Fantastique interview que je vous recommande !

Source : Vice, Ludivine Bénard, 04-05-2017

Le sociologue revient pour nous sur le traitement médiatique d’une élection présidentielle en passe de se terminer.

« Merdias », « journalopes », « vendus »… Les réseaux sociaux ne sont jamais avares de mots durs envers les journalistes. Pourquoi tant de haine, se demandent ces derniers ? La période qui a précédé les élections présidentielles n’a, de ce point de vue, pas été en reste et la défiance envers les médias a largement été de mise, au fur et à mesure que se multipliaient les unes des magazines consacrées à Emmanuel Macron. Avant le second tour, qui oppose le candidat d’En Marche ! à Marine Le Pen, nous avons donc souhaité nous entretenir avec Alain Accardo, sociologue et maître de conférences à Bordeaux III, afin d’analyser le « système médiatique » à l’œuvre. Ce spécialiste de Pierre Bourdieu vient en effet de faire paraître, dans la collection Cent mille signes des éditions Agone, une réédition d’un de ses textes de 2007, sous le titre « Pour une socioanalyse du journalisme, considéré comme une fraction emblématique de la nouvelle bourgeoisie intellectuelle ».

Si Accardo rappelle la mainmise de grands groupes industriels et financiers sur la majorité des médias, il refuse de faire des journalistes des pantins soumis aux ordres, protégeant sous la contrainte l’ordre (libéral) établi. Au contraire, et c’est là la pertinence de son analyse, qui prend en compte à la fois le poids des structures et la contingence des actions individuelles : sous couvert de démocratie et de pluralisme, les journalistes tiennent, peu ou prou, le même discours car ils pensent tous, peu ou prou, la même chose, et qu’ils viennent tous, peu ou prou, des mêmes milieux. Alain Accardo l’affirme : « Cette dialectique de la diversité dans l’uniformité idéologique tient fondamentalement au fait que les médias journalistiques s’adressent aux différentes fractions des classes moyennes et des classes supérieures, où se recrutent d’ailleurs, très majoritairement, les journalistes eux-mêmes. Il est donc compréhensible que les médias reflètent la diversité effective des intérêts et des valeurs de ces différents groupes sociaux. »

Non, les journalistes ne sont pas des marionnettes soumises aux ordres des actionnaires richissimes qui détiennent leur rédaction. Non, ils ne passent pas leur journée à comploter sciemment pour diffuser des informations erronées. Leur discours est biaisé car leur point de vue l’est de fait, et leur unanimité sur le « phénomène Macron » l’illustre parfaitement : « La représentation médiatique du monde, telle qu’elle est fabriquée quotidiennement par les journalistes, ne montre pas ce qu’est effectivement la réalité mais ce que les classes dirigeantes et possédantes croient qu’elle est, souhaitent qu’elle soit ou redoutent qu’elle devienne. Autrement dit, les médias dominants et leurs personnels ne sont plus que les instruments de propagande, plus ou moins consentants et zélés, dont la classe dominante a besoin pour assurer son hégémonie. » J’ai rencontré Alain Accardo pour en savoir un peu plus.

VICE : Durant la campagne – et même avant – de nombreux observateurs ont évoqué l’omniprésence d’Emmanuel Macron dans les médias, et un traitement, disons, assez favorable. Des unes de magazines aux éditos dithyrambiques – on pensera à celui de Matthieu Croissandeau, directeur de la rédaction de L’Obs – Macron était partout. Selon vous, les journalistes ont-ils fabriqué le présidentiable Macron, pourtant inconnu il y a encore trois ans ?
Alain Accardo : On pourrait effectivement dire que « les journalistes ont fabriqué le présidentiable Macron » comme ils ont fabriqué tout le reste, ou plus exactement que le travail des médias a été décisif dans l’imposition de la figure de Macron comme candidat crédible, capable de « rassembler au-delà des vieux clivages traditionnels », d’abord sur la seule foi des proclamations de l’intéressé lui-même, que l’impatience de ses ambitions avait conduit à court-circuiter le processus habituel de l’adoubement par un grand parti. Étant nouveau venu dans le champ de la politique professionnelle, et n’ayant jamais subi le baptême du feu électoral, il n’avait pas encore accumulé le même capital politique spécifique que ses principaux concurrents. Il a donc fait ce que font parfois les nouveaux entrants dans une compétition sociale : il a tenté un coup de force pour accumuler d’un coup le capital distinctif nécessaire pour figurer dans la compétition avec quelque chance de succès. Mais ne voulant pas avoir à payer en temps et en énergie le droit d’entrée dans le jeu, il a pris le risque de s’inscrire dans la compétition en concurrent indépendant. Ce qui restreignait le choix de sa stratégie à celle du « ni droite, ni gauche », qui dans la France actuelle n’est quand même pas d’une sidérante nouveauté, il faut bien le reconnaître. Giscard déjà, dans les années 1970, reprenait à son compte ce vieux précepte centriste en disant que la France « demande à être gouvernée au centre ». Trente ans d’alternance « gauche-droite » ont fait le reste, c’est-à-dire épuisé la confiance des électeurs de gauche comme de droite. En tout cas, le choix du « ni droite-ni gauche » est presque toujours l’aveu d’une préférence pour la droite, mais dissimulé ou honteux.

Transformer la lutte politique en simple bataille d’idées et la bataille d’idées en simple querelle de mots, choisis pour leur halo sémantique de séduction ou de répulsion (et donc pour leur charge émotionnelle positive ou négative), c’est substituer à la vision crue et réaliste des rapports de classes une vision purement symbolique, très euphémisée, qui tend trop souvent à masquer les véritables enjeux et les contradictions objectives.

Dans des circonstances « normales », les compétiteurs suffisamment « gonflés », ou inconscients, pour tenter le coup de force de court-circuiter la filière de sélection partisane, se font rapidement balayer par les concurrents encartés plus aguerris, plus expérimentés, mieux connus et reconnus, à moins de bénéficier d’énormes appuis (celui de l’Armée par exemple, dans un coup d’État) ou bien d’être servis par des circonstances inattendues et imprévisibles qui bouleversent la donne et ruinent les plans des concurrents les plus dangereux (comme le pourrissement de la vie politique française par la guerre d’Algérie, qui a permis à De Gaulle d’imposer habilement son retour au pouvoir en 1958, encore qu’il ne fût pas vraiment un nouveau venu).

C’est ce qui s’est passé pour Macron. Il a bénéficié d’un concours de circonstances inimaginable, qu’aucun institut de sondage n’aurait pu anticiper, à la fois l’effondrement de Fillon à cause des « affaires » et la défaite de Valls battu à la primaire socialiste. Du coup, les deux grands partis favoris de l’alternance se retrouvaient sans représentant patenté. Saisissant l’occasion aux cheveux, les forces conservatrices se sont jetées sur Macron pour le mettre en selle. À défaut du label LR ou PS, il présentait toutes les qualités et les garanties requises aux yeux des chiens de garde du Capital. Comble de bonheur pour la droite républicaine et l’establishment, le second concurrent exigé par la règle du jeu au deuxième tour de la présidentielle risquait fort d’être la candidate de l’extrême droite, ce qui permettait d’envisager une réédition de la stratégie du « rassemblement républicain » qui avait si bien marché lors du duel Chirac-Le Pen. Macron promettait d’être parfait en candidat providentiel et consensuel, seul capable de sauver la République de l’affreuse menace extrémiste-populiste du FN.

Il ne restait plus qu’à laisser la presse aux ordres, les grands médias, parfaitement rodés, faire leur travail, c’est-à-dire affoler les électeurs, ameuter les foules et préparer la venue du nouveau rédempteur Macron.

Si les journalistes ont fabriqué ce candidat, comment expliquer qu’il soit au second tour, eu égard à l’hostilité quasi-générale dont font preuve les citoyens à l’égard des médias ?
C’est une banalité aujourd’hui de dire que le fonctionnement « heureux » des rapports sociaux, spécialement la reproduction pas trop grinçante des structures de domination au bénéfice des puissances économiques et financières, implique la production et la diffusion d’une information appropriée. Toute in-formation est une mise-en-forme de la réalité. Donc une mise dans un certain ordre, un état de relative cohérence et d’harmonie fonctionnelle. C’est pourquoi on peut parler de « système social ». Il y a un agencement, un assemblage des parties pour former un tout fonctionnant selon une certaine logique, capitaliste ou autre, donc conformément à des règles et des stratégies qui sont pour une part délibérées, théorisées par les agents, et pour une part plus grande encore inconscientes, vécues pratiquement sans avoir besoin d’être pensées expressément. Contrairement d’ailleurs à ce que beaucoup de gens croient, le travail de production et de distribution de l’in-formation nécessaire à la bonne marche du système n’est pas assuré seulement par les médias de presse. D’autres appareils et institutions, non moins importants, y participent – comme l’École par exemple.

S’agissant des médias de presse, il y a longtemps que les classes possédantes et dirigeantes ont compris l’impérieuse nécessité de s’en emparer. Et elles l’ont fait, en quasi-totalité pour la presse papier, à l’exception d’une presse marginale, valeureuse mais asphyxiée financièrement. Pratiquement tous les grands titres, de même que les grandes chaînes et stations de l’audiovisuel, sont tombés aux mains de groupes capitalistes qui se sont mis à produire une information pour le marché en même temps qu’ils produisent un marché pour l’information, exactement comme ils le font pour le béton, les avions, les parfums ou les autos. On fabrique en même temps le barbecue en tôle, le sac de sarments à brûler, les saucisses de porc aux antibiotiques et la famille de classe moyenne qui « s’éclate » à faire des barbecues avec ses amis sur son petit bout de gazon, comme dans une série hollywoodienne.

Évidemment, cette presse capitaliste a pour mission essentielle d’assurer la défense et l’illustration du système capitaliste (de ses intérêts économiques, de sa philosophie libérale, de son mode de vie, etc.) en toutes circonstances, sur tous les sujets, mais dans le cadre imposé par la loi fondamentale de la République, c’est-à-dire par sa Constitution. Or cette Constitution impose à la République un fonctionnement « démocratique ». Dans le principe au moins. Il faut donc que les médias donnent l’apparence de respecter les principes et les valeurs de la démocratie et de la laïcité (pas de discrimination entre les différentes catégories de citoyens, etc.). D’où une teinture de pluralisme et de diversité qui répond en même temps à la nécessité d’élargir au maximum les publics touchés afin de maximiser l’audience et par là la rente publicitaire. On donnera la parole à un Mélenchon, mais on associera constamment son nom à celui de Chavez, traité de « dictateur » ; on invitera un Poutou à s’exprimer, mais en le présentant comme un « petit candidat » sans envergure, etc., alors que les « bons » candidats font l’objet de commentaires positifs ou neutres, sans connotation dévalorisante. Tous ces procédés et opérations, considérés ponctuellement, peuvent sembler dépourvus d’importance. Leur répétition et leur accumulation (pilonnage) finissent par créer un climat favorable ou défavorable, une perception sympathique ou hostile relativement à une personne ou à une idée.

[…]

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89 réponses à « Les médias ne sont plus que très accessoirement des facteurs de l’utilité publique », par Alain Accardo

Commentaires recommandés

lecrabe Le 12 mai 2017 à 10h00

Si j’adhère fortement au propos sur le fond, un point me paraît particulièrement erroné et superficiel.

“Il a bénéficié d’un concours de circonstances inimaginable,[… ] à la fois l’effondrement de Fillon à cause des « affaires » et la défaite de Valls battu à la primaire socialiste.”
“[…] Macron a eu tout bonnement la chance d’être là, en train d’entamer sa « résistible ascension » de politicien professionnel au moment précis où l’homme providentiel […], un Fillon ou un Valls, ou même un Hamon, vidait piteusement les étriers.”
Ces 2 extraits nous donnent à penser que la candidature Macron est le fruit du hasard, de la conjoncture, nourrie par la défaite annoncée des candidats “naturels” de l’oligarchie.
Hors il faut tout de même rappeler que Macron est nommé rapporteur de la “Commission pour la libération de la croissance française” dès 2007 sous Sarkozy et sous la supervision de Jacques Attali, qu’on ne présentera pas ici. Qu’il entre au service de l’Elysée dès 2012 et que ce même Attali le qualifie de “bon présidentiable” dès 2014. Qu’enfin, la promotion médiatique effrénée débute dès 2015.
Ceci me laisse à penser que loin d’être là “à la bonne place au bon moment” par un heureux hasard, le candidat Macron a été construit de manière volontaire et réfléchie. Et par conséquent que la liquidation de Valls et Fillon n’a pas été non plus un heureux hasard pour ce dernier, mais une étape nécessaire dans la poursuite de son accès à la présidence.
(désolé pour la longueur du commentaire)

  1. Pythos Le 12 mai 2017 à 09h47
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    La France n’a rien à envier aux dictatures avec culte de la personnalité (qu’elle a attaqué sous ce prétexte).
    Il y avait encore sous Hollande un peu de remise en question médiatique … mais là, c’est le festival !


    • monfionsurloire Le 12 mai 2017 à 13h36
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      La “remise en cause médiatique” arrive toujours APRES l’élection… C’est comme la guerre, le gouvernement doit prévenir le parlement APRES qu’il ait envoyé des troupes. C’est beau le hasard des calendriers.


  2. tachyon Le 12 mai 2017 à 09h49
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    Dans la conclusion : “…On donnera la parole à un Mélenchon, mais on associera constamment son nom à celui de Chavez, traité de « dictateur » ; on invitera un Poutou à s’exprimer, mais…”
    Un des des propagandistes de ce gloubi-boulga est M. Onfray éreinté à juste titre ici :
    https://www.legrandsoir.info/pontifiant-et-dilettante-michel-onfray-un-bhl-de-goche.html
    Voici la conclusion de ce petit article :
    “”…Conclusion, sévère mais juste.
    Michel Onfray, enivré par un succès médiatique qui vaut ce que vaut le vent, est en guerre (par superficialité dans la recherche des informations), contre ce qu’il devrait défendre.
    Il serait bien avisé de se méfier : dès qu’on épouse les combats de toutes les droites (sur Robespierre, Chavez, Castro, Mélenchon, le Tibet…) on a les faveurs des médias, les livres produits à la chaîne se vendent bien, mais on se salit, on ne peut espérer être respecté par les lecteurs, par ses homologues et (je titille la corde sensible) on renonce à la postérité.””


  3. marcvador Le 12 mai 2017 à 09h54
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    Il y a même une presse qui affirme que le PS est de gauche et que la CFDT défend les gens qui travaillent. Quand un membre du PS est qualifié de gauche radical, ça laisse songeur…


    • Vincent Le 12 mai 2017 à 14h54
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      Tout à fait. Je dis toujours de ceux qui disent que le clivage gauche/droite n’existe plus que ce sont des gens de droite.
      Que le PS ne soit plus de gauche est une certitude (certains diraient depuis 1983). Qu’on nous sert la même idéologie (de droite) depuis 35 ans est également d’une cruelle vérité. Mais comme le dit notre sociologue “le choix du « ni droite-ni gauche » est presque toujours l’aveu d’une préférence pour la droite, mais dissimulé ou honteux.”

      Je plussoie également sur le traitement médiatique des “autres” candidats. Il est insupportable d’écouter une ITW par P. Cohen, pour ne citer que lui, et de constater la différence de traitement entre un Macron ou équivalent où ils sont, sinon mielleux, au minimum sans aucun esprit critique avec effectivement un Mélenchon, toujours ramené à un horrible bolivarien, une Le Pen, systématiquement harcelée, ou un Poutou, considéré comme un enfant…


      • JLR72 Le 12 mai 2017 à 15h23
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        +1 Vincent!
        Et, personnellement, j’ai adoré la une du Figaro: “le projet délirant du Chavez français”. Fallait oser, il l’ont fait.


        • geedorah Le 12 mai 2017 à 16h04
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          le point a fait mieux cette semaine, une couverture avec la face de macron et 3 mots: ” un numéro historique” …
          ils en sont même à dire qu’au second tour il a été plébiscité (le monde grand champion)
          j’suis facteur, et tous les jours je vois les unes de magazines, souvent je me dit que je devrais les photographier et les compiler, c’est vraiment révélateur…
          ils sont passé à l’étape 2 depuis 24h, les français vont donner une majorité parlementaire pour notre president à venir, prophétie auto-réalisatrice j’en suis persuadé :s

          mais je suis sur que M. macron va revoir le système des subventions accordées à la presse et ainsi nous liberer de cette machine à faire penser dans leur sens


      • Shirmek Le 12 mai 2017 à 18h02
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        “Que le PS ne soit plus de gauche est une certitude (certains diraient depuis 1983)”.

        Au risque de donner l’impression de vouloir faire dans la surenchère : le PS (ou ses ancêtres) était-il de gauche sous Guy Mollet ? avec A. Millerand ? à l’époque du Cartel des Gauches ? les socialistes étaient-ils où que ce soit pendant la Résistance ou en Mai 68 ? étaient-ils de gauche au moment de voter les crédits de guerre en 1914, c’est-à-dire d’abandonner conjointement la défense de la classe ouvrière, le pacifisme, la grève révolutionnaire, l’internationalisme, l’antimilitarisme, au profit de la défense de la bourgeoisie, du bellicisme, de la guerre impérialiste, du nationalisme et du militarisme ?

        Il me paraît plus juste historiquement de dire que le PS/SFIO a été de gauche jusqu’en 1914 de façon à peu près constante, et qu’il ne l’a plus été qu’épisodiquement ensuite (le Front Populaire ; 1981-1982) – en tout cas à titre de collectif et sans juger des individus.


      • Wakizashi Le 12 mai 2017 à 18h24
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        « Je dis toujours de ceux qui disent que le clivage gauche/droite n’existe plus que ce sont des gens de droite. […] le choix du « ni droite-ni gauche » est presque toujours l’aveu d’une préférence pour la droite »

        Tout le monde a l’air unanime là-dessus, et bien pas moi. Je sais bien que c’est une croyance qui est dans l’air du temps, mais sur quoi repose-t-elle ? Où est l’argument ?

        Personnellement, je vois dans cette croyance essentiellement une vision de la “gauche racialiste” (comme la dénonce Claude Rochet), où tout ce qui n’est pas de gauche est impur, et est donc fatalement de droite. La gauche qui se voit comme le bien, le beau ; et qui voit la droite comme le mal, le laid. Le manichéisme gauchiste dans toute sa splendeur, sans parler des contre-sens historiques…

        Bref, il existe des tas de gens qui se fichent de ces étiquettes politiciennes, et qui aspirent juste à un monde plus humain. Et ça non, ce n’est pas être de gauche ; c’est juste être sain d’esprit.


        • Jac Le 12 mai 2017 à 22h22
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          Excellent commentaire qui remet les pendules à l’heure.

          Je connais des journalistes de gauche qui écrivent dans des journaux de droite, et des militants à la pensée et mode de vie très droitistes qui militent dans des partis de gauche.

          Un “journaliste” est un nom générique pour qualifier :
          – les reporters qui enquêtent sur le terrain, les rédacteurs qui rapportent dans les rédactions, ceux qui interviewent et doivent rendre audibles pour la pluralité ces interviews, les pigistes qui vendent à l’article : tous ceux-là pour des salaires minables par rapport au bac+5 exigé dans cette profession où les recrutements et débouchés sont faibles : ils sont bien méritants,
          – et les journalistes vedettes payés grassement qui font le succès des chaînes TV ou stations radio.
          La plupart du temps, ce sont les journalistes vedettes qui sont critiqués et hués unanimement, ce qui démontre à quel point les autres intéressent peu de monde et leurs articles encore moins….
          Mais si on devait se passer des journalistes, on serait vraiment dans la m…e.
          Va-t-on enquêter sur le terrain ? Faisons-nous des interviews ? (il faudrait pour cela s’enlever les oreillettes et rencontrer les gens en vrai…) Passons-nous des heures à rédiger un article ? (quand bien même on peut passer des heures sur ce site…. -je parle pour moi-)


          • Wakizashi Le 13 mai 2017 à 11h13
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            Merci. C’est un grand classique ces petites gens qui se disent “de droite” et qui qui ont dans leur vie de tous les jours un comportement nettement “de gauche” (un comportement généreux). L’inverse crève les yeux, quand on voit des donneurs de leçons “de gauche” vivre comme des radins au dernier degré…

            Comme dit Michéa dans une interview : « j’ai toujours pris soin de distinguer le « ni gauche ni droite » d’en haut – celui de Merkel et Macron – de ce « ni gauche ni droite » d’en bas qui définissait l’essence même du socialisme originel. »
            http://claude-rochet.fr/jean-claude-michea/


  4. Ardéchoix Le 12 mai 2017 à 09h58
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    “La publicité est diabolique seulement si elle vend de mauvais produits ! ” C’est du moins ce qu’affirmait David Ogilvy.


  5. lecrabe Le 12 mai 2017 à 10h00
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    Si j’adhère fortement au propos sur le fond, un point me paraît particulièrement erroné et superficiel.

    “Il a bénéficié d’un concours de circonstances inimaginable,[… ] à la fois l’effondrement de Fillon à cause des « affaires » et la défaite de Valls battu à la primaire socialiste.”
    “[…] Macron a eu tout bonnement la chance d’être là, en train d’entamer sa « résistible ascension » de politicien professionnel au moment précis où l’homme providentiel […], un Fillon ou un Valls, ou même un Hamon, vidait piteusement les étriers.”
    Ces 2 extraits nous donnent à penser que la candidature Macron est le fruit du hasard, de la conjoncture, nourrie par la défaite annoncée des candidats “naturels” de l’oligarchie.
    Hors il faut tout de même rappeler que Macron est nommé rapporteur de la “Commission pour la libération de la croissance française” dès 2007 sous Sarkozy et sous la supervision de Jacques Attali, qu’on ne présentera pas ici. Qu’il entre au service de l’Elysée dès 2012 et que ce même Attali le qualifie de “bon présidentiable” dès 2014. Qu’enfin, la promotion médiatique effrénée débute dès 2015.
    Ceci me laisse à penser que loin d’être là “à la bonne place au bon moment” par un heureux hasard, le candidat Macron a été construit de manière volontaire et réfléchie. Et par conséquent que la liquidation de Valls et Fillon n’a pas été non plus un heureux hasard pour ce dernier, mais une étape nécessaire dans la poursuite de son accès à la présidence.
    (désolé pour la longueur du commentaire)


    • Julia Le 12 mai 2017 à 13h06
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      …peut-être est-ce ironique de la part d’Alain Accardo de dire que la candidature de Macron est le fruit du hasard, “à la bonne place au bon moment” ?? car vu ses propos dans l’entretien rapporté, M. Accardo semble lucide sur la situation et avoir bien saisi le “manège des cornichons” !!


    • condamy Le 12 mai 2017 à 13h25
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      Autrement dit ,on peut considérer que la ” fabrication ” du candidat Macron a été reçu par un milieu médiatique et journalistique dèja favorable à ce qu’il représentait au départ .


    • RRJL Le 12 mai 2017 à 22h29
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      Ce n’est pas contradictoire, il y a bien sûr une forte volonté et les moyens qui vont avec mais il a aussi fallu un peu de chance.

      Je serais plus critique des journalistes “des mêmes milieux”. Ce n’est pas déterminant. Il y a d’abord le conformisme, l’auto-intox et ensuite une sélection naturelle du haut vers le bas. Le parton de presse choisira un directeur qui pense comme lui, le directeur choisira le chef de tel service etc … jusqu’en bas.

      Rien de mystérieux là dedans et ce n’est pas non plus une science exacte, il y aura donc des ratés.


    • Haricophile Le 13 mai 2017 à 00h30
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      Cadeau : transcription de la petite video diffusée par “Envoyé Spécial” “En marche vers l’Élysée”.

      Macron – « J’ai fais beaucoup de couvertures parce que je fais vendre ! Comme une lessive, rien de plus, rien de moins. Mais les médias me traitent la plupart du temps assez mal. Ma grande chance c’est que les gens ne lisent que très peu les medias. Il regardent les titres et les couvertures, les photos.

      Moi je crois, depuis le début, à l’intelligence politique des Français. Les gens font beaucoup de polémiques, commentent, mais adorent la politique et sentent les choses ; Au dela des commentateurs de la vie politiques, les commentateurs ne servent pas à grand chose dans cette affaire.

      Mais le cœur de la relation, c’est dans un regard, dans des réactions à certains moments, dans… euh… un geste. La politique c’est un geste. »


    • wesson Le 13 mai 2017 à 03h35
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      Peut-être que finalement l’arrivée de Macron au pouvoir est une conspiration, pourquoi pas.

      Mais si cela est vrai, notons d’abord que ça a bien failli rater (je dirai à 600.000 voix près), que les dégâts dans les structures qui touchent au pouvoir sont considérables, et que il n’est pas du tout certain que les Français n’aient apprécié de se faire imposer un président, et ne décident d’un formidable retour de balancier lors des législatives.

      donc si c’est effectivement une conspiration, ce n’était pas très malin…


      • lecrabe Le 13 mai 2017 à 09h12
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        Je trouve que ce n’est vraiment pas le terme approprié vu son succès actuel: développer des stratégies afin de conforter ou accroître son pouvoir et ses intérêts, ce n’est pas conspirer, c’est vivre comme 99% des humains.

        Mais effectivement, “notre projet” n’était pas nécessairement gagné d’avance, et les dégâts sur les structures du pouvoir politique étaient peut-être le but premier justement, afin de l’affaiblir et renforcer en retour la mainmise de la finance sur celui-ci (la finance qui a décidément les dents longues, car on ne peut pas vraiment dire que le pouvoir politique lui était franchement hostile…)
        Comme dans tout système déséquilibré, on va assister à des oscillations mais au vu de l’explosion et la reconfiguration politique qui s’amorce au sein des partis traditionnels je ne vois pas venir de formidable retour de balancier bien au contraire: le centrisme marcheur me paraît tout à fait coller avec les espoirs des “élites” et les ralliements sont nombreux il devrait manifestement devenir le nouveau point d’équilibre dans les mois à venir.

        Pour revenir au “heureux hasard” d’Accardo, après relecture je pense qu’on peut effectivement l’attribuer à Macron en tant qu’individu: Attali, Jouyet et ceux qu’ils représentent nous en auraient trouvé un autre s’il n’y avait eu celui-là, mais le candidat Macron lui est tout sauf un hasard et ça me semblait intéressant à mettre en évidence.
        En complément si vous ne l’avez pas encore vue, l’analyse de nos 2 autres sociologues préférés, spécialistes du milieu: https://www.youtube.com/watch?v=ychwDoh5GIo


  6. Dva Le 12 mai 2017 à 10h08
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    La France ??? …La région France …ça ça va comme terme à employer …( itou pour les autres régions européennes…Et le nouvel administrateur de la région France pour le compte de l’Europe
    (et de l’OTAN…), elle même au(x) service(s) du pognon…sic…(Nous on a Louis Michel pour ce job là…resic…) va s’employer à bosser pour un superbe salaire ( et renvoie d’ascenceur sitôt sa mission accomplie…) à faire bosser un max d’habitants de la région française pour un salaire tendant de plus en plus vers la valeur de deux …bol de riz !!! Entre autres ‘ désavantages’
    futurs…


  7. Alfred Le 12 mai 2017 à 10h11
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    On mesure à quel point on est pas sortis de l’auberge quand on lit ça:
    “C’est ce qui s’est passé pour Macron. Il a bénéficié d’un concours de circonstances inimaginable, qu’aucun institut de sondage n’aurait pu anticiper, à la fois l’effondrement de Fillon à cause des « affaires » et la défaite de Valls battu à la primaire socialiste. Du coup, les deux grands partis favoris de l’alternance se retrouvaient sans représentant patenté. Saisissant l’occasion aux cheveux, les forces conservatrices se sont jetées sur Macron pour le mettre en selle.”
    “Concours de circonstance inimaginable” numero 1: ce n’est pas comme si ja justice ne connaissait jamais des coups subits d’accélérateur et de frein hein?……
    “Concours de circonstance inimaginable” numero 2 : ce n’est pas comme si le PS n’avait jamais au grand jamais été pris à bourrer les urnes lors de ses primaires, hein?….
    “Les forces conservatrices (?? les nationalistes tradi?? ah non les capitalistes primaires) on saisi l’occasion (qu’ils prépéaraient depuis plus d’un an) par les cheveux..”
    Bref on se moque encore de nous en prétendant être une voix “critique” qui nous expliquerait comment ça s’est passé mais qui en fait brouille les pistes. Un grand classique. Notres impuisance collective est très bien organisée…


    • Xfiles72 Le 12 mai 2017 à 10h31
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      Laurent Neumann, il y a quelques jours, sur RMC, a fait une longue diatribe disant que notre cher président (sans Majuscule) a bénéficier durant cette campagne d’une incroyable baraka et d’un concours de circonstance en sa faveur mais indépendant de sa volonté.
      Ils sont très forts…


    • Theoltd Le 12 mai 2017 à 11h01
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      Oui, j’aime bien celle la aussi, il faudrait l’encadrer:

      “Non, les journalistes ne sont pas des marionnettes soumises aux ordres des actionnaires richissimes qui détiennent leur rédaction. Non, ils ne passent pas leur journée à comploter sciemment pour diffuser des informations erronées.”

      Ben non, ils sont surtout pas comme ça, ça se saurait sinon…..


      • RGT Le 12 mai 2017 à 19h48
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        Comme tout salarié qui se respecte, un journaliste ne va surtout pas aller froisser son employeur en sortant un “article” (je ne dis pas enquête, c’est trop fatiguant) qui déplairait au Monarque et qui de toutes façons serait censuré.

        De plus, le recrutement, comme partout, permet de s’attacher des “collaborateurs” bien “compréhensifs de l’intérêt de l’entreprise” et ils ne vont surtout pas embaucher un “fouteur de merde” même s’il est génial.

        Comme dans toutes les entreprises on ne recrute plus des employés pour leurs qualités professionnelles, leur créativité ou leur sens du “travail bien fait” mais pour leur faculté à courber l’échine devant leurs supérieurs et les approuver béatement.

        Quand on voit ce qu’a donné le système de “cour” qui n’engendrait que des coups bas pour être bien vu du Prince et la dégénérescence qui a suivi on comprend AUSSI pourquoi les grosses entreprises françaises boivent le bouillon.

        Et la presse ne fait surtout pas exception.


    • marc Le 12 mai 2017 à 11h54
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      encore un article de propagande effectivement… merci alfred de mettre les points sur les i

      encore un “journaliste”, sociologue expert de référence, qui explique à la population comment penser, un de plus apres les autres des radios le matin pour aller bosser, ceux du journal gratuit a la pause midi, ceux du petit ecran du soir avant le divertissement… le message enfin bien assimilé et c’est le français moyen qui se chargera de le diffuser autour de lui avec la force de persuasion d’un hypnotisé

      notre impuissance collective à diffuser des idées opposées à celles des médias dominants…

      l’une d’elle, servie jusqu’au dégout, c’est de dire que macron n’est ni de droite, ni de gauche : il a pourtant travaillé deux ans comme ministre de hollande, qui lui est officiellement etiqueté de gauche… hollande avait-il donc voulu tenter une “experience de cohabitation” avec un ministre de l’économie qui ne partage pas ses idées? bien sur que non, macron partage évidemment les idees de hollande, des socialistes et aussi des republicains, la preuve en est que tous veulent entrer dans l’équipe presidentielle…

      “fermez-la, macron est ni de gauche ni de droite, c’est justement sa force et son succès, et de toutes façons vous n’y comprenez rien, mettez la en veilleuse et retournez à vos analyses, mais cette fois, servez vous du decodex”


      • Ryan Le 12 mai 2017 à 14h18
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        Il serait peut-être bon de lire les articles avant d’écrire un commentaire complètement hors-sujet; et tu ne risques pas de trouver ce “sociologue expert de référence” dans les médias du matin, du midi ou du soir vu ce qu’il écrit et essaie de faire comprendre, avec difficulté semble-t-il…
        Après, on peut voir des complots partout évidemment mais OB s’acharne à démontrer que c’est faux.
        Quant à Hollande et Macron de gauche, il faut déjà définir ce qui est de gauche ou de droite et ensuite expliquer en quoi le programme économique de EM et la politique de Valls étaient de gauche…


        • Marc Le 12 mai 2017 à 16h12
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          Toujours le meme refrain : “macron a gagné car il est anti systeme”… ce sociologue expert est plus elegant que les medias populaires je te l’accorde, c’en est juste d’autant plus scandaleux

          Et ce n’est effectivement pas non plus dans ces lignes qu’on lira que les socialistes francais ne sont pas de gauche


  8. Maud Le 12 mai 2017 à 10h11
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    La presse n’est qu’un des pions contrôlée par l’oligarchie qui concourent à soutenir un parti. En parallèle cette tentative de créer un parti hégémonique rassemblant toutes les sensibilités
    destiné à terme à devenir un parti unique est le signe des régimes autoritaires. Les citoyens sentant consciemment ou inconsciemment le piège sauront-ils résister ?

    L’application strictes des règles émanant du siège de Bruxelles doit se doter d’un outil politique adapté, réduire, museler le plus possible le débat interne à chaque pays et particulièrement en France poids lourd de l’Union.

    La presse se doit d’être un allié. Dans les pays dits démocratiques on ne supprime pas les partis brutalement, on construit pierre par pierre un parti unique en pratiquant l’imposture qui consiste à faire croire que ceci relève de la volonté des citoyens.


    • Maud Le 12 mai 2017 à 12h53
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      En complément : non contents d’acheter la grande presse nationale, magazines, journaux économiques, les mêmes s’intéressent désormais à la presse populaire (Groupe Arnauld achetant Le Parisien). L’industrie de la presse perd de l’argent et ne survit que grâce aux subventions de l’Etat. Puissance privée, dite adepte du libéralisme, et puissance d’Etat main dans la main pour un même objectif.


  9. Betula Le 12 mai 2017 à 10h15
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    Qu’il n’y ait aucun complot dans la presque unanimité médiatique me semble vrai.
    Mais si le consensus éditorial par osmose est un fait, le pilonnage journalistique en faveur d’un candidat reflète plus que l’entre soi du recrutement des commentateurs, une uniformisation non de la pensée, mais de ce qui est convenable de dire, parce que moderne, d’avenir, de porteur, de désirable. La marche inexorable de l’Histoire ainsi appréciée doit d’être illustrée, expliquée, servie et toute alternative ne peut-être que rétrograde, ringarde, dangereuse, en un mot populiste.
    La maitrise des clichés, des images, des associations pour enjoliver ou démolir a pu atteindre dans cette campagne électorale une perfection consommée.
    Le danger vient d’une convergence entre le monde du divertissement de masse célébrant le sourire même dans l’échec, le jeunisme, la beauté au détriment de l’intelligence, bref le voyeurisme des jeux du cirque et la politique qui engage un avenir, détermine une orientation et applique une volonté. L’amalgame entre ces deux mondes entraine une confusion uniformisant leur approche, confondant le ludique et la réalité.
    Combien de femmes ou d’hommes politiques en couple avec des journalistes ? De politiques redevables aux grands patrons ? D’éditorialistes refusant de recevoir à leur micro tel ou tel au prétexte que leur égo souffrirait, dans le ridicule de leur insignifiance et leur inutilité, de ne pas avoir l’impression de choisir leur invité ?
    Si la manipulation est involontaire et consensuelle elle n’en demeure pas moins une manipulation.


  10. Jacquesjacques Le 12 mai 2017 à 10h18
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    ” S’agissant des médias de presse, il y a longtemps que les classes possédantes et dirigeantes ont compris l’impérieuse nécessité de s’en emparer”.
    Le système en a besoin pour se perpétuer…. non, c’est beaucoup plus pour durer encore un peu, tant il est à bout de souffle dans un contexte de fausse démocratie.
    Je suggère ici que, compte tenu de la timidité maladive des journalistes subventionnés au profit du grand capital, des médias ” populaires ” se donnent une bien plus grande dimension.
    La première avancée du blog est faite, la question devient : comment encore grandir ? Quoi faire de plus ? Tisser des liens avec d’autres voies de communication, d’autres intervenants ?
    Il y a urgences quand on prend en compte les trucages électoraux révélés ici et là !


  11. Sam Le 12 mai 2017 à 10h20
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    Il dit :
    “Non, les journalistes ne sont pas des marionnettes soumises aux ordres des actionnaires richissimes qui détiennent leur rédaction. Non, ils ne passent pas leur journée à comploter sciemment pour diffuser des informations erronées. ”

    Puis dit :
    “S’agissant des médias de presse, il y a longtemps que les classes possédantes et dirigeantes ont compris l’impérieuse nécessité de s’en emparer. Et elles l’ont fait, en quasi-totalité pour la presse papier, à l’exception d’une presse marginale, valeureuse mais asphyxiée financièrement.”

    Et c’est dommage. Parce qu’il dit “Toute in-formation est une mise-en-forme de la réalité”, ce qui est très intéressant. Et un pouvoir énorme, accaparé par les oligarques francais, tous connus, et au moyen de montages financiers et législatifs de plus en plus grotesques.


  12. Adriano Le 12 mai 2017 à 10h22
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    Les symboles monarchiques qui ont accompagné (et continuent d’accompagner) l’élection de Macron m’ont fait ressentir le sens profond de cette phrase d’Alain dans ses “Propos sur les pouvoirs” (chapitre : Les pouvoirs contre les citoyens / Le chef corrompu par le pouvoir) :

    “Mais à peine aura-t-il la perruque et le manteau royal qu’il sera Louis XIV, c’est-à-dire infatuation et sottise sans mesure ; c’est pourquoi je veux le contrarier ; il faut que je le contrarie sans cesse si je ne veux point le haïr. Oui, mon cher ambitieux, vous serez roi et vous ne serez point sot, pourvu que nous soyons vigilants. Et vous sourirez à ce peuple difficile.”

    À peine l’issue du premier tour connu, quelque chose s’est passé en moi (et en beaucoup d’entre nous, j’en suis convaincu) sans que les mots ne viennent adéquatement l’exprimer. Et, comme toujours, il est réconfortant de sentir la présence de ces génies éternels pour dire la nature véritable des forces se libérant en nous à ces occasions et qui aspirent, pour n’être pas chaotiques, à être dirigées.


  13. Fox 23 Le 12 mai 2017 à 10h42
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    Je le trouve particulièrement gonflé dans son approche de la “réussite” Macron.
    – Parler de concours de circonstances pour l’affaire Fillon dont comme par hasard nous n’entendons plus parlé, puisque déclenchée pour faire un boulevard au candidat désigné.
    – Parler de concours de circonstances pour la couverture médiatique alors que tous les patrons des médias appelaient ouvertement à voter pour lui.
    Le plus inquiétant chez ce type, c’est qu’il enseigne… pour nos futurs journalistes peut-être !


    • Maud Le 12 mai 2017 à 15h02
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      On ne peut que vous approuver. Les faits reprochés à Fillon (sans doute véridiques sur le fond) sont restés “au chaud” pendant plusieurs années et sortis au moment opportun (après les primaires bien sûr et dans la dernière ligne droite). Qui peut croire au concours de circonstance en effet. On finit par se poser des questions. La dénonciation de la corruption par certains médias ne serait elle qu’un leurre, une fausse vertu pour organiser “des coups”. Les tiroirs sont pleins d’enveloppes, il suffit d’en sortir quelques unes en temps utile.


  14. DUGUESCLIN Le 12 mai 2017 à 10h42
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    Le seul vrai parti, ni gauche ni droite, qui devrait percer ne devrait qu’être un parti qui veut défendre les intérêts de la France, qui sont avant tout ceux de son peuple et de sa souveraineté.
    Les autres prétendus ni gauche ni droite, donnant faussement l’impression d’un consensus, ne servent qu’à utiliser un courant d’opinion pour mieux l’asservir et le soumettre à un système financier qui domine et règne sur le monde occidental.
    La prétendue ouverture au monde, via l’européisme, est en réalité un enfermement. Parce qu’elle met dans l’impossibilité de choisir les grandes orientations, sociales, géopolitiques et économiques. Cet enfermement concerne tous les pays d’Europe occidentale.
    Il y a deux, ni gauche ni droite, celle qui veut défendre la souveraineté du peuple et la liberté de choisir, et l’autre qui est mondialiste qui veut faire disparaître à la fois les opposants de droite et de gauche.


  15. Jac Le 12 mai 2017 à 10h44
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    D’une certaine manière, concernant les journalistes je suis d’accord avec Alain Accardo quant au résultat, mais pas aux causes. Je suis d’accord pour dire que ce ne sont pas des pantins, mais pas d’accord pour dire qu’ils pensent la même chose. Et pourtant, c’est vrai, on peut constater que d’un journal à l’autre il s’écrit la même chose, les mêmes constats. Est-ce à dire qu’ils ne regardent que dans le même sens ? D’une certaine façon oui, mais pas pour les mêmes raisons. Par exemple -on le fait tous- à partir du moment où on s’insurge de quelque chose on le montre, donc on le met en valeur autant que ceux qui le louent. La presse n’échappe pas à cette règle dans la mesure où son rôle est de rapporter l’actualité. Et le formatage de la communication auquel a été initié tout journaliste issu d’écoles de journalisme ou de science po, l’obligation d’être concis pour que se succèdent les articles sans lasser les lecteurs, ne permettent pas les longues et fines analyses qui pourraient rapporter les faits avec nuance selon les points de vue différents. Pourtant il existe encore des journaux qui le permettent, mais ils ne font pas les gros titres qui accrochent les lecteurs.
    La presse souffre comme tous de la concurrence acerbe, laquelle est toujours dans le même sens : celui de survivre ou de disparaître. C’est ce que vit actuellement la presse écrite par rapport à la presse en ligne, et d’autant plus que les journaux se sont créés eux-mêmes leur propre concurrence acerbe en s’éditant à la fois sur papier et sur le net, avec plus ou moins les mêmes articles….


  16. Betty Le 12 mai 2017 à 11h01
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    J’aimerais vous faire partager deux choses. La première ce texte de Josep Bosch (il m’a donné l’autorisation de le diffuser donc…): “LA PRESSE ET LA MONTÉE D’HITLER AU POUVOIR
    “On dit que « la plume est plus forte que l’épée ». Dans l’histoire du nazisme en Allemagne, c’est bien la plume qui eut le rôle essentiel pour amener le parti nazi au pouvoir. Lors de
    cet avènement, l’épée fut utilisée avec la même impitoyable efficacité que la plume.(…) Hitler savait l’importance de comprendre et manipuler les émotions des masses. Il s’y attacha, avec son parti, en mobilisant les mass médias et plus particulièrement l’organe officiel du parti, le Völkischer Beobachter « L’Observateur du Peuple »] qui, au fil des années, refléta fidèlement non
    seulement la politique du parti, mais aussi les idées d’Hitler.” la suite ici: http://www.josepbosch.net/LA_PRESSE_ET_LA_MONTEE_DHITLER.pdf
    Vous pouvez aller consulter sur le site: http://www.josepbosch.net/cat.htm une collection de journaux internationaux dont certains numérisés pour la période de 1900 à nos jours.


  17. Jac Le 12 mai 2017 à 11h04
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    J’ajoute :
    Ce dont souffre la presse est ce dont souffrent les lecteurs, l’une et les autres étant indissociables :
    vouloir tout dans l’immédiat, tout et donc son contraire.
    Dans la profusion de choix possibles, il n’y a plus de ce fait de choix.
    Constat personnel : on ne sait plus choisir tant cette profusion de choix qui nous est rendue accessible par les progrès technologiques rend le choix de plus en plus difficile, et donc douloureux. Et par ricochet, on ne sait plus souffrir parce qu’on est de moins en moins armé contre la souffrance…. Vite vite de l’antalgique, ça fait mal à la tête. La presse à profusion via internet, comme les choix démocratiques, fait le chou gras de l’industrie de la pharmacopée….


  18. Jac Le 12 mai 2017 à 11h07
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    Suite :
    Il ne faut donc pas s’étonner que les grands groupes, propriétaires directement ou indirectement des grandes industries, se soient approprié aussi les médias.


  19. wuwei Le 12 mai 2017 à 11h22
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    J’aime bien Accardo, car souvent ses analyses sont assez pertinentes, mais celle ci me semble quand même bien en dessous de la réalité quant au rôle prépondérant joué par les journalistes des médias dominants dans la fabrication du produit Macron.
    Jamais le moindre questionnement sur la réalité de son patrimoine déclaré. Jamais de question dérangeante sur son absence de programme, sur le flou sur ses soutiens, sur le financement de sa campagne. Jamais d’étonnement sur le fait qu’il fût conseiller puis ministre de Hollande et porte de ce fait une lourde responsabilité sur le bilan des cinq années précédentes. Jamais un démenti sur les erreurs et mensonges de sa biographie d’élève “surdoué”. Liste non-exhaustive
    Et depuis dimanche dernier n’assiste-t-on pas dans les médias, pour les législatives, au même matraquage éhonté au bénéfice de la secte macronienne ?
    Le fait sociologique que les journalistes viennent pour la plupart de la bourgeoisie n’est pas en soi une réponse suffisante.


    • Ellilou Le 12 mai 2017 à 15h26
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      Même le Canard Enchaîné de ce mercredi m’a paru bien fade et sans mordant face à ce blanc-bec…sidérant!


      • Fritz Le 12 mai 2017 à 17h25
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        Et ça vous étonne ?

        Quel journal a favorisé la victoire de Macron avec le plus d’efficacité ?
        Ce ne serait pas un journal satirique paraissant le mercredi ?


      • Alberto Le 12 mai 2017 à 17h46
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        Le Canard Enchaîné a pris peur ou a été acheté. Il n’attaque pas Macron. Qui ne dit mot consent. Lui aussi fait partie de la fabrique du consentement à l’Election du dauphin de Hollande. J’ai cessé de l’acheter depuis que j’ai constaté sur Internet le mardi que la prochaine Une ne portait que sur Fillon ou Le Pen. JAMAIS sur les affaires de Macron.


        • s Le 12 mai 2017 à 19h25
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          Leur défense éventuellement, passablement hypocrite d’ailleurs : ils ne voulaient pas voir en face de le Pen un candidat comme Mélenchon,qui n’aurait peut-être pas « rassemblé » autant que Macron était censé le faire.


  20. Learch Le 12 mai 2017 à 11h25
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    La base de ce bazar, la base du problème qui a poussé la Charte de Munich aux oubliettes, est le financement des journaux. La soit-disant concurrence des réseaux numériques est un faux-motif d’explication. Toujours cette mauvaise influence de l’argent en trop grande quantité (il y a d’autres sphères où son influence est désastreuse, le sport par exemple…)

    Donc, en France, il n’y a qu’un seul média traditionnel à peu près libre car ne possédant pas de publicité : Le Canard Enchaîné (publicité gratuite de ma part :-))

    Donc, il y a des choses à faire :

    – Supprimer toutes les subventions de l’état aux médias. En 2012, environ 1,2 milliard d’Euros. Cela passe aussi par la suppression de la redevance, qui est par ailleurs scandaleuse : le peuple paye un impôt pour financer les salaires de journalistes qui font de la propagande contre ses convictions !.

    – Renforcer le rôle du CSA afin de faire appliquer la charte de Munich (ce qui évitera la transformation de tous les journalistes “visibles”, surtout ceux de l’audio-visuel, en éditorialistes partisans ne cachant pas leur préférence envers une seule doctrine).

    Je pense par ailleurs qu’il faut arrêter de taper sur les journalistes (quand on écrit “journalistes”, on pense souvent à une infime minorité qui pavoise sur les écrans ou dans les éditos des imprimés) : dans la grande majorité ce sont des employés comme les autres. Je pense que beaucoup d’entre eux n’en pensent pas moins, mais dans un secteur en crise où les places se raréfient, on met ses convictions sous le tapis et on obéit à son chef d’équipe, à son rédacteur en chef, à son directeur de publication etc…


    • Alfred Le 12 mai 2017 à 11h57
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      98% d’accord avec vous. En particulier sur la suppression de toutes les aides aux médias. Les 2% c’est: 1- Le canard laquais n’est pas plus indépendant que les autres en dépit de sont autonomie financière certaine (son aisance même): il dépend au minimum d’un réseau de renvois d’ascenseurs et de d’informateurs pas du tout désintéressés bien au contraire. Sa partialité (et le mot est faible) sur bien des sujets n’est plus à démontrer. Sa cécité forcenée sur d’autres sujets est encore plus dérangeante. 2- quand on pense “journalistes” on pense à une infinité de petites mains serviles à la pensée confortablement compatible avec la source du pognon certes (cela pourrait s’accepter). Mais beaucoup n’usent d’aucune résistance passive et bien au contraire utilisent avec zèle et application des méthodes déloyales et malhonnêtes (amalgames, gros mensonges, etc..). Il n’y a qu’à voir deux “pures players”, l’un racheté par un milliardaire, l’autre soit disant “indépendant”, pour ressentir un mépris qui ne se limiterait pas qu’aux chefs à plumes télévisuels. Il y a des degrés dans la collaboration et dans les manières de faire, qui sont souvent très vites franchis sans même y penser.
      Sans attendre qu’ils soient tous des héros comme Denis Robert, on pouvait espérer récemment encore qu’il s’en trouve un ou deux de plus qu’Hervé Chambonnière pour s’intéresser aux accusations portées sur Bayrou (par exemple).


      • Learch Le 12 mai 2017 à 14h04
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        A propos du volatile, j’ai bien écrit “à peu près” 😉

        Tiens, au fait, on a des nouvelles de la provenance des dossiers sur Fillon fournis au Canard ? :-)))


        • s Le 12 mai 2017 à 19h26
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          Et j’avais répondu : « De Bercy, non ? »


    • Jac Le 12 mai 2017 à 12h16
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      Sur la 1ère chose à faire : peut-être

      Sur la seconde, pourquoi pas.

      Je suis d’accord qu’on entend bien souvent par “journalistes” les seuls “visibles”, mais les seuls disponibles pour accepter de participer régulièrement à des débats télévisés faussés par la superficialité imposée par le temps de parole : “disponibles” parce que ce sont ceux qui écrivent le moins en réfléchissant beaucoup…. (le temps de la réflexion et d’une réelle analyse étant bien plus long que celui d’un rapport). Quand on dit “journalistes” on ne parle aussi que des journalistes d’investigation… c-à-dire ceux qui analysent à la place des lecteurs. Très commode pour les lecteurs.

      Mais il y a aussi un autre moyen (parmi tant d’autres) :

      Que la presse cesse de faire son métier de la même manière que tous ses concurrents : il y aurait peut-être moins de “duplicatas” et donc de concurrence acerbe où ne deviennent concurrentiels (mais ceux-ci idem de moins en moins) que les prix des abonnements….
      Itou toute industrie où ne prime que le prix le plus bas.

      Mais on ne peut pas à la fois être accaparé par le besoin impérieux de survivre et réfléchir sur de nouvelles idées….


      • Alfred Le 12 mai 2017 à 12h39
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        Merci. J’ajoute pour avoir voulu tenter l’aventure de la presse papier que la plus grosse barrière à l’entrée est l’organisation de la distribution qui impose artificiellement une trésorerie de malade. Et c’est bien voulu pour éviter la création de titre concurrents qui pourraient faire de l’ombre en faisant.. simplement autre chose. (les seuls titres nouveaux qui ont marché sont des titres qui ont fait différemment ET qui sont des mensuels (trésorerie moindre -ce qui est contre intuitif)).


        • Jac Le 12 mai 2017 à 14h49
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          Oui. Tout éditeur de journaux doit passer par des sociétés de distribution, lesquelles coûtent évidemment comme tous les intermédiaires.
          Ce pourquoi les journaux pour tenter de rester indépendants sont tributaires des abonnements (dont le distributeur est la poste) mais avec les inconvénients de devoir toujours, pour rester “concurrentiels”, offrir les prix les plus bas qui, de ce fait, sont de moins en moins rentables et obligent à se plier à la “duplication” de la concurrence : c’est un cercle vicieux.
          C’est pourquoi aussi les journaux passent de + en + par internet, plus direct et moins coûteux; mais avec les inconvénients qu’on connaît pour peu qu’on y réfléchisse. Inconvénients entre autres de la volubilité et de la non fidélité qu’internet engendre, avec des articles qui provoquent plus la réaction que l’action (l’action étant la réflexion qu’engendre en principe une information) : Ce qui oblige les journalistes eux-mêmes à être réactifs…. Donc à abonder toujours dans le même sens… C’est aussi un cercle vicieux.
          Mais tout cercle vicieux a une faille…..


          • Jac Le 12 mai 2017 à 15h07
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            J’ajoute,
            “trouver des idées” était mon métier. Et je sais par expérience qu’on ne trouve réellement une idée nouvelle que par hasard (sinon ce n’est plus une idée mais un calcul, ce qui est très différent, et un calcul part toujours d’un objectif à atteindre, alors qu’une idée part d’un fait -donc du hasard- qui incite à la une réflexion dont l’aboutissement est rarement ce qu’on cherche)
            Je sais aussi que pour trouver de nouvelles idées grâce au hasard, il faut provoquer ce hasard (ex. le “gaspillage” nécessaire à toute créativité mais qu’aucune entreprise “calculatrice” ne veut à présent assumer).


  21. peyo Le 12 mai 2017 à 11h31
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    Article verbeux mais pas très convaincant. celui-ci l’est davantage, à mon sens.
    https://networkpointzero.wordpress.com/


  22. koikoi_koi Le 12 mai 2017 à 11h51
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    Rassemblez des élites politiques, économiques, culturelles et médiatiques cooptées autour d’un bon repas le dernier mercredi du mois à L’Automobile Club de France et laissez tout ce beau monde établir le “Zeitgeist”… J’appelle ça des comploteurs à l’insu de leur plein gré.


  23. Tikehau Le 12 mai 2017 à 11h59
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    L’affaire Fillon est sortie pendant la campagne présidentielle…

    Hamon c’est trouvé désigné à l’insu de son plein gré…

    La loi électorale sur les temps d’antenne des candidats a été baffouée…

    Citez moi une seule personnalité, autre qu’Emmanuel Macron, qui ait fait l’objet d’une campagne médiatique massive pendant près de deux ans sans avoir jamais été élu et sans avoir fait la moindre campagne politique personnelle ?

    Tout ceci relève donc du hasard et de l’action de journalistes qui, à l’insu de leur plein gré, ne sont ni des marionnettes, ni des …

    Faudrait quand même pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages.


    • Learch Le 12 mai 2017 à 13h58
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      Oui, on en avait le ressenti et maintenant le brouillard commence à se dissiper : cette élection présidentielle a été un “coup d’état” des pro-UE-OTAN-USA-friendly. [modéré], soutien de Sarkozy a Fillon après la sortie des affaires, etc Même les poignées de mains lors de la cérémonie du 8 mai entre Hollande/Macron/Sarkozy semble avoir une interprétation nouvelle….(ce n’est pas avec ce commentaire que le site de notre cher hôte va remonter dans l’échelle du Décodex ;-))

      La création de ce mega-parti centriste avec des anciens du PS et des LR en est la concrétisation.

      Reste un problème : si seul les extrêmes soutiennent l’idée de la sortie de l’Euro et/ou de l’UE, JAMAIS ces idées ne l’emporteront car JAMAIS un parti extrémiste ne gagnera (que ce soit Le Pen ou Mélenchon).

      Donc reste de part et d’autre du camembert/paysage électoral, une très fine portion qui pourrait gagner dans 5 ans : la ligne PS d’un Montebourg, la ligne LR d’un Guaino ou de l’UPR. Ce ne sont actuellement que des embryons (Montebourg et Guaino sont même hors-sol !), 5 années seront trop courtes pour augmenter le mouvement, donc 2027, peut-être… Mais d’ici là ceux qui gèrent l’UE auront fait couler leur navire (l’Allemagne en tant que capitaine) à cause d’Euro mal conçu…

      Ce sera donc trop tard, le bien pour eux, le mal pour nous, sera fait : en 2027, les riches seront redevenus riches, les pauvres, pauvres. Sur le continent européen, le XXIe siècle sera le XVIIIe. En marche vers le passé.


      • Learch Le 12 mai 2017 à 14h14
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        La question importante est : mais pourquoi tenaient-ils tant à ce qu’un Macron soit à la tête du pays ? (mis à part les appâts du gain cour-termistes)

        Forcer la France à enfin faire les réformes qui plairont à Angela/Wolgang et qui obligera l’Allemagne à entrer (ou pas…) dans le fédéralisme européen, puisque le fait que la France ne se réforme pas est le motif de refus principal ? (et qui dit fédéralisme dit vassalisation encore plus prononcée envers les USA)

        Lutte des classes ?

        Les deux ?

        Réponses dans les cinq années à venir…

        En attendant, habituons nos estomacs à manger Mac Do ;-))


  24. Hyac Le 12 mai 2017 à 12h11
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    Pour peyo,
    Un grand merci pour l’article que vous avez recommandé. Il serait opportun que tous les participants à Les Crises lisent cet article et le gardent en référence.
    J’ai, modestement, le fort sentiment que nous sommes arrivés à un moment où ce ne sont pas seulement les partis qui ont volé en éclats mais simplement notre liberté.


  25. Alfred Le 12 mai 2017 à 12h22
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    C’en est à se demander si au contraire les medias institués ne le sont pas avant tout le plus souvent contre l’intérêt public.
    Regardez un peu le conte qui vient: Macron “l’homme seul” fait un pari: il présente des nouveaux au législatives au lieu d’adouber les candidats des partis du passé. Quel courage! (dit journaliste). Il a pas intérêt! (pensent les citoyens). Malheureusement il omet de présenter des candidats devant quelques pointures euro-americano-compatibles.
    A l’inverse France Insoumise présente dans ma circonscription un type au charisme d’huitre dont la profession de foi n’est qu’un vide abyssal pendant que le grand chef va poser ses fesses au chaud sans danger. En face le député sortant se représente sans étiquette (ses affiches reprennent les couleurs du club de sport local (allez allez allez) en se gardant bien de crier sur les toits qu’il est compatible avec tout (même avec l’idée de se mettre en marche – chuut). Là j’ai une pensée pour ceux qui nous disaient de voter pour sauver la république mais qu’aux législatives on allait tout renverser (c’est là que ça se joue disaient ils). ou pas. (il fallait taper deux fois)
    Bref dans deux mois, notre jeuneot a sa majorité. Quel coup de théatre! Quel homme (les journalistes en choeur). Moitié De gaule moitié Mitterand moitié Pompidou moitié Kennedy même! (à part le journaliste éco, savent pas compter). Et nous comme des c… sur le bord de la route.


  26. Louis Robert Le 12 mai 2017 à 12h27
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    “… Macron. Il a bénéficié d’un concours de circonstances inimaginable… Saisissant l’occasion aux cheveux, les forces conservatrices se sont jetées sur Macron pour le mettre en selle.”

    ***

    “Comme en termes galants ces choses-là sont mises!”, dirait Molière.

    Allons… avant tout, le rôle des médias n’est qu’accessoire.

    Le coup du Macron, classique dans la tradition politique française, se prépare depuis très longtemps. Il a été savamment orchestré depuis des lunes et se poursuit. “ON” (l'”establishment” français que l’on ne veut pas voir et dont on ne veut surtout pas parler) nous prépare une nouvelle “révolution” française, mais au visage “populiste”, cette fois, sans qu’elle dise son nom. Le bon peuple a besoin qu’on lui souffle ” ce qu’il DOIT penser” de tout ça. Or “les acteurs de l’Histoire qui créent leur propre réalité” (Karl Rove) ont décidé de s’en charger… et ils le font magistralement. Il ne nous reste plus qu’à étudier ce qu’ils font, mais nous n’avons même plus ce courage. D’où ce “concours de circonstances inimaginable”… ☺️


  27. petitjean Le 12 mai 2017 à 12h40
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    cet article tente-il de disculper les journalistes de leur immense responsabilité dans l’effondrement de la démocratie ?

    Il suffit de relire la Charte des journaliste pour mesurer à quel point cette profession trahit, non seulement cette charte mais aussi et surtout l’opinion

    A partir du moment où l’information sur les FAITS n’est pas garantie
    A partir du moment où tous les journalistes disent la même chose
    A partir du moment où les journalistes ne respectent aucun principe de neutralité
    A partir du moment où les journalistes ne s’imposent pas le principe démocratique du pluralisme

    Il n’y a plus de démocratie !

    Les médias avec leurs journalistes sont en mission pour un projet qui n’a jamais été soumis à l’approbation du peuple

    Médias et journalistes ne sont plus que des agents de propagande


    • petitjean Le 12 mai 2017 à 16h23
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      « « le pire ennemi de la liberté de la presse, ce sont les journalistes ». »


  28. Gonzo Le 12 mai 2017 à 13h21
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    Mouais, peut être, c’est pas comme si l’on avais pas eu le referendum de la constitution, ou un tout sauf Sarko, ou encore un vive DSK suivi du: c’est un complot, ni même des frondeur, de la coupure entre PS et les vert, ni même de l’effondrement des partis.

    Alors peut être que oui par hasard, macron porté par un certain pouvoir profond c’est venger des frondeurs, des verts, de DSK, de la création européen, et tant qu’on y est d’eux même.

    La suite sera les législatives, et, sûr que Macron aura majorité, sûr mais sûr de sûr.

    En marche vers le fédéralisme, l’objectif de Bruxelles c’est le droit de veto qu’a la France.


    • Chris Le 12 mai 2017 à 14h37
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      “l’objectif de Bruxelles c’est le droit de veto qu’a la France”
      et l’appropriation de la bombe, puisque le Royaume Uni quitte les rangs…
      Gros comme une maison.


  29. monfionsurloire Le 12 mai 2017 à 13h50
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    N’importe quoi. Les média ne sont pas un contre pouvoir, ils sont le pouvoir n°1. Ce sont eux qui fabriquent les esprits, qui modèlent la population. L’objectif est de faire accepter à la population tout ce qui permettra d’assoir encore plus leur pouvoir. Adam Weishaupt dans Considérations sur le gouvernement mondiale secret et l’avenir (1791) l’explique très bien : pour prendre le contrôle d’un pays il faut prendre le controle de l’esprit des gens et donc en priorité infiltrer les organismes qui forment l’esprit des gens. A l’époque il recommande d’infiltrer les universités. Aujourd’hui on peut parler de toute l’éducation et des médias. Internet est en train d’être envahi. Vous verrez, à l’avenir, les sites des journaux qui n’acceptent aucun commentaire sans être enregistré seront magiquement plus ouverts… car protégés par des armées de trolls payés à faire le sale boulot. C’est déjà le cas mais ça se développe doucement.


  30. Logic Le 12 mai 2017 à 14h02
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    Comme Vénus sortant des eaux Macron est sorti du “bain idéologique ambiant” néolibéral et globaliste, dans lequel baigne nos sociétés.
    Ensuite il a pu s’y ajouter ici des complots et là de la chance.


    • Homère d'Allore Le 12 mai 2017 à 21h59
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      Oui, il y a un bain idéologique.

      Oui, il a fallu à Macron “de la chance”.

      Mais surtout, Macron a bénéficié de réseaux très puissants.
      D’abord la French American Foundation dont il fut un Young Leader en 2012, en même temps que le Premier ministre pressenti Édouard Philippe.

      https://frenchamerican.org/youngleadersclasses

      Quant à Édouard Philippe, voilà aussi un type qui sait travailler son entregent

      http://www.bilderbergmeetings.org/participants.html

      Comme l’écrivait Baltasar Gracian dans “l’Homme de Cour”, ce chef-d’oeuvre, “Le plus court chemin pour devenir grand personnage est de savoir choisir son monde”.


  31. Claude Le 12 mai 2017 à 14h03
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    “Un jour l’image aura le dernier mot”
    https://youtu.be/5VdqSwRB2Hc


    • Louis Robert Le 12 mai 2017 à 14h49
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      Merci, Claude.

      J’aime bien comme on voit encore une fois, ici, la difficulté qu’ont ces gens à écouter ce que cet honnête homme a d’extrêmement pertinent et lourd de conséquences à dire, sans l’interrompre pour faire dévier le propos en le dénaturant. Conditionnées comme elles le sont, ces créatures semblent constamment éprouver le besoin irrépressible de crier: de grâce, “cachez cette réalité que nous ne saurions voir!” — Et nous en sommes là où nous en sommes… n’ayant encore vraiment rien vu.


  32. moshedayan Le 12 mai 2017 à 14h50
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    Lecrabe : votre évaluation , je la partage.
    J’ajoute ce soupçon, désolé d’être taxé par certains de “complotiste”; cet homme – Macron a été avancé parce qu’il répondait parfaitement aux intérêts de l’oligarchie française et à l’équipe du président Hollande, en raison de l’intérêt vital qu’il y a à ne pas révéler les “ombres” de ses directives en Syrie, sur le terrorisme et sur les événements à Maïdan avec Fabius, voire même, sur ce que savent les renseignements français dans l’affaire du MH17.
    Tout sera fait pour qu’il n’y ait pas de commissions d’enquêtes, grâce à un Parlement “godillot” ou avec des “députés jeunots”.
    Et je ne crois pas du tout que le Canard enchaîné s’attaquera à ces dossiers sous le quinquennat de Macron.


  33. Jac Le 12 mai 2017 à 16h22
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    Pour répondre à nombreux commentaires qui ne voient dans la presse que “complot macroniste” et consorts (c’est fatigant) :

    Ce ne sont à mon avis que réactions hâtives et toute réaction voile la lucidité.

    Je ne crois pas une seconde qu’on doive y voir là “théorie de complot”
    quand bien même la presse a toujours fait partie des calculs machiavéliques de tout manipulateur comme le sont les dictatures par ex ; mais pas que, la presse n’étant qu’un moyen comme un autre : la culture, l’école, l’alimentation, la mode …etc aussi… De tout temps.

    Trop commode, trop facile, trop paresseux de crier “au loup”.
    Cela devient un bourrage de crâne insupportable. Lequel “bourrage de crâne” en l’occurrence consiste à accuser le “bourrage de crâne”… (vous ne voyez pas là comme un os ?)


  34. Jac Le 12 mai 2017 à 16h24
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    J’ajoute (ah! les commentaires trop longs !!!!)

    Par le libéralisme, tout le monde peut avoir accès à l’information et à la culture et c’est tant-mieux.
    Qui dit “tout le monde” dit “rentable” (principe même de l’industrie qui, à l’inverse de l’artisanat, vise le plus grand nombre pour se développer financièrement : lapalissade)
    Donc, par le libéralisme, la concurrence va bon train. Et de + en + vite donc de + en + de façon acerbe. Résultat : les plus gros mangent les petits.
    C’est ce sentiment de danger, celui de disparaître, qui provoque les réactions les plus vives de toute part , mais abondent toujours dans le même sens ; ce qui détruit la sagesse. Alors qu’on n’a jamais eu dans l’histoire autant de moyens d’être libres…
    Mais les moyens n’impliquent pas forcément les savoir-faire. Ce progrès est déphasant parce qu’il évolue plus vite que l’adaptabilité humaine. Voilà selon moi le principal problème à résoudre…


    • Jac Le 12 mai 2017 à 16h39
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      Je me fais mes propres commentaires…lol

      Quand je parle de libéralisme, je ne parle pas du néolibéralisme, c-à-dire le libéralisme dont s’est accaparé la haute finance (“les plus gros”). C’est différent.
      Difficile à combattre comme tout système totalitaire.
      C’est donc à nous, citoyens, de nous accaparer du libéralisme. Il serait temps. Nous pouvons en avoir les moyens à condition de se débarrasser des vieilles comptines.


      • Jac Le 12 mai 2017 à 16h44
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        Et je ne suis pas “macroniste”. Au contraire, il fait l’objet de mes nombreuses critiques, que je lui rapporte d’ailleurs directement : vive ma liberté de pouvoir le faire….


  35. petitjean Le 12 mai 2017 à 16h49
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    « La propagande est à la démocratie ce que la matraque est à la dictature. » [Noam Chomsky]


  36. petitjean Le 12 mai 2017 à 16h53
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    1. À New York, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880, le célèbre journaliste John Swinton se fâche quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse :
    « Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »
    (Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)


  37. petitjean Le 12 mai 2017 à 17h02
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    Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ?

    S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’État, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours.

    Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978


  38. Learch Le 12 mai 2017 à 18h03
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    Lorsque l’on parle des journalistes, du journalisme, il y a toujours une grande absente, une entreprise dans laquelle TOUTES les rédactions françaises (radio, télé, imprimés) piochent des informations, parfois en copie-collent des textes, parfois des dossiers entiers : l’AFP.

    Bizarre que personne ne s’interroge sur le fonctionnement de cette agence… Qui la dirige ? Comment est définie sa ligne éditoriale ? Qui sont les journalistes qui la compose, d’où viennent-ils ?etc etc


  39. Shirmek Le 12 mai 2017 à 18h23
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    “il refuse de faire des journalistes des pantins soumis aux ordres, (…) les journalistes tiennent, peu ou prou, le même discours car ils pensent tous, peu ou prou, la même chose, et qu’ils viennent tous, peu ou prou, des mêmes milieux”.

    C’est ce que répètent les bourdieusiens depuis des décennies, et c’est ce que je me suis longtemps dit. Jusqu’à ce que Dupont-Aignan nous révèlent ses échanges de sms avec Dassault :

    SD : Le boycott de mon journal n’est que la conséquence de ton attitude contre Fillon et ce n’est pas restant dans ton coin que tu y arriveras mais en étant dans une équipe gouvernementale. Il vaut mieux manger une soupe que du pain rassis.

    NDA : – Je suis scandalisé que tu assumes ce boycott.

    SD : – Cela n’arrivera plus quand tu cesseras de combattre Fillon.

    NDA : – C’est de la censure.

    SD : – Si tu changes d’avis, il n’y aura plus de censure je te le promets.

    Ah ben en fait, pas besoin d’invoquer des nécessités sociologiques structurantes, le passage par les mêmes écoles, et tutti quanti. Dassault donne ses ordres aux journalistes du Figaro, point-barre.


  40. olympi Le 12 mai 2017 à 18h24
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    Ne jamais oublier que le travail du journaliste est de vendre du papier et de la publicité. La vérité n’est qu’une matière première, dans la quelle il pioche, choisit, résume, manipule, déforme, répète.

    Ne consommez pas de la presse, chercher vous même la vérité.


    • Jac Le 12 mai 2017 à 19h14
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      Faux.
      Le papier n’est que le support. Autrefois le support était le parchemin ou la terre glaise. Moins pratique.
      La publicité n’est qu’un moyen parmi d’autres de financer, quand les abonnements ne suffisent plus et quand la “gratuité” ne permet pas d’assurer les salaires.
      Ici par exemple, nous “commentons” gratuitement, donc si publicité il y avait ce serait tout bonus pour le site…. Ce n’est pas le cas (à part Onfray qui a fait sa pub…)
      Mais nous-mêmes, commentateurs libres et gratuits, faisons-nous tous la vérification de nos sources ? Bien sûr ce n’est pas notre métier, aux journalistes oui. Mais nous nous exprimons aussi donc nous “informons”….
      Et puis, “La vérité”, c’est un peu court non ? Quand on reproche aux journalistes de ne parler que d’une seule voix comme s’il n’y avait qu’une vérité, peut-être il serait bon de ne pas faire ce qu’on leur reproche….


  41. Perret Le 13 mai 2017 à 08h09
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    Les familles françaises qui tiennent le gros argent (les Chodron de Courcel par exemple) sont issues des trafics sur les achats de biens nationaux puis sur les fournitures aux armées de la Révolution et l’Empire. Elles sont la moisissure de la Révolution et de l’Empire. Il s’agit donc, historiquement, de la droite de la gauche, c’est-à-dire une partie de la gauche qui lui est consubstantielle et sans laquelle la gauche aurait été éliminée du jeu politique du 19e siècle faute de moyens.
    Quand à la droite, soit elle n’existe que désignée comme telle par la gauche, soit elle est une branche du libéralisme politique apparu au cours du 19e siècle, dont les socialistes sont les héritiers au même titre que les libéraux d’aujourd’hui qu’on pourrait appeler Saint-Simoniens, soit pas du tout, puisque les héritiers des opposants à la Révolution et à l’Empire sont une infime minorité qui refuse la partition droite-gauche.
    Evidemment, si gauche veut dire bon, bien, vrai, beau, il n’y a d’autre définition que celle que renvoie le miroir. La gauche devient alors le regroupement des narcissiques heureux.


    • Alfred Le 13 mai 2017 à 16h31
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      C’est un point de vue. Que diriez-vous vous si on vous disiez que la révolution est une affaire de droite?


  42. some Le 13 mai 2017 à 08h18
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    Une phrase qui me paraît importante, bien que je soit très critique quand à sa candeur à nommer les choses,

    > On fabrique en même temps le barbecue en tôle, le sac de sarments à brûler, les saucisses de porc aux antibiotiques et la famille de classe moyenne qui « s’éclate » à faire des barbecues avec ses amis sur son petit bout de gazon, comme dans une série hollywoodienne.

    Fausser toute libertés et concurrence afin de se placer au milieu de tout. C’est le summum du capitaliste, il n’est plus un fournisseur de produit, il est, comme l’argent, le méta fournisseur des besoins, envies et produits pour une intégration complète de la chaîne de production, ventes, distributions, marketing et même la consommation ect.

    Nous sommes définitivement devenus des sous produits de l’exploitation, lol, un maillon parmis d’autres.

    Ce que j’aime beaucoup la dedans aussi c’est sa simplicité à différencier capitalisme et néo libéralisme.


  43. Hyac Le 13 mai 2017 à 10h39
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    Et il paraît que la démocratie directe” à la Suisse ”n’est pas applicable parce que le pays est trop grand… pourtant chaque région est plus petite que la Suisse! Dans mon petit pays nous devons aussi rappeler au respect du citoyen et ne pas admettre que certains engagements ne soient pas soumis au référendum, comme, par exemple, tous les nouveaux accords bilatéraux !!! En revanche notre démocratie rejette toujours les prophètes et les enchanteurs Merlin.


  44. tchoo Le 13 mai 2017 à 17h52
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    Bien avant l’effondrement de Fillon la presse nous a abreuvé de Macron mais aussi à câliner l”ultra marine et à accumuler toutes les saloperies possibles contre Mélenchon. Et Beauvoir trop de français l’ont suivi, trop frileux pour oser autre chose. D”un coup préparez vous mouchoirs


  45. Moresmau Le 15 mai 2017 à 02h10
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    tous ces commentaires faisant référence aux médias subventionés et soumis,
    ne veulent pas mentioner que Macron parle de préférence aux journalistes de Médiapart.
    Car Mediapart est un journal indépendant.


  46. Pierre Kiroul Le 19 mai 2017 à 08h35
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    La réponse à cet article est dans “Les Crises” :
    http://www.les-crises.fr/bayrougate-2-reactions-apres-l-accusation-demplois-fictifs-contre-bayrou/
    Non, il n’y a pas de presse libre ! Les journalistes libres (les vrais) sont au chômage. “Ou pute ou chômeur”.


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