Ma petite enquête du jour, que je partage avec vous en mode “live”. (spécial école de “journalisme”©)

Un bel exemple de propagande journalistique du XXIe siècle.

I. Libération : “L’élimination de Zahran Alloush, le combattant islamiste que tous adoraient détester, par Hala Kodmani”

Voici l’article de Libération. Lisez-le et exercez votre esprit critique. Mon analyse suit.

Source : Liberation, Hala Kodmani, 27-12-2015

Zahran Alloush, le 21 juillet, dans son fief de Douma. Photo AMER ALMOHIBANY. AFP

Le décès à la suite d’une frappe russe, près de Damas, du chef du groupe Armée de l’islam, qui était prêt à discuter dans des négociations de paix, risque de rendre mort-né le processus voulu par l’ONU.

« Non je ne me réjouis pas que Zahran Alloush ait été tué par les Russes, malgré l’énorme différend personnel et public qui m’oppose à lui.» C’est un ennemi juré du chef du groupe Armée de l’islam, qui réagit ainsi vendredi à la confirmation de sa mort dans un raid aérien près de Damas. L’écrivain syrien Yassin al-Haj Saleh accuse Alloush de l’enlèvement à Douma de sa propre femme, disparue depuis fin 2013 au côté de l’avocate des droits de l’homme Razan Zaitouneh et de deux autres de leurs compagnons. La réaction de l’intellectuel opposant démocrate aujourd’hui exilé en Turquie illustre les sentiments ambivalents des nombreux et divers adversaires du chef de guerre salafiste que tout le monde adorait détester.

Puissant chef et fondateur de la formation la plus importante de la rébellion syrienne dans la région de Damas, estimée à 45 000 hommes, Zahran Alloush, 44 ans qui régnait en maître incontesté sur la Ghouta orientale était un personnage hautement controversé. Libéré au début de l’été 2011 du célèbre « pavillon islamiste » de la prison de Sednaya en même temps que des dizaines de salafistes et jihadistes, à la faveur d’une amnistie de Bachar al-Assad, il annonce aussitôt vouloir renverser le régime par la force, au grand dam des militants de la révolution encore pacifique, qui le soupçonnent de complicité objective avec le régime. Il s’installe dans sa ville natale de Douma, 100 000 habitants à 10 km au nord-est de la capitale, où son père était déjà connu comme prédicateur salafiste proche de l’Arabie Saoudite, devenue le principal soutien du fils Alloush. Après avoir participé à la «libération» de la région des forces du régime fin 2011, Zahran parvient à unifier les différents groupes d’opposition armés rivaux sous la bannière de l’Armée de l’islam, imposant un ordre, loin du chaos d’autres zones rebelles au nord de la Syrie.

Assiégée, affamée et régulièrement bombardée par l’armée de Bachar al-Assad, l’enclave, comparée par un chercheur américain à une «bande de Gaza géante» survit miraculeusement. «Du fait de la corruption et du ravitaillement par les tunnels contrôlés par le seigneur de guerre», disent les détracteurs d’Alloush. «Grâce à une gestion politique et militaire rigoureuse», considèrent au contraire ses partisans de Douma, banlieue sunnite longtemps marginalisée et farouchement opposée au régime. «Nous avons à Ghouta des ressources comme l’eau et l’agriculture, mais aussi de nombreux professionnels parmi les citoyens qui se sont montrés très créatifs pour assurer les besoins vitaux de la population», assurait Zahran Alloush. Dans une interview publiée le 15 décembre sur le site The Daily Beast, du New York Times, au lendemain de la réunion à Riyad des différentes composantes politiques et militaires de l’opposition syrienne, dont un représentant de l’Armée de l’islam, Alloush se pose  en maître du pragmatisme. «Nos priorités restent celles des débuts de la révolution syrienne : débarrasser notre pays de toute forme de dictature et de terrorisme. Comme toutes les autres forces révolutionnaires, nous combattons tant les forces d’Assad que la mentalité takfiriste de l’Etat islamique», expliquait il.

Fort de ses succès contre les forces de l’Etat islamique qu’il a réussi à chasser de toutes les régions qu’il contrôlait près de Damas, le chef de l’Armée de l’islam s’est présenté comme un exemple pour une rébellion syrienne islamique mais non jihadiste. Le profil parfait aujourd’hui pour les Saoudiens, qui lui ont toujours apporté un soutien politique et financier solide et généreux. «L’armée d’Alloush est exclusivement composée de Syriens, sans combattants étrangers ou anciens jihadistes d’Irak ou d’Afghanistan», souligne Hadeel Oueiss, jeune journaliste syrienne, chrétienne d’Alep, qui l’a interviewé par téléphone pour le Daily Beast. «Installé à quelques kilomètres du palais présidentiel de Damas, il est une cible de choix pour les frappes russes», écrivait la journaliste, dix jours avant l’assassinat ciblé de Zahran Alloush.

Logiquement, les médias du régime Assad ont célébré «la mort du grand terroriste des Saud», les hommes du Hezbollah ont distribué des pâtisseries dans la banlieue sud de Beyrouth, tandis que l’Iran se réjouissait de l’élimination du «terroriste wahhabite» et que la Russie rappelait les attaques de l’Armée de l’islam contre les habitants de Damas. Les plus heureux de sa disparition étaient les hommes de l’Etat islamique qui ont salué «la fin d’un traître à l’islam». En revanche, dans le camp des opposants syriens, l’assassinat de Zahran Alloush est un coup dur. «Il aura des conséquences sur tout le processus politique et diplomatique entamé à Vienne et Genève», affirme Riad Hijab, ancien Premier ministre syrien, devenu coordinateur de la délégation qui devrait participer aux négociations avec les représentants du régime. «C’est la perspective de la seule solution politique possible en Syrie que la Russie a tué aujourd’hui», selon la militante démocrate Nahed Badawyé.

Source : Liberation, Hala Kodmani, 27-12-2015

II. Analyse de texte

Le décès à la suite d’une frappe russe, près de Damas, du chef du groupe Armée de l’islam, qui était prêt à discuter dans des négociations de paix, risque de rendre mort-né le processus voulu par l’ONU.

Déjà, le sous-titre est mythique… Salauds de Russes, oser tuer le chef de l’armée de l’Islam !

« Non je ne me réjouis pas que Zahran Alloush ait été tué par les Russes, malgré l’énorme différend personnel et public qui m’oppose à lui.»

Donc là, la journaliste dès la première phrase vous dit clairement quoi penser. 1/ sa mort est regrettable 2/ salauds de Russes (bis)

C’est un ennemi juré du chef du groupe Armée de l’islam, qui réagit ainsi vendredi à la confirmation de sa mort dans un raid aérien près de Damas. L’écrivain syrien Yassin al-Haj Saleh accuse Alloush de l’enlèvement à Douma de sa propre femme, disparue depuis fin 2013 au côté de l’avocate des droits de l’homme Razan Zaitouneh et de deux autres de leurs compagnons. La réaction  de l’intellectuel opposant démocrate aujourd’hui exilé en Turquie illustre les sentiments ambivalents des nombreux et divers adversaires du chef de guerre salafiste que tout le monde adorait détester.

Dans le texte de la journaliste, il ne ressort aucune ambivalence, c’est au contraire très clair…

Amnistie.

Admirez le choix du mot mis en exergue…

Puissant chef et fondateur de la formation la plus importante de la rébellion syrienne dans la région de Damas, estimée à 45 000 hommes, Zahran Alloush, 44 ans qui régnait en maître incontesté sur la Ghouta orientale était un personnage hautement controversé. Libéré au début de l’été 2011 du célèbre « pavillon islamiste » de la prison de Sednaya en même temps que des dizaines de salafistes et jihadistes, à la faveur d’une amnistie de Bachar al-Assad, il annonce aussitôt vouloir renverser le régime par la force, au grand dam des militants de la révolution encore pacifique, qui le soupçonnent de complicité objective avec le régime.

Cela m’a donné l’occasion de creuser une bonne fois pour toutes cette historie d’amnistie, qui ressort souvent.

Que nous dit (ou sous-entend) la propagande ? Que, pour lutter contre les gentils manifestants démocrates, l’infâme dictateur sanguinaire de sinistre mémoire “Bachar” a alors libéré les masses d’islamistes qu’il avait emprisonnés afin qu’ils aillent combattre à sa place les gentils démocrates, bref qu’il a instrumentalisé – si ce n’est créé – al-Qaïda en Syrie et Daech. Ce que la journaliste ici reprend sur le mode “on le soupçonne de complicité avec “le régime”©”. Bien.

Qu’en est-il ?  L’AFP indiquait le 31 mai 2011 : « “Le président Assad a décrété un décret accordant une amnistie générale à tous les crimes commis avant le 31 mai 2011″, a indiqué l’agence officielle Sana. “L’amnistie touche tous les détenus politiques ainsi que les membres de la confrérie des Frères musulmans.”» Une amnistie générale donc. Combien, et pourquoi ? Il faut quitter les médias français pour comprendre. Le Washington Post précise : « The amnesty could affect about 10,000 people who Syrian activists say have been rounded up since the anti-government protests broke out in mid-March. The release of political prisoners has been a key demand of the opposition.» « L’amnistie pourrait concerner environ 10 000 personnes dont les manifestants syriens indiquent qu’elles ont été emprisonnées depuis que les protestations anti-gouvernementales ont éclaté mi-mars. La libération des prisonniers politiques était une demandé clé de l’opposition. » Al Jaseera confirme : « The amnesty decree is believed to be a part of the overtures by the Syrian government to its opposition, largely seen as symbolic. But it is also seen as an appeal to protesters, as one of their main demands has been the release of political prisoners » « Cette amnistie est considérée comme faisant partie des ouvertures du gouvernement syrien à son opposition. Mais elle est est aussi vue comme un appel direct aux manifestants, puisqu’une de leurs principales revendications était la libération des prisonniers politiques» 

Donc après avoir arrêté de nombreux milliers de manifestants, le gouvernement syrien a décidé de faire un geste d’apaisement par une amnistie générale, libérant des milliers de prisonniers, dont des “dizaines” d’islamistes – vu que c’était la principale revendication des manifestants.

Et la propagande utilise désormais ça pour laisser entendre qu’Assad est allié des islamistes : quand Bachar arrête les islamistes, c’est un tyran, quand il les libère (avec des milliers d’autres opposants), c’est un complice de Daech – fantastique. Je vous renvoie enfin à la déclaration de Robert Baer, ancien responsable de la CIA pour la région qu’on interrogeait sur ces accusations de complicité Assad / islamistes: “C’est tout simplement délirant. Ces gens sont guidés par le Coran et le divin, ce sont de vrais fanatiques.

Mais pourquoi écouter les pros quand on a des “journalistes”© ? Et donc, Mme Kodmani reprend des rumeurs complotistes de complicité, et c’est tellement crédible qu’elle indique que le “complice” a aussitôt indiqué vouloir renverser Assad par la force, ce qu’il a immédiatement commencé à faire. Que la réalité ait montré le niveau de délire de l’accusation n’empêche donc pas la “journaliste”© de toujours reprendre ces ragots fin 2015.

Bon, voilà, une demi-heure de recherche sur Internet. Et je vous avoue que, bien que rodé, une part de moi reste toujours sidérée de la façon dont les médias nous prennent vraiment pour des imbéciles, et en quoi on ne peut pas leur faire confiance pour rapporter honnêtement des évènements à l’international…

Il s’installe dans sa ville natale de Douma, 100 000 habitants à 10 km au nord-est de la capitale, où son père était déjà connu comme prédicateur salafiste proche de l’Arabie Saoudite, devenue le  principal soutien du fils Alloush. Après avoir participé à la «libération» de la région des forces du régime fin 2011, Zahran parvient à unifier les différents groupes d’opposition armés rivaux sous la bannière de l’Armée de l’islam, imposant un ordre, loin du chaos d’autres zones rebelles au nord de la Syrie.

Euh, donc “vive l”armée de l’islam” et son ordre, quoi ? Je signale que Daech est aussi apprécié sur place car il ramène l’ordre, et a une réelle action sociale…

«Takfiriste»

Assiégée, affamée et régulièrement bombardée par l’armée de Bachar al-Assad, l’enclave, comparée par un chercheur américain à une «bande de Gaza géante» survit miraculeusement. «Du fait de la corruption et du ravitaillement par les tunnels contrôlés par le seigneur de guerre», disent les détracteurs d’Alloush. «Grâce à une gestion politique et militaire rigoureuse», considèrent au contraire ses partisans de Douma, banlieue sunnite longtemps marginalisée et farouchement opposée au régime. «Nous avons à Ghouta des ressources comme l’eau et l’agriculture, mais aussi de nombreux professionnels parmi les citoyens qui se sont montrés très créatifs pour assurer les besoins vitaux de la population», assurait Zahran Alloush. Dans une interview publiée le 15 décembre sur le site The Daily Beast, du New York Times, au lendemain de la réunion à Riyad des différentes composantes politiques et militaires de l’opposition syrienne, dont un représentant de l’Armée de l’islam, Alloush se pose  en maître du pragmatisme. «Nos priorités restent celles des débuts de la révolution syrienne : débarrasser notre pays de toute forme de dictature et de terrorisme. Comme toutes les autres forces révolutionnaires, nous combattons tant les forces d’Assad que la mentalité takfiriste de l’État islamique», expliquait il.

Ben oui, on le sent super démocrate le gars, “ennemi des dictatures financé par l’Arabie Saoudite” (il vaut mieux lire ça que d’être aveugle)… Comme la “journaliste”© ne précise pas, les takfiri sont des extrémistes islamistes adeptes d’une idéologie ultra-violente.

Fort de ses succès contre les forces de l’État islamique qu’il a réussi à chasser de toutes les régions qu’il contrôlait près de Damas, le chef de l’Armée de l’islam s’est présenté comme un exemple pour une rébellion syrienne islamique mais non jihadiste.

OB : Ah, j’imagine que c’est donc ça un “rebelle modéré” ? En tous cas, on peut reconnaitre qu’il y a pire comme traitement médiatique pour un combattant islamiste. On se croirait face à un “journalisye”© nous parlant de l’Afghanistan en 1980…

Le profil parfait aujourd’hui pour les Saoudiens, qui lui ont toujours apporté un soutien politique et financier solide et généreux. «L’armée d’Alloush est exclusivement composée de Syriens, sans combattants étrangers ou anciens jihadistes d’Irak ou d’Afghanistan»,

Ok. Le gars a 45 000 combattants, et PAS UN étranger, ni djihadiste. Chapeau. J’imagine qu’elle pointé la liste des 45 000, chapeau, sacré boulot.

souligne Hadeel Oueiss, jeune journaliste syrienne, chrétienne d’Alep, qui l’a interviewé par téléphone pour le Daily Beast.

Ah pardon, non. La source est une “jeune journaliste”© syrienne, qui l’a interviewé par téléphone, et qui répète donc simplement ses déclarations. Bref, c’est juste lui qui le dit, mais on habille ça pour que ça fasse professionnel…

L’Interview du Daily Beast est ici. On apprend qu’elle est jeune en effet, 23 ans… Du lourd. (des fois, je me dis que tout ceci est un cauchemar et que je vais me réveiller). Elle est cependant courageuse, car elle a manifesté contre Assad en 2011, et indique avoir été arrêtée et torturée par les forces de sécurité. Elle reprend sans distance les accusations sur le bombardement au gaz de 2013.

C’est dommage que Mme Kodmani ne reprenne pas certaines perles de l’interview, comme “Q : “Dans vos précédentes interviews, vous disiez que vous n’aviez pas de différences fondamentales avec le front al-Nosra, la franchise d’al-Qaïda en Syrie, et que votre conseiller en charia n’avait pas de divergence avec le leur […]  R : je faisais allusion à Abu Maria al-Qahtani, l’un des conseillers de la charia [d’al-Nosra]. Nous avons vu que Qahtani montrait un visage modéré et nous voulions encourager ces efforts. Maintenant al-Nosra a différents conseillers de la charia, et la nôtre a désormais de nombreux désaccords avec eux, idéologiquement et intellectuellement.” OK, l’idéologue modéré d’al-Qaïda…

Et aussi : “Nous croyons que, à l’avenir,la Syrie après Assad devrait être dirigée par un corps technocratique qui aurait les compétences et les qualifications. Nous ne croyons pas que la Syrie devrait être dirigée par des factions sectaires ou partisanes, mais par un organisme technocratique qui représenterait la diversité du peuple syrien. ” OK. Le type a donc toutes les qualifications requises pour intégrer l’ENA…

«Installé à quelques kilomètres du palais présidentiel de Damas, il est une cible de choix pour les frappes russes», écrivait la journaliste, dix jours avant l’assassinat ciblé de Zahran Alloush.

Pâtisseries

Logiquement, les médias du régime Assad ont célébré «la mort du grand terroriste des Saud», les hommes du Hezbollah ont distribué des pâtisseries dans la banlieue sud de Beyrouth, tandis que l’Iran se réjouissait de l’élimination du «terroriste wahhabite» et que la Russie rappelait les attaques de l’Armée de l’islam contre les habitants de Damas.

Que du bon : dans la même phrase Assad, Hezbollah, Iran et Russie, carton plein – avec bonus “pâtisseries”, quels barbares ces russo-chiites… Important d’avoir toujours une image (sans intérêt en l’espèce) qui va frapper l’esprit…

Les plus heureux de sa disparition étaient les hommes de l’État islamique qui ont salué «la fin d’un traître à l’islam». En revanche, dans le camp des opposants syriens,

parce que l’État islamique, ce n’est pas un “opposant syrien”, hein, c’est un complice…

dans le camp des opposants syriens, l’assassinat de Zahran Alloush est un coup dur«Il aura des conséquences sur tout le processus politique et diplomatique entamé à Vienne et Genève», affirme Riad Hijab, ancien Premier ministre syrien, devenu coordinateur de la délégation qui devrait participer aux négociations avec les représentants du régime.

«Cest la perspective de la seule solution politique possible en Syrie que la Russie a tué aujourd’hui», selon la militante démocrate Nahed Badawia.

La conclusion est formidable. Limite délirante, en tous cas sans le moindre conditionnel, sans la moindre analyse, chapeau, l’article se conclut comme il a commencé… Salauds de Russes !

Hala Kodmani

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Mais qui était Zahran Alloush ?

Difficile de le savoir à la lecture de sa page Wikipedia en français, elle est très limitée.

Sa page anglaise est au contraire éclairante – veinards, on vous l’a traduite (avec nos excuses, c’est approximatif vu que c’est la traduction en français de la traduction en anglais d’insultes arabes):

 

Zahran Alloush (Arabic: زهران علوش Zahrān `Alūš; 1971 – 25 December 2015) Zahran Alloush Jaysh al-Islam est un membre central du Front Islamique dont il était le chef militaire et était décrit comme un des personnages les plus important dans la partie de la Syrie occupée par les rebelles. Alloush appellait au nettoyage de tous les Alaouites et Chiites de Damas., déclarant plus tard aux journalistes occidentaux que cette déclaration et d’autres similaires avaient été causé par la pression et le “stress psychologique” auquel il fut exposé lors du siège gouvernmental de Ghouta. Il a été tué le 25 décembre 2015 et son successeur est Essam al-Buwayadha.

Début de vie

Zahran Alloush (né en 1971 à Douma, Rif Dimashq) était marié à 3 femmes. Il était le fils du Cheik Abdullah Alloush, un prêcheur Salafiste de Damas qui avait vécu en Arabie Saoudite

Il a commencé une Maîtrise à la faculté de Droit de l’Université de Damas et à terminé une Maîtrise en droit de la Charia à l’Université Islamique de Médine. La division Palestine du renseignement Syrien l’a arrêté en 2009 pour possession d’armes. Il a été relâche de la prison de Sedanaya en 2011 lors de l’amnistie générale décrétée trois mois après le déclenchement de la rébellion syrienne.

Guerre Civile Syrienne

Après sa libération, il a fondé un groupe rebelle nommé « le Bataillon de l’Islam » pour combattre le gouvernement Assad. Le groupe a grandi et s’est renommé Brigade de l’Islam. En 2013, il s’est joint à d’autres factions pour créer l’Armée de l’Islam, toujours sous la direction d’Alloush. Il est devenu le groupe le plus puissant opérant dans la zone de Damas.

De nombreuses figures de l’opposition syrienne ont accusé Alloush d’être responsable du kidnapping de l’activiste syrien Razan Zeitouneh et de sa compagne à Douma le 9 décembre 2013. Alloush à nié ces allégations.

Alloush a prononcé un discours sur les mérites du Hadj (le pèlerinage à la Mecque) en 2013 et a s’est adressé à Osama ben Laden en l’appelant par les titres honorifiques de « Cheik » et de « rahimahu Allah » pour avoir fait son Hadj aux environs de 1991-92 quand Alloush était à l’Université Islamique de Médine. Alloush considérait Jabhat al-Nosra, filiale syrienne d’al Quaïda, comme « nos frères » disant que « la conclusion de cette question est que nous, à Jaish al-Islam, louons nos frères du Front al-Nosra et ne les considérons pas comme Khawarij (terroristes) comme il est dit d’eux. Nous combattons à leurs coté et ils combattent à nos côtés. »[15]

Alloush a fait une déclaration durant le Ramadan de 2013 où il attaquait les Chiites en les qualifiant de “Rafidis”, les Alouites qu’il appellait “Nusayris” et les “Majus” (Zoroastrians), déclarant que «  les Moudjahidin de Shaam vont nettoyer Shaam des immondices des Rafidis et du Rafidisme, ils vont nettoyer à jamais « in sha Allah », puis ils vont nettoyer la terre de Shaam des immondices des Majoos (adorateurs du feu) qui combattent la religion d’Allah le Tout-Puissant », « les Chiites sont méprisables et pitoyables depuis toujours“, “Et je vous annonce, vous immondes Rafidis : comme Banu Umayya vous a écrasé dans le passé, le peuple de Ghouta & Shaam vous écrasera bientôt. Ils vous feront goûter le douloureux tourments de ce monde, avant qu’Allah vous les fasses goûter dans l’Au-Delà, vous Rafidis impurs. Vous vous confronterez avec l’incroyable puissance des Combattants de l’Islam.[16][17][18][19][20][21]

Alloush a injurié les Chiites, Alaouites et Iraniens des noms de “Rafidi”, “Nusayri”, et “Majusi” (Magi, un terme référent aux Zoroastriens).[22]

Alloush a déclaré que les Alaouites était «  plus infidèles que les Juifs et les Chrétiens » (أكفر من اليهود والنصارى), qualifiant les Alouites de “Nusayri” (النصيرية).[23] terme issu d’une fatwa sur les Alaouites émise par Ibn Taymiyyah.[24]

Alloush déclara que « notre nation a soif d’un état Islamique » et a attaqué la démocratie après qu’un journaliste ait demandé à Alloush «  pouvez-vous accepter un état laïque, démocratique et pluraliste ? ».[25][26][27][28][29][30][31]

Zahran Alloush a déclaré que celui que « celui qui regarde les temps modernes voit que depuis que le Jihad s’est établi dans le monde islamique depuis l’Afghanistan jusqu’à la Tchétchnie, la Bosnie-Herzgovine, le Kosovo, l’Afrique, l’Irak, la Somalie et maintenant la Syrie, l’Ouest traite le Jihad avec un double standard. D’abord il veut utiliser le Jihad pour disséminer l’extrémisme puis il importe les fils du monde islamique pour les unir sous une idéologie qui fait haïr La Religion par la majorité des musulmans ».[32]

Alloush s’est aussi moqué des médias sociaux.[33] L’ancien compte Twitter officiel de Zahran Alloush, zahran1970,  qui fut suspend par Twitter, envoya de multiple messages directs appelant les gens « soldats de l’armée électronique Nusayri » et « servant des Juifs ibn Saba’“, et des « ennemis d’Allah » en même temps que la dernière partie du Coran verset 3:119 (قل موتوا بغيظكم إن الله عليم بذات الصدور) qui dit au gens de mourir en colère et qu’Allah sait ce qui se passe en eux.[34]

Alloush’s Jaysh al-Islam a diffusé une vidéo glorifiant les Ommeyades et la conquête du Levant par les musulmans.[35][36]

Zahran Alloush a émis un discours exhortant ses combattants à combattre les « Magi et les Rafidi ennemis » qu’il a accusé d’essayer d’établir un « Etat Magi » et un « Etat Perse.[37][38]

En avril 2015, Zahran Alloush apparu soudainement dans la ville turque d’Istanbul. Un porte-parole de l’Armée de l’Islam déclarât qu’Alloush voulait rencontrer les dirigeants des groupes rebelles à Istanbul pour discuter de la manière de lever le siège de Ghouta. Il a été critiqué par le public. Dans les média, nombreux sont ceux qui se sont demandé comment il a pu voyager en Turquie et revenir alors que la ville était encerclée.[39]

Le 9 avril 2015, le compte officiel Twitter d’Alloush zahranalloush a retweetté le discours du Ramadan de 2013 appelant à l’extermination des Chiites et des Alaouites du Levant.[40]

Alloush a rejeté la démocratie et a appelé à un état islamique pour succéder à Assad, même si lors d’une interview avec les journalistes de McClatchy, Alloush a utilisé une rhétorique modérée, déclarant que les Syriens devraient décider dans quel sorte d’état ils voulaient vivre, que les Alaouites faisaient partie du peuple syriens et que seuls ceux qui avaient du sang sur les mains devaient en rendre compte. Son porte-parole a déclaré que la rhétorique sectaire et islamique qu’Alloush avait utilisé précédemment était à consommation interne pour rallier ses combattants.[3][41][42]

En juillet 2015, Alloush a accusé les « forces internationales » de mener une guerre de médias contre les Jihadistes tel son propre groupe Jaysh al-Islam.[43]

Zahran Alloush a dénoncé le PKK [44] et a déclaré que « ce Parti des Travailleurs du Kurdistan avait adopté le philosophie de Hegel comme son idéologie… Hegel est un communiste.”[45][46][47]

Le capitaine Islam Allouche, un cousin de of Zahran Alloush, est porte-parole de Jaysh al Islam et gère le compte Twitter (ndt : anglophone) islamallousheng,[48] et le compte arabe  islamdamas1980.[49] Islam Alloush a annoncé que Jaysh al-Islam’s appuyait l’offensive turque contre le PKK.[50]

Mort

Il a été déclaré tué dans le village d’Utaya à l’Est de Damas le  25 December 2015 par une frappe de l’armée de l’air syrienne.[51]

Allégations de crimes de guerre

Alloush a été accusé de la disparition de l’activiste syrien des droit civils et avocat des droits humains  Razan Zaitouneh, qui a été enlevé par des hommes armés, en même temps que sa femme et deux autres collègues, de leur bureau dans la zone controlée par Jaysh al-Islam à Douma en décembre 2013.[52]

Le 1er novembre 2015, il a été rapporté que les forces de Jaysh al-Islam forces paradaient avec des civils alaouites enfermés dans des cages à l’est de Ghouta pour se protéger de frappes aériennes russes.[53][54] (Source)

Il a été confirmé que Jaish Al-Islam a participé au massacre d’Adra [55] commis par le Front Islamique (dont il est membre).

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Bien bien bien…

Bon, je vous abandonne quelques minutes, je vais aller manger des pâtisseries….

En attendant, si quelqu’un pouvait compléter la page Wikipedia en français du monsieur, ce serait bien – voir d’améliorer ensuite les traductions. Me contacter si besoin.

Mais qui a tué  Zahran Alloush ?

Vous voulez rire ?

Pourquoi la journaliste dit-elle que c’est l’aviation russe qui l’a tué ?

  1. Ce sont les rebelles qui disent ça, mais ils n’ont aucun moyen de connaitre la nationalité de l’avion, évidemment…
  2. L’armée russe a dit que ce n’était pas elle
  3. L’armée syrienne l’a revendiqué

Donc la source de Libé ce sont les islamistes, qui n’ont aucun moyen de connaitre la vérité…

Lire ici par exemple “on doit considérer jusqu’à preuve du contraire que c’est bien l’armée syrienne qui est à l’origine du bombardement. Depuis cette date du 25 décembre et à ce jour 28 décembre, aucune source ne remet en cause la revendication syrienne ‪En conclusion : Tan Khaerr ne donne aucune source autre que des affirmations gratuites et non étayées datant toutes du 25 décembre, avant la revendication syrienne. Par ailleurs, son insistance à vouloir impliquer l’aviation russe en l’absence de tout élément probant est troublante

Mais qui est Hala Kodmani ? (la journaliste de Libé)

Alors là, la page Wikipedia en français est  encore plus limitée, mais très éclairante…

Ancienne attachée de presse de Boutros Boutros-Ghali à l’Organisation internationale de la francophonie et ancienne collaboratrice du délégué de la Ligue arabe à Paris, elle est aujourd’hui responsable de la rubrique Syrie à Libération après avoir dirigé la rédaction arabe de la chaîne France 24,

Elle a participé à divers travaux documentaires sur le Moyen-Orient, notamment sur Damas en Syrie.

Elle est la sœur de Bassma Kodmani, cofondatrice du Conseil national syrien (organe de l’opposition syrienne basé à Paris).

Elle a fondé en mai 2011 et préside l’association française Souria Houria (Syrie Liberté) qui milite pour le renversement du régime de Bachar el-Assad.

Elle a gagné en 2013 le prix de L’Association de la presse diplomatique française (l’APDF) pour sa couverture de la situation en Syrie.

Ah oui, quand même… La responsable de la rubrique Syrie à Libération a créé une association militant pour le renversement d’Assad : chapeau la déontologie. Donc on a à Libération des responsables de rubrique Syrie ou Russie totalement biaisés anti-gouvernement local (et donc dans le sens de notre gouvernement), et ceux des États-Unis et de Bruxelles totalement biaisés dans l’autre sens (et toujours dans le sens de notre gouvernement).

Et accessoirement sa soeur (dont elle n’est en rien responsable, bien entendu – j’en parle juste car elle a un rôle important sur le sujet syrien) a cofondé le Conseil National Syrien, organe fantoche, contrôlé en majorité par les Frères Musulmans, et que la France a reconnu comme représentant légitime de la Syrie…

Le jour où je créerai un journal, j’exigerai que chaque responsable de revue soit indépendant et non biaisé, sans avis préconçu, et qu’il change de rubrique tous les 4 ou 5 ans. Charge à lui d’interroger largement des spécialistes, des témoins, pour se faire son avis, le tout en s’en tenant le plus possible aux faits, et aux analyses croisées d’experts divergents…

(Moi, je vous préviens, le jour où Fabius me donnera une médaille pour la qualité de mes articles, je songerai au suicide pour cause de honte – notez au passage la terreur sur son visage face au 4e pouvoir qui se dresse devant lui…

Je plaisante un peu là, mais, plus sérieusement, c’est AUSSI à cause de personnes de ces 2 genres qu’on a eu 130 morts à Paris. Dans la longue chaine de responsabilités, elles ont contribué à la dégradation de la situation, car si les citoyens étaient réellement informés, ils ne toléreraient pas notre politique étrangère actuelle, et son changement diminuerait les risques. En 2006, on était le pays occidental le plus aimé par les Arabes…)

Mais continuons.

Mais qui est Bassma Kodmani ?

Qui est la soeur alors ?

“Bassma Kodmani est la fille de Nazem Kodmani, ancien ambassadeur de Syrie en France, artisan du rétablissement des relations diplomatiques entre la France et la Syrie après la crise du canal de Suez et diplomate responsable du département Europe occidentale au ministère syrien des Affaires étrangères à son retour à Damas ; arrêté quelques mois peu après la guerre des Six Jours pour avoir critiqué son ministre de tutelle, il finit par rejoindre Beyrouth, Londres, puis l’UNESCO accompagné de sa famille. Sa mère, Hyam Mardam-Bey, est la nièce de Jamil Mardam-Bey, un dirigeant syrien de l’époque post-indépendance du mandat français”

Ah, on n’avait pas précisé que le père était ambassadeur de Syrie donc – un détail.

“Bassma Kodmani acquiert un doctorat en science politique à Sciences-Po Paris

Aïe aïe aïe…

avant d’intégrer en 1981 l’Institut français des relations internationales (IFRI). Cette année-là, elle crée à l’IFRI le programme d’études sur le Moyen-Orient et l’Islam, qu’elle dirige jusqu’en 1998, date à laquelle elle quitte l’IFRI. Elle est par ailleurs maître de conférences à l’Université Paris I Sorbonne et Marne-La-Vallée où elle enseigne les relations internationales. De 1999 à 2005, elle dirige le programme « Gouvernance et Coopération Internationale pour le Moyen-Orient » à la Fondation Ford, basée en Égypte avec pour mission de soutenir les institutions de recherche arabes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. En septembre 2005, elle fonde et devient directrice exécutive de l’Initiative de Réforme arabe, un consortium d’instituts de recherche du monde arabe initié par le think tank américain Council on Foreign Relations et travaillant en partenariat avec des instituts européens et américains sur les questions de réforme et de transition démocratique dans le monde arabe. Elle occupe ensuite les fonctions de chercheur visiteur au Collège de France de 2005 à 2006, chercheur associé au CERI – Sciences Po de 2006 à 2007 et chargée de mission à la direction internationale du CNRS de 2007 à 2009.”

Tiens, c’est un clone de Marie Mendras ? Trèèèèès proche des Américains donc (voir le CFR).

Engagement politique

Elle participe aux réunions du groupe Bilderberg en 2008 et en 2012

Bien sûr…

 En 2011, dans le contexte de la guerre civile syrienne, elle participe à la fondation du Conseil national syrien (CNS) dont elle intègre le comité exécutif. Elle est également porte-parole et responsable des relations extérieures de l’organisation.

La Page Wikipedia du CNS indique :

Pour Haytham Manaa, responsable à l’étranger du CNCD, les personnalités qui occupent les postes de premier plan du CNS « ne sont qu’une façade, afin de mieux cacher les islamistes, qui dominent le CNS »5. De fait, un tiers des membres du CNS sont issus desFrères musulmans, ce qui les rend majoritaires au sein du Conseil5,4. Or, les Frères musulmans syriens sont financés essentiellement par le Qatar et des pétromonarchies du Golfe19,47. Kamal al-Labwani, ancien membre du CNS ayant démissionné en mars 2012, accuse également les Frères musulmans de détourner les fonds financiers et les moyens du CNS, notamment des armes, pour « bâtir leur propre base populaire »32. Imad Houssari, démissionnaire du CNS et membre des comités locaux de coordination, affirme de son côté que les Frères musulmans veulent contrôler le budget de l’organisation et que certains d’entre eux financent des groupes salafistes41. Enfin, Walid Al Bounni, adhérent du CNS, a quitté le mouvement pour protester contre leur influence48.

Ok ok…

Le 28 août 2012, alors que le CNS est en perte de vitesse auprès des acteurs syriens et internationaux, elle annonce, avec d’autres membres, sa démission de l’organisation en déplorant son absence de crédibilité3 et en déclarant notamment que « le CNS ne travaille pas bien avec les autres groupes d’opposition »13. Elle retourne alors à ses activités universitaires et se consacre à l’effort humanitaire pour le peuple syrien14. Si Kodmani affirme qu’elle n’a pas démissionné à cause de tensions, un article – anonyme – sur le site du magazine Jeune Afrique estime qu’elle ne supportait plus les attaques à son encontre12. Pour l’universitaire Fabrice Balanche, « cela faisait longtemps que Bassma Kodmani, vue comme la représentante du camp occidental au sein du CNS, était fragilisée »15.

En septembre 2012, elle participe à la création de l’association “Initiative pour une nouvelle Syrie” dont l’action est dédiée à l’assistance humanitaire et à des projets pour favoriser une transition réussie. Elle en est également la trésorière16.

En février 2013, elle soutient la proposition de dialogue faite au régime syrien par Mouaz al-Khatib, président de la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution17.

En juillet 2013, elle signe une lettre ouverte à François Hollande réclamant la mise en place en Syrie d’une zone d’exclusion aérienne, « la mise au ban diplomatique du régime syrien » et « une aide substantielle sur le plan militaire aux brigades de l’Armée libre »18.

Voilà voilà…

 

Mais le meilleur reste à venir : les deux derniers témoins cités dans le texte, vous savez :

dans le camp des opposants syriens, l’assassinat de Zahran Alloush est un coup dur. «Il aura des conséquences sur tout le processus politique et diplomatique entamé à Vienne et Genève», affirme Riad Hijab, ancien Premier ministre syrien, devenu coordinateur de la délégation qui devrait participer aux négociations avec les représentants du régime.

«C’est la perspective de la seule solution politique possible en Syrie que la Russie a tué aujourd’hui», selon la militante démocrate Nahed Badawia.

Mais qui est Nahed Badawia ?

Cela va aller vite, je n’ai pas trouvé grand chose sur Nahed Badawia, c’est apparemment juste une “ingénieure et journaliste” syrienne réfugiée en France, opposante de longue période à Assad, militante de gauche.

Elle intervient d’ailleurs dans des collèges, et j’imagine que les élèves sont donc désormais bien informés de la complexité de la situation syrienne.

D’ailleurs un lycée a même fait un article après leur rencontre :

“Le gouvernement syrien répond aux manifestations pacifistes par les armes. D’abord en éliminant des activistes et leurs familles, puis en allant jusqu’à torturer et tuer des enfants [OB : Et des nourrissons aussi ?] .

Les opposants au régime s’organisent alors au sein de groupes rebelles armés, des plus modérés comme l’Armée Syrienne Libre (ASL) fondée par des militaires syriens favorables à l’instauration d’un régime démocratique [Robert Baer : “L’Armée syrienne libre n’a jamais vraiment existé”], aux extrémistes djihadistes qui prônent un régime islamiste (Front Islamique, JabhatAl Nosra, Etat Islamique en Irak et au Levant ou EIIL). Plus de 150 000 syriens ont déjà été victimes de cette guerre, en majorité des civils [Probablement faux : 90 000 soldats Syriens morts et à peu près autant de rebelles armées en tous cas], y compris des enfants.

Bashar-el-Assad a un double discours : à l’extérieur il dit être contre le terrorisme qui sévit dans son pays, tandis qu’en interne il dit qu’il y a un complot international [Mais où va-t-il chercher ça ce complotiste© ?].

Dans ce contexte, les journalistes, témoins gênants de la répression, deviennent des ennemis d’État.”)

Ainsi, avec un peu de chance, 1 ou 2 devraient intégrer Sciences-Po…

Bref, c’est une personne sans autorité spéciale. Mais la “journaliste”© a donc décidé que c’est sa vision qui restera dans notre esprit…

Mais qui est Riad Hijab ?

Riad Hijab est l’avant dernière personne citée dans l’article de Libération :

dans le camp des opposants syriens, l’assassinat de Zahran Alloush est un coup dur. «Il aura des conséquences sur tout le processus politique et diplomatique entamé à Vienne et Genève», affirme Riad Hijab, ancien Premier ministre syrien, devenu coordinateur de la délégation qui devrait participer aux négociations avec les représentants du régime.

Sa page Wikipedia française indique :

Issu d’une famille sunnite de Deir ez-Zor1, Riad Hijab est nommé ministre de l’Agriculture et de la Réforme le 14 avril 2011. Un an plus tard, le 6 juin 2012, il est nommé Premier ministre par le président Bachar el-Assad2 et forme son gouvernement le 23 du même mois3,4, durant le conflit syrien de 2011-2012.

Le 6 août suivant au matin, alors que la télévision d’État annonce que Riad Hijab a été limogé, on apprend que celui-ci a fait défection et a fui en Jordanie, où sa famille se trouvait déjà depuis quelques jours5. Il condamne des crimes contre l’humanité commis par le régime et affirme son soutien à la rébellion6,7,8. Il affirme aussi qu’il a dû accepter le poste de Premier ministre sous des menaces de mort. Il abandonne également son portefeuille de l’Agriculture.

En décembre 2012, il serait le favori des États-Unis et de l’Arabie saoudite pour diriger un gouvernement de transition après une éventuelle chute du régime de Bachar el-Assad. Mais le Qatar et la Turquie lui préféreraient Mouaz al-Khatib, président de la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution (CNFOR), tandis que Georges Sabra, président du Conseil national syrien, juge que « les Syriens ne sont pas prêts à l’accepter pour le moment »9. Après avoir été effectivement évoqué dans des discussions au sein de la CNFOR, il décide de ne pas se porter candidat, notamment à cause des réticences des Frères musulmans à son égard : Ghassan Hitto est finalement élu10.

Tiens, très bizarre donc cette histoire : ce type est donc le seul ministre au monde qu’il aurait fallu menacer de mort pour qu’il accepte le poste de Premier Ministre – et qui a ensuite fait défection. Je regarde alors sur la page anglaise, un peu plus complète :

Defection – According to Hijab’s former spokesman Mohammad Otari, Hijab resigned, and he and his family had defected to Jordan on 6 August 2012.[2][11] Syrian state TV reported that Hijab had been “sacked” and that Deputy PM Omar Ibrahim Ghalawanji would become the head of a new caretaker government.[2] Hijab released a statement through Otari criticizing the current Syrian government, calling it a “terrorist regime”. The statement declared “I am from today a soldier in this blessed revolution“. According to Otari, Hijab had been planning his defection for months with the help of the Free Syrian Army.[11][12][13][14] Hijab was reportedly heading for Qatar, an active supporter of the Syrian rebels.[15] Speaking in Amman, Jordan, on 14 August 2012, Hijab alleged that Assad’s current government was collapsing “morally, financially and militarily“, allegedly only controlling a mere 30% of the entire country still. He called on the Syrian Arab Army and its officers to join the rebellion against president Assad and the Ba’ath party government and for the opposition forces to unite.[5] On 17 August, Hijab held meetings in Doha, Qatar, to discuss Assad’s toppling and to attempt unification of Syrian opposition forces.[16]

According to his spokesman Otari on August 6, Hijab also encouraged other officials to defect,[11] and opposition sources claimed that three other ministers as well as three army generals defected on the same day. However, one of the ministers named by the opposition, Treasurer of Syria Mohamad Gillati appeared on Syrian television later in the day to deny the rumors of his defection to the rebellion.[2]

Though Hijab was not considered a member of Assad’s inner circle,[11] BBC News described his departure as the “highest-profile defection since the uprising began in March 2011” and “a stunning blow to President Assad”.[12] Guardian writer Ian Black called it “a propaganda coup for the opposition” but not a “fatal blow”.[15] The United States government stated that the “defection” showed Assad’s government was “crumbling from within”. The Barack Obama administration again called for al-Assad’s resignation.[17]

Bref, défection très surprenante, et propos très durs contre Assad. OK.

Mais le plus beau est la dernière phrase de la page : “According to Der Spiegel, Hijab and other prominent Syrian defectors were bribed by the French secret services inside the country as well as by Qatar.[19] ” “Selon Der Spiegel, Hijab et d’autres éminentes personnalités ayant fait défection ont été soudoyés par les Services secrets français dans le pays ainsi que par le Qatar“.

Ah oui, quand même… Bon, il dit quoi le Spiegel le 21 aout 2012 ?

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a commenté sur le nombre croissant de défections de la semaine dernière en disant que: “Tout cela montre que les gens de toutes sortes ont décidé d’abandonner le régime.” Ils ont tous reconnu, a-t-il dit à l’agence de nouvelles française AFP que le régime d’Assad fait actuellement assassiner son propre peuple. Il a ajouté “D’après les informations que nous avons, mais nous verrons si cela est confirmé dans les jours qui viennent, il y a d’autres défections spectaculaires qui se produisent”

Mais les transfuges semblent avoir non seulement des raisons politiques. Comme le “Times” a rapporté mardi également le versement de fonds. Les pays européens ont donc payé conjointement avec certains états du Golfe des pots de vin à des responsables syriens pour les amener à se détourner du régime d’Assad. Lors d’une réunion de diplomates européens en mai dans la capitale qatarie Doha, il a donc été convenu que des “incitations” devraient être donnés à des représentants du régime syrien pour qu’ils rompent avec Assad . La réunion des ambassadeurs a été décidée alors que la politique avait détruit tout espoir de succès du plan de paix de l’ancien médiateur de l’ONU, Kofi Annan. La Russie avait bloqué avec la Chine une condamnation claire du régime Assad ou même des sanctions.

[ J’ai trouvé la source du “Times” de Londres, mais il est payant, siq uelqu’un a l’accès, ça m’intéresse (il est là)

Elle n’est pas  belle cette histoire ? Ce type expliquait d’ailleurs urbi et orbi que le régime était au bord de l’effondrement en aout 2012 (voilà le souci quand on paye les gens, c’est comme quand on les torture, ils racontent n’importe quoi, et surtout ce que vous voulez entendre…). Il a donc contribué à intoxiquer nos dirigeants. ¨Pourtant quand on lit ce que le héros de Libération veut faire aux Alaouites, on comprend qu’ils ne vont pas lâcher l’affaire facilement…

Mais il y a encore mieux.

Après avoir pas mal farfouillé, je suis tombé sur cet article de Jean-Loup Izambert, un journaliste d’investigation relativement sérieux. Voilà ce qu’il nous raconte dans son livre 56 – L’État français complice de criminels  (propos qu’il faut donc prendre au conditionnel, à creuser) :

“Volcan de Damas et Séisme syrien”

“Riad Hijab ?

Né en 1966 à Deir ez-Zor, […] il est nommé ministre de l’Agriculture et de la Réforme (avril 2011 à août 2012), puis Premier ministre, le 23 juin 2012, par le président Bachar el-Assad.

Mais, les services de renseignement russes, qui s’intéressent à son activité et à son entourage, avertissent leurs homologues syriens de la préparation d’une tentative de coup d’État orchestrée par des services occidentaux avec sa participation. Une opération montée en deux temps par Washington et Paris, avec la participation des dictatures du golfe arabo-persique, et baptisée “Volcan de Damas et séisme syrien” devait renverser le gouvernement par un second coup d’État faisant suite à celui – mis en échec – des Frères musulmans en 2011.

(Source : L’Obs. Voir aussi le long article sur Wikipedia anglais)

Ce plan prévoyait l’intervention de groupes de mercenaires pour décapiter par des attentats les directions des organes de sécurité syriens et de l’armée. Après plusieurs attentats, dont l’un qui détruisit le Siège de la Sécurité nationale et causa la mort de plusieurs dirigeants du Conseil de sécurité nationale, Washington et Paris pensaient que des officiers supérieurs feraient défection avec leurs unités et se retourneraient contre le gouvernement civil.

L’Élysée impliqué dans le coup d’État du 18 juillet 2012
Les services secrets des puissances liguées contre la République arabe syrienne – notamment les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar – ont envisagé ce coup d’État lors d’une réunion qui s’est tenue il Tunis à la fin février 2012. L’attentat eut bien eu lieu le 18 juillet suivant, date prévue pour déclencher le coup d’État, tuant le ministre de la Défense, le vice-ministre de la Défense ainsi que le chef de la cellule de crise, et blessant de nombreuses autres personnes. Le ministre des Affaires étrangères Fabius refusa de condamner l’attentat qui coûta la vie à plusieurs civils et militaires.

Lors de ce coup d’État, Riad Hijab devait prendre la direction du gouvernement de transition préparé dans la coulisse des états-majors occidentaux. Pour lancer cette opération, plusieurs milliers de mercenaires, principalement libyens, jordaniens, tchétchènes et tunisiens, sont entrés en Syrie en quelques jours, essentiellement par les frontières jordanienne et turque, Près de trois mille d’entre eux viendront semer la mort jusque dans la capitale et sa banlieue, pensant renverser le gouvernement qu’ils imaginaient isolé et déstabilisé par les attentats suicides de la mi-juillet.

Mais, contrairement aux prévisions de Washington et de Paris, l’armée syrienne, aidée par la population et ses Comités de défense populaire, les délogera des quartiers de Damas. Au bout d’une semaine de combats acharnés quartier par quartier, rue par rue, leurs survivants devront battre en retraite. Hijab porte donc une lourde responsabilité dans ce complot. Démasqué, il est aussitôt démis de ses fonctions. Il parvient à s’enfuir le 5 août, juste avant d’être arrêté, avec l’aide de la brigade AI-Moetassem, un groupe de l’ASL, et se réfugie en Jordanie. Là, il retrouve sa famille qui l’avait précédé bien auparavant, par précaution, en raison de son activité conspiratrice.

Plus tard, son porte-parole, Mohamed Otri, s’exprimant depuis la Jordanie reconnaîtra que “M. Hijab travaillait secrètement au renversement de Bachar el-Assad bien avant d’accepter les fonctions de président du Conseil des ministres ».

En France, Le Canard Enchaîné, sous la plume de Claude Angeli, ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire, révélera le “complot barbouzard contre Bachar el-Assad”. La plupart des médias français se feront très discrets sur ce coup d’État manqué auquel les services français (DGSE) sont associés. […]

Les conseillers étasuniens et saoudiens le récupéreront ensuite pour conduire le « gouvernement provisoire» destiné à diriger la Syrie en cas de renversement du gouvernement. Il se heurtera alors à nouveau à l’opposition du Qatar et de la Turquie, qui feront désigner à sa place, le 18 mars 2013, Ghassan Hitto. Cet homme d’affaires présente toutes les« qualités » pour ce poste puisqu’il est proche des Frères musulmans et est étroitement lié à la société syrienne pour vivre… aux États-Unis depuis 1980 ! […]

Le 9 juillet 2013, un an après la tentative de coup d’État avortée de l’opération « Volcan de Damas et séisme de la Syrie », des informations indiquent l’arrivée en Jordanie de soldats étasuniens, anglais et français pour des manœuvres militaires. Celles-ci se présentent comme une répétition d’une nouvelle opération militaire visant à créer une zone tampon en territoire syrien, près de la frontière turque, par la destruction de cibles civiles et militaires…”

Note Izembert : Les services secrets syriens ont expulsé discrètement vers la France, via la Turquie, une vingtaine de militaires français, parmi lesquels un colonel du service des transmissions de la DGSE. Ces militaires ont été arrêtés fin janvier- début février 2012 près des villes de Homs et d’Azouz. Nicolas Sarkozy, alors Président de la République française, et le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Alain Juppé, négocieront leur libération avec Damas par l’intervention d’un pays tiers. L’accord pour le rapatriement de ces militaires a été pris au plus haut niveau du pouvoir politique syrien. (Source : TheTelegraph)

“Il y avait deux réunions à Tunis, s’amuse un haut fonctionnaire du Quai d’Orsay. La première, la conférence dite « des amis de la Syrie », regroupait des représentants d’une soixantaine de pays, dont Hillary Clinton ou Alain Juppé. Le bilan n’est pas glorieux.

Une autre se voulait plus discrète et réunissait des gens en principe mieux armés que les diplomates, les hommes des services secrets. « On leur souhaite bon vent pour dégommer Bachar..» Réaction sur le même ton d’un officier d’état-major : « C’est la meilleure solution. On ne peut pas refaire le même coup qu’avec la Libye et bombarder une armée syrienne autrement plus solide que celle de Kadhafi et dont les blindés se baladent tranquillement dans des villes insurgées. Et puis, cette fois, l’ONU ne donnera pas son feu vert. »

Putschistes à convaincre vite

Exact. Russes et Chinois y mettraient leur veto. Reste alors la méthode déjà utilisée en Libye : fournir des armes efficaces aux insurgés, voire des conseillers en guérilla urbaine. Des livraisons sont prévues, dit-on au Quai d’Orsay et à la Direction du renseignement militaire (DRM), via des pays arabes, comme le Qatar. Mais il y a mieux, et c’est aujourd’hui d’actualité, selon les connaisseurs : « préparer un coup d’État ». Encore faut-il trouver, sur place, des interlocuteurs valables, discrets, courageux. Et cela suppose de sacrés efforts de persuasion.

A Tunis, la semaine dernière, des représentants des services secrets de plusieurs pays : Qatar, États-Unis, Grande-Bretagne, France, Turquie, Arabie Saoudite, notamment – ont envisagé cette solution. L’idée est d’exploiter d’éventuelles divergences au sein des forces de sécurité et du clan Assad. A en croire un officier de renseignement, des militaires syriens, jusque-là plutôt loyaux, considèrent désormais qu’il n’y a pas d’autre issue à la crise actuelle qu’une rupture avec Bachar et sa famille. Selon lui, les princes saoudiens sont prêts à mettre de l’argent sur la table pour aider à la conversion de ces futurs rebelles.

Quant à l’opposition syrienne, « elle est fragmentée, divisée sur le plan ethnique, idéologique ou stratégique », constate un analyste de la DRM. D’un côté, le Conseil national syrien, « un faux nez des Frères musulmans », dit-on. De l’autre, le Comité de coordination nationale, qui regroupe des intellectuels et des opposants favorable une solution entre Syriens. Sans compter les déserteurs de l’Armée syrienne libre. Et pas forcément tous d’accord sur les ingérences étrangères et sur l’avenir du pays, une fois Bachar écarté.

Ce n’est pas joué, et les comploteurs réunis à Tunis savent que le régime peut encore tenir avec ces quelque 40 000 militaires du clan alaouite (branche du chiisme) – trois divisions blindées la Garde nationale, les Forces spéciales – et grâce à des services de sécurité omniprésents. Face sunnites, leur loyauté est aussi une question survie dans cette guerre civile entre musulmans, sans armistice ni pacifistes à l’horizon.

Claude Angeli – Le Canard Enchainé N° 4766 du 29 Février 2012

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Bref, évidemment, on sera prudent sur ces propos, mais cela mériterait de lourdes enquêtes parlementaires – si on était en Démocratie, bien entendu.

ÉDIT : tiens on me signale cette vidéo d’Hugo Chavez sur le rôle de la France en Syrie :


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En conclusion, merci donc à Libération pour ce beau moment.

S’ils ont un peu de temps, entre le “pic de chaleur”, “bientôt la neige”, “alerte terroriste” et “la cousine de la grand-mère du logeur du kamikaze”, ce serait bien qu’ils creusent par exemple l’existence de cette opération “Volcan de Damas et séisme de la Syrie”, et interrogent l’exécutif (mais si, rappelez-vous, le Watergate, tout ça, tout ça…).

Et comme quoi, en creusant un seul article, on tombe rapidement sur des pépites…

Mais cela confirme hélas ma vision.

On a une guerre qui va crescendo entre la Russie et l’Islamisme radical, nouveau fascisme qui menace nos sociétés (depuis l’extérieur, je précise, tomber dans le piège de l’inquiétude intérieure type “5e colonne” est exactement ce qu’attendent de nous nos ennemis. Et ces gens ne passeraient guère à l’acte sans formation et soutiens extérieurs).

Et nos élites vont faire le choix plus ou moins conscient et officiel de l’islamisme, comme on le voit depuis 35 ans (Afghanistan, Bosnie, Kosovo, Arabie, Irak, Libye, Turquie…) , et comme on le voit toujours avec leur courbettes devant les dirigeants de l’Arabie, du Qatar et de la Turquie….

On le voit ici, la “journaliste”© nous invite mezza voce à haïr ces Russes irresponsables qui ont tué un chef islamiste, dont on veut nous faire croire qu’il était indispensable à un “accord politique” –  sauf que les accords politiques c’est bien, gagner la guerre (ou être en position de le faire) c’est mieux…

En attendant, bonnes pâtisseries à tous – orientales, évidemment 🙂

60 réponses à [Propagande] L’élimination de Zahran Alloush, le combattant islamiste que tous adoraient détester, par Hala Kodmani

Commentaires recommandés

RonRon Le 31 décembre 2015 à 06h21

Superbe travail, je ne regrette pas mon soutient de 10€/mois !

Et bien sûr, sans aller si loin dans le détail et l’excellence, on peut faire ce travail pour toutes les infos qui semblent contre intuitives. Parfois l’info est exact mais à contextualiser, souvent c’est de la pure propagande.

  1. caliban Le 31 décembre 2015 à 05h55
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    Merci d’avoir tiré la pelote ! L’enquête journalistique (la vraie) avance 🙂

    J’imagine que cela vous a pris un certain temps (1 coquille : “on sera prudent sur tout ceci, mi cela mériterait”)


  2. RonRon Le 31 décembre 2015 à 06h21
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    Superbe travail, je ne regrette pas mon soutient de 10€/mois !

    Et bien sûr, sans aller si loin dans le détail et l’excellence, on peut faire ce travail pour toutes les infos qui semblent contre intuitives. Parfois l’info est exact mais à contextualiser, souvent c’est de la pure propagande.


  3. Vassili Arkhipov Le 31 décembre 2015 à 06h54
    Afficher/Masquer

    encore une très bonne analyse 🙂
    je me permettrai juste peut être de préciser ce que voulait dire le bonhomme en parlant de la “mentalité takfiriste” de l’EI. Le takfir est le fait de nier à quelqu’un le statut de musulman, de le faire sortir de l’Oumma (sorte d’excomunication si on veut). Certaines écoles de droit coranique considèrent que prononcer le takfir revient à se mettre à la place de Dieu et est un péché. Les gars de l’Ei, en refusant à tous les non-sunnites le droit de se dire musulman et en les massacrant pour ça, entre en contradiction avec cette vision. Il est possible (sans en être sûr) que notre bon islamiste voulait l’islam politique sans nécessairement la guerre entre les communautés, d’où la sympathie de Libé. enfin, on va pas se mettre à pleurer pour un seigneur de guerre islamiste, sponsorisé par les wahhabites quand même?


    • sam Le 02 janvier 2016 à 22h46
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      précision sur la précision : les takfiristes ne sont pas les seuls à considérer les chiites (exemple le plus parlant) comme non-musulmans, les salafistes du type Allouch aussi ! Là où s’établit la différence c’est que les takfiristes prononcent l’excommunication à titre personnel envers des sunnites, étant entendu pour tous ces gens que seuls les sunnites sont musulmans.


  4. Subotai Le 31 décembre 2015 à 07h22
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    Quand on pense que depuis des siècles les Ouighour font partie de l’empire de Han, vlà qu’ils deviennent minorité opprimée depuis qu’ils sont quelques centaines à apporter la Démocratie en Syrie dans les rangs al Nosra, DAESH et les autres….
    Vraiment ces Chinois ont un toupet! MDR 🙂


  5. RMM Le 31 décembre 2015 à 07h34
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    Merci pour ce travail important.
    On ne devrait plus s’étonner que les medias francais (surtout les clones de Marie Mendias et al) soient en si parfait accord avec le point de vue du gouvernement US (voir US State Dept briefings, 28/12/2015) – link to state.gov):
    “QUESTION: Over the weekend, one of the strongest Syrian rebel leaders, Zahran Alloush, got killed. Apparently, he was one of those who signed the Riyadh agreement just a few weeks ago. How do you view this attack by the Assad regime or the Russians?
    MR TONER: Well, first of all, the United States provides no support to Jaysh al-Islam… [ce n’était pas la question: qui se sent morveux…”] That said, Jaysh al-Islam has supported a political process to end the conflict and has fought against ISIL. They were also a participant in the Riyadh conference, … which has been a key step forward in efforts to work toward a resumption of negotiations and a political path to end the conflict. So the strike on Alloush and others in Jaysh al-Islam and other opposition groups do, in fact, complicate efforts to bring about meaningful political negotiations… it doesn’t send the most constructive message to carry out a strike like that. … Russia has by its actions put itself in a very precarious place in terms of supporting a government that has brutalized its own people…”
    Pour les Américains et leurs complices dans la destruction de la Syrie, il y a effectivement de quoi pleurer ce cher Allouche: il haissait les chiites et les allaouites, mais étant bien formé, il savait ce qu’il fallait dire devant les médias. Pour ajouter au propos de McClatchy cité ci-haut):
    “Given that Jaish al-Islam ultimately answered to Prince Bandar, who became the head of Saudi intelligence in 2012, there did not appear to be a lot of room for Western values in the group’s agenda. Its leader, Zahran Alloush, was the son of a Syrian religious scholar. He talked dutifully about the merits of tolerance to Western reporters, but would revert to such politically incorrect themes as the mass expulsion of Alawites from Damascus when addressing his fellow jihadis.
    (Andrew Cockburn: The United States is teaming up with Al Qaeda, again – link to harpers.org )


  6. Pascal Bazot Le 31 décembre 2015 à 07h39
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    Magnifique démonstration de ce qu’est devenu le concept de journalisme.
    Un usage quasi permanent de la manipulation mentale: soit une subtile cuisine dont les produits de base sont composé de séduction, de suggestion, de persuasion, de soumission non volontaire ou consentie.
    Les techniques en sont connues, dissimulation partielle ou totale de l’info, usage de la double contrainte (les ennemis de mes ennemis sont forcément amis ) influence de la pensée émotionnelle, usage intensif de pseudos spécialistes non dépourvus d’arrières pensées …etc

    Mais aussi valorisation de l’incompétence à l’intérieur des rédactions, soumission à l’immédiateté

    J’ignore le temps de travail qui vous a été nécessaire à cette décortication.
    Imaginons que nous devions faire le même chose pour chaque article concernant la géopolitique dans ces merdias…

    Pour moi la stratégie pour combattre ce propagandisme est simple:

    Rappeler sans cesse que ces médias sont la voix et donc le reflet de l’esprit de ceux à qui ils appartiennent.
    Utiliser les exemples que vous donnez et que d’autres donnent (Acrimed et d’autres) comme contre information et la faire circuler auprès des lecteurs de ces journaux.
    Leur proposer de faire par eux même des recherches qui les conduiront à avoir un jugement personnel objectif.
    Faire en sorte que leur tirage soit de plus en plus confidentiel.
    Travail de fourmi et de longue haleine qui peuvent nous valoir la réprobation à chaque niveau de la pyramide.


    • Spiridon Le 02 janvier 2016 à 03h23
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      Bien sûr le décorticage des contre vérités, des omissions, des mensonges flagrants, cela fait du bien, cela nous”libère” de la propagande et du poids des insinuations.
      Néanmoins la base de cette propagande ne réside-t-elle pas dans des mantras à la fausseté tellement évidente que sans rentrer dans tout ce travail de décryptage, les Français devraient d’emblée être révoltés par le comportement et le discours de leurs dirigeants? En effet comment croire une seconde que soudain, réveillé mal luné, Bachar El Assad, se soit mis librement et avec les pleins pouvoirs, à “massacrer son peuple”? Par plaisir ou désœuvrement (on a montré sa femme faisant ses courses internet pendant la guerre) il aurait envoyé des avions larguer des bombes barils(???) juste histoire de faire toujours plus de victimes? Si les Français sont assez stupides pour avaler ces absurdités, alors Fabius après tout les représente assez bien.


  7. Boubanka46 Le 31 décembre 2015 à 07h45
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    Un peu de vrai journalisme

    link to lorientlejour.com


  8. oz Le 31 décembre 2015 à 08h10
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    Asad Abu Khalil, “The Angry Arab”, signale un autre “hommage émouvant [dans le NY Times] au polygame modéré, sectaire modéré, assassin modéré, et Salafiste modéré Zahran Alloush”… (A Moving tribute (by Anne Barnard) to moderately polygamous, moderately sectarian, and moderately murderous, and moderately Salafite Zahran Alloush). Les plumitifs occidentaux versent des torrents de larmes pour un islamiste violent et terroriste, et ils voudraient qu’on les prenne au sérieux…

    link to angryarab.blogspot.de


    • Wilmotte Karim Le 31 décembre 2015 à 10h25
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      Ceci étant, tout les salafistes ne sont pas des Takfiristes.


      • Jeanne L Le 31 décembre 2015 à 10h51
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        La réciproque est-elle vraie ?


        • Wilmotte Karim Le 01 janvier 2016 à 04h27
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          link to la-croix.com

          “Takfirisme

          Plutôt que le terme de « djihadistes » qui abusent selon eux du terme « djihad », certains – notamment parmi les salafistes quiétistes – préfèrent désigner comme « takfiristes » les groupes combattant au nom de l’islam en Syrie, en Irak ou ailleurs. Il est issu du mot arabe « takfir » signifiant anathème, parfois traduit aussi par « excommunication ». Les takfiristes – ou takfiri – considèrent chrétiens, juifs, polythéistes, mais aussi chiites ou musulmans appartenant à un autre courant de l’islam, comme mécréants et donc susceptibles d’être mis à mort.

          Ce nom a été donné d’abord à un mouvement dissident des Frères musulmans, fondé en Égypte au début des années 1970 à la suite de la grande répression des islamistes. Importé en France au milieu des années 1990, par l’intermédiaire du Groupe islamique armé (GIA) algérien, il inspire plusieurs filières « djihadistes » récentes, qu’il s’agisse du Front Al-Nosra, ou des auteurs des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher en janvier…”

          “Salafisme

          La salafiyya (de salaf, pluriel aslāf, qui signifie « ancêtre, prédécesseur ») désigne un « minhaj » (une voie) fondée sur le Coran et la tradition prophétique visant à rapprocher la pratique religieuse de celle de Mohammed, de ses compagnons les plus proches sur trois générations.

          L’émergence de cette doctrine est, là encore, liée à un désir de retrouver un islam « pur », celui « des origines ». Alors que les islamistes voient la solution dans un « État musulman », les salafistes sont, eux, individualistes : seul compte le retour à une pratique religieuse considérée comme orthodoxe. Les salafistes rejettent toute possibilité d’interprétation des textes et se coupent, par conséquent, de la longue tradition de l’islam dans ce domaine, de ses diverses écoles juridiques, etc.

          Aujourd’hui, l’habitude a été prise de regrouper sous ce terme tous les courants littéralistes – ou néo-fondamentalistes – de l’islam qui considèrent la Sunna, c’est-à-dire les « hadiths » ou les dits du prophète Mohammed, pris au pied de la lettre comme la principale référence dogmatique. La référence à « la fin des temps », plus ou moins imminente, est constante chez les salafistes, qui en recensent les signes « mineurs » (utilisation d’instruments de musique, généralisation de l’usure, etc.) et attendent les signes « majeurs » comme la descente de Jésus et du Mahdi, ou la réunion des croyants sur « la terre du premier rassemblement », le Cham correspondant au territoire actuel de la Syrie, prélude au jugement dernier.”


  9. philbrasov Le 31 décembre 2015 à 08h31
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    Zahran Alloush, est quand même le type qui mettait des femmes et des enfants en cage, pour éviter d’être attaqué….
    link to fr.sputniknews.com

    bref, on sait ce que sont les rebelles modérés. les forumistes de libe sur cet “article” propagande, ne se sont pas trompes.. et la quasi unanimité de ceux-ci dénoncent eux aussi les propos tenus par cette propagandiste.
    L’interessant dans cette analyse de OB est de nous avoir rafraîchi la mémoire, concernant Riad Hijab, et le rôle des services secrets français.
    Ça en dit long sur la collusion qui existe entre les pouvoirs occidentaux, et les islamistes….

    Peu fan de Chavez… une interview de celui-ci a propos de la Syrie et du rôle des français dans cette guerre syrienne.
    link to youtube.com

    Il avait malheureusement raison sur ce coup…


    • petouille Le 31 décembre 2015 à 14h12
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      “Peu fan de Chavez…”
      Ne serait-il pas temps de s’informer vraiment sur Chavez, et de se “déconditionner” à son sujet aussi …


      • philbrasov Le 31 décembre 2015 à 16h27
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        la preuve que je le suis.. Chavez… c’est pas pour autant que j’adhère a tout ce qu’il a pu dire…. mais je retiens que le meilleur de lui…. et qui méritait d’avoir sa place dans ce debat et de compléter ce qui a été dit dans ce post…


  10. matamaure Le 31 décembre 2015 à 08h34
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    Ne pas oublier de relever la perle de cette expression “l’assassinat de Zahran Alloush “… comme si tuer un ennemi armé qui veut votre mort, en le bombardant, était un assassinat.

    Comme il n’y a plus de journaliste en France nous avons fort heureusement l’obstination d’Olivier Berruyer pour faire leur boulot : informer et decrypter.
    Et ici déshabiller les propagandistes et menteurs téléguidés.


  11. Patrick Andre Le 31 décembre 2015 à 10h11
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    “Logiquement, les médias du régime Assad ont célébré «la mort du grand terroriste des Saud», les hommes du Hezbollah ont distribué des pâtisseries dans la banlieue sud de Beyrouth, tandis que l’Iran se réjouissait de l’élimination du «terroriste wahhabite» et que la Russie rappelait les attaques de l’Armée de l’islam contre les habitants de Damas….”

    Dnas sa propagande, elle a oublié d’ajouter que les Syriens à Damas se sont réjouis et ont pu fêté Noël en ce 25 décembre sans tyrannie et sans haine ….
    link to medias-presse.info


  12. Arcousan09 Le 31 décembre 2015 à 10h15
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    “Non je ne me réjouis pas que Zahran Alloush ait été tué par les Russes, ”

    Il eut été plus noble qu’il soit passé de vie à trépas avec une bombe dite “chirurgicale” U.S.

    Ces russes sont vraiment en dessous de tout avec des bombes qui ne sont pas “propres”
    Mais ….
    Contrairement aux si géniaux américains ils sont efficaces et, eux, ils luttent vraiment contre état islamique … ils ne font pas semblant et ne jouent pas les faux-culs ….


  13. Wilmotte Karim Le 31 décembre 2015 à 10h26
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    “Euh, donc “vive l”armée de l’islam” et son ordre, quoi ? Je signale que Daech est aussi apprécié sur place car il ramène l’ordre, et a une réelle action sociale…”

    Et de fait, c’était la même chose avec les Talibans.


  14. Eric83 Le 31 décembre 2015 à 10h29
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    Excellente mise en lumière de la propagande organisée au plus haut de la pyramide…et de la grande difficulté de ne pas tomber dans ses multiples pièges.
    Dans le contexte de cet article édifiant, comment ne pas y voir du complotisme plutôt que du journalisme.


  15. Nora Le 31 décembre 2015 à 10h55
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    Petits reportages d’un correspondant en Russie Ksenia Bolchakova dans la Syrie de Bachar al-Assad.
    link to rts.ch

    Merci pour l’analyse de texte. Belle Saint-Sylvestre ou beau réveillon au choix et à tous !


  16. numéro 6 Le 31 décembre 2015 à 11h34
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    Cette propagande alimentée par les médias , qui rappelons le sont détenus essentiellement par le complexe militaro-industriel , s’explique aisément : l’élimination de Zahran Alloush met fin au rêve de Fabius , Hollande et Obama de remplacer Bachar par un sunnite proche de l’Arabie Saoudite .
    Et ceci , même si ce proche se revendique héritier de Ben Laden !
    Et cette réaction médiatique , qui tente de camoufler que nos dirigeants préfèrent un disciple d’Al Qaïda à Bachar , ne font que confirmer que leur ” lutte contre le terrorisme” , ce n’est que du pipeau pour blaireaux .


  17. couci couça Le 31 décembre 2015 à 12h00
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    Hou la la , je commence à fatiguer :
    “La responsable de la rubrique Syrie à Libération a créé une association militant pour le renversement d’Assad : chapeau la déontologie.”

    La responsable d’une rubrique dans un journal est elle considérée comme journaliste ?
    Si oui , je doute que son militantisme soit effectivement conforme à la déontologie .

    Si non en tant que quoi elle intervient ?
    Témoin ?
    Caution ?
    Agent diplomatique ?
    Lobbyste ?
    Autre chose ?

    Est elle rémunérée par le journal ?
    Pigiste ?


    • Lysbeth Lévy Le 31 décembre 2015 à 12h18
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      L’orientaliste René Naba explique les CV et les alliances avec les tafiristes payés par le Qatar, les frères musulmans et l’arabie Saoudite des soeurs Kodmani : link to renenaba.com

      “Une caution moderniste à une alliance rétrograde

      Universitaire à l’expertise reconnue, Basma Kodmani a bénéficié d’un soutien de poids dans cette bataille de l’opinion avec le témoignage de l’universitaire américano palestinien Rachid Khalid, de l’éditeur franco syrien Farouk Mardam Bey, petit fils d’un chef du combat nationaliste syrien du temps du mandat français, l’ancien premier ministre Jamil Mardam Bey, et de Leila Chahid, ancien délégué de Palestine en France. Le trio a dénoncé la «perversité» du procédé dont l’objectif répondait au souci de «discréditer une vraie militante de la cause palestinienne».
      Auteure d’une thèse sur les réfugiés palestiniens, Basma Kodmani a collaboré avec des personnalités palestiniennes de premier plan, tel Faysal Husseini, à des projets humanitaires et politiques. A son actif figurent notamment le projet de parrainage d’enfants des camps de réfugiés palestiniens avec de riches familles arabes de Palestine et d’ailleurs, de même que plusieurs pétitions de personnalités occidentales en faveur des Palestiniens.

      Mais la propulsion au poste de porte-parole de l’opposition syrienne de cette chercheuse à l’IFRI (Institut Français de Relations Internationales), le fortin atlantiste de la pensée stratégique de la diplomatie française, de surcroît ancienne directrice de la branche régionale de la Ford Foundation au Caire, et auditrice assidue au Forum de Bilderberg, la plateforme décisionnelle des cosmocrates de la trilatérale (Etats-Unis, Europe, Japon) a été perçue par des franges de l’opinion arabe comme une volonté de conférer un halo de modernité à une opposition largement dominée par les «Frères Musulmans».

      Un effet d’image destiné à gommer dans l’opinion le congrès de juillet 2011, tenu à Paris par les Frères Musulmans, sous l’égide de Bernard Henry Levy, le plus en vue des intellectuels français pro-israéliens, désastreux pour la crédibilité de l’opposition syrienne. Une opération de ravalement””

      “Basma Kodmani est statutairement ombiliquée à l’administration française dont elle est une salariée de surcroit porteuse de la nationalité française. Elle ne dispose pas de la légitimité requise pour figurer dans la direction de l’opposition syrienne, ni revendiquer d’ailleurs la nationalité syrienne. Salariée de la France, partie prenante à un conflit contre la Syrie un pays qu’elle a démembrée du temps de son mandat sur le Levant, l’engagement de Basma Kodmani s’apparente à du mercenariat.””


  18. Lysbeth Lévy Le 31 décembre 2015 à 12h10
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    Voir aussi les commentaires de René Naba sur la mort de ce chef historique de la pseudo-groupe modérés “takfiriste” :

    link to renenaba.com

    D’après René Naba c’est du gros gibier qui touche les intérêts des saoudiens ! Sa mort va dans le bon sens de l’élimination des rebelles pas du tout modérés mais bien des islamistes responsables de nombreux massacres.


  19. Nicolas Anton Le 31 décembre 2015 à 12h46
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    Hollande prétend qu’il faut faire la différence entre un salafiste nommé Zahran Alloush chef du Front islamique Jaysh al-Islam et les salafistes djihadistes tels que le front Al-Nosra (désigné comme organisation terroriste par la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU n°2249 de 2015).

    Protégez vos oreilles et écoutez le chef modéré islamiste Zahran Alloush !! link to urlz.fr
    A 7″35 il hurle : “I ask Allah the lord of the great throne to bless our jihad” (donc un salafiste qui mène un jihad..)
    A 4″25 il promet le paradis à tous les courageux combattants.
    J’en ai encore mal aux oreilles…

    C’est quoi les salafistes ? : Une idéologie politico-religieuse. Ils rejettent toute innovation et sont en faveur d’une application stricte de la loi islamique (sharia) qui en découle. Évidemment soutenu par Arabie Saoudite et Qatar.

    Bref Hollande et Fabius nous prennent vraiment pour des simplets.

    Les russes ont totalement raison de ne pas laisser ces radicaux islamistes prendre le pouvoir.

    PS : Dans cette vidéo link to urlz.fr des prisonnier(e)s en cage qui s’expriment en arabe. Une traduction aurait sans doute été intéressante.


  20. Ray Le 31 décembre 2015 à 12h53
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    Très sincèrement, chapeau le travail. Sur cet article comme sur les autres.


  21. tchoo Le 31 décembre 2015 à 12h54
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    Excellent travail,
    et merci pour l’info sur ce coup d’état anqué qui m’avait échappé (surtout la participation de la FRANCE: quelle honte!)


  22. Alae Le 31 décembre 2015 à 13h12
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    L’Arabie Saoudite condamne “l’assassinat” du leader terroriste Zahran Alloush.
    link to reuters.com
    Et voilà, nous voilà de nouveau assurés d’être du côté de la “démocratie” et des “droits-de-l’homme”. Comme pour l’Ukraine ou les Ouïgours en Chine…

    Sérieusement, ça commence à bien faire.


  23. Spectre Le 31 décembre 2015 à 13h22
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    Je propose de créer un prix symbolique “Tintin au pays des Soviets” pour désigner, chaque mois, le meilleur laquais dans ce concours acharné de désinformation et de propagande. La concurrence va être rude !


    • Crapaud Rouge Le 31 décembre 2015 à 16h01
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      Excellente idée, tant il est vrai que nos “journalistes”, (et leurs patrons surtout), raisonnent comme à la belle époque du “Monde Libre” opposé au “bloc communiste” derrière son “rideau de fer” où il cachait son “goulag”.


    • Wilmotte Karim Le 01 janvier 2016 à 07h41
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      Attention aux droits d’auteur… surtout pour tous ce qui touche à Hergé!


  24. lon Le 31 décembre 2015 à 13h36
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    Ah Libération et son traitement de l’affaire syrienne…..

    Que faut-il attendre d’un canard qui publiait ce genre d’article suite au coup d’état au Honduras, juin 2009 ?
    link to liberation.fr

    le “putsch au crime”..ha ha , sacré Libé , pas changé.

    On notera pour la postérité ce délicieux en-tête de chapitre :
    “…..Y a-t-il eu un véritable coup d’Etat militaire au Honduras ?….”

    Meuh non , Libé, c’était pas vraiment un coup d’état , juste un ” changement de régime ” , lol .


  25. Homère d'Allore Le 31 décembre 2015 à 13h46
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    Sur les positions “modérées” de Zahran Alloush, cette interview relayée par memri, site israélien partial mais souvent bien informé.

    link to memritv.org


  26. ced Le 31 décembre 2015 à 13h56
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    Bonjour

    C’est avec ce genre d’article que je vous considére comme le meilleur cher OB !

    Bonnes fêtes à toutes et tous.


  27. Fool Prophet Le 31 décembre 2015 à 14h07
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    Très bon article évidemment.
    Mais plus encore, un très bon encart sur la libération par le régime des cadres de Daesh fond de commerce récurrent des journalistes de tout poil pour mettre sur le dos du régime la genèse de l’état islamique pour le moins en Syrie.
    Il serait bien de développer cet aspect si quelqu’un avait des sources plus précises sur cette loi d’amnistie et les quels en ont été les principaux bénéficiaires.
    C’est en fait de la part des médias et des politiques en particulier socialistes le paravent essentiel pour discréditer Damas et rejeter leur propre implication et celle de leurs alliés dans la mise en place de ce poison mortel qu’est Daesh.
    Merci d’avance à ceux qui pourraient étoffer cette première ébauche déjà très prometteuse.


  28. Christian Durante Le 31 décembre 2015 à 15h16
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    Bravo pour l’enquête, un modèle de journalisme !
    Bref, à quand un CFJ.crises.fr !


  29. Pierre Le 31 décembre 2015 à 15h18
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    Tout d’abord bon réveillon.
    Vu de l’Est, je comprend très mal ces problèmes du Proche-Orient, mais l’étude est sérieuse, argumentée. Cependant, Libération et ce journaliste vous rétorqueront : c’est normal de choisir le bon camp ! Tous contre l’actuelle Syrie, un de vos écrivains vient d’écrire un pamphlet je crois sur la “bien pensance” mot français ? je vous suggère de nous en dire plus sur lui. Pour en revenir au Proche-Orient : le fond de l’affaire me semble bien le contrôle des routes et ressources terrestres de pétrole dans la région d’abord et ensuite d’affaiblir le flanc Sud de la Russie -avec le Caucase. Dans cette tactique, l’Arabie saoudite a conçu sa propre “ambition messianique”.
    Ceci ramène aussi à la fameuse cause des Ouigours (je vais lire le billet sur votre journaliste française expulsée). Russie et Chine ! ennemis communs pour certains Occidentaux.
    La défense des minorités n’est selon moi qu’un parfois outil d’ingérence et de pression utilisé par les Etats adverses.

    Je parie fort que les “Euro-Maïdans” s’évertueront à relancer la “question hongroise” en Slovaquie ou en Roumanie, si jamais ces gouvernements (le mien aussi donc) “s’amusaient à dire “Niet” ferme”à la politique d’accueil des migrants et renouaient pleinement ses échanges avec la Russie. Bruxelles, furieux, se dépêcherait de “mettre le foutoir” dans certaines localités de Slovaquie orientale (bonnes vieilles méthodes des “agents de coopération”). J’espère donc que nos dirigeants ne sont aussi naïfs que ceux de Grèce et ont déjà décidé de bien tenir le terrain pour se préparer à pareille éventualité de Bruxelles. Mais peut-être mon âge explique une crainte “paranoïaque” injustifiée, en tous cas mieux vaut prévenir que guérir.
    Je mets cela en lien avec des études menées dès les années 2000 par des intellectuels “pro-européens” sur les minorités du Caucase et qui évoquaient la création d’une “Confédération des minorités du Caucase” intégrée à l’Union Européenne. On a vu le résultat après avec la guerre des Géorgiens en Ossétie du Sud et en Abkhazie (ces études certaines sont encore en ligne sur le web). L’année 2015 s’achève en montrant des lignes d’affrontement entre de grands Etats nations et rien ne dit que certains ne soient pas prêts à enclencher une entrée dans une 3e Guerre mondiale pour assurer leurs intérêts, (voilà ce que je crains)
    Bonne continuation.


    • Bruno Le 31 décembre 2015 à 18h20
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      Bonjour
      Auriez vous un lien vers ces études? Ce serait très intéressant. Merci d’avance


      • Pierre Le 02 janvier 2016 à 14h13
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        Désolé, mais je n’ai plus l’étude exacte en lien. Et je maîtrise pas tout le français. C’est en cherchant pour le tourisme dans google.fr Krasnodar et la Circassie que je suis tombé sur une étude “pro-européenne” de la Confédération des peuples montagnards du Caucase. j’ai essayé de retrouver l’étude mais pas avec succès. Je suis tombé sur une étude “cousine”
        link to ledevoir.com
        qui faisait allusion à l’espoir d’un “boycott” des Jeux de Sotchi, en mémoire des Caucasiens opprimés par l’ex-URSS et les Russes.
        Quand on veut quelque chose on prépare le terrain de longue date et dans l’arrière-cour se prépare les plats qu’on “sert à l’opinion” ensuite.
        Même quand on s’intéresse aux paysages , au soleil, à la mer, entre Sotchi, la Crimée et l’arrière-pays on tombe sur de la propagande – c’est bien le signe d’une volonté de guerre froide.


    • Lysbeth Lévy Le 31 décembre 2015 à 19h53
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      Allez rajoutons de l’huile sur le feu à l’aube de 2016 “la loi de restitutions des biens” entre les pays de l’ex-espace soviétique, entre Pologne, Ukraine et les autres pays voisins ou limitrophes : “Borderlands restitution” : link to fr.sputniknews.com
      “”Les Polonais souhaitent se voir restituer les biens immobiliers qui se trouvent en Ukraine occidentale.

      Bronislaw Komorowski au parlement de Kiev
      © REUTERS
      Le président polonais reçoit une “gifle” en Ukraine
      Une organisation polonaise œuvre pour la restitution des biens polonais qui se sont retrouvés en Ukraine occidentale, dans les régions que les Polonais appellent “Kresy de l’est” (“confins de l’est”), rapportent les médias.

      Baptisée “Restitution des Kresy”, l’organisation réunit plusieurs centaines d’héritiers de biens immobiliers des Kresy de l’est qui souhaitent se voir restituer leurs biens ou offrir des dédommagements””
      Des Polonais souhaitant reprendre leurs biens immobiliers en Ukraine occidentale sont passés des paroles aux actes et ont décidé de régler leurs affaires devant le tribunal.

      Ukraine: la Pologne œuvre pour la restitution de ses biens
      L’organisation polonaise “Restitution des Kresy” a intenté 600 actions en justice afin de reprendre possession de biens qui se sont retrouvés en Ukraine après la Seconde guerre mondiale, dans les régions que les Polonais appellent “Kresy de l’est” (“confins de l’est”), rapporte le porte-parole de l’organisation, Conrad Renkas.””

      “Nos avocats ont déjà vérifié et complété 600 affaires à porter devant les tribunaux. Les deux premières seront bientôt transmises aux tribunaux ukrainiens”, a indiqué Conrad Renkas.

      Selon M.Renkas, l’organisation “Restitution des Kresy” a déjà collecté près de 1.200 appels qui sont actuellement soumis à l’analyse.”
      link to fr.sputniknews.com

      A terme cela ne risque t’il pas de créer de nouveaux conflits ?

      Par deux fois l’échange des populations (forcés par la victoire Nazie à l’est ) le plus important a eu lieu en Europe après la victoire nazie en 1939 sur la Pologne et ensuite après la victoire de l’armée rouge sur l’Allemagne nazie en 1945 qui a vu des peuples entiers, allemands des pays de l’est, polonais, hongrois, russes, s’échanger l’espace conquit au fur et à mesure, ce qui risque bien d’hypothéquer encore la frustration des différentes communautés à chaque changement de régime..
      ..link to fr.wikipedia.org l’expulstion des allemands des pays de l’est accusés de collaborations avec les nazis

      Mais pendant la victoire allemande nazie le grand plan de germanisation à l’est …
      link to fr.wikipedia.org germanisation forcée des polonais entre trois groupes le groupe I “de bonne race” a germaniser, et le “groupe II” “acceptable” et le troisième déportation forcée car non acceptable selon les services de la race et du peuplement allemands.dans ce groupe les juifs en grande majorité furent comptés

      link to fr.wikipedia.org Peu de livres sur le sujet mais des millions de gens furent vu par de soit disant spécialistes de la race aryenne pour décider qui devait vivre et qui devait mourir ..


  30. naz Le 31 décembre 2015 à 15h22
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    Merci, pour cet article, pour les autres, pour ce site.
    et bonne année à tous, je veux dire bonne, pleine de vigilance, et de courage!


  31. John V. Doe Le 31 décembre 2015 à 16h26
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    Merci pour cette analyse en profondeur de notre univers médiatique. On voit le vrai “pro” qui tire un bout de la ficelle, jusqu’au bout, jusqu’à montrer toute la toile et ses nœuds, rajouts, repentis, etc… Du beau boulot 🙂


  32. Ouaille Le 31 décembre 2015 à 17h57
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    A noter que le boss de Human Right Watch (HRW) verse aussi ses larmes sur Twitter, voir @KenRoth. Quand on voit ce qu’est devenue cette organisation, ça fait un peu mal.


  33. Manant Le 31 décembre 2015 à 17h59
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    Félicitations! Cet article est un modèle de probité méthodique qui s’ingénie à chercher ce que cache chaque nom, chaque signe, chaque fait évoqué. Ce qui m’étonne, c’est que vous n’ayez pas trouvé, Cher Olivier, de lien avec les le haut fait le plus odieux de Zahran Allouche, qui bombardait depuis des années par des mortiers Hawn divers quartiers de Damas, s’abattant de manière aveugle sur des marchés, des parkings, des écoles, un hôpital… Le seul tir ciblé, semble-t-il, avait été l’ambassade russe. Bref, les civils de tous âges qu’il a ainsi tués ou mutilés, se comptent par milliers. Et, comme pour mieux monter que sa mort ne changeait rien à ce fait, Damas a été encore la cible de dizaines de tirs de mortiers, hier, de la part de son armée.
    Son armée, Jaïch al-Islam, est née de la décision commune de l’Arabie saoudite et de la Turquie, de créer sur place une force prête à prendre Damas et dont les effectifs devaient êtres obligatoirement sunnites et syriennes. Enfin, pour souligner l’empreinte puissante des Frères musulmans sur les événements syriens, et arabes en général, il faut relever un communique de Hamas, saluant Zahran Allouche comme un martyre de l’islam! Voila donc une formation palestinienne, censée défendre la cause de populations civiles régulièrement bombardées par l’aviation israélienne, qui rend hommage à un terroriste connu essentiellement pour le mal qu’il faisait à la population damascène, bombardée de manière tout aussi barbare!


  34. Bruno Le 31 décembre 2015 à 18h03
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    En gros, le monsieur savait qu’il y avait de l’argent à faire avec l’occident en passant pour un modéré. Il a donc mis de l’eau dans son vin (ou dans son cas, dans son thé…). Un article du Guardian expliquait bien la dynamique des groupes rebelles syriens: link to wordpress.com


  35. med Le 31 décembre 2015 à 18h05
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    Apparemment, se sont pas les russes, mais les syriens (renseignements des services secrets de l’air syrien), qui ont eu Alloush. Certes, le missile était russes, mais utilisé par les syriens.


  36. petitjean Le 31 décembre 2015 à 19h12
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    merci pour ce remarquable travail d’enquête…………..dont nous ne verrons pas une ligne dans nos merdias !

    j’en remets une couche sur la TRAHISON des journaleux qui ne sont plus que des agents de propagande

    il suffit de relire leur Charte pour mesurer à quel point cette profession nous TRAHI :

    link to snj.fr


  37. bluetonga Le 31 décembre 2015 à 20h18
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    Très beau travail, excellente analyse en profondeur. Je suis sûr que la fréquentation de ce site augmente régulièrement. Le bouche à oreille est la meilleure publicité, et dieu sait qu’il doit y en avoir des citoyen(ne)s écœuré(e)s de la daube MSM.

    Sinon je reviens sur la brève allusions aux officiers français capturés en Syrie en 2012. Le sujet avait été traité alors sur Voltaire.net, mais sans trop d’informations sourcées, ce qui avait fortement affaibli la portée du scoop. J’avais signalé ailleurs que Pierre Piccinin de Prata, reporter improvisé belge, avait été alpagué (et torturé) à la même époque par les services secrets syriens au motif qu’ils l’avaient confondu avec un officier des renseignement français infiltré.

    Bref, le temps des barbouzes n’est pas mort, et la France ressemble de plus en plus aux USA (et au XIXème) siècle : aventures coloniales à l’extérieur, naufrage et paupérisation à l’intérieur.


  38. peyo Le 31 décembre 2015 à 22h36
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    Encore un magnifique travail de journaliste des Crises. Le démontage précis et étayé du discours menteur de la journaliste, les implications de celle-ci dans le mode “pensée unique”, aimablement relayé par le gouvernement en la personne du médiocre fabius, prêt à toutes les concessions pourvu qu’il soit dans un ministère. Un décorticage qui fait apparaître un fruit à odeur putride, la gangrène gagne, et ça pue.


  39. HELLEBORA Le 01 janvier 2016 à 02h21
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    link to gianalytics.org
    Dans son article du 29 décembre intitulé “Syria Rebel Leader’s Assassination a Major Blow to US-NATO-Saudi Agenda” / News of the death of prominent anti-Assad commander (or ‘terrorist,’ ‘rebel,’ ‘opposition commander,’ etc.) Zahran Alloush has the potential to radically alter the nature of the war in Syria”, le journaliste américain Eric DRAISER (qui intervient ponctuellement dans l’émission de Peter Lavelle) est tout à fait sur la même ligne qu’Olivier. Il s’amuse des commentaires du New York Times dépeignant Z. Alloush comme “un ‘modéré,’ un homme qui, par la seule force de son charisme et de sa volonté, a conduit un groupe armé de “défenseurs de la vraie révolution”, qui luttent farouchement à la fois contre Assad et l’OEI”.
    Au passage, E Draitser se moque également du “chouchou des MMS, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, “ce service composé d’un seul et unique personnage – Rami Abdel Rahman – qui est devenu la source autorisée de la plupart des médias occidentaux parlant de la Syrie.” Un autre nom, en revanche, mérite d’être noté : celui de Joshua LANDIS, “Director of the Center for Middle East Studies at the University of Oklahoma and widely regarded as one of the world’s foremost experts on Syria”.


  40. HELLEBORA Le 01 janvier 2016 à 16h10
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    (suite) A propos de Rami Abdel Rahman qui a créé en 2006 l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), un article documenté dans le blog d'”Ignace Leverrier, ancien diplomate” est paru le 19 décembre 2014 : “La crédibilité perdue de Rami Abdel-Rahman, directeur de l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme”
    Extrait : Depuis le début de la révolution en Syrie, l’OSDH s’est imposé comme la principale source d’information d’un grand nombre de journaux et de médias occidentaux, français en particulier. Or cette “organisation”, un terme mal adapté… comme on le montrera plus loin, est loin de bénéficier, dans les rangs de l’opposition syrienne, d’une véritable considération. Que leurs références soient laïques ou islamistes, qu’ils appartiennent au courant libéral ou continuent de se référer au socialisme, ce n’est ni le site en arabe de l’OSDH, ni son site anglais (link to syriahr.com), ni sa page Facebook en arabe, ni sa page Facebook en anglais (link to facebook.com) que les opposants consultent pour se tenir informés de la situation et des atteintes aux Droits de l’Homme dans leur pays. Ils lui préfèrent les sites d’autres organisations dont ils ont le sentiment qu’elles ne sont pas faites d’abord pour les opinions publiques occidentales, qu’elles ne se laissent pas dicter des récits et des détails douteux, et qu’elles ne s’égarent pas dans la couverture, partiale et orientée, de faits de guerre n’entretenant que de lointains rapports avec les Droits de l’Homme.
    link to syrie.blog.lemonde.fr
    Bonus : link to youtube.com


    • Silk Le 01 janvier 2016 à 20h22
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      et ne pas oublier de prendre avec d’extrêmes pincettes (en l’espèce il a raison) ce qui peut être dit sur ce blog : Leverrier a des intérêts (virer Assad) qui lui font bien souvent mélanger vérité et mensonge (autrement appelé propagande).


  41. vincent Le 02 janvier 2016 à 06h31
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    Avec tout cela, je m’inquiète personnellement de ressentir de l’empathie pour Assad, je ne connais pas bien le personnage, mais je me demande finalement est il si salaud que cela?
    Ou dois je consulter? A travers lui bien sur j’ai énormément de peine pour les syriens dont on détruit le pays.

    Et les propos de Chavez criante de vérité qui me donne envie de l'”aimer”, tant son discours est limpide et clairvoyant.

    Belle article, et triste article aussi, notre pays détruits des pays de l’intérieurs, le plus grave c’est que ce genre de méthode me rappel ce que j’ai pu lire en ouvrage sur la Chine du 19ème siècle, cette façon d’entrer et de foutre le merdier pour ensuite imposer sa volonté au pays agressé. Je ne pensais pas que la France continuait ce genre de politique. Le monde est pourri par une minorité de connard dont on fait parti malheureusement. L’occident a détruit des peuples pendant toute la colonisation, et malgré l’émancipation des pays du sud de notre joug, certains pays comme la France l’Angletterre et les USA ne renoncent pas à leur avidité destructrice.

    Le pire, c’est que dans mon entourage il m’est difficile de convaincre les gens de la situation syrienne, un ami, qui est prof de philo pourtant, censé être ouvert à l’esprit critique et à l’élévation, réduit Assad et Poutine à deux dictateur qui se soutiennent contre une éventuel démocratisation. J’ai 26 ans, il en a 53, comment avoir de l’espoir de réveiller les conscience quand même des individus plus avertis se laissent berner par le matraquage médiatique?

    Merci en tout cas pour ce bel article, riche d’enseignement.


    • Ailleret Le 03 janvier 2016 à 00h39
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      Vincent,
      gardez l’espoir de réveiller les consciences, car vous avez 26 ans. Comme votre ami, j’ai une cinquantaine d’années et je suis professeur : on a plus de mal à ouvrir les yeux dans cette situation “installée”, on est enfermé dans sa vision du monde (dans le cas de votre ami, c’est le schéma “dictatures contre démocraties”). Le pauvre Fabius, lui, aura 70 ans en août prochain… L’un des soucis de nos sociétés, c’est le poids des vieux. Mais votre jeunesse est notre espoir. Continuez à vous informer, à réfléchir, et à réveiller vos proches.


      • vincent Le 04 janvier 2016 à 20h49
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        Merci pour votre réponse fort aimable.

        Je crains qu’il ne soit dans l’optique que vous décriviez, j’ai décidé de ne plus aborder le sujet avec lui, peut être qu’à un moment il découvrira le véritable fond de cette histoire.

        J’espère pouvoir aussi réveiller les conscience, dans ma classe et en cours d’histoire (je repasse le bac pour les adultes)

        Merci de vos conseils

        Cordialement.


  42. parisien Le 02 janvier 2016 à 22h44
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    Et aussi : communiqué de condoléances d’Al-Qaeda Syrie pour la mort de ce chef “modéré”.

    link to mobile.twitter.com


  43. rototo Le 04 janvier 2016 à 16h59
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    Alloush reutilisé a toutes les sauces suivant les besoins, ce n’est evidemment pas que la soeur Kodmani qui le fait, elle est parfaitement raccord avec les delires americanistes et leurs caniches les plus dévoués (a croire qu’ils recoivent tous le script du departement d’etat par email chaque matin avant de le recracher…)

    comme noté par un autre intervenant, Kenneth Roth (le pantin d’human rights watch) fait exactement la meme chose…apres avoir dénoncé lui aussi la liberation d’Alloush en 2011 (décidément…)

    2011 : link to i.imgur.com
    2015 : link to i.imgur.com

    cherchez l’erreur


  44. vive les crises Le 09 janvier 2016 à 23h21
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    «C’est la perspective de la seule solution politique possible en Syrie que la Russie a tué aujourd’hui»…Oui, c’est parfaitement vrai ! L’expression “solution politique”, c’est un peu comme “opposants modérés”, si on traduit en termes compréhensibles cela signifie la prise de contrôle de la Syrie par le régime saoudien et l’accession au pouvoir de dirigeants à sa solde. C’est cela et rien d’autre que recouvre le terme “solution politique” que l’on retrouve dans la bouche de tous les employés des chancelleries occidentales. Expliqué comme ça, ça se comprend mieux.


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