Source : Marianne, Jean-François Kahn03/01/2017

Concernant la Syrie, une vision, purement idéologique, s’est substituée à la prise en compte objective d’une situation qui échappait totalement au confort intellectuel d’un tel schématisme binaire.

Illustration. Ici, un homme agite un drapeau syrien alors que des membres de l'opposition sont évacués d'Alep dans un convoi - CHINE NOUVELLE/SIPA

Illustration. Ici, un homme agite un drapeau syrien alors que des membres de l’opposition sont évacués d’Alep dans un convoi – CHINE NOUVELLE/SIPA

Aussi respectable et même juste soit-elle, une cause justifie-t-elle que, pour la défendre, on abolisse le réel à partir du moment où il devient dérangeant, jusqu’à se construire un monde complètement imaginaire ?

Cette remarque vaut même pour les cas limites. Ainsi, il ne fait pas de doute que tout démocrate se devait, pendant la guerre d’Espagne, de se ranger aux côtés des Républicains contre le camp fascisto-franquiste. Pour autant, fallait-il s’interdire, surtout si on était journaliste, de rapporter les terribles exactions anticléricales commises par les anarchistes ou la façon dont les communistes – héroïques par ailleurs – liquidèrent, sur l’ordre de Moscou, des militants antistaliniens ?

Le cas syrien est certes moins limite. Il n’en était pas moins louable, a priori, de se déclarer solidaire d’une rébellion qui entendait lutter contre une implacable dictature. Est-ce à dire qu’il convenait de plier totalement, comme on l’a fait, le réel à une vision manichéenne que rien de dérangeant ne devait brouiller ? L’approche journalistique devait-elle à ce point se transformer en approche ultra militante ?

Car il va bien falloir, à la fin, l’admettre : la façon dont certains grands médias ont rendu compte de cette épouvantable tragédie correspondait de moins en moins à la vérité complexe de ce drame. Pour des raisons sans doute respectables, on s’est de plus en plus raconté des histoires, auto-intoxiqué. Une vision, purement idéologique, s’est substituée à la prise en compte objective d’une situation qui échappait totalement au confort intellectuel d’un tel schématisme binaire.

Récemment Le Monde rapportait, incidemment, qu’en 2013, les rebelles d’Alep-est avait bombardé l’université située à l’ouest, faisant plus de 80 morts parmi les étudiantes et les étudiants. Or, à cette époque, presque naturellement, parce que confrontée au parti du diable, la rébellion ne pouvait être qu’exemplaire. C’est donc à l’armée du régime que fut imputé ce forfait.

Récemment, lors de la destructrice reconquête d’Alep-est, l’ONU fit état, avec des réserves, de deux informations : l’une selon laquelle les forces pro-Assad avait exécuté, au cours de leur progression, 80 civils ; l’autre selon laquelle les rebelles avaient, eux, pour éviter un retournement de la population en leur défaveur, exécuté également 80 civils.

Dans les deux cas, aucune preuve, bien que ce fut a priori crédible. Dès lors, deux approches médiatiques étaient possibles : soit on donnait de l’importance aux deux informations, mais assorties, dans les deux cas, de réserves. Soit on les relativisait toutes les deux, mais on enquêtait sérieusement pour savoir ce qu’il en était. Or, on a tout simplement mis en exergue, sans recul, la première assertion et quasiment occulté la seconde.

Une fois la ville reconquise, les Syriens et les Russes ont prétendu avoir découvert des charniers, mettant ces exécutions sur le compte des rebelles. Là encore, l’affirmation ne vaut pas preuve. Et, peut-être, s’agissait-il de victimes de la soldatesque pro-Assad. Une contre-enquête s’imposait donc. Que s’est-il vraiment passé à l’est d’Alep sous contrôle de la rébellion ?

Pour l’instant, il semble que personne n’ait vraiment envie de connaître la vérité. En fonction de quoi chacun, chaque camp, impose la sienne. Et toutes les propagandes peuvent impunément se déchaîner.

Ce qui fait une victime de plus : la crédibilité médiatique.

C’est donc avec raison que Le Monde soulignait, le 3 janvier, les dangers « d’une consommation communautaire de l’information, par « bulles cognitives », où chacun s’enferme dans ses convictions ».

Source : Marianne, Jean-François Kahn03/01/2017

A lire aussi l’article du Monde dont il est fait mention : Les risques de la société « post-vérité »

70 réponses à Syrie, une victime de plus : la crédibilité médiatique, par Jean-François Kahn

Commentaires recommandés

Charles Daraya Le 06 janvier 2017 à 03h28

Quand Le Monde parle d’une “consommation communautaire de l’information, par « bulles cognitives », où chacun s’enferme dans ses convictions »,
C’est sa maniere de dire “presque plus personne ne nous lit”

Ainsi, ce serait plus clair, mais beaucoup moins chic.

  1. Charles Daraya Le 06 janvier 2017 à 03h28
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    Quand Le Monde parle d’une “consommation communautaire de l’information, par « bulles cognitives », où chacun s’enferme dans ses convictions »,
    C’est sa maniere de dire “presque plus personne ne nous lit”

    Ainsi, ce serait plus clair, mais beaucoup moins chic.


    • Pinouille Le 06 janvier 2017 à 11h50
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      “consommation communautaire de l’information, par « bulles cognitives », où chacun s’enferme dans ses convictions »
      Je trouve l’expression extrêmement éclairante et pertinente.
      Les 3 notions abordées reflètent très bien les tendances lourdes, et sont toutes interconnectées: la plupart d’entre nous ne cherche pas à proprement parler de l’information objective ou des analyses qui élargissent le champ intellectuel, mais plutôt un flux d’actualités facilement consommable, et qui surtout fait écho à des valeurs/convictions intimes. Les algorithmes captent ces attentes pour chaque individu et proposent du contenu y répondant. On est alors porté passivement vers une communauté de l’information (politique, religieuse, ethnique…) qui consomme la même vision orientée de l’actualité. Chacune a son vocable, sa hiérarchie des valeurs, sa bulle cognitive. Plus de place pour la confrontation d’idées. Que des certitudes.


      • Pinouille Le 06 janvier 2017 à 11h59
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        Cela fait d’ailleurs écho à la pensée d’Edward Snowden affichée à droite de cette même page ———————————————————->


      • LBSSO Le 06 janvier 2017 à 19h31
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        oui Pinouille.

        P-Y Cusset : “Il me semble que c’est [le] caractère électif (=choisi) [du lien social contemporain] qui constitue la marque de fabrique du lien de notre modernité avancée : il est de plus en plus construit à partir de l’individu et de moins en moins hérité du passé ou imposé par le groupe. Ce qui présente, pour chacun, des bénéfices indéniables en termes de nouvelles marges de liberté. Mais cette victoire de l’individu constitue un défi pour la collectivité dans son ensemble. Je pense en effet, avec M. Gauchet, que nous risquons d’entrer dans un monde où “les gens sont destinés à se supporter très mal les uns les autres” .
        (…) étant de plus en plus habitués à choisir les individus avec lesquels nous entretenons des contacts, nous avons davantage de difficultés à composer avec ceux dont la présence s’impose à nous,[avec]des anonymes non choisis, c’est-à-dire à des personnes qui ne font pas partie de ses cercles affinitaires”.


    • Eric Le 06 janvier 2017 à 13h56
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      On pourrait même parler d’inversion accusatoire. Pour preuve, amusez-vous simplement à remplacer le terme de consommation par celui de production 🙂


    • Pierre Fortin Le 07 janvier 2017 à 20h03
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      Le Monde doit apprendre qu’on ne se refait pas facilement une crédibilité perdue. Comme disait Pagnol, « L’honneur c’est comme les allumettes, ça ne sert qu’une fois ».

      Il en faudra plus pour redresser ce qui fut déjà un grand média.


    • Ali Hadj Le 10 janvier 2017 à 06h09
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      Ces mensonges ont poussé 1500 Français à aller se battre en Syrie contre El Assad “le barbare”, plus de 700 Allemands, 500 Belges, 5000 Tunisiens, 3000 Libyens!!! Pourquoi il y a à peine 100 ou 200 Algériens en Syrie et en Irak? Alors que l’Algérie compte quand même 40 millions de musulmans et la France n’en compte que 4 millions? Parce que les fatwas de Fabius, disant même qu’An-Nosra “fait du bon boulot en Syrie” n’est pas seulement une apologie d’Al Qaida) mais une incitation à rejoindre ces terroristes en Syrie. Des jeunes Français, des paumés ou même des travailleurs, ont répondu à l’appel. C’est votre gouvernement et vos médias qui ont poussé vos enfants à devenir TERRORISTES. Ils n’étaient pas nés terroristes, ce n’étaient pas pas criminels ni des voyous ou des djihadistes de naissance. Certains étaient des bons vivants a-religieux ou s’en foutant de la religion qui ont été recrutés au vu et au su de la police et immédiatement envoyés via la Turquie, le Liban ou la Jordanie.


  2. Logic Le 06 janvier 2017 à 03h48
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    “Post-vérité”, “Fake news”, “Théorie du complot”, …

    Tous ces concepts ne sont pas inintéressants en soi, sauf que leur utilisation est souvent détournée jusqu’à en devenir paradoxale. On voit la paille dans l’oeil du voisin, même si elle n’existe pas, en montant des poutres dans le sien, pour des constructions abracadabrantes.

    Peut-être faudrait-il ajouter celui-ci : “Analyse-Orwell” pour désigner une utilisation aveugle ou manipulatrice (de la part des donneurs de leçons) des concepts précités.


    • Dominique Le 06 janvier 2017 à 11h25
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      En parlant d’Orwell, les USA viennent d’officialiser le Ministère de de la Vérité
      http://www.mondialisation.ca/obama-a-discretement-signe-la-loi-pour-contrer-la-desinformation-et-la-propagande


    • PierreH Le 06 janvier 2017 à 16h07
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      La philosophie classique chinoise regorge de concepts et de maximes expliquant que les malheurs qui s’abattent sur vous sont toujours “en partie” de votre faute, que vous êtes la chose sur laquelle vous avez le plus de leviers d’actions potentiels (changer d’abord soi-même avant d’espérer changer tout le reste de la société, ne pas toujours chercher à mettre la faute sur le voisin,…). C’est d’ailleurs une des choses qui poussent certains à voir le confucianisme uniquement comme une idéologie ultra-conservatrice et réactionnaire qui sert à justifier inégalités et injustices.

      Hors il existe une phrase très claire sans laquelle toute cette philosophie tend à s’effondrer: “L’homme noble (au sens de noblesse de caractère) se critique soi-même là où l’homme de peu critique les autres” (Zhong Yong, Zi Si). Tous ces concepts ne servent QUE si on se les applique de manière intensive avant de les appliquer au reste du monde. Sinon on ne fait que passer son temps à expliquer les problèmes par les faiblesses et incompétences des autres, jamais par les siennes… Dont acte avec ces concepts journalistiques récents.


  3. Pierre Le 06 janvier 2017 à 04h52
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    Un pitoyable essai de réhabilitation des médias. Trop peu et trop tard.
    Les médias alternatifs en ligne ont dit les vérités depuis longtemps et globalement, c’est Internet qui est maintenant la référence de l’information, de la critique et de l’analyse des événements.
    JFK fait un timide mea culpa en prenant la Syrie en exemple mais il compare les tueurs pathologiques d’al-Qaïda et cie aux Républicains espagnols de 1936/1939. C’est une honte.
    De plus, le traitement partisan de l’information par les médias dominants est bien plus général. Il aurait pu aussi évoquer l’Ukraine, le traitement de la Russie, le parti pris pour Hillary Clinton etc.


    • Fritz Le 06 janvier 2017 à 07h25
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      J’ai vu personnellement Jean-François Kahn à deux reprises : un homme honnête et respectable. Mais deux défauts grèvent son écriture journalistique : un certain conformisme dans les références, et sa connivence avec les confrères de la presse.

      En 1999, il dénonce courageusement dans Marianne les bombardements de l’OTAN, mais il déplore que celle-ci ait abandonné le “nationalisme kosovar” (?). L’UCK et son chef Hashim Thaçi dirigent pourtant le Kosovo depuis leur arrivée dans les fourgons de l’OTAN.
      En 2003, il dénonce clairement la guerre d’Irak, mais ne rate pas une occasion de rappeler que Saddam est un “salaud”.
      En 2011, il soutient la guerre de Libye, se contentant de reprocher à l’immense Bernard Guetta d’avoir traité de “chiens” les opposants à cette guerre.


      • lvzor Le 06 janvier 2017 à 12h45
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        Guetta traitant des gens de “chiens”?! Il se prend pour une tique ma parole ! 😮


      • jacqurocant Le 06 janvier 2017 à 13h11
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        Quand on finit de lire un article de JFK et si on prend le temps d’en déguster les propos, on s’aperçoit qu’en arrière gorge le breuvage qui s’annonçait piquant ressemble étrangement aux cépages courants qui mûrissent dans nos terroirs. C’est l’art de la vinification de la vérité. Prenez un moult pourri, critiquez son process, titrez le et enfin justifier par défaut sa production. Vous avez le cocktail JFK qui vous fait avaler l’essentiel, le nectar qui doit être avalé, c’est à dire : Kadhafi, Hussein, Al Assad, Poutine…. sont de terribles dictateurs ou tyran sanguinaires destructeurs de vies civiles. Et qu’à ce titre que pouvions nous faire? Combien s’excusent devant les faits, à leur grand dam bien sûr, de devoir rappeler à leur lecteurs combien ces dictateurs sont encore plus dictateurs que les dictateurs qu’ils soutiennent de leurs plein gré dans d’autres pays.


      • UltraLucide Le 07 janvier 2017 à 20h53
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        Bref, il pense et parle un peu comme un Jésuite, le genre “je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire”….
        La méthode permanente et bien connue du “ni-ni”, “je renvoie dos-à-dos”, exposer à tout prix une sorte de symétrie dans les faits et responsabilités.
        Un peu comme notre cher pape avec son affirmation de la symétrie de la violence dans l’islam et dans le christianisme,
        mettre en comparaison des choses peu comparables pour les égaler..;


    • sissa Le 07 janvier 2017 à 07h41
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      Non, il ne compare les tueurs d’Al Qaida aux républicains de la guerre d’Espagne, il compare les attitudes journalistiques, nuance.


      • Pierre Le 07 janvier 2017 à 15h55
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        Nuance ? Je vous fais remarquer que la rébellion armée est à 100 % islamiste et que JFK la trouve honorable. On aurait simplement dû critiquer quelques exactions. Son exemple est honteux parce que les Républicains avaient gagné les élections de 1936 et il représentaient le pouvoir légal. La rébellion islamiste doit être totalement combattue et pas seulement à la marge.
        Il y a une opposition non armée qui a refusé de rejoindre la conspiration occidentale contre la Syrie. Elle est restée dans son pays, elle est honorable et JFK n’en dit pas un mot.


  4. Fritz Le 06 janvier 2017 à 06h45
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    Quand il critique les médiamensonges, Jean-François Kahn commence toujours par saluer la noblesse morale de ceux qui les propagent, ou par concéder que la cible de ces mensonges est un “salaud” de dictateur”, ou un “implacable tyran”.

    Son évocation conformiste de la guerre d’Espagne, au début de ce billet, n’a pas d’autre fonction : “Certes, en Syrie, les courageux républicains rebelles sont aux prises avec les fascistes de Francisco Bachar al-Assad”.
    Et les combattants islamistes sont les nouvelles Brigades internationales ?

    Lorsqu’il avait parrainé une pétition contre George W. Bush, en 2004, Jean-François Kahn soulignait ainsi le motif de cette initiative : “Parce que nous aimons l’Amérique, et c’est très important…”. Mais la même année, il n’a soutenu aucune pétition en faveur des écoliers massacrés à Beslan.

    “Pour l’instant, il semble que personne n’ait vraiment envie de connaître la vérité”. Même pas toi, Jean-François, tant que tu resteras dans ton monde de fantaisie.


  5. Libraire Le 06 janvier 2017 à 07h08
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    A cette heure, il faut rappeler à Mr Kahn que les brigades internationales sont ou devraient être à l’est de l’Ukraine.
    Comment peut-il oser cette comparaison ignominieuse!


    • V_Parlier Le 06 janvier 2017 à 10h56
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      A l’exception que les exactions anticléricales (cette fois pour non conformité avec le bandérisme) ne sont pas commises par les résistants de l’Est de l’Ukraine mais bel et bien par les protégés de Kiev. (Je fais référence au texte de JFK à ce propos).


    • Fritz Le 06 janvier 2017 à 14h51
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      @Libraire
      Comme l’a souligné @Dommage, les jeunes djihadistes de divers pays qui ont afflué en Syrie sont assimilables aux brigadistes de 1936, que cela nous plaise ou non.

      Si l’on file la métaphore invoquée par Jean-François Kahn dès le deuxième paragraphe, Assad serait Franco, les rebelles syriens seraient les Républicains espagnols (belle ânerie dans la mesure où Franco faisait partie des généraux… rebelles) ; dès lors, les idéalistes du Djihad qui sont venus aider les rebelles contre Assad doivent êtres assimilés aux Brigades internationales.

      A force de jouer avec une vision simplette du passé, on se brûle les doigts.


      • Dommage Le 08 janvier 2017 à 12h12
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        @fritz Merci d’être d’accord avec ce que j’avais écrit: mais vous devez être très minoritaire, car je constate que mes commentaires ont disparu.

        Je suppose que j’ai offensé trop de chastes oreilles. Il n’y avait pourtant rien d’agressif ou de provocateur dans ce que je disais, et je m’exprimais de façon posée…

        On est sensé ici pouvoir confronter des opinions divergentes, je constate qu’entre la théorie et la pratique il y a un gouffre.
        Déçu.


  6. reneegate Le 06 janvier 2017 à 07h52
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    bel exemple de rétropédalage, et surtout, très commun chez khan, l’art d’avaliser ce que l’on dénonce superficiellement. La comparaison avec la république espagnole est vraiment dingue puisque les républicains étaient élus et au pouvoir, franco était le putchiste. Sinon Assad et les forces loyales sont les républicains. En résumé du JFKaka comme d’habitude. Ce mec est un comble dans le domaine du double discours, je me demande même si il n’a pas été le pionnier de cette mésinformation en France.


    • vlois Le 06 janvier 2017 à 08h27
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      C’est tout l’art du sophiste, à partir de prémisses vraies, il part vers une conclusion fausse à son avantage. Mais il n’est plus un bon “hacker” du cerveau, un bon hacker ne se fait pas prendre (…référence amusante aux soi-disant hacker russes, on se croirait dans les années 50 en plein McCarthysme)


    • jacqurocant Le 06 janvier 2017 à 13h22
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      JFK n’a pas de double discours, il a toujours le même système de pensée. In fine c’est toujours le conservatisme et la pensée unique qui s’impose. Il aura donc beaucoup postillonné, beaucoup suffoqué, tartiné ses références, après s’être énormément énervé il finira par s’assoir puis remettre les moufles, le bonnet et attendre le prochain orage.


    • martin Le 06 janvier 2017 à 19h20
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      @reneegate

      En effet. On entend ici ou là, dans la presse, des choses du genre: “certes Assad est un méchant et ses soldats sont des brutes, mais soyons lucides, les rebelles ne sont pas non plus très très gentils.” STOP!. Ce discours m’exaspère, c’est une façon de dédouaner la presse de ses mensonges.

      Des années à ne pas informer, désolé, ça se paie!

      Je cite Mathieu Guidère qui n’a rien, mais alors rien, d’un pro-Assad (L’Etat islamique, p.18): “Dès 2013, la marginalisation de l’Armée syrienne libre (ASL) est acquise, et l’ensemble des forces combattantes se positionne du côté djihadiste.”

      POINT BARRE! Et les histoires de “bulles cognitives” ne sont rien d’autre que l’habituelle bouillie pour chat du Monde, dont Kahn se rend ici complice. La presse doit maintenant boire le mauvais vin jusqu’à la lie, c’est à dire jusqu’à la conclusion de la catastrophe industrielle dont elle est victime par SA faute.

      DM


      • Vincent Le 09 janvier 2017 à 21h52
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        Quant il parle du charnier d’Alep découvert après la libération du quartier est, il dit : “Là encore, l’affirmation ne vaut pas preuve”. N’a-t-il pas vu les preuves présentées ou n’a-t-il pas voulu les voir ? Il ne vaut pas tellement plus que les autres journalistes !


  7. 13atg Le 06 janvier 2017 à 08h06
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    Alep commence vraiment à faire jaser chez les libéraux…
    https://www.contrepoints.org/2017/01/06/276888-letrange-bataille-dalep


    • V_Parlier Le 06 janvier 2017 à 11h01
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      Libéraux?… A propos de contrepoings.org ce qualificatif vaut à la rigueur pour l’économique, mais pour le reste pas du tout. Pour trouver des libéraux au sens large et initial du terme il faut aller voir chez les européistes qui occupent le paysage médiatique en nous chantant la chanson du mondialisme et des “regime changes”.


      • 13atg Le 06 janvier 2017 à 11h27
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        À quel niveau ils ne sont pas libéraux ?


        • Surya Le 06 janvier 2017 à 22h51
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          bon nombre de libéraux auto proclamés sont en fait conservateurs d’un point de vue sociétal.


  8. mathieu Le 06 janvier 2017 à 08h23
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    Ceux que vous appelez “rebelles” monsieur kahn d’autres les nomment “terroristes”. Peut-être que la réalité y gagnerait en nommant clairement chaque acteur du conflit.


    • martin Le 06 janvier 2017 à 19h42
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      Et comment!

      On entend beaucoup, chez les prétendus repentis, l’argument de la complexité. La situation n’aurait pas été saisie dans toute sa complexité, d’où quelques erreurs.

      Allons donc! La complexité n’est ici rien d’autre que le cache-sexe de l’incompétence et de l’idéologie, un écran de fumée.

      De deux choses l’une, soit:

      1> Le gouvernement syrien fait la guerre à son peuple soulevé.

      2> Soit il fait la guerre à des mercenaires armés et payés par les occidentaux pour détruire la Syrie et son Etat.

      C’est une question de choix éclairé, il n’y a là aucune espèce de complexité. Sauf bien sûr pour ceux qui voudraient, encore une fois, se soustraire au témoignage des faits. Pour qui nous prennent-ils à la fin ces crétins?

      DM


  9. dan Le 06 janvier 2017 à 08h49
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    JFK fait clairement partie intégrante de la coterie parisienne des chiens de gardes. Il essaie de concilier cela avec une certaine éthique journalistique de ses débuts et avec sa conscience personnelle. Il est aussi d’une autre génération que les jeunes loups qui on envahis les rédactions parisiennes depuis un dizaine d’années, et qui sont là pour faire une carrière sonnante et trébuchante. Tout cela n’as plus rien à voir avec l’esprit du véritable journalisme, les intérêts en jeux étant trop énormes.
    Le gant est relevé par des sites comme celui-ci, et par des personnalités qui n’ont pas une formation de journalistes au départ, mais qui ont la passion de la vérité chevillée au corps. Internet offre cette possibilité de l’information alternative, et c’est tant mieux. Bien sûr il y en a pour tous les goûts mais c’est infiniment plus riche et au final on respire quand même plus sainement.


  10. Alfred Le 06 janvier 2017 à 09h02
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    Ce genre d’articles “oui-mais” destinés à sauver les meubles/la-face/[Modéré] se multiplie comme des petits pain. Tous plus pathétiques les uns que les autres (disons pour le paraphraser lui même que JFK travaille pour Franco mais loue la Commune).
    Mais leur résultat est simplement d’accélérer le processus qu’ils essayent d’enrayer: la perte croissante de crédibilité.
    Ces gens de media sont fous: en faisant plus de la même chose ils essaient d’obtenir un résultat différent?
    C’est foutu de toutes façon; la crédibilité des grands média est du niveau de l’internet général et inférieure à celle de sites de qualité.
    Du goudron et des plumes pour les sophistes. A defaut la remise à plat des aides à la presse devient une urgence afin que chacun de puisse plus compter que sur sont lectorat/audience.


  11. Duracuir Le 06 janvier 2017 à 09h42
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    JFK “s’étonne” poliment.
    Il y a 20 ans, exactement pour les mêmes raisons, il vitupérait avec infiniment plus de virulence. Kosovo, il fut le seul à dénoncer l’avalanche de mensonges. ADM 2003 il fut le premier à dénoncer la manip et les mensonges.
    2005, de Chaisematin(représentant Carlyle Europe) rachète la majorité des parts. Exit JFK en 2007. Libye? silence radio. Ukraine? silence radio. Cote d’Ivoire? silence radio. Yemen? silence radio. Syrie? Parti pris carrément atlantiste.
    JFK, ne gâche pas une carrière en quelques années.


    • reneegate Le 06 janvier 2017 à 11h19
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      J’apprécie votre citation de la cote d’ivoire grande absente jusque dans les commentaires. Merci, c’est pour moi la crise clé qui m’a permis de m’émanciper de toute une presse qui m’avais roulé dans la farine sur le Yougoslavie.


    • jacqurocant Le 06 janvier 2017 à 13h52
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      Il a beaucoup dénoncé, mais aussi beaucoup justifié et excusé. JFK est un admirateur de Bayrou, il a même eu des responsabilités au MODEM, c’est dire la complexité du personnage. Pour avoir été séduit par l’hebdomadaire Marianne pendant 4 ans, j’ai appris à connaître ce type de journaliste: On appâte par temps calme, on touille le chaland dans le chaudron des infos on sort des limbes les hameçons et on ferre en période des choix. Et on retrouve Domenach sur canal + parodiant un candidat à l’élection Présidentielle place de la bastille un 18 mars 2012 en montrant la statue auréolée d’une faucille et d’un marteau dans une ambiance glaciale et sinistre.


  12. blue rider Le 06 janvier 2017 à 11h03
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    “une implacable dictature” ? M. Kahn a-t-il bien examiné à qui le gouvernement Assad avait affaire ? Sait-il ce qui s’est passé en 1982 ?.. il faudra revenir sur le nombre exact de victimes en Syrie, et sur les auteurs de chaque exécution ou meurtre ou dégât collatéral de civil non impliqué. Je ne crois pas une seule seconde aux chiffres annoncés. En février 82, la répression à HAMA a fait 3000 morts, dont les 1000 baasistes égorgés pendant 15 jours en place publique par des Frères Musulmans, selon la DIA (pdf en ligne, Mai 1982). Les journaux avaient dit… 40 000, puis 20 000, puis 15 000, et TF1 continuait d’encenser le gouvernement syrien. La répression était un mal nécessaire et Hafeez un président progressiste par rapport aux autres autour… (la vidéo INA est introuvable). Sur les 300 000 morts, 100 000 sont des civils. Dont la moitié au moins (?) assassinés par la “rebellion” très “tendre” avec les civils comme ils témoignent tous…. Sur les 50 000 restants, combien étaient des soutiens, des “collaborateurs” des égorgeurs ? Combien d’exagération médiatique ? Combien d’erreurs de comptage ? Combien d’erreurs d’imputations ? (Le Monde s’est repenti récemment pour 80 morts attribués par erreur au “”régime””) Nous nageons en pleine propagande, c’est le seul constat honnête à cette heure !
    .
    http://www.alger-republicain.com/IMG/article_PDF/La-r-volte-de-Hama-de-1982-une-r-p_a2204.pdf


  13. blue rider Le 06 janvier 2017 à 11h13
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    “une implacable dictature” ? … je laisse le soin aux lecteurs ici, d’imaginer le carnage qu’aurait provoqué un pilonnage systématique de la côte et des infrastructures syriennes fin août 2013 par l’OTAN, suite au prétendu “massacre au gaz chimique” du quartier de la Ghouta le 21 août. (Les ingénieurs Postol et Brown du MIT ont depuis prouvé que ces roquettes chimiques n’avaient qu’une portée de 2 voire 3 km, alors que la ligne de front était à 20 km. Ca aussi y en a marre de ces imputations mensongères.). En Libye, nous avons fait entre 60 000 et 80 000 morts pour 6,5 millions d’habitants en 20 000 frappes létales en 2 mois. La Syrie, ce sont 22 millions d’habitants, dont 15 millions encore sur place. Et je ne vous reparle même pas de l’Irak !


    • jacqurocant Le 06 janvier 2017 à 14h00
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      Prétendu “massacre au gaz chimique” qui fut révélé au monde entier par deux journalistes du journal “Le Monde”. Ne l’oublions pas. C’était l’époque ou la France était prête à frapper (les plans finalisés et notre ministre Fabius en “voix” de communication) L’opinion était chauffée à blanc par notre radio nationale et ses satellites. Avec le recul nous pouvons apprécier l’arnaque médiatique et surtout ses suppôts avérés.


      • Alfred Le 06 janvier 2017 à 15h35
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        Exact: le monde et le general powel-et-sa-petite-fiolle c’est le même combat et la même image que nous conserverons irrémédiablement.


  14. christian gedeon Le 06 janvier 2017 à 11h51
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    Oui ,mais bon…çà a un goût prononcé de trop peu et trop tard. Et selon une méthode éprouvée,ne parle que des massacres supposés d’Alep,et encore,en renvoyant dos à dos les deux “propagandes “. Ce mea culpa est donc plus que partiel. Mais bon…c’est déjà çà.


  15. Ray Le 06 janvier 2017 à 13h09
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    J’adore le commentaire de la photo : “membres de l’opposition” … 😀


  16. Nanker Le 06 janvier 2017 à 14h52
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    Et à propos de la Syrie, vous avez entendu parler de ce “petit” incident mettant en cause Mitterrand?

    “Les services spéciaux reçurent comme instruction du chef de l’État d’éliminer – directement ou indirectement – les auteurs de l’assassinat de [l’ambassadeur] Louis Delamare et de faire procéder au plasticage du parti Baas à Damas. Ces objectifs furent très largement atteints(3). Un commando du service action de la DGSE liquida les deux assassins du diplomate français. Deux mois et demi plus tard, le 29 novembre, des supplétifs recrutés localement par les services secrets français commirent un attentat à la voiture piégée qui détruisit le siège du Baas dans le quartier d’Ezbekieh à Damas(4). Il y eut 175 tués.”

    175 morts dus à une voiture piégée… Bravo la France “socialiste”!


    • Fritz Le 06 janvier 2017 à 15h04
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      Pierre Péan évoque cet attentat terroriste dans son livre Manipulations africaines (Plon, 2001, p. 183) :
      “Le 29 novembre 1981, la DGSE monte une action punitive contre la Syrie, qui fait soixante morts, en riposte au meurtre de l’ambassadeur de France”.

      En 1981, c’était encore le SDECE. Son directeur Pierre Marion ne souffle mot de cet attentat dans son livre La Mission impossible (Calmann-Lévy, 1991), alors qu’il évoque le meurtre de Louis Delamare, les actions homicides qu’il a proposées à François Mitterrand (lequel aurait refusé), et ses conversations avec Rifaat al-Assad.


    • christian gedeon Le 06 janvier 2017 à 15h37
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      Désolé,mais çà c’était tout fait normal…et le message a été reçu 5/5 à Damas à l’époque.Vous confondez deux choses différentes.A l’époque la Syrie était et est restée jusqu’à son départ forcé du Liban un agresseur sans scrupules. Aujourd’hui,l’agresseur est devenu agressé,chez lui. Et se défend comme il se doit.Il fallait que Louis Delamare fût vengé,et qu’il soit répondu comme il se doit à l’affront.Mais bon,à l’époque,on avait encore des c…..s,et l’affaire était juste…rien à voir avec ce qui se passe aujourd’hui.


      • Fritz Le 06 janvier 2017 à 16h53
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        @christian gedeon

        Je ne suis pas Libanais, je n’ai donc aucun reproche à vous faire. Cependant, il me semble que l’armée syrienne était intervenue au Liban, en 1976, pour soutenir la “droite chrétienne” contre la pression de la coalition “islamo-progressiste” (OLP – PSP de Kamal Joumblatt – Mourabitoun). Et il bénéficiait de l’appui du président libanais, Soleiman Frangié, dont le fils Tony sera assassiné dans les conditions que vous connaissez.

        En 1987, ce sont les factions musulmanes libanaises qui ont rappelé Hafez al-Assad au Liban. Vous corrigerez mes souvenirs si je me trompe.

        Quant à justifier le massacre du 29 novembre 1981 par la nécessité de venger le meurtre de l’ambassadeur de France…


        • christian gedeon Le 06 janvier 2017 à 18h13
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          Il y a du vrai dans ce que vous écrivez…Assad père,machiavélique s’il en était,avait tout fait pour déclencher la “guerre civile”(sic!) au Liban.Pour pouvoir mieux jouer les pompiers pyromanes. En effet,les chrétiens presque submergés,mais résistant largement à la pression palestinienne et aux traîtres libanais qui s’étaient joints aux palestiniens(qui je le rappelle,ne sont PAS des libanais,d’où le sic plus haut) ,et par la voix de Soleiman Frangié ,très vieil allié des Assad qu’il avait recueillis chez lui à Zghorta quand ils étaient en danger,ont bénéficié de l’entrée des syriens au Liban…ou du moins le croyaient ils pour les plus naïfs…tout cela avait été minutieusement préparé. On irait trop loin si on devait entrer dans le détail de l’affaire…mais croyez moi,les syriens n’ont rien sauvé du tout…Quant à Delamare,je persiste,la France était dans son bon droit…


  17. Nanker Le 06 janvier 2017 à 14h52
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  18. Sylvie Rabatel Le 06 janvier 2017 à 15h00
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    A propos de mensonges et de la guerre d’Espagne, je me souvient très bien que ma mère me racontait que l’horreur de Guernica avait été attribuée aux républicains.
    Ce n’est qu’après la guerre qu’un entrefilet est paru pour corriger…..


  19. Louis Robert Le 06 janvier 2017 à 15h09
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    “Aussi respectable et même juste soit-elle, une cause justifie-t-elle que, pour la défendre, on abolisse le réel à partir du moment où il devient dérangeant, jusqu’à se construire un monde complètement imaginaire ?… Il n’en était pas moins louable, a priori, de se déclarer solidaire d’une rébellion qui entendait lutter contre une implacable dictature… L’approche journalistique devait-elle à ce point se transformer en approche ultra militante ?… Pour l’instant, il semble que personne n’ait vraiment envie de connaître la vérité.”

    ***

    M. Khan tait l’essentiel, ni respectable ni juste, qui est la subversion de la démocratie syrienne par l’Empire, à partir du projet impérial avoué (“regime change”) de renverser le gouvernement syrien et son président légitimes, selon le plan général mis en œuvre par l’Empire, dans la région, depuis des décennies, ainsi qu’en Ukraine. Tout part de là: tromperie, mensonges, accusations non fondées, diabolisation, opérations criminelles, crimes de guerre, crimes contre l’humanité. Non, M. Khan, nous connaissons la vérité sur les motifs derrière les actions criminelles de l’Empire. L’Empire maintenant vaincu et écarté, pourquoi n’en écrivez-vous pas davantage, enfin!… sans tourner autour du pot?


  20. Dominique Le 06 janvier 2017 à 15h24
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    La vérité va éclater car l’intervention légale russe va laisser la Syrie dans un autre état que celui dans lequel les atlantistes ont laissé l’Afghanistan, l’Irak et la Libye avec des guerres illégales et des millions de morts, i.e. pays encore dans le chaos … pour le pétrole avec collaboration d’armées de mercenaires massacreurs. Sans compter les armes fournies aux saoudiens pour détruire et massacrer au Yemen

    Le rétropédalage des journalistes ayant perdu toute crédibilité a déjà commencé (on avait déjà eu 2005, souvenez-vous)

    Ce site lescrises est un des meilleurs véhicules intelligent et honnête d’information. Merci et meilleurs voeux 2017 à tous les bénévoles et tout particulièrement à Olivier Berruyer (merci de me signaler si l’adresse courrier a changée ou non pour vous envoyer un chèque de contribution)

    On sent que les journalistes officiels nous mentent dés que les usa sont dans un sale coup (ça en dit long sur l’emprise us sur nos médias), même sur mediapart, mais grâce à des honnêtes contributeurs tel ce blog, nous sommes informés


    • Leterrible Le 06 janvier 2017 à 18h04
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      @Dominique qui écrit :…..”dans le chaos … pour le pétrole”…
      Ça me paraissait évident jusqu’aujourd’hui ….moment où je lis cet argumentaire référencé très fouillé d’un gars habituellement sérieux..:
      http://www.pauljorion.com/blog/2017/01/06/syrie-pour-en-finir-avec-cette-histoire-de-gazoducs-par-cedric-mas/#more-91758
      On y aperçoit bien sûr à divers endroits des “saillies” qui ne sont pas favorables au gouvernement , jusqu’à plus ample informé , légal syrien , mais 95% de l’article porte sur le fond!
      Comme il convient de ne jamais jeter le bébé avec l’eau du bain…
      Un coup d’oeil attentif d’éventuelle déconstruction dûment étayée s’imposerait , selon moi..
      Chiche..?


      • lon Le 07 janvier 2017 à 17h18
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        Ouais bon c’est surtout haro sur le chonchon …;-) , une figure estampillée ” néo-stalinienne” chez PJ …

        Cédric Mas sur le blog de PJ c’est le préposé aux affaires syriennes , autoproclamé expert , qui s’est essayé à une couverture “impartiale” mais n’est pas allé très loin , la complexité de la tâche je suppose …

        Finalement qu’est qu’on en a à cirer si les occidentaux , le Qatar et l’Arabie Saoudite sont intervenus en soutien à la rébellion à cause d’un gazoduc ou à cause d’autres choses , le fait est qu’ils sont intervenus , et ils n’ont pas attendu 2012 pour cela .


      • Subotai Le 08 janvier 2017 à 03h34
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        Suite à Ion…
        D’autant plus que les USA n’ont pas fait de réserve dans leur volonté de modeler le Grand Moyen Orient et dans la liste des États à détruire.

        Alors que ces histoires de pétrole, de gaz et de pipe-line soient complexes, compliqués et à tiroirs*, il n’en reste pas moins qu’on ne s’étripe pas là où l’Occident n’a rien à piller, mais bien là où se trouve les seules choses qui permettent encore au Système “occidental” de continuer à fonctionner.

        * d’où toutes les lectures partisanes qu’on peut fournir.


  21. Puka Runa Le 06 janvier 2017 à 16h15
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    Questions : la nouvelle selon laquelle avait été découvert un bunker le l’OTAN à Alep-Est et qu’avaient été capturés plusieurs officiers occidentaux dans cette même ville, a-t-elle été corroborée ?


    • pierre Le 06 janvier 2017 à 18h28
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      Par le représentant de la Syrie à l’Onu, oui.
      Il l’a dit en conférence de presse, en ajoutant les noms et nationalités des 14 conseillers militaires capturé.
      Le lien youtube (en anglais sous-titré en français) : https://youtu.be/Wg_1v7T7d7Y


  22. petitjean Le 06 janvier 2017 à 17h26
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    toujours cette ambivalence de l’immonde qui semble dire la Vérité mais qui en fait, ment et reste ce qu’il a toujours été : un organe de manipulation, de propagande au service des maitres du monde ennemi de la nation.

    Le Monde a défendu le communisme jusqu’au bout. Le Monde qui s’est félicité de l’entrée des khmers rouges à Phnom Penh capitale du Cambodge (revoir sa Une de l’époque !)
    Le Monde représentant le général De Gaulle en uniforme nazi

    Le Monde, cet” immonde” comme disait le général !………………………….


  23. Albert Le 06 janvier 2017 à 17h32
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    Les démocrates se devaient de soutenir les républicains espagnols, affirme JFK, oui… Sauf qu’ils ne l’ont pas fait en tant que gouvernement. Le front populaire ne l’a pas fait, bien au contraire…On se cotise pour envoyer à JFK “hommage à la Catalogne” d’Orwell ?


  24. Julie Le 06 janvier 2017 à 22h23
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    Des nouvelles des copain pacifistes de Filiu (il attaque Mélenchon aujourd’hui le pauvre, c’est vrai qu’il ne reste plus grand chose d’autre) et du quai d’Orsay en Syrie. Ou quand un groupe lié à Da’esh fait sa loi à la frontière de la Jordanie et du Golan en toute impunité, et en toute sauvagerie
    http://www.aymennjawad.org/2017/01/who-in-a-photo-identifying-jaysh-khalid-bin-al
    Pourquoi Filiu ne va pas les interviewer, à Daraa?


  25. LMDB Le 07 janvier 2017 à 01h54
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    C’est quand même de l’eau tiède cet article.
    En gros, ce n’est pas la faute des media s’ils écrivent ce qu’ils pensent que les lecteurs veulent lire.
    Tu n’y es pas JF, ce n’est même pas un complot -ce qui serait croustillant-, c’est bête et prosaïque : l’officialité médiatique produit de l’information pour la communauté de… l’officialité médiatique.
    Un cercle fermé et vicieux d’où est absent le lecteur.
    Comme disait P. Geluck/le Chat : “Lire le journal ne vous informe pas de ce qui se passe dans le monde, il vous informe de ce qui se passe dans les autres journaux.”
    JFK n’échappe pas à l’autre grand tord de la presse en France : les éditorialistes croient, dur comme fer, que leurs déductions, réflexions, cogitations et explications sont des faits, qu’ils deviennent le réel dès lors qu’ils sont couchés sur du papier-dits à la radio-montrés à la TV.


  26. BEOTIEN Le 10 janvier 2017 à 01h53
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    “Pour l’instant, il semble que personne n’ait vraiment envie de connaître la vérité.”

    À croire car tout de même étonnant que malgré toutes les exactions imputées à l’un ou l’autre camps et alors que des observateurs sont sur place….toujours aucune image probante.

    Qu’avez-vous dit mon cher cousin ?

    En tous cas bien heureux d’encre et toujours retrouver JF Khan du camp de qui solicite la réflexion plutôt que la prise de position et l’anathème.


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