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17.décembre.201817.12.2018 // Les Crises

Bruno Jeudy traque les « faux » gilets jaunes (BFM-TV) par Frédéric Lemaire

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Source : ACRIMED, Frédéric Lemaire, 11-12-2018

Dans la soirée du samedi 8 décembre, l’éditorialiste Bruno Jeudy prend à partie un gilet jaune présent sur le plateau de BFM-TV. Alors que celui-ci vient de dénoncer les privatisations mises en œuvre par le gouvernement, Bruno Jeudy reproche à son invité ses « obsessions politiques » qui ne sont pas « démocratiques », et l’accuse de ne pas être « un vrai gilet jaune ». Il illustre ainsi une tendance de certains éditocrates à vouloir distribuer les rôles, entre les bons et les mauvais gilets jaunes.

Le soir de la journée d’action du samedi 8 décembre, Christophe Couderc est invité sur le plateau de BFM-TV en tant que gilet jaune. Interrogé sur les annonces d’Emmanuel Macron, il fait savoir qu’il n’attend rien de celui qu’il présente comme le « président des riches ». Il évoque ensuite une information publiée dans Marianne selon laquelle des dizaines de députés LREM sont issus de grandes entreprises françaises. Il dénonce, enfin, la vente par le gouvernement d’Aéroports de Paris, de la Française des Jeux, ou encore de certains barrages. C’en est trop pour l’éditorialiste Bruno Jeudy, qui fond avec morgue sur son invité [1] :

Cet échange est édifiant à plusieurs égards. À commencer par la manière dont Bruno Jeudy se réserve le droit de désigner lesquels de ses interlocuteurs seraient des « vrais » et des « faux » gilets jaunes.

Un jugement qu’il rend au nom de sa propre conception (toute condescendante) de ce que seraient les gilets jaunes : « Les gilets jaunes que je vois régulièrement, ici-même, ils ne parlent pas comme vous. Parce que vous, vous êtes un faux gilet jaune ».

Voire au nom des téléspectateurs, dont il semble connaître l’avis en temps réel : « Vous n’êtes pas un vrai gilet jaune, vous parlez comme un militant politique. Ecoutez, ça ne trompe aucun téléspectateur. »

Ou encore au nom de la « cause » des gilets jaunes, dont il serait le garant : « Vous devriez avoir honte […] Vous ne servez pas la cause de ceux qui, sur les ronds-points, se battent pour leurs fins de mois, se battent sans réfléchir… se battent sans penser… sans remettre en cause la démocratie. »

Car c’est bien connu : les « vrais » gilets jaunes ne sauraient articuler de propos « politiques », ou encore remettre en cause les institutions. Il faut dire que Christophe Couderc a commis un crime de lèse-majesté : taxer Emmanuel Macron du titre de « président des riches », et évoquer ses liens avec le pouvoir économique… Cela semble constituer, pour Bruno Jeudy, une véritable remise en cause de la démocratie.

Dès lors, on est tenté de souscrire aux propos de Christophe Couderc, lorsqu’il renvoie la balle à son interlocuteur : « Je réfute votre accusation : vous, vous n’êtes pas un vrai journaliste. » Et s’il y a de quoi douter de la qualité de journaliste de Bruno Jeudy, une chose est sûre : l’éditorialiste est un authentique chien de garde de l’ordre établi.

Au-delà de son seul cas, cet échange illustre parfaitement la morgue des tenanciers des grands médias face à toute remise en cause de l’ordre dont ils se font les gardiens ; mais aussi leurs prétentions à parler au nom de la majorité, et à désigner les porte-parole et revendications légitimes d’un mouvement qui ne cesse pourtant d’échapper à leurs catégorisations méprisantes et à leurs « analyses » trop souvent pleines de vide.

Frédéric Lemaire

 

Annexe : retranscription des interventions de Bruno Jeudy

« Mais monsieur, vous ne révélez rien du tout, tout cela est connu, tout cela est public. ADP et la Française des Jeux vont être privatisés, c’est déjà connu, ce sont des décisions qui ont été annoncées de manière transparente. »

« Vous avez des obsessions monsieur, qui sont des obsessions politiques, et qui ne sont pas démocratiques. »

« Mais présentez-vous aux élections ! Présentez-vous aux élections monsieur, c’est plus simple, je vous assure. »

« Les gilets jaunes que je vois régulièrement, ici-même, ils ne parlent pas comme vous. Parce que vous, vous êtes un faux gilet jaune, je vais vous dire. »

« Vous êtes un militant politique, vous n’êtes pas un vrai gilet jaune : vous parlez comme un militant politique. Ecoutez, ça ne trompe aucun téléspectateur. Vous êtes contre la démocratie, vous voulez renverser le pouvoir, vous n’êtes pas un vrai gilet jaune. Vous devriez avoir honte, vous n’êtes pas un vrai gilet jaune »

« Moi on me connaît par ailleurs comme journaliste, alors que vous, vous n’êtes pas un gilet jaune. Vous ne servez pas la cause de ceux qui, sur les ronds-points, se battent pour leurs fins de mois, se battent sans réfléchi… se battent sans penser… sans remettre en cause la démocratie. »

Source : ACRIMED, Frédéric Lemaire, 11-12-2018


Il y a un bonus : 2 jours après le Porte Parole du gouvernement est venu à la télé traiter ce citoyen de “Raciste” : (source – le 13/12 la page n’était pas supprimée ni même modifiée)

Pas de bol, il se référait à un homonyme ! (source)

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Commentaire recommandé

Abemus // 17.12.2018 à 07h13

Autre extrait édifiant dans lequel on peut entendre et voir Laurent Joffrin dire tranquillement, sur le service publique, et sans que l’animateur ne réagisse, que (Etienne) “Chouard est un facho !”…

https://youtu.be/7V625PPIBoY?t=659

89 réactions et commentaires

  • Abemus // 17.12.2018 à 07h13

    Autre extrait édifiant dans lequel on peut entendre et voir Laurent Joffrin dire tranquillement, sur le service publique, et sans que l’animateur ne réagisse, que (Etienne) “Chouard est un facho !”…

    https://youtu.be/7V625PPIBoY?t=659

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    • Fritz // 17.12.2018 à 08h20

      En 2005, PLPL avait classé Laurent Mouchard (alias Joffrin) comme “le journaliste le plus bête de France” :
      http://www.homme-moderne.org/plpl/n24/p8.html

      L’héritier de PLPL, “Le Plan B” (qui présentait Acrimed comme sa “rutilante vitrine universitaire”), s’en prenait régulièrement à M. Joffrin.

        +23

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    • FARINET // 17.12.2018 à 08h49

      Parcours, (lien sur Ojim) d’une girouette qui ne sait où aller, mais qui n’a pas besoin de boussole pour se rendre Au siècle, dix fois par an,le dernier Mercredi du mois, situé dans les beaux quartiers parisiens souillés par les gueux.
      Si la girouette pouvait parler, elle dirait qu’elle dirige le vent. Jules Renard
      Joffrin lui s’exprime, beaucoup, des grincheux diraient trop, à tort et à travers même pour certains, mais comme ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent, lui il suit.

      https://www.ojim.fr/portraits/laurent-joffrin/

      Joffrin de son vrai nom Mouchard, comme l’indique sa bio, est une sorte d’Handicapé Patronymique, (concept élaboré par Desproges),à propos de Jean Jacques Debout.
      Pierre Desproges que la presse qualifiait, d’éternel franchisseur de ligne jaune !!! Vite vite un Gilet.
      On aimerait aujourd’hui que France Inter ait encore cette impertinence.
      Quel régal aurions nous d’avoir Joffrin et toute la Cryque , passer à un nouveau « Tribunal des Flagrants Délires ».

      Le Siècle Chenil des chiens de garde, Pitbull Aboyeurs, porte voix de leurs maîtres.
      Un bon chien, obéit surtout à « couché », « donne la patte », et « attaque » !

      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Le_Si%C3%A8cle

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    • zx81 // 17.12.2018 à 08h52

      Discréditer le messager pour discréditer le message (le RIC fait peur).

      Ou bien supprimer le message comme F3 :
      https://francais.rt.com/france/56953-gilets-jaunes-mot-degage-disparait-pancarte-anti-macron-jt-france-3
      “MACRON DEGAGE !” est devenu “MACRON”. Une erreur humaine (sic) selon F3, sans aucune intention de censure.

      Lol.
      La France vit-elle une dérive totalitaire ou humoristique ?

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      • Narm // 17.12.2018 à 16h24

        c’est énorme l’image retouchée
        surement envoyé par l’AFP

        comme entendu hier, le RIC fait peur, … “mais il existe déjà … 4,5Mo de signature…. mais de toute façon il faudra qu’on en discute et le ratifie, nous)

          +9

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    • Arthur de la Barre // 18.12.2018 à 09h13

      Ces journalistes, faiseurs d’opinion qui ne s’avouent pas, et qui ne cessent de jouer d’un “argument d’autorité” illégitime de leur part !

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  • Bob forrester // 17.12.2018 à 07h15

    Un faux journaliste ! Question imposture il est bien placé

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    • Pierre // 18.12.2018 à 18h34

      Bonjour, la vidéo youtube de l’article n’est plus visible (atteinte aux droits d’auteur semble-t’il. Difficile de faire plus vicelard que ce faux journaliste. ) . Serait il possible à Olivier ou son équipe d’en mettre un autre exemplaire?
      J’ai trouvé çà
      https://www.youtube.com/watch?v=Cm47bLpsS1k

      Les commentaires sont d’ailleurs unanimes, il a fait trés fort

        +1

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  • MDacier // 17.12.2018 à 07h24

    Rien de nouveau sous le soleil …
    A l’image de ceux qui “ne sont pas Charlie” qu’il “faut repérer et traiter” …
    https://m.youtube.com/watch?v=5O6ngINKxTg

    Pitoyable!

      +35

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  • Larousse // 17.12.2018 à 07h32

    La liste des interventions édifiantes des “chiens de garde” durant ces événemnt est très longue. Ce qui est dommage, c’est que trop souvent, ceux-ci ont une morgue et une agressivité si naturelles que leurs interlocuteurs en face n’ont pas la force de leur répondre ou de décrypter leurs codes de language, alors qu’ils sont évidents. Il faudrait de l’entraînement.
    Toutefois, les “chiens de garde” seront rattrapés par la réalité. Une chose est certaine : le pouvoir a fait une vaste manipulation autour des mesures qu’il a annoncées. Celles-ci ne changeront strictement en rien la situation, car la politique de “compression des salaires” -marge de manoeuvre dans l’euro comme l’a bien identifié Emmanuel Todd- est bel et bien maintenue.
    L’échec de la politique des ploutocrates oligarques autour d’E. Macron est patent et d’ici quelques semaines il s’amplifiera avec l’arrivée du prélèvement à la source.
    Pour accélérer la décomposition, les Français autour des “GJ” doivent passer à la grève de la consommation.
    Ce sera une réponse à tous ces “chiens de garde” qui ont pleuré sur les “méfaits” des GJ sur le Noël de la consommation et vantent à tour–de-bras ce modèle de société (qui laisse dans le fossé les “gueux”)

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    • Maxhno // 17.12.2018 à 08h30

      “Prochain point de rupture l’ ISF” Lordon

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    • chokk // 17.12.2018 à 10h34

      Comme disait Bourdieu, il y a un déséquilibre évident entre l’habitué du plateau de télé, qui en connait les codes et qui est rompu à la rhétorique, et le gentil prolo qu’on y invite pour faire diversité. Selon Bourdieu, afin de rétablir l’équilibre, le journaliste/animateur devrait systématiquement prendre le parti du camp “faible” pour garantir le débat. On voit bien sûr l’inverse se passer.

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    • BIGGLOP // 17.12.2018 à 11h02

      Bonjour,
      En matière de grève, il y a aussi la grève du zèle qui ne pénalise pas le salarié tout en ralentissant l’activité de l’entreprise.
      Elle s’appuie sur le respect strict du règlement intérieur, des normes de sécurité du CHSCT.
      Et ceci permettra de réduire les AT sur les chantiers.

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    • Kita // 17.12.2018 à 12h08

      Mais il est évident que les VRAIS gilets jaunes, n’ont pas les moyens de dépenser pour les fêtes, quant aux autres, ceux qui ne se soucient que de politique, qu’ils restent dans la rue il y a de quoi faire dans ce domaine!

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    • Yannis // 18.12.2018 à 16h39

      J.L. Mélenchon est certainement un de ceux qui a le plus d’entrainement à ce sport de la mise en touche sur le terrain médiatique. Ce qui fait automatiquement réagir ceux qui préfèrent vivre couchés ou voient en lui l’horrible figure patriarcale.

        +3

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  • Pierre D // 17.12.2018 à 07h32

    La vidéo a été supprimée… c’est BFMtv.

    Si vous n’avez pas le sens de l’humour évitez BFMtv (et ses pubs).

    Autre gag: celui de Ruth Elkrief au bord de l’hystérie le premier samedi sur les Champs qui répétait en boucle face aux accusations de Castaner contre Le Pen d’avoir soufflé l’idée des Champs aux Gilets Jaunes.

    «Mais ce n’est pas de sa faute, elle n’a fait que poser une question “pourquoi pas les Champs?”. Le véritable responsable, c’est Mélenchon qui n’a pas interdit aux manifestants d’y aller.»

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  • Sharivan // 17.12.2018 à 07h37

    “ça ne trompe aucun téléspectateur. Vous êtes contre la démocratie”
    “ceux qui,…, se battent sans réfléchi… se battent sans penser… sans remettre en cause la démocratie.”

    Son idée de la démocratie me fait penser à cette petite phrase dans le film “le maître d’école” avec Coluche:
    -Alors qui sait ce qu’est un égoïste?
    -moi, Monsieur!
    -alors dis nous ce que c’est?
    -un égoïste, c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi

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  • Rémy@B // 17.12.2018 à 07h39

    qui est-il, Jeudy pour juger?

    et Griveaux, mal renseigné, roi du bobard de la semaine.
    bientôt un procès?

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  • Binou // 17.12.2018 à 07h45

    Et quand on regarde l’interview au complet, un autre intervenant de l’émission dit que M. Couderc est antisémite car (on s’accroche) il précise que Macron a été employé chez Rothschild.
    Merci BFM!

      +49

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  • Emmanuel // 17.12.2018 à 07h51

    Edifiant en effet. On devrait dresser un palmarès de ces “journalistes”, une sorte de “mur du çon” à la façon du Canard, pour qu’ils puissent redescendre sur terre. Certes il ne s’agit pas “des journalistes”, mais de certains qui ont “conquis” le pouvoir médiatique. Il serait urgent que le dégagisme s’applique à eux, et qu’une nouvelle génération, plus honnête intellectuellement, et qui soit là plus respectueuse de leurs invités, à leur écoute, qui soient là pour leur permettre de s’exprimer, au lieu de devenir des censeurs patentés. Il en va d’un enjeu essentiel de la démocratie, de la pluralité d’opinions, de la promotion du débat public, de la responsabilité du journalisme….Qui s’en trouverait tiré vers le haut.

      +25

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    • Catalina // 17.12.2018 à 08h06

      Emmanuel,
      pour ça il faut que les médias changent de proprios….
      Les gj devraient essayer de neutraliser les studios des archi milliardaires qui sont obsédés par la manipulation de l’opinion

        +48

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    • RV // 17.12.2018 à 21h14

      Les débats politiques sur RT chez Taddei ont de la tenue,
      mais bon, comme le taulier en fait la pub, tout baigne.

        +3

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  • Rémy@B // 17.12.2018 à 07h54

    la vidéo a disparu de cette page,
    est-elle disponible par un autre lien?

      +2

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  • tardieu // 17.12.2018 à 08h17

    Vous avez refusé les enseignements de la Commune et de la révolution russe, vous êtes voué à capituler en rase campagne!

    Ceux qui n’ont rien appris de la lutte de classe du passé, qui ne l’ont manifestement pas étudiée, ne sont pas aptes à nous représenter.

    L. Trotsky – Si le particularisme et l’autonomisme démocratique sont extrêmement dangereux pour la révolution prolétarienne en général, ils sont dix fois plus dangereux encore pour l’armée. Nous l’avons vu par l’exemple tragique de la Commune. (…)

    L’hostilité à l’organisation centraliste –héritage du localisme et de l’autonomisme petit-bourgeois– est sans doute le côté faible d’une certaine fraction du prolétariat français. L’autonomie des sections, des arrondissements, des bataillons, des villes, est pour certains révolutionnaires la garantie supérieure de la vraie activité et de l’indépendance individuelle. Mais c’est là une grande erreur, qui a coûté bien cher au prolétariat français. (…)

    La tendance vers le particularisme, quelque forme qu’elle revête est un héritage du passé mort. Trotsky – Leçons sur la Commune, 1931.

    Les intentions les plus généreuses ne remplaceront jamais un programme et une orientation politique… Quelle misère intellectuelle ou mauvaise foi !

      +8

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    • Valmeysien de Bouvines // 17.12.2018 à 11h32

      Tardieu,

      Nous ne sommes pas dans une lutte armée, donc je ne sais pas si votre remarque est à propos.
      Mais merci pour le partage du texte c’est intéressant.

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    • UnKnown // 17.12.2018 à 16h20

      Le centralisme Montagnard, vu la boucherie qui en est sortie, il ne faut pas s’étonner que ceux de 1871 s’en méfiaient. Un autre débat, mais qui rejoint un peu l’opposition au Jacobinisme Parisien du mouvement Gilets Jaune.

        +4

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    • RGT // 17.12.2018 à 20h08

      Trotsky aurait mieux fait de fermer sa gueule et d’aller se cacher…

      N’oublions pas que lors de la révolution russe il y avait beaucoup plus d’anarchistes que de marxistes en Russie et que les marxistes, Trotsky en tête avec SON armée rouge, les ont tirés comme des lapins pour ne plus être emmerdés par des “concurrents” bien plus démocrates qu’eux.

      Et lors de la guerre d’Espagne, les communistes se sont alliés aux franquistes pour recommencer la “fête aux anars” et ont ainsi commis un acte de haute trahison contre le peuple.

      Moralité : Si vous êtes pour une VRAIE démocratie, ne croyez JAMAIS ceux qui prônent les “bienfaits” d’un gouvernement central.
      Ils ne sont que des DICTATEURS EN PUISSANCE et tous leurs véritables opposants (ceux qui veulent décider par eux-mêmes de leur existence) finiront tous au goulag, à Guantánamo ou dans un quelconque cul de basse fosse.
      Si ce n’est dans un “simple” bain de sang comme ce fût le cas pour TOUS les mouvements anarchistes qui avaient pris une certaine ampleur.

      Souvenez-vous de la Commune de Paris, du 4 mai 1886 à Chicago qui est à l’origine du 1er mai, des anarchistes russes pendant la répression bolchevique, Emma Goldman, etc, etc,

      Les marxistes n’ont jamais réellement été les ennemis des capitalistes et des oligarques. Leur vision hyper centralisatrice était en totale concordance avec les capitalistes qui les ont parfois soutenus et qui les ont souvent infiltrés.

      La “guerre froide”, avec un certain recul, n’était qu’un moyen efficace pour les deux camps de mener une politique dictatoriale visant à se “protéger” des “pourris d’en face” tout en sauvant leurs fesses.

      Par contre, les mouvements anarchistes devaient pour les DEUX CAMPS être sauvagement réprimés car ils prônaient l’égalité réelle des humains et l’affranchissement de ces derniers vis à vis de leurs “élites” dictatoriales.

      Les “gilets jaunes” sont finalement des anarchistes qui s’ignorent…

        +10

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      • Valmeysien de Bouvines // 18.12.2018 à 20h13

        RGT,

        Pourquoi les mouvements anarchistes n’ont jamais réussi à résister efficacement à leurs ennemis comme le montrent vos exemples ? Précisément parce qu’ils se sont dotés d’une doctrine politique qui empêche l’unité de commandement, chose pourtant nécessaire sur le plan stratégique.

        Avec des parties si disjointes, une entité politique (Etat, mouvement, parti etc…) décentralisée peut plus facilement se faire capturer, corrompre, ou battre sur la champ de bataille, tout simplement parce que l’ennemi peut s’attaquer à une partie à la fois, sans que les autres parties ne réagissent, ou bien trop lentement.

        Une entité politique fortement centralisée par contre, se meut comme un seul corps dès qu’une partie est atteinte par l’adversaire. Il est vrai cependant que les parties éloignées de la tête ont une liberté restreinte, forcément.

        Le problème posé par Trotsky ici n’est pas moral contrairement à votre réponse, le problème est stratégique. Et sur ce point, la centralisation politique est généralement plus efficace (les contre-exemples existent comme quelques cas de guerres asymétriques mais même là c’est discutable).

        La Jacobins et les Bolchéviques ont tenu suffisamment longtemps pour marquer l’histoire. Tel n’est pas le cas pour les anarchistes.

        Sommes-nous d’accord pour dire qu’un mouvement politique fait pour perdre est un mouvement politique que nous devons rejeter ?

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    • vlois // 17.12.2018 à 22h26

      En 1931, je ne suis pas sûr que Troski cherche à se convaincre qu’il avait raison en tant que bolchevik contre les mencheviks, la commune libre de Kronstadt qu’il a écrasé comme un boucher. A l’époque on pouvait se faire purger pour pas grand chose et dire le plus grand bien du Régime était un minimum pour la survie. Alors c’est petit bourgeois, mais l’aspiration centralisatrice au profit d’une nomenklatura “grande bourgeoise” me rappelle cet article de Les Crises sur Jacques Ellul, le travail est le point commun des morales bourgeoise, nazie et communiste.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volte_de_Kronstadt

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  • Ardéchoix // 17.12.2018 à 08h18

    Le Rantanplan de l information ne voit pas un gilet jaune mais un dalton. Il aura un bon nonos.

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    • Fritz // 17.12.2018 à 08h21

      Il aurait bien mérité la laisse d’or décernée par le Plan B.

        +12

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  • Albert Charles // 17.12.2018 à 08h37

    Pour avoir fréquenté les ronds points de ma région, je peux témoigner qu’il y avait des Gilets Jaunes qui disaient, haut et fort, que les taxes étaient destinées à payer des fainéants (sous entendus: les fonctionnaires et les chômeurs) ou à financer les soins médicaux des immigrés (sous entendu: qui n’ont pas leur place en France). Bref: peu importe ce que pense ce journaliste des Gilets Jaunes en général, mais mettre un mouchoir sur une réalité ne sert pas la cause des Gilets Jaunes qui (d’ailleurs) ne nient pas cette réalité (ils sont les premiers à se battre contre elle, sur le terrain: les discussions, ou les conflits, sont souvent âpres sur certains sujets…). Tout le monde sait, aussi, qu’il y a des petits patrons, sur les rond-points, qui ne veulent plus payer du tout d’impôts (et qui ne veulent surtout pas le retour de l’ISF, ni ce qui la remplace maintenant, d’ailleurs): la lutte des classes traverse aussi la société civile des rond-points. Et tout le monde sait aussi qu’il y a quelques fachos sur les rond-points. Il faut qu’on arrête cette manie des partisans (bien intentionnés, certes) qui consiste à nier les défauts de son camp, au risque de se laisser tromper par certains (on l’a vu avec le communisme, récupéré et trahi par certains…Et idem avec l’anarchisme, ou le socialisme, etc). Le manque de lucidité peut se retourner contre soi. Je fais même l’hypothèse (pas si folle que ça, je crois) que Macron le Libéral profitera de cette contestation fiscale pour justifier la casse future des services publics (les discours sont déjà prêts: pas de rentrées fiscales, donc moins d’indemnisation chômage, moins de postes, moins de profs, moins d’infirmières, moins de remboursements maladies, etc…). Et, d’ailleurs, la machine est En Marche (si je peux dire): le déficit public s’étant aggravé (la dette publique aussi), un remboursement sera présenté au pays dans le futur: il sera exécuté par nos enfants, ou par une attaque en règle contre les dépenses publiques.

      +13

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    • Sandrine // 17.12.2018 à 10h47

      Sur les rond-points il y a en effet des anti-etat et des « pro-état ». Ils se rejoignent sur un point: le désir de plus de démocratie, ce que certains appellent « populisme ». Le mouvement n’est pas très « innovateur », il reprend des catégories de pensées anciennes, il est foncièrement conservateur, il s’oppose au progressisme du camp europeiste-transhumaniste incarné par Macron.
      La question de la « démocratie » est le lien principal, elle est fédératrice mais représente aussi une « limite », un leurre car au fond, les gilets jaunes (et leurs soutiens) n’ont pas de conception commune de ce que devrait être « le pouvoir du peuple ». Pour les un cette démocratie ne se conçoit pas sans état fort, pour les autres au contraire l’etat doit laisser plus de liberté au citoyen. Pour cette raison la bataille du RIC, fédère, car chacun nourrit l’espoir qu’il pourra faire triompher sa vision du monde à travers l’usage du referendum – ce qui est illusoire car les biais qui existent pour l’élection des parlementaires peuvent tout à fait se retrouver dans un référendum.

      Même si elle est gagnée, la bataille du RIC ne résoudra pas pour autant le problème de fond qui n’est pas démocratique mais économique (le partage des richesses).

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      • Valmeysien de Bouvines // 17.12.2018 à 11h30

        Sandrine,

        Eh bien que ces fractures éclatent au grand jour lors des référendums qui auront lieu dans le cadre du RIC. Et alors chacun pourra faire valoir ses vues, mais la nouveauté c’est que ce sera le peuple qui tranchera.

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      • Jean // 17.12.2018 à 12h16

        @Sandrine

        => La question de la « démocratie » est le lien principal, elle est fédératrice mais représente aussi une « limite », un leurre car au fond, les gilets jaunes (et leurs soutiens) n’ont pas de conception commune de ce que devrait être « le pouvoir du peuple ».

        Il ne faut pas complexifier ce qui n’a pas besoin de l’être. Le pouvoir du peuple c’est quand le peuple décide de quelle façon il veut être gouverné. Ce qui implique que c’est au peuple d’écrire le cadre législatif, le mode opératoire et les domaines dans lesquels le RIC pourra être utilisé.

        => Pour les un cette démocratie ne se conçoit pas sans état fort, pour les autres au contraire l’etat doit laisser plus de liberté au citoyen.

        L’État fort et la liberté individuelle ne sont pas deux concepts nécessairement opposables, nous voyons bien aujourd’hui combien nos libertés pâtissent de l’affaiblissement de l’État républicain car le pouvoir qui est retiré à l’Etat est immédiatement capté par les grandes entreprises. Plus de services publiques c’est aussi plus de liberté pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir ces services privatisés, toujours plus couteux n’en déplaise aux néolibéraux, que leurs équivalents mutualisés. Et sans cette liberté pour tous il n’y a pas d’application du principe républicain d’égalité possible.

        => Même si elle est gagnée, la bataille du RIC ne résoudra pas pour autant le problème de fond qui n’est pas démocratique mais économique (le partage des richesses).

        Cela va dépendre de qui écrit les règles et les domaines dans lesquels ce RIC pourra être utilisé. On peut imaginer qu’un RIC puisse s’opposer à la privatisation d’une entreprise publique ou permette la nationalisation d’une activité déjà privatisée comme les péages par exemple. Le RIC pourrait aussi être utilisé pour sortir de l’Europe et de l’Otan, rétablir une juste participation à l’impôt des grande fortunes et des multinationales qui leurs appartiennent, établir la durée hebdomadaire du travail à 28 heures… il n’y pas de limites à ce que peut décider le peuple dans une démocratie.
        Ceux qui possèdent le Capital ont toujours pensé que le peuple est stupide et infantile mais nous voyons, de plus en plus clairement aujourd’hui, où nous conduisent ces esprits prétendument raisonnables; alors qu’il suffit d’écouter ce qui se dit sur les rond-points pour apprécier à sa juste valeur le bon sens et la sagesse populaire.

          +21

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        • bhhell // 17.12.2018 à 13h52

          “Même si elle est gagnée, la bataille du RIC ne résoudra pas pour autant le problème de fond qui n’est pas démocratique mais économique (le partage des richesses).”

          Le problème économique est éminemment lié à la démocratie. La démocratie s’arrête au seuil de chaque entreprise, alors que nous passons l’essentiel de nos journées en leur sein. Le contrôle par les travailleurs de ces dernières, avec des structures en coopératives, est la condition sine qua non pour parler sérieusement de démocratie.
          Les lobbys financiers qui contrôlent les politiques économiques se trouveraient décapités pour une part. D’autre part, l’efficience économique des coopératives est supérieure aux entreprises capitalistes, malgré les faveurs dont bénéficient ces dernières. L’exemple de l’entité géante Mondragon (salaires plafonnés, 1 voix par travailleur) en Espagne est à cet égard extrêmement probant

            +16

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      • RV // 17.12.2018 à 21h24

        @ Sandrine // 17.12.2018 à 10h47
        …/… il s’oppose au progressisme du camp europeiste-transhumaniste incarné par Macron …/…

        Cela dépend de ce que vous entendez par “progrès”.
        Dans son utilisation contemporaine,
        il est synonyme de régression sociale et sociétale.
        Je veux dire par là le détricotage lent, patient, obstiné,
        des acquis sociaux qui fondent notre contrat social républicain.
        Dérégulation, diminution des impôts au profit des taxes,
        remplacement des cotisation par l’impôt,
        tarissement multiples des recettes de l’État
        permettant de “crier faillite” et donc de justifier
        des coupes sombres dans les effectifs de la fonction publique
        qui engendre automatiquement la dégradation de ces services publics
        qui permet à son tour de les accabler de tous les maux
        etc.
        Ce qui ne veut pas dire qu’ils soit parfaits,
        mais pas au point de jeter le bébé avec l’eau du bain.

          +2

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    • Larousse // 17.12.2018 à 10h51

      Vous avez bien raison dans vos craintes, d’ailleurs un “chien de garde” dont je ne souviens plus le nom a déclaré souhaiter qu’Emmanuel Macron adopte la tactique du judoka, à savoir une prise roulade pour faire chuter son adversaire avant ; la marge est donc plus qu’étroite.
      C’est pour cela que je prône une grève de la consommation pour enrayer bien plus fortement le système, en le prenant à son propre jeu. En France les choses tiennent encore parce qu’il y a des profiteurs de la consommation avec son corollaire : l’accroissement de la dette, au nom d’une économie de services. Ce système est tellement dangereux qu’il faut son effondrement avant une prochaine crise financière.
      Par contre, vous avez une lecture de la dette – informelle et non économique. La dette, c’est quoi ? Des prêts d’argent sur un progrès espéré ou profit à terme. Aujourd’hui, cette dette est sur exploitée par les Banques pour s’assurer un profit immédiat et espéré (mais pas certain compte tenu de l’appauvrissement de la Terre et des populations dans l’UE). Cette dette ne sera en fait jamais remboursable, parce qu’elle est immense ou plus exactement spéculative. En fait, si les mécanismes étaient sains; elle a déjà été remboursée (une preuve : depuis 2008, peu de grandes banques en Europe ont fait faillite, elles ont même été aidées !). C’est mon point de vue qui a été expliquée par des économistes plus chevronnés.

        +5

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    • bhhell // 17.12.2018 à 10h56

      La logique des taux d’intérêt composés démonétise chaque jour un peu plus ce discours technocratique d’assainissement des comptes publics. La béance entre les intentions et les faits ne pourrait être plus grande. Les politiques d’austérité ont vu la dette publique accroître de 50% en 10 ans, et le mouvement est mondial, avec une poussée délirante aux Etats Unis. Et ce alors que les instances internationales (Janet Jelen évoque des trous béants dans le système) parlent ouvertement d’une crise systémique dans les deux ans. Si elle se déclenche, le maintien de la dette ne pourra se faire qu’au moyen de régimes fascistes

        +10

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    • Jean // 17.12.2018 à 13h03

      @Albert Charles

      Beaucoup de citoyens sont aujourd’hui sous l’influence des médias dominants et ils n’en ont pas conscience, enfermés qu’ils sont dans la toile tissé par ces médias qui disent tous la même chose parce qu’ils défendent exclusivement les intérêts de ceux qui les possèdent. Pour que le RIC puisse fonctionner il faudra rétablir la pluralité de l’information et prendre la mesure des recommandations du CNR qui n’envisageait pas que nous puissions vivre libre dans un pays en paix avec des médias au service des pouvoirs de l’argent.
      Pour prendre un exemple : Celui qui s’informe du cout réel de l’optimisation et de la fraude fiscale, de l’escroquerie de la dette odieuse, des exonérations de charges sans contre-partie, du cout réel pour la collectivité des privatisations et de la corruption, du dumping fiscal européen, de la faiblesse des amendes infligées aux multinationales fraudeuses et de la diminution des moyens alloués à la surveillance de leurs agissements… le cout des fonctionnaires par rapport aux services qu’ils rendent à la collectivité et celui des chômeurs par rapport aux cout de l’insécurité que génère celui qui n’a pas d’autres moyens pour survivre que de contrevenir à la loi, sont des gouttes d’eau dans un océan de dépenses inutiles. Mais quels sont les médias qui informent aujourd’hui les citoyens sur cette vérité arithmétique ?

        +18

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  • Theoltd // 17.12.2018 à 09h05

    Militons pour une chaine TV citoyenne Libre. Ou le droit a la parole est donné a tous. Ou sont traitées les infos sous tous les angles.
    Ajoutons cette revendication a la liste des GJ.
    Mais en tete de liste, car la liberté commence et fini par les medias.

      +17

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    • RV // 17.12.2018 à 21h35

      @ Theoltd // 17.12.2018 à 09h05
      Défendez le RIC, faites en sorte qu’il soit adopté, et alors, soumettez votre proposition de chaine TV citoyenne au RIC !

        +3

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  • Owen // 17.12.2018 à 09h06

    En définitive, le problème médiatique est pire que celui politique.

    On a vu avec les gilets jaunes les violences policières: leur répression, le laissez faire des casseurs, quand les policiers ne le sont pas eux-même, avaient pour but de démoraliser les manifestants, et pour manœuvre de fond de renverser l’opinion publique en l’effrayant et en caricaturant le mouvement.

    Le nerf de la guerre n’est pas l’argent (il n’y en a plus, il y en a encore, de toute façon on attend la prochaine crise), mais l’opinion publique. Les politiques sont livrés à leur impuissance, du maire de village qui ne veut pas se présenter aux élections suivantes, au président qui se contente de vendre le pays au lieu de réformer et qui voit sa popularité descendre à 20/25 % au bout d’un an et suivre un trait horizontal jusqu’à la fin du mandat. Sans compter qu’on signe des pactes de l’ONU et qu’on attend les GOPE de l’UE, en guise de programme exécutif.

    Ce sont les médias qui décident des pensées autorisées et celles interdites (avec éventuellement le parti-poubelle pour débarrasser les bulletins de colère), et qui sont les maîtres de cérémonie des élections aboutissant toujours au candidat qui leur convient.

    L’ennemi n’est pas Macron, mais BFM.

      +16

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    • Theoltd // 17.12.2018 à 09h47

      Disons plutôt que ce sont deux des têtes d’un meme ennemi (du peuple).

        +20

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      • Owen // 17.12.2018 à 11h50

        Ce sont les médias qui ont fait Macron, pas l’inverse. Plus précisément, c’est le Monde, prescripteur du mainstream qui l’a fait roi. Le directeur, Xavier Niels, qui a fait de la prison pour proxénétisme aggravé, quand même, était un intime de Macron depuis 2010. C’est d’ailleurs pendant sa période de prison qu’il a fait connaissance à “Mimi” Marchand, qui a été arrêtée, elle, au volant d’ un camion qui transportait 500 kilogrammes de haschich. Xavier Niels est le gendre de Bernard Arnault, première fortune de France. Brigitte Macron a enseigné au Lycée privé de Franklin, au XVIème arrondissement, ou passent les héritiers des fortunes du pays, notamment les enfants d’Arnaud Bernard Arnault.
        BFM ? en 2014, Patrick Drahi était intéressé pour le rachat de SFR, en concurrence contre Bouygues. L’autorité de la concurrence a tiqué contre Drahi, Montebourg s’est opposé. Macron a remplacé Montebourg et a cédé SFR a Drahi. Depuis, Drahi a racheté Libération, L’express, BFM…
        Bref, Ruan Branco propose une vue imprenable sur l’Etat profond français. Un programme politique n’est qu’un simple bout de papier, sans importance aucune.
        http://branco.blog.lemonde.fr/files/2018/12/Macron-et-son-Crepuscule.pdf

        Et pour rappel, Fillon a été tué médiatiquement, pas électoralement (même si je n’adhérait pas à son programme politique, le sujet n’est pas là).

          +21

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        • Yannis // 18.12.2018 à 16h50

          Médiapart a bien aidé aussi à “réorienter” le petit peuple de gauche indécis à voter Macron… C’est même un titre de presse en ligne, fer de lance de la conception étasunienne pour les sociétés humaines, ici adapté légèrement pour la France.

            +1

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    • RV // 17.12.2018 à 21h44

      @ Owen // 17.12.2018 à 09h06
      …/… L’ennemi n’est pas Macron, mais BFM. …/…

      mais non, BFM n’est que la courroie de transmission, c’est un outils.
      Si vous voulez aller à la source c’est au capitalisme qu’il faut s’attaquer.
      Le plus efficace est de tarir ses outils d’accumulation.
      Interdire la spéculation, le prêt à intérêt, la propriété lucrative.
      La valeur doit être massivement socialisée à travers la cotisation
      Le budget de la Sécu, assis sur la cotisation depuis 1946,
      soustrait à la prédation capitaliste plusieurs centaines de milliard par an.
      Ce système a fait ses preuves, il faut le développer.

      En 2011, les régimes de base obligatoires de sécurité sociale
      représentaient un budget total de 440,8 milliards d’euros2,
      soit environ un quart du PIB de la France (1 996,6 milliards d’euros en 2011),
      significativement plus que le budget de l’État français.
      Alors, oui, le gâteau est gros et tout est fait pour casser la sécu
      et la remplacer par des assurances privées

        +5

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  • Guadet // 17.12.2018 à 09h26

    “Les vrais gilets jaunes […] se battent sans réfléchir” Il a vraiment osé dire ça ? C’est dire enfin ce que pensent les ploutocrates qui voient “ceux qui ne sont rien” comme un troupeau d’animaux. C’est la vieille justification des propriétaires d’esclaves.

      +17

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    • Sandrine // 17.12.2018 à 10h15

      Impressionnant en effet. Mais en fait très révélateur : pour l’instant, le pouvoir ne juge pas nécessaire de réprimer RÉELLEMENT le mouvement car il croit qu’il ne s’agit qu’une révolte de « pauvres gens qui ont du mal à boucler les fins de mois » et dont les revendications «partent dans tous les sens » façon lettre au père-noël. En tout cas, il a bon espoir que que les gilets jaunes s’en persuadent.

      Les journalistes, insistent ainsi complaisamment sur l’ambivalence entre « revendication d’extreme-droite » mélangée aux « espoirs d’extreme-gauche ».SURTOUT Ils attisent les passions anti-intellectualistes que l’on trouve naturellement chez tous ceux qui se sentent laissé-pour compte et exclus. C’est une stratégie classique,utilisée par les mouvements fascistes du passé, qui a fait ses preuves. Comprenez bien : ce ne sont pas les gilets jaunes qui seraient fascistes mais le pouvoir qui cherche à les manipuler dans ce sens pour affaiblir la force subversive qu’ils représentent.

        +6

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      • Guadet // 17.12.2018 à 12h55

        Les ploutocrates sont plus bêtes que vous ne pensez. ils sont bêtes et sincères :
        https://www.bfmtv.com/politique/gilets-jaunes-le-patron-du-groupe-larem-a-l-assemblee-craint-d-avoir-ete-trop-intelligent-1590245.html

        Pour eux il y a l’opposition qui est méchante, le peuple qui est bête à manger du foin, et puis eux-mêmes qui sont gentils et intelligents. Ils n’ont pas dépassé le niveau de la maternelle.

          +15

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        • vlois // 17.12.2018 à 21h53

          Ils nous refont le coup de la pédagogie ? C’est un élément habituel de leurs language, autre exemple, si ca ne marche pas, c’est que nous ne sommes pas allés assez loins (comme l’UE…). J’appelle intelligents ceux capables de s’adapter aux événements et environnements pas ceux qui s’entête dans leur modèles. Trop de concepts et d’abstractions dans leurs têtes (ce pour quoi ils ont été sélectionnés par les concours),mais quand la réalité ne collent pas à leurs idées, c’est la réalité qui n’a pas lieu.

            +4

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  • Eric83 // 17.12.2018 à 09h50

    Il a un “journaliste” qui traquent les vrais gilets jaunes à la télé et il y a un opérateur – SFR pour le nommer – qui censure ma messagerie de simple citoyen qui consulte des informations sur Internet et ose poser des questions à nos parlementaires sur “l’attentat” de Strasbourg.

    J’ai envoyé le 13/12 un mail aux chefs de groupes parlementaires que j’ai publié sur AgoraVox :
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/attentat-de-strasbourg-de-graves-210687

    Entre temps, Cherif Chekkat a été abattu et de nouvelles informations publiques me conduisent à préparer depuis 2 jours un nouveau mail à nos parlementaires.

    Or samedi soir, je ne pouvais plus envoyer de mail mais je pouvais en recevoir. J’ai attendu hier matin pour appeler le service technique et après un temps certain, on me dit qu’un protocole avait été modifié mais qu’il avait corrigé et que ma messagerie fonctionnait de nouveau…sans plus d’information.

    Hier, j’ai consulté des sites, qui plus est des MSM, au sujet de l’attentat et j’ai envoyé des mails. Ce matin, ma messagerie est totalement bloquée avec le message DROITS COUPES !
    Message : Nous avons détecté une activité anormale sur votre boîte mail. Afin de protéger au mieux vos données personnelles, NOUS AVONS SUSPENDU SON ACCES….

    Censure et total cynisme en plus…pour protéger mes données personnelles ???

    Auprès de quel organisme et/ou juridiction puis-je faire état de cette censure manifeste ?

      +16

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    • Jean // 17.12.2018 à 11h00

      Vous pouvez déposer une plainte à l’ARCEP et rejoindre la cohorte de ceux qui se plaignent du “service” SFR.

      ” Le PDG d’Altice France (et DG d’Altice Europe) Alain Weill n’a pas apprécié les remarques récentes de l’Arcep concernant les manquements de SFR. « D’abord, l’Arcep n’a pas pour mission de jouer aux associations de consommateurs, mais en plus elle le fait très maladroitement », s’insurgeait-il lors d’une audition au Sénat mercredi. Des propos rapporté par l’AFP. Et d’ajouter que le rapport livré par l’Arcep est incomplet et de très mauvaise foi.
      La cause de cette colère, les résultats de la plate-forme « j’alerte l’Arcep », laquelle permet aux consommateurs de faire remonter leurs problèmes à l’autorité de régulation des télécoms. 34.000 dysfonctionnement ont été relevé sur un an. Et c’est bien SFR qui se trouve en queue de peloton.”

      Source et suite de l’article : https://www.zdnet.fr/actualites/sfr-se-rebelle-contre-les-resultats-de-l-arcep-sur-la-qualite-de-ses-offres-fixes-39878101.htm

        +10

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      • Eric83 // 17.12.2018 à 13h32

        Merci Jean pour l’info. J’ai envoyé une alerte sur le site de l’Arcep.

          +2

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        • Narm // 18.12.2018 à 19h20

          @Eric83 : Bravo

          une réponse ?

          Sinon, pensez déjà à utiliser une adresse mail différente de celle de votre opérateur fixe. et ne pas avoir le même opérateur mobile. C’est comme pour les oeufs dans le panier 😉

            +0

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    • Owen // 17.12.2018 à 12h01

      Pas drôle ce qui vous arrive.
      Il semble qu’avec les gilets jaunes, les réseaux sociaux, vidéos, et les choix de sites du moteur de recherche Google n’ont jamais été autant censurés.

        +7

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      • Catalina // 17.12.2018 à 13h15

        pas avec les gilets jaunes, avec ce gouvernement

          +3

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      • Marie Colin // 19.12.2018 à 14h25

        Chez nous, pas de rézozozio, de whatsapp, et google est banni !
        pour vos recherches, un moteur qui se met entre vous et google :
        https://www.startpage.com/do/search
        Et ça marche très bien ;o))
        et quant à SFR on s’en est tenu à l’écart depuis le début, ce sont rien que des forbans…

          +0

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    • Fritz // 17.12.2018 à 13h18

      @Eric83 : nous sommes tous avec vous. Même si nous ne pouvons rien faire pour l’instant.
      Et dire que la censure (première ordonnance de Saint-Cloud) avait déclenché la révolution de 1830…

        +4

      Alerter
    • RV // 17.12.2018 à 21h54

      En fait vous êtes sans doute victime d’un robot, d’une IA, à qui “on” a appris à sélectionner, peut-être pas des contenus, mais des modes de diffusion, un grand nombre de destinataires, etc.
      C’est le progrès . . .

        +1

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  • Ripilipipi // 17.12.2018 à 09h57

    Sans doute la séquence la plus scandaleuse que j’ai vue. Tout y est mensonge, anathème et inversion accusatoire paroxystique :
    -c’est Bruno Jeudy qui est un faux journaliste, Bruno Jeudy qui est anti-démocratique, Bruno Jeudy qui est un militant politique…

    La morgue, le mépris, la haine, l’arrogance qui se dégage de cette petite caste de médiacrates est insupportable.

    Du moment que les GJ “sans réfléchir”, “sans penser”, réclamaient une baisse des taxes, ça allait, mais là avec le R.I.C., nos grands démocrates et ripoublicains sont pris à leur propre jeu !

      +18

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    • jdautz // 17.12.2018 à 19h38

      Ça me rappelle le discours puant de la bourgeoisie et de l’Église d’un autre siècle avec « la foi du charbonnier ».

        +3

      Alerter
  • christian gedeon // 17.12.2018 à 10h07

    les GJ passent par tous les qualificatifs,et il y en a. l’entreprise de “décridibilisation ” bat son plein 24/24,7/7… et vraiment tout y passe. J’approuve,oui,j’approuve complètement cette entreprise. Non je ne suis pas fou… çà démontre une fois pour toutes que la presque totalité des médias,mais aussi des “experts ” politiques,sociaux,etc, ne peuvent être fiables. Ecoutez à fond BFM et autres,comprenez le contraire,et vous serez à peu près dans le vrai. Ceci étant dit,les institutionnels dits “de gauche “,dont la CGT,le PC,le PS,les Verts et cie,de façon plus pernicieuse et hypocrite,font exactement la même chose,notamment dans leur discours de Raminagrobis sur la “structuration” du mouvement,qu’ils se proposent bien entendu de structurer…eux même. Tous des hypocrites complètement dépassés par les évènements.

      +10

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    • Gilles // 17.12.2018 à 10h50

      “les institutionnels dits “de gauche “,dont la CGT,le PC,le PS,les Verts et cie,de façon plus pernicieuse et hypocrite”

      Et d’après vous, que font les institutionnels dits “de droite”?

      c’est un fait (paradoxal au vu des sondages!): les différentes listes de doléances publiées par les “gilets jaunes” sont à 90% compatibles avec le programme “l’avenir en commun” de LFI.

        +12

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      • olivier // 17.12.2018 à 20h48

        non pas temps qu’ils ne veulent pas sortir de l’UE.

          +4

        Alerter
        • vlois // 17.12.2018 à 22h03

          Oui, ils n’ont pas changé leurs attitudes depuis 2005 avec le référendum sur le TCE. Ceux qui ont votés non étaient des demeurés, qu’importe ils savaient qu’ils contourneraient en Congrès le vote du peuple souverain… qui les nourrit accessoirement.

            +0

          Alerter
  • Louis Robert // 17.12.2018 à 10h43

    Je n’ai jamais compris que des Français se soumettent à des attaques aussi effrontées, basses et humiliantes du Pouvoir. Eh quoi, devront-ils bientôt s’agenouiller face au mur?

    Qu’est-ce donc qui retient tous ces citoyens de lui sauter au visage puis de sortir et quitter les lieux? Aucun « invité », personne ne doit accepter d’être traité comme ÇA… et par ÇA!

      +11

    Alerter
  • fanfan // 17.12.2018 à 11h37

    Le @JTweFrance3 présente ses excuses aux téléspectateurs @France3tv :
    “Une erreur humaine a conduit à la diffusion d’une photo tronquée” …
    Nous vous devions cette explication au regard de la confiance que vous nous accordez”
    https://twitter.com/JTweFrance3/status/1074375133551357952

    Pour alerter le CSA sur un programme, remplissez le formulaire :
    https://www.csa.fr/Mes-services/Alerter-le-CSA-sur-un-programme

      +6

    Alerter
  • Abemus // 17.12.2018 à 11h49

    Arthur Schopenhauer / L’Art d’avoir toujours raison (c.1830)
    Stratagème XXXVII (Ultime stratégie)

    Lorsque l’on se rend compte que l’adversaire nous est supérieur et nous ôte toute raison, il faut alors devenir personnel, insultant, malpoli. Cela consiste à passer du sujet de la dispute (que l’on a perdue), au débateur lui-même en attaquant sa personne. On pourrait appeler ça un argumentum ad personam pour le distinguer de l’argumentum ad hominem. (…)

      +9

    Alerter
  • Caliban // 17.12.2018 à 12h30

    Il serait temps que les journalistes authentiques – ceux qui bossent réellement – se révoltent contre ces éditocrates paillassons du pouvoir en place. Mais rien n’incite à l’optimisme quand on sait :
    • que le modèle de journaliste reconnu par la profession se nomme Edwy Plenel
    • et l’incapacité – qui frise le handicap – des journalistes à remettre en cause leurs pratiques

    Le changement ne pourra venir que des Pouvoirs publics car les acteurs sont incapables de le faire. Pas un retour à l’ORTF (quoique, dans un certain sens ce serait plus clair) mais la suppression pure et simple de l’audimat. Fini les petites boi-boites qui pourrissent notre démocratie.

      +3

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  • Narm // 17.12.2018 à 13h36

    on comprend mieux pourquoi bfm a été hué sur les manifs

    Dès qu’un journaliste a quelqu’un qui a du répondant en face de lui, on ne parle plus du fond du problème…

    à écouter là
    https://www.rtl.fr/actu/insolite/dans-les-coulisses-de-l-information-7795899478
    ne cliquez pas sur play, il faut cliquer en dessous sur
    “””La Curiosité du 12 décembre 2018 – Au coeur d’une rédac d’info 20:38″””
    ça se passe à partir de 12’30”
    on demanderait plus de journaliste de cet acabit
    “on est objectif, on est neutre, nos opinions on les laisse au garage……..on est là pour donner de l’information”
    mais je vous confirme qu’RTL en général est plutôt “orienté” il a fallu quelques minutes pour qu’ils le reconnaissent

      +2

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  • ima // 17.12.2018 à 14h38

    Est-ce qu’un jour (bien que le pouvoir ne souhaite que ça) les intervenants vont cesser de se polariser sur les détails pour retenir le principal ?
    1- Un présentateur télé est une chose interchangeable
    2- Pour avoir été choisi, il doit déjà être un cireur de pompes homologué.
    Il y a des débats actuels sur les gilets jaunes plus importants et avec ce résidus d’école de journaliste, la traduction de ses interventions c’est le mépris du peuple, parce que pour lui le vrai peuple, celui qu’il n’a jamais connu, se doit d’éructer, un kil de rouge sous le bras et un béret ancré sur la tête. Pour un peu plus cher, vous pouvez l’avoir en charentaises.
    Ils ne méritent pas l’attention que vous leur portez, c’est même tout bénef, on parle d’eux !

      +2

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  • Renard // 17.12.2018 à 14h52

    Suite à la Révolution française (révolution qui n’est jamais qu’une rotation de la Terre sur elle-même pour revenir au même point), L’aristocratie de noblesse a été remplacé par l’aristocratie financière et le Clergé a été remplacé par la presse et aujourd’hui la télévision.

    Dans ce nouveau clergé – chargé comme auparavant de mettre à l’index les idées dangereuses au pouvoir et d’inculquer la résignation aux pauvres – on distingue une hiérarchie : Laurent Joffrin est cardinal, BHL est pape et Bruno jeudy est un humble évêque plein d’ambition.

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    • Owen // 18.12.2018 à 01h59

      Oui, c’est bien vu, le clergé médiatique, gardien de la noblesse de l’argent.
      Il y aurait de quoi faire un sticker, ou une illustration.Avec pour titre l’ancien régime.Un message très parlant à fabriquer.
      Et le président, (si ça vaut le coup d’en parler), c’est le fermier général.

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  • Integrity // 17.12.2018 à 17h36

    La France est devenue une Médiacratie dans laquelle les éditocrates des médias mainstream font la pluie et le beau temps au service d’une élite politique et économique dont le navire est à la dérive, voire en train de sombrer depuis que les «Gilets jaunes fake ou réels» ont réveillé une opinion endormie à écouter ces-dits médias.
    Ainsi, dans notre ex-démocratie, les médias mainstream – faiseurs d’opinion à la solde de l’exécutif – s’occupent du peuple, pendant que l’élite politique et économique s’occupe de plus en plus de ses petites affaires et de moins en moins de l’intérêt général. Cela crée une nouvelle société dans laquelle se développe les conflits d’intérêts, le trafic d’influence et la corruption. Vive la France !

      +4

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  • jdautz // 17.12.2018 à 19h34

    On tourne en rond a répéter la même citation : « si les cons savaient voler…»

    C’est quand même assez sidérant que ce genre d’individu puisse se targuer d’être « journaliste » quand bien même ils auraient gagnée leur carte de presse dans une pochette surprise. Il n’y a pas que la politique où la corruption du libéralisme a transformée la pensée en une bouillie qui rend en comparaison les lisiers des porcheries bretonnes sympathiques, transparents et inodores.

      +4

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  • Alexis // 17.12.2018 à 22h10

    J’avais entendu au début de ce mouvement l’expression ” les journalistes y vont en se bouchant le nez ” . C’est tout a fait juste .

    On est obligé de constater que les journalistes n’avaient plus l’habitude de se consacrer aux problèmes de Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Combien de fois entendons nous ces expressions telles que la “France d’en bas”, la “France périphérique”, la France “rance saucisson pinard ” dans nos médias ?
    Or , aujourd’hui ces journalistes ont du refaire le métier qu’ils n’auraient jamais du arrêté de faire, à savoir s’intéresser au quotidien des français et aux vrais sujets de société.
    Soyons sérieux, depuis quand as t-on eu un vrai débat de société sur les salaires, les retraites, les impôts, le chômage etc ? Il n’y a qu’avec les gilets jaunes que j’ai l’impression que ces sujets, capitaux et fondamentaux pour notre avenir et la pérennité de notre société, aient été remis à table. De quoi avons-nous parlé pendant tout ce temps ? de féminisme, de droits des minorités, de problèmes de commémorations, bref des sujets dont il faut parler mais qui ne doivent jamais occulter ou reléguer au second plan les sujets précités.
    Le souci étant que ces sujets sont vendeurs parce que clivant : ils garantissent une large audience et des commentaires nombreux sur les réseaux sociaux, ce sont aussi les articles les plus commentés de la presse en ligne. A partir de là, pour un journaliste c’est devenu du pain béni, auquel ils sont habitués. Quelle corvée donc de s’intéresser à la “France périphérique d’en bas” et ses préoccupations de salaires bassement terre à terre !
    Et vous noterez aussi le changement radical de ton au fur et à mesure que le mouvement a pris de l’ampleur, passant du bouchage de nez à des papiers multiples sur le phénomène. Maintenant que le mouvement se calme avec Noël, les journalistes ressortent leurs marronniers de la période, puis vont relancer leurs habituels faux sujets de société pour toujours plus diviser. On peut désormais parler d’opinion publique mais aussi d’opinion médiatique comme composantes à part entière de l’Opinion en général.
    La conclusion est donc la suivante : si les gilets jaunes veulent aboutir, ils doivent devenir “vendeurs” de papiers pour les journalistes. Faute de quoi, d’autres guerriers de la justice sociale leur voleront la vedette et le mouvement finira aux oubliettes.

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  • Jérôme // 18.12.2018 à 03h16

    J’ai fait partie de ces jusqu’à 80% des français, si l’on en croit les sondages, qui ont compris et approuvé la protestation des gilets jaunes.

    J’ai comme beaucoup constaté la scandaleuse partialité des journalistes, surtout le 1er week-end de manifestations où ils grossissaient les violences (après, les violences étaient très fortes et incontestables). Pire encore la partialité et la mauvaise foi de certains ministres et dirigeants de la majorité parlementaire LaREM qui traitaient les gilets jaunes de peste brune.

    Pour autant, je n’ai pas attendu Bruno Jeudy pour remarquer que le mouvement des gilets jaunes finissait par être en partie seulement mais en partie quand même noyauté par de véritables militants politiques révolutionnaires, au discours beaucoup trop bien structuré pour être monsieur lambda, et surtout aux mots d’ordre sans grand rapport avec les revendications de départ du mouvement gilet jaune.

    Comme ces révolutionnaires se considèrent comme le camp du bien, ils ne peuvent s’empêcher de dévoiler en partie ce qu’ils sont. Et ça nous a donné, entre autres, le fier à bras invoquant un prétendu droit à l’insurrection prétendument inscrit dans la déclaration des droits de l’homme du citoyen. Le type en question répétait ça sur plusieurs plateaux, jusqu’au jour où il se retrouve avec un député de droite et Besancenot. Le député de droite, à qui un assistant diplômé en droit ou en histoire, finit enfin par lui rétorquer que c’est faux et que c’est la déclaration montagnarde de 1793, celle du gouvernement terroriste et de la dictature du comité de salut public. Et là, Besancenot, goguenard, d’intervenir pour dire « ben ouais, chacun choisit les références qui lui plaisent. »

    Donc voilà : malgré toutes les critiques que j’ai à formuler contre les médias officiels, contre Macron, sa majorité de godillots tellement trop intelligents d’après l’inénarrable Legendre, contre leurs prédécesseurs, eh bien je n’ai pas attendu Bruno Jeudy pour faire ce constat.

    Les mouvements populaires sont souvent l’objet de manœuvres de détournement et de récupération par des militants professionnels radicaux. D’où les multiples scissions et positions contradictoires au sein de ce mouvement dont les initiateurs ont plutôt appelé à la raison.

    Car n’ayez aucun doute, la révolution, ce serait le chaos dans redressement. Pour bien moins que ça, les grecs ont plongé, ne se sont pas redressés et ne se redresseront jamais.

    7,5 milliards d’êtres humains ne demandent qu’à attirer à eux les activités et les personnes qui fuiraient une France plongeant dans une telle spirale de chaos. Je ne m’en réjouis pas mais c’est la réalité de notre monde. Le monde est plus darwinien que jamais. Les autres ont faim et ne font pas dans le sentiment et les scrupules.

    C’est toute la difficulté de la politique au 21eme siècle : comment tenir sur les 2 fronts, celui de la compétition face à des concurrents qui ne reculent devant aucun moyen pour tirer la couverture à eux et celui de la cohésion sociale qui requiert de ne pas abandonner en chemin ceux qui ont plus de mal à trouver une place dans ce monde ?

    Un certain protectionnisme est à l’évidence une réponse partielle. De même pour des mécanismes dissuadant les logiques de sécession des riches.

    Mais dans un monde à contrainte extérieure aussi forte, il faut éviter toute mesure radicale qui sécrèterait un échec violent et dramatique.

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    • hong xiu quiang // 18.12.2018 à 08h23

      Il y a la colère brute, non pas informe mais multiforme, celle des GJ, citoyens dits lambda qui ne se contentent plus du ron-ron médiatique et vont chercher par eux-mêmes. Cette recherche n’est pas si simple ni ne tombe du ciel: on l’apprend. Faute de quoi conspirationnisme, rumeurs et infox prospèrent en parallèle avec une certaine naïveté.
      Ce que vous nommez des militants radicaux sont des gens qui ont identifié les causes de leur colère, à tort ou à raison. Ils produisent des analyses, posent les termes du débat. C’est utile. Leur défaut est celui de tous les professionnels, ils sont effectivement surplombants et savent parfaitement tout ramener à leur vérité. A vrai dire le plus surprenant (et pour moi le plus inquiétant) est leur “retard à l’allumage”…ils en sont encore à courir derrière qq chose qu’ils ne contrôlent pas.
      Car la foule apprend vite c’est l’immense avantage du débat multiforme qui a lieu sur tous les espaces de mobilisation libre: piquets de grèves, places occupées et maintenant ronds points.Un simple mouvement anti-taxes est devenu, par lui-même, un mouvement bien plus radical.
      Il est logique que ceux qui en sont restés à “je veux pas payer mon dû à la collectivité” trouvent que le mouvement se dénature et s’en détournent ou, comme l’évadé fiscal Lalanne, tentent de le ramener, par le biais de l’électoralisme, à leur préoccupation première: leur pomme.
      Le “Macron dégage” est pourtant clair. “Ils” (politicards divers et éditocrates affiliés) s’en vont et là on pourra enfin discuter constructivement, entre nous, entre égaux. Les éditocrates, en plus d’être des cons arrogants, ont précisément pour mission d’empêcher tout débat ou à le ramener à des détails plus ou moins anodins (le RIC par exemple que l’on pourrait aussi nommer RIP, Referendum d’Initiative Populaire, i.e. Resquiescat in Pace).
      Ce n’est pas avec des “Lalanne”, icônes populaires éminemment manipulables et donc mises en avant pour un très clair sabotage, que l’on abordera la question “d’un certain protectionnisme” ni celles des “mécanismes dissuadant les logiques sécessionnistes”.
      D’ailleurs, d’où vous sortent ces idées si ce n’est de “militants radicaux” ?

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      • Jérôme // 18.12.2018 à 08h42

        Un militant semi-professionnel, radical ou pas, ce n’est pas monsieur ou madame tout le monde. C’est quelqu’un qui prétend être M ou Mme tout le monde mais qui ne l’est pas.

        On les reconnaît comme un éléphant au milieu du salon : ils récitent des éléments de langage bien rodés et très connotés idéologiquement (que ce soient des centristes européistes, des socialistes, des FI, des RN, … etc. Ils prétendent être le peuple lors que le soutien de l’opinion publique est un soutien à la demande de Justice, à la colère contre la politique gouvernementale dont 75% des français se disent mécontents d’après les sondages).

        Et à côté d’eux, il y a de véritables citoyens lambda, qui sont d’ailleurs souvent beaucoup plus raisonnables que les militants récupérateurs. On a ainsi vu Jacline Mouraud appeler à la raison, à la modération, et à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

        J’ai confiance et je me sens des affinités envers les seconds. J’ai une défiance absolue envers les seconds qui ne sont que des candidats à un poste de commissaire politique semeur de chaos.

        Je suis bien d’accord sur le caractère multiforme de la colère qui ne fait pas encore une majorité positive en faveur d’une politique alternative.

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        • Gilles // 18.12.2018 à 09h12

          C’est le genre de réflexion qui ne sert qu’à semer le doute, diviser etc…. et qui ne mène nulle part. Et malheureusement vous n’êtes pas le seul.
          Pensez-vous vraiment que des “jacline Mouraud” aideront à changer quoi que ce soit ? Il faut être beaucoup plus radical. Ou alors, c’est que le “système” vous va très bien.

          Regardez et surtout écoutez cette vidéo. https://www.youtube.com/watch?v=5svq2j34jVY

            +3

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          • Narm // 18.12.2018 à 19h10

            avec l’instrumentalisation , il a été dit que si des elections avaient lieux aujourd’hui macron gagnerait de la même manière que la présidentielle.
            Division : des lalanes et compagnie produiraient le même morcellement qu’avant et vote Tue-t-il ?
            revolution : Mouvement d’un objet autour d’un point central, d’un axe, le ramenant périodiquement au même point.
            reflechissez bien, trouvez nous une solution qui déclenche la libération 😉

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  • Océan de sagesse // 18.12.2018 à 08h12

    Video non disponible apparemment en Belgique !
    C’est ca aussi l’Europe !
    Invisible sur you tube ou je suis renvoyé ,mais visible sur Acrimed , c’est encore plus beau que l’Europe ,l’informatique !

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  • W // 18.12.2018 à 14h32

    Le RIC, le RIC, le RIC !

    Ok, admettons que par hasard, il soit adopté et proposé !

    ah oui, mais non….. vous semblez oublier que les lois européennes sont supérieures aux lois nationales !

    Donc, vous proposerez ce que vous voudrez, ce sera refusé par Bruxelles de toute façon (si oppose à ses intêrets financiers) !
    (je ne parle même pas de l’exemple navrant du referendum de 2005)

    Conclusion : vous voulez décider de votre sort ?…… être souverain ? : sortez d’abord de l’union européenne !

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  • Sabine Ferguson // 24.12.2018 à 04h58

    Le Pen ? Mélenchon ? Quel rapport avec les Gilets Jaunes ? ?

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