Source: Consortium News, le 08/04/2017

Le 8 avril 2017

Exclusif: Après avoir lancé une frappe sur la Syrie, le Président Trump est porté aux nues par ses anciens détracteurs – néoconservateurs, démocrates et médias grand public – qui voulaient l’attirer vers plus de guerres au Moyen-Orient, rapporte Daniel Lazare.

Par Daniel Lazare

Donald Trump est entré militairement en terre inconnue ce jeudi en lançant une frappe illégale de missiles Tomahawk sur une base aérienne dans l’est de la Syrie. Au-delà de la violation claire des lois internationales, les résultats pratiques semblent partis pour être désastreux, plongeant les États-Unis plus profondément dans le bourbier syrien.

L’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton.

Mais ce serait une erreur de concentrer toutes les critiques sur Trump. Non seulement les Démocrates sont aussi fautifs, mais une très solide accusation peut être faite selon laquelle ils portent une plus grande part de responsabilité.

Depuis des années, une quasi-unanimité a régné au Capitole concernant les derniers méchants d’Amérique, le russe Vladimir Poutine et le syrien Bachar el-Assad. Membres du Congrès, sénateurs, stratèges des think tanks, et analystes de tribunes libres ont tous affirmé en chœur que Poutine et Assad sont les principaux ennemis de la “paix”, ce qui veut dire de l’hégémonie américaine mondiale, et par conséquent que les États-Unis ne doivent reculer devant rien pour les affaiblir, les neutraliser ou les forcer à se retirer de la scène internationale.

Jusqu’à récemment, en fait, Trump était l’unique dissident politique notable. En accusant les journalistes de fausser les informations dans une conférence de presse tumultueuse fin février, il leur dit, « Demain vous direz “Donald Trump veut bien s’entendre avec la Russie, c’est dramatique.” Ce n’est pas dramatique. C’est bien. »

Mais puisqu’une bonne entente avec la Russie était dramatique pour l’establishment américain dont la politique étrangère est perpétuellement belliqueuse, les hautes sphères de Washington déclarèrent la guerre à Trump, se basant sur les attaques d’Hillary Clinton durant le dernier débat présidentiel accusant Trump d’être la “marionnette” de Poutine. L’idée reçue selon laquelle Trump était le “candidat sibérien“, mis en place à la Maison-Blanche par un Kremlin démoniaque déterminer à faire plier le peuple américain épris de liberté à sa volonté, devint l’opinion populaire.

Alors que le jour de l’investiture approchait, les chefs des agences de renseignement du président Obama ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour persuader le public que (a) les services secrets russes avaient orchestré la défaite de Clinton en piratant les ordinateurs du Comité National Démocrate et en plaçant dans les mains de WikiLeaks des milliers d’emails embarrassants et que (b) Trump était d’une manière ou d’une autre complice de cette initiative.

La campagne fut très efficace. La présumée relation Poutine-Trump était un élément majeur des manifestations anti-Trump autour de son investiture, et les plus grands médias d’informations des États-Unis ont matraqué tous les jours le public au sujet du “scandale” russe.

Le 13 février, environ quatre semaines après être entré en fonction, Trump s’effondra sous le poids des attaques politiques et vira le conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn après qu’il eût révélé qu’il avait parlé à l’ambassadeur russe Sergey Kislyak pendant la transition, prétendument en violation du Logan Act de 1799, un article absurde d’une ancienne législation que même le New York Times qualifia de “vieille loi poussiéreuse” qui aurait dû être abrogée depuis des générations.

Sous la pression des médias

Un jour plus tard, l’administration fut de nouveau abasourdie lorsque le Times accusa à la une “des membres de la campagne présidentielle 2016 de Donald J. Trump et d’autres collaborateurs de Trump d’avoir eu des contacts répétés avec des responsables haut placés du renseignement russe durant l’année précédant les élections.”

Le président Donald Trump donnant son discours d’investiture le 20 janvier 2017. (Capture d’écran sur Whitehouse.gov)

L’article ne livre ni preuve, ni nom et ne dit pas si ces contacts étaient volontaires ou involontaires, c’est-à-dire s’ils étaient impliqués dans des rendez-vous de minuit du style John le Carré ou seulement un échange de banalités avec quelqu’un qui aurait ou n’aurait pas été en lien avec le FSB, l’équivalent russe de la CIA.

Le 6 mars, dans un article intitulé “Mettons cette présidence sur pause”, le chroniqueur du Times Charles M. Blow a proposé rien de moins qu’un coup d’État : “Le peuple américain doit immédiatement exiger l’arrêt de toutes actions à venir de ce “président” jusqu’à ce que nous puissions être assurés que les tentatives russes pour pirater notre élection […], ne comprenaient ni connivence ni dissimulation par qui que ce soit impliqué dans la campagne de Trump, et désormais dans son administration.”

Comment le “peuple américain” pourrait demander un tel arrêt ou qui serait susceptible de fournir de telles certitudes n’a pas été précisé.

Le 31 mars, CNN cita sans le nommer un haut responsable de l’administration. Selon lui, les espoirs de Trump d’un rapprochement avec la Russie s’évanouissaient car il “est convaincu qu’il ne sera pas possible de “passer un accord” dans l’atmosphère actuelle – sous une telle surveillance par les médias et avec les enquêtes en cours sur les liens Trump-Russie et l’ingérence dans les élections.”

Ainsi, Trump se retrouva de plus en plus acculé par des forces hostiles. Mais il essaya toujours de tenir sa promesse de se concentrer sur la victoire contre les terroristes en Syrie et en Irak. Le 30 mars, l’ambassadeur américain aux Nations Unies Nikki Haley annonça que “la priorité n’est dorénavant plus de rester immobile en demandant le départ  Assad,” mais de se concentrer plutôt sur l’éradication d’al-Qaïda et de l’État islamique.

Mais plus Trump réfléchissait à sa situation difficile dans les jours qui suivirent, plus il réalisait à quel point elle devenait intenable. L’événement du gaz toxique de mardi à Idleb lui offrit donc une issue sans se soucier de qui était réellement responsable. La seule possibilité pour Trump de faire la paix avec le “deep state” de Washington était de faire la guerre en Syrie.

Finalement, jeudi, quelques heures avant que Trump ne lance une salve de missiles de croisière en direction de la Syrie, Hillary Clinton le provoqua en déclarant que l’Amérique “devrait détruire ses aérodromes [ceux d’Assad] et l’empêcher de pouvoir les utiliser pour bombarder des personnes innocentes.” L’effet fut quasiment de forcer Trump à montrer qu’il était tout aussi macho que l’ancienne première dame.

Un Trump à qui on a forcé la main

Trump est certainement un imbécile d’avoir ordonné une telle attaque en contrevenant clairement au droit international et plongeant les États-Unis plus profondément dans le conflit complexe syrien. Mais les torts devraient aussi revenir à ceux qui l’ont forcé à avancer vers le précipice et lui ont donné l’ordre de faire un pas en avant.

Charles Schumer, sénateur démocrate de l’État de New-York

En quelques heures, tous les suspects habituels ont félicité l’un des présidents américains les plus méprisés de l’histoire pour avoir sauté le pas.

Le leader de la minorité sénatoriale Chuck Schumer a dit: “S’assurer qu’Assad sache que, quand il commet des atrocités aussi méprisables, il en paiera le prix, est la bonne chose à faire.” La leader de la minorité de la Chambre Nancy Pelosi a décrit le tir de barrage de missiles de Trump comme “une réponse proportionnée à l’usage d’armes chimiques par le régime.”

Les super-faucons, les sénateurs Républicains John McCain et Lindsey Graham, préalablement aussi anti-administration Trump que tout Démocrate, ont fait une déclaration commune indiquant que Trump “mérite le soutien du peuple américain”, alors que l’idole libérale, la sénatrice Elizabeth Warren, renchérissait que “le régime syrien doit être tenu responsable de cet acte horrible.”

Le Guardian, aussi férocement anti-Trump qu’anti-Poutine et anti-Assad, a concédé que “Donald Trump avait été convaincant” et que la balle était à présent dans le camp russe. Dans l’ensemble, Trump n’aura jamais eu aussi bonne presse. Il est clair que Washington était ravi du bricolage de Trump et désireux de l’encourager à continuer dans ce sens.

Cependant, le barrage de missiles n’était pas juste un assaut sur la Syrie, mais aussi sur la raison et le bon sens. Bien qu’Adam Taylor du Washington Post aie tenté de faire croire que les seules critiques au barrage de missiles sont venues de membres de l’alt-right “connus pour leurs opinions racistes, anti-sémites et sexistes,” le fait est que la critique a afflué d’autres directions.

À Alternet, Vijay Prashad a souligné qu’il y avait peu d’observateurs indépendants à Khan Cheikhoun, la petite ville agricole où les événements se sont déroulés le 4 avril, pour fournir une version fidèle des faits. Des témoins oculaires “aux liens étroits avec l’opposition armée,” écrit-il, “sont les premiers à déclarer que cette attaque était l’œuvre du gouvernement.”

Robert Parry de Consortiumnews a mis en évidence que plutôt que de larguer le gaz eux-mêmes, les avions de guerre syriens ou russes auraient bien pu déclencher sa dispersion en bombardant un bâtiment contenant des “produits chimiques que les rebelles projetaient d’utiliser lors d’une attaque future.” Parry a également fait remarquer qu’al-Qaïda, qui contrôle la province d’Idleb, aurait pu “mettre en scène l’incident afin d’attiser l’indignation internationale en direction d’Assad comme cela s’est produit.”

[Précédemment, des enquêteurs des Nations Unies ont reçu des témoignages oculaires de syriens à propos de rebelles mettant en scène une pseudo-attaque à la bombe de chlore afin qu’elle soit attribuée au régime d’Assad.]

Quelque chose de similaire a très bien pu se produire en août 2013, quand une attaque avec des missiles remplis de sarin a tué des centaines de personnes dans les faubourgs de Damas et aurait été lancée à partir d’une zone contrôlée par les rebelles à deux kilomètres de là. Les deux incidents sont curieusement similaires.

L’évènement d’août 2013, qui a horrifié le monde et amené l’administration Obama au bord d’une attaque contre le gouvernement syrien, s’est déroulé quelques jours après qu’une équipe des Nations Unies soit arrivée à Damas pour enquêter sur une prétendue attaque chimique par les rebelles contre les troupes du gouvernement syrien environ quatre mois plus tôt.

Cela n’aurait pas eu de sens de la part du régime d’Assad d’avoir invité les enquêteurs de l’ONU pour ensuite perpétrer une attaque à l’arme chimique encore plus horrible à quelques kilomètres de l’hôtel des enquêteurs. Cela reviendrait à inviter un inspecteur de police à dîner pour ensuite commettre un meurtre sous ses yeux.

Absurde

Comme l’a remarqué un analyste indépendant en 2013, le régime d’Assad aurait dû décider de conduire une attaque de grande envergure “malgré (a) avoir régulièrement gagné du terrain sur les positions des rebelles, (b) avoir reçu une menace directe des USA quant au fait que l’usage d’armes chimiques déclencherait une intervention, (c) avoir constamment assuré à leurs alliés russes qu’ils n’utiliseraient pas de telles armes, (d) avant l’attaque, n’avoir utiliser que des agents chimiques non-mortels et uniquement sur des cibles militaires.”

Le président syrien Bachar el-Assad.

Cela implique que le gouvernement Assad aurait aussi dû décider “(a) d’envoyer des forces dans une région tenue par les rebelles, où ils sont exposés à des tirs de snipers venant de multiples directions, (b) d’utiliser des roquettes à courte portée fabriquées localement, à la place des armes chimiques de qualité à longue portée dans leur arsenal, et (c) d’utiliser du sarin de mauvaise qualité.”

Tout ceci semble extrêmement improbable, mais la plupart des médias grand public américains considèrent encore l’attaque au gaz sarin de 2013 comme le cas indéniable de franchissement par Assad de la “ligne rouge” posée par Obama en ce qui concerne l’usage d’armes chimiques. Et le très douteux événement de 2013 est cité comme une raison-clé de croire qu’Assad a récidivé. [Récemment, le New York Times a discrètement reculé sur ses déclarations de 2013 attribuant l’attaque au régime d’Assad sans toutefois se rétracter explicitement.]

Assad pourrait avoir eu des raisons encore plus solides de ne pas déployer du gaz sarin le 4 avril 2017. Il aurait consciemment dû prendre la décision de s’attirer l’opprobre mondiale à un moment où le déroulement de la guerre tournait enfin en sa faveur avec la libération d’Alep en décembre dernier et avec la plupart des leaders mondiaux concluant que le régime Assad allait durer.

La production et le déploiement d’une bombe au sarin signifierait de délibérément risquer une intervention militaire plus de trois ans après que la Syrie ait trouvé un accord avec les Nations Unies sur la destruction de la totalité de son stock d’armes chimiques afin d’éviter… une intervention militaire.

Tout ceci semble également très improbable. Il s’agirait d’un acte suicidaire – et après avoir résisté à un siège combiné des USA, de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie depuis près de cinq ans, s’il y a une chose qu’Assad ne semble pas être, c’est suicidaire.

Bien que le secrétaire d’État Rex Tillerson ait dit “Il n’y a aucun doute dans notre esprit que le régime syrien sous le commandement de Bachar el-Assad est responsable de cette horrible attaque,” en réalité il plane de nombreux doutes.

Néanmoins, Trump a décidé de faire feu avant que les faits soient connus car l’ennemi qui l’inquiète le plus n’est pas la Syrie à l’autre bout du monde, mais bien l’alliance Démocrates-Néoconservateurs dans son propre jardin. Les hostilités politiques à Washington causent en ce moment plus de souffrances que les guerres réelles au Moyen-Orient.

Daniel Lazare est l’auteur de nombreux livres dont The Frozen Republic: How the Constitution Is Paralyzing Democracy (Harcourt Brace).

Source: Consortium News, le 08/04/2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

50 réponses à Attirer Trump dans des guerres au Moyen-Orient, par Daniel Lazare

Commentaires recommandés

Louis Robert Le 17 avril 2017 à 02h52

Si l’on insiste pour le dire victime, on doit insister que Trump le Donald ne l’est que de lui-même, ni du “parti de Davos”, ni des médias dominants américains, n’étant ni l’homme fort ni le “gagnant” qu’il croit être. Créature vulgaire et brutale, sans envergure, dépourvue de vision, de force morale et d’humanité, les poches pleines de fric… il demeure un pitoyable perdant, les deux n’étant aucunement incompatibles, bien au contraire.

Rendu impuissant par des attaques constantes venues de partout depuis son élection, désespérant de recevoir le moindre appui comme président en fonction, le Donald a bêtement choisi de se jeter dans le marais (“swamp”) et d’y régner parmi les innombrables monstres qui y subsistent, plutôt que de l’assécher, ainsi qu’il avait déclaré vouloir entreprendre.

Le drame du Donald, c’est qu’incarnant parfaitement l’Empire qui s’écroule, il n’a ni la trempe, ni le panache des grands modèles de l’humanité qui sauraient sauver un empire. Hélas, il ne sait que tenter de se sauver lui-même, littéralement à tout prix. Il n’y parviendra même pas.

  1. Tutu Le 17 avril 2017 à 00h58
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    Le démocratisme est forcément guerrier. Il se veut universel, et c’est par ce biais qu’il tente de s’imposer. C’est cette universalité (des droits de l’homme, par exemple), qui est l’essence de son impérialisme .

    Le démocratisme ne veut pas la paix,il veut sa paix.

    [Modéré]


    • Raoul Le 17 avril 2017 à 11h21
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      Bof ! Les pays n’ont pas attendu l’avènement des droits de l’homme et de la démocratie pour faire la guerre. Quand un pays veut attaquer un autre pays, il trouvera n’importe quel prétexte.

      Au 19e siècle, les européens ont envahi et colonisé d’autres pays au nom du devoir de civiliser les sauvages. Les États-Unis ont utilisé le droit (leur droit) pour justifier l’expropriation des indiens et leur extermination quand ils n’étaient pas d’accord. Et, à notre époque, nous avons inventé les guerres humanitaires et le devoir d’ingérence.

      Tout cela n’a rien à voir avec la démocratie et les droits de l’homme qui sont simplement des mots utilisés comme des instruments. Et tout peut être utilisé ainsi, même les idées les plus généreuses.


      • Charles-de Le 17 avril 2017 à 11h52
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        Et les Mongols, et les Chinois, et les Arabes, et les Perses, et les Romains, et les Vikings, et les Portugais, et les Espagnols, et les Anglais, et les Français, et les Allemands, et les Turcs, et les Aztèques, et les Incas, etc etc, ILS N’ONT PAS PRIS ET COLONISé DES TERRITOIRES ? Et dans la plupart des cas, ce n’était sûrement pas pour apporter la démocratie !


        • V_Parlier Le 17 avril 2017 à 14h14
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          Ils avaient sûrement leurs excuses à eux que leurs peuples avaient “appris” à trouver nobles.


      • Tutu Le 17 avril 2017 à 22h34
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        La guerre n’a pas été inventé avec le démocratisme, c’est bien évident. Ce qui est important, c’est de reconnaître l’habillage idéologique qui enrobe les intérêts qui engendrent ces guerres.
        Au 19° siècle, les occidentaux ont pillé au nom de la civilisation, les amérindiens ont été génocidés la bible à la main, aujourd’hui, nos gouvernements n’ont que les “droits de l’homme” à la bouche’ et nous guerroyons pour apporter la démocratie à ces “dictatures”…
        Si mon commentaire n’avait pas été “modéré”, vous auriez eu l’adresse d’un site où cette analyse est approfondie.


    • Jean Le 17 avril 2017 à 13h49
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      Le problème ce n’est pas la démocratie mais l’absence de démocratie réelle. Si les citoyens américains étaient informés, plutôt que manipulés par les médias des profiteurs de guerres, peu d’entre-eux approuveraient l’attaque illégal d’un gouvernement qui cherche à préserver la démocratie en Syrie. Ce n’est pas parce que nous vivons à une époque où les loups se déguisent fréquemment en agneaux, qu’il faut rendre les végétariens responsables des velléités sanguinaires de ces prédateurs. La démocratie ce n’est pas la guerre et les droits de l’homme ne sont pas l’impérialisme même si cette confusion est répandue par ce monde orwellien.


      • Amsterdammer Le 17 avril 2017 à 17h41
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        “un gouvernement qui cherche à préserver la démocratie en Syrie.”

        Dites : le gouvernement Assad affronte certes méritoirement des jihadiste armés par les Wahhabites et la CIA, mais ce n’est absolument pas un régime démocratique. Åvec toutes les circonstances atténuantes qu’on voudra bien lui trouver, ça reste une dictature, probablement le régime le plus totalitaire de la région (depuis la chute de Saddam Hussein du moins).


        • Shaolin Le 17 avril 2017 à 18h12
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          Bonjour, peut être pas le plus totalitaire, mais clairement une dictature! C’est bon de le rappeler de temps à autre… en tout cas le vice des uns ne fait pas la vertu des autres… je trouve toujours étonnant de lire dans les commentaires qu’assad a été élu “démocratiquement”, quand : 1/ la plupart des gens ici ont du mal à parler de leur propre régime comme démocratique, en tout cas, bien loin d’en remplir les conditions nécessaires. Et 2/ qu’ils parlent d’élections démocratiques dans une dictature comme étant légitimes à être dénommées ainsi… le mec (ou un de ses sbire) a fait en sorte que des partis d’opposition soient dans l’impossibilité de se présenter quand même… et puis, même en admettant que les chiffres puissent être gonflés, les prisons politiques sans loi c’est pas un fantasme en Syrie..
          voilà, les ennemis des mes ennemis ne sont pas forcément mes amis…


          • tepavac Le 18 avril 2017 à 00h41
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            Sans doute avez-vous raison, seulement en quoi ceci permet à des étrangers de faire “élire” par les armes le “démocrate” qui devrait siéger à la présidence de ce pays?

            Même bien enrobé de toutes les sornettes médiatiques, le “droit d’ingérence” dans le but de modifier un régime par une agression armée, reste avant tout un crime, c’est ainsi que l’a défini la sentence du tribunal de Nuremberg.


        • Jean Le 17 avril 2017 à 19h11
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          Il ne faut pas croire ce que raconte la télé :

          http://www.liberation.fr/planete/2014/05/29/au-liban-les-refugies-syriens-votent-pour-elire-bachar_1029711

          http://www.france24.com/fr/20140528-vote-syriens-liban-foule-immense-chaos-beyrouth-assad-syrie-election-presidentielle

          https://fr.sputniknews.com/blogs/201604161024287412-refugies-syriens-liban-beyrouth/

          Ceci expliquant pourquoi les réfugiés syriens séjournant en France n’ont pas eut l’autorisation de participer aux élections se déroulant dans leur propre pays. A mon humble avis, nous devrions plutôt adresser nos critiques aux gouvernements qui méprisent le résultat des référendums qui ne leurs conviennent pas…


        • dupont D Le 17 avril 2017 à 22h35
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          Certe. Cependant, voyez vous une amélioration du sort des syriens depuis que “la communauté internationale” s’acharne sur Assad? Avez vous vu une amélioration de la condition du (des) peuple(s) Lybiens depuis que Sarko a tenté de sniffer le sable de ce pays?


        • Téji Le 17 avril 2017 à 23h23
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          “probablement le régime le plus totalitaire de la région”
          bien heureux que vous avez mis le mot probablement, car sans ça je n’aurais pas eu la place de glisser l’Arabie Saoudite ou le Qatar…


  2. Logic Le 17 avril 2017 à 02h49
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    Lors de sa campagne Trump avait tous les médias contre lui et s’y opposait avec constance et détermination. Comment expliquer son virage à 180 degrés ?

    Imaginons Hillary présidente qui, tout à coup, se met à passer des accords avec Poutine et Assad. Que va-t-on lire dans les journaux ? Que les services secrets russes ont des informations sur elle, comme autant de moyens de pression.
    Cela fait un peu complotiste mais la question me traverse : Et si l’état profond américain tenait le Donald par les cojones ?


    • triari Le 17 avril 2017 à 12h44
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      Et si Trump n’avait tout simplement pas emprunté le chemin de la guerre ?

      Il largue des dizaines & des dizaines de Tomawhak sur une base syrienne qui ne tuent…directement personne.
      Il détruit un tunnel financé par la CIA et emprunté par Daech (et non les Talibans) en Afghanistan.
      Il envoie un porte-avions…croiser au large de la Corée du Nord (quelle horreur !)

      Jusqu’ à maintenant, tout cela ressemble moins à une guerre qu’à des génuflexion d’un président menacé d’impechment par l’état profond et qui, soudainement, s’en voit éloigné.
      Obama n’a rien pu faire en Syrie pendant ces dernières années, vous pensez que Trump y arriverait, lui qui n’a pas l’aura de “paix” qui lui aurait permise de déclencher une guerre en toute “innocence” ? Non !


  3. Louis Robert Le 17 avril 2017 à 02h52
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    Si l’on insiste pour le dire victime, on doit insister que Trump le Donald ne l’est que de lui-même, ni du “parti de Davos”, ni des médias dominants américains, n’étant ni l’homme fort ni le “gagnant” qu’il croit être. Créature vulgaire et brutale, sans envergure, dépourvue de vision, de force morale et d’humanité, les poches pleines de fric… il demeure un pitoyable perdant, les deux n’étant aucunement incompatibles, bien au contraire.

    Rendu impuissant par des attaques constantes venues de partout depuis son élection, désespérant de recevoir le moindre appui comme président en fonction, le Donald a bêtement choisi de se jeter dans le marais (“swamp”) et d’y régner parmi les innombrables monstres qui y subsistent, plutôt que de l’assécher, ainsi qu’il avait déclaré vouloir entreprendre.

    Le drame du Donald, c’est qu’incarnant parfaitement l’Empire qui s’écroule, il n’a ni la trempe, ni le panache des grands modèles de l’humanité qui sauraient sauver un empire. Hélas, il ne sait que tenter de se sauver lui-même, littéralement à tout prix. Il n’y parviendra même pas.


    • koui Le 17 avril 2017 à 10h09
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      Par lacheté, Trump est devenu le prisonnier du parti de la guerre. Il va perdre rapidement tout crédit avant d’être éjecté. Ces gens là exécutent toujours leurs prisonniers après les avoir humiliés publiquement. On pourra dire de lui “il arrive comme un météore, s’enflamme, meurt et disparait”


  4. Kiwixar Le 17 avril 2017 à 04h51
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    Démonstration du vieux shérif au Moyen-Orient, pour aller s’occuper des Chinois qui posent les chemins de fer de travers, euh des Nord-Coréens : 3 porte-avions zuniens dans les eaux coréennes la semaine prochaine :
    = https://sputniknews.com/asia/201704171052700019-three-us-aircraft-carriers-korean-peninsula/ =


    • Fritz Le 17 avril 2017 à 08h41
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      “La menace nord-coréenne”, comme disent nos médias. Combien de porte-avions nord-coréens au large des côtes de Californie ? Combien de bombes nord-coréennes larguées sur les States entre 1950 et 1953 ?

      Plus sérieusement, combien de Coréens tués à Hiroshima le 6 août 1945 ? Ah, j’oubliais : c’est Kim Il-sung qui pilotait l’Enola Gay ce jour-là.


      • Alfred Le 17 avril 2017 à 09h28
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        La Corée du Nord c’est un peu le point Godwin contemporain, l’aimant à débiles. Il existe un dieu spécial pour les néo-cons(ervateurs) et leurs ouailles (les simplement c..), et ce dieu a créé un méchant à la James Bond dans un paysage à la James Bond.
        Quand je vois tout ces anti-nord-coreens primaires je me dis que j’ai bien le droit d’être anti-americain primaire. On me murmure dans l’oreillette que non.


        • lusofranc Le 17 avril 2017 à 17h11
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          @Alfred
          Moi aussi on me disait que je n’avais pas le droit. d’etre anti americain “primaire”.ect…
          Alors j’ai evolué,etudié voyagé ect… Et je suis passé au stades superieurs,anti americains : secondaires, superieurs ,techniques,et commerciaux..Et depuis j’ai les arguments nessecaires pour repondre,quand on me fait remarquer mon anti americanisme… 😀


      • Kiwixar Le 17 avril 2017 à 09h39
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        Oui, enfin, c’est facile d’être analytique de la situation quand les bombes nucléaires de Kim III sont à 9000 km. En ce moment je suis à 950 km (Shanghai) et je regarde ça avec une inquiétude plus personnelle. Kim x Trump avec 2 Corées en guerre (pas de paix signée) et une Amérique au bout du rouleau du pétrole, de la dette, du plafond de la dette et du QI de ses dirigeants. Comment les Chinois ont-ils laissé un voisin aussi imprévisible se doter de l’arme nucléaire? Ça me dépasse.

        Et que cherche Trump avec ses 3 porte-avions? Faire peur? Négocier? Convaincre en interne le congrès de relever le plafond de la dette en faisant du « Hillary »?


        • Alfred Le 17 avril 2017 à 09h52
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          Qu’est ce qui n’est pas prévisible avec la Corée du Nord? C’est une dictature et le système local fera tout le nécessaire pour assurer sa survie. L’expérience des affaires du monde unipolaire de la “pax” americana montre avec certitude que si vous n’avez pas l’arme atomique et l’air assez taré pour vous en servir vous êtes revolutiondecouleurisé ou bombardé ou envahi. Les kims ne sont pas des Kadhafi des sadams ou des Milosevic.
          Bref les bords coréens font de la dissuasion et essaient de donner des CERTITUDES (comme les Français avec l’île longue…).
          Comme vous regardez trop la télé vous ne voyez visiblement pas que le facteur d’incertitude (frapera frapera pas) provient de la grande nation décidément très dispensable…
          Le seul inconvénient du régime nord coréen (à part pour les nord correens eux même mais ça ne nous regarde pas plus que les droits démocratiques des saoudiens…) c’est la vente d’armes de toutes sortes à n’importe qui. Pas comme nous…. ?..


          • Kiwixar Le 17 avril 2017 à 11h06
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            Je ne regarde PAS la télé… 🙂
            Je ne suis pas certain que les US soient imprévisibles. Pour déclencher leurs guerres permanentes, ils ont un mode de décision de salopards assez lâches : taper sur ceux qui (1) ne peuvent pas se défendre (2) ne peuvent pas rétorquer en infligeant des dommages (morts) significatifs. La chaîne de commandement US n’obéira pas aux ordres de Trump si ça devient trop risqué (perdre 1 porte-avion = 6000 morts), en se retranchant derrière l’illégalité des attaques qui ont besoin de l’approbation du congrès. Si aucun risque (Syrie récemment), ils obéissent. Sinon, ils refuseront.

            De l’autre côté, quel militaire Nord-Coréen désobéira à Kim III si il décide, seul, de faire quelque chose d’aussi stupide que ses adversaires amenant 3 porte-avions dans les eaux coréennes?


            • Farah Le 17 avril 2017 à 14h45
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              Quelle démonstration! USA=Démocratie Rationnelle
              RPDC=Dictature Irrationnelle.


        • Fritz Le 17 avril 2017 à 10h32
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          @Kiwixar : En effet, c’est facile. Mais cela devrait permettre aux “décideurs” de garder la tête froide. Ils pourraient ainsi lire et méditer le petit livre de Barthélémy Courmont, L’Autre pays du matin calme (Armand Colin, 2008), dont voici une citation (p. 68-69) :

          « En plaçant toujours la barre plus haut, et s’alimentant de la fermeté de Washington et des agressions verbales dont les faucons ont le secret […], Pyongyang donne ainsi une perpétuelle leçon de réalisme politique à une vision trop idéologique – et naïve – de ceux qui pensent que la puissance américaine peut faire plier n’importe quel État. »

          En 2004, le président SUD-CORÉEN Roo Moo-hyun avait déclaré dans un discours à Los Angeles qu’il était « compréhensible » que Pyongyang continue à développer ses armes nucléaires, « en considérant son environnement sécuritaire ». (p. 89-90)


    • Chris Le 17 avril 2017 à 13h37
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      Pyongyang à Washington : “nous voulons la bombe car nous ne voulons pas que vous nous fassiez ce que vous avez fait à l’Irak”
      La première réaction de De Gaulle au sortir de la WW2 : avoir la bombe.
      Je subodore que la Chine, pas encore prête -je veux dire convenablement réarmée- a laissé son voisin développer la bombe sans trop s’inquiéter.
      La guerre de Corée, qui débuta en juin 1950, n’est qu’un des épisodes de la « guerre froide » que se sont livrés Américains et Soviétiques au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. En 1945, les Soviétiques occupaient le nord de la Corée jusqu’au niveau du 38e parallèle qui marquait la séparation avec la Corée du Sud, où s’étaient installés les Américains.
      Pour les US, il s’agissait de pousser la victoire contre le communisme jusqu’en Chine. Maccarthysme, etc…
      Et puis, le Japon vaincu était une excellent tête de pont pour rameuter les idiots utiles de l’OTAN. Un oncle en fut…


      • Tuff Le 18 avril 2017 à 02h07
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        Exactement Chris, la Chine a laissé la Corée du Nord s’armer comme elle l’a fait car elle y avait un intérêt certain; celui d’avoir un état ou zone tampon entre elle et l’Ouest qui est juste au Sud.
        L’inconvénient de cette situation géostratégique, c’est que de fait cette Corée du Nord qu’on a “laissé” se renforcer militairement justifie justement la présence américaine dans le coin et le fameux collier de perle (bases US) qui encercle la Chine.
        C’est un couteau à double tranchant.


        • Chris Le 18 avril 2017 à 16h14
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          Pensez-vous que l’Ukraine, pardon je veux dire le Japon, restera éternellement dans les griffes des Américains ?


  5. Seraphim Le 17 avril 2017 à 05h07
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    Évoquer une prise de pouvoir interne par les forces conservatrices, c’est à dire va-t-en guerre, et un retournement de Donald Trump semble être une lecture trop simpliste. Sa logique même, faiblement rationnelle, est obligée de faire intervenir des éléments strictement psychologiques: on lui aurait “forcé la main” et sa position était devenue “intenable”! Sans plus d’explications. La faiblesse de ce ‘raisonnement’ incite forcément les commentateurs à imaginer des “dossiers”, des pressions etc.. Ce n’est pas du tout convaincant. Le même raisonnement par l’absurde appliqué à juste titre à Bachar El Assad peut au moins être reproduit sur Trump! Quelle qualité d’allégeance vaut une attaque au rabais, à moitié ratée (un missile sur deux), en rase campagne, unique et prouvant par défaut la vacuité du motif des armes chimiques? Même si Th. Postol n’est pas sur tous les plateaux de CNN, il est quand même sorti du bois. Que vaut cette attaque? Avertissement ou aveu de médiocrité ?


    • Seraphim Le 17 avril 2017 à 05h23
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      Il faut prendre cette attaque pour ce qu’elle est: un théâtre! Ce théâtre peut-il, de fil en aiguille, par répétitions, se transformer en du ‘vrai’, du solide affrontement neocons ? Il est permis d’en douter. Or sans un enchainement guerrier, une escalade réellement meurtrière, c’est un flop. Non seulement un flop militaire, mais un flop politique pour les neocons démocrates et conservateurs. Si c’est un échec pour eux, c’est donc bel et bien une victoire pour un Trump pas du tout “retourné”. L’envoi immédiat d’une armada vers la Corée du nord (qui fera demi-tour en temps voulu!) sert aussi à dire: passons à autre chose!
      Aux partisans de la paix, d’un accord avec la Russie etc.., il est donc beaucoup trop tôt pour être défaitiste.


    • Chris Le 17 avril 2017 à 13h11
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      N’empêche…
      Depuis cette attaque, combien d’articles fielleux et/ou hors de tout sens commun, avez-vous lu dans la MSN ?
      Les vassaux et néocons ont cessé de chuiner, l’Amérique est revenue à son dada :”détruire pour dominer”. Ouf, ils respirent.


  6. DUGUESCLIN Le 17 avril 2017 à 07h17
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    Comme quoi il est possible d’être rusé, malin, homme d’affaire roué aux mauvais coups et en même temps être ignare et stupide.
    L’homme idéal pour représenter le pouvoir des maîtres du monde.
    A quoi sert l’intelligence quand elle est accompagnée de stupidités?


    • Raoul Le 17 avril 2017 à 10h43
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      Trump, comme nombre d’hommes d’affaires et d’hommes politiques est rusé. Mais il n’est pas intelligent dans le sens où l’intelligence suppose une capacité de comprendre les situations. Or, il a bien montré son incapacité dans ce domaine. Les conséquences de ses actes sont encore difficiles à évaluer, mais terriblement négatives.

      Parmi les explications à son comportement, une seule est acceptable : qu’il ait reçu des menaces plus ou moins explicites contre sa vie. Dans ces conditions, évidemment, l’instinct de conservation doit l’emporter.

      Le problème n’est pas uniquement qu’il ait bombardé la Syrie, c’est aussi qu’il l’a fait d’une manière brutale, sans même avoir l’accord du Congrès. Il est donc clair qu’il a voulu montrer ses muscles. C’est totalement irresponsable et inopportun. C’est l’action de quelqu’un qui est incapable de comprendre que le monde ne se réduit pas à une partie du continent nord-américain. Voilà qui montre son manque d’intelligence.


      • Chris Le 17 avril 2017 à 13h27
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        C’est vrai qu’il ne s’est pas embarrassé du simulacre des autorisations du Congrès, de l’ONU et toussi toussa. J’imagine que les chancelleries des vassaux furent averties -pas seulement les Russes- afin d’éviter des télescopages.
        Reconnaissons qu’il nous a épargné les discussions oiseuses qui nous valurent le flacon de Colin Powell ou la ligne rouge d’Obama…
        Il s’agissait de produire un grand coup psychologique sur ses adversaires politiques et rassurer le complexe militaro-industriel afin qu’ils lui lâchent la grappe.
        Apparemment, ça a marché. Maintenant, jusqu’où ira-t-il dans cette voie ? Se prendra-t-il à son propre scénario ? Sera-t-il débarquer avant de prendre une tangente ?
        Les US vont-il risquer un nouveau Vietnam ? J’en doute. 28 500 soldats américains et leurs familles sont stationnés en Corée du Sud, des dizaines de milliers d’autres à Okinawa et à Guam, 2 bases militaires se trouvant à distance de frappe des missiles nord-coréens.


  7. Catalina Le 17 avril 2017 à 07h53
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    “La présumée relation Poutine-Trump était un élément majeur des manifestations anti-Trump autour de son investiture, et les plus grands médias d’informations des États-Unis ont matraqué tous les jours le public au sujet du “scandale” russe.”

    L’élément majeur pour les manifs : un mensonge
    C’est dingue, non?
    Tout repose sur un mensonge et ce mensonge va jusqu’à déstabiliser le président des usa ?
    Ma foi, si les américains sont si bêtes qu’ils n’attendent même pas de preuve, ils ont ce qu’ils méritent.


  8. Fritz Le 17 avril 2017 à 08h33
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    Le retournement de Trump est évidemment dangereux pour la paix mondiale. La cause première de ce retournement serait donc la pression insensée mise par l’alliance démocrates-néocons-médias sur le nouveau président. Mais de quel droit ces acteurs peuvent-ils retourner ainsi un président américain ? Après l’Irak, la Yougoslavie, la Libye, le Yémen, l’Ukraine ?

    Pourquoi leur complotisme évident (Trump élu grâce au KGB, Trump la marionnette de Poutine) passe-t-il comme une lettre à la poste ? Et ils ont le culot de discréditer les médias alternatifs en les traitant de “complotistes”, comme RT qui n’a jamais allégué aucun complot !

    Mensonge, diabolisation, impunité : telles sont les trois mamelles de ce monstre bien-pensant, celui qui oblige les partisans de la paix à se justifier sans cesse, ou à plier. Face à ces menteurs, on a envie d’être méchant…


    • bluetonga Le 17 avril 2017 à 12h05
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      Bonjour Fritz.

      “Face à ces menteurs, on a envie d’être méchant…”

      Tenez. Une petite séance défouloir en droite provenance de P C Roberts.

      http://www.zerohedge.com/news/2017-04-16/paul-craig-roberts-it-has-become-embarrassing-be-american

      Rien de bien neuf en termes de news et d’analyse, mais ce bon vieux PC y éructe avec flammes son mépris des crétins du gouvernement qui jouent avec les allumettes nucléaires pour la frime et la gloriole ainsi que leur débauche de mensonges éhontés et de prétextes à la mords-moi-le-noeud.

      Il commence par “C’est devenu gênant d’être un Américain” et il termine par “Lorsque le premier Satan 2 percutera Washington, le plus grand rassemblement de crétins au monde cessera d’exister. Le monde poussera un grand soupir de soulagement. Faites que ça arrive! Allez-y, crétins, détruisez-vous vous-même! Le reste d’entre nous en meurt d’envie”.

      Un peu vain et ressassé, mais truculent et jouissif. Cathartique. My kind of American guy.


      • Fritz Le 17 avril 2017 à 12h26
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        Merci, bluetonga.
        Paul Craig Roberts : une véhémence américaine, dans le bon sens. Son usage du mot “moron” me rappelle cette vidéo tournée à Londres l’été dernier, plutôt anti-Brexit et carrément anti-Trump, mais je l’apprécie maintenant :
        https://www.youtube.com/watch?v=fwLbDGX4qbk


  9. Catalina Le 17 avril 2017 à 12h27
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    Syrie : Bassam Tahhan met les Décodeurs du Monde en PLS sur la Syrie
    où on parle du site LES CRISES……

    https://www.youtube.com/watch?v=eifinV1x5P4


  10. TC Le 17 avril 2017 à 12h27
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    Il était évident qu’un homme comme Trump ne ferait pas le poids face à l’etablishment. Un homme qui a bâti un empire comme le sien n’est certainement pas un enfant de choeur, premier angle d’attaque. Ses diatribes constamment polémiques en sont un deuxième. Enfin, son discours grossier en terme de diplomatie et de politique étrangère ne pouvait qu’offrir un troisième angle d’attaque parfait pour l’affaiblir.


  11. Catalina Le 17 avril 2017 à 12h28
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    Sénat : Fin du mensonge d’Etat sur l’origine de la guerre en Syrie
    Alain Juillet

    https://www.youtube.com/watch?v=5siyELxCMNU


  12. Thanos Le 17 avril 2017 à 12h42
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    On dirait que nombres de commentateurs n’ont pas lu l’article qu’ils commentent… Il y a un “bras de fer” entre le président élu et le deep state, ses opposant politiques démocrates et républicains et Trump fait du bricolage politique (ce n’est pas péjoratif) afin d’essayer de se dégager des marge de manœuvre en ménageant ses adversaires. C’est opportuniste, surement manipulatoire (je l’espère), et ça ne coute pas grand chose (60 missiles destinés au rebut qui n’ont pas fait tant de dégat) bref de la politique. Ainsi les opposant de Trump sont obligés de le soutenir publiquement, cela permet de désamorcer la critique liant Trump à Poutine tout en apaisant le deep state. D’ailleurs la diversion a été immédiate en désignant la Corée du Nord comme le “vrai adversaire”, écartant ainsi (je l’espère) une intervention en Syrie, qui permet de recevoir encore le soutien publique de la Chine.
    Sinon un petit doc du MIT très intéressant sur l’attaque chimique : https://fr.scribd.com/document/345006854/Report-by-White-House-Alleging-Proof-of-Syria-as-the-Perpetrator-of-the-Nerve-Agent-Attack-in-Khan-Shaykhun-on-April4-2017-April11-2017-Standard
    Enfin comme tjrs nos médias et politiques sont bcp plus sensibles à certains morts qu’à d’autres, quelle réaction quant à l’attentat qui a fait 126 morts de localités dites “pro régime” ?


    • Garibaldi2 Le 18 avril 2017 à 03h00
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      Très clairement, cette frappe en Syrie était une opération à destination interne, Hillary et consorts se sont retrouvés obligés de mettre leurs sarcasmes dans la poche et d’applaudir.

      Dans la conférence de presse que Trump a donnée :

      http://www.huffpostmaghreb.com/2017/04/07/frappe-etats-unis-syrie-allocution-donald-trump_n_15856322.html

      vous remarquerez qu’il n’y a aucune improvisation, il lit exclusivement les prompteurs, tout a été réglé aux petits oignons pour éviter tout couac.

      L’histoire de l’accord donné entre la poire et le fromage, balancé sur un ton très ”négligé”, c’est du story telling.

      Trump a donc fait coup double en prenant la main sur le plan international à peu de frais et en affaiblissant les critiques en interne. Il a fait un brais d’honneur au Sénat en ne lui demandant pas son accord, et il n’a besoin de l’autorisation de personne pour expédier une flotte au large de la Corée. Là aussi les Sénat est en position de ”suiveur” et se doit d’applaudir!


      • Garibaldi2 Le 18 avril 2017 à 03h03
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        Donc il occupe les gens dont le principal problème est, entre autres, la dégradation dramatique des infrastructures (routes, ponts, autoroutes), et je passe sous silence les bibliothèques fermées faute de moyens financiers, etc … :

        L’état général des infrastructures aux Etats-Unis s’est nettement dégradé depuis 25 ans. Le constat est porté par la société américaine de génie civil qui regroupe 140 000 ingénieurs.

        Selon ces spécialistes un tiers des routes principales sont en mauvais état, de même que 10% des ponts. L’essentiel du réseau d’eau potable est en bout de course entrainant 240 000 ruptures graves de canalisations par an. Le réseau d’eaux usées, les égouts, ne valent pas mieux, entraînant des risques de pollution.

        On considère que 14 000 barrages sur l’ensemble du territoire sont dangereux en raison de l’implantation d’habitations en aval. Quant aux écoles elles sont vétustes, 10% d’entre elles souffrent d’un important sureffectif.

        Le besoin de financement des équipements publics est de l’ordre de 450 milliards de dollars par an, actuellement seuls 250 milliards par an sont prévus. Le président Trump a promis durant la campagne un plan de financement des infrastructures de plus de 500 milliards de dollars.
        Source RFI

        Mais où trouver ces 500 milliards de dollars ? En relevant le plafond de la dette !

        Lisez sur ce point : https://www.contrepoints.org/2017/03/15/284066-aujourdhui-15-mars-trump-bute-plafond-de-dette


        • Garibaldi2 Le 18 avril 2017 à 03h10
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          Et devinez qui doit donner son accord pour relever le plafond de la dette … le Congrès, donc le Sénat + la Chambre des Représentants ! Vous allez refuser d’augmenter le plafond de la dette à un gars qui porte si haut la bannière étoilée contre tous les méchants désignés par le consensus ?! Comme en plus dans cette augmentation il y aura un bout de gras pour le complexe militaro-industriel …….


  13. anne jordan Le 17 avril 2017 à 15h46
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    Malgré tout , le Moyen Orient est LA cible :
    https://www.contrepoints.org/2017/04/16/286789-new-york-times-conseille-a-trump-de-soutenir-daech
    penchez vous un peu sur Thomas Friedman , pour les anglophones , c’est instructif : on remonte jusqu’en, Afghanistan


  14. Lysbeth Levy Le 17 avril 2017 à 17h55
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    Un article rappelle que ces guerres rapportent de l’argent : https://blogs.mediapart.fr/maxime-chaix/blog/110417/ce-lucratif-chaos-moyen-oriental-l-exemple-de-raytheon?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67
    Oui car jamais on aura autant vendu d’armes les plus sophistiquées, matériel militaire de haute technologie, dans les mains mêmes des soit disant “rebelles”, une vraie armée (Gladio B !) dotée de chars, de humvee Toyota très couteuses, comme si ça poussait dans le désert syrien ou irakien.
    Tout en répétant la vérité que oui la CIA a bien armé ces “escadrons de la mort”, le Qatar Arabie Saoudite et bien sur les pays d’Europe France comprise, à travers les ONG “cache misère” de la manipulation de l’humanitaire, engagé afin de faire un remake de la Lybie.
    Les rares députés anti-guerre, les anciens de la CIA ont beau alerter, le chaos annoncé du moyen orient se poursuit dans la lignée des Bush Obama et Trump hélas.
    Le PNAC aurait-il gagné ?


  15. Andrea Le 17 avril 2017 à 17h56
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    D. Trump est président par accident.

    Le ‘fix’ était planifié, le faux duopole s’alignait derrière Killary Klinton. Un adversaire Republicain qui allait perdre grave était nécessaire: Rubio, Cruz, Carson, Bush n’était pas chaud, et le bouffon DT semblait idéal, il pouvait faire figure d’opposant ‘débile’, ‘risible’, un parfait perdant, plus agé que HRC en plus.

    DT n’a pas aimé cette manip et s’est mis en tête de gagner, les médias ont courus après les revenus, le clown a doublé la mise, et les manip / tricheries, fraude, des votes a échoué car l’avantage DT était trop conséquent. (Bien sur, post débacle Sanders – Clinton qui a fait des ravages chez les Dems.)

    Ensuite, il a fallu attaquer DT par tous les moyens, car ses promesses / discours de sens commun, e.g. détente r/ Russie, lutte contre ISIS, protectionisme ‘intelligent’ at home, etc., tout ce qui l’a fait élire, sont du poison pour les élites, les 1% ou 10% ou même plus. Une fois DT élu, il a fallu le faire plier.. comment exactement .. déjà longueur admise du post dépassé… ?


  16. moshedayan Le 17 avril 2017 à 21h35
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    Xavier Moreau dans une vidéo sur les relations russo-américaines a mis une vidéo historique de John Mc Cain, fait prisonnier blessé au Nord-Vietnam, son avion abattu par la DCA Vietnamienne grâce à un missile anti-aérien soviétique.
    Au moment où les Etats-Unis s’apprêtent à agresser maintenant la Corée du Nord: cette vidéo paraît presque prémonitoire de ce qui pourrait advenir de l’aventurisme guerrier que Trump semble adopter avec ce McCain, champion de russophobie, guerre froide et probablement sinophobie.
    ps : les bâtiments de guerre américains ne sont plus invincibles face à des missiles tactiques de défense côtière.


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