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22.mars.201322.3.2013 // Les Crises

[Reprise] Chypre : La nuit où le sauvetage a échoué

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EXCELLENT article du Nouvel Obs, présentant les dessous de l’affaire.

Je soutiens bien évidemment la solution des Allemands : qu’on liquide une bonne fois pour toutes les banques en faillite en garantissant les dépôts à un niveau raisonnable ; on impacte ainsi les pertes aux actionnaires, puis aux prêteurs obligataires puis aux gros déposants, bienvenue dans le capitalisme… On regarde à la fin ce qui reste éventuellement à combler…

Vu le niveau des dépôts à Chypre, je serais même allé jusqu’aux 17 Md€ du plan pour ne pas mettre le MES en action, ils ont de la marge, et cela responsabilisera…

Que s’est-il vraiment passé, lors de la réunion de l’Eurogroupe, pour qu’il accouche d’une situation aussi catastrophique ? Récit d’une nuit folle.

Christine Lagarde, la directrice du FMI, avec le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, le 15 mars (Virginia Mayo/AP/SIPA)

Christine Lagarde, la directrice du FMI, avec le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, le 15 mars (Virginia Mayo/AP/SIPA)

La longue nuit de négociation a commencé vendredi 15 mars à 17h30 et ne s’est terminée qu’à l’aube, après de nombreux rebondissements. Depuis, les banques chypriotes sont fermées et le resteront jusqu’au mardi 19 mars.

Au sommet des chefs d’Etat qui s’est réuni à Bruxelles les 14 et 15 mars, les dirigeants européens font connaissance avec le nouveau président chypriote, Nicos Anastasiades. L’arrivée de ce conservateur, élu le 24 février, change la donne. Depuis l’été 2012, la Troïka, un groupe d’experts issus de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI), tentait en effet de négocier un plan d’aide à Chypre et de sauvetage de ses banques avec son prédécesseur – un communiste – sans arriver à rien. Les banques chypriotes sont au bord de la faillite depuis que la dette grecque a été restructurée. La nouvelle majorité est plus favorable à des réformes, et notamment à l’ouverture d’un audit sur le blanchiment à Chypre. Les discussions ont donc repris. Et avancent bien. Les chefs d’Etat décident donc de convoquer dans la foulée de leur sommet, une réunion des ministres des finances de la zone euro.

17 milliards à trouver

Le président Anastasiades, venu présenter la situation de Chypre avec son ministre des finances, Michalis Sarris, reste à Bruxelles. Il ne participe pas à l’Eurogroupe, mais attend dans un bureau. Lorsque les 17 ministres commencent la réunion, il y a deux plans sur la table. Et deux camps dans la salle. Le sujet de Chypre est très compliqué. L’économie de l’île est très petite : 0,2% du PIB de la zone euro (soit 18 milliards d’euros), l’équivalent du Limousin, mais le secteur bancaire s’y est beaucoup développé, accueillant les dépôts de résidents étrangers, russes, moyen-orientaux ou britanniques. Au final, les actifs des banques représentent 7 fois le PIB. Et elles ont perdu beaucoup d’argent dans la restructuration de la dette grecque. Pour les renflouer, il faut 17 milliards d’euros. L’Europe et le FMI jugent qu’ils ne peuvent pas prêter plus de 10 milliards d’euros à Chypre, s’ils veulent être remboursés un jour. Où trouver les 7 autres milliards ? L’impôt sur les sociétés de Chypre peut passer de 10% à 12,5%, un taux encore très bas (celui de l’Irlande), une taxe sur les plus-values va être créée, des sociétés d’état privatisées… mais il reste encore 5,8 milliards à lever. Le sujet est si complexe qu’une fois n’est pas coutume, la Troïka propose deux plans et laisse l’Eurogroupe trancher.

Qui faire payer ?

Le premier plan a les faveurs du FMI et de plusieurs pays : l’Allemagne, la Finlande, la Slovaquie et les Pays-Bas. Il part du principe que deux grosses banques sont en situation de faillite et posent problème, c’est donc sur elles que doit se concentrer le plan. L’idée est de séparer les bonnes activités des mauvaises puis de faire ce que les experts appellent un “bail in”, c’est-à-dire une faillite ordonnée, qui ponctionne d’abord les actionnaires puis les créanciers des banques. Dans ce cadre, les dépôts seraient garantis en totalité jusqu’à 100.000 euros, mais tous les montants au-delà de cette somme seraient amputés de 20 à 40%. “On épargne la grand-mère chypriote, mais on fait payer les non-résidents qui ont profité du système fiscal”, résume une partie prenante aux négociations. Ce système n’est pas sans rappeler ce qu’a fait l’Islande, qui a protégé les dépôts de ses ressortissants, mais a laissé les banques faire faillite emportant les dépôts des clients étrangers, qui avaient profité des taux d’intérêt élevés proposés par des banquiers inconséquents.

Le deuxième plan était poussé par la Commission européenne, qui cherchait une solution plus consensuelle, moins traumatisante qu’une faillite, moins brutale. Sa proposition : instaurer un impôt, une taxe sur les dépôts bancaire, très réduite (3,3%) pour les petits comptes, et grimpant à 12,5% au-delà de 100.000 euros. Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des Finances, s’est immédiatement enquis du problème juridique : si on touche aux dépôts bancaires sous le seuil de 100.000 euros (le seuil européen de garantie des dépôts), n’y a-t-il pas un problème ? Non ! lui répondent aussi bien la Commission que son ministère, pas de problème, les banques ne sont pas en faillite, il s’agit tout simplement d’un impôt sur le fortune, rien à voir avec la garantie des dépôts.

Coup de théâtre

[…]

Source : Sophie Fay pour Nouvel Obs


2 précisions, importantes.

Sur l’avis de la population :

L’ancien président de Chypre vient de déclarer qu’il valait mieux que le pays sorte de l’euro plutôt que d’accepter le plan européen. Un sondage montre que 91 % des citoyens soutiennent le rejet du plan, et que 67 % sont ne faveur d’une sortie de l’euro et un rapprochement avec la Russie.

Sur le projet de gager les futures exploitations de gaz :

[Quelle clairvoyance que d’intégrer un pays en guerre froide avec la Turquie qui occupe une partie du territoire…]

Reuters : La Turquie pourrait s’opposer à ce que le gaz renfloue Chypre

ANKARA, 21 mars (Reuters) – La Turquie pourrait contester toute décision que prendrait la République de Chypre pour accélérer l’exploitation de gisements gaziers offshore en vue de remédier à sa crise financière, ont déclaré jeudi de hauts responsables turcs.

L’Union européenne a donné à la République de Chypre (partie grecque) jusqu’à lundi pour réunir les 5,8 milliards d’euros nécessaires pour obtenir un plan de sauvetage, faute de quoi son système financier serait menacé de faillite et le pays risque fort de sortir de la zone euro.

Chypre est en pourparlers avec Moscou concernant d’éventuels investissements russes. Le ministre chypriote des Finances, Michael Sarris, a déclaré que les réserves gazières en mer étaient l’un des domaines dans lesquels les Russes pourraient investir.

“Ces ressources appartiennent aux deux communautés, et l’avenir de ces gisements ne peut être le seul fait de la volonté de la partie sud de Chypre. Nous pourrions si nécessaire prendre des mesures pour contrer de telles initiatives”, a dit à Reuters l’un des responsables turcs.

“L’exploitation exclusive de ces ressources par la partie sud de Chypre est hors de question(…) et inacceptable”, a-t-il ajouté.

L’île de Chypre est divisée entre le sud “grec” et la partie nord “turque” depuis un coup d’Etat grec suivi d’une invasion de l’armée turque en 1974. Les efforts pour réunifier les deux parties ont échoué à plusieurs reprises et la Turquie est le seul pays à reconnaître la “République turque du nord de Chypre”.

“Nous envisageons tous les moyens juridiques(…). Nous pourrions porter l’affaire devant l’Union européenne mais nous recourrons à tous les canaux politiques et juridiques”, a dit ce responsable sans donner davantage de précisions. (Orhan Coskun; Eric Faye pour le service français)

Bref, que du bonheur, mené par de fins stratèges…


dessin humour Chypre crise dette

© Patrick Chappatte

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81 réactions et commentaires

  • Ankou78 // 22.03.2013 à 07h01

    Pour une fois, je serais presque d’accord avec la solution allemande, assortie de quelques aménagements mineurs.

    Mais aucune de ces deux solutions ne résout le problème.

    Ce sont des rustines, ça n’empêchera pas d’autres dysfonctionnements.

    Je le dis et redis inlassablement depuis des dizaines d’années (le mur et ses conséquences): il faut changer le “Système” et non le modifier.

    La Banque (la Finance) doit se mettre au service des Hommes, avec une solution au niveau mondial, à minima au niveau d’une autre Europe.

    Tout le reste est du blabla de politiques payés grassement à ne pas tuer la poule aux œufs d’or ……

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    • TOUILEB // 22.03.2013 à 09h36

      <> cela fait longtemps que ce choix aurait dû être effectué ! Après autant d’analyses, de réflexions, d’études, de commentaires, de personnalités brillantes notamment ! Rien ne bouge. Il y a donc une volonté inique d’un noyau dur pour en finir avec l’Humanité.

      Et, inutile d’aller demander des solutions à ceux-là même (politiques payés grassement…) qui ont par leur silence coupable laisser faire sans prévenir les populations.

      Ils ont choisi leur camp ! Tant pis pour eux ! Advienne que pourra !

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    • goufio // 24.03.2013 à 10h21

      Qu’entendez-vous par :”La Banque (la Finance) doit se mettre au service des Hommes, …” ?

      Merci

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      • Ankou78 // 24.03.2013 à 13h40

        Je ne comprends ni votre question, ni votre motivation pour en parler sur ce forum de haut niveau dans lequel tout le monde fait la distinction entre la finance dans son assertion triviale, commune, et la réalité des choses.

        Aujourd’hui, depuis la chute du mur et l’écroulement du second système laissant libres les apprentis sorciers, avec des moyens de plus en plus puissants, la Finance est au service d’une caste, pour faire de l’argent avec l’argent, sans se préoccuper du Bonheur des gens, de leur Vie, de leur bien être, du travail, du vrai investissement.

        Raison pour laquelle je claironne à qui veut l’entendre, le “rustinage” ou le replâtrage auquel nous assistons aujourd’hui, n’a aucun sens sinon de déséquilibrer encore plus le Monde au profit de cette minorité.

        Il faut changer le “System”

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        • goufio // 25.03.2013 à 14h29

          Ankou78-forumeur de haut niveau, pouvez-vous m’affranchir d’une question simple : “La Banque (la Finance) doit se mettre au service des Hommes, …” ?
          Si vous ne pouvez pas clarifier votre pensée, à quoi cela sert-il d’écrire sur un site à accès ouvert à tous ? Soit vous chercher à communiquer et enrichir votre prochain, soit je ne sais pas, mais vous laisse m’affranchir. Pour ma motivation cela regarde mon moi profond qui cherche à comprendre ce qu’il lit, mais je sens déjà une espèce de gêne chez vous. Surtout ne vous gêner pas avec moi, tant que vous rester amène.

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  • Letaulier // 22.03.2013 à 07h07

    Les sondages cela vaut ce que cela vaut.

    “67 % sont ne faveur d’une sortie de l’euro et un rapprochement avec la Russie.”

    C’est juste une réaction à chaud. L’Economie chypriote c’est des plages et des banques. Les réserves de gaz c’est encore loin d’être exploité.

    Si Chypre sort de l’Euro (ce qui est impossible selon les textes car euro et UE forme un package, pour quitter la zone euro il faut quitter la l’UE à moins que l’ensemble des autres pays soient d’accort pour modifier les texte et la Grèce risque de mettre son véto pour ne pas se retrouver en première ligne après) tous les capitaux étrangers qui ont été attiré par l’île à cause de sa politique de paradis fiscal et de lessiveuse mais aussi à cause de son statut de membre de la zone euro se déplaceront en Irlande ou au Luxembourg. Fin du secteur bancaire.

    A titre personnel j’aimerais bien que ce pays quitte l’UE et la zone euro pour voir si on se débrouille mieux hors ou dans la zone euro et dans l’UE. Un expérience grandeur nature qui clouera le bec à beaucoup qui militent pour une sortie de l’UE ou de l’Euro.

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    • Britton // 22.03.2013 à 09h16

      @ le taulier,

      Bien sur que la sortie UE + € tiendra pour Chypre… tant qu’il y aura du gaz à exploiter.
      quand les gisements seront vides Chypre redeviendra un île avec un grand rien.
      Chypre est justement l’exemple à ne pas prendre.
      Par comparaison, il existe suffisamment de pays producteurs qui ne sont ni dans l’€ ni dans l’UE et qui se portent très bien… tant qu’ils ont des hydrocarbures à vendre.
      après ils reviendront à l’état initial, du sable et des cailloux.
      autre exemple, un pays “ex” producteur (les gisements sont quasi vides) et qui ne se porte pas bien, le royaume uni.

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    • Adri // 22.03.2013 à 14h54

      “Une expérience qui clouera le bec à ceux qui militent pour une sortie de l’UE ou de l’euro”…

      Pas nécessairement, ce qui peut être vrai pour Chypre ne le sera pas forcément pour les autres pays de la zone. Dans les pays où il y a encore des choses à sauver, où un secteur industriel existe (contrairement à Chypre), une sortie de la zone peut au contraire mettre fin à la surévaluation permanente du taux de change, et maintenir l’emploi industriel…
      Le cas chypriote n’est pas généralisable, ils me semble assez désespéré dans l’euro ou en dehors.

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      • goufio // 24.03.2013 à 10h32

        Qu’un pays soit dans l’euro ou pas, la dévaluation au lieu d’être monétaire au niveau du taux de change qui appauvri tous les individus sous toutes ses formes, a les mêmes effets sans quitter l’euro et c’est ce que nous venons de découvrir avec la Grèce, l’Irlande, l’Islande, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et cela a commencé en France avec la montée en puissance de la répression fiscale dès 2010 puis son accélération en 2012, maintenant on passe en phase deux avec la répression financière généralisée (baisse des taux qui lamine l’épargne et tous les épargnants sous quelque forme d’épargne détenue, immobilier compris.

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    • goufio // 24.03.2013 à 10h25

      Comment savez-vous que Chypre est une “lessiveuse”. Qu’avez-vous vérifié ? Pouvez-vous quantifier ?

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  • garrigue // 22.03.2013 à 07h09

    “Bref, que du bonheur, mené par de fins stratèges…”

    C’est clair ! Ceci étant, je me demande pourquoi Chypre (tout comme d’ailleurs la Grèce) a pu intégrer l’Europe avec une économie aussi pourrie. Qui a laissé faire ça ?

    Chypre va probablement quitter l’euro (pour rejoindre le rouble ? ;-); et je laisse nos fins stratèges en tête à tête avec les résultats de TOUTES les futures élections, référendum, etc qui de près ou de loin concerneront l’Europe.

    Le gremlin Grillo va faire des petits. Sont-ils aveugles ou inconscients ?

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  • Joanna // 22.03.2013 à 07h21

    M. Berruyer j’avais évoqué il y a quelques mois la loi du 3 janvier 1973. Vous aviez répondu que vous en parleriez plus tard et peut-être l’avez vous fait car je ne consulte plus votre site qu’avec parcimonie …

    J’y repense en ayant vu que M. Pierre-Yves Rougeron, expert en intelligence économique et par ailleurs président du cercle Aristote, fait une conférence sur ce thème le 25 mars prochain.
    J’imagine que vous y serez …

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    • elgringo // 22.03.2013 à 08h18

      @ Joanna
      olivier dans la longue interview (3 heures) à radio ici et maintenant, dégonflait le fantasme de la loi de 73.
      voir dans liste de interview

      Si DeGaulle se félicitait d’avoir remboursé la dette française envers les USA, c’est bien qu’avant 1973, la France avait déjà des créanciers et ne demandait pas de sous à sa banque nationale (ça serait trop facile !).

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  • BA // 22.03.2013 à 08h17

    Jeudi 21 mars 2013 :

    17:06

    L’Europe s’attend à une fuite de capitaux de 30 milliards d’euros.

    L’Europe a fait ses calculs. Lorsque les banques chypriotes réouvriront, mardi, les responsables européens s’attendent à une fuite de capitaux de 30 milliards d’euros environ, en quelques jours.

    Cette somme correspond aux avoirs détenus par les non résidents (individus ou sociétés ; russes ou britanniques) dans les banques de l’île estimés à 30% des dépôts évalués à 70 milliards d’euros, soit 20 milliards d’euros.

    Il faut y ajouter 10 milliards d’euros que les résidents chypriotes voudront, par précaution, retirer en liquide ou transférer sur des comptes à l’étranger. C’est plus que les 10% de fuite de capitaux évoqués par le gouverneur de la Banque centrale chypriote en début de semaine. C’est pourquoi l’Europe veut imposer une limitation des mouvements de capitaux, dans le cadre du « plan B » chypriote.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/19/20002-20130319LIVWWW00277-en-direct-suivez.php#221801

    Historique.

    Nous sommes en train de vivre des semaines historiques.

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    • Patrick-Louis Vincent // 22.03.2013 à 09h35

      Sauf si l’état chypriote instaure un contrôle des changes pour empêcher les sorties de capitaux.

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      • chris06 // 22.03.2013 à 13h26

        c’est pas un contrôle des changes qu’il faudra instaurer (pas d’opération de change quand on vire des euros d’une banque chypriote vers une banque allemande ou autre) mais un coralito.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Corralito

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      • goufio // 24.03.2013 à 11h26

        Tout pays adhérent de l’UE a adopté le principe de la libre circulation des capitaux au sein de l’union. Il faut d’abord que Chypre, sorte de l’euro et de l’UE pour instaurer un contrôle des changes.

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  • Vénus-Etoile du Berger // 22.03.2013 à 08h18

    pour simple information
    Les 18 et 19 avril à Genève, aura lieu une conférence de cinq puissances nucléaires (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) présidée par la Russie dans la continuité des conférences de Londres (2009), de Paris (2011) et de Washington (27-29 juin 2012).

    Thème de cette conférence:
    le renforcement du régime du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) sur la base de trois critères: la non-prolifération, l’utilisation de l’énergie atomique à des fins pacifiques et le désarmement.

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  • Klaki // 22.03.2013 à 08h47

    CRÉATION DE DETTES AVEC EFFET DE LEVIER…

    Tel est de mon point de vue le gigantesque problème de la finance internationale et donc des grandes banques!!

    En créant de la dette (certains disent de la monnaie) avec effet de levier, les grandes banques perçoivent des intérêts très importants par rapport au fonds qu’elles possèdent réellement.

    La contrepartie de cette très forte rémunération en résultant (par rapport au fonds qu’elles possèdent réellement) est un risque très accru : en effet, un défaut de paiement même de quelques pourcents de cette dette, pulvérise les fonds propres des banques qui vont donc à la faillite.

    C’est exactement ce qui s’est passé avec la crise des subprimes, les banques ne s’en sont sorties que grace à l’injection massive d’argent public par les banques centrales ou autre, et cela continue encore avec, par exemple, l’achat mensuel par dizaines de milliards de dollars par la FED (fédéral réserve, structure privée, au fait…) des titres hypothécaires pourris des banques.

    Depuis de nombreuses années, les grandes banques font donc des bénéfices fabuleux en tapant dans la caisse puisqu’en ne provisionnant pas par des réserves les risques très importants dûs à l’effet de levier…

    Dans l’avant dernière vidéo (si mes souvenirs sont bons) de Philippe Béchade sur Bfm buisness, il parle d’ailleurs des bénéfices importants des banques américaines en 2012 dûs principalement au fait qu’elles ont considéré comme bénéfice des sommes auparvant gardées en provision pour couvrir un risque… Le risque a -t-il disparu, qu’il ne soit plus à couvrir??? Sûrement pas, elles tapent dans la caisse…

    On sait que les grandes banques sont fortement interdépendantes les unes des autres, constituant ainsi le risque systémique.
    Des grandes banques françaises et européennes sont impliquées dans les banques chypriotes. La soi-disant aide à Chypre, consiste surtout en une aide aux banques chypriotes pour payer les intérêts dûs à d’autres banques, intérêts sur des sommes non possédées réellement pour grande partie.

    Se focaliser sur des aspects moraux n’est qu’un écran de fumée dont les occidentaux sont très friands et qui ne tient absolument pas la route quand on examine leurs pratiques…
    Dans une des vidéos, Jacques Sapir parle de 25% seulement des dépots appartenant à des russes, dont ceux d’entreprises tout à fait saines comme aéroflot…

    La finance mondiale a pris le pouvoir : quand les banques centrales arrosent le secteur bancaire de liquidités, tous le monde paye par dépréciation mécanique de la monnaie…

    Ordo ab chaos, serait peut-être la meilleure espérance vu l’état de pourriture très avancé du système.

    Cordialement

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    • Patrick Luder // 23.03.2013 à 00h03

      Ordo ab chaos => l’ordre naît du chaos
      * * *
      Mais QUI donc à peur du grand méchant vide ?

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  • bastien775 // 22.03.2013 à 08h48

    C’est encore une réunion qui va accoucher d’une souris, surtout dans ce monde de plus en plus incertain.

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  • Gribouille // 22.03.2013 à 09h15

    Ce qui saute aux yeux, c’est qu’on a un clivage au sein des négociations entre ceux, qui veulent la faillite des banques chypriotes, et ceux, commission européenne, gvt chypriote, qui souhaitent sauver le statut de paradis fiscal de Chypre aux dépens des intérêts de la population chypriote.
    Si on résume, on a un système bancaire chypriote dont le poids est tel quand on le rapporte au PIB qu’il représente un danger mortel pour le pays en cas de faillite. Et maintenant que le risque de faillite se concrétise, on ne remet pas en question l’intérêt et le danger de garder ces activités sur ce territoire.
    J’aurais tendance à penser qu’on retrouve ce phénomène de capture de la démocratie par certains intérêts économiques dans les paradis fiscaux (lire Nicholas Shaxson). Sur ce dernier point, il est intéressant de voir ce qui se passe à Jersey où on élimine les îliens gêneurs qui menacent les intérêts des banques. Quand on sait que les institutions financières en sont jusqu’à modifier les lois financières de l’île pour mieux servir leurs intérêts, la démocratie n’est qu’un paravent pour cacher un tout régime de gouvernement (il serait aussi intéressant d’analyser l’attitude la commission et de la BCE si “curieusement” favorables aux banques dans cette perspective).
    J’attends avec impatience la réaction du parlement chypriote. Il semblerait qu’on se tourne vers une solution où l’Etat gagerait ses actifs pour payer la facture dans le cadre d’un fonds de defeasance. En clair, on substitue une spoliation directe de la population par une spoliation indirecte par l’intermédiaire de l’Etat, toujours dans l’espoir de conserver ce précieux paradis fiscal. Est-ce que ce tour de passe passe estompera la pression de la rue sur le vote des parlementaires ?

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  • Alain34 // 22.03.2013 à 09h38

    Effectivement la 1ere option semblait plus raisonnable..

    Sinon, j’aime bien ces éclairages :
    http://www.objectifeco.com/economie/dettes/dettes-europe/crise-a-chypre-les-faux-scandales-et-les-vrais.html

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  • cording // 22.03.2013 à 09h41

    Chypre, un cas à l’islandaise où le peuple refuse à juste titre de payer pour les banques, et où l’on s’achemine vers la faillite des banques avec le risque de domino sur les autres pays notamment la Grèce dont la restructuration de la dette a mis en difficulté les banques chypriotes. Le problème est de savoir qui est prioritaire de sauver: les banques ou le peuple.
    La grande différence est que Chypre est dans la zone et la menace directement!

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    • chris06 // 22.03.2013 à 12h36

      si on se réfère au cas islandais il faudrait quand même pas oublier que si l’Etat a pu maintenir une garantie à 100% de tous les dépôts des banques en faillite, c’est au prix d’une dévaluation de près de 50% de la monnaie islandaise par rapport à l’euro. Donc les déposants ont quand même “payé” même si nominalement leurs comptes sont restés intacts.

      De toutes façons, comme j’ai coutume de le répéter, il n’y a pas de solution “heureuse” où le peuple ne paie pas. Soit c’est une taxe sur les dépôts et une monnaie qui maintient à peu prés sa valeur, soit c’est pas de taxe mais une monnaie dévaluée de beaucoup plus que la taxe, soit c’est le contribuable qui paie via plus d’impôts ou les ayants droits du système de protection sociale via des bénéfices réduits. Donc après c’est une question de choix et chacun jugera ce qui lui est préférable.

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      • chris06 // 22.03.2013 à 12h50

        précision :

        si on se réfère au cas islandais il faudrait quand même pas oublier que si l’Etat a pu maintenir une garantie à 100% de tous les dépôts résidents des banques en faillite, c’est au prix d’une dévaluation de près de 50% de la monnaie islandaise par rapport à l’euro.

        La conclusion reste la même.

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        • Gribouille // 22.03.2013 à 13h25

          Je vois pas très bien le lien entre la faillite du système bancaire chypriote et la sortie de l’Euro. Le système bancaire fait faillite, les résidents sont épargnés au moins jusqu’à 100 000 €, voire sans aucune limite si on sacrifie les dépôts de non résidents. Cela n’implique pas de facto, une sortie de l’Euro. Par contre, si Chypre perds ses activités bancaires, il faudra développer d’autres activités économiques sur l’île, ce qui nécessitera de poser la question de la sortie de l’Euro, et d’une forte dévaluation pour rendre l’île attractive.

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          • chris06 // 22.03.2013 à 13h49

            je dis pas que ça implique de facto une sortie de l’euro, je doute juste du fait que les dépôts des non résidents suffisent à éponger toutes les pertes.

            Quelqu’un a t’il des chiffres là dessus?

            Dans le cas islandais, pour pouvoir maintenir la garantie de 100% des dépôts résidents la banque centrale islandaise a du sacrément cracher au bassinet car une monnaie ne perd pas 50% de sa valeur sans raison…

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  • Le Yéti // 22.03.2013 à 09h48

    L’avis de Frédéric Lordon :

    « “L’objection” des déposants à moralité douteuse, dont les banques chypriotes se sont fait une spécialité, ne peut justifier d’avoir envisagé une mesure aussi dangereuse [que la taxation des dépôts bancaires, ndlr]. Il est bien certain que l’idée de devoir sauver les dépôts d’un bataillon d’oligarques aux fortunes pestilentielles, de mafieux, trafiquants d’armes ou d’êtres humains, a tout pour rester en travers du gosier. Mais au lieu d’une décision qui ne produit aucune discrimination, on pouvait commencer par garantir absolument les dépôts des résidents pour envisager de ne s’en prendre qu’aux dépôts des non-résidents (au sens de l’UE).

    C’est bien ce qu’ont fait les Islandais qui n’ont pas hésité à refuser d’indemniser les clients britanniques et hollandais de leurs banques quand celles-ci étaient sur le point de s’écrouler. »

    Lire la suite ici.

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    • chris06 // 22.03.2013 à 13h03

      “on pouvait commencer par garantir absolument les dépôts des résidents pour envisager de ne s’en prendre qu’aux dépôts des non-résidents ”

      oui, mais ça m’étonnerait que ça aurait suffit à éponger toutes les pertes. Il faudrait voir les chiffres sur la part des dépôts non résidents dans le passif des banques chypriotes (attention, cela n’est pas la même chose que le pays d’origine des dépôts indiqué dans le billet précédent d’Olivier puisqu’on peut très bien être oligarque russe et résident fiscal à Chypre, vu qu’il s’agit d’un paradis fiscal, ça doit en être la majeure partie…).
      Comme je l’ai dit plus haut, dans le cas islandais où les dépôts résidents ont été garanti à 100% ça l’a été au prix d’une perte de valeur de la monnaie islandaise de près de 50% par rapport à l’euro, mais ici, si Chypre décidait de se maintenir dans l’euro, à mon avis ça ne collerait pas. S’ils sortaient de l’euro, bien entendu, tout est possible…

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      • Flo // 22.03.2013 à 15h35

        Bah le plan I, celui qui n’a pas été choisit, prévoyait justement une restructuration bancaire avec maintient de tous les dépôts sous 100’000.- et une perte de 20% à 40% en dessus, ils ont du faire les calculs et voir que les actifs suffisaient pour cela.
        Je ne vois alors pas la nécessité de sortir de l’euro et de dévaluer.

        Il ne s’agit en fait pas de différentier résidents des non-résidents, mais les déposants des banques risquées et les autres plus prudents (car toutes les banques chypriotes ne sont pas insolvables).

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        • Flo // 22.03.2013 à 20h55

          Bank Of Cyprus a un bilan de 36 Mds dont 28 Mds de dépôts au passif, soit 8 Mds absorbables par les réserves, actionnaires et les créanciers obligataires.
          La banque Laiki a un bilan de 30 Mds dont 18 Mds de dépôts au passif, soit 12 Mds absorbables par les actionnaires et les créanciers obligataires.

          Au total pour ces seules deux banques le “matelas” disponible avant d’entamer les dépôt est donc de 20 Mds, soit supérieur aux besoins/pertes de 17 Mds dont on parle, et ceci sans même recourir à l’aide de 10 Mds de l’UE.

          Donc oui il y a des pertes et l’économie de Chypre sera certes impactée mais pas au point de devoir toucher à la monnaie.
          Qu’ils fassent simplement supporter les pertes selon l’ordre des risques prévu par la loi !

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  • CLAUDE // 22.03.2013 à 09h48

    Donc mardi, faute de solution crédible, c’est l’annonce de la faillite des banques chypriotes.
    On peut considérer que sur leurs 70 milliards d’actifs dont notamment des obligations grecques, peu de valeur en sera dégagée lors de la liquidation sinon ce moyen aurait été utilisé pour récupérer de la trésorerie et faire face à l’urgence au moins pour les 7 milliards manquant. En d’autres termes, l’actif serait globalement pourri.
    Qui dit faillite des banques chypriotes dit aussi a priori impact sur les banques grecques déjà très mal en point et par voie de conséquence leur défaillance aussi alors que la Grèce faute de recettes peine à faire face à ses échéances de prêts suivant les commentateurs.
    Si les banques grecques coulent, elles entraîneront aussi leurs consœurs européennes et de là le début peut-être de la fin du château de cartes.
    Pour revenir aux banques chypriotes, je crois qu’elle n’ont plus d’autres choix que d’annoncer avant leur réouverture la faillite car à défaut 20 à 30 milliards quitteraient immédiatement Chypre aggravant le gouffre.
    M Berruyer, un prochain sujet : quel serait l’impact du défaut des banques chypriotes sur le système bancaire européen ?

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  • Theoltd // 22.03.2013 à 09h59

    Un petit retour quand meme sur la chronologie des faites présentée dans ce billet, au demeurant excellent (comme d’hab): Vu que 4,5 milliards se sont evaporés avant la date fatidique, on peut dire que ce plan foireux etait medité de longue date. On ne peut donc meme pas leur donner l’excuse de la précipitation.

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  • Gbalou // 22.03.2013 à 10h12

    Il est compliqué de négocier à 17 ! Critiquer les plans est facile. Il est d’autant plus compliqué de négocier quand le personnel politique chypriote n’est pas à la hauteur de la négociation, pour ne pas dire des responsabilités. Faire le choix d’un modèle économique de type “paradis fiscal” est légitime mais à la condition qu’il soit assumé en l’occurence par un système démocratique. Investir en Grèce était un pari risqué et aujourd’hui perdu.

    Mais il ne s’agit pas d’économie mais de géopolitique désormais dans le cas de Chypre. Sortir de l’euro est une solution séduisante et élégante pour profiter d’avantages fiscaux. Est-ce l’intérêt de l’Europe ? L’europe a besoin de gaz et non de nouveaux produits financiers. Le risque systémique n’est pas très élevé selon les allemands.

    Quel est l’intérêt économique de Chypre ? Sur le plan énergétique, il y a là matière à négocier avec les Turcs. Une bonne négociation pourrait permettre à terme une solution de paix. “Relationship for peace” me disait un prof d’Harvard !…Se maintenir en tant que paradis fiscal aiderait au financement de cette production gazière. Sans parler des pays du bord Est (Israël) et Sud (Egypte…) de la méditérannée, il y a de quoi faire mais encore faut-il avoir une vision qui ne soit pas dogmatique et dépassionnée. Personne n’est obligé de rester dans l’eurozone. Chypre peut être un partenaire pour les russes. Il y a un avenir pour Chypre en dehors de l’Euro qui me semble plus crédible.

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  • caroline Porteu // 22.03.2013 à 10h12

    Bonjour Olivier et merci pour ce complément auquel je vais me permettre de rajouter quelques informations qui me paraissent essentielles .

    La Turquie s’est invitée au débat .. sur toute solution pouvant reposer sur l’exploitation des réserves énergétiques de l’Ile. En fait c’est bien plus grave que cela .
    Il existe déjà des contrats signés entre Israel et la République de Chypre , contrats que la Turquie veut aussi remettre en question :
    l’accord d’exploitation et la création d’un gazoduc d’une part (Eurasia interconnect)
    les concessions et forages déjà exploités par Noble Energy (fonds de pension US) .

    En janvier dernier , la Turquie bougeonnait à nouveau devant la lenteur de l’Europe sur sa future intégration Européenne , et Erdogan a même dit qu’il pensait de plus en plus à intégrer l’OCS (Organisation de coopération de Shangai) qui commence à se poser en alternative à l’Otan) . Ces informations là sont sorties dans la presse autrichienne .. On les trouve aujourd’hui dans presse europe

    Et le 2 mars , peut-être était-ce une sorte de tentative d’Israel pour calmer le jeu , un accord était signé entre Israel et la Turquie pour la création d’un nouveau gazoduc aussi pour favoriser l’exportation vers l’Europe .
    Ce contrat là pourrait bien être dans les choux si les tensions persistent à ce niveau ou n’était-il qu’un masque en prévision de ce qui allait se passer .

    Une chose est sûre: le dossier se complexifie de jour en jour . L’économie Chypriote est totalement ruinée jusqu’au moment ou elle pourra exploiter ses ressources énergétiques .. Et c’est bien la manière de sauver l’Ile qui est une base stratégique EUROPE /ORIENT/ ASIE depuis dix siècles (donc l’économie est relativement anecdotique du fait de cette importance géographique) qui est en jeu .

    Les déclarations du Président de l’Eurogroupe sur la non volonté de l’ex Président de nationaliser les services publics en dit long . Les allemands voulaient visiblement appliquer à Chypre le principe de la Treuhandanstalt , méthode de privatisation des services publics sur laquelle a été construite la réunification.
    Mais les Chypriotes , pas plus que les Grecs d’ailleurs ne sont d’accord avec cette privatisation à outrance de services qui doivent rester au service du public .. D’ailleurs ces privatisations ne feraient que ruiner l’Ile encore un peu plus . Rappelons ce que ces privatisations donnent chez nous sur l’eau : catastrophe intégrale.

    Deux politiques qui s’affrontent : deux modèles de société .. Les 5,8 Milliards évitant la faillite des banques Chypriotes sont bien peu de choses en face de tout cela . Et l’on peut également se demander quelle est l’exposition des banques Allemandes à Chypre . Vos graphiques d’hier montrent une explosion des dépôts en 2010 , dont il serait passionnant de connaitre les origines .

    Enfin , il serait intéressant d’exiger de Bruxelles et de Francfort que toute la lumière soit faite sur les transferts qui ont précédé cette folle nuit , sachant que la réponse se trouve dans une autre société allemande à l’origine (Clearstream dont l’actionnaire principal est Deutsche Boerse) .

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  • Gibbus // 22.03.2013 à 10h19

    Voici ma lecture:

    Pourquoi il ne faut surtout pas que les banques chypriotes fassent faillite?
    Car le système financier est en faillite, et si un acteur tombe tous tombent, l’euro et la BCE avec !!! Il va s’en suivra l’effondrement total du système financier, de l’euro comme monnaie unique, du dollar et des grandes places financières Anglo-saxonne !!!
    En sauvant les banques jour après jour depuis 2007 on se tire une balle dans le pied : la Grèce, l’Espagne, l’Irlande, maintenant Chypre combien de pays et de peuples doivent payer pour que l’on comprenne enfin que la troïka ne vient pas en aide au pays mais aux systèmes bancaires de ces pays pour que la finance n’explose pas !!! Nous aurions dus accepter de tirer les conséquences de la folie financière et économique depuis 25 ans !!!

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  • caroline Porteu // 22.03.2013 à 10h20

    La nouvelle intervention de Sapir est à lire impérativement , Je cite juste les deux derniers paragraphes
    http://fr.ria.ru/tribune/20130322/197865918.html

    Chypre et le moment russe

    Par contre, avec l’annonce du blocus, le ton change radicalement. Le Premier Ministre, M . Dmitri Medvedev, menace alors de transformer brutalement la partie des réserves de change libellée en Euro et détenue par la Banque Centrale de Russie en dollars. La menace est très sérieuse pour la zone Euro. La Russie détient probablement entre 350 et 400 milliards d’euros. Qu’elle en vende la moitié pour acheter du dollar ou d’autres monnaies et c’est tout l’équilibre fragile de la zone Euro qui est brutalement compromis. Les taux d’intérêts se mettraient brutalement à monter.
    Nous en sommes donc là. Le gouvernement chypriote doit présenter un « plan B », basé sur un fonds d’amortissement et excluant toute idée de taxe. Ce plan sera, en l’état, probablement rejeté par la BCE et l’Eurogroupe. Soit le gouvernement chypriote cède aux pressions de la BCE, soit nous allons vers une intensification dramatique de la crise. Cette dernière pourrait bien aboutir à un effondrement partiel du système bancaire Chypriote et à la sortie de ce pays de la zone Euro. Si on devait en arriver là, il est possible qu’un accord soit finalement trouvé avec la Russie et que cette dernière, moyennant alors un accès privilégié au gaz off-shore au large de Chypre accepte finalement de se substituer à l’Europe. Si cela devait arriver, ce serait un événement d’une portée considérable qui signifierait, en fin de compte, la fin de la zone Euro, un affaiblissement considérable de l’UE et une autorité grandissante de la Russie en Europe.

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    • chris06 // 22.03.2013 à 15h21

      Sapir qui déplorait il y a quelques semaines que l’euro était entrain de perdre la guerre des monnaies face au dollar ou au yen et qu’il était beaucoup trop cher et qui nous dit aujourd’hui que se serait catastrophique si la Russie vendait ses euros pour acheter des dollars. Bonjour la cohérence!

      Et puis “évènement d’une portée considérable” pour désigner la perte possible d’un millième de l’UE au profit de la Russie, il n’a pas de mots encore plus exagérés?

      Perso, j’aimerais bien que Chypre sorte de l’euro et de l’UE pour faire un test, comme ça on verrait qui a raison, Sapir et tous ceux qui nous prédisent que cela entraînerait la fin de l’euro, et ceux qui disent que ça ne changerait pas grand chose… parce que sans cela, tout ça restera toujours dans le domaine des “opinions idéologiques non vérifiées”….

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      • Salva // 22.03.2013 à 20h49

        J’aimerais bien qu’un seul Etat reste dans la zone euro et dans l’UE, les autres n’ont pas à avoir le Mark comme monnaie.

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  • tchoo // 22.03.2013 à 10h22

    Très, très belle story-stelling de Sophie Fay qui met en scène la belle moralité des Allemands et le héros défenseurs des petits pauvres épargnants chypriotes
    si vous y croyez, tant mieux pour vous
    PTDR!

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  • flanagan // 22.03.2013 à 10h42

    c’est fou comme les catastrophes annoncées déchainent les passions (et les espoirs) des utopistes de tous bords
    La machine financière, elle, a les nerfs beaucoup plus solides
    Aujourd’hui CAC -0,40 % : on devrait s’attendre à du -6 ou -7%
    Non, personne ne s’affole car on sait que CHYPRE comme la GRECE, comme l’IRLANDE , l’ESPAGNE et les autres seront maintenues dans la zone euro , GRAAL absolu
    Donc, au final, une carambouille ou une manipulation de plus, et un consensus trouvé au forceps, mais réussi pour le bien être futur du petit peuple
    Vive la démocratie !!

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    • Patrick Luder // 23.03.2013 à 00h10

      Ton optimisme m’arrache un sourire.
      Le coup de la poche trouée renflouée ne marchera pas toujours …
      Toute augmentation de dette ne fait qu’accentuer le problème !!!

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  • gisse // 22.03.2013 à 11h01

    V’la di Mir pour la vaisselle ,
    made in russie éternelle !

    angela merckel m’inquiète de plus en plus , depuis février 2010 c’est une suite de décisions et d’interventions qui vont toutes dans le même sens, celui d’un cerveau d’un ex-allemande de l’est !
    comment allons-faire pour nous débarrasser de cette aberration qu’est l’UE + Euro et angela merckel ?

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    • caroline Porteu // 22.03.2013 à 11h11

      Une ex allemande de l’Est dont les ministres : Schroeder en particulier a signé le 27 Février 2004 un curieux traité qui est bien resté à l’abri de tous les médias Français :

      SIGNATURE DE L’ALLIANCE STRATÉGIQUE GERMANO-AMÉRICAINE POUR LE XXIe SIÈCLE ENTRE LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN GEORGE W. BUSH ET LE CHANCELIER D’ALLEMAGNE GERHARD SCHRÖDER.

      Ce traité prévoyait entre autre l’Union Transatlantique , et l’union douanière ..
      Quelle surprise !!!!

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      • raloul // 22.03.2013 à 12h16

        Bonjour!

        Très intéressant en effet. Avez-vous d’autres infos concernant cette alliance, par hasard?
        J’ai trouvé une rare analyse ici:
        http://www.diploweb.com/forum/hillard3.htm

        La déclaration officielle en anglais:
        http://georgewbush-whitehouse.archives.gov/news/releases/2004/02/20040227-10.html
        ou en allemand:
        http://www.spiegel.de/politik/deutschland/dokumentation-das-deutsch-amerikanische-buendnis-a-288388.html

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        • caroline Porteu // 22.03.2013 à 13h18

          @raloul
          Pour l’instant j’ai trouvé :
          Une analyse de Hillard :
          Partenariat transatlantique et Proche Orient un destin commun ..
          Je ne vous mets pas les liens car plusieurs liens bloquent la publication mais dans google aucun pb ..

          Une analyse d’Asselineau (qu’on peut même qualifier de dossier de fond) publiée sur le site de l’UPR
          “Le mythe du couple Franco Allemand – Traité de l’Elysée ”
          qui reprend des données historiques antérieures en particulier sous l’ère de De Gaulle .

          Je n’ai pas été plus loin pour le moment dans mes recherches

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          • Julian // 22.03.2013 à 18h14

            Les députés allemands, avec le vote du fameux “préambule” au Traité d’amitié franco-allemand, ont torpillé, dès 1963, le projet, initié par de Gaulle, d ‘Europe indépendante et autonome sur le plan militaire, ayant vocation à devenir une troisième force entre ce qui était à l’époque les deux Blocs.

            Les allemands sont des gens sérieux et constants.
            Il y a une remarquable continuité dans leur géostratégie d’abord, et avant tout, axée sur le lien Transatlantique, depuis…1949.

            Les allemands jouent leurs intérêts, un point c’est tout. La “construction européenne” est une CARTE de et dans leur jeu national .
            Rien de plus.

            Les européistes français devraient ouvrir les yeux et reconsidérer leurs vaines illusions .

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      • gisse // 23.03.2013 à 19h09

        merci pour cette précision ( mais là n’était pas mon propos car n’étant pas atlantiste non plus ! )

        en parlant de shroeder quelle société dirige-t-il actuellement ? je sais bien que vous le savez …je ne pense pas qu’elle soit américaine,
        je pense simplement que merckel est plus encline à se tourner vers l’est que vers l’ouest et le sud de l’ue…son bizness futur est là-bas, l’ue est en train de devenir un boulet pour elle. avec son euromarck c’est la reine de ce futur bizness …c’est le retour de l’enfant prodigue voilà tout, c’est une -ex- indécrottable. l’est est son centre de gravité naturel.
        et février 2010 est le début de la fin de l’ue et de l’euro c’est elle qui a décidé du sort de la grèce et depuis la france décroche un peu plus chaque jour de l’allemagne et ça l’arrange elle n’a plus qu’à suivre sa pente …nous nous glissons plein sud.

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  • tchoo // 22.03.2013 à 11h02

    Interessant ce qui dit Vincent Benar, mon cher Alain 34 mais là difficile d’être d’accord avec lui: “Certains s’indignent que l’on puisse “toucher aux dépôts”. De la façon dont cela été fait en l’espèce, on peut effectivement s’indigner. Mais d’une façon générale, les déposants de banques en difficultés dans un monde lui même en difficulté systémique doivent vivre avec le risque d’une perte sur leurs dépôts. Dussé cette phrase faire bondir certains lecteurs, dans le système actuel*, aucune garantie intégrale ne peut être assurée aux déposants, même si certains états, dont le nôtre, font croire le contraire. ”
    d’ailleurs dans son développement il finit par dire le contraire et défendre les déposants.
    Qui sont, chez nous une clientèle captive pour les banques (essayez donc d’échapper à l’obligation d’avoir un compte en banque). Pour Chypre je ne sais, il semble même que tous les dépôts soient rémunérés, auquel cas on pourrait comprendre qu’ils puissent être ponctionnés, mais comme il le dit si bien, les impactés prioritaire devraient être les actionnaires,

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  • Ardéchoix // 22.03.2013 à 11h08

    Sauvez Chypre , et après on fait quoi ? On sauve le Luxembourg .Y ont joués , y ont perdus au grand casino de la finance , donner le moindre € à des capitalistes qui autres n’ont d’autre humanité que leur porte feuille , sans moi ! Sortir de l’Europe ,lorsque on rentre dans un labyrinthe , c’est forcément qu’il y a une entrée ,donc une sortie .L’affaire de la mal bouffe passait par Chypre , alors maintenant qu’ils goutent au mal être .Il ne faut jamais oublier qu’une des raisons du chômage est dû à ces fonds de pension, lbo, et autres qui demande de tels rendements que la plupart des usines qui ferment le sont pendant que leur vrai patron (la finance) sirote un cocktail sur une plage à Chypre .Sauvez les petits épargnants, après le reste BASTA

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  • BA // 22.03.2013 à 11h26

    Le problème de Chypre sera résolu, d’une façon ou d’une autre, à partir de mardi 26 mars.

    C’est mardi 26 mars, à minuit une, que les activités bancaires reprendront, à Chypre.

    Concrètement : c’est à partir de ce moment précis que les gigantesques ordres de virement passés par les épargnants se réaliseront.

    C’est à partir de ce moment précis que nous assisterons à un spectacle tragique : une île va se vider de ses capitaux.

    Quel sera le résultat de cette énorme hémorragie ?

    Et, surtout, comment ravitailler tous les distributeurs automatiques de billets dans l’île de Chypre ?

    Est-ce que les pays européens du nord donneront des milliards d’euros à Chypre, en établissant un pont aérien, avec des avions chargés de billets en euros ?

    Est-ce que la BCE lancera ses rotatives à plein régime, avec là-aussi un pont aérien pour ravitailler l’île de Chypre, avec des avions chargés de billets en euros ?

    Est-ce que la Russie sauvera Chypre en échange de ses gisements de gaz ? Vendredi, on apprenait que la Russie a refusé.

    Ou alors est-ce que Chypre deviendra indépendante et commencera à imprimer sa propre monnaie nationale ?

    On va voir.

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    • stephp // 22.03.2013 à 14h57

      “Ou alors est-ce que Chypre deviendra indépendante et commencera à imprimer sa propre monnaie nationale ?”

      auront-ils encore les moyens de se payer les imprimantes, l’encre et le papier ?

      (bon ok je sors…)

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    • Patrick Luder // 23.03.2013 à 00h12

      Allons BA, modernise-toi, un simple jeux d’écriture suffirait, ou aurait suffit 🙁

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  • medomai // 22.03.2013 à 11h59

    Bonjour Olivier,

    Je sais que votre post est sur Chypre, mais je pense qu’on va bientôt, et même très bientôt, réentendre parler de ceci :

    http://sylvie-goulard.eu/index.php/content/40-accueilcontent/542-1juin2012-sur-les-eurobonds

    Histoire de peser le pour et le contre (j’aime bien cette démarche honnête de Mme Goulard). Et comme je sais votre tendresse pour les initiatives de Bruxelles, je me dis que cela serait bien qu’on en discute. 😉

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  • Vince // 22.03.2013 à 12h01

    Ma vision est un peu différente de celles que je viens de lire (en général).

    – 1/ Contrairement à ce que l’on peut penser voir, les salles de marché s’affolent bel et bien. Seulement, la première réaction, avant de vendre, est de limiter les volumes (sur convention avec les PPT depuis l’annonce de Draghi).
    Le reste est fait par les PPT elles-mêmes qui maintiennent le marché tant que faire se peut. Dans des volumes faibles c’est relativement facile.
    Le tout est donc de parvenir à conserver cet “accord” afin que les PPT puissent tenir.

    – 2 / En ce qui concerne Chypre. Je vois ça différemment.
    Je pense que l’état (ou par la force des choses sur pression de l’UE), va liquider 1 banque, peut-être 2 au lieu de les fusionner.
    Dans ce cas les dépôts ne seront pas garantis.
    La liquidation ramènera donc des liquidités ….au liquidateur …au détriment des déposants : retour aux volontés de la Troïka sur la perception d’une “taxe” sur les dépôts !
    Tout le monde est content sauf les déposants !

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    • medomai // 22.03.2013 à 12h13

      Bonjour Vince,

      Pardon de mon ignorance mais c’est quoi les PPT ? Merci de ta réponse.

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      • Souvarine // 22.03.2013 à 13h11

        Plunge protection team. Une espèce de légende urbaine de boursicoteurs. Il y en avait de semblables en 29.

        Il s’agit en fait du “working group on financial markets”, créé par Reagan.

        http://en.wikipedia.org/wiki/Working_Group_on_Financial_Markets

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        • Vince // 23.03.2013 à 13h22

          Vous savez, vous borner à recopier Wikipedia (ou vous conformer aux consignes du trolling gestion) pour vouloir répondre, ça a des limites : Même les lycéens le font !
          Quant au trolling, plus personne n’est dupe ni n’y croit !

          Une légende urbaine ??
          En quoi est ce une légende urbaine. L’existence de cette administration est officielle, budgétisée ….en tout cas aux USA et ce, depuis 1987

          En Europe, c’est vrai que c’est beaucoup plus récent (à peine 18 mois) mais néanmoins presque tout aussi officiel puisque Merkel l’a annoncé (ou reconnu) et Sarkozy ne s’en ai jamais caché.
          Par contre, en ce qui concerne le budget qui y est consacré, c’est moins “dévoilé”. On connaît juste celui qui est dévolu à la (contre) communication (dont peut être faite vous partie) qui est de 3 millions d’€ !

          Dans la pratique : Vous pensez que les marchés montent au ciel dans un contexte complètement dégradé, sans volume…..uniquement par la volonté du “saint esprit” ??

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          • Souvarine // 23.03.2013 à 15h46

            J’ai vraisemblablement touché une corde sensible en vous qualifiant de boursicoteur. Ce qui est une légende urbaine, c’est le rôle attribué au working group. Qu’avez vous pour soutenir le contraire, hormis de vagues élucubrations et rumeurs évidemment invérifiables?

            C’est l’action du couple Fed-Trésor qui soutient les cours, on ne peut plus ouvertement. Ce qui manque sans doute de romanesque et d’ésotérisme pour un esprit irrationnel.

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  • Balthazar // 22.03.2013 à 12h18

    Concernant les bourses, vu que tout est manipulé par les US et leurs robots, on ne verra des -10% ou autre que si cela les arrange (et je ne crois pas que cela les arrange sauf si la FED décidait de ne plus subventionner leurs bonus).
    Concernant l’influence grandissante de la Russie, on les pensait à terre, visiblement ce n’est pas le cas.
    Le roman du nouvel obs, c’est beau. Oh, c’est vrai, je ne lis plus le nouvel obs, vendu aux O D S.
    La Turquie veut avoir son mot à dire, bref l’intérêt des chypriotes, qui s’en soucie ?
    Bref, encore un obstacle pour le grand village mondial qui apporte tant à ses habitants.
    Ouvrez les yeux, et agissez en conséquence.

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  • christo // 22.03.2013 à 13h02

    J’ai une autre grille de lecture.

    Le Grand Manitou en Europe, le Grand Manipulateur ce n’est pas Merckel… C’est Draghi.

    Il suffit de voir donc quel était le plan soutenu par la BCE (et la France, championne de la veulerie)…

    Je vous rappelle le dogme de la BCE : les banques sont éternelles, aucune faillite ne sera tolérée, la Grande Mystification, c’est à dire le status quo, doit se prolonger coûte que coûte.

    Une banque faisant faillite créerait un domino (effet Lehman) qui pourrait entrainer les autres (toute les banques européennes se tiennent par la barbichette). Ajoutons à cela la volonté d’épargner les russes (qui soutiennent l’euro).

    Le Second dogme c’est que l’Euro est éternel. Intangible.

    Ce qui permet de comprendre que lorsque Draghi joue à l’homme qui fait un “blocus”, qui tape du poing sur la table et fait un chantage à Chypre… c’est juste du jeu.

    Les Chypriotes dans cette affaire (comme les Grecs avant eux) ont compris… que le levier étant entre leurs mains.

    Ils peuvent demander (et obtenir) le beurre, l’argent du berreur et le pétard de la crémière !

    Jamais la BCE ne pourrait :
    -laisser sortir Chypre de l’Euro : cela briserait le dogme
    -laisser des grosses banques être liquidées

    Donc, Draghi est un menteur, il fait ses gros yeux noirs pour la galerie, et Chypre le sait très bien.

    Cela permet d’expliquer l’intransigeance de Chypre. Ils savent que la BCE paiera, allongera la monnaie.

    Cette affaire va se terminer en eau de boudin :
    -les banques chypriotes seront soutenues, pas de faillite
    -elles subiront bien sûr un bank run, mais qui sera intégralement financé par Draghi
    -pour sauver la face et enfumer le monde, un fond (obscure) sera créé, et abondé comme par magie par des investisseurs “extérieurs”, avec des points de MES et de bidules européens (qui n’en manque pas)
    -les “marchés financiers” (totalement manipulés) n’auront aucune réaction
    -Chypre annoncera un pseudo plan d'”austérité” (le mot orwélien voire gagesque le plus utilisé depuis 2008)
    -et surtout il n’y aura pas (gros fantasme là aussi de nombreux gens) de hausse sur les taux d’intérêts (Draghi est aux commandes)

    -et la vie (enfin la course vers l’abîme) reprendra son cours

    BA enrage… mais on est loin, très loin, de l’échec et mat.

    On se fait peur, on s’excite… Mais les crapules tiennent fermement le manche du Système.

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    • chris06 // 22.03.2013 à 14h05

      “Jamais la BCE ne pourrait :
      -laisser sortir Chypre de l’Euro : cela briserait le dogme”

      sauf s’il s’agit de faire une petite “expérimentation”, pour voir….

      Il n’était pas question de faire une première expérimentation d’une sortie de l’euro avec la Grèce, trop gros, trop risqué, mais Chypre, c’est peut être justement la taille minimale pour tenter la première….

      Et puis ça serait bien pratique pour faire baisser ce foutu euro qui est toujours trop cher.

      Allez, à mon avis, “le dogme” n’est pas si certain qu’on croit.

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      • Patrick Luder // 23.03.2013 à 00h14

        ton poste me réconcilie un peu avec toi ;o)

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  • caroline Porteu // 22.03.2013 à 13h22

    En attendant le prix du gaz naturel monte , monte , monte
    J’ai fait une synthèse des articles de Sapir et de ceux concernant la Turquie sur mon propre forum :

    avec les liens sourcés :
    Chypre le moment Russe, mais aussi le moment Turc .
    .http://bit.ly/16MTsYP

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  • Anne Onyme // 22.03.2013 à 13h32

    L’idée de taxer les dépôts fait des émules :
    L’Espagne veut aussi instaurer une taxe sur les dépôts bancaires (taxe à 0.2% pour commencer) :
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130321trib000755261/l-espagne-veut-aussi-instaurer-une-taxe-sur-les-depots-bancaires.html

    Je pense que d’autres pays qui cherchent quelques milliards pour combler un train de vie trop dépensier, comme celui qui a un coq comme emblème de son peuple vont certainement la mettre en œuvre. C’est plus facile qu’une taxe Tobin, un pauvre aura du mal a quitter son pays, alors qu’un riche ou une transaction financière dématérialisée…

    Par contre, l’Espagne n’a pas prévu de fermer les banques ou de bloquer les comptes, ce qui risque d’avoir pour conséquence, on verra si ça se confirme, une floppée de retraits d’argent pour le planquer ailleurs, même si 0.2%, ce n’est pas 10%.

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    • chris06 // 22.03.2013 à 14h11

      bah cette histoire de taxe sur les dépôts espagnols n’est qu’un écran de fumée. Vous vous rendez bien compte que les gens ne vont pas bouger leur épargne à cause d’une taxe aussi minime, par contre, le risque de se retrouver avec un compte en pesetas au lieu d’euro, lui, est bien plus important!

      Et puis, c’est pas quelques milliards dont l’Espagne finira par avoir besoin, il faudra multiplier cela par plusieurs ordre de magnitude, 10^3

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      • Gribouille // 22.03.2013 à 15h09

        On doit nuancer sur deux points,
        1) Est-ce que les gens ne préféreront pas que le pays fasse défaut sur sa dette et sorte de la zone Euro plutôt que voir l’Etat se servir directement sur leur compte en banque ? Cette hypothèse est d’autant moins à négliger qu’on constate qu’en Grèce les rentrées fiscales ne cessent de diminuer malgré les augmentations d’impôts successives. Un gouvernement à l’agonie sera bien tenté d’aller chercher l’argent directement où il est, dans une tentative désespérée, pour payer ses factures.
        2) Il ne faut pas confondre, la dévaluation de la monnaie avec la perte du pouvoir d’achat qu’implique cette dévaluation. En cas de dévaluation, la baisse du pouvoir d’achat dépendra de la part des produits importés dans votre consommation. Si votre monnaie dévalue de 50% et que votre consommation de produits étrangers représente, disons 20% de vos achats, vous perdez 10% de pouvoir d’achat réel.

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        • chris06 // 22.03.2013 à 15h38

          non parce qu’en général, quand une monnaie dévalue de 50% il n’y a pas que le prix des importations qui augmentent, les salaires évoluent aussi et l’inflation engendrée peut être bien supérieure aux seules importations.

          Si on se réfère au cas islandais, jusqu’à 18% la première année suivant la faillite du système bancaire, 10% la seconde, 5% la troisième… en tous, pour les déposants, avouez que ça fait quand même beaucoup plus qu’une taxe de quelques %
          http://www.tradingeconomics.com/iceland/inflation-cpi

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          • Gribouille // 22.03.2013 à 17h09

            Ce sont des données annualisées, il me semble non pertinent de les additionner d’une année sur l’autre (chaque point est une moyenne de l’année écoulée).
            J’ai calculé l’évolution de l’indice des prix à la consommation de juillet 2008 à juillet 2010, +16%, les salaires sur la même période +3%, et la monnaie s’est dépréciée effectivement de 50% entre juillet 2008 et le début de l’année 2009. Au bilan, ça fait une perte de pouvoir d’achat cumulée sur deux ans de 13%.

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          • chris06 // 22.03.2013 à 17h38

            @Gribouille,

            c’est toujours plus que les diverses propositions de taxe sur les dépôts chypriotes qui en plus ont l’avantage de pouvoir être modulées suivant la taille des dépôts tandis que l’inflation touche les petits épargnants de la même manière que les gros.

            Et puis bon si vous êtiez dans le cas d’un épargnant islandais qui avait prévu de s’acheter un petit apart sur la méditerranée pour passer votre retraite au soleil, les 50% de dévaluation vous les prenez en plein dans le pif…,

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          • Gribouille // 22.03.2013 à 18h08

            @Chris06, dans le cas chypriote, la spoliation de 5 milliards n’est que l’apéritif. L’Etat chypriote doit prendre à son compte une dette de 10 milliards. 10 milliards qu’il conviendra de rembourser d’une manière ou d’une autre à ses bailleurs de fonds européens.

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          • Salva // 22.03.2013 à 21h09

            les dévaluations et l’inflation impactent moins les gens modestes que les personnes très aisées, cela s’est vérifié en Allemagne dans les années 1923-24. Une monnaie forte profite aux riches, une monnaie faible profite aux (pauvres) travailleurs (dans un Etat normal, sans trous de passoires).

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    • Casquette // 22.03.2013 à 15h42

      Je pense que l’idée est déjà dans l’air en France ,et depuis le début de la crise grecque…
      quand les commentateurs économiques et les politiciens cherchent à nous rassurer en nous disant que la France a un des taux d’épargne les plus élevés de la zone euro c’est pas pour faire des compliments gratuits.

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  • caroline Porteu // 22.03.2013 à 14h58

    L’Europe est totalement gangrenée au coeur même de ses institutions par la Mafia Allemande
    C’est hallucinant :

    Alors ce n’est plus la peine de se demander pourquoi et comment . A ce niveau là ce n’est plus du Juge et partie , c’est de l’escroquerie pure .

    La Cour de Justice européenne doit intervenir .. Elle ne peut laisser une telle opacité perdurer , sous la houlette d’un Draghi , ex Goldman Sachs ..

    La première chose à faire , c’est remettre de l’ordre là dedans .. Rien ne pourra avoir lieu sans cela .

    A titre d’exemple, le marché concernant les contrats à terme gaz naturel est géré par une société du nom d’EEX , dont la maison mère est Eurex, filiale de Deutsche Borse qui est également la maison mère de Clearstream .. Eurex s’occupe également de sortir les contrats spéculatifs sur dettes Européennes , ce qui avait provoqué la fureur de Jean Luc Mélenchon lors des présidentielles Françaises , puisqu’un nouveau contrat venait d’être émis sur la France.

    On ne peut même plus parler de juges et parties .. Il faut bien parler désormais d’escroquerie majeure ..

    Jörg Asmussen
    En étant nommé Secrétaire d’État le 1er juillet 2008, il devient le plus jeune secrétaire d’État du Gouvernement prenant la place de Thomas Mirow. Asmussen est nommé par le ministre des finances Wolfgang Schäuble (CDU) qui lui attribue entre autres le dossier de la Grèce au cours de la crise financière5.
    Jörg Asmussen siège au Comité directeur de la SoFFin (fonds de sauvegarde des banques), au Conseil de la Bafin (autorité de surveillance financière) et du „Wirtschaftsfonds Deutschland“ (Fonds économique allemand), qui attribue des garanties aux entreprises, sans contrôle parlementaire. Il est également l’un des six membres du groupe des experts „Neue Finanzmarktarchitektur“6. Ce Gremium doit proposer de nouvelles règles au Marché en vue d’augmenter sa transparence.
    Le 9 septembre 2011, la BCE annonce qu’il remplacera Juergen Stark au conseil de la BCE (Banque centrale européenne).

    La compagne de Asmussen est Henriette Peucker, qui dirigea de janvier 2003 à mars 2010 la représentation à Berlin de la Deutschen Börse(bourse de Francfort). Depuis avril elle conseillère en communication7. En raison de cette relation des soupcons de conflit d’intérêt et de partialité ont plané sur lui8

    http://bit.ly/16MTsYP

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  • BA // 22.03.2013 à 15h55

    Jeudi 21 mars 2013 :

    L’enquête menée par l’institut de sondage Prime Consulting a montré que 91 % des Chypriotes soutiennent la décision de leur Parlement de rejeter la taxe sur les dépôts.

    Le sondage a également révélé que 67,3 % des Chypriotes sont en faveur de la sortie de leur pays de la zone euro et d’un renforcement des relations avec la Russie.

    The survey by Prime Consulting found that 91 percent of Cypriots backed their Parliament’s decision to reject the deposit tax.

    The poll also found that 67.3 percent of Cypriots favored their country’s exit from the eurozone and a strengthening of relations with Russia.

    http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_wsite1_1_21/03/2013_489062

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  • tchoo // 22.03.2013 à 17h54

    Pour l’Union Transatlantique, aller faire un tour sur le blog de Mélenchon député européen, vous y trouverez matière net lui en parle depuis trois ans, mais cela n’intéresse pas grand monde. Pourtant dès 2015 ce devrait être fait

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    • Letaulier // 22.03.2013 à 17h57

      C’est faux de dire que l’Union Transatlantique, c’est Mélenchon qui n’intéresse plus personne.

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  • tchoo // 22.03.2013 à 21h58

    Eh oui!
    je sais
    ça te fait mal
    mais c’est ainsi

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  • Vénus-Etoile du Berger // 25.03.2013 à 09h38

    pour simple information,le 25 mars 2013:

    Prise de la capitale de Bangui: les militaires français protègent les français et les quelques russes présents à Bangui.
    Paris et Moscou se mettent d’accord pour une probable évacuation française des quelques russes.

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