Excellente émission du 13/10/2014…

54 réponses à Charles Gave et Gael Giraud aux Experts sur BFM

  1. purefrancophone Le 19 octobre 2014 à 02h47
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    Je n’y connais pas grand chose en économie , mais depuis le départ j”étais contre la monnaie unique mais étais pour une monnaie commune .Tout comme je ne suis pas pour cette Europe “fédéralisée” mais pour des échanges privilégiés entre pays Européens .
    Je vois que ces deux spécialistes pensent la même chose , et cela est plutôt rassurant sur ma logique économique !!!!
    Les banques sont au plus mal , comme le dit Olivier DELAMARCHE depuis des mois et des mois .Vous aussi Olivier vous dites la même chose à chaque fois que je vous entends à la télévision sur ce sujet .
    QUAND nos politiques vont-ils en prendre conscience et faire le nécessaire pour nous éviter la banque route ?
    Le plan “boîte de conserve devient urgent à appliquer pour ne pas sombrer trop vite !!!!


    • Bruno Le 19 octobre 2014 à 06h50
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      Je ne crois pas qu’ils en prennent conscience un jour. En tout cas pas eux. Pas les mêmes qui n’ont rien compris depuis 35 ans, depuis que l’on est sorti des « 30 glorieuses ».

      J’entendais J. ATTALI l’autre jour déclarer que F. HOLLANDE n’avait compris qu’au début 2014 que la présente crise économique n’était pas un cycle “comme les autres”, mais était une vraie crise profonde dont on ne se remettrait pas facilement. C’est pour cela qu’il attendait que la fameuse « inversion de la courbe du chômage » se fasse toute seule.

      Il lui a fallu 2007-2014 pour comprendre cela. Sept ans : c’est tout simplement sidérant ! Et encore, ce même F. HOLLANDE est toujours en train d’attendre la croissance comme d’autres attendent le messie…


      • Chris Le 19 octobre 2014 à 13h25
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        *Je ne crois pas qu’ils en prennent conscience un jour*
        Bien sûr, qu’ils en sont conscients, mais ils s’en tapent, ne voulant prendre aucun risque politique/électoral !!!
        Comment pensez-vous que les Français réagiraient si un candidat à une élection avait comme argument choc: “je vous promets de gros efforts et des larmes, mais ensuite tout ira bien mieux”.
        Les Russes qui ont connu un cataclysme socio-économique et identitaire, il y a tout juste une génération, seraient prêts à l’accepter dans leur majorité, mais nous, enfants gâtés et assistés à crédit depuis 50 ans, jamais contents et prêts à fermer les yeux sur n’importe quelles basses pourvu que ça dure ?
        On ne le fera que contraints et forcés et au prix de grands désordres sociaux, voire guerre.


  2. Archanonyme Le 19 octobre 2014 à 03h55
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    Nous devons créer une taxe sur la création monétaire pour re-quilibrer la balance des dettes. Mathématiquement c’est la seul solution :

    En voici la preuve :

    La formule de création monétaire est dit imparfait, c’est dire elle fournit un manque d’argent dans l’économie en fin d’exercice

    Exemple :

    Je créer 100 euro à 3% d’intérêt pour une année (banque centrale)
    +100 dans le l’économie
    pour résorber la dette en fin d’année, l’économie dois rembourser 103 euro
    -103 dans l’économie

    Le système est dit de balance négative c’est à dire, il va ponctionner -3 dans l’économie réel pour rembourser la dette en fin d’exercice comptable.

    La solution dit de balance neutre :

    Je créer 100 euro à 3% d’intérêt pour une année (banque centrale)
    +100 dans le l’économie
    pour résorber la dette en fin d’année, l’économie dois rembourser 103 euro
    -103 dans l’économie
    pour avoir une balance neutre, je réinjectes 3 euro sous forme de subvention (prise sur la taxe sur la création monétaire)
    + 3 dans l’économie

    Ainsi nous avons un système avec une balance à zéro
    grâce à la “taxe sur la création monétaire”

    Une autre possible bride de réponse
    http://www.michaeljournal.org/lecon4.htm


    • esope Le 19 octobre 2014 à 08h12
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      Sauf que, si l’on injecte 100 dans l’économie de consommation, sans que les productions augmentent en parallèle, mécaniquement une tendance inflationniste va être entretenue. Les remboursements ultérieurs en monnaie dévaluée vont alors être en partie de la « monnaie de singe ».
      Sous peine d’inflation, en l’absence de manipulations financières pour la re-pomper immédiatement (augmentation artificielle des actifs bancaires) avant usage, une injection de monnaie ne devrait s’envisager qu’en période de croissance des productions.
      L’effet inflationniste joue à plein si l’injection de monnaie est consacrée à de la consommation marchande privée. Si elle est consacrée à de l’investissement en production marchande, il existe tout autant (courbe de Phillips) mais il est compensé à terme par une augmentation des productions marchandes concernées (retour sur investissement).
      Ceci est une présentation un peu résumée mais les mécanismes en place jouent ainsi. C’est “mécanique”.


      • Archanonyme Le 19 octobre 2014 à 13h20
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        L’injection est dans la solution dit de “balance neutre”, lors que l’état injecte +3 par subvention dans différent secteur de l’économie (il prend les +3 par une la taxe sur la création monétaire)

        Sinon le mécanisme des +100 est la représentation du système actuel (c’est le système fractionnel). Le système fractionnel n’est rien d’autre qu’une création Ex nihilo (donc une monnaie de singe)

        Je rajoute donc dans la modèle fractionnel une taxe sur le Ex nihilo (une taxe sur la création monétaire)


        • esope Le 19 octobre 2014 à 15h14
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          Ce ne sont pas les +3 qui créent l’inflation, ce sont les +100. L’effet des intérêts injectés dans les dépenses de la consommation pour le fonctionnement des institutions publiques est négligeable. Avec une avance de fonds de la banque centrale à taux zéro, l’effet sera le même.
          Injecter des liquidités dans l’économie réelle crée une tendance inflationniste qui n’est compensée à terme que par des retours sur investissements s’ils génèrent des gains en productivité.
          L’intervention de la banque centrale, même si elle réabsorbe après coup son avance, provoque un effet inflationniste s’il n’y a pas une croissance simultanée de la production. En ce cas le rapport du volume nominal des liquidités consacrées à la consommation en comparaison de la réalité des productions disponibles augmente.
          De toutes les façons, la récupération des fonds par la banque centrale est alors une fable. Elle ne récupère que des créances émises par les banques en contrepartie de leurs besoins en liquidités pour alimenter les flux de l’économie réelle en proie à l’inflation.
          Pour éviter la tendance inflationniste, le seul moyen est que les banques récupèrent immédiatement les avances faites généralement par le biais des dépenses publiques, avant injection réelle dans la consommation, au moyen d’un pompage de l’épargne équilibré par une croissance artificielle de leurs actifs et par le gonflement des réserves de change des pays étrangers qui, eux, se gardent bien d’être payés en monnaie de singe, mais plutôt en transferts de richesses tangibles.
          Il y a tout un roman à écrire sur le sujet.


          • Archanonyme Le 19 octobre 2014 à 17h31
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            Dans tout les cas les plus +100 sont injecter (dit d’inflation rampante). Le système fractionnel créer les +100 (c’est pas moi ou ma taxe), cela est un cas connu, la banque central créer de l’argent Ex nihilo, puis elle injecte artificiellement l’argent dans l’économie sous différent forme (obligation, hypothèque, ….) cela qui créer votre léger effet inflationniste. Le problème c’est qu’elle reprend plus que ce qu’elle injecte en fait d’exercice comptable (-100 résorbe l’inflation, puis -3 créé une légère déflation). pour contrer, et créer un véritable équilibre, il faudrait créer une taxe sur la création monétaire Ex nihilo puis grâce a cette taxe, réinjecter dans l’économie ou l’état (+3 résorbe la légère déflation). cela permettra de stabiliser par le haut l’inflation et la déflation monétaire, et pas par le bas, comme nous le faisons artificiellement en ce moment.

            Sans un équilibre rapide et nom artificiel, nous courront à terme dans les 10 prochaine année au plus tard, soit à une important hyperinflation ou une importante déflation (suivant la politique artificiel de la banque central). Ce cas ce produisit lors de la grand dépression http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression (pour la politique allemande ce fut une hyperinflation, pour les autres ce fut une importante déflation)

            Je vous remercie de prendre le débat


      • reneegate Le 20 octobre 2014 à 12h02
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        C’est parfait on a besoin d’un peu d’inflation non? Ne serait ce que pour corriger la déflation actuelle. Pour une fois tout le monde est content. Tout le monde reçoit 3000 euros.
        Les essais ont été fait sans vergogne et avec des sommes similaires (100 milliards environ) avec les banques, et 50 milliards avec les actionnaires (je ne dis pas entreprises puisque le CICE et contrat compétitivité part direct dans la poche des actionnaires) . Alors pourquoi ne pas tenter de donner la même chose aux citoyens?
        A mon avis la réponse est la même que la raison qui a poussé Obama a donner aux banques plutôt que d’aider ceux qui ne pouvaient rembourser leurs prêts.


    • Archanonyme Le 19 octobre 2014 à 20h40
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      Je parle de banque centrale et pas de banque traditionnel (en politique monétaire les banque traditionnel sont insignifiantes, elles sont juste les clientes de la banque centrale).

      Je parle de banque centrale, car, c’est la banque central qui créer la monnaie
      grâce au système de réserves fractionnaires ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_r%C3%A9serves_fractionnaires ).

      Le système de réserves fractionnaires n’est rien d’autre que de la création monétaire Ex nihilo sur des produit financier (hypothèque, obligation, … ) par la banque central en contre partie d’un certain montant de fond propre des banques traditionnelles

      Je n’invente rien, mon analyse est correcte


      • Franck Le 19 octobre 2014 à 21h17
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        La banque centrale, comme la banque commerciale, ne créent aucune monnaie, autrement que par les intérêts du crédit. Le principe de la réserve fractionnaire, c’est d’accorder pendant une durée limitée à une banque, le financement de crédits, sans disposer des fonds pour le faire. Cette pratique est hautement surveillée, et parfaitement limitée.
        Pour bien comprendre ce phénomène, il y a celui des grandes surfaces. Lorsqu’elles commandent des marchandises, qu’elles vendent dans la foulée sous les 30 jours, il n’est pas rare qu’elles les payent elles même à 60, voire 90 jours. Elles n’ont pas commencé à payer leurs marchandises, alors qu’elles les ont déjà vendues, et encaissées les bénéfices.
        La réserve fractionnaire se distingue du levier, qui lui est toujours basé sur l’emprunt à d’autres banques, des fonds nécessaires au financement de ses propres activités. Les taux d’emprunts sont fonction de votre notation, et de votre volume d’affaires. Autrement dit, ce sont toujours les banques de niveau AAA, qui bénéficient des taux les plus bas. Ce sont également elles qui ont accès aux banques centrales. Et ce sont enfin elles qui prêtent à des banques moins bien notées, mais qui elles mêmes prêtent leur argent avec des intérêts plus importants. La différence entre le taux bas et le taux haut va dans la poche de celui qui prend le plus de risques. Afin d’éviter les risques systémiques bancaires, on impose aux banques d’éviter de trop jouer avec l’argent d’autres banques. Car en cas de faillite de la première, elle entrainerait en cascade la suivante à l’étage supérieur, et ainsi de suite. L’effet levier, c’est donc d’emprunter, alors que l’on a que 10 euros en poche, 90 euros à mettons 1%, pour les prêter à 5%. La banque la plus exposée à l’heure actuelle en France est le crédit agricole, qui emprunte elle même 60 fois ce quelle possède pour vous le prêter. C’est juste beaucoup trop…
        Aussi, tout ceci doit être compensé sinon dans l’année, au moment du bilan comptable. Car toute dette impute d’autant vos bénéfices.
        Merci d’éviter de parler de sujets que visiblement vous ne maitrisez absolument pas, en utilisant l’affirmative. Si vous vous interrogez, posez donc des questions. Il y aura bien des âmes charitables pour vous répondre, et si vous n’arrivez pas à comprendre certains concepts ardus, ou nécessitant des compétences particulières. Car sinon, vous passez pour un idiot fini, ce que visiblement, vous n’êtes pas non plus…


        • Archanonyme Le 20 octobre 2014 à 01h37
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          Nous somme d’accord. En fin d’exercice du crédit (de la dette) la seul vrais monnaie crée par la banque central, c’est l’intérêt de la dette. Mais en début d’exercice du crédit (de la dette), la banque central créer bien cette monnaie Ex nihilo contre un pourcentage de monnaie réel (Le système de réserves fractionnaires), puis le distribue dans l’économie (obligation, hypothèque, … )

          Cette monnaie créer Ex nihilo sera détruite par la banque central en fin d’exercice de la dette, à l’inverse de l’intérêt de la dette comme vous le mentionner. -> c’est pour cela que la formule de création monétaire est dit imparfait car elle va prendre les intérêts de la dette pour les réinjecter dans les banques et non dans l’économie réel (ce qui créer une légère déflation dans l’économie réel, il y a un manque de liquidité dans l’économie réel)

          Je reconnais votre connaissance mais je confirme mon analyse encore une fois


          • Franck Le 21 octobre 2014 à 08h36
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            Bon? Nous perdons ici notre temps à vous expliquer que ces mesures sont temporaires et extrêmement limitées, et que depuis la crise, l’utilisation des réserves fractionnaires n’a plus vraiment cours, puisque les banques ne prêtent plus. Autrement dit, vous avez peut être compris certaines choses, mais vous en amalgamez les concepts pour voir ce que vous avez absolument envie de voir.

            ” c’est pour cela que la formule de création monétaire est dit imparfait car elle va prendre les intérêts de la dette pour les réinjecter dans les banques et non dans l’économie réel (ce qui créer une légère déflation dans l’économie réel, il y a un manque de liquidité dans l’économie réel)”

            Quand à cette dernière phrase, c’est juste faux à 100%….


          • Archanonyme Le 21 octobre 2014 à 20h14
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            Vous dites que c’est faux, j’aimerais donc savoir d’après vous qui sont les actionnaires de la BCE ?


    • jean bonhenry Le 23 octobre 2014 à 11h32
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      Bonjour

      Ce qu’écrit Archanonyme est effectivement une façon de résoudre le déséquilibre créé par les intérêts (ce qu’avait aussi mis en valeur Louis Even dans sa fable “l’île des naufragés)

      D’autres approches sont possibles, bien sûr, comme:

      1) que les banquiers réinjectent tout de suite dans le circuit économique les 3% ainsi “usurpés”
      2) Que le taux d’intérêt soit nul

      En ce qui concerne les tensions inflationnistes que la création monétaire, avec ou sans taux d’intérêt, entraînerait, tout dépend bien sûr du contexte. S’il y a des capacités de production inutilisées, ou des stock, ou si ces prêts sont destinés à des investissements, cette création monétaire ne devrait pas créer d’inflation, bien au contraire.

      J.B.


  3. paddy Le 19 octobre 2014 à 08h25
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    Il y a 3 choses qui clochent : le yuan qui s’accroche au dollar alors qu’il devrait diverger (à la hausse), l’euro qui ne permet plus les ajustements nécessaires par la dévaluation des uns et la réévaluation des autres, ce qui entretient une rente de situation en Allemagne et le marasme dans le sud, et la concurrence fiscale et sociale que cultivent des états européens qui devaient converger, notamment ceux de zone euro.
    Or tout se passe comme si les promoteurs de l’Europe et de l’euro avaient décidé de stopper la construction européenne après avoir obtenu ce qu’ils voulaient depuis toujours : un marché commun et une monnaie unique.
    C’est fondamentalement malsain.


  4. Olposoch Le 19 octobre 2014 à 10h35
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    Excellente emission en effet…

    Il y a quand même quelque chose d’évident, la difference entre ceux des “experts” qui sont dans le business, et ceux qui ne pratiquent pas directement la spéculation ou le placement de capitaux…

    les deux peuvent tomber d’accord sur tel ou tel point du diagnostic, mais quand vient le moment des solutions, les premiers retournent “par construction” dans leur boutique et ne peuvent imaginer de “réforme” qui atteindrait leur activité de financier…


  5. JLP Le 19 octobre 2014 à 12h16
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    Une des plus intéressantes émission des Experts que j’aie vue jusqu’à maintenant.
    Ça part à chaque fois de concepts économiques assez simples à comprendre mais ça se complique à l’envi à mesure que l’on rajoute de plus en plus de paramètres faisant naitre problématiques et contradictions.
    Dommage que tout cela soit si limité par le temps


    • Crapaud Rouge Le 19 octobre 2014 à 12h31
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      Simple au départ, hyper complexe au bout de 5 minutes : tout à fait d’accord. C’est pourquoi des gens comme Jorion en arrivent à proposer des solutions radicalement simples et radicales, (par exemple libeller, en une nuit, toutes les dettes souveraines de l’Europe en eurobonds), mais hyper irréalistes. L’on peut aussi soupçonner la complexité d’être une cause de l’immobilisme européen : les financiers préfèrent aller “droit dans le mur” le plus tard possible, que changer immédiatement quelque chose qui pourrait être “catastrophique” pour eux. Quelques mesures simples et radicales sont sûrement possibles, mais ne peuvent pas être sans aucun risque.


  6. Sumbawa Le 19 octobre 2014 à 12h34
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    Charles Gave qui parle de nationaliser les banques et qu’il faut sortir de l’euro. Pour un pur libéral, c’est dire….

    La transition énergétique est la clé. la Chine s’y est mis depuis 2002 et est déjà leader du marché mondial.


    • Léa Le 19 octobre 2014 à 18h26
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      Non, la transition énergétique, qui coutera beaucoup plus cher avec les technos actuelles, sauf faire comme l’ Allemagne : retour au charbon et enfumer toute l’ Europe, ce n’est pas lorsque chaque année on est en déficit et en récession qu’il faut la faire.

      Je revois encore cet illuminé de Borloo à Copenhague, nous dire qu’avec la taxe carbone, payée par les européens, on sauvera l’ Afrique première victime du réchauffement planétaire..

      Si on rajoute une taxe carbone pour financer les investissements, l’économie française s’écroulera, faute de clients qui pourront la payer.. Il faudrait déjà que les gens ne soient pas dans le rouge à la banque, le quinze du mois.

      Idem si l’ Etat accorde des subventions pour inciter les gens à acheter des voitures électriques, ou installer des panneaux photovoltaïques, ou pour isoler leur logement :

      Qui payera les subventions en définitive ? les consommateurs et/ou les contribuables ! et les plus modestes qui n’ont pas les moyens d’investir dans ces technologies modernes et attendent des mois qu’on répare leur ascenseur.

      Si en plus on augmente les impôts et si on réduit les prestations sociales, jamais on ne financera la transition énergétique..

      La transition énergétique, c’est pour dans 25 ans, une autre technologie moins polluante que le nucléaire et aussi rentable..

      Surtout il faut arrêter de gaspiller de l’argent dans des technos qui ne sont pas rentables et qui resteront marginales.. Quand elles ne sont pas néfastes, comme les agro carburants, le Brésil et d’autres qui continuent la déforestation.

      En plus , la France : cocorico ! veut donner l’exemple, alors que personne ne joue le jeu.

      Enfin il vaudrait mieux que la France réduise ses dépenses inutiles et boucle son budget à zéro ( et non pas à -3,5 % ) chaque année sinon on continuera à augmenter les intérêts de la dette et c’est autant d’investissements en moins dans la recherche pour l’énergie de demain.

      Faudrait peut être arrêter les délires comme le projet ITER, un véritable gouffre financier qui bouffe à lui tout seul une grosse part du budget de la recherche, pour qu’une bande de cons continuent à faire joujou, et qui ne tiendra pas ses promesses : trop de problèmes non résolus.. Comme Creys Malville ( la cafetière à bec verseur, remplie de sodium liquide ) et à ce prix là on en fera pas deux, ce n’est donc pas une solution d’avenir.


  7. Bruno L Le 19 octobre 2014 à 12h37
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    Bonjour

    je ne suis pas spécialement libéral mais je pense pourtant que les analyses de Gave, en particulier sur l’Euro, sont bien plus pointues -et correctes – que celles de Giraud.
    Ce que dit Giraud sur le concept de monnaie commune est au mieux imprécis, au pire inexact.
    Comme le dit Gave, la dette publique française est libellée en monnaie “souveraine” (au moins dans 97% des cas) et ne posera pas davantage de problème si elle est remboursée en monnaie “franc nouveau” ou “euro français”.
    Qu’il faille une monnaie commune, c’est à dire un système monétaire est une évidence, mais cela ne nous exonère pas de sortir de l’euro, qui est un carcan insupportable. Cela va bien au delà d’une querelle purement sémantique


    • Kellhus Le 19 octobre 2014 à 14h20
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      L’argument selon lequel la dette souveraine française serait automatiquement redénominée en franc en cas d’un retour à la monnaie nationale a déjà été expliqué en détail par Jacques Sapir, notamment dans cette très bonne vidéo:
      https://www.youtube.com/watch?v=pvnpXUSjNJ8 (à partir de 7′)
      Mais cela bien entendu les idéologues de l’euro préfèrent le nier…


      • Franck Le 19 octobre 2014 à 15h30
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        Vous pensez sincèrement que notre passage au Franc pourrait déprécier de 2/3 la valeur de notre nouvelle monnaie ?
        Et-ce que cela signifie que de toutes les façons, on est foutu ?
        Que même s’ils mettent la main sur notre épargne, soit 2000 milliards sur les 16.000 qu’en compte la France, notre patrimoine sera à jamais si déprécié que nous serions à ce point entubés ?
        C’est une bonne cause de révolution ça, non ? Parce qu’en réalité, ce n’est même pas l’Euro notre plus gros problème. C’est que notre patrimoine ne vaut plus rien ! 🙂


        • Surya Le 19 octobre 2014 à 17h19
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          Vous confondez épargne et patrimoine.


          • Franck Le 19 octobre 2014 à 18h04
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            Il me semble que mon patrimoine est lui aussi évalué en Euros, et que de ce fait, même si comptablement il se distingue par un certain matérialisme, cela revient strictement au même, non ?

            NB : Je connais fort bien la différence entre épargne et patrimoine, merci 🙂


      • Kellhus Le 19 octobre 2014 à 17h08
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        L’argument sert à justifier une sortie de l’euro avant ce défaut massif (ou plutôt à neutraliser un des principaux arguments de ceux qui s’y opposent). Mais il est vrai qu’il est plus que douteux que nos gouvernants prennent cette décision avant que le système ne s’écroule. Le temps est compté.


      • Tueurdillusions Le 22 octobre 2014 à 15h39
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        [Modéré] Personne n’a le droit de répondre ?


    • Léa Le 19 octobre 2014 à 18h30
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      J ‘ai bien aimé cette vidéo de Gave : ” Des lions menés par des ânes.” Charles Gave file son livre de 2002. C ‘est limpide !

      https://www.youtube.com/watch?v=tab0zO5KK_M


  8. Olivier Le 19 octobre 2014 à 13h15
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    Je trouve monsieur Doze tout à fait désagréable.
    Il me fait penser à Yves Calvi : il tient le rôle de médiateur, mais ne peut s’empêcher de montrer à quel point il méprise les idées des intervenants, dès qu’il ne partage pas leurs points de vue.


    • Olposoch Le 19 octobre 2014 à 14h56
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      N Doze est dans son monde, celui du business, des traders, ses opinions sont faciles à deviner, et je ne le trouve pas désagréable, il donne la parole à des avis différents (mais a du mal à les écouter jusqu’au bout…).
      Et par deux fois il demande “est-ce que vous achetez cette idée”, tout est marché pour lui, en francisant “do you buy that?” il donne le sentiment qu’une idée doit avoir une valeur quantifiable et profitable si elle monte.


    • JLP Le 19 octobre 2014 à 22h19
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      Olivier Berruyer lui-même, à cette même antenne, n’avait eu de cesse de dénoncer les mêmes insuffisances bancaires (fonds propres ridicules en regard des investissements financiers stratosphériques) et proposait alors de réguler le système, notamment en séparant les activités bancaires pour de bon.
      Nicolas Doze avait haussé les épaules, qualifiant quasiment ses propos de fable.
      Plus précisément, il avait dit que c’était du “story telling” , je m’en souviens très bien.
      Je suis sur qu’Olivier ne l’a pas oublié non plus…


  9. Franck Le 19 octobre 2014 à 13h17
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    Outre le fait de jeter les responsables en prison afin que la confiance revienne, ce qui n’est que du simple bon sens.
    .
    Outre l’excellente idée de nationaliser temporairement les banques, le temps de mettre en place une règlementation bien plus drastique.
    .
    Outre le fait de sortir d’urgence de l’Euro.
    .
    Il faudrait aussi se pencher sur les raisons qui ont poussé la France à se déprécier constamment depuis plus de 30 ans, et notamment vis à vis de l’Allemagne.
    Je pense qu’il y a deux facteurs majeurs, et je suis tout sauf un antifionctionnariste primaire. Ma réflexion est largement murie.
    .
    Le premier, c’est la trahison par la fonction publique de la sacro sainte séparation des pouvoirs. La fonction publique, c’est avant tout le service public. C’est donc, en matière institutionnelle, ce que l’on appelle l’exécutif, soit ceux qui sont censés faire appliquer les lois.
    Si vous faites votre petite enquête, vous vous apercevrez que ce pays est dirigé par près de 75% de fonctionnaires, dont la plupart sont issus de l’Éducation Nationale. Il m’est du reste inconcevable que cette institution puisse aujourd’hui être dirigée par une prof, et que ce n’est pas du tout la première fois que cela se produit dans la cinquième République.
    Comment concevoir qu’il ne puisse pas y avoir de corruption, quand ceux qui sont censés faire appliquer les lois, sont aussi ceux qui les votent, qui ont été élus en pleine connaissance du système. Comment imaginer un seul instant que ces gens vont faire voter des lois qui nuiront à leur train de vie, à leur confort ? La principale source de nos déficits et de nos dettes viennent de là. Ces gens, qui sont pourtant payés pour gérer convenablement l’argent qu’ils nous prennent de l’autre main par la force de l’impôt, ne font non seulement pas convenablement leur travail, mais ne subissent jamais aucune sanction quand cela se produit. Il ne s’agit pas de laxisme, mais bien de corruption rampante. Essayez donc d’en faire autant en tant que chef d’entreprise, ou en tant que simple contribuable, et vous verrez que ce seront encore une fois les mêmes qui viendront vous jeter en prison, ou liquider vos biens.
    Il faut donc, en même temps que l’on nationalisera les banques, privatiser largement tous les services publics non régaliens, et interdire aux restants d’être élus, ou de voter autrement qu’aux élections locales. Servir l’Etat doit être un choix récompensé, mais il doit également comporter des contraintes non négligeables, des gardes fous, et qui n’existent toujours pas aujourd’hui.
    .
    Le deuxième, c’est le financement même de nos services publics. Ces derniers échappent totalement à toute étude économique, à tout raisonnement économique, à tout contrôle économique. Il n’y a aucune sanction contre les élus et les hauts fonctionnaires qui dépensent sans compter, qui accumulent les déficits et les dettes, et sont malgré tout réélus ou reconduits dans leurs fonctions. Il m’est inconcevable d’imaginer que le financement de ces institutions échappent totalement au contrôle du citoyen et de ceux qui créent les richesses qu’on leur ponctionne pourtant allègrement. Il me semble encore plus fou que l’ensemble de nos collectivités locales ne soient pas soumises à l’arbitrage de ces citoyens, qui en définiraient collectivement par des référendums locaux, aussi bien les priorités que la limite des dépenses.
    .
    Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais selon moi, et si l’on ne commence pas par les plus grandes sources de la corruption, on ne soignera jamais que les conséquences, sans jamais s’attaquer aux causes…


    • Chris Le 19 octobre 2014 à 13h40
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      Vos arguments sont pertinents. Le seul outil que je connaisse pour nettoyer les Ecuries d’Augias est d’instaurer une démocratie directe comme en Suisse… ou une dictature d’incorruptibles !


    • Ben Le 19 octobre 2014 à 17h13
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      Je suis fonctionnaire et, sans être totalement en désaccord avec votre point de vue, des choses me font tiquer :
      – Sur les fonctionnaires dirigeant le pays en venant en majorité de l’Education Nationale, j’ai un gros doute. Nos députés, sénateurs et mamamouchis gouvernementaux viennent surtout de quelques corps constitués : ENA, Polytechnique X ou X-Ponts et quelques-uns sont effectivement passés par Normale Sup.
      – Dassault, par exemple, n’a jamais été fonctionnaire et bénéficie de contrats publics colossaux, sous la droite comme sous la gauche. Jacques Calvet, apôtre du diésel, doit son succès à la tête de Peugeot à ses réseaux étudiants et au fait d’avoir été camarade de promo d’Edouard Balladur : le patron fait des moteurs diésels, le ministre-copain crée une fiscalité adaptée …
      – Ce qui est gênant (et je vous rejoins sur ce point), ce n’est pas le fait d’être fonctionnaire ou non, c’est le fait de pouvoir être décideur, puis de profiter de la situation, comme les conseillers économiques gouvernementaux des années 80 ayant poussé les politiques à libéraliser le système financier (pour le soi-disant intérêt public) avant de s’installer dans les directions bancaires et d’encaisser (dans leur intérêt pur et simple). Les énarques ou X fonctionnaires travaillent bien main dans la main avec les énarques ou X ayant choisi le privé. Il n’y a pas besoin d’être élu pour ça, et interdire le droit de vote et d’éligibilité ne changera rien. C’est plus dans le statut des écoles ou même leur existence que réside le problème ; pour éviter ces relations quasi incestueuses et ces réseaux, il vaudrait mieux supprimer l’ENA par exemple, ou décider que le choix d’une école d’administration implique le service public pendant, mettons 15 ans, afin d’éviter dès la sortie les ” réseaux d’amitié ” entre public et privé.
      – le fait d’interdire aux fonctionnaires de voter car ils se serviraient la soupe me paraît un argument limite. Primo, c’est une rupture du principe d’égalité en République. De plus, il existe des fonctionnaires ayant conscience de certains de leurs privilèges et étant prêts à s’aligner sur le privé (certes c’est une minorité, sûrement, mais ça existe). Ensuite, de quels fonctionnaires parle-t-on ? Des quelques centaines pantouflant dans les ministère à de hautes fonctions ou des millions qui appliquent ? Enfin, si chaque personne ne devait voter que là où elle n’a aucun intérêt à défendre, ça devient compliqué : dans ce cas je propose que les propriétaires ne votent jamais aux élections locales car ils seront systématiquement pour la baisse du foncier, et, en cas de référendum sur l’euro que toute personne ayant un compte en banque en euro ne puisse voter … et ainsi de suite. C’est reproduire à l’envers le système censitaire où seuls les propriétaires avaient le droit de vote car, selon la logique de la Restauration et la Monarchie de Juillet, seul le fait de posséder rendait raisonnable et permettait un vote “éclairé”. En démocratie, une personne = une voix il me semble, qu’elle soit d’accord avec vous (ou non), ou qu’elle défende par son vote ses intérêts (ce que les non-fonctionnaires font aussi).


      • Franck Le 19 octobre 2014 à 18h37
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        http://www.ifrap.org/Parlement-Le-secteur-public-sur-represente,14108.html

        Certes, quand j’ai dit 75%, j’ai surement un peu exagéré. Quoi que. Il y a des postes d’élus et des associations qui ont été noyautées par beaucoup de fonctionnaires. Comme par exemple la FCPE. Cela n’en est pas moins l’Etat, qui les financent allègrement, à grand coup de subventions, et tout comme ces syndicats qui ne représentent plus qu’eux mêmes…

        “- le fait d’interdire aux fonctionnaires de voter car ils se serviraient la soupe me paraît un argument limite.”

        Je ne veux l’interdire qu’à ceux qui ont une fonction régalienne, et seulement aux élections nationales. Relisez moi bien. On ne peut pas être en même temps législateur (par décret ou sur les bancs de nos assemblées) et fonctionnaire. C’est une violation pure et simple du contrat social, du pacte social, et de la séparation des pouvoirs.
        Et puisque je propose également un changement de statut dans un mode de gestion privé, cela ne touchera qu’une poignée d’entre eux. Enfin, si vous savez compter, cela fait moins d’1,5 millions de fonctionnaires dans le secteur régalien.

        Notez que vous me parlez d’égalité. Mais jamais vous ne serez égal face à un fonctionnaire, qui tient entre ses main vos allocations, votre feuille d’imposition. Jamais vous ne serez égal devant un policier venu vous arrêter. Jamais vous ne serez égal face à un militaire armé, pas plus qu’un juge décidé à vous présenter devant une cour pour vous juger. Vous confondez liberté et loi, comme bien trop de monde dans ce pays. La loi, c’est l’exacte inverse de la liberté. C’est le régissement de vos actes, et leur encadrement par la loi. D’où la notion de “régalien”. Ce que l’on a comme privilège d’un côté, on doit le limiter par ailleurs. C’est l’objet de la “séparation des pouvoirs”. Je ne parle pas d’individus, mais de fonctions !

        “Enfin, si chaque personne ne devait voter que là où elle n’a aucun intérêt à défendre, ça devient compliqué : dans ce cas je propose que les propriétaires ne votent jamais aux élections locales car ils seront systématiquement pour la baisse du foncier”

        Peut être oubliez vous qui remplis les caisses, et qui devrait logiquement avoir le contrôle des dépenses qui les concernent, vu qu’ils les financent intégralement.

        Sachez monsieur, qu’en tant que fonctionnaire, vous ne créez rien de plus que de la valeur ajoutée, et qu’a contrario, vous ne produisez strictement aucune richesse.

        Le prisme mensonger qui vous fait croire que vous “contribuez” parce que vous “payez des impôts, n’est, et ne restera à jamais qu’un prisme. Parce que 100% de l’argent que l’on vous donne, ne vient que du secteur privé qui le finance. Ce qui n’empêche nullement certains hauts fonctionnaires, pourtant à la tête de l’Etat, de faire eux mêmes de l’optimisation fiscale. Soit d’escroquer ouvertement, mais légalement, tous les contribuables. Vous voyez, c’est de cela dont je parle.
        .
        Tout le reste, vous l’apprendrez bien vite à vos dépens. Comme le fait que parce que l’Etat est déficitaire depuis 35 ans, il n’a jamais mis votre retraite de côté, et alors même que vous n’êtes pas dans le régime général. Ce que je vous proposais, moi, c’est justement d’y entrer, en abandonnant privilèges et irresponsabilité. Car le jour ou l’Etat fera défaut, et il fera défaut. Non seulement vous perdrez massivement vos emplois. Mais vous pourrez pleurer sur votre retraite qui n’existera plus. Et si vous croyez que ce ne sera qu’une petite coupe à la hauteur des déficits, vous vous trompez lourdement. Les gens seront exigeants dès lors sur les dépenses et la gestion de leur argent. Ce n’est pas moins de la moitié des emplois publics qui sont clairement en danger. Vous trouvez ça juste que l’on vous ai menti tout ce temps durant ? Moi, je trouve cela juste insupportable. Car personne ne vous a forcé à prendre cet emploi. Vous n’êtes nullement responsable de votre embauche, et pourtant, vous seul subirez les conséquences de cette incurie politique. De ces gens qui se seront payé des voix avec l’argent de tous les autres. Croyez moi, s’il y a une révolution en France, ou pire, une guerre civile, à cause d’un défaut de paiement. Tout ceux qui étaient dans le système n’auront pas d’autre choix que de fuir. Et alors même qu’ils auront servi la France, du mieux qu’ils le pouvaient. Cette idée, cette simple idée m’insupporte. Alors je m’interroge. Comment faire pour l’éviter. Oui, comment faire ?


        • Franck Le 19 octobre 2014 à 21h39
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          Cher Olivier. Relisez mon premier post.

          Je dis que nombre de nos élus sont des fonctionnaires. Je fournis même le lien qui montre que rien qu’a l’assemblée nationale, ils sont 36%, et 50% au sénat.
          De fait, ils font bien partie de l’exécutif, parce qu’ils n’ont jamais démissionné, et du législatif, parce que siégeant dans nos assemblées.

          Et c’est bien là que le bas blesse. A aucun moment, les sages qui ont écrit notre constitution, n’ont inscrit dans cette dernière cette notion de séparation des pouvoirs. Elle n’est du reste que valable pour la Justice, tout le reste n’ayant aucune cloison étanche pour empêcher une Najat Valaud Belkacem moyenne, prof des écoles, de devenir ministre de son propre ministère, de voter ses propres budgets…

          “Je vous signale que nos législateurs sont bien plus soumis à la finance privée qu’aux fonctionnaires…”

          Et bien oui, puisqu’ils se sont maintenant endettés à outrance, à des niveaux de soumission. D’où mon développement initial dans le billet précédent de dire qu’un fonctionnaire ne peut pas être élu, pour se voter lui même des budgets sur mesure. Et qu’un haut fonctionnaire ou une élu qui échoue à gérer convenablement l’argent qui lui est confié, ne peut ni prétendre à sa réélection, ni à sa reconduite dans ses fonctions.

          Du reste, la renationalisation temporaire des banques est une solution qui résous cette pression extérieure, vous ne pensez pas ?

          “Alors vu les montants d’aides publiques que touchent les entreprises, plus d’entrepreneurs députés non plus ! Et plus de “riches” non plus, aussi…”

          Mais personnellement, je n’ai pas abordé le sujet. Mais si cela vous intéresse, je suis prenneur d’une petite explication de ma vision des choses. Selon moi :

          – Les grandes entreprises doivent être limitées en taille.
          – Elles ne doivent pas se cacher sous différentes marques pour un même produit. Autrement dit, elles ne peuvent pas avoir de filiales autres que sous leur nom propre, et relatives à leur activité principale.
          – Elles ne doivent pas avoir de participation financières dans des banques ou des médias de grande audience. Seulement dans des médias ciblés et spécialisés, ceux de leur profession.
          – Si elles génèrent des bénéficies, aucune aide possible, aucune niche possible.
          – Au moins 50% des bénéfices après impôts doivent être répartis entre l’investissement et la solidarité envers les employés. Si une entreprise ne fait que verser des dividendes, qu’elle ne récompense pas ses salariés, alors qu’elle soit lourdement taxée sur ses dépassements.
          – Interdire absolument les centrales d’achat, ou les mettre sous tutelle et surveillance de l’Etat. Le cas échéant, les contraindre à ouvrir leur catalogue aux petits commerces.

          Je suis même partisan de limiter la possession de richesses pour les plus riches, en inventant le concept de citoyen d’honneur, avec des privilèges républicains, une fois un certain seuil franchit. Que l’on reconnaisse l’excellence, pas que l’on laisse ces gens accumuler sans raison des richesses qu’ils n’utilisent pas, qu’ils conservent pour maintenir uniquement leur influence et leurs pouvoirs.

          Qu’en pensez vous puisque je vous tiens ? 😉


        • Ben Le 19 octobre 2014 à 23h42
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          Mon propos était juste d’apporter de la nuance à un raisonnement qui me paraissait un peu trop simple. Votre réponse paraît à certains égards un peu radicale :
          – La loi, c’est l’exacte inverse de la liberté : sans rentrer dans un grand débat philosophique, ou vous êtes anarchiste ou vous avez une confiance absolue dans l’être humain, au point qu’il puisse jouir de sa liberté sans jamais en abuser … la loi n’est pas systématiquement liberticide me semble-t-il, elle peut aussi protéger.
          – Un fonctionnaire qui fonctionne consciencieusement ne crée-t-il aucune richesse pour la société ? Le savoir, la santé, la sécurité ne sont-ils pas nécessaires pour que le secteur privé, le meilleur apparemment, puisse créer de la richesse dans des conditions optimales ?
          – ” jamais vous ne serez égal face à un fonctionnaire, qui tient entre ses main vos allocations, votre feuille d’imposition (…) pas plus qu’un juge décidé à vous présenter devant une cour pour vous juger “. Pas plus que je ne suis égal face à un plombier ou un garagiste qui ont décidé de m’entuber, étant nul en plomberie et mécanique. C’est le problème du fonctionnement en société et de l’abus de la liberté. D’où les lois …
          – enfin par sa petite consommation le fonctionnaire finance aussi le secteur privé. Il n’est pas qu’un parasite se payant sur la bête. Le fonctionnaire est parfois prêt à passer au régime général car il n’est pas nécessairement irresponsable. En cas de défaut de l’Etat sa retraite en prendra un coup comme celles du secteur privé : au risque de vous décevoir, votre retraite n’est pas mise de côté non plus, vous payez celle des retraités actuels (principe de répartition) donc ça ferait mal à tout le monde… Et en cas de défaut, l’argent des complémentaires du privé, généreusement confié par les caisses à des organismes bancaires pour le faire fructifier risque de s’évanouir … Les fonctionnaires ne seront pas les seuls à payer l’incurie politique, il suffit d’aller en Espagne pour voir que les fonctionnaires ont trinqué (-15% de salaires souvent) mais que ceux du privé ont pris encore plus cher.
          Bref les choses sont peut être un peu plus complexes.


          • Franck Le 20 octobre 2014 à 21h07
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            “la loi n’est pas systématiquement liberticide me semble-t-il, elle peut aussi protéger.”

            Essayez donc d’imaginer un monde sans loi, quelle liberté vous auriez alors ?
            A contrario, sans loi, c’est effectivement l’anarchie. Et elle se transforme rapidement en totalitarisme, soit la loi du plus con et du plus fort. La loi ne protège pas la liberté, mais la société. La loi est par définition liberticide. Si vous avez des problèmes avec ce concept, je vous recommande vivement la lecture de Michel FOUCAULT – “Surveiller et punir”. Peut être alors cesserez vous de croire au monde merveilleux des bisounours 😉

            “Le savoir, la santé, la sécurité ne sont-ils pas nécessaires pour que le secteur privé, le meilleur apparemment, puisse créer de la richesse dans des conditions optimales ?”

            Vous confondez deux concepts totalement éloignés. Pas un seul service public n’est financé par ses rentrées propres. Il fonctionne sur le principe de la redistribution des richesses, au préalables prise de force par l’impôt. Autrement dit, il ne crée aucune richesse, il ne fait que les consommer. Mais a son crédit, et c’est la deuxième fois que j’aborde le sujet, il crée de la valeur ajoutée. Or, cette création de valeur ajoutée à une limite d’efficacité. Tout comme trop d’impôt, tue l’impôt. Trop de services publics, tuent les services publics. Si vos services publics reviennent en moyenne 30% plus chers que leur équivalent privé, pour 30% de résultats en moins (Résultats de l’étude de la cour des comptes, ne vous en déplaise), alors ils sont de très loin destructeurs de richesse.

            Quelques chiffres pour bien le comprendre. Il y a en France 25% de fonctionnaires dans la population active. Soit que sur 4 travailleurs, 3, dans le seul secteur privé, payent intégralement pour le 4 ème, qui plus est mieux payés que les 3 autres, avec des avantages sociaux qu’ils n’ont pas. Ce n’est tout simplement pas économiquement viable qu’un travailleur du secteur privé soit contraint de travailler, toutes taxes comprises, jusqu’au 5 aout, avant même de commencer à se loger, se nourrir, s’habiller, ou payer ses factures. Ce jour s’appelle le jour de libération fiscal. Si vous ne comprenez pas que vous vivez au dépens de la société, il va vite falloir l’intégrer, et apprendre rapidement à faire des économies. Car quand vous aurez fini de tuer la poule aux œufs d’or, croyez vous que la population vous en sera reconnaissante ? Oh, ce n’est pas nous qui somme à votre service, mais l’inverse !

            “Pas plus que je ne suis égal face à un plombier ou un garagiste qui ont décidé de m’entuber, étant nul en plomberie et mécanique”

            Mais ça, c’est uniquement votre problème. Vous avez parfaitement le choix d’en choisir un autre, ou d’apprendre à vous méfier. Ais-je le choix de choisir un autre fonctionnaire ou un autre service public ? Votre mauvaise foi est donc sans limites ?

            “- enfin par sa petite consommation le fonctionnaire finance aussi le secteur privé. Il n’est pas qu’un parasite se payant sur la bête. ”

            Non monsieur, c’est encore un prisme. Vous ne faites que réinjecter une partie de “nos” impôts, à ceux qui ont payé 100% de votre salaire, dans l’économie réelle.

            “au risque de vous décevoir, votre retraite n’est pas mise de côté non plus”.

            Mais c’est tout à fait juste. Le problème, mon cher monsieur, c’est que le régime général est un système par répartition. Alors que votre régime de fonction publique, si vous ne le saviez pas, est un régime par “capitalisation”. Or, aujourd’hui, non seulement vous vampirisez notre système, mais il y a fort longtemps que votre régime par capitalisation est en faillite complet. Que par rapport à la masse de fonctionnaires, vous êtes fort loin de cotiser à la hauteur de ce que vous devriez, et que ce sont encore une fois “nos impôts” et nos cotisations vieillesses, qui servent à payer “vos retraites”.
            Là, vous venez de finir de m’énerver costaud, car finalement, vous ne connaissez strictement rien à votre propre système, et à ce qu’il coute aux citoyens. Désolé, je suis très énervé, alors bonsoir…

            NB : Les fonctionnaires sont payés en moyenne 15% à 17% de plus que le secteur privé. C’est de notoriété publique. Si vous ne le savez pas, cessez d’aller à la cellule syndicaliste, et allez vous renseigner à la cour des comptes !


    • PadRebs Le 19 octobre 2014 à 18h54
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      Je suis tout a fait d’accord… En 2010, lorsqu’il y a eu une réforme des régimes spéciaux, étant cheminot, j’étais et suis toujours concerné et beaucoup étions d’accord mais le problème, c’est qu”ils n’ont pas touché à LEURS régimes quels qu’ils soient et c’est bien la où le bas blesse..
      Faites ce que je dis mais pas ce que je fais!
      Ils remettent tout en cause mais pas ce qui les concerne… Comment voulez vous que nous allions de l’avant sachant qu’eux devraient montrer l’exemple alors qu’ils font le contraire sans prendre de décisions définitives.. Comment voulez vous qu’ils soient crédibles ?? C’est de la poudre aux yeux…
      Il n’y a qu’à voir toutes les affaires qui sortent, et encore, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg…


  10. Kellhus Le 19 octobre 2014 à 14h07
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    La description faite par Charles Gave du passage d’un monde où la création d’argent par le crédit était au cœur du système à un monde où le prix des actifs est au cœur du système (avec l’injection monétaire massive des banques centrales qui alimente les bulles) rejoint tout à fait l’article de la revue de presse internationale sur le dysfonctionnement du système bancaire américain.
    http://www.zerohedge.com/news/2014-10-14/all-broken-us-financial-system-one-chart


  11. nono Le 19 octobre 2014 à 14h12
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    Si Doze avait un peu le trac au début face à Gael Giraud, il s’est resaisi sur la fin. Balayant d’une moue TINAesque les premiers mots de Giraud, il finit par lui donner sérieusement la parole sur la fin. Et l’écouter vraiment. Giraud très bon, concis, clair et surtout, hors polémique. Face à la parole coupée, juste un sourire. Parfait. Gave fait du Gave et nous savons ce que le mot “liberté” veut dire dans sa bouche. Un libertarien vieillissant prêt à dire n’importe quoi pour sauver sa cassette.
    Doze a bien apprécié Giraud qui reviendra. Ah, le sourire du Jésuite…!
    Ca nous change des vendeurs de voitures d’occasions habituels, je veux dire les “gérants”…


  12. Fabrice Le 19 octobre 2014 à 14h20
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    J’ai du mal avec Henri Pigeat qui se permet de faire la morale et tente de ridiculiser les propos de Charles Gave, qui d’ailleurs le renvoi dans ses 5 mètres en rappelant qu’il ne se cantonne pas que d’étudier l’économie, mais qu’il finance l’économie et est confronté aux absurdités du système.

    Par contre Gave se trompe pas mal sur le gaz de schiste qu’il n’a je pense effectivement pas dû regarder en détail au moins sur le plan économique et se base sur ce qu’il a entendu, mais il a raison que l’on étouffe la créativité pour un oui ou pour un non avec un carcan règlementaire et de la pensée unique (ou le politiquement correct est l’un des plus grands vecteur d’oppression) d’ailleurs Attali a pour une fois sur ce thème a un éclair de lucidité :

    http://www.lejdd.fr/Chroniques/Jacques-Attali-Trouvez-le-chemin-de-la-meditation-et-de-la-revolte-690064


    • Fabrice Le 19 octobre 2014 à 14h25
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      en toute cas Olivier, Gael Giraud vous rejoint sur le plan des banques c’est à noter quand reviendra la question de relancer le débat.


  13. Jean Le 19 octobre 2014 à 15h49
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    Pour Henri Pigeat, si on veut sortir de l’Euro, c’est que nos arguments sont irréalisables…

    Mais alors comment doit on qualifier les arguments de l’époque ?
    Qui nous ont conduit à cette construction maintenant désastreuse.

    “Yaca créer une monnaie unique”


  14. Nerouiev Le 19 octobre 2014 à 20h33
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    Le problème fondamental est le fait que l’économie que nous avons toujours connue était basée sur la croissance. Or aujourd’hui elle tourne autour de zéro pour toutes les puissances économiques et ceci à cause du moteur principal à savoir l’énergie. On n’a donc même plus les moyens de relance quels qu’ils soient, crédit, banques, grands travaux etc… Ce n’est pas une crise passagère mais un changement à envisager et comme le dit Giraud, pour lequel on peut encore trouver les moyens de le financer. Mais avec cet engluement européen, rien n’est possible, car aucun pays ne peut prendre individuellement les risques indispensables. Il faut pour cela une certaine union partagée, un consensus de gens vivant réellement ensemble, une nation.


  15. Archanonyme Le 19 octobre 2014 à 20h52
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    Une question qui m’est toujours venu à l’esprit, pourquoi n’applique t’ont pas la TVA sur les produit financier (un intérêt de dette à échéance est bien une valeur ajoutée sur une dette par l’organisme émetteur “les banques”) ?


    • Surya Le 19 octobre 2014 à 21h43
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      Si les banques sont non assujetties à la TVA, alors elles ne la récupèrent pas non plus…

      http://www.pwc.fr/lexoneration-de-tva-donne-t-elle-aux-banques-europeennes-un-avantage-fiscal.html


      • Archanonyme Le 20 octobre 2014 à 14h47
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        Je suis peu convaincu de l’explication dans le communiqué.
        Quelques questions me viennent à l’esprit en lisant le communiqué.

        – Qu’elles sont les charges des banques qui pourrait être déduite ?
        (fourniture de bureau, voiture de fonction, produit financier tiers, service … )
        – Qu’elle est le système de taxation actuel pour une banque ?
        – L’ensemble du chiffre d’affaire (ce sur quoi la TVA serait calculée) d’une banque est générer sur ses produits financier, alors comment ce peut-il que ses charges et, les produits financiers qu’elle achete au près de tiers puisse être plus grand que son chiffre d’affaire (cela signifierait obligatoirement un déficits en fin d’exercice comptable) ?


  16. theuric Le 20 octobre 2014 à 03h56
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    Personnellement, je vois pas vraiment quels crédits il nous faudra rembourser dans peu de temps, plus de créditeur, plus de crédit.
    D’ici à cinq ans nous aurons le droit à une nouvelle crise boursière, qu’il se dit…
    Si le système économique mondial tient encore un an c’est que nous aurons un an de sursis, le reste ne me semble pas très convaincant, d’autant plus que plus nous attendons, plus les déséquilibres s’accentuent et plus la chute sera brutale et rapide.
    Or et si j’ai bien compris les mécanismes en œuvres, en raison des effets de levier, les spéculateurs doivent tous, peu ou prou, prêter aux autres spéculateurs, non?
    Dès que l’un d’eux commencera à prendre la tasse, ce seront tous ces collègues qui se noieront.
    D’autant plus que nous pouvons facilement imaginer que tous les crédits, d’état et les autres, d’entreprises, de banques, de fonds spéculatifs ou de particuliers, comme les prêts aux étudiants américains, voire anglais soient titrisés.
    C’est interdit?
    Allons donc, 2008 nous à tout de même montré que ce ne sont pas les interdits nationaux, même du gouvernement U.S. qui peuvent empêcher grand chose à l’ère de la mondialisation économique, des flux informatiques de capitaux, des cryptages privés et des paradis fiscaux et monétaires…
    Alors, dites moi, quel pays reconnaîtra ses propres crédits, croyez-vous vraiment qu’un gouvernement serait assez fou pour rechercher ce que son état doit à qui?
    D’autant plus que ceux-ci doivent aussi être sujet à tout un tas de transactions juteuses et il ne serait pas surprenant que ce serait là la cause des emprunts négatifs…

    Tiens, ça me fait penser aux russes qui auraient rembourser leurs dettes, cela se serait-il fait en dollar?
    Si une monnaie n’a de valeur qu’en rapport à son économie réelle et vu la quantité de bons du trésor U.S. que ce peuple a dans les coffres de sa banque centrale, la Russie s’est débarrassée d’une monnaie ne valant plus grand chose à bon compte et en a même profiter pour couler un peu plus Tonton Sam, déjà étouffé par tous ces dollars venant de sa planche à billet.

    Comprenez bien qu’il n’y a plus de réelle solutions à la crise que nous vivons, crash monétaire et industriel et, bientôt crash boursier, spéculatif et surtout des crédits, tous les crédits, il n’est plus, aujourd’hui de solution, dis-je, que de se préparer à cette ruine universelle, que l’on soit particulier, chef d’entreprise ou chef d’état, c’est tout.

    Je suis toujours abasourdi de constater combien, moi simple amateur pour qui l’économie fatigue, je ne peux qu’être en total désaccord avec nombre de professionnels.
    En fait, la raison en est peut-être que je pense politique plutôt qu’économie et pour la pensée politique seule une bonne politique fait une bonne économie et non pas le contraire, le reste…
    C’est comme la transition énergétique, encore une billevesée quand on sait que les éoliennes tuent chauves-souries et oiseaux, ne sont pleinement productives qu’avec une étroite bande de vitesse de vent et que les panneaux solaires sont polluant à produire, surtout qu’il faut une certaine dose d’énergie pour les fabriquer, allez, de plus, poser des panneaux solaire en Bretagne ou en Normandie, on va bien rire, et là je ne parle que de la France…

    Il serait intéressant que Monsieur Pierre Grou, par exemple, soit interrogé par un journaliste, il nous apporterait des idées neuves qu’il a exposer dans deux livres (je ne connais que ceux-là mais déjà il est facile de comprendre la puissance de penser du bonhomme, son inventivité) “Les arbres de l’évolution” de j. Chaline, L. Nottale et P. Grou et “L’argent, Obscurantisme du XXI° siècle” de ce dernier.
    Alors, le reste ne consiste qu’en des réflexions pour savoir comment vider le tonneau des Danaïdes qui, quoi qu’il en soit, sera bientôt (auto)détruit.


  17. Jacques Le 20 octobre 2014 à 12h24
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    Une émission très stimulante, une discussion d’un très bon niveau. Un diagnostic partagé: la mauvaise situation des banques, des solutions illusoires pour certains: le “saut fédéral”, un seul qui met le doigt sur le problème immédiat: l’euro, aucun qui parle du défaut majeur de l’économie mondiale: l’insuffisance des salaires.


  18. reneegate Le 20 octobre 2014 à 12h54
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    Après lecture de @Frank ne pas oublier effectivement le problème du patrimoine, dans le sens ou capter le pouvoir n’est pas la seule motivation, il y a aussi de désir de péreiniser et transmettre.
    Mais bon, sur l’émission, Doze est largué il ne comprend pas grand chose,Gael Giraud fait du Lordon bravo et Charles Gave est la preuve vivante que des “adversaires” de l’euro, l’Europe ne doivent pas être automatiquement nos amis,alliés. Gave reviendrait avec délice 40 ans en arrière avec une croissance rassurante adossée au dollar apte à enrichir une petite élite dont il fait évidemment partie (petite retraite dans le Montana “Fort Louis”).


  19. reneegate Le 20 octobre 2014 à 13h35
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    Deux réflexions qu’inspirent ces interventions :
    Lorsque Gael Giraud indique qu’aucun ne prendra le risque politique des mesures qui s’imposent : nous avons un président de la république qui ne risque absolument rien à entreprendre les choses les plus folles.
    Enfin quant à la recession, et si le shéma mental de tous était désormais déflationniste. Une sorte de raz le bol inconscient, une saturation, un pic de l’esprit de consommation. 40 ans de bourrage de crane pour aller de l’avant en toute indépendance pour satisfaire nos désirs. L’esprit de chacun sature en apoplexie cherchant du lien et de l’affect. Peut être sommes nous murs pour envisager de vire ensemble avec ce qu’il faut pour tous.


  20. Approfondissements Le 20 octobre 2014 à 18h35
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    Il serait intéressant de faire comprendre aux lecteurs et téléspectateurs que les banques centrales, à l’instar de la FED, ne sont pas des organismes publiques mais des organismes PRIVÉES!!! Et comme tout organisme privée, il a un ACTIONNARIAT. De plus la soi-disant pluralité de cette BANQUE (FED) est de la poudre aux yeux. Les banques Régionales de la Fed sont là pour faire jolies et ne font pas le poids face à celle de NY. Tu as un maître et des chiens. D’ailleurs ces banques régionales sont composées des banques de correspondance des grosses banques de NY. On pourrait aussi parler des relations particulières qu’entretient la FED avec la BOE. Voir encore et toujours les actionnaires!!!
    J’espère que les gens commenceront alors à comprendre que leur but n’est pas l’intérêt publique ou de la majorité!!!
    Si le cœur vous en dit, cher M. Berruyer, cela ferait un très bon sujet à traiter.
    Histoire de sa Création? Lors de sa création, les Fervents supporters et les farouches opposants?
    À quoi sert-elle? Qu’est-ce que c’est exactement? À qui appartient-elle?….


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