Bon, ben, a yié, on à la réponse : Tsipras = petit bras – je ne serai pas plus méchant car, je répète, on ne sait pas de quoi nos clowns dangereux ont menacé Tsipras (genre “Grexit => défaut, défaut => blocus de la Grèce (plus de commerce, plus de tourisme, etc). C’est en effet facile d’écrire des “il n’a qu’à claquer la porte” depuis chez soi, mais quand on est en poste face à ces mafieux, je comprends qu’on puisse caler. Mais enfin, dans ce cas, on démissionne à mon sens, et on laisse d’autres loulous vendus signer ce genre de torchon…

=========

Le pire, c’est que Tsipras assume :

“La décision prise aujourd’hui permet le maintien pour la stabilité financière de la Grèce, donne des possibilités de relance. La mise en oeuvre sera difficile”, a prévenu le premier ministre grec Alexis Tsipras, en sortant du sommet marathon qui a abouti à un accord de sauvetage de la Grèce. “Les mesure prévues sont celles votées au parlement grec. Elles renforcent la récession mais j’espère que les 35 milliards d’euros de mesures et la restructuration de la dette permettront aux marchés et aux investisseurs de comprendre que le Grexit appartient au passé” et qu’elles “attireront les investissements nécessaires pour compenser la récession”, a-t-il ajouté.

“D’autre part, le fardeau sera reparti de façon juste. Ce ne sont pas ceux qui ont payé les années précédentes qui vont continuer à payer cette fois-ci. Ceux qui avaient réussi à éviter de payer leur part, paieront”. “Nous continuerons à lutter afin de pouvoir renouer avec la croissance et regagner notre souveraineté perdue. Nous avons gagné la souveraineté populaire, le message de la démocratie a été transmis en Europe et dans le monde entier, c’était le plus important”, affirme-t-il.

“Nous avons évité le projet de transfert des actifs à l’étranger, nous avons évité l’effondrement du système financier, nous avons pu, dans cette lutte très dure, obtenir une restructuration de la dette et un financement à moyen terme”, a énuméré le premier ministre grec.

“Je souhaite remercier tous mes collaborateurs car ensemble nous avons lutté jusqu’au bout”.

Car le problème, c’est que JAMAIS Tsipras n’a dit qu’il voulait quitter l’euro, bien au contraire, et beaucoup de sondages montrent que les Grecs ne le veulent pas non plus (après le “Syndrome de Stockholm“, le Syndrome d’Athènes !)- alors dans ces conditions, c’est sûr qu’on ne peut qu’aboutir à ça…

Par ailleurs, en tant que contribuable Européen, je me permets d’indiquer que je refuse qu’on donne prête ou garantisse 1 € de plus à la Grèce – le tout pour qu’elle puisse garder une monnaie totalement non adaptée à son économie, et des politiques qui vont continuer à la détruire…

L’intérêt de tout ceci est que cela va obliger les rêveurs européistes d’une “autre Europe sociale la chance” à se prononcer : ou accepter l’existant, ou quitter l’euro, désormais clair instrument politique oligarchique visant à empêcher toute alternance.

Bref, “l’euro néolibéral, tu l’aimes ou tu le quittes, mais tu ne le changeras jamais.” CQFD.

À suivre, donc – vu qu’on n’a rien résolu, nos dirigeants ne sachant que créer toujours plus de dettes sans jamais avoir le courage de régler les problèmes issus des lâches décisions précédentes…

La belle “Europe la chance”… :

* La Grèce adoptera d’ici le 15 juillet des mesures de simplification de la TVA et en élargira l’assiette, réduira les retraites et l’institut de la statistique Elstat deviendra indépendant.

* La Grèce réformera d’ici le 22 juillet son système judiciaire civil et mettra en oeuvre les règles de l’Union monétaire sur le renflouement des banques hors appel aux finances publiques (“bail-in rules”).

* La Grèce demandera une poursuite du soutien du FMI à partir de mars 2016.

* La Grèce fixera un calendrier clair pour mettre en oeuvre les mesures qui suivent:
– Réforme ambitieuse des retraites.
– Réforme de l’activité économique, autorisant notamment le travail du dimanche et touchant en particulier les pharmacies, laiteries et boulangeries.
– Privatisation du réseau de distribution électrique.
– Réforme des règles de négociation collective, du droit de grève et des licenciements collectifs.
– Renforcement du secteur financier, notamment en prenant des mesures sur les crédits improductifs; suppression des interférences politiques.

* La Grèce devra également:
– Mettre en oeuvre des mesures de privatisation, en transférant notamment des actifs à un fonds indépendant basé en Grèce qui devra planifier une collecte de 50 milliards d’euros d’actifs dont les trois quarts seront utilisés pour recapitaliser les banques du pays et réduire la dette.
– Réduire le coût de la fonction publique et réduire l’influence qu’a sur elle la sphère politique. Les premières propositions en la matière devront avoir été transmises d’ici le 20 juillet.
– S’assurer d’obtenir l’accord des créanciers pour les textes législatifs d’envergure avant de les soumettre à référendum ou au Parlement.

Les critères ci-dessus sont le minimal exigé pour que s’ouvrent des négociations avec les autorités grecques sur les points suivants:
– Les besoins de financement sont situés entre 82 et 86 milliards d’euros et une décision sur une nouvelle aide s’impose d’urgence au vu de besoins de financement de 7 milliards d’euros d’ici le 20 juillet et de 5 milliards d’euros d’ici la mi-août.
– Un éventuel nouveau programme du Mécanisme européen de stabilité (MES) devra intégrer l’apport d’un matelas fonds propres de 10 à 25 milliards d’euros pour les banques.
– Un reprofilage de la dette éventuel mais pas de décote nominale.

… et donc une défaite pour la Grèce, on est d’accord…

Grèce : Alexis Tsipras face à une crise politique interne

13 Juil. 2015, 09h15 | MAJ : 13 Juil. 2015, 10h54

Le premier ministre Alexis Tsipras a obtenu le soutien de l’opposition grecque dans les négociations avec les créanciers, mais au prix de dissensions internes à son parti Syriza.
C’est la Démocratie en Europe ça…

Comme pour tenter de la rassurer, il s’est d’ailleurs adressé à sa majorité ce lundi matin : « Nous avons évité le projet de transfert des actifs à l’étranger, l’asphyxie financière. (…) Nous avons pu obtenir une restructuration de la dette et un financement à moyen terme. Nous savions que ce ne serait pas facile. Mais nous avons obtenu beaucoup de choses pour un changement nécessaire », affirme le Premier ministre grec. Le parlement d’Athènes devrait se réunir ce lundi et son avis est attendu, tous ses membres n’ayant pas soutenu les négociations menées par Alexis Tsipras, y compris dans son propre camp.

Un total de 251 députés, sur 300, avaient autorisé samedi le gouvernement à conduire les négociations avec les créanciers de la Grèce sur la base de propositions à peine différentes de celles que les électeurs ont rejetées à 61% lors du référendum du 5 juillet.

Ce large mandat, le chef du premier gouvernement de gauche radicale au pouvoir le doit au soutien des deux grands partis qui ont gouverné alternativement le pays depuis 40 ans, la Nouvelle Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste), auxquels s’ajoute celui de la formation de gauche modérée Potami et du parti de droite souverainiste ANEL, membre de la coalition gouvernementale.

Mais pas moins de 17 députés de Syriza, qui en compte 149, ont fait défection, parmi lesquels deux ministres, dont le bouillant ministre de l’Energie Panagiotis Lafazanis, adversaire déclaré de l’euro. 15 autres députés ont affirmé, dans une lettre adressée à M. Tsipras, avoir voté «oui» uniquement pour ne pas gêner le gouvernement. Ils ont prévenu qu’il ne faudrait pas compter sur eux pour entériner les futures réformes exigées par les créanciers. Et les réformes en question devraient prochainement passer devant le parlement grec suite à l’accord trouvé lundi, faisant apparaître au grand jour les dissensions au sein du parti au pouvoir.

Autre défection de taille, celle de la présidente du Parlement, Zoé Kostantopoulou, pasionaria de la gauche radicale et désormais «épine» dans le pied du Premier ministre, comme l’a qualifiée dimanche le quotidien libéralKathimerini. Cette femme de tempérament, qui n’hésite à sortir du Parlement pour se mêler aux manifestations de la place Syntagma, a cependant démenti dimanche soir des rumeurs faisant état de son projet de démissionner.

Il n’empêche : la pression monte sur Alexis Tsipras alors que le texte énumérant les exigences des créanciers, qui a servi de base aux discussions des chefs d’Etat réunis en sommet, a été qualifié de «très mauvais» et même de «monstrueux» par des sources gouvernementales grecques.

Le héros de la Résistance anti-nazie, Manolis Glezos, a déclaré dimanche soir sur la radio Kokkino qu’Alexis Tsipras devait «obéir au mandat que le peuple grec lui avait donné en disant «non» aux créanciers». «Pourquoi négocions-nous avec eux ? Voulons-nous nous coucher ? Pour quelle raison ?» s’est interrogé cette figure de la gauche morale en Grèce. Et sur Twitter, le hashtag #TsiprasLeaveEUSummit (Tsipras, quitte le sommet de l’UE) se répandait.

Une semaine après un référendum à valeur de plébiscite pour le jeune Premier ministre, ce dernier se retrouve donc dans une impasse. Pour la presse grecque, trois options s’offrent à lui : convoquer de nouvelles élections, former un gouvernement d’union nationale ou se contenter de faire le ménage dans son parti en écartant les récalcitrants.

Le ministre de l’Economie George Stathakis a adressé samedi soir une mise en garde aux frondeurs, en rappelant que «si un député n’est pas d’accord avec la politique du gouvernement, il doit se conformer aux règles et s’il est en désaccord profond, renoncer à son siège». A son arrivée au pouvoir, Syriza a fait signer à chaque député un «code de bonne conduite» stipulant qu’en cas de désaccord avec la politique du gouvernement, il devrait rendre son siège au parti, qui nommerait à sa place son suppléant.

Mais pour le journal Kathimerini, Alexis Tsipras n’a pas d’autre choix que de remanier en profondeur son gouvernement. Dans un éditorial intitulé «dernière chance», le quotidien estime que le Premier ministre «a fait le bon choix pour le pays, mais il a sacrifié son parti. La seule solution est la formation d’un nouveau gouvernement qui pourra garantir au pays un avenir européen».

Source : Le Parisien

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Même Le Monde n’arrive plus à mentir

La nuit où l’Allemagne a fait plier Tsipras

Il est 9 heures et c’est un matin blafard à Bruxelles. L’Europe se lève, la Grèce est encore dans la zone euro, mais tout le monde a un peu la gueule de bois. Un accord pour un plan de sauvetage financier de la Grèce a finalement été trouvé, à l’arraché, au bout d’un marathon de dix-sept heures de négociations. Elles ont en fait commencé samedi midi, avec la réunion de l’Eurogroupe (les ministres des finances de la zone euro), qui s’est terminée dimanche midi, juste avant celle des chefs d’Etat et de gouvernement des dix-neuf pays de l’union monétaire. Un accord ? En fait, quelque chose qui ressemble davantage à une reddition complète pour le premier ministre grec, Alexis Tsipras.

En échange de la promesse conditionnée – Athènes devra faire passer trois ou quatre réformes majeures d’ici au mercredi 15 juillet – d’un troisième plan d’aide pour son pays (82 à 86 milliards d’euros), le leader de la gauche radicale, épuisé, humilié, a dû accepter une liste de réformes d’une dureté qui heurte mêmes les fonctionnaires européens – ils évoquent une mise sous tutelle de la Grèce.

« C’est le catalogue des horreurs », écrit le magazine allemand Der Spiegel. Le tout imposé à un chef de gouvernement élu sur un programme anti-austérité, anti-Troïka – Commission de Bruxelles, Banque centrale européenne (BCE), Fonds monétaire international (FMI) – anti « diktat de Bruxelles ».

M. Tsipras va donc revenir à Athènes avec… la promesse que les négociations sur ce plan d’aide vont démarrer. Et c’est à peu près tout. […]

186 réponses à [Nouveau protectorat de Grèce] Le texte du sommet de la zone Euro

Commentaires recommandés

lvzor Le 13 juillet 2015 à 14h11

“Il a été encore plus rapide que “mon ennemi n’a pas de visage””

Hollande a mis beaucoup moins de 6 mois pour renoncer totalement à la moindre éventualité d’émettre l’idée qu’on pourrait faire en sorte de suggérer d’entreprendre des pourparlers en vue d’envisager la possibilité conditionnelle de poser la question de l’opportunité de se mettre en position d’aborder informellement l’idée d’une tentative de consultation pouvant mener, à terme, à l’évaluation optionnelle d’une question sur ce que pourraient être les prémisses d’une renégociation du traité de Lisbonne…

  1. rabin Le 13 juillet 2015 à 13h38
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    Faut pas chercher d’excuses. Il a été encore plus rapide que “mon ennemi n’a pas de visage” pour trahir le vote démocratique et là c’est lui-même qui l’avait provoqué.
    Le Grec pensait avoir De Gaule, il se réveille avec Pétain.


    • lvzor Le 13 juillet 2015 à 14h11
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      “Il a été encore plus rapide que “mon ennemi n’a pas de visage””

      Hollande a mis beaucoup moins de 6 mois pour renoncer totalement à la moindre éventualité d’émettre l’idée qu’on pourrait faire en sorte de suggérer d’entreprendre des pourparlers en vue d’envisager la possibilité conditionnelle de poser la question de l’opportunité de se mettre en position d’aborder informellement l’idée d’une tentative de consultation pouvant mener, à terme, à l’évaluation optionnelle d’une question sur ce que pourraient être les prémisses d’une renégociation du traité de Lisbonne…


      • Paco Le 13 juillet 2015 à 18h15
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        Hollande n’y a jamais cru.
        Hollande est Charlie. OK.
        Hollande n’est pas Assange. Donc acte.
        Hollande sera-t-il Snowden? Humour.
        Mais alors, Hollande serait-il Tartuffe?


        • lvzor Le 13 juillet 2015 à 18h51
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          Hollande, contrairement à Snowden, est toujours en fonction.


    • Romuald Le 13 juillet 2015 à 14h36
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      On ne peut pas négocier avec de vieux requins en commençant par dire que l’on utilisera en aucun cas la seule arme que l’on a ! Dés le début et jusqu’à aujourd’hui, Tsipras a été très clair : On ne sort pas de l’Euro.
      Alors, si l’on ne sort pas de l’euro on reste dans le cadre des traités qui organisent, faut-il le rappeler la guerre de tous contre tous et non la solidarité de chacun avec son prochain.
      Par ailleurs, le discours qui consiste à dire que les baltes ou les slovaques sont plus pauvres que les grecs et que donc ils ne doivent pas les aider est absurde. La solidarité c’est chacun paye selon ses moyens chacun reçoit selon ses besoins . C’est pourtant ce que l’on peut entendre à l’est et au nord du Rhin.

      Et puis gardons à l’esprit que Tsipras et quand même à droite de Lecanuet…


      • Doumeche D. Le 13 juillet 2015 à 19h42
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        Tout à fait, nous avons faire à des amateurs inconscients, de vrais irresponsables.
        Quand on demande un restructuration de sa dette et qu’on a affaire à des gens comme les allemands qui ont fait payer par le reste de la communauté leur protection, leur réunification et le reste que je tairais par charité chrétienne,
        on ne vient pas à la table des négociations en disant de toute façon on va se coucher.

        La leçon de l’histoire est que si l’on veut restructurer sa dette, on doit pouvoir faire défaut, battre sa propre monnaie et l’avoir en stock, et avoir des comptes corrects.

        Et que si l’union monétaire n’est pas apte a faire des transferts financiers suffisants, il faut en prendre acte.


    • Vladimir K Le 13 juillet 2015 à 17h20
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      Mais ni vous, ni moi n’étions présents lors des négociations. Jeter la pierre à Tsipras, c’est facile, car ce n’est ni vous, ni moi qui avons la responsabilité de tout un pays. Il n’était pas obligé de lancer un référendum, peut-être qu’il espérait que ça donnerait plus de poids à une Grèce très affaiblie.

      Et puis, n’oublions pas que Tsipras était seul contre tous à Bruxelles.

      Mais concrètement, qu’est ce qui s’est dit à ces négociations ? La Grèce n’est pas la Russie. Si une sortie de la Grèce de la zone Euro, ou même de l’Union Européenne est assortie de sanctions économiques et diplomatiques – et on sait que Bruxelles / Strasbourg en est capable, la Grèce ne survivra pas et aura tout perdu. La seule arme qu’avait Tsipras était à double-tranchant, et aurait pu se retourner contre le peuple grec avec une violence inouïe.

      Mais l’autre défaite, c’est la nôtre : nous qui commentons de chez nous, et qui laissons faire. Implicitement, nous acceptons cet état de dictature, et conspuons ceux – agriculteurs, routiers, etc. – qui osent critiquer le système, parce que les manifestations dérangent notre petit quotidien.

      Alors Tsipras, petit bras peut-être, mais chapeau bas tout de même, car je ne suis pas sûr que j’aurais fait mieux à sa place, place que je n’envie pas.


  2. Patrice Vernet Le 13 juillet 2015 à 13h39
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    Pas facile de reconnaitre clairement qu’on s’est fait avoir… Plus que jamais, tout est sous contrôle, et tout le monde s’est fait manipuler dans cette histoire, tout le monde sauf un. Mais on n’a pas le droit de le nommer ici…


    • El Furioso Le 13 juillet 2015 à 14h26
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      > tout est sous contrôle
      C’est un peu vite dit. Le plan a quelques chances de rater très vite (blocage d’un parlement, rébellion en Grèce…) et toutes les chances de rater à moyen terme vu qu’il ne règle rien et aggrave tout.

      Peut-être que cette personne dont on ne peut pas parler ne peut pas envisager que le plan de l’UE va échouer, parce qu’il a une vision idéalisée des administrations bureaucratiques et de leurs capacités, parce qu’il a fait l’ENA…


      • Siblius Le 13 juillet 2015 à 14h37
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        Assez d’accord.
        En effet le plan n’est pas encore adopté, si j’ai bien compris il doit être voté par les parlements d’un certains nombres de pays qui veulent un grexit (Tsipras compte peut-etre la dessus?). D’autre part, si l’économie de la Grèce ne repart pas (et avec les banques fermées encore pour qq temps…) Tsipras pourra accuser, à juste titre, l’Allemagne de l’état de son pays.


      • Patrice Vernet Le 13 juillet 2015 à 14h49
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        Tant qu’on admettra pas que tout cela est piloté de l’extérieur, on ne parviendra pas y mettre de la logique, et on devra se cantoner à des suputations stériles.
        … mais vous avez sans doute raison de dire que rien n’est définitif. L’attitude de l’Allemagne semble montrer les limites de la manipulation, et les peuples pourraient effectivement dire stop.
        Encore faudrait-il qu’ils soient correctement informés !


        • El Furioso Le 13 juillet 2015 à 15h55
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          > Encore faudrait-il qu’ils soient correctement informés !

          Justement, les quelques mois passés et surtout ce week-end ont mis en pleine lumière certains faits que la majorité des observateurs avait du mal à reconnaître jusqu’ici:

          – L’UE c’est la haine entre les peuples, pas l’amitié.
          – L’appartenance à la zone euro est tout à fait réversible.
          – L’UE est une institution dictatoriale.
          – Une “autre Europe” est impossible. Si un parti de “l’autre Europe” est élu dans un pays, l’UE fera la guerre à ce pays jusqu’à ce qu’il rentre dans le rang.

          En un sens vous devriez être content – maintenant c’est les partisans de “l’autre Europe” qui vont avoir du mal à défendre leurs idées sans déclencher l’hilarité générale.


          • dissy Le 13 juillet 2015 à 17h54
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            Vous avez raison mais ils ont bien choisi leur timing en plein été,week-end du 14 juillet pour nous,beaucoup d’européens sont à la plage et je parie que 80 pct ne sont pas ou peu au courant.C’était deja pas facile à suivre d’heure en heure pour nous.Il faut aussi bien se dire que dans chaque pays,beaucoup de gens(vieux surtout)n’ont que le JT pour s’informer,autant dire rien.Et aussi qu’une bonne moitié de la population ne s’intéresse pas du tout à la politique(encore moins étrangère).Reste plus grand monde,c’est malheureusement ça leur force à ces vicieux.


    • téléphobe Le 13 juillet 2015 à 16h08
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      “…on n’a pas le droit de le nommer ici.” : Ah bon ?
      Vous devriez dire que vous ne voulez pas le nommer ici, ce serai au moins peut être sincère ;o)


  3. Feuille de Mars Le 13 juillet 2015 à 13h49
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    (Car le problème, c’est que JAMAIS Tsipras n’a dit qu’il voulait quitter l’euro, bien au contraire, et beaucoup de sondages montrent que les Grecs ne le veulent pas non plus (après le “Syndrome de Stockholm“, le Syndrome d’Athènes !)- alors dans ces conditions, c’est sûr qu’on ne peut qu’aboutir à ça…)

    Les sondages ? Vous faites encore confiance aux sondages ? Jusqu’à la dernière minutes ils ont donné la victoire du oui en Grèce…les 74% de grecs loyaux envers l’euro, je n’y crois pas du tout.


    • Grognard Le 13 juillet 2015 à 14h41
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      “JAMAIS Tsipras n’a dit qu’il voulait quitter l’euro”

      C’est là sa plus grande erreur.Il aurait eu plus de liberté de manoeuvre s’il avait déclaré: ma meilleure solution de repli est de quitter l’€.

      Avec le gvt US en arrière plan cela aurait fait tilt, notamment auprès de ceux formé à Harvard.


      • Nondidjou Le 13 juillet 2015 à 15h57
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        Tsipras n’a pas été élu pour quitter l’Euro, ça ne faisait pas partie de son programme, par contre, c’est la question de cette sortie qui aurait dû être posée lors du referendum!
        Et là, on aurait eu la véritable opinion du peuple grec sur l’Euro!
        Le referendum qu’a proposé Tsipras, je m’excuse, mais c’était un grand n’importe quoi!


        • Grognard Le 13 juillet 2015 à 18h37
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          Dont acte.
          Ceci dit une négociation se prépare, se façonne.
          Le “noyau dur” il faut l’enrober, y mettre quelques couches de points sur lesquels vous savez que vous lâcherez.

          Il y a aussi la méthode de négociation chinoise qui n’est pas mal du tout.

          Vous pouvez être un excellent ministre de ce que vous voulez ; vous n’êtes pas pour autant un fin négociateur.
          Il faut des heures de vol et comme toute chose un tempérament qui s’y prête.

          Je n’ai jamais négocié à ce niveau.
          Néanmoins ce que je peux vous dire c’est que pour une négociation spécifique, pour chaque séance, ma délégation avait une journée pour se préparer et c’est à ce moment que se fait le vrai boulot.

          Ce qui ne vous met nullement à l’abri d’un coup fourré.


  4. dupontg Le 13 juillet 2015 à 13h58
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    j’espere que les grecs vont continuer à faire du commerce hors banques et hors TVA le plus longtemps possible..
    les seules solutions pour echapper à l’esclavage


    • dissy Le 13 juillet 2015 à 17h58
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      C’est une idée la grève de l’impôt et de la tva pour les commerces,comme ça ils pourront dire ben on fait quoi maintenant?Des saignées,on vend le sang des Grecs sur les ‘marchés’?Des camps de travail(ça va plaire à certains ça…)?


  5. romain Le 13 juillet 2015 à 13h59
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    Je ne comprend pas.
    Tsipras dit: “nous avons pu, dans cette lutte très dure, obtenir une restructuration de la dette et un financement à moyen terme”.
    Donc les grecques ont obtenu un plan de restructuration de leur dette ??? Si c’est la cas, alors il s’agit d’une belle victoire !


    • Louise Le 13 juillet 2015 à 14h13
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      Apparemment ils ont obtenu un reprofilage de la dette, car il ne faut pas dire restructuration pour ne pas facher les allemands. Il a fallu qu’un journaliste pose la question pour qu’il consente à le dire du bout des dents.
      Donc on peut dire si cela se confirme que cela est une avancée


      • Eleutheria Le 13 juillet 2015 à 14h18
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        Comme je le dis dans le message précédent, un reprofilage n’est pas du tout la même chose qu’une restructuration, ça ne diminue pas le montant de la dette.


      • Emmanuel Le 13 juillet 2015 à 15h46
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        Une avancée ou bien du vent ? L’engagement non tenu de restructurer la dette, on en parle ?

        Si la notion de référendum avait encore un sens il rappellerait les citoyens aux urnes sur l’euro. Pendant quelques semaines les deux camps pourraient s’exprimer et nous verrions lequel l’emporterait. La peur n’a peut-être pas définitivement gagné, encore faut-il vouloir la mesurer.

        ” Après le syndrome de Stockholm, le syndrome d’Athènes ” : j’y avais pensé mais au point où nous en sommes c’est plutôt de sadomasochisme qu’il faut parler. Attention, pas du SM à la petite semaine, non, là c’est du SM dans la plus pure tradition, avec véritable contrat de soumission – aussi implacable que minutieux -, source intarissable d’humiliations et de supplices quotidiens, et par-dessus tout négocié entre deux parties CONSENTANTES. Car tel est le merveilleux du SM : obtenir le consentement du soumis.

        Le hic de l’histoire c’est que Tsipras a signé au nom d’une nation. Qu’il aille moisir dans le donjon de Merkel, peu m’importe, mais pas la Grèce avec lui.


        • Paco Le 13 juillet 2015 à 19h08
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          Le référendum sur l’Euro est probablement le prochain référendum.
          (et pas qu’en Grèce)
          A n’organiser secrètement, qu’une fois la sortie de l’Euro prête.


      • Jmk011 Le 13 juillet 2015 à 15h50
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        Comme disait Lenine, un pas en avant deux pas en arrière !!


      • DARKSTAR51 Le 13 juillet 2015 à 16h53
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        non, ils ont obtenu le droit de reparler d’un reprofilage en 2022 , en clair ca veut dire “ont vous là mis bien profond”


    • Eleutheria Le 13 juillet 2015 à 14h14
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      À ce jour, ce n’est clairement pas le cas. Tout au plus, ils ont obtenu un engagement à renégocier la dette, mais seulement sur ses échéances et intérêts, pas son capital :

      « Sur la question de la dette, François Hollande a évoqué la perspective d’un « reprofilage » de celle-ci, portant sur ses échéances et ses intérêts. De son côté, Angela Merkel a affirmé que l’Eurogroupe était prêt, si nécessaire, à accorder un « délai de grâce » (délai de paiement) et des échéances plus longues. »

      http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/13/crise-grecque-un-accord-unanime-trouve_4681077_3234.html

      En clair, il n’a pratiquement rien obtenu du tout, si ce n’est plus de dettes, plus d’austérité pour faire encore plus baisser le PIB, augmenter le chômage, etc., jusqu’à la prochaine crise, quand la dette aura dépassé les 200 % du PIB et les échéances de remboursement se feront trop pressantes, malgré le reprofilage éventuel.

      Cela dit, rien n’est encore fait : il faut que divers parlements européens se prononcent, notamment la Vouli. Et on ne sait pas comment le peuple grec va réagir, mais vu qu’ils étaient plus de 60 % à rejeter un plan d’austérité plus modéré, je pense que des émeutes athéniennes ne sont pas impossibles. Pas sûr que dans ce contexte, le gouvernement grec puisse se maintenir au pouvoir assez longtemps pour acter quoi que ce soit.


      • Chris Le 13 juillet 2015 à 15h25
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        Ils avaient déjà eu la même promesse de Merkel en 2010 ! “nous entrerons en matière pour une renégociation de la dette quand vous aurez atteint un excédent primaire”. Condition remplie en 2014 malgré un PIB amputé de 25%.
        Or, casque à pointe à rejeté toute négociation et exige toujours plus de réformes récessives !


    • romain Le 13 juillet 2015 à 14h21
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      oui, c’est bien ca (je viens de lire en detail le compte rendu du sommet): pas de restructuration de la dette, contrairement a ce qu’il dit, mais un ‘possible’ reprofilage de la dette (allongement des maturites).

      Alors un grand BRAVO a Tsipras qui va détruire ce qui reste de son économie par ces lois mortiferes et qui reviendra quémander qqes millards d’euros dans 6 mois – 1 an.
      Egalement un grand BRAVO a Hollande, Juncker et toute la bande pour prêter 80 millards a un pays totalement ruine qui ne peut pas faire face a sa dette actuelle.

      On nage en plein delire !!


      • Serge Le 13 juillet 2015 à 14h53
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        Ben oui ,”reprofilage”,ça fait plus mieux,ça positive …ça ils savent faire :pondre un néologisme pour déguiser la réalité .C’est en permanence que dans cette société,on saute sur les mots ,comme les chats sur une pelote qui bouge,au détriment du fond et de la pensée .
        .Quand ce n’est pas une histoire de mot qualifié aussitôt de “dérapage” par la police de la pensée qui déchaîne les gogos ,c’est le mirage de la novlangue .Mais c’est le même principe .


        • jave Le 13 juillet 2015 à 15h37
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          Oui serge.
          De plus il est intéressant de noter que dans cet accord on parle seulement “d’objectifs ambitieux d’excédents primaires” et plus de 3,5% de PIB en 2018.

          Il fait que six pages le rapport ! WTF ?


      • Paco Le 13 juillet 2015 à 19h02
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        T’inquiete pas Romain, la majeure partie des 80 millards, ne fera qu’un aller-retour à Athènes, elle sera de retour le jour même.

        Maintenant, je serais Tsipras, je préparerais sérieusement le Grexit. Une fois prêt, j’envoie à Wikileaks tout ce que l’ai comme dossier sur l’oligarchie et je fais un défaut total le jour où je décide de basculer sur la nouvelle monnaie après un référendum éclair.
        Les BRICS, peuvent donner un coup de main.

        PS: pour se marrer, il peut utiliser les imprimantes à Euros qu’il a à Athènes. Il n’a qu’a choisir une nouvelle lettre pour les différencier des Euros (attention F comme Fuck est déja pris)


    • jeff Le 13 juillet 2015 à 15h08
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      Il faut ,qu ils adoptent le train de mesures avant mercredi .C est pas gagner ,Syrisa est en ébullition .Tsypras n a plu de majorité au parlement grecs et l anel le parti associé avec Syrisa.
      Ne votera pas le texte.
      Il se retrouve avec 117 voix potentielle sur 300 au parlement.
      l histoire continue ce n est pas fini.


      • Chris Le 13 juillet 2015 à 15h28
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        Serait-ce une manoeuvre pour le faire débarquer et le remplacer par le Gvt technocratique de Juncker qui a déjà pris des contacts durant le référendum ?
        Si j’étais grecque, je m’installerais devant la Vouli et je hurlerai des slogans anti-UE jusqu’à perdre la voix !


  6. Korgman Le 13 juillet 2015 à 14h01
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    Faut arrêter de dézinguer Tsipras. Mettez vous à sa place et dans les conditions qui étaient celles de ces derniers jours. Qu’auriez vous pu faire d’autre ?
    Je ne vois pas Tsipras comme un traître, mais comme une victime qui s’est battue jusqu’au bout.
    Il n’en demeure pas moins que nous assistons à une incroyable atteinte à la souveraineté grecque.
    J’avais aussi envie de dire que cette question nous concerne tous. On aurait du assister à des mobilisations européennes d’ampleur pour soutenir la Grèce. Quand bien même certains penseraient que le problème était strictement grec et non européen, où est passée la morale kantienne : “fais en sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en principe universel”, autrement dit, ne fais pas à autrui ce que l’on n’aimerait pas que l’on te fasse à toi…
    J’ai fait deux manifs de soutien à la Grèce ces derniers jours, nous étions quelques milliers à peine…

    Au moins cette crise aura mis au jour les velléités disciplinaires allemandes, l’irrationalité et la dangerosité de ses dirigeants.


    • téléphobe Le 13 juillet 2015 à 16h12
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      Vous rêvez ou vous êtes sous stupéfiant (télévision ou pilules) ;o)


      • Korgman Le 13 juillet 2015 à 17h12
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        Pourriez vous être plus clair ?


        • Korgman Le 13 juillet 2015 à 22h11
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          Je ne crois pas que Tsipras soit le nouveau Papaandréou. Qu’il se soit trompé de stratégie, c’est probable. Mais celle de Varoufakis était très risquée. Ce que je veux dire, c’est que vous auriez pris n’importe qui, à partir du moment ou Schäuble laissait comme seule alternative grexit ou humiliation, le sort en était jeté. Je le répète, qu auriez vous fait à la place de Tsipras ?

          Quand à “Méchancon” (un minimum de respect serait bienvenu non ? ), il condamne fermement cet accord, contrairement à un Pierre Laurent par exemple, et il a bien raison, tout en apportant son soutien à Tsipras car assurément ce dernier n’aurait jamais signé pour en arriver à une situation pareille je pense.


        • Lamonette Le 14 juillet 2015 à 02h25
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          Flut, vous aviez des espérances.

          Soyez courageux et je le dis avec bcp d’humilité.

          Tout n’est pas encore perdu… pour la France….


        • Lamonette Le 14 juillet 2015 à 03h03
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          Mais pardon de vous avoir présenté ma sympathie……Faut dire que le grand écart entre les deux messages témoignent d’une grande amplitude de mvt.

          Bravo pour votre souplesse….


        • pingouin vigillant Le 14 juillet 2015 à 17h46
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          téléphobe,

          La critique constructive je suis pour, mais “dézinguer” de la sorte le seul politique européen de ce niveau, qui donne la parole à son peuple, est selon moi une erreur, j’aimerais que notre Papandréou Français eut été aussi combatif.

          Personnellement je n’ai rien trouvé à faire pour aider Alexis Tsipras, alors je fais profil bas, mais vous pose la question sans volonté de polémiquer:
          Q’avez-vous fait pour éviter ce résultat aux peuples européens?


      • Paco Le 13 juillet 2015 à 19h11
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        Patience, Comme à la belote, on comptera les points à la fin de la partie.


    • K Le 13 juillet 2015 à 18h26
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      “Qu’auriez-vous pu faire d’autre ?”
      Sapir l’explique très bien : réquisitionner la Banque de Grèce et prendre des mesures pour revenir aux drachmes. Emettre des lettres de creances qui auraient valeur de monnaie en attendant les derniers préparatifs (impression des billets, mise à jour des systèmes informatiques des banques, etc.)
      Quite à y renoncer au dernier moment si la menace effraie Merkel.

      Le problème, c’est que d’entree de jeu, Tsipras s’est mis dans le pétrin en refusant a priori de sortir de l’euro. Il fallait rester dans l’ambiguïté (Varoufakis, expert en théorie des jeux, aurait pu lui expliquer cela). Ça ne sert à rien d’avoir une arme de dissuasion si on prévient son camp et celui d’en face qu’on ne l’utilisera pas quoi qu’il arrive.

      En 2011, les partis traditionnels (PASOC / nouvelle démocratie) avaient accepté les mesures d’austérité(1), avait gardé l’euro(2) mais en contrepartie avait obtenu un défaut sur la moitié de la dette(3).
      Aujourd’hui, Syriza renonce sur les 3 fronts (pour l’euro, ok, ce n’etait pas dans son programme, pour les 2 autres points, c’est une trahison) !

      J’espère qu’un coup de théâtre de dernière minute me fera mentir – (par exemple que Tsipras soit en train de faire samblant de reculer pour gagner du temps pendant qu’il met en place le changement de monnaie dans la plus grande discrétion) – mais j’en doute fort.


      • Korgman Le 14 juillet 2015 à 09h40
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        Oui c’etait la stratégie Varoufakis…
        A partir du moment où Tsipras n’a pas opté pour cette option, les dés étaient jetés. Donc c’est une erreur de stratégie et pas une “trahison” ou je ne sais quoi.

        Le problème de la stratégie Varoufakis en plus d’une dose d’incertitude inhérente à ce genre d’opérations, c’etait l’attachement des grecs a l’euro.


  7. YpLee Le 13 juillet 2015 à 14h02
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    J’avoue que je suis atterré … abasourdi …
    J’y avais cru jusqu’au bout pourtant à un brillant stratagème de Tsipras … au final c’est le pire du pire qui arrive.

    Il n’obtient pas grand chose juste des vagues promesses …
    en contre parti il accorde tout et même plus que ce que le peuple venait de voter contre.
    Je ne sais pas de ce que l’ont menacé les 3 affreux mais il n’a pas clairement pas réussi à mettre dans la balance ce qu’un Grexit signifierait pour l’Europe et l’OTAN.

    A final “l’accord” est vraiment sale, très très sale.
    Un dernier espoir : le parlement Grec mais j’y crois plus trop.

    La je suis vraiment dégouté :-/


    • Louise Le 13 juillet 2015 à 14h14
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      Lorsqu’on fait face à un coup d’état financier, c’est assez difficile de s’en sortir brillamment


      • YpLee Le 13 juillet 2015 à 14h50
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        Oui mais il y a bien un moment ou il a du comprendre qu’il était en train de se faire avoir sur toute la ligne et, à mon avis, il se devait de démissionner.


        • téléphobe Le 13 juillet 2015 à 16h13
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          Entièrement d’accord – il a vraiment trahi le peuple grec.


          • Paco Le 13 juillet 2015 à 19h16
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            Tsipras est probablement un homme d’état.
            Il ne pouvait pas risquer le Grexit sauvage.
            Attendons la suite.
            Tout cela est une poudrière.


    • jeff Le 13 juillet 2015 à 18h15
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      Grève générale en Grèce mercredi 15 juillet!!


  8. Olympi Le 13 juillet 2015 à 14h04
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    Finalement il n’a pas osé franchir le Rubicon, sortir de l’euro.

    Comme le sort de la Grèce ne va pas par miracle s’améliorer, ça sera peut-être la prochaine étape.

    En attendant ça me fait peur, plus on mets de temps à résoudre les tensions, plus elles augmentent, et plus la libération risque d’être violente, comme un tremblement de terre.

    Rah la la on y avait cru, vivement la prochaine saison de Game of Euros.


  9. Rosine Le 13 juillet 2015 à 14h05
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    je participais à un stage quand quelqu’un a dit: “Il y a mille façons de tuer quelqu’un, la plus propre est de le passer par les armes!”
    Elle me revient en boomerang après cette lecture!


  10. El Furioso Le 13 juillet 2015 à 14h07
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    Quatremer a oublié de mettre dans ses messages le #ThisIsACoup très en vogue sur Twitter depuis hier soir. C’est ballot vu que c’est justement ce qu’il explique.


  11. Bardamu Le 13 juillet 2015 à 14h08
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    Bien facile de donner des leçons. Comme le dit Olivier, on ne sait que ce qu’on veut bien nous dire la Grèce ne pèse rien et n’a aucun gouvernement allié dans cette histoire. La seule marque de solidarité venant de la Russie.


  12. georges glise Le 13 juillet 2015 à 14h13
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    tsipras ne voulait pas sortir de l’europe ni de l’euro, il s’est donc aligné sur la social-démocratie euro péenne; si une partie de sa majorité ne le suit pas, il aura avec lui le pasok et le ppe. il a mangé son chapeau, et ce sont les grecs qui paieront!


  13. Yaplus Le 13 juillet 2015 à 14h15
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    “l’euro néolibéral, tu l’aimes ou tu le quittes, mais tu ne le changeras jamais.”

    Absolument, et les opinions publiques (grecques notamment) qui aspirent à autre chose que le néolibéralisme, mais qui ne veulent pas quitter l’euro, ont tout intérêt à prendre ça en compte. Sinon, ils portent au pouvoir des partis dont ils ne savent pas ce qu’ils feront lorsque, au pied du mur, ils devront choisir entre l’exit et l’austérité.

    Car l’Allemagne ne peut que gagner les bras de fer dans un environnement de règles qui ont été faites pour elle.

    Lordon disait son dernier billet:
    “Le droit des Allemands de ne pas vouloir voir enfreintes les règles auxquelles ils tiennent par-dessus tout est finalement aussi légitime que celui des Grecs à ne pas être précipités aux tréfonds de la misère quand on les leur applique.”

    Refuser de poser le problème de l’euro en terme binaire, c’est s’y soumettre comme l’a fait Tsipras. Il n’existe pas d’autre euro possible.

    PS: (ça me démangeait)

    Alors, ça y est ? Peut-on dire que Tsipras a capitulé sans que des commentaires déclarent cette pensée comme étant débile ?

    In Memoriam, http://www.les-crises.fr/tsipras-capitule-capitule-pas/#comments


  14. Eric Le 13 juillet 2015 à 14h16
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    Les tentatives d’unification de l’Europe ont été nombreuses. Toujours militaires. Celle des romains. Celle de Charlemagne. Celle de Napoléon, Hitler… Elles étaient au service d’un peuple ou d’une idéologie. Souvent ces essais d’unification n’étaient que volonté d’assujetir à son service l’espace continental.
    Peut-être comme le dit E. Todd assiston-nous au suicide de l’Europe sous commandement Allemand. Ou peut-être assistons-nous a une nouvelle tentative de conquête du continent par l’Allemagne et les banquiers mondialisés.
    Ce pays vieillissant n’as plus les moyens démographiques de partir en guerre. Aussi à t’il remplacé les panzer et les Stukas par les banques et les institutions financières. Et Guderian et Rommel par Merkel et Shäuble.
    En 1919 ce peuple fut humilié par le traité (qualifié de diktat) de Versailles. Ce fut le terreau du nazisme. Quel monstre va sortir de cette affaire ?
    C’est attérant et effrayant. Nous sommes dirigés par des monstres.


  15. Grognard Le 13 juillet 2015 à 14h17
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    La seule solution qui reste aux grecs est de reprendre la main par dessus leurs institutions.
    Ils ont si peu de temps pour y parvenir.


  16. naz Le 13 juillet 2015 à 14h20
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    Tout ça pour ça!!
    Qu’il doit être difficile de bosser dans ces conditions, plus d’espoir, plus rien, une soumission totale; l’euro en valait-il la peine? Et qu’espèrent-ils, pour l’avenir?
    Quelque chose m’échappe…


  17. Alae Le 13 juillet 2015 à 14h24
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    je ne serai pas plus méchant car, je répète, on ne sait pas de quoi nos clowns dangereux ont menacé Tsipras (genre “Grexit => défaut, défaut => blocus de la Grèce (plus de commerce, plus de tourisme, etc)
    Pardon, mais je n’y crois pas. S’il avait reçu des menaces, il lui suffisait de le clamer dans les médias pour rallier toutes les sympathies.

    “et beaucoup de sondages montrent que les Grecs ne le veulent pas non plus (quitter l’euro)”
    A moins d’un référendum, je ne vois pas comment on peut affirmer cela aujourd’hui. Les sondages pré-référendum donnaient également le oui largement gagnant. On a vu ce qu’il en a été.


    • luc Le 13 juillet 2015 à 15h40
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      la menace évidente a pourtant été concrète sous forme de bank holiday!!!

      se mettre à dos les marchés financiers sans gros dégats, c’est utopique pour la grece comme pour tant d’autres

      pour ce qui est du souhait de la population de garder ou non l’euro, c’est une question d’éducation, la population n’y comprend pas grand chose…

      s’il avait été clair pour elle que retourner à la drachme augmente automatiquement le pouvoir d’achat, la population n’hésiterait pas une seconde


      • lvzor Le 13 juillet 2015 à 16h36
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        “la menace évidente a pourtant été concrète sous forme de bank holiday!!!”

        Peut-être existe-t-il en droit grec quelque chose comme la réquisition (voire l’expropriation) pour cause d’utilité publique ?


  18. AnnaS Le 13 juillet 2015 à 14h25
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    J’avais été frappée du visage fermé et hostile de Tsipras à la fin du discours de Nigel Farage au parlement européen https://www.youtube.com/watch?v=PbCjx38f_xM, vers la fin quand Farage lui conseille d’abandonner l’euro.
    Et ce matin dans tous les journaux on le voit avec une mine réjouie à côté d’Angela Merkel qui rayonne.

    Tout ça pour ça?


  19. Rodydecoue Le 13 juillet 2015 à 14h28
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    L’accord renégat ente la Grèce et l’Europe (en fait entre l’Allemagne et ses satellites) se confirme. La France n’aura joué que l’entregent ou l’ami américain. Cet accord va bien au-delà de tout que ce qui, précédemment, avait déjà été conclu par les gouvernements de droite ou social-démocrate. Stipras, dont on découvre qu’il est loin d’être de la gauche radicale, mais une variable de la sociale-démocratie, vient de donner les clés « de vendre » le peuple grec aux créanciers. « il y a l’exigence de faire adopter les premières mesures austéritaires par le Parlement grec mercredi, comme de revenir sur toute la (timide) législation à caractère sociale que le gouvernement a déjà validé depuis janvier. Très précisément, les agresseurs de notre pays et de notre société, exigent la suppression de TOUTES les Conventions Collectives ainsi que la “libéralisation” totale des licenciements. »

    Déjà harassées par plusieurs décennies de sacrifices, les années qui s’annoncent seront encore bien plus douloureuses avec une austérité redoublée dont on n’ en voit pas la fin. Le pays est démantelé. Le patrimoine soldé au plus offrant, ce qui va faire le bonheur de tous les requins de la finance ou des spéculateurs de tout poil. La quasi-totalité de l’économie est mise sous tutelle. Les services publics et les administrations sacrifiés. Stipras retourne à Athènes dans le déshonneur et la honte. La droite n’aurait pas fait mieux. Ses commanditaires, Merkel et ses satellites lui ont sommé de faire avaler la pilule à son parlement sous les 48H00. Ce qu’il va tenter de faire. C’est un coup de force, du jamais-vu.

    On peut nous faire croire tout ce que l’on veut, et même que le Premier ministre a négocié un pistolet sur la tempe. Au final, c’est au résultat que l’on juge. On peut dire sans trop se tromper qu’il est bien pire que ce que l’on pouvait imaginer, même dans les scénarios les plus noirs. Même si dans l’immédiat des financements seront !!! octroyés (pour rembourser les créanciers), rien de concret sur la renégociation de la dette a été obtenue. On avait connu une bouffée d’oxygène après le non au référendum, on a aujourd’hui une un volée de gaz carbonique qui va tuer les derniers espoirs de faire une politique de progrès social. La démonstration est faite que l’Europe ne peut pas se réformer. L’Europe sociale n’est qu’un mythe comme l’est le couple Francais/Allemand. Le capitalisme de la mort n’a pas dit son dernier mot. Il est encouragé à continuer son œuvre de déconstruction. C’est là aussi un des objectifs sous-jacents de cette confrontation.

    Pour autant, cette fin de partie ne signale pas la fin de l’histoire. Même après ce coup de sifflet les empoignades risquent d’être assez terribles dans les vestiaires et dans l’après-match. Les causes produisant les mêmes effets, sauf à injecter encore des milliards dans l’économie pour le plus grand plaisir de nos capitalistes et des banquiers, la dette va continuer d’ augmenter, l’économie sera à la peine d’une consommation intérieure atone. La misère et le chômage vont croître. L’espoir à gauche ayant été trahi, cela va faire incontestablement le lit de l’extrême droite.

    Le discrédit du gouvernement Stipras est à la hauteur de l’espoir qu’il avait suscité. Il serait inimaginable de ne pas faire appel, à nouveau, au peuple. S’il est possible de faire avaler en 48h00 l’amère pilule d’austérité préparée la Troïka, il est tout aussi possible de consulter les Grecs par voix de référendum. C’est le minimum que l’on puisse faire.

    Par la sortie de Grèce de l’euro, toute difficile qu’elle aurait pu être, pas certain que le coût social aurait été plus lourd en dehors de la prison euro, un Grexit l’aurait définitivement fait sortir des griffes de ses créanciers. Soyons clair, rien n’est réglé. La question se posera ici ou ailleurs, demain ou après demain. L’Europe n’a existé que dans l’intérêt du capital et elle est globalement principalement Allemande comme nous venons tristement de le vérifier. Hollande a tenté d’exister, mais il n’a joué que le bouffon du roi Merkel. Si il y a a des enseignements à tirer de ce navrant et cependant très instructif épisode, ce sont bien ceux-là.


  20. samuel Le 13 juillet 2015 à 14h29
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    « C’est le catalogue des horreurs », écrit le magazine allemand Der Spiegel.

    Si c’est bien le catalogue des horreurs, alors nous assistons aux derniers moments de l’Europe. C’était pourtant un beau rêve, et ce qui nous est présenté comme un succès, ne cache pas moins les premières dissensions qui auraient pu apparaître. Mais c’est normal, ils allaient quand même pas nous dire que l’Allemagne nous fera tôt ou tard un enfant dans le dos. De plus si c’est bien le catalogue des horreurs qui a été malgré tout imposé à la Grèce, cela finira tôt ou tard par nuire à l’image de l”Europe, à la si propre économie Allemande, ce n’est pas impensable, car faut lire parfois les déclarations de la Merkel, niet, niet.


  21. rakosky Le 13 juillet 2015 à 14h30
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    Ce matin sur BFM.Pierre Laurent félicitait Hollande,on est content pour lui,on est content pour eux
    Juste un profond sentiment de dégoût.
    La Grèce réduite au servage et pour nous tous des dizaines de milliards de dettes supplémentaires que les Macron et Valls vont nous faire
    Valls l à dit,il faut poursuivre et accélérer les réformes, on sait maintenant dans quelle direction et jusq’ou les sauveurs de la Grèce sont prêts à aller


    • Chris Le 13 juillet 2015 à 15h35
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      L’avantage du drame grec, c’est qu’on sait maintenant que la France passera aussi à la moulinette, sauf si…
      Non, cessons de rêver, notre jeunesse est bien trop embourgeoisée et coca colatée !


      • raloul Le 13 juillet 2015 à 17h23
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        Bonjour!

        C’est vrai que la vieille génération n’a pas connu l’embourgeoisement, elle… 😉

        Effectivement, cessez de rêver, et virez illico presto vos ministres, président, et autres collabos de l’UE. Ceux d’en face n’ont pas de scrupules démocratiques, il n’y a donc plus aucune raison d’en avoir à leur égard.
        Le monopole de la violence d’état n’a plus sa légitimité fondatrice dans ces conditions, désormais. Nous verrons bien comment réagira la population grecque, mais je doute que tout ceci puisse se finir pacifiquement…


  22. Judith Le 13 juillet 2015 à 14h30
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    la Grèce endettée à 177% a évité le Grexit au prix de l’Austérité,en oubliant la Dignité, elle finira endettée à 200% elle aura le Grexit, l’Austérité et la Révolution.

    on a au moins compris une chose, c’est que la Démocratie est morte, voter ne sert plus à rien, puisque seul le “bon vote” est admis en EURSS.

    Un simulacre de démocratie pour les veaux lobotomisés par les médias.

    comment sortir de cette prison?


    • gil Le 13 juillet 2015 à 16h59
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      C’est trop tard !

      Cordialement


      • Paco Le 13 juillet 2015 à 17h47
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        Les roumains pensaient comme toi début 1989. Ils pensaient qu’ils finiraient leurs jours avec les Ceaușescu au pouvoir.


    • Paco Le 13 juillet 2015 à 18h02
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      L’URSS c’étaient les démocraties populaires.
      L’EURRS c’est les démocraties impopulaires.

      Juste quelques infimes traces de démocratie dans un océan de kapitalocrassie.

      La fin de l’URSS a fait quelques milliers de morts pour des millions de kilomètres carrés
      Espérons que la fin de l’EURSS soit moins sanglante au kilomètre carré que la fin de la commune de Paris.

      L’alternative SIRIZA, Podemos, etc… écartée, l’aube dorée et ses amis européens se préparent au grand soir.


  23. loki Le 13 juillet 2015 à 14h32
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    La peur de passer à une nouvelle monnaie en sortant de l’euro et le chaos imaginable, le niveau de verrouillage atteint par des institutions européennes inouï à ce jour, la soumission totale au bon vouloir des marchés financiers et cet espoir incroyable qu’un pays comme la Grèce suscite leur intérêt d’investir rassurés qu’il seraient d’éviter un Grexit, L’idée que restructurer une dette vaut toutes les absurdités sacrificielles, le constat que les banques sont toujours fermées et que le contrôle des capitaux va durer, la réalité et la quasi-certitude que les transferts de souveraineté deviennent en cas de dépendance la perte de toute souveraineté, tout cela s’obtient après une garde à vue de plusieurs jours et nuits au terme desquels l’homme grec montre ses limites.

    L’analyse d’OB est très juste. Nul ne peut se réjouir d’avoir différé encore la question. Le deal des allemands vis à vis des grecs est en définitive : “Ah vous voulez rester dans l’Euro, alors il faut souffrir encore et vous en contenter”,

    Et en ce beau jour d’été précédant les célébrations du 14 juillet, la cohue bruyante et pétaradante des motards allemands sillonnant les petites routes de nos montagnes vosgiennes verdoyantes grossit encore et se fait toujours plus insupportable. Cette forme de tourisme est une option ardemment soutenu par nos pouvoirs locaux pour les quelques bières ou repas qu’on leur fourgue quand ils daignent arrêter leurs énormes cylindrées. Et lorsqu’ils mettent pied à terre et ôtent leurs casques, ceux qui s’attendaient à voir sous ce cuir et ce métal des jeunes épris d’aventure et de liberté sont pour le moins consternés. Ils sont aussi là ces incontournables retraités allemands nourris au fond de pension et leur vulgarité les accompagne aussi au besoin. “Vous les français chez vous c’est sale ! Ah Franzosen … ces donneurs de leçons font parfois songer qu’ils naviguent en pays conquis.
    Allez autour des étangs de notre Lorraine admirer ces retraités en short barricadés dans leurs espaces réservés cernant le plan d’eau avec des installations de gadgetocamping interchangeables et limitant le moindre effort physique, optimisant jusqu’à la cuisson des saucisses, engrillagés derrière des pancartes “Eintritt verboten”…
    Jusqu’à quel point accepteront les indigènes européens que nous sommes l’idée que le Lebensraum (espace vital en allemand) des uns n’existe que parce qu’ils sont parvenus à réduire à l’esclavage économique une partie de leur population et une bonne partie des autres peuples européens ?
    L’envie d’aller voter m’est passée …


    • Krystyna Hawrot Le 14 juillet 2015 à 02h10
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      Il y a encore une solution: donner un coup de main au Donbass! Eux au moins ont compris contre qui et pour quoi ils luttent!


  24. kasper Le 13 juillet 2015 à 14h33
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    Au moins comme ca c’est clair… Aux prochaines elections les grecs qui se seront sentis (une fois de plus) floués par la gauche se laisseront tenter par Aube Dorée, et on verra nos editocrates se demander “mais comment cela se fait il donc ?”


    • Siblius Le 13 juillet 2015 à 14h41
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      oui, et pas seulement en Grèce


    • Albigeois Le 13 juillet 2015 à 23h14
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      Et quatremer écrira qu’ils ont toujours été fachos. Et que lui l’avait bien vu que ce sont des rouges-bruns.


  25. Max Le 13 juillet 2015 à 14h38
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    C’est en premier lieu une victoire pour les pays qui ont fait bloc autour de l’Allemagne.
    C’est une défaite pour les pays du pourtour de la Méditerranée France incluse.
    Il va falloir maintenant mettre les déficits à moins de 3% par an et entre nous ce ne sera pas suffisant.
    Ces critères ayant été établit dans les années 1991-1993, ils correspondaient a une époque révolue ou l’UE faisait encore une petite croissance.
    En ce qui concerne la Grèce.
    Le gouvernement de la Grèce n’a pas osé.
    Le gouvernement Grec avait le choix entre la pilule Bleu et la pilule Rouge.
    https://www.youtube.com/watch?v=TgfLNObfwLg
    Il a prit la pilule bleue.


    • jules Le 13 juillet 2015 à 15h56
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      C’est une défaite pour TOUS les pays de la terre et une victoire pour la « transnational capitalist class ».

      Le seul côté piquant de la chose, c’est qu’il y a des nations qui marinent plein jus dans la fosse à purin, mais qui ne le savent pas encore. Ou qui font semblant de ne pas le savoir…


  26. Toutatis Le 13 juillet 2015 à 14h41
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    Il n’y a pas lieu d’être surpris, car Tsipras ne s’est jamais prononcé pour une sortie de l’union européenne ou même simplement de l’euro, sans doute parce que son parti comprend à la fois des pro et des anti-Europe. Ce sont ses électeurs déçus qui doivent s’en prendre à eux-mêmes, ils ont voté pour Syriza surtout pour se débarasser de la clique de Samaras (tiens ça me rappelle quelque chose), s’ils étaient de gauche ils pouvaient aussi voter KKE (dont les positions en janvier et lors du référendum apparaissent maintenant sous un meilleur jour).


  27. Scorpionbleu Le 13 juillet 2015 à 14h41
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    Comme vous y allez tous ! Le héros n’a pas été à la hauteur !

    Après des mois et des semaines de lutte, il a perdu sur beaucoup de fronts, c’est vrai. Mais perdre une bataille ce n’est pas perdre la guerre !

    Depuis son arrivée au pouvoir, au début l’année, Tsipras, identifié gauche radicale, a été matraqué, empêché, il a résisté, analyse, avancé et a donné espoir à son peuple avec le soutien et l’intelligence de Varoufakis.

    Grace à leur résistance intelligente, les pays européens ont dévoilé leur jeu, les alliances sont apparues ainsi que le poids de l’impérialisme américain, des oligarques allemands …Rien ne peut plus être caché. C’est aussi une victoire !!

    Varoufakis comme Tsipras ne voulaient pas sortir de l’euro, ils n’ont jamais finement exposé leurs raisons, suivre la volonté du peuple grec ? ne pas être isolé du combat européen ? Une monnaie n’est pas que de l’argent…mais un projet de civilisation. Les grecs sont européens depuis toujours.

    Mais surtout, comment oublier le piège dans lequel le soir de la victoire du Non, le Président de la République grecque, homme de Droite a fait tomber son 1er Ministre ? Il a exigé de Tsipras, qu’il prépare – avec les autres Partis politiques battus – des propositions nouvelles pour l’Eurogroupe et il a donné comme ligne rouge à Tsipras de ne pas sortir de la zone euro ! Varoufakis a démissionné et Euclide, le non Européiste est arrivé.

    Quelle était alors la marge de manoeuvre de Tsipras ? D’un côté l’exigence de son Président, de l’autre celle de l’Allemagne déchaînée et enfin de la France qui poussait par ses intellectuels et surtout la crainte de vivre bientôt la même chose a provoqué Hollande a s’engager contre l’Allemagne
    pour un non Grexit.

    Nous savons tous ici que ce combat n’est pas un combat économique mais uniquement politique ! Un combat pour la domination de ce continent.L’Allemagne est le pion depuis au moins 60 ans de l’Impérialisme américain et elle devait gagner à tout prix et anéantir une résistance de Gauche.

    Ainsi, il n’y a pas eu de sommet européen à 28. Et au bout du bout, elle a proposé un Grezit qui pourtant allait coûter cher à l’Allemagne, tous simplement pour éjecter une Parti Grec de Gauche,
    un parti qui peu par ses valeurs et sa force contaminer d’autres pays. Il fallait qu’elle mette Tsipras à genoux.
    Quant à Hollande, il ne pouvait accepter le Grezit qui lui aurait coûté une somme que la France n’a pas. S’opposant à l’Allemagne il redore son blason (pour quelques jours) et en accompagnant le “petit Tsipras”, il donne l’impression qu’il le coache et le réduit à un second plan..

    Tispras semble avoir capitulé. Les médias jubilent. Ouf ! ce jeune homme rebelle avec son peuple derrière faisait très peur. Juncker lui a fait même une bise hier au soir pour le réconforter.

    Tous des malades, des dépendants et Tsipras a subi, il avance. Il sait jouer.
    Mais, comment pourrions nous penser que Tsipras est un minable ? “un petit bras ?”

    Tispras n’est pas un gauchiste, il n’est pas suicidaire, il n’est pas dans la démesure, ni dans le narcissisme exaspéré. Il accepte de perdre (ce qui est une grande force) Il a mesuré le rapport de forces, a négocié tout ce qui l’a pu. Il n’a pas démissionné car il aurait livré le peuple à nouveau aux cyniques, aux impudents et aux loups. Il résiste toujours, il est dans le club, Hollande aura besoin de lui et l’Italie aussi….à suivre.

    Sa prochaine grande bataille va être au sein de Syriza, il va devoir se confronter aux gauchistes et
    à ceux qui pensent qu’ils auraient mieux réussi que lui. Ce ne sera pas simple pour parler avec ceux qui ont des oeillères idéologiques et qui feraient bien de relire Machiavel (qui a toujours été du côté du peuple quoi qu’on en est dit !)

    Chapeau Mr Tsipras vous êtes un homme d’Etat !


    • Alae Le 13 juillet 2015 à 15h54
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      “Une monnaie n’est pas que de l’argent…mais un projet de civilisation.”
      Du pognon, a fortiori traficoté par des banques, un “projet de civilisation” ?
      On croit rêver.

      “Il (Tsipras) accepte de perdre (ce qui est une grande force)”
      Celle-là, je la garde. Et vive Pétain, tant qu’on y est ?

      “Machiavel (qui a toujours été du côté du peuple quoi qu’on en est dit !)”
      On en dit le contraire et on a raison.
      Le Prince est un monument de cynisme et de manipulation des peuples.


    • Lionel Gilles Le 13 juillet 2015 à 17h06
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      Si Tsipras n est pas devenu dingue, la seule explication est qu’il doit tenir jusqu’à ce que :
      – la saison touristique se termine.
      – Podemos gagne les élections en Espagne.
      – L aide russe pour l énergie et l impression des billets de Drachmes soit possibles.
      Rendez-vous à l’automne pour le jugement final.


  28. Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 13 juillet 2015 à 14h42
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    Après la déception vint la réalité économique :
    Nous, citoyens de Nations européennes, allons prêter de l’argent que nous n’avons pas et donc l’emprunter avec intérêts (pour qui ?) et le reprêter à un Etat qui ne peut ne peut déjà pas rembourser les intérêts précédents.
    Cet argent sera donné en partie:
    – aux créanciers des grecs pour payer leurs intérêts.
    – au gouvernement grec qui payera des intérêts à son tour, mais ne pourra pas d’ici quelques mois.
    – et pour charger la barque nommée exaporeomaï, ce sont encore les mêmes retraités grecs et les autres pauvres ( en ce je m’inclus) qui paieront. Ne sont qu’illusion de faire payer les riches grecs apatrides et instaurer un système de TVA productif, alors même que chez nous, ce système bien organisé surveillé comme jamais, se développe un marché sombre on ne peut plus actif..D’où l’interdiction du cash.
    Qu’adviendra-t-il de l’Église orthodoxe? Cette protection sociale parallèle sera-t-elle aussi spoliée?

    Tout cela pour se retrouver devant des prochaines séances de la dernière chance dans quelques mois pour un prochain Greek-raus!


    • Ils sont grands parce que nous sommes à genoux Le 13 juillet 2015 à 15h21
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      Un oubli majeur:

      On négocie, emprunte et prête de l’argent virtuel, des bits électroniques, du vent !
      Mais les intérêts et les fausses dettes se traduisent dans notre quotidien réel par des privations, des suicides, des soins altérés ou repoussés, de la mortalité infantile, de l’absence d’éducation, de l’insécurité, de la misère à tous les étages de cette belle construction européennes que nos poètes commissaires et parlementaires laudifient dans toutes les langues. Particulièrement celle de bois.


    • Paco Le 13 juillet 2015 à 18h10
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      Et, et, Solon va arriver
      Sans se presser
      Le grand Solon, le beau Solon
      Avec son cheval et son grand chapeau.

      Solon est l’inventeur de la démocratie, il est né à Athènes vers 640 av. J.-C. et mort sur l’île de Chypre vers 558 av. J.-C
      Il abolit l’esclavage pour dettes, et affranchit ceux qui étaient tombés en servitude pour cette raison.

      La démocratie est morte, tué par la capitalocratie.
      Vive la démocratie.


  29. Feuille de Mars Le 13 juillet 2015 à 14h42
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    Tsipras vient de discréditer l’euro-scepticisme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes par un gouvernement sensé représenter leurs intérêts.

    J’accorde néanmoins quelques points positifs :

    -à chaque nouvelle crise on pose des questions de plus en plus “dangereuses” : le grexit et la sortie de l’euro qui n’était qu’un fantasme ont été clarement mis sur la table…lorsque la prochaine crise, plus grave, éclatera dans quelques mois : qu’est-ce qui sera mis de nouveau sur la table ?
    -les grecs pourront dans 2 mois reprendre leur fuite des capitaux : c’est à espérer du moins.
    -si même la presse allemande se rend compte que ce qui est imposé aux grecs est monstrueux, imaginez bien ce qu’en dit la presse non-européenne. Allez un peu hors de l’eurozone et vous verrez que pour pratiquement tout le monde “les grecs apparaissent comme des victimes.”
    -cela ne va rien arranger : ce genre de crise avec un petit pays de 18 millions d’habitants, c’est facile à contrôller, mais imaginez face à un plus gros pays de 60 000 000 d’habitants et qui possède encore une puissance militaire et politique suffisante pour négocier.
    -Désormais, l’extrême-gauche sera obligée de choisir entre l’ultralibéralisme ou la sortie de l’euro.
    Je pense qu’en fait de débâcle pour les eurosceptiques, c’est surtout une défaite pour l’extrême-gauche de salon.

    Concernant le referendum.

    On dit que 60 % des grecs ont voté contre les mesures d’austérité. Mais d’après ce que j’ai compris à droite et à gauche : nombre de grecs n’ont pas pu aller voter en raison de l’impossibilité de se déplacer vers le bureau de vote le plus proche (restriction en matière de carburant) qui plus est, posons-nous un peu la question de qui sont les 40% d’adhérents du “oui”: des ultralibéraux privilégiés ? Peut-être mais pas pour tous. Je pense qu’il y a une bonne proportion de gens qui ont été effrayés par la fermeture des banques également. Lorsque l’on nous dit que 40 % des grecs étaient pour les mesures d’austérité, je rigole, je pense surtout qu’une bonne partie d’entre eux ont voté “oui” par réflexe de peur.

    Les partisans du “oui” auront beau jeu de dire que si le non ne l’avait pas emporté l’europe n’aurait pas imposé ce genre de mesure draconienne…mais tout le monde sait très bien que ces mesures, aussi douloureuses soient-elles, ne changeront rien et que ça recommencera à nouveau dans quelques mois. Que ce soit Syriza ou Samarras qui soit au pouvoir.

    Maintenant imaginez que plusieurs crises comme celle-là éclatent en même temps au sein de l’UE.
    L’Allemagne vient d’acheter une victoire, mais je ne garantis pas qu’elle ait un lendemain.
    Il ne me semble pas que les leaders de Podemos soient d’aussi ardents partisans de l’euro que Tsipras.


    • Grognard Le 13 juillet 2015 à 19h01
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      “Il ne me semble pas que les leaders de Podemos soient d’aussi ardents partisans de l’euro que Tsipras.”

      Ils vont tirer les leçons de la façon dont les choses se sont déroulées.
      Nos amis espagnols ont un avantage: ils sauront toréer Großdeutschland.


      • Feuille de Mars Le 13 juillet 2015 à 20h13
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        J’ai lu que dans leur programme : les referendum deviendraient quasi systématiques pour les grandes mesures sociales…BFM va avoir du boulot : après les cigalles grecques, les espagnols vont être décrits en horribles mangeurs de technocrates.


  30. ogdabou Le 13 juillet 2015 à 14h43
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    Tristesse, esperons que le parlement ne laisse pas passer ça ….

    J’imagine qu’il est impossible que la Grèce ne chope les 80 milliards puis décide de restructurer sa dette unilatéralement, après tout ce serait de bonne guerre…


  31. Grégory Le 13 juillet 2015 à 14h48
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    Le Monde a pas mal tourné depuis une paire de semaine, et ce n’est pas le seul. Même sur lefigaro.fr on n’hésitait pas à expliquer aux boeufs du “rendez nous notre argent” que notre argent, il est allé à nos banques et que les grecs n’en ont jamais vu la couleur. J’ai le sentiment que les rédactions des gros médias sont sensibles au tournant pris.


    • rototo Le 13 juillet 2015 à 16h59
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      reste quatremer quand meme, le dernier des mohicons.


  32. Pierre Le 13 juillet 2015 à 14h49
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    Vu de l’Est : difficile de tout comprendre, … avec vos radios sur le net. Un peu rassurant : d’après les dires de vos journalistes – ce n’est pas le ministre slovaque qui a été le plus dur… mais toujours les Allemands et les Finlandais… (donc un peu plus “nordiques”) mais mis à part cela. Je ne comprends pas vos références à 40 ou Pétain… et d’ailleurs tous les médias français chantent les “louanges” de votre président. Je reste pessimiste… parce que le problème reste le même : la Dette D comme déprime ou /et Destruction. Si votre U.E avait accepté de “détruire” ou D’effacer 50% de la dette grecque et de geler pour 5 ou 7 ans tous les intérêts de cette dette, alors peut-être qu’on aurait se dire que la fin du “cycle infernal” est tout à fait possible. Mais là, sûrement pas, pas en tous cas dans un délai de moins de 15 ans… Et je me dis : pourquoi les Grecs n’ont-ils pas accepté de sortir de l’euro et appelé immédiatement un “consortium multilatéral” complétement éclectique mais pas impossible – anglo-américain, chinois, brics , Russie, Inde, Brésil…… L’argent n’ayant pas d’odeurs (et la division aidant) n’auraient-ils pas eu plus de facilités pour respirer… Votre professeur Todd voit de bonnes choses mais quoi penser après… C’est le brouillard. Pour moi 2 solutions : ou l’U.E a raison , alors dans 2 mois on le saura… c’est certain ( cela voudrait dire que l’idée économique allemande qui repose sur le “Rentmark” de 1921 (?) est valable (mais elle signifie aujourd’hui la fin des Etats autres que l’U.E et l’Etat le plus fort aujourd’hui l’Allemagne) . ou c’est bien une conception effectivement suicidaire qui consiste à faire “travailler des peuples pour le grand bonheur d’autres” Europe rentière contre Europe travailleuse et pauvre (qui prétend vivre au-dessus de ses moyens)… Ce genre de projet finit toujours mal : je ne vois pas les Grecs payer éternellement ce qu’ils doivent au Nord et en plus accueillir les “Nordiques” avec de grands sourires pour avoir toujours “les faveurs de leurs miettes”. Si c’est ce scénario, alors votre pays et d’autres sont dans le pétrin (comme vous dites).


    • ogdabou Le 13 juillet 2015 à 14h56
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      Salut Pierre,

      Si je ne me trompe pas la référence aux années 40 (De Gaulle / Pétain) illustre le fait que Tsipras était en rupture avec les institutions. Ce qui implique qu’il prends son courage à deux mains et agit en tant que chef d’état qui se bat pour le bien de son peuple. De Gaulle, de mon petit point de vue, semblait se foutre de l’avis des autres et agir pour le bien de son peuple.

      A la même époque nous avions Pétain, qui, selon l’histoire, à agit en collaboration avec une puissance étrangère qui contrôlait tout et exigeait des mesures terribles (déportations toussa toussa). Il a donc plié l’échine devant l’Allemagne…

      Après tout, collaborer avec l’UE, pour la Grêce, semble être un pas de plus dans le corridor de l’enfer…


    • dupontg Le 13 juillet 2015 à 22h00
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      rentmark de debut 1924 echangé à 1 pour 1 000 000 000 000 papiermark
      Mais rapidement remplacé par le reichmark adossé sur du concret et à parite de l’ex goldmark.

      apres la crise des année 30 le chancelier Brüning maintiendra l’austerité contre son peuple pour “sauver” ce fameux reichmark.et on connait la suite par la montée de l’extreme droite…


  33. cyrille Le 13 juillet 2015 à 14h49
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    De nombreux sondage montrent que les Grecs sont contre la sortie de l’euro…Je me demande dans quelle mesure il y a volonté mortifère du malade ou inconscience ? Une grande partie des problèmes des Grecs vient de leur appartenance à l’ Europe et la zone euro. De plus avec ce nouvel accord, nous allons continuer à les tuer à petit feu en aggravant leur situation. Quand est-ce que le Peuple grec va s’en rendre compte ! Je suis excédé par leur situation et j’en rage pour les pauvres gens et ce qu’il pourrai peut être nous arriver demain. Alexis Tsiprias s’est couché. Encore une trahison venue d’un “homme de gauche”. Je suis écœuré.


    • Rose-Msarie Mukarutabana Le 13 juillet 2015 à 16h11
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      Il me semble difficile de croire que les Grecs dans leur majorité soient encore pro-euro, apres ce soufflet… Ca rime a quoi, rester dans l’eurozone pour s’y faire piétiner par le FMI & co., une situation dans laquelle meme les syndicats sont émasculés, voire interdits? Le pays pris d’assaut par des “technocrates apolitiques” choisis pour leur totale absence de sentiment “politique” – c-a-d. depourvus de tout sens de l’intéret national, voire du simple sentiment humain. La souveraineté, on n’en parlera plus: les ministeres seraient dirigés par la CIA et l’oligarchie de l’argent – allez donc demander aux Russes…
      A moins que Tusk ne leur ait jeté un sort, je ne vois pas pourquoi ils s’obstineraient à persister dans ce role de souffre-douleur d’un gang d’obsédés de l’austérité, sachant que cela n’aboutira à rien, sauf à plus de souffrances, sinon à la destruction de l’esprit national?
      Et si pourtant Syriza avait compris que les Grecs pro-euro se berçaient d’illusions, et finiraient par vouloir sortir de l’eurozone des qu’ils auraient bien compris ce qui les y attend, l’ayant constaté par eux-meme, suite à cette leçon de chose?
      C’est la seule explication logique de l’attitude autrement incompréhensible de Tsipras, à commencer par le choix du moment de la mise à l’écart de Varoufakis…


      • Olivier M Le 13 juillet 2015 à 22h27
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        Varoufakis me semble en effet etre l’homme providentiel pour maintenant créer un Syriza-bis, mais favorable a une sortie de l’UE cette fois. Mais faudra qu’il arrête la moto, ça a pas réussi a Coluche…


    • Feuille de Mars Le 13 juillet 2015 à 16h15
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      Mais ces sondages ne veulent rien dire !

      Ils sont de même nature que ceux qui nous disaient que les grecs allaient voter à 80 % pour le oui.
      Ils sont de même nature que ceux qui nous disent que Valls a 70 % d’opinion favorable en France.
      Ils sont de même nature que ceux qui n’ont pas vu venir lepen au second tour des élections de 2002

      Le seul vrai sondage qui vaille, c’est le referendum, tout le reste n’est qu’une justification du travail des journalistes sur-payés.


  34. Ouaille Le 13 juillet 2015 à 14h52
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    Interview de Varoufakis
    http://www.newstatesman.com/world-affairs/2015/07/exclusive-yanis-varoufakis-opens-about-his-five-month-battle-save-greece

    Apparemment il y a eu un vote au soir du référendum pour ou contre commencer à agir offensivement : il a perdu par 4 voix contre 2.


    • lim75 Le 13 juillet 2015 à 15h33
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      C’est hallucinant ce qu’il raconte :

      “It is well known that Varoufakis was taken off Greece’s negotiating team shortly after Syriza took office; he was still in charge of the country’s finances but no longer in the room. It’s long been unclear why. In April, he said vaguely that it was because “I try and talk economics in the Eurogroup” – the club of 19 finance ministers whose countries use the Euro – “which nobody does.” I asked him what happened when he did.”

      Il est bien connu que Varoufakis a été retiré de l’équipe de négociations grecque très rapidement après l’accession au pouvoir de Syriza. Il était encore en charge de l’économie du pays, mais n’était plus dans la salle de négociations. On s’est longtemps demandé pourquoi. En Avril, il a dit vaguement que c’était parce que “J’ai essayé de parler d’économie à l’Eurogroupe” – le club des 19 ministres des finances dont les pays utilisent l’Euro – “or, c’est quelque chose que personne ne fait jamais”. Je [l”interviewer]lui ai demandé ce qui s’est passé à ce moment-là.

      ” “It’s not that it didn’t go down well – there was point blank refusal to engage in economic arguments. Point blank. You put forward an argument that you’ve really worked on, to make sure it’s logically coherent, and you’re just faced with blank stares. It is as if you haven’t spoken. What you say is independent of what they say. You might as well have sung the Swedish national anthem – you’d have got the same reply.””

      “Ce n’est pas seuement que cela ne plaisait pas – c’est qu’il y avait tout simplement un refus de s’engager dans des arguments économiques. Point final. Vous préparerez un argument sur lequel vous avez vraiment travaillé, de sorte qu’il soit logiquement cohérent, et vous vous retrouvez face à des regards vides. Comme si vous n’aviez simplement pas parlé. Ce que vous dites n’a aucune relation avec ce que eux disent. Vous pourriez aussi bien avoir chanté l’hymne national suédois – vous auriez eu la même réponse.”

      Evidemment, tout l’interview devrait être ajoutée aux documents à traduire.

      C’est l’une des rares raisons d’espérer : que ce type, qui n’a pas les mains salies par ce qui s’est passé depuis le referendum, et qui dispose d’un véritable capital de sympathie, qui n’est pas un politique et, finalement n’aurait jamais dû se trouver là raconte ce qu’il a vu.


      • Rose-Msarie Mukarutabana Le 13 juillet 2015 à 17h16
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        Ce qui est encore plus hallucinant, ce sont ces comportements de zombie: ils répetent la meme chose tout le temps, tous les jours, retranchés “behind the parapet of the official version”. Et toujours, dit Varoufakis, ce regard fixe et vide, quels que soient les arguments que vous dévelopez, c’est joujours comme si vous n’aviez rien dit…
        Selon le professeur Cohen, c’est a un comportement en tous points pareil que se serait heurté Poutine lors de sa derniere “conversation” téléphonique avec Obama: on aurait dit un répondeur automatique – ou un robot qu’on aurait programme pour régurgiter les memes phrases, quelle que soit la question, quelque soit la réponse de Poutine, ou de sa question, d’ailleurs.


  35. Wilmotte Karim Le 13 juillet 2015 à 14h56
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    “Mais enfin, dans ce cas, on démissionne à mon sens, et on laisse d’autres loulous vendus signer ce genre de torchon…”

    Juste une remarque: laissez la situation à un autre gouvernement, c’était rajouter au minimum 24 à 48h en plus.
    Les Grecs avaient été très clair: la question du retour des financements de la BCE était une question de jour. Jeudi était déjà trop tard.

    Et j’aimerai voir, un gouvernement de pays “surendetté” élu sur la sortie de l’euro.
    Combien d’heure avant la capitulation face à la destruction de son système bancaire, son blocage de target 2? Plus d’importation, effondrement des exportations, les liens économiques tant interne qu’externe qui se délitent les uns après les autres.

    Derrière la mort de l’économie, la destruction des moyens d’existence d’un peuple entier, brisé pour les “fautes” de ses représentants (qui ne demandaient que les moyens d’investir pour reconstruire l’économie du pays).

    La Grèce aura combattu de fin janvier au 13 juillet 2015. Une résistance opiniâtre, finalement vaincue face à une campagne à l’utilisation des armes de destruction massive financière.
    Les nazis financiers sont là!

    Tsipras, encerclé, face au risque de la mort de son peuple, capitule. Les autres n’ont même pas résisté! Une vingtaine de nain de jardin, dont la haine de Syriza n’est que le reflet du dégoût qu’ils éprouvent pour leur propre lâcheté.

    Munich 1938 – Bruxelles 2015

    Il va falloir définir de nouvelles stratégies, être créatif, et se préparer à de longues années d’occupation Austéro-germanique.
    La Lutte commence!


    • Lamonette Le 13 juillet 2015 à 16h15
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      J’aime votre hymne à la chèvre de Monsieur SEGUIN.

      Et mon âme d’enfant s’enflamme à cette idée.

      Mais la réalité est tout autre: au poker, on peut bluffer, on perd sa culotte et son estime de soi durant 3 minutes et 50 secondes car normalement, sauf à être déjà touché par la folie, on le fait entre potes et on se marre mais là, avoir joué au matador sans une roupie à miser ( pardon, pardon, je sais d’où vous écrivez et cela me va) , avoir pris ce risque sans avoir accepté l’idée de contre attaquer sur la propale du GREXIT allemand, cad, si vous me lisez bien, l’avoir ANTICIPEE je suis désolée, ce n’est plus un impair , une erreur, une fautasse, c’est un crime.


      • Lamonette Le 14 juillet 2015 à 00h55
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        Que dire, j’aime me vautrer dans le minimum de plussoiements… pour une fois que le modo est en hyper apnée et n’arrive plus à Re K ce qu’il dézingue à l’ordinaire. Trop d’ailleurs. Sans justifications.
        Je m’amuse, et ce n’est pas tous les jours la fête.

        Pour le reste, cela fait longtemps que sont proposées des choses et que je m’y retrouve assez isolée.

        Pas de pb mais il va tout de même être assez dur de me la faire fermer….

        Les Charlie sont bcp plus nombreux qu’on ne pense.

        Et naturellement ce n’est en aucune manière à Monsieur TODD que je laisserai le mot de la fin sur cette affaire.

        Et d’ailleurs , malgré ma volonté d’avoir la paix, comment pourrais-je, encore, supporter la dernière ” translation” dénuée de tout enseignement que Monsieur TODD fait entre Monsieur MITERRAND et… Monsieur MITERRAND. Ou alors, qu’il écoute, en toute bonne foi, l’Action Fçaise.

        Et je n’en fais pas partie, tout comme je n’ai pris aucune carte de syndicat…

        Peut-être car je pensais que je n’avais pas à me justifier de cette pensée ancienne, vrillée au corps du réel qui a été défaite si souvent….

        C’est marrant, je ne suis pas financée par l’Etat et je crois bien que cela fait 30 ans que j’ai lâché l’affaire. J’observe que les stipendiés y sont encore.

        Pour les autres, les agneaux, les loups qui comprennent, les moineaux qui pépient, nous sommes nombreux à écouter.


  36. Lamonette Le 13 juillet 2015 à 14h56
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    Jeu d’ombre et de lumière.
    Lorsque l’on voit ce que ramène la lumière, on imagine l’ombre ….Il est cocu et content.

    Il semblerait même qu’il se soit pointé sans avoir même eu l’idée du commencement du GREXIT, ce que je considère , pour le coup, comme criminel.

    Pas de déception chez moi mais encore une petite lueur d’espérance. D’autres mains se tendent encore.
    Non, naturellement, ces appels du pied ne seront suivis d’aucun geste de la part de la Grèce, le chien qui vient de prendre une rossée ferme sa bouche. C’est le maintien des propositions qui me rend l’espérance: peut-être qu’elles seront également présentes lorsque notre heure viendra.

    J’aimerai qu’il soit arrêté le psychologisme des peuples dans lequel Monsieur TODD continue à s’illustrer.

    Ou alors que ce contempteur de salon rémunéré ait le courage de se dire prêt à être en première ligne lorsqu’il faudra, encore, saisir un fusil…tout comme les thuriféraires de la Grèce , allergiques à l’Allemagne…

    La Grèce pourrait connaître des soubresauts terribles…

    Et Aube Dorée arriver au pouvoir.

    Là, le message sera clair: critiquez l’euro et vous aurez les nazis.

    Du grand art, je m’incline.

    J’ai longtemps espérer, y compris ici, que les anathèmes cesseraient, qu’on regarderait les faits et éliminerait les situations à risque.

    Quelle erreur.

    Et pourtant, elle tourne! :aucun de nous ne pourra survivre aux convulsions à venir sans être aidé par son prochain…


  37. Serge Le 13 juillet 2015 à 14h59
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    Valls :”Hollande s’est hissé au niveau de l’histoire” .
    Bon di ,rien qiue ça ! ça envoie !
    Le tout est de savoir laquelle ?


    • rototo Le 13 juillet 2015 à 17h03
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      l’histoire de rances ? l’histoire d’errance ? Je n’en vois pas d’autres ^^


    • Prague Le 13 juillet 2015 à 17h45
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      Oui, au niveau historique de Daladier de 1938 à Munich…


  38. raloul Le 13 juillet 2015 à 14h59
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    Bonjour!

    Quelle tristesse et quelle désolation que le spectacle des “institutions” européennes, vu de Suisse… La violence des moyens utilisés pour imposer l’horreur économique à la Grèce puis à tout le continent (car, amis français, ne vous croyez pas à l’abri…) me met très très mal à l’aise.

    Je ne sais pas si tout le monde réalise ce que signifie concrètement les mesures prises par l'”eurogroupe” pour la population grecque. Le chantage du référendum sur fond de blocage bancaire, puis la capitulation du gouvernement face aux requins et vautours représentent des monstruosités qui montrent que vous n’êtes plus du tout dans une quelconque forme de démocratie. Peut-être que vous le saviez déjà, mais désormais c’est clair, public, assumé par vos tyrans. Nous savons où sont nos ennemis, qui ils sont, quels sont leurs moyens et leurs buts.

    Avant vous, des gens sont morts pour défendre la liberté et le droit du peuple à s’exprimer et être entendu. L’oligarchie et la ploutocratie européenne doivent être détruites, c’est une question de survie de notre civilisation.

    Oui je sais, ça vous paraît peut-être exagéré; ce n’est que mon opinion, fondée sur l’observation des formes de domination actuelles et leurs méfaits qui deviennent une menace directe pour nous tous.


  39. Dizalch Le 13 juillet 2015 à 15h00
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    “Bon, ben, a yié, on à la réponse : Tsipras = petit bras – je ne serai pas plus méchant car, je répète, on ne sait pas de quoi nos clowns dangereux ont menacé Tsipras (genre “Grexit => défaut, défaut => blocus de la Grèce (plus de commerce, plus de tourisme, etc). C’est en effet facile d’écrire des “il n’a qu’à claquer la porte” depuis chez soi, mais quand on est en poste face à ces mafieux, je comprends qu’on puisse caler. Mais enfin, dans ce cas, on démissionne à mon sens, et on laisse d’autres loulous vendus signer ce genre de torchon…” – OB –

    Pas mieux… Si, peut-être… car même si je suis profondément pour un capitalisme “à l’ancienne”, où l’Homme est au centre de l’économie… et où les banques prêtent aux entreprises et aux particuliers… et ne spéculent pas sur le dos de la société civile sans en assumer pleinement les conséquences…

    J’avoue après tous ces évènements, espérer une grosse claque pour Tsipras et tous les pantins qui gravitent autour de lui (de la Grèce, comme de l’UE et de ses technocrates, ainsi que de nos politiques, etc),
    Avec un peuple Grec qui sortirait dans la rue pour les foutre tous dehors… tous autant qu’ils sont… ET que cela se répande dans toute l’Europe du Sud…
    (dingue d’en arriver à penser ça en étant “libéral”… ils sont fort quand même… réussir à créer autant de dégoût envers eux… quelle bande de lâches serviles à la finance à outrance… beurk… dsl fallait que ça sorte 😉 )


  40. scipio Le 13 juillet 2015 à 15h10
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    Comme le titre Romaric Godin, dans son dernier article: “La défaite de la Grèce, la défaite de l’Europe”.
    Bref une victoire à la Pyrrhus des pro-euros. L’avenir proche le dira mieux car l’austérité allemande va tuer les autres économies en particulier italienne et française et la question d’un frenchxite ou d’un italianxit risque de se poser devant l’insolubilité des problémes sociaux engendrés par cette politique!
    Je suis d’accord avec Olivier, on ne peut pas jeter complétement la pierre à Tsipras, et ceux d’autant plus qu’il peut encore réagir en faisant appel au peuple comme la semaine dernière et en faisant alors une vraie campagne (1 à 2 mois) afin d’expliquer aux grecs ce qu’est l’euro (euro= austérité).
    Tsipras aura quand même tenu quelques mois.
    Reste que cette option a peu de chance de se concrétiser. Il est plus vraissemblable que le peuple prenne tout seul la parole.

    Pour ce qui est de Hollande, c’est incontestablement une défaite politique majeure pour lui car c’est la ligne allemande dans toute sa splendeur qui a gagné.
    Pour ce qui est de Mélenchon, soutient de Tsipras, sa défaite est la sienne


    • Serge Le 13 juillet 2015 à 15h28
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      Oui mais Méluche pour sauver la face y sait faire .Il surjoue la victimisation de Tsipras,victime du complot ,obligé de, etc …
      C’est là qu’on voit que dans nos sociétés démocratiques ,l’art de de la parole,la sophistique des rhéteurs et des tribuns règne en maître ,comme au temps de Socrate et Platon .


      • lvzor Le 13 juillet 2015 à 15h57
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        “Oui mais Méluche pour sauver la face y sait faire .Il surjoue la victimisation de Tsipras,victime du complot ,obligé de, etc …”

        N’en voilà une excuse qu’elle est belle… Merci l’UE, on va donc pouvoir enfin réhabiliter ces pauvres Pétain, Laval, Bousquet, Papon…. et tant d’éminents patriotes qui ont probablement été menacés… parce que faut pas se tromper, hein, les nazis, c’est quand même plus sauvage que les laquais eurocrates sous contrôle US ! (…ou pas?)


      • Bardamu Le 13 juillet 2015 à 16h34
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        Malheureusement dans la société du spectacle il faut parfois un peu faire du spectacle.
        Je ne suis pas sûr que les journalistes qui prônent le Grexit courageusement derrière leur clavier, mesurent les effets des rétorsions qui ne manqueraient pas de pleuvoir sur le pays paria surtout s’il représente 2%.
        Une bonne solution technique n’est pas forcément la meilleure solution politique.


        • Dizalch Le 13 juillet 2015 à 16h45
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          @Bardamu: ? je vous en prie, développer nous en quoi, ici, nous avons “Une bonne solution technique”? celons vos propres termes, hâte de vous lire 😉


          • Bardamu Le 13 juillet 2015 à 17h08
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            Je n’ai pas dit qu’ici là et maintenant il y avait une bonne solution technique mais si j’en crois Lordon, Sapir, Généreux, etc, le Grexit et plus généralement la sortie de l’Euro l’est.
            Si la Grèce sort toute seule de l’Euro ipso facto je ne suis pas sûr que cela se passe dans la paix et la bonne humeur et l’aide bienveillante de l’UE.
            Si par contre plusieurs pays décident d’un commun accord d’en sortir pour créer une monnaie commune (cf Lordon “La Malfaçon”) c’est autre chose. Mais nous n’en sommes pas là.


  41. Bogastok Le 13 juillet 2015 à 15h18
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    [quote]Par ailleurs, en tant que contribuable Européen, je me permets d’indiquer que je refuse qu’on donne prête ou garantisse 1 € de plus à la Grèce – le tout pour qu’elle puisse garder une monnaie totalement non adaptée à son économie, et des politiques qui vont continuer à la détruire…[/quote]

    Ca serait pas un début de “solution” (pas tant une solution, mais un moyen de se faire entendre en tant que citoyen) ?

    Quelle est la part des impôts que nous payons qui va être dédiée à la Grèce ?

    Ne peut-on pas tout simplement déduire quelques euro par citoyens (volontaires) en expliquant que l’on refuse de payer continuellement pour la religion de l’Euro ? Tout comme on peut refuser de payer l’impôt ecclésiastique ?

    Enfin bien entendu, chacun dans son coin c’est prendre des risques que ca se retourne de toute facon contre nous et que ca soit totalement inutile, mais de manière groupée et organisée, argumentée qui plus est … y aurait-il un début d’idée ou pas du tout ?

    Sinon pour Tsipras, y’a plein de possibilités : réelle abdication face à la mafia européiste, ou bien il a été corrompu pendant ces derniers mois, ou alors, mais la c’est vraiment tiré par les cheveux, il était corrompu dès le début et a juste organisé cette fausse “révolte” pour bien montrer à tout le monde (l’europe principalement) qu’aucun changement n’est possible que la “Supra-nation Européene” est au dessus de tout pays et leur dicte quoi faire, un point c’est tout.

    Perso j’aurais tout les moyens à ma disposition, le mieux pour calmer un peuple qui gronde, c’est monter-moi même une pseudo révolte pour mieux la mater ensuite et faire passer le message.

    Dans tout les cas de figure, ca prouve une fois de plus que aucun changement ni amélioration ne viendra des politiques.

    La seule solution est dans la main des citoyens, qui doivent trouver le moyens de s’organiser indépendamment du monde politique et de provoquer un rassemblement de citoyens autour de valeurs et de bases fondamentales tel qu’il obligera les politiques à instaurer des changements.

    Y’a 20 ans c’était pas possible, mais aujourd’hui on a internet, y’a jamais eu autant de personne qui s’intéresse et qui se réinforme sans la tutelle du mainstream.

    Y’a jamais eu autant de moyens pour la population de se rassembler et de réveiller les autres … après c’est vrai que l’inverse est vrai, y’a jamais eu autant de propagande, en tout cas pas de cette “qualité”.

    Mais y’a encore de l’espoir … alors bon, on peut se dire petit à petit, avec le changement de génération, ca ira mieux … mais y’a le risque que ca soit pire, alors à mon avis si y’a un coup à jouer, c’est dans les 10-15 ans maximums… maintenant quoi.


  42. michael Le 13 juillet 2015 à 15h18
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    En tout cas , maintenant la démonstration est faite : l’Euro est incompatilble avec la démocratie .


    • lvzor Le 13 juillet 2015 à 15h47
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      “l’Euro est incompatilble avec la démocratie .”

      Tout comme l’UE, et ça on le sait sans l’ombre d’un doute depuis le premier référendum où on a fait revoter, confirmé en 2005 – 2007 et explicitement institutionnalisé par Juncker.


  43. RNONE Le 13 juillet 2015 à 15h22
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    Personnellement, je pense que le plan se déroule comme prévu: Tant les Grecs que les Allemands veulent un Grexit mais aucun ne veut en être responsable. Donc Tsipras est OBLIGé de dire oui a n’importe quoi afin de placer Merckel dans un corner ou elle ne pourra que devenir de plus en plus hystériquement dictatoriale et injuste dans ces exigences (Voir les “petites remarques”, inutilement vexatoires, dans l’accord).

    A ce moment, Tsipras pourra sortir comme mesure de pure survie en faisant porter la responsabilité sur les Allemands (outre qu’il compte aussi sur un “Nein” parlementaire qqpart) et en démontrant que l’Europe est aux bottes des Err Doktor Allemands.


  44. keepitreal Le 13 juillet 2015 à 15h38
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    [ Le problème, c’est que JAMAIS Tsipras n’a dit qu’il voulait quitter l’euro, bien au contraire, et beaucoup de sondages montrent que les Grecs ne le veulent pas non plus ]

    C’est le fond du problème en effet.

    En tant que Français, j’espérais que les Grecs allaient trouver le courage de sortir de l’euro sous la pression de la nécessité car ils auraient ainsi indiqué la voie aux Français qui eux non plus n’osent pas voter pour un retour à leur monnaie nationale.

    Mais pourquoi attendre des Grecs un courage que n’ont pas les Français ? Et pourquoi demander à Tsipras un courage qui donnerait probablement à son peuple l’occasion de le renvoyer ?

    Les peuples européens restent dans leur zone euro parce qu’ils ont peur d’en sortir et que leurs dirigeants entretiennent soigneusement cette peur. Le bonheur européen obligatoire nous révèle à cette occasion son vrai visage : celui de la peur.


    • Serge Le 13 juillet 2015 à 15h49
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      Il ne s’agit évidemment pas ,en tant que français de reprocher au peuple grec ,de n’avoir pas le courage et la lucidité qui nous manque .


  45. Athanagor Le 13 juillet 2015 à 15h41
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    Jeter la pierre à Tsipras ou pas ? Difficile à dire. On peut toujours arguer, comme ça a été dit dans d’autres commentaires, qu’en refusant d’utiliser la seule arme de poids face à ces tristes sires, le gouvernement grec a signé son arrêt de mort. D’un autre côté, il faut bien voir que l’objectif en face était de faire un exemple. Ajoutez à ça le fait que Schäuble est idolâtre de la monnaie, et le tableau est complet.

    En tout cas un grand bravo à monsieur Schäuble, dont le nom restera attaché au boulevard ouvert à l’extrême droite, qui ne va pas manquer de s’y engouffrer.


    • téléphobe Le 13 juillet 2015 à 16h22
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      “…boulevard ouvert à l’extrême droite, qui ne va pas manquer de s’y engouffrer.” : Ah ah, encore un téléphile ;o)


      • téléphobe Le 13 juillet 2015 à 20h23
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        “NB: je n’ai pas de télé.” : bonne résolution, dans ce cas j’ai fais erreur et m’en excuse.
        Alors d’où viennent ces idées toutes faites?
        Essayez de comprendre que le ministre Schäuble et la chancelière Merkel peuvent en avoir assez de gens qui ne savent pas se gérer.
        Le jour où l’Allemagne sortira de l’UE, plus de la moitié de ce qu’on appelle Europe sera en faillite.
        Une relecture de “La cigale et la fourmis” s’imposerait ?


        • DARKSTAR51 Le 14 juillet 2015 à 08h37
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          non , c l’allemagne qui tombera en faillite, va ecouter charle gave pour comprendre


  46. Vallois Le 13 juillet 2015 à 15h44
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    On peut dire que maintenant la démission de Varoufakis avait entériné le principe d’un dépôt des armes. Dommage parce qu’avec Varoufakis on avait au moins le mérite de disposer de l’enregistrement des discussions et menaces de l’Europe c’est la paix… Celle imposée par la terreur.


  47. Eric-13 Le 13 juillet 2015 à 15h45
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    Bienvenue en totalitarisme austéritaire et financier.
    L’Allemagne à gagné la guerre !
    Les tentatives d’unification de l’Europe ont été nombreuses. Toujours militaires. Celle des romains. Celle de Charlemagne. Celle de Napoléon, Hitler… Elles étaient au service d’un peuple ou d’une idéologie. Souvent ces essais d’unification n’étaient que volonté d’assujettir à son service l’espace continental.
    Peut-être comme le dit E. Todd assistons-nous au suicide de l’Europe sous commandement Allemand. Ou peut-être assistons-nous à une nouvelle tentative de conquête du continent par l’Allemagne et les banquiers mondialisés.
    Ce pays vieillissant n’as plus les moyens démographiques de partir en guerre. Aussi a-t-il remplacé les panzers et les Stukas par les banques et les institutions financières. Et Guderian et Rommel par Merkel et Shäuble.
    En 1919 ce peuple fut humilié par le traité (qualifié de diktat) de Versailles. Ce fut le terreau du nazisme. Quel monstre va sortir de cette préoccupante humiliation Grecque ?
    C’est atterrant et effrayant. Nous sommes dirigés par des monstres. L’idée d’une Europe démocratique est morte ce matin.
    Nous vivons une époque formidable.


  48. arthur78 Le 13 juillet 2015 à 15h52
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    La présence de Donald Tusk a ce sommet est incompréhensible, la Pologne ne faisant pas partie de l’Euroland .Il était en effet prévu lors de l’entrée de la Pologne dans l’UE en 2003 (traité d’Athènes) que la Pologne intégrerait l’EURO. Aujourd’hui elle n’y est pas et pas pres d’être.


  49. Louis Le 13 juillet 2015 à 15h53
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    Bieeeeen. Après cette issue assez prévisible on va pouvoir passer à d’autres sujets.

    J’en avais un peu marre de lire toujours la même chose depuis des semaines.


    • luc Le 13 juillet 2015 à 16h11
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      certains attirent l’attention sur le fait que le seuil de pauvreté grec est supérieur au salaire moyen de sa voisine la bulgarie


      • lvzor Le 13 juillet 2015 à 16h23
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        “certains attirent l’attention sur le fait que le seuil de pauvreté grec est supérieur au salaire moyen de sa voisine la bulgarie”

        Certains trouvent en effet scandaleux et anachronique qu’il y ait encore des travailleurs qui gagnent plus de 300 € par mois, et ils mettent toute leur énergie à condamner et rectifier cette anomalie, car cela conditionne le montant de leurs golden welcome et parachutes, retraites-chapeau, stock-options etc, et même, pour les moins importants de leurs subordonnés les conférences à 100 000 €…


        • luc Le 13 juillet 2015 à 20h03
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          t’inquiete pas, la bulgarie fait son chemin et integrera l’eurozone bientot… puis l’ukraine etc tout ça pour le bien des industries allemandes/européennes


      • Olivier M Le 13 juillet 2015 à 23h07
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        Pourquoi n’en concluent-ils pas que les français pourraient donc vivre avec des revenus identiques au seuil de pauvreté grec?

        Ceux qui prétendent ce genre de choses ne font que se discréditer: les revenus bruts ne se comparent pas, seuls les niveaux de vie le peuvent.


  50. lon Le 13 juillet 2015 à 15h55
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    Je suis “stupéfait”, comme après un coup de poing dans la gueule où on essaye de “retrouver ses esprits” alors qu’en même temps la réalité n’a jamais paru aussi dense, solide et réelle..

    Alors tout ça pour ça, en particulier le référendum…mais comment Tsipras peut-il encore sourire et se marrer avec Hollande, le moins qu’il puisse faire serait de prendre une gueule d’enterrement, enfin un minimum de décence quand même .

    Je ne souhaite pas la fin de l’Euro, et quelque part le maintien de la Grèce dans la zone du même nom est bon pour mes petites affaires , mais ce qui vient de se passer m’inquiète profondément .



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