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29.mai.202029.5.2020 // Les Crises

Amnesty International – Chine : La situation en matière de droits humains reste marquée par une répression systématique de toute opposition

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Source : Amnesty International

Voici un triste tour d’horizon de la situation des libertés publiques dans les 5 pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l’Onu : France, Royaume-Uni, États-Unis, Russie et Chine

CHINE 2019

La situation en matière de droits humains restait marquée par une répression systématique de toute opposition. Le système judiciaire demeurait miné par des procès inéquitables et le recours à la torture et à d’autres mauvais traitements en détention. Les informations relatives à l’usage très fréquent de la peine de mort dans le pays étaient toujours classées secret d’État.

La répression exercée au nom de la « lutte contre le séparatisme » ou de la « lutte contre le terrorisme » a cette année encore été particulièrement sévère dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang et dans les zones à population tibétaine. Les autorités ont soumis les Ouïghours, les Kazakhs et d’autres groupes ethniques majoritairement musulmans du Xinjiang à une surveillance intrusive, à la détention arbitraire et à un endoctrinement forcé.

Les lesbiennes, les gays et les personnes bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI) étaient en butte à une discrimination et une réprobation sociales généralisées. Compte tenu du manque de services médicaux appropriés, ces personnes s’exposaient à de graves risques en cherchant à suivre des traitements de réattribution sexuelle non encadrés et inadaptés. Elles étaient aussi victimes de pratiques abusives, telles que les « thérapies de conversion ».

Des défenseur·e·s des droits humains et des ONG indépendantes ont cette année encore été la cible de manœuvres de harcèlement et d’intimidation, notamment de descentes de police à leur domicile ou dans leurs bureaux, ainsi que de poursuites judiciaires. Des militants et militantes ont vu des membres de leur famille être soumis à une surveillance policière, harcelés, placés en détention et visés par des restrictions de leur droit de circuler librement.

Sur fond de graves revers pour les droits humains, la Chine a fait quelques progrès en matière de protection de l’environnement, fermant ou modernisant des usines polluantes et adoptant de nouvelles restrictions pour réduire ses émissions. Selon les données établies par Greenpeace Asie du Sud-Est et par IQAir AirVisual, Pékin ne faisait plus partie des 100 villes les plus polluées au monde.

Système judiciaire

En février, le président Xi Jinping a souligné que le système judiciaire devait être placé sous le commandement absolu du Parti communiste chinois. Les appareils policier et judiciaire demeuraient largement sous le contrôle de ce parti. La Chine a légalisé la détention arbitraire et secrète, notamment dans le cadre de la « résidence surveillée dans un lieu désigné » et d’un dispositif de détention extrajudiciaire appelé liuzhi.

Ces procédures permettaient le maintien en détention au secret pendant de longues périodes et renforçaient les risques de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que d’« aveux » forcés. Le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires a demandé des informations sur 20 nouveaux cas de disparitions forcées en Chine pour les seuls mois de février à mai. Une nouvelle réglementation, entrée en vigueur en février, a accru les pouvoirs des forces de l’ordre en affranchissant les policiers de toute responsabilité juridique en cas d’atteintes aux biens ou aux intérêts des particuliers ou des organisations commises dans l’exercice de leurs fonctions.

Liberté d’expression – Internet

Les autorités ont renforcé leurs restrictions visant les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Elles ont exercé une censure très stricte sur tous les médias, de la presse écrite aux jeux en ligne. Avec l’aide d’entreprises privées spécialisées dans les technologies et Internet, elles ont acquis une parfaite maîtrise de la reconnaissance faciale, des systèmes obligeant à s’enregistrer sous son vrai nom et de la collecte de grands volumes de données afin d’exercer sur la population une surveillance et un contrôle de masse, sans distinction.

Une proposition de réglementation sur le système de crédit social chinois a été présentée en juillet ; elle visait à sanctionner les citoyens qui diffuseraient des informations « contraires à la morale sociale » ou susceptibles d’avoir « des conséquences sociales négatives ». En janvier, des internautes chinois ont indiqué avoir reçu un avertissement ou des menaces ou avoir été arrêtés parce qu’ils étaient actifs sur Twitter – un réseau social officiellement interdit dans le pays. La Chine a aussi renforcé son contrôle sur le cyberespace – au-delà de sa « Grande Muraille électronique » – en lançant de puissants logiciels malveillants et des attaques par déni de service pour empêcher l’accès à des serveurs, des sites Internet et des applications de messagerie étrangers jugés indésirables.

Liberté de religion et de conviction

Pékin a continué de durcir son contrôle sur les chrétiens et les musulmans en poursuivant la « sinisation de la religion », réaffirmé par le Premier ministre à l’Assemblée populaire nationale en mars. De nombreux temples et statues bouddhistes et taoïstes, ainsi que des mosquées et des églises, ont été endommagés ou détruits sur ordre du gouvernement. Les autorités ont emprisonné des dirigeants religieux non reconnus par le parti pour « mise en danger de la sécurité de l’État ». Le 30 décembre 2019, Wang Yi, pasteur de l’Église de l’alliance de la pluie d’automne, a été condamné à neuf ans de prison pour « opérations commerciales illégales » et « incitation à la subversion de l’État ».

Région autonome ouïghoure du Xinjiang

Des informations ont continué de faire état du placement et du maintien en détention de Ouïghours, de Kazakhs et de membres d’autres groupes ethniques majoritairement musulmans au Xinjiang, malgré les affirmations du gouvernement selon lesquelles il allait fermer progressivement les prétendus « centres de formation professionnelle », aussi appelés centres de « transformation par l’éducation ».

Depuis début 2017 et l’adoption par les autorités du Xinjiang d’une réglementation dite de « déradicalisation », on estime que jusqu’à un million de Ouïghours, de Kazakhs et de membres d’autres minorités ethniques ont été envoyés dans ces camps d’internement[1]. Un grand nombre de personnalités religieuses, d’intellectuels et d’universitaires, hommes et femmes, ont été emprisonnés au Xinjiang pour avoir simplement exercé leurs droits à la liberté de religion et d’expression. C’est le cas par exemple d’Ilham Tohti, économiste, écrivain et professeur ouïghour, qui a été condamné à la prison à perpétuité en 2014, et de Tashpolat Teyip, ancien président de l’université du Xinjiang, condamné à mort avec un sursis de deux ans en 2017[2]. Tous deux ont été déclarés coupables de « séparatisme ».

En mars, la haute-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies a déclaré que son bureau avait cherché à établir un dialogue avec le gouvernement chinois pour qu’il lui accorde l’accès total à son territoire, afin de mener une enquête indépendante sur les informations persistantes faisant état de la pratique généralisée de la disparition forcée et de la détention arbitraire, en particulier au Xinjiang[3].

En juillet, 25 pays ont fait une déclaration conjointe sur le Xinjiang au Conseil des droits de l’homme des Nations unies[4]. En septembre, Amnesty International et quatre autres organisations de défense des droits humains ont publié une lettre ouverte conjointe au secrétaire général des Nations unies, appelant l’ONU à accentuer la pression sur la Chine pour qu’elle mette un terme aux détentions massives au Xinjiang[5].

Le New York Times et le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) ont divulgué deux séries de documents communiqués de façon clandestine et anonyme par des responsables chinois, qui détaillaient la répression au Xinjiang et les structures utilisées pour soumettre des centaines de milliers de membres de groupes ethniques majoritairement musulmans à un « lavage de cerveau » et à d’autres mauvais traitements. Les descriptions figurant dans ces documents concordaient avec les témoignages recueillis par Amnesty International auprès d’anciens détenus et de proches vivant à l’étranger de personnes ayant été envoyées dans ces camps ou ayant disparu au Xinjiang. Elles venaient aussi contredire les affirmations du gouvernement selon lesquelles ces centres n’étaient que de simples « établissements de formation professionnelle ».

Droits des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres ou intersexes

Les personnes LGBTI étaient toujours victimes de discrimination dans la sphère privée, au travail, à l’école et dans les lieux publics. Les autorités ont accepté, et affirmé avoir mis en œuvre, toutes les recommandations relatives à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre et à l’expression de genre formulées à l’issue du processus d’évaluation du pays dans le cadre du troisième cycle de l’Examen périodique universel de l’ONU, en 2018. Deux de ces recommandations demandaient l’interdiction de la discrimination dans la législation, or aucune loi en Chine ne protège explicitement les personnes LGBTI de la discrimination.

Après avoir, semble-t-il, tenté en 2018 de supprimer des contenus traitant de questions relatives aux gays, Weibo, l’un des principaux réseaux sociaux du pays, a éliminé des publications relatives aux lesbiennes en avril. Les militants et militantes craignaient de voir s’intensifier la censure des contenus relatifs aux personnes LGBTI sur Internet.

À la suite d’une campagne en ligne pour la reconnaissance juridique du mariage entre personnes de même sexe, Yue Zhongming, porte-parole de la Commission des affaires législatives de l’Assemblée populaire nationale, a ouvertement reconnu le soutien de l’opinion public en faveur de la reconnaissance, dans le Code civil, du mariage entre personnes de même sexe. En Chine, les couples de même sexe n’avaient pas les mêmes droits que les autres couples en raison de leur orientation sexuelle.

Les personnes transgenres étaient classées dans la catégorie des personnes atteintes de « maladie mentale » et les interventions chirurgicales de réattribution sexuelle nécessitaient le consentement des familles. De nombreux autres critères d’admissibilité à ce type d’interventions chirurgicales, comme l’obligation de ne pas être marié·e ou d’avoir un casier judiciaire vierge, constituaient également des obstacles importants à l’accès à ces opérations. Confrontées à une discrimination et une stigmatisation largement répandues, à des critères d’admissibilité très stricts et à un manque d’information, les personnes transgenres étaient amenées à se tourner vers des traitements non encadrés et dangereux[6].

Des personnes transgenres ont déclaré à Amnesty International n’avoir reçu aucun conseil ni aucune recommandation de leur médecin au sujet des traitements de réattribution lorsqu’elles ont commencé à prendre des hormones. Elles se sont renseignées sur les traitements possibles auprès de leurs ami·e·s et en cherchant des informations sur Internet.

Des personnes transgenres éprouvant un besoin impérieux de faire correspondre leur corps à leur identité de genre ont dit à Amnesty International que, en l’absence d’informations accessibles et crédibles sur les questions de santé, elles n’avaient guère eu d’autre choix que de passer par le marché noir pour se procurer des traitements hormonaux, avec tous les risques que cela comporte. Certaines ont même tenté de s’opérer elles-mêmes, convaincues qu’il n’était pas possible de bénéficier d’une intervention de réattribution sexuelle à l’hôpital.

Amnesty International a aussi reçu des informations selon lesquelles des personnes LGBTI auraient été contraintes par leur famille de subir des « thérapies de conversion » censées modifier leur orientation sexuelle, leur identité et leur expression de genre, dans l’idée qu’elles souffraient d’une pathologie mentale nécessitant d’être soignée. Malgré une décision de justice historique ayant affirmé, en 2014, que l’homosexualité n’était pas une maladie et n’avait pas besoin d’être soignée, les autorités n’ont pris aucune mesure pour interdire les thérapies de conversion.

Défenseures et défenseurs des droits humains

L’espace accordé aux défenseur·e·s des droits humains pour mener à bien leur travail en toute liberté n’a cessé de se réduire. Ces personnes étaient systématiquement surveillées, harcelées, intimidées, arrêtées et emprisonnées. De nombreux militants et défenseurs des droits humains, hommes et femmes, ont cette année encore été poursuivis en justice sur la base d’accusations vagues et trop générales telles que la « subversion de l’État », l’« incitation à la subversion de l’État » ou le fait d’avoir « cherché à provoquer des conflits et troublé l’ordre public ». Soupçonnés d’atteintes à la sûreté de l’État, beaucoup ont été placés en « résidence surveillée dans un lieu désigné ». Cette forme de détention permettait à la police de détenir des personnes soupçonnées d’infractions de ce type jusqu’à six mois dans un lieu non révélé, en dehors du système officiel de détention, sans que celles-ci soient autorisées à consulter un avocat ou à voir leur famille.

Les autorités ont poursuivi leur répression des voix dissidentes et indépendantes. L’éminent avocat spécialiste des droits humains Gao Zhisheng, qui avait rendu public un récit décrivant sa disparition forcée, la torture et les autres mauvais traitements qu’il avait subis et son assignation à résidence illégale, a de nouveau été soumis à une disparition forcée en août 2017. On ignore où il se trouve depuis. En février, l’avocat défenseur des droits humains Yu Wensheng a été reconnu coupable d’« incitation à la subversion de l’État » et d’« obstruction à la mission d’agents de la force publique » après avoir diffusé une lettre ouverte demandant d’apporter cinq modifications à la Constitution chinoise. Chen Jianfang, une femme œuvrant en faveur des droits civils et politiques, a été officiellement arrêtée en juin pour « incitation à la subversion de l’État[7] ». Le militant Chen Bing a été condamné à trois ans et demi d’emprisonnement le 4 avril après avoir été déclaré coupable, avec trois autres personnes, d’avoir « cherché à provoquer des conflits et troublé l’ordre public » parce qu’ils avaient commémoré en 2016 le 27e anniversaire de la répression de Tiananmen.

Les autorités ont pris des mesures de rétorsion contre des journalistes citoyens et des membres d’ONG qui publiaient des informations sur des violations des droits humains. En début d’année, elles ont arrêté Wei Zhili, Ke Changbing et Yang Zhengjun, rédacteurs d’un site chinois sur les droits des travailleurs et travailleuses à Guangzhou (Canton)[8]. Huang Qi, cofondateur de 64tianwang.com, site d’information sur les mouvements de protestation en Chine, a été condamné à 12 ans de réclusion pour « divulgation de secrets d’État » et « transmission de secrets d’État à des entités étrangères ».

Liu Feiyue, fondateur du site Internet de défense des droits humains Civil Rights and Livelihood Watch, incarcéré fin 2016, a été condamné le 29 janvier 2019 pour « incitation à la subversion de l’État ». Trois employés d’une ONG de lutte contre la discrimination, Cheng Yuan, Liu Yongze et Wu Gejianxiong, étaient détenus au secret depuis le 22 juillet pour « subversion de l’État[9] ». Pour la première fois, les autorités ont publiquement critiqué une ONG étrangère, Asia Catalyst, pour infraction à la Loi relative à la gestion des ONG étrangères.

Des proches de défenseur·e·s des droits humains ont aussi fait l’objet d’une surveillance policière, subi des actes de harcèlement et vu leur droit de circuler librement soumis à des restrictions. Li Wenzu, épouse de l’avocat défenseur des droits humains emprisonné Wang Quanzhang, a affirmé que, pendant longtemps, elle avait eu du mal à trouver un logement car la police sommait les propriétaires de ne pas signer de bail avec elle. Leur fils de six ans, Quanquan, ne pouvait pas aller à l’école car la police menaçait la direction des établissements scolaires[10].

 

Notes

[1] L’ONU doit agir pour que la Chine mette un terme aux détentions massives dans le Xinjiang (communiqué de presse, 4 février 2019)

[2] Chine. Un professeur ouïghour risque d’être exécuté (ASA 17/1006/2019)

[3] China: Joint Statement Calling for Xinjiang Resolution at the United Nations Human Rights Council (déclaration conjointe, 4 février 2019)

[4] Amnesty International welcomes statement at Human Rights Council addressing China’s appalling violations in Xinjiang (IOR 40/0711/2019)

[5] Open letter to UN Secretary General Re: China’s Human Rights Violations in Xinjiang (déclaration conjointe, 17 septembre 2019)

[6] China: “I need my parents’ consent to be myself” – Barriers to Gender-affirming Treatments for Transgender People in China (ASA 17/0269/2019)

[7] Chine. Une militante détenue au secret (ASA 17/0778/2019)

[8] Chine. Détention au secret de militants des droits des travailleurs (ASA 17/0790/2019)

[9] Chine. Des employés d’une ONG détenus pour « subversion » (ASA 17/0927/2019)

[10] 1413 Days and Counting: Li Wenzu’s fight for her husband’s freedom (billet de blog, 12 juillet 2019)

Source : Amnesty International

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Commentaire recommandé

Philou // 30.05.2020 à 04h02

Je suis effaré par les commentaires ci-dessus.
Oui, Amnesty est devenu – comme la plupart des ONG (particulièrement celles d’origine anglo-saxonne) – biaisée et influencée par l’idéologie droit-de-l’hommiste, cache-sexe d’une politique de domination politique, culturelle et économique de l’Empire au nom des grands principes…
Mais enfin, les ethnocides thibétain et ouïghour sont des réalités incontestables, ultra-documentées.
Je veux bien trouver toutes les excuses à la Chine (de développement en cours, de rattrapage du droit international, etc.) et toutes les vilenies à nos fausses démocraties, en effet de plus en plus intolérantes, violentes voire proto-fascistes, mais enfin, on n’est pas obligé de choisir un camp répressif pour justement critiquer l’autre !
On n’est plus au temps de l’URSS, de « choisis ton camp, camarade », et des alliances « objectives » pour faire avancer une « cause commune » malgré des accommodements détestables, façon fine pensée trotkyste (toujours foireuse in fine).
L’écrasement de la culture et de la spiritualité thibétaine en particulier est, pour moi, une tragédie et une ignominie…

32 réactions et commentaires

  • François // 29.05.2020 à 07h25

    Amnesty fait toujours dans la propagande. Cela manque toujours de recul. Ils oublient de parler que la Chine s’est développée. La population vit mieux qu’il y a 30ans au niveau alimentaire, habitation, accès à la société de consommation, internet, le travail, l’éducation qui est monté au top niveau, la recherche et l’innovation, l’écologie,etc

    Cela ne va pas dire que les choses sont idéales mais qu’elle progrès depuis 30ans. Beaucoup de choses restent a faire. Maintenant a voir dans les 20 prochaines années….

      +27

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    • fanfan // 29.05.2020 à 11h36

      Etats-Unis : La situation en matière de droits humains reste marquée par une répression systématique de toute opposition
      France : La situation en matière de droits humains reste marquée par une répression systématique de toute opposition
      Etc.

        +22

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    • gilbert // 29.05.2020 à 23h59

      « Beaucoup de choses restent a faire. Maintenant a voir dans les 20 prochaines années…. »

      Parce que vous pensez sérieusement que le parti communiste chinois a mis en place son système de surveillance de masse pour s’en séparer volontairement d’ici 20 ans?

        +3

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  • Chris // 29.05.2020 à 08h23

    Question répression, la France n’est pas en reste si j’en juge le traitement réservé aux Gilets jaunes, aux cités à problèmes et la gestion du confinement Covid19.

      +27

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    • Anonymous_civ_Sergent // 29.05.2020 à 09h30

      La France quand on voit l’acharnement dont elle a fait preuve dans la repression des gillets jaunes, la manière dont elle traite le covid-19 et aussi la loi Avia signifie que ce n’est plus du tout le pays des lumières mais maintenant le pays du « Travailles, devient un abruti, consommes le peu qui te reste et ferme ta gueule car tu ne changera rien »

      C’est même devenu un exemple de répression pour l’égypte, le chili et d’autres dictatures qui justifient maintenant leur fermeté contre les mouvements sociaux.

        +22

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  • patoche // 29.05.2020 à 08h30

    Combien d’éborgnés à Hong Kong?
    Combien de morts?
    Combien de manifestants condamnés et toujours emprisonnés.
    Combien de gilets jaunes?……

      +12

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  • Arcousan09 // 29.05.2020 à 08h37

    Franchement s’il n’y avait qu’en Chine que les droits humains soient bafoués ….
    Et la privation de tous droits humains élémentaires pendant 2 longs mois des plus de 70 ans: EHPAD, Hôpital, malades et ce sans procès ni jugement et au nom de leur ……. « sécurité » !!!!!!!!!
    Combien de décès à mettre au bilan non pas du covid mais de l’administration toute puissante ….
    Ce commentaire ne va pas passer … je le sauvegarde

      +21

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  • Paul // 29.05.2020 à 08h39

    Notre saigneurie le Minestrel castagneur aurait-il
    acheté son titre sur Alibaba ?
    Où sur Manu le Baba ?

      +11

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  • zozefine // 29.05.2020 à 08h54

    le tibet ? passé par pertes et profits ? situation identique pourtant à celle des ouïghours, goulags compris, hanisisation comprise, sociocide compris.

      +2

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    • LibEgaFra // 29.05.2020 à 09h16

      Bravo! Vous avez gobé toute le propagande anti-chinoise de l’impérialisme US!

        +21

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    • yack2 // 29.05.2020 à 10h46

      Les chinois rendrons le Tibet quand les USA en feront de même avec le Texas et la Californie…Ah non c’est pas pareil….C’est vrai les américains c’est plus récent!

        +13

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    • fanfan // 29.05.2020 à 11h46

      Dans les années 60, la CIA versait 180 000 dollars par an (1 million
      de francs) au dalaï- lama, rapporte dans son édition d’hier le Los Angeles Times, en citant des documents secret défense récemment déclassifiés par le département d’Etat. Au total, c’est 1,7 million de dollars que le mouvement tibétain en exil recevait annuellement des services de renseignement américains, au titre de leur effort de déstabilisation des régimes communistes, en pleine guerre froide. La CIA, qui a également entraîné des guérillas tibétaines au Népal et dans le Colorado (centre-ouest des Etats-Unis), s’était longtemps refusée à dévoiler ses opérations au Tibet. Mais le dalaï- lama a lui-même reconnu dans son autobiographie, Liberté en exil, que ses frères étaient entrés en contact avec la CIA en 1956, avant la révolte avortée de 1959 contre Pékin. Ces révélations ne feront donc que renforcer la Chine dans sa conviction que le guide spirituel tibétain est un agent de l’étranger. Pourtant, son représentant à Washington affirme ne pas avoir connaissance de l’argent reçu par son maître.
      https://www.liberation.fr/planete/1998/09/16/le-dalai-lama-a-ete-finance-par-la-cia_245939

        +14

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      • fanfan // 29.05.2020 à 11h54

        Et aussi :

        * Programme tibétain de la CIA : https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_tib%C3%A9tain_de_la_CIA

        * 31 mars 1959 – 31 mars 2015 : Il y a 56 ans, la CIA organisait l’évacuation du Dalaï-lama du Tibet
        Il est donc important de comprendre que, derrière le conte de fées du Dalaï-Lama avec sa robe safran promu régulièrement dans les médias occidentaux, se cache le soutien résolu de Washington et de la CIA, et que ce soutien n’a rien à voir avec la théologie du bouddhisme tantrique…
        Le soutien de Washington et de la CIA au Dalaï-lama s’inscrit dans le même type de réflexion géopolitique que celui qui conduit les mêmes à soutenir les révolutions de couleur, l’opposition syrienne, l’opposition vénézuélienne, le Maïdan en Ukraine, mais aussi la politique des euro-régions dans l’Union européenne.
        Les internautes soucieux de s’informer sur ce qui se cache derrière M. Tenzin Gyatso, alias le Dalaï-lama, trouveront intérêt à lire…
        https://www.upr.fr/actualite/31-mars-1959-31-mars-2015-il-y-a-56-ans-la-cia-organisait-levacuation-du-dalai-lama-du-tibet/
        ou à visionner : https://www.youtube.com/watch?v=KaQMcqFPK0Y

          +7

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        • LibEgaFra // 29.05.2020 à 13h49

          « et que ce soutien n’a rien à voir avec la théologie du bouddhisme tantrique… »

          Et à tout à voir avec le clientélisme. Cela se pratique au niveau des Etats comme des municipalités (cf. Balkany). Ce sont des organisations de type mafieux.

          Il faudrait être très naïf pour ne pas comprendre que ce qui s’est passé pour le Xizang ne soit pas en train de se reproduire pour le Xinjiang.

          Les USA ont un concept pour ce genre de personnes achetées: agent de l’étranger.

          Après le dalaï-lama, on peut ajouter Navalny.

            +4

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    • Philou // 30.05.2020 à 04h02

      Je suis effaré par les commentaires ci-dessus.
      Oui, Amnesty est devenu – comme la plupart des ONG (particulièrement celles d’origine anglo-saxonne) – biaisée et influencée par l’idéologie droit-de-l’hommiste, cache-sexe d’une politique de domination politique, culturelle et économique de l’Empire au nom des grands principes…
      Mais enfin, les ethnocides thibétain et ouïghour sont des réalités incontestables, ultra-documentées.
      Je veux bien trouver toutes les excuses à la Chine (de développement en cours, de rattrapage du droit international, etc.) et toutes les vilenies à nos fausses démocraties, en effet de plus en plus intolérantes, violentes voire proto-fascistes, mais enfin, on n’est pas obligé de choisir un camp répressif pour justement critiquer l’autre !
      On n’est plus au temps de l’URSS, de « choisis ton camp, camarade », et des alliances « objectives » pour faire avancer une « cause commune » malgré des accommodements détestables, façon fine pensée trotkyste (toujours foireuse in fine).
      L’écrasement de la culture et de la spiritualité thibétaine en particulier est, pour moi, une tragédie et une ignominie…

        +1

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  • Fritz // 29.05.2020 à 09h08

    Après avoir lu ce genre de textes répulsifs, j’ai fortement envie d’applaudir sans réserve les gouvernements français, anglais, américain, russe et chinois. Merci Amnesty International. C’était votre ambition ?

      +3

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  • LibEgaFra // 29.05.2020 à 09h13

    Pour se conformer aux standards yankees et racistes, il ne reste plus aux Chinois qu’à génocider les minorités locales et à les parquer les rescapés dans des réserves. Ce qu’ils ne feront pas: l’enfant unique ne concernait pas les minorités!

      +12

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  • LibEgaFra // 29.05.2020 à 09h27

    « on estime que jusqu’à un million de Ouïghours, de Kazakhs et de membres d’autres minorités ethniques ont été envoyés dans ces camps d’internement »

    Quoi! Seulement un million?! Mais non! Dix millions! Cent millions! Un million, c’est petit!

    Comment?! Ils ne les ont pas envoyés dans le désert de Gobi comme de vulgaires Cherokees sur le Piste des Larmes? Savent pas gérer leurs minorités ces Chinois! Les méthodes yankees sont autrement plus radicales et efficaces et « amnésie international » ne trouve rien à redire puisque cette organisation ne réclame pas la restitution des territoires volés aux Amérindiens.

      +18

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    • fanfan // 29.05.2020 à 14h56

      – On estime : preuves ?
      – (10 mai 2020) La marche des Ouïghours par André Vltchek : https://histoireetsociete.com/2020/05/10/la-marche-des-ouighours-par-andre-vltchek/
      Les Ouïghours ont réussi à créer une culture très ancienne et profonde. La plupart d’entre eux sont de bons citoyens de la RPC, respectueux des lois. La grande majorité des adeptes de l’islam sunnite sont également des gens pacifiques.
      Le présent travail concerne les terribles problèmes liés à l’extrémisme et au terrorisme, la plupart d’entre eux ayant été créés puis entretenus par l’Occident et ses alliés. L’objectif est de nuire à la Chine. Les victimes, elles, vivent dans différents pays…
      https://en.wikipedia.org/wiki/Andre_Vltchek

        +3

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  • Rond // 29.05.2020 à 09h28

    Dernier article de la série ? Il reste à « amnistie » à traiter 190 pays, grosso modo. Même s’il y a des exagérations ou omissions idéologiques, le tableau n’est pas vraiment réjouissant. Il ne faut pas être grand clerc pour envisager l’ampleur du désastre planétaire et son amplification. Guerres, violences étatiques de tous bords, coercitions, les inséparables sœurs iniquité et inéquité, faim, pillage planétaire, et tout le reste, sont le fait de moins de 200 tordus du carafon et de leurs nombreux séides qui ne seraient rien sans leurs maîtres.
    Pourquoi acceptons-nous les malversations de cette petite poignée de malfaisants ? Pas assez de prisons ? Pas assez d’hôpitaux psychiatriques ? Serions-nous complices ?
    Tant qu’il reste une fleur, tout n’est pas perdu. Enfin, peut-être …
    Tenons bon !

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  • RGT // 29.05.2020 à 10h40

    Amnesty International…

    Avant de dépenser des sommes considérables dans des enquêtes concernant la liberté d’expression ne croyez-vous pas qu’il faudrait en premier lieu consacrer ces fonds à des enquêtes sur la satisfaction des besoins vitaux des populations ?

    Cette pensée m’a été inspirée lors de déplacements professionnels dans les anciens satellites de l’URSS, en Hongrie et en République Tchèque entre autres.

    La principale préoccupation des personnes que j’avais rencontré concernait leur SURVIE, celle de leurs proches et de la population en général.

    Ils s’étaient aperçus que s’ils avaient gagné en « liberté d’expression » ils devaient payer cet « acquis » au prix d’une insécurité sociale inacceptable.
    Finalement, ils vivaient mieux sous l’autoritarisme communiste en ayant un toit, de quoi se nourrir, une retraite, des soins et une éducation de très bon niveau.

    Désormais, ils peuvent dire « Je nazule le président » (© Christophe Allévèque) mais arrivent à peine à survivre en payant leur logement et leur alimentation et espèrent ne pas être malades ni virés du jour au lendemain pour rejoindre la cohorte de SDF qui était inexistante sous l’ancien régime.

    Quant aux études de leurs enfants, elles coûtent désormais « un bras » car ils doivent bien souvent s’expatrier s’ils souhaitent obtenir un niveau de connaissances équivalent à celui de leurs parents.

    Les « dictatures » tant critiquées par « le monde libre » sont certes loin d’être idéales mais au moins leurs populations sombrent largement moins dans la déchéance que dans le « monde libre ».

    À méditer…

      +17

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    • fanfan // 29.05.2020 à 15h14

      En parlant de sécurité sociale… La sécurité sociale est à vendre : 31 245,10 euros par Franck Pohu.
      Par curiosité, je suis allé voir sur un site Internet pour l’achat d’un nom de domaine Internet.
      Malheur m’a pris en recherchant le nom « securitesociale.fr », le truc que les macroniens (entre autre) trouvent « has been »… et pourtant…. La sécu (en tout cas son nom de domaine) donne lieu à une véritable spéculation.Normalement, un nom de domaine en « point fr » c’est autour de 2 euros par an. Mais pour la Sécu, c’est 31 000 euros et des brouettes sur le marché secondaire ! Quelqu’un ou une structure a acheté le nom de domaine et propose à la revente notre bien commun avec au passage un beau bénéfice !
      https://histoireetsociete.com/2020/05/28/la-securite-sociale-est-a-vendre-31-000-euros/

        +4

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    • fanfan // 29.05.2020 à 16h14

      Heureusement @RGT….. Il y a après l’agenda ID2020 (de la Fondation Bill et Melinda Gates, la GAVI, l’OMS, d’autres agences des Nations unies, la Banque mondiale, les plus grands financiers, les géants pharmaceutiques, des ONG, etc), l’agenda 2030 (du FMI et des Nations Unies), nouveau programme mondial audacieux pour « éradiquer la pauvreté » d’ici à 2030 et poursuivre un « avenir durable » adopté le 25 septembre 2015 à l’unanimité par les 193 Etats membres des Nations Unies. La mise en œuvre des 17 objectifs globaux pour « sauver le monde » devrait coûter entre 3,5 et 5 000 milliards de dollars par an jusqu’en 2030, >l’ONU insiste donc sur le fait que les Etats peuvent s’appuyer sur le privé pour aider à financer le programme, tout en veillant bien sûr à consacrer le maximum d’argent à l’Aide Public au Développement (APD)
      https://news.un.org/fr/story/2015/09/319422-les-etats-membres-de-lonu-adoptent-un-nouveau-programme-de-developpement
      https://www.lemonde.fr/climat/article/2015/09/25/les-dix-sept-objectifs-de-l-onu-pour-une-planete-durable_4772071_1652612.html
      Autre grille de lecture des 17 objectifs globaux de développement durable des Nations Unies par Aaron & Melissa Dykes, Sep 25, 2015 : http://truthstreammedia.com/2015/09/25/agenda-2030-translator-how-to-read-the-uns-new-sustainable-development-goals/

        +3

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  • Renard // 29.05.2020 à 11h09

    Aujourd’hui nous protestons légitimement contre la façon dont les U.S.A. se comportent (meurtres, mensonges et tricheries) et dont ils tentent de s’accaparer toute richesse.
    Il n’est malheureusement pas impossible qu’un jour nous les regrettions…

      +2

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  • Michel Le Rouméliote // 29.05.2020 à 12h19

    Tiens ? Amnesty International découvre que le régime chinois est communiste de stricte obédience ? Et ne s’aperçoit pas que depuis Deng Xiaoping, il a adopté une forme de NEP au long cours et que le peuple chinois se porte effectivement nettement mieux que du temps du Grand Timonier et – cerise sur le gâteau – va quand même moins souvent connaître les joies du laogaï.

      +2

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  • Dominique65 // 29.05.2020 à 12h29

    « Les autorités ont soumis les Ouïghours, les Kazakhs et d’autres groupes ethniques majoritairement musulmans du Xinjiang à une surveillance intrusive, à la détention arbitraire et à un endoctrinement forcé. »
    L’endoctrinement, c’est mal que si c’est forcé, donc. Nos journaux appartenant à des milliardaires peuvent continuer à nous endoctriner.
    Et puis, c’est vrai qu’endoctriner (de force) les extrémistes musulmans pour les convertir à l’idée que poser de bombes n’est pas recommandable, c’est quand même crés, crés méchant.

    Cela dit, je ne souhaite pas pour tout de suite un régime à la chinoise dans notre beau pays.

      +6

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  • Fabrice // 29.05.2020 à 13h35

    nos gouvernements successifs nous amènent petit à petit vers le modèle en cours de test en Chine (surveillance systématisée, permis citoyen, …) et tout cela sous le couvert de faire notre bien.

    https://youtu.be/xf9N8S0tu_c

    la Chine fabrique nos produits technologiques et clairement nos politiques font semblant de ne pas voir le risque, car après tout n’est ce pas le modèle de surveillance qui les faits fantasmer (du moment que ce sont eux qui décident et peuvent échapper à leur propre contrôle)

    un classique mais une vérité incontournable : « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité, ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »

      +3

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  • Patrice // 29.05.2020 à 21h30

    L’OCI, Organisation de la Coopération Islamique, avait « félicité la Chine pour l’attention apportée à ses citoyens musulmans » dans le document final d’une session de 2019, document où par ailleurs elle s’inquiétait de leur situation dans bien d’autres parties du monde.

    Et quand vingt cinq états presque tous européens avaient écrit à l’ONU pour l’alerter sur la situation des Ouïghours, trente-sept états de tous les continents, à majorité ou forte minorité musulmane, avaient écrit quinze jours plus tard à l’ONU pour signifier leur soutien à l’action de la Chine, qui « assurait le développement économique du Xinjiang dans le plein respect des droits humains ».

    Le pib/habitant et le salaire moyen au Xinjiang sont maintenant trois fois et demi ceux de l’Inde.

    Maintenant si vous préférez croire l’OTAN et Washington…

      +7

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  • marc // 30.05.2020 à 06h05

    Je suis en Chine, et j’ai manifestement plus de problemes a ecrire mon opinion sur des sites occidentaux que sur des sites Chinois.

    Quand il y a 2 mois, le gouvernement Chinois a consulte le peuple Chinois, a savoir s’il devait accorder plus de Visa permanent a des etrangers, la reponse a ete NON massif,

    Les reponses les plus likees ont etees, nous ne souhaitons pas devenir comme la France ou les USA !

    Screenshot de l’article: https://file.army/i/BYB7umE

      +1

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  • Louis de Constance // 30.05.2020 à 10h52

    Hi from DC ❤ ✌ 💙. Thx a lot. Very interesting. Basically, China is a brutal communist dictatorship since 1949 . Seriously, Are you just realizing this reality , yet ?!?

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