Allez, une autre vision, pour ne pas être trop orientés (mais je rappelle que vous en trouvez peu de ce genre ici, non pour nier les souffrances ou les crimes du côté Assad, mais simplement car ça, les médias mainstream en parlent suffisamment, vous n’avez pas besoin de ce blog pour ça sachant que nos moyens sont très limités…)

Source : Le Figaro, Yohan Blavignat, 14/12/2016

Alors que les bombardements ont repris sur la deuxième ville du pays, le Pr Raphaël Pitti et le Dr Ziad Alissa, de retour de mission humanitaire en Syrie, s’insurgent contre les attaques systématiques visant les hôpitaux et le personnel médical.

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«Alep est morte». Le constat du Pr Raphaël Pitti, qui revient d’une mission de deux mois en Syrie destinée à former des médecins syriens, est sans appel. Invité lors d’une conférence organisée mardi soir par l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), une ONG française créée en 2012, le médecin anesthésiste ne s’arrête pourtant pas là. Le regard dissimulé derrière ses lunettes rondes, il poursuit, choqué par l’indifférence dans laquelle se poursuit la pire catastrophe du XXIe siècle: «Le droit international humanitaire aussi est mort à Alep. L’ONU est morte à Alep. L’Europe, avec l’afflux de migrants que l’on connaît, est également morte à Alep».

» LIRE AUSSI:Syrie: confusion sur l’évacuation des zones rebelles d’Alep

Alors que la reprise de la deuxième ville syrienne par les forces du régime n’est plus qu’une question de jours, selon le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, les bombardements ont repris ce mercredi. Ils s’étaient arrêtés durant plusieurs heures la nuit dernière pour tenter de trouver une solution afin d’extraire les milliers de civils entassés dans six quartiers de la ville toujours aux mains des rebelles. «Les morts sont partout dans les rues. On ne peut plus soigner les blessés. Même changer un pansement est devenu impossible à Alep-Est», témoignait mardi soir Mohammad, un infirmier présent dans la partie méridionale de la ville qui subit un siège depuis quatre mois. Lui-même ne sait pas ce qui l’attend dans les prochains jours. S’il sera abattu par les chabihas, les milices aux mains du régime, ou s’il pourra continuer à soigner les malades.

«Des informations circulent selon lesquelles des personnes en particulier sont ciblées par le régime. Ceux qui travaillaient avec nous dans l’anonymat ont pu rejoindre les quartiers contrôlés par l’armée. Mais le personnel soignant connu des services secrets a peur des représailles», témoignait encore Mohammad. Car, en Syrie, prodiguer des soins est devenu extrêmement dangereux. Les hôpitaux sont constamment bombardés – un toutes les 17 heures -, notamment à Alep-Est où les huit principaux établissements sont hors-service. Le personnel médical est donc obligé d’opérer en sous-sol, avec tous les risques sanitaires que cela entraîne. «C’est la première fois depuis 1945 que le personnel soignant est ainsi visé par une armée régulière. Même la guerre connaît des règles habituellement», témoigne le Dr Ziad Alissa, également en Syrie en octobre et en novembre.

«Les médecins sont des cibles depuis le début»

Ce médecin anesthésiste, également président de l’UOSSM France, juge que les médecins ont été des cibles «dès le début du conflit, en 2011, parce qu’ils ont été les témoins neutres des atrocités du régime». «Quand ils allaient dans les manifestations, ils voyaient que la police tirait sur les manifestants. Quand ils allaient dans les prisons du régime, ils voyaient la torture qui avait lieu dans les geôles», explique-t-il. «Même des étudiants en médecine ont été ciblés. Alors qu’ils allaient dans les manifestations pour soigner les blessés, comme cela est leur devoir, ils étaient arrêtés. Deux, au moins, ont été brûlés vifs à Alep», poursuit le Dr Ziad Alissa, citant le témoignage d’un jeune médecin qu’il a rencontré. «Les vrais héros de cette guerre sont le personnel médical syrien, argue alors le Pr Raphaël Pitti. Ils ont fait le choix de rester dans leur pays pour sauver des vies, au péril de la leur».

» LIRE AUSSI:Nuit d’enfer à Alep, entre la vie et la mort

Au-delà de la question d’Alep, les deux médecins présents mardi soir dans la salle du 19e arrondissement de Paris ont tenu à dénoncer les attaques chimiques qui ont visé la population civile dans tout le pays. «Il y a eu des bombardements au sarin et au chlore. Nous avons vu les dégâts physiques sur les blessés», déplore le Pr Raphaël Pitti. «Les soignants ne savaient pas comment les soigner, donc on a dû les former en urgence. Sur ce point, la France nous a beaucoup aidé en nous envoyant des équipements spécifiques, dont des combinaisons et des antidotes. On a dû les faire passer clandestinement, de nuit, via la Jordanie, car tout cela relève du chimique, et donc du militaire», témoigne-t-il. Mais, selon lui, il se devait de prendre de tels risques: «Notre éthique est universelle. Nous faisons le serment de soigner tout le monde, peu importent les catégories».

«Une catastrophe humanitaire sans précédent»

Les deux médecins de retour de Syrie parlent également de concert d’une «catastrophe humanitaire sans précédent». «Les parents ne peuvent pas payer tous les médicaments pour leur enfant malade ou blessé. Alors, ils vont à la pharmacie et en choisissent un ou deux. Ils laissent par exemple le sirop pour la toux, c’est du confort», explique le Dr Ziad Alissa. Au-delà des enfants malades, ceux qui sont encore en bonne santé physique n’ont connu que la guerre. Une situation qui laisse des traces. Lundi, l’Unicef expliquait que «tous les enfants d’Alep sont traumatisés». Pour le Pr Ziad Alissa, «il y a des traumatismes psychologiques profonds». «J’ai vu des enfants syriens réfugiés à Gaziantep, à la frontière turque. Ils se cachaient tous en même temps sous les tables à chaque fois qu’un avion passait», témoigne-t-il.

«L’important est maintenant de mettre fin à la tragédie d’Alep», a estimé ce mercredi matin Sergueï Lavrov. Pourtant, les bombardements du régime appuyé par Moscou ont repris. Et la diplomatie onusienne semble avoir perdu sa crédibilité sous les décombres d’Alep. «Il faut que ces crimes de masse cessent», argue enfin le Pr Raphaël Pitti, qui milite pour que le régime de Bachar el-Assad soit accusé – et condamné – pour crimes contre l’humanité. «Nous étions une centaine à manifester à Paris [mardi après-midi]. Que faudrait-il pour que nous soyons des millions dans les rues? Un massacre pire que celui-ci?», conclut-il.

Source : Le Figaro, Yohan Blavignat, 14/12/2016

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

60 réponses à «Alep est morte», le cri d’alarme de deux médecins de retour de Syrie, par Yohan Blavignat

Commentaires recommandés

Fritz Le 21 décembre 2016 à 03h26

“C’est la première fois depuis 1945 que le personnel soignant est ainsi visé par une armée régulière” (Dr Ziad Alissa). Et l’hôpital de Kunduz ? C’était le 3 octobre 2015 :
http://www.msf.fr/actualite/dossiers/attaque-sur-hopital-kunduz-en-afghanistan

Je milite pour que le régime de Barack Obama soit accusé – et condamné – pour crime contre l’humanité.

Zut, j’oubliais, l’Amérique n’est jamais coupable, quoi qu’elle fasse : http://www.rfi.fr/ameriques/20160430-afghanistan-bombardement-hopital-kunduz-pas-crime-guerre-msf-rapport

  1. Fritz Le 21 décembre 2016 à 03h26
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    “C’est la première fois depuis 1945 que le personnel soignant est ainsi visé par une armée régulière” (Dr Ziad Alissa). Et l’hôpital de Kunduz ? C’était le 3 octobre 2015 :
    http://www.msf.fr/actualite/dossiers/attaque-sur-hopital-kunduz-en-afghanistan

    Je milite pour que le régime de Barack Obama soit accusé – et condamné – pour crime contre l’humanité.

    Zut, j’oubliais, l’Amérique n’est jamais coupable, quoi qu’elle fasse : http://www.rfi.fr/ameriques/20160430-afghanistan-bombardement-hopital-kunduz-pas-crime-guerre-msf-rapport


    • atanguy Le 21 décembre 2016 à 04h36
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      Non pas que cela soit une excuse pour l’armée américaine a Kunduz ,mais a Alep ce sont bien les bombardements des hôpitaux par l’armée russe qui sont en cause. Ces guerres n’ont pas d’issus sinon la souffrance des populations. La paix passe toujours par des négociations entre les belligérants.


      • Kikool_ch Le 21 décembre 2016 à 09h04
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        C’est un thème de propagande récurrent. Il a certainement un fond de vérité, mais dans le brouillard de guerre, on n’a guère eu de démonstrations probantes.

        Si le bombardement des hopitaux est interdit par la convention de Genève, il est également interdit d’y installer des forces armées et des stocks de munitions. Je ne crois pas que les Russes bombardent au hasard, d’autant plus des hôpitaux.

        En bref, j’y croirai quand avec le recul on commencera à savoir débrouiller les faits des tweets et autres accusations en l’air.


        • loki Le 21 décembre 2016 à 13h55
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          La Convention de Genève n’aurait pas pu prévoir les conditions d’une guerre aussi inédite que celle-ci, qui voit une guerre par des militaires avec des moyens lourds dans des opérations de guerre civile en mode guérilla urbaine sur fond de guerre de religion s’autorisant à prendre des boucliers humains ou d’utiliser des armes interdites et s’appuyant sur des services de contre-espionnage jouant le double jeu de combattre en fournissant des armes.
          Une guerre propre dans un tel bordel hyper médiatisé par des propagandes et contre propagandes est une utopie et les moyens radicaux employés pour mettre rapidement fin à ce bourbier inextricable sont probablement les moins incohérents. Quel que soit le coût en vies et l’horreur c’est l’urgence de mettre rapidement fin au conflit qui prévaut désormais dans les options militaires russes et syriennes. La moins mauvaise des solutions ?
          La souffrance du présent nous invite aux conflits de l’avenir sans nul doute.


          • Alfred Le 21 décembre 2016 à 23h06
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            Excusez moi Loki mais votre naïveté me sidère. Elle me désespère aussi car elle contient malgré elle beaucoup de violence: envers le passé et la memoire de ceux qui nous ont précédés et aussi envers le futur (un futur de bête aveugle et blessée). Plongez vous donc un minimum dans l’étude de l’histoire avant de vouloir anticiper le futur à la lumière du présent.
            Comment donc pensez vous qu’ont été traités les civils au cours des siècles ? La terre brulée c’est un concept 2.0?
            Savez vous que l’armée a été employé contre des grévistes en France jusqu’a relativement récemment. Savez vous ce qu’était une dragonnade?
            Les conventions de Genève ont été écrite par des gens qui avait de la mémoire c’est eaucoup mieux qu’une pauvre imagination.


      • Perret Le 21 décembre 2016 à 09h36
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        A Alep Est, plusieurs hôpitaux ont été évacués et transformés en bases logistiques dès 2012 par les djihadistes. Bassam Tahhan notamment l’a rappelé.


      • Louis Le 21 décembre 2016 à 10h14
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        “La paix passe toujours par des négociations entre les belligérants.” C’est bien pour cela qu’un jeune policier turc fanatique a courageusement tué d’une balle dans le dos le diplomate russe d’Ankara.
        En outre, votre post est faux: à Alep, c’est l’armée syrienne qui bombarde, Et j’insiste sur les remarques que font ici d’autres commentateurs: les hôpitaux d’Alep-est ont tous été transformés par les terroristes en dépôts de munitions,de nourriture ou de médicaments justement pour 1) compter sur une certaine protection et 2) pouvoir faire accuser syriens et russes de bombarder les hôpitaux – ce qui n’a pas manqué!
        A Alep-est, il n’y avait aucune pénurie de médicaments pour les terroristes: 07/12/2016 : Découvertes dans Alep-est: des kits médicaux américains. https://twitter.com/Syria_Protector/status/806529923905126400
        https://pbs.twimg.com/media/CzFePYSW8AAcMmu.jpg,
        https://pbs.twimg.com/media/CzFePYtWEAEoxRx.jpg
        13/12/2016 Enorme quantité de médicaments trouvés dans Alep-est:https://twitter.com/Ald_Aba/status/808315414472196096
        https://pbs.twimg.com/media/Cze2XV0XUAA9EPY.jpg
        https://pbs.twimg.com/media/Cze2ZYKWEAAB9FZ.jpg
        https://pbs.twimg.com/media/Cze2bqAWEAESaEC.jpg
        https://pbs.twimg.com/media/Cze2eDeXAAAn_7t.jpg) ) .
        There was a lack of medical supplies in Eastern #Aleppo .. Well maybe for civilians but for rebels that is not a case.. #Syria
        https://pbs.twimg.com/media/CyYU5wNXcAA0tpW.jpg
        https://pbs.twimg.com/media/CyYU8S5WEAEB7N-.jpg
        https://pbs.twimg.com/media/CyYVA3aWEAATkRx.jpg
        https://pbs.twimg.com/media/CyYVLbEXgAAaT8Z.jpg


        • atanguy Le 21 décembre 2016 à 20h40
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          Avec vos “arguments” On peut y aller : Bombarder les hôpitaux,torturer,tuer indistinctement femmes et enfants. Dieu reconnaîtra les siens sans doute?. Quel bel avenir nous attend! Aussi, ca ferait rire si ca n’etait pas si triste: C’est donc ces salauds de Syriens qui bombardent les hôpitaux,pas ces anges de pilotes russes qui eux font une difference entre terroristes et population comme les pilotes et drones americains.


      • RGT Le 22 décembre 2016 à 08h56
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        Si les “rebelles modérés” s’installent dans les hôpitaux, ces bâtiments sont-ils toujours des centres de soins ou des quartiers généraux militaires ?

        C’est bien là la question car les hôpitaux semblent tout à fait adaptés à une stratégie militaire “optimisée” :
        – Des locaux assez vastes pour accueillir de nombreuses personnes (combattants).
        – Une structure optimisée pour faciliter les déplacements de personnels (patients / soignants) et d’objets volumineux (lits médicalisés, matériel de guerre)
        – Une identification facile (pour les deux camps)
        – Et bien sûr des “protections” contre les attaques (les patients et les personnels remplacent avantageusement les gilets pare-balles).
        – Une propagande facile pour dénigrer les “pourris d’en face” qui n’hésitent pas à attaquer des “civils innocents et blessés”…

        Il faudrait enquêter sérieusement sur la faune qui peuple les hôpitaux dans les zones de conflits actuels afin d’avoir une vision précise des principaux occupants des lieux. Je suis certain que nous aurions des surprises…

        Je ne prends parti pour personne mais je constate simplement que les hôpitaux sont des abris fabuleux pour des combattants, surtout en pleine déconfiture .


  2. RR Le 21 décembre 2016 à 04h33
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    C’est beau ! Mais il ne faut pas trop foullier concernant cet article.

    Qui est l’auteur ?

    Un gars qui peut écrire ça :

    http://www.lefigaro.fr/international/2016/12/16/01003-20161216ARTFIG00362-viols-meurtres-la-russie-propose-une-telerealite-sans-aucune-limite.php

    Et le reste … Un vrai spécialiste de la géopolitique :

    http://plus.lefigaro.fr/page/yohan-blavignat-0

    C’était un test Olivier ? 🙂


    • Lysbeth Levy Le 21 décembre 2016 à 16h25
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      Il semble bien que l’auteur ai bien “exagéré” car le site Snopes qui dénonce les intox en parle aussi et qui gère le Siberiatimes ? http://www.snopes.com/russian-reality-show-game2-winter-allows-rape-murder/ tout ça pour faire passer ce pays comme sans foi ni lois ? Encore du sensationnalisme a bon marché : “les russes boivent, et peuvent tuer, violer” pour s’amuser sans que la loi qu’on décrit souvent plus hard que chez nous n’intervienne ?? Non les joueurs comme dans la plupart des “réality schow Us” type “Lost” doivent “décharger” le patron “en cas de” tentatives de viols, accidents, d’utilisations d’armes mais ça n’est pas inclu dans le programme !…


  3. koikoi_koi Le 21 décembre 2016 à 04h34
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    Ce professeur a tendance a oublier que les “rebelles” ne sont pas des victimes, mais des assaillants. Alep ouest est également touchée par des bombes au chlore.
    Le régime de Damas est coupable d’exaction, à n’en pas douter… Mais l’avenir que promet les rebelles “modérés” à la Syrie sera sans doutes bien pire. Et tout porte à croire que le Professeur ne sera pas le bienvenu dans cette nouvelle Syrie.

    Citation du Pr Pitti (sur France Info) démontrant une nouvelle foi son sens de la “mesure” et de la “neutralité” :
    “C’est tout un peuple qui est en train de se faire assassiner tout ça pour le jeu d’un seul homme (Bashar el-Assad)”
    A sa décharge il avoue quand même:
    “Il n’y a plus de médecins occidentaux à Alep “


    • Prométhée Enchaîné Le 21 décembre 2016 à 08h32
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      Beaucoup de défenseurs d’Assad “par pragmatisme” font tout pour ne pas voir la seule chose que demandent les résolutions de l’ONU et les occidentaux depuis le début du conflit : une solution politique. La Syrie et la Russie n’en ont jamais voulu.

      Il a raison : c’est bien tout un peuple car beaucoup de conscrits sont piochés pour ne pas dire raflés chez les alaouites par exemple. C’est la solution militaire d’Assad qui a plongé la Syrie dans la guerre civile surtout !


      • Briska Le 21 décembre 2016 à 08h52
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        Ben non, les occidentaux et affidés ne veulent absolument pas la résolution politique du conflit, ils veulent que leur exigence soit appliquée, sans contre partie, sans compromis, point barre.
        Alors on peut appeler cela une solution politique si on veut, mais toute issue au conflit peut alors être qualifiée de la sorte, l’application de la Charia aussi.


        • Catalina Le 21 décembre 2016 à 10h51
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          Prométhée Enchaîné

          C’est pas facile de faire dans l’inversion mais vous vous y prenez bien, je trouve.
          Là où je tique c’est votre mensonge sur “une solution politique. La Syrie et la Russie n’en ont jamais voulu.”

          “La Russie vient de faire un grand pas diplomatique en envisageant pour la première fois de mettre la pression sur son allié historique syrien. Le pays, qui s’était jusque là opposé avec force à toute action de l’ONU, a surpris toute la communauté internationale en dévoilant un projet de résolution au Conseil de sécurité, dont il occupe ce mois-ci la présidence tournante, condamnant la répression en Syrie. Même si le texte mentionne de façon plus générale les violences commises «par toutes les parties», incluant donc l’opposition, il fait aussi explicitement référence «à l’usage disproportionné de la force par les autorités syriennes». Une première.”
          c’était en 2012…

          http://www.lefigaro.fr/international/2011/12/15/01003-20111215ARTFIG00635-syrie-la-russie-propose-une-resolution-surprise-a-l-onu.php


          • Prométhée Enchaîné Le 21 décembre 2016 à 21h10
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            L’inversion ? En bon inverseur alors je vous renvoie le compliment. Car en Syrie, jusqu’à preuve du contraire, c’est le président qui a l’initiative de la réforme… Qu’a-t-il proposé aux manifestants, pardon, aux terroristes, depuis 2011 ?
            Au conseil de sécurité de l’ONU, les occidentaux ont fait plusieurs concessions majeures à la Russie, en condamnant toutes les parties, en laissant au régime la liberté de mener la transition politique (donc sans exclusion d’Assad), plus de mention d’embargo sur les armes, et je ne sais plus quoi d’autre.
            D’après Araud, l’ambassadeur russe avait affirmé par téléphone qu’il soutiendrait cette résolution. VETO.
            Et les justifications furent pathétiques.
            http://abonnes.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/02/05/apres-le-veto-sur-la-syrie-pekin-et-moscou-essaient-de-justifier-leur-position_1639084_3218.html?xtmc=syrie_onu&xtcr=2483


            • Catalina Le 21 décembre 2016 à 23h12
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              Prenons donc point par point.

              1 : ” en condamnant toutes les parties”, ben….ça paraît juste, nan ? et c’est la Russie qui l’a demandé (vous affirmiez plus haut qu’elle et la Chine avaient refusé une solution politique).
              Je ne pense pas que cela soit une concession, qu’auriez-vous préféré ? je ne comprends pas.
              2 / “en laissant au régime la liberté de mener la transition politique (donc sans exclusion d’Assad” euh, c’est moi ou ? , trouvez-vous anormal qu’un président et son gouvernement se chargent de la transition politique, moi non et je n’y vois pas de concession.
              3 : “plus de mention d’embargo sur les armes”; alors là elle me reste en travers : “L’UE a décidé de mettre fin à l’embargo sur les armes pour l’opposition syrienne et de maintenir les autres sanctions contre le régime syrien”, prises il y a deux ans, a annoncé le ministre britannique, William Hague, en milieu de nuit à l’issue d’une réunion marathon.”, et ben, je trouve qu’armer l’opposition en sanctionnant celui qui veut se défendre est pour le moins malhonnête”, je sais pas pour vous mais on dirait que non.
              http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/la-revolte-syrienne/20130528.OBS0907/syrie-embargo-sur-les-armes-qu-ont-decide-les-27-et-pourquoi.html
              et vous ne savez plus quoi d’autre…..
              Mais de quelle résolution parlez-vous ? parce que là, y en a plusieurs. Et pour finir, faire des réformes dans un pays agressé de toutes parts ne me semble ni pertinent, ni possible, il y a un temps pour tout.


            • Prométhée Enchaîné Le 22 décembre 2016 à 10h32
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              Toujours dans l’inversion : C’est moi qui vous demande où est passée la résolution dont vous parliez.

              Cette résolution a fait l’objet de négociations et d’amendements. Si elle a été présentée, elle l’a été après la résolution dont je vous parle, où les occidentaux ont fait toutes les concessions mentionnées, et qui constituaient des lignes rouges pour la Russie. Évidemment, il restait des lignes rouges pour les occidentaux, comme le refus d’obliger les groupes armés à quitter les centres urbains AVANT l’armée d’Assad.

              Jouez sur les faits tant que vous voulez, la solution politique n’a jamais eu lieu et la justification russe à ce veto est en soi éloquente…


            • Lysbeth Levy Le 22 décembre 2016 à 11h23
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              ah oui donc pas de “djihadistes” (modérés parait-il ) qui coupe les têtes, les bras de ces pauvres syriens laiques mais de soit disant “pauvres syriens” (Ouighours, indonesiens, saoudiens, qataris, tchétchènes en plus) soudain radicalisés express” comme dirait Valls qui aussi soudainement en 2011 trouvent le régime trop peu américanisé ou pas assez sous la Shariah ? Franchement si vous venez nous recracher les mensonges de l’iMonde c’est pas la peine de venir désinformer ici, nous on s’informe ailleurs. A part les pro-Otan et leurs mercenaires de l’intox de gauche ou droite qui eux y croient encore. Vous voulez une bonne “intervention à la lybienne” dans le sang avec de gros mensonges n’est il pas ? Et que pensez vous de Gaza et son génocide perpétuel ? Rien ? D’ailleurs vous ne tenez pas compte des infos cités ici et qui nous disent bien qu’il n’y a jamais eu de révolution syrienne mais d’un coups d’état “déguisé” comme en Ukraine Capiccio ?


      • pimpim Le 21 décembre 2016 à 09h49
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        On appelle ça une mobilisation en termes moins chargés idéologiquement; ils ont certainement dû envoyer la police au début, mais face à des tirs de mortier ou de roquettes venant d’on ne sait où, c’est pas vraiment de la rigolade…


      • LadyBug Le 21 décembre 2016 à 09h54
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        Comment voulez-vous une solution politique quand l’Occident :
        – veut la tête d’Assad pour ces histoires de Gazoduc et parce que la Russie est un allié de la syrie depuis bien longtemps. Il faut bien casser le monopole gazier russe en Europe.
        – veut faire la guerre contre Daesh mais la soutien en coulisse. Faut arrêter de nous prendre pour des cons. Qu’est que l’Occident a fait en Irak, en Libye ????? Combien de pays allons-nous encore détruire, combien d’états allons-nous encore déstabiliser pour y installer nos états fantoches et mettre les extrémistes au pouvoir ? C’est ça la “liberté” que nous voulons installer dans ces pays ? Justifier nos guerres en prétextant que ces pays sont dirigés par des dictateurs ?

        Quand au veto de Mr Poutine sur le négociations sur la Syrie….
        «Ce n’est pas la France qui doit être offensée par le veto russe, mais plutôt Moscou qui doit être offensé» Moscou a fait des propositions de résolution au Conseil de Sécurité de l’ONU concernant la Syrie. La France, HOLLANDE, n’a pas pris en compte les amendements proposés par Moscou. A savoir, combattre le terrosrisme et ensuite laisser le peuple syrien décider de l’avenir de son pays. Quel criminel Poutine ^^^^ 😉

        La Russie a bien sur


        • Dominique Le 22 décembre 2016 à 00h34
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          @LaDiBug
          « Il faut bien casser le monopole gazier russe en Europe. »
          Sur un plan politique et dans un esprit atlantiste peut-être mais sur le plan commercial, il faut conserver la possibilité de se faire livrer par les russes et par d’autre parties. Cela génère de la concurrence et donc la baisse des prix. Le jour où il n’y aura plus que le Qatar pour nous vendre son gaz, il le fera au prix qu’il veut.


      • Lysbeth Levy Le 21 décembre 2016 à 17h53
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        Intox ! Vous venez du Monde il me semble, le “nouvel Hitler” à la suite des autres (liste non exhaustive) et ces prétendus génocides, viols, meurtres de son propre peuple a vécu. Il faut arrêter de venir nous raconter ce que vous lisez dans l’immonde “Monde” PE, soyez gentil va, la musique on la connait .On sait que l’opération Syrie a commencé assez tôt et avec beaucoup d’argent, de moyens pour mentir sur des présumées exactions imaginaires.https://www.washingtonpost.com/world/us-secretly-backed-syrian-opposition-groups-cables-released-by-wikileaks-show/2011/04/14/AF1p9hwD_story.html Tout est expliqué que les Usa ont préparé une fausse opposition qui désinforme sur Assad ou son pays en vu de le détrôner par la force et la violence surtout. . ..


        • Prométhée Enchaîné Le 22 décembre 2016 à 10h46
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          Exactions imaginaires ? Je crois que la documentations abonde, mais évidemment, comme elle n’est pas présentée ici et que personne ne lit vraiment la presse, les rapports de l’Onu ou d’Ong (forcément en service commandé), c’est plus rapide d’absoudre un régime qui, s’il s’exerçait en France, provoquerait les plus sonores incantations orwelliennes de nos chers “résistants 2.0”.


          • Lysbeth Levy Le 22 décembre 2016 à 12h25
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            Quel régime ? Celui d’Arabie Saoudite, Qatar Emirats arabes unis pronant la Shariah eux n’ont pas l’air d’inquiéter les “bons démocrates” que vous êtes “les mercenaires” écrivaillons de l’iMonde ! A côté la Syrie c’est le paradis si vous connaissiez avant l’agression occidentale du “régime change” ..Et le régime d’appartheid israelien, le néo colonialisme français, américain avec Guantanamo et ces prisons secrètes en Europe ça n’ a pas l’air de vous faire écrire non plus ? Connaissez vous la loi de non ingérence dans les affaires intérieures d’un pays pourtant porté au pinacle a l’ONU ? La souveraineté d’un état ? Le droit des peuples à disposer d’eux mêmes ? Ah oui l’Otan bras armé des démocrates occidentaux a le droit d’assassiner au nom de “l’ingérence humanitaire” chère à Kouchner et S. Power : 50 millions de morts depuis la fin de la 2 ème guerre mondiale.!.”Faire le ménage” chez les “autres” pour leur propre bien on connait par exemple en Afrique et Amérique latine Merci..


            • Prométhée Enchaîné Le 22 décembre 2016 à 12h58
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              Gloubi-boulga. Tout est de la faute des Satans-Unis d’Amérique. Quel droit des peuples y a-t-il dans une dictature ? C’est précisément ce que réclamaient les manifestants, des droits et de la dignité. Mais il faut croire que les musulmans n’y ont pas le droit. Pas plus que les alaouites, chrétiens, athées et autres qui réclamaient la même chose… Allez bye, merci pour l’article du Washington “les médias nous cachent tout” Post.


  4. Ovuef2r Le 21 décembre 2016 à 06h32
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    Car, bien sûr, amoureux des valeurs occidentales, jamais les terroristes ne détourneraient les hôpitaux en vidant les malades pour les remplacer par des munitions, ne transformeraient les sous sols pour en faire des prisons et les salles d’opérations en tribunaux de la Charia. Ni les écoles pour en faire des centres d’artillerie. Jamais ceux que nous défendons becs et ongles n’iraient contre le droit de la guerre…
    Quand a viser des médecins, quel journal français aura parlé des 2 médecins russes morts d’un seul obus tiré droit au but dans l’hôpital de campagne que leur armée avait installé dans Alep Ouest en prenant bien soin d’avertir les occidentaux de sa position pour éviter, justement, qu’il soit pris pour cible ?


  5. BEOTIEN Le 21 décembre 2016 à 06h44
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    • pimpim Le 21 décembre 2016 à 10h01
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      il y’a un certain parti pris quand même…
      autre chose: un syrien peut nous dire si l’homme qui tient un enfant blessé et sa femme en niquab a des chances d’être réellement syrien? Salafiste en tout cas ça semble sur!?


      • rbaia abbas Le 21 décembre 2016 à 17h34
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        🙂 .. on peut être Syrien et musulman salafiste , ou chiite ou chrétien orthodoxe .. l’obédience n’a rien a voir avec la nationalité


        • pimpim Le 21 décembre 2016 à 19h29
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          Bien sûr, mais restons précis et n’extrapolons pas mes propos initiaux: mon interrogation porte très précisément sur les vêtements et les coutumes musulmanes qui peuvent prouver une ingérence étrangère; si la femme portait une burka (c’est un exemple et c’est pour ça que je demande à un syrien ou un vrai connaisseur du pays), il serait assez clair qu’alors nous aurions une photo d’une famille de mercenaires étrangers provenant d’Afghanistan, pour laquelle il n’y a pas lieu d’avoir pitié (en tout cas si j’étais Syrien).


          • Catalina Le 21 décembre 2016 à 23h24
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            Justement, au début des troubles, des intégristes sillonnaient les villages pour offrir de l’argent aux gens pour qu’ils se vêtent à la “takfirie”, beaucoup d’argent et si ça ne suffisait pas, ils étaient menacés.
            L’habit ne fait pas le moine. De plus, vous avez bien vu la photo au-dessus, les grandes barbes ont été rasées alors les vêtements….
            Et nous ne sommes pas Syriens comment donc pourrions savoir ce qui se passe dans leurs têtes et est-ce nos oignons ? Nos oignons seraient de faire quelque chose contre nos représentants qui ont agi comme des traitres à notre égard, ne sont-ce pas ceux-là même qu’ils soutiennent en Syrie qui sont venus dans nos sillons, écraser, tuer nos fils et nos compagnes ?


  6. Perso Le 21 décembre 2016 à 07h18
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    Sinon, c’est du second degre cet article?


  7. pitipitipa Le 21 décembre 2016 à 08h38
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    Je croyais que ce blog rapportait de temps en temps les faits divers croustillants (terroristes cannibales, rebelles nazis) uniquement dans un esprit second degré. Mais sinon dénonçait la propagande et la guerre des images dans nos médias.

    A mon humble avis le pouvoir, l’argent et la puissance militaire du monde réside dans les systèmes occidentaux corrompus et soumis à l’approbation d’une opinion publique qui voit tout derrière un écran…

    Donc moi je suis pro Assad uniquement parce que je vois nos gouvernements déplorer une guerre civile mais soutenir les rebelles et condamner le dirigeant en place. Basique.


    • rbaia abbas Le 21 décembre 2016 à 17h42
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      Pr ma part je ne dirais que je suis pro Assad , je ne suis pro de personne , mais en effet je soutien la demarche qui veut que l’etat syrien dont les frontieres furent dessinees par les occidentaux en d’autres temps , reste une etat et que cesse cette ingerence impuni de l’occident ds les affaires des autres tjours au detriment des peuples , bien que la propagande nous raconte le contraire ..


  8. ANANDA Le 21 décembre 2016 à 08h57
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    Comme disait un autre commentateur: j’espère que c’est du second degré. Après avoir suivi assidûment durant 5 ans ce conflit, lire ce genre d’article laisse profondément aigri.


    • mimi36 Le 21 décembre 2016 à 09h52
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      Je ne comprends pas votre réaction…sur ce bazar sans nom qu’est le moyen-orient tout est de travers, le gouvernement Syrien est profondément maffieux et il brouille tout au point de le considérer comme indispensable contre la lutte contre les islamistes. En face une opposition laïque qui s’est effondré au profit des intégristes, que voulez-vous je suis payé par le quatar ou l’arabie saoudite , si je défends des valeurs laïques je n’ai que les yeux pour pleurer.
      Alors ce témoignage de médecin restitue un peu de clarté dans ce bourbier innommable ou l’homme sombre dans une déchéance profonde (sbire d’Assad et islamiste)


      • Catalina Le 21 décembre 2016 à 10h54
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        Mimi 36,

        ben si l’armée et le gouvernement d’un pays ne sont pas indispensables pour se débarrasser des envahisseurs, et ben…comment dire…..oui, vous devez être payé pour écrire ce genre de sottises et si vous ne l’êtes pas, c’est encore plus grave.


  9. John B Le 21 décembre 2016 à 09h27
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    Comme source “fiable”, je ne peux décidément pas prendre le figaro.

    Premier lien que je clique pour aller vérifier la source sur les tortures dans les geôles : un autre article du Figaro qui se base sur les rapport de Human Right Watch pour confirmer les tortures.

    Human Right Watch qui a été pris à plusieurs reprise en flagrant délit de manipulation de l’info.

    Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu de torture, je n’en sais rien personnellement. C’est juste que c’est dur d’être convaincu de quelque chose quand cela vient de personne qui ont clairement menti à plusieurs reprise en fonctions de leurs intérêts (ou ceux du gouvernement).

    Pour faire la part des choses, il aurait peut-être été préférable de choisir une source un peu plus “neutre” que le figaro pour donner un contre avis sur le conflit, mais ce n’est peut-être pas si simple que ca à trouver…

    Détail “amusant”, tout les liens de l’article mènent vers d’autres articles du Figaro. Quelles sources ! (mais + de clics, c’est malin)


    • fanfan Le 21 décembre 2016 à 15h19
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      A propos de tortures, lire ce document Torture Photos from “Caesar”. Travail critique minutieux
      http://acloserlookonsyria.shoutwiki.com/wiki/Torture_Photos_from_%22Caesar%22
      Les photos de César ont toutes perdues leur metadata au prétexte de gagner de la place pour les faire tenir sur une clef usb !
      Voici un lien qui renvoie vers d’autres liens, tous en anglais, qui démontrent, autant que l’absence de metadata, que ces photos ne sont pas ce que son “auteur” prétend qu’elles sont :
      http://acloserlookonsyria.shoutwiki.com/wiki/Torture_Photos_from_%22Caesar%22
      Si les métadonnées étaient cohérentes, il était tellement plus simple de supprimer quelques photos vu que les quelques octets pris par ces données ne sont rien par rapport aux dizaines ou centaines de milliers de chaque cliché.


  10. Vince Le 21 décembre 2016 à 09h40
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    Je ne connais malheureusement pas de guerre sans morts.
    Avant, vous aviez des champs de bataille au grand air où les soldats (professionnels, mercenaires ou civils enrôlés) s’entretuaient gentiment et se contentaient de piller, violer et massacrer au passage des villes et villages. Ces derniers temps, les guerres se font surtout dans des villes de centaines de milliers voire de millions d’habitants donc on fait tout en même temps.
    Mais rien de neuf.
    Si on veut éviter les morts, il faut éviter de faire la guerre.


  11. Homère d'Allore Le 21 décembre 2016 à 10h01
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    Il serait intéressant de savoir si des sommations ont été faites à l’encontre des rebelles qui occupaient sans doute ces hôpitaux soit comme bases logistiques pour y entreposer des armes soit comme position de combat.

    En effet, la Convention de Genève est assez précise sur ce sujet.

    https://ihl-databases.icrc.org/applic/ihl/dih.nsf/Article.xsp?action=openDocument&documentId=3CBDF16B9D719A57C12563BD002BE45E

    Si sommations il y a eu, ce ne sont pas des crimes de guerre.


  12. st3fc10 Le 21 décembre 2016 à 10h12
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    Un point pour démentir ce tissus de mensonges : suite à l’affaire de la Ghoutta en 2013 l’ONU a démantelé l’arsenal chimique syrien. Donc tout gazage provient forcément des “rebelles”.


  13. Nihil Le 21 décembre 2016 à 10h45
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    Il se trouve que j’ai assez bien connu Raphaël Pitti, lorsqu’il était chirurgien à l’hôpital des Armées Legouest à Metz, entre 1990 et 2000. C’etait un médecin militaire compétent, dévoué et soucieux de ses patients quels qu’ils soient et un officier apprécié. Maintenant à la retraite, c’est aussi un citoyen qui a des orientations politiques (Modem – UDI – rien à dire là-dessus) qui pratique ouvertement la russophobie “classique” qui sévit depuis depuis que la Russie existe, atténuée pendant l’intermède Gorbatchev/Eltsine et repartie de plus belle après l’accession de V. Poutine au pouvoir.
    Autant son engagement militant dans l’action humanitaire est hautement respectable et mérite l’admiration, autant sa subjectivité patente sur la réalité des causes des massacres doit être froidement dénoncée. A sa décharge, il est loin d’être le seul d’être dans ce paradoxe pitoyable.


    • moshedayan Le 21 décembre 2016 à 11h50
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      Merci pour cette information importante, de même ce serait bien de savoir comment se finance l’UOSSM. Dans tout le parti “occidentaliste” et “européiste” il y a une russophobie congénitale (même si la Russie adoptait les critères les plus proches de la “démocratie occidentale”). Pourquoi ? A mon avis : c’est simple – l’espace russe intrigue, c’est une puissance potentielle capable d’affaiblir l’UE ou un espace d’envies irrépressibles de conquêtes ou de mainmise des richesses naturelles en lien avec la catastrophe écologique en cours. Les Russes en sont conscients et veulent une sécurité puissante. Or la Géorgie, la Libye, l’Ukraine, la Syrie… Devinez quels en étaient les objectifs ? Enfin le témoignage est intéressant car il révèle l’implication française de l’équipe de Monsieur le Président Hollande dans la guerre.


  14. UnKnown Le 21 décembre 2016 à 11h17
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    Ces genre de témoignages est important, et malheureusement laisse impuissant. Dans ce genre de configuration de combats urbains, les hôpitaux sont des cibles privilégiées: infrastructures vitales pour les défenseurs, mais qui doivent “normalement” et théoriquement être épargnés par les frappes, selon une considération purement occidentale de la guerre (et encore, disons que c’est plus un idéal à atteindre, que l’on met au placard quand il est incompatible avec les idées en vogues au sein des armées). Sauf que là on se trouve après 5 ans de guerre, avec une armée Syrienne exsangue qui ne se pose plus trop de question dès lors que l’objectif est stratégique. Le chef d’orchestre des dernières offensives Syriennes, Suleil Assan, est une sorte de “Mongommery” à la sauce arabe: il attend d’avoir une concentration suffisante d’unités, lance des petits attaques pour tester les défenses adverses, balance des grosses préparations d’artillerie et de frappes aériennes avant d’envoyer des assauts massifs.


  15. Jmk011 Le 21 décembre 2016 à 11h45
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    Comme beaucoup de commentateurs, je ne vois pas l’intérêt d’un tel article dans “les crises”.
    Certes le régime syrien et son allié russe ont bombardé des hôpitaux, malheureusement c’est le cas dans toutes les guerres, même celles de libération (les Américains ont violemment bombardé Caen et Cherbourg en juin 1944, faisant des centaines de morts français “libérés”, pour ne citer que cet exemple). De même les US ont provoqué des millions de morts civils, dans des hôpitaux ou pas, au Vietnam comme en Irak, pour “libérer” des populations qui ne leur demandaient rien.
    “les crises” est justement là pour exposer des faits et des opinions qu’on ne trouve pas dans les médias habituels, donc pourquoi cet article ?


  16. step Le 21 décembre 2016 à 12h21
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    Mon dieu la guerre tue et traumatise (en particulier les civils) ! Et balancer nos invendus d’arme dans un coin ou les gens se détestent est comment dire… pousse au crime ?
    Le solution pour éviter ce conflit est-elle plus de détestation des intérêts russes et de moralisme messianiste à vernis démocratique ? On dirait le raisonnement qui conduit notre économie.”Si ça marche pas c’est qui y’ en a pas assez”. Euh… je reste circonspect.

    Il est probable que si on avait été plus brutaux dans nos intérêts on aurait abrégé la guerre, les “rebelles” (à quoi, pour quoi ?) aurait emporté le pouvoir des El Assad et probablement nettoyé le pays de toutes ces minorités perturbant la bien portance du “vrai islam”. De crimes de guerres russes, on aurait eu un probable génocide/déportation des non sunnites (alaouites, chretiens, yésidi, etc..). Mieux ?

    Qu’aurait il fallu faire ? Assécher les armes autant que faire ce peu, et ce pour toute les parties. On tue moins, à poing nus. Après on ne peut pas empêcher le désir de mort de l’autre dans un peuple. C’est un combat intérieur contre le mal qui ne peut être fait que de l’intérieur. Il me semble que c’est un des sens du jihad.


  17. christian gedeon Le 21 décembre 2016 à 13h45
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    M. Pitti est un homme de conviction.Honorable. Courageux.Mais c’est aussi un militaire,et là sa bonne foi est prise en flagrant délit de manipulation.Alep est morte? Ce n’est manifestement pas l’avis des gens d’Alep ouest qui fêtent le départ des islamistes qui les ont massacrés par centaines! dans des conditions abominables! je suis désolé pour lui,parce qu’il va perdre toute crédibilité… et son engagement ne mérite pas çà.Et puis,M. Pitti,que ne vous êtes vous indigné quand Achrafieh était écrasé sous les bombes syriennes? la vie des libanais ne compte pour rien? On ne l’ a pas non plus entendu quand en 1982 ,ni en 2006….ni à propos de millions de morts en Irak…ni à propos du siège de Mossoul….Vous me faites Pitié,monsieur Pitti


  18. blue rider Le 21 décembre 2016 à 15h37
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    l’UOSSM a très peu de crédibilité. lire les explications sur cette nébuleuse humanitaire ici :
    .
    Elle n’est pas reconnue par la gouvernement syrien.
    Elle n’opére qu’en territoire sous “contrôle” (reconnu comme oppressif) des “rebelles” dont nous savons à présent qu’ils séquestrent à leur profit nourriture et médicaments de l’aide humanitaire syrienne et russe qui ont été retrouvés intacts dans des caches de Alep Est.
    Elle bidouille ses communiqués de presse en faisant attention d’utiliser des descriptions conformes aux déclarations de Genève qui permettraient d’accuser le gouvernement Assad de crimes de guerre, sans prouver ce qu’elle avance.
    Elle bidouille ses communiqués de presse qui rendent certaines déclarations incohérentes (déplacements bizarres des équipes)
    Elle opére avec des équipements dont nous sommes incapables de juger du degré de sophistication ni des résultats effectifs des équipes qui les utilisent. etc.
    .
    https://brunoadrie.wordpress.com/2016/12/20/de-long-humanitaire-au-conseil-de-securite-la-campagne-crimes-de-guerre-a-alep-est-13-par-marie-ange-patrizio/


    • Lysbeth Levy Le 22 décembre 2016 à 11h05
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      c’est l’UK et l’UE dont la France qui finance cette ONG paravent facile de tout conflit moderne, celà est un fait connu que ces ONG ne servent que les bailleurs de fonds “des dits conflits”; exemple au Congo qui est l’objet comme la Syrie d’une “préparation à la partition” en vu de mieux piller ces ressources : http://www.congoplanete.com/article.jsp?id=45262485 a moins que la parole des congolais victime d’un génocide pas du tout médiatisé, ne compte pas ..l’UOSSM n’échappe pas à cette règle indigne d’une vraie ONG elle ne sert que des intérêts privés et proches souvent des “mercenaires sur place : http://ghf2016.g2hp.net/fr/speakers/dr-tawfik-chamaa/.”” Le 16 Décembre 2011, les démocrates syriens Association qui ont été créés à Genève après le soulèvement syrien en Mars de la même année, a appelé à la première conférence sur les urgences médicales en Syrie – Cette rencontre a été l’étape de la création de l’UOSSM (Union des Organisations de Syriennes de Secours Médicaux) a été établi officiellement le 7 Janvier 2012 à Paris””
      Petits arrangements entre “copains.et coquins”…


  19. blue rider Le 21 décembre 2016 à 17h37
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    L’autre grande escroquerie de cette “ONG” humanitaire est de nous placer dans l’impossibilité de vérifier l’origine des bombardements. Comment distinguer un bombardement aérien causé par des avions russes à haute altitude, d’un bombardement depuis les positions rebelles avec des obus de mortier ou des missiles ?
    Pour aussi révulsant qu’un tél bombardement puisse l’être, il ne faut pas moins en raison garder. Les rebelles ont tout intérêt à “se bombarder eux-mêmes”, au vu du peu de cas qu’ils accordent aux vies humaines, et dans le but ultra-médiatique (qu’ils maitrisent parfaitement et qui reçoit toujours un accueil favorable dans la formidable chambre d’écho de nos medias chiens de garde) d’attirer l’attention de nos dirigeants et la pitié de nos peuples… non, vraiment non, je ne suis pas convaincu par cette UOSSM douteuse.


  20. Naz Le 21 décembre 2016 à 18h34
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    Ils reviennent de deux mois à Alep et ils ont vu des attaques au gaz sarin et au chlore?
    Ils sont allés dans des manifestations et ont vu le régime tirer sur les manifestants?
    Ils allaient dans les prisons du régime et ils voyaient les tortures?!
    Eh bien, voilà deux mois bien remplis; je n’ose rire en disant qu’ils auraient mieux fait de soigner les blessés.
    À part ça, c’est quoi cette histoire?


    • Semaphorum Le 21 décembre 2016 à 21h09
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      À part ça, c’est quoi cette histoire?
      humm.. tournée des médias français avec un représentant des Casques Blancs en 08/2016

      un petit tour sur le site français et dans l’onglet Recrutement http://www.uossm.fr/recrutement on découvre un pôle communication hors pair pour une ONG santé avec deux postes pour bac+ 3/4 profil agence de pub
      Bon si vous voulez faire un don, c’est facile aussi…


  21. Lenovo Le 21 décembre 2016 à 21h57
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    «Alep est morte». Le constat du Pr Raphaël Pitti, qui revient d’une mission de deux mois en Syrie destinée à former des médecins syriens, est sans appel.
    …………………………………………………………………………………
    Remarque :
    Le témoignage de ces deux médecins pourrait être très intéressant (l’un d’eux est un médecin militaire très expérimenté), si l’article donnait davantage d’éléments sur ce qu’ils ont vu concrètement et personnellement.
    Je trouve que définir leur voyage comme « une mission de deux mois en Syrie », c’est vraiment assez vague.
    Et où donc sont-t-il allés exactement en Syrie ?
    Apparemment pas en zone gouvernementale, ni à Alep-est qui est encerclée, alors où ?
    Comment ont-ils pu entrer dans le pays, puis se déplacer, et enfin ressortir ?
    Et avec quelles protections ?
    Ça serait intéressant de le savoir.
    Et enfin que savent-t-ils de ce qui se passe vraiment à Alep-est, puisqu’il n’y sont pas allés ?
    Ça ne les empêche pas d’avoir un avis très tranché sur la question.
    Bref, tout ça n’est pas très convaincant.


  22. koui Le 21 décembre 2016 à 22h27
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    Pour la torture dans les geoles d’Assad, cela ne fait aucun doute puisque les américains envoyait des suspect en Syrie dans ce but. Il y a ce cas celebre d’un syro-canadien que les USA ont livré à Assad pour en extraire des renseignements. Mais aprés l’avoir bien torturé, ils ont conclu qu’il était innocent et l’ont libéré. Ceux qui ont été jugés coupable ne sont pas revenu pour en parler. En le libérant, les syriens faisait exprès de mouiller les américains. Un jour, ils libéreront des francais à chaque déclaration française sur les droits de l’homme en Syrie, juste pour nous emmerder. On sera obligé de les arreter et de les interroger tout en demandant aux syriens, est ce qu’ils sont méchants. Oui, trés méchants,


    • Lysbeth Levy Le 22 décembre 2016 à 10h44
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      Preuves ? Donc selon vous les Usa envoyaient des “volontaires” pour la mort et la torture vers Assad et bien entendu “ils ne revenaient pas “pour en parler ? Dites vous nous la faites à l’envers là …Qui est ce syro-canadien dont vous parlez ? Il a un nom si il est connu. Merci de sourcer vos infos je suis preneuse. Et puis vous semblez accorder de l’importance aux “organisations de droits de l’homme” financées par la France qui est mouillée jusqu’au cou dans l’affaire du “gaz sarin a la Goutha”, envoie des mercenaires, les entraine et finance les soit disant ONG façades pratiques de “communication de guerre” et désinformations en tout genre. Vous n’ avez pas bien lu apparemment, la Syrie “se défends” contre des “mercenaires” venus de 80 pays financés par les Usa/UE Qatar et Arabie Saoudite, comme la France s’est défendu contre l’Allemagne pendant deux guerres mondiales vous rappelez vous ??


  23. Catherine Le 22 décembre 2016 à 08h35
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    Vous êtes un peu dur Christian, ce Monsieur s’est tout de même sûrement indigné aussi des 70 % de civils parmi les tués de la guerre de Gaza en 2014, soit 1462 tués selon l’ONU.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Gaza_de_2014


  24. beaudry jacques Le 22 décembre 2016 à 14h54
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    Guérir Alep exigeait que le remède soit douloureux. Les médecins ont l’habitude de par leurs pratiques de nous faire endurer la douleur sans soigner la cause.


  25. christian gedeon Le 22 décembre 2016 à 19h13
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    Il y a quelque chose qui me gêne dans la tonalité générale des réactions. Non,Bachar el Assad et son père ne sont pas des parangons de vertu…oui,c’est un assassin et un dictateur!OUI la Syrie a participé à la première guerre du Golfe,oui elle a eu en cadeau le Liban…! Et les libanais chrétiens s’en souviennent,oh combien…et s’ils soutiennent aujourd’hui le combat contre les islamistes,çà ne veut pas dire que Assad est devenu leur idole…réfrenez donc un peu le pro assadisme..;il n’est que le moindre mal!


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