administration britannique, tout en demeurant sous la souveraineté ottomane
    1925 : elle devient colonie britannique, malgré les protestations de la Grèce
    1955-1959 : les chypriotes grecs luttent contre la domination britannique et réclament l’union avec la Grèce (l’Enôsis)
    1959 : l’indépendance est accordée dans le cadre du Commonwealth
    1960 : la république est proclamée avec un président grec et un vice-président turc
    1974 : un coup d’Etat favorable à l’Enôsis provoque un débarquement turc dans le nord de l’île
    1983 : proclamation unilatérale d’une « République turque de Chypre du Nord » que la communauté internationale refuse de reconnaître.
    1990 : Chypre dépose une demande d’adhésion à la CEE.
    …….
    1 janvier 2004: Chypre intègre l’UE
    1 janvier 2008: par miracle Chypre adopte l’euro.
    la Commission européenne a approuvé l’entrée du pays dans la zone euro, notant que « Chypre a accompli un progrès considérable à la préparation pratique » et de l’information sur l’euro pour sa population.(ce n’est pas de l’humour,c’est bien vrai, incroyable mais vrai, toutefois avouez que c’est drôle)


    • prb Le 21 mars 2013 à 10h03
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      Exact. Chypre n’aurait jamais dû intégrer l’euro. Les eurocrates qui en sont responsables devraient être traduits en justice. Cela s’explique, encore une fois, par la volonté de l’ancrer au bloc euro-américain.
      Une fois de plus, l’Histoire se révèle bien ironique.


      • Fabrice Le 21 mars 2013 à 10h14
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        En fait c’est ce qui était dit pour la Grèce, je crois aussi pour le Portugal au final si on regarde personne n’aurait dû être intégrée sans qu’il y ait une vrai Europe (gouvernemental, fiscal, solidarité, juridique, …) d’ici que dans quelque temps on entende les allemands dire ça de la France n’est peut être pas loin non plus.

        rah c’est désespérant j’aurais dû me dire qu’avec des politiciens médiocres sur le plan national on aurait pas obtenu un miracle au niveau européen.


      • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 10h24
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        Qui aurait dû rentrer dans l’Euro?

        Si on exclu les pays du Sud pas assez compétitifs et les pays du Nord trop compétitifs on aurait fait l’Euro avec La France et la Belgique (et encore seulement al Wallonie).

        Les eurocrates ne font qu’appliquer des textes votés par des politiques qu’on a élu.


        • prb Le 21 mars 2013 à 17h46
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          Qui aurait dû rentrer dans l’euro? A mon avis personne. Ou l’Allemagne, le Benelux les Pays-Bas et la Finlande, point. Mais disons que la machine et devenue de plus en plus folle avec le temps, l’adhésion de Chypre et Malte, des plaques tournantes de la criminalité internationale ça a été le pompon; Il faut toujours se demander à qui le crime profite (en d’autres termes: POURQUOI a -t-on pris cette décision?) .

          “Les eurocrates ne font qu’appliquer des textes votés par les politiques qu’on a élus”. .

          Ah … Mais quand les institutions (mode de scrutin , parrainages etc) font en sorte que les électeurs aient le choix entre deux partis qui votent les mêmes textes, quel réel choix ont les électeurs? A fortiori quand le matraquage médiatique européiste est permanent, et que l’UE dépense plus pour sa propagande que Coca Cola pour sa pub dans le monde entier?

          Franchement je suis un peu déçue par le niveau du débat (sans parler des fautes d’orthographe pénibles), et surtout par l’agressivité gratuite et l’ironie facile . C’est inintéressant. Je laisse tomber.


        • Stéphane Grimier Le 21 mars 2013 à 20h16
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          Conclusion, comme c’est nous qui élisons, nous sommes les cons…
          Mais quelle conclusion surprise !


  15. pdonguy Le 21 mars 2013 à 10h06
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    “On saluera la haute stratégie d’avoir fait rentrer dans l’UE un pays dont 40 % du territoire est occupé”

    Ce n’est pas la première fois, le cas de l’Irlande me parait très proche de celui de Chypre. La partie Nord est de fait un pays occupé, par un autre membre de l’UE qui plus est…


    • Amsterdamois Le 22 mars 2013 à 23h54
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      Bin, faut expulser les Englishes de l’UE, oh oui oh oui! 😀


  16. medomai Le 21 mars 2013 à 10h07
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    Merci Olivier pour ces graphiques.

    Vous ne commentez pas ce post, pourquoi donc ?

    @prb : d’accord avec vous, l’argent sale doit être combattu par des luttes anti-blanchiment. L’argument ne tient pas pour justifier un prélèvement indifférencié.

    Le problème à mon sens tient à ce qu’une sorte de règle tacite a été violée, à laquelle ne sont pas attachés seulement ceux qui, détenteurs de capitaux importants, sont depuis quelques mois en mode “alerte rouge” parce qu’a démarré en plus de la dévaluation des monnaies un grand mouvement de taxation (ils disent : “matraquage fiscal”), signe que les Etats (comme intérêts politiques “nationaux”) sont à la fois individuellement et collectivement passés à l’offensive et préfèrent ponctionner les rentiers plutôt que les contribuables (eh ben oui : les contribuables, c’est une catégorie plus nombreuse, plus massive, quoique celle des rentiers soit très loin d’être négligeable et augmente à long/moyen terme… : mais en démocratie la loi d’airain de la masse, de la majorité, s’impose à tous ceux qui veulent se faire élire ou perdre le moins d’électeurs, mais souvent à court/moyen terme… La fenêtre de tir n’est pas longue…). La règle rouge, ici, c’est : ON NE TOUCHE PAS AUX PETITS EPARGANTS et (à tort ou a raison, je ne sais pas), on considère qu’un compte de moins de 100 000 euros en Europe est un compte de petit épargnant (mais un gros épargnant Russe ou pas peut “multiplier les comptes”… Peu importe peut être, au moins ça encouragera les petites banques de dépôt et d’investissement à se créer, plutôt que les grosses).

    C’est ça la ligne rouge en deçà de laquelle il faut revenir. Voyez l’argumentaire de Mme Wagenknecht : vous pensez ce que vous voulez de la gauche radicale allemande mais n’oubliez jamais qu’eux savent parfaitement à quels électeurs ils s’adressent, quelles personnes, dans quelles situations. Et ces personnes sont de plus en plus nombreuses dans bien des pays. On peut faire comme si on ne les voyait pas, comme s’ils ne comptaient pas. Mais ne comptez pas sur les politiques pour raisonner comme ça, ils ont leur propre mode de calcul bien à eux.

    http://www.sahra-wagenknecht.de/de/article/1561.islands-beispiel-folgen.html

    http://www.sahra-wagenknecht.de/de/article/1562.zypern-braucht-loesung-ohne-merkels-chaos-truppe.html

    Les politiques peuvent être maladroits ou cyniques, naïfs ou irresponsables, courageux et sages aussi, rusés ou chanceux, idéalistes ou réalistes, inspirés ou éclairés parfois. Mais faites leur confiance pour une chose : ils comptent toujours le nombre d’électeurs favorables potentiels. Et ils savent parfaitement comment du “chaos” se dégage, dans l’instantané final d’un vote, une “volonté générale” :

    E. Sieyès, “Vues sur les moyens d’exécution dont les représentants de la France pourront disposer en 1789”, Paris, sans nom d’éditeur, 1789 p.92 :

    “Sans doute l’intérêt général n’est rien, s’il n’est pas l’intérêt de quelqu’un ; il est celui des intérêts particuliers qui se trouve commun au plus grand nombre de votants. De là la nécessité du concours des opinions. Ce qui vous paraît un mélange, une confusion propre à tout obscurcir, est un préliminaire indispensable à la lumière. Il faut laisser tous ces intérêts particuliers se presser, se heurter les uns avec les autres, se saisir à l’envi de la question, et la pousser chacun suivant ses forces, vers le but qu’il se propose. Dans cette épreuve, les avis utiles, et ceux qui seraient nuisibles se séparent ; les uns tombent, les autres continuent à se mouvoir, à se balancer jusqu’à ce que, modifiés, épurés par leurs effets réciproques, ils finissent par se fondre en un seul avis.”

    Le problème de l’évasion fiscale est encore autre chose. Une harmonisation fiscale de la zone euro ne fera sans doute pas disparaître “l’optimisation fiscale”, mais on peut espérer qu’elle en réduira les montants et les effets négatifs pour la santé budgétaire des Etats (à supposer qu’il y ait encore une zone euro dans dix ans…), qu’en pensez-vous ?

    Au plaisir de vous lire.

    PS Commencé Les faits sont têtus..


    • medomai Le 21 mars 2013 à 10h20
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      Deuxième post-scriptum : vous aurez noté deux problèmes dans la réflexion de Sieyès.

      La durée des débats est stratégique. Selon qu’on passe au vote à un moment ou à un autre, la “volonté générale” peut connaître de sérieuses oscillations autour de son centre de gravité…

      Plus grave : les générations futures ne sont pas là pour défendre leur intérêt, alors qu’elles sont presque toujours concernées. En plus, si on les comptait en nombre de votes, elles écraseraient les votant présents…

      Problème de la démocratie, meme à Athènes au siècle de Périclès : elle a tendance à toujours sous estimer ou ignorer les forces de l’avenir au profit des forces en présence.

      Cordialement.


      • Christophe Vieren Le 21 mars 2013 à 11h58
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        @Medomai : Je crains hélas que la myopie soit dans la “nature” humaine. Comme évidemment cela ne veut rien dire – d’où les guillemets – disons que si une large part de notre libre arbitre est prédéterminé par notre environnement, notre histoire personnelle et collective, nos pulsions (= émotions) restent influencées par nos “hormones” (raccourci pour notre “nature”). Aussi comment faire en sorte que nous soyons un peu plus prévoyants ? Lorsque l’on voit le nombre de jeunes ados, voire adultes qui se mettent à fumer alors qu’ils savent très bien ce qui les attend (10 ans de vie en moins en moyenne, 1 “chance” sur 2 de mourir d’une maladie lié au tabac, …) on comprend mieux pourquoi le droit des “générations futures” est le cadet des soucis de nos jeunes qui préfèrent s’abstenir que d’essayer d’autres politiques, et ce pour le plus grand profit (pour l’instant) de nombreux anciens.


      • jducac Le 21 mars 2013 à 12h16
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        @ medomai Le 21 mars 2013 à 10h20

        Les générations futures ne sont pas là pour défendre leur intérêt, alors qu’elles sont presque toujours concernées. En plus, si on les comptait en nombre de votes, elles écraseraient les votant présents…

        Si vous pensez que les générations futures ne sont pas bien représentées par leurs parents et grands parents, c’est peut-être parce que vous condamnez les mots d’ordres (ou plutôt de désordre) qu’ils prônaient lorsqu’ils avaient 18 à 25 ans en 68. Ces slogans ont contribué à faire s’écrouler notre société, par abandon de ses valeurs traditionnelles. Ces vertus traditionnelles étaient, avant les années 70, abondamment cultivées tant dans l’enseignement religieux que laïc et familial. Elles imprégnaient l’éducation des enfants. La première d’entre elles étant la tempérance.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%A9rance

        « Il est interdit d’interdire » ce qui veut notamment dire qu’on ne s’interdit rien, pas même de consommer et dépenser avant d’avoir fourni le travail correspondant à la satisfaction de ses désirs irréfléchis et incontrôlés. Cela a conduit à s’endetter de façon inconsidérée, ce que notre planète aux ressources limitées ne peut plus supporter.

        « Jouissons sans entrave » ne se limitait pas qu’aux aspects sexuels. Ce slogan rejoignait le précédent.

        « CRS+ SS » signifiait qu’on n’acceptait plus de respecter les organes d’Etat, chargés de faire respecter les lois et l’ordre républicain. Très vite, ce manque de respect a été décliné sous une forme plus provocante en « Nique la police » puis en « Nique ta mère » ce qui en fait voulait dire « Ne respecte pas ton père » ne respecte rien ni personne, saborde ce qui, de tout temps, a fondé la société. Fini le respect de la mère, du père, et des ancêtres ; tout cela étant déployé au nom de courants et d’idées progressistes en lutte contre les forces réactionnaires, trop conservatrices.

        Il faut savoir que c’est intervenu peu de temps avant que la majorité et le droit de vote aient été abaissés de 21 ans à 18 ans. Voudriez-vous qu’on abaisse un peu plus cet âge, à 16 ans voire même plus jeune encore, pour libérer les forces progressistes et d’avant garde telles que celles qui s’attaquent aux trains de voyageurs, par exemple ?


        • Christophe Vieren Le 22 mars 2013 à 11h56
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          @jducac : Un peu simpliste cette vision de 68′ et de ses conséquences. Je ne suis pas ^sur que l’on puisse passer de « CRS+ SS » scandés par quelques manifestants à « Ne respecte pas ton père » aussi facilement (N.B. : j’ai bien compris que ces slogans sont des métaphores).


        • Amsterdamois Le 23 mars 2013 à 00h04
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          N’inverseriez-vous point causes et conséquences?

          L’esprit ‘mai 68’ est un produit du travail de sape du capitalisme fordien dans sa phase avancée. Ce ‘jouissons sans entraves’, c’est de la ‘superstructure”, quoi, pour causer comme les marxistes… 😀

          Si vous voulez revenir sur les ravages de l’individualisme égotiste, faudrait aussi et fondamentalement revenir sur le triomphe du capitalisme consumériste, mettre bas le Système croissantiste. Vaste programme, et pas tout à fait dans votre ligne…


  17. BA Le 21 mars 2013 à 10h09
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    Jeudi 21 mars 2013 :

    Chypre pose un risque systémique, comme l’ont prouvé ces derniers jours.

    La crise à Chypre constitue un risque systémique, a estimé jeudi le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, en insistant sur la nécessité de protéger l’intégrité de la zone euro.

    “La situation de l’île est un risque systémique, comme l’ont prouvé ces derniers jours, et nous devons travailler à un programme qui mettra fin à ce risque”, a déclaré M. Dijsselbloem devant le Parlement européen.

    Il a fortement défendu la contribution réclamée aux épargnants, tout en insistant sur la nécessité de trouver une solution plus équitable pour que les gros épargnants soient plus sollicités que les petits.

    L’annonce samedi matin que les dépôts feraient l’objet d’une taxe exceptionnelle de 9,9% au-delà de 100.000 euros, et de 6,75% en deçà, a provoqué un tollé dans l’île, et le Parlement chypriote a rejeté le plan mardi.

    “Il est probablement inévitable qu’il y ait une forme de contribution directe dans le prochain paquet de mesures”, a cependant averti M. Dijsselbloem, qui a fait un mea culpa sur la manière dont l’Eurogroupe avait communiqué sur cette mesure.

    “La contribution exceptionnelle était une mesure fiscale comparable à un impôt sur la richesse, a-t-il expliqué. Nous aurions dû prendre plus de temps pour expliquer la différence entre une taxe exceptionnelle et le système de garantie des dépôts jusqu’à 100.000 euros”, a-t-il dit.

    http://www.romandie.com/news/n/_Chypre_pose_un_risque_systemique_comme_l_ont_prouve_ces_derniers_jours_68210320131004.asp


    • Gbalou Le 21 mars 2013 à 14h05
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      Tiens un ouvrier, défenseur de l’URSS devenue Russie, qui commence à comprendre les intérêts de l’Europe. Bravo, vous obtenez 10 à votre bac techno. Mais sachez que le mieux, pour les européens, est d’attendre -jusqu’à lundi – avant de se débarasser de Chypre ou de profiter en cas d’accord des réserves énergétiques de l’Ile !…Do you know what it mean when we talk about market European ? Je ne suis pas sûr.. certains en Europe ne se déplacent pas comme aux USA ! VIVE L’EUROPE !


  18. step Le 21 mars 2013 à 10h18
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    c’est beau les conversions expresses au conservatisme, quand il s’agit d’argent potentiellement détenu.10% sur tout mes avoirs en banque c’est 700Euros, cela ne me fera quand même pas dire que pour sauver cette somme, je dois sauver du fraudeur russe. Personnellement pour cette somme je prend un pot de pop-corn et je regarde ceux qui ont beaucoup plus à perdre se débattre… C’est une scéance au cirque, pour un peu cher.

    Ce qui est un peu pénalisant c’est la fermeture des banques, pour les petits déposants. Le reste….
    Enfin la réaction des gens me stupéfie toujours un peu dans leur servilité à des intérêts qui ne sont pas les leur. La seule chose qui me choque dans ce plan c’est le non impactage des créanciers séniors. La règle étant que dans une faillite bancire, on rince les créanciers, TOUS les créanciers avant de rincer les déposants, sachant que pour ces derniers il faut garantir les dépots. (100 000 euros me parait beaucoup (hors personne ayant reçu les liquidités d’un emprunt sans l’avoir soldé, ce qui est transitoire (pas de bol ça peut arriver, à traiter au cas par cas, cela peut se justifier.)).


    • BA Le 21 mars 2013 à 10h31
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      Il ne s’agit pas de “conversion express au conservatisme”.

      Il ne s’agit pas de ça.

      Mais en revanche, il s’agit du respect de la Convention Européenne des Droits de l’Homme :

      Protocole additionnel à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

      ARTICLE 1.

      Protection de la propriété.

      Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international.

      http://www.echr.coe.int/NR/rdonlyres/086519A8-B57A-40F4-9E22-3E27564DBE86/0/Convention_FRA.pdf


      • step Le 21 mars 2013 à 11h52
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        la non faillite de l’état qui garantit ce droit est une cause d’utilité publique, éviter une panique bancaire des mouvements de foule et les morts qui vont avec aussi, je ne vois pas ou est le problème constitutionnel. Je suis par contre bien conscient que c’est une gène croissante dans la vie quotidienne. De plus on est bien d’accord que c’est le blocage des comptes qui est problématique, pas leur taxation.


        • BA Le 21 mars 2013 à 13h25
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          Non.

          C’est leur taxation qui est problématique.

          C’est leur taxation qui viole le droit de propriété.

          C’est leur taxation qui viole l’article 17 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (26 août 1789).

          C’est leur taxation qui viole la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

          Je copie-colle :

          Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (26 août 1789) :

          Art. 17. –
          La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

          http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789.5076.html

          Convention Européenne des Droits de l’Homme :

          Protocole additionnel à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

          ARTICLE 1.

          Protection de la propriété.

          Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international.

          http://www.echr.coe.int/NR/rdonlyres/086519A8-B57A-40F4-9E22-3E27564DBE86/0/Convention_FRA.pdf


          • step Le 21 mars 2013 à 16h46
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            heu oui je ne vois pas en quoi c’est un problème c’est juste hors sujet ou alors tout impot est illégal par la même raison…


          • Flo Le 21 mars 2013 à 23h25
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            BA a raison, une taxe prélevée à l’improviste, et même rétroactivement après le vote de la loi (puisque les comptes ont été bloqués avant le vote de la loi), cela viole complétement les principes généraux du droit.

            Il ne faut pas parler d’impôt mais de défaut bancaire.


          • Flo Le 22 mars 2013 à 00h16
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            Cela change que les banques en défaut ne sont pas un Etat mais des entreprises de droit privé, il y a des lois et procédures prévues pour ces cas.
            Et en cas de défaut d’entreprise privée il faut bien sûr commencer par faire supporter les pertes sur les actionnaires.

            Sinon il aurait été intéressant dans ton article d’avoir le bilan des banques concernées ?

            Une solution évoquée aurait été de mettre tous les dépôts sous 100’000.- dans une structure saine et sûr, et le reste avec une décote de ~40% + actions dans une structure plus risquée.


      • Gbalou Le 21 mars 2013 à 14h09
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        Ne vous affolez paq avec le droit, ce n’est que des écrits ! Vous venez loupez votre examen du premier trimestre de votre première année de droit ! Les ouvriers ont d’abord une parôle d’OR !!! Au nom de la classe ouvrière : Nous ne sommes pas des bisounours ! VIVE L’EUROPE !


  19. Vénus-Etoile du Berger Le 21 mars 2013 à 10h22
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    Merci pour cette analyse remarquable.

    Analyse très intéressante, notamment sur la pondération de la taille secteur bancaire, dette de particuliers, dette d’entreprises et également sur l’origine des dépôts du secteur non financier et l’origine des dépôts du secteur financier par zone sur une période de 6 années dans les banques de Chypre, impressionnant!
    Les deux derniers graphiques+ les 2 cartoons(trop drôle) sont excellents.
    Bravo.


  20. BA Le 21 mars 2013 à 10h26
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    Et les partis politiques de gauche ?

    Que disent les partis politiques de gauche à propos du blocus de Chypre par la BCE ?

    J’aimerais bien savoir ce que pensent les partis politiques de gauche du blocus de Chypre.

    Concernant les partis politiques de droite, c’est le silence. Je n’ai trouvé que ça :

    Mercredi 20 mars 2013 :

    L’entrée en guerre de la BCE contre un pays européen.

    Aujourd’hui la BCE est entrée en guerre contre un pays européen. En décidant d’un blocus monétaire sur Chypre, Mario Draghi condamne économiquement nos amis chypriotes.

    Non seulement la BCE n’alimente plus la Banque Centrale de Chypre en billets mais – plus grave encore – elle a décidé unilatéralement de stopper les transactions entre les banques chypriotes et le reste de la zone Euro. Dès lors les entreprises de l’île ne peuvent plus procéder à aucun échange avec le reste de la zone euro. Ce blocus monétaire est donc en fait un blocus économique qui ne dit pas son nom. Or en droit international un blocus économique est un acte de guerre.

    Pourquoi cette déclaration de guerre de la part de M. Draghi ? Parce qu’il n’a pas apprécié qu’un parlement, démocratiquement élu, rejette son diktat bancaire visant à taxer les comptes des épargnants chypriotes.

    Par ces mesures de rétorsion approuvées par personne si ce n’est lui dans le secret de son bureau à Francfort, Mario Draghi veut faire plier le peuple chypriote pour qu’il accepte ses conditions.

    Chaque peuple doit se sentir concerné, car ce qui arrive aujourd’hui à Chypre peut très bien arriver demain en France. Même dans l’esprit tordu des concepteurs du traité de Maastricht, une telle extrémité n’avait pas été envisagée. L’indépendance de la BCE doit s’arrêter là où commence la liberté des peuples.

    Par cette déclaration de guerre, la BCE montre son vrai visage : celui d’une oligarchie devenue folle et suicidaire. Mario Draghi sera le Néron de l’Union européenne. A l’image de tous ces technocrates de Bruxelles et de Francfort, il refuse de voir son monde s’effondrer et dans sa chute est prêt à entrainer l’Europe dans le chaos.

    Ce soir chacun doit comprendre une chose très claire : ce sera eux ou nous. Ce sera l’Union européenne ou l’Europe. Chaque responsable politique – je pense notamment au président Hollande et aux membres du gouvernement – doit maintenant choisir son camp. Sont-ils avec les peuples d’Europe, ou sont-ils du côté des banques et de leurs supplétifs à Bruxelles et Francfort ?

    Au nom de tous les adhérents et sympathisants de DLR, je tiens à apporter tout mon soutien au peuple chypriote. Ce soir l’Europe entière le regarde.

    Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président de Debout La République (DLR).


  21. Casquette Le 21 mars 2013 à 10h34
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    Comment les particuliers chypriotes peuvent être autant endettés ?


    • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 10h43
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      C’est simple quand on a le salaire d’un petit employé et qu’on a le train de vie d’un cadre sup c’est par la dette qu’on y arrive…pour un certain temps.


      • Casquette Le 21 mars 2013 à 10h53
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        Sur quoi vous basez vous pour dire ça ?
        J’ai pas l’impression qu’ils roulent tous en 4X4 la bas.


        • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 11h06
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          Je me base sur mon bon sens. En règle général quand un ménage s’endette c’est qu’il n’a pas de cash ou pas assez donc plus les habitants d’un pays ont de dettes plus grand est le décalage entre niveau de revenu et niveau de vie.

          Quand j’étais môme aucun de mes voisins n’avaient deux voitures par ménage et pourtant le niveau des revenus n’était pas deux fois inférieurs à ce qu’il est aujourd’hui.

          Bien sure on peut toujours dire qu’on s’endette car on prévoit un fort accroissement de ses revenus u qu’on va gagner au lotto ce vendredi.


          • tchoo Le 21 mars 2013 à 14h18
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            et tu t’es demandé pourquoi ils avaient deux voitures?
            pourquoi chaque membre du couple(ou fortement enclin à le croire) est obligé de travailler?
            il est certain que le système de crédit à permis à beaucoup d’accéder à une certaine aisance (maison, appart, automobiles) et beaucoup d’abus


          • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 14h25
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            Ma mère travaillait. Le travail féminin en France ne date pas de l’arrivée des 35 heures.


  22. Tienne Le 21 mars 2013 à 10h58
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    Il y a un truc qui me titille dans cette histoire, c’est le montant des taux d’intérêts de ces comptes de dépôt, de 3 à 9 % si j’en crois les graphiques d’Olivier.
    A ce niveau là, comment peut-on encore parler de dépôts ??!! Il s’agit plutôt d’un investissement, non?

    Comment alors peut on justifier une quelconque garantie de 100 000 euros. En gros on dit: j’ai un placement pour votre argent jusqu’à 100 000 Eur qui rapporte 6% mais il n’y a aucun risque que vous perdiez quoi que ce soit ….. encore une fois, les gens se sont laissé prendre pour des gogos.
    J’ai en particulier du mal à croire que les pauvres particuliers chypriotes aient placé leur maigres économies sur un compte à 6% sans penser que ça pourrait mal se passer un jour.

    Enfin, pourquoi n’y aurait-t-il pas alors dans cette résolution du problème Chypre une différenciation, non pas au niveau du montant des dépôt (un seuil à 20 000 Eur comme j’ai lu quelque part), mais plutôt en fonction des taux d’intérêts qui étaient assurés par les dépôts en question. En gros: si j’avais mes dépôts sur un compte à 2%, on me ponctionne 1% de mes dépôts, si j’avais un compte à 9%, on me ponctionne 10% de mes dépôts.


    • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 11h23
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      Tienne, qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Ingénieur c’est Gaz de France, c’est une usine à gaz que tu proposes.


      • Tienne Le 21 mars 2013 à 11h34
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        Pas tellement. Pour simplifier, je dirais: prélever une taxe proportionnelle au taux d’intérêt garanti par de compte de dépôt. Reste ensuite à choisir un coefficient.
        Je ne crois pas qu’on puisse appeler ça une usine à gaz, ça tient en une ligne!

        Plus généralement, la question que je me pose est celle-ci: pourquoi y a-t-il un seul type d’assurance des dépôts en Europe alors que les rendements proposés sont si hétérogènes?

        Je ne suis pas un spécialiste, mais j’imagine que quand une banque subit des pertes, c’est à cause des risques pris pour assurer le rendement aux dépôts dont les taux d’intérêts sont les plus élevés. Lorsqu’il y a des pertes, ne devrait-t-on pas ainsi faire appel majoritairement aux déposants qui ont bénéficié de ces taux élevés?


        • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 11h45
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          Et comment tu fais avec le mec qui a placé 2.000 euros à 3%, puis 5.000 euros à 5% etc…

          Les bonnes taxes sont les taxes simples et compréhensibles.


          • Tienne Le 21 mars 2013 à 11h57
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            Et bien on taxe 3% de 2000 + 5% de 5000, je ne voit vraiment pas ce qu’il y a des compliqué, c’est une addition niveau CE1.

            Ce n’est pas plus compliqué que le système actuel, de taxer 0% jusqu’à 20 000 euros puis 7% de 20k à 100k et 10% si > 100k.
            Ainsi, si un déposant a 140k euros, il faut aussi calculer 0% de 20k + 7% de 80k + 10% de 40k.

            Bref, la ‘complexité’ du calcul est la même, mais cela me semble beaucoup plus juste de taxer en fonction du rendement que du montant des dépôts.


          • step Le 21 mars 2013 à 12h26
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            @Tienne: C’est assez logique, le risque quand il se concrétise doit avant tout toucher ceux qui l’ont pris.


  23. jave Le 21 mars 2013 à 11h04
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    Sait-on combien ont perdu les banques chypriotes sur la dette grecque ? La question n’est pas simple, y a-t-il des chiffres qui circulent ?


    • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 11h18
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      4,3 milliards alors que le pays à besoin de 17 milliards d’euros. On ne peut pas tout mettre sur le dos de la restructuration de leurs frères grecques qui au passage dépensent beaucoup d’argent pour l’armée pour entre autre défendre le petit frère chypriote de “l’ogre turcs “.


      • jave Le 21 mars 2013 à 14h59
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        Merci. Olivier parle de ~10 Md€ de perte, d’où viennent les ~5,7 Md€ restant s.t.p. ?


  24. René Le 21 mars 2013 à 11h04
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    Eu était, on courant de la situation de paradis fiscale de ce pays et pourtant

    1 – ils l’ont faire rentré de EU en 2008 et sous occupation d’une armé étrangère et que ce même pays on veux le faire rentre dans EU (on marche sur la tête )
    2 – ils (EU) n’ont rien fait pour modifier ce statut….comme le Luxembourg ou Irlande
    3 – on veut taxer les personnes du pays parce que EU n’a pas réglé le problème de paradis fiscale et et parce que c’est encore un grosse partie la faute de Banque Priver…..

    j’ai eu une discutions avec un collègue qui dit , ils l’ont bien mérité!!! Je lui réponse nous aussi alors car nous vivions à Crédit depuis 40 ans !! Donc j’irai te voir et je te dirai tu l’aura bien mérité quand ils viendrons te prendre 10% de ton fric.


    • step Le 21 mars 2013 à 12h27
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      ben oui. mais la paille est toujours dans l’oeil de l’autre!


  25. Patrick Luder Le 21 mars 2013 à 11h07
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    Merci Olivier pour la partie historique de ce billet,
    ce site reste une excellente source d’information.
    * * *
    Bravo au parlement Chypriote pour leur courage,
    mais le plus dur reste à faire,
    => redonner un sens à ce pays,
    => aller vers une économie durable …


  26. BA Le 21 mars 2013 à 11h28
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    Nous sommes en train de vivre un conflit ahurissant.

    Il y a deux pouvoirs qui s’affrontent, en ce moment même, en Europe.

    1- Premier pouvoir : le parlement de Chypre.

    Le parlement de Chypre est élu par le peuple au suffrage universel. Le parlement de Chypre est légitime. Or ce parlement de Chypre a voté “non” au plan de la Troïka. Et je précise : aucun député chypriote n’a voté “oui” au plan de la Troïka. Aucun.

    2- Second pouvoir : la BCE.

    La BCE est dirigée par un ancien de Goldman Sachs, Mario Draghi. La BCE exerce un chantage scandaleux sur le parlement de Chypre. Mardi 26 mars, la BCE arrêtera de fournir des billets en euros aux banques de Chypre si le parlement n’a pas voté un plan de la Troïka : en clair, c’est un ultimatum. La BCE dit au parlement de Chypre :

    “Vous avez jusqu’ à lundi soir pour voter un plan de la Troïka. Si vous ne l’avez pas voté lundi soir, nous arrêterons de fournir des billets en euros aux banques de Chypre mardi matin.”

    C’est un diktat.

    La BCE se permet un diktat contre un parlement élu par le peuple.

    C’est un diktat que l’oligarchie européenne impose à un parlement élu par le peuple.

    Dans ce conflit, la BCE a montré son vrai visage.

    Dans ce conflit, l’Union Européenne a montré son vrai visage.

    L’Union Européenne est une dictature.

    Les masques tombent.

    Nous sommes en train de vivre une guerre entre la dictature européenne et les démocraties nationales.


    • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 11h43
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      Le parlement de Chypre n’a pas “voté “non” au plan de la Troïka”, il a voté non au plan proposé par un gouvernement qu’il soutient.

      Si ce parlement est cohérent avec lui même il doit voter une motion de censure contre ce gouvernement. Si il ne le fait pas c’est que ces députés jouent un double jeux.

      Pour info ce n’est pas l’UE ou l’Allemagne qui ont demandé à ce que les comptes de moins de 100.000 euros soient taxés mais le gouvernement chypriote lui-même qui ne voulait pas taper trop fort sur les copains de la mafia russe.


      • BA Le 21 mars 2013 à 12h04
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        Chacun peut choisir son camp.

        C’est ça qui est intéressant : sur ce blog, tous les intervenants peuvent choisir tel ou tel camp.

        Cette affaire de Chypre peut montrer qui est qui, sur ce blog.

        Cette affaire de Chypre peut montrer comment les participants de ce blog se positionnent.

        C’est ça qui est intéressant.

        En ce qui me concerne, j’ai choisi mon camp.

        Je suis dans le camp du peuple de Chypre et du parlement élu par le peuple de Chypre.


        • Chazam Le 21 mars 2013 à 12h14
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          Dans le camps du peuple de Chypre ?

          Ben imaginons un instant Chypre hors UE et hors zone euro. Ses excès financiers datent d’avant son entrée dans les deux zones.

          Comment ça se passerait aujourd’hui ? Mieux ? Comment ?


          • Chazam Le 21 mars 2013 à 14h55
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            Certes, pour nos poches, ce seraient quelques € d’économisés, mais du point de vue chypriote, leur souveraineté ne voudrait signifier que (beaucoup) plus de problèmes (10Md € d’aide qui n’existeraient pas). 🙂


    • Chazam Le 21 mars 2013 à 12h11
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      Blabla. Toute relation à l’échelle d’un pays n’est que rapport de force. Ne pas vouloir le voir, c’est s’aveugler.

      L’UE n’impose rien à Chypre : elle a le choix, avec dans chaque cas des conséquences plus ou moins claires. La preuve, le parlement a refusé le compromis, et l’UE n’a emprisonné personne ni envoyé la troupe pour forcer la main à qui que ce soit. Pire, tout le monde peut déblatérer à longueur de temps sur la situation sans risque pour sa liberté d’expression ! Alors oui, l’UE, qui n’est que la somme des intérêts des pays et des institutions qui la composent mâtinés de rapports de force internes, indique à un de ses membres qu’il y a des limites à ce qu’elle accepte. Chypre a le choix de s’y plier ou non. Il n’y a là rien d’extraordinaire : comme on dit, la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. Si Chypre imposait ses vues, c’est à dire qu’on lui prête 100% de ses besoins à fond perdu, ce serait un diktat pour tous les contribuables européens…

      En passant, Chypre serait hors eurozone, hors UE, elle coulerait pareil, voire bien plus vite, et il y aurait encore moins de monde pour l’aider. Peut-être qu’elle aurait alors décidé d’elle-même de trancher dans les dépôts, au lieu d’espérer que d’autres payent à 100% pour ses erreurs.

      Au lieu de vous plaindre et d’annoncer l’apocalypse à longueur de posts, vous proposez quoi comme solution alternative applicable ?

      Applicable hein, pas utopiste ?


      • BA Le 21 mars 2013 à 12h22
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        Je propose le retour à ce qui se fait partout ailleurs dans le monde, sur tous les autres continents, en tout cas partout où existe la démocratie :

        Une nation contrôle ses lois.

        Une nation contrôle ses frontières.

        Une nation contrôle sa monnaie.


        • Chazam Le 21 mars 2013 à 12h42
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          Et ?

          Dans le cas de Chypre, ça aurait changé quoi fondamentalement ?

          En pratique, et pas juste de façon sémantique ?

          Il seraient dans le caca jusqu’aux yeux, avec sans personne pour leur prêter plus de 50% de leur PIB pour les aider à respirer encore un peu.

          Quand au contrôle de ses frontières par une nation, vous êtes justement sur le bon exemple avec Chypre…


          • BA Le 21 mars 2013 à 12h49
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            Il existe des nations européennes qui ne font pas partie de l’Union Européenne.

            Or ces nations contrôlent leurs lois.

            Ces nations contrôlent leurs frontières.

            Ces nations contrôlent leur monnaie.

            Ce que je souhaite, c’est que Chypre fasse pareil.

            Ce que je souhaite, c’est que la France fasse pareil.

            Etc, etc.


          • Chazam Le 21 mars 2013 à 13h43
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            Oui, donc vous regardez tout ça avec vos œillères idéologiques : “hors du souverainisme, point de salut”.

            Sauf que pour la vie des gens au quotidien, non seulement le souverainisme ne change rien, mais pris sur un ensemble de nations donné (au hasard, les nations d’Europe), c’est un tas d’emmerdes supplémentaire, et d’une force bien supérieure à ce qu’on connait avec l’UE : l’économie n’est pas meilleure, la corruption n’est pas plus faible, la résistance face aux agressions extérieures (au hasard, les attaques spéculatives) est plus faible, les déplacements sont plus compliqués, il n’y a pas moins de cartels et de lobbys. Ça ne rend même pas les démocraties (quand elles existent) plus stables, ou du moins les extrêmes politiques plus minoritaires, parce que leur personnel politique n’est pas meilleur et pour cause.

            Démontrez-moi l’avantage du souverainisme pour l’individu lambda autrement que d’un point de vue purement sentimental…


          • BA Le 21 mars 2013 à 13h58
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            Le souverainisme, c’est mieux que l’Union Européenne.

            Le souverainisme, c’est ceci :

            Chaque nation est souveraine.

            En clair :

            Chaque nation respecte les principes de souveraineté nationale et de souveraineté populaire.

            Par exemple, la souveraineté nationale s’exerce sur tout le territoire d’une nation : dans ce cas précis, c’est le parlement national qui vote les lois.

            Autre exemple, la souveraineté populaire s’exerce sur tout le territoire d’une nation : dans ce cas précis, c’est le peuple qui vote une loi particulière par référendum.

            Le souverainisme permet l’exercice de ces deux souverainetés : la souveraineté nationale, et aussi la souveraineté populaire.

            Le souverainisme permet de répondre au problème de l’acceptation d’une décision de la majorité.

            Le cadre maximal d’acceptation d’une décision de la majorité est le cadre national.

            Le cadre maximal de la démocratie est le cadre national.


          • Chazam Le 21 mars 2013 à 14h47
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            Votre exposé, c’est une question de goût, pas d’avantages quantifiables et objectifs, car l’application des différents points listés est en pratique très loin de la belle théorie qui vous fait rêver.

            A mon sens, et pour ne pas être que contradicteur, il y a moyen d’associer démocratie et sentiments locaux (nationaux voire régionaux) à l’échelle de l’UE, via un système de démocratie à la Suisse. Ce n’est pas hyper compliqué, sauf que les politiciens nationaux vont perdre en pouvoir, et ça, c’est sûr que c’est bien l’obstacle le plus compliqué à surmonter. La plupart des populations d’Europe gagneraient en pouvoir de décision et de contrôle…

            Personnellement, je préfèrerais de loin ce système au niveau européen que le système français à l’échelle d’une France souveraine : j’aurais plus mon mot à dire dans le premier cas que dans le second.


          • BA Le 21 mars 2013 à 14h52
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            Ce que je dis, ce n’est pas une belle théorie qui me fait rêver.

            C’est simplement un constat.

            Le cadre maximal d’acceptation d’une décision de la majorité est le cadre national.

            Le cadre maximal de la démocratie est le cadre national.


          • Chazam Le 21 mars 2013 à 15h00
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            “Le cadre maximal d’acceptation d’une décision de la majorité est le cadre national.”

            Non, non et non. La preuve par la construction européenne depuis ses débuts, par l’existence de traités supra-nationaux depuis bien plus longtemps, qu’ils soient militaires ou commerciaux, etc.

            Même une décision toute nationale, si elle entraine le mécontentement de la population, sera rejetée à terme. Le cadre national n’y est pour pas grand chose, ce qui compte, c’est que les gens aient le sentiment qu’ils ne sont pas lésés.

            Cette limite d’acceptation qui se situerait au niveau du cadre national est un argument faux, et à partir de là, votre vision réductrice ne tient pas.


          • BA Le 21 mars 2013 à 15h07
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            “Le cadre maximal d’acceptation d’une décision de la majorité est le cadre national.”

            La preuve :

            Depuis 1957, depuis la signature du traité de Rome, il n’y a jamais eu une seule consultation des 27 peuples européens par référendum, le même jour, dans les 27 pays, sur un sujet donné.

            Jamais.

            Et je rajoute : ça n’arrivera jamais.

            Le jour où ça arrivera, je vous paierai 27 bouteilles de Champagne.

            Pourquoi n’y a-t-il jamais de référendum sur un sujet donné, le même jour, dans les 27 pays ?

            Parce que les dirigeants savent que la minorité qui aurait perdu ce référendum n’accepterait pas le verdict du référendum.

            Voilà pourquoi.

            Si il y avait un peuple européen, oui, ça pourrait marcher.

            Mais dans le monde réel, le peuple européen, ça n’existe pas.

            Dans le monde réel, il existe 27 peuples européens.


          • Chazam Le 21 mars 2013 à 16h59
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            Votre démonstration est originale, disons.

            Quant au nombre de peuples européens, pardonnez-moi, mais il y en a bien plus que 27.

            Il y a bien plus qu’un peuple en Inde, en Chine, en Russie, au Brésil, etc etc

            Il y a plus d’un peuple en France, en Allemagne, en Pologne, etc etc etc

            Hééé, oui, le monde est compliquéééé… Ce qui est vraiment bête, c’est que la simplicité ne tient ni dans les frontières, ni dans les a priori.

            Sur ce, je vous laisse à votre foi. 😉


          • BA Le 21 mars 2013 à 18h21
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            Chazam écrit :

            “Votre démonstration est originale, disons.

            Quant au nombre de peuples européens, pardonnez-moi, mais il y en a bien plus que 27.

            Il y a bien plus qu’un peuple en Inde, en Chine, en Russie, au Brésil, etc etc”

            Encore !

            Encore cette confusion !

            C’est toujours la même confusion !

            Chazam confond deux choses qui sont très différentes :

            1- Première chose : une nation. Exemple : l’Inde.

            2- Deuxième chose : un groupe de 27 nations. Exemple : l’Union Européenne.

            C’est quand même ahurissant de continuer à confondre ces deux choses.

            A chaque fois, on me ressort la même confusion et à chaque fois, il faut que je répète et que j’explique que ce N’est PAS comparable.

            Ce N’est PAS comparable.

            Chazam, vous comprenez la différence ?

            1- Première chose : une nation. Exemple : la Chine.

            2- Deuxième chose : un groupe de 27 nations. Exemple : l’Union Européenne.

            C’est bon ?

            Vous avez compris la différence ?

            Vous comprenez que ce sont deux choses qui NE sont PAS comparables ?

            1- Première chose : une nation. Exemple : la Russie.

            2- Deuxième chose : un groupe de 27 nations. Exemple : l’Union Européenne.

            Ou alors :

            1- Première chose : une nation. Exemple : le Brésil.

            2- Deuxième chose : un groupe de 27 nations. Exemple : l’Union Européenne.


          • G L Le 22 mars 2013 à 00h11
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            URSS exemple intéressant

            C’était un État fédéral, formé de 15 Républiques. Il a existé de 1922 à sa dissolution en 1991 soit pendant environ 70 ans.
            Plus vaste État du monde, l’URSS occupait un sixième des terres émergées. Elle reprenait à peu près le territoire de l’ancien Empire russe, à l’exception notable de la Pologne et de la Finlande, devenues indépendantes lors de la guerre civile russe de 1918 à 1921, et des gains territoriaux du régime stalinien tels que l’Ukraine occidentale prise en 1939 à la Pologne lors du Pacte germano-soviétique, la Carélie méridionale prise en 1940 à la Finlande agressée, la Moldavie (ou Bessarabie) prise à la Roumanie, les pays baltes : l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie annexés en 1940, la Touva en 1944, les Kouriles du Sud et le Sud de l’île de Sakhaline pris au Japon en 1945 ou encore la région de Kaliningrad (l’ancienne Prusse-Orientale) prise à l’Allemagne la même année. (Wikipedia)

            70 ans ça correspond à deux ou trois générations et ça a par exemple laissé le temps à beaucoup de gens d’apprendre la langue russe. Si on fait abstraction du rejet du communisme on constate que les efforts de “russification” des tsars puis de Staline n’ont pas abouti : la bonne recette pour réunir plusieurs peuples en une seule nation n’est pas évidente…


          • Chazam Le 22 mars 2013 à 11h38
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            Ecoutez BA, vous avez des oeillères tellement grandes que je me demande ce que vous arrivez encore à distinguer de la réalité… La méthode Coué n’est pas une façon pour argumenter, je vous le rappelle.

            Vous qualifiez l’Inde de nation. Ca tombe très bien, car ça va parfaitement dans le sens de ma démonstration.

            Si vous ne comprenez pas pourquoi, allez vous renseigner sur son histoire, sur le nombre de peuples qui y vivent, le nombre de langues qui y sont parlées et sur la façon naturelle avec laquelle cette nation s’est constituée (c’est de l’ironie) et depuis combien de temps l’Inde existe sous sa forme actuelle.

            Demandez-vous pourquoi l’Inde reste unie.

            Et essayez de voir le monde à travers ce que vous en disent les autres, juste par curiosité, et pour ne pas sombrer dans le ridicule.


    • chris06 Le 21 mars 2013 à 16h56
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      @BA

      y’a pas de diktat qui tienne!

      Le choix pour les déposants chypriotes est entre une taxe de quelques % (suivant le montant du dépôt) sur des comptes en euros ou pas de taxe mais des comptes dans une monnaie dévaluée de min.40% par rapport à l’euro.

      Je vous laisse deviner ce que les épargnants chypriotes choisiront si on les met face à ce dilemme cornélien…


      • BA Le 22 mars 2013 à 00h08
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        Jeudi 21 mars 2013 :

        A propos de Chypre, un sondage a interrogé les Chypriotes sur ce qu’ils voulaient.

        Le résultat de ce sondage est explosif.

        Lisez cet article :

        L’enquête menée par l’institut de sondage Prime Consulting a montré que 91 % des Chypriotes soutiennent la décision de leur Parlement de rejeter la taxe sur les dépôts.

        Le sondage a également révélé que 67,3 % des Chypriotes sont en faveur de la sortie de leur pays de la zone euro et d’un renforcement des relations avec la Russie.

        The survey by Prime Consulting found that 91 percent of Cypriots backed their Parliament’s decision to reject the deposit tax.

        The poll also found that 67.3 percent of Cypriots favored their country’s exit from the eurozone and a strengthening of relations with Russia.

        Source : ekathimerini.com


        • chris06 Le 22 mars 2013 à 12h06
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          @BA,

          ça ne m’étonne pas. Qu’ils en sortent de l’euro, ça fera un test grandeur nature. Comme je l’ai dit plus bas, les déposants chypriotes préférent perdre min. 40% voir plus de la valeur de leurs dépôts via une monnaie dévaluée de tant par rapport à l’euro, comme c’est arrivé aux islandais, que de payer une taxe de quelques % en gardant leurs dépôts en euros. Si c’est leur choix tant pis pour eux. Mais qu’on ne vienne pas me dire qu’ils sont soumis à un “diktat” de Bruxelles ou Francfort parce qu’ils peuvent toujours décider de sortir de l’euro et de l’UE s’ils pensent que c’est leur intérêt bien compris.


  27. Christophe Vieren Le 21 mars 2013 à 11h47
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    Ce serait bien en effet d’avoir la possibilité de ne pas afficher les messages de certains commentateurs et les réponses qui lui sont faites. Une autre solution serait d’aller leur pourrir leur blog de la même façon. Sauf que souvent ces gens là modèrent fortement leur blog en se retranchant derrière leur responsabilité en tant que propriétaire.


    • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 11h59
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      Je me joint à ta revendication Christophe. Y ‘en a marre de tous ces trolls qui écrivent des commentaires biens argumentés et qui révèlent nos incohérence sans qu’on puisse leur trouver des arguments à leur opposer.


      • Gibbus Le 21 mars 2013 à 13h09
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        @le taulier
        Moi j’attends toujours une réponse à ces questions car je pense que votre point de vu serait éclairant:

        Puisque le système est sain…pourquoi avoir peur??

        Alors pourquoi ne pas laisser les banques faire faillite??
        Pourquoi la FED imprime 85 milliard par mois pour acheter des obligs et des hypothèques??
        Pourquoi la BCE a prêté 1000Mrd aux banques??


        • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 13h43
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          Je ne suis pas l’avocat des banques. Personnellement je trouve qu’on devrait laisser les banques faire faillite et qu’on aurait dû aussi laisser la Grèce faire faillite dès le premier jour.


          • Gibbus Le 21 mars 2013 à 13h52
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            Nous pensons la même chose!!
            Selon vous quelles seraient les conséquences de la mise en faillite des banques et des pays insolvables?


          • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 13h58
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            Je ne pense pas que cela serait si catastrophique que cela parce que quand une banque fait faillite cela ne signifie pas que les créanciers perdent tout. Un bon exemple est celui des banques islandaises qui au finale vont rembourser 90% des sommes engagées par leurs créanciers.


        • Gibbus Le 21 mars 2013 à 14h13
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          Et où vont-elle trouver les fonds??


          • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 14h21
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            Quand un société fait faillite cela ne veut pas dire qu’elle n’a plus d’actif, seulement certains actifs sont plus long que d’autre à vendre.


          • Gibbus Le 21 mars 2013 à 14h54
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            Et qui pour acheter et à quel prix?


  28. Bouddha vert Le 21 mars 2013 à 12h35
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    Bonjour et merci pour ces nouvelles données.

    Je suis une personne très riche et je désire “protéger” le fruit de mon travail du regard des autres, donc je me débrouille pour passer par la case “Paradis fiscal”, et puis un jour la BCE met en péril mon trésor par l’impôt, ARGH!!!

    Derrière toutes les explications techniques qui justifient, historisent les actions politiques du moment, il y en a une qui me semble être absente:
    Pour que de l’argent puisse créer de la “richesse” sans que cela ne pose trop de problème il faut que globalement le système soit en croissance, c’est OBLIGATOIRE.
    Or nous ne sommes plus en croissance et nous ne le serons plus tant que les volumes d’énergie disponible par habitant continuerons de baisser (c’est le cas pour l’humanité depuis 1979/1980), les bulles spéculatives sont les vraies créatrices de richesse depuis cette période et personne ne semble vouloir en tirer les conclusions:
    Quelle société fonder avec une croissance nulle, plus certainement négative, avec les outils que nous utilisons depuis environ 2 siècles?

    Evidemment si la technologie trouve une alternative au charbon, au pétrole, au gaz et au nucléaire (acteurs lourds du marché) alors nous pourrons espérer une population de 9 ou 10 milliards d’habitants avec le pouvoir d’aller au sport d’hiver, faire du yachting aux Seychelles, manger des succhi, boire les vins du bout du monde, faire un golf à Miami et s’offrir un WE à Rio en passant par Paris… un beau programme…
    Les rapports de l’humanité avec son biotope n’ont jamais été dans une telle configuration, notre engouement pour la prédation n’est absolument pas supportable et encore moins exportable à la population mondiale.
    Notre monde dans sa complexité existe par l’abondance de l’énergie, nous ne pourrions pas clavarder si des machines alimentées en énergie n’allaient pas puiser l’eau, la chauffer, faire nos vêtements, voitures,chaises… le reste ressemble à une glose qui s’éloigne des fondamentaux.

    On a jamais vu un lion entasser des monceaux de gazelles à coté du point d’eau.
    Il doit exister une position d’équilibre, puisqu’il reste des gazelles.
    N’agissons pas comme les bactéries dans une boite de pétri qui prolifèrent de manière exponentielle jusqu’à bouffer la dernière molécule de nourriture, et, à condition de devenir anthropophage repousser un peu l’agonie.
    Pour demain il faudra choisir les usages que nous considérerons comme fondamentaux (j’espère que le réseau informatique en fera partie), le transport en général va redevenir une denrée rare, alors quid de l’avenir de la mondialisation des biens matériels?
    En volume ça va s’effondrer, l’avenir technologiquement possible est ailleurs, la sobriété.

    A force d’avoir le nez dans le système on oublie de lever la tête et prendre un grand bol d’air frais tant qu’il en reste.

    Bon vent.


  29. Will Le 21 mars 2013 à 12h40
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    Bonjour Olivier,

    Il y a un point pas tres clair sur ce projet de taxation des depots. La taxation des depots envisageait a Chypre concerne t elle uniquement les comptes epargnes (le cash et les livrets) ou s’applique t elle aux depots titres (actions, OPCVM)? Je n’arrive pas a trouver une reponse claire a cette question?

    A priori, les depots titres, OPCVM sont épargnés car beaucoup trop tres prejudiciables a la valorisation des actifs financiers. La vente des ces actifs impacterait l’equilibre des carnets d’ordre et entrainerait automatiquement une chute brutale des prix afin de stabiliser l’offre et la demande…?


    • prb Le 21 mars 2013 à 17h54
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      En droit français, les titres appartiennent au titulaire du compte titre; Il n’a donc pas de risque de contrepartie sur la banque et peut (en théorie – disons , sauf fraude ) récupérer ses actifs.

      En droit chypriote…. je ne sais pas… a priori c’est un cadre européen. Mais vous avez raison, taxer les dépôts en cash et pas les dépôts de titres, c’est une injustice de plus (les pauvres n’ont pas de portefeuille titres, en général…)


  30. Alain34 Le 21 mars 2013 à 13h24
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    “Ensuite, je rappelle que par définition l’impôt est une atteinte au droit de propriété, et qu’il n’a pas beaucoup de différence entre lever des impôts (payés in fine par son compte en banque) ou se servir directement sur le compte en banque”
    Oui, mais l’impôt est discuté, voté, etc.. et ne s’applique pas sur l’état d’un compte a un moment T du jour au lendemain.
    C’est du grand n’importe quoi, même si effectivement ca a de “bon cotés”.
    Le pire étant c’est que ca fait des mois que Chypre appelle à l’aide et qu’il n’ont pas été foutus avec tout ce temps de proposer quelque chose de plus sensé que ça. Sans oublier que c’etait assez prévisible depuis beaucoup plus longtemps.
    Quand on fait volontairement entrer un ver dans la pomme, faut pas s’étonner qu’elle se fasse bouffer.
    La BCE, la Commission et les autres ont beau jeu maintenant de se montrer “ferme”.

    Mais surtout, en quoi tout cela va t-il changer quelque chose ? il va se passer quoi ensuite ? ça va continuer pareil ? ha.. non, ils ont passé l’IS de 10 a 12%… ça change tout…

    Enfin, tout ça va finir par s’arranger : les russes vont régler le problème en mettant la main sur le gaz Chypriote, et l’€urope rachètera ce même gaz au prix fort a Gazprom. C’est le ‘pragmatisme’ €uropéen…


  31. Winslow Leach Le 21 mars 2013 à 13h28
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    “On n’est pas seulement responsable de ce que l’on fait on est responsable de ce que l’on laisse faire.”
    Je suis outré par cette phrase que je trouve absolument débile. Pour mémoire il y 54 centrales nucléaire en France a t-on une fois organisé un referendum pour avoir l’accord du peuple français jamais.le cout d’un accident nucléaire type Fukushima c’est 2000 milliard euro fourchette basse avec des conséquences de pollution pour 300 ans A t-on seulement informer les gens certes NON.Le referendum de 2005 sur la constitution européenne si je me souviens bien le résultat était NON . Est-ce que en a tenu compte, certes NON. Plus récemment Monsieur Francois 1 er de Hollande nous disais qu’il allait renégocier le TSCG (Traite sur la pacte budgétaire européen) l a t-il fait? NON Alors la responsabilité du peuple allez vous faire voir


    • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 13h48
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      Le référendum c’est pas l’alpha et l’omega de la volonté du peuple. Il y a aussi d’autres suffrages qui méritent le respect.

      Si un jour Le Pen arrive au pouvoir et fout tout les étrangers dehors, ceux qui ont voté pour lui ne pourront pas venir se plaindre ensuite qu’il n’y a pas de petite épicerie en bas de leur immeuble ou qu’il ne trouvent plus une jeune fille au pair philippine payée au lance-pierre pour garder leurs môme et faire le ménage.


      • clive Le 21 mars 2013 à 14h10
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        Pourquoi votre “main invisible” est-elle parfaitement visible sous la forme d’une “main noire”?…
        Allez donc bosser un peu…
        Vos arguments irréfutables n’apportent rien, ce son de cloche résonne partout.


    • step Le 21 mars 2013 à 13h50
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      quel suprise, les politiques ne sont pas fiables….et donc on répond non pour se laver les mains, ils font ce qu’ils veulent et tout le monde s’en lave les mains ?

      Quand un gouvernement ne respecte pas la parole donnée à un peuple, on le renverse, c’est cela aussi la démocratie.

      Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. (Constitution de L’an I).

      Cette constitution effémère à l’insigne avantage de bien préciser ce point, bizarrement absent de toutes les autres, bizzarement rédigés sous influence des notables alors que cette première était rédigée sous pression populaire. C’est toujours instructif, quand le plus important disparait d’un texte, et je ne parle pas que de la réforme bancaire….


      • Winslow Leach Le 21 mars 2013 à 14h11
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        “quel surprise, les politiques ne sont pas fiables….et donc on répond non pour se laver les mains”
        De la bonne de excellence perfidie néolibérale.


        • step Le 21 mars 2013 à 16h56
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          non c’est pas perfide, c’est juste mal écrit, je me suis trompé dans ma frappe :
          lire :
          quel suprise, les politiques ne sont pas fiables….et donc on répond non, ils font ce qu’ils veulent et tout le monde s’en lave les mains ?

          Notre non a été très clair, les politiques nous ont fait un doigt d’honneur et on a dit amen.

          Ceci dit avis à tous les libéraux (benj en particulier si tu nous lit), je viens d’ouvrir mon compteur à “vil néolibéral”, comme quoi tout arrive !


          • Winslow Leach Le 21 mars 2013 à 18h50
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            Désolé moi j’ai jamais dit amen et personne n’a dit amen tu regarde trop la télé. Je te dit pas le sabotage invisible de la société française que cela implique.


          • step Le 21 mars 2013 à 19h28
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            et ton “non amen” c’est traduit par ?


          • Benjamin Franklin Le 21 mars 2013 à 21h50
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            @step
            Je vais être taquin et dire que c’est parce qu’au fond de toi tu en es un. Tu penses juste qu’il n’y a pas suffisamment de bisounours parmi nous pour que ça marche, ce qui je te l’accorde est le principal problème.


  32. Leulier Le 21 mars 2013 à 13h32
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    Dans l’article le lien entre :
    “Le secteur bancaire de Chypre (…), ses besoins sont actuellement d’environ 10 Md€ (le PIB de l’île est de 18 Md€ !)”.
    et
    “L’État a du coup également des difficultés”.
    n’est pas explicité. Quel est-il ?

    J’ai une idée de la réponse, mais le lien entre les dettes des banques et les difficultés de l’État ne me semble pour autant une évidence.


  33. Anne Onyme Le 21 mars 2013 à 14h06
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    Bonjour Olivier.

    Comme actuellement, il n’y a pas décision officielle sur les futures taxes qui seront éventuellement prises sur les dépôts, pourrez-vous quand ce sera adopté nous apporter les précisions utiles sur :
    – les natures des dépôts concernés : livrets, obligations, actions, comptes courants, …
    – l’imposition de cette taxe sur la somme des dépôts et comptes d’une personne ou si la taxe ne s’applique que sur chaque compte sans les cumuler (sous-entendu, est-ce que cela change quelques chose d’avoir 20 comptes à 10000 euros ou 1 compte à 200000 euros)
    – comment seront taxés les dépôts Chypriotes réalisés dans une banque étrangère basée sur le sol Chypriote

    Ces réponses permettront à ceux qui cela intéresse d’envisager au mieux les dispositions à prendre dans l’avenir pour vos comptes en France…

    Bonne journée


  34. BA Le 21 mars 2013 à 14h11
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    Jeudi 21 mars 2013 :

    L’Union Européenne demande à Chypre d’instaurer un blocage des capitaux.

    L’Union européenne cherche à convaincre les dirigeants chypriotes d’instaurer un blocage des capitaux placés dans les banques de l’île pour éviter leur faillite, a confié jeudi à l’AFP une source européenne proche des discussions.

    Les autorités chypriotes ont trois choses à faire d’ici mardi : présenter un plan B crédible et viable pour remplacer le plan de sauvetage rejeté par le Parlement, instaurer un blocage sur une longue période des capitaux placés dans les banques, et préparer la fusion entre les deux principales banques en difficultés, a expliqué cette source sous couvert de l’anonymat.

    Le risque sinon est une sortie de Chypre de la zone euro, a-t-il averti.

    Fin de citation.

    Comment ça, “instaurer un blocage sur une longue période des capitaux placés dans les banques” ? ? ?

    Mais c’est contraire à tous les traités européens !

    Je recopie le traité de Lisbonne, page 93 :

    CHAPITRE 4
    LES CAPITAUX ET LES PAIEMENTS
    Article 63
    (ex-article 56 TCE)
    1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
    2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

    http://consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655.fr08.pdf


    • Gbalou Le 21 mars 2013 à 14h17
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      Mais vous avez tout à fait raison, il s’agit ni plus, ni moins d’un “diktat” ! DEHORS OU PAYEZ ! J’avoue que compte tenu des réserves de pétrole ou gaz supposées, il y avait de quoi mieux négocier !


  35. Gbalou Le 21 mars 2013 à 14h11
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    MERCI OLIVIER POUR TOUTES CES INFORMATIONS TRES UTILES !


  36. JB Le 21 mars 2013 à 14h25
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    Petite question: qu’est ce qu’on entend par dépôt? ( ex pour la france )
    – compte courant
    – livrets A, LDD , livrets bancaires?
    – PEL, PEP ?
    – actions (PEA ou non) , SICAV, assurance vie, parts de SCPI … ?


    • LeTaulier Le 21 mars 2013 à 14h35
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      L’argent déposé dans ta banque. Une action n’est pas un dépôt car quand on en achète une ta banque de´bite ton compte pour faire un virement en faveur de quelqu’un d’autre.


    • Brice Goe Le 21 mars 2013 à 14h37
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      Mazette JB, vous avez tout ça !?
      On va bientôt s’occuper de votre cas …


  37. tchoo Le 21 mars 2013 à 14h25
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    On peut aussi en rire
    La Grèce qui représente un petit % de la richesse de l’Europe n’a pu être sauvée pour quelques 300 milliards, Chypre encore plus petite pour 17 milliards et risque de mettre en péril la belle construction européenne (humour! hein!)
    pour trois ou quatre picaillons européens
    l’UE est un colosse aux pieds d’argile


  38. Brice Goe Le 21 mars 2013 à 14h28
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    Je trouve ce déchaînement de passion très curieux car finalement : ce prélèvement sur les comptes bancaires, ce n’est ni plus ni moins qu’un impôt, non ?

    En fin de compte, le but recherché avec cette mesure et le pataquès qu’elle génère n’est il pas simplement de faire prendre conscience aux européens qu’on va devoir passer à la caisse ? Ou alors de les inciter à dépenser leur argent pour relancer la consommation !?

    En tout cas, qu’est-ce qu’on se marre (bon d’accord, plus pour très longtemps) 😀


    • Casquette Le 21 mars 2013 à 15h01
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      Ben non , normalement l’impôt doit servir au financement des infrastructures publiques , donc à moins que les banques chypriotes soient nationalisées en contrepartie…


      • Brice Goe Le 21 mars 2013 à 15h07
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        L’impôt a une fonction bien plus large : satisfaire l’intérêt général.
        J’ai cru comprendre que sauver Chypre et l’UE participait de l’intérêt général (notez que ça se discute)


        • Casquette Le 21 mars 2013 à 15h32
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          C’est juste , on peut aussi le concevoir ainsi , en tout cas les chypriotes et les parlementaires ont répondu à la question pour nous : le “sauvetage” de l’euro et l’UE passent après le sauvetage de leurs économies.


          • Brice Goe Le 21 mars 2013 à 15h42
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            Oui, d’ailleurs nous autres français aurions sans doute fait de même.

            C’est tout le problème de l’intérêt général.
            D’ailleurs, l’intérêt général n’est-il pas la somme des intérêts particuliers ? (n’est-ce pas LeTaulier 😉 )
            Et c’est d’ailleurs pour cela que l’UE ne fonctionne pas (ou si mal) tout comme sa future ancienne monnaie (n’est-ce pas BA 😉 )


          • Chazam Le 21 mars 2013 à 17h04
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            Oui enfin leurs économies ne seront sauvées (temporairement sans doute) que si c’est le reste de l’Europe qui avance 100% des fonds dont ils ont besoin.

            Dans tous les autres cas, ils n’auront absolument pas sauvé leurs économies.


  39. BA Le 21 mars 2013 à 14h40
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    Bon.

    On voit maintenant qu’il n’y a pas 36 solutions :

    1- Première solution : les dirigeants européens violent les traités européens. Les dirigeants européens imposent un blocage des capitaux.

    Lisez bien ces deux phrases :

    “Alors que les banques doivent rester fermées jusqu’à mardi, des ordres ont été donnés pour virer des milliards d’euros placés dans les banques de l’île dès la reprise des activités. Un montant de sept milliards a été évoqué, mais il serait encore plus important, a confié cette source.”

    http://www.romandie.com/news/n/_L_UE_demande_a_Chypre_d_instaurer_un_blocage_des_capitaux_85210320131358.asp

    Problème : les traités européens interdisent toute restriction à la libre-circulation des capitaux.

    2- Seconde solution : les dirigeants européens respectent les traités. Les dirigeants européens laissent sortir les capitaux hors de Chypre dès la reprise des activités bancaires mardi 26 mars, à minuit une.

    Problème : les capitaux sortiront par milliards d’euros hors de Chypre, dès mardi, à minuit une !

    Je recopie le passage tiré du lien ci-dessus :

    Les autorités chypriotes ont trois choses à faire d’ici mardi : présenter un plan B crédible et viable pour remplacer le plan de sauvetage rejeté par le Parlement, instaurer un blocage sur une longue période des capitaux placés dans les banques, et préparer la fusion entre les deux principales banques en difficultés, a expliqué cette source sous couvert de l’anonymat. Le risque sinon est une sortie de Chypre de la zone euro, a-t-il averti.

    Conséquence :

    Faillite des banques chypriotes.

    Et ensuite sortie de Chypre de la zone euro.


  40. richard Le 21 mars 2013 à 14h51
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    la boule de neige continue a rouler depuis 2007, esperons que nous la france soit a l’abri de tout ça
    je n’y crois pas trop mais bon esperon


    • step Le 21 mars 2013 à 17h03
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      aucune chance.


  41. Helios Le 21 mars 2013 à 14h56
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    En fait il n’y a que deux solutions

    1) laisser les banques faire faillite, les déposants se partagent ce qui reste après la liquidation des actifs. C’est la solution adoptée par l’Islande, approuvée par quasiment tout le monde (ici du moins).

    2) Faire payer le contribuable chypriote. Les Islandais ont refusé une solution analogue par référendum. C’est aussi la solution de ceux qui veulent utiliser les ressources en gaz de Chypre.

    La proposition européenne est un mélange des deux (si on suppose que le prèt de 10 milliards est vraiment un prèt).

    Normalement ceux qui ont applaudi l’Islande devraient préférer 1). Or ce n’est pas le cas. Bizarre….


    • BA Le 21 mars 2013 à 15h01
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      J’ai applaudi l’Islande et je préférerais le 1).


    • Chazam Le 21 mars 2013 à 15h03
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      La solution 1) pourrait être plus valable pour les Chypriotes que la 2) (pour nous, je ne sais pas).

      Mais combien pariez-vous que ce sera la 2) qui sera avancée par le parlement chypriote ? Souverainement choisie pour ne pas léser les copains russes ?


  42. BA Le 21 mars 2013 à 15h09
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    “Alors que les banques doivent rester fermées jusqu’à mardi, des ordres ont été donnés pour virer des milliards d’euros placés dans les banques de l’île dès la reprise des activités. Un montant de sept milliards a été évoqué, mais il serait encore plus important, a confié cette source.”

    http://www.romandie.com/news/n/_L_UE_demande_a_Chypre_d_instaurer_un_blocage_des_capitaux_85210320131358.asp

    Quand on lit ça, on se dit que nous sommes en train de vivre des journées historiques.


    • Gibbus Le 21 mars 2013 à 15h30
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      Depuis 2007 l’histoire se met en place, nous sommes ruinés car le système économique, monétaire et financier est absurde!! Mais nous refusons d’en assumer les conséquences: baisse du niveau de vie, évaporation de notre épargne et de nos acquis sociaux!!
      Exigeons au moins que tous les responsables trinques (les politiques, les banques, les spéculateurs) et pas seulement les peuples même nous avons des responsablités dans tout ce gachis…
      Avec un peu de chance on en sortira sans guerre: il nous restera nos infastrutcures, nos usines, nos bras, nos savoir-faires, nos terres arrables!!
      Nos grands parents ont reconstruit le pays à partir de cendre il y a 70 ans, on s’en sortira!!


  43. bastien775 Le 21 mars 2013 à 15h10
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    Quand on voit le bazar que provoque le cas Chypriote, cela promet une sacrée pagaille pour la suite à venir étant donné que rien est réglé en Europe.


  44. jave Le 21 mars 2013 à 15h12
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    J’essaye de me faire une idée de la ‘moralité’ d’une telle taxe et je me penche donc sur l’origine des dépôts que l’on va taxer et bien sûr le site d’Olivier donne des chiffres là-dessus ! Merci Olivier !

    Je suis surpris de voir que l’on ne taxe que le secteur non-financier (70 Md€) ? Le secteur financier (40 Md€) est exempté de cette taxe ? Je rêve ?
    On va donc taxer : les particuliers chypriotes (~26 Md€), les entreprises chypriotes (~17 Md€), ‘les mafieux russes’ (non financier hors UE ~20 Md€) et les (mafieux ?) européens (non financier UE ~7 Md€).

    Il serait intéressant de voir la répartition entre >100000 € et <100000 € pour chacune de ces sous-catégories. Je suis très attaché à la garantie des dépôts <100000 € puisqu'on est obligé d'avoir un compte en banque pour exister dans l'UE, on peut bien sûr discuter d'où on place la limite. Je ne suis pas contre taxer les dépôts >100000 € pour sauver les banques, mais avec des contre-parties et dans l'intérêt des Chypriotes ! Je ne sais pas si l'intérêt des Chypriotes est d'accepter cette taxe et de continuer business as usual. Peut-être. Pourquoi pas une solution plus à l'islandaise avec nationalisation du secteur bancaire et dégonflement de sa taille ? La question est finalement de savoir si Chypre a tant à perdre en abandonnant son statut officieux de paradis fiscal ?

    Pour répondre partiellement à cette question et juger de la 'moralité' de la taxe, je pense qu'il faudrait creuser ce que dit Olivier : "Enfin, on dira que le Chypriote de base n'est pas pour grand chose dans la situation financière, et qu'il a peu bénéficié de ce choix de paradis fiscal. À voir."
    C'est-à-dire analyser les dépôts des particuliers chypriotes (~26 Md€) et des entreprises chypriotes (~17 Md€) pour savoir quelle part provient directement ou indirectement d'activités liées au statut de paradis fiscal de l'île et à sa fiscalité avantageuse. Bref on en arrive à l'idée d'audit de la dette, presque à celle de justice transitionnelle !
    J'ai l'impression que l'on a beaucoup mis en avant l'extrême financiarisation de Chypre pour justifier cette taxe. Cela semble sous-entendre que les dépôts taxés proviennent de cette extrême financiarisation. Est-ce vraiment le cas ? Quand on voit qu'en France on a un secteur bancaire de 420 % du PIB, on n'irait pas jusqu'à dire qu'une part importante des dépôts des particuliers et des entreprises françaises (non-financières) vient de la fiscalité avantageuse Francaise [sic] ! Alors, pourquoi le dire de Chypre où le secteur bancaire est de 707 % du PIB, c.-à-d seulement 1,7 fois le pourcentage français ?

    Sinon quelle est l'histoire de cet 'énorme pic [de dépôts] vers 2010 des banques de l'Eurozone' à Chypre ?


    • Surya Le 21 mars 2013 à 15h41
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      Il ne devrait pas y avoir de plafond à la garantie des dépôts (laissez seulement 100 000€ sur le compte bancaire d’une entreprise de 200 personnes, vous verrez le résultat), les dépôts devraient avoir un statut privilégié sans limite et si la réalisation de l’actif ne suffit pas à tout couvrir après désintéressement des créanciers super privilégiés (en droit français : salariés), et bien on rembourse les déposants soient par palier, soit au marc le franc.


  45. Jean-Luc Le 21 mars 2013 à 15h47
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    Si je comprends bien votre graphique “Le problème Chypriote”, la Troïka verse 10Mds qui combleront les pertes des banques et l’Etat doit trouver 7Mds à trois ans pour compenser un manque de recettes futures (dont je n’ai pas vraiment compris la cause finalement).

    Je me pose quand même une question : à quoi servent les fonds propres des banques ? 15Mds vs 10Mds de pertes. Je ne vois pas en quoi les banques ont un problème.
    Si l’Etat a besoin de 7 Mds pour les 3 prochaines années, pourquoi y-a-t-il urgence aujourd’hui alors que sur 3 ans il a largement le temps de mettre en place un système de taxes, même réduites, qui bénéficieront de l’ensemble des flux (apparemment nombreux) qui transitent dans le pays.

    Le principe de bloquer les dépôts pour pouvoir se servir me dérange. L’Etat peut mettre en place un impôt, exceptionnel et/ou permanent, qui lui permettra d’augmenter ses recettes.
    Le faire de cette façon n’est pas la même chose que lever l’impôt pour payer les dépenses.
    D’autant plus que l’on ne parle que des oligarques Russes qui seront bien moins touchés que les Chypriotes (particuliers et entreprises) et qui n’ont peut-être pas attendu que leurs comptes soient bloqués pour se faire la malle. Ce qui ne va pas arranger les affaires des banques.

    Je n’ai toujours pas compris non plus le risque systémique que Chypre ferait courir à la zone Euro.
    Les montants dont on parle ici me semblent bien minces dans le système financier européen.

    Enfin, tout ceci pose la question de la construction européenne et des pays que l’on fait entrer dans la zone euro.


    • BA Le 21 mars 2013 à 16h17
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      “Je n’ai toujours pas compris non plus le risque systémique que Chypre ferait courir à la zone Euro.”

      Bon, je vous donne mon interprétation.

      Les banques chypriotes sont prises d’assaut par les épargnants de Chypre et aussi par les épargnants étrangers, russes par exemple.

      “Alors que les banques doivent rester fermées jusqu’à mardi, des ordres ont été donnés pour virer des milliards d’euros placés dans les banques de l’île dès la reprise des activités. Un montant de sept milliards a été évoqué, mais il serait encore plus important, a confié cette source.”

      http://www.romandie.com/news/n/_L_UE_demande_a_Chypre_d_instaurer_un_blocage_des_capitaux_85210320131358.asp

      Les dirigeants de la zone euro n’ont donc que deux solutions explosives :

      1- Première solution explosive : les dirigeants de la zone euro demandent à Chypre le blocage des capitaux.

      Conséquence concrète : les traités européens sont violés. Les traités européens n’ont plus aucune valeur. L’Union Européenne est discréditée d’avoir violé elle-même ses propres traités.

      2- Seconde solution explosive : les dirigeants de la zone euro laisse Chypre se vider de ses capitaux mardi matin, à partir de minuit une !

      Conséquence concrète : faillite des banques chypriotes. Et ensuite sortie de Chypre de la zone euro.


      • Jean-Luc Le 21 mars 2013 à 16h28
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        Merci BA mais l’on parlait de risque systémique bien avant que l’imposition des dépôts soit envisagée.
        Donc quel risque court l’Europe face à une perte de 10Mds des banques Chypriotes (qui possèdent 15Mds de fonds propres) ?


        • BA Le 21 mars 2013 à 16h39
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          Les banques chypriotes sont, de facto, complètement fondues. Elles sont mortes. Elles sont en faillite. Mais MAINTENANT il y a une question, et c’est une question qui est toujours la même depuis 2008 :

          Que doit faire un Etat surendetté lorsqu’il se retrouve avec les banques privées en faillite ?

          1- Un Etat surendetté peut se surendetter encore plus pour sauver les banques privées de la faillite.

          C’est ce qui s’est passé en 2008.

          2- Ou alors un Etat surendetté peut laisser les banques privées faire faillite.

          C’est ce qui peut se passer à Chypre mardi 26 mars.

          Mais il faut regarder ce qui se passerait ensuite :

          Faillite des banques chypriotes.

          Et donc ensuite faillite des banques grecques.

          Et donc ensuite bank-run en Grèce.

          Et donc ensuite bank-run partout dans les pays méditerranéens.

          Concernant Chypre, l’Etat chypriote devrait alors reprendre le contrôle de sa monnaie nationale, ré-armer sa banque centrale nationale, imprimer les billets en nouvelle monnaie nationale, ré-alimenter les distributeurs automatiques de billets dans toute l’île de Chypre, … bref faire ce que les 15 Etats de l’ex-URSS ont dû faire quand l’URSS est morte.

          D’ailleurs, ce que les 15 Etats de l’ex-URSS ont vécu, nous allons le vivre dans les mois qui viennent.

          Ou dans les années qui viennent, je ne sais pas.

          Il y a une phase de chaos, et ensuite il y a un retour à la normale.

          C’est comme ça que ça se passe.

          Et c’est comme ça que ça se passera pour l’Union Européenne.


          • chris06 Le 21 mars 2013 à 17h03
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            y’a pas eu de faillite systémique du système bancaire de l’ex URSS. Les ménages et les entreprises soviétiques n’étaient pas surendettés.

            Les deux situations n’ont rien à voir!


          • BA Le 21 mars 2013 à 18h29
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            Je te réponds au-dessus.


  46. Gilles Le 21 mars 2013 à 16h13
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    Pour une fois, une analyse que je partage totalement, les analyses d’Olivier étant très souvent teintées de marxisme, ce qui n’est pas étonnant. Les Français ont appris l’économie avec Nathalie Arthaud, et sont imbibés de socialisme. C’est un fait.
    Ce cher Olivier sur Chypre défend pourtant la seule chose qui ait jamais marché en économie : le libéralisme (dont nous n’avons aucune expérience en France, l’ultra-libéralisme étant un épouvantail marxiste sans rapport avec les réalités pour maintenir la masse dans l’ignorance). Bref, les deux fondements sont LIBERTE et RESPONSABLITE, sans aucune culture de l’excuse qui est un pilier de la pensée socialiste.
    Alors oui, actionnaires, propriétaires et dirigeants qui ont commis des fautes très graves doivent être expropriés immédiatement et mis en prison. Oui, les oligarques qui ont planqué pour échapper à l’impôt doivent assumer. Oui, le peuple qui a laissé faire ses dirigeants devra passer à la caisse aussi. On peut cependant à veiller à doser l’effort, et considérer que plus le patrimoine détenu est important, plus la responsabilité est importante, et plus la taxe doit être élevée…
    En France également, le personnel politique doit engager sa responsabilité sur ses biens propres à chaque fois qu’il signe une loi. Vous verrez alors qu’ils réfléchiront à deux fois avant de commettre des textes. Et ils ne doivent faire deux mandats max, donc pas de sinécure. Mais passer d’une culture de l’impunité (la nôtre) à une culture de responsabilité, personne n’en veut car c’est nettement moins rigolo. Plus question de se goinfrer et de refiler la patate chaude à son successeur. Les Cahuzac, les Woerth, les Désir iraient en taule directement….Et les oliticiens veilleraient à l’intérêt général, sinon seraient jetés dehors, et ne se coucheraient pas devant des banquiers qui ne risquent rien eux non plus.


    • Brice Goe Le 21 mars 2013 à 16h55
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      Ben oui mais qui va décider de mettre en place ce principe de responsabilité des hommes politiques ?
      Les hommes politiques eux mêmes !?

      Allons, allons, soyons sérieux : les libéraux sont aussi pourris que les socialistes mon bon ami.
      Mais en fin de compte, vous êtes encore plus utopiste qu’un marxiste léniniste !?


      • step Le 21 mars 2013 à 17h07
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        rhoo, faut pas leur dire ça, ça les démoralise !


      • Gilles Le 21 mars 2013 à 17h08
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        C’est aux citoyens de décider. Les politiciens ne s’arrêteront que là où le peuple les arrêteront.


      • Benjamin Franklin Le 21 mars 2013 à 21h59
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        Ben oui, nous sommes utopistes, en tous cas en ce qui concerne la France.

        Il y a des pays pas très éloignés géographiquement où les parlementaires voient leur salaire automatiquement réduit du double du déficit public (en % du PIB) dès qu’il y en a un.
        Il y en a d’autres où des ministres en exercice sont limogés pour avoir acheté des produits à l’aéroport avec la carte bancaire de fonction.

        Malheureusement, nous sommes anthropologiquement un peuple d’irresponsables en quête permanente de l’homme providentiel à forte poigne (d’aucuns disent des anarcho-militaristes, merci Todd tu as au moins servi à ça). Donc ça ne marchera pas chez nous.


    • prb Le 21 mars 2013 à 18h27
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      En effet, ça n’est pas du tout libéral du tout de spolier les déposants pour sauver les actionnaires, comme la Troïka l’a imaginé . Le libéralisme, c’est exactement le contraire: les actionnaires sont les premiers à passer à la caisse, et pas les derniers. C’est à ça que sert la procédure de faillite. Ca n’est pas du tout libéral no plus de maintenir en vie des banques qui sont des morts vivants. En revanche on peut considérer que sauver les dépôts (en les transférant à une autre banque, par ex, avec la somme correspondante à l’actif, comme le fait le FDIC aux EU) serait pour la BCE une mesure de salubrité publique: maintenir la confiance dans le système bancaire européen entendu globalement. On ne peut pas avoir le pire des deux systèmes, et pourtant.. c’est ce qu’on a !


  47. youpi Le 21 mars 2013 à 16h28
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    Merci pour ce billet, super comme d’habitude et qui permet de lancer des échanges.

    Ce qui m’interpelle dans cette histoire, c’est la surprise que la taxation du capital provoque.
    Les dépots, c’est du capital une fois enlevée le fond de roulement.
    Pourquoi cela m’étonne ? Tout simplement parce que nous le pratiquons déjà en France : l’ISF.
    D’accord, ce n’est pas les m^mes taux ni les m^mes seuils qu’à Chypre, mais pour moi c’est le m^me principe.
    L’Etat taxe simplement parce que vous avez un capital, des économies,…
    Peu importe que le rendement de votre capital soit positif ou négatif. Vous êtes taxé !
    En cas de crise type Chypre en France (ce qui n’arrivera jamais bien sûr !), l’Etat pourra voter une loi décrétant qu’on est riche a partir de 250000€ par exemple. Ce qui permettra de taxer une bonne partie des propriétaires de logement en considérant qu’ils ont un avantage par rapport aux locataires qui doivent payer un loyer (pour mémoire ce type d’argument a déjà été évoqué par des parlementaires), et de relever le taux de cet impot au titre de la solidarité nationale. Par exemple pour qu’il soit équivalent à un loyer.
    De la Science Fiction ? On verra.
    Aujourd’hui, nos politiques considèrent qu’un enfant est un avantage fiscal (ceux qui ont des enfants en connaissent le coût. C’est un bonheur, mais c’est un coût aussi). Que dire donc de la propriété de son logement : énOOOORME avantage fiscal.
    Ah! vous vous avez payé pendant 15ans pour le payer ? Oui mais vous avez terminé là !! Donc enOOORME avantage fiscal !


  48. christo Le 21 mars 2013 à 16h55
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    Il est malhonnêtre, ou simplement très maladroit, de mettre sur le même plan l’ISF… et le “hold up à la chypriote” pour reprendre l”expression (heureuse) de Delamarche.

    Vous ne voyez pas la différence fondamentale entre les deux ?

    L’ISF vous êtes prévenu. Vous pouvez ne pas le payer… en n’ayant pas de patrimoine (par exemple) ou en l’organisant au mieux (prenons exemple sur notre cher président avec sa maison de campagne en SCI… avec son ex femme).

    Alors que le casse à la chypriote…. pouf… ça vous tombe dessus une nuit, parce des mafieux l’ont décidé (pour votre bien, comme d’habitude).

    Donc arrêtons avec ces fausses comparaisons qui embrouillent les esprits faibles.

    Que le pognon dans les banques chypriotes soit lavé, à demi lavé, sale voire très sale, ce n’est pas le débat. En tout cas c’est secondaire.

    Le débat c’est qu’une poignée de gens non élus se permettent de vous piquer votre blé, une nuit.

    Si l’esprit est bien le même qu’avec l’ISF (je te pique ton blé), avouez quand même que la méthode diffère radicalement !


    • youpi Le 21 mars 2013 à 17h16
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      Vous croyez que l’Etat chypriote va décreter ce “hold up” tout seul dans son coin (je vous rapelle que pour l’instant ça n’est qu’en projet) ?
      Il ne faut pas être si naïf, si l’Etat chypriote persiste, il fera voter une bonne loi bien démocratiquement.
      Il n’y a donc pas de différence avec l’ISF, si ce n’est le taux et le seuil. Modifiables du jour au lendemain avec une bonne loi bien démocratique.
      Pour ce qui est d’échapper à l’ISF pour un résident français, à moins de vivre dans et entouré d’oeuvres d’art, vous n’y échapez jamais complétement, sinon il serait déjà supprimé.


  49. Daphné C. Le 21 mars 2013 à 17h08
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    Chypre n’est pas sur la liste noire des paradis fiscaux, mais sur la liste blanche (Etats ayant signé et mis en œuvre une douzaine d’accords respectant les standards internationaux), mais quand on veut abattre son chien…


  50. Coligny Le 21 mars 2013 à 17h11
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    Piquer dans les comptes des déposants donne des idées à d’autres : le gouvernement espagnol voudrait faire de même!

    Pour attirer les capitaux dans la zone euro, c’est l’idéal.Bonjour la confiance!
    A la télévision russe Nick Farage dit : ne mettez plus un fifrelin dans la zone euro.

    Bref, on a franchi le mur du çon de la connerie. Nos oligarques sont à court d’imagination, ils font maintenant dans le délictuel.

    Je crois que je vais anticiper mon voyage chez mes amis dans le Valais suisse….mais je n’ouvrirai pas un compte à l’UBS comme ce pauvre Cahuzac..c’est nul;


    • chris06 Le 21 mars 2013 à 17h28
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      Le plus rigolo c’est que les déposants s’insurgent et crient au vol contre une taxe de quelques pourcent mais n’y verraient que du feu si un montant nettement supérieur leur était volé en quelques années par l’inflation ou par une monnaie dévaluée.

      Allez comprendre…


      • Inox Le 21 mars 2013 à 21h03
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        C’est très simple, c’est le “si” qui fait toute la différence. Retirez le “si” et non seulement l’inflation ou une monnaie dévaluée va faire fondre vos avoirs, mais en plus on vous en aura pris un fort pourcentage. Mettez le “si”, et qui sait ? On a peut être le temps d’en profiter encore longtemps.



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