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6.mars.20126.3.2012 // Les Crises

Actualité européenne (2/2) : Le Traité Européen de la semaine, le TSCG (et autres surprises…)

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Suite du billet sur l’actualité européenne.

Le traité européen de la semaine

Comme nous avons ratifié le MES la semaine passée, il était important d’en signer un nouveau :

En marge du Conseil européen, les États membres participants ont signé le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’UEM.

Vous pouvez donc consulter en cliquant ici le nouveau Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance au sein de l’Union Économique et Monétaire (TSCG) signé par 25 pays.

Voici le pacte :

ARTICLE 3 Outre leurs obligations au titre du droit de l’Union européenne et sans préjudice de celles-ci, les parties contractantes appliquent les règles énoncées au présent paragraphe :
a) la situation budgétaire des administrations publiques d’une partie contractante est en équilibre ou en excédent ;
b) la règle énoncée au point a) est considérée comme respectée si le solde structurel annuel des administrations publiques correspond à l’objectif à moyen terme spécifique à chaque pays, tel que défini dans le pacte de stabilité et de croissance révisé, avec une limite inférieure de déficit structurel de 0,5 % du PIB. Les parties contractantes veillent à assurer une convergence rapide vers leur objectif à moyen terme respectif. Le calendrier de cette convergence sera proposé par la Commission européenne, compte tenu des risques qui pèsent sur la soutenabilité des finances publiques de chaque pays. […]

c) les parties contractantes ne peuvent s’écarter temporairement de leur objectif respectif à moyen terme ou de la trajectoire d’ajustement propre à permettre sa réalisation qu’en cas de circonstances exceptionnelles, telles que définies au paragraphe 3, point b) ; […]

e) un mécanisme de correction est déclenché automatiquement si des écarts importants sont constatés par rapport à l’objectif à moyen terme ou à la trajectoire d’ajustement propre à permettre sa réalisation. Ce mécanisme comporte l’obligation pour la partie contractante concernée de mettre en œuvre des mesures visant à corriger ces écarts sur une période déterminée

2. Les règles énoncées au paragraphe 1 prennent effet dans le droit national des parties contractantes au plus tard un an après l’entrée en vigueur du présent traité, au moyen de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence constitutionnelles, ou dont le plein respect et la stricte observance tout au long des processus budgétaires nationaux sont garantis de quelque autre façon. […]

3. b) les “circonstances exceptionnelles” font référence à des faits inhabituels indépendants de la volonté de la partie contractante concernée et ayant des effets sensibles sur la situation financière des administrations publiques ou à des périodes de grave récession économique telles que visées dans le pacte de stabilité et de croissance révisé, pour autant que l’écart temporaire de la partie contractante concernée ne mette pas en péril sa soutenabilité budgétaire à moyen terme.

ARTICLE 4 Lorsque le rapport entre la dette publique et le produit intérieur brut d’une partie contractante est supérieur à la valeur de référence de 60 % […], ladite partie contractante le réduit à un rythme moyen d’un vingtième par an […]

ARTICLE 8 [En cas de non respect des engagements] la Cour de justice de l’Union Européenne peut lui infliger le paiement d’une somme forfaitaire ou d’une astreinte adaptée aux circonstances et ne dépassant pas 0,1 % de son produit intérieur brut. Les montants dont le paiement est infligé à une partie contractante dont la monnaie est l’euro sont à verser au mécanisme européen de stabilité. Dans les autres cas, les paiements sont versés au budget général de l’Union européenne.

ARTICLE 9 Sur la base de la coordination des politiques économiques définie dans le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, les parties contractantes s’engagent à œuvrer conjointement à une politique économique qui favorise le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire et qui promeut la croissance économique grâce au renforcement de la convergence et de la compétitivité. […]

ARTICLE 14 […] Le présent traité entre en vigueur le 1er janvier 2013, pour autant que douze parties contractantes dont la monnaie est l’euro aient déposé leur instrument de ratification, ou le premier jour du mois suivant le dépôt du douzième instrument de ratification par une partie contractante dont la monnaie est l’euro, la date la plus proche étant retenue.

Le présent traité est applicable à compter de la date de son entrée en vigueur dans les parties contractantes dont la monnaie est l’euro qui l’ont ratifié. Il s’applique aux autres parties contractantes dont la monnaie est l’euro à compter du premier jour du mois suivant la date de dépôt de leur instrument de ratification respectif.

Bref, en synthèse :

  • on constitutionnalise l’équilibre des comptes publics, hors effet conjoncturel ;
  • si un État a dépassé 60 % du PIB en dette, il faut y revenir en 20 ans ;
  • si on ne respecte pas la règle, on peut être condamné à 0,1 % du PIB d’amende.

Ma position :

J’approuve des deux mains, l’idée de constitutionnaliser une règle de cette sorte. Ce n’est pas inscrire dans la Constitution une “politique économique” comme on peut parfois le lire sur Internet, c’est pour moi le minimum de gestion raisonnable d’un pays, où on ne dépense pas 2 fois le même argent (par l’État qui emprunte et par le citoyen qui n’a pas été imposé) en promettant de rembourser plus tard. Où on ne laisse pas des dettes financières aux générations suivantes (on leur laisse déjà une dette écologique sympathique…), d’autant plus qu’avec l’épuisement des ressources en cours, il est peu probable qu’ils vivent mieux que nous, et donc qu’ils pourront rembourser ce que nous n’arrivons pas à payer actuellement. Ou plus précisément, ce que nous ne VOULONS pas payer. C’est pour moi un quasi droit de l’Homme que, non pas “les Français”, mais “les Français les moins riches” ne naissent pas en héritant des dettes de la génération précédente, globalement riche.

Ceci ne veut pas forcément dire qu’il faut moins dépenser – même s’il faut mieux dépenser, évidemment. Le déficit 2012 sera de 100 Md€. Alors ou bien ces dépenses sont utiles, et on les garde, mais alors ou on fait des économies ailleurs, ou on explique aux citoyens qu’il faut lever 100 Md€ d’impôts de plus ; le patrimoine du pays est de 13 000 Md€, cela laisse de quoi venir. Sinon, on supprime ces dépenses – mais attention, il y aura aussi des conséquences à supprimer de telles sommes – chaque euro public est un euro de revenu pour quelqu’un, pas trop de démagogie facile donc…

MAIS, il est SUICIDAIRE de mettre ceci en place maintenant.

Il fallait le faire en 1985 ou 1990 (quand on pouvait, mais qu’on ne le voulait pas), maintenant, c’est mort. La spirale de la dette est telle que j’estime extrêmement improbable de POUVOIR respecter une telle règle, avec l’enclume de la dette aux pieds, quand bien même on le voudrait plus que tout. On voit bien que la Grèce s’enfonce dans la misère sans, évidemment, améliorer ses finances.

Après une restructuration des dettes occidentales, il faudra voter ce genre de règle. Qui sera facile à respecter, puisqu’on ne nous prêtera plus d’argent – et c’est très bien.

Pour sortir un junkie de la drogue, on peut compter sur ses promesses, mais la suppression définitive du dealer reste la meilleure option…

Épilogue espagnol…

Je tiens à remercier Mariano Rajoy, le premier ministre espagnol, qui a brillamment illustré mon propos sur la perte de maîtrise des budgets publics, et donc sur les “promesses d’ivrogne” de ce genre de traités.

En effet, vendredi, il a signé le TSCG, puis, l’après midi, a surpris durant sa conférence de presse :

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a averti vendredi qu’il ne pourrait respecter ses engagements de réduction du déficit public au risque de provoquer une crise avec ses partenaires européens à l’issue d’un sommet marqué par la signature d’un pacte de discipline budgétaire.

“L’objectif de déficit public sera pour cette année de 5,8% du Produit intérieur brut”, a-t-il annoncé au cours de sa conférence de presse, prenant tout le monde de court. Or l’objectif d’origine imposé était de 4,4% pour 2012.

Des responsables des institutions européennes ont averti qu’ils resteraient intransigeants sur le retour du déficit à 3% du PIB en 2013. “Après, la manière dont cela va se répartir entre 2012 et 2013 a peu d’importance”, a reconnu l’un d’eux. “Qu’il y ait un lissage entre 2012 et 2013, c’est tout à fait défendable, à condition qu’on garde le cap pour 2013”, a-t-il insisté.

Mais “c’est un très mauvais signal, au moment où l’Europe s’engage à plus de discipline budgétaire”, a confié à l’AFP le représentant d’un des 27 Etats de l’UE.

Mariano Rajoy n’a informé personne de son intention de briser le Pacte de discipline budgétaire quelques heures seulement après l’avoir signé avec 24 de ses homologues. Seuls les Britanniques et les Tchèques ne sont pas liés par ce traité.

Je n’ai pas informé les présidents et les chefs de gouvernement parce que je n’ai pas à le faire. Il s’agit d’une décision souveraine que nous Espagnols, nous prenons“, a-t-il soutenu au cours de sa conférence de presse.

Mariano Rajoy n’a manifestement pas supporté les humiliations infligées pendant les deux journées du sommet.

La fin de non recevoir à ses demandes de clémence sur l’objectif de déficit, du fait de la dégradation de la conjoncture, a en effet été abrupte. “On vient d’adopter de nouvelles règles (pour la discipline budgétaire), il n’est pas question de commencer à les assouplir”, avait lancé le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen, un des durs de la zone euro, lors du sommet qui s’est achevé vendredi. “Il n’y a pas eu de débat sur un quelconque assouplissement”, a pour sa part asséné le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

L’affichage de ses prétentions avant le sommet a en outre visiblement irrité ses partenaires car le projet de déclaration finale du sommet a été modifié dans un sens encore plus restrictif.

“Les États sous surveillance des marchés doivent se conformer aux objectifs budgétaires acceptés”, indique le texte qui dit aussi qu’ils doivent “être prêts à adopter des mesures de consolidation supplémentaires si cela s’avère nécessaire”.

Mariano Rajoy était visiblement tendu vendredi en paraphant le nouveau pacte européen sur la discipline budgétaire exigé par l’Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas en contrepartie de leur soutien aux économies fragilisées par la crise de la dette souveraine comme l’Espagne.

Il a attendu et lancé sa bombe au cours de sa conférence de presse, après les interventions du président de l’UE Herman van Rompuy et de la Commission José Manuel Barroso.

Cette position est jugée inacceptable par la Commission. “Si on accepte un objectif de 5,8%, ils resteront à 6,2%“, a commenté pour l’AFP un responsable de l’exécutif européen.

Les engagements d’origine souscrits par Madrid – ramener le déficit public à 4,4% du PIB cette année et à 3% en 2013 – étaient une mission quasi-impossible après un déficit public qui a explosé à 8,51% en 2011, estiment des économistes. Cela aurait signifié un effort supplémentaire de 29 milliards d’euros en 2012, à ajouter aux 15 milliards de l’ajustement adopté en décembre.

La conjoncture ne se prête pas à un effort d’une telle ampleur. Le gouvernement prévoit un recul du PIB de 1,7% en 2012 et un taux de chômage à 24,3%, le plus élevé de l’UE.

Aux petits arrangements avec les institutions, Mariano Rajoy a choisi vendredi d’avancer à découvert. “Nous sommes très tranquilles, parce que nous avons pris une décision sensée et raisonnable”, a-t-il affirmé. [Le Temps]

“Et de sept… Pour le septième mois consécutif, le nombre de chômeurs en Espagne a augmenté en février. La hausse atteint 2,4% par rapport au mois de janvier. Et sur cette courte période, quelque 112 269 nouvelles personnes ont perdu leur poste. Désormais, quelques 4,7 millions de personnes sont sans emploi dans le pays selon le ministère espagnol du Travail. Dont près d’un quart sont des jeunes de moins de 25 ans. Pour autant, le gouvernement espagnol ne ménage pas ses efforts pour tenter de renverser la tendance. Début février, une nouvelle réforme a ainsi été annoncée par Madrid. Celle-ci prévoit notamment une baisse des indemnités de licenciement et surtout un ensemble de mesures pour stimuler l’emploi des jeunes.” [Les Echos]

Hermann I

europe herman van rompuy

Je sais que le suspens était insoutenable :

“Les chefs d’État ou de gouvernement ont réélu aujourd’hui à l’unanimité M. Herman Van Rompuy président du Conseil européen pour un second mandat de deux ans et demi, allant du 1er juin 2012 au 30 novembre 2014.” [Communiqué]

Champagne !

Bon, c’était aussi le seul candidat en lice. La succession au poste de président du Conseil Européen n’a donc guère tourné à la foire d’empoigne. Il n’y a eu ni campagne, ni débat, ni présentation de projet en public. Un peu étrange lorsqu’on sait qu’il représente 27 pays, soit plus de 500 millions d’habitants…

D’ailleurs, dans le traité de Lisbonne de 2007 qui instaure la fonction, l’article 15 stipule que

“Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. En cas d’empêchement ou de faute grave, le Conseil européen peut mettre fin à son mandat selon la même procédure.”

Pourtant rien n’est précisé sur la procédure proprement dite, comment se porter candidat, comment être audité…

Démocratie, quand tu nous tiens…

dessin humour cartoon europe herman van rompuy

Hermann II

Comme le bougre est tellement bon :

Herman Van Rompuy a également été désigné président du sommet de la zone euro pour un mandat de durée identique.

Impressionnant…

Tiens, je vous propose un extrait de son discours du 1er mars :

Comment rendre l’assainissement budgétaire compatible avec nos perspectives de croissance et d’emploi ? […] Le point a été abordé sous de nombreux angles. Sur le plan des dépenses, il faut faire en sorte que les allocations de chômage incitent davantage leurs bénéficiaires à trouver un emploi. [NB. Damned, mais c’est bien sûr !] Sur le plan des recettes, il faut par exemple s’attaquer à l’évasion fiscale et à la fraude fiscale. Quant aux investissements, il faut tout en maîtrisant les budgets, continuer à investir dans l’avenir, dans l’éducation, la recherche et le développement, dans l’innovation – en un mot, faire les bons choix dans un contexte d’assainissement budgétaire.

Le second point porte sur les moyens d’améliorer la compétitivité. [NB. Oulà, vous n’allez pas du tout aimer cette amélioration…] Dans ce domaine, un certain nombre de choses doivent être faites en commun, par exemple tirer pleinement parti du marché unique, comme l’ont évoqué dans une lettre douze de nos collègues, dont MM. David Cameron et Mario Monti. D’autres avancées devront être réalisées par des efforts au niveau national. La chancelière Mme Merkel a fait part de l’expérience de l’Allemagne à cet égard. [NB. C’est bien ce que je disais… 6 millions d’emplois à 400 € par mois, scientifiques précaires à 1 € par mois…]

La charge fiscale qui pèse sur le travail doit être réduite, en particulier pour les personnes à faible revenu. Il y a lieu d’ouvrir les secteurs protégés tels que les services professionnels et le secteur du commerce de détail. L’environnement dans lequel les entreprises exercent leur activité doit être amélioré, notamment en réduisant les charges et obligations administratives grâce à l’informatisation de l’administration.

Bon, les chômeurs sont tous des fainéants, c’est bien évident. En revanche, pas question de limiter le salaire des fonctionnaires – la Commission vient même d’attaquer le Conseil, donc les États, devant la Cour de Justice ! Incroyable ! Lire ici et

dessin humour cartoon europe herman van rompuy

© Rodho

 

Serbie

Cerise sur le gâteau :

Le Conseil européen a octroyé à la Serbie le statut de pays candidat. [Communiqué]

Ben voyons, ça marche déjà tellement bien à 27, il ne manquait plus que les alliés historiques des Russes maintenant…

C’est bien de tirer les leçons de ses erreurs…

Schengen

Pastèque sur le gâteau :

Le Conseil européen a décidé que le Conseil reviendrait sur la question de l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen afin de pouvoir adopter sa décision en septembre.

MAIS OUI, supprimons les frontières avec la Roumanie maintenant !

Ces gens veulent sans doute détruire l’Union Européenne, ce n’est pas possible autrement…

AU FOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!!!!!!!!!!!


dessin humour cartoon europe herman van rompuy

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© Nicolas Vadot

 

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© Vidberg

 

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23 réactions et commentaires

  • Patrick Luder // 06.03.2012 à 05h44

     
    Dégeulasse de mettre la faute sur les chômeurs, oui, il y a des profiteurs, mais pas dans ces proportions là … Comme entrepreneur, j’ai reçu ces dernières semaines, de multiples demandes d’emplois, pour courrier, par courriel, par relations sociales (mon consin dit que …). Ce sont de bons travailleurs, agréables à vivre etc. Ce ne sont pas des Africains, ni des ressortissants de l’ancienne URSS, ce sont de jeunes Espagnoles et des Portugais, qui cherchent à fuir leurs pays (jamais vu cela en 25 ans de carrière). Je vous met un extrait d’un courriel reçu.
    Merci de demontrer interet dans ma candidature,je regrette de vous informer que mês habilitations ne me permettent pasd’aprouver des projects. Au Portugal les habilitations ne limitent pas tellement la vie professionelle, malgré que mon diplome soit d’une école particulière. En fait, dans mon pays j ái déjà exectuté plusieurs travaux de grandes dimension, considerée de luxe, dans lesquelles j’ai developpé plusieurs fonctions, au même temps, ou séparement, de directionde travaux, contremaitre, preparateur de bâtiments, fiscalization et Conception de Project.( au Portugal il n est pas necessaire de diplome pour ces professions) Jái toujours eu une position três polivalente dans mon parcours professionel, laquelle ma permis de participer dans des projects avec une complexité assez elevée et des budgets significatifs. J’ai facilité dans la coordination des équipes et des tâches d’optimisation pour l’exécution rapide des travaux,ainsi que un sens esthétique qui se reflète dans la qualité finale et dans la relation avec le cliente . Cependant si vous avez ou connaissez quelqu’unqui a un emploi disponible, même si c’est dans la ligne de production, auxiliaire de contremaitre avec le composant de dessin, par exemple, et comme je ne peut pas execerdans votre pays du a mes habilitations, je serai quando même receptif ala position. Ce serait pour moi en fait, une oportunitéde m’ integrer dans un pays et dans une langue que je ne domine pas. Le Portugal traversse une grave crise quia obligé a l arrêt de 95% des travaux en cours.  Cette situation m oblige a chercher du travaildans un autre pays, et je donnerais preference a la Suisse.

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  • pana // 06.03.2012 à 06h29

    Tiens, tiens, déjà que le Groupement Transfrontalier Européen
    (seulement français ! http://www.frontalier.org)
    commence à tirer à boulet rouge contre les autorités genevoises… il risquerait maintenant la guerre contre le gouvernement portugais et les autres….parce que toute l’Europe débarque en Suisse !
     

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    • Patrick Luder // 06.03.2012 à 06h48

      La Suisse à une longue tradition de travailleurs saisonniers, tels que les pieds-noirs Italiens. Ce message souligne deux points :1° le fait que la crise à obligé l’arrêt de travaux en cours à 95 %, comprenez bien que l’on arrête les travaux en cours de construction => Stop, chantiers fermés !!!      2° Le fait que de jeunes (et moins jeunes) Espagnoles ou portugais se voient coincés à un point tel que leur seule optique est de s’exiler est tout de même triste à voir, non ? C’est ce que l’on appellera bientôt, des réfugiés économiques … cela montre aussi, si besoin est, l’aberration de la politique économique Européenne …

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  • Joanna // 06.03.2012 à 08h20

    Traité après traité, signés sans l’accord des peuples, la fourmilière maléfique … n’en finit plus de grandir et prospérer et si on laisse faire elle finira immanquablement par nous étouffer.
    Pour ne pas en arriver là plus tôt on donnera un grand coup de pied dedans et mieux ça vaudra.

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  • Yann // 06.03.2012 à 09h08

    Hermann candidat unique fait quand même mieux que Poutine avec seulement 64,73% !

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  • step // 06.03.2012 à 09h49

    Ils piquent les yeux les fonctionnaires de Bruxelles, nous ça fait 2 ans que les euros disparaissent de la paye (-50 Euros depuis septembre derniers, -70 depuis début 2011). 1,7% peut être mais avec un chiffre moins devant 🙂 Il me paraitrait sensé que les évolutions de salaires publics calent quand la machine cale, surtout que je ne pense pas que les fonctionnaires européens soient les plus malheureux. La solidarité est une valeur qui se perd, c’est bien malheureux (surtout pour le service public). 

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    • Christophe Vieren // 06.03.2012 à 19h47

      Peut-être que ces fonctionnaires là ne sont pas des gauchistes et qu’il ne faudrait pas qu’il pensent à changer !
      Vous pouvez trouver leurs rémunérations (nets d’indemnités) ici : http://ec.europa.eu/civil_service/docs/salary_officials_en.pdf.
      Ca va selon la catégorie de 2.6054 à 16.919 € (nets je pense) en début de carrière si j’ai bien tout compris. Les indemnités d’expatriation sont de 16% de ces salaires. 

      Et d’autres spécificités (telle la possibilité de retraite à 55 ans avec pension réduite), ici : http://ec.europa.eu/civil_service/job/official/index_fr.htm#4

      Mais bon, il n’est peut-être pas utile de stigmatiser sur ces personnels. Exigeons juste qu’ils soient soumis aux mêmes mesures d’austérité et ou de progressions que leurs compatriotes.
       

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  • Yann // 06.03.2012 à 10h00

    @Step
    Hermann  ne gagne que 350 000 € par an et ne coûte que 6 millions par an au contribuable européen (sources LesEchos.be ). 
    Ce n’est pas cher payé pour avoir un éminent spécialiste qui nous émerveille de ses haiku à la tête de la grande europe! 🙂
    Dans la vieille Europe,
    des folles politiques de rigueur,
    le bruit des émeutes. 

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    • chris06 // 06.03.2012 à 10h26

      Ne pas oublier qu’Hermann est assisté de 3149 fonctionnaires pour l’aider à écrire ses poèmes pour un budget total de 534 millions d’euros (2012).
      http://www.consilium.europa.eu/council/council-budget?lang=fr
      Quand on prend uniquement les rémunérations (60% du budget = 320 millions d’euros) ça nous donne tout juste 100 000 euros par tête de pipe…

      3150 fonctionnaires payés 8333 euros par mois (défiscalisés) pour écrire quelques poèmes, c’est un beau résultat quand même.
       

      Allez, on est mesquin, il ne faut pas oublier qu’ils sont censés, en plus des poèmes d’Hermann, “définir les orientations et les priorités politiques générales de l’Union européenne”.

      Mais il vaut mieux ne pas trop essayer de se poser la question de où nous mène cette “politique générale” et se contenter des poèmes d’Hermann si on veut éviter les maux de tête!
       

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  • Yves // 06.03.2012 à 12h20

    Objectif de dettes publiques <60% PIB, ça nous donne 2035 au plus tôt pour la Grèce ;-). Comme vous dites, les carottes sont cuites, il fallait en discuter sérieusement lors du traité de Maastrich de 1992 ou même avant. Maintenant, il faut faire venir LEON pour un grand nettoyage des dettes et ensuite on repart sur Europe plus saine et solide avec je l’espère une équipe dirigeante différente !!

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    • Patrick Luder // 06.03.2012 à 19h39

      La dette publique ne devrait surtout pas avoir trop de règles rigides, mais beaucoup de réflexions, beaucoup de philosophies et beaucoup de sagesse …
      Il peut être raisonnable de s’endetter pour faire une grande avancée qui puisse profiter aux générations futures, il peut être discutable (et potentiellement dangereux) de s’endetter pour un petit passage difficile, mais il faudrait surtout pouvoir diminuer sa dette dans les années normales et ne pas perdre de vue les gigantesques défis futurs qui nous attendent : sociétés en crises + économie en crises + environnement en crise …
      Un pays devrait toujours avoir une vison à court terme (5 ans) moyen terme (20 ans) et long terme (au moins 50 ans). Les principes de donner toute puissance à des personnes pour 4 ans est suicidaire, il vaudrait mieux un système à rotation, avec accès aux postes clefs seulement à des personnes ayant fait leur preuve de grande efficacité et de grande sagesse …
      Je pense qu’il faut non seulement réformer le système financier mais aussi et surtout le système politique …

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  • Maria A. // 06.03.2012 à 16h06

    Dommage que Herman ne donne pas le bon exemple!! Dommage que ses paroles soient déconnectées de ses oeuvres. Voir voiture de fonction qui servait de taxi pour toute la famille!! On en a marre de ses dirigeants et de leur langue de bois. Merci de nous faire remarquer qu’ils one été élus d’une maniere tres “démocratique”.
     

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  • Rataxes // 06.03.2012 à 16h46

    Salut, voici en lien un article intéressant qui résume la crise de la dette grecque, les CDS, etc par une petite histoire…
    http://www.tantquil.net/2012/03/06/quest-ce-que-cest-la-crise-de-la-dette/
    Et merci pour les graphiques du site, qu’on utilise de temps en temps.

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  • TZYACK // 06.03.2012 à 18h05

    La plus grande escroquerie financière du siècle a commencé en 2008 avec le Cartel bancaire international qui, sur la base d’écritures comptables erronées car non consolidées des engagements donnés et reçus, a obligé certains Etats, pour soutenir et éviter une soi-disant faillite de leur système bancaire, à s’endetter excessivement et irréversiblement afin de mieux les asservir à sa volonté de domination Mondiale. Il a choisi de tester d’abord cette méthode aux USA, puis à quelques petits pays en périphérie de l’Europe, et maintenant, au vu de son efficacité démontrée, de l’appliquer à de plus grands pays

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    • Patrick Luder // 06.03.2012 à 19h26

      Pas sûr que ce soit voulu … ne pensez-vous pas que tout le monde croyait mordicus que c’était juste une petite crise passagère, comme par le passé, avec un rapide retour d’une croissance forte et durable ? Dans cette optique, s’endetter avait tout sens !

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      • Christophe Vieren // 06.03.2012 à 22h49

        Adieu dieu Péhibé !
        Comment diantre la croissance aurait-elle pu miraculeusement revenir ? . à volume de travail constant la croissance ne peut-être obtenue que grâce à deux vecteurs : de l’énergie et des gains de productivité pas trois. Or le volume de travail n’est pas resté constant mais a même diminué malgré l’accroissement du taux d’activité des femmes. Reste donc l’énergie et les gains de productivité (horaire).
        Concernant les gains de productivité, étant donné la part croissante des activités de production de services au détriment des activités de productions de biens dans le fameux PIB, ceux-ci ne peuvent que diminuer : autant grâce à l’automatisation et la technologie il est possible d’augmenter le productivité de la production de biens, autant il est difficile d’automatiser la productivité d’un producteur de services. Comment pourrait-on augmenter la productivité d’un médecin, d’un enseignant, d’une infirmière, d’un assistant social, d’un acteur de cinéma, d’un pilote d’avion ou de train, . . . ? L’informatique et l’internet a certes permis quelques gains dans certains de ces métiers, mais on a atteint rapidement les limites.
        Reste donc l’énergie :  en 1972, la première conférence sur l’environnement avait mis en évidence des limites à la croissance (rapport Meadows au club de Rome). Deux ans après un premier choc pétrolier suivi quelques années plus tard d’un second annonçait la fin de l’énergie bon marché. Aujourd’hui non seulement le cours du pétrole a été multiplié par 4 en un peu plus de dix ans mais il n’est pas prêt de baisser. Nombre d’autres ressources voient également leurs cours exploser ou se tarir (ressource halieutiques, . . . ) . Le nucléaire n’a jamais dépassé 6% de la consommation d’énergie mondiale et après un Three Miles Islande, un Tchernobyl et un Fukushima, plus question d’en faire une énergie de substitution, si tant est que les réserves d’uranium et les capacités industrielles de construction de réacteurs aurait permis de le faire. 
        Cette crise MONDIALE risque bien d’être la dernière car systémique : crise politique, crise financière, crise économique, crise sociale et pastèque sur le gâteau (désolé Olivier pour le plagiat mais l’expression m’a fait rire), CRISE ENVIRONNEMENTALE. Et spécificité de cette dernière , la dette écologique ne se négociera pas.
        La cupidité a triomphé (cf. le livre éponyme de Stiglitz) et maintenant, seul un sursaut citoyen donnant de toutes autres orientations à nos sociétés, peut nous sauver : une société où nous cultiverons l’être plutôt que l’avoir.  Ou alors cela se terminera dans un bain de sang, nucléaire peut-être !
        Stiglitz appelle de ses voeux un sursaut d’indignation citoyenne capable de contrer le lobbyisme intensif des sociétés financières. C’est une condition nécessaire mais, hélas, pas suffisante pour préparer cette véritable révolution culturelle : transformer homo economicus en homo spiritualis.

        Il faudrait pour cela un effort équivalent à l’effort de guerre tel celui mené par les USA dés 1941 (à ce sujet lire : A quand l’effort de guerre ? (http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/03/a-quand-leffort.html)
        Quel Pearl Harbour permettra cela au niveau mondial ?
        Le XXIe siècle sera spirituel – et écologique – ou ne sera pas.

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        • Patrick Luder // 06.03.2012 à 23h19

          Un endettement n’est qu’un report de charges vers le future … alors, si fin de la croissance, quel autre artifice future vous permette t’il à vous, Français, maintenant, de continuer à vous endetter ? Dit autrement, quoi, dans le future, permettra de payer ce que vous ne pouvez pas vous payer maintenant (et que vous dépensez quand-même) ? 

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          • Christophe Vieren // 07.03.2012 à 10h28

            @Patrick L/ : si c’est à moi quetu réponds, je n’ai absolument rien compris à tes questions.
            Peut-être ai(je compris la première phrase : je ne vois pas le lien entre croissance et remboursement d’une dette. j’ai un crédit immobilier, mes revenus ne vont plus augmenter (il va même, en terme de pouvoir d’achat hors dette se réduire) et pourtant,  je vais le rembourser. Le remboursement d’une dette ne dépend que de la force des hypothèses faites lorsque on l’a contractée. Si l’on réduite considérablement mon salaire comme en grèce évidemment je vais être géné car l’assurance du prêt ne gère pas cela.
            Nos politiques – démocratiquement élus – ont fondé A TORT les dettes sur des hypothèses de croissance IDIOTES. Alors soit les contribuables/électeurs  estiment cette dette légitime et se serrent la ceinture pour la rembourser (tout en prenant en compte le risque de dépression qui conduirait au cercle vicieux grecs actuel), soit les contribuables/électeurs estime tout ou partie illégitime et ne la paie pas (avec les conséquences que cela impliquent). Quel que soit le choix il sera inévitablement douloureux. Entre deux maux il faut choisir le moindre.
            Bien sûr on peut chacun dans son pays faire comme si il n’y avait pas de dette écologique mondiale, non remboursable, l’accroitre et attendre le chaos mondial inévitable. On peut gagner ainsi une à deux décennies (je serais encore vivant), peut-être trois ou quatre (mes enfants seront encore vivants). Mais pas plus.

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        • Patrick Luder // 07.03.2012 à 10h57

          Je demandais juste quels étaient les alternatives … désolé pour le mélange, je crois qu’on essaie de dire la même chose.
          Alors, j’essaie d’écrire mon post en clair : L’endettement des pays, ces dernières décennies, à été fait dans l’optique d’une petite crise passagère et avec le faux espoir d’un retour à une forte croissance économique et boursière. On (les politiques, les économistes etc.) s’est planté doublement car en plus d’avoir le fardeau « dette » dont on ne sait quoi faire (sauf une forte inflation ou défaut …), il faudra une fois s’attaquer de front aux problèmes du dév… (ah oui, j’oubliais, certains sont encore allergique à cette expression), il faudra s’attaquer de front à de multiples problèmes dont on (toujours les mêmes) n’a pas voulu s’occuper jusqu’à présent.

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          • Christophe Vieren // 07.03.2012 à 13h13

            @patrick : je crois en effet que l’on est d’accord : on est dans la m….. et d’autant plus que l’on continuera la politique de l’autruche.
            Pourtant si l’Humanité tout entière se mettait à aller dans le même sens, ce n’est pas les  ressources qui manquent. Rien qu’en terme de dépenses contreproductives : l’armement (1.500 milliards $, 2,4% PIB), la publicité (500 millliards, 0,8% $), . . . Et on doit pouvoir trouver d’autres dépenses si ce n’est inutiles, en tout cas futiles. On doit aussi pouvoir développer la prévention plutôt que la réparation (en terme de santé mais pas seulement).
            ps : de quel pays es-tu ?

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          • Patrick Luder // 07.03.2012 à 13h45

            “Ce n’est pas les ressources qui manquent” ??? alors là, on n’est plus d’accord …
             
            Le problème est bien plus terre à terre que de simples ressources financières.
             
            Je veux parler de problèmes bien plus explosifs, tels que l’épuisement des nappes phréatiques ultra-profondes (millénaires), les pertes irrémédiables (à notre échelle) des terres cultivables, des ressources de la mer, des forêts primaires et de la biodiversité … pour les points à 100%. Les points encore mal connus sont évidemment les questions de l’énergie et du climat, je reprécise, pas moins explosifs, mais encore moins connu …
            Je suis Suisse … lien sur mon site Internet.  

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          • Christophe Vieren // 07.03.2012 à 14h23

            @Patrick : oui tu as raison. J’ai été un peu fort. J’aurais plutôt dû écrire : il reste des marges de manoeuvre pour prendre la bonne trajectoire vers le développement soutenable avant l’effondrement dans le meilleur des cas, l’apocalypse et la barbarie dans le pire des cas.

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  • Alain34 // 06.03.2012 à 19h27

    Merci pour tout cela Olivier.
     
    Sinon, a propos d’escroquerie et d’austérité et de réductions des dépenses de l’état : A partir de ce soir nos ‘cher’ députés sont en vacances pour cause d’élections présidentielles et dans la foulée législatives… donc, pour environ 3 mois et bien sur, pour certains, une fin de mandat.
    Je suppose qu’ils gardent malgré tout leurs salaires et avantages divers ?

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