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19.août.202119.8.2021 // Les Crises

Avoir raison avec Noam Chomsky I Épisode 2 : Le père de la linguistique générative

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Refusant les théories comportementalistes qui avaient alors le vent en poupe aux États-Unis, Noam Chomsky soutient qu’il existe une structure profonde et universelle à la base du langage humain. Conçue à la naissance de la cybernétique, son approche a un côté « mathématique ».

Source : France culture, Julie Gacon

Noam Chomsky dans son bureau du MIT en octobre 1987• Crédits : Ulf Andersen/Getty Images – Getty

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Tout part d’un émerveillement.

Un tout petit enfant qui n’en est qu’à quelques mois de sa vie sur terre, et de sa découverte du monde, comment peut-il comprendre aussi vite la langue humaine ?

Et nous adultes, comment pouvons-nous acquérir des systèmes de connaissance aussi étendus, quand notre expérience, elle, est à la fois limitée, et fragmentaire.. ?

Il y a quelque chose de magique à ce que deux humains qui se parlent, se comprennent l’un l’autre. Noam Chomsky n’emploie jamais le mot « d’innéisme », mais c’est bien ce que l’on comprend en le lisant…

Chomsky, dont le père lui-même était linguiste, crée un département de linguistique au MIT dans les années 50. Son premier livre sur le sujet paraît en 1957, Syntactic structures. En France, c’est l’université Paris-8, Vincennes, qui enseignera les principes de sa grammaire dite « générative ».

Et si Noam Chomsky s’est toujours défendu de faire un lien entre son travail sur le langage et ses prises de position militantes, beaucoup chercheront à déceler dans ses théories scientifiques, une explication de sa vision du monde.

Source : France culture, Julie Gacon

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1 réactions et commentaires

  • Krokodilo // 22.08.2021 à 18h32

    J’ai écouté cette conférence, et une autre indiquée en lien par un autre universitaire. Sans vouloir manquer de respect aux linguistes en général, au Collège de France et à Chomsky en particulier, j’ai toujours trouvé ces théories sur les bases profondes de toutes les langues un poil fumeuses ou indigestes, à quoi on me rétorquera fort logiquement que c ‘est une science (sociale) et qu’un article de fond ne se comprend pas sans les bases et le vocabulaire correspondants, et qu’en plus c’est pas pour les bas de plafond! Disons que je préfère l’approche pragmatique de Zamenhof – génie trop sous-estimé – et de l’espéranto, qui utilise les mécanismes principaux communs à plusieurs langues répandues: temps, COD, marqueurs, dérivation logique, etc. En se basant sur des langues actuelles au regard du temps long (100 ans) et non les racines communes pluri-millénaires comme les cherchent les linguistes. Ce n’est pas de la recherche fondamentale mais par contre cela permet une application pratique: une langue de communication équitable, simple et internationale (relativement). Au fil du temps, divers linguistes, et non des moindres, ont reconnu que l’espéranto était bien structuré. Un mauvais esprit soupçonnerait une jalousie (inconsciente!) des linguistes envers Zamenhof, lequel n’était pas linguiste mais opthalmo! Faut dire que cette discipline n’existait pas en tant que telle fin 19e.

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